De la cage au charnier [Pv Logan]



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We have ashes, fire and hope
Arielle Campbell
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Mar 24 Oct 2017 - 18:29



   
   Arielle & Logan
   8 Juillet

L
e monde a tant changé. Le monde, ce monde n'est plus mon monde, plus ma ville. Je me sens perdue, et pourtant, je reconnais Détroit, je reconnais ces rues dans lesquelles j'ai grandis, ris, joué et pourtant... Peut-être est ce le cas. Peut-être est ce le cas. Dans mon dernier souvenir de la radio, ils parlaient de violences, de s'enfermer chez soit ou de rejoindre un abri. Une guerre a t'elle réellement éclatée dans notre beau pays ? Détroit à t'il était si touché que cela ? Les questions submergent mon esprit et pourtant mon corps répond malgré lui. Mes pieds nus se mettent à battre le bitume, mon cœur s’accélère, je cours, aussi vite que je le peux sans croiser âme qui vive. Les maisons semblent avoir étaient vidé à la va-vite, les voitures son sur le bord des trottoirs, sales, anciens. La ville a t'elle était abandonnée ? Mes pas me mènent malgré tout vers ma destination, vers le lieu que je veux rejoindre. Combien de temps ais, je courus ainsi ? Dix minutes ? Quinze ? Quelques rues à peine m'ont séparé de ma maison durant toutes ces années. Quelques rues m'ont séparés de ma vie, de ma famille et voilà que j'arrive devant la maison. La porte est entrouverte. À t'on était cambriolé ? Ma famille a t'elle fuis comme tant d'autre ? Est ce encore notre maison ou m'ont, ils cru morte et déménagé ?

Mon pas se ralenti, doucement, et je monte le perron, poussant doucement la porte observant ainsi le hall. Les photos accrochées au mur représentant notre famille. Étrangement, je me mets à pleurer, silencieusement. Je continu d'avancer lentement, arrivant au salon, que je ne reconnais pas. Le fauteuil est renversé, tout comme la moitié des meubles. Des traces de ce qui semble être du sang séché est sur le tapis et une partie du canapé... La panique me prend. À qui est ce sang ? Ma famille ? Des personnes ayant pris ma maison pour se cacher dans cette guerre ? Mais où sont les ennemis ? Où sont les alliés ? Rapidement, je me mets à fouiller la maison, la cuisine où je trouve les placards retournés et vidés, puis je grimpe à l'étage, ouvrant les portes, fouillant les chambres avant d'arriver à la mienne. Étrangement, j'ai du mal à l'ouvrir. Comme si ce n'était plus la mienne. Comme si la fille à qui elle avait appartenu était morte au fond de cette cave il y a des années de cela. Pourtant, lentement, la porte fut poussée ; rien n'avait changé. Tout était comme je l'avais laissé il y a dix ans. Tout sauf une chose. Une chose sur le bureau qui attira aussitôt mon attention. Des avis de recherche. Des photos de moi ont différentes dates. Ils n'ont pas perdu espoir... Et voilà que je craque. Que je pleure de plus belle dans cette chambre d'adolescente aux murs plein de poster. Il me faut vingt bonnes minutes pour vider mon sac avant de me reprendre un peu et de quitter la maison. Je n'emporte rien. Rien si ce n'est une photo de famille qui était dans le hall et un avis de recherche pour me rappeler qu'ils me cherchent toujours. Qu'ils sont là, quelque part.

Quittant la maison familiale, je me mets à errer dans les rues, cherchant à rejoindre le centre-ville. C'est certainement là que se trouve un centre de réfugiés. Je pourrais me faire enregistrer, dénoncé mon kidnappeur, retrouver ma famille. Comprendre cette guerre qui fait rage dans notre pays. Qui nous a attaqués ? La Russie ? La Chine ? Des tonnes de questions se bousculent dans mon cerveau quand je finis par apercevoir un groupe de personne avançant à pas lent dans la direction opposée.

Je me mis aussitôt à accélérer cherchant à les rattraper, les interpellant pour leur demander leur aide. Quelle erreur ai-je fait là ?! En se retournant, je découvris les pires démons sortis des enfers. Des corps humains en décomposition, mais marchant toujours, grognant vers moi, faisant claquer leurs mâchoires immonde en ma direction, avançant aussi vite que possible sur leurs jambes pourries. Un cri d'effroi me prie aussitôt, me forçant à faire demi-tour pour me mettre à courir et voir que les habitants de cette ville, ces gens que je cherchais depuis tout à l'heure se sont mis à sortir des bâtiments et des ombres m'observant de leurs yeux avide, grognant vers moi, se dirigeant tous vers moi. La seule chose qui me vint fut de courir plus vite encore, relevant ma jupe pour dévoiler mes pieds nus. tarnation, j'aurai dû penser à prendre des baskets à la maison... tarnation, j'aurai dû penser à prendre des baskets à la maison...
Pourtant un grognement plus pressant que les autres se fit entendre m'obligeant à tourner les yeux pour voir une main saisir la couverture que j'avais sur les épaules me l'arrachant d'un geste qui me fit pousser un cri plus strident encore, me laissant là, seule, à courir dans cette ville emplie de démons dans ma robe de dame d'autrefois...c'est à se demander pourquoi j'ai fui ma cave... Pourquoi ma vie est aussi pourrie... Pourquoi à peine sortie, je vais mourir aux mains de ces monstres qui sont... Pourquoi ma vie est aussi pourrie....
WILDBIRD
 
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Jeu 26 Oct 2017 - 3:15

Combien de temps faudrait-il pour nettoyer entièrement les rues des trop nombreux obstacles qui encombraient le passage ? Slalomant entre les voitures et autres trucs oubliés au milieu de la chaussée grâce à la moto que Logan avait emprunté au groupe pour cette sortie, voilà la question qui occupait presque toutes ses pensées, ou du moins qui revenait chaque fois qu'un nouveau cadavre ou un nouveau véhicule l'obligeait à prendre un virage trop serré qui aurait pu le tuer pour peu que le sol glisse un peu plus. Peut-être cela deviendrait-il l'un de ses projets pour l'avenir, quand il n'aurait plus d'autre idée pour occuper son temps à force d'organisation précise et efficace dans le camp. Pourquoi pas, après tout ? Viendrait bien un moment où les missions de ravitaillement se feraient plus difficiles, elles commençaient à l'être déjà comme il le découvrait aujourd'hui. Depuis quand était-il dehors ? Deux, peut-être trois heures ? De nombreux arrêts avaient marqué sa petite balade, la première qu'il faisait en journée depuis des semaines et son sac était pratiquement vide, sa lame déjà couverte du sang des trop nombreuses goules croisées en chemin et ses espoirs de rendre cette journée importante proche de zéro. Les points importants de la ville avait été saccagés, par son groupe ou par d'autres, ils ne le sauraient probablement jamais vraiment, il fallait s'éloigner toujours plus pour mettre la main sur quelque chose d'utile, sans parler de quelque chose de mangeable. Quelques petites perles se cachaient parfois dans des endroits incongrus, mais le problème était bien là : il fallait redoubler d'imagination et penser à des lieux qui ne viendraient pas à l'esprit tout de suite pour espérer rendre une sortie fructueuse.

L'imagination ne se comptant pas au nombre des qualités de Logan, il se contentait de suivre son instinct et s'arrêta une fois de plus dans un quartier plus tranquille, dont les rues se bordaient principalement de petites habitations de ville. Des maisons personnelles, dans lesquelles, avec un peu de chance, on ne se serait pas précipité à la fin du monde et où il trouverait peut-être des choses plus intéressantes. Il coupa le moteur et posa le pied sur le trottoir, observant vaguement les maisons qui se ressemblaient toutes ou presque, les silhouettes usées d'un groupe de cadavres se pressant au bout de la rue. La logique et le bon sens auraient voulu qu'il remonte tout de suite sur sa moto et qu'il aille fouiller ailleurs, mais il n'en fit rien, se dépêchant plutôt d'entrer dans la première maison qu'il trouva. Comme dans de nombreuses autres qu'il avait visitées avant, un spectacle affligeant se jouait à l'intérieur : les meubles couvert de poussières renversés sur le sol, le sang noir et sec depuis des lustres et la sensation désagréable, étouffante, qu'une tragédie avait pris place ici, déchirant une autre famille, d'autres vies. Des détails sur lesquels, hélas, le barbu ne pouvait plus se permettre de s'arrêter après deux ans.

Pour de longues minutes, il s'efforça de ne pas penser aux visages figés sur les photos au mur et fouilla consciencieusement chacun des pièces de cette maison, retournant à son tour les meubles qu'il croisait, pillant la vie de ces inconnus comme on aurait fait du shopping dans une grande boutique à la fin des soldes : en rejetant à même le sol les objets sans intérêt qui passaient entre ses doigts, à la recherche de la perle rare, de la pièce de collection qui ne soit pas encore passée entre les griffes d'une ménagère esseulée, fourrant sans ménagement dans son sac le moindre morceau d'intérêt, même vague. Il amassait avec autant de ferveur les aliments encore mangeable perdus dans le fond des placards que des objets du quotidien qui se montreraient utiles au confort du groupe, jusqu'à un top en cuir noir trouvé dans la chambre d'une adolescente et dans lequel il imaginait bien sa femme. Et lorsqu'il n'y eut plus rien d'utile à tirer de cet endroit, sans un regard en arrière, sans un remord, Logan sortit de la maison, retrouvant le trottoir et la rue morte, comme tout le reste de la ville.

Une différence lui sauta tout de même aux yeux, tandis qu'ils les posaient justement sur la horde bloquant le bout de la rue pour vérifier qu'il aurait le temps de continuer ses fouilles du quartier. C'était peu de choses, mais les goules semblaient être sorties de leur torpeur lancinante et elles avançaient toutes d'un même pas lent, s'éloignant de sa position comme s'il ne représentait aucun intérêt à leurs yeux éclatés. Enfin, un cri, strident, affreux, s'éleva au-dessus des grognements habituels et le battement régulier de son cœur s'emporta alors qu'il se dressait de toute sa hauteur dans l'espoir de voir au-dessus de la marée de cadavres. Impossible. En un instant, Logan enfourcha la moto et fila en sens inverse dans un brouhaha qui attira l'attention des goules les plus proches. L'adrénaline fusait dans ses veines alors qu'il filait à toute allure dans les rues pour contourner le bloc de maisons et accéder à la rue qu'il venait de quitter en faisant face à la horde.

La silhouette, plus rapide que ses poursuivants, serrée dans une robe brillante, ressortait sans mal au milieu du spectacle habituel de la mort. Une femme, seule à première vue, perdue. Entre ses vêtements et le cri qu'elle venait de lâcher, il y avait de quoi se demander d'où elle sortait ou même si la folie ne l'avait pas gagné. Mais ses longs cheveux roux eurent raison du bon sens de Logan qui fonça vers elle à toute vitesse, ne pressant les freins que quelques mètres avant d'aller à sa rencontre. Dans un crissement de pneus, la moto s'arrêta près de la jeune femme. Logan se tourna rapidement vers elle. « Grimpe ! Vite ! » lança-t-il de sa voix rauque rendue pressante par les cadavres qui continuaient leur ascension. Attendant que madame ne se décide, il sortit son revolver, le pointant vers la horde, sans tirer pour autant. Il n'aimait pas ça et il n'aurait de toutes façons jamais assez de balles pour tous les mettre au sol, mais le seul geste suffisait pour lui pour l'instant. Et dès qu'elle aurait consentit à lui obéir, il comptait bien filer d'ici en quatrième vitesse.

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Jeu 26 Oct 2017 - 15:03



   
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C
ourir. Courir pour sa vie, pour son honneur, pour tout. La course. À croire que la vie n’est que cela, une course en avant. Vers quoi ? L’amour ? L’argent ? La mort ? Toute notre vie, nous ne faisons que cela, ne sachant profiter de l’instant présent, courant déjà vers le moment suivant. L’enfant veut grandir et l’adulte pleure son enfance. On veut aimer, vite, fort, et on le regrette souvent. On veut vivre, puissamment, intensément, mais au final nous passons à côté de notre vie. Les débris de la ville autour de moi me le prouvent. Ma tenue le prouve. Je suis attachée à cette chose du passé, à cette robe qui était celle que je portais le soir ou ma vie a été mise sur pause. Ou l’adolescente à fait place à la captive. J’ai cessé de vivre durant dix longues années et me retrouve au point de départ. Une jeune femme dans sa robe d’Halloween, courant pour sa vie.
Autour de moi, la ville n’est que carnage. Je vois les voitures encastrée dans les vitrines, retournée. Certaines maintiennent de leurs ceintures de sécurité des corps asséchés, pourrissant et tendant pourtant leurs membres, grognant contre la vie elle-même. À trop vouloir vivre, les morts nous ont-ils envié ? Veulent-ils vivre de nouveau eux aussi ? Où ne sont-ils que les vaisseaux de ce que ma mère appelle les démons ? Enferment-ils les humains dans des camps de travail forcé ? Car oui, ou sont les humains ? Ils ne peuvent tous être parmi les rangs des morts relevés, ils ont forcément dû survivre d’une façon ou d’une autre. Mes parents doivent être quelque part, mes amis également !
Et pourtant… Ma course me vide quelque peu l’esprit. Mon regard est changeant, passant d’un lieu à un autre, cherchant une silhouette amicale ou apte à m’aider. Les obstacles que je dois éviter, j’en viens même à faire abstraction de la douleur dans mes pieds, blessés par cette course non prévue. Je ne pense qu’à cela, survivre. À croire que c’est devenu une seconde nature. Une nouvelle nature. Pourtant, mon cœur bat la chamade, le sang me monte aux joues, des larmes coulent le long de mes joues, et les morts, les morts partout qui s’avancent vers moi, me faisant craindre pour ma vie… Je vais mourir dans ces rues… Mourir après avoir goûté quelques instants à peine de liberté.
Et puis un bruit. Un bruit différent des gémissements plaintif, des grognements affamés, du raclement des pieds sur le bitume. Un bruit pétaradant, un bruit de moteur. Un bruit humain. L’armée ? Les secours ? Je ne peux que prier pour cela et de peur qu’il ne me rate, je me remets à pousser un appel à l’aide qui excite un peu plus mes poursuivants, mais je dois le faire. Je dois amener ce véhicule à moi ou je mourrais. Et puis, il apparut. Un homme sur une moto, filant à toute allure vers moi. Je tentais un signe, quelque chose pour m’assurer qu’il me voit, me prenant au passage les pieds dans je ne sais. M’affalant au sol, me relevant aussi vite que possible alors que la distance entre moi et mes poursuivants s’amenuiser. Néanmoins, la moto se stoppa prêt de moi. Mais l’homme n’avait ni l’air d’un policier, ni celui d’un militaire. Il était juste… Un homme avec un pistolet impressionnant qu’il pointa aussitôt sur les morts, m’intimant de monter sur sa moto.
Je ne réfléchis pas vraiment et sauté à califourchon sur celle-ci, remontant mes jupes au possible pour qu’elles ne soient pas prises dans les roues, m’accrochant déjà à cet homme que je considérais comme mon sauveur.

« Pitié, emmenée moi à la police ! »
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Ven 27 Oct 2017 - 20:22

Même s'il l'aurait voulu, le temps ne s'arrêtait pas par politesse pour leur laisser l'occasion de fuir. Les goules, imperturbables, ne renonçaient à leur but sous aucun prétexte et leur but actuellement, c'était cette femme qui semblait tellement perdue, tellement ailleurs. De son air penaud jusqu'à ses vêtements, tout lui donnait l'air de sortir d'un autre monde ou d'une autre époque et de ne rien comprendre à ce qui se passait autour d'elle en ce moment. Logan avait du mal à le comprendre vraiment, après tout ce temps... Heureusement ou pas, il n'avait pas tellement le temps de se poser de questions en ce moment et il attendait simplement, la main nerveusement serrée sur la manette d’accélération, qu'elle se décide à monter derrière lui pour qu'ils puissent se tirer d'ici avant qu'une vraie merde ne se produise.

Tout allait trop vite. La jeune femme semblait vouloir le suivre, mais elle n'avait pas encore eu le temps d'attraper sa robe qu'une main osseuse se tendit vers ses cheveux. Sans réfléchir, Logan tira une balle qui passa près de la jeune femme et éclata l'avant-bras de la créature, brisant l'os au milieu avant qu'il n'ait le temps de l’agripper réellement. Assez rapidement, la demoiselle en détresse était installée derrière lui, tenant sa longue robe d'une main, s'accrochant à sa taille de l'autre et proférant surtout une demande qui le laissa pantois. Les flics ? Elle était vraiment sérieuse, là ? Le géant lui jeta un coup d’œil rapidement, sans parvenir à cacher son étonnement face à cette question complètement folle et démarra en trombes.

Poussant la moto à sa puissance maximale, il n'eut pas trop de mal à distancer la horde, qui ne fut bientôt plus qu'un souvenir lointain dont le murmure menaçant continuait de résonner à ses oreilles comme la bande-son entêtante d'un film d'horreur. C'était exactement ça, en fait, ça lui faisait le même effet que quand il regardait Vendredi 13 pour la millième fois et qu'il n'arrivait plus à se sortir le thème de Jason de la tête pendant des jours. Les rues encombrées défilaient sous ses yeux les unes après les autres, jusqu'à ne former plus qu'un paysage flou et grisâtre sans aucun intérêt semblable à un mauvais fond vert. Lorsqu'il eut l'impression d'être assez loin, il s'arrêta doucement, ralentissant peu à peu jusqu'à ce que la moto ne s'arrête complètement, devant un grand immeuble en ruines. Ils venaient d'arriver aux abords du quartier le plus problématique de la ville, celui frappé par les bombes au napalm, remplis de cadavres carbonisés et épargnés des abris les plus élémentaires.

Logan mit la béquille de la moto et s'extirpa doucement de l'emprise de la jeune femme pour se relever et se tourner vers elle. Son visage exprimait toute la perplexité qu'il ressentait face à tout cela. Ses sourcils froncés lui donnaient un petit air ronchon qu'il n'arrivait pas à atténuer vraiment, bien qu'il s'y efforçât sérieusement lorsqu'il se décida à prendre la parole. « D'où est-ce que vous sortez ? » La question sonnait peut-être un peu plus rude qu'il ne l'aurait voulu, mais elle se posait quand même sérieusement. Ses yeux n'arrêtaient plus de descendre sur le corps mince de la jeune femme, caressant avec ahurissement la robe usée et peut-être un peu trop petite qu'elle portait. « Qu'est-ce qui vous prend de vous approcher de ces saloperies, comme ça ? » Peut-être qu'il venait tout simplement de rencontrer une suicidaire ou une connerie du genre. Était-ce mal de sa part d'espérer que non ? Il n'avait vraiment pas la patience de remonter le moral de quelqu'un aujourd'hui.

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Ven 27 Oct 2017 - 21:42



   
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C
Un coup de feu. Un coup puissant, bruyant, douloureux pour mes tympans qui résonne au plus prêt de mes oreilles, me surprend, me fait pousser un crie de plus, alors que je m'accroche de plus belle à l'homme en moto. Il ne m'inspire pourtant que peu confiance. Je ne le connais pas, je ne l'ai jamais vu. Et sincèrement ce n'est pas vraiment mon genre de suivre des inconnus aussi facilement, mais c'est une question de survie. Du moins en est ce vraiment une ? Mon instinct me dicte que oui, que la mort rode et ce n'est pas un jeu de mot. Je ressens sont aura qui m’oppresse comme cette nuit où, le monstre qui me detené à tenté à ma vie pour...m'apprendre à obéir ? Je me souviens de la lumière disparaissant lentement, des couleurs se ternissant, de la rage qui bouillait en moi. Cette rage d'avoir perdu, d'avoir été battue par celui qui m'avait tout pris. Et puis l'air était entré de nouveau dans ma gorge, dans mes poumons, la vie revenait vers moi. Voilà, l'impression que j'ai en cet instant.
Alors que la moto démarre dans un bruit assourdissant que les morts s'éloignent, que cet homme me regarde comme la dernière des ahurie, comme une folle furieuse qui ne sais plus ce qu'elle dit, ou est sa place. Pense t il que je me prenne pour l’impératrice Sissi dans ma robe légèrement trop petite pour moi ? Je pourrais le comprendre me direz vous. Quelle genre de fille sors dans la rue vêtue d'une telle robe ? Ne se doute t il pas qu'il y a tout une histoire derrière cette robe?Qu'il y a quelque chose d'important, que j'ai besoin d'aide et pas forcément d'une aide psychologique...quoique ça pourrait être utile de parler à un psy, après tout, dix ans de séquestration...ça laisse des traces non ?

Pourtant j'observe. J'observe ma ville détruite, la stupéfaction m'étreint le cœur et les larmes se mettent à couler doucement. Que s'est il donc passé en ce lieu ? La guerre nous a t elle étreint à ce point ? Plus nous avançons, plus la ville se change, se détruit, prend des air de guerre atomique et m’étreint le cœur. Jusqu'à ce moment. Ce moment ou la moto se stop, lentement, jusqu'à l’arrêt total. Dans un lieu digne d'un cauchemar. Cet homme m'a t il amené ici pour me tuer ? Pour m'assassiner ? Je me pose la question, je l'avoue, je me prend d'une nouvelle inquiétude. Lentement, il s'extirpa de la moto, alors que je frissonnais. Il fallait dire que ma tenue ne se prêtait pas forcément au deux roues et que l'émotion était à son comble. Et puis, il y eu ce regard. Ce regard inquiétant, effrayant qui me fait me demander si nous vivons dans le même monde, dans la même réalité et la question qui brise le silence. La question qu'il doit se poser depuis le début. D’où je sors. D'une voix rauque, brusque, claquante qui me fait sursauter alors que je descend de la moto, regardant autour de moi, les larmes coulant seules de mes joues.

« Qu...qu'est ce qui s'est passé...qui...a déclenché cette guerre ?Et...et..c'était quoi...ces trucs... ? »

une question pour répondre à une autre question ? Oui, mais c'est tout ce qui me viens. Tout ce qui me prend. J'ai besoin de savoir, de comprendre, d'appréhender et malgré cela, malgré mes questions, mon air défait, cet homme me pose d'autres questions, et tout ce que je trouve  à faire, c'est fouiller. Fouiller dans mon corsage pour en sortir l'affiche. L'affiche de mes parents a ma recherche. L'affiche qui donne ma date de disparition et ma photo que je lui tend fébrilement.

« Je...je veux voir la police...je...je dois leur dire que je suis en vie...je... »

Mais pourquoi je pleure comme ça ? Pourquoi j'arrive pas à me calmer, pourquoi toutes les émotions, toutes les larmes que je garde en moi depuis dix ans décident de ressortir maintenant, me trahissant, me laissant là, comme une pauvre chose sans défense à pleurer toutes les larmes de mon corps. Et cela à duré...un moment. Un moment avant que je n'ose le regarder avec mes yeux de lapin transgénique...

« La tempete...à abimé...et...j'ai...réussi à fuir... »

WILDBIRD
 
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Sam 4 Nov 2017 - 16:12

Plongé dans un silence perplexe, Logan observait la jeune femme regarder autour d'elle comme si elle voyait tout ça pour la première fois. Tout chez elle lui donnait cette impression, à vrai dire et il ne comprenait pas. Comment ce serait possible ? Ça allait faire deux ans... Personne ne pouvait décemment avoir ignoré ce qui se passait pendant deux ans, pas vrai ? Il essayait d'assembler les pièces du puzzles, par des questions trahissant son ahurissement qui manquaient peut-être de politesse, mais il ne s'en trouva pas vraiment mal à l'aise. Et, venant confirmer ses doutes, l'inconnue lui répondit par d'autres questions, le laissant vraiment comme un crétin, la bouche ouverte et les yeux ronds sans trouver quoi répondre. Il cherchait comment répondre et était prêt à balancer des mots un peu violents pour s'expliquer, mais se ravisa en remarquant qu'elle semblait vraiment inquiète. Elle ne savait pas. Il ne comprenait pas le pourquoi du comment, mais il fallait regarder la réalité en face : cette nana n'avait pas la moindre idée de ce qui était arrivé ces dernières années.

Un long soupir traversa les lèvres de l'homme et il passa une main dans ses cheveux trop longs pour les replacer inutilement, chasser le malaise qui commençait à grandir chez lui aussi. Comment était-il supposé annoncer un truc pareil ? « Il n'y a plus de police. » commença-t-il d'une voix traînante, l'air grave comme s'il n'osait pas lui dire que son chat était mort. C'était un premier pas, mais pas encore suffisant pour tout expliquer réellement. Cette situation allait le tuer, certainement, tant il avait horreur d'être le messager d'une telle nouvelle. « C'est quoi, votre nom ? » demanda-t-il en essayant d'être un peu plus sympa. Peut-être qu'un détail personnel sur elle l'aiderait à mieux s'exprimer ? Il n'en savait vraiment rien, mais au moins il essayait...

« Moi, c'est Logan. » lâcha-t-il doucement pour l'encourager à lui rendre la politesse. Il hésita à tendre une main vers elle pour sceller un peu plus les présentations, mais ne fit rien de plus que pousser un nouveau soupir. « Et... Je crois que j'suis ce qui se rapproche le plus du gentil shérif dans les environs. » Ces mots lui faisaient étrange, mais c'était la vérité, n'est-ce pas ? Il était le Fantôme. Gentil était un bien grand mot quand on considérait sa façon d'appliquer la justice, mais il n'en restait pas moins qu'il l'appliquait autant que possible dès qu'il en avait l'occasion et que personne d'autre en ville ne pouvait réellement se targuer d'avoir ce petit côté justicier de l'apocalypse, du moins à sa connaissance. Sans ajouter quoi que ce soit pour l'instant, Logan se détourna finalement, le temps de retirer son sac de ses épaules et il fouilla dedans au milieu de ce qu'il venait de ramasser dans les maisons pour en extirper une bouteille d'eau en plastique en mauvais état, mais contenant encore un peu du précieux liquide. Il la tendit vers la jeune femme, l'air toujours un peu soucieux. « Tenez, prenez ça, ça vous fera du bien. » Il hésita encore, il ne s'était que rarement senti aussi gêné et penaud face à une femme, sérieusement. Mais il allait devoir parler, ça allait devenir compliqué de l'éviter encore très longtemps. « Vous devriez vous asseoir, aussi... » D'un geste de la main, il désigna la moto pour appuyer son invitation et attendit patiemment qu'elle ne coopère.

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Lun 13 Nov 2017 - 20:51



   
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D
es claques. Je me prends claque sur claque, encore et encore, chacune d'entre elle m’assommant un peu plus. J'en viens à me demander si ce n'est pas un cauchemar, si je ne suis pas perdue, et pourtant, j'ai beau me pincer, tenter de me réveiller, rien n'y fait. Je suis là, bel et bien là, dans ce monde étrange, détruit, face à cet homme étrange qui m'observe comme si j'étais...une bête de foire ? Oui, c'est ça, une bête de foire, sortant tout juste de mon cirque. Je tente de lui expliquer, mais plus je tente, plus je pleure et plus je pleure moins, mes mots sont compréhensible.

Au final, il m'explique, doucement, calmement, qu'il n'y a plus de police. Puis se présente, me demandant par la même mon nom. Je me reprend donc avec un peu de temps. Je respire profondément, tente de me calmer. Et finalement, je L'observe de coin, n'osant pas croiser son regard.

« Je m'appelle...Arielle...Campbell. J'ai été...kidnappé le 31 Octobre 2006 par...un ami de mon père qui...m'a gardée enfermée...dans une cave...jusqu'à aujourd'hui. Je...j'ai réussi à m'enfuir...grâce... a la tempête... »

Je retiens un nouveau sanglot, un de plus, puis tente de croiser son regard, une larme roulant sur ma joue.

« Dites moi...ce qui s'est passé...s'il vous plaît... »

Je tente d'essuyer rapidement ma joue, de regarder un peu autour de moi, de me demander pourquoi ces morts, pourquoi ce monde, pourquoi...je suis dans ce monde. Une bouteille d'eau se place face à moi, surpris, j'observais celle ci, curieuse la saisissant doucement, acceptant son invitation à m'asseoir en allant vers la moto, buvant quelques gorgées avant de lui rendre sa bouteille.

« Merci...Logan... »

WILDBIRD
 
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Jeu 16 Nov 2017 - 15:19

Tout ça était encore tellement bizarre et dingue pour Logan, mais il commençait à récupérer doucement les morceaux qui lui manquaient pour donner un sens à cette conversation, à cette femme. Le papier auquel il n'avait prêté aucune attention plus tôt prenait un peu plus de sens maintenant qu'elle parlait et surtout, qu'il parvenait à se calmer. Il ouvrit son poing pour observer l'affiche froissée qu'elle lui avait donné, qui reprenaient les informations qu'elle lui donnait à l'oral, en plus d'une photo bien plus ancienne que l'image qu'elle renvoyait aujourd'hui. Arielle Campbell... Ce nom lui sonnait familier sans qu'il ne sache trop où il l'avait vu ou entendu. Sans doute que ça n'était même pas la première fois de sa vie qu'il posait les yeux sur cette affiche ou qu'il avait entendu la nouvelle passer aux infos lors de l'une de ses visites à Détroit pour voir sa fille.

Il se sentait encore plus mal, en tout cas, de savoir tout ça. Le simple fait d'imaginer, même brièvement, ce qu'elle devait avoir vécu pendant toutes ces années... 2006... Eulalie n'avait qu'un an à l'époque et lorsqu'elle avait poussé son dernier soupir sept mois plus tôt, elle ressemblait déjà presque à une pré-ado. Cette image lui permettait de mesurer plus justement le temps écoulé dans l'Enfer que devait avoir été la vie de cette femme. Elle continuait de pleurer, malgré ses efforts pour se calmer et Logan serrait les mâchoires pour essayer d'avaler la pilule. Il aurait voulu se dire qu'au moins, elle n'avait rien connu de ce monde pourri dans lequel il vivait depuis deux ans, mais qui savait ce qu'elle avait subi à la place ?

Il récupéra la bouteille presque vide et lui rendit son affiche en échange, ne sachant pas trop quoi faire de plus avec ça... « J'suis désolé pour... ce qui vous est arrivé. » lança-t-il quand elle lui demanda de lui expliquer ce qui était arrivé. Ça ne changerait rien aux épreuves qu'elle avait traversées, mais il ne savait pas quoi dire de plus et il n'avait pas l'impression de pouvoir se permettre d'ignorer cette information, comme si ça n'avait aucune importance. « Et pour tout ça... » D'un geste de la main, il désigna vaguement la ville autour d'eux, avant de retourner trifouiller ses cheveux, visiblement mal à l'aise. Son regard peinait à se poser réellement sur la jeune femme. Mais tout ça n'était pas de sa faute, il n'était qu'un type parmi tant d'autres et certainement pas l'un de ceux responsable de ce carnage ni de ce qu'elle avait eu à vivre. Il ressentait pourtant une culpabilité étrange à être celui qui devrait tout lui dire. « J'sais pas vraiment vous dire ce qui s'est passé... Tout allait bien et puis, d'un coup... Un genre de maladie ou j'sais pas quoi s'est répandue partout, les gens mourraient seulement pour revenir transformés en ces trucs et s'attaquer aux survivants... » Il s'arrêta une seconde, jetant un nouveau regard aux alentours, comme si ça pouvait l'aider à s'expliquer. Il avait tout vu, tout vécu, mais en parler lui donnait du fil à retordre. « L'armée a été déployée partout pour essayer de les retenir, les gens ont commencé à fuir vers le Canada et puis... Ils ont lancé des bombes sur toutes les grandes villes, mais ça n'a fait qu'empirer les choses et maintenant... » Le monde autour d'eux parlait de lui-même sur ce qui arrivait maintenant. La mort, le combat continuel, le chaos. Pas de police et pas d'armée pour veiller sur les quelques survivants, chaque pour soi et Dieu pour tous, comme on dit.

Retrouvant le silence relatif de ce nouveau monde, Logan décida de laisser quelques minutes à la jeune femme pour absorber toutes ces informations et les comprendre. Ça faisait beaucoup, beaucoup d'un coup, surtout si elle venait tout juste de se sortir de son propre Enfer personnel. « Vous avez faim ? Besoin de quoi que ce soit ? » demanda-t-il finalement. « J'ai un endroit où vivre, sécurisé, loin de ces monstres... Il y a du monde, c'est presque... normal. Si ça vous tente. » Il ne se voyait vraiment pas la laisser se débrouiller toute seule au milieu de tout ça, pas maintenant en tout cas alors, autant retourner à Fort Hope.

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Bella luna, my beautiful
You're the ghost of royalty imposing love. You are the queen and king combining everything, intertwining like a ring around the finger of a girl. I'm just a singer, you're the world, all I can bring ya is the language of a lover
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