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 La ferme maudite...

Frankenstein
Robert SmithFrankenstein
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MessageSujet: La ferme maudite...   Ven 3 Nov - 17:56
Le golem de chair couvert de scarifications immondes s'était retrouvé dans les bois par envie et une certaine nécessité aussi. Voilà plusieurs mois qu'il hantait les rues dévastés et remplis de danger de Grosse Pointe. Le colosse balafré avait combattu nombreuses menaces pestilentielles, des hommes ayant laissé libre court à leur bestialité au lieu d'entretenir le peu d'humanité qui restait dans ce bas monde. Mais la détermination et la résilience de l'homme difforme, comparable à un massif rocheux qui fendait sans relâche les marées d'ergots acérés et de mandibules avides de chaires fraîches, avaient fait en sorte qu'il respirait encore et toujours l'air éviscérer de ce monde infernal. Il avait vadrouillé les vestiges d'un monde à l'abandon, encaisser le rejet et la méfiance des survivants à cause de son apparence de gargouille de pierre à peine sculpté. Mais grâce à quelques êtres des lumières, des anges purs et grandioses pour l'esprit lent et pathétique de la bête de foire, Robert s'était vu accueillir par un duo extraordinaire. Un groupement de gens d'exception qui représentait à son regard océanique la lueur d'espoir pour ce monde en pleine déchéance. Heaven, une ange tout simplement descendue du paradis qui travaillait d'arrache-pied pour trouver la solution à cette pandémie épouvantable qui avait réduit l'humanité en de petites poches de résistance. Malgré la lourdeur de ce fardeau, elle avait recueillie un bébé laissé seul au monde. Une femme d’exception pour le golem de chair balafré. Un vieux médecin, Alair, qui soignait les gens de passages autant sur le point de vue physique que psychologique. Robert se sentait accepter par le puits de connaissance qu’était le britannique et celui-ci l’éduquait pour qu’il puisse intégrer un jour une société qui l’avait rejeté plus qu’une fois. Des âmes solitaires qui se défendaient de leurs mieux contre les armées putrides de la Faucheuse au sourire carnassier. N'ayant aucune connaissance, aucune expertise en matière médicale ou scientifique, le Goliath des temps modernes avait donc usé de ce que la nature lui avait fait don à sa naissance. Sa force colossale, son endurance phénoménale et son expertise en combat de rue furent des plus prisés pour ceux qu’il appelait en secret sa famille. Mais avant ses prouesses physiques, c'était l'immensité de son cœur lézardé de cicatrices, de sa candeur surnaturelle et de son affection pour ses anges jumeler à l'esprit protecteur de la lie de l'humanité qui le plaça dans le rôle de vigie immuable. Si le mineur ne travaillait pas à la maintenance de la clinique, érigeait des barricades pour protéger sa famille adoptive ou bien concevait des pièges qui lui furent enseigner par son grand-père, il s'assisais sur le balcon à surveiller les environs sans relâche. Mais aujourd'hui il était de sortie pour accomplir un simple souhaite, une demande de la personne qui le rendait réellement heureux. Bonheur. Ce mot qu'il n'avait pu prononcer depuis la perte de sa sœur et sa nièce il y a près d'un an. Heaven avait avoué qu'elle adorait manger des framboises, que c'était son fruit favoris. Il n'en fallut pas plus pour que le géant au cœur d'or demande la permission au médecin pour aller dans la forêt à proximité qu'il connaissait si bien. Il parla de fruit des champs, de chalets et de fermes inexplorés pour attiser la curiosité de ce dilate. Celui-ci lui fit un immense sourire, remplis de tendresse et de confiance, avant de lui donner son accord. La reconnaissance et une joie enfantine avait adoucit les traits atypiques de l'homme difforme et il s'était équipé pour la sortie.

Le trajet s'était très bien dérouler. Bobby avait sauté sur sa moto, remisé depuis les derniers froids. Au guidon du destrier d'acier, un sentiment de liberté grisante avait capturé l'esprit lunatique de l'armoire à glace répugnant. Même si des goules levèrent leurs bras atrophier à son encontre, que le bitume était éventrer par endroit ou encore il devait se faufiler entre les épaves des voitures rouillant ici et là, le golem de chair n'en avait cure. Il aurait aimé avoir l'ange qui avait capturé ses pensées soit assise en arrière de lui, ses bras célestes enserrant sa taille. Sa chevelure magnifique ressemblant aux reflets d’un soleil majestueux virevoltant au gré des courants d'air. Mais au fond du cœur de la bête, il préférait savoir la scientifique en sécurité à la clinique avec le petit bébé et le vieillard. l'erreur de la nature eut alors un pincement au cœur quand il arrêta sa monture de fer près d'une vieille remise. Il ne pourrait jamais lui avouer les sentiments qui assaillaient son cœur et son âme. La chose n'était qu'un monstre et s'approcher trop d'un être divin comme la jeune femme sera comparable à la fable d'Icare. Bobby se rapprochera trop de la magnificence de la belle et il se brûlera, souffrira du rejet qu'Heaven lui dictera en retour à sa déclaration gauche, mais honnête et douce. Il s'écrasera lourdement au sol et il ne pourra plus se rapprocher de la divine apparition, de peur et de honte de l'avoir offensé en lui avouant ses premiers gargouillis en matière amoureuse. Robert préféra se taire et préserver une amitié, une joie d'être avec celle qui semblait l'apprécier au plus haut point.

Poussant un soupir à faire fendre les pierres, le monstre de foire laissa promener son regard océanique sur le paysage qui s'offrait à lui. Tout près il y avait une maison de campagne immense avec une grange plus imposante encore. Un enclos entre les deux annonçait sans peine la vocation de la fermette. Les lieux n'étaient pas étrangers au colosse balafré. Il savait que tout près il y avait, perdu dans la densité des bois, une tour de rangers. Respirant à plein poumon le doux parfum de propreté et de pureté de la campagne. L'homme difforme avait vécu une partie de sa vie loin de tout, surtout des jugements hâtifs et de la méchanceté humaine. Les animaux ne le jugeaient aucunement, voyant plutôt l'aura de bienveillance et de douceur qui jaillissait de son corps ingrat. Il fit quelques pas et trouva les plants sauvages des fruits de champs qu'il avait vu s’éveiller ce printemps. Après avoir jeté un regard pour s'éviter des mauvaises surprises, le golem de chair entre prit de cueillir les fruits savoureux. En peu de temps un bol de crème glacé fut rempli juste à la gueule. Satisfait Bobby retourna à la moto. Mais le ciel bleuté commençait à s'assombrir pour laisser place à la nuit. Examinant la petite remise, la bête remarqua qu'il y avait déjà un système de sécurité sommaire. Des cordes étirées avec des bouts métalliques qui s'entrechoquèrent lorsqu'une abomination s'accrochait dessus. Les monstres n'ayant pas la dextérité requise pour enjamber le filin, le bruit alertait les survivants qui pouvaient réagir en conséquence. Un immense tronc coucher au sol formait une barricade de fortune. Soulevant ses larges épaules, le mastodonte décida de dormir à la belle étoile. Il sera protégé et il pourra faire un feu de camp comme lors des jours heureux où sa famille chéri était encore de ce monde. Les flammes s'élevèrent rapidement et bientôt la bête, après avoir installé un vieux sac de couchage trouvé en ces lieux au sol, entreprit de faire une fouille sommaire de la remise. Une glacière et un sac à dos attira son attention. Le contenant regorgeait de conserves de toutes sortes. Le sac à dos n'avait qu'un nécessaire de toilette, un ensemble cadeau à la senteur de pommes sauvages. Aussitôt, il rangea sa découverte dans son sac à dos avec un sourire béat. Heaven adorerait cette petite pensée et imaginer le doux sourire de celle-ci fut l'image qui accompagna l'erreur de la nature dans un sommeil agréable. Des rêves éveillés de l’être divin, lui murmurant des délices de tendresses, furent un nirvana de plaisirs pour Robert. Sandra fut aussi présente, apprenant des nouvelles paroles d'un chant qu'elle lui avait composé dans l'au-delà.

Un petit craquement tout près de son oreille tira du monde des songes la créature de cauchemar. Il ouvrit ses yeux et son regard océanique se posa sur une petite forme qui fouilla dans la glacière. Le temps était encore entre chien et loup, mais la lune n'allait pas tarder à se lever pour inonder les survivants de sa lueur fantomatique. Le golem de chair songea à un rêve éveillé juste au moment où la silhouette, élancé et sûrement celle d’un jeune homme, tourna la tête vers lui. Le géant crut que son cœur immense venait de rater un battement. Les yeux de la bête s'agrandirent sous l'effet de l'incompréhension la plus totale et de la surprise. Les lèvres exsangues s'ouvrirent et se refermèrent rapidement, un peu comme un poisson hors de l'eau. Les traits atypiques à peine sculptés de l'horrible faciès balafré fondirent et pâlirent sous l'assaut de sentiments contradictoires. De l'espoir, de la résignation et de la tristesse se bataillaient ferment pour prendre le dominion des pensées de la chose pathétique. Sous le masque de la pénombre, Robert crut reconnaître son seul ami d’enfance. Même couleur de cheveux, brun comme du chocolat au lait et le bronze à fusion de ses yeux. Une partie de son esprit en pleine tourmente essaya de lui souffler que son vis-à-vis avait des yeux bleutés. Mais le colosse préféra sa vision. Un mince sourire s'afficha alors sur le masque d'incrédulité du mineur. Il essaya de se relever, dévoila du même coup sa tête en forme d'œuf, son oreille soufflée par une déflagration d'un projectile d'arme de poing, sa longue balafre qui serpentait sa joue et son faciès de cauchemar. La voix rocailleuse, mais aux mots baignant dans une douceur des plus surprenant, brisa la quiétude des lieux.

Robert- John c'est bien toi?


Le monstre de foire essaya de se relever, mais sous le coup de l'émotion il avait oublié le sac de couchage. Il retomba lourdement au sol, restreint dans ses mouvements par le matériel de camping. Étouffant plusieurs jurons, il essaya de sortir de son entrave pour serrer le spectre de son seul ami à vie contre lui…

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MessageSujet: Re: La ferme maudite...   Dim 5 Nov - 19:07
Ryan avait eut la permission de sortir avec un petit groupe afin de faire les fouilles d'une ferme pas très loin du camp. Le gamin était content mais un peu anxieux. C'était sa première sortie sans Isha. Son frère était venue le voir et lui avait donner les recommandations adéquates. Mais surtout la plus importante. Revenir en vie. Ryan avait sourit. Joshua avait le don de lui redonner le moral. L'adolescent s'était donc bien équipé. Il portait un blouson en jean épais, une capuche pour se protéger du froid sinon jamais la nuit viendrait à tomber avant leur retour. Il portait un sac à dos pour mettre ses trouvailles dedans, et puis il avait également un gros jean, avec des chaussures de chantiers attacher bien jusqu'en haut. Ryan avait prit un grand couteau et comme les autres gars du groupe lui avait dit qu'il serait en sécurité, il n'avait pas prit d'armes à feu. De toute manière, il était encore incapable de tirer avec une arme. Il serait plus prêt à se blesser ou à tuer un des siens que de tuer un zombie.

Le gamin avait donc prit le chemin avec les autres. Il était ravie de faire ce trajet. Ne se sentant pas en danger, ne ressentant pas du tout le besoin de courir. Le petit chemin qu'ils prirent était paisible et faisait penser à Ryan au temps d'avant. Il n'avait que 12 ans quand tout avais débuter. Ce n'était qu'un enfant à l'époque, un enfant qui n'aimait pas réellement la nature, qui préférait jouer aux hocket, au base ball et qui aimait parfois se faire des cabanes dans les arbres à condition qu'il n'y ait pas d'araignées. Mais cette époque était bien révolue. Ryan trouvait son bonheur en haut des arbres, devant la vue parfaite qu'il avait du paysage. Mais en cette heure-ci ce n'était pas le moment de monter dans les arbres, ils étaient là pour trouver des choses, il n'avait pas vraiment une grande idée de ce qu'ils pourraient trouver, c'était sa première fouille avec eux. Avec ses frères et ses amis, Ryan aimaient trouver des petits plaisirs à chacun, des fleurs pour Elie, ou des BDs pour Danny. Des barres de chocolats étaient à chacun leur petit plaisir. Une fois, Ryan s'en souviendrait toute sa vie, ils étaient tomber sur un camion entier de livraison de boites de chocolats. Ils avaient passer un mois à se nourrir que de ça. Evidemment ils avaient été malades ensuite, mais que ça avait été bon. Le gamin émit un sourire en se souvenant de ça. On lui dit de se baisser. Visiblement il y avait quelqu'un dans le coin. Ils virent passer du côté de la route une moto avec un colosse dessus. Ryan fut surprit de voir quelqu'un d'aussi grand sur une moto. Puis il chassa les questions de sa tête. Les autres membres du groupe montrèrent un autre chemin, celui-ci serait plus long, et peut être moins agréables, mais ils ne risqueraient pas de tomber sur ce type. La prudence était de mise, surtout avec un ado avec eux, et surtout par les temps qui courraient. Ryan avait déjà put voir la cruauté des gens. Avec les siens, ils avaient bien faillit se faire bouffer par des humains, pas des zombies, non, non, des humains. Alors autant dire que le gosse avait un peu tendance à se méfier, même si il avait un coeur bien plus gros que lui et qu'il ne supportait pas voir quelqu'un souffrir. Le gamin suivit donc le groupe et lentement, ils commencèrent à baliser le coin, en notant le moindre truc de trouver, ou ce qui pouvait leur paraître suspect. Ryan lui était intrigué par l'homme. Il savait dans quelle direction il avait été, et il aimerait savoir où il allait. Une curiosité qui lui avait déjà fait défaut, mais que voulez vous, il est comme ça, on ne peut pas le changer maintenant. Alors qu'il cherchait des baies sauvages parce qu'il avait faim, il tomba sur un chemin, il alla voir, lentement mais sûrement, en restant prudent et vit au loin une ferme. Elle avait l'air abandonné de ce qu'il en vit. Il revint en arrière et prévient les autres. Aucun d'eux n'avaient envie d'aller voir, la nuit allait tomber. Ryan insista, mais personne ne voulut le suivre, c'était trop dangereux. Ryan soupira et alors qu'ils étaient en chemin, ils firent attaquer par deux trois zombies, rien de bien méchant, mais assez pour foutre une trouille bleue à Ryan, qui reprit la règle numéro une de son frère : en cas d'attaque de zombie court et ne te retourne pas ! Et bah le gamin fit ce qu'on lui avait apprit. Il partie en courant. Il prit le chemin qu'il avait vus et une fois grimper dans un arbre, il attendit que la nuit tombe. Il finit par ne pas se sentir bien. Il était seul et légèrement apeuré. Il sauta de l'arbre et sortie de son sac à dos qu'il portait sur une seule épaule, une lampe torche. Il tomba prêt d'un arbre, ou une personne semblait être morte. Il était costaud, très costaud, Ryan espérait qu'il ne se réveille pas en mort vivant maintenant. Il trouva une glacière. Il l'ouvrit et trouva des gâteaux. "Génial." Murmura-t-il. Il en mit dans son sac mais dans son imprudence, il ne remarqua pas de suite que l'homme était réveillé et qu'il le regardait. Ce fut quand il entendit la voix de l'homme que Ryan comprit. Il resta pétrifié sur le coup, puis voyant le colosse essayer de l'attraper, Ryan recula, il trébucha contre les morceaux de bois pour le feu et tomba à la renverse. Il se redressa et partie en courant vers la ferme tout en criant :"Laisse-moi !!!" Il ne savait pas du tout si il pouvait entrée dans le bâtiment, mais maintenant il était seul face à cette montagne et du point de vu de Ryan le colosse voulait le bouffer, alors il ne préférait pas attendre de savoir si il allait arriver à le faire ou non, et encore moins de savoir la réponse. Le gamin arriva aux postes, il n’avait pas remarqué les protections, dans le noir c’était un peu problématique. Se prenant les pieds dedans, cela déclencha un bordel monstre. Ryan se débattit pour arriver enfin à se défaire le pied gauche, espérant arriver à se défaire à temps. Il arriva à retirer le fil de métal qui s’était accrocher à sa chaussette et qui l’avait légèrement griffé. Il entra dans la grande et referma la porte derrière lui. Il recula tout en sentant son souffle soulever sa poitrine à plusieurs reprises. Il soupira et posa une main sur un poteau en bois. Il sentit une goutte lui tomber sur le visage. Ryan crut à de l’eau. Mais il avait lâcher sa lampe torche dehors. Il en sentit une seconde. Il porta deux doigts sur sa joue et sentit au toucher que le liquide était chaud et visqueux. Par pur réflexe, Ryan redressa son regard en penchant sa tête vers l’arrière. La vision qu’il eut lui fit faire un bon de dix mètres. Un visage aussi terrifiant que malsaint était éclairé par une lampe à l’ancienne, ne fonctionnant surement que à l’essence. Le gamin observait l’homme qui brandit un couteau d’une main, le style de couteau des boucher, et de l’autre main, il porta quelque chose à sa bouche. De là où il était Ryan pensait que c’était du poulet. A cette idée, il eut faim. Très faim. Et puis l’homme étrange, lui lança ce qu’il venait de croquer. Plutôt dégueulasse comme partage, mais c’était gentil. « Merci. » Fit Ryan en se dirigeant pour ramassa ce qui était au sol. « Je suis désolé d’être rentré sans prévenir, mais il y a un type dehors, il a voulu me bouffer alors…je partirais demain, je vous promets que je ne ferais pas de bruit. » En redressant ce qu’il venait de ramassait, quelque chose de froid, de dur et de visqueux, il vit le type glisser d’une rampe et lui arriver juste devant, il avait ce regard de psychopathe et qui mettait mal à l’aise. Ryan reporta son regard vers ce qu’il avait pensé être de la nourriture avant de voir que c’était un avant-bras. Il jeta le membre au sol en reculant vivement. Il sentit la panique s’emparer de lui. Il se dirigea en courant vers la porte de la grande et cria : « Au secours, aidez-moi ! » Le psychopathe le prit par les cheveux et le traina, étant sûr que l’homme dont Ryan lui avait parler était l’un des siens…

[hs : j'espère que ça te plaira :/ ]

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MessageSujet: Re: La ferme maudite...   Mer 8 Nov - 14:44
Réussissant de ses doigts gourds et maladroits à atteindre la fermeture éclair, le golem de chair réussit à se libérer de sa fâcheuse situation. Se relevant avec grande peine, redressant cette corpulence comparable à une colline n’étant pas chose aisé, Robert essaya de voir où son ami était rendu. Un peu avant sa chute il avait discerné dans le regard de John la terreur la plus pur qu’il soit. Comme si une des seules personnes ayant accepté la présence indigne de l’erreur de la nature n’avait pas reconnu son ami difforme, celui qui avait construit une maison dans un arbre dans la cour arrière et qui l’avait aidé contre le petit groupe de matador de l’école qui l’intimidait au plus haut point. Tout en ajustant sa ceinture à outils, seule précaution que l’esprit pathétique et dérisoire de la bête de foire imposait pour la sécurité de l’homme difforme, le regard océanique si pur de l’homme tomba sur la longue estafilade de son avant-bras gauche. La petite partie rationnelle, rescapé du flot d’espoir qui submergeait tout l’être de l’erreur de la nature, hurla pour lui rappeler que c’était un pillard qui l’avait cette marque sur son corps disgracieux. Le stupide protecteur à la lenteur comparable à un pachyderme asthmatique n’avait pu empêcher la lame dentelé de l’assassin de se planter dans le cœur du jeune garçon. C’était au tout début de l’apocalypse, après avoir enterré ses anges qui n’avait su préserver de la flambée de violence qui s’était abruptement abattu sur l’humanité. Mais en voyant la petite forme doté d’une célérité presque surnaturelle, la terreur donnait des ailes, le cœur immense et plein d’affection du géant couvert de cicatrices ignora superbement cette pensée parasitaire.

Robert- JOHN REVIENS!


Le sosie du monstre de Frankenstein ne voulait pas perdre de vue celui qui avait rendu sa vie un peu plus endurable, qui avait donné un but dans son existence misérable. Il commença donc à courir, essayant d’activer la monstrueuse machine de puissance brute et de résilience phénoménale que Dame Nature lui avait léguée à sa naissance dans ce monde superficielle. Un pas chancelant après l’autre, la course erratique du mastodonte gagna en vitesse et bientôt il ressembla à un minotaure de l’antiquité lancé à fond de train. Dans un premier temps un vacarme de ferraille près de la maison attira l’attention, aussi celle des abominations qui commençaient à converger vers la source de nourriture impie pour eux, du colosse balafré qui bifurqua légèrement sa course. Il vit près de la grange l’ombre du jeune homme l’apercevoir, figer de nouveau un instant et sprinter vers la maison, mais les occupants décervelés et putrides lui fit faire volte-face. Les portes de la grange s’ouvrir alors en grand, déversant une marée d’ergots et de mandibules acérer et ayant une préférence morbide pour la chair humaine. Des râles de faim et des gémissements d’impatience firent porter ses mains immenses et rugueuses à sa ceinture. Les goules trop longtemps emprisonné dans cette ferme des horreurs venaient de trouver des proies sur qui assouvir leur faim impie. Tenant de sa main droite le marteau de couvreur et de sa gauche son pied-de-biche, Robert Frappant de part et d’autres. Déboitant un genou, repoussant une main dotée d’ergots tranchants comme un rasoir ou bien fracassant des mâchoires béantes, le géant ne dévia de sa trajectoire d’un iota. Les bras et les jambes de l’homme difforme ressemblaient aux turbines d’un moteur lancé à pleine vitesse, une locomotive dont aucun conducteur ne dirigeait. Un cri d’horreur pur, dans les octaves que la frayeur ultime pouvaient atteindre, venant de la maison campagnarde fit rugir de fureur et de peur le golem de chair de cauchemar. Trop près de lui les râlements d’un chœur ignobles semblait se réjouir de voir leur proie se mettre lui-même en mauvaise posture. Mais Bobby n’en avait cure. Il ne voulait que protéger cette petite lueur d’espoir dans ce monde de fou. Chaque survivant était important, un ange qui pourrait changer la donne pour les gens de ce monde infernale. Lui n’était qu’un monstre tout bon qu’à essayer de combattre les légions de Lucifer qui avaient franchis le Styx pour hanter les mortels.

Se dirigeant en se fiant avec la lueur blanchâtre d’une lampe de poche près des marches menant à la maison tel un navire lézarder de cicatrice immonde en perdition sur une mer de chair en putréfaction se dirigeant grâce un phare salvateur, Robert ne ralentit aucunement. Escaladant les quelques marches de bois, faisant souffrir la structure de bois du porche à cause de sa corpulence monstrueuse, le regard océanique qui était devenu que deux mer agité par la fureur du colosse balafré vit le battant se refermer. Un nouveau cri fouetta les sangs de la bête de foire qui fonça l’épaule première dans la porte. Le battant se disloqua sous l’impact et l’homme amaigri qui essayait de refermer l’accès à la maison s’échoua un peu plus loin. La tête cogna durement sur le plancher poussiéreux et l’individu sombra dans l’inconscience. De nouveau une lueur dansante d’une flamme cette fois-ci guida le mastodonte vers le lieu d’un nouveau drame. Grognant comme un ours enrager par la souffrance, le gladiateur de de l’apocalypse déboula dans le salon aucunement entretenue et macabre. Ici et là des carcasses, autant animal qu’humanoïde, trônaient dans une déchéance totale. Comme si un boucher dément avait entreprit de dépecer n’importe quel être vivant qui passait près de son hachoir sanglant. Un homme et une femme dont les ravages du temps avaient creusé des crevasses dans leur faciès se tenaient debout près d’une lanterne de cheminot à pétrole. Leurs habits étaient crouté de sang sécher et couvert d’immondices. Des lames aiguisées avec soin étaient serré dans leurs poignes tremblotantes. Mais l’attention du géant fut alors concentrer sur John. En fait non. Pas John. Le garçon n’avait pas la même couleur d’yeux que l’ami du titan de chair. Mais malgré tout le sosie du monstre de Frankenstein voyait parfaitement que le cannibale aux dents carié et à la barbe hirsute emmêlé voulait trancher la gorge du gamin à genou. Hurlant de manière intimidante, ne laissant aucunement place à une négociation, le guerrier monstrueux brandit ses armes de fortunes.

Robert- VOUS LE LAISSER PARTIR TOUT DE SUITE!


Les deux bouchers immondes se figèrent devant la corpulence et la fureur latente de la chose contre-nature. Celui-ci en profita pour faire un pas gigantisme et de frapper de son poing ayant la circonférence d’un boulet de canon le visage de l’homme dément. Malgré le chœur de goules en approche, des cris hystériques de la femme et des détonations sporadiques d’un tireur, Robert entendit le bruit de cassure du nez de sa victime. Ce dernier laissa tomber sa lame au sol et essaya de retenir futilement le flot cramoisi qui s’échappa de son conduit nasal. La vieille femme se ressaisit alors et lança une attaque panique vers l’imposante cible qu’était l’ancien mineur. De nouveau une nouvelle cicatrice se dessina sur son avant-bras gauche et la lie de l’humanité envoya une grande claque au visage de celle qui l’avait blessé. Celle-ci tomba au sol, étourdit. Le boucher dément essaya de se ressaisir, mais le bout ferré de la botte de Bobby cueillit de manière douloureuse son entrejambe. Saisissant cette partie de son anatomie douloureuse, grimaçant devant ce sévices qui fit naître des milliers de douleurs dans son esprit, le psychopathe cannibale ne put rien faire à part pleure de douleur alors que son assaillant aux muscles disproportionnés armait son coup de grâce. Un puissant coup de coude, véritable impact d’une vélocité et d’une force colossale, disloqua la mâchoire et plusieurs dents volèrent dans les airs alors que le regard du fou se fit vitreux. Il tomba comme un sac au sol, inconscient mais vivant. Robert ne voulait prendre aucunement une vie humaine, c’était le summum du mal pour lui en fait. Les abominations sans âmes devaient être détruites simplement pour les empêcher de faire du mal aux derniers survivants selon son esprit lent et pathétique. Mais voyant le garçon en état de choc de voir un monstre de foire mettre à mal deux humains, Bobby hésita un instant avant de se fondre dans la pénombre. Mais déjà tout autour d’eux des grognements de faim et des gémissements de frustration s’élevèrent. La sortie était devenu bloquer par un rempart de chair putride et voilà que la porte arrière était la voie de retraite et unique planche de salut était forcément la porte arrière…

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MessageSujet: Re: La ferme maudite...   Dim 12 Nov - 21:56
Ryan était tomber dans un piège, autant dire qu'il n'en avait aucune idée avant ça, sinon il était certains qu'il ne serait pas rentrer, mais là...Non là, il était fasse à ces gens. L'homme qui l'avait agripper par les cheveux, l'avait mener jusqu'à la maison. Il l'avait fait glisser sur le sol l'égratignant par-ci, par-là, et puis il l'avait jeter au sol une première fois. Ryan tremblait de peur, il ne savait pas ce que ces gens allaient lui faire, enfin si, il le savait, mais il ne savait pas ce qu'ils allaient lui faire avant de le bouffer.

"S'il vous plait laissez moi partir, je dirais rien, je vous le jure."


L'homme se mit à rire aux éclats dévoilant des dents horribles, Ryan grimaça, il se jura que si il sortait d'ici, il ferrait son possible pour avoir une hygiène dentaire irréprochable. Hors de question pour lui d'avoir des dents comme ce type. Deux mains se posèrent sur ses joues le sortant ainsi de ses pensées. La femme faisait tout aussi peur, une regard vide, des dents cariées et noires, et une haleine putride. Ryan grimaça de dégoût, et elle le força à ouvrir la bouche, une fois la bouche ouverte, elle regarda ses dents et se mit à rire. Puis elle fit à son mari :

"Rien à récupérer sur celui-ci. Tu peux l'égorgé rapidement."

"Me quoi ?"

Répéta Ryan en paniquant, il se leva prêt à fuir mais l'homme le rattrapa par les cheveux, il le jeta au sol et Ryan eut le souffle couper en atterrissant sur le dos. Légèrement sonner, il ne se débattit pas quand l'homme le mit à genoux et prit un énorme couteau de cuisine afin de le lui glisser sous la gorge, Ryan respirait fortement, prit d'une grande panique, il pensait à ses frères, à Isha, il pensait à tout ce qu'il avait vus et fait depuis 16 ans...autant dire qu'il avait vu beaucoup mais fait pas énormément. Et puis il y eut ce colosse. Ryan écarquilla les yeux en le voyant. Est-ce qu'il était réel ? Où est-ce que c'était lui qui s'imaginait Hulk dans la pièce ? L'homme râla un coup, ordonnant à l'homme de le relâché, autant dire que Ryan ne savait pas qui il était, mais il était bien content de le rencontrer. Un ricanement sembla énerver le colosse et quand son poing vint s'écraser sur le visage du cannibal, Ryan s'extirpa non sans peine des mains du monstre bouffeur d'humains. Il se coupa à la main droite en repoussant le couteau de son cou, mais il préférait sa main à son cou. Le gamin glissa au sol pour se caler dans un coin sombre et à l'abri. Il vit le colosse de chair se battre. Il était impressionnant. Ryan était sous le charme, pas un charme sensuel non, un charme d'héroïsme. Le gamin le vit assommé les deux personnes. Et enfin il se cacha. Ryan se redressa sentant encore ses jambes trembler, un peu plus et il se serait sûrement fait dessus. Le gosse regarda en frissonnant les deux personnes au sol et fit au colosse :

"Mer...merci...je...je ne sais pas quoi te dire. Tu m'as sauvé la vie."

Il fit un sursaut en entendant les autres pas très loin. Il vit la porte de l'arrière qui devait être libre. Il attrapa son sac à dos que l'homme avait ramener dans la baraque et de son autre main, celle qui saignait, et dont Ryan avait totalement oublier sa douleur, il agrippa la main de l'homme titan et il avança vers la porte de derrière :

"Allez vient, faut pas rester là, allez vient."

Il savait fuir,, ça c'était son truc, fuir une maison remplit de zombie, il savait même très très bien le faire, mais fuir d'une prise d'otage composer d'humain, il ne savait pas encore. Fallait dire que Ryan était un partisan du fait qu'il fallait vivre ensemble, s'entre aider et que tout le monde n'était pas mauvais. Arrivé dehors, Ryan continua de courir pour aller se cacher dans les bois. Il savait que même si c'était risquer, c'était sûrement le meilleur endroit, en tout cas le temps que tout se calme. Il se cacha derrière un arbre et reprit son souffle difficilement. Il regarda l'autre homme et lui dit :

"Tu es super balaise. Merci encore, et désolé pour ton campement, je t'aiderais à récupérer tes affaires, je te le promet. Je m'appelle Ryan et toi ?"

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MessageSujet: Re: La ferme maudite...   Lun 20 Nov - 21:02
Le golem de chair, l’être honni par la grande majorité des êtres humains qui avaient eu la malchance de poser leur regard révulsé, ne désirait que de fuir de ce coupe-gorge. Ce lieu impie où des gens s’étaient transformer en choses maléfiques, pire encore que les réceptacles sans âmes qui étaient affliger d’une faim en chair sanguinolente contre-nature. Car les abominations cannibales étaient le résultat d’un fléau démoniaque et agissaient selon ce que leur malédiction leur dictait. Hors les monstres de la ferme avaient embrassé par nécessité la voie de la déchéance totale et étaient devenu des « wendigos » selon la croyance amérindienne. Le grand-père de Robert avait raconté, autour du feu près de l’alambic de Moonshine, les contes et légendes des environs. Que des gens devaient se nourrir des cadavres des membres de leur groupe pour passer l’hiver et de ce fait que les cannibales perdaient leur humanité et laissaient la bestialité prendre le contrôle de leur corps corrompu. Et au milieu de ce charnier, cet abattoir qui semblait être une préface perfide de cet apocalypse dans toute sa splendeur, le simplet pouvait amplement mesurer toute la démence de ce groupe. À cet instant, entourer par des goules qui poussaient leur mélancolique sérénade mortuaire et les cris d’horreur entrecouper de haine des cannibales. Bobby voulut faire signe à l’adolescent, visage d’innocence et lueur frémissante d’humanité égaré dans ce monde de terreur, de fuir pour sauver sa vie. Que le monstre de foire aux corps couvert de cicatrices immonde allait faire comme à son habitude. De faire un rempart de chaire repoussant pour protéger un étranger et qui n’allait gagner aucun mérite, aucune reconnaissance, pour son sacrifice. Seule peine que ce cœur lézardé de souffrance eut à cet instant ou les regards blanchâtres des âmes en peine qui commençaient à envahir la maison se posait sur sa carcasse repoussante fut de ne pas revoir l’être divin. Heaven l’ange à la chevelure lus éblouissant que le soleil. L’être qui semblait capturer avec facilité chaque battement de cœur, chaque pensée du simplet à tout moment du jour ou de la nuit. Serrant les dents, le colosse balafré aurait tellement aimé lui dire qu’il appréciait chaque moment passé avec elle. Mais c’était impossible. Il n’était qu’un monstre de foire ayant des carences intellectuelles plus qu’évidentes et elle une parcelle de paradis que n’importe quel homme soupire d’avoir près de lui en la contemplant. Ils n’étaient aucunement du même monde, de la même espèce en fait.

Faisant craquer son cou de taureau, la Bête grogna doucement alors qu’elle prenait contrôle du dominion du géant, de ce formidable engin de combat qui n’allait perdre qu’un combat dans son existence. Cette défaite signerait la fin de son existence misérable sur cette terre purement et simplement. De nouveau l’adrénaline gorgea ses muscles disproportionnés et ses pieds semblèrent s’ancrer dans le sol comme une citadelle de pierre indestructible. De son ouïe amoindrit et par les râles de faim morbides jumeler avec les cris de fureur des vivants, Bobby n’attendit aucunement les remerciements de l’adolescent. Mais le jeune homme sembla faire fi de l’apparence de cauchemar de la bête de foire et l’entraina loin de ce musée des horreurs. De cet abattoir sordide et de la pièce remplis d’une souffrance latente qui assaillait de toute part l’empathique créature. Saisissant la main immense et rugueuse de la chose grotesque, le survivant traversa la maison et courut à perdre haleine vers les bois salvateurs. Trop hébéter pour dire quelque chose, surprit de se faire accepter aussi vite par un humain, le gladiateur de l’apocalypse le suivit de sa démarche gauche et incertaine. Cacher par des troncs d’arbres plus ou moins distancés, les deux âmes en fuite purent prendre un peu leur respiration sifflante. Au loin les derniers cris de détresses des cannibales furent engloutis par la clameur de la mélopée des morts-vivants. Alors que l’homme se retourna pour parler au sosie de Frankenstein, celui-ci essaya de cacher son ignoble silhouette dans la pénombre bienfaitrice.

Se retournant lentement, les pieds bien ancrés sur le sol, le spectacle pitoyable de la laideur du colosse se dévoila au jeune homme. Un rayon lunaire venait d’inonder de manière traîtresse la silhouette de cauchemar de l’homme. Des pantalons noirs à bretelle, une chemise ayant connu des jours meilleurs et les manches roulés au niveau de ses coudes. Une armure de type antiémeute protégeait tant bien que mal la silhouette immense et immonde. La victime des cannibales pouvait deviner aisément une puissante et solide ossature, des muscles volumineux et même disproportionnés cachés à grand-peine dans l’armure de tissus. Des mains géantes et grosses comme des boulets de canon. Une d’entre elles resta cachée à cause d’un tronc d’érable. L’autre main, ayant des doigts de la circonférence de saucisses, était levée dans un signe universel de peur ou bien de supplication. Elle ressemblait un peu à une immense araignée de couleur chair. Les pieds, extraordinairement pointés vers l'extérieur et des plus stables, se dandinaient sous l’effet de la gêne et surtout de l’angoisse de ce moment stressant. La cage thoracique bien développée et un cou aussi large que son crâne. Des trapèzes laissant présager une force conséquente dans le haut de ce corps impressionnant. Robert devait dépasser la totalité des hommes d’une bonne trentaine de centimètres et devait peser presque le double. Devant le regard devenu inquisiteur de l’adolescent, le géant devait être plus associé au monstre des films d’horreur qu’au genre humain. Ce mastodonte peut sembler être sorti droit des rêves fous d'un savant ayant perdu le contact avec la réalité. Une vieille ceinture à outils enserrait une taille immense. Plusieurs outils battaient ses flancs. Une hache, un marteau, un pied –de biche et d’autres articles qu’on pouvait trouver dans cet équipement pour bricoleur averti. Une tête en forme d'œuf, une dentition irrégulière, une mâchoire carrée et virile, des lèvres minces et presque exsangues, une fossette entre ses deux sourcils, des oreilles décollées, une barbe et des cheveux châtains rasés d'une main malhabile et des orbites enfoncées. Une balafre serpentait la joue gauche juste à son orbite et une oreille manquante, soufflée par un projectile, rendait le tout encore plus hideux. Tout pour qualifier ce visage aux traits atypiques de faciès monstrueux et repoussant. De son angle de vu, le vis-à-vis de Robert pouvait dénombrer la multitude de cicatrices qui lézardaient sur les mains et les avant-bras de la chose difforme en face de lui.

Tel un duel à la Tombstone, le regard des belligérants se fracassa dans une onde de choc. Robert ne pouvait aucunement deviner les intentions de l’adolescent, mais celle-ci pouvait lire comme un livre ouvert l’amalgame d’émotions qui pulsait du regard bleuté de la chose. Il pouvait plonger au travers des yeux de Bobby et contempler ces fenêtres donnant un libre accès à l'âme de cet imposant individu. Un mélange saisissant de mélancolie, d’angoisse, de prudence se reflétait dans les iris de l’homme déformé. Mais aux fins fonds des yeux, aux reflets dansants faisant penser au bleu si profond d'un océan par temps clair, doux et rempli de compassion. Un mystérieux mélange d’humanité grandiose et de bienveillance des plus déplacés dans ce corps d’être digne de figurer dans le bas échelon de la société humaine. Robert prit une seconde respiration, son ton rauque s’éleva alors dans l’air froid de ce jour d’hiver. Les mots furent mâchés, mastiqués même avec des roulements de pierres dans la bouche. Un ton intimidant si une trace de gentillesse et de bonté n’accompagnait pas la pitoyable envolée de mots.

Robert- Euh… Équipement pas trop essentiel… Euh… On peut en trouver si on sait ou chercher… Euh…Vie plus importante… Euh… Vous allez bien c’est essentiel….

Déglutinant avec peine, les traits atypiques de l’homme étaient maintenant un masque d’angoisse et de peur. De la terreur d’être de nouveau encore utiliser comme un objet ou d’être simplement rejeté.

Robert- J’ai entendu des gens toute ma vie me traiter de monstre… Euh… J’en suis pas un j’espère.

Reprenant un souffle un peu normal, Bobby voulu rajouter timidement quelques mots. Il essaya de rejeter quelque peu sa gêne et sa timidité au loin, mais après tant d’années à endurer des sévices des gens, le géant avait accepté sa condition particulière. Le survivant de ces trop nombreux mois d’apocalypse, d’errance solitaire près des rives du Styx, n’avait pas réussi encore à accepter son humanité débordante. Mais au travers de son chagrin de sa peur du rejet, le golem de chair fit preuve de sa gentillesse extraordinaire et de sa candeur surnaturelle. La chose venait de voir la main l’adolescent et surtout la trainée sanglante laissée par la lame du boucher dément.

Robert- Vous êtes blessé? Votre main à un gros bobo… Euh… J’ai une trousse sur moi... Euh... Si je peux aider je serais heureux.

La chose se savait blesser, un ruisseau écarlate coulait de l’estafilade dû à sa rixe pour la survie. Mais comme à son habitude le colosse balafré voulait aider les autres avant lui-même. Sous cet armure peu ragoûtante de cicatrices et de muscles disproportionner se trouvait un cœur lumineux débordant de gentillesse et de candeur surnaturel, un élément que peu de gens découvrait trop préoccuper par l’esthétique de l’enveloppe charnelle que l’âme elle-même…

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Je me demandais pourquoi j'avais survécu. Voici les raisons de mon existence...
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MessageSujet: Re: La ferme maudite...   Dim 10 Déc - 16:45
Cette nuit resterait bien marquer dans la vie de Ryan. Il s'en souviendrait de la fois où son excursion à faillit mal finir, très mal finir. Il s'en souviendrait de ce couple qui mangeait les humains, de cette fois où on a essayer de lui trancher la gorge pour ensuite le manger. Il pensait qu'il ne devrait se méfier que d'une sorte de personne : les rôdeurs. Et le voilà à devoir se méfier des humains également. Il observe l'homme qui l'a sauver et avec qui il est sortie de cette maison de l'horreur. Le type fait peur il y a pas à dire, mais en même temps, il a l'air tellement gentil, tellement simple. Ryan s'en rend compte quand il s'excuse pour le campement de l'homme et que celui-ci, lui répond que ce n'est rien, qu'une vie est plus importante. Ryan plisse les yeux et sort de l'ombre pour s'approcher de Robert. Il lui dit en observant l'homme :

"Hey relax mon pote. Je ne te ferrais pas de mal, et franchement, tu peux me dire tu. J'aime pas le vouvoiement, ça fait trop adulte. Et les adultes, c'est presque tous des menteurs."

Ryan n'est qu'un enfant et il croit ce que son frère lui dit. Il sait que tout les adultes ne sont pas comme ça, il a confiance en Isha, en Logan et quelques autres de Fort Hope, et aussi étrange que ça puisse paraître, il a confiance en Robert. Bon il ne savait pas encore comment il se nomme, mais il lui fait penser à son petit frère. Il a l'air d'un enfant, malgré une taille impressionnante. Ryan est sous le charme mais également effrayer. Pas par l'homme. Non, il a de la peine pour lui, surtout quand Robert lui dit qu'on la souvent appeler monstre. Ryan fronce les sourcils et tape du poing dans sa main ensanglanté et grimaçant de douleur, il fit en même temps :

"Ecoute pas les gens, ils sont trop cons. Tu es pas un monstre. Ok tu es différent et alors ? C'est quoi leurs problèmes ? Tu as le droit d'être comme tu es. Et bon sang, mec tu m'as sauvé, alors que tu ne me connais pas. Tu es pas un monstre, tu es même le contraire...Je peux pas dire que tu es un ange, sinon ça voudrait dire que tu vas disparaître pour aller aider d'autres gens et que je serais seul...mais c'est sur, tu es pas un monstre."

Ryan tenta de lui lancer un sourire. Mais en vrai il avait peur de rester seul cette nuit. AU moindre bruit, il sursautait et cherchait du regard ce qui pouvait bien faire de bruit. Il n'avait pas d'armes et rien pour se défendre et l'odeur du sang risquerait d'attirer d'autres monstres. Cependant, tout ce que Ryan avait dit à Robert était réel et sincère. Ok c'est vrai que Robert n'avait pas un physique des plus avantageux, mais si il fallait juger que sur le physique et bah le monde partirait en vrille...Ha oups pardon c'est déjà ce qui s'est passé ! Ryan fait un pas en avant en entendant de nouveau un bruit et il se retourne vivement en entendant de nouveau la grosse voix de Robert. Il lui montre sa main et lui parle comme Elie. Ryan esquisse un sourire et fit :

"La vache, on dirait que tu parles comme Elie. C'est rien, je me suis couper en dégageant le couteau de...enfin tu sais quoi. Heu bah écoute, si tu peux me filer une compresse et de quoi faire un bandage je veux bien de ton aide. Mais, tu ne voudrais pas me dire comment tu t'appelles avant ?"

Ryan avait conscience que dans ce nouveau monde les gens ne voulaient pas forcément se lier à n'importe qui. Avant les gens avaient peur des violeurs, des cambrioleurs, des arnaqueurs, mais c'était monnaie courante de se présenter aux inconnus, là, il semblerait que non. Il semblerait que les gens aient plus de mal à dire un simple prénom. C'est pas comme si on avait toujours les moyens d'envoyer une lettre ou de trouver une adresse sur un téléphone. Ryan se colla à Robert en entendant encore du bruit. Le gamin fit à l'homme :

"Ça ne te dérange pas si on grimpe à un arbre, sérieusement je me sens pas à l'aise ici, j'ai l'impression qu'on va se faire bouffer tout les deux."

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MessageSujet: Re: La ferme maudite...   Sam 16 Déc - 15:17
Le golem de chair ne désirait que simplement de ne pas faire fuir, repousser ou bien tout simplement dégouté l’adolescent qui était devant lui. Comme à son habitude le simplet monstre de foire avait repoussé son immonde carcasse dans la pénombre rassurante de la forêt. Les deux seules personnes en qui il pouvait se permettre d’être un soit peu humain habitait avec lui dans l’immense manoir fortifié. Le vieux médecin britannique qui semblait s’être mis en tête de prendre en charge l’éducation déficiente et surtout d’inculquer à la lie de l’humanité des notions de civismes et de savoir-vivre. De l’autre main il y avait l’être céleste à la chevelure doré comme un soleil de midi. Elle avait pris en charge un bambin qui n’était pas le sien, faisant d’elle une icône de pureté et de douceur pour le regard océanique remplie de gentillesse de la créature si durement éprouvé. Elle était comme la promesse d’un paradis, d’une tendresse absolue dont le géant au cœur d’or se devait ne pas pervertir avec son aura malséant et atroce. Robert croyait à tort qu’il était un monstre à part entière, un servant des quelques lueurs d’espoirs et d’humanité qui arpentaient ces ténèbres chaotiques que les survivants avaient le culot d’appeler le nouveau monde. Donc il essayait de rester loin, de combattre les quelques papillons qui virevoltaient dans son estomac à la présence de Heaven, de la divine apparition. Il n’avait goûté à l’amour, sentir des merveilleux sentiments prendre naissance dans son cœur bien trop souvent déchiqueter par les lames acérer qui s’appelaient jalousie et incompréhension. Mais les mots angélique, douceâtre et bienveillant que la Bête immonde voudrait dire à la Belle n’allaient jamais franchir les lèvres exsangues. Il savait que la jeune femme aimait avec vigueur son défunt fiancé et Bobby ne voulait pas lui proposer l’amour d’un être doté d’épouvantable carence intellectuelle et d’un corps immonde. Il ne pourrait simplement jamais la rendre heureuse comme elle le méritait amplement. Donc le protecteur difforme était prêt au sacrifice ultime pour préserver la vie de l’oncle et de la nièce, des gens de valeur que la population allaient avoir besoin à la différence de l’insignifiance du gladiateur de l’apocalypse. Le boulet monstrueux et hideux ne valait aucunement la peine d’exister.

L’adolescent s’avança alors tout près du géant pour lui parler. Ce dernier recula d’un pas comme un animal si souvent rejeté. Mais une lueur d’espoir illumina son regard océanique si pur alors que le flot de paroles du jeune homme effleura son ouïe partiellement intacte. Le regard océanique de l’homme difforme parut un instant inquisiteur et ensuite illuminé. Habituellement les enfants acceptaient la présence du cauchemardesque golem de chair saturé de cicatrices. Le lien empathiques des jeunes  ne s’étaient pas estomper comme les adultes et pouvaient voir aisément la pureté et la luminosité de l’âme que recelait ce réceptacle affreux. Chose peu commune Robert se laissa approcher et même toucher par le jeune homme. L’empathique créature pouvait discerner aisément la crainte, la frayeur même, sur les traits de l’adolescent alors qu’il se collait subitement près de lui pour chercher protection. Sans mot dire le gladiateur de l’apocalypse fit un petit sourire apaisant et rassurant, dévoilant par le fait même une dentition inégale. Un bras de la taille d’un tronc d’un jeune arbre se déposa alors sur les épaules du jeune homme. Ce dernier avait réussi à faire surgir du mastodonte un protecteur qui diffusait une aura de réconfort et d’assurance face au danger. Le ton rocailleux surgit alors dans un murmure, la voix rauque du Goliath des temps modernes se fit douceâtre.

Robert- C’est vent dans les arbres… Euh… Bruits voyagent différemment dans la forêt…Euh… Les méchants mordeurs sont à la ferme… Euh… T’inquiète pas personne ne va te faire mal… Euh… Je vais les arrêter… Euh… Oui beaucoup d’adultes mentent… Euh… Pas les anges et le docteur Alair… Euh… Moi pas ange…

Se tapant sur le front de sa main libre, le simplet fouilla dans sa poche pour sortir sa petite trousse de premier soins. Il plaça un genou au sol pour être au niveau de l’adolescent et eut un petit air gêné. L’éternelle lueur rougeâtre envahit  les joues mal rasés de l’horrible faciès alors que Bobby tendit sa paluche immense et saturé de cicatrice vers le jeune homme.

Robert- Euh… Désolé… Euh… Souvent je aide et les gens se sauvent pour pas rester avec moi… Euh… Moi c’est Robert ou Bobby ou Franky… Euh… C’est par rapport au monstre de Frankenstein… Euh… Et toi? Tu es perdu?

La poignée de main du robuste golem de chair aurait fait la fierté du vieux britannique si ce dernier avait été présent. Un mouvement franc, honnête et surtout doux. La force herculéenne de la chose de foire aurait pur broyer les os de la main de l’adolescent, mais il serra comme si les doigts étaient en porcelaine.  Ensuite il s’affaira quelques instant à confectionner un bandage sur la plaie de la main de Ryan. Malgré les vents qui faisait agiter les arbres pour en faire des mains immenses et griffues qui semblaient vouloir agripper les deux survivants, les gémissements de faims qui s’élevaient de la ferme et des hurlements de terreur, le géant au cœur d’or était imperturbable. Sortant un bout de langue de ses lèvres exsangues, totalement concentré pour essayer de faire un pansement comme le faisait avec facilité Alair. Satisfait du bandage un peu gauche, le colosse balafré se releva de toute sa silhouette aux muscles disproportionnés en hochant sa tête en forme d’œuf.

Robert- Euh… Grimper dans arbres c’est moyen… Euh… Un coup je me suis réveiller et il y avait pleins de méchants mordeurs en bas… Euh… Ma moto est à côté de mon sac de couchage… Euh… Si tu veux on y va et j’écrase les méchants et je te ramène chez toi? Moi je vais ensuite retourner à la clinique du docteur Alair… Euh… Les protéger lui et l’ange… Euh… Sinon je sais qu’il y a une cabane dans un arbre à cinq minutes de marche par là… Euh… On dort là et demain on retourne à la ville… Euh… Ton choix moi c’est comme tu veux…

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