En suivant le guide - PV Nora



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We know the Truth
Arthur Gerrish
Matricule n°001
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Ven 13 Oct - 12:57

À vrai dire, la limite de Détroit était tout aussi peu accueillante que le centre. L'ambiance faisait froid dans le dos, les bavardes des vivants remplacés par les râles rauques des morts, n'incitaient pas à la sociabilité et pire encore, les bêtes ne désiraient qu'une chose : croquer du survivant. Alors... Se promener seul dans ces contrées autrefois civilisées... Eh bien ça semblait être loin d'une bonne idée mais Arthur s'en fichait. Il avait apprit la survie de multiples façons et s'y était fait, quelque part, à la fin de leur ère. Il se promenait dans les ruelles comme s'il avait toujours vécu la fin du monde, oubliant même, pas moment, comment était le "avant" que beaucoup regrettait. Quelle importance finalement ? Aujourd'hui ils étaient tous bloqués dans le même univers à devoir lutter pour réellement survivre, à se salir les mains pour trouver une denrée. La naïveté dont il faisait preuve n'aveuglait pas non plus totalement l'ecossais qui comprenait parfaitement les règles du nouveau Monde.

Ses pas l'avaient mené jusqu'à cet endroit. À ce quartier, à cette rue. Une partie de la façade s'était écroulé et avait emporté dans son sillage le premier étage. L'immeuble éventré faisait presque pitié au rouquin qui laissait ses pupilles claires détailler la chose. Étrange qu'il n'y ait pas plus d'ambulants dans le coin. Sans doute qu'ils étaient déjà passés et s'étaient laissés errer dans toutes les directions. L'un d'entre eux fit tout de même rappel en traînant sa carcasse au sol, grognant aussi fort que possible. À cette allure, la chose finirait par alerter ses copains. Arthur récupéra son arme à feu dans le holster à savoir hanche et visa la monstruosité sans tirer. Inutile de perdre une si précieuse balle dans cet affrontement. Simplement, l'homme vint prendre une brique dans le tas de décombres et se posta à quelque pas du lent assaillant. Dans son groupe, on disait qu'il valait mieux éviter de tuer les Damnés, ces derniers étant juste des âmes perdues. Un sourire plein de sarcasme naquit sur les lèvres du roux qui vint écraser le crâne du pourri, fracassant l'os de toutes ses forces et ce jusqu'à ce que la matière grise recouvre la surface de l'arme improvisée. Un de moins.

Le bras fatigué par le combat pas du tout équitable, l'homme balança son outil de combat et vint plutôt s'asseoir au pied de l'effondrement, se contentant de fixer le défunt. "T'es moche mais peut-être que tu mérites un lieu de repos. Je crois..." dit-il à son adversaire. Enfin, c'était une idée et les gravats dans son dos pourraient servir à la tombe de l'inconnu. Au moins, avec ce geste, on ne pourrait pas dire de lui qu'il n'avait aucun respect de l'apprentissage de leur chef... S'étirant un instant, Arthur se levant ensuite pour commencer sa construction. C'était moins fun que les légos mais le principe était le même, il suffisait de trouver les bons matériaux. Ce n'était l'histoire que d'une demi-heure, du moins il l'espérait.
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Dim 15 Oct - 15:11


31 mai 2016

Il existe des personnes qui ont naturellement de la chance. Que ce soit pour les jeux de hasard ou bien dans la vie en général, certains n'ont absolument aucune raison de se plaindre tant le destin est guidé par leur bonne étoile. Mais pour équilibrer la balance, il y a des gens qui n'ont jamais de chance, même sans rien faire pour provoquer ça. Et moi, bien entendu, je fais partie de cette seconde catégorie. Vous en doutiez?

Lorsque j'ai pris la décision de partir du laboratoire pour quelques temps, histoire de me retrouver et de reprendre un petit peu du poil de la bête, je pensais revenir au bout de peu de temps. Histoire simplement de me faire une petite piqûre de rappel concernant la survie à l'extérieur ainsi que me redonner un petit peu confiance en moi et en ma capacité à être utile aux autres.

Moi qui ne prend jamais de décision sans y avoir mûrement réfléchi d'habitude, il semblerait que cette fois ce soit la seconde fois où j'ai fait une entorse à mon propre règlement. La première fois c'était quand j'avais décidé d'endosser la responsabilité des actes de ma soeur et que j'avais décidé d'éponger sa peine de prison à sa place. Pourtant je savais où j'allais. Je savais comment y aller, et d'ailleurs à ma grande surprise j'ai réussi à passer au travers de la tempête sans trop de dégâts. J'ai profité de véhicules abandonnés dans d'anciens garages ou bâtiments me semblant assez solides pour m'en servir d'abris.

Par chance, j'ai réussi à retrouver le chemin de la cave que nous avions aménagée à l'époque avec ma soeur. Et après m'être débarrassée de quelques revenants, j'ai pu m'installer là bas. Au début je pensais que ça ne serait que l'histoire de quelques nuits. Mais comme souvent, le destin avait prévu les choses différemment pour moi.

Les jours ont passé et même si j'avais eu du mal à me remettre dans le bain au début, les réflexes revinrent assez rapidement. Se déplacer discrètement, les astuces de survie, tout ce que j'avais pu acquérir par le passé me revenait à l'esprit. Comme quoi c'est comme le vélo, ça ne s'oublie jamais. Cependant, il y a quatre jours, je me suis rendue dans cet ancien bâtiment qui avait dû s'écrouler il y a plusieurs mois déjà. Pas des masses de rôdeurs, rien que je ne puisse pas gérer seule, et peut-être des vivres.

Ce que je n'ai pas vu venir, c'est que lorsqu'en marchant sur une dalle fissurée cette dernière céda sous mon poids et me fit tomber de deux étages. Me voilà à nouveau dans une cave. Sauf que celle ci n'a rien à voir à celle dans laquelle "j'habite". Il n'y a que quelques rayons de lumière qui parviennent à s'infiltrer dans la pièce grâce à de petits espaces entre les pierres qui ont totalement obstrué la seule issue. Pour résumer la situation: je suis piégée dans une pièce où il fait aussi noir que dans un cul, et sans aucune issue. Pour quelqu'un qui a peur du noir et qui est claustro, c'est plutôt bien non?

J'ai l'impression de passer les quatre jours les plus longs de toute ma vie. Il n'y a pas âme qui vive là dehors, hormis les quelques infectés qui passent parfois sur le tas de gravats qui me sert de toit et font trembler ce dernier au point de me faire craindre de mourir dans un éboulement. J'ai arrêté de compter les crises de panique et j'ai l'impression de devenir folle. Je n'ai que très peu réussi à fermer l'oeil, ce qui fait qu'à certains moments j'en viens à rêver éveillée. De quoi confondre le rêve et la réalité.

Il m'est déjà arrivé de hurler à la mort en pensant qu'il y avait un survivant à l'extérieur et qu'il faisait exprès de me laisser ici avant de s'enfuir. J'ai même cru entendre un jour la voix de ma soeur. Mais ça n'est pas vraiment possible. Seulement là, quelque chose me fait sortir de mon état presque léthargique. En même temps, je n'ai rien mangé depuis que je suis enfermée ici, et disons qu'une petite bouteille d'eau pour 96h ce n'est pas beaucoup. Mais c'est tout ce que j'avais.

J'entends des bruits sourds, comme si quelqu'un était en train de frapper quelque chose. Comme si quelqu'un était en train de mettre fin à l'errance de l'un des rôdeurs qui se promènent au dessus de ma tête. En entendant une voix qui ne me semblait absolument pas familière, je me suis rendue compte que je ne rêvais peut-être pas cette fois.

« A l'aide! J'suis coincée là dessous depuis des jours! J'vous en supplie aidez moi! » Criais-je comme si ma vie en dépendait. Peut-être parce que c'est le cas. Ma vie dépend de celui ou celle qui se trouve là haut. De son bon vouloir. De sa gentillesse.

Au moment de me remettre debout, je grimace. J'en aurais presque oublié la douleur qui m'assaille à chaque mouvement. Lors de ma chute, je me suis bien évidemment blessée. En même temps, deux étages, c'est assez haut... Pas de plaies ouvertes hormis quelques égratignures plus ou moins superficielles, mais niveau articulations... Mon épaule gauche est déboîtée, tout comme mon genou gauche d'ailleurs. Et je pense, vu la couleur et la taille de ma cheville, que l'entorse que je pensais m'être fait juste avant de tomber est effectivement présente.

Serrant les dents pour surmonter la douleur, je fais quelques pas et relève la tête pour tenter d'apercevoir quelqu'un. De discerner un quelconque indice qui me permettrait de savoir si je vais être abandonnée ici ou non. Après tout, rien n'oblige cette personne à m'aider. Et si je sors de là, rien ne m'assure que la personne qui se sera donné ce mal ne me fera pas la peau pour récupérer mes armes ainsi que le peu d'affaires que j'ai avec moi. Croisons les doigts pour que la chance soit avec moi cette fois ci...

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Jeu 19 Oct - 12:35

S'il espérait que la tombe improvisée se ferait en quelques secondes, Arthur se trompait lourdement. Il empilait les quelques briques potables qu'il trouvait les unes sur les autres puis il renforçait le tout avec d'autres morceaux, refusant de laisser un seul trou. Pourtant, au milieu de son travail, une voix l'attira. D'abord il sursauta mais ne voyant rien à l'horizon il fit comme si ce n'était qu'un mirage. Puis la fin de la phrase lui vint à l'oreille. Une demande d'aide... Le son était étouffé et le repérer était difficile mais il ne pouvait se tromper... Le roux observait longuement l'amas de débris, se demandant s'il n'hallucinait pas. Comment pouvait-on survivre des jours sous une tonnes de choses comme ça ? N'y réfléchissant pas plus, le prêteur sur gage en vint à récupérer à grosses poignées les innombrables restes du bâtiments, dégageant les plus petits en un rien de temps et galérant particulièrement pour les plus gros, devant s'arrêter à plusieurs reprises pour souffler et calmer la douleur de ses mains. "Hey ! Tenez bon ! " fit-il à la voix du dessous, comme pour l'encourager. "Je sais, c'est un peu long mais je vais vous sortir de là !" qu'ajoutait Arthur en se tenant légèrement penché tout en récupérant son souffle.

Le soleil tapait un peu plus fort à mesure que le temps passait et les perles de sueurs envahissait un peu plus le front du rouquin qui peinait de plus en plus à sentir ses bras. Un homme seul ne pouvait pas forcément déblayer tout un effondrement et lui ne faisait pas exception. Pourtant... Il était parvenu à faire une percée, suffisamment large pour faire passer quelqu'un. Un souffle de frustration quitta ses lèvres. Il aurait aimé en faire plus mais clairement, les forces lui manquaient. Prudemment, l'homme s'approcha de l'entrée, prenant soin de ne rien toucher de plus de peur que le reste des gravats s'effondre. "Hey ? Vous êtes combien dedans ?" dit-il en se rapprochant au mieux sans pour autant voir plus que nécessaire, la pénombre du lieu étant assez forte malgré la lumière extérieure. L'homme se mit accroupi pour voir approcher de la blessée, se laissant guider par sa voix pour la trouver plus facilement.  "Je suis là... Et tu as l'air d'être dans un sale état... " constata le roux en se passant la main dans les cheveux pour empêcher les mèches de lui tomber devant les yeux. Maintenant, il fallait aider la pauvre femme à quitter son lieu de souffrance et là... Eh bien c'était plus compliqué...

Puisqu'il fallait le faire, il soupira à nouveau. "Ça risque de faire mal alors... Serre les dents." prévint-il en venant simplement en déplaçant la femme petit à petit jusqu'à la sortie. "Ferme les yeux, ça tape dehors." que fit le roux dans une tentative de plaisanterie pour détendre la blessée. A force de multiples efforts et d'attention pour apaiser la souffrance de la survivante, Arthur parvint à trouver la sortie et à libérer la brune dont l'état, à la lumière du jour, paraissait bien plus grave que ce à quoi il s'attendait de prime à bord. Les muscles du rouquin étaient tendus par tant d'exercices mais il ne lâchait pas le morceau, venant simplement se redresser pour trouver un lieu plus sécurisé aux alentours. S'humectant la lèvre inférieure pour enfin s'éloigner de quelques pas pour aller vérifier le premier bâtiment. Fermé. Dommage. Il passa au suivant assez rapidement en jetant quelques coups d’œil à la femme pour s'assurer qu'elle ne risquait rien. En ayant marre de réfléchir, l'écossais décida d'enfoncer la porte pour accéder à ce qui semblait être un bureau de téléphonie. Bon, c'était pas le grand luxe mais au moins, ça convenait pour une planque temporaire. Le tour du propriétaire fut bien vite fait. Dans l'arrière boutique trônait un cadavre à la tête explosé, une arme trônant non loin de lui. Au moins, celui-là n'avait donné le temps à l'infestation de lui voler son âme...

Revenant auprès de la brune, Arthur s'abaissa pour la fixer un instant avec un sourire désolé. "Tu devras encore servir les dents, je vais te porter jusque là-bas et on verra ce qu'on peut faire pour toi." Lentement et aussi délicatement que possible, l'écossais passe les bras sous le corps féminin pour la soulever d'un coup sec pour la porter jusqu'au magasin et la poser à-même le sol en venant simplement refermer derrière eux et bloquer l'entrée avec un meuble du type présentoir. Ce n'était pas top mais au moins, ça ferait le boulot le temps de. D'un geste las, l'homme vint s'éponger le front du revers de la main et se posa auprès de la jeune femme en venant, au passage, se délester de son sac à dos. "Bon... Va falloir t'examiner. Prête ?"
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Sam 21 Oct - 11:52



Qui aurait cru qu'il était encore possible de tomber sur des personnes avec un bon coeur de nos jours? Quelqu'un qui n'est pas simplement attiré par l'apât du gain ou par l'attrait de la souffrance d'autrui. Il faut croire que dans mon malheur, la chance me sourit. Cet homme là haut, il m'a entendue. Il ne m'a pas ignorée. Il aurait pu le faire, mais il ne l'a pas fait. Et de toute évidence, aux bruits que j'entends, il est en train d'essayer de dégager les gravats qui m'ont piégée ici. S'il est seul, la tâche ne sera pas simple. Mais parfois, il peut y avoir des surprises.

Par sécurité, craignant tout de même que tout ne s'effondre d'un seul coup sur moi, réduisant ainsi mes chances de sortir d'ici vivante, je me recule pour me trouver dans un coin de la pièce qui lui ne semble pas susceptible de s'écrouler sur moi. Point positif. Au bout d'un certain moment, une ouverture se dégagea dans le plafond et de la lumière entra. Rien qu'avec ça, j'ai senti un poids s'enlever de ma poitrine. Je vais sortir d'ici. Et il ne fait plus si noir. Cela me fait un bien fou. Parce que je pense que bientôt, je serai devenue totalement cinglée.

L'homme me demande combien nous sommes à l'intérieur et je m'approche du trou qu'il a fait pour lui répondre que je suis seule. Me mettant dans la lumière, je grimace et mets ma main devant mes yeux pour les protéger. En plus d'être clairs, ils ne sont plus habitués à tant de luminosité depuis quelques jours. Alors côté agression, là ils viennent de prendre cher, c'est certain.

Le voyant se pencher et me prévenir que cela risque de faire mal, je grimace déjà d'avance. Il me tend son bras, et malheureusement pour moi je suis obligée de tendre mes deux bras pour réussir à m'aggriper correctement à lui et ne pas risquer de tomber à nouveau. Pas facile quand on a une épaule déboîtée. Lorsque je le sens tirer sur mes bras, je ne peux m'empêcher de lâcher un grognement de douleur.

Pourtant, je ne peux pas lui en vouloir. Grâce à lui je suis dehors. M'allongeant immédiatement au sol une fois en sécurité, je grimace en posant ma main droite sur mon épaule gauche. J'ai vraiment mal et rien qu'à voir la façon dont cette bosse déforme ma silhouette à cet endroit, il ne faut pas avoir un doctorat en médecine pour savoir que c'est déboîté.

Je ne sais pas pourquoi ce type fait tout ça, mais en tout cas j'aurai intérêt à le remercier quand j'en aurai l'occasion. Car il vient de me sauver la vie. Sans que je ne puisse vraiment comprendre tout ce qu'il venait de se passer, me voilà assise dans une ancienne boutique barricadée rapidement par le rouquin qui m'avait aidée. Et le voilà devant moi, se délestant de son sac à dos pour me dire qu'il compte m'examiner. En soit, je n'ai pas trop le choix.

« C'est déboîté. Et ma jambe droite c'est pas vraiment mieux. Au fait, merci pour tout ça... T'es pas obligé de faire ce que tu fais, mais je t'en suis vraiment reconnaissante... ça faisait des jours que j'étais coincée là dedans. J'ai cru que j'allais y rester. » Tant bien que mal, je viens enlever mon haut pour qu'il puisse voir l'étendue des dégâts au niveau de mon bras.

Un énorme hématome couvre le haut de mon bras, ainsi qu'une partie de mon buste et le haut de mon dos. J'ai vraiment fait une belle chute. Par endroits, de petits morceaux de débris sont encore enfoncés dans ma peau. Mais le plus impressionnant reste la déformation de mon articulation. Je ne sais pas s'il pourra faire grand chose, mais au moins il saura. Et puis qui sait, peut-être que j'ai eu, en plus du reste, la chance de tomber sur un médecin. Là, ce serait vraiment le carton plein.


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