Agony is my Name



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Lun 13 Nov 2017 - 21:26


Agony is my Name


2 juillet 2016


J’ai du mal à m’extirper des abymes de doubleurs où je suis en train de me noyer. A moins que cela ne soit le sang dans ma bouche et mon nez. J’essaye vaguement de me mettre sur le côté pour cracher ce qui semble vouloir m’empêcher de respirer. Un élan de souffrances et un petit choc avec ce qui semble être un plafond vert en plastique réduisent à néant cette tentative. C’est presque étouffé que je rebascule dans une sorte de méandres d’images, de visages et de voix qui semblent ne pas avoir de sens.

J’ai du mal à émerger de ce chaos, parfois quand j’entrouvre les yeux, il y a de la lumière, parfois non, souvent il y a des bruits, comme un écho lointain. Je crois que je n’arrive pas à rester suffisamment longtemps éveillé pour bien comprendre ce qui m’arrive. D’ailleurs, qu’est ce qui m’arrive ?  Parfois j’ai la sensation d’être sur une moto, les cheveux au vent, roulant sur de ces routes que je ne crois pas connaitre avec un sentiment de liberté presque jouissif. Il y a d’autres motos pas loin, je ne reconnais pas vraiment les visages de cette femme couverte de tatouage ni de cet homme brun grisonnant a la batte de baseball dans le dos qui m’ouvrent la route, pourtant, je sais que je les connais. D’autre fois je suis juste au sol, presque incapable de bouger tant la souffrance me paralyse.

Une part de moi a envie de rester loin de cette douleur et me supplie de lâcher prise. Ça serait peut-être plus simple d’arrêter de lutter et de me laisser aller dans ces images qui m’apportent un tel réconfort. Mais pour une raison qui m’échappe je sais que je n’ai pas le droit à cette délivrance, impossible de bien comprendre d’où me vient ce sentiment de devoir absolument survivre. Une promesse a quelqu’un ? Quelque chose d’inachevé ?

Peu à peu ces images de grands espaces et de route infinie m’abandonnent pour me laisser seul face a des visions nettement moins agréable. Des visages écœurants, délabrés, puants, des mains décharnées et avides, essayant de passer sur l’abris exiguë ou je reste immobile telle un jouet brisé. Brisé… ce mot va tellement bien avec la situation. Ce qui était un bruit de moteur s’avère être, en fait, des sons de gorges mortes implorante de m’attraper. J’essaye de bouger ma tête au prix d’une douleur fulgurante. J’ai dû mal à comprendre que je suis sous une benne à ordure et entouré par trop de moisis pour espérer sortir d’ici, en admettant que je sois capable de me déplacer. Bref je suis prisonnier.
Je n’ai pas plus de notion du temps que de ce je que j’utilise pour parler de moi, pourtant la faim et la soif me tiraillent presque autant que mes blessures. Pour éviter de penser à ma langue qui semble avoir doublé de volume dans ma bouche qui a la texture du carton trop sec ou aux gargouillis acides de mon ventre, j’essaye de me souvenir comment je suis arrivée ici. Mais rien à faire. Je rends compte que je ne sais même pas mon nom. Pourtant je dois bien en avoir un, comme je ne suis pas arrivé ici par magie.

Je ne sais pas non plus à quoi je m’accroche mais ne pas mourir est presque devenu une obsession. Combien de temps je reste là, parcours par des frissons de fièvre ? Aucune idée. Mais en tout cas, après ce qui m’a semblé être un clignement d’œil, les moisis n’étaient plus là. C’est presque pathétiquement que je me roule sur le bord pour observer.  Visiblement ceux qui voulaient me manger ont trouver plus intéressant ailleurs. Je m’extirpe comme je peux de ma prison. J’ai mal a chialer, mais je sais que si je reste là c’est la fin.

C’est en titubant et en m’agrippant au mur que j’essaye de fuir. Je ne tiens pas debout, je suis couvert de sang, d’écorchures et de bleus, j’ai une douleur à la tête qui menace de me faire tourner de l’œil, je vois que des moisis ont perçu mes mouvements et rappliquent, pourtant je continue comme je peux à avancer. Je ne vais pas crever dessous une poubelle, je ne vais pas crever aujourd’hui.


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Sam 18 Nov 2017 - 11:31

Quand on y pense ma survie, n’est qu’une suite d’évènements improbables les uns que les autres. Je me demande certaines fois comment j’ai pu faire pour rester en vie aussi longtemps. Car malgré mon armure, mes armes, et mon pistolet. Je ne fais pas le poids contre les monstres qui hante ces rues déserte. Je n’arrive jamais à voir le mal dans les gens, à part quand ils se cachent, sous ces masques, ou derrière des visages sans expression. Mais comment, ils sont devenus comme ça. Je ne pense pas que quelqu’un puisse se dire du jour au lendemain, « tiens si j’allais tuer des gens pour assouvir mes pulsions ». Qu’ont-ils pu vivre pour devenir comme ça. Et s'ils veulent, ils en de la chair à canon, quand on y pense. Parfois, je demande si le danger n’est pas et ne la pas été toujours l’homme dans tous les sens du terme ? J’en ai marre de me faire sauver, sans arrêt. J’en ai marre d’être le point faible d’un groupe. Marre de courir pour survivre. Je veux et je vais faire face à partir de maintenant. Je parcourais ces rues, et je les nettoierais. Ces fous, m’ont privé de bien des choses. À chaque fois, j’ai eu l’impression d’être perdu. À chacun de leur coup, c’était comme si on m’amputait sauvagement. Ce qu’ils m’ont fait entre autres. Je n’arrive, et je n’arriverais pas à les comprendre… On est plus beaucoup sur Terre. Alors ! Pourquoi se battre ? Est-ce que nous terminerons nous-même le travail qu’à entrepris ce virus. La nature reprendra ses droits inévitablement. Mais est-ce qu’un jour si une forme supérieure, la terre. Est-ce qu’il y trouvera, une trace de notre maladroit passage. Ou bien est-ce que nous allons être relégué à l’Histoire, comme les dinosaures. Ou-est ce que tout ça n’est qu’un renouveau, comme un phénix qui renaît de ses cendres. Toutes ces pensées, me trottent dans la tête depuis plus d’une semaine. Elle se mélange, dans ma tête, et occupe toutes mes pensées. Que je ne me suis même pas rendu compte que je suis en train de marcher le long d’une route, que je ne connais pas. Je regarde autour de moi, la peur prenant le dessus sur mes réflexions. Je sais qu’il ne m’arrivera rien. Pas de course-poursuite, pas de combat pour aujourd’hui. Mais la crainte, de ne pas retrouver mon chemin, est bien présente. Ce n'est pas grave, je continue de marcher...Au pire, je trouverais un abri pour la nuit. Mais bien sûr Papa va se faire du souci…
Je vois quelqu’un rampé sur la route devant moi. Sûrement un charcuteur, qui a perdu la faculté de marcher. Je fais la promesse, de ne rien leur faire. Mais tant qu’ils ne meurent pas ? Ce n'est pas grave ? Au moins personne risquera de se faire transformer, même si le risque est minime. Je cours vers, mes pas résonne dans le silence total. Arrivé près de lui, je vois que du sang macule son visage, son teint est trop... « vivant » pour qu’il soit devenu l’un d’entre eux. Il ne m’en faut peu pour que je comprenne que ce n’est pas un danger. Je m’agenouille à côté de lui. J’ai l’impression qu’il est au bout de sa vie. Je ne peux pas l'aider moi !!
Je le roule sur le dos et l’observe.

-Monsieur ? Ça va ? Demandais-je complètement affolé
Ma question est complètement débile quand j’y pense, mais je ne sais pas quoi dire. C'est ça se sentir obligé de sauver quelqu’un ?

- Eh....merde, MERDE!!!!

J’essaye de voir qu’est ce qu’il a pu bien se produire, en regardant autour de moi, aucun indice, rien à part des charcuteur, venant dans notre direction attirée par l’odeur du sang

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Je marche encore et toujours espérant ne pas rencontrer la mort
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Sam 18 Nov 2017 - 17:56

J’ai mal tarnation. J’ai beau avoir visiblement la volonté d’un sanglier qui charge, mon corps me trahi et je fini par me vautrer comme une vieille merde amorphe. J’ai presque envie de chialer. Drôle de constat alors que je ne sais même pas pourquoi je m’accroche autant à la vie. Pourtant, y’a un truc au fond de moi qui me hurle que je ne peux pas mourir maintenant. Un truc à finir peut-être ? Une personne qui m’attend ? Je n’arrive pas à me souvenir mais pour le moment ce n’est pas mon réel problème immédiat. Non là c’est plus les moisis qui grognent et me suivent comme des charognards qui ont senti que le repas était bientôt prêt qui m’inquiète.

Je n’arrive pas à savoir si je délire avec la soif et la fièvre ou si ce qui se passe devant mes yeux est réel. Mais je crois qu’il y a une gamine qui est devant moi et qui me demande si ca va. Je ne sais même pas si je la connais. Si j’avais un peu de salive à gaspiller je pense que je lui demanderais bien si j’ai l’air d’aller bien… Je sens que qui que je sois, je ne dois pas être très agréable à supporter comme garçon. Mais ma bouche sèche et ma langue épaisse m’oblige à ravaler cette repartie malvenue au regard du contexte.

Je l’entends jurer ce qui me ramène à l’urgence du moment. Elle commence à regarder partout comme un chien de prairie aux aguets. Même si je suis dans un sale état, je suis lucide sur un point, si elle se barre sans moi, je vais y rester. Je me redresse en grimaçant de douleur, mais au moins j’ai la satisfaction de ne pas avoir gémis quand ma jambe m’a clairement dit « merde », manquant, en plus de me faire mal, de me faire retomber.

J’agrippe le bras de la fillette qui a l’air paniqué. Est-ce ma tronche ou les moisis ? Je me rends compte que je ne sais même pas à quoi je ressemble, mais je range rapidement cette information dans un coin de ma tête.

« Abris…. Aides moi… faut… abris… et… eau…. »


Je n'ai plus qu'a serrer le cul pour qu'elle m'aide a aller dans un endroit sur avant que je ne tourne de l'oeil pour de bon.

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