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 Agony is my Name

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MessageSujet: Agony is my Name   Lun 13 Nov - 21:26


Dernière édition par Isha Cornwell le Sam 9 Déc - 7:38, édité 1 fois

Agony is my Name


2 juillet 2016


J’ai du mal à m’extirper des abymes de doubleurs où je suis en train de me noyer. A moins que cela ne soit le sang dans ma bouche et mon nez. J’essaye vaguement de me mettre sur le côté pour cracher ce qui semble vouloir m’empêcher de respirer. Un élan de souffrances et un petit choc avec ce qui semble être un plafond vert en plastique réduisent à néant cette tentative. C’est presque étouffé que je rebascule dans une sorte de méandres d’images, de visages et de voix qui semblent ne pas avoir de sens.

J’ai du mal à émerger de ce chaos, parfois quand j’entrouvre les yeux, il y a de la lumière, parfois non, souvent il y a des bruits, comme un écho lointain. Je crois que je n’arrive pas à rester suffisamment longtemps éveillé pour bien comprendre ce qui m’arrive. D’ailleurs, qu’est ce qui m’arrive ?  Parfois j’ai la sensation d’être sur une moto, les cheveux au vent, roulant sur de ces routes que je ne crois pas connaitre avec un sentiment de liberté presque jouissif. Il y a d’autres motos pas loin, je ne reconnais pas vraiment les visages de cette femme couverte de tatouage ni de cet homme brun grisonnant a la batte de baseball dans le dos qui m’ouvrent la route, pourtant, je sais que je les connais. D’autre fois je suis juste au sol, presque incapable de bouger tant la souffrance me paralyse.

Une part de moi a envie de rester loin de cette douleur et me supplie de lâcher prise. Ça serait peut-être plus simple d’arrêter de lutter et de me laisser aller dans ces images qui m’apportent un tel réconfort. Mais pour une raison qui m’échappe je sais que je n’ai pas le droit à cette délivrance, impossible de bien comprendre d’où me vient ce sentiment de devoir absolument survivre. Une promesse a quelqu’un ? Quelque chose d’inachevé ?

Peu à peu ces images de grands espaces et de route infinie m’abandonnent pour me laisser seul face a des visions nettement moins agréable. Des visages écœurants, délabrés, puants, des mains décharnées et avides, essayant de passer sur l’abris exiguë ou je reste immobile telle un jouet brisé. Brisé… ce mot va tellement bien avec la situation. Ce qui était un bruit de moteur s’avère être, en fait, des sons de gorges mortes implorante de m’attraper. J’essaye de bouger ma tête au prix d’une douleur fulgurante. J’ai dû mal à comprendre que je suis sous une benne à ordure et entouré par trop de moisis pour espérer sortir d’ici, en admettant que je sois capable de me déplacer. Bref je suis prisonnier.
Je n’ai pas plus de notion du temps que de ce je que j’utilise pour parler de moi, pourtant la faim et la soif me tiraillent presque autant que mes blessures. Pour éviter de penser à ma langue qui semble avoir doublé de volume dans ma bouche qui a la texture du carton trop sec ou aux gargouillis acides de mon ventre, j’essaye de me souvenir comment je suis arrivée ici. Mais rien à faire. Je rends compte que je ne sais même pas mon nom. Pourtant je dois bien en avoir un, comme je ne suis pas arrivé ici par magie.

Je ne sais pas non plus à quoi je m’accroche mais ne pas mourir est presque devenu une obsession. Combien de temps je reste là, parcours par des frissons de fièvre ? Aucune idée. Mais en tout cas, après ce qui m’a semblé être un clignement d’œil, les moisis n’étaient plus là. C’est presque pathétiquement que je me roule sur le bord pour observer.  Visiblement ceux qui voulaient me manger ont trouver plus intéressant ailleurs. Je m’extirpe comme je peux de ma prison. J’ai mal a chialer, mais je sais que si je reste là c’est la fin.

C’est en titubant et en m’agrippant au mur que j’essaye de fuir. Je ne tiens pas debout, je suis couvert de sang, d’écorchures et de bleus, j’ai une douleur à la tête qui menace de me faire tourner de l’œil, je vois que des moisis ont perçu mes mouvements et rappliquent, pourtant je continue comme je peux à avancer. Je ne vais pas crever dessous une poubelle, je ne vais pas crever aujourd’hui.

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Sam 18 Nov - 11:31
Quand on y pense ma survie, n’est qu’une suite d’évènements improbables les uns que les autres. Je me demande certaines fois comment j’ai pu faire pour rester en vie aussi longtemps. Car malgré mon armure, mes armes, et mon pistolet. Je ne fais pas le poids contre les monstres qui hante ces rues déserte. Je n’arrive jamais à voir le mal dans les gens, à part quand ils se cachent, sous ces masques, ou derrière des visages sans expression. Mais comment, ils sont devenus comme ça. Je ne pense pas que quelqu’un puisse se dire du jour au lendemain, « tiens si j’allais tuer des gens pour assouvir mes pulsions ». Qu’ont-ils pu vivre pour devenir comme ça. Et s'ils veulent, ils en de la chair à canon, quand on y pense. Parfois, je demande si le danger n’est pas et ne la pas été toujours l’homme dans tous les sens du terme ? J’en ai marre de me faire sauver, sans arrêt. J’en ai marre d’être le point faible d’un groupe. Marre de courir pour survivre. Je veux et je vais faire face à partir de maintenant. Je parcourais ces rues, et je les nettoierais. Ces fous, m’ont privé de bien des choses. À chaque fois, j’ai eu l’impression d’être perdu. À chacun de leur coup, c’était comme si on m’amputait sauvagement. Ce qu’ils m’ont fait entre autres. Je n’arrive, et je n’arriverais pas à les comprendre… On est plus beaucoup sur Terre. Alors ! Pourquoi se battre ? Est-ce que nous terminerons nous-même le travail qu’à entrepris ce virus. La nature reprendra ses droits inévitablement. Mais est-ce qu’un jour si une forme supérieure, la terre. Est-ce qu’il y trouvera, une trace de notre maladroit passage. Ou bien est-ce que nous allons être relégué à l’Histoire, comme les dinosaures. Ou-est ce que tout ça n’est qu’un renouveau, comme un phénix qui renaît de ses cendres. Toutes ces pensées, me trottent dans la tête depuis plus d’une semaine. Elle se mélange, dans ma tête, et occupe toutes mes pensées. Que je ne me suis même pas rendu compte que je suis en train de marcher le long d’une route, que je ne connais pas. Je regarde autour de moi, la peur prenant le dessus sur mes réflexions. Je sais qu’il ne m’arrivera rien. Pas de course-poursuite, pas de combat pour aujourd’hui. Mais la crainte, de ne pas retrouver mon chemin, est bien présente. Ce n'est pas grave, je continue de marcher...Au pire, je trouverais un abri pour la nuit. Mais bien sûr Papa va se faire du souci…
Je vois quelqu’un rampé sur la route devant moi. Sûrement un charcuteur, qui a perdu la faculté de marcher. Je fais la promesse, de ne rien leur faire. Mais tant qu’ils ne meurent pas ? Ce n'est pas grave ? Au moins personne risquera de se faire transformer, même si le risque est minime. Je cours vers, mes pas résonne dans le silence total. Arrivé près de lui, je vois que du sang macule son visage, son teint est trop... « vivant » pour qu’il soit devenu l’un d’entre eux. Il ne m’en faut peu pour que je comprenne que ce n’est pas un danger. Je m’agenouille à côté de lui. J’ai l’impression qu’il est au bout de sa vie. Je ne peux pas l'aider moi !!
Je le roule sur le dos et l’observe.

-Monsieur ? Ça va ? Demandais-je complètement affolé
Ma question est complètement débile quand j’y pense, mais je ne sais pas quoi dire. C'est ça se sentir obligé de sauver quelqu’un ?

- Eh....merde, MERDE!!!!

J’essaye de voir qu’est ce qu’il a pu bien se produire, en regardant autour de moi, aucun indice, rien à part des charcuteur, venant dans notre direction attirée par l’odeur du sang

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Je marche encore et toujours espérant ne pas rencontrer la mort

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Sam 18 Nov - 17:56
J’ai mal tarnation. J’ai beau avoir visiblement la volonté d’un sanglier qui charge, mon corps me trahi et je fini par me vautrer comme une vieille merde amorphe. J’ai presque envie de chialer. Drôle de constat alors que je ne sais même pas pourquoi je m’accroche autant à la vie. Pourtant, y’a un truc au fond de moi qui me hurle que je ne peux pas mourir maintenant. Un truc à finir peut-être ? Une personne qui m’attend ? Je n’arrive pas à me souvenir mais pour le moment ce n’est pas mon réel problème immédiat. Non là c’est plus les moisis qui grognent et me suivent comme des charognards qui ont senti que le repas était bientôt prêt qui m’inquiète.

Je n’arrive pas à savoir si je délire avec la soif et la fièvre ou si ce qui se passe devant mes yeux est réel. Mais je crois qu’il y a une gamine qui est devant moi et qui me demande si ca va. Je ne sais même pas si je la connais. Si j’avais un peu de salive à gaspiller je pense que je lui demanderais bien si j’ai l’air d’aller bien… Je sens que qui que je sois, je ne dois pas être très agréable à supporter comme garçon. Mais ma bouche sèche et ma langue épaisse m’oblige à ravaler cette repartie malvenue au regard du contexte.  

Je l’entends jurer ce qui me ramène à l’urgence du moment. Elle commence à regarder partout comme un chien de prairie aux aguets. Même si je suis dans un sale état, je suis lucide sur un point, si elle se barre sans moi, je vais y rester. Je me redresse en grimaçant de douleur, mais au moins j’ai la satisfaction de ne pas avoir gémis quand ma jambe m’a clairement dit « merde », manquant, en plus de me faire mal, de me faire retomber.

J’agrippe le bras de la fillette qui a l’air paniqué. Est-ce ma tronche ou les moisis ? Je me rends compte que je ne sais même pas à quoi je ressemble, mais je range rapidement cette information dans un coin de ma tête.

« Abris…. Aides moi… faut… abris… et… eau…. »


Je n'ai plus qu'a serrer le cul pour qu'elle m'aide a aller dans un endroit sur avant que je ne tourne de l’œil pour de bon. Mais je dois vraiment pas être beau a voir car après une hésitation, je la vous partir en courant en m'abandonnant à mon triste sort. Je me laisse glisser contre le mur, le tachant de mon sang dans le même geste.

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Ven 1 Déc - 23:27

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« Agony is my name. »J'ai trouvé une planque plutôt sympa pour la nuit, par contre pas de nourriture, j'ai du me contenter des maigres réserves que j'avais, maintenant j'ai plus rien et c'est la merde ! Il me reste qu'une bouteille d'eau, mais elle va pas faire long feu. C'est donc à pied que je fouille les maisons alentour, ma hachette à la mains et Chester ouvrant la marche. Ce chien est juste fantastique, sans lui je pense que je serais déjà morte. Sans blague, ce chien a développé un sixième sens ou je sais quelle autre connerie. Il sait quand il y a du danger, je pense qu'il sent de loin l'odeur des rôdeurs et j'ai l'impression que ça lui plait pas beaucoup. Du coup c'est comme un systéme d'alarme et le mieux dans tout ça c'est qu'il aboie pas ! Ouai ça aurait pu être problématique d'avoir un clébard qui hurle la mort à chaque occasion, mais depuis qu'il est petit on vit en appartement du coup il a toujours été habitué à ne pas aboyer. Enfin bref, il faut que je me trouve de quoi grailler et ça urge ! Faut que je me trouve un skate aussi, ça me manque et ça serait plutôt pratique pour arpenter les rues. Chester se rapproche de moi et me tourne autour les oreilles en arrière, ça ça veut dire que ça sent la merde ! Je fais craquer mon cou et empoigne bien ma hachette, je regarde autour de moi, mais ne vois pas grand chose, Chester aurait-il eu un bug ? C'est là que je le vois, un rôdeur se dandinant prés d'un mur, il est seul j'ai pas vraiment de risque à lui exploser la tête. Je m'approche, mais il s'écroule au sol ne semblant même pas capter ma présence. Ok c'est un putain de mec dans un sale état, il est plein de sang, certainement mordu, il ne va pas tarder à crever et se transformer en l'une de ces choses. Et puis merde. Je ne peux pas le laisser crever comme ça, même si c'est certainement un de ces enfoirés qui m'aurait laissé mourir comme une pauvre merde, c'est au dessus de mes forces, ma bonté me perdra. Je me penche vers lui et regarde son visage tuméfié, il a l'air d'être à semi-conscient. Y'a quelqu'un là-dedans ? Je le secoue un peu tout en regardant autour de moi, deux rôdeurs commencent à approcher. Je rappel mon chien pour qu'il ne s'éloigne pas trop, j'ai pas envie qu'il se fasse bouffer. Le brun sort quelques mots que je parviens à déchiffrer. Ok faut que je le  dégage de là, je l'ai bien compris mais je dois me débarrasser de ces morts sur patte avant qu'ils en attirent d'autres. Je m'approche du premier et lui plante la hachette en plein dans le crane. Je m'occupe du suivant de la même manière et retourne auprès du mec. Y'a une boutique en face, je le retourne sur le dos et commence à le traîner par les pieds pour le mettre à l’abri. Quand ce fut chose faite je l'assoie contre un mur et m'accroupi en face de lui. Tu t'es fait mordre ? Chester est assis à côté de moi et fixe le brun d'un drôle d'air, ça me ferait presque rire. Je sort de mon sac la trousse de secours que j'ai trouvé et que j’espérais ne jamais utiliser. En le regardant bien je vois qu'il a pris des coups, je sais pas qui lui a fait ça, mais il s'est foutu dans une bonne merde. Je sors aussi ma précieuse bouteille d'eau et la porte à ses lèvres, il me semble qu'il m'a demandé de l'eau.

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Sam 2 Déc - 9:19
Je lève mes yeux quand je crois entendre une voix. En fait je ne suis plus sûr de ce que je vois et ce que j’entends. Je fais un effort pour fixée ce qui peut être une illusion de mes yeux injectés de sang mais avant que je puisse articuler quoique ce soit je me dis qu’elle essaye de m’achever en me secouant. J’ai mal à hurler. En fait je crois que j’essaye de balancer tous les jurons dont je me souvienne, ce qui n’est pas non plus ultra impressionnant vu que j’ai l’impression de tout avoir oublié, mais a part une sorte de glougloutements de pigeon agonisant, je n’arrive pas à articuler grand-chose. Je ne sais pas ce que je lui ai fait celle là pour qu’elle essaye de me tuer, mais ca devait être grave. Elle finit par arrêter, à moins que j’ai tourné de l’œil, quand je les retrouve je ne la vois plus pencher sur moi. Est-elle partie comme la gamine ? Ou j’ai peut-être déliré ?

Finalement j’ai vraiment dû être un mec affreux avec elle puisque je la revois venir vers moi pour me retourner sur le dos. Il n’y a pas une fibre de mon corps qui ne me fasse pas souffrir de martyr a cette opération. En fait là, ce n’est plus de savoir où j’ai mal mais de deviner s’il y a un seul endroit où je n’ai pas mal. Putain, qu’est-ce que j’ai pu lui faire pour mériter ça ? Je voudrais hurler de douleur et de protestation, mais ma gorge trop sèche transforme mon cri en un vague râle. Je pensais qu’elle en avait fini avec moi, mais c’est mal connaitre les femmes car elle m’attrape par les pieds et me traine. Je rêve de perdre conscience pour de bon, d’avoir une pause a ce chemin de croix, mais visiblement je suis du genre tenace.

Je me sens poussé contre un mur et mis assis. J’ai besoin d’un peu de temps pour que les points blancs qui troublent ma vue ne disparaissent. Je regarde le joli minois de mon bourreau qui est devant moi. Je ne sais pas pourquoi mais je sais que je ne suis pas un mec bien avec la gente féminine. Impossible pourtant de me souvenir de sa tête. Même a moitié mort j’ai ce putain de réflexe de regarder vers son décollé pour voir si ça ne m’évoque pas des souvenirs. Ok, maintenant je suis sûr que j’étais pas un mec bien et il y a de grande chance que cette nana me fasse payer un affront au romantisme.

Je me sens arquer les sourcils avec interrogation quand elle me demande si j’ai été mordu, ce qui me fout un mal de crane de monstre. En fait, j’en sais foutre rien. J’essaye de pencher ma tête pour regarder le reste de mon corps mais le peu que je vois ne fait pas rêver. Qu’est ce qui a pu m’arriver pour me mettre dans cette état, bordel ?  Je n’ai pas le temps de trouver la réponse qu’elle fait la chose la plus merveilleuse qu’elle pouvait faire. Pour le coup je la vénère comme une déesse quand elle me file e l’eau. Je crois que c’est la meilleure eau que j’ai jamais bu de ma vie, enfin, pour ce que je m’en souvienne.

J’arrive à prendre la bouteille et après deux goulées, j’ai l’impression d’être une vieille éponge trop sèche sur laquelle on fait couler du liquide. Je ne me rendais même pas compte à quel point j’avais soif. Au lieu de rester raisonnable, je lève encore plus le récipient pour boire plus et plus vite. Je pense que ça me donne un nouvel indice sur le genre de mec que je suis ? Sauf que mon estomac desséché n’est pas prêt à recevoir autant de liquide d’un coup. Je fini par recracher en m’étouffant à moitié.

C’est malheureux d’avoir soif et de ne pas savoir boire !
Je me sens un peu mieux, d’une façon très relative quand je repense a mon état. J’ai l’impression que de boire me ramène un peu a la vie. Je cherche ma sauveuse des yeux et je la vois avec ce qui ressemble a une trousse de secours dans les mains. Je sens que la torture n’est pas finie…. Donc je suis pas fan des médecins.

« Mer… Merci…. »

Bon début pour éviter qu’elle me fasse trop mal. J’essaye de lui faire un sourire mais je m’arrête vite tellement que je douille.  

« On se co.. onnait… beauté ? »


Oh putain ??!!! J’ai pas dit ca a haute voix ? Si ? merde, si c’est une nana que j’ai levée je pense que c’est mort pour les soins douceurs. Ok donc je note aussi que j’ai pas tant que ça d’instinct de survie.

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Sam 2 Déc - 16:53

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« Agony is my name. »Il ne semble pas en état pour me répondre sur le fait qu'il se soit fait mordre ou pas, il va valoir que je vérifie ça moi même ... Quelle plaie ! L'eau que je lui donne semble le réveiller un peu, au point même qu'il réussisse à s'emparer de la bouteille lui même. J'hausse un sourcil, ok il avait vraiment soif celui là et il est entrain de bien taper dans ma réserve d'eau, j'ai presque envie de lui retirer, mais je me dis qu'il en a plus besoin que moi. Ma putain de bonté va finir par me tuer ! Il finit par tousser en recrachant un peu d'eau, mon eau ! Il me remercie, je hoche la tête en récupérant la bouteille d'eau et regarde dans la trousse de secours. Bon j'ai pas grand chose là dedans, il faut peut-être d'abord que je fasse un constat des dégâts. Il a de la chance, j'ai vue pas mal de blessure dans ma vie, avec le skate j'ai vue pas mal de pote se faire différentes fractures. Après je vais pas être capable de faire grand chose si il a des lésions internes. Et puis ce con ouvre la bouche et j'ai juste envie de lui en coller une, il a vraiment de la chance d'être dans un sale état. Non et heureusement ! Maintenant il va falloir que je regarde un peu l'importance des dégâts. Je ne suis pas pas médecin, mais je vais tenter de te rafistoler comme je peux. Je l'aurais bien planté là, mais ma consciences ne me l'aurait pas pardonné, quelle connasse celle là ! Je lui retire peu à peu ses vêtements non sans peine et découvre des hématomes immenses, des plais un peu partout, du sang séchés, certainement des côtés cassés car cette fillette s'est évanoui quand j'y ai appuyé un peu fort. J'en profite pour désinfecter, nettoyer et bander ses plaies. Je sais pas ce qui lui est arrivé, mais il s'est pas loupé. Une fois le travail terminé je le couche et le recouvre de mon duvet. Ce mec m'aura tout pris ! Mon eau, une bonne partie de ma trousse de secours et mon putain de duvet ! Je le laisse là, ferme bien la porte derrière moi et vais chercher de quoi grailler.

Ça fait quatre jours que je le veille, que je lui ramène à manger et à boire. Il semblait avoir besoin de reprendre des forces, je ne sais toujours pas exactement ce qui lui est arrivé, j'ai pas pu trop lui parler il était à moitié dans le coaltar. J'ai pas l'habitude de rester au même endroit aussi longtemps et les ressources dans les maisons alentours commence à être inexistante, il faut toujours que j'aille plus loin et m'éloigner de ce mec dont je ne connais toujours pas le nom, le sait-il au moins ? je pense pas. On a pas eu de très grandes conversations, mais ça m'a pas dérangé plus que ça. L'entendre m'appeler ma belle ou beauté je m'en passe très bien. Je viens de rentrer avec deux boites de conserves, une bouteille d'eau et quelques babioles qui ne serviront surement jamais. Il semble encore dormir, je donne une partie de la première boite à Chester et commence à manger le reste.
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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Dim 3 Déc - 12:09
Je crois que je n’ai pas eu le choix que de lâcher prise. Je en sais pas encore qui je suis pour m’accrocher autant mais visiblement, j’ai bien des limites et elles ont été atteintes. Quoique j’ai pu vivre apparemment, ca a dû être violent et dégueulasse, car dès que les ténèbres acceptent de me prendre avec elles, pour m’éloigner de ce corps cassés et des douleurs qui vont avec, je suis englouti par un tourbillon d’images incompréhensibles mais terrifiantes. Je me suis réveillé plusieurs fois en âge, prêt à me défendre et vite remis aux tapis par mes souffrances.

A chaque fois la fille était là avec son chien. Inlassablement elle m’a aidé à manger et à boire sans même que je sache qui elle était. En même temps, je n’arrive toujours pas à savoir qui je suis, alors comme ça, on va dire "balle au centre". A plusieurs reprises j’ai hésité à lui demander pourquoi elle faisait ça, sans pouvoir le faire. Déjà ce mot "pourquoi" me fait flipper et ensuite je pense que j’ai pas envie qu’elle se mette à y réfléchir et m’abandonne.

L’Abandon… étrange que rien que de penser a ce mot j’ai envie de chialer comme un gosse. Bordel, pourvu que j’ai pas chialé en vrai. En fait je ne sais plus. J’ai du mal a distinguer la réalité de mes délires fiévreux. En tout cas pour le moment je m’accroche à cette inconnue comme une huitre a son rocher. Qui qu’elle soit, je ne suis pas encore assez moribond pour ne pas comprendre qu’elle est en train de me sauver la vie.

Quand elle me file a manger et a boire, je ne peux que me jurer de m’en sortir ne serait ce que pour payer la dette que je suis en train de contracter auprès d’elle. Je ne sais pas trop de quoi je suis capable, mais je ferais ce qu’il faut pour la payer au centuple de tout ce qu’elle me donne.

J’ai du mal à émerger du cauchemar qui me tenaille, j’ai quand même l’impression d’aller un peu mieux quand j’ouvre les yeux. Je la vois en train de manger avec son chien. Un moment simple qui visiblement est apaisant après mon sommeil tourmenté. Je reste une minute en silence en les regardant tous les deux. Je ne sais pas ce que cette scène m’évoque mais je l’aime bien.

Je fini par essayais de me redresser avant de renoncer, en me laissant retomber dans un gémissement de douleur. Je ne sais pas depuis combien de temps elle prend soin de moi, mais j’ai l’impression que ce n’est pas encore aujourd’hui que je vais danser le quadrille. Me sentant un peu con d’avoir la force d’un nourrissant, j’essaye de sourire a ma bienfaitrice pour donner le change.

« Salut… je crois que j’ai sacrement pioncé »

L’art d’ouvrir des portes enfoncées. Bravo a moi. Ma voix est rauque, presque éraillée, je ne sais pas comment, mais je sais qu’elle est pas comme ça d’habitude. Même si j’ai déjà la tête qui tourne, autant par l’effort inutile d’essayer de me relever que par la douleur qui me tenaillent sans cesses, j’ai désespérément besoin d’avoir ce maigre contact avec la vie réelle, d’échanger quelques malheureux mots, d’essayer d’en savoir plus pour répondre a toutes ces questions qui me harcèlent. C’est un peu gêné que j’enchaine.

« Vous vous appelez comment tous les deux ? On est où ? Qu’est… qu’est ce qui m’est arrivé ? »

Je la regarde, pleins d’espoirs qu’elle puisse m’aider a comprendre ce que je fous là dans cet état.

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Jeu 7 Déc - 0:49

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« Agony is my name. »Je mange tranquillement les petits pois contenus dans la boite de conserve, perdu dans mes pensées. Combien de temps je vais devoir rester là à le nourrir et à veiller sur lui ? Combien de temps ça va durer avant que quelqu'un nous tombe dessus ou qu'un rôdeur le bouffe quand je suis pas là ? Je sais qu'on est pas en sécurité ici, mais qu'est-ce que je peux faire d'autre ? Il n'est pas en état pour bouger et je ne vais pas non plus le laisser en plan ici. J'ai beau me poser toutes les questions du monde je sais que je vais rester ici, que je vais continuer à fouiller tout ce que je peux pour trouver à manger et que je vais veiller sur ce mec dont je ne connais rien, même pas son putain de nom ! Du mouvement me fait relever la tête vers ce type, il a l'air d'être réveillé. Je me lève et m'approche de lui la boite de conserve pleine à la main. Chester s’empresse de me suivre, pas pour me protéger, mais parce qu'il est curieux, je le vois bien au mouvement de se queue. Toujours à la recherche de caresse celui là. Je m'accroupis prés du brun posant la boite de conserve à ses côtés, je vois bien qu'il est pas encore remis, il a du mal à se relever et abandonne même l'idée. Salut, belle aux bois dormant. Je l'accompagne même d'un sourire, il a de la chance celui là. Faut dire que c'est drôle non ?! Ça fait quatre jours que je t'ai récupéré et t'as dormi la plupart du temps. A part pour boire, manger quelques miettes et baragouiner des trucs que je comprenais pas, il n'a pas arrêté de dormir. Je suis quand même curieuse de connaitre son histoire, de savoir ce qui lui est arrivé, du coup en attendant qu'il reprenne ses esprits je me suis un peu amusé à lui inventer une vie. Niveau age, c'est un peu compliqué de jugé et puis j'ai toujours été une quiche pour ça, du coup je me dis que c'est entre 20 et 30 ans. Après je le vois bien bûcheron ou maçon, j'en sais rien un métier manuel au vue de ses mains abîmés. Il finit par me poser quelques questions, il ne semble pas encore remis finalement, son esprit semble encore embrouillé. Moi c'est Tobby et le poilu c'est Chester. Mon chien bouge sa queue à l’énonciation de son prénom. On est a Detroit et je t'ai trouvé dans la rue. Pour le reste j'en ai pas la moindre idée. Tu pourrais m'en dire un peu plus ? Parce qu'au vue de tes blessures t'as pas juste trébuché. Je lâche un petit rire avant de prendre une bouteille d'eau dans mon sac et lui tend. Tiens. Bois un peu ça te fera du bien. Et puis si t'as faim, y'a une boite qui n'attend que toi. Je tape sur la conserve en souriant.

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Sam 9 Déc - 8:49
Je les regarde en essayant d’être sur si Tobby c’est la nana ou le chien. Mais au prix d’un petit effort et d’un sacré mal de tête, je fini par mettre les bons noms sur les bonnes personnes. J’essaye de mémoriser aussi le fait que l’on soit à Detroit. J’aimerais bien dire que ça me fait tilt ou que ça me ranime des souvenirs mais en fait… non juste rien. Elle m’aurait dit que l’ont été a Westeros ou à Poudlard j’aurais réagi pareil.

Elle soulève un point intéressant, enfin, pour moi. Je suis d’accord avec elle que j’ai pas du simplement rater une marche pour me retrouver dans un tel état. J’essaye vainement de raccrocher les wagons sauf que je n’ai rien a quoi les raccrocher. J’ai tellement mal au crane en essayant de forcer cet espèce de mur de ténèbres que je suis obligé de me tenir la tête entre les mains.

Mais il n’y a rien avant cet endroit et avant Tobby. Rien qu’une sensation de douleur terrible. Je fini par la regarder avec un réel sentiment de désespoir et un

« J’sais pas… »

Qui sonne comme un aveu d’échec non assumé. Serais je le genre de mec a ne pas gérer l’échec? Je finis par accepter la nourriture et la boisson qu’elle me donne en les mangeant tristement. Est-ce que des gens me cherche ? Est-ce que j’ai perdu des gens chers ? Ou est ce que je suis tout seul ? D’ailleurs, je suis qui ?

Je mets un certain temps avant de pouvoir reprendre la parole. Le temps de dresser un constat aussi triste que vide.

« Je n’arrive pas a me souvenir de quoique ce soit, même pas de mon nom ou si j’étais avec des gens…. »


Réagissant certainement a l’accent de tristesse de ma voix, Chester bondit sur ma couche, manquant de peut de tout me faire renverser et surtout me faire hurler de douleur. Mais, non seulement j’arrive a empêcher un gâchis et aussi de pousser des cris de pucelle, mais en prime, je me surprends a sourire et a poser la boite de conserve pour le grattouiller. Je crois qu’au moins je sais quelque chose : j’aime les chiens.

Je reprends un air plus sérieux pour m’adresser à sa maitresse, en espérant qu’elle ne va pas faire pareil que lui pour mes cotes. Je n’envisage même pas d’arrêter la science de câlin de son chien qui semble y prendre gout.

« Merci… merci de ne pas m’avoir laissé crever, dès que j’irais mieux je te jure que je trouverais un moyen de rembourser ma dette. D’une façon ou d’une autre. »

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Mar 16 Jan - 13:04

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Tobby & Isha
5 - 30 juillet 2016
« Agony is my name. »Le jeune homme semble confus, j'aimerai savoir ce qui lui est arrivé et ma curiosité maladive pourrait me pousser à l'harceler jusqu'à ce qu'il m'en dise plus. Depuis que les morts se relèvent j'ai appris à être plus patiente, enfin apprendre est un bien grand mot, j'ai juste pas eu le choix. Je le vois réfléchir, mais les seuls mots qui sortent de sa bouche ne m'aide pas beaucoup et son regard en dit long. Il accepte le peu de nourriture que je lui offre et son regard se perd je ne sais où. Je lui laisse le temps qu'il faut et m'assois à ses côtés ouvrant mon sac pour voir qu'il ne me reste rien que des babioles. Il va falloir que je ressorte espérant trouver un stock planqué dans un coin d'une maison. Il ouvre à nouveau la bouche pour me dire qu'il ne se souvient de rien, même pas de son nom. Je grimasse légèrement, ça doit être difficile à vivre pour lui. Avec le temps ça devrait revenir, ne perds pas espoir. J'accompagne ma phrase d'un petit sourire qui se veut chaleureux. Chester sentant sa tristesse lui saute sur les jambes, je n'ai le temps de rien faire qu'il est déjà couché sur lui. Je grimasse d'un air désolé, prête à virer mon chien. De un il a du lui faire mal et de deux il n'aime peut-être pas les chiens et de trois il a peut-être pas envie d'avoir un pot de colle avec lui. Je fais de gros yeux à mon chien, qui remue sa queue comme si tout allé bien. Désolé, il prend ses aises facilement. Le jeune homme me surprend en souriant et en caressant Chester. Il me semble que c'est la première fois que je le vois sourire comme ça. Il reprend rapidement un air plus sérieux me regardant pour m'adresser quelques mots. Il me remercie de l'avoir sauvé, pour m'être occupé de lui. J'ai jamais été très doué pour parler aux gens, ça me gêne un peu qu'il me remercie enfaîte, mais c'est surtout le fait qu'il pense avoir une dette envers moi. Je secoue la tête légèrement. C'est normal, qu'est-ce qui nous resterai de notre humanité si on ne pouvais plus s'entre aider ? Tu ne me dois rien je t'assure et puis ça m'a aider à passer le temps, avoir a m'occuper de quelqu'un d'autre que Chester c'est plutôt sympa. Je lui souris et enchaîne. Après si tu peux me sauver les miches une fois ou deux dans le futur ça m'arrange. Je lâche un petit rire en refermant mon sac. Pour l'heure tu vas rester sagement couché le temps de te remettre de tes blessures. Je ne suis pas médecin, mais je pense que si t'avais des hémorragies internes tu serais déjà mort, c'est déjà un bon point. Je lui lance un petit sourire amusé tout en me relevant. Je te laisse Chester pour te tenir compagnie, je reviens le plus vite possible avec de quoi manger. Je prend toutes mes affaires et commence à m'éloigner, mais m'arrête en route en me retournant. Et puis je vais réfléchir à un prénom pour toi, tu me dira ce que t'en pense, je vais pas t'appeler belle au bois dormant toute ta vie. Je m'éclipse en rigolant légèrement prenant ma hachette en main.

Les jours sont passés se ressemblant pour la plupart. L'homme que j'ai sauvé se remettait tranquillement de ses blessures et moi je passais mon temps dehors trouvant ce qu'il nous fallait pour survivre. Je crois avoir fait toutes les maisons sur 500 mètres carré et ça en fait un paquet je peux vous le dire. Ma moto m'a servis très rarement, je préfère l'utiliser en cas d'urgence et puis l'essence ça court pas les rues. J'ai baptisé le jeune homme Max, je trouve que ça lui va bien et puis de toute façon il avait pas le choix. Un mois qu'on survis tout les trois, ne sachant pas ce que l'avenir nous réserve. Il ne se souvient toujours de rien, mais il a repris des couleurs et arrive à bouger correctement. Ses bleus se sont estompés et ses plaies se sont toutes refermés. Je rentre dans la pièce que je commence à connaitre par cœur et passe mon sac à l'avant pour sortir ce que j'ai trouvé. J'en sors une bd marvel que je balance sur les genoux de Max. Tiens cadeau, j'ai pensé à toi quand j'ai trouvé ça. je m'accroupi pour faire des caresses à Chester que j'ai pris l'habitude de laisser avec lui.

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Jeu 18 Jan - 22:28
Au moins, j’aime son humour, même si le vaste vide qui est dans ma tête dès que j’essaye de penser à mon passé m’angoisse au plus haut point. C’est effrayant de ne pas savoir qui je suis et de n’avoir aucune référence pour expliquer tel ou tel réaction. Quand elle me parle d’humanité, sans que je sache expliquer pourquoi, je me sens froncé les sourcils. Je sens que le sujet est important pour moi, sauf que je ne saurais dire dans quel sens. Au moins, je suis content qu’elle, elle ait été sûre de ses valeurs quant à ma petite personne. Je vois bien que je suis une charge et qu’elle rame a mort à cause de moi. Je me contente donc de lui sourire et d’opiner, douloureusement du chef. Je ne compte pas mettre plus de mots sur ma reconnaissance, je compte juste lui prouver quand l’occasion se présentera. Avant qu’elle ne parte, je ne peux m’empêcher de lui avouer une certitude bien ancrée en moi. Celle qui a fait que je n’ai rien lâché sous cette putain de bene a ordure, que je ne me suis pas laisser aller malgré la douleur et que même maintenant je n’abandonnerais pas un pouce de terrain a la faucheuse.

« Je sais que j’ai promis à quelqu’un de revenir, alors il ne faut pas compter sur moi pour crever »

Le temps passe doucement. Je ne me laisse pas aller, loin de là.  Chester est un très bon camarade et sa maitresse n’est pas non plus désagréable, ni à l’œil ni en compagnie. Je ne vais pas mentir, j’ai eu l’instinct de tenter ma chance avec elle. Sur un malentendu, ça aurait pu conclure, mais bon, je ne vais pas me plaindre, en bonus des râteaux, j’ai quand même gagné une bouillotte de plus que Chester pour pieuter.

A force d’efforts, même si je ne suis pas prêt à me courir un marathon, je me sens quand même d’attaque pour faire plus que me faire nourrir comme un poussin amorphe. Mine de rien, je vois bien que Tobby s’épuise pour trouver de quoi nous remplir la panse une super bd que j’ai déjà lu et relu des 100 aines de fois. Je crois que j’adore les comics. Ça va être compliqué de lui rendre l’appareille. Ce matin, alors qu’elle se prépare à partir en collecte, je m’équipe sans un mot, bien décidé à la suivre aujourd’hui. Je me sens prêts pour gagner ma pitance mais surtout de commencer à payer ma dette.

« Bon, on va où ? »

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Dim 21 Jan - 17:38

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Tobby & Isha
7 aout 2016
« Agony is my name. »J'ai l'impression d'être entrée dans un routine, d'habitude j'aime pas trop ça, mais là ça me donne l'impression de quelque chose de stable et aujourd'hui c'est plutôt compliqué une telle situation. Et puis savoir qu'en rentrant je vais pouvoir parler à quelqu'un ça fait du bien. Je me met parfois à sa place, ça ne doit pas être simple à accepter, ne plus se souvenir même de son nom, ne plus avoir l'essence même qui fait de nous ce que nous sommes, ce qui nous rend spécial aux yeux des autres. Il ne baisse jamais les bras et c'est quelque chose que j'admire chez lui, je pense qu'à sa place je serai complètement abattu et défaitiste quand à retrouver la mémoire. Il a quand même des certitudes, l'impression qu'il a promis à quelqu'un de revenir et je pense que c'est ce qui l'aide à tenir aussi bien. En attendant qu'il se rétablisse, je fais le tour du voisinage, ramassant ce que je peux pour nous nourrir. Je ne suis pas une pro en médecine, alors je ne peux pas vraiment dire quand il sera vraiment rétablis, même si je vois qu'il va mieux je le laisse aller à son rythme.

Ce matin je me prépare rapidement à sortir quand je le vois prendre ses affaires, je fronce les sourcils en le voyant se lever et venir vers moi. Il me demande où on va, je suis un peu sur le cul je dois dire. T'es sur ? Tu vas pas nous faire un malaise ou je sais pas quoi ? Je lache un rire mi-amusé, mi-inquiet. Ça fait plus d'un mois qu'il est en convalescence, mais bon je sais pas si c'est bien prudent de sortir maintenant. Je me rend compte à ce moment là que je me suis attaché à lui, moi celle qu'on appelait l’asociale au lycée parce que je ne m’intéressais qu'au sport. C'était bien le moment putain ! Me voilà qui me faisais des potes alors que c'était l'apocalypse, n'importe quoi. Ok, mais si t'as un soucis tu me dis et on rentre. C'était pas une question. Je prend mes dernières affaires histoire de rien laisser sur place, appel Chester et me dirige vers la sortie. Je me dis qu'on peut peut-être changer de planque si tu te sens d'attaque. Je sais pas toi, mais j'en ai marre de crécher ici.
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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Jeu 25 Jan - 12:46
Je la regarde avec un sourire de gosse tout fier de lui quand elle suggère que je pourrais tourner de l’œil. Cela fait plusieurs jour que je m’entraine pour être sur de ne pas être un boulet, même si Chester n’est pas le meilleur pote d’entrainement qui soit. Les léchouilles pendant les abdos ou l’envie de me confondre avec une structure d’escalade pendant les pompes ont été des sujets de conflit. Mais bon, même si, je trouve, qu’il n’a pas fait beaucoup d’efforts pour redresser le cap malgré nos nombreuse discutions, enfin mes nombreux monologues, avec sa bouille, impossible de lui en vouloir trop longtemps.
D’ailleurs je suis on ne peut plus soulagé qu’il ne sache pas raconter à sa maitresse les séances de joyeuses régressions que j’ai eu avec lui (« alors c’est qui le bon toutou a son max, c’est qui ? »). C’est couillon mais sa présence m’a fait du bien, autant que Tobby. Je serais presque prêt a mettre ma main a couper que j’ai eu un chien moi aussi.

Tobby et Chester, pas seulement par la force des choses, mais aussi par leur tempérament et leur dévouement, sont un peu devenu ma seule famille. Quelque ai été ma vie auparavant, je ne devais pas compter pour grand monde. J’ai été zieuter plusieurs fois à l’endroit où Tobby m’avait retrouvé. Force était d’admettre que je n’avais vu personne en quête d’un blessé. Il fallait donc croire que j’étais sans attache quand j’ai été blessé. Ma seule sources d’espoir que quelqu’un, quelque part, puisse penser a moi réside dans un médaillon pas hyper virile où il est gravé « Je t’aime Joséphine. »

Malgré nos quelques moments de déconnades, Tobby et moi avons rapidement conclu qu’il était hautement improbable qu’un beau mec comme moi puisse s’appeler Joséphine. Donc il y avait une Joséphine dans ma vie. Et a en jugé par une marque à mon annulaire, déformé par le port d’une bague sur des années, je pouvais imaginer beaucoup de choses et ajouter une centaine de questions a ma liste.

Démanger ? Je regarde autour de nous, dans ce lieu qui, au final, le seul toit que je connaisse. Je finis par hausser les épaules.

« Tant que je suis avec vous deux ça me va, finalement c’est un peu vous mon foyer maintenant… enfin, tant que vous voudrez bien de moi. »


Je lui lance un petit sourire de gosse paumé avant de rapidement vers notre baluchon. Nos richesses me paraissent bien maigres et il est grand temps que je participe aux récoltes. C’est avec autant d’enthousiasme que Chester, que je reviens devant Tobby.

« Tu as une idée d’où on peut aller ? Et t'inquiètes, je suis sur que c'est toi qui t'appuieras sur moi avant la fin de la journée! »


Avec un petit clin d'œil je lui passe devant pour sortir et attendre ses instructions.

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Ven 26 Jan - 19:08

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7 aout 2016
« Agony is my name. »Faut que je trouve de l'essence pour ma moto, j'ai pu rentrer hier, mais elle s'est arrêté à quelques rues d'ici, j'ai du la pousser à la main et qu'est-ce qu'elle est lourde ! Elle est bien planqué, elle devrait pouvoir rester ici le temps que je trouve de quoi la sustenter. Hier j'ai trouvé un skate ! J'ai cru que j'hallucinais quand j'ai trouvé ce trésor dans une cabane au fond d'un jardin. Je crois que j'ai jamais parlé de mon passé sportif à Max, j'en parle jamais à vrai dire, mais là je vais pas pouvoir m'empêcher de Rider un peu, ça fait tellement longtemps. Sa phrase me touche réellement, nous sommes son foyer maintenant. J'ai envie de le serrer dans mes bras devant sa mine paumée, mais lui fais simplement un petit sourire. C'est fou à dire, mais je lui fais confiance. Je ne pensais pas pouvoir dire ça depuis que tout ça à commencer, mais c'est arrivée. Je ne connais rien de lui, il pourrait être un psychopathe, sa mémoire pourrait lui revenir à n'importe quel moment et il pourrait se retourner contre moi, mais j'ai la conviction que c'est quelqu'un de bien. Je reprend mes esprits et lâche un petit rire. Commence par nous trouver de quoi manger et on verra si on te garde. Je dis cette phrase d'un air amusé, quand quelque chose me trouble je joue la carte de l'humour. Je le vois prendre ses affaires et revenir vers moi. J'hausse un sourcil amusé devant sa fin de phrase, il me fait un clin d’œil et sort à l’extérieur. Je secoue la tête et le suis de prés tenant mon skate sous le bras. Arrivée dehors je le pose au sol et prend ma carte de la ville en main, j'ai déjà rayé pas mal de rue que j'ai fouillé dans les semaines précédentes. N'en sois pas si sur, belle au bois dormant. Ouai de temps en temps j'aime bien l'appeler comme ça pour l'emmerder. Je regarde la carte un sourire aux lèvres. Bon il va falloir faire pas mal de chemin pour trouver de quoi manger, j'ai arpenter pas mal de rue dans le coin. Je lui montre la carte à moitié gribouillé. J'ai pas chômer pendant ta convalescence. Je lui montre un coin que je n'ai pas encore exploré. Là ça peut être pas mal je pense. Je finis par ranger la carte dans mon sac et monte sur le skate, il est vieux mais ça fera l'affaire. On va en profiter pour te remettre un peu en forme. Un sourire malicieux s'inscrit sur mon visage. Un petit footing ça te tente ? Je le regarde prête à partir sur le skate, ouai dans l'idée il va courir et moi je me contenterai de rouler avec le skate. Chester t'accompagnera t'en fais pas. Je lui fais un clin d’œil amusé.
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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Dim 28 Jan - 11:43
Je lui souris a cette nouvelle bravade. Assez naturellement les taquineries et les piques sont arrivées dans notre façon de communiquer. C’est rarement méchant, je dirais même que nous sommes, l’un comme l’autre, prompte a nous excuser si d’aventure une blague venait à dépasser les bornes « des limites. ».  Je ne sais pas trop pour elle, je n’ai pas osé trop poser de questions, mais pour ma part elle est un peu tout ce que j’ai. Chester aussi mais avec lui, pour le vexer, faut se lever tôt, et quand ca arrive, il suffit de lui lancer un truc a aller chercher pour qu’il oublie le dérapage. Je gage qu’avec sa maitresse ça serait plus compliqué. En même temps je n’ai jamais essayé cette méthode d’apaisement mais je ne sais pas pourquoi, je le sens moyen, du coup, j’ai a soucis de ne jamais la blesser.

« Me remettre en forme ? Même moribond je pense que je le suis plus que toi. »

Avec un clin d’œil un peu gamin, je fais un geste tout aussi mature en lui touchant l’épaule avec un :

« Chat! »

Avant de partir en courant sans lui laisser le temps de réagir. Ouai… en même temps, si on compte bien, j’ai qu’un mois de vécu, alors on va pas exiger de moi de la maturité avec « autant de fraicheur mental ». Chester me suit joyeusement et nous voila parti dans un périple plutôt sympathique malgré les groupes de moisis a éviter ou a massacrer. Son truc a roulettes me plait bien. Avec ca, je ne gagne pas beaucoup. J’ai déjà essayé dans notre planque mais j’ai vite fini le cul au sol, pourtant ca me dirait carrément de savoir en faire avec autant de classe qu’elle.

On suit notre itinéraire, mais, a un croisement de rue, je me fige net, générant une collision avec Chester. Putain… c’est … c’est… bon, ok je ne sais pas ce que c’est mais ca me dit quelque chose, comme si une partie de moi me soufflait de prendre cet autre chemin.

« Tobby… je … je crois que je me souviens de quelque chose. »

Malgré notre petit footing, je suis loin d’être essoufflé et c’est avec un regain d’énergie que je me lance dans cette rue, le cœur serré d’appréhension. Mes pas vont-ils me guider au mien ? Ai-je une famille, en plus de Tobby et Chester, est ce que Joséphine est là, ou d’autres amis ? Plus j’avance et plus j’ai un sentiment familier. L’espoir monte a vitesse grand V et c’est fébrile que je tourne a un embranchement pour sentir une chape de plomb me tomber dessus.

Je suis devant une usine qui a l’air d’avoir été explosée, un panneau indique General Motor Punishers. Mais de ce que je ne vois, on dirait plus un cimetière, des ruines, mais aussi la fin de cet espoir fou de savoir qui je suis. Je me sens mes yeux piquer et j’ai l’impression d’être sans force tellement la déception est violente. Je ne sais pas si je dois aller fouiller ce qui semble bel et bien abandonné ou m’arrêter là après la baffe que je viens de me prendre. C’est avec un sourire amer que je lâche a ma compagne :

« Je crois que j’ai été idiot de penser que je me souvenais de quoique ce soit et d’imaginer que s’il y avait des gens qui me cherchaient ou tenaient à moi, on aurait fini par les croiser là où tu m’as trouvé… »

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Sam 3 Mar - 17:31

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7 aout 2016
« Agony is my name. »J'ai l'impression d'être hors du temps, que toute cette merde ne nous ait pas tombé dessus il y a deux ans. Que nous sommes deux personnes normales entrain de faire les cons dans une rue. Ça fait un bien fou de ne plus penser à survivre et simplement vivre. Bon c'est de courte duré car un affreux se présente en plein milieu de la route alors que je doublais Max sur la droite avec mon skate. J'empoigne ma hachette et lui balance un cou en pleine tête en passant à côté. Je lâche un petit rire et un de plus sur la longue liste des affreux que j'ai tué. Au début j'avais du mal à les tuer, le fait que ce soit des êtres tout ça tout ça et puis maintenant c'est devenu une sorte de jeu on va dire, un jeu dangereux certes, mais bon on s'amuse comme on peut hein. Au croisement d'une rue alors que je l'avais dépassé de quelques mètres je l'entend m'appeler, en me retournant vers lui je vois qu'il s'est arrêté net Chester au pied. Je plisse les yeux quand il me dit qu'il pense se rappeler quelque chose. J'allais lui dire que c'était génial, mais il ne m'en laisse pas le temps et repars en courant dans l'autre direction. Je reprend de la vitesse avec mon skate sans parvenir à le rattraper cette fois. Au croisement d'une nouvelle rue je vois un objet métallique lui tomber dessus, je grimasse espérant qu'il ne s'est pas fait mal. Il me semble que c'est un instrument de torture, mais je n'en suis pas certaine. Il s'est finalement arrêté je le rejoins rapidement le voyant scruter l'usine délabré qui se trouve en face de nous. Un panneau de garage, des ruines, il ne semble pas y avoir d'âmes qui vivent dans le coin, même les affreux ont l'air d'avoir déserté les lieux. Je regarde Max et il me semble y voir un semblant de larme dans ses yeux foncées. Mon cœur se sert quand il ouvre la bouche, il semble avoir perdu tout espoir, mais il est hors de question que je le laisse s'enfoncer comme ça. Je prend mon skate en main et le glisse entre deux lanière de mon sac. Si cette endroit t'as dit quelque chose c'est pas pour rien. Perds pas espoir c'est la seule chose qui nous reste. Je pose une de mes main sur son épaule tout en regardant les ruines devant nous. On va rentrer là dedans et on y restera le temps qu'il faudra. Je tourne ma tête vers lui un petit sourire sur les lèvres et fais glisser ma main le long de son bras pour m'en emparer et le tirer vers le bâtiment devant nous. Allez viens, en plus je suis sur qu'on va trouver des trucs sympa là dedans. Bon j’espère juste que ça va pas s’effondrer sur nous.
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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Lun 5 Mar - 11:26
Putain je ne sais pas ce qu’est cet endroit mais ca vibre tellement au fond de moi que j’ai la certitude que c’était important. Je reste presque tétaniser dans Tobby vient me sortir de ma transe. J’opine mollement du chef tellement je suis angoissé par la situation. Elle a raison. On doit explorer cet endroit. Mais une part de moi semble terroriser a l’idée de ce que l’on pourrait y trouver.

Si je découvre des visages connus morts ? Si je m’aperçois que j’avais une famille et que tous ont péri dans ses ruines. Ouai, je sais, je brille de courage et ça ne sent pas fort les stouquettes. Mais bordel, mettez vous a ma place. Entre un « et si » qui me permets de réécrire une vie sympa et une certitude que c’est la merde, vous choisiriez quoi vous ?

La main chaude de Tobby se saisie de la mienne et me sort de cette transe introspective. J’essaye de lui sourire avec toute la reconnaissance et l’affection que j’ai pour ma sauveuse. Elle est mon énergie et elle ne se rend pas compte qu’elle a fait plus que me sauver. Sans elle je crois que je n’aurais pas su avancer dans ce dédale de ruines qui me fait flipper. Avec elle tout est plus facile. En fait, je crois que plus que les blessures, c’est la solitude qui m’’aurait tué. Je garde sa main dans la mienne prêt a affronter, avec elle et chester a mes côtés, cette épreuve.

Le chien ouvre plutôt joyeusement notre expédition, il n’a pas l’air de se rendre compte que ce n’est pas une simple promenade. Je ne sais pas trop a quoi je m’attendais dans un lieux comme celui-ci, mais on ne voit presque pas de moisi. A croire que l’endroit a été régulièrement nettoyé. A priori c’est une ancienne usine de construction de véhicules, l’endroit semble avoir été le témoin d’une véritable guerre, je ne compte pas les impacts de balles ni les endroits ou on distingue des fortifications explosées, littéralement.

Je ne lâche pas la main de celle que j’aime comme une sœur. J’ai l’impression que si ca arrivait, je me perdrait dans cet endroit. J’ai beau regarder partout, je ne vois que des ruines, pas de souvenirs a l’horizon, juste une sensation que ca m’est familier, une vague de nostalgie et aussi de culpabilité.

Intuitivement je sais ce que les ruines représentent et je désigne a Tobby ce qui avait été un poulailler, une infirmerie… avant de l’attirer plus énergiquement dans un autre dédale de ruines. Putain, pas un mort debout… pas un ! Mais il y a autre chose qui bouillonne dans mon ventre au fur et a mesure que j’avance. Je revois ces couloirs avec des gens qui court partout, des bruits d’expositions, des regards inquiets en quête de mes décisions, et moi… moi j’avançais déterminé vers une porte. J’avais un truc important à faire.

« Je suis déjà venu ici !!! J’étais là quand cet endroit a été assiégé… »


Tout est calciné et le peu qui reste suggère la violence de l’affrontement qu’il y a eu ici. C’était pas au lance pierre que les gens se sont battu.

« Putain Tobby !!! J’étais là !!! Je te jure… je vois les gens !!! Ils avaient peur… on était attaqué !!! »

Oui c’était ça et en même temps ca me gène de dire ça. C’était pas que ça. Y’a un truc qui m’échappe mais pour le moment c’est la migraine qui vient plus vite que les réponses. Je fini par enfin arriver dans les reste d’une piece qui a été brulée mais… sur les reste s de cendre délavée par la météo et le temps, il y a un simulacre de tombe. Je me fige avant de tomber a genoux devant. Mes lèvres formules ce qui est en train de se passer dans ma tête.

« C’est moi qui est creusé cette tombe… »


Je sens mes yeux qui piquent pourtant je n’au aucune idée de qui est dedans. Une femme ? Un parent ? La croix mal gravée est noté « Bruce » ou « Brice » je ne suis visiblement pas doué pour l’écriture si c’est vraiment moi qui est fait ça. Je me retourne vers Tobby avec un air désespéré.

« Mais… je ne sais pas qui est dedans… »

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Lun 5 Mar - 16:44
Le Renard avait suivi le rétablissement de son fils, de loin, pas à pas. De façon plus épisodique quand il avait la rousse pour le distraire, puis, plus intensive quand Carter l’avait délogé de sa tanière. Rien que de penser à cette cuisante humiliation, il avait des envies de meurtres, ça tombait, bien, car c’était au programme. Sa nature patiente lui avait susurré d’être plus sadique qu’un simple enlèvement de proches, déjà vu, déjà fait et tellement surfait. Cette fois, il voulait du sur mesure, du cruel dans la gamme jamais vue. Pour un ennemi de la carrure de Carter, il fallait faire mieux que les classiques. Il avait tous les ingrédients pour s’assurer d’un grand moment de vengeance. Isha errait amnésique dans les rue de Detroit. Contre toute attente le chiard avait survécu, il s’était même fait une nouvelle copine.  A croire que même moribond, ce gosse pensait encore qu’avec sa queue. Il était trop resté avec l’autre butor a barbe sous hormones pour que son cerveau fonctionne à la bonne place. Joshua avait guetté, avec attention, une fenêtre de tir et un moyen de les approcher pour initier son opération « Cornichon contre Carter, le choc des doubles C ». Sans sa mémoire, le morveux allait être une cible facile. Il escomptait bien se servir de lui pour faire le plus de mal à sa Némésis. Carter serait il un hypocrite et tuerait-il son soi-disant fils de cœur s’il était attaqué par ce dernier ? Ou bien le Renard avait fait une erreur de jugement et il se laisserait tuer par le môme ? Quoiqu’il déciderait, Joshua gagnait et Carter perdrait, la vie ou la face et un pseudo fils… il n’y avait pas de possibilités de victoire pour le maitre de Carterland dans cette partie. Restait juste le détail de l’abordage de ce duo. Si Isha était un idiot facilement manipulable, il ne connaissait pas assez la greluche qui prenait soin de lui pour ne pas marcher sur des œufs.

Le Renard suivit, donc, le petit couple dans sa visite de General Motor, l’ancien quartier général du Fossoyeur, main dans la main. Il avait envie de rire et de faire venir Carter pour qu’il voit le gamin se bouleverser dans cet endroit. Quelle claque ça serait d’apprendre que même sans mémoire, il était revenu vers un taré qui avait mis Detroit à feu et à sang au lieu de courir vers Fort Hope. C’était intéressant et gage de bon augure. Isha était peut être un couillon trop gentil, mais il cachait, aussi, Robin, le fils du fossoyeur, un profil sadique, cruel et violent. Tout ce qu’il fallait pour terrasser le barbu. Joshua se retint de vomir en voyant le résultat d’un retrait mal calculer tomber à genoux de la tombe de fortune du type qu’il avait trahis et presque chouiner comme une pucelle sur la tombe de son hamster. C’était d’un pathétique et d’un ennui. Certes, il aurait été pertinent d’attendre encore un peu, mais il était au bout de sa patience et pas loin de vomir devant cette scène qui n’avait que trop durer. Il sorti donc de l’ombre affichant le visage incrédule d’un père retrouvant le fantôme d’un fils pleuré. « Robin… c’est toi… mon fils…tu… tu es vivant ? Par tous les dieux, j’ai cru t’avoir perdu pour toujours. » Le Renard alla le prendre dans ses bras en évitant de faire durer ce contact trop longtemps. Le passé n’était jamais loin, autant ne pas le provoquer. Rien qu’à voir les yeux du morveux, paumé et plein d’espoirs, pressé d’avaler cette bonne histoire, il savait que c’était gagné de ce coté-là. Il allait lui servir un conte comme tous les gosses en rêvent et il aurait un gentil petit toutou à dresser contre Carter. Les yeux plein de larmes il se tourna vers la femme : « Je ne sais pas qui vous êtes mais je n’aurais pas assez d’une vie pour vous remercier de m’avoir ramené mon fils vivant. Je… je suis venu guetter tous les jours ici dans l’espoir de retrouver mon Robin mais j’avoue que je commençais a craindre le pire… » Son jeu d'acteur était parfait, jusqu'au chevrotement dans la voix au regard rouge de larmes pudiquement retenues. Tout son plan allait reposer sur les épaules de la brunette. La façon dont son fils les regardait tour a tour prouvait bien que la décision d’adhérer, ou pas, lui revenait à elle. Chose déprimante pour un père, de voir a quel point son gosse était soumis aux avis des autres. Mais bon, il y a bien longtemps qu’il avait fait son deuil d’avoir une descendance digne de ce nom.

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Mer 9 Mai - 16:00

Before i forget
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« Agony is my name. »Chester ouvre magnifiquement bien la marche, Max a gardé ma main dans la sienne ça semble le rassurer alors je ne dis rien, je le laisse faire comme il veux. Les signes d'affection du genre ne sont pas dans mon habitude, mais on va dire que c'est un cas d'urgence extrême et puis j'avoue que je me suis attaché à lui et que je me dois de le protéger encore. Il me traîne rapidement dans des couloirs et vers une porte, il semble connaitre cette endroit, réellement. J’espère qu'il va y trouver ce qu'il cherche, qu'un brin de souvenir lui reviendra et qu'il sera moins perdu. Il me confirme qu'il est déjà venu ici, qu'il était là quand tout a brûlé. Je grimasse, ça n'a pas du être facile de vivre ça. Je ressers ma main sur la sienne pour lui montrer que je suis là, sans vouloir l’interrompre. Je ne veux pas intervenir dans ses pensées, l’empêcher de se souvenir de quoi que ce soit. Ils étaient attaqués ? Mais par qui ? Des questions que je gardes pour moi pour l'instant. On arrive ensuite dans une nouvelle salle et j’aperçois une sorte de tombe, je fronce les sourcils et Max tombe à genou devant, m'avouant que c'était lui qui l'avait creusé. Je pose une main sur son épaule et la pince légèrement. Mais… je ne sais pas qui est dedans… Ces quelques mots arrête ma respiration quelques instants et je me mord la lèvre presque jusqu'au sang. Je suis désolé ... Pour tout ça. J'allais le prendre dans mes bras quand du bruit se fit entendre derrière nous. Je me retourne vivement et sort mon arme pour la pointer sur le type devant nous. Robin, mon fils. Je fronce les sourcils en penchant la tête sur le côté et dirige mon regard vers Max pour voir sa réaction. Je garde mon arme en main alors que le dit père prend Max dans ses bras. Des larmes coulent de ses yeux alors je lâche ma prise sur l'arme et finit par la ranger dans mon dos écoutant l'homme qui s'approche de moi. Je regarde Max une nouvelle fois, mais il semble perdu alors je tend la main vers cette homme. Tobby. J'ai trouvé Max ... euh votre fils en piteux état. L'homme me semble convainquant et je suis contente que Max, enfin Robin retrouve quelqu'un et qui plus est son père. Je lance un petit sourire à mon ami pour le rassurer du mieux que je le peux et sens que je vais devoir faire la conversation à sa place. Vous pouvez nous expliquer ce qu'il s'est passé ici ? Robin semble avoir pris un coup à la tête et n'a plus les idées clairs. Pas la peine de lui avouer qu'il a complètement perdu la mémoire.
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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Jeu 24 Mai - 20:25
Bonjour, le petit Max, ou Robin, pour le coup, je ne sais plus, attend son cerveau au dernier étage, merci.

Je pense que c’est le message qui est en train de circuler en boucle dans ma tête alors qu’un type débarque et que les choses s’enchainent sans que je ne sache réagir. En fait ma seule question est « mais il se passe quoi là ? » J’ai l’impression de rester simple spectateur d’un film tellement j’ai bugué.

Trop d’informations d’un coup peut être et surtout trop de question font que mon neurone, déjà p astres en forme, vient de me lâcher. Ce type ne me dit rien, et je me raidis et reprends vie seulement quand il me sert dans ses bras. Heureusement, cela ne dure pas longtemps, mais, pour une raison que je ne m’explique pas, certainement une anticipation de la douleur du a mon accident, je n’aime pas que l’on me touche. Cela peut aussi venir de ses cauchemars affreux que je fais mais pour le moment je ne préfère pas essayer d’y penser alors que je suis déjà en train d’essayer de ranimer mon cerveau en PLS.

Heureusement Tobby est là pour meuble le silence bovin que je laisse planer. Comme a son habitude elle prends les choses en mains et je l’a bénis pour cela une centaine de fois dans ma tete pendant que j’essaye de raccrocher les wagons. Elle ne semble pas douter que cela soit mon père et je dois dire que ca pèse lourd dans la balance. Même si je dois avoir au moins trente ans, facile, du moins physiquement, mon absence de souvenir me fait (re) découvrir le monde comme si j’avais 1 mois. Mise a part les trucs de bases, comme parler manger, marcher/courir j’ai tout a réapprendre. L’intelligence sociale est sur la liste. Les seules personnes que je connais et a qui j’ai jamais parlé, aussi loin que je me souvienne, autant dire pas très loin, c’est Tobby et Chester. Cela me fait donc bizarre de voir une nouvelle tête du moins, une nouvelle tête de vivant.

Au moins ses larmes me parlent et j’imagine que ca doit être terrible d’être séparé de ses proches. Si je pensais Tobby ou Chester mort, ca serait comme si mon univers s’écroulait. Tout a coup je percute, ce type, c’est ma famille… c’est ce lien désespéré que j’ai tant rêvé. La preuve que je comptais assez pour quelqu’un dans ce bas monde. J’ai du mal a formuler quoique ce soit mais ma sœur a devancé une des questions pertinente que se noyait dans le flot de question de ma tête. Bah oui il s’est passé quoi ?

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MessageSujet: Re: Agony is my Name   Ven 25 Mai - 13:46

Le Renard n’avait jamais douté de la facilité de son entreprise, mais il devait avouer avoir sous-estimé la crétinerie de son chiard. Il forma le vœu secret que cela vienne plus du contact prolongé avec Carter que de son sang. Il en avait tué pour moins que cela et il ne comprenait pas comment un idiot pareil faisait pour survivre. Le morveux n’avait même pas esquissé un geste de méfiance à son arrivé. A croire qu’il comptait sur la greluche du moment pour le protéger. Son fils était vraiment devenu un castor, a force construire sa vie avec sa queue. Quelle déception. Néanmoins, il se garda bien de laisser transparaitre la moindre de ses pensées ni le hurlement de désespoir intérieur d’avoir engendré un handicapé mental. Isha était peut-être stupide, mais il avait des qualités physiques qu’il comptait bien exploiter et un rôle dans son plan plus ou moins machiavélique, cela dépendait des jours et de son humour, pour se venger de Carter. Il prit soin de ne pas tiquer, non plus, quand la femme lui indiqua son nom et celui choisi pour Isha. Tobby ? Max ? C’était des vrais prénoms ça ou la liste des résidents d’un chenil. Au moins, dès qu’elle rangea son arme il du convenir qu’ils allaient bien ensemble ces deux là et alla, presque, jusqu’à la trouver sympathique dans sa façon concise de poser les questions. Enfin quelqu’un qui ne s’éparpillait pas en monologue et en pourquoi a tout va. Assez étrangement, Joshua avait du mal a accepter ses propres défauts chez les autres. Peut-être estimait ‘il que le droit au monologue était réservé au psychopathe comme lui. « Je ne sais pas par où commencer les enfants. Permettez que le vieil homme que je suis s’assois. Ces derniers jours ont été difficiles. » La mise en scène était un art parfaitement maitrisé par Joshua. Il prit son temps pour trouver un morceau de parpaing et s’assoir dessus, avec plus de précautions qu’il en avait besoin. Certes, ce n’était plus un jeune homme, mais il était resté sportif et vif, ce qu’il cachait parfaitement aux deux jeunes gens. Une fois installé, il leur lança un regard bienveillant, ajoutant une marmite de cette affection qui donnait la nausée à celui qui restait avec une expression de poisson mort et tout autant de vocabulaire. « Vous êtes ici sur ce qui reste du camp de Bruce dit le Fossoyeur. »

Il laissa planer un silence comme pour faire ressortir le coté magistrale de ces ruines et donner de la puissance a son récit. En bon escroc, il était passé maitre dans la narration et la maitrise des effets théâtrales. « C’était le chef des Punishers et aussi celui qui t’a arraché aux griffes de ton bourreau… » Il mina une crise de toux, toujours pour attiser la curiosité et aussi pour prendre le temps de lire la tête du gosse afin de deviner ses marges de manœuvres quant à « l’embellissement de la vérité ». Visiblement, il avait toujours son air mouton paumé, ce qui laissait a penser qu’il était tranquille quant à sa mémoire. « Tu ne te souviens de rien Robin ? Pas vrai ? » Joshua pris un air triste et contrit alors que cela était une source de joie sans faille. « Je vais vous épargner les détails sordides, nous ne sommes pas en sécurité ici, mais avant l’apocalypse, un homme t’avait arraché à ta famille et t’as fait vivre l’enfer… » Il resta a regarder avec gravité son public. Une technique de cinéma horrifique était la suggestion plus que le détail. L’esprit humain a toujours été plus que capable quand il s’agit d’imaginer le pire. « Je suis tellement désolé, mon fils, j’ai tout fait pour te protéger, mais j’ai échoué, et les choses ont été pire une fois que la civilisation s’est écroulée. Je crois que je n’aurais pas assez d’une vie pour me faire pardonner de ne pas avoir pu te sauver mais je bénis cette jeune femme de nous laisser une seconde chance. » Le Renard avait du mal avec cette séquence émotion, mais il connaissait assez le môme pour savoir qu’il s’était toujours comporté comme un clébard en manque de témoignage d’affection. Dès lors, il escomptait bien le gaver jusqu’à écœurement du papa gluant de bons sentiments. « Bruce a réussi à te tirer des griffes de Carter et nous avons vécu ici. Il n’était pas un sain, mais vous vous entendiez bien et tu avais l’air de reprendre gout à la vie… et puis… Carter, qui se fait appeler, Le Fantôme, nous a retrouvé. Il est venu avec ses hommes et a mis l’endroit à feu et a sang. Bruce s’est sacrifié pour nous permettre de fuir… » Une nouvelle pause avec un mouvement pudique pour cacher de pseudo larmes et un trop plein de bouleversements imaginaires. Il en avait presque un haut le cœur. « La suite a été une chasse à l’homme impitoyable jusqu’à il y a un mois ou tu n’es pas revenu. Je t’ai cherché partout avant d’entendre la rumeur que le Fantôme t’avait attrapé et que tu avais préféré la mort. » L’important pour donner vie à un mensonge était d’y croire et Joshua haïssait suffisamment l’ours de Fort Hope pour adhérer complétement a ses mensonges et mettre de côté certain petits détails de l’histoire, comme le fait que c’était lui qui avait tenté de tuer son fils ou encore qu’Isha avait très largement contribué à la mort de Bruce et la fin des Punishers. « Mais ne restons pas ici les enfants, Carter pourrait nous tomber dessus à tout moment. J’ai trouvé un endroit sûr et ma voiture n’est pas loin. Nous aurons le temps de discuter en route. Tobby, avez-vous des affaire a récupérer ? Vous avez sauvé mon fils, laissez-moi vous présenter comme ma propre fille. Nous allons dans le camp d’un ancien ami puissant. Vous serez accueillis a bras ouverts tous les deux. »

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