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Ven 29 Sep - 14:24




15 juin 2016



Joey s’est réveillée, enfin! J’ai même pu la ramener à ce qui me servait de maison dans ce qui me semble presque être un passé lointain. D’après Donovan elle est tirée d’affaire. En tout cas elle s'accroche et on a même réussi a un peu parler. Le peu qu’elle a réussi a me dire sur ce qu’elle avait vécu, avant de perdre connaissance, et ce que j’avais découvert dans la boutique de mariage ne laissaient presque plus de place aux doutes. Mes pires peurs semblent être en train de se concrétiser et ca me terrifie.

Maintenant que je ne suis plus accaparé par l’angoisse qu’elle ne meurt et que mon cerveau commence a réaliser ce qui se passe je me sens comme une souris en cage non loin d’un chat affamé. Il faut absolument que je parle à Logan, parce que si j’ai raison, et putain pour le coup je serre le cul que ça ne soit pas le cas, ça voudrait dire qu’on est tous en danger.

Je m’assure qu’elle dort paisiblement et que la fenêtre est bien fermée. Ça me stresse de la laisser seule et je flippe de voir mon taré de géniteur débarquer pour finir le boulot. Pourtant je n’ai pas le choix. J’empoigne l’espèce de peluche bleu qui était à l’attention de Logan. Ça empeste l’embrouille. En fait, je n’ai presque pas envie de la donner à mon père car c’est évident que c’est un ticket pour une saloperie. Maintenant je suis prêt a parier qu’il y a une personne derrière ce piège qui doit prier pour que quelqu’un, quelque part, fasse quelque chose. Ça me fait chier de ne pas réussir à anticiper et de mettre encore tout le monde dans la merde.

Je mets la peluche dans ma besace et part d’un bon pas vers la maison voisine. D’un sifflement je dissuade Lobos et Tequila de me suivre. Le Husky reste fidèlement assis sur le pas de la porte de chambre ou j’ai installé Joey. Maigre dispositif de défense mais j’ai confiance en lui pour m’avertir en cas de problème. Tequila est encore trop jeune mais elle colle le Husky comme une ombre.

J’arrive devant la porte de Logan avec une appréhension. En fait on n’a jamais réussi à vraiment prendre le temps de vraiment se parler plus que ça depuis que mon vieux a fait tant de mal. La mort de la Louve n’a rien arrangé et même si je ne lui ai pas dit, je suis parti en colère après la terre entière, y compris lui et moi. Me retrouver seul dehors a devoir ne compter que sur mon cul pour survivre et à me battre pour juste avoir de quoi boire m’a rappeler combien Fort Hope était douillet et précieux. Et combien je n’ai toujours pas ma place ici. En fait a part ramener un psychopathe à la porte de leur maison je ne leur apporte rien.

Je frappe à la porte et attend avec nervosité. Le manque de sommeil à force de veillée sur Joey ou l’épuisement de ces quelques semaines de survie seul ont certainement une part importante dans mon état actuel. Mais soyons honnête, de tous les gens encore en vie, je suis peut être le seul a mesurer la menace que représente mon géniteur. Des années d’angoisses à longer les murs en serrant cul pour ne pas être la cible de ses jeux sadiques et cruels font que je suis presque en transe quand Logan ouvre enfin sa porte. Pire que les mois de décembre ou l’assistante sociale venait me chercher a Burlington pour me livrer entre les mains du pire bourreau que je connaisse afin que je passe des semaines a me faire torturer.

Je lui dis a peine bonjour pour aller directement dans le vif du sujet.

« J’ai besoin que tu me racontes encore comment mon vieux est mort… »

Oui je veux qu’il m’affirme que c’est derrière moi, que je suis délivré de ce montre, que je me fais des films que je suis parano, mais que Joshua Cornwell est bel et bien mort.

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Jeu 5 Oct - 0:45

Dans un soupir, Logan éloigna sa main du front de sa fille, non sans lui lancer au passage un petit regard qu'il voulait mauvais sans y parvenir vraiment. « Tu vas quand même pas m'obliger à aller voir Donovan, hein ? » demanda-t-il à la petite qui lança quelques syllabes sans aucun sens pour toute réponse. « Ouais, c'est bien ce qui me semblait. » Arrêtant là cette conversation sans queue ni tête, il attrapa le bébé dans ses bras pour retourner jusqu'au salon, ne parvenant à s'empêcher de tâter encore une fois son front pour vérifier. Ça ressemblait à une toute petite fièvre, rien de vraiment inquiétant, mais... il s'inquiétait quand même, la seule chose le retenant de courir à l'infirmerie étant le médecin de garde ce jour-là, dont il n'avait vraiment aucune envie de supporter les moqueries aujourd'hui.

Il était donc bien décidé à attendre encore un peu avant d'envisager d'en arriver là. Ou peut-être qu'il passerait outre le protocole qu'il imposait au reste du camp et qu'il irait trouver Callie directement chez elle pour qu'elle ausculte sa fille et qu'ils s'évitent tous un très mauvais moment... Enfin, tant qu'Octavia ne pleurerait pas, il continuerait d'essayer de se détendre, ce qui n'était pas vraiment gagne. La vie de père célibataire le rendait grognon et n'importe qui avec un peu de sens de l'observation l'aurait remarqué. Il n'était pas sorti de l'enceinte du camp depuis plusieurs semaines, trop pour qu'il puisse encore les compter et en dehors d'Octavia, il ne discutait pas avec grand monde en ce moment. Or, si la petite était désormais capable de bafouiller quelque chose ressemblant plus ou moins à un vrai « Papa », sa conversation s'arrêtait à peu près là. De son air constamment renfrogné et son stress quasi constant, il apparaissait clairement que Logan avait désespérément besoin de sortir de la maison et de faire quelque chose d'un peu plus amusant que de jouer avec des poupées toutes la journée. Mais pour ça, encore aurait-il fallu qu'il accepte de confier sa fille à quelqu'un l'espace de quelques heures et c'était presque aussi improbable que la possibilité que tout soit rentré dans l'ordre dehors s'il passait le pas de la porte maintenant.

Parlant de porte, le père et la fille n'étaient pas dans le salon depuis plus d'une minute que quelqu'un frappa contre celle de l'entrée, dans un geste qui semblait nerveux même pour le barbu qui fronça aussitôt les sourcils. « Je crois que la sieste est pas pour tout de suite finalement... » lança-t-il à l'adresse de sa fille qui tirait joyeusement sur sa barbe, pas attristée le moins du monde par ce qui se passait autour d'elle. Logan tenta de se libérer avec douceur, sans trop de succès et abandonna finalement l'idée pour se diriger vers la porte en la gardant dans ses bras.

Son air perplexe s'intensifia considérablement lorsqu'il posa les yeux sur son visiteur, au bord de la syncope qui lui posa la question la plus inattendue du monde sans même prendre la peine de le saluer. « C'est quand la dernière fois que t'as dormi ? » demanda-t-il pour toute réponse, en inspectant Isha des pieds à la tête. S'il n'avait pas une immense confiance en son fils adoptif – et peut-être tout sauf l'envie de gérer une nouvelle cure de désintox en ce moment – Logan aurait clairement pensé que le gosse venait de se faire un rail tellement il semblait sur les nerfs. Autant dire que le moment était particulièrement mal choisi pour l'humour douteux. Il eut un mal de chien à retenir un nouveau soupir agacé, mais se força à garder son calme pour les beaux yeux du gosse qui n'était responsable en rien de sa frustration du moment. « Entre, tu veux. Et explique-moi calmement le problème, si c'est possible. » Pour parer à tout refus insistant de monsieur, Logan se détourna et prit la direction du salon, histoire de bien lui faire comprendre que la politesse qu'on pouvait percevoir dans ses paroles n'était là que pour les apparences et qu'il ne lui demandait pas vraiment son avis sur le sujet.

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Jeu 5 Oct - 21:55

Je vois bien que Logan me zieute avec certainement pas mal de questions sur mon comportement. Je m’en veux presque d’être dans un tel état de nerfs et de panique, surtout devant la frimousse d’Octavia qui me fait un grand sourire. Putain, je suis en train de réaliser que si je délire pas, en revenant ici je l’ai encore foutue en danger. La dernière fois déjà il s’en était fallu de peu. Je regarde Logan avec un air désespéré et fini par rentrer chez lui, non sans un dernier coup d’œil inquiet vers la fenêtre de chambre de Joey. J’ai beau me dire que si le vieux vient l’achever je ne ferais pas une grande différence vue ma prestation lors de notre dernière rencontre. Sauf qu’il faut que je me calme bordel. IL EST MORT ! Je fais juste une crise de nerfs à la con. C’est tout. Après un bon recadrage façon Logan je suis sur que ça ira déjà mieux.

J’aimerais vraiment ordonner mes idées parce que je sens bien que c’est ce qui faudrait, mais j’ai un tel sentiment d’urgence et de danger que c’est le bordel dans ma tête. J’imagine que si j’étais devant une vague de Tsunami je serais dans le même état : sans capacité a trouver une seule idée rationnelle, je ferais que fuir en sachant bien que ça ne servirait à rien.

« Je te jure que je suis clean.»


C’est moche de devoir commencer la conversation comme ça, mais honnêtement, je serais à sa place je me poserais la question rien qu'en me voyant si speed. Même en arrivant dans son salon, où Octavia semble marquer un peu plus son territoire chaque jour, je suis incapable de m’assoir et de rester en place.

« Mais ouai, je crois que je dors pas assez et d’après Donovan c’est normal que je sois claqué après les transfusions sanguines. »

Sans parler de ces jours d'inquietude de voir Joey mourir et des nuits blanches qui m'attendent si je n'arrive pas à me rassurer. Et à mon avis, Logan aussi va moins bien dormir si je ne me plante pas. Putain pourvu que je me plante. J’ai jamais autant souhaité me gourer et qu’il me recadre. J’ai du mal à trouver mes mots et je fini presque pas faire les cent pas tellement que j’ai la bougeotte.

« Joey s’est réveillée et … y’a trop de trucs qui ne collent pas dans ce qui lui est arrivée. T’as bien dit que mon vieux s’est fait mordre hein ? T’es d’accord qu’on ne peut pas survivre à une morsure ? Il est forcément en mode moisi flottant là maintenant ?»

Je m’arrête une minute pour le regarder avec gravité.

« Faut que tu me dises qu’il est mort, j’ai besoin d’être sûr que je suis en pleine crise de paranoïa et que je me fais juste un gros coup de flippe stupide. Y’a certainement plein d’autres connards dans Detroit qui aurait pu piéger ma planque, presque trucider Joey, revendiquer la mort d’Ava et savoir comment tu t’appelles… »


Plus je parle, plus ma voix se meurt et plus l’évidence me frappe. Je pense que je suis décomposé quand je réalise d’une voix blanche avec toute la détresse du monde :

« Il est vivant… oh putain… il est vivant… Ca va recommencer... il va revenir...»


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Lun 16 Oct - 2:26

Retrouvant le salon, Logan déposa sa fille dans son siège posé sur un fauteuil et entreprit de déloger les affaires de Jade encombrant le canapé pour s'y installer le temps qu'Isha ne se décide à le suivre à l'intérieur. Le gosse n'était pas là depuis deux minutes qu'il commençait déjà les hostilités en balançant une information pour le moins utile au reste de cette conversation. Logan avait peut-être un peu de mal à le croire, mais il était heureusement vraiment enclin à faire cet effort de confiance immense en ce moment. Alors même si Isha ressemblait comme deux gouttes d'eau à un junkie en manque, il décida de le croire sur parole s'il affirmait être clean, ne laissant rien transparaître de plus qu'un léger froncement de sourcils interrogatif pour exprimer sa perplexité.

La mention de Donovan lui tira, malgré lui, une autre grimace, de dégoût cette fois, mais il conserva le silence, attendant patiemment que monsieur Cornwell ne se décide à en venir au but. Parce qu'aussi concerné Logan soit-il en tant que père, il doutait quand même que son fils adoptif soit venu seulement pour lui donner les dernières nouvelles sur son état de santé.

En fait, peut-être aurait-il mieux valu éviter d'en arriver au but. Le problème était assez clair et Logan sut dès les premières inquiétudes d'Isha qu'il n'aurait aucune réponse réconfortante à lui offrir. Il le laissa quand même terminer avant de se relever assez brusquement, baissant les yeux une seconde pour regarder le sol avant de retrouver son calme et un air plus sérieux. « Écoute, Isha... ça pullulait de goules dans le lac ce soir-là et je suis presque sûr qu'il s'est fait mordre, mais... » Le moment fatidique devenait inévitable. Et surtout, Logan allait devoir faire un aveu à son fils qu'il n'avait pas encore prévu de faire et dont il ignorait totalement comment la nouvelle allait être prise. « J'ai pas vraiment eu le temps de m'intéresser à son cas. T'étais vraiment mal en point et... Je m'suis fait mordre, moi aussi. »

Il marqua une longue pause, plongeant son regard dans celui du gosse, comme pour souligner qu'il mesurait parfaitement la gravité de ce qu'il disait, mais sans lui laisser l'occasion de paniquer vraiment. « J'suis rentré aussi vite que possible, j'voulais te mettre en sécurité avant de... enfin... J'ai survécu, mais... c'est peut-être pas le cas de ton père. Quelles sont les chances qu'il y ait autant d'immunisés à la ronde ? » Il fallait rester logique. Les trois quart de l'Humanité avait été tuée par cette maladie et il en mourrait encore tous les jours pour les mêmes raisons. Si seuls les immunisés avaient survécu... non, c'était juste impossible que ce soit le cas. Cornwell ne pouvait pas s'en être sorti lui aussi, il ne pouvait pas y avoir tant de gens qui soient immunisés contre cette merde. « Des tas de gens savent qui je suis et des tas de gens m'en veulent personnellement, t'es bien placé pour le savoir. T'as pas de raison de paniquer tant qu'on a pas de preuves, d'accord ? C'est sûrement juste un Punisher qui croit encore qu'il peut prouver quelque chose en s'attaquant à moi. J'suis désolé que ça te retombe dessus et encore plus que ça affecte ta copine, mais tu dois pas t'en faire pour ça. »

Le pire, c'est qu'il y croyait réellement. Ou peut-être qu'il essayait de s'en convaincre, parce que les Punishers ne l'avaient jamais vraiment inquiété. C'était plus facile de les voir dans le rôle de l'ennemi que d'envisager que Cornwell s'en soit sorti lui aussi et qu'il poursuive sa petite vendetta malgré tout. Logan l'avait eu une fois, ce serait stupide de continuer, non ?

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Dernière édition par Logan Carter le Mar 17 Oct - 13:58, édité 1 fois
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Lun 16 Oct - 22:37

Je crois que mon cerveau à un loupé. Je reste juste avec un encéphalogramme plat pendant au moins une bonne minute ou je reste à regarder Logan sans savoir si j’ai bien compris ce qu’il m’a dit. Je suis obligé de m’assoir quand mon cerveau commence à traduire ce qu’il vient de me dire. Il s’est fait mordre ? Il y a tellement de nom qui défile dans ma tête, tel Franklin, et je sais ce que veut dire une morsure. Pourtant il est bien vivant non ? Et Logan n’est pas vraiment connu pour son humour. Alors ça voudrait dire… ?

Mais comment j’ai pu louper ça ? C’est un peu hébété que je me rends compte que non seulement il ne m’en a pas parlé mais qu’en plus il a vraiment failli mourir à cause de moi. Lui aussi…

Je reste à le regarder douloureusement, en me sentant écrasé par la culpabilité, quand il enchaine sur ce qui doit être la voix de la raison. Il a certainement raison, à force d’avoir peur de mon vieux, je n’arrive pas à penser de façon cohérente. Juste des Punishers…

J’ai du mal à retenir un rictus quand il s’excuse presque que des mecs pourraient en avoir après mon cul à cause de lui. S’il savait la guerre que je mène à ces connards il ne dirait pas ça. En fait, je ne l’ai pas attendu pour avoir des emmerdes avec mes anciens camarades. A priori la traitrise passe mal, même chez des anciens assassins et criminel notoire.

« Plus jamais Logan… plus jamais… la prochaine fois pense à Octo et oublie-moi. Tu vas finir par te faire tuer à cause de moi. »

En tout cas il a raison, c’est impossible que le vieux ait survécu. Il a dû se faire manger et là c’est un coup de Jude où des suppositoires de Bruce qui ont réussi à s’organiser. Pourtant la mise en scène continue de me gêner. J’ai dû mal à imaginer un ou des sbires capables de rentrer dans Fort Hope afin d’imiter le suicide de ma Louve avec Joey.

« T’as raison… mais… on a un tarnation de problème de sécurité alors. Parce que celui ou celle qui a attaqué Joey… il… il savait des trucs sur Ava… des trucs dont j’ai parlé à personne et… »

Je prends un certain temps à peser mes mots parce que parler d’elle sans juste chialer c’est compliqué. J’ai mal en repensant à cette scène, en oubliant qu’elle n’est pas juste partie vers de nouvelles aventures.  

« Il y avait un message qui disait un truc du genre "es tu sur que la louve s’est tuée".»

Tout à coup un autre détail commence à traverser mon esprit rendu lent par la peur et la fatigue. Il n’y avait pas qu’un message pour moi, il y en avait aussi un pour mon père. Je me redresse pour regarder Logan avec un nouveau vent de panique qui hurle dans ma tête. C’est d’une voix blanche que je lui pose la question qui me fait craindre le pire.

« Joy… dis-moi que tu sais où elle est et qu’elle a pas un trip a la con du genre avoir peluche Stitch ? »

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Mar 17 Oct - 14:19

Vaguement, Logan haussa les épaules pour rejeter au loin la demande d'Isha. Même s'il lui disait aujourd'hui qu'il le laisserait mourir au prochain problème, ils sauraient tous les deux que ça ne serait pas vrai, alors pourquoi mentir ? Si le gosse se complaisait dans son rôle de martyr, grand bien lui fasse, mais le barbu ne le laisserait pas se sacrifier pour des broutilles. Peut-être que leur point de vue divergerait quant au fait que Joshua puisse être considéré comme une broutille, mais l'ego de Logan prenait un peu trop de place pour le laisser entendre raison sur le danger que pourrait représenter un seul homme.

Là où le gamin n'avait pas tort, cela dit, c'était sur la question de la sécurité du camp. Cornwell était déjà rentré dans le camp plus d'une fois, il avait quasiment vécu comme l'un des leurs sans que personne n'y fasse attention... Logan tâchait d'y faire quelque chose, il avait renforcé les gardes, les contrôles, mais l'idée que ce connard puisse encore pénétrer chez eux ne le quittait jamais vraiment. La preuve, il n'avait pas mis un pied hors du camp depuis sa dernière rencontre avec lui. Il pouvait bien s'en cacher, il avait eu peur pour sa fille et il faisait son possible pour qu'elle ne soit plus jamais exposée à un tel danger. Mais d'une façon ou d'une autre, il restait des failles dans leur sécurité. Ils n'avaient déjà pas assez d'hommes pour les patrouilles et former de nouveaux gardes prenaient trop de temps. Malheureusement pour Isha, par excès d'orgueil ou totale stupidité, Logan n'avait aucune intention de reconnaître cette faiblesse devant son fils. « J'ai déjà renforcé les patrouilles et je suis là tout le temps. Il peut pas entrer ici sans qu'on le sache, c'est impossible, Isha. » asséna-t-il d'une voix calme, mais qui n'acceptait aucune contradiction. Si le gamin n'y croyait pas, il pouvait toujours se proposer pour monter la garde lui aussi, au lieu d'aller courir les rues toute la journée, un homme de plus ne ferait pas de mal.

Revenir sur la mort d'Ava lançait tout de même un froid sur la conversation. Mal à l'aise, Logan baissa les yeux une seconde, lâchant un soupir discret avant de reprendre son masque de tranquille indifférence. « Ava n'allait pas bien et tu sais comme moi qu'elle pouvait être particulièrement extrême. C'est horrible, ce qui lui est arrivé, mais c'est probablement rien de plus. » Comme toujours, il s'attendait à ce que sa sagesse mette fin à la conversation, pour lui ou pour Isha, il n'aurait pas su le dire. Mais c'était impossible, n'est-ce pas ? Ce type ne pouvait pas être encore là, à rôder dans l'ombre en plein jour. Jusqu'à l'avoir sous les yeux, Logan refuserait probablement toujours d'y croire et le gamin ne pourrait rien faire pour changer ça.

Du moins tenta-t-il de s'en persuader, jusqu'à ce qu'une nouvelle question du gosse lui fasse froncer les sourcils. Stitch ? Il n'avait fallu qu'un seul mot pour que Logan sente son cœur s'emballer. C'était idiot, peut-être, il connaissait à peine ce gamin, mais ce simple nom lui faisait immédiatement penser à Peter et... ça n'était pas son fils, il essayait très fort de se le répéter, sans succès, hélas. La panique commençait à l'envahir et à s'exprimer comme à chaque fois. Sans réfléchir, Logan avança d'un pas, venant se coller sous le nez d'Isha. « De quoi tu parles ? Pourquoi tu me poses cette question ? » Ses mains tressaillirent alors qu'il se retenait de l'attraper par le col de son t-shirt dans l'espoir de le secouer un peu pour le faire parler plus vite. C'était sûrement une peluche plus courante qu'il ne l'imaginait, il devait s'en être vendues des milliers au cours des dernières années. Mais une petite voix lui soufflait qu'il savait très exactement que ce serait celle du fils de sa meilleure amie. Et ça... ça, c'était inacceptable.

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Mar 17 Oct - 22:12

J’ai toujours du mal à digérer le fait que Logan ait été mordu par ma faute, et aussi qu’il est survécu. J’irais bien lui conseiller de ne pas en parler a Donovan, mais visiblement, il a pas trop fait de pub sur ce sujet et je pense qu’il est plus malin que moi question survie.

Quand Logan m’assure que, même si mon vieux est en vie, il ne pourra pas renter dans Fort Hope, je le regarde avec incrédulité. Si moi je sais me faufiler quelque part, mon géniteur le peut malheureusement. C’était son gagne-pain, enfin, son gagne mise de poker, de savoir s’infiltrer. Il y a tellement de moyen de passer outre les palissades et les tours de gardes. Maintenant il faut que je me calme, il est mort. Logan a l’air sur de lui sur ce point. C’est encore moi qui voit tout de travers. Ca ne peut qu’être ça. Je veux que ça ne soit que ça. Un gros délire nerveux d’un couillon terrifié.

Pour Ava, parler d’elle est éprouvant mais entendre parler d’elle l’est encore plus. Elle a tellement souffert de solitude et j’ai toujours eu cette impression que personne ne s’est jamais vraiment intéressé à elle. Que ça soit faux ou non, une fois de plus je sais que Logan a raison, elle était entière dans sa façon d’être. Une écorchée vive sans compromis, même avec la vie. Certainement que je fais des projections parce que ça serait moins lourd pour ma conscience de me dire qu’elle est morte par la main d’une tierce personne plutôt qu’à cause de moi et de mon égoïsme.

La musique et le message peuvent être une coïncidence. Ouai ok, c’est gros, mais après, je ne m’y connais pas dans ce style musique, c’est peut-être hyper rependu ce machin. Ensuite si ça se trouve, des gens ont parler hors de Fort Hope de sa mort et ont été entendu par des oreilles indiscrètes. Ouai… ça doit être ça… Tout peut s’expliquer. Et j’ai encore fait mon parano.

J’essaye de me détendre un peu même si la voix de Robin est en train de foutre de ma gueule avec un « mais bien sur » qui ne me réconforte pas. La réaction de Logan quand je lui parle de la peluche n’arrange rien à la boule que j’ai dans le ventre. En moins de temps qu’il n’en faut pour respirer il est déjà presque sous mon nez. Je le connais assez pour voir le volcan qu’il essaye de contenir et j’ai vraiment peur d’avoir eu tout bon avec Joy. Cette nana est assez gamine pour avoir ce genre de truc dans son pieux. Si ça se trouve elle est dans le même état que Joey, en train d’agoniser quelque part dans Detroit, voir même déjà morte.

Je me rends compte qu’avec l’émotion et l’épuisement, je n’ai pas parlé de ce jouet dès mon arrivée. Pourquoi ? L’ai-je sciemment oublié dans la panique ? Ou est ce que je redoutais que cela soit un des cartons d’invitation que mon géniteur adore envoyer à ses victimes. Que Logan tombe dans un piège ? Ai-je égoïstement sacrifié quelqu’un parce que je ne voulais pas que Logan risque sa vie encore ?

« Je te l’ai dit, il... il y avait juste une tarnation de mise en scène quand j’ai retrouvé Joey. Je vais t’épargner les détails glauques, mais dans le lot, il y avait une peluche avec un truc genre « pour Logan ». »


Je fouille dans mon sac pour toper le machin bleu mais je ne sais pas attendre de mettre la main dessus pour poser la question qui me torture.

« Joy en a une ? C’est ca ? »

Je fini par sortir l’extraterrestre de Lilo made in Tawain et je lui tends avec appréhension car je devine que, quoiqu’il ait a me dire, je ne vais pas aimer. Et je ne me sens pas en état d’encaisser un nouveau drame, surtout s’il aurait pu être évité. Pour le moment je ne peux qu’attendre avec inquiétude de savoir ce que ce jouet peut signifier.

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Sam 21 Oct - 12:32

Ça aurait pu être un hasard, du bluff, peut-être même juste une mise en scène stupide ou une façon ridicule d'attirer l'attention de Logan. Mais il n'y croyait déjà plus. Ses bonnes intentions et son assurance s'envolèrent plus vite que ne l'aurait assumé le barbu et il devait se faire violence pour rester plus ou moins calme, plus ou moins pacifiste. Ce serait la peluche de Peter, il le savait déjà. Il n'avait pas la moindre idée de comment c'était possible, aucune explication logique pour justifier que Joshua ait su que cet enfant avait la moindre importance pour lui, mais il le savait. Ou peut-être qu'il s'en faisait pour rien, qu'il cachait bien sa paranoïa et qu'elle était en train de lui exploser au visage. Cette pensée présentait plus de cohérence que la possibilité que Cornwell soit tombé par hasard sur Peter et ait su qui il était pour Alex en un claquement de doigt. Mais elle ne suffisait pas à apaiser Logan, pas du tout.

Une nouvelle fois, Isha revint à la charge avec Joy, mais Logan ne prit pas la peine de lui répondre, trépignant sur place pendant que le gosse fouillait dans son sac. Il eut tout juste le temps de voir la peluche apparaître dans les mains du jeune homme qu'il la lui arrachait sans autre forme de procès, retournant l'objet dans tous les sens, comme s'il pourrait trouver quoi que ce soit prouvant qu'elle n'appartenait pas à Peter. Malheureusement, ça n'était rien de plus qu'une peluche comme toutes les autres. Elle ressemblait à celle du garçon, mais elles devaient toutes lui ressembler... Il n'avait pas pris le temps, il ne savait pas. Logan semblait être en transe. Il sentait son cœur cogner contre sa poitrine, le sang battre contre ses tempes et il n'avait de cesse de tourner et retourner le jouet dans tous les sens, de le palper nerveusement sans réussir à se calmer.

Son agitation eut au moins le mérite de lui faire découvrir une faille. Son auriculaire se coinça dans un fil alors qu'il retournait la peluche une fois de plus, arrachant au passage une couture déjà bien usée qui révéla un peu mieux, au milieu de la fibre grisâtre qui bourrait la peluche, le coin d'un petit morceau de papier plié avec soin. Il manqua d'ouvrir la pauvre peluche en deux pour le récupérer, avant de se raviser soudainement. Ce jouet avait une place importante dans la vie de l'enfant, il se souvenait encore très bien de leur bref échange à sens unique à ce sujet et mieux encore de la longue conversation qu'il avait eu avec sa meilleure amie ensuite, quand elle lui avait avoué qu'elle lui avait offert elle-même cette peluche. Il ne voulait pas prendre le risque de l'abîmer, sans même comprendre comment, au milieu de la panique et de l'urgence, il parvenait encore à penser à ce détail, à penser à ce que ressentirait le gamin lorsqu'il récupérerait son doudou... Avec plus de calme et plus de soin, il attrapa donc le petit morceau de papier et le déplia, laissant apparaître sous ses yeux une écriture qu'il ne reconnaissait que trop bien.

Son regard furibond se posa sur Isha alors qu'il lui tendait la note pour qu'il puisse voir à son tour. Comme la dernière fois, Cornwell avait travaillé son énigme avec soin, ne parvenant qu'à augmenter la colère de Logan. Mais encore une fois, il lui avait au moins fait l'honneur de lui donner une adresse précise. Il n'y avait qu'une seule explication possible et il refusait de l'accepter, mais il fallait se rendre à l'évidence : lorsqu'ils se rendraient à cette adresse, ils se retrouveraient une fois de plus face à l'une de ces mises en scènes écœurantes dont Joshua avait le secret et cette fois, Logan s'imaginait déjà retrouver un garçon de dix ans dans le rôle de la victime. Cette simple idée parvint à le calmer, laissant la panique s'envoler rapidement, remplacée peu à peu par un sentiment qu'il commençait à bien connaître et qui l'effrayait toujours un peu par sa violence. La rage, froide, qui le transformait en ce monstre bien connu capable de tuer de sang-froid et qui, peut-être, y prenait même un certain plaisir. « Va chercher Alex, elle est de garde à l'entrée et dis lui de venir ici tout de suite. Passe prendre tes affaires et retrouve-moi devant la porte. On va là-bas maintenant. »

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Sam 21 Oct - 12:55

Rien qu’à sa façon de m’arracher la peluche des mains, tous les petits mensonges rassurants que j’essayais de me répéter en boucle disparaissent comme la brume sous la pluie. Il dévoile ce que je voulais ignorer depuis des jours : la plus cauchemardesque vérité qui soit. C’est mon vieux qui est derrière tout ça. Il a survécu. Il a attaqué Joey, peut être aussi Ava. Et là il veut faire du mal à Logan et je viens de lui donner le carton d’invitation pour pouvoir l’atteindre. Mais avais-je le choix en sachant qu’il y a certainement une vie dans la balance ? En fait égoïstement je crois que je préfère sauver mon père, qui est, au final, un peu tout ce que j’ai au monde, plutôt qu’un ou une inconnue. Après c’est dégueulasse comme façon de penser parce que prive Logan de son libre arbitre et je le condamne peut-être a vivre avec la mort d’une personne chère à cause de ma connerie.

Mais qu’est ce que j’ai fait ?

J’aurais dû lui donner cette tarnation de peluche tout de suite !

J’ai des centaines de questions qui se bousculent dans ma tête pendant que mon père tourne et retourne le vieux jouet. Mais je les garde pour moi respectant la tension que je sens monter chez lui.

J’ai beau savoir que je ne suis pas responsable de ce que fait mon vieux, je ne peux m’empêcher de penser que s’il s’acharne sur Fort Hope c’est de ma faute. Je crois que sans m’en rendre compte, je suis juste en apnée quand Logan sort un papier enfoncé outrageusement dans une couture du Stitch. J’admire sa patience pour récupérer le message, moi j’aurais tout déchiré pour le choper.

J’attends avec appréhension qu’il parle. Le temps semble s’être suspendu et j’ai presque envie de le secouer en voyant son visage se décomposer. tarnation… je le savais… le vieux a mis la main sur Joy. Il lui a peut être fait comme à Maddie, ou Joey… Pour le coup moi aussi je ne dois pas être très coloré. Quand il pose son regard sur moi, j’ai presque l’impression qu’il va m’en coller une tellement son œil est noir et furibond. Je reste juste à attendre en silence sans oser demander qu’il m’en dise plus. Cela va faire plusieurs jours que j’ai cette peluche et ce message. Est-ce qu’à cause de moi quelqu’un est mort ? Est-ce Joy ?

Logan me tend le papier qui n’est qu’une adresse que je connais bien, la galerie de Juliet. Je suis obligé de m’appuyer sur le mur en reconnaissant l’écriture de mon géniteur. Il n’a même pas pris la peine de la déguiser cette fois. C’est un piège, un p’tain de piège…. Il veut qu’on y aille, ça veut dire qu’il n’y aura rien de bon là-bas pour Logan. J’imagine déjà Joy dans le même état que Joey, depuis des jours… On ne trouvera qu’une version moisie d’elle. Pitié pas ça.

Je ne discute même pas quand il me dit d’aller chercher Alex et que l’on y va. De toute façon je vais lui dire quoi ? Qu’on joue le jeu de Joshua que c’est un piège ? Ça, il le sait déjà. J’aimerais en savoir plus sur la peluche et ce qu’elle signifie, mais je m’incline devant le sentiment d’urgence et agis comme un bon petit soldat.
Mes jambes, que je trouvais molles et fébriles il y a quelques minutes, ne me trahissent pas et, après un signe de tête pour lui signifier que j’ai bien compris ses instructions, je file comme un lapin pour trouver Alex. Elle aussi semble comprendre l’urgence et elle ne me pose aucune question quand je lui dis que c’est pour Logan et que ca peut pas attendre. Je pense que ma tête parle plus que mes mots.

Mon sac n’étant pas encore défait, je ne mets que quelques minutes pour attraper tout ce qui me faut chez moi. C’est ridicule mais j’ai l’impression que je ne reviendrais pas. Je jette un dernier regard a la porte de chambre où est Joey, gardée par Loboss et Téquila et c’est la boule au ventre que je pars attendre Logan. Je compte bien profiter du voyage pour essayer d’avoir le cœur net sur le ou la propriétaire du jouet.

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Jeu 26 Oct - 3:07

Cette histoire sentait le piège à plein nez, même Logan aurait pu l'admettre tout seul s'il n'avait pas été totalement vidé par toute trace de logique. Il s'en fichait, voilà tout. Piège ou non, il foncerait droit dedans et il le ferait sans la moindre hésitation. Son regard glacial suivit Isha jusqu'à ce qu'il comprenne bien que ce serait le plan, qu'il accepte ou non de le suivre, jusqu'à ce que le gosse s'active de nouveau et disparaisse. Il n'y avait pas une minute à perdre. Dès que la porte d'entrée se referma derrière le jeune homme, Logan se mit en action à son tour, fonçant jusqu'à sa chambre à l'étage pour enfiler son manteau et y disposer ses armes, toutes ses armes, sans réfléchir un seul instant au fait qu'il n'aurait sûrement jamais besoin de tous ça. Il arracha le tiroir de sa table de chevet, remplis des quelques munitions dont il disposait et le vida sans aucun soin dans son sac.

Le temps qu'il se prépare, Alex était rentrée et il l'entendit l'appeler de son ton anxieux qu'elle cherchait toujours à cacher quand il retrouva le rez-de-chaussé. « Il faut que tu gardes Octavia. J'ai peut-être retrouvé Peter ! » lui lança-t-il sans aucun préambule, allant à sa rencontre à toute vitesse. Il agrippa ses coudes et se plongea dans le regard étonné et inquiet de sa meilleure amie, essayant sûrement de comprendre ce qui lui prenait. D'un geste du menton, il lui indiqua la peluche posée sur le canapé, voyant son visage changé instantanément en le reconnaissant. « Je vais le ramener, je te le promets. » Il réalisait l'erreur qu'il venait de commettre en lançant cette promesse, mais c'était déjà trop tard, les mots étaient lancés et maintenant... Il n'y avait qu'à prier pour qu'il trouve l'enfant en un seul morceau et en vie avant d'espérer remettre le pied à la maison. Mais aussi cruel soit-il, Joshua n'oserait pas s'en prendre à un enfant, pas vrai ?

Sans se soucier qu'elle apprécie ou non, Logan embrassa le front de la jeune femme et s'éloigna, remontant les couloirs au pas de course pour retrouver Isha dehors. « Allons-y. » lâcha-t-il en sortant son trousseau de clés de sa poche, accélérant le pas sans jeter plus d'un regard au gamin. Ça n'était pas sa faute si son père était un tel monstre, vraiment pas, mais en ce moment Logan n'était pas assez calme et serein pour lui sortir un petit discours d'encouragement et lui signifier une fois de plus son amour. Le temps pressait, c'était la seule certitude à laquelle il parvenait à se raccrocher et il ne perdit pas de temps pour se rendre jusqu'à la voiture de Joy qui attendait toujours sagement à l'extérieur du camp, se mettant en route presque aussitôt après s'être glissé derrière le volant et assuré qu'il ne laissait pas Isha sur le trottoir.

Au bout de quelques mètres à peine, il commençait déjà à trouver la route jusqu'à la galerie trop longue. Pourquoi fallait-il qu'il les emmène aussi loin ? Quitte à faire subir les pires tortures à tout le monde, Joshua aurait tout de même pu avoir la politesse de choisir un endroit qui soit facile d'accès, pratique... Mais non, il fallait toujours qu'il pousse la torture au maximum. Logan se murait dans un silence nerveux, le pied sur l'accélérateur, s'assurant seulement de ne rien percuter en route. La tension était à son comble et il révélait enfin au grand jour un talent trop peu exploité pour la course automobile.

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Ven 27 Oct - 14:49

Le regard que Logan me lance me glace jusqu’à la moelle épinière. J’ai presque envie de chialer comme un gamin de 3 ans apeuré. Alors lui aussi… ? Maddie m’évite et je sens bien qu’elle me hait à cause de ce que lui a fait mon vieux. Je ne peux pas lui en vouloir. Je regrette tellement de leur avoir imposé ça. Si j’avais été moins con je ne serais pas revenu les remettre en danger. Parce que ca ne sert à rien de se mentir, tout est de ma faute, seulement de ma faute.

J’hésite a lui dire que ça empeste le piège pour nous éloigner de Fort Hope, mais je sais que Logan a déjà dû y penser. Après tout qui suis-je pour lui suggérer des trucs aussi primaires, tarnation ? Genre le merdeux qui a ramener le diable à la maison que je suis, il se la ferme et s’en remet à un mec qui à l’air de savoir ce qu’il fait, lui.

Je monte dans la voiture en baissant les yeux et en fermant ma gueule. Logan démarre en trombe. Lui qui m’a toujours habitué à une conduite de papy pépère… Je cherche presque la pédale de frein de mon côté passager, par reflexe, plusieurs fois. Pas facile de me détendre, non seulement je ne suis pas fan des voitures mais en prime, même s’il s’en sort pas mal, être passager d’un pilote de formule 1 c’est pas la place la plus confort du monde.

Il ne dessert pas la mâchoire. Je sens bien qu’il est en colère et aussi, heureusement, concentré sur la route, mais cette tension est juste insupportable pour moi. J’ai trop de trucs à lui dire et la peur au ventre qu’avant la fin de cette journée lui et moi on se quitte pour de bon.

« Logan… »

Ben voilà, j’essaye de me lance. Mais une fois de plus les mots me manquent pour essayer de lui dire ce que je ressens, pour lui dire tout ce que je ne pourrais plus lui exprimer si on vient à être séparé pour de bon. Après un regard vers lui je préfère me concentrer sur le tableau de bord de la voiture. C’est plus facile de parler sans voir cette rage qui bouillonne en lui et dont je suis la cause.

« Sans Joey je ne serais pas revenu tu sais…  Tout ça ne serait pas arrivé si je n’avais pas été là… »


Je pense chacun de mes mots. Pour être honnête, je n’avais pas prévu revenir à Fort Hope. Sans voir la jeune femme qui n’a eu que le malheur de mal choisir son amant, mourante, je me serais bien gardé de revenir mettre le bordel chez Logan.

« Je voudrais que tu m’écoutes… tu sais c’est pas mon trip de causer des heures comme une gonzesse hein ? Mais…. tarnation, Logan, j’ai toujours été un sacré connard avec toi, même quand je veux être cool, je finis par toujours tout faire foirer. Mais t’as toujours été là, tu m’as jamais téje et tout ce que j’ai, c’est grâce à toi que j’ai réussi à l’avoir. T’es le seul à avoir vu plus que de la merde en moi. Alors, le prends pas mal mais là je crois qu’il faut que tu me briefes et que tu me laisses gérer ca… tout seul. C’est pas à toi de régler encore mon addition. »


Finalement les mots viennent un peu tout seuls, je ne sais pas si j’arrive a vraiment traduire tout ce qui s’emmêle dans mon crane quand je pense à mon père, peut-être pas celui qui partage mon sang mais celui qui a accepté de partager sa vie avec moi plus d’une fois.  Je n’étais pas vraiment conscient sur le ponton mais le peu que j’ai vu c’est qu’il n’a pas hésiter à venir risquer sa vie pour me ramener à la maison. Comme il l’a toujours fait. Comme il le fera toujours si je ne mets pas un terme à tout ça d’une façon ou d’une autre.

« Je ne peux pas accepter que tu ailles encore risquer ta vie à cause de moi. Si je disparais, ça fera comme Ava, ni plus ni moins. Tu seras le seul à creuser ma tombe et à te souvenir de celui qui a déjà sacrement trop mis le bordel ici. Alors que toi, t’as Octavia qui a besoin de toi et tous les autres aussi. Fort Hope ne tourne que grâce à toi… »

Et le mot est faible. Le paradis que mon père a réussi à bâtir ne tourne que parce qu’il a une sorte de charisme naturel qui fait que les gens lui obéissent simplement. Il n’a pas besoin de violence, de gérer par la peur, d’user de son côté imposant ou de négocier. Il écoute, il décide et personne ne pense à réellement le contredire tellement il inspire une sorte de confiance. A vrai dire, j’ai même eu la sensation que la plupart des gens sont contents de l’aider quand il leur confie des taches au lieu de juste ordonner. Pourtant ce n’est pas un bisounours comme certain le pense. Il a déjà prouvé qu’il sait aussi prendre les mauvaises décisions comme de se lancer dans une guerre contre les Punishers, ou virer les membres dissidents de la communauté. Je ne sais pas s’il se rend compte de ça. A sa place Bruce devait ouvrir des cranes et faire des exemples. Je n’avais pas été mieux que le Fossoyeur dans ma gestion d’équipe. En fait la seule chose qu’il a foiré dans sa gestion de Fort Hope c’est de m’accepter parmi eux. Toujours est-il qu’il reste le père d’un bébé en bas âge et l’âme de Fort Hope.

Je baisse la voix et le regarde pour faire l’aveux que je ne lui ai peut être jamais dit aussi directement :

« Mais surtout, moi je ne pourrais jamais continuer sans toi… tu es vraiment la meilleure chose qui me soit jamais arrivée dans la vie, je crois qu’on m’aurait permis de choisir moi-même le père parfait, tu aurais encore écopé d’un petit con dans tes pattes. Je… je sais que je jamais su te le dire, mais tarnation… le jour ou tu m’as tendu la main alors que je douillais avec ma crise de désintoxe, t’avais juste l’air d’être aussi paumé que moi en choppant ma main. Ca va te paraitre con, mais y’a jamais personne qui avait fait ça. Je veux dire, t’étais qui ? Juste un type que je connaissais à peine. Mais tu m’as tendu ta tarnation de main et je m’y suis agrippé de toutes mes forces. Je sais que je t’en ai fait baver par la suite, mais pourtant, tu étais déjà tellement plus que n’importe qui, juste par ton geste. »

Je me marre un peu gêner de sentir que je suis pas loin de chialer comme une nana en repensant a ce passer à la fois douloureux et agréable. C'est qu'on en a traverser des embuches tous les deux. En fait je suis juste en train de compliquer les choses alors que j’essaye de lui dire depuis le début est tellement simple que ca me frappe presque.

« Je t’aime et je ne supporterais pas qu’il t’arrive quoique ce soit… »

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Sam 4 Nov - 16:09

Avec chaque coup de volent trop brusque, le corps massif de Logan se retrouvait plaqué assez violemment contre le volant ou contre la portière, mais loin de se laisser impressionné ou secoué par cela, le barbu conservait son regard fixé sur la route de l'autre côté du pare-brise et s'interdisait de ralentir s'il pouvait l'éviter. Jusqu'à la présence d'Isha, tout était en train de disparaître lentement autour de lui, ne laissant plus que la route et les images atroces qu'il se jouait malgré lui dans sa tête. Avec Joshua, il fallait toujours s'attendre au pire, non ? N'importe quoi pouvait les attendre au bout du chemin, la seule chose dont Logan était certain en ce moment, c'était que ce qu'il trouverait dans la galerie ne lui plairait pas, que ce serait cruel et douloureux et que ça l’emplirait d'une rage encore plus profonde que celle qui l'animait maintenant.

Un frisson étrange le traversa lorsque le gosse prononça son nom, mais pour toute réaction, le géant se contenta de serrer le volant un peu plus fort. Ses yeux papillonnèrent une seconde, prêts à se poser sur Isha, mais restant finalement à leur place. Il réalisait un peu que son comportement devait avoir quelque chose d'inquiétant, mais il n'arrivait pas à se calmer et il n'y arriverait certainement pas tant qu'il n'aurait pas vu Peter de ses propres yeux et s'être assuré que le petit garçon ne risquerait plus rien. Il avait donc du mal à se concentrer sur les paroles d'Isha et, hélas, le jeune homme en avait long à dire. Les mots qui sortaient de sa bouche atteignaient Logan sans qu'il ne parvienne vraiment à les assimiler entièrement, il se disait juste que le moment n'était peut-être pas très bien choisi pour parler de ça. Peut-être ? Il ne comprit pas immédiatement ce qui traversait l'esprit du gamin pour qu'il ressente le besoin de dire tout ça maintenant. Tout se mélangeait et beaucoup de ce que lui disait Isha n'allait pas du tout à Logan. Il eut tout de même la gentillesse de le laisser finir, ne parvenant pas, cette fois, à s'empêcher de tourner le regard vers le gosse après sa dernière déclaration.

« Je vais te dire ce que tu veux savoir, mais rêve pas, j'te laisserais pas gérer ça tout seul. Il s'agit pas de toi, là. C'est pas contre toi que ce type agit, c'est contre moi et je vais régler ça à ma manière. Si tu veux m'aider, t'es le bienvenue, mais penses même pas à essayer de me la mettre à l'envers pour jouer les héros en solo sinon je te fais descendre de la voiture maintenant. »

La petite déclaration d'amour de son fils n'entrait pas dans sa réponse, non pas parce qu'il n'en était pas touché, loin de là, mais surtout parce qu'il n'aimait pas le ton de tout ça. Si Isha essayait de le piéger au nom de sa culpabilité imaginaire, ça n'allait pas le faire et ils n'avaient pas de temps à perdre à se disputer tous les deux aujourd'hui. « La peluche, elle est pas à Joy, c'est celle d'un gosse de dix piges que j'ai rencontré y a quelques semaines. Il s'appelle Peter et c'est le fils d'Alex. » Enfin, Logan consentit à ralentir un peu la cadence de la voiture, écrasant doucement la pédale de frein, jusqu'à ce que ne soit plus un danger mortel de poser les yeux sur le jeune homme assis près de lui. « J'ai pas la moindre idée de comment ton père l'a su, mais j'le laisserais pas faire du mal à ce gosse, que ça te plaise ou non, c'est moi qu'il cherche à attirer dans ce tarnation de traquenard et c'est moi qu'il trouvera. Je laisserais personne m'empêcher de retrouver ce gamin, ni toi, ni lui. On est d'accord ? »

Il n'arrivait même pas à dire pourquoi ce gosse lui importait autant, sa propre mère ne s'était pas tellement souciée de lui toutes ces années et Logan ne l'avait pas rencontré plus de quelques minutes. Mais ça ne changeait rien, c'était le fils d'Alex et il devait le trouver, il devait le ramener à la maison, avec eux. La jeune femme, malgré tout, prenait soin d'Octavia comme elle l'aurait fait de sa propre fille. De leur façon étrange et un peu perturbante, ils étaient une famille et Peter méritait bien d'en être.

Assez brusquement, Logan freina de nouveau, forçant la voiture à s'arrêter à quelques mètres de la galerie à laquelle il ne jeta pas plus qu'un bref regard avant de défaire sa ceinture et de se tourner vers le gosse. « Alors ? T'es prêt à la jouer en équipe ou tu préfères rester ici ? » demanda-t-il, très sérieux. Il n'y avait pas d'autre solution s'offrant à eux, soit ils y allaient ensemble, soit Logan y allait tout seul.

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Joshua Cornwell
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Lun 6 Nov - 19:17

La galerie:
 



Le Renard aimait se voir comme un artiste, dans la catégorie incompris. Autant dire que la Galerie d’Art de l’ex aux petits seins de Logan l’avait inspiré. Il avait toujours aimé les œuvres artistiques et pas seulement pour leur valeur pécuniaire. La petite touche de tableaux abimés, de murs troués par des tireurs qui devaient se prendre pour des Stormtroopers à viser partout sauf sur leur cible, ajoutaient un cachet et une ambiance au lieu. Joshua avait adoré ce style destructuré mais il avait, aussi, failli verser une petite larme en découvrant une toile qui avait l’air magnifique mais qui avait été particulièrement détériorée par ceux qui auraient pu postuler dans une émission de décoration d’une chaine de télévisons Française pour vanter les joies du marouflage à la kalachnikov. Il ne restait du tableau que des morceaux d’un homme chevauchant un ananas géant avec une corne de licorne sur la tête. Le peintre était un génie et c’était une grande perte pour l’humanité que son œuvre soit à ce point détériorée. Cela l’avait profondément agacé, et c’est sa victime du moment qui en avait fait les frais. Un archétype de petits gars bien comme l’Amérique hypocrite plébiscitait. Le genre sportif à ne jamais avoir touché à une cigarette de sa vie, à manger sain et à vouloir sauver la veuve, l’orphelin et les vieux messieurs en détresse. C’était, d’ailleurs, ce qu’il l’avait perdu. Ce brave Matthew Ross avait naïvement voulu aider ce qu’il avait pris pour un gentil survivant et l’avait idiotement suivi pour l’aider à sauver des enfants d’un péril imaginaire avant de se prendre un coup de matraque bien réelle. La suite était aussi ennuyeuse que le commencement. Cet idiot avait mis du temps à comprendre l’énormité de sa stupidité. Même après avoir été électrocuté et attaché à une sculpture plus lourde que lui, son petit cerveau de sportif avait eu du mal à accepter que la seule victime présente dans la galerie, c’était lui.

Au départ le Renard n’avait pas été bien méchant, juste des petites discutions perfides, quelques coups ici et là, deux au trois blessures vicieuses. Il était plus occupé à piéger le lieu. Comme il était radin et pressé il avait usé du matériel du sportif pour tendre filin relié à des armes, piégé le sol, a motivé scier les lustres et prévoir que la lourde statue de marbre ne supporte pas que l’on ouvre la porte du bureau sans choir de tout son poids sur l’inconscient qui ouvrirait se précipiterait trop vite dans la petite pièce. Il s’était hâté, s’attendant à tout moment à voir Carter et Cornichon débarquer. Sauf que voilà, les doubles C se faisaient attendre. Et s’il y avait une chose qui agaçait Joshua presque encore plus que les « pourquoi », c’était de devoir attendre. Il avait bien fallu qu’il s’occupe au détriment du jeune couillon pétri de convictions navrantes pour les oreilles du Renard. Faire appel à l’humanité d’un homme aussi froid et sadique que son ravisseur n’avait pas été la chose la plus intelligente à tenter. Joshua avait commencé par des petits morceaux en moins pour Matthew, quelques doigts, une oreille, un œil, puis des phases où il le laissait espérer pour mieux lui faire prendre conscience que personne ne viendrait le sauver. Devoir patienter le rendait mauvais et créatif. En fait, il commençait à faire une chose tout à fait inhabituelle pour lui : il doutait. Et si son chiard avant fait comme par le passé ? Avec les Noëls de tortures si inventives après lesquels Carter ne venait jamais. Le fait que le sang de son sang soit assez idiot pour essayer de préserver un étranger aussi ridicule qu’impuissant que Carter le mettait hors de lui. Mais les jours passants, il dût accepter que son morveux l’avait, une fois de plus, trahis. A moins qui ne se soit trompé et que le Peter Collins qu’il se trainait n’avait aucun rapport avec la super copine de Carter.

Matthew paya très cher la colère de Joshua qui grandissait au fur et mesure. Le Renard avait fait en sorte qu’il sache bien qu’il allait disparaître dans l’indifférence la plus totale puisque personne n’était venu à son secours. Le prisonnier, écorché vif avec un épluche légumes, finit par agoniser de ses blessures pendant un long monologue psychotique sur Carter et Cornichon. La suite avait été pour le moins « artistique ». Joshua était inspiré. Quand il eut fini sa sculpture de chairs, il aurait été difficile de reconnaitre le sportif. Ça avait été compliqué de le « bourrer » dans le costume de Spiderman de Peter et de l’attacher dans une position de super héros improbable sur le bureau de petits seins. Surtout qu’avec la transformation en zombie, le cadavre lui avait donné du fils à retordre. Mais au moins, si on occultait le sang dégoulinant sous le bureau, cela pouvait conduire d’éventuels intrus à se précipiter bêtement dans les pièges. Parce qu’un bon artiste signait toujours son œuvre, Joshua laissa à côté du Spiderman sanguinolant, le talkie de Peter avec un message « who do you want to call ? Carter’s Buster ! ». Il estima qu’il avait assez attendu et il partit en se disant que si finalement quelqu’un venait et survivait à ses pièges, il aurait certainement un message. En attendant, il avait déjà un de nouvelle idée pour faire de la vie de Carter et Cornichon un enfer.


HRP:
 

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Jeu 9 Nov - 23:43

Je sais bien que ce n’était pas le moment de m’ouvrir comme je l’ai fait. Mais j’ai tellement peur qu’il n’y en ait pas d’autre. On va dire qu’au moins il m’a écouté jusqu’à la fin, je ne pense pas que je suis en droit de lui en demander plus. Surtout que, quoiqu’il en dise, tout est de ma faute, c’est bien moi qui ai attiré l’attention de mon géniteur sur lui, sur ses amis, sa vraie famille.

Je commence à me refermer, resigné à ce que les choses en reste là, quand Logan lâche enfin l’identité du propriétaire de la peluche. Merde… Alex a un gosse ? Mais mais… c’est quoi ce bordel ? Je me redresse sur le siège en dévisageant mon père et en espérant que je n’ai pas compris ce qu’il est en train de me dire. Dix piges ? Nonononon !! Ça voudrait dire que c’est un enfant qui est entre ses mains depuis des jours parce que je n’ai pas donné la peluche…  Je pense que je ne dois plus avoir beaucoup de couleur au visage tellement j’ai du mal à digérer la nouvelle.

10 ans… le fils d’Alex…. Je me sens à vraiment mal, heureusement que Logan ralenti un peu la voiture. Je le regarde un peu choqué qu’il puisse penser que je veuille l’empêcher de sauver cet enfant. Pourquoi je ferais ça ? Il ne comprend pas que tout ce que je veux, c’est que ça s’arrête, rien de plus, rien de moins.

Je suis trop esquinté pour lui répondre et je préfère me réfugier dans le silence pendant le reste de la route. La boule que j’ai dans le bide depuis des jours semble grossir de minutes en minutes alors que la galerie se dessine devant mes yeux. La dernière fois que je suis venu ici avec Logan, la vie me paraissait compliquée alors qu’elle était on ne peut plus simple. Bruce avait ses défauts, mais au moins, lui attaquait de front et directement.

Je respire un grand coup avant de sortir de la voiture en acquiesçant mon accord pour le travail en équipe. J’ai peur à tel point que je n’arrive même pas à me foutre en rogne. Si dans un premier temps je reste un peu retrait, je me ressaisis vite en me souvenant des pièges dans ma garçonnière.

« Logan !! Attends, quand j’ai trouvé Joey, le vieux avait piégé la zone. Entre le moment où j’ai eu son appel de détresse et celui ou je suis arrivé il ne devait pas y avoir plus d’une heure, et j’ai failli me faire avoir comme un bleu… là il a eu plus de temps… »

Facon euphémique de dire que ça fait plusieurs jours parce que je n’ai pas su donner la peluche. Est-ce que mon, géniteur pourrait tuer un gosse ? Je n’ai qu’à me souvenir de cette nuit affreuse ou il avait dit avoir saigner Octavia pour craindre le pire. Si Ava avait moins bien caché la petite, je suis quasiment sûr qu’il aurait commis le pire.

« Je vais passer devant pour déminer la zone !»


Dès la porte les festivités commencent. Je sors mes outils et commence à dévisser minutieusement la clinche pour éviter d’avoir à la tourner. Je sens que Logan est au bout de sa vie de devoir attendre, moi aussi je suis nerveux, mais je ne peux pas me permettre une seule maladresse en sachant qui est peut-être là dans ses murs à nous attendre.

Je récupère avec toute l’agilité du voleur que je suis le mécanisme et ouvre la porte avec prudence pour ne pas tirer le fils relié à la clinche que je viens d’ôter. Ce qui nous attend derrière me donne envie de prendre mes jambes à mon cou. Rien qu’au nez, je ne le sens pas ce plan et sans la vie d’un gosse à la clé, je pense que j’aurais tout fait pour qu’on s’arrête là.

Mon vieux a obstrué toutes les fenêtres avec des tableaux, je ne vois pas bien le fond de la galerie ni le bureau de Godiche, mais je distingue qu’il y en a un qui s’est fait sacrement chier vu la toile d’araignée de filins qu’il a foutu partout. Malgré la pénombre je repère suffisamment d’objets dangereux reliés à ce fatras pour savoir que c’est pas le moment de faire les malins. Il y aurait bien un moyen sans risque de les désactiver, mais ça prendrait trop de temps. Je ne suis pas sûr que ni Logan ni moi, nous sachions avoir la patience de faire ça bien. Il ne reste donc que la méthode couillu du caribou. Je fais signe à Logan de me laisser quelques minutes. Je peste en me débarrassant de mon blouson, de mon arc et de tout ce qui peut me gêner :

« tarnation, ce connard à vraiment pas changé. »


Puis je me lance dans une imitation pas particulièrement virile de Catherine Zeta Jones dans Haute Voltige. Bon au lieu des clochettes attachées aux fils tendus, ce sont des armes pas rassurantes, et je me garde bien de pousser le zèle à me bander les yeux, mais avec l’obscurité c’est presque tout comme.

Je ne suis pas sûr que ça me plaise que Logan me voit faire ce genre de trucs. Je ne lui ai jamais vraiment parlé de ma vie avant lui. S’il a creusé, il doit bien connaitre mon histoire à compter de la valse des foyers et des centres de délinquants, mais personne ne sait vraiment ce qui s’est passé avant. Je ne pense pas que Logan ait jamais mesuré que le petit cleptomane sans prétention qu’il hébergeait avait certainement plus de talent dans l’art de voler qu’il le pensait. Mon géniteur avait ses mini cambrioleurs formés par ses soins.

Enfin arrivé de l’autre côté, c’est un jeu d’enfant de couper le lien entre les armes et la toile. Je fais signe a Logan qu’il peut me rejoindre avec ses coupes coupes en espérant qu’on aura pas d’autres mauvaises surprises avant de retrouver mon géniteur et le petit garçon.

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Ven 17 Nov - 9:04

Au cours des dix dernières années, Logan avait eu plus d'une occasion de mettre les pieds dans la galerie de Juliet, principalement en coup de vent lorsqu'il venait récupérer ou déposer leur fille, quelques fois depuis le début de l'apocalypse aussi. Il l'avait vu sous son meilleur jour et dévasté par la mort, il y avait semé quelques cadavres et abîmé quelques œuvres lui-même, mais il ne l'avait jamais vu comme ça. Rien que devant la porte, la tension se faisait sentir et du peu qu'il pouvait voir au travers du verre sale, une œuvre sanglante les attendait derrière. Isha voulut passer devant, réveillant la colère de Logan l'espace d'une seconde, alors qu'il venait tout juste de lui expliquer en long et en large qu'il ne le laisserait pas faire ça sans lui, mais il ravala toutes ses remarques et l'invita à se faire plaisir d'un geste de la main. Une drôle de boule commençait à se former dans son ventre, alors qu'il réalisait que les chances qu'ils trouvent le cadavre mutilé d'un enfant derrière la porte. Même si ça n'était pas son sang, même s'il ne connaissait pas vraiment Peter et que rien au monde ne l'aurait justifié, il sentait déjà qu'il ressortirait plus abattu que jamais de cet endroit si ça devait arriver, qu'il ressentirait une rage aussi profonde que si Joshua s'en était pris à sa fille et il n'était pas sûr d'être prêt pour ça en ce moment. Le deuil d'Eulalie continuait de peser sur ses épaules, même si ça n'était plus avec la même intensité et, malgré toute l'assurance qu'il avait en ses propres capacités, il aurait fallu être aveugle pour ne pas voir qu'une peur bien réelle de perdre encore un enfant l'habitait constamment depuis sa dernière rencontre avec Joshua. Son rôle de chef était devenu secondaire, sa famille passait désormais avant tout et sans Joy à ses côtés, il ne lui restait plus qu'Alex et Isha qu'il pouvait encore appeler sa famille. Perdre Peter maintenant, après les longues conversations et les projets qu'Alex et lui portaient depuis qu'ils avaient retrouvé la trace du garçon... Il ne pouvait pas l'accepter, pas même l'imaginer.

Avec cette angoisse en tête, il eut l'impression de devoir attendre une éternité qu'Isha se démène avec la porte et les pièges savamment installé par son géniteur de l'autre côté. Logan gardait son regard fébrile porté sur chaque chacun des gestes de son fils, sans oser bouger, retenant tout juste un haut-le-cœur assez violent quand l'odeur à l'intérieur l'atteignit finalement, sans qu'il n'ait fait le moindre pas pour entrer réellement dans la galerie. Il était trop sonné ou trop effrayé pour réaliser vraiment le professionnalisme avec lequel agissait le gosse, comme s'il avait fait ça toute sa vie et après tout, c'était probablement le cas. Quand on voyait la perversité de Joshua et ses plans plus dément les uns que les autres... Il fallait bien que le gamin ait hérité ou ait été entraîné à ce genre de truc depuis un moment. C'était une idée d'autant plus rageante, mais qui ne frappait pas encore Logan pour l'instant.

Au signe du jeune homme, il se bougea et entra dans la galerie, observant malgré lui l'endroit, le regard horrifié et le stress montant à chaque pas au travers de ce carnage glauque qu'était devenue la galerie de son ex. Mais il n'y avait aucune trace de Peter ou de qui que ce soit d'autres dans la grande salle en tout cas. Tout ça sentait mauvais, et pas seulement à cause de l'odeur de la mort qui régnait partout. Naturellement, le regard de Logan finit par se poser sur une porte au fond de la pièce, le bureau de Juliet. C'était la seule autre pièce ici si on excluait la porte donnant sur le couloir pour monter à l'appartement. La seule autre solution avant qu'ils ne doivent se résoudre à aller voir à l'étage... Le barbu croisa le regard d'Isha, retenant un soupir. « Je vais passer devant, cette fois. » lâcha-t-il dans un souffle. Son cœur battait la chamade lorsqu'il s'approcha de la porte légèrement ouverte, mais il tâcha d'ignorer la tension qui montait dans son crâne pour s'appuyer doucement par le battant et regarder à l'intérieur. Isha avait eu l'intelligence de ne pas se précipiter et de penser aux nombreux pièges installés pour eux par son géniteur et la logique aurait voulu que Logan s'attende à ce qu'il y en ait d'autres. Plus c'était sadique et pernicieux, plus ça correspondait à Joshua. Mais lorsque le géant aperçu la tâche de sang sur le sol et, au-dessus, installée sur le bureau dans une position improbable, la silhouette remuante d'un Spiderman entravé, la raison dont il manquait déjà pas mal généralement s'envola pour de bon.

S'il avait pris le temps de mieux observer, s'il avait essayé un tout petit peu de réfléchir avant d'agir, il aurait sans doute facilement constaté que les coutures du déguisement semblaient sur le point d'éclater tellement le corps coincé à l'intérieur était trop grand pour ce vêtement. Peut-être qu'il aurait vu aussi les fins entrelacements de fil de pêche derrière le bureau. Mais réfléchir... ça n'avait jamais été parmi les forces de Logan et encore moins dans des situations aussi pressentes. Le géant poussa la porte d'un geste vif, brusque, pour se précipiter à l'intérieur de la pièce. « PETER ! » La logique voulait que ce soit lui caché sous ce masque qu'il avait déjà vu couvrir son visage, n'est-ce pas ? Mais à peine Logan eut-il fait deux ou trois pas à l'intérieur, qu'il reçut un choc violent qui l'envoya au sol, le laissant avec le poids écrasant d'une statue pour l'entraver des cuisses jusqu'à la poitrine. Le temps qu'il comprenne ce qui venait de se passer, autre chose tomba à sa droite et le super-héros brisé fut libéré des liens qui le retenaient au bureau, glissant sur le sol pour ramper jusqu'au barbu, avide de pouvoir le dévorer.

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Dim 19 Nov - 15:55

Je ne dis rien quand Logan me demande de passer devant. Vu le temps que le vieux a dû mettre à poser ses putains de cordons partout après l’entrée, je le vois mal avoir réussi à faire plus même en admettant qu’il nous attende ici depuis mon retour a Fort Hope. Je pense que c’est la fatigue et une certaine résignation aussi qui me plonge dans une forme d’apathie. Je suis conscient d’être épuisé physiquement mais c’est surtout sur le plan moral que je me sens impacté.

Je n’en peux plus de ce stress, de cette attente pour découvrir quels plans sadiques va nous tomber dessus et qui va payer l’addition de sa folie cette fois. Je suis à bout d’avoir l’impression de ne savoir que subir et réagir après coup. En fait, je le connais trop bien pour réussir à penser autrement que « il est plus fort que nous ». Il a déjà gagné en fait, là c’est juste le chat qui a attrapé un oiseau et jouer avec avant de l’achever ou de le voir crever d’épuisement. Et Logan et moi on est dans le rôle des canaries. Le seul moyen d’arrêter ce cauchemar c’est de lui donner ce qu’il veut le plus vite possible.

Je crois que j’ai un temps d’arrêt où mon cerveau ne sait plus rien analyser, quand je crois voir un Spiderman attaché sur un bureau. C’est tellement irréel que je me demande si je ne divague pas ou si je me suis pas pris un truc hallucinogène sans m’en rendre compte tout à l’heure. La réaction de Logan me sort de cette espèce de transe incrédule. Quand il cri le nom du garçon, j’ai un frisson d’horreur qui me parcours en me demandant depuis combien de temps le petit est attaché ici. Au fond de moi, je crois que je gardais l’espoir que le vieux n’aurait jamais osé faire de mal à un gosse. Je le vois partir en courant vers l’enfant déguisé sans réussir à esquisser un autre geste que de regarder la scène avec horreur. Et puis…. Je repense à la pièce ou Joey jouait le rôle de l’appât et mes neurones acceptent enfin de faire leur boulot : ca put le piège.

« Att… »

Trop tard. Je vois Logan se prendre un truc moche, mais qui a l’air sacrement lourd, sur la tronche. J’ai pas de mot pour décrire le cauchemar de voir mon père, la personne qui est certainement l’icône même de la force pour moi, en plus d’être certainement celle à qui je tiens le plus, à terre sans que j’arrive à savoir s’il est blessé ou pas. Je n’ai vécu que quelques semaines en le croyant mort, mais ça a été les pires semaines de ma vie. Le monde n’a pas le droit de continuer à tourner sans lui.

« LOGANNNN !!!! »

Je suis déjà en train de bondir pour aller l’aider quand le 2e effet kisscool prévu par le pire monstre de cette terre se déclenche. Le petit Spiderman se libère et se met à ramper vers Logan avec toute la frénésie d’un moisie en manque de viande. Si je n’étais pas en train de purement paniquer je me serais peut-être souvenu des monologues de mon enfance sur le fait que pour bien piéger une personne, il fallait toujours en attaquer deux à la fois. Même pour Joey j’avais réussi à prendre ces quelques micro secondes qui font toutes la différence entre un sauvetage efficace et un plantage parfait.


Je saute donc, connement, par-dessus Logan sans réel plan autre que dégager le Spiderman affamé quand je glisse comme une patineuse débutante, le tutu en moins, sur le planché su bureau. Quelqu’un a foutu de l’huile ou de la cire, j’en sais rien et je m’en fou, sur le sol. Avec mon élan, je dérape la tête la première sur le bureau bien dégueulasse de sang coagulé de Juliet. Avec le choc je lâche mon arc et aussi une petite larme de douleur. Je pense que, pour le coup, j’ai du bol d’avoir la tête dure, parce que même à moitié sonné et par vraiment avec les yeux en face des trous, j’arrive quand même à attraper la jambe du rampant avant qu’il ne soit sur Logan.

Je crois que c’est pas aujourd’hui que je vais briller par un sauvetage en bonne et due forme et, au point où j’en suis, je ne trouve rien de mieux que de tirer de toutes mes forces sur le membre du morts pour qu’il abandonne l’idée de béqueter mon père.

Le bruit infâme des chairs qui cèdent en même temps que le tissus lycra imbibé de croutes de sang me perturbe un peu. Ok, je reste une seconde comme un con avec un jambe dans les mains à essayer de comprendre comment elle est arrivée là et déterminer où est le reste. Au moins la bonne nouvelle de cette énième preuve que le destin m’en veut personnellement, c’est que le moisi a décidé de changer son menu pour le repas. Visiblement, il a compris que les poils n’étaient pas si digestes que ça, en espérant que ce n’est pas plus parce Logan a passé l’arme à gauche.

Pour le coup j’ai un moment où je suis presque à me dire « too easy ». Me prendre un moisi sur la gueule, plus qu’une habitude, c’est un un art de survivre pour moi. Sauf que quand je cherche mon arc et que ma main ne trouve que du vide, je me souviens que je l’ai plus et là, c’est vraiment la merde. Bloquer une de ces saloperies en lui mettant l’arc dans le bec le temps de sortir un couteau est une chose, le faire qu’avec les mains en craignant une dentition qui est en train de sacrement déchirer le masque en est une autre. Je l’agrippe comme je peux par les épaules en essayant de garder sa mâchoire loin de moi. tarnation il en avait des plombages et des grosses dents le gamin ! Mon géniteur et mon père ont peut-être su survivre à une morsure, mais je me sens pas trop chaud pour tenter l’expérience. Au moins dans la mêlée je vois distinctement Logan s’agiter pour se décoincer de la statue. Il est vivant !!! J’essaye de me redresser mais dans l’huile a par déraper et perdre le couteau de ma manche, je ne sais rien faire de plus.

Voir Logan en vie me redonne un peu de courage et d’énergie pour arriver à bouger un peu sans me faire mordre. Je me trouve un axe ou je peux me servir de mes jambes pour essayer d’aider mon père à pousser l’horreur sculptée pour se dégager.

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Tout s'était passé à la fois si vite et si lentement. Dès que la porte s'était ouverte et que Logan avait pu faire un pas dans la pièce, il s'était senti glisser en arrière sans vraiment comprendre, ne voyant rien de plus que l'immense statue en bronze foncer vers lui. Il aurait pu l'éviter, peut-être, il suffisait de rouler sur le côté et vu comme le sol glissait sous ses pieds, ça n'aurait pas du être très compliqué. Mais sous l'effet de surprise et le choc quand son corps percuta le parquet au sol, il se retrouva absolument incapable de réagir assez vite et bientôt, la sculpture de bronze s'écrasa contre lui, le clouant au sol pour de bon. Et elle était lourde, même pour lui, à rendre frustrant le manque de nourriture et d'exercices des dernières années. Inutilement, le géant se remit à penser à l'époque lointaine où il arrivait à soulever plus que son poids à la salle et où il n'aurait sûrement eu aucun mal à se débarrasser de l'entrave. Mais là, il n'arrivait même pas à bouger et ça n'avait finalement pas grand chose à voir avec la statue, mais plus avec le cadavre aux membres déformés qui rampait lentement vers lui. Le costume de super-héros masquant le visage du cadavre suffisait à insuffler le doute sur son identité et, malgré lui, Logan ne parvenait à s'imaginer le pire.

Il ne craignait pas une seconde de mourir comme ça, maintenant, juste à cause d'une morsure, mais la seule idée que ce cadavre soit celui de Peter lui glaçait le sang au point de le clouer sur place. Il eut l'impression de le voir avancer, bras tendus vers son visage, pendant des heures avant qu'Isha ne se décide à entrer en trombes dans le bureau et à se ramasser à son tour. Le temps que le gosse ne réussisse à attraper le cadavre par la cheville, Logan essaya de rassembler ses idées et se décida à se remuer à son tour. De toutes ses forces, il attrapa la statue par ce qui ressemblait plus ou moins à des épaules et s'aidant de ses jambes, tenta de la faire bouger. Il essayait tant bien que mal de ne pas regarder vers Isha et ce qu'il restait de Peter pour ne pas se déconcentrer, les bruits désagréables de leur affrontement suffisant largement à le dégoûter et à entretenir la flamme de sa haine.

Enfin, au prix d'un effort de quelques minutes ponctuées de grognements rageurs, Logan parvint à faire rouler l'objet sur le côté. Dans un bruit sourd, elle frappa le parquet et roula contre la porte, tandis que le barbu se redressait, attrapant son couteau, prêt à venir porter secours à son fils. Mais bien avant que la lame ne frappe le crâne de la créature, il arrêta son geste en plein vol, prit d'une hésitation malsaine. C'était un cadavre comme tous les autres, un cadavre duquel il ne pouvait même pas voir le visage déformé par la mort, mais il n'y arrivait pas. C'était d'autant plus frustrant qu'il mesurait tout à coup sa stupidité. Et même si c'était bien Peter, hein ? Il préférait encore le laisser passer le reste de l'éternité transformé en bête monstrueuse que de lui offrir la paix ? Lui qui se targuait si souvent d'être adapté à ce monde, capable de tuer des gens bien vivants pour moins que ça... Il venait à flancher au moment de rendre service à un proche ? Ça le dégoûtait sérieusement de réaliser cette faiblesse au pire moment, alors qu'Isha se débattait rageusement avec le cadavre, mais il relâcha finalement sa prise, sa main retombant lourdement sur le sol sans qu'il n'arrive à rien faire de plus que de les regarder se débattre tous les deux, les yeux écarquillés, à se demander comment il pouvait avoir laissé les choses finir comme ça, comment il en était venu à échouer à ce point et comment il irait expliquer à Alex que son fils était mort par sa faute, parce qu'il arrivait toujours à se faire les pires ennemis qui soient.

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