Event #4 - Another storm [Clinique d'Alair]



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The Death
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Mar 3 Oct - 13:30


17 Mai 2016 – Le soleil vient de se lever sur Détroit et, après deux jours et trois longues nuits passés reclus dans la clinique qui vous abrite, vous pouvez désormais sortir librement. Pendant deux jours, vous avez entendu le vent siffler et les débris s'échouer contre votre abris, senti les murs trembler et le froid glacer vos os, mais vous étiez bien préparés et vos défenses ont tenu le coup jusqu'à la fin de la tempête. Il y a de quoi se réjouir, n'est-ce pas ? Vous avez survécu sans trop de dégâts, vous êtes tous en vie et votre toit toujours au-dessus de votre tête ! Félicitations.

Pourtant, vos sourires se figent lorsque vous mettez le pied dehors et que vous découvrez le spectacle qui s'étend sur la pelouse. C'est une vision lugubre qui pourrait donner la nausée à n'importe qui, même au cœur le plus accroché. Devant la grande maison barricadée avec soin, vous pouvez voir les cadeaux apportés pour vous par le vent : de nombreux débris, bien sûr, mais aussi des cadavres en mauvais état, dont il manque des membres à plusieurs. Peut-être les bras, les têtes et les jambes qui trônent sans corps sont à eux ? Il faudrait certainement un expert des puzzles pour le découvrir et la réponse à cette question n'a probablement aucun intérêt. Certains des corps putréfiés sont encore en vie, rampant difficilement sur le sol ou coincés sous d'autres débris beaucoup moins organiques. À première vue, il s'agit plus d'une scène sinistre que d'un véritable danger pour vous ou qui que ce soit d'autre. Les rôdeurs mal en point ne seront pas difficile à maîtriser tant ils sont éparpillés. Malheureusement, si la clinique veut conserver son aura d'hospitalité et son charme indéniable, il va bien falloir entreprendre une mission de nettoyage efficace.

Bien sûr, c'est à vous que revient cette décision. Peut-être souhaiterez-vous conserver cette décoration qui vous ferait sans nul doute gagner le concours d'Halloween du quartier si seulement il était encore d'actualité ? Et si ce n'est pas le cas, comment comptez-vous vous y prendre pour vous débarrasser efficacement de ce désastre ? Et n'oubliez pas d'être prudents, car si les monstres que vous pouvez voir actuellement sont peu voir pas dangereux, qui sait si d'autres plus vigoureux ne pourraient pas se cacher sous des débris ou s'approcher au cours de votre action ?

Informations hors-rp
Au cours de ce RP, vous aurez donc à faire un grand nettoyage pour la clinique. La dangerosité du RP est considéré comme modérée : la plupart des rôdeurs présents sur les lieux sont inefficaces et démembrés ou bloqués par des débris, mais il y a possibilité de tomber ponctuellement sur des rôdeurs plus virulents encore en pleine possession de leurs moyens.

Les inscrits à ce RP sont : Alair Wakeman, Barry Churchill, Declan Traeger, Heaven Lockwood, Joy Cameron et Nathan Karlsefni. Nous vous proposons de poster dans cet ordre. Si vous ne pouvez pas poster à votre tour, merci d'en informer rapidement le joueur suivant afin de ne pas bloquer le RP.

Si vous souhaitez l'intervention du MJ à n'importe quel moment du RP, il faudra en faire la demande par MP en apportant un résumé des faits importants pour lui faciliter la tâche. Merci d'avance et amusez-vous bien !
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Old british glory
Alair Wakeman
Matricule n°001
Old british glory
Mer 4 Oct - 22:04




Event #4 - Another storm [Clinique d'Alair]

Bien. Voici le seul mot que j’articule en voyant l’étendue du désastre qui m’attend sur la pelouse de ma propriété. Malgré la gravité de la situation, enfin de ma vie de tous les jours depuis que l’apocalypse semble avoir déménagé dans le voisinage, je me dois de rester stoïque et être le roc de Gibraltar que les Yankees autours de moi sont habituer de contempler. Je sais que mon peuple est certes froid sur les premiers abords, mais nous sommes débordants de flegme et surtout d’une passivité qui nous rendent de glace dans la majorité des situations. Donc, en tant que fidèle serviteur de Sa Majesté, je vais rester de marbre quel que soit l’évènement qui se produit. Apocalypse, fin de la civilisation, perte en finale de Manchester United, guerre nucléaire, une attaque d’extraterrestre ou qu’il manque du pain ou du lait dans la cuisine. Que diable j’ai la réputation de toute l’Angleterre sur mes épaules et je me dois de faire honneurs à mon riche héritage. Le seul temps que je vais hausser les sourcils, signes évidents d’amusement ou de frustration intense de ma part, c’est lorsque que je me rends compte qu’il me manque du thé. Nous avons tous notre talon d’Achille et le mien, à part ma famille et ceux que je considère comme des amis fabuleux, c’est mon breuvage ancestrale. Je place mon poing gauche dans le bas de mon dos, la droite enserre le pommeau de ma canne-épée. Mon habitude et ma posture est droite, fière et surtout noble comme l’exige mon éducation de gentilhomme.

Mon unique œil valide se promène avec calme sur le désastre que Mère Nature à dédaignait  de me faire don sur la propriété de ma chère clinique. Des détritus, des morceaux de barbeaux de toitures, des branches, des morceaux de corps putrides de cannibales. Je ne serais aucunement surpris de voir une main comme celle de la famille Adam courir entre les frasques de ce décor digne d’une série d’horreur pour pré-pubère. Je regarde les quelques personnes qui ont séjourné en ma demeure pour résister à ce grain de folie que la météo nous a fait part. Haut les cœurs mes chers amis. Et naturellement je tiens à spécifier que je n’ai point dit haut de cœur. Je leur fais grâce d’un sourire pince-sans-rire dont j’ai le secret. Ça me gêne énormément de vous demander un nouveau service, mais je serais votre obligé pour l’éternité si vous voulez bien m’assister à dégager le terrain pour mon prochain jardin. Je porte ma main gauche à ma barbe taillé avec soin et je prends une pose pensive. Avez-vous une idée du comment procéder? Car je vois mal organiser un méchoui de viande avarié près de la clinique.

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Jeu 5 Oct - 15:54

Durant la tempête le géant lézarder de cicatrice n’avait pas chômé. Toujours en train de faire des rondes pour surveiller si les fenêtres et issues étaient bien barricadé, surveillant entre deux lattes de bois si des survivants piégés par les éléments avaient besoin d’aide. Une fois il avait sorti, alors que tous avait prohibé son élan d’héroïsme et de candeur, pour arracher un père à bout de souffle et un nourrisson de la colère des cieux.  Dans le cœur pur et merveilleux de la bête de foire, il devait aider les gens même si la majorité du temps il ne récoltait que dégout et hostilité. Mais dans l’esprit lent et pathétique de la gargouille de  granit à peine sculpté, un monstre devait se sacrifier pour les humains. Que son existence n’avait aucune utilité pour personne et que sûrement il devrait quitter la clinique pour ne pas apporter exaspération et honte aux lueurs d’humanité qui scintillaient en ce lieu. Ce petit îlot de miséricorde et de bonté dans l’océan chaotique et meurtrier qu’était devenue la planète entière.

Le soir alors que tous dormaient ensemble pour s’apporter chaleur et réconfort, le gladiateur de l’apocalypse faisait une vigie solitaire. Car il croyait à tort qu’il ne méritait aucune attention, aucun geste de solidarité. L’homme difforme était un monstre ambulant, un cauchemar éveillé pour le commun des mortels. Donc entre deux rondes, le géant à l’armure de chaire rapiécer d’horribles cicatrices regardait le bandage en soupirant avec douceur. Il ne pouvait s’empêcher de rêvasser au doux moment où l’ange à la chevelure doré l’avait soigné avec candeur et tendresse.  L’ancien mineur s’était ouvert la main alors qu’il travaillait d’arrache-pied pour fortifier l’endroit. Heaven avait fut le fluide cramoisie s’écouler de la plaie béante alors que Robert continuait à enchaîner les manœuvres pour placarder les planches de bois comme un automate. Avec des paroles douces et apaisantes, l’être céleste avait convaincu le bourreau de travail de prendre une pause d’un instant pour mettre un bandage. Des gestes tendres, merveilleux pour le colosse balafré fut donné sans compter par la merveilleuse jeune femme.  Et dans sa solitude constante, lui-même s’était couper des survivants réfugier dans la clinique pour ne pas imposer une nouvelle vague de frayeur et du dégout, le géant de fer songeait à elle. Un être si parfait à son regard océanique, un rêve qu’il ne pourrait jamais avouer les papillons que l’ange avait éveillé dans l’être difforme de Bobby. Car personne ne pourrait aimer un simplet qui ressemble à la vision d’un savant fou.

Le vent et les trombes d’eau s’étaient enfin calmer et les survivants plissèrent des yeux en sortant enfin à l’extérieur. Le géant fut soulager que la clinique et les meurs avaient tenu le coup, mais grinça des dents en constatant l’étendu des détritus qui jonchaient le terrain. En ce jour Bobby n’avait pas son armure d’anti-émeute disparate et son équipement de sortie. Juste sa chemise de coton autrefois blanche aux manches roulé, laissant entrevoir les sévices d’une vie de souffrance sur sa peau tanné comme du cuir. Des regards curieux pouvaient voir l’ancienne trace de morsures de l’été passé, ultime présent de la nièce zombifié du géant au cœur d’or. Des bretelles et son pantalon noir donnait un air de cheminot des années 50. Mais la laideur de ses traits atypiques, son oreille manquante, son crâne en forme d’œuf et sa longue cicatrice qui labourait sa joue droite donnait une illusion de Picasso inachevé aux gens. Mais une douceur, une humanité et une gentillesse sans borne démontrait la pureté de l’âme de la chose si les gens essayaient de voir au-delà de l’imposante musculation et la laideur chronique de Bobby. Comme de raison l’être aux muscles disproportionné se cachait de peine et de misère dans la pénombre un peu à l’écart de tous. En entendant parler le vieux médecin qu’il considérait un peu comme une figure paternelle qu’il n’avait jamais connu d’ici là, le golem de chair immonde parla. Un ton rocailleux, presque intimidant en fait, jaillit des lèvres exsangues de l’homme.

Robert- Ben on pourrait utiliser la remorque… Euh… Garder les choses pour faire du feu cet hiver et les re…ra…Euh… recyclé…. Euh… Emmener les morceaux des méchants mordeurs loin d’ici…


Voyant que des gens le regardait avec étonnement et surtout un certain dégoût, le mastodonte baissa le regard de honte.

Robert- Euh… désolé… Je dis juste des conneries… Euh… Pas de cerveau pour bien pensé… Euh… Je vais faire ce que vous voulez…


À cet instant il ne voulait que s’évaporer, se dissoudre pour passer entre les lattes de la galerie pour échapper à sa gêne et la situation embarrassante qu’il venait de se plonger par accident.

H.R.P:
 

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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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Mar 17 Oct - 8:46

« Tarnation ! J’suis où ?! » Je n’avais même pas pris la peine d’ouvrir les yeux que je m’exclamais de la sorte. Il me fallut un moment pour me le remémorer. Une clinique. Joy qui voulait que je l’aide à renforcer les accès. J’avais dû courir après une fois de trop, sans nul doute. Elle était vivace. Mais l’un de nos renforts de fortune n’avait pas tenu le coup. Entre la pression du vent et le poids des morts, les planches avaient finis par s’envoler en éclat. Trop de morceau s’étaient rapprochés de moi à vive allure. Bien trop pour que je puisse les éviter. L’une d’entre elle vint me frapper en plein visage. Cela explique la tempe douloureuse et le mal de crâne. En revanche, il me faut un moment supplémentaire pour comprendre ce que je faisais avec un rôdeur (re)mort, la bouche grande ouverte, posée sur mon épaule, et un morceau de verre dans l’arrière crâne.

Bien sûr ce dernier élément, je l’ai vu en le repoussant, et j’ai compris que ce rôdeur m’avait sauvé la vie d’une hémorragie en se prenant le débris à ma place. Ses dents n’avaient sans nul doute pas eu assez de force pour transpercer mon cuir. J’attrape mon arc, un peu plus loin, et me relève douloureusement, faisant craquer tous les os qu’il m’était permis de faire craquer. J’entends une voix lointaine, d’homme. Un discours débute. Je m’y dirige et en bon retardataire, je me tiens en retrait. Je viens me placer à côté d’un géant style Hell Boy. Ouai c’est ça. On dirait Hell Boy. Avec la peau moins rouge et les cornes en moins. Mais je ne serais pas étonné de le voir sortir un flingue de la taille d’un lance-roquette. Pendant ce temps, je suis bien trop occupé à chercher Joy du regard. Mais mon point de vue me laisse bien trop d’angle mort. Je m’adresse au colosse d’une demi-voix pour ne pas perturber le discours du borgne. « Excusez… Z’avez vu Joy ? Je ne la vois pas nulle part…»

Mais je n’ai le temps d’attendre la réponse. L’homme et sa prestance britannique vient à nous demander comment s’organiser pour se débarrasser du fléau Z. J’esquisse un sourire en me disant que le challenge serait de taille mais pas impossible. Sortir les morts, ça me connaissait. Suffisait de les attirer. Pourtant, le bien-être de mon ami m’importait bien plus, et je préférais me taire. Ces gens pourraient compter sur mon arc quoiqu’il en soit. Plus vite se serait fait, plus vite je pourrai retrouver ma fille, que j’ai laissé sous la protection de sa mère adoptive.

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Heaven Lockwood
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Ven 20 Oct - 13:17

EVENT #4 - Another stormCliniqueLa tempête a été fulgurante. Dévastatrice même, Heaven a pu largement sentir le sol trembler sous ses pieds et les objets cogner contre la clinique. On ne peut pas dire que la peur l'avait assailli durant cet instant, mais le bébé dans ses bras dont elle a eu la garde depuis que le père a décidé d'aider à la protection de la clinique l'encouragea à se concentrer plus sur le bien être du petit être que sa propre peur. A le voir, la jeune femme se demandait si sa vie serait paisible ou aussi funeste que celle des survivants qui se trouvaient en ce lieu. Il semblait tellement pur et loin de tout ce qu'il se passait à présent. Sa vie sera sans doute plus simple puisqu'on lui apprendra à survivre dès ces premiers pas alors, que ceux de la génération d'avant auront encore les souvenirs des villes loin du chaos et dont les zombies n'étaient encore que des monstres sortant de l'esprit, des jeux vidéos ou encore des films.

Il sourit et automatiquement la jeune femme en fait de même. La nuit a été courte puisque le petit n'a eu de cesse de pleurer à cause de la tempête, rien de bien étrange pour Heaven qui se doutait que ce soit la seule manière pour l'enfant de s'exprimer. Parfois le père prenait la relève pour permettre à la jeune femme de se reposer et quand elle se réveillait, elle reprenait le flambeau et ainsi de suite. L'instinct maternel était rapidement venue, bien qu'il lui reste encore bien des lacunes. Durant un moment, alors qu'elle s'était retrouvée seule, Heaven n'a pu s'empêcher de verser une larme en disant que cela aurait été la vie qui l'attendait si tout cela n'avait pas éclaté. Elle aurait été sans doute épouse et mère. Contrairement à sa jumelle qui préférait vivre encore sans chaîne, Heaven a toujours été consciente de l'avenir qu'elle souhaitait sauf que la jeune scientifique n'avait pas mis le chaos dans l'équation de sa vie.

Ce matin alors, que la tempête semblait passer, Heaven avait remarqué que le bébé était endormit à ses côtés, il ne bougeait pas, tranquille dans ces rêves paisibles. Le père de Daniel avait très certainement dû entrer dans la chambre de la jeune femme pour y déposer le bébé. Mais, ce n'était pas tout, il y avait toutes les affaires de l'enfant et automatiquement cela fit tilt dans la tête de Heaven qui se leva prenant le temps de s'habiller et de prendre le bébé avec elle afin de partir à la recherche du père. Heaven avait eu comme un pressentiment et commençait vraiment à s'inquiéter. Généralement, le père ne se permettait jamais de partir en laissant toutes ces affaires y compris les siennes qui comptaient les quelques rations de survies et des photos de famille. Il le lui avait dit, c'était son trésor.

Voyant un attroupement à l'entrée, Heaven constata les dégât de la tempête et ce n'était vraiment pas jolie à voir. Des débris de toutes sortes et des corps démembrés de zombies dont la plupart rampait encore au sol. C'était assez effrayant à voir, c'était le moins que l'on puisse dire. Munie d'un certain espoir, Heaven observa les visages qui se trouvaient ici, mais elle ne voyait pas celui du visage du père de Daniel.

Mais où est-il passé ?

Heaven n'avait pas participé au début de la petite réunion, ayant passé le plus clair de son temps à veiller sur le bébé. Et même si le père reprenait le relais, il n'empêchait pas que la jeune femme ne parvenait pas à trouver réellement le sommeil perturbait par des cauchemars qu'elle préfère amplement éviter.

Son inquiétude montait en flèche, elle craignait le pire. Avait-il abandonné le petit ? Immédiatement, Heaven revoit son propre père s'enfuir loin de sa sœur et elle, loin des zombies. Son visage se porta sur le visage endormit du petit Daniel et son cœur se brisa. Il dormait paisiblement sans se douter de rien.

« Bobby... » Elle se rapprocha de son ami. « Bobby as-tu vu le père de Daniel ? Je... Je ne le trouve pas, il a laissé toutes ces affaires dans ma chambre... » Son regard se porta sur l'homme qui se trouvait à côté de son ami et elle recula doucement. Craintive. C'était comme ça depuis un certain temps, elle avait dû mal avec les étrangers.

En voyant le visage de son oncle, la jeune femme se dirigea vers le médecin.

« Oncle Alair...Le père de Daniel a disparu... Je ne le trouve pas. Tu l'as vu ? »

Serrant un peu plus le bébé, la jeune femme regardait autour d'elle. Mais, elle aura beau faire le tour des personnes qui se trouvent ici, qu'elle ne verra jamais celui qui a le plus d'importance pour le bébé.

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Joy Carter
Matricule n°001
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Dim 29 Oct - 19:30

La tempête faisait rage à l’extérieur et elle ne comptait pas rester les mains dans les poches à ne rien faire. Elle avait dû s’éloigner de Declan pour aller chercher une planche pour renforcer l’une des fenêtres qui ne semblait pas vouloir survivre à la tempête. Le problème, c’est qu’une fois à l’extérieur, tout devenait plus difficile, le vent, les débris à éviter, tout était totalement chiant et… et elle se demanda à quel point sa moto était en sécurité en ce moment. Elle y tenait surement beaucoup trop pour ce qu’elle était, mais… c’était la seule chose qui lui restait de Logan et elle comptait bien l’entretenir de son mieux. C’est surement pour cela qu’elle tourna les talons pour se rendre à l’endroit où elle garait sa moto et la déplacer plus à l’intérieur encore, loin des fenêtres qui pourrait éclater. Elle prit même la peine de la recouvrir, pour faire certaine qu’elle ne risquait rien. Si un jour elle pouvait la rendre à Logan, elle le ferait peut-être et ce jour, elle voulait pouvoir le faire sans être gênée de l’avoir dépecé ou maltraité.

Ceci étant fait, elle retourna à la recherche d’une planche, mais l’extérieur n’était guère agréable. Même les cheveux tressés, la pluie arrivait à lui brouiller la vue, sa tresse battant au vent. Elle remonta le col de sa veste pour finalement revenir à l’intérieure et chercher les autres. Si elle s’éloignait, elle préférait le faire à deux, un débris sur la tête était trop rapidement arrivé.

Elle entendue vaguement des voix au loin, laissant au passage de magnifique trace de pas mouillé sur le parquet du manoir. C’était presque gentil de sa part, presque… Elle se glissa dans la pièce avec les autres, passant silencieusement derrière Declan qui semblait chercher quelque chose tout en lui soufflant, sans déranger personne :

-C’est un peu mouillé dehors… tu me prêtes ta capuche ? J’ai manqué quoi ?

Parce que de toute façon, autre que de simplement renforcé le domaine et nettoyer la cour quand tout serait terminé, elle n’avait pas réellement d’autre solution à proposer, même s’il sortait pour dégager le terrain, il y en aurait encore et toujours… non ?

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Nathan Karlsefni
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I walk a lonely road
Mar 7 Nov - 18:26



Le reveil de Nathan se fit d’un coup, de la même manière qu’un réveil de sieste ou vous sursautez. Après être arrivé a la clinique juste avant la tempête, le survivant n’avait pas vraiment pris le temps de dire bonjour a tout le monde et s’était trouvé un coin juste a coté du feu. Le meilleur dodo qu'il avait fait depuis bien longtemps. Il avait bien sure saluer le docteur et fait un signe a Robert après avoir croisé son regard mais il était exténué. Les 3 derniers  jours avait été une suite de sommeil sans rêve entrecoupe par des pauses afin d’aller faire pipi et manger. Il n’avait changé de lieu de couchage qu’une seule fois, pour se mettre sur un des fauteuils faisant face au foyer. Tout autour de lui avait été installé des sacs de couchages et pas mal de provision.
On peut dire qu’il s’était accoutumé au bruit de la tempête pendant son sommeil et lorsque celle ci se calma, son cerveau envoya un message nerveux a tous ses muscles pour qu’il se réveille. Le faisant sursauter tout seul dans son coin. D’où le réveil ressemblant a celui d’une sieste.
Le survivant se leva pour faire un compte rendue précis de lui même et de ce qui l’entourait.
Déjà il était dégueulasse, le sang des charognes qu’il avait percuté avant la tempête avaient séché sur son manteau lui donnant une teinte cuivré assez étrange. Et l’odeur qui l’accompagnait était a un assez bon niveaux de saleté aussi. Deuxième chose qu’il avait remarqué en se levant, ses courbatures. Il devait forcé pour que ses bras se lèvent au dessus de ses épaules et c’était pas super cool.
Troisième chose il avait méchamment envie de pisser.  
Quatrième et dernière chose la tempête s’était belle et bien calmé, il y avait même une ou deux personnes a l’extérieur. Il était intrigué par ce rassemblement humain mais avait plus envie d’aller combler son besoin primaire, il traversa le salon pour se rendre au toilette les plus proche. La porte était verrouillé alors sans attendre la plainte de celui qui était a l’intérieur, il fonça dehors en passant par la porte d’entrée. Il fit plusieurs mètres sous la pluie avant d’arrivé au niveau de l’arbre le plus proche et la il put se soulager.
Mais c’est aussi a ce moment la qu’il sentit quelque chose lui attraper la jambe, surpris le jeune homme lâcha un cri de surprise avant de regarder la vieille moitié de cadavre qui essayait de prendre « un croc » dans sa cuisse. Il se dégagea d’un coup de reins avant d’envoyer son pieds dans la tête de la charogne. Le chaussure défonça la mâchoire de la morte qui tomba raide, sûrement dégoûté de ne plus pouvoir manger.
Après que son cœur eu ralentit, le survivant prêta plus d’attention a ce qui se trouvait autour de lui avant de comprendre qu’il s’était mis dans une belle merde. Il n’avait pas trop prêter a attention a l’état du jardin en sortant mais maintenant il se rendait compte que c’était un terrain « miné ».
« Et merdeeeee…. »

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Louis Hartmann
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Mer 8 Nov - 15:31

Louis avait passé la nuit avec les autres occupants de la clinique, attendant que la tempête se calme pour enfin mettre le nez dehors. Il se doutait que cela ne serait pas beau à voir,, mais ce qui s'étalait sous ses yeux avait réussi à le surprendre tant le spectacle était abominable. Au milieu des débris et détritus on trouvait des rôdeurs démembrés, des cadavres encore animés empalés sur les structures, des débris humains çà et là... Et l'odeur... Ca lui rappelait un charnier qu'ils avaient trouvé derrière un village afghan qui avait eu le malheur de prêter assistance à l'ISAF, tous les hommes avaient été égorgés et jetés dans une fosse, laissés au soleil pendant une bonne semaine. Geste instinctif, l'ancien militaire porta le dos de sa main devant son nez et sa bouche.

Le propriétaire des lieux, un vieux avec une attitude empruntée de british leur demanda aimablement non seulement un coup de main, mais surtout un moyen de le faire. C'était compréhensible, sa clinique était un lieu de paix et de soin, ça ferait désordre de laisser des morceaux de cadavres aussi putrides qu'animés sur le seuil de la porte. Comme ce que faisait Wakeman était d'utilité publique et en plus était l'oncle de Bess, Louis avait bien envie de donner un coup de main.  Sa petite recrue serait sans doute contente d'apprendre qu'il n'avait rien.
Le colosse avait soumis une proposition intéressante, récupérer les débris combustibles pour le chauffage et charger les morceaux de cadavre dans une remorque pour le larguer plus loin. Le bon sens énoncé. Visiblement il avait un réel problème d'estime personnelle vu la façon dont il conclut son intervention. Pas étonnant quand on voyait le gaillard. Sans doute un peu simplet sur les bords et carrément hideux, il avait dû être la bête foire de son quartier ou de son bled. C'était étonnant qu'il n'ait pas viré abomination avide de vengeance, tant mieux en fait parce que vu le gabarit de l'animal...

"C'est pas bête au contraire, Robert. Avec la remorque et la baie du pickup on pourrait charger pas mal de cadavres pour les balancer plus loin. Faudrait trouver une sorte de fosse, un trou comme un égout effondré, un collecteur d'eau usée à ciel ouvert, ou carrément aller les balancer à la flotte. Suffisamment loin en tout cas pour que l'odeur de décomposition ne vienne pas nous empoisonner et avec elle la vermine et les maladies. Avant on faisait tout cramer, mais on a ni le carburant, ni le bois à gaspiller pour ça.
On va attacher la remorque à ma camionnette déjà, après on aura plus qu'à charger ensuite."


Les gens tout autour de lui s'affairaient, posaient des questions, l'un d'entre eux s'éloigna dans le chaos qui leur servait d'environnement et Louis eut un rictus mesquin en pensant voir passer un nouveau candidat pour la zombification. S'il avait connu, il aurait pensé à un nouveau prétendant pour les Darwin Award, mais il ne connaissait pas cette belle institution aujourd'hui tombée dans l'oubli.

S'adressant à la cantonade.

"Avant d'aller galoper dans l'herbe du matin va falloir faire le ménage, y a du mordeur à liquider. C'est pas parce qu'ils ont perdu des membres et leurs tripes qu'ils sont inoffensifs, une griffure ou une morsure et vous êtes morts! Et après faudra des bras pour déblayer ce merdier. Ceux qui ne sont pas équipés ou qui ne peuvent pas flinguer du cadavre ambulant, attendez avant de sortir qu'on ait nettoyé un secteur, vous chargerez les morceaux dans la remorque et le RAM pendant que nous autres sécurisons le périmètre. Nous gagnerons du temps et ça évitera que des couillons se fassent bouffer les mollets."

Il avait haussé la voix pour bien se faire entendre, et on y percevait l'autorité sévère de celui qui avait l'habitude de donner des instructions. Il ne fallait pas sortir de West Point pour deviner en lui l'ancien militaire. Il ne s'était pas érigé en chef, mais voyant le flottement dans la situation et le besoin rapide d'action, il avait pris les choses en main. Et il allait donner l'exemple.
Le drill instructor remonta son écharpe sur son nez pour réduire l'agressivité de la fragrance de mort environnante et prit son maillet improvisé. D'une voix étouffée par l'étoffe il s'adressa au géant.

"On y va Robert? On a un sacré boulot à abattre... Dans tous les sens du terme!"

La ponctuation finale fut appuyée par le bruit de son arme s'abattant sur le crâne d'une pauvre créature réduite à l'état de tronc et qui geignait pitoyablement. Son agonie fut ainsi achevée brutalement et elle put enfin reposer en paix.

Rien ne valait une activité prenante pour éviter de réfléchir et s'appesantir sur une situation désagréable. Ils ne pouvaient rien changer à ce qui s'était passé, mais pouvaient améliorer les choses maintenant.


HRP:
 
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Alair Wakeman
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Ven 10 Nov - 3:21




Event #4 - Another storm [Clinique d'Alair]
Je reste stoïque et surtout débordant d’une classe et d’un flegme qui me désigne d’emblée comme un fidèle serviteur de Sa Majesté. En médecine, en savoir-vivre et dans plusieurs domaines je me défends honorablement et je peux aisément tirer mon épingle du jeu. Mais malheureusement pour dégager des parties de corps décomposé et des détritus de mes plates-bandes je dois avouer un certain degré d’inexpérience. J’espère sincèrement que mes compagnons qui surgissent des entrailles de mon manoir sauront éclairer ma lanterne. À ma plus grande joie et mon grand étonnement j’entends le ton hésitant de mon beefeater. Mon unique œil, survivant de la folie de grandeur d’un énergumène qui avait eu la malchance de me croiser dans mon antre, se pose sur mon colossal ami. Il fait des progrès aussi gigantesque que sa massive musculation et je peux enfin voir que les heures passé à m’efforcer de le sortir de sa coquille de gêne porte ses fruits. Mais le progrès s’arrête brutalement, un peu comme voir Margaret Thatcher nue à moins 40 degré pourrait faire mourir dans l’œuf les lubriques pensées d’un étalon en rut. Il s’excuse d’avoir parlé et exprimer un point de vue pratique. Je regarde l’assemblée et d’un regard noir, débordant d’un mépris à peine dissimulé, je fais taire les deux ignares qui se moquent de mon cher Robert. D’un ton conciliant, mon accent est charmant et surtout digne d’un présentateur de la BBC, je porte mon attention sur l’homme qui semble se recroqueviller sous la pluie de sarcasmes dénigrants. C’est très bien Robert. Vous exprimez et apporter de l’eau au moulin est une bénédiction. Au contraire de quelques chauvins qui ne pensent qu’à se moquer, vous désirez vous rendre utile. Je porte mes mains dans mon dos. pour les croiser, dans une posture noble et droite comme le sied à un gentilhomme de mon envergure.

Je vois alors ma chère nièce, une parcelle rescapé de ma famille qui a échappé au génocide de l’humanité. Le petit bébé emmitouflé dans ses bras m’arrache un petit sourire qui se veut tendre et fier à la fois. Voir Heaven materner le petit nourrisson me fait chaud à mon vieux cœur et je sais que cette responsabilité apporte un apaisement à la peine considérable qui ravage l’esprit de ma nièce. Mais ses mots jettent une certaine ombre sur mes traits austères et noble. Je passe ma main alors sur ma barbe taillé avec soin pour trouver les bonnes paroles. Le père de Daniel nous a quitté pour rejoindre les siens qui sont passé dans l’au-delà. Cet homme avait subi la morsure de sa femme devenu une cannibale et selon mon observation il était malheureusement au dernier stade du virus. Je fouille dans la poche de mon manteau au collet de mouton et je sors une lettre manuscrite. Le nom de ma nièce et celui de Robert figurent sur le papier. Tenez voici ses derniers mots. Il désirait que ce soit vous et Robert soyez les nouveaux tuteurs du petit bout de chou. N’ayez crainte je serais là aussi pour vous assister ma chère. Je lui tends la lettre et après je lui sers la main en un geste apaisant et solidaire. La voilà sans qu’elle le demande une mère de substitution.

Une nouvelle voix attira mon attention et je regarde un homme fringant et certes charismatique abonder dans le même sens pour apaiser l’angoisse de ce cher Robert. Je lui fais don d’un hochement de tête en remerciement à son appui envers mon beefeater et je l’écoute attentivement. Je suis enthousiasme de rencontrer enfin un Yankee qui semble disposer d’un peu de jugement et surtout d’un esprit de dirigeant. Si ma mémoire ne me fait défaut et selon les dire de mon ami colossale, cet homme s’appelle Louis et il était dans le domaine militaire. D’un geste fluide et rapide, démontrant mon savoir-faire en matière d’escrime, je mets au clair ma rapière et je fais quelques moulinets comme réchauffement. Nathan revient de son envie pressante et je me fais violence de ne pas lui décrocher un clin d’œil complice quand je comprends sa mésaventure. Prenez garde à vous mon cher ami. Ne vous faîtes pas mettre mat par la vie avant que vous puissiez me vaincre aux échecs! Une petite routarde de mon cru pour lui rappeler qu’il désire un rematch dans ce jeu noble. Je laisse mon regard d’acier bleuté se poser sur Heaven et je lui dis avec délicatesse. Je crois que vous pouvez entrer pour lire la lettre ou bien surveiller les environs en sécurité ma chère. Je lui fais don d’un sourire apaisant et d’une tendresse qui défait mon masque de stoïque que je porte en permanence. Je rejoins alors le militaire qui donne l’exemple en fracassant le crâne d’un cannibale qui était étendu sur mes pétunias. Bloddy Hell mon cher je crois que votre masque de tissus est une idée de génie. Nonchalamment je plante la pointe de ma rapière dans le crâne d’un cannibale putride qui essayait de se dégager d’une lourde branche de chêne. La triste créature arrêta de gigoter alors que je sors à mon tour un bandage triangulaire de ma trousse de soin et je m’en fais un masque de fortune. Je sors ma lame de sa gaine macabre et je fais un hochement de tête reconnaissant. Je me voyais mal d’essayer de parler tout en respirant par la bouche pour empêcher les effluves nauséabondes du charnier qui trône sur mon terrain d’agresser mes narines distingués.

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Ven 10 Nov - 15:22

L’ouïe amoindrit de la bête de foire entendait sans aucun problème les ricanements méprisants de deux survivants qui s’était réfugier à la clinique pour la durée de la tempête. Robert aurait voulu devenir un courant d’air ou bien liquéfier sa carcasse immense et immonde pour disparaître entre les lattes du porche de la résidence. Yeux baissé, une honte et une gêne sans nom parcourant l’immensité océanique si pur de son regard, l’homme difforme se dandinait d’un pied à l’autre dans la pénombre bienfaitrice d’un coin. Mais une voix masculine, viril et direct, sortit de sa torpeur honteuse la lie de l’humanité. Relevant quelque peu le regard, Robert répondit alors dans un murmure ce qu’il savait. Malgré son ton rocailleux, les gens empathiques pouvaient percevoir la gentillesse qui s’infiltrait dans les mots prononcé par le golem de chair.

Robert- Euh… Joy est partie vers le garage tout à l’heure… Euh… J’allais sortir l’aider quand le doc est arrivé… Euh… Elle va arriver dans pas long j’en suis sur… Euh… Ça va monsieur?

Quand le sosie de Frankenstein osa relever les yeux, il fit un sourire timide mais rayonnant de joie à l’état pur. La petite rouquine avait apparu derrière son ami, rassurant grandement le géant au cœur d’or. Mais ce qui avait réellement distiller le bonheur et l’allégresse dans l’âme si pure de l’être hideux fut l’apparition de l’ange. Heaven était pour l’ancien mineur une divine apparition, un être céleste s’étant posé sur cette terre souillé par le fléau de la faucheuse pour y apporter une lueur d’espoir. Le chainon manquant s’était jurer que rien ni personne n’allait blesser de nouveau cette merveilleuse jeune femme qui le considérait comme un homme et non une chose pathétique. Dans les bras aimants de la scientifique à la chevelure doré qui rendait terne la luminosité du soleil dormait paisiblement un nourrisson au regard renversant. Les rires mesquins moururent alors sous le regard mauvais et les paroles encourageants du bon docteur. Mais c’était devenu secondaire, tellement insignifiant même, dès que la sublime jeune femme était près du monstre de foire. Timidement la petite montagne de muscle avança une main tremblante. Du bout de son index de la circonférence d’une saucisse l’erreur de la nature caressant délicatement la joue du bambin qui fit un petit sourire en dormant. Robert avait entendu dire que les enfants qui souriaient dans leur sommeil rêvaient aux anges. Bobby pensa alors qu’il n’avait pas besoin de rêver fut qu’Heaven était un être angélique à part entière. Se penchant un peu pour écouter les douces paroles au timbre musical qui s’exfiltrèrent des lèvres pleines de celle qui était aux yeux du colosse balafré d’ascendance céleste, une petite rougeur apparut sur les joues mal rasés de l’être indigne d’être près de pareille perfection. De nouveau la voix hésitante, semblable à deux pierres qui s’entrechoquaient furieusement, s’éleva dans l’air.

Robert- Euh… Non pas vu… Euh… Je me suis assoupi hier et il était près de toi et du petit… Euh… Dès que je peux sortir je vais fouiller autour ok? Toi et bébé ça va?


Le jeune homme de la quincaillerie revint alors et aussitôt le protecteur surdimensionné aux muscles saillants s’enquit de son état de santé. Louis, l’homme qui avait aidé le gladiateur de l’apocalypse à ramener une pompe mit du baume au cœur saturer de stigmates de l’ancien mineur en abondant dans son sens pour le plan d’action. Laissant entrevoir un sourire à la dentition inégale mais lumineux néanmoins, le simplet hocha la tête et décida de saluer l’ancien militaire comme à la parade. En premier sa main gauche, immense et calleuse, se porta à son front. Songeant un instant, le mastodonte abaissa alors cette paluche pour saluer de la droite. Ne voulant rien laisser au hasard le Goliath des temps modernes saluant alors des deux mains. Comme cela il ne sera pas en faute d’avoir oublié un truc. Bobby tapa ensuite sa cuisse et le berger allemand arriva de l’intérieur en vitesse. Les deux amis se regardèrent et pas une parole n’échappa de la bouche de la bête de foire. Un lien indéfectible reliait Rocky et l’être immonde, comme si leurs esprits étaient sur la même longueur d’onde.  Le fidèle chien alla s’installer près de l’ange comme pour la surveiller et Robert gratouilla le crâne du brave quadrupède.  Rejoignant celui qui s’était mis au travail Bobby se plaça tout près de Louis et fit un sourire de remerciement tout en commençant à dégager des détritus avec une facilité déconcertante. Après quelques minutes de dur labeur le protecteur aux muscles saillants vit qu’une abomination presque entièrement démembrer s’apprêtait à mordre un des survivants de la clinique. Sans se poser de question le géant intercepta la morsure avec son avant-bras. Du sang de la bête coula entre les mandibules de la goule et aussitôt le marteau de couvreur de Bobby fracassa la tête du mort-vivant. Grimaçant alors un peu sous la sourde souffrance, le golem de chair sorti sa flasque de moonshine et aspergea la nouvelle plaie qui parsemait ce corps honni de tous. Un fois la blessure désinfecté la lie de l’humanité prit une lampée et se fit un bandage de fortune avec son ruban gris avant de reprendre la besogne. Il ne voulait déranger personne comme à son habitude, croyant qu’un monstre tel que lui ne méritait pas qu’on s’occupe de lui…

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Sam 18 Nov - 16:46

La réponse du géant m’inquiète. Si personne ne la vue depuis que tout ça s’est calmé, qu’en est-il de la vie de mon amie ? Je grimace, tentant malgré tout de garder mon sang-froid. Je les vois tous défilés, ceux qui ont survécus à ce drame dans cette clinique. Ils sont bien plus nombreux que ce que je pouvais croire. Aucun ne semblent réellement me calculer. De toute façon, je ne pige rien à ce qui se passe. Si le mastodonte ne m’avait pas parlé, je me serais cru invisible. Je le remercie d’un mouvement de tête avant de me remettre dans l’ombre des débris, rabattant ma capuche sur mes oreilles.

Cet acte n’a pas loupé au regard vif de Joy qui, sortant de nulle part, débarque pour venir me taquiner, comme à son habitude. Je lui jette un regard en biais. D’un air faussement froid, je lui rétorque : « Ne t’avise plus de me faire de frayeur lorsque je viens te sauver la vie ! Encore heureux que tu n’y sois pas passé. J’aurai dû faire un rituel vaudou pour te ramener pour pouvoir te retuer aussi sec. » finis-je accompagné d’un clin d’œil. « Dis, ils parlent de quoi là ? J’pige rien à ce qu’il se passe. Tout est ravagé, et ils s’inquiètent pour un certain Daniel qui s’est tiré. C’est son choix, non ? Faut le laisser aller ! Y’a plus urgent ! Comme par exemple le trou béant dans l’un des couloirs, qui est une véritable porte-ouverte pour une zombie party… » finis-je en jetant un léger regarde de mépris au groupement de personne.

Etait-ce moi qui avait un problème d’autorité ? Ou l’autorité qui était sans cesse trop médiocre pour s’accorder mon consentement ? Si Joy a eu vent de mon départ de Fort Hope, Elle reconnaîtrait sans mal le Declan que j’étais à ce moment. J’étais l’un de ceux qui hurlait au danger en voyant ces misérables s’accommoder de leurs conforts, sans se soucier réellement d’une menace encore bien trop présente. Peu importe, je ne comptais pas leur mâcher le boulot. J’étais venu leur prêter main fort pour Joy. Le zèle n’était pas dans ma to-do-list. S’ils veulent encore un coup de main, ils n’ont qu’à me demander clairement.
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Heaven Lockwood
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Dim 19 Nov - 10:49

EVENT #4 - Another stormCliniquePanique et inquiétude. Ce sont des mots devenus récurrents chez Heaven, surtout dans un monde où le chaos s'est confortablement installé. Et puis, cette tempête a balayé ces monstres comme de simples feuilles balayés par un vent automnal. Autant dire que c'est un spectacle infernal qui les accueille ce matin. Cependant, cette vision aussi horrible soit-elle n'était pas ce qui lui faisait peur. Non, ce qui la terrorisait, c'était la disparition du père de Daniel, le simple fait de regarder cet enfant lui rappelait son propre abandon. Mais, Heaven ne voulait pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Mieux valait laisser le bénéfice du doute et autant dire que ce qui allait poursuivre allait lui couper littéralement la laisser coi. Comme à son habitude, Bobby offrit un geste tendre au bambin qui esquissa un sourire alors, que le sommeil l'occupait encore. Il semblait avoir bien trouvé sa place dans les bras de la jeune femme. Pour le moment, elle se dissimulait derrière la carrure du géant ne se sentant pas à son aise au milieu de tous ces gens qu'elle avait à peine vu durant la préparation et la tempête. Elle offert son temps à aider certes, mais de préférence quelque chose qu'elle pouvait faire seule et puis il y a eu le bébé qui est apparu et la demoiselle a décidé de jouer les nounous pour permettre au père d'apporter son aide avant de disparaître.

- Euh… Non pas vu… Euh… Je me suis assoupi hier et il était près de toi et du petit… Euh… Dès que je peux sortir je vais fouiller autour ok? Toi et bébé ça va?

La réponse de son ami la fit soupirer. Elle avait espéré au moins que lui ait pu le voir, mais apparemment, ce ne fut pas le cas. Bien que Heaven aurait sauté sur l'occasion pour dire oui à Bobby de partir fouiller les environs, la jeune femme n'était pas convaincue que ce dernier se laisse trouver comme cela. Elle esquisse un sourire en voyant Joy puis à son ami Declan avant de rejoindre son oncle qui lui confirma la nouvelle dont elle se doutait déjà.

Le père de Daniel nous a quitté pour rejoindre les siens qui sont passé dans l’au-delà. Cet homme avait subi la morsure de sa femme devenu une cannibale et selon mon observation il était malheureusement au dernier stade du virus.

Son regard se porta sur le bébé endormi et au fond, la jeune femme était soulagée de savoir que ce n'était pas un abandon voulu. Cet homme ne serait jamais arrivé à une telle décision s'il avait été saint de corps. Cependant, le virus avait frappé sa vie aussi vite que la planète à présent souillé d'une moisissure impossible à retirer.

Tenez voici ses derniers mots. Il désirait que ce soit vous et Robert soyez les nouveaux tuteurs du petit bout de chou. N’ayez crainte je serais là aussi pour vous assister ma chère.

Heaven prit le papier et survola les lignes qui faisait office de mot et de papier attestant que Bobby et Heaven serait les parents d'adoption du bébé. En observant de plus près, la jeune femme put percevoir une écriture tremblante sans doute la douleur provoquée par le virus, mais aussi le chagrin. Elle se dirigea vers Bobby pour lui annoncer la nouvelle.

« Dis, ils parlent de quoi là ? J’pige rien à ce qu’il se passe. Tout est ravagé, et ils s’inquiètent pour un certain Daniel qui s’est tiré. C’est son choix, non ? Faut le laisser aller ! Y’a plus urgent ! Comme par exemple le trou béant dans l’un des couloirs, qui est une véritable porte-ouverte pour une zombie party… »

« Daniel c'est le bébé. Le père est parti, il a contracté le virus apparemment. Il a préféré partir pour ne mettre personne en danger. » Tenant le papier en main, Heaven porta son regard vers Bobby. « Ils nous désignent comme les tuteurs de Daniel. » Bien qu'elle pourrait parler plus et plaindre ce pauvre petit de voir sa vie basculer comme ça, elle ne se le permit pas. « Mais, ce monsieur a raison, on doit s'occuper de la clinique et de sécuriser l'endroit. »

"Avant d'aller galoper dans l'herbe du matin va falloir faire le ménage, y a du mordeur à liquider. C'est pas parce qu'ils ont perdu des membres et leurs tripes qu'ils sont inoffensifs, une griffure ou une morsure et vous êtes morts! Et après faudra des bras pour déblayer ce merdier. Ceux qui ne sont pas équipés ou qui ne peuvent pas flinguer du cadavre ambulant, attendez avant de sortir qu'on ait nettoyé un secteur, vous chargerez les morceaux dans la remorque et le RAM pendant que nous autres sécurisons le périmètre. Nous gagnerons du temps et ça évitera que des couillons se fassent bouffer les mollets."

La jeune femme tourna son regard vers l'homme qui venait de parler et sa confiance en elle en prit à nouveau un coup. Depuis ce qui lui était arrivé, elle ne se sentait pas à son aise, surtout avec les hommes sauf son oncle et Bobby envers qui elle avait une entière confiance.

"On y va Robert? On a un sacré boulot à abattre... Dans tous les sens du terme!"

« Vas-y... Ne t'inquiète pas pour nous. » Fit-elle en esquissant un sourire. « Je m'occuperais de Daniel et je verrais si je peux être utile d'une quelconque façon à l'intérieur. Le manoir a aussi besoin de rangement et surtout de lister les stocks qu'ils nous restent. Je ferai ce que mon oncle me demandera. »

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