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In Your Flesh :: Michigan State :: Fort Hope

 Unable to stay, unwilling to leave
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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Dim 17 Déc - 21:05
Je fronce les sourcils quand je le vois glisser son regard dans le mien, et me regarder avec un air sérieux qu’il n’a que quand il s’apprête à dire des choses que je n’ai pas envie d’entendre. Et malgré moi, je me rends compte qu’il a parfaitement raison quand il annonce que je sais déjà ce qu’il en est. Bien sûr que c’est le cas, je crois même que je l’ai su dès l’instant où il a essayé de me faire comprendre qu’il ne prendrait pas le risque que ces types tombent sur des gens auxquels lui ou moi pourrions tenir. Je l’ai su quand il m’a balancé dans la barque de secours, alors que lui-même restait sur la péniche. Je l’ai su à l’instant où j’ai vu la longue estafilade qui barrait son torse, dans la boutique de robes de mariées. Il a raison, je l’ai toujours su, mais j’ai choisi de prétendre le contraire tant qu’il ne me faisait aucune confirmation sur ses actions. C’était lâche de ma part, je me voilais la face comme une idiote, mais maintenant, face à la péniche vidée de tous ennemis, de toutes âmes qui vive, je ne peux plus faire comme si je ne sais pas ce qu’il s’est réellement passé. « -Y’avait des gosses sur ce rafiot… » Ma voix est blanche, presque inaudible. Ils n’étaient pas tout à fait innocents, mais ils n’ont sans doute fait qu’appliquer les ordres dictés par des adultes, qui voyaient en eux de parfaits appâts. A raison, visiblement, si l’on en croyait ma réaction, et celle de tous ces mecs libérés par les bons soins d’Isha.

Je détourne le regard pour fixer une nouvelle fois la péniche, tandis que malgré moi des images du brun en train de commettre un vrai massacre sur le bateau m’assaillent. Et me donnent la nausée. Je frissonne malgré la température relativement clémente de cette fin de journée, et sursaute presque quand je sens la main du mécano se poser sur la mienne, faisant disparaître momentanément les images horrifiques qui peuplent mon esprit. Je ne contrôle pas ma réaction quand ma main échappe au contact de la sienne, alors que je croise les bras sur ma poitrine, me refermant malgré moi, et mes bonnes résolutions. Encore une fois, il a raison, il ne m’a jamais dit être un type bien et irréprochable, et j’imagine que les personnes qui le sont encore totalement doivent désormais se faire rares. Je secoue légèrement la tête à ses nouvelles paroles, pour détourner une nouvelle fois le regard. « -Je t’ai jamais demandé de te salir les mains pour moi. Et je suis certaine que Logan, Octavia, Maddie…et toutes les personnes de ton entourage non plus. » Il me faut une bonne dose de volonté pour arrêter de fixer la péniche, et glisser mon regard dans le sien, noir. Pendant quelques longues secondes, aucun d’entre nous ne prononce le moindre mot, et on ne fait que se regarder comme deux parfaits imbéciles. On a deux points de vue différents sur le sujet, ça a été le cas depuis qu’on s’est retrouvés enfermés dans la cage sur le bateau, et je regrette de ne pas pouvoir le rallier à ma cause. Je n’essaye même pas, ce serait une pure perte de temps. « -Je vais rentrer, je commence à avoir froid. » Ce n’est qu’à moitié vrai, mais je n’attends pas sa réponse pour faire demi-tour, et regagner cette maison où j’ai été en convalescence ces derniers jours. J’ai beau me forcer à penser à autre chose, l’aveu qu’il vient de me faire tourne en boucle dans mon esprit, me donnant des vertiges, me poussant à m’isoler.

Putain, c’est vraiment con, quand même. Il ne nous restait que quelques heures, quelques toutes petites heures de rien du tout pour profiter, et on a réussi à tout foirer. J’ai réussi à tout foirer avec mes questions à la con. Je ne me retourne pas pour vérifier s’il me suit, au lieu de quoi je poursuis ma route, et finis par entrer dans sa grande maison, où les chiens m’accueillent à force d’aboiements et de tentatives de léchouilles. Le genre d’accueil auquel je pourrais m’habituer, mais dont je serais pourtant bientôt privée. Je ne traîne cependant pas dans l’entrée, et me hâte de grimper à l’étage pour rejoindre cette chambre qui a été la mienne ces derniers jours. J’entends distinctement la porte d’entrée s’ouvrir en bas, et me raidis malgré moi en serrant la mâchoire. Je sais que j’aurai dû dire quelque chose, faire quelque chose, n’importe quoi plutôt que de m’enfuir comme je l’ai fait, mais c’était plus fort que moi. Je n’ai pas envie de finir cet aparté de quelques jours qu’on s’est offert par une engueulade, et je me dis, sans doute à tort, que le silence vaut parfois mieux que tous les cris du monde.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Dim 17 Déc - 21:05
Je reste à la regarder dans une supplication muette de ne pas faire ce qu’elle est en train de faire. Mais ma main ne trouve que le vide et la froideur de son regard achève de me glacer sur place. Je mets un certain temps à ramener ma main contre mon corps. C’est idiot, c’était tellement prévisible qu’un jour elle me voit tel que je suis que je n’arrive même pas à comprendre comment j’ai pu être assez idiot pour y croire. Pourtant le fait est que je suis réellement blessé.

Après le rejet de mon père d’hier, je ne suis pas sûr d’être assez solide pour encaisser le sien moins de 24 heures après. Je crois que je n’arrive pas à retenir un rictus aigre quand elle m’annonce qu’elle me pense capable de tuer des enfants. Je reste à la regarder froidement sans arriver a desserrer la mâchoire.

Ai-je le droit de lui en vouloir d’avoir cette image de moi ? Après tout je suis bel et bien responsable de la mort des gens du bateau sans trop savoir s’il y a eu des survivants. J’ai tué les mecs qui se sont transformer le plus loin possible des femmes et des enfants et je peux espérer qu’ils ont pu s’en tirer sains et saufs. Merde. Pourquoi ça me blesse tant sa réaction ?

Au revoir soleil, bienvenue chape de plomb. Je me maudis de l’avoir conduite à la péniche. Même si ça m’évitera de rester avec ce doute d’être digne d’au moins un peu d’affection, je crois que j’aurais vraiment eu besoin de le garder ce doute pour m’y accrocher. Je me sens vraiment mal quand elle part. Un nouvel abandon douloureux. Maintenant il faut voir les choses du bon côté, maintenant je n’ai vraiment plus d’attache et plus personne qui pourra me rejeter. Je reste un certain temps planter là à regarder la silhouette de Joey partir.

J’espère peut-être qu’elle se retourne, qu’elle me lance un petit regard, qu’elle me montre au moi qu’elle a eu une hésitation, qu’elle sait que je ne suis pas un tel monstre, qu’elle tient au moins un tout petit peu à moi, et pas seulement pour le sexe. Mais elle n’en fait rien. Je reste un long moment à attendre quelque chose qui ne viendra pas, qui n’a jamais été fait pour moi. Je réalise au bon d’un moment qu’elle a raison, il fait frais. La mort dans l’âme, je traine le pas vers ma maison, en me grillant une clope au passage. Les chiens, inconscients de ma peine, viennent me faire un accueil de tous les diables. Au moins, il y en a qui ne se posent pas de question. J’imagine qu’entre cabots ça ne se fait pas.    

J’hesite a monter a sa chambre pour lui dire que je n’ai pas tué les gosses. Mais a quoi bon ? Si ce n’est faire durer plus longtemps cet agonie qu’est la mienne. Après tout le sang que j’ai sur les mains, j’imagine que les heures de semblant de bonheur dans les bras d’une femme comme Joey ne sont pas pour moi. Je vais me trouver une bouteille de Tequilla avant de m’effondrer dans le canapé. La vie est quand même une sacrée salope quand on y pense, une salope bien trop chère pour des mecs comme moi. Je porte un toast silencieux a cette chienne qu’est ma vie et au louche de merde qu’elle arrive a me déverser encore et encore sur la tronche.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Dim 17 Déc - 21:07
Je reste figée un long moment, les sens aux aguets, en attente de voir si j’entends les pas d’Isha grimper les escaliers pour venir me rejoindre dans la chambre, ou non. Mais il n’en fait rien, et à la place, ses pas s’estompent dans la maison, et le silence finit par revenir dans la baraque, me livrant une nouvelle fois à mes pensées. C’est bête, mais je n’ai jamais pris la peine de défaire vraiment mon sac, squattant la plupart du temps les affaires que je trouvais déjà sur place, et en moins d’une dizaine de minutes, tout a retrouvé sa place dans mon sac à dos. J’ai ce vieux réflexe que j’ai toujours eu en cas de coup de cafard, sans vraiment pouvoir me l’expliquer, et enfile ma veste de pompier, ma source intarissable de réconfort, avant de me laisser tomber dans le lit, de travers, en parfaite imitation de l’étoile de mer. La tâche de café me rappelle la nuit précédente, et je sens mon cœur se serrer un peu trop brusquement, me forçant à crisper la mâchoire en attendant que ce qui ressemble à un semblant de douleur s’estompe.

Perdue dans mes pensées, je n’entends même pas l’arrivée de Bandit dans la chambre, et sursaute bêtement quand il saute sur le lit pour venir se coucher contre moi, et poser sa tête sur ma hanche. Au diable mes beaux principes sur les animaux et les chambres à coucher. J’enfouis mes doigts dans les poils de son cou, et le gratouille distraitement, en proie à des pensées qui m’assaillent sans répit. Putain, qu’est-ce que je ne donnerai pas pour qu’à cet instant précis, mon cerveau soit livré avec un bouton OFF. Les minutes défilent, sans doute les heures aussi, et je finis par me rendre difficilement compte qu’il fait nuit dehors, et que la tâche au plafond a complètement disparu dans l’obscurité qui règne dans la chambre. Mince alors, il est si tard que ça ? A croire que le temps passe plus vite quand on a trop de questions à se poser. Je finis par virer mes bottes et mon pantalon, et me glisse dans les draps, Bandit à mes pieds. Et le temps passe une nouvelle fois, insensible au milliard de questions qui se pressent dans ma tête. J’avais effectivement imaginé que cette dernière nuit à Fort Hope serait faite de longues heures d’insomnie, mais pour des raisons autres que celles qui s’imposent à moi.

Je finis par me retrouver debout avant même de piger que j’ai bougé, Bandit battant joyeusement la queue comme s’il s’imaginait qu’on allait sortir, ou je ne sais quoi. Pieds nus, je finis par redescendre au rez-de-chaussée, remarquant difficilement la faible lueur qui filtre visiblement depuis le salon. Je m’y avance tout doucement, silencieuse sur le carrelage froid, et je finis par trouver un Isha assis dans le canapé, une bouteille dans une main, le regard fixé droit devant lui. Je m’adosse quelques instants au cadre de la porte, me demandant si je n’ai pas tout simplement envie de faire demi-tour, de fermer ma gueule, et d’aller me foutre au lit. Mais ça se saurait sans doute, depuis vingt-sept ans, si Joséphine Desrosiers était du genre à savoir se la fermer, et au lieu de quoi, je finis par prendre mon courage à deux mains, et à entrer dans la pièce tant que je suis encore un minimum convaincue que la meilleure chose à faire ne soit pas simplement de prendre mon sac à dos, Bandit, et de me barrer en pleine nuit du camp.

Je vais m’assoir sans bruit à côté de lui dans le canapé, avant d’attraper la bouteille, et d’en boire une longue gorgée. Téquila. Ça fait longtemps que j’en ai pas bu. Et j’enchaîne aussitôt avec une seconde, me disant qu’avec un peu d’alcool dans les veines, je pourrais peut-être m’exprimer plus facilement. Je ne sais pas par où commencer, alors je garde le silence un bon moment, m’asseyant en tailleur sans trop savoir quoi dire, ou faire. Et puis, je finis par me dire qu’il se demande sans doute ce que je fous là, et ça me donne le coup de pied au cul dont j’ai besoin pour l’ouvrir. « -J’ai toujours su que t’étais pas un ange, t’avais raison là-dessus. » Ma voix s’évanouit aussi vite qu’elle a retentit, alors que je me dis que je n’ai peut-être pas commencé par là où il fallait, ou par là où je le devrais. Mais je n’ai jamais eu à faire ce genre de chose avant, et même si on me mettait sous les yeux un plan détaillé de ce que je suis censé faire ou dire, j’arriverais sans doute à me foirer. Je prends une nouvelle inspiration, avant de reprendre : « -J’ai deviné que t’étais pas un saint à ta façon de parler, ou de voir les choses, à tes idées, et ça me convenait malgré tout parce que t’avais jamais rien confirmé. Je me disais que si je faisais semblant de pas savoir, j’agissais conformément à mes principes, sans trahir mes valeurs. » C’est tellement compliqué dans ma tête que même moi j’ai du mal à savoir s’il comprend quelque chose à ce que je raconte. « -Et c’était totalement stupide de ma part. Hypocrite, même. »

Je me mordille la lèvre inférieure, et le remercie silencieusement de ne pas me couper la parole, parce que je suis pas certaine que je n’arriverai pas à enchaîner après ça s’il me répondait tout de suite. J’ai encore trop de choses à dire, et l’impression d’avoir si peu de temps. « -J’ai aucun droit de juger ce que tu fais, ou as fait. On n’a pas les mêmes principes toi et moi, on mène pas les mêmes batailles, et même si je comprends pas tes motivations, et que je les comprendrais sans doute jamais, j’ai rien à dire dessus. Et tu me dois strictement rien.» Putain, c’est vachement plus compliqué que ce que j’avais prévu. Je fronce le nez, et me dis que je devrais probablement aller droit au but, avant qu’il ne s’endorme, mortellement ennuyé par tout ce que je lui raconte. J’aurai peut-être du prendre des notes quand j’étais dans la chambre, pour être sûre de ne rien oublier. « -Mais j’ai des choses à dire sur la façon dont tu t’es comporté avec moi. Tu t’es mis en danger pour une inconnue, tu m’as empêchée de finir en casse-croûte, tu t’es occupé de moi quand j’étais une larve, et sans doute la pire patiente du monde. Et j’imagine que ça en dit autant sur toi que ces…actes que tu as fait pour protéger les tiens. » Pas sûre qu’avec tout ce charabia, il ai pigé quoi que ce soit. Pas sûre non plus de savoir où j’ai voulu en venir. J’ai l’impression que c’est quelqu’un d’autre que la Joey que je suis d’habitude qui a parlé, et je ne peux pas m’empêcher d’imaginer la tête qu’aurait fait Naya face à cette femme mature capable de pouvoir dire ce qu’elle pense avec autant de calme. J’espère un peu bêtement qu’elle aurait été au moins un peu fière, et regrette de savoir que je ne le saurai jamais.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Dim 17 Déc - 21:08
La bouteille descend plus vite que le temps ne passe. Riley finit par rentrer et rien qu’a voir ma tronche elle se contente d’un signe de tête avant de filer à sa chambre. On est pas très doué pour le réconfort l’un comme l’autre. On se soutient comme deux frères d’armes hors du champs de bataille : c’est-à-dire muettement et de loin. Je sais qu’elle tuerait pour moi, j’en ferais de même, mais pour le reste on en reste là.

Je finis par sortir la petite sœur et à rester là a ronger mon malheur comme un chien son os. Lobos a fini par aller là où il finit immanquablement toutes ses journées : sur le pas de porte de la chambre d’Avalohn, avec Tequilla qui le colle comme d’habitude. Je me demande si la Louve voit tout cela de l’enfer ou elle brule. Boire ne m’aide pas a sortir de cette nostalgie qui me colle comme un mauvais chewing-gum géant, penser à mon ex femme non plus. Mais le pire c’est plus de me remémorer la présence de Joey a l’étage. J’ai hésité à la rejoindre a faire passer nos dernières heures ensembles comme on aurait du les passer, mais, juste de repenser qu’elle me prend pour un tueur d’enfants me cloue au canapé.

Combien de temps passe ? Aucune idée ? Je le maudis de filer si vite et si lentement à la fois. Je me sens voler et chaque seconde d’irrémédiablement perdue sans elle me rend fou et amère. En fait je pense que jusqu’à la dernière minute, j’espère, et que c’est l’agonie de cet espoir vain qui me mets au supplice. Je ne demande pas la lune bordel, je voulais juste son affection quelques heures. Juste quelques malheureuses heures. Pourquoi moi je n’aurais pas le droit a un peu de bonheur aussi ?

Putain faut vraiment que je lève le pied. Je crois que j’ai l’alcool triste ce soir, comme les autres soir. Et j’ai pas envie de me retrouver a chialer comme une pucelle sur le pas de la porte de Joey ou sur le paillasson de Logan. Pas sur que l’un comme l’autre en aurait quelque chose à foutre de moi de toute façon.

Je ne sursaute pas quand je la sens arriver dans la pièce. En fait je suis tellement tendu à l’idée de la faire fuir comme une biche effarouchée que je n’ose pas bouger. Je la laisse s’assoir a coté de moi et me prendre ma bouteille et je me risque un regard en me demandant si j’hallucine où si elle est bien là. La vile petite flamme de cette saloperie d’espoir à la con se réanime timidement du fait qu’elle soit la mais ne brise pas le silence. Je n’ose pas ouvrir la bouche. J’ai tellement peur qu’elle s’enfuie pour de bon cette fois. Même si c’est pas grand-chose, ca me va moi si elle reste un peu avec moi, juste un peu…
Je me risque un regard quand elle commence à parler, enfin à essayer de me faire comprendre quelque chose. Malgré la quantité de Tequila ingurgitée, j’ai l’impression de ne jamais avoir été aussi alerte de ma vie en essayant de comprendre où elle veut en venir. En fait elle est en train de confirmer que j’ai bien été une erreur de casting ? Le fait qu’elle s’est imaginée le type que j’étais pas, un Logan, et que là elle vient de découvrir qu’elle a juste un Isha ? Quand elle me dit que je ne lui dois rien, je me sens un peu repoussé une nouvelle fois.

Mais si je lui dois beaucoup ! Elle l’a même pas capté. Ça a beau avoir été éphémère, j’ai été bien comme jamais quelques semaines. Et sans ça, je ne suis pas sûr que j’aurais réussi a me relever après la mort d’Avalohn.

Je m’adoucis en l’entendant, avec maladresse, me dire qu’elle entrevoyait encore un peu de bon en moi. Enfin, je crois. Elle est aussi claire que moi quand j’essaye de m’expliquer. Je reste une petite minute a la regarder sans rien dire. Pas que je ne sois pas touché qu’elle soit là, malgré le fait qu’elle m’imagine avoir faire des trucs encore plus moches que je l’ai fait, mais parce que je flippe qu’avec l’alcool je lui dise des choses qu’elle n’a pas besoin de savoir. Sans crier gare, je lui attrape le bras et la tire contre moi, en faisant gaffe a ses blessures. Je la garde piégée contre moi et j’enfouis ma tête dans son cou. J’ai besoin d’elle…

« Merci. »

C’est léger, mais je dois vraiment luter pour ne pas en dire plus, pour ne pas tout gâcher encore. Elle me laisse une petite chance, un petit doute, c’est tellement plus que je n’ai jamais eu. Ma main trouve la sienne pour la délivrer de la bouteille avant que mes doigts n’enlacent les siens. J’ai un besoin presque vital de la toucher.

« S’il te plait… restes avec moi cette nuit, je ferais ce que tu veux mais ne m’abandonne pas… »

Je regrette d’avoir un peu trop bu, pas assez pour être rond, mais trop pour avoir cette retenue qui me sert d’armure.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Dim 17 Déc - 21:08
Non mais sérieusement, comment elles font ces pleureuses qui ont la capacité de pouvoir débiter absolument toutes leurs pensées et tout ce qu’elles ont sur le cœur de façon cohérente et compréhensible ? Et surtout, sans se sentir aussi stupide que moi, à cet instant précis ? Beurk, aucun doute, je ne suis pas faite pour les longues discussions, même si je n’ai pourtant rien dit de vraiment personnel. Enfin, je n’en ai pas l’impression, même si pour ma défense, je crois que moi aussi j’ai perdu le fil de toutes les conneries que j’ai pu débiter. Je me demande comment Isha a fait pour ne pas s’endormir face à toutes ces absurdités qui sont sorties de ma bouche.

Mais en retour à ce charabia incompréhensible, je n’ai droit qu’au silence du brun, qui me regarde avec un air de poisson rouge qu’on aurait balancé depuis un peu trop longtemps en dehors de son bocal. Merde alors, je crois que j’ai cassé Isha avec toutes mes conneries. J’ouvre la bouche pour prendre la parole et lui demander ce qui lui arrive, mais avant d’avoir prononcé le moindre mot, il m’attire contre lui, me plaquant contre son torse dans une position relative peu commune. Mais je m’en conformise assez peu, pour ne pas dire que je m’en fous totalement, alors que je sens le souffle chaud du mécano caresser la peau de mon cou. Et pour toute réaction à mes propos, je n’entends qu’un simple « merci », qui me fait légèrement froncer les sourcils. Sérieusement ? Tant de blabla et de salive, pour un simple merci ? J’en serai presque vexée, j’aurai pu l’être, mais je n’en ai pas le temps qu’Isha mêle nos doigts, comme il l’a fait ce soir-là dans la chambre de l’étage, quand je n’ai pas compris tout ce qu’il se passait à la situation. Je me laisse aller davantage contre lui, posant ma tête dans le creux de son épaule, avant de me figer brusquement à ses nouvelles paroles, pour le moins imprévisibles.

Mon voyant d’auto-préservation se met à clignoter aussi violemment qu’un sapin à la veille de Noël face à ses mots, alors que je me raidis malgré moi entre ses bras. Qu’est-ce qui lui prend, soudain, de dire ce genre de trucs ? Et pourquoi il y a cette espèce de détresse dans ses paroles, qui me fait serrer la mâchoire bien trop fort ? Est-ce qu’on dit vraiment ce genre de choses à son plan cul ? Je me recule légèrement, suffisamment pour pouvoir plonger mes yeux dans son regard sombre et blessé. Un regard qui me serre un peu le cœur malgré moi. Mes insinuations au bord du lac ont l’air de l’avoir vraiment chamboulé, et j’en suis désolée. Mon intention n’était pas de le blesser. Elle ne l’a même jamais été. Enfin…il doit bien s’agir de ça, non ? De ma réaction face à la péniche qui l’a plongé dans cet état ? Qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ? Je n’ai pas le cœur à remuer davantage le couteau dans la plaie, ni même l’envie, d’ailleurs, et ne pose aucune question, malgré toutes celles qui se pressent contre mes lèvres. Je crois que quelque part, au fond de moi, j’ai peut-être peur d’entendre ses réponses.

De toutes façons, je n’ai pas plus envie que lui de passer la nuit toute seule à l’étage, ailleurs qu’à ses côtés, et je fais volontairement l’impasse sur le reste de sa phrase, qui fait battre mon cœur un peu plus vite. Je crois que je flippe…non, je sais que je flippe, plutôt. C’est typiquement le genre de phrases qui m’aurait fait ramasser mes fringues sans prononcer le moindre mot, et qui m’aurait fait me barrer, des années plus tôt, quand le monde avait encore un sens. Pourtant, ce soir, malgré l’angoisse que ces mots réveillent en moi, je n’ai aucune envie de quitter la maison, ni même de m’éloigner. Peut-être que ce sera une bonne chose, finalement, qu’il finisse par me ramener au laboratoire, et d’être un peu privée de sa présence, même si pour l’instant, je suis incapable d’y voir le moindre bénéfice.

J’ai bien conscience qu’il s’agit de notre dernière nuit ensemble, et je n’ai pas envie de gâcher plus les choses que ce que j’ai déjà fait. Je finis par glisser une main dans ses cheveux, avant de hocher légèrement la tête. « -J’en ai pas l’intention. » Je voudrais sourire, mais je trouve la situation mortellement sérieuse, et malgré tous mes efforts, je n’arrive même pas à faire trembloter la commissure de mes lèvres. Je laisse ma main retomber sur son épaule, puis descendre le long de son torse, avant de me redresser doucement, sa main toujours dans la mienne. Je l’entraîne avec moi, m’arrêtant un instant les sourcils froncés quand je le vois tanguer subitement, preuve qu’il a sans doute un peu trop descendu la bouteille. J’attends d’avoir l’impression qu’il ne va pas s’effondrer au premier pas qu’il fera, puis attrape la bouteille dans mon autre main, avant de nous entraîner en dehors du salon, puis vers les escaliers, portant la boisson à mes lèvres pour en boire une lampée.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Dim 17 Déc - 21:10
Joey, l’éternelle magicienne qui d’un souffle, d’un mot, me fait revivre d’entre les morts.  Elle n’a pas l’intention de me laisser, elle est là, elle est contre moi. Un moment d’apaisement inouïe après les souffrances que je viens d’endurer. Quand je dis qu’elle est un soleil, je crois qu’elle est plus que ça pour moi, dangereusement beaucoup plus. Sa caresse, si douce, si féminine, de celles que je ne pense pas que l’on puisse se lasser, me fait presque fermer les yeux pour mieux savourer ce contact.  

Je ne suis pas seulement ébréché par une vie rudes de revers brutaux et de rejets blessants, je crois que je suis beaucoup plus abimé que ça. Et ça me fait peur de me dire que je suis en train se survivre grâce à ce que je veux désespérément voir comme de l’affection. Les illusions de pouvoir compter un peu plus qu’un plan cul reviennent au galop pendant que la voix aigre de Robin me susurre qu’elle ne fait cela que parce qu’elle se sent redevable que je l’ai sauvée. Je préfère mes mensonges.


Je panique presque quand elle se redresse à l’idée que je n’ai peut-être pas compris ses intentions, elle veut peut être me laisser finalement que c’était juste sa façon de me dire au revoir. Je pense que je dois la regarder comme un petit garçon angoissé d’être laissé sur le bas coté de la route mais sa main reste dans la mienne et elle m’attire dans son sillage.

Je suis juste ensorcelé par cette femme et je crois que je la suivrais même si elle m’emmenait me jeter dans une horde. Je me souviens que j’ai quand même pas mal bu quand je me retrouve debout et que le sol me semble tanguer, mais je me reprends vite, il m’en faut plus pour être vraiment torché, je suis à peine grisé… et aussi dangereusement désinhibé.

Je la suis avec une docilité rare dans les escaliers pour aller vers la chambre, pas mécontent qu’elle ait pris la bouteille avec nous. J’ai peur de tout gâcher d’un geste, d’une parole. Je la regarde boire une lampé en route. Pour se donner du courage ? Je me ressaisis un peu quand nous arrivons dans la chambre et qu’elle referme la porte derrière nous.

J’en envie de tellement de chose que je ne suis pas sur que la nuit sera suffisante. Je l’attire doucement contre moi et l’embrasse comme j’ai toujours voulu le faire. C’est doux et intense à la fois, il n’y a pas cette forme de possession habituel dans une petite joute buccale mais plus une sorte… d’offrande ? Je ne sais pas vraiment expliquer ce que je suis en train de faire, mais je sais que, d’une certaine façon, je me rends encore plus vulnérable et pourtant, j’ai besoin de ça.

Je me détache, non sans difficultés tout en passant ma main sur sa nuque.

« Attends-moi une minute s’il te plait… »

Je l’embrasse fugacement avant d’aller dans la salle de bain pour lancer l’eau chaude dans la baignoire de luxe de cette pièce qui est plus grande que la chambre que j’avais chez Logan. Je retourne retrouver Joey, j’aimerais bien sortir une blague à la con, me montrer comme le petit con que je suis habituellement avec toutes les filles. Mais elle n’est pas toutes les filles. J’ai besoin de lui caresser a nouveau le visage et de la regarder comme un rêve qui risque de disparaitre a tout instant, avant d’arriver à lui parler.

« Je sais que je t’ai dit qu’on allait faire ce que tu voulais, mais avant je crois qu’on a mériter de se détendre un peu ? »

J’arrive a lui faire un sourire taquin mais il disparait aussi vite que je commence a la déshabiller. Lentement, avec une étrange sensation que je n’ai jamais ressentie, une forme de tension et de gravité tellement nouvelle. Je crois que je serais moins délicat si j’étais en train d’ôter les vêtements d’une déesse. J’ai l’impression de redécouvrir son corps comme si c’était la première fois que je la voyais nu. Peut être est ce que c’est la première fois que l’on prend notre temps pour cette opération. Je la dévore des yeux et pourtant, je n’ai pas envie de lui sauter dessus.

Avec un peu d’aide je fini dans la même tenue qu’elle. Je pense que le jour où j’ai été depucelé j’étais moins fébrile. A mon tour de lui prendre la main et de la guider contre moi pour lui voler un baiser avant de la prendre dans mes bras et la conduire vers la salle de bain adjacente, dans les volutes brumeuses de vapeur d’eau.

Je la regarde dans les yeux comme je ne l’ai jamais regardé. Une promesse muette de prendre soin d’elle dans les yeux.  Je fini par nous plonger tous les deux dans l’eau chaude du bain. Je l’installe sur moi, son dos contre mon ventre, sa tête contre mon épaule. J’ose laisser ma main lui caresser lentement les épaules tout en lui semant des petits baisers dans le cou. Je n’avais jamais pris de bain a deux de ma vie, mais j’avoue que c’est encore mieux que je me l’imaginais avec Joey en ondine.

J’ai vraiment peur de ce que je pourrais dire, alors, une fois de plus, je me contente de laisser parler mon corps. Spontanément mes mains arrivent en bas de sa nuque et je commence a la masser en fredonnant cette chanson que j’aime tant, le tourbillon de la vie.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Dim 17 Déc - 21:10
On monte les escaliers jusqu’à ce qui a été ma chambre pour ces derniers jours, nos chiens relevant la tête à notre passage, en battant la queue, sans doute contents de nous voir. Mais il ne vient à l’esprit d’aucun d’entre nous de s’arrêter pour leur dispenser la moindre caresse, même si je ne doute pas un seul instant que c’est ce qu’ils attendent. Au lieu de quoi, on arrive dans la chambre, et je referme la porte derrière nous, pose la bouteille de Téquila sur la table de chevet, et me laisse attirer contre Isha, qui dépose ses lèvres contre les miennes. C’est doux, bien plus doux que tout ce qu’on a pu faire jusque maintenant, enfin, sauf cette nuit-là, et je finis par glisser mes mains dans le dos du brun, me rapprochant davantage de lui.

Quand il se recule pour me demander une minute, j’acquiesce en silence, avant de parcourir les quelques pas qui me séparent de la bouteille, dont j’avale de nouvelles gorgées, pensive. Je me dis bêtement que l’alcool que j’ingurgiterai pourra sans doute troubler mes pensées, et c’est sans doute une très bonne chose. Les pas d’Isha dans mon dos me font me retourner, et il est de nouveau là, à mes côtés, tandis que de l’eau semble couler dans la salle de bain attenante. Il me caresse doucement le visage, de cet air si sérieux qui me fait toujours un drôle d’effet, et je ne peux que plonger mon regard dans le sien, incapable de savoir exactement quoi répondre. J’étais bien plus à l’aise quand on se contentait de s’arracher nos fringues sans chichi, et de s’envoyer en l’air un peu partout sans se poser la moindre question. Sauf que ces derniers temps, j’ai l’impression que quelque chose a changé, sans que je sache pourtant mettre le doigt sur ce que c’est exactement. Et ça me fait flipper un peu plus que je ne voudrais l’admettre, si bien que je n’arrive à lui faire aucun sourire en réponse au sien. Je n’aime pas ce sérieux, je n’en ai pas l’habitude. Et encore moins avec lui.

Ses doigts commencent à s’activer sur la fermeture éclair de ma veste de pompier, et je me laisse faire, sans chercher à lui virer ses fringues pour l’instant. Il se fait délicat, comme s’il avait peur de me briser, et je n’esquisse aucun autre geste que de passer mes doigts dans ses cheveux noirs quand il se baisse pour virer mon sous-vêtement. Je suis nue, comme des tas et des tas de fois auparavant, et pourtant, je crois que c’est bien la première fois que j’ai l’impression de me sentir rosir. Merde alors, c’est quoi ça encore ? Depuis quand je fais partie de ces nanas dont les joues deviennent rouge face au regard des hommes ? Aucune idée, mais je n’ai pas envie de me pencher sur la question pour l’instant, et à la place, je commence à lui retirer doucement sa veste en cuir, celle qu’il m’avait prêté lors de notre rencontre. Ses fringues finissent par retrouver les miennes, au sol, et on est là, comme deux imbéciles, nus comme des vers, à se regarder dans le blanc des yeux.

Je me retrouve dans ses bras sans même comprendre son intention, et passe mes bras autour de sa nuque, tandis qu’il nous transporte dans la salle de bain, et que je vois la baignoire remplie d’eau. Un bain, sérieusement ? Son père n’a déjà pas l’air de m’apprécier des masses, j’imagine que ce serait encore pire s’il découvrait qu’on gaspillait les réserves d’eau du groupe aussi futilement que pour se prélasser dans un bain. Mes yeux s’écarquillent malgré moi, et on se retrouve dans l’eau chaude avant que je n’ai le temps, ou l’envie, d’esquisser le moindre geste. Je me retrouve calée contre lui, crispée comme pas possible, aussi tendue que des nuits plus tôt. Les mains d’Isha se posent sur mes épaules, ses lèvres aussi, et même si c’est agréable comme jamais, ça ne parvient pas à me détendre un tant soit peu. Je ferme les yeux en me forçant à me laisser aller davantage contre la peau du brun, et même si l’opération est coûteuse en temps, une fois encore, la magie opère, entre ses mains étonnamment délicates. Depuis quand fait-il…non, depuis quand fait-on, ce genre de choses ? Je fais glisser l’une de mes mains sur sa cuisse, et je crois que je me détends peu à peu. Entre l’alcool que j’ai bu, certes en petite quantité, la chaleur de l’eau, et les bons soins d’Isha, j’ai là un combo parfait pour oublier la tension qui crispe mes épaules.

Le temps passe, l’eau refroidit peu à peu, tandis qu’on ne prend pas vraiment la peine de se parler, juste de laisser nos doigts glisser sur la peau de l’autre, sans pourtant qu’il n’y ai rien de sexuel dans nos gestes. Ça me fait flipper, mais c’est aussi étrangement apaisant, et agréable. Je crois même que je pourrais y prendre goût, et cette simple idée fait battre mon cœur un peu plus vite. « -Isha ? » Il me répond d’un vague « hm », ses doigts continuant leur savoureux massage sur ma nuque. Je me mords fort la lèvre inférieure, pas certaine de vouloir vraiment ouvrir la bouche, et poser cette question qui me brûle les lèvres. Pourtant, malgré mes appréhensions, je me lance quand même, sans y réfléchir plus longtemps. « Qu’est-ce qu’on est en train de faire ? » Je crois que lâchement, je suis bien contente de savoir que je suis dos à lui, et que je ne peux pas voir l’expression sur son visage. « -Et me répond pas qu’on est en train de prendre un bain, ça j’en ai bien conscience… » Je commence à connaître sa manie de jouer avec l’humour, ou quelque chose qui y ressemble, quand il est mal à l’aise.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Dim 17 Déc - 21:11
Elle avait des yeux, des yeux d'opale
Qui me fascinaient, qui me fascinaient
Y avait l'ovale de son visage pâle
De femme fatale qui m'fut fatal
De femme fatale qui m'fut fatal


Ce bain pourrait paraitre anodin. On s’est quand même vu nus un poquet de fois. Pourtant il y a une forme de sensualité inédite qui rend les choses presque intimidantes et pourtant terriblement agréables aussi. Elle est tendue contre moi, je le sens bien, mais a force de massages, de baisers, je à sens, petit a petit, se laisser aller au point de tenter ce qui ressemble a une caresse timide contre ma cuisse.

Je me suis soûlé en l'écoutant
L'alcool fait oublier le temps
Je me suis réveillé en sentant
Des baisers sur mon front brûlant
Des baisers sur mon front brûlant



C’est une petite victoire de ressentir qu’elle arrive à me faire suffisamment confiance pour s’abandonner à cet étrange plaisir de juste partager l’intimité d’une baignoire. Après avoir connu l’effervescence sexuelle de deux adolescents en chaleur, ce virage étrange, et pourtant tellement plus fort à mes yeux, me donne l’impression d’être plus proche d’elle que je ne l’ai jamais été. Peut être que l’alcool y joue un rôle. Mais je suis bien. Quand je sens l’eau trop fraichir, du pied, je relance de l’eau chaude.

On s'est connu, on s'est reconnu
On s'est perdu de vue, on s'est r'perdu d'vue
On s'est retrouvé, on s'est réchauffé
Puis on s'est séparé


Cette pompe et ce filtre, j’ai failli crever pour le rapporter, j’estime avoir le droit de jouir de mon exploit au moins un peu ce soir. Surtout si c’est notre dernier soir. Je continu a la masser doucement en fredonnant le tourbillon de la vie quand elle brise le silence d’une question. Ce que nous faisons là ?

Je ne peux m’empêcher de sourire quand elle précise qu’elle n’attend pas que je lui réponde que nous prenons un bain. Elle commence à trop bien me connaitre. Je me redresse un peu pour l’enlacer plus confortablement dans mes bras.

« Que veux tu que l’on fasse d’autre que prendre un bain ? Nous délasser un peu dans de l’eau chaude ? En fait je vais être honnête, je en sais pas ce que l’on fait, mais c’est agréable non ? »

Je sais que je dois minimiser mes mots, il y a une pente dangereuse dont j’ai pertinemment conscience que la prendre serait une chute aussi douloureuse que mortelle. Je me sens trop a mon aise dans ce bain, avec Joey dans les bras, comme si le temps était suspendu, comme si les malheurs ne pouvaient pas nous atteindre, comme si la séparation n’arrivait pas trop vite.

« Tu n’es pas bien là avec moi ? »

Une partie de moi panique que j’ai posé cette question. Je sens l’aiguille de l’horloge de mon apocalypse se rapprocher dangereusement de minuit. Aussi, je me sens obligé de rapidement poser une autre question :

« Tu ne m’as pas dit si tu te sentais bien au Labo ? Tu as des amis là-bas ? Tu aimes y vivre ? »

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Dim 17 Déc - 21:13
Ouais, c’est vrai ça. Qu’est-ce qu’on fout là, à gaspiller de l’eau, à se faire des mamours, et à passer du temps silencieusement lovés l’un contre l’autre ? C’est pas un truc de couple, ces machins-là ? Et jusqu’à preuve du contraire, on est tout sauf ça. On est deux imbéciles qui ne se connaissent pas vraiment, qui passent un temps considérables nus, à prendre leur pied, à se chamailler comme des mômes à la moindre occasion. Et même si je suis une vraie quiche en la matière, je suis certaine que ce n’est pas ce que font les couples. Mais toutes mes questions meurent sur mes lèvres, parce que je n’ai pas le courage d’entendre la moindre réponse. Pas ce soir, pas alors que d’ici quelques heures, j’aurai rejoint le labo. Ouais, il a sans doute raison. On ne fait rien d’autre que se prélasser dans des litres et des litres de flotte chaude, à se faire des câlins. Et oui, c’est agréable. Peut-être même un peu trop. Je fais glisser mes mains le long de ses bras, et colle la paume de mes mains au dos des siennes, insinuant mes doigts entre les siens. Je me laisse même aller à me reposer entièrement contre lui, laissant ma tête partir en arrière.

Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de me raidir une nouvelle fois, très brièvement, quand il me demande si je ne suis pas bien, là, entre ses bras. La réponse est « si », et c’est sans doute ça le problème. Mais je n’ai pas le temps de répondre qu’il enchaîne sur d’autres questions, le labo, encore une fois. Et je n’ai pas particulièrement envie de parler de cet endroit que je vais rejoindre un peu trop tôt à mon goût. « -Tout se passe bien là-bas… » Je me montre avare de détails, ce n’est même pas conscient, c’est juste que j’ai l’impression que demain matin va arriver trop rapidement, et qu’il me semble bête de passer du temps à parler de ça. Ce n’est pas insignifiant pourtant, j’apprécie même qu’il me demande ça, ça me donne l’impression de compter un peu. Je devrais peut-être éviter de lui dire que même si je me sens parfaitement bien dans ce laboratoire qui m’a accueilli des mois plus tôt, je ne m’y suis jamais sentie aussi bien qu’ici, avec lui, à faire ce truc inclassable. Et cette simple constatation me fait serrer la mâchoire.

Je garde le silence plutôt que de lui livrer ce que j’ai exactement sur le cœur, parce qu’à quelques heures du départ, ce serait totalement stupide. Au lieu de quoi, je laisse un léger frisson de bien-être quitter mes lèvres et ferme les yeux. Et c’est reparti pour l’un de ces longs silences entre nous, qui sont pourtant tout sauf gênants. Je crois même que je les apprécie particulièrement. Je ne sais pas depuis combien de temps on est dans l’eau, ou depuis combien de temps on n’a pas parlé quand je finis par rouvrir les yeux. Je me sens molle comme jamais, et je finis par me redresser en me détachant d’Isha. « -On devrait sortir de là avant de s’endormir. » Parce que clairement c’est ce qui va m’arriver si je ne me bouge pas un peu. Je me relève et sort de la baignoire sans même faire attention à l’eau que je fous un peu partout. J’aurai bien le temps de nettoyer tout ça plus tard. J’attrape l’une des serviettes posées un peu plus loin, pourtant, ce n’est pas pour moi que je l’utilise. Je m’approche d’Isha qui vient de sortir de l’eau à son tour, et j’entreprends de lui sécher les épaules, les bras, le torse, le ventre, le dos. Bref, le genre de trucs que je n’ai jamais fait avec personne, mais qui ne me déplaît pas vraiment. J’esquisse un léger sourire en coin quand je le sens, comme à son habitude, se raidir légèrement. « -Détends-toi. » Je finis par balancer la serviette par terre, et déposer doucement mes lèvres sur sa peau, traçant une ligne sur ses épaules, d’une clavicule à une autre.

Je finis par relever mon regard vers lui, avant de glisser mon regard dans le sien, dont une mèche noire cache la vue. Je la vire de là d’un geste de la main, comme bien souvent d’ailleurs, avant de repenser à ce qu’on s’est dit dans la baignoire. « -La réponse est si. Je suis bien là, avec toi. » Wait ! Je viens vraiment de dire ça ? Gênant. Pas du tout le genre de trucs qui sort habituellement de ma bouche. Je détourne le regard, le corps encore mouillé, pour aller me planter devant le miroir, et passer une brosse dans mes cheveux trempés pour les démêler un peu. Pourtant, malgré l’opération, je ne quitte pas le reflet du brun dans le miroir. « -Dommage que ça doive s’arrêter d’ici quelques heures… » Je finis par lui faire face de nouveau, me mordillant la lèvre inférieure. C’est vraiment dommage qu’il n’existe pas un moyen de pouvoir stopper le temps. Genre…pour toujours.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Lun 18 Déc - 20:19
Je crois que Joey et moi partageons un curieux point commun. Nous aimons les silences apaisants a priori. Je l’ai sentie peu encline à me répondre plus que les quelques mots qu’elle m’a lâchés, et je n’ai pas eu envie d’en demander plus. En fait, ce n’est pas pour rien que ma chanson préférée c’est Enjoy the silence. Contrairement a ce que pouvait penser de moi Bruce, je ne suis pas un bon orateur, même si j’ai eu quelques rares coups d’éclats chez les Punisseurs, surtout du fait de Robin, je n’arrive pas souvent à vraiment mettre des mots sur ce que je ressens. Du coup ça me met souvent mal à l’aise et dans des situations inconfortables.

Le silence qui nous unis avec Joey est tout sauf pesant, il est bienfaiteur. Avec juste quelques caresses et ce moment rien qu’à nous, j’ai l’impression que l’on partage plus qu’avec des heures de dialogue. On est juste bien.

Ai-je le droit de dire que je pense passer le meilleur moment de ma vie ? Avec toutes les horreurs qui surviennent, tous les drames qui gravitent autour de nous, c’est plus qu’indécent. Je suis vraiment un putain d’égoïste. Et pourtant, le cauchemar de la réalité semble bien loin, presque chassé par la magie de ma lumineuse Joey.

La douceur de son corps contre le mien et la chaleur de l’eau m’enveloppent dans une bulle de sérénité irréelle. Je suis hors du temps, hos de cette vie de merde qui m’esquinte un peu plus chaque jour, je suis juste là avec la femme qui me rend meilleur dans les bras. Non, en fait elle ne me rend pas meilleur, elle rend mon existence merveilleuse. Elle a se pouvoir sur moi de tout rendre beau où insupportable. Je pourrais passer la nuit ainsi, voir beaucoup plus. En fait je me demande si on peut se lasser de ce genre de situation et surtout d’elle.

Je ne sais pas encore comment je vais réussir a la quitter demain alors que toutes les fibres de mon être ne me hurlent une seule chose : rester auprès d’elle a jamais, la garder captive dans mes bras jusqu’à ce qu’elle se rende compte que je pourrais peut-être être le bon. Sans la menace qui plane sur sa vie, je pense sincèrement que j’aurais déjà annulé son retour.

Quand elle donne le signale pour quitter notre cocon d’eau chaude, je la suis avec une certaine curiosité. Surtout quand je la vois prendre une serviette pour… m’éponger ? J’ai un moment de recul, mais en quelques mots tendres, elle me fait oublier cette peur viscérale d’être touché. Je me laisse docilement faire entre ses mains, tout en la regardant avec une intensité rare. Sait elle qu’elle est la première a me prodigue toute ses attentions, tous ses gestes doux ? Non elle ne peut pas le savoir. Comme elle ne peut pas se douter que de me laisser ainsi faire entre ses doigts n’est pas naturel pour moi, même si je dois avouer que j’adore étrangement me faire « cajoler » de la sorte, c’est une sorte de gage de confiance que je lui offre.


Je m’arrête de respirer quand, presque timidement, elle m’avoue qu’elle est bien avec moi, et qu’elle aimerait bien que cela continu. Je reste à la regarder avec autant d’espoir que de douleur. C’est injuste, trop injuste… Au bout d’un moment je vais la rejoindre devant le miroir et l’enlace, comme si cela pouvait la retenir elle, le temps, et tout ce qui joue contre nous.
Je regarde notre reflet dans le miroir et je m’étonne du couple si improbable que j’y vois. Elle, si parfaite, si belle, si délicate, avec sa peau laiteuse, et moi si grossier et laid avec tous mes cicatrices sur tout le corps. On pourrait poser pour une représentation de la belle et la bête.
J’attrape une serviette et je l’entoure avec avant de lui déposer quelques baisers dans le cou, une façon d’essayer de lui faire comprendre à quel point ca me touche ce qu’elle vient de dire. Je finis par la retourner pour la serrer contre moi et essayer de lui sourire malgré cette espèce d’émotion nouvelle qui me serre la gorge.

« Je n’ai pas envie de dormir ce soir, je veux profiter de chaque minute qu’il nous reste… »


Je préfère me taire ici plutôt que de prendre le risque que la tequila ne m’en fasse dire de trop. Je me contente de lui caresse le visage en essayant de graver son visage a tout jamais dans ma mémoire. Après un dernier baiser, je l’entraine doucement vers le lit où je compte bien voir si on arrive a refaire cet étrange façon de se donner du plaisir.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Mer 20 Déc - 22:40
C’est assez étrange de livrer ce qu’on a sur le cœur, en fait. C’est une opération compliquée de trouver les mots justes pour exprimer exactement ce qu’on ressent, sans minimiser les choses non plus. C’est bizarre, mais j’ai l’impression que ça fait comme si on donnait un petit bout de soi. Et ce n’est pas forcément désagréable. Comme ça ne l’est pas non plus de sentir les bras d’Isha s’enrouler autour de moi, et sentir son torse contre mon dos. Je me laisse même aller contre lui, sans quitter un seul instant notre reflet dans la glace, où je croise son regard. On finit par se retrouver face à face, moi enroulée dans une serviette, et lui complètement nu. Notre manque de pudeur réciproque pourrait m’arracher un sourire, si je ne me sentais pas aussi intimidée par cette intimité toute nouvelle entre nous. Je ferme les yeux quand ses lèvres se posent sur mon cou, et laisse échapper un soupir d’aise. Hum…il faut vraiment que ça se termine ?

Cette fois, sa petite phrase parvient à faire relever légèrement le coin de mes lèvres. Ça tombe plutôt bien, parce que je n’ai pas vraiment l’intention de dormir non plus. Bien au contraire même. Mais plutôt que d’utiliser de vaines paroles en l’air pour le lui dire, je me dis qu’il vaut mieux lui montrer ce qu’il en est. Je me laisse donc volontiers entraîner vers le lit, et une fois arrivés devant, je le pousse vers le matelas d’un air taquin, avant de venir le couvrir de mon corps. J’ai l’impression d’être tiraillée, déchirée même, entre mon envie de prendre mon temps, et de profiter une dernière fois de chaque petite parcelle de son corps, et celle de laisser tout le désir qu’il m’inspire s’exprimer, de toute sa force. C’est un combat assez inédit, que je n’avais jamais expérimenté, et je ne sais pas trop par quel bout gérer la situation.

Penchée au-dessus d’Isha, je finis par poser mes lèvres sur les siennes, et comme toujours dans ces moments-là, mon cerveau se déconnecte, et mon corps prend le relais. Je me fais la remarque fugace que ce soir, c’est d’ailleurs peut-être plus mon cœur qui est aux commandes, mais la voix se meurt presque aussitôt dans mon esprit, alors que mes doigts glissent sur le corps du brun. Il se crispe, bien moins qu’au début malgré tout, mais suffisamment pour que je le remarque. Je me redresse un peu, suffisamment pour plonger mes yeux dans les siens. « -Tu m’avais demandé de te faire confiance à la boutique, tu te souviens ? Maintenant, c’est à toi de me faire confiance… » J’arrive à argumenter mes propos d’un petit sourire en coin, et après lui avoir volé un dernier baiser, je finis par faire descendre lentement mes lèvres sur son corps, dont j’ai envie de mémoriser le contact, la saveur, l’odeur. J’ai l’impression que l’opération lui coûte un peu, du moins au début, mais je le sens se détendre peu à peu, et c’est une petite victoire. Une petite victoire dont je profite largement pour laisser ma bouche parcourir sa peau chaude, et mes mains également.

Mais Isha ne serait pas Isha s’il se laissait cajoler plus de cinq minutes sans réagir, et il finit par inverser nos positions dans le lit, et je me retrouve en-dessous de lui, sans pour autant que cela me dérange. On prend notre temps, c’est assez nouveau, mais ça ne fait que monter davantage le désir qui me consume déjà. « -Embrasse-moi. » Ce n’est qu’un murmure, mais je sais qu’il l’a parfaitement entendu, lui qui semble plus à l’écoute de mes propres besoins ou envies que des siens. Et nos lèvres finissent par se retrouver, pour ne plus se lâcher. La température monte lentement, surement, dévastant sur son passage les quelques faibles barrières que j’avais encore dressé inconsciemment. Et c’est…doux, tendre, sensuel également. Le genre de moment qui saurait réchauffer par ses souvenirs la moindre nuit de solitude. Et je ne doute pas qu’après ce soir, il y en aura plus d’une.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Mer 20 Déc - 22:52
C’est assez amusant en fait. Je me connais bien, du moins, je le pensais jusqu’à ce jour. Je sais qu’au pieux, je suis un dominant, j’ai un besoin de possession parfois excessif avec mes partenaires pendant l’acte. J’ai ce besoin de ressentir le plaisir que je leur impose presque et d’avoir le sentiment assez prétentieux d’être le guide. Malgré le traumatisme qui me hante toujours, j’ai gardé mes envies et fantasmes au lit. Enfin, je les avais gardés, car je crois que tous mes codes et certitudes sont en train de basculer parce qu’un petit morceau de femme intrépide en a décidé autrement.

Finalement c’est avec de la douceur et de la patience qu’elle a réussie a presque amadoué une partie de mon être. J’ai vraiment l’impression d’être un chien fou dont elle gagne petit a petit la confiance. Ne l’avais je pas prévenu que j’étais mauvais, que j’étais dangereux ? N’a-t-elle pas failli mourir déjà a cause de moi ? Mais voilà, Joey reste Joey, et quand elle a décider de voir du bon quelque part, je crois qu’elle arrive a faire le miracle de créer ce bon.

En tout cas moi je me sens diffèrent sous ses doigts. Oui ca me fait peur. Tout est tellement nouveau, je suis en train de disputer une partie d’un jeu dont je n’ai pas les règles, je ne connais pas les cartes et je n’ai pas d’idée des enjeux, pourtant, je suis content de la faire cette partie. Sa façon a elle de me rassurer, de me demander une confiance qui lui est déjà acquise depuis des jours, de m’embrasser avec cette forme de douceur pleine de promesse si enivrante.  

Elle me rend fou comme personne ne l’ai jamais fait. Elle me laisse le temps qu’il faut pour savoir m’abonner complétement et la laisser faire comme elle m’avait laisser explorer son corps il y a plusieurs nuits de cela. Mais très vite je ne tiens plus, Joey est trop attirante pour que j’arrive a rester plus longtemps a profiter de ses caresses.

Mais étonnent la danse qui s’exécute naturellement entre nous est dans la continuité de cette nouvelle forme de plaisir que nous avons trouvé. Ce jeu de caresse de baiser, ce besoin de prendre notre temps, ces longs regards ponctués de geste tendre et complice, se besoin étrange de se toucher, de ne pas seulement prendre mais aussi de donner. Et tout cela sans aucun calcul, sans aucune arrière-pensée, c’est simple, c’est naturel, c’est comme si on était a notre place l’un contre l’autre.

Et quand enfin j’entre doucement en elle, nos regards perdus l’un dans l’autre, nos doigts emmêlés et tant de promesse a chaque effleurement de nos lèvres, je retrouve cette façon si étrange de se faire du bien. Est-ce que c’est ça faire l’amour ?

Avalohn m’a bien prouvé que j’étais trop abimé pour être digne d’affection et que j’étais incapable de savoir ce qu’était le mot aimer. Pourtant, même si je sais bien que je ne suis qu’un plan q, ce soir, dans ses gémissements, entre ses cuisses et dans ses yeux, j’ai vraiment la sensation d’être aimé, pour de bon. Étrange sensation. Mais la nuit semble filer a toute vitesse.

Je fais un vœu du plus profond de mon âme, a qui voudra bien prendre la peine de l’entendre, je fais le vœux que mon géniteur ne soit plus, je fais le veux qu’en cette nuit Joey se rende compte que je pourrais entre le fameux « bon » qu’elle attend, et que de toute cette tendresse échangée une nouvelle vie soit créée.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Lun 25 Déc - 18:38
On n’a pas vraiment fermé l’œil de la nuit, même pas du tout pour être tout à fait exacte. Pourtant, si des semaines plus tôt on aurait simplement passé la nuit à baiser, puis à reprendre des forces pour recommencer aussitôt, cette nuit, ça a été différent. On est restés lovés l’un contre l’autre, en silence la plupart du temps, à s’échanger quelques mots par moment, et des caresses très souvent. C’était simple, calme, et ça avait un petit côté parfait également. J’étais persuadée quand je l’ai rencontré qu’on arriverait à s’entendre qu’en s’envoyant en l’air sans penser à rien d’autre, et je dois dire que je suis étonnée de voir qu’on s’entend encore mieux dans nos silences. C’est loin d’être gênant, c’est même…réconfortant. Ça met du baume au cœur, comme dirait Naya.

Il m’a fallu tout le courage du monde pour quitter le torse d’Isha sur lequel j’étais couchée pour aller me faufiler sous la douche, et finir par enfiler mes vêtements. Le petit-déjeuner n’est pas vraiment passé, il faut dire que mon moral a toujours eu une immense incidence sur mon appétit. Je fais traîner les choses volontairement, chaque geste, chaque action, dans le but de rester un peu plus longtemps, ce qui est totalement débile, puisque je sais bien que le moment fatidique finira par arriver, bien malgré nous. Je n’ai jamais été une grande fan des adieux larmoyants, bien au contraire, pourtant quand j’ai été dire au revoir à Riley et Harvey, je l’ai bien ressenti ce pincement au cœur qui a noirci encore un peu plus mon humeur.

C’est l’âme en peine que j’ai fini par rejoindre ma chambre…enfin, notre chambre j’imagine, après avoir fait un dernier tour de la maison. Mon sac sur le dos, je reste sur le seuil à fixer longtemps la pièce, comme pour en graver chaque centimètre carré. Une fois encore, c’est totalement con, j’ai passé tellement de temps alité à n’avoir rien d’autre à faire que d’admirer la déco que je pourrais me souvenir de chaque détail de la chambre. Et puis, très honnêtement, ce n’est très certainement pas de la couleur des murs ou de la forme de la lampe que je me souviendrais en premier quand je repenserai à cette maison qui m’a accueillie. J’ai un sourire léger en pensant à toutes ces parties de jambes en l’air qui se sont jouées dans la pièce, et aux premiers instants tendres qu’on y a également partagé, et qui surpassent tout le reste.

Isha m’attend au bas des escaliers, la mine sombre. Je reste sur la dernière marche, et glisse un doigt dans la poche de sa veste en cuir pour le rapprocher de moi. Je prends quelques secondes pour glisser mes yeux dans les siens, et lui adresser un petit sourire. Je me rends compte que je déteste le voir comme ça. Je pousse un léger soupir, avant de glisser la main dans ma propre poche de veste de pompier, où elle reste un petit moment. « -Je vais faire un truc niais, et j’aimerai que tu te moques pas trop de moi, d’accord ? » Je dis ça avec un nouveau sourire, comme pour essayer de détendre la situation, même si je sens bien que je suis crispée comme jamais. Je finis par en ressortir le collier qui orne d’ordinaire mon cou, en toutes circonstances, et le montre à Isha, alors qu’il repose au creux de ma paume ouverte. Le dessous du cygne porte une inscription gravée par les soins de ma grand-mère de cœur, ces mots qu’elle a été la seule à me dire de toute mon existence : « Je t’aime, Joséphine ». « -Naya était du genre superstitieuse. Très superstitieuse, même. Elle m’a offert ce collier quand je suis entrée à l’Académie. Elle était persuadée qu’il me protégerait, et…et vu que je suis toujours là, elle avait peut-être raison après tout. » J’hausse une épaule, je crois que ça me fait un peu mal de parler d’elle, maintenant. Quoi qu’il en soit, je finis par attraper le collier par la chaîne, et par le glisser autour du cou du brun. « -Peut-être qu’il aura le même effet sur toi. » Ou en tout cas je l’espère de tout mon cœur. J’esquisse un nouveau petit sourire, en me forçant malgré moi. J’ai l’impression de ressembler à une adolescente débile, mais quand je suis sortie de la douche plus tôt ce matin et que j’étais sur le point d’enfiler le sautoir comme d’habitude, j’ai compris que j’avais envie de lui donner le collier, malgré tout ce que ça implique. Je me sens un peu nue sans, comme s’il manquait un petit bout de moi, mais ce n’est pas vraiment dérangeant.

Je me sens un peu mal à l’aise face à tant de sentimentalisme, alors je finis par attraper le bord de la veste d’Isha, et par rajouter avec un sourire un peu plus malicieux. « -Oh, et je t’ai laissé un souvenir sous ton oreiller, pour les nuits où je te manquerai un peu trop ! » Je lui vole un baiser, avant de siffler pour appeler Bandit, qui profitait jusque-là du jardin avec ses nouveaux amis. Je m’en veux un peu de l’arracher à un tel climat, au jardin, à ce grand camp où il pourrait gambader en paix, mais je sais qu’il me manquerait trop, au quotidien. Je me sens un peu égoïste de le priver de cette liberté, et je me demande si dans son esprit de chien, il se rend compte de tout ça. Probablement pas, et c’est tant mieux. On repasse tous les deux devant Isha, et je vais installer chien et sac dans la voiture, en attente du grand départ, qui j’espère ne tardera plus trop. Je n’aime pas vraiment faire durer les opérations pénibles.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Lun 25 Déc - 22:48
C’est une lutte de chaque minute que de ne pas l’attraper par la taille en lui disant que je ne veux pas qu’elle parte, qu’elle a sa place ici, qu’on va trouver une solution pour mon géniteur. Sauf que je ne peux pas prendre ce risque pour elle, je ne veux pas l’enchainer a un mec qui est condamné et qui risque d’entrainer dans sa chute tous ses proches.

Le petit déjeuner est silencieux et j’ai autant de mal à manger qu’a parler. Je n’arrive pas à m’éloigner d’elle et tous les prétextes sont bon pour la toucher, la frôler, la caresser, pas au sens sexuel du terme, juste avec cette nouvelle forme d’étrange communication et de frissons que m’apporte le moindre contact avec sa peau.

J’ai du mal a accepter que dans peu de temps je ne pourrais plus sentir sa peau contre la mienne, que son odeur, sa chaleur, ses sourires, ses gestes tendres ne seront plus que des souvenirs a chérir. L’attente pour qu’elle finisse son sac et dise au revoir est un avant-gout de l’insoutenable qui m’attend. Il va falloir que je me reprenne rapidement si je veux que le vieux la lâche.

Je pense que j’ai la mâchoire serrée quand je la vois, je devrais lui sourire putain, même si elle m’oubliera vite, j’ai pas envie qu’elle garde en tête ma tronche de constipé. Je maudis mon géniteur et la vie qui est vraiment une sale chienne une centaine de fois avant de pouvoir la prendre dans mes bras.

Comment pourrais je me moquer d’elle alors que je reste plus que touché par le cadeau qu’elle vient de me faire et que je ne peux pas accepter. Mais je suis trop incrédule face a ce nouveau geste qui me déstabilise tellement ile st inhabituelle. Je sais a quel point elle tient au souvenir de Naya et je ne peux que saluer le désir commun au mien de la vieille femme, à savoir protéger l’intrépide petit soleil. Je le regarde et fronce les sourcils en lisant « Joséphine » dedans. Joey… Joséphine…. Oh merde… je n’ai pas le temps d’ouvrir la bouche qu’elle me lance avec un air taquin qui augure tellement de possibilité avec la surprenante Joséphine.

Mais je n’ai pas le temps d’aller voir, elle et bandit sont déjà dans la voiture. Je les rejoins, incapable de parler. J’effleure le pendentif avant de lancer le moteur. Je n’aime pas les voitures. J’ai du mal a me détendre mais lorsque j’effleure son genou en voulant passer une vitesse, je ne peux m’empêcher de croiser son regard et lui sourire.

« Naya ne va pas t'en vouloir que tu renonces a sa protection pour un crétin comme moi ? »


Je reprends plus sérieusement :

«Ca me touche plus que tu ne peux l’imaginer, je n’ai pas trop l’habitude que l’on me fasse des cadeaux, mais je ne peux pas accepter que tu te sépares de ton pendentif, c’est trop important pour toi… »

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Lun 25 Déc - 22:50
Bandit a du mal à accepter de rester gentiment sur la banquette arrière de la voiture, je me demande d’ailleurs si ce n’est pas la première fois qu’il monte dans l’une d’entre elles. Il jappe, gémit, et tente par trois fois de me rejoindre à l’avant, bien que je m’y oppose au départ. Mais son regard de chien battu finit par me faire craquer, et sa nouvelle tentative de me rejoindre se solde par un succès, et après m’avoir écrasé de ses pattes, il vient se positionner devant mon siège, comme il le peut. Je renonce à me montrer un minimum sévère, et je finis par le gratouiller distraitement derrière les oreilles, alors que la porte côté conducteur s’ouvre, et qu’Isha vient nous rejoindre.

Il s’installe sans un mot derrière le volant, les épaules raides au possible, la mâchoire serrée, en regardant droit devant lui. Je voudrais dire un truc marrant, un machin léger pour détendre un peu l’atmosphère, mais je sais d’avance que rien ne fonctionnera, et qu’aucun mot ne rendrait notre séparation imminente plus acceptable. Ou facile à vivre. Alors je fais comme lui, je continue de caresser Bandit, et je regarde droit devant moi, tandis qu’on s’éloigne de ce camp qui m’a accueillie pendant tout ce temps, et dans lequel je ne suis visiblement pas prête de remettre les pieds.

Quand Isha daigne enfin tourner la tête vers moi, et m’adresser un sourire, je lui réponds aussitôt par un similaire, avant de m’enfoncer un peu plus dans le siège. Un sourire, ce n’est pas si mal, pas vrai ? Il finit par prendre la parole, comme s’il se souvenait d’un coup comment on fait pour parler, lui qui n’a pratiquement pas ouvert la bouche depuis qu’on a quitté le lit ce matin. Je tourne donc mon visage vers lui, plissant légèrement les yeux face à ses paroles. Est-ce qu’elle m’en voudrait ? Je suis quasiment sûre que non. Il aurait fallu que je fasse quelque chose de vraiment très horrible pour que Naya m’en veuille, et espérait qu’un grigri et un peu de superstition puissent servir à protéger une personne d’un psychopathe n’en faisait sans doute pas partie. Je pourrais lui dire que je n’ai pas vraiment besoin d’un collier pour ressentir sa protection, parce qu’elle est toujours dans ma tête et dans mon cœur, et qu’il ne se passe pas un jour sans que je pense à cette brave femme qui m’a accepté dans sa vie et dans sa famille comme si j’étais vraiment de son sang. Mais ce n’est pas le genre de mots qui quittent mes lèvres en temps normal, alors je préfère répondre par un haussement d’épaule, qui veut à la fois tout dire, et rien dire du tout.

De toutes façons, Isha reprend déjà la parole, et je n’ai pas le temps de m’épancher plus sur le sujet. Je fronce légèrement les sourcils à ses paroles. Bien sûr que si il peut l’accepter, il a même intérêt d’ailleurs. Ce n’est pas un cadeau que j’ai fait à la légère, je savais parfaitement ce que je faisais quand j’ai passé le sautoir autour de son cou. Et pourquoi je le faisais. Je fixe longuement son profil, serrant la mâchoire malgré moi. Ce n’était pas un geste en l’air, fait sur un coup de tête, bien au contraire. Je sens mon cœur battre un peu plus vite malgré moi, alors que je me racle doucement la gorge, et prends une petite inspiration. « -Toi aussi t’es important pour moi. » Voilà, c’est dit. Et ça fait aussi bizarre de le penser que de le dire à voix haute. Encore des mots que je me pensais incapable de dire, peut-être aussi de ressentir, et pourtant, voilà où on en est. Je me sens un peu mal à l’aise, j’ai l’impression d’en avoir trop dit, et au pire moment, alors je me force à esquisser un léger sourire, et à fixer une nouvelle fois la route devant nous. « -Et puis, comme ça quand les choses seront réglées avec Joshua, tu seras obligé de venir au labo pour me le rendre. » C’est une piètre excuse, j’en ai bien conscience, mais je déteste quand la situation devient un peu trop sentimentale. Je n’ai pas l’habitude, et je n’ai pas l’impression de me retrouver dans ces mots-là, bien que je les pense.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Lun 25 Déc - 22:53
Je reste saisi par cet étrange déclaration et manque presque un virage. J'essaye de rester concentrer sur ma route mais je ne peux me retenir de lancer quelques regards en coins a ma passagère pour voir s'il n'y a pas des signes de taquinerie évidentes sui m'aurait échapper.

Je suis tellement incrédule a l'idée de pouvoir être important pour quelqu'un qu'à part dans le cadre d'un courage de gueule, je ne vois pas comment cela pourrait mettre adressé. Quand on est rien même aux yeux de sa mère, on s'habitue à rester une raclure de caniveau aux yeux de tous. Et puis, quand on oublie ou que l'on se fait trop de films, il y a toujours une personne, du genre Ava, pour vous rappeler a quel point vous êtes pitoyable avec vos espoirs de gosse.

Pourtant joey ne semble pas jouer avec moi. D'ailleurs, non seulement elle a l'air sérieuse mais en plus elle enfonce le clou avec cette demande qui fait écho à une promesse muette que je me suis faite. Si je survie à mon géniteur, je comptais bien venir me traîner a ses pieds en espérant qu'elle n'ait pas trouvé ce fameux "Bon" entre temps. Sauf que je n'ai pas le droit de lui demander de m'attendre ou qu'elle se sente obligée de le faire.

Je pense que je lui offre un pauvre sourire en même temps que ma main qu'il te le levier de vitesse pour se poser sur la sienne.

"Ca doit bien être la première fois que je serais important pour quelqu'un."

Je me rends compte que ma voix trahis certainement un peu trop l'émotion qui est la mienne. Je n'ai pas envie de lui dire que mes chances sont maigres, je préfère m'accrocher à ce et si... qui implique que tout n'est pas encore fini.

"Tu sais même sans ton bijoux, je n'envisageais  pas une seule minute ne pas te revenir après la mort de mon géniteur."

Je sers un peu plus sa main, ne l'abandonnant que le temps de passer des vitesses. Le labo n'est pas loin. Je meurs d'envie d'arrêter la voiture pour lui faire comprendre autrement a quel point elle me rend plus fort et me donne envie de me battre. Mais je connais trop mon vieux pour m'y risquer.

"Merci d'être aussi incroyable Joséphine..."

Le labo se profile déjà a l'horizon.

"Je te dépose a côté de la porte du labo et on se  retrouve dans ta chambre?"

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Lun 25 Déc - 22:57
C’est étrange, mais le dire à voix haute m’a fait beaucoup de bien. Un bien insoupçonné, même. Je sens bien les regards furtifs que me lance le brun, mais je prends le parti de faire semblant de ne rien voir, malgré le sourire en coin sur mon visage. Bandit me léchouille les doigts pour réclamer un peu d’attention, et je laisse ma main droite se perdre dans son pelage, et le caresser paresseusement, mais il ne semble pas en attendre davantage. Je finis par tourner mon visage vers Isha, qui me fixe avec une expression que j’ai du mal à déchiffrer, malgré le sourire contrit qui étire ses lèvres. Sa main retrouve la mienne, et je réponds à son sourire, avant de secouer lentement la tête de droite à gauche. « -Je peux pas te laisser dire ça. T’es important pour Logan, même s’il a eu du mal à le montrer hier. Et je suis persuadée que du haut de ses neuf mois, tu es important pour Octavia, aussi. » Je hausse une épaule, pas vraiment certaine de pouvoir le rallier à ma cause, et réussir à lui ouvrir les yeux sur ces personnes qui l’entourent, et dont il ne parvient pas à remarquer à quel point il compte pour eux. « -Je suis pas la seule à tenir à toi, Isha. » Il serait sans doute temps qu’il s’en aperçoive, et qu’il l’accepte. Et quand il finit par avouer qu’il serait venu me retrouver même sans le sautoir après l’épisode Joshua, je ne peux retenir un nouveau sourire en coin. « -Hé, c’est ton bijou, maintenant ! » est la seule chose que je parviens à lui répondre, même s’il n’est pas compliqué de voir à mon sourire que je suis plus que touchée par cet aveu.

Un nouveau silence s’étire entre nous, alors que je commence à reconnaître les lieux, les bâtiments. Le laboratoire se rapproche, et je n’ai qu’une envie, lui dire d’arrêter la voiture, et lui proposer de se barrer loin de Détroit. Mais ce serait stupide, irréfléchi, et je sais que je ne pourrais pas parcourir ces kilomètres qui m’éloigneraient de ma ville d’adoption sans ressentir une terrible culpabilité à l’idée de laisser derrière moi les personnes qui me sont chères, Aaron en tête. C’est le genre de décisions que je ne pourrais pas me pardonner. Alors je garde les lèvres closes, et je sens ma mâchoire se serrer davantage alors qu’on se rapproche de mon camp. Il finit par reprendre la parole pour me faire un compliment, et par prononcer ce prénom que je n’ai plus entendu depuis une éternité. Joséphine…je fronce un instant les sourcils, me demandant comment il peut connaître ce détail, alors que je ne lui ai jamais rien dit, puis je me remémore l’inscription que Naya a fait graver en dessous du cygne en origami. Je ne trouve rien à répondre, si ce n’est une petite grimace. Je n’ai pas vraiment l’impression d’être incroyable, la plupart du temps, ce n’est que mon instinct qui parle, particulièrement lors de tous ces instants tendres qu’on a partagés.

On arrive bien trop rapidement aux abords du labo, alors qu’Isha commence à ralentir, et finis par arrêter la voiture, alors que je me tourne vers lui. Je ne me cache pas pour grimacer une nouvelle fois face à ses propos, avant de fixer la porte en question, plusieurs mètres plus loin. « -T’es sûr que c’est une bonne idée ? Tu m’as dit toi-même que Cale apprécierait pas trop de te trouver dans son camp. » Je tourne ma mine passablement inquiète vers lui, avant de retirer ma ceinture, et de laisser un léger soupir quitter ma bouche. Je me mordille la lèvre en pensant à ce qui me retient réellement d’accepter sa proposition sans débattre, puis je me dis qu’au vu de ce que je lui ai déjà dit aujourd’hui, je ne suis plus à ça près. « -En fait…je suis pas certaine que j’arriverai à te laisser repartir une fois que tu seras dans ma chambre… » Je grimace légèrement, mais parviens malgré tout de même à esquisser un léger sourire. J’ai peur que si on ne se dit pas au revoir là, maintenant, dans cette voiture, on ne fera que retarder encore un peu plus l’inévitable, avec toute la dose de douleur que ça impliquera le moment venu.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Mar 26 Déc - 9:55
J’aime son étrange sourire en coin quand je lui dis que je compte bien revenir la voir si j’arrive a me démêler de cette situation. Je n’ose pas lui rappeler que la possibilité de ce happy end est plus que faible, que mon vieux est plus fort et plus tenace que n’importe quoi, qu’il a déjà mis Logan en défaut et que je ne sens pas les choses aller dans le bon sens. Je veux qu’elle garde ce sourire et moi je veux regarder vers cette petite lucarne d’espoir et m’y accrocher.

J’ai un pauvre sourire quand elle évoque Logan et Octavia. Je ne dis pas que je ne suis pas important pour eux, mais sincèrement je suis sûr que si je calanche, Octavia ne s’en apercevra pas et je n’ai pas envie de lui expliquer que malgré tout, je n’ai pas le même sang que celui que j’appelle mon père. Je ne suis que le délinquant qui lui apporte des emmerdes à la chaine et je ne doute pas que s’il doit choisir entre sa famille de sang et moi, son arbitrage ne sera pas en m’a faveur.

Elle peut dire ce qu’elle veut, ca sera toujours son pendentif, le cadeau d’amour d’une femme qui tenait a elle. J’essaye de me persuader que je saurais lui rendre. Je manque d’éclater de rire quand je l’appelle Joséphine. J’aime bien cet étrange prénom. Il est à la fois doux, délicat et compliqué, tout elle. Elle ne me répond pas pour savoir si c’est Français ou pas. Je me suis peut-être trompé dans le choix des mots ou mon accent est merdique. Depuis la mort d’Avalohn, je ne parle plus beaucoup Français.

Je gare la voiture près du Labo quand elle pose une bonne question. Ouai c’est de la folie que de retourner me foutre dans la merde dans cet endroit ou Cale s’est juré de me tirer comme un lapin a vue. A mon humble avis si je le croise, je n’aurais pas le temps de demander de l’aide à Iris ou Ruth. Mais Joey arrive a me tirer de mes réflexions « raisonnables » grâce a une petite remarque tout sauf anodine pour moi.

Je lui caresse doucement le visage avant de me rappeler que c’est le dernier endroit ou il faut le faire si le vieux n’est pas loin a nous guetter.

« Je crois que tu vaux la peine que je cours ce risque. Joey, je ne pourrais pas partir sans être sur que tu es bien installée, que tout va bien pour toi… et même si ca va être compliqué de partir, je veux toutes les minutes que l’on pas passer ensembles, TOUTES. »


Je lui fais un petit clin d’œil avant de m’assurer qu’elle n’est pas trop chargée pour arriver aux portes du labo sans aide et sans risquer de réouvrir sa blessure. Je sais bien que ca l’agace que je prenne soin d’elle, mais je dois avouer que non seulement c’est une seconde nature pour moi, mais en plus, j’adore ça.

Je la laisse aller pendant que j’use de tous mes talents de voleurs pour passer par la barricade ou j’avais déjà fait mes preuve avec Ruth. Je ne tournicote pas trop longtemps avant d’arriver à la porte de la chambre de Joey. Maddie les avait prévenus qu’elle était encore en vie, ils n’ont donc pas du réattribuer l’endroit a une autre personne.

Je suis quand même soulagé de ne pas tomber nez a nez avec un autre habitant du Labo et c’est presque fébrile que j’attends mon soleil caché dans l’obscurité.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Mar 26 Déc - 18:23
C’est genre la pire idée du siècle. Ou ce qui s’en rapproche le plus. Sérieusement, le labo est toujours gardé, et je doute que Cale fasse preuve de clémence s’il tombe sur Isha, simplement si je le lui demande en lui faisant les yeux doux. Improbable. J’ignore quel est le problème entre les deux hommes, mais je préférerai éviter que le brun ai à subir les conséquences d’un tête à tête avec Cale au détour d’un couloir. Mais je crois que le mécano a déjà prit sa décision sur le sujet, ce qu’il ne tarde pas à me confirmer, alors que je fronce le nez malgré moi. C’est totalement insensé, et je le suis plus encore de le laisser faire sans rien dire. Merde, quand est-ce que je suis devenue comme ça ?

Et c’est comme ça que je me suis retrouvée hors de la voiture, avec mon sac sur le dos, Bandit à mes pieds, à me diriger d’un pas décidé vers l’entrée du laboratoire, tout en sentant une certaine pression naître au creux de mon ventre. Je crois que si j’étais croyante, je prierai sans doute pour qu’Isha ne se fasse choper par personne, et qu’il arrive sans encombre dans ma chambre. Il doit connaître le chemin, lui qui est venu ici au moins deux fois. Les portes du laboratoire ne tardent pas à s’ouvrir sur quelques visages visiblement soulagés de me voir de retour. Ça fait plaisir à voir, c’est agréable comme accueil, et même si je réponds à leurs sourires, et leurs nombreuses questions, je cherche parmi les survivants le visage qui m’intéresse. Mais Aaron n’est pas là, et on m’informe vite qu’il est en expédition, ce qui ne me plait pas vraiment. J’ai toujours cette vieille inquiétude qui surgit quand j’apprends qu’il est sorti sans moi, ce qui est totalement débile, puisqu’il est plus qu’apte à se débrouiller tout seul. Je reste malgré tout auprès de ces gens inquiets que je prends la peine de rassurer, avant de prétexter un besoin de m’allonger pour me reposer un peu, même si ce n’est pas tout à fait la vérité, bien sûr.

Arpenter ces couloirs que je connais par cœur me fait un drôle d’effet, c’est comme revenir à la maison après un long voyage qu’on a apprécié, mais qu’on aurait aimé prolonger malgré tout. Je me retrouve devant la porte close de ma chambre beaucoup plus vite que ce que j’avais pensé, et l’ouvre d’une main sûre, avant de la refermer derrière moi. La pièce est plongée dans le noir, pourtant, c’est comme si je pouvais sentir la présence d’Isha. « -Je vois que t’as pas oublié l’adresse. » Je chuchote et esquisse un sourire, même s’il est évident qu’avec cette obscurité, il ne peut pas le remarquer. Je prends bien soin de verrouiller la porte derrière moi en faisant autant de bruit que possible pour qu’Isha comprenne ce que je suis en train de faire, puis je vais jusqu’à la petite fenêtre dont je connais l’emplacement par cœur, à force d’avoir passé des heures et des heures dans cette chambre, et en ouvre le volet.

Quand on y voit un peu plus clair, je glisse un regard vers Isha, puis pose mon regard sur ces quelques affaires qui étaient restées là, et qui n’ont pas bougé de place en mon absence. Je glisse un doigt sur la tranche des quelques livres que j’ai en ma possession, et retire mon sac à dos pour le déposer dans un coin de la pièce, en me disant que j’aurai bien le temps de ranger tout ça après le départ du brun. Bandit est trop occupé à quémander des gratouilles au jeune homme pour faire attention à moi, et je les fixe un instant en croisant les bras sur ma poitrine. « -Vous voulez peut-être que je vous laisse en tête en tête ? » Je lui adresse un sourire taquin, avant de m’assoir avec mille précautions sur le lit. Je suis partagée entre deux sentiments bien contraires, qui m’empêchent d’apprécier réellement ce retour au bercail. « -Ça me fait bizarre d’être rentrée… » Je pensais que le laboratoire, et ses habitants, m’auraient plus manqué que ça, mais le départ imminent d’Isha, et la prise de distance que Joshua nous impose prend le dessus sur le reste.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Mer 27 Déc - 0:13
Je résiste par miracle a l’envie de lui sauter dessus quand je la vois entrer dans la pénombre, avec ses affaires et bandit. Mais j’ai l’impression que mon cœur bat plus fort dans ma poitrine quand je pose mes yeux sur elle. Ca ne peut pas être la dernière fois, c’est impossible, ca serait trop cruel. Je reste a grattouiller Bandit, qui me manquera aussi le temps qu’elle retrouve ses marques. Lobos et Tequila vont être triste que je rentre sans leur nouveau copain de jeu. En fait, je regarde cette petite chambre qui me semble tellement... misérable et sans confort, que j’ai juste envie de les ramener a Fort Hope et de partir loin pour les protéger.

Je souris a ca petite pointe d’humour et repousse, gentiment, son chien pour me redresser et me concentrer, l’œil fiévreux, sur celle qui mérite bien que je l’appelle mon soleil. Je la prends doucement dans mes bras en lui caressant le visage.

« Joséphine… »

J’ai presque murmuré ce doux prénom contre sa nuque. Je crois que je l’aime son vrai nom. Et être un des privilégiés à le connaitre, ça me fait un peu penser à ces histoires que mes frères me racontaient quand j’étais petit. Que donner son nom était un donner un morceau de son esprit.  Je prends le temps de savourer son odeur, sa peau, son souffle avant de l’embrasser avec cette même étrange tendresse qu’elle m’inspire.

« Je veux que tu gardes le talkie, s’il y a une urgence, si tu te sens en danger, tu m’appelles, d’accord ? Je vais tout faire pour que mon géniteur regarde ailleurs, mais si je me rate, tu sauras me contacter pour que je rapplique daredare. »

Je l’embrasse une nouvelle fois pressant un peu plus son corps contre le mien. Je sens sa chaleur, ses formes, même son cœur qui bat contre moi. Je en sais pas encore comment je vais survivre loin d’elle et du bien que juste sa présence me fait.

« Tout ce que je te demande c’est de vivre et d’être le plus heureuse possible. Je ne veux pas vivre dans un monde ou tu ne serais plus. Alors, même si je vais me demander pour revenir auprès de toi par tous les moyens possibles, si tu rencontres « le bon » entre temps, je ne pourrais pas t’en vouloir… »

Je lui repasse une main dans les cheveux, dessinant le contour parfait de son adorable visage. Je suis sincère sur le fait que je préfère la savoir heureuse et vivante avec un autre plutôt que triste et en danger avec moi. Je ne dis pas que je le vivrais bien par contre, mais vu qu’elle a failli mourir a cause de moi, je crois que je peux difficilement la ramener.
Je lui presse dans la main un petit objet que j’ai pris le temps d’enlever. Il est, en comparaison du pendentif qu’elle m’a offert, comme moi a coté d’elle, sans finesse, grossier, presque vulgaire et laid. Mais c’est le seul objet de valeur à mes yeux que je possède avec mes outils. Cette chevalière Harley Davidson, volée avec mes frères et gravée, a la lame de Cutteur par des mains enfantines et maladroite d’un Isha si mal écrit que l’on peut se demander ce qui a été éraflé à l’intérieur, suivi d’un 12/26 pour ma date de naissance.

« Je n’ai pas de beau cadeau a te faire, mais cette bague, c’est la seule chose qui me reste de mes frères… »

Je l’embrasse a nouveau un peu honteux qu’elle découvre la chevalière. Je la garde un bon moment dans mes bras en me rendant compte que je n’ai pas envie de me presser à partir, je devrais, surtout avec la menace de Cale qui pèse sur mes épaules, mais c’est juste impossible. Avec un petit sourire je la soulève pour poser ses fesses sur la table. J’ai un regard mutin en descendant mes doigts, vers le bord de son pantalon. J’ai envie de la gouter encore une fois, j’ai envie d’avoir son gout, son odeur, d’entendre ses gémissements sous ma langue.

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Mer 27 Déc - 21:54
Isha finit par délaisser Bandit, qui le suit malgré tout, en attente d’une suite de câlins qui n’arrivera jamais. Je me laisse attirer contre le brun, alors qu’il murmure mon prénom, le vrai, dans ma nuque, et qu’une nuée de frissons couvre instantanément le haut de mes épaules, et de mes bras. Je ferme les yeux, et me rends compte que ça fait aussi bizarre de l’entendre de sa bouche que la première fois où il l’a dit. Je n’ai pas l’habitude qu’on m’appelle comme ça, je crois que j’ai inconsciemment associé trop de mauvais souvenirs à ce prénom-là. La seule personne qui persistait à m’appeler ainsi, et qui m’a sans doute permis de le détester un peu moins, n’est autre que Naya, qui refusait de m’appeler Joey. Pour une fois, je ne ressens pas cette envie, ce besoin même, de le reprendre et de lui dire de m’appeler simplement par ce diminutif que je me suis octroyée seule, je reste muette, et je fais glisser mes mains sur ses hanches, puis dans son dos, pour me rapprocher davantage de lui, alors que nos lèvres ne tardent pas à se trouver.

Il se met à parler du talkie-walkie, celui dont il possède lui-même le jumeau, et je me contente d’un très vague « hm hm », alors que je me dresse sur la pointe des pieds, et attire son visage vers le mien, manière par très subtile de lui dire que la discussion peut bien attendre. Mais le baiser ne dure pas plus de quelques secondes, qu’Isha s’écarte une nouvelle fois, pour se remettre à parler. Les mots qu’il prononce me font froncer les sourcils, et me donnent envie de protester, avec bien peu de diplomatie. J’ai envie de lui dire qu’il a effectivement intérêt à se démerder pour me revenir rapidement, de préférence en un seul morceau, mais je reste muette comme une carpe en sentant le petit objet qu’il a fait glisser dans la paume de ma main. Je l’ouvre fébrilement, pour y découvrir une chevalière, que je retourne dans tous les sens, jusqu’à tomber sur l’inscription à l’intérieur de celle-ci, dont je parviens à déchiffrer la fin, « sha », en déduisant qu’il s’agit du prénom du mécano. Je déglutis péniblement, et me sens étrangement mal à l’aise quand il m’informe que c’est le dernier souvenir qu’il garde de ses frères. « -Isha… » Je comprends un peu mieux son cas de conscience, un peu plus tôt, quand je lui ai donné le collier offert par Naya. Sauf que ce n’est pas le dernier souvenir que j’ai d’elle, et que je me sens gênée d’accepter. Je la glisse autour de mon index, bien que la chevalière soit bien trop grande, et je la regarde attentivement. « -Je vais la garder pour toi, le temps qu’on soit séparés, et ensuite, tu viendras récupérer ce souvenir de tes frères. » Je la dépose juste à côté de mes livres, quelques secondes avant que les lèvres d’Isha se posent une nouvelle fois les miennes.


Ses va-et-vient me font frémir chaque fois un peu plus, alors que je fais glisser l’une de mes mains de son épaule jusqu’à sa fesse, quand tout à coup, on toque à la porte de ma chambre, me faisant sursauter. « -Merde. » Je me fige un instant, aux aguets, tandis que les coups à la porte se répètent, et que la voix inquiète d’Aaron ne tarde pas à se faire entendre. « -Joey ? Les autres m’ont dit que tu étais là. Est-ce que tu vas bien ? Tu veux bien ouvrir s’il te plaît ? » Je fais les gros yeux à Isha, et on se retrouve tous les deux comme des cons, à ne pas trop savoir quoi faire, coupés en pleine action. « -Euh…une seconde !» Je me retrouve sur mes pieds, à devoir récupérer ma petite culotte en vitesse pour l’enfiler, tandis que je refile à Isha son t-shirt, et qu’il se planque derrière la porte, que je ne tarde pas à ouvrir, pour tomber sur le visage constipé d’Aaron. Il me saute dans les bras avant que j’ai pu esquisser le moindre geste, et je me serre contre lui bien volontiers, affichant un large sourire dans son cou. Putain, ce que ça fait du bien. Il ne tarde pas à se détacher, à glisser un regard sur moi, et à détourner subitement le regard en voyant que je ne suis qu’en petite culotte. « -Euh oui…j’étais en train de dormir. » que je marmonne, avant de me racler la gorge, tandis que ses joues s’empourprent. Je l’inviterai bien à entrer dans ma chambre, je suis sûre qu’il a des milliards de questions à poser, et besoin d’être rassuré, mais avec Isha dans le coin, je préfère éviter de prendre le moindre risque. « -Tu veux bien aller m’attendre dans la salle commune. Je m’habille, et je te rejoins. » Aaron semble réticent, hésite quelques secondes, et je rajoute avec un sourire : « -Promis, je vais pas disparaître ! » Il me lance un regard suspicieux, puis quitte le couloir après quelques nouvelles secondes d’hésitation, et je referme la porte derrière lui, puis le verrou, avant de couler un regard vers Isha. Je reste sérieuse pendant quelques secondes, avant de finir par esquisser un léger sourire, qui se transforme bientôt en large sourire, jusqu’aux oreilles. « -Je crois qu’on se souviendra de cette dernière fois… »

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MessageSujet: Re: Unable to stay, unwilling to leave   Mer 27 Déc - 23:03
Je prends un plaisir inouï à juste la faire jouir et a savourer chaque millimètre de sa peau avec le bout de ma langue. Je prends mon temps, trop peut être au regarde du fait que nous ne sommes plus à Fort Hope, mais dans un endroit ou ma tête est a prix. Sauf que voilà, la magie de Joey est aussi de me faire presque tout oublier.

Quand elle veut inverser les places, je dois faire un effort sur moi pour la laisser faire, j’ai beau voire toujours adoré ce genre de gâterie, c’est la première fois que l’on m’en fait une depuis… depuis que j’ai été sacrement ébréché au garage. Finalement une fois la peur mise de côté, Joey sait agilement la dissipée et je suis obligé de vite la faire remonter tellement j’ai du mal a contenir mon excitation. Elle me rend fou, et c’est en elle que je veux jouir.

Pouvoir être sans capote, peau contre peau, dans ses va et viens intimes me procure une sensation d’osmose avec elle. Un moment presque magique ou j’ai vraiment l’impression que l’on est deux pièces d’un puzzle qui ont été prévu seulement l’un pour l’autre. C’est l’illumination, Avalohn se trompait, peut être que je ne suis pas digne d’être aimé, mais ca ne m’empêche pas de deviner comment on peut aimer une personne et oui, j’aime cette femme !

Tout en continuant notre étreinte, je me pense pour lui murmurer cet aveu. Je sais que je ne devrais pas. Mais si je meurs demain, je veux qu’elle sache et puis… j’ai vraiment l’impression qu’il y a un truc qui se passe entre nous, ses caresses, ses regards, le cadeau qu’elle m’a fait… n’est-ce pas un signe ? Une façon de me faire comprendre que je pourrais être un peu plus qu’un plan cul pour elle ?

Entre deux gémissements étouffés contre sa peau je me sens prêt a lui dire.

« Joey…. Je t’ai…. »

Nous sommes interrompus et je la vois paniquer comme un rongeur pris au piège, moi j’ai cet espèce d’instinct de raisonner froidement dans ce genre de moment, non pas dans celui d’être surpris en train de faire la bête a deux dos avec la femme que j’aime mais celui de l’être lors d’un vol. Avec efficacité et sans un bruit mes vêtements sont ramassés et je me place contre la porte en observant la scène.

La gêne de Joey, la voix masculine que j’entends, la complicité que je perçois. Bordel, comment j’ai pu être aussi con. Mais comment ?!! Je m’en veux en même temps que je me sens blessé comme jamais. Silencieusement je me rhabille en laissant Joey gagner du temps avec mon remplaçant. Un parmi d’autre… mais qu’est ce que j’ai été croire bordel.

J’essaye de lui rendre son sourire quand elle a enfin réussi a faire partir cet homme dont je n’ai pas besoin du nom pour le détester.

« Oui je crois que je ne suis pas prêt de l’oublier en effet… »

Je crois qu’au moins ca m’aura donné une belle leçon de vie. Ava avait raison. Il faut vraiment que j’arrive a me foutre ca dans le crane et a arrêter de vouloir ce que je ne peux pas avoir. Je me contente d’un léger baiser et d’un dernier regard de chien abandonné avant de lui dire au revoir pour mieux partir lécher mes blessures loin de son regard. Je m’en veux a mort d’être aussi idiot…

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