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 Un an après, t'as toujours toutes tes dents. [Arthur]

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MessageSujet: Un an après, t'as toujours toutes tes dents. [Arthur]   Mar 17 Oct - 21:11


Dernière édition par Alix J. Carter le Ven 27 Oct - 11:58, édité 1 fois
24 Juin -
Le claquement sourd de mes pas résonne sur le parquet creux de la vieille maison. J'avance doucement, dessinant de la marche peu rapide, de petits cercles répétés. Je suis sûr que si on m'avait fait marcher dans de la farine avant que je ne me mette à tourner en rond, on aurait remarqué que mes pas sont assez réguliers, toujours basés sur la même forme répétée. Je me redresse doucement, alors que je soupir d'un ennui profond et sincère. Depuis mon sauvetage, j'ai pu reprendre un certain repère temporel. Je sais quel jour nous sommes, et je sais approximativement à quelle date nous nous situons. Au moins, je suis sûr de connaître la date. Il y a un an environ, je parcourais Détroit sans réel repère, je survivais seule. Ma pensée s'envola soudain, vers les survivants avec qui j'avais passé plus ou moins de temps. Je me demande s'ils sont toujours en vie pour la plupart. Et pour ceux dont je sais déjà la mort, j'espère qu'ils sont mieux et tranquilles là où ils se trouvent...

Je retourne finalement m'asseoir sur le canapé, que je viens tapoter d'une main douce pour inviter mon renard à venir se poser près de moi. Je souris largement quand je vois sa belle fourrure approcher, et qu'enfin, il bondit sur les coussins bien ronds du canapé bien moue. Il se roule en boule contre moi, et pose son jolie museau sur ma cuisse. J'ignorais avant de l'avoir, à quel point les renards pouvaient être à la fois si joueurs et si affectueux. A mesure que ma main glisse sur ses poiles, il n'a de cesse que de couiner doucement son plaisir. J'affiche un petit air affectueux, alors que j'observe ses réactions avec la plus pure des attentions. Soudain, je me redresse. J'attrape un bout de papier, et commence à faire mes calculs. L'envie de connaître la date d'aujourd'hui me semble importante. Je compte les jours, énumère les événements qui me semblent marquant et arrive à une conclusion. Le 24 Juin dernier, j'avais fait la rencontre d'un survivant solitaire.

Je m'enfonce dans le canapé et me mets à réfléchir avec plus d'attention. Il s'appelait Arthur et comparé à moi, il était plutôt grand et imposant. Sous ses vêtements abîmés, le grand gaillard devait avoir une masse de muscles plutôt imposante. Et avec Logan dans mon entourage, on peut affirmer sans trop s'avancer que j'ai l'habitude de me sentir petite. Une idée folle me bien soudain. En effet, même stupide ! Logan, pour une raison que j'ignore encore toujours, n'est pas là ce soir. Alex est dans la chambre d'Octavia et joue avec elle. C’est le moment rêvé pour moi de m’évader, histoire de quelques heures. Je fouille jusqu’à trouver une lampe torche. Les piles ne sont pas vraiment puissantes, doivent être fatiguées mais tant pis ! La nuit ne tardera plus à se coucher et si je suis finalement contrainte de rentrer de nuit, je préfère pouvoir voir où je pose les pieds. Abandonnant Kecourte, je glisse mon arme dans ma ceinture, me couvre bien - piquant un t-shirt long à Logan - et fais bien attention à ce qu’aucun morceau de peau ne dépasse. Si un mort-vivant m’attrape, je veux être au moins sûr qu’il n’arrivera pas à griffer ma peau et à me contaminer…

Discrètement, je me mets donc en route. Je décide de rejoindre sur un coup de tête, de me rendre là où j’ai rencontré Arthur il y a un an pile. Peut-être qu’il n’y sera pas, ou peut-être qu’il aura la même idée que moi… Après donc une bonne heure de marche, j'aperçois enfin le vieil immeuble. J’observe la fenêtre du premier étage, entrouverte. C’est là dedans que je me suis réfugiée et qu’un peu plus tard dans la nuit, Arthur sans le savoir, m’a rejoint. Le pousse avec le moins de bruit possible ma benne à ordures en dessous de la fenêtre, puis, grimpe dessus. Après quelques efforts bien fournis, je passe par l’ouverture. Je file m’asseoir sagement dans la chambre principal de cet appartement abandonné, et attends. J’ai allumé les quelques bougies laissées sur place par les survivants de passage et attends calmement. Peut-être viendra-t-il, peut-être pas...
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MessageSujet: Re: Un an après, t'as toujours toutes tes dents. [Arthur]   Jeu 19 Oct - 23:05
Un an... Déjà un an... Enfin, c'est ce que pensait Arthur. Tout ça n'était pas loin de l'année, probablement à quelques jours près... Il ne parvenait pas toujours à garder la notion du temps mais en tout cas, il savait que c'était plus ou moins à cette période qu'il avait rencontré une blonde au sacré caractère, totalement à l'opposé de lui. Cette rencontre avait changé les idées du rouquin qui, à l'époque, déprimait tout le temps, pleurant presque chaque soir sur la mort de son fils. La perte de Julian avait brisé le cœur du jeune père qui, néanmoins s'était senti apaisé par la présence d'Alix, ce soir là. Alors, l'idée était venue naturellement. Celle de retrouver l'appartement qu'ils avaient squatté ensemble, où ils avaient discutés et sympathisés. Sans doute que c'était con de diriger ses pas vers ce lieu, peut-être même qu'elle l'avait oublié ou pire, qu'elle n'était plus mais il fallait tout de même qu'il y aille, il le sentait. Il avait donc prit le temps. Le temps d'éviter les hordes, de zigzaguer comme il pouvait pour rejoindre l'immeuble de la découverte. La nuit était tombée depuis un moment, les sons paraissaient amplifiés dans la pénombre et chaque craquement ou chaque bruit suspect le faisait sursauter. Clairement, le courage ne l'étouffait pas mais qui ne serait pas stressé d'être presque aveugle dans un lieu de tous les dangers ?

Arrivé sur place, l'homme se mit à sourire en coin. C'était faible mais dans l'immeuble rayonnaient quelques faisceaux lumineux. Il y avait donc quelqu'un et il y avait une chance sur... Allez savoir combien que ce soit la blonde qu'il cherchait. Prudemment et en évitant au mieux de faire du bruit, l'écossais se servit de la benne à ordure placée sous la fenêtre entrouverte. Amusé, il se mit à observer le rebord qu'il devait escaladé, comme il l'avait fait l'an passé. Souplement, il s'accrocha à l'extrémité de la fenêtre et se servant de la force de ses bras et du poids de son corps, il se hissa au travers de l'ouverture, passant de l'extérieur à l'intérieur en un rien de temps. D'un geste presque expert, le roux épousseta ses vêtements, comme pour paraître présentable et toqua doucement contre le mur pour annoncer sa présence. Les reflets de la chevelure d'or le firent sourire alors qu'il s'approcha prudemment de la silhouette féminine pour se montrer. Les yeux azurés de l'homme détaillèrent le visage familier tandis qu'il laissait tomber de ses épaules un lourd sac à dos. Au bout d'une ou deux secondes de fixation, Arthur se mit à s'approcher un peu plus pour finalement enlacer vigoureusement la survivante. "Que c'est bon de te revoir !" fit-il avec joie en la tenant fermement contre sa large poitrine, manquant sans doute de l'étouffer.

Après les retrouvailles, une étreinte d'enfer et un baiser sur le front en guise de bonjour, Arty se laissa tomber sur le canapé miteux de l'appartement vide, se contentant de s'affaler sagement et d'étendre les jambes pour se reposer. "Eh beh ! C'est que ça n'a pas changé ici ! " dit-il en souriant en coin, revenant observer Alix par la suite. "Je constate que tu as eu l'idée de revenir, toi aussi... " poursuivait le roux, plus timidement que précédemment, ajoutant même un "J'étais pas certain de te revoir aujourd'hui alors... C'est... Je suis content !" L'écossais se poussa et tapota la place à ses côtés, invitant son amie à le rejoindre. "Approche et raconte moi comment était ton année !" exigea-t-il plus curieux que jamais.
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MessageSujet: Re: Un an après, t'as toujours toutes tes dents. [Arthur]   Ven 20 Oct - 9:06
J’attends avec patiente. Même si l’attente n’est pas forcément dans ma nature, je reste sagement installée dans le canapé. Puis finalement, au bout d’une bonne heure je dirais, j’entends quelqu’un marcher sous la fenêtre et grimper sur la benne à ordures. Vu le bruit de souffrance de la benne, celui qui grimpe ne doit pas être un poids plume, ce qui accentu mes chances de revoir Arthur finalement. En revanche, cela pourrait être lui, tout comme cela pourrait être un autre survivant ayant vu la lumière. Si c’est un simple survivant que je ne connais pas, je ne penses pas vraiment pouvoir être rancunière à son égard. La nuit sans abris au dessus de la tête est quelque chose de terrifiant sans nul doute.

Finalement, quelqu’un entre par la fenêtre. Je me lève, avançant jusqu’au centre de la pièce afin d’informer au survivant qui vient qu’il n’est pas seul ici, même si cette information coule de source. Qui aurait allumé les bougies autrement ? C’est un grand gaillard que je ne reconnais pas immédiatement mais qui, une fois dans la lumière des bougies, ne me laisse plus vraiment de doutes. Je souris très largement, reconnaissant le roux et son visage si particulier. Il a moins de barbe que lorsque nous nous étions rencontrés, peut-être s’est-il reprit en main après la claque morale que je lui avais infligé ? Lorsqu’il pose son regard claire sur moi, je ne peux que sourire légèrement. Puis soudain, il lâche à terre un gros et imposant sac avant de me rejoindre rapidement, m’attrapant pour me serrer avec force contre son torse. Je ne m’attendais certainement pas à ça c’est claire ! Mais je ne me trouve pas la force de le repousser, ça me ferait presque plaisir d’avoir une étreinte pareille d’un casi-inconnu. Au moins un qui m’aime bien au lieu de me râler dessus. Je ne réponds que peu à son étreinte. Même si assez contente au final, je suis surtout gênée. Aussi, je lui frotte doucement le dos. Le colosse, après son étreinte musclée, finit par me lâcher et file s’affaler dans le canapé. En plein milieu. Je me mets en face de lui et le fixe, croisant les bras sur ma poitrine. S’il espère l’avoir seulement pour lui, il se met le doigt dans l’oeil ! Mais avant que je ne puisse le dégager, ce dernier se décale et me laisse la place pour venir m’asseoir à ses côtés. Je ne me fais pas vraiment prier, venant relâcher mes muscles dans le sofa défoncé avec plaisir.

- Mon année … Oh tu sais, elle a été assez violente avec moi. Hm … Si je me souviens bien, je m’appelais encore Jade à l’époque… J’ai abandonné ce nom, pour prendre celui d’une femme qui m’a secourue. J’ai passé quelques mois avec elle où j’ai appris à tirer.

Je me tortille un peu et sort de ma ceinture mon glock. Lui lançant un bref regard de côté.

- Ca par exemple, c’est son cadeau. Hm … J’ai aussi apprivoisé un renard, qui n’a plus de queue. Je lui ai donné le nom très recherché de Kecourte. Et j’ai rejoins une communauté, dont le chef n’est nul autre que mon frère. Celui que j'ai plus vu depuis vingt ans, dont je t'avais parlé.

Je garde un léger sourire tout en lui apprenant tout ça. Je ne lui ai appris que les nouvelles plus ou moins bonnes. Pas la peine de lui raconter que j’ai dû flinguer une pauvre enfant, pas la peine de lui raconter que la vieille Alix est morte et que c’est pour ça que je suis partie. Non, pas la peine de lui annoncer toutes ces choses horribles et tant d’autres plus infimes qui les accompagne… Je me redresse un peu et soupir.

- Si tu pouvais m’appeler Alix et plus Jade pour le coup, ça m’arrangerait beaucoup … Et toi raconte moi. Ta barbe s’est affinée, tu prends plus soin de toi j’ai l’impression ! Et ton sac semble plus gros. Ne me dis pas que tu es toujours solitaire ? Tu n’as pas trouvé une petite communauté ou un petit groupe de survivants pour t’accueuillir un temps ?
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MessageSujet: Re: Un an après, t'as toujours toutes tes dents. [Arthur]   Sam 18 Nov - 20:01
Retrouver la blonde donnait à Arthur sa sensation d'être complet. installé à ses côtés, il prit la peine d'enlever ses chaussures et de faire comme s'il était chez lui dans le lieu abandonné. En fait, il était surtout rassuré de voir une tête connue, si on pouvait le dire ainsi. Il écoutait attentivement le résumé de sa vie et haussa un sourcil lorsqu'elle parla de son frère chef de camp. Au moins, elle l'avait retrouvé et ça, c'était déjà pas mal pour une bonne nouvelle. Puis il fronça légèrement les sourcils lorsqu'elle lui parla de son changement de prénom. Lentement, il haussa les épaules et laissa échapper un "J'aimais bien Jade, moi. Mais si tu préfères Alix, alors va pour ça. Je m'y habituerai." suivit d'un sourire en coin.

Aux questions de la belle, Arthur s'affala un peu plus dans l'objet d'un quotidien passé et soupira. Par où commencer ? Lentement, il se gratta le menton puis se mit à sourire en coin. "Eh bien... Je n'ai pas eu le courage de retourner voir l'endroit où j'ai vu ma mère et mon frère pour la dernière fois... Mais, après la mort de mon fils, j'ai plus ou moins réussi à remonter la pente..." marmonna-t-il à moitié fier de cet aveu. Il ne vivait absolument pas bien ses faits d'armes. Abandonner sa famille après la perte d'un membre important... Mais il se remettait doucement, comme il pouvait. Un an, pour beaucoup, c'était long, pour lui, ce n'était pas encore assez pour dire à quel point c'était difficile par moment. Lentement, sa main se dirigea vers sa poitrine pour caresser l'endroit où était gravé le prénom de son enfant. "J'ai beaucoup erré, après notre rencontre. J'ai... Eh bien... J'ai survécu comme je pouvais avec le peu de moyen que je me donnais mais j'ai réussi. J'ai rencontré... " qu'il commençait avant de s'arrêter en plein milieu. Il ne pouvait pas trahir les emplacements des camps. Ces gens étaient sa nouvelle famille et même s'il n'approuvait pas du tout certaines parties des enseignements qu'on leur fournissait, il n'empêchait qu'il se devait de taire leur présence.

Tranquillement, il se massa les tempes et se reprit, enchaînant à nouveau son histoire. "Pardon, mal de crâne. Donc je disais... Oui, j'ai rencontré des gens. Enfin, ça à commencé par un homme. Parker. Il était en pleine dispute avec trois mecs qui essayaient de le piller et je les ai mis en déroute. J'ai du en tuer un pour que les autres se tirent. Mais j'ai réussi. J'ai été blessé et il m'a proposé de me ramener auprès des siens pour me faire soigner quelques jours. Et depuis je suis avec eux." dit-il en haussant à nouveau les épaules. C'était vague en étant précis, non ? Enfin, en tout cas, pour lui ça l'était et c'était sans doute pas plus mal. Il n'allait pas parler des immunisés, des guérisons, des principes qui les empêchait de tuer les déjà Morts. Elle le prendrait pour un fou... Avec beaucoup de douceur, il contempla le visage de la blonde, lui offrant même un léger sourire. Bon sang, que ça faisait le plus grand bien de voir au moins une personne vivante et pas des moindres. Elle l'avait poussé à se reprendre et, même s'il ne le voulait pas, il avait obéit à son ordre et avait fait en sorte de rester vivant.

Se passant la main dans ses cheveux roux, Arthur poussa de son épaule celle d'Alix, sourire taquin aux lèvres. "Est-ce que tu aimes les fruits ? J'ai une conserve qui nous attend si t'en veux. En plus, j'ai la dalle. J'ai fais un tour de quartier pour trouver des vivres avant de me perdre ici dans l'espoir de te voir. " commença-t-il avant de la taquiner en balaçant des "Je t'ai manqué, hein ? Hein, que je t'ai manqué ! Tu peux le dire, y a pas de honte à avoir !" légèrement moqueur avant de se lever et de farfouiller dans son sac à dos. Les mets de la soirée se présentaient sous forme de conserves et de sachets. Viande séchée, fruits et eau qu'il se fit un plaisir de présenter. Ce n'était pas grand chose, à vrai dire mais ça suffirait bien assez pour eux deux, du moins, pour ce soir.
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MessageSujet: Re: Un an après, t'as toujours toutes tes dents. [Arthur]   Dim 10 Déc - 11:09
Arthur, tout gentil qu’il est, accepte sans condition ma requête. Jade est un prénom qui me file d’étranges sensations, dans tout le corps. J’irais presque jusqu'à dire que j’ai quelques sueurs froides lorsque l’on m’appelle ainsi, un genre d’électrochoc qui me parcourt tout le corps. Les seuls à m’appeler ainsi, sont ou plutôt étaient, ma famille proche et mes amis fidèles. Hors aujourd’hui et surement pour toujours, il ne reste aucun d’eux. Je frissonne sincèrement, grimace même un peu. Oui, ce prénom n’est définitivement plus taillé pour moi depuis de nombreuses années.
La vie n’a été calme pour aucun de nous il faut croire. De toute façon, dans un monde pareil, rare sont les instants de pur répit. Je soupir légèrement, fixant le plafond quelques instants. C’est vrai, lui a perdu un enfant. C’est surement la pire des douleurs qu’il puisse exister en ce monde... Logan aussi a perdu un enfant et le pauvre, vu les temps qui courent, n’en perdra peut-être pas qu’un. Toute personne cherchant à avoir un bébé ici doit s’attendre à avoir une chance de le perdre. Nous sommes devenus la gazelle et les zombies les lions. Même si certains de nos petits réussiront à devenir grands et forts, certains n’y parviendront malheureusement jamais. Il en vint à me narrer comment il avait réussis à trouver une famille d’accueil en quelque sorte et à ses dires, je me détends un peu. Le rescapé n’est donc pas seul, il a réussis à trouver refuge quelque part. Je suis fière de lui, surtout après notre discussion de la dernière fois. Je me rappelle ne pas avoir été des plus tendres mais en même temps, ça semble avoir au moins le mérite de lui avoir flanqué un coup de pied aux fesses.

- Je suis très contente que tu sois en vie Arthur. Sincèrement, j’avais de sérieux doutes en venant ici. On ne peut pas vraiment dire que tu avais l’air très motivé la dernière fois.

Il vint me pousser de l’épaule, me proposant une boîte de fruits. Fou qu’il est, de me proposer de la nourriture. Déjà qu’avant l’apocalypse, j’étais toujours en train de baver sur la moindre nourriture à portée de mes crocs, c’est maintenant pire maintenant que la nourriture est plus difficile d’accès. Aussi, je souris, lorsqu’il se lève pour aller chercher son butin. Joyeusement, il sort même un petit extra. Un sachet, que j’identifie très vite comme étant du boeuf séché et une bouteille d’eau. C’est en effet un joyeux festin qui nous est proposé là !

- La vache … T’es sûr d’avoir envie de partager ça avec moi ? T’as des protéines et des sucres rapides là. Ça pourrait t’être utile bien rapidement …

Même si je suis gourmande et toujours prête à festoyer joyeusement, je ne me sens finalement pas très motivée. Ces ressources sont très appétissantes, surement difficile à obtenir. Nombre de personnes qui doivent se nourrir de croquettes pour chat ou de pâtée pour chien … Je n’ai pas envie d’abuser de notre amitié pour manger sur ses réserves. J’ignore comment cela fonctionne dans son groupe, mais moi dans le mien, je suis nourri. Peut-être qu’il s’agit là d’un petit groupe et que chacun doit se nourrir seul ?

- Ça m’angoisse un peu de manger sur ton pain. Je me sens profiteuse … Surtout que je n’ai pas de nourriture sur moi à t’offrir en échange. Logan l’aurait forcément vu si j’avais piqué un truc en partant.

Je soupir un peu. Je me sens comme un vautour et ça ne me plait pas vraiment.

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MessageSujet: Re: Un an après, t'as toujours toutes tes dents. [Arthur]   Mer 3 Jan - 23:58
"Sers-toi, J-... Alix." fit le roux en offrant une magnifique vue sur le petit festin "d'anniversaire" suivit d'un doux sourire amical. Pour prouver qu'il ne fallait pas se priver, il se permit d'ouvrir son petit sachet de viande et piocha deux belles tranches, venant ensuite porter un bout à sa bouche pour profiter du gout. Bon sang, même séchée, la viande restait un luxe qui le faisait souffrir. Quand tout allait bien, il ne crachait pas sur une bonne entrecôte. Les adeptes du non abattages des bêtes pouvaient bien avoir tous les discours moralisateurs du monde, lui n'en avait cure. Il aimait bien trop ça pour y renoncer, combien même on lui balançait des "ouais mais toi t'aimerais pas qu'on te transforme en steak !" ce à quoi il répondait qu'il se fichait bien que ce soit le cas puisqu'après la mort, on ne savait pas ce qu'on devenait. Sans coeur ? Pas vraiment. Surtout réaliste et plus encore maintenant que les macchabées marchaient sur les vivants. Remarque, dans ce cas précis, il ignorait s'il préférait devenir un kebab ou un corps inanimé arpentant les rues à la recherche de... rien. D'un côté, la pratique disait qu'il valait mieux servir de bouffe à vivant, d'un autre, l'espoir de la vie hurlait qu'il valait mieux crever à 80 ans, après avoir surmonté les épreuves de l'apocalypse. Pour lui même, l'homme haussa les épaules et tendit le second morceau de viande à la blonde.

"Tu vois que c'est pas sorcier d'accepter à bouffer !" fit l'ancien guide en retenant un rire moqueur. Qui refuserait à manger, après tout. Et si en plus il était le seul des deux à en avoir, raison de plus pour partager. "Tu sais..." commençait l'écossais "Je ne pensais pas venir." laissa-t-il tomber en fixant le cadre sur le mur opposé au canapé défoncé. Autrefois de couleur clair, l'objet penchait dangereusement, semblant signifier qu'il finirait par lâcher prise comme beaucoup d'autres dans ce monde. "Hm... Je veux dire... Ici.. C'est une étape que j'ai difficilement franchis. Toi, mon fils... Enfin tu vois." qu'il rajoutait en haussant une nouvelle fois les épaules, étendant même ses longues jambes sur le bord de la table basse, du moins, ce qu'il en restait. "Et puis, je réfléchis. J'ai évolué, comme j'ai pu en tout cas et... Je pense que je vais quitter mon groupe. Ils ont des principes que je ne supporte pas. Une sorte d'hypocrisie qui ronge l'ensemble des membres et je ne veux pas adhérer à ça..." se confiait le rouquin en se passant la main dans ses boucles avant de se gratter la joue. Ses yeux clairs et tristes trahissaient bien sa pensée. Il regrettait cette vérité qui lui sautait au visage. C'était douloureux après tout, d'imaginer cette seconde famille, qui l'avait aidé à se sortir de sa déprime infernale, si éloignée. Le dogme qu'ils pratiquaient ne lui convenait pas, le principe, bien qu'étant une noble idée tournait au ridicule et... Et comment pouvait-il accepté cela ? Trop de divergences poussaient Arthur à croire qu'il ne pouvait rester. Et s'il laissait encore une chance ? Peut-être que c'était lui qui ne faisait pas l'effort nécessaire. Oui, c'était ça. C'était lui qui avait tort sur toute la ligne !

Se passant la main sur le visage comme pour se réveiller, il soupira pour lui-même et vint fixer la jeune femme à ses côtés. Jade ou Alix. Qu'importait son nom, il se sentait extrêmement redevable et il ressentait un nombre incalculable de choses à son égard. Principalement une reconnaissance éternelle qu'il ne pourrait sans doute jamais perdre, une amitié forte et un respect qui n'aurait à souffrir d'aucune tâche, qu'importait la personne qui tenterait de lui faire croire qu'il se trompait. "Et alors comme ça, tu as retrouvé ton frère..." fit-il avec un sourire amusé. "Et c'était comment ? Tapis rouge, feux d'artifice et larmes ?" rajoutait le vendeur, en essayant d'imaginer la scène. Alix avait déjà mentionné son frère Logan à Arty durant leur première rencontre et ça n'avait pas forcément l'air d'être le bonheur parfait entre eux mais le fait que les mort-vivants dominaient le monde devait probablement aider à atténuer les tensions, non ? Sagement, il gardait son regard fixé sur la blondinette pour écouter ses explications, se mouvant uniquement pour boire un peu et grignoter, comme on le faisait lors d'apéro d'antan. Finalement, un peu de normalité, ça ne faisait pas de mal.
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MessageSujet: Re: Un an après, t'as toujours toutes tes dents. [Arthur]   Dim 7 Jan - 11:57
Arthur ne se priva de rien, me proposant tous ces trésors comme si c’était une occasion bien particulière. Ce dont je suis certaine c’est que je lui suis sincèrement reconnaissante et que ce repas improvisé pourrait peut-être me permettre de tenir jusqu’à demain midi sans manger. La barre chocolaté dans le panier repas de Fort Hope sera ainsi offert au plus gourmand de la maison. Il ouvrit un sachet de viande séchée et vint me tendre une tranche, toute raide et bien salée. Tel le Saint Graal je m’empresse de saisir le morceau, l’analysant quelques instants. La vraie bouffe me manque, c’est indéniable. Mais j’admets que cette simple tranche séchée me rend aussi heureuse que si on me proposait un hamburger frites à l’époque d’avant fin du monde. Mes dents viennent se planter dans le morceau brun, tandis que j’attrape un petit morceau et que je me mets à le mâcher. Je prends mon temps pour le manger, je savoure. Avec un peu de chance, manger me calera avant que nous n’ayons engloutis dans nos estomac toutes ses provisions. C’est déjà fort aimable de me proposer de la nourriture, je préfère ne pas abuser des bonnes choses et lui laisser un maximum de ses vivres.


Mon attention se porte sur lui à nouveau, alors que je le dévisage légèrement. Il me parle de quitter son groupe et cela m’étonne, voir m'effraie. Même si le groupe ne lui plait pas entièrement, je pense qu’il serait plus raisonnable d’y rester le plus longtemps possible. En effet, auprès d’eux il pourrait apprendre certaines choses utile, acquérir du matériel nécessaire et utile ou tout simplement quelques vivres. Parfois, je me demande si je ne suis pas une hyène mais après tout, nous sommes tous des animaux et nous tombons peu à peu dans nos instincts primaires, surtout pour les solitaires qui doivent avoir comme objectif la même chose chaque jour ; boire, manger et s’ils changent souvent d’emplacement, trouver un nouvel endroit pour dormir et survivre à une nuit de plus. Je reste quelque peu perplexe, ayant du mal à le conseiller. C’est peut-être leur style de vie ou leurs idéaux qui ne lui plaisent pas mais au final, s’ils ne sont pas dangereux, c’est peut-être réellement judicieux que de rester près d’eux juste le temps d’être sûr de pouvoir partir à l’aventure, seul de nouveau, avec un bagage solide pour avoir un minimum de confort. Je ne m’y attendais sincèrement pas, mais Arthur vint subitement me faire changer de sujet avant même que je ne puisse tenter de l’aider par rapport à son groupe. Sans attendre un conseil de ma part, il me lance soudain sur le sujet des retrouvailles avec mon aîné. Il me parle d’un tapis rouge, des larmes, de joie, mais étrangement, rien de tout ça n’a eu lieu.

- Déjà, il faut savoir que j’ai passé quelques jours dans un bunker, coincée. C’est lui qui m’a retrouvé grâce à la radio de leur camp parce que je diffusais des messages de mort à son attention dans tout Détroit.

Je ris légèrement de cette ironie, amusée que mon frère soit d’ailleurs venue me chercher suite à ça. Je me rappellerais toujours de sa tête et de la mienne quand ils ont débloqué la porte du bunker. Je suis simplement sortie, on s’est fixé, je l’ai poussé, et je suis rentré avec lui à Fort Hope. Il a fallut attendre d’être chez lui pour que le poilu entende le son de ma voix. A vrai dire, ça n’avait rien d’un effet de surprise. Dans mes rêves quand j’étais petite, je retrouvais mon grand frère et je lui sautais au cou comme si c’était naturel, qu’on se connaissait par coeur et qu’on s’était toujours connu mais finalement, non. Nos retrouvailles ont été bien plus réalistes. Après tout, on ne se connaissait pas et embrasser un inconnu n’était visiblement pas vraiment fait pour nous.

- Disons plutôt qu’on a eu du mal à établir un contact. Maintenant qu’on vit ensemble ça va mieux, mais on a encore franchement un long chemin à faire. On est deux inconnus, on s’est jamais vraiment connu tu sais…

Mais sans transition aucune, je viens à mon tour ramener le sujet sur la table.

- T’es sûr de vouloir quitter ton groupe ? Réfléchis bien. Peut-être qu’ils ont encore des trucs à te fournir. Même des conseils, des armes, de la bouffe, tout est bon à prendre tu sais vu l’époque dans laquelle on est voués à évoluer.

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MessageSujet: Re: Un an après, t'as toujours toutes tes dents. [Arthur]   Mar 3 Avr - 16:46
Les propos d'Alix concernant ses retrouvailles avec son frère firent rire le rouquin. C'est sûr que lorsqu'on ne se connaissait pas, même l'apocalypse n'aidait pas à tisser des liens fraternels en un regard. Cette histoire le fit penser à son propre aîné et à leur mère qu'il avait lâchement abandonné. Est-ce qu'ils vivaient encore ? Et si c'était le cas, peut-être bien que Andrew chercherait à lui faire la peau. Son frère aîné n'était pas du genre à oublier ce genre de trahison et franchement... Arthur ne pouvait que le comprendre. Lentement, l'homme s'arrangeait les cheveux en continuant d'observer la petite blonde à ses côtés, souriant grandement. Il ouvrit la bouche pour parler mais la jeune femme lui coupa l'herbe sous le pied, l'obligeant à se taire lorsqu'elle fit part de ses doutes quant à sa décision. Simplement, il se contenta de manger en réfléchissant à ses dires. Peut-être qu'elle avait raison. Peut-être qu'elle craignait qu'il replonge mais lui se sentait bien mieux. Encore coupable de la perte de son fils mais ça allait mieux. Il ne voulait plus mourir et c'était déjà ça. Un léger sourire naquit d'ailleurs sur les lèvres de l'ancien guide touristique puis il haussa les épaules. "Je sais ce que je fais, je sais me débrouiller. Et je ne veux plus être dans un groupe où il y a une sorte de... D'élitisme."

Pouvait-il vraiment dire ça ? C'était comme un couteau dans le dos de cette famille qu'il avait apprit à aimer mais qu'il voulait quitter. Ils l'avaient recueilli mais... Mais il y avait des tensions, des choses qui l'étouffaient comme les valeurs qu'il était loin de partager. Alors quelle solution pour ne pas leur faire du tort ? Autant s'en aller, quitte à errer seul pour de nouvelles années, si c'était le prix à payer, alors il le ferait. Tranquillement, il s'ébouriffa les cheveux, déjà bien trop longs à son gout, aussi, il récupéra son élastique fatigué pour arranger ses mèches rebelles et ne plus être gêné par elles. Son regard azuré se posa sur le visage de la blonde et vint doucement lui poker la joue en reprenant la peine de manger tranquillement le morceau de bœuf séché avec délice. "Hm ! J'y pense !" qu'il commençait pour changer finalement de sujet, venant boire une gorgée d'eau avant de se redresser. "Tu aurais croisé un endroit potentiellement pas trop pillé ? Je me disais qu'on pourrait y faire un tour, demain, histoire qu'on justifie nos disparitions." poursuivait le roux en souriant, amusé.

A l'instant même où Arty s'apprêtait à ouvrir la bouche pour continuer sur sa lancée, un bruit le fit lever la tête, fronçant les yeux. "On est pas seuls..." disait-il comme si ce n'était pas déjà flagrant. "Ce serait pas surprenant qu'il y ait des nuisibles ici." finissait-il en se détendant de nouveau. Il se rendit compte par la même occasion qu'à l'extérieur, les morts s'agitaient un peu, les grognements se faisant entendre mieux, maintenant qu'il se souvenait qu'en fait, tout n'était pas normal. Soupirant, le jeune homme s'enfonça dans le canapé à nouveau et ferma les yeux un instant pour réfléchir. "Un jour, on se dira peut-être qu'il vaudrait mieux qu'on ait des lieux moins dangereux." qu'il lâchait avec un maigre sourire. C'est vrai que maintenant, ils pouvaient convenir d'un nouveau lieu de retrouvailles, histoire d'être en vie le lendemain et les prochains jours et non pas bloqués dans un bâtiment. La campagne, tiens. C'était bien la campagne, non ? Ok, ça faisait sans doute un peu loin mais au moins, c'était déjà moins dangereux que dans un quartier en ville, même si ce n'était pas dans le centre.

"On avait pas un jeu ici ? Comme ça on s'occupe encore avant de finir par s'endormir comme des p'tits vieux. " dit-il en plaisantant. C'est sûr que c'était loin, maintenant, les grosses soirées à danser sur les musiques du moment, à boire des cocktails et fumer des choses pas toujours légales pour profiter de l'instant. Loin, les soirées ciné, restau ou même sportive. Loin les fêtes, aussi commerciales qu'elles aient pu être. Si elles ressemblaient à ça, les soirées dans les maisons de retraite, on pouvait largement comprendre que les petites mamies et les vieux papys râlaient de s'y retrouver. Bon, pour Arthur, n'ayant jamais vraiment été proche de ses grands-parents, il s'en fichait mais pour les autres... Doucement, le roux vint se tapoter les joues en grimaçant. Il s'égarait bien trop et c'était pas bon. On se reprend Arthur, on se reprend, t'es pas tout seul dans ta chambre qu'il se disait avant de reporter son attention sur Alix. "Sinon on peut aussi regarder le plafond, comme tu le sens !" qu'il proposait en riant légèrement.
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MessageSujet: Re: Un an après, t'as toujours toutes tes dents. [Arthur]   Sam 7 Avr - 11:44
Les choix de vie sont plus limités à notre époque, c’est certain. Disons que nous n’avons plus des centaines de chemins possibles pour vivre ; maison ou appart, poissonnier ou dealer, chien ou chat, poulet ou homard... nos choix sont limités à à peine une dizaine aujourd’hui. Je soupir légèrement, songeant à mon propre chemin parcourut. Soyons sincère un moment. Quelles auraient été mes chances de survie si je n’avais pas eu mon passé ? Si je n’avais pas été entourée des mauvais amis, si je n’avais pas souhaité m’endurcir moralement et physiquement à la boxe, si je n’avais pas eu de voiture. Comment serais-je parvenue jusqu’ici sans me transformer en zombie moi aussi ? Je regarde autour de nous, contemplant la pièce abandonné où nous nous sommes réfugiés, situation pareille à il y a de cela un an. Franchement, c’est étrange de se dire que quelques années auparavant, une famille, un couple ou même quelqu’un de seul avec son chien, habitait en ces lieux. Que la boulangerie du coin de la rue était ouverte dès les premières lueurs du jour et jusqu’au coucher du soleil, que la pharmacie du coin sentait la propreté et que son présentoir clignotait sous l’obscurité de la nuit… Tout est passé si vite. Le règne de l’homme aura duré si peu de temps et nous aurons fait tant de mal, que s’en est presque risible, pathétique. L’espèce soi-disant la plus évoluée mais surtout la moins consciente ; l’Homme. Arthur me sortit de mes pensées, alors qu’il me parlait de son groupe, comme quoi, il ne voulait plus appartenir à l’un d’eux. Eh bien, c’était finalement pas trop mal, comme dit le dicton on est toujours mieux servi que par soit même. Personnellement, je serais peut-être restée solitaire aussi si je n’avais pas trouvé mon aîné. Je me débrouillais très bien, la voiture m’offrant un avantage non négligeable sur les autres survivants qui déambulaient avec juste un sac sur le dos.

Il vint soudain à avoir une illumination. Aller faire un tour demain ? Malheureusement, je n’ai pas de bonne nouvelle à lui apprendre.

- Je devrais rentrer tôt demain malheureusement. Je sais pas si j’ai été super discrète en faisant le mur. Normalement mon frère devrait se douter de rien, mais j’ai pas envie qu’il me pose des questions. Je vais essayer de rentrer quand le soleil pointera à peine son nez, histoire de voir où je pose les pieds.

Nos retrouvailles ne seront que de courte durée, mais je me réconforte en me disant que nous pourrons nous retrouver, un jour ou l’autre. Des petits bruits se firent entendre, Arthur venant à se redresse, visiblement alerte. Rapidement, nous en vinrent à la même conclusion tous les deux, il doit y avoir quelques bestioles en recherche de nourriture dans le coin. Comme nous, en fait. Les grognements des infectés se firent entendre soudain, comme pour venir complètement le bruit de fond des rongeurs du coin.

- T’as raison, pour la prochaine fois, on se trouvera une zone plus calme et tranquille…


Surtout qu’avec ma voiture, on pourrait se rendre un peu n’importe où. Histoire de profiter réellement des instants de silence. On ne peut pas dire que ça soit reposant et surtout relaxant de discuter comme si de rien n’était avec tous ces grondements en fond… Rapidement, je me mets sur mes deux jambes. Je suis sûr qu’on va trouver un jeu de carte par ici… Ne suivant que mon flaire, je me dirige rapidement vers les tiroirs. Après quelques minutes de fouille, je finis par sortir un jeu de carte. Je ris légèrement avant de revenir vers le roux. Me rasseyant avec lui, je me mets à compter les cartes, histoires de vérifier qu’elles sont toutes bien là.

- Un jeu complet. c’est pas beau ça ? T’as un jeu en tête ?

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Un an après, t'as toujours toutes tes dents. [Arthur]
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