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 L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew

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MessageSujet: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Dim 24 Sep - 12:27
« Hé Robin tu as.... »

Je me fige. Comme un lapin devant le grand méchant loup. C'était Robin qui était sensée être là ! Pas Drew ! Heureusement, il me tournait le dos parce qu'autant dire qu'une bulle de chaleur venait de m'exploser au visage. Seulement, il faudrait que je ravale très vite mon trouble, parce qu'il ne me tournerait pas le dos longtemps, surtout que je venais de me faire remarquer. Je déglutis. Il m'était difficile d'arracher mes yeux aux lignes de son dos, je voyais sans les voir, les tatouages qui s'y étiraient. Dans le tas, il y avait même mon prénom. Il avait maigrit. Mais je crois que l'on avait tous maigrit, il était impossible de faire autrement. Nous avions encore de la chance de ne pas mourir de faim. Mais même amaigrit, Drew demeurait étoffé. Et terriblement attirant. Du moins pour moi. Ca loupait jamais vraiment. J'aurais pensé que mon béguin d'adolescente me serait passé mais il avait bien fallut se rendre à l'évidence, cela n'avait pas été le cas. Loin de là même. Je me secouais mentalement. « Ah désolée, je voulais pas te déranger...Tu sais où est Robin ? »

Je refoulais mes tourments loin en moi, question d'habitude on dira. Après tout, cela faisait des années que je vivais avec mon amour pour lui, j'avais appris a le contenir, c'était plus simple comme ça non ? « C'est son tour de faire la popote...Enfin d'ouvrir les emballages des snacks plutôt. » En apparence détendue, j'appuyais mon épaule sur le chambranle de la porte. C'était notre...comment dire ça...Salle de bain ? Enfin si tant est qu'on puisse nommer ce seau percé suspendu en l'air comme une douche quoi. C'était mieux que rien, mais de toute façon, on était condamnés a faire des toilettes succinctes, le temps prêtait pas vraiment à la trempette. J'avais très envie de tourner les talons l'air de pas y toucher mais ça paraîtrait quand même assez louche venant de moi, déjà que j'avais parfois l'impression qu'il se doutait de quelque chose, autant éviter d'ajouter de l'eau a son moulin non ? J'étais pathétique. « Ils sont passés où les autres ? » Parce que je n'avais croisé ni Sid, ni Luke et encore moins les filles. Enfin la maison abandonnée qu'on avait trouvés était grande, y avait même un billard qui avait sans doute vu des jours meilleurs, c'était pour dire.

Je décroisais les bras pour me saisir de la serviette qui traînait dans un coin et je la lui balançais. « Tiens, manquerait plus que tu chope une crève avec ce froid. » Et si tu pouvais te rhabiller très vite, j'arrêterais de faire tous les efforts du monde pour te regarder dans les yeux. Haha. Au bout de 7 ans, rien n'avait changé, c'était désespérant. Enfin si quelque chose avait changé, la profondeur de mes sentiments pour lui. Heureusement, cela faisait longtemps qu'ils ne me faisaient plus souffrir, du moins, plus aussi violemment qu'avant...Presque. Je m'étais assez vite rendue compte que j'entretenais un fantasme inaccessible. Drew et moi ? Laissez moi rire. Je n'avais strictement rien a lui apporter, maintenant encore moins qu'avant, et lui...Et bien lui, il avait tout un avenir a construire sans se traîner un boulet tel que moi avec une réputation douteuse dans certain coin de Detroit. Alors on va me dire qu'aujourd'hui, cela n'avait plus vraiment d'importance je serais d'accord mais bon, il n'avait pas besoin de ça quand il nous portait tous a bout de bras la plupart du temps. Finalement, j'esquissai un sourire tranquille. « Faut refaire chauffer de l'eau ? » sous entendu est ce que tu as tout bouffé espèce de glouton.
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Lun 25 Sep - 20:08
J'avais besoin de conserver un minimum d'hygiène. C'était stupide et j'en avais bien conscience, parce que ce n'était probablement pas la priorité de bien des gens, mais je ne m'étais toujours pas habitué à ce mode de vie qui était loin de ce que j'avais connu. Je ne pouvais même pas dire que j'avais été un enfant gâté, parce qu'à la ferme, je n'avais pas spécialement été choyé. Quand les autres étaient arrivés, j'étais déjà adolescent et j'étais parti de la ferme dés que j'avais eu 18 ans et mon ticket pour l'université. Je n'avais profité d'eux que 4 ans. Surtout d'Axel en fait. Et après, j'étais parti, j'avais tracé mon chemin, j'avais bien gagné ma vie, je m'étais payé ce que je voulais. Et du jour au lendemain, tout cela était devenu totalement dérisoire. Et rien ne m'avait préparé à affronter une apocalypse de cet acabit. Je n'étais pas le plus débrouillard. Luke et Sidney étaient plus durs que moi, je devais leur concéder cela, même s'ils se fiaient à mes décisions et mon jugement. Axel aussi était débrouillarde d'ailleurs...

Axel qui m'évitait depuis un sacré moment, j'en était de plus en plus persuadé. Et j'en concevais une amertume certaine, même si je le masquais, même si je me raisonnais. Je n'avais aucun droit sur elle. Même si je l'avais toujours considérée comme la petite sœur que je n'avais pas eu. A nous deux nous faisions la paire... Comme Luke et Robin. Sidney et Kennedy. C'était elle et moi. Mais elle était allée habiter chez Luke. Elle était devenue plus secrète avec moi, plus discrète... J'avais mis ça sur le compte de sa nouvelle indépendance, une espèce de crise d'adolescente un peu tardive, le besoin de prendre son envol, mais cela continuait encore maintenant...

J'aspergeai mon visage d'eau, avec cette douche de fortune. Je ne pouvais pas nier l'ingéniosité de mes frères et sœurs. Et j'étais vraiment fier d'eux. Je l'avais toujours été, qu'importent leurs choix de vie, leurs erreurs. Ils étaient tous des personnes biens, avec leurs qualités et leurs défauts et au final, nous nous complétions très bien. J'étais quasiment sûr que je n'aurais pas réussi à survivre tout ce temps sans eux. Mais je ne leur avais jamais dit. Peut-être le devrais-je ?

Je me figeai en entendant une voix féminine. Identifiable entre mille. Et qui je me cherchais pas. Je me retournai lentement vers elle. Je la fixais, alors qu'elle cherchait Robin. Évidemment. Elle ne venait pas simplement pour me voir. Elle ne venait plus simplement pour cela, pour discuter, pour être juste tous les deux. Et je la sentais prête à fuir.

« Non, aucune idée. »

Quand elle me demanda où étaient les autres, je haussai une épaule. Je n'en savais pas davantage qu'elle. Sans doute que Luke et Sid étaient partis pour une petite reconnaissance ou quelque chose de ce genre, histoire de s'assurer que c'était sûr autour de nous.

« Sans doute en reconnaissance, que ce soit aux alentours ou dans la maison. Ça fait longtemps qu'on n'a pas trouvé un tel palais. »

J'esquissai un sourire en coin, un peu sarcastique. Pour autant, la demeure avait un beau volume et avait du être très agréable il y a deux ans. Axel sembla alors se secouer et récupéra une serviette qu'elle me jeta. Je la récupérai au vol, perplexe, avant de pencher la tête :

« Je ne suis pas en sucre. »

Je me séchai le visage et les cheveux, les ébouriffant au passage. Trop longs, beaucoup trop longs.

« T'aurais pas 5 min pour débroussailler tout ça ? Ils sont trop longs. »

Je souris malicieusement alors qu'elle me demandait subtilement si j'avais utilisé toute l'eau chaude.

« Non, je m'améliore. »

Je la rejoignis alors, me penchant près d'elle et la frôlant pour récupérer mon pull, avant de me raviser.

« Pas très judicieux si tu me coupes les cheveux, je déteste en avoir sur mes fringues, ça gratte. »
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Lun 25 Sep - 20:40
J'eus une petite moue déçue. Bon, pas de Robin. Et pas de Luke ni de Sid' ni de Kenny. En somme donc, me voilà dans une situation que j'évitais assez facilement d'habitude. Faut dire que ce n'était pas très dur, nous vivions les uns sur les autres alors... « Je te sens ironique là, je vois pas ce que tu peux lui reprocher a cette maison...Ah si je sais ! Toi aussi tu peste contre le jacuzzi qui marche plus ? Pas moyen de trouver une propriété digne de ce nom par ici, fais moi penser a faire une réclamation au proprio. » rétorquais je avec un humour léger. Un moyen comme un autre dédramatiser notre situation plus que précaire. Chaque jour passé sans perdre l'un de nous était une victoire. Chaque heure passée séparés était   une heure d'inquiétude et d'angoisse, parce qu'on a beau faire, on ne peut pas s'empêcher de s'en faire les un pour les autres. Quoique, a bien y réfléchir, j'ai toujours su où était Drew. Une sorte de sixième sens, un truc comme ça. « Bah tant qu'ils reviennent pas de quoi en faire une jaunisse, j'aime juste pas savoir où ils traînent. » avouais je avec une petite grimace. Pourtant ce n'était pas moi l’aînée. Enfin si j'étais celle des filles, mais c'était tout. A croire que Drew avait déteint plus que je ne l'imaginais sur moi.

Enfin bref, affectant donc une désinvolture que j'étais loin de ressentir, je comprimais mon envie de tourner les talons pour m’accoter au chambranle de la porte et lui balancer une serviette à la tête. Ironique, je claquai légèrement de la langue a son commentaire. « On en reparle quand tu auras réussit a choper 40 de fièvre sans l'ombre d'un antibiotique a l'horizon hein. » J'avais été subtile non ? Enfin je crois. C'était quelque peu débile, ce n'était pas la première fois que je voyais un de mes frères torse nu, j'avais même admiré le Luke en boxer un lendemain de cuite, c'était pour dire que j'avais fait le tour des horreurs, mais voilà, y en avait un dans le tas que je ne voyais pas du tout comme un frère et qui avait le chic pour donner envie a mon cœur de s'échapper de ma poitrine en grands bonds erratiques. Donc pour ma sauvegarde, ce serait tellement bien qu'il s'habille. Je poussai un discret soupir de soulagement quand son visage disparu dans la serviette, m'autorisant un instant a laisser tomber le masque. Mais la lueur de panique disparue dès qu'il reposa le regard sur moi...Avec une demande qui me laissa bouche bée une seconde. « Tu sais que je n'ai pas fait ça depuis une paire d'année hein, on risque d'être loin de la coupe de cheveux hyper branchée dont tu as l'habitude. » Ouais c'était facile de se planquer derrière de l'humour vaseux, parce qu'en toute honnêteté, je me voyais mal lui tripoter les cheveux avec sérénité. Quand je dis que je suis pathétique... Avec l'adolescence et mes fantasmes à la con, j'avais très vite arrêter de le toucher sans raison, me cantonnant aux étreintes de Noël et des anniversaires parce que j'étais morte de trouille. Je le suis encore d'ailleurs, l’apocalypse n'a rien changé au problème et une partie de moi savait que je ne pourrais plus jouer la comédie des beaux jours longtemps. Pas en vivant tous ensemble. Ca faisait déjà deux ans...Alors comme je suis d'une logique crasse, je m'entendis répondre  « Ok, mais je te préviens, tu taperas pas sur la coiffeuse, je décline toute responsabilité. » Triple idiote.

Mais allez, je pouvais le faire non ? « Tant mieux, je sais pas ce qu'il nous reste en combustible. » fis je en pinçant légèrement les lèvres avant de me statufiée, comme un réflexe quand il s'approcha un peu trop prêt de moi, jusqu'à me frôler. Serrant les dents, je posai résolument les yeux sur le mur d'en face avant de me forcer a bouger. Non je fuyais pas. Enfin si peut être un peu...Je cachais mon visage derrière la barrière de mes cheveux tout en fouillant dans les tiroirs d'un meuble défraîchit à la recherche d'une paire de ciseaux. « P'tite nature. » ironisais je en pédalant pour retrouver un visage normal. Allez quoi ! J'avais des années d’entraînement là dessus non ? Me retournant avec le saint Graal en main, j'eus un aperçu violent de l'enfer dans lequel j'allais plonger pendant les prochaines vingt minutes. Un enfer aussi doux que cruel d'ailleurs. « Tu vas te chercher une chaise ? Je crois qu'il y en a encore une debout dans le couloir. »
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Mar 26 Sep - 12:04
Est-ce que je devais mal le prendre de voir de la déception chez elle alors qu'elle se trouvait face à moi et non face à Robin ? Oui, sans doute. Et là, elle ne pouvait pas vraiment faire demi-tour comme si de rien n'était et me dire ensuite que non, elle ne m'évitait pas et que tout allait bien. Néanmoins, cela me blessa, bien davantage que je ne l'aurai cru. Je regrettais tant de choses, mais ma complicité avec Axel était la plus importante. Surtout que je n'en comprenais absolument pas la cause. J'ignorais ce que j'avais pu faire de mal pour avoir un tel traitement de sa part... Et je ne le lui avais jamais demandé. Je préférais faire comme si de rien n'était et prendre sur moi. Encore. Et sa réponse me fit sourire, malgré tout, alors que je retrouvais son humour incisif.

« Y'a trop d'eau dans un jacuzzi, je vous le laisse. »

Même si ce n'était guère plus dangereux qu'une baignoire, je n'en étais pas un grand amateur. Autant je n'avais aucun soucis avec la douche, même si je ne restais pas très longtemps la tête sous le jet, autant devoir m'immerger autant me mettait mal à l'aise.

« Non plutôt la déco qui laisse à désirer. »

J'ignorais où traînaient les autres. Même si je veillais sur eux et aimais savoir ce qu'ils faisaient, je ne me faisais pas étouffant. Tant qu'on évitait de partir tout seul... Et Luke et Sidney étaient de grands garçons maintenant. Même si des hommes plus aguerris avaient succombé. Mais il fallait doser le prudence et la hardiesse pour survivre. Pour trouver de la nourriture. Des médicaments. Ce genre de choses essentielles. Axel me conseilla alors de me rhabiller pour éviter de tomber malade. Elle n'avait sans doute pas tort, mais juste par esprit de contradiction, je rétorquai que je n'étais pas fragile. Ce qui ne la fit pas dévier de son idée.

« Naturellement. »

Je haussai une épaule, avant d'avoir l'idée de lui demander un petit coup de main en remarquant que ma tignasse était bien trop longue et me gênait.

« J'ai revu mes critères à la baisse à ce niveau. »

C'était oui ou ou un non finalement ? Pas un non franc, mais elle émettait quand même quelques réserves. Je n'étais pas difficile et même si j'aimais ne pas être totalement crade et hirsute, je n'allais pas lui jeter la pierre d'avoir les cheveux inégaux. Je supposai que le plus simple aurait été de tout raser, mais... Non. Je ne m'y résolvais pas. Les filles étaient un peu moins embêtées. Axel les portait particulièrement longs d'ailleurs.

« Promis, je ragerai en silence. Mais n'en profite pas pour faire n'importe quoi non plus hein. »

Alors que je récupérai mon t-shirt en frôlant Axel, je la sentis se tendre. Je fronçai les sourcils, mais ne fis aucun commentaire à ce sujet pour le moment, hochant simplement la tête quand elle me demanda d'aller chercher une chaise. Je m'éloignai pour la récupérer, quelque peu dubitatif concernant sa solidité.

« J'espère que je ne vais pas me retrouver le cul par terre pendant un coup de ciseau... »

Je souris légèrement et m'assis doucement, testant toujours la solidité de la chaise, avant de la juger acceptable.

« On dirait que ce petit régime m'a fait du bien. »

Je plaisantai au sujet de notre amaigrissement commun. Nous avions tous perdu du poids et sans doute même du muscle durant ces épreuves, connaissant des périodes de disette. Axel restait pourtant la mieux portante des trois filles, tout en étant extrêmement mince. Et très féminine dans ses courbes, malgré les vêtements usés et trop grands. La petite fille de 8 ans avait bien grandi. Et était devenue une superbe jeune femme. Je serrai les poings sur mon jean et repris :

« Allez, je suis prêt. J'ai confiance. »
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Mar 26 Sep - 13:15
Bon si la situation avait un petit je ne sais quoi d'inconfortable pour moi, ce n'était pas le cas de Drew. En même temps, je n'étais même pas sûre qu'il ai remarqué quoique ce soit de différent, même si je faisais mon possible pour que ça ne soit pas flagrant et que j'avais quelque doute, son absence de question était une preuve non ? Soit il s'en fichait soit...euh...il s'en fichait. Il ne m'avait jamais demandé pourquoi j'avais été chez Luke et non chez lui, ni même pourquoi depuis deux ans j'évitais assez régulièrement de me retrouver toute seule dans une pièce avec lui. Bon en même temps, ça m'arrangeait bien, parce qu'honnêtement, qu'aurais je répondu ? Désolée mais j'ai une trouille bleue de me retrouver coincée avec toi dans une pièce, une frousse pas possible de voir toutes mes défenses s'écrouler, de craquer littéralement, de te sauter dessus, de tout t'avouer, d'écraser mes lèvres sur les tiennes et de finir par m'offrir à toi comme la dernière des catins ? ...Mouais, ça le faisait pas des masses en fait. « Tu fais la fine bouche sur un jacuzzi ? Tu sais que je tuerais pour pouvoir me prélasser dedans avec une tartine de nutella et un coca bien sucré ?  Monsieur préfère les douches, tssss... Désespérant. » Fis je en exagérant un peu le trait. Ouais j'étais douée pour me planquer derrière un humour a chier. « Ah ? Personnellement j'aime beaucoup cette petite touche post apo-cataclysmique. Manque juste un ou deux mort vivants traînant dans les couloirs pour parachever le tout.» Ironisais je avec un sourire amusé.

Avant d'échouer lamentablement ou presque quand je le poussai a passer au moins un pull. Non parce que son torse nu sous le nez, c'est pas que ce n'était pas superbe a regarder un, mais plutôt que j'avais de plus en plus de mal à garder mes yeux au niveau de ses yeux. Qui étaient déjà assez hypnotisant comme ça. Je roulai des yeux au ciel. « Rho je ne suis pas si mauvaise que ça...Enfin je crois, quoique je me souviens d'un Sid' avec une coupe toute neuve un peu trop avant-gardiste pour le commun des mortels. » Et parce que je suis une débile de première, j'acceptais bien sûr. Autant me taper la tête contre un mur, mais en même temps, la partie masochiste qui habitait mon âme faisait des sauts de puce excitée. Allez comprendre. J'avais parfois l'impression de ne plus m'appartenir réellement. Je poussai un soupir exagéré. « Le monde n'est pas prêt pour mon génie capillaire, je le sais. » Ca c'était avant qu'il ne me frôle, si la pièce n'était pas aussi exiguë j'aurais put croire qu'il l'avait fait exprès..Je méditais un instant cette pensée avant de me reprendre. Il faudrait peut être qu'un jour j'arrête de faire des plans sur des comètes inexistantes, j'avais passé l'âge de me faire des films a renfort de pétales de rose et de musique mièvre avec Drew dans le rôle principal.  Mais faire comprendre ça a mon corps et mon cœur était mission impossible. Ce dernier battait tellement fort que j'étais persuadée qu'il pouvait l'entendre. Dans tous les cas, si il capta quelque chose, il ne pipa mot.

Je poussai donc un léger soupir de soulagement lorsqu'il s'éloigna tout en me traitant de tous les noms. Pourquoi j'avais dis oui moi ? Bref, trop tard pour reculer de toute façon. Avec une moue dubitative, j'actionnais les ciseaux d'une main. Mouais, j'espérais tout de même qu'ils avaient conservé un semblant d'efficacité parce que sinon, ça n'allait pas être de la tarte. « Oh t'en fais pas, tout ce que tu risque c'est une oreille en moins, c'est tendance en ce moment. » Rapport a des choses qui marchaient même avec la moitié du visage en moins. Je frissonnais. C'était dégoûtant, vomitif et, même après deux ans, j'étais toujours aussi révulsée. Pourtant on en avait vu des horreurs. Je haussai un sourcil lorsqu'il parla de son poids. « Tu serais une fille que je me verrais obligée de te complimenter sur ta silhouette, mais vu que t'en es pas une, je vais me contenter d'approuver légèrement de la tête. » Et forcément, puisqu'il en parlait mes yeux se baissèrent tous seuls comme des grands. Et merde. Je m'ébrouais mentalement avant de me déplacer dans son dos. « Marrant comme je te sens pas convaincu là. » plaisantais je en déglutissant. Bon au moins, là, il pouvait pas me voir. J'hésitais un instant, la main droite a quelques centimètres de ses cheveux. J'inspirai silencieusement et fini par prendre mon courage de deux mains. Ca va, c'était que des cheveux merde ! Ouais sauf que j'avais rêvé une paire de fois de pouvoir y passer les doigts. Ah tiens, fantasme assouvis...Après ça j'irais me pendre je crois. Allez Axel on se concentre. « Tu crois qu'on pourra rester ici un peu plus longtemps que d'habitude ? » demandais je en brisant un silence qui s'étirait, juste troublé par les chuintements du ciseaux. « C'est bientôt l'anniversaire des filles, ce serait cool de pas les passés sur la route cette fois non ? Luke et moi, on a déjà trouvé deux trois trucs pour Kenny la dernière fois qu'on est sortit. » Voilà, autant parler de choses normales auxquelles me raccrocher. J'étais vraiment irrécupérable.
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Mer 27 Sep - 11:34
Mon expression se fit clairement amusée alors qu'Axel persistait et signait pour le jacuzzi, non sans me décrire un tableau assez spécial de sa conception du paradis pour l'heure.

« Tu as des goûts raffinés, dis donc... »

Un coca et une tartine de nutella... Pas la mer à boire, même si actuellement, c'était un luxe de trouver ce genre de produits. Tout avait été détruit, ou pillé. Et je refusais de penser à toute cette nourriture que j'avais toujours adoré et à laquelle je ne pouvais plus goûter, faute de produits élémentaires à leur confection. Et faute de moyens pour les préparer. Je me moquais des goûts d'Axel, mais elle s'adaptait sans doute bien mieux à ce changement de vie que moi.

« Alors je la préfère inachevée cette déco. »

Si on pouvait éviter de tomber sur un ou deux cadavres encore vivants, ce serait bien. Devoir se débarrasser de ces morts vivants qui avaient été des personnes et étaient réduites à cet état de cadavre ambulant était pénible et répugnant. Et même si je savais que c'était nécessaire pour nous donner une chance à nous, les vivants, de survivre, ce n'était jamais une partie de plaisir ni un meurtre gratuit. Cela faisait deux ans déjà et je ne m'habituais pas à tuer sans état d'âme. Mais était-ce vraiment un meurtre que de tuer ce qui était déjà mort ? Superbe sujet de philosophie, tiens.

Je profitai de la présence d'Axel pour lui demander un service. Cela faisait bien longtemps que nous ne nous étions pas retrouvés que tous les deux et je devais avouer que je savourais ce moment, même si elle, semblait nettement moins enthousiaste. Mine de rien et malgré notre éloignement, je la connaissais et cette façon de faire de l'humour à outrance cachait un certain malaise de sa part. Une façon de se donner contenance. Cela n'aurait pas du être nécessaire avec moi pourtant... Et toujours, cette question de : qu'avais-je fait ? Revenait au galop m'assaillir. Et Axel qui continuait à baratiner sur ses talents de coiffeuse, alors que je répliquais simplement concernant son génie incompris :

« Sans doute pas. »

Comme il n'avait pas été prêt pour les rôdeurs et c'était autrement plus grave. Je la sentis se tendre quand je la frôlais, mais ne relevais pas, m'éloignant de nouveau pour aller chercher un siège et commenter sa solidité, jetant un regard à Axel à son commentaire.

« Ton humour devient de plus en plus vaseux tu sais ? Ou alors, je n'y suis plus habitué. »

C'était un reproche déguisé, oui. Qu'elle ne passait plus autant de temps avec moi. Qu'elle me fuyait. Et à mon avis, son humour foireux déteignait sur moi alors que je parlais de ce régime auquel nous étions soumis depuis deux ans, souriant en coin à sa réponse :

« Eh même sans être une fille, un compliment, ça fait toujours plaisir ! »

Je m'installai donc, lui donnant le feu vert pour se lancer, non sans une certaine appréhension, quand bien même je pouvais assurer le contraire.

« Ah... Mes talents d'acteur ne sont pas encore au point on dirait. »

Pourtant... Je faisais bien semblant que tout allait bien. J'enfouissais assez aisément mes problèmes pour m'occuper des leurs. A ce niveau, je méritais un oscar. Je me tus, laissant Axel s'atteler à la tâche. Jusqu'à ce qu'elle reprenne la parole, parlant d'un sujet des plus banal.

« Peut-être... on pourrait faire une exception. Pour leur anniversaire. Mais après, il faudra partir, rester au même endroit trop longtemps nous met en danger. »

La clé de la survie était la mobilité, aussi pénible cela soit-il.

« Ah oui ? Vous êtes prévoyants... C'était déjà difficile de trouver avant quand on avait le choix, mais alors maintenant... »

Peut-être offrir aux filles, l'espace d'une soirée, l'illusion que tout était normal et allait bien ? Décorer le salon, trouver un truc sympa à manger ?
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Mer 27 Sep - 17:25
Je vous ai dis que j'étais quelqu'un de posé et de mature ? C'est bien ce qu'il me semblait alors pour illustrer mon propos, je me mets a tirer un bout de langue rosée. Drew aime bien opposer un calme olympien et un argumentaire choc pour me calmer quand je pars dans mes délires. De ce côté, rien n'a vraiment changé, je dois bien le dire. Je peux plaisanter sur notre monde devenu ce qu'il est, aussi invivable que terrifiant, il n'en reste pas moins que je suis d'accord avec lui. La première fois que j'avais vu un mort qui marchait, je me souviens m'être figée, les yeux exorbités. Sans Luke je serais sans doute morte cette fois là, incapable de bouger, tétanisée, je m'étais laissée submergée. Alors depuis, je refuse de laisser la peur gagner, alors je plaisante. Quelque part, je sais que Drew n'est pas totalement dupe. Il me connaît trop bien pour l'être d'ailleurs.

Parfois, je ricane dans mon coin en me disant, avec une petite voix moqueuse et sifflante, qu'il ne me connaissait pas aussi bien qu'il se targuait de le faire. Il n'avait même jamais vu a quel point sa chère petite sœur voulait être bien plus que cela pour lui. Même a l'adolescence, quand je ne savais pas encore vraiment contrôler mes émotions, même cette fois où, timide, je lui avais dit que je l'aimais. Il m'avait gentiment ébouriffé les cheveux et m'avait sortit un mignon moi aussi microbe. Microbe...A 15 ans ça passe difficilement. 15 ans et amoureuse, c'est une bonne gifle dans ma face. A sa décharge, je ne pouvais pas lui en vouloir, mais j'avais compris a ce moment là qu'il fallait arrêter de se faire des scénars idiots et que rien n'arriverait jamais. Je suis déprimante non ? Ouais un peu là. Je haussai donc un sourcil hautain lorsqu'il parla de mon humour vaseux. «  Ouais mais remarque le bon côté des choses, il est à la mode en ce moment, aussi morbide que ce qui traine dehors. » j'allais enchaîner avec un t'y serais habitué si...et j'ai fermer mon clapet avant de sortir une connerie qu'il reprendrait forcément de volée.

Ciseau en main, cœur en folie et raison vacillante, me voilà donc de corvée de coiffure. Ça me gênait pas vraiment, juste que cela faisait des années que je n'avais pas manié des ciseaux et j'étais pas très sûre du résultat. J'eus un sourire matois avant de répliquer : « Ok, si tu y tiens.» J'inspirais légèrement avant de choper un accent de la rue des plus vulgaire. « La vache, t'es devenue vachement bonnasse frangine ! » Je battis légèrement des paupières. « Heureux ? » J'avais comme une sacrée envie de me tirer une balle en pleine poire là maintenant tout de suite. C'était étrange, ce que je ressentais dans l'instant. Un mélange de gêne, de peur et de plaisir coupable. Je sais pas trop. Toujours est il que je me retrouvais donc dans son dos, ciseaux dans une main et mèches dans l'autre. Je faisais tout de même attention a ce que je faisais malgré les doutes de Drew. «  T'inquiètes pas j'ai dis. Je maîtrise. Presque. » Quoique ça revenait assez vite en fait et j'adorais littéralement laisser ses cheveux glisser entre mes doigts. Ils étaient doux, aussi noir que les miens et lorsque je coupai, ils allaient se déposer en douceur sur ses épaules nues. Bon. Note a moi même, couper les cheveux peut être hautement sensuel. Finalement, j'ouvris la bouche sur un sujet plus ou moins neutre. C'était un terrain connu, maîtrisé. C'était parfait. Si j'arrivais a me concentrer dessus bien évidemment.

Je souris largement lorsqu'il abonda dans mon sens. « Génial ! Oui, oui je sais, ne jamais rester au même endroit trop longtemps. Mais c'est cool quand même.» Je sautillais presque dans son dos parce que j'étais contente, si on se débrouillait bien, on pourrait offrir un semblant de fête aux filles. C'était génial ! Tellement que je me penchai en avant, oubliant un instant que si je ne sautais jamais dans les bras de Drew c'était qu'il y avait une raison, pour lui poser un bisous sur la joue. En réalisant ma connerie, je me redressai rapidement, le front en feu avant d’enchaîner comme je pouvais. « Ouais, on a trouvé des trucs sympas. » dont un sacré point commun, notre secret a nous. « Mais maintenant que j'y pense, j'ai bien envie d'y retourner, je suis sûre que je peux trouver des CD, ça ferait un genre boule à facette tu vois, des cornets peut être ou des entonnoirs, peint ça fait des chapeaux pointus...Quant aux confettis, je pense que ça, ce sera le plus facile....Bon faudra juste oublier le gâteau quoi...Moi qui tuerait pour un gâteau miel coco... » soupirais je en me déplaçant légèrement autour de lui, histoire de couper correctement. Je me faisais une joie d'organiser une fête improvisée. Ok, elle n'aurait pas la saveur de celle d'avant, mais quand même. On avait besoin de légerté, de rire aussi. Tous. Et Drew peut être plus que nous d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Dim 8 Oct - 20:32
Je ne pouvais pas nier être heureux de ce tête à tête. Axel me manquait. Et là, elle était bien obligée de faire avec sa méprise et de rester avec moi. Si elle avait fui, j'aurais très clairement compris qu'elle me fuyait. Là... Je ne savais plus vraiment quoi penser en fait. Je me faisais peut-être des idées. C'était difficile de s'isoler désormais. Parce que dangereux. Nous vivions constamment tous les six. Parfois, cela explosait. Parce que la promiscuité exacerbait les caractères. Et les défauts. Et moi, dans tout ça, j'essayais d'arrondir les angles et de maintenir la cohésion de tout ce petit monde. En oubliant parfois ce que moi, je voulais. En m'oubliant. Mais c'était mieux ainsi. Cela m'évitait de trop penser finalement.

Je profitai donc de l'occasion pour la garder près de moi. Pour l'empêcher de fuir encore. En lui demandant un service. Cela aurait pu attendre, mais c'était l'occasion. Tant pis si elle se foirait. Quelle importance de ne ressembler à rien finalement ? Les critères d'exigences avaient été singulièrement revus à la baisse. Je plaisantais et grimaçai alors qu'Axel en faisait des caisses. Et en général, se retrancher ainsi derrière l'humour était signe de nervosité chez elle. Nervosité de quoi d'ailleurs ? D'être seule avec son grand frère ? C'était ridicule.

« Tu sais être sérieuse deux minutes ? »

On dirait que non. C'était presque épuisant. Cela dit, je n'ajoutai rien de plus à ce sujet, prenant sagement place, la chambrant un peu, un peu inquiet quand même, concernant ce qu'elle va faire sur ma tête. Même si je sais qu'elle va s'appliquer malgré les apparences. Qu'elle aura à cœur de faire du mieux qu'elle peut. Et enfin, la discussion se fit plus sérieuse. L'anniversaire des filles. C'était un événement. Nous pourrions rester là un peu... Le temps de leur préparer une petite fête. L'enthousiasme d'Axel était presque contagieux, me faisant sourire.

« Évite de trop sautiller de joie quand tu as des ciseaux dans les mains. »

Et je fus saisi quand Axel m'embrassa spontanément. Et rapidement. Beaucoup trop rapidement. Tellement, que je me demandai si c'était réel ou si j'avais rêvé... Et une vague de nostalgie et de tristesse m'envahir au souvenir de ce qu'était notre relation autrefois. De cette petite fille qui se glissait dans mon lit quand elle avait peur, qu'elle faisait un cauchemar, ou qu'elle avait besoin de parler. Qui n'hésitait jamais à me faire des câlins ou me couvrir de baisers quand elle était heureuse. Comme aujourd'hui. J'aurai voulu qu'elle soit toujours heureuse, mais une flamme s'était éteinte chez elle... J'étais tenté d'imputer cela à l'apocalypse, mais... En vérité, c'était plus ancien. A quel moment, je n'aurai su le dire. Elle se mit à parler, à avoir des projets... Il fallait en avoir. Un but aussi. Pas juste survivre...

« Rien ne vaut le chocolat. »

J'avais répliqué avec la voix légèrement enrouée. Nouée par l'émotion. Moi qui savais rester impassible en toutes circonstances... pour cette fois, c'était raté.

« Quand t'ai-je perdu Axel ? »

Je ne pus empêcher cette question alors que je levai les yeux vers elle et qu'elle s'affairait sur mes cheveux... La nostalgie était plus forte que mes réserves. L'intuition davantage que la raison.
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Lun 9 Oct - 14:32
Je haussai un sourcil moqueur. « Pour quoi faire ? Tu l'es pour nous six. » Ah ça, Drew était le plus posé et le plus responsable de nous tous. A vrai dire, j'avais même entendu des copines le dire ennuyeux. Tout ça parce qu'il ne sortait pas tous les week end, qu'il ne soûlait pas à outrance et qu'il ne baisait pas a tout va. Pour le dernier point, ça me soulageait d'ailleurs. Il y avait peut être du vrai, mais je savais que je ne m'étais jamais ennuyée avec lui. Il était intelligent, patient, enfant, il savait me canaliser mieux que personne. Longtemps, j'ai cru avoir fait un...Je sais pas moi, une espèce de transfert de l'image du père, un truc dans ce genre là...Y avait juste un petit soucis avec cette théorie freudienne...on rêvait pas de son père dans des situations équivoques. On songeait pas a lui avec des papillons dans le ventre. Donc oublions.

Et puis de toute façon, j'avais un problème plus urgent là. Lui couper les cheveux. Ah ah, ouais. Très urgent et très problématique. J'étais dans une salle exiguë avec mon fantasme inavoué a moitié nu. Digne d'un shojo. Enfin d'un shojo un peu glauque au vue de la situation du monde, je l'avouais. Cela faisait 7 ans que je taisais ce que je ressentais vraiment pour lui, ce n'était pas une situation comme celle là qui allait me faire peur ! Mouais...Je sais pas qui j'essaye de convaincre là. Avant, je le voyais une fois par semaine, parfois deux...Mais depuis deux ans, nous vivions tous ensemble. Si cela empêchait une quelconque intimité...Elle me mettait en sa présence chaque jour et chaque nuit. C'était un cercle vicieux. J'avais le chic pour ça. Bref, je préférais orienter la conversation sur un sujet neutre et qui nous tiendrait à cœur tout les deux. Je voulais que les filles aient leur anniversaire, même si c'était avec les moyens du bord. Mais pour ça, il faudrait se fixer quelque jour, et pour obtenir cela, il fallait que Drew donne son accord. Et il le fit. A ma grande joie. Tellement que j'oubliais mes propres règles établies depuis tant d'années pour presque lui sauter au cou. « Tu as peur que je te rate ? » répliquais je avec amusement, l'humeur au beau fixe tout d'un coup alors que je me lançais dans des plans. « Le chocolat....Ah....Tu sais que je soupçonne la population d'avoir pillé toutes les réserves de chocolat en premier ? C'est une galère pour mettre la main sur une simple petite tablette ! D'ailleurs, je n'en ai pas vu depuis presque un an. »

Je me déplaçai consciencieusement jusqu'à me trouver face a lui, attaquant les mèches de son front quand il se fendit d'une question qui me surprise. Euh...Je baissai les yeux pour rencontrer les siens, ne sachant pas trop à quoi il faisait référence. « Hein ? » Alors oui, c'était très recherché pour le coup et très loin de mon bagout habituel. Seulement, il m'avait déstabilisée avec cette question soudaine, sortit de son chapeau. Bon sang ! Je devrais pourtant avoir l'habitude avec lui ! Drew ne parlait jamais de trop, n'était pas intrusif, mais il avait l'art de poser les questions qui dérangent. Je penchais légèrement la tête sur le côté. «  Pourquoi tu me demande ça ? Regarde, je ne suis pas en face de toi là ? Tu ne peux pas me perdre, tu sais. » Cela étant, j'étais presque sûre que sa question était bien plus profonde. Même si je la prenais au premier degrés, je savais qu'il y avait autre chose. J'avais juste peur de cette autre chose.

Finalement, je me redressai, ébouriffant sa mèche du bout des doigts. « Est ce que c'est l'impression que je te donne ? » Non, il ne me perdrait jamais, je l'aimais bien trop pour me passer de lui. J'avais pu m'éloigner, c'est vrai, pour atténuer la douleur, pour apprendre a gérer un cœur capricieux qui ne voulait pas comprendre qu'aimer comme ça était en vain. Mais le quitter définitivement ? Non. Jamais. Je n'imaginais pas mon existence sans qu'il en fasse partit. Parfois, je me disais que si lui venait a disparaître, même mes autres frères et sœurs, ne pourrait me retenir de le rejoindre. Mais cela serait il suffisant pour le rassurer ? Et là, l'idée du siècle. Non, je tiens a dire que parfois je suis d'une débilité crasse. Je posai les ciseaux sur le lavabo derrière moi avant de me glisser sur ses genoux, entourant sa nuque de mes bras. J'avais juste oublié un détail. Il était a moitié nu, comment j'avais fait pour oublier ça moi ?! Ma pauvre Axel...Mais trop tard pour sauter des genoux que je venais de conquérir et me sauver au travers des couloirs en hurlant comme une héroïne de mauvais film d'horreur. Tssss. « Si c'est ça, désolée, Drew. C'est juste que je ne peux plus t'accaparer comme quand j'étais une gamine. » Dans un élan fou, je lui baisai le bout du nez. Oui parce que tant qu'on y est, autant s'accorder un petit plaisir dans l'enfer que je venais d'ouvrir spécialement pour moi. « Mais tu sais que tu garde une place particulière dans mon petit coeur a moi non ? » Et c'était pas peu dire, si je pouvais, je lui collerais l'étiquette homme de ma vie sur le front mais je doute qu'il le prenne bien. « Rassuré ? » Dis moi oui, dis moi oui.
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Dim 29 Oct - 18:27
« Ben justement, j'aimerai bien ne plus être le seul et pouvoir me reposer un peu. » Si Axel avait parlé avec humour, j'avais répondu un peu plus sérieusement. Parce que, des fois, c'était fatigant d'être l'adulte responsable, d'être celui sur qui tout reposait, qui devait prendre touts les décisions importantes et qui devait veiller sur tout le monde. Avoir un suppléant, ce serait plutôt sympa et bienvenu. Mais personne ne semblait se dévouer. Combien de fois, m'avaient-ils taxés d'être... chiant ? Ennuyeux. C'était souvent pour rire, parfois non. C'était vexant quand je n'étais pas d'humeur. Parce qu'il en fallait bien un qui ai la tête sur les épaules. Si ils savaient... Si Axel, Kennedy et Robin savaient ce que leur admirable et posé grand frère pouvait bien cacher comme sombre secret... Elles me haïraient.

Alors je profitais de chaque instant avec elles. Et avec les garçons, qui eux, avaient fait preuve d'un terrible sens du sacrifice qui me rendait redevable envers eux à jamais. Mais je n'avais personne à qui me confier. Je gardais tout en moi et je ressassais dans les mauvais jours. C'étaient dans ces moments là que je remarquais qu'Axel semblait m'éviter. Je rêvais peut-être. Je me faisais des idées. C'était ce qu'elle affirmait. Mais aurait-elle avoué si c'était le cas ? Probablement pas. Alors je profitais honteusement de sa présence et du fait que nous soyons seuls pour la coincer avec moi et lui demander un service. Elle accepta, non sans tenter de me dissuader. Et se mit à parler spontanément de choses plus joyeuses, comme l'anniversaire des filles et ses projets à cette occasion. Auxquels je donnai mon accord, si bien qu'elle s'emballa alors que je bavais silencieusement rien qu'à la mention de chocolat. J'aurai tué pour en manger. Vraiment.

Et parce que cela me tourmentait et que j'avais enfin l'occasion de lui parler, je lui demandais quand je l'avais perdu, ce qui la figea alors qu'elle était surprise de cette impression de ma part. Et très vite, elle retrouva contenance en posant quelques questions et en me faisant penser que tout était dans ma tête. « Parce que tu t'es retrouvée dans cette pièce avec moi par erreur. Je suis presque sûr que si tu avais su que c'était moi, tu ne serais pas venu. Que si je ne t'avais pas demandé un service, tu aurais trouvé une excuse pour t'éclipser. Ne joue par sur les mots. »

Elle se fit un peu plus sérieuse, se donnant la peine de réfléchir à mes propos et je hochai la tête quand elle me demanda si c'était l'impression qu'elle me donnait. Totalement. Alors elle déposa les ciseaux plus loin, avant de se glisser sur mes genoux, comme quand elle était enfant, réveillant en moi une mélancolie soudaine alors que les souvenirs affluaient en masse, mais également tout autre chose, qui me mit vaguement mal à l'aise, sans que je n'identifie ce sentiment. Elle me rassura alors, m'embrassant même le nez au passage. Je demeurai muet à sa dernière question, avant de brutalement l'enlacer et l'attirer contre moi pour enfouir mon visage dans son cou et simplement rester contre elle, quelques instants. Me déposséder de mon armure. Quelques secondes. « Luke a Robin. Sidney a Kennedy. Et moi, je t'avais, toi. Et depuis quelques années, j'avais le sentiment que ce n'était plus le cas... Même si nous sommes tous les six, que nous sommes ensemble, tout le temps... Je me sens seul, Axel... » Étonnant paradoxe. Étrange confession. Et brutale vulnérabilité de la part de celui qu'ils pensaient tous inébranlable. Tant pis. Faiblesse passagère qui disparaîtrait très vite.
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Lun 30 Oct - 14:36
Je penchai légèrement la tête sur le côté, observant Drew attentivement. Je pouvais plaisanter comme une perdue, lui semblait être a un tout autre niveau que le mien. Je lâchai un soupir. « Encore faudrait il que tu le fasse Drew. Tu ne t'en rends même pas compte en fait. Tu as tellement l'habitude de tout diriger et nous tellement l'habitude de te laisser faire....Enfin ce que je veux dire, c'est que tu ne nous laisse même pas une chance, consciemment ou non d'ailleurs, on est plus des enfants tu sais, enfin si Luke a arrêté de grandir à l'âge de 10 ans lui. » Je m'emparai des ciseaux et entamai mon œuvre capillaire. « Ce que je veux dire c'est que tu veux te reposer mais tu ne sais pas le faire ou tu n'en a pas réellement envie. » Wow. Je m'impressionnais là ! Depuis quand j'étais capable de dire des trucs pareils moi ? Ah oui, depuis deux ans. Deux ans de foutue merde. Quoique j'étais devenue plus responsable a partir du moment où il ne restait plus que les filles et moi,  j'étais l’aînée après tout et Drew avait déteint sur moi. CQFD.  

Mais j'étais pas fan des sujets sérieux, tout le monde le savait, j'évitais généralement, je pouvais être expansive mais je ne me confiais jamais réellement.  Cela dit, j'étais prête a tout pour faire plaisir a mes sœurs et j'étais contente de constater que mon coincé d'ainé était d'accord avec moi. Ah ! Je nous voyais déjà faire la fête ! Enfin, je sais pas si faire une fête sans chocolat, alcool et musique était réellement une fête mais bon, tant qu'on était tous ensemble, c'était pas mal non ? Sauf qu'il fallait qu'il plombe mon envolée imaginaire et pour le coup, il fit même pas semblant. Surprise, je mis un certain temps avant de lui répondre et encore en biaisant. Parce que la route en biais c'est la vie !  Allant même, folle que je suis, me jucher sur ses genoux. Non y a un moment, entre le dernier coup de ciseaux et moi sur ces genoux, j'avais dût perdre une paire de neurones. Mouais, comme souvent quand il était dans les parages remarquez.

Donc étant un peu débile, je me retrouve a le caliner comme si j'avais 8 ans. Sauf qu'a 8 ans, on a pas d'hormone, contrairement à 23 quoi. Hihi. J'aimais me foutre dans la merde toute seule. « Je cherchais Robin, évidemment que je ne m'attendais pas a te voir et que je ne serais pas venu si j'avais su. Ta logique me laisse perplexe parfois. » On ne rougit pas, on ne se laisse pas aller a l'envie de caresser ces épaules robustes, ni celle de profiter honteusement de son étreinte.  Ouais alors plus facile a penser qu'a faire en fait, surtout quand monsieur mon fantasme se colle a moi en mode petit chiot câlin. Pitié, achevez moi ! Luke se plaignait que Kenny l'envoie bouler et ben il avait même pas idée de ce que j'affrontais moi !  Cela dit, sa vulnérabilité soudaine et inhabituelle tua tout désir ou presque alors que je fronçais légèrement les sourcils. Évidemment, dans mon égoïste plan pour l'éviter et donc garder une certaine sérénité d'esprit, j'avais totalement zappé ces sentiments a lui. Bravo Axel ! Tu iras loin. D'eux même, mes bras l'entourèrent et je culpabilisai un instant, ouais cette foutue impression de profiter de la faiblesse d'un autre, vous connaissez ? Je suis en plein dedans, même si j'étais vraiment touchée par ce qu'il disait hein ! « Tu n'es pas seul et tu le sais très bien Drew, tu sais que tu peux venir me parler quand tu veux, bon je ne te garantis pas que mes réponses seraient pleine de sagesse mais quand même, tu as la vilaine habitude de nous tenir a distance tu sais. » Bon, moi aussi je le tenais a distance, mais c'était sans doute pas pour les même raisons.  « On a tous les reins solides et on est capable de supporter beaucoup tu sais ? »
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Sam 4 Nov - 0:13
Vraiment ? Est-ce que je refusais de laisser les autres endosser certaines responsabilités ? Je fronçai les sourcils à la réponse d'Axel, cherchant dans ma mémoire des souvenirs allant dans ce sens. J'avais confiance en eux tous, là n'était pas la question. Mais... Est-ce que j'étais prêt à me laisser vivre et à me décharger des responsabilités ? À lâcher prise ? Sans doute que non. Je ne l'avais jamais fait et ce n'était pas en situation de crise que j'allais commencer. Je fis la grimace en en prenant conscience. « Tu as peut-être raison... Mais c'est totalement inconscient. Je suppose que je suis incapable de lâcher prise. » Incapable d'être un peu... insouciant. Même si plus aucun de nous ne l'étais désormais, évidemment. Je souris un peu quand elle mit un bémol concernant la maturité de Luke. Un grand sujet de plaisanterie entre nous. Comme mon trop grand sérieux. Je lui jetai un regard grave. Et bien, elle savait parler de choses sérieuses de fois. Cela faisait plaisir. Elle savait analyser la situation. J'aurai peut-être du lui en parler avant. Mais encore aurait-il fallu que j'en ai l'occasion.

Maintenant que je tenais Axel, je n'avais plus envie de la laisser partir. Si son humour était parfois pénible, c'était aussi sa façon de gérer les situations qui la dépassaient. Bien que là, je ne voyais pas vraiment ce qu'il y avait de difficile à être avec moi. Avais-je fais quelque chose de mal à un moment donné ? Elle fuyait le sujet. Je la laissais faire temporairement alors que nous parlions de l'anniversaire des filles et de ce que nous pourrions faire pour leur organiser une petite fête et quelques surprises.

Mais je ne pouvais laisser passer l'occasion de lui dire ce qui me rongeait depuis trop longtemps. Et Axel ne fuit pas cette fois. Elle grimpa sur mes genoux et tenta de me rassurer. Sans que cela ne soit un réel succès cependant. Et encore une fois, elle me fit une pirouette pour me plonger dans la confusion et me faire penser que tout était dans ma tête. Elle était douée pour ça. « Et ta propension à tenter de m'embrouiller aussi. » Et cela m'agaçait également. En l'occurrence, je n'avais pas la patience d'endurer et accepter ses dérobades... Et... j'avais besoin d'une oreille. De la sienne. Parce qu'elle me manquait. Terriblement. C'en était douloureux. J'étais avec mes frères et sœurs, mais j'étais seul avec mes responsabilités, mes cauchemars et mes démons. Je leur cachais bien des choses, notamment mes propres doutes et mes faiblesses, ainsi que mes peurs. S'il y en avait un ici qui devait se montrer inébranlable, c'était moi.

Mais parfois... A force de se retrancher derrière une barrière, on s'isolait. Et c'était exactement ce qui m'arrivait. Et je soupirai quand elle m'entoura de ses bras. Un vrai soupir d'aise et de reconnaissance. « Je sais. J'ai tellement à cœur de tous vous préserver... » Que je m'en oubliais moi-même. Mais je ne finis pas ces paroles. « Tu crois ? Je sais pas... Peut-être que j'ai pas réussi à vous vois grandir et devenir adultes et indépendants. J'ai envie de vous protéger, de vous rendre cette existence infernale plus sûre. Nous avons tous des caractères différents et des fois, il suffit d'un rien pour que cela explose. Je me dis qu'il en faut un qui cimente le tout. Que nous ne pouvons pas nous permettre d'imploser. Sid et Luke sont allés en prison, Kenny a fugué pendant des mois... Je ne veux pas perdre un seul d'entre vous... »
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Sam 4 Nov - 19:41
J'eus un léger sourire. « Ouais c'est l'euphémisme du siècle ça coco. » Drew ? Lâcher prise ? Le jour où ça arrive, je vous promets que je danse nue autour d'un jambon en priant Mickey Mouse. Bon après, c'était dans son caractère, on y pouvait pas grand chose, n'empêche que lui rappeler de temps en temps qu'on était de grands adultes ne faisait sans doute pas de mal non ? Dans mon cas, j'aimerais bien qu'il remarque que j'avais des seins aussi mais çaaaaa...Parfois je me disais que c'était peine perdue.

Si Luke me voyait...Il se roulerait par terre de rire là j'crois. Juchée sur les genoux de Drew en tentant de me convaincre que c'était là une réaction de sœur normale. Mouais. J'étais pas douée pour ça. Bien que là, j'avais très envie de faire des choses pas très fraternelles, je savais aussi que ce n'était pas ce qu'il attendait de moi. D'ailleurs, sans doute n'attendrait il jamais ce genre de truc de ma part. Damn it. J'affichais une mine angélique. « Moi ? Rho tout de suite ! J'embrouille personne moi, je suis l’honnêteté incarnée ! » Mais bien sûr ! Pas sûr que Drew s'y laisse prendre, c'était un vœux pieux en fait, j'en étais presque sûre. J'avais l'impression que maintenant qu'il m'avait coincée, il n'était pas prêt de me lâcher. Alors autant ça pouvait me ravir, autant j'avais envie de me taper la tête contre un mur. Nan mais comment vous voulez que je lui dise pourquoi je l'évitais hein ? Quand c'était précisément la raison pour laquelle je l'évitais...Attendez...Je m'embrouillais moi même là. Mais je crois qu'on a compris le sens général, enfin j'espère. Je ne voulais tout simplement pas changer la dynamique que l'on s'était tous construit depuis la catastrophe. C'était un équilibre fragile qu'un rien pouvait faire basculer. En plus, je n'étais clairement pas prête a me manger un râteau accompagné d'un petit air désolé pour moi. J'avais ma fierté. Mais d'un autre coté, ça voulait dire que je restais coincé en stand by. Je sais pas ce qui est le mieux en fait. Surtout au vu des cabrioles de mon cœur quand il me serra plus fort contre lui. Je suis sûre que si il tendait l'oreille il l'entendrait. La honte. Et le délice, on va pas se leurrer. Je suis donc schizophrène.

Cela dit, j'étais capable de faire fi de tout cela pour lui apporter le réconfort qu'il réclamait. Drew, c'était notre pilier, si il vacillait, on vacillait tous. C'était aussi simple que ça. Alors oui, le pilier est solide je le conçois mais je peux aussi comprendre que parfois, ce soit bien trop lourd pour lui tout seul. Il nous soutenait, nous protégeait et ne pensait plus a lui. Il ne pensait pas je, il pensait nous. Tout le temps. Je lui caressai les cheveux en l'écoutant. « Oui on sait tout ça, mais personne ne t'en voudra si tu prends un congé de temps en temps tu sais. Ca fait deux ans qu'on est dans la galère et avant on a tous fait nos expériences, bonnes ou moins bonnes. Rien nous a séparé c'est pas maintenant que ça va commencer. Il faut croire un peu plus en nous Drew. Oui on a tous des caractères de merde, mais on s'aime beaucoup trop pour nous séparer tu ne crois pas ? T'es le meilleur grand frère du monde quoiqu'il arrive.» Pour mon plus grand malheur ouais.
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Mar 21 Nov - 21:45
Ce n'était pas facile de lâcher prise, de faire confiance aux autres. J'étais l'aîné, j'étais le plus posé et le plus réfléchi et j'étais celui qui mettait fin aux disputes quand elles éclataient. J'ignorais pourquoi mais les autres m'écoutaient la plupart du temps et m'avaient laissé avoir l'autorité sur eux. Est-ce que cela se déroulerait de la même manière si Axel prenait les décisions ? Si Sidney endossait les responsabilités ? Est-ce que tout le monde suivrait sans trop rechigner ? Et est-ce que moi, je pourrai me laisser guider en toute confiance ? Mais au moins, cette conversation avait eu le mérite de me permettre de retrouver Axel. J'espérais simplement que ce ne serait pas juste pour aujourd'hui et qu'elle ne reprendrait pas son attitude distante avec moi dés demain. Et je me sentais bien avec la jeune fille sur mes genoux, de nouveau proche de moi et câline, comme elle l'était avant. Quand elle était entrée dans l'adolescence, je ne m'étais pas posée de questions, c'était toujours une période délicate. Et quand je la mis face à ses tentatives de noyer le poisson, elle prit un air angélique pour démentir, ce qui me fit comprendre qu'elle essayait effectivement d'éviter le sujet.

Peut-être que la retrouver eut raison de ma retenue habituelle. De ce masque d'assurance que j'affichais en toute circonstance, même quand ça n'allait pas, même quand je doutais, même quand j'avais envie de hurler, de tout envoyer valser, de simplement laisser tomber pour que la souffrance s'arrête. Ce n'était pas physique non. C'était moral. C'était usant. Cela faisait des années que ça rongeait ma volonté, que ça hantait mes cauchemars. Le corps sans vie de ma mère. Cette petite fille ensanglantée au corps désarticulé. Les regards hantés de Luke et Sidney en prison. Tant de choses. Tant de secrets. Et je confiai à Axel avoir besoin d'une épaule pour me reposer de temps en temps. Surtout de la sienne en vérité. J'avais besoin d'elle.

Et le contact de sa main dans mes cheveux me fit soupirer. Avait-elle raison ? Devais-je leur faire confiance pour rester unis même si je déposai un peu les armes ? « Je ne sais pas... Les disputes peuvent être violentes. Des paroles terribles peuvent être proférées et dépasser la pensée. Et je ne parle même pas des petits secrets que nous cachons tous et que nous n'avouons pas. » Je ne me leurrai pas. Nous avions tous des secrets plus ou moins importants et horribles, qui pouvaient faire valser le fragile équilibre de notre groupe. On s'aimait oui. Mais on pouvait aussi se blesser cruellement. « Plus on s'aime, plus on peut se faire du mal Axel. » Qu'a vécu Kennedy exactement quand elle était seule et livrée à elle-même ? Qu'ont vécu Sid et Luke en prison ? Et le fait que j'ai tué une petite fille et qu'ils aient porté le chapeau ? Et d'autres choses encore dont je n'avais même pas conscience. Que pouvait bien cacher Axel derrière son beau visage ? Axel qui était si franche, mais aussi si douée pour éviter les sujets sensibles et se voiler la face ? Tous nous avions décidé de jeter un mouchoir sur ce qui nous dérangeait, pour avancer. Un jour pourtant ces petits mouchoirs s'envoleraient. « Personne ne peut jurer que tout ira bien... pas avec ce qui rôde autour de nous, pas quand l'ordre naturel est à ce point bouleversé... Tu as toujours été celle dont je suis le plus proche. Celle à qui je pourrai confier mes faiblesses si tu m'en laissais l'occasion. » Mais à me fuir... l'occasion ne s'était pas présentée. Alors j'enfouis mon visage dans son cou, en quête de sa chaleur et de son réconfort. « Promet-moi que tu ne m'éviteras plus... Que nous ne passerons pas deux années de plus comme des étrangers... »
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Lun 27 Nov - 21:23
Ah. Les petits secrets ! Ca c'était de la bombe. Entre moi folle de Drew et Luke fou de Kenny, et ce que personne ne disait, on était pas rendu. Soit, ça pourrait exploser et je crois qu'aucun de nous n'y était prêt en fait. Au moins, Luke et moi, on pouvait se soutenir, enfin comme deux débiles silencieux qui soupirent dans un coin, mais bon, ça faisait du bien dans un sens, j'me sentais moins seule avec mes tourments digne de Shakespeare, sérieux, j'aurais fait un bonne Ophélie j'crois, ou l'autre là, je sais plus son nom. Luke qui m'avait conseillé de tout balancer et moi qui freinait des quatre fers histoire qu'on se retrouve pas a dramaland. Y a pas, on est hyper dégourdis quand même hein ! La faute a une jeunesse pourrie. « Drew, tout le monde a des secrets, c'est pas nouveau. Tu te sentirais mieux si tu connaissais les secrets de tout le monde ? Je suis pas sûre tu vois. » On avait déjà les notre a gérer alors ceux des autres...Même si on pouvait y retrouver un réconfort certain. « Ouais et ? On a déjà eu nos crises hein et des pas jolies. J'ai déjà failli tuer Luke deux ou trois fois quand on vivait ensemble, même secouer Robin parce qu'elle était un peu trop dans son monde. On sait pas ce qu'a foutu Kenny pendant un temps...bref... Je sais pas si je veux savoir en fait. » Quelque part, sans doute pas, même si sa fugue m'avait vendu de sacrées nuits blanches a m'inquiéter pour elle. J'étais trop jeune a l'époque pour imaginer ce qu'avait pu vivre Luke et Sid en taule, avec l'âge, c'était venu. Mais je ne leur demandais rien.

J'étais donc blottie sur les genoux d'un mec sur lequel je fantasme depuis des lustres, à lui caresser les cheveux tout en disant a mes hormones qu'elles choisissaient bien mal leur moment et...Et bien je dois dire que cela resterait sans doute un merveilleux souvenir. Malgré tout. Parce que mon pauvre cœur malmené se met a fondre directement sous ce qu'il me dit. J'étais une midinette quand ça le concernait, c'était terrible. Mais c'était dur de ne pas se laisser prendre au piège de sa douceur ou de sa vulnérabilité, de s'empêcher d'y voir quelque chose qui n'existait sans doute pas. Il voulait sa sœur, celle avec qui il avait vécu le plus longtemps. Nous avions été très proches plus jeunes, puis j'avais grandis et j'avais fait la connerie de tomber amoureuse de lui. Alors quelque chose c'était brisé. De mon côté, pas du sien. C'était encore pire. Parce que là, je culpabilisais sévère. « Non, on peut jurer de rien, mais je préfère croire qu'on peut s'en tirer tout ensemble. Je suis forte que si je crois en nous... » Ils étaient tous mon pilier.

Je resserrais donc mon étreinte sur sa nuque, vaincue avant même d'avoir mené le combat. Comment voulait il que je lui refuse quoique ce soit lorsqu'il me le demandait de cette manière ? J'avais une alarme rouge pétante qui hurlait dans mon esprit, parce que je savais que c'était m'engager sur une voie que j'avais précautionneusement évité jusqu'à présent. Mais j'étais bien incapable de lui refuser quoique ce soit. Je poussai un profond soupir. « D'accord. C'est promis. » Je ne cherchais même pas a nier le fait que je l'évitais et j'avais raison, il avait fini par remarquer la chose.
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Mar 12 Déc - 14:12
« Non, probablement pas. Mais je ne suis pas certain que ce soit mieux de les ignorer et de les laisser gangrener nos relations. » C'était sans doute me tirer une balle dans le pied que de parler ainsi. Nul doute que notre famille exploserait si j'en arrivais à leur confier que c'était moi qui conduisais ce fameux soir, que c'était moi qui avais tué cette petite fille, que j'avais laissé Sid et Luke aller en taule pour moi. Cela ne m'empêchait pas de vivre de plus en plus difficilement avec ça... « Cela étouffe. » J'espérais juste qu'elle penserait que je parlais de manière générale et non pas en mon nom propre. Comme j'espérais secrètement qu'elle ne parle pas de dissimuler les secrets parce qu'elle-même en avait qu'elle ne souhaitait jamais voir exposés au grand jour. « Non, on ne veut pas savoir... » Ma voix n'était qu'un murmure alors qu'Axel parlait des disputes que nous avions pu avoir. Parce que chacun avait son caractère et que c'était difficile de composer avec tout le monde, même pour le plus placide. Qu'Axel et Luke soient comme chien et chat n'était pas étonnant du tout. Qu'elle ai secoué Robin de temps à autre non plus. Et Kennedy avait également un caractère épouvantable. Je ne me souvenais que trop bien de sa dégaine quand elle était réapparue sur le pas de ma porte, toute pitoyable, incertaine de faire le bon choix. Nous n'avions jamais parlé réellement de ces mois dans la rue, mais parfois, certains sous entendus me faisaient imaginer le pire... Sa façon de regarder dans le vide, de détourner le regard, quelques phrases lâchées d'un air absent, distant... J'en savais probablement plus que les autres parce que nous avions vécu ensemble, mais je ne savais pas tout et je n'avais pas cherché à savoir.

Au moins, j'avais retrouvé Axel. J'espérais de façon définitive et pas simplement temporaire parce que je le lui avais demandé, profitant d'une erreur de sa part pour l'acculer. Et sa présence était un baume sur des plaies qui n'étaient pas vraiment cicatrisées. Je n'osais me reposer sur personne et pourtant, j'en avais besoin. Axel était-elle la plus raisonnable des 5 autres ? Peut-être. Elle avait la tête sur les épaules et n'avait pas froid aux yeux. Et savait être responsable. Mais pouvais-je lui imposer ce fardeau de temps à autres ? Alors que j'avais juste envie de la protéger, davantage encore que Robin ou Kennedy, parce qu'au départ, il n'y avait eu que nous deux. Parce que Robin et Kennedy avaient chacune un grand frère. Axel, elle m'avait moi. Mais la petite fille d'avant avait bien changé et était devenue une femme, frondeuse, effrontée, drôle, belle. Je n'étais pas aveugle au point de ne pas remarquer que nos sœurs avaient grandi et étaient désormais des femmes. Même si aucune n'était de mon sang.

Et je me confiai à elle. Mes craintes concernant l'avenir. Je n'étais pas très optimiste, même si je faisais semblant. En fait... je faisais toujours semblant avec eux. De savoir ce que je faisais, d'être inébranlable, plein d'espoir. Ce n'était qu'un déguisement et j'étais un usurpateur. Et pourtant, cela leur convenait, alors je n'avais aucune raison d'agir autrement n'est-ce pas ? Je ne parlais pas beaucoup de choses sérieuses avec Luke et Sidney, nous passions notre temps à nous lancer des piques, à nous vanner, à éviter les sujets douloureux surtout... Et je me devais de protéger Robin et Kennedy. « Tu as sans doute raison. » Notre force, c'était notre unité, malgré les différences. Ensemble, rien ne pouvait nous arriver n'est-ce pas ? Et pourtant, combien de nuits avaient été interrompues par des cauchemars terrifiants où je perdais l'un d'entre eux ? Ou je devais choisir lequel sauver, dans un choix tout simplement impossible à faire ?

Je profitai donc de ce moment de tendresse pour prier Axel de ne plus s'éloigner ainsi de moi, si longtemps. Cette fois, pas de faux semblants, pas de défense de sa part. Elle promit simplement. Et cela me suffisait. « Merci. » Je pris une ample inspiration, avant de poser ma main sur celle d'Axel dans mon cou. « Et je vais essayer de lâcher un peu du leste de mon côté. » Je souris légèrement, avant de baiser la joue de la jeune femme avec gratitude. « Merci d'avoir écouté. Mais tu vas regretter d'avoir proposé d'endosser quelques responsabilités de temps en temps, tu sais ? »

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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Lun 18 Déc - 18:16
Je plisse les lèvres un peu boudeuse, alors qu'en fait je réfléchissais. Nan franchement, j'étais pas open pour tout savoir de mes frères et sœurs. Je sais pas pourquoi. Oh j'étais pas naïve loin de là, mais...j'avais déjà imaginé le pire, je m'y étais même préparée. Plus jeune, j'étais loin du compte, en grandissant, on apprend des trucs et on imagine, tout simplement. Alors quelque part, je m'étais déjà faite au pire du pire... « Peut être, mais tu peux forcer personne à parler. Soit ils le font, soit ils le font pas. Perso, j'ai déjà imaginé le pire qui puisse arriver. Pour Kenny, Sid ou Luke et quelque part, je veux vraiment pas savoir je sais pas comment je réagirais. » Si le pire s'avérait réel s'entend. J'étais une frondeuse, je fonçais dans l'tas, j'avais collé des cheveux blancs a mes frères, coller des pains à l'école, tirer les cheveux de pétasses siliconées, mais jamais pour moi en fait. On pouvait me traiter de bol de riz, de bridée, de jaune, je réagissais pas. On faisait la même avec Drew, je vous versais de l'eau de javel dans le réservoir. Ouais je sais, s'pas cool mais ça détendait mes nerfs et personne ne s'en prenait à ma famille. Voilà. « Pfff...Qu'est ce qui pourrait t'étouffer toi hein ? Franchement, on a tous nos casseroles... » Genre moi, ça implique un lit et toi dedans par exemple...Ahum...Bon c'était pas a proprement parler une casserole mais bon, un boulet que j'me trainais peut être et dieu sait qu'il se faisait de plus en plus lourd mais j'avais encore de la réserve. « Et quelque part, je suis pas sûre qu'on rumine beaucoup, on a autre chose a faire, genre survivre, crois moi ça occupe pas mal les pensées et ça relègue le reste aux oubliettes. Ce qui pouvait être terrible et catastrophique avant ben c'est devenu dérisoire et franchement sans importance maintenant. » Mouais. J'étais pas spécialement convaincue là d'un coup.

Il était rare que Drew s'épanche. J'étais amoureuse oui, mais pas assez aveuglée pour ne pas remarquer sa proportion a se penser inébranlable pour nous. J'sais pas, ça faisait deux ans maintenant qu'on vivait au jour le jour, on avait prouvé qu'on pouvait se débrouiller. Quelque part, j'me disais qu'on savait peut être mieux le faire que lui même. Mais Drew, c'était notre ciment a nous. Celui qui nous gardait tous unis parce qu'avait on avait tous le désir de le voir réussir, parce qu'il le méritait, parce que maintenant, on voulait tous veiller sur lui comme il avait pu le faire lorsqu'on était enfant. C'était pas vraiment lui devoir quelque chose, c'est juste...Ben naturel en fait. Je sais pas trop, mais je pensais pas me tromper en le pensant. Cela dit, j'avais été conne de penser qu'il ne remarquerait pas à quel point je m'étais éloignée de lui. Pff...Ma faute en même temps, je savais pertinemment qu'il était plus perspicace que je ne l'imaginais, je le connaissais bien après tout et j'avais choisis de me coller la tête dans le sable, résultat, j'étais bel et bien piégée. Je pourrais pas revenir sur ma parole et il ne me laisserait pas le faire, en somme j'avais donc prit un aller direct pour le Purgatoire. C'était tout simplement par-fait. « Evidemment que j'ai raison, tu remarqueras que c'est souvent le cas ! Bref, moi je te dis que nous serons content que tu te repose un peu sur nous, même si c'est pas franchement ton habitude, on sait que tu gère mieux que nous, mais en deux ans, voir plus, on a apprit à le faire aussi. Même un grand frère a le droit de poser de temps en temps, on va pas exploser. »

Son baiser sur ma joue, ses remerciements me font ridiculement rougir. Putain mais qu'est ce que j'peux être idiote parfois, m'emballer pour ça, c'est atteindre le fond du panier de la fierté j'crois. Je levais les yeux au ciel en ricanant. « Tu crois que c'était qui la responsable dans la maison Austen toi ? Ca va j'pense que je m'en remettrais. » Ironie quand tu nous tient. Tu parle que je vais m'en remettre ! J'vais surtout aller me taper la tête contre un mur en sortant de là ouais ! En même temps...Je pouvais rien refuser a Drew alors...Tant pis, j'allais faire avec et apprendre a brider ma saloperie de cœur qui se prenait pour Usain Bolt à chaque fois qu'il était dans les parages.
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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   Ven 12 Jan - 18:57
Fallait-il connaître la vérité sur tout le monde ? J'eus un rictus intérieur quand Axel me répondit avoir déjà imaginé le pire sur les autres... Pas sur moi, bien évidemment. Parce que Drew, le grand frère, n'avait aucun secret honteux bien sûr, il était irréprochable... Si tu savais petite sœur... Non, en effet, mieux valait ne pas savoir finalement. Et je ne répondis pas davantage quand elle finit tout de même par demander ce qui pouvait bien m'étouffer. Quelles casseroles graves pouvaient bien traîner Axel au juste ? Tant de secrets, de non dits et finalement, de relations faussées par tout ce mic mac... Et pourtant, j'en étais à me confier un peu à elle, à réclamer son écoute, son soutien... Même si c'était transférer quelque peu le poids que j'avais sur les épaules sur elle. Je me sentais un peu coupable de le faire mais... Cela me permettait de la retrouver finalement. « Si tu le dis. J'essaierai de m'en souvenir. » Me reposer sur eux. Parfois. Avant l'implosion. Être un peu faillible peut-être...

Je la remerciais alors pour sa présence, avant de sourire quand elle me fit remarquer qu'elle était celle qui s'occupait de la colocation avec Luke. Ah oui... ils avaient vécu ensemble, c'est vrai. Elle avait préféré aller chez lui que chez moi. C'était bien là un point qui me chagrinait encore et auquel je n'avais aucune explication, malheureusement. Luke était plus cool sans doute. Moi, trop rigide. Là bas, elle avait été celle qui gérait, avec moi, elle n'aurait pas eu grand chose à faire. Au moins, cela lui avait apprit à devenir indépendante, autonome. Adulte, tout simplement. Pas très flatteur pour Luke, mais il avait d'autres priorités, d'autres tracas en tête que de payer les factures. « Au moins, pas de facture à payer maintenant... Juste un groupe de têtes brûlées à maintenir en vie. Plus simple. » Je faisais un peu d'humour, répondant au sien. Je frissonnai finalement, me rappelant que j'étais peu vêtu, et repoussai doucement Axel. « Je vais finir de me préparer si tu veux bien. » Je ne la mettais pas dehors mais... Enfin, la conversation était terminée, il nous fallait retrouver les autres. « Tu cherchais Robin, elle est peut-être revenue. Je commence à avoir faim. » Je lui fis un clin d’œil, sachant bien que le repas n'aurait absolument rien de gargantuesque. Il nous fallait rationner, faire attention. Je ne me souvenais plus de la dernière fois où j'avais été repus... il y a deux ans, très probablement. Mais cette conversation m'avait fait du bien. J'avais retrouvé ma petite sœur.

RP TERMINE

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MessageSujet: Re: L'Ouragan mort-vivant n'a pas tout balayé |Drew   
 
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