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 Are you really Batman?

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MessageSujet: Are you really Batman?   Dim 26 Nov - 0:48
18 juin

La petite voix de la raison, celle qui nous dit ce qu’on doit faire pour éviter les emmerdes et que je n’écoute jamais, me disait bien qu’entrer dans le labo était la pire idée du monde. Sauf que je ne pouvais pas laisser Joey retourner chez elle sans m’assurer de deux ou trois choses pour son confort et sa sécurité. Et puis merde, si je dois ne plus jamais la voir autant me laisser encore le luxe de quelques minutes proche d’elle.

Je maudis mon vieux de m’obliger à rester seul presque autant que moi de mettre foutou dans ce pétrin. Iris a été clair, la petite prestation le jour de la cérémonie des morts, où Doug a fini la tête éclatée par Gertrude à marquer autant les esprits que les vêtements des proches. Alors forcement Cale m’aurait un peu dans le collimateur et je risquerai de passer un bref mauvais moment vue sa réputation de maniaque de la gâchette qu’il se traine.

Sauf que ça ne suffira stopper le vieux si ça lui reprenait d’essayer de tuer Joey. J’essaye de faire un tour des « zones a risques » du camp pour les donner a Joey, quand je me rend compte que deux types du labos viennent dans ma direction. Pas le temps de me planquer. Merde.

Je baisse la tête et les croise en leur disant bonjour comme si j’étais un des leurs. C’est couillou mais je n’ai pas d’autre stratégie. Les types me saluent mais je les sens tiquer pendant que je continue à avancer. Très vite un des types demande à l’autre s’il me connait. Bordel. Au premier croisement je tourne et hâte le pas. Je les entends me suivre. Il faut croire qu’il n’y a pas assez de nouvelles têtes dans le coin ou que mon vieux est plus doué que moi.

Sans réfléchir je passe par la première porte que je vois. C’est fermé à clé, mais une fois de plus, c’est une question de secondes avant que je ne sache entrer dans la pièce. C’est juste mais je me glisse à l’intérieur avant que les mecs du coin ne me voient.

Je reste une seconde à détailler l’endroit où je me trouve. Des tubes à essais, une odeur qui n’est pas sans me rappeler l’antre de Donovan… un peu intrigué je me sens l’envie de fouiner et d’ignorer, une nouvelle fois, la petite voix qui me hurle de me barrer rapidement.

C’est clean, je ne sais pas qui taff ici mais c’est forcement une gonzesse pour que ça soit si bien rangé. Je repère la seule excentricité du coin, une espèce de statuette bleue que j’ai déjà vu sur une affiche dans le comic store avec ce machin dessus, quoique ce cela soit. je joue un peu avec avant qu'autre chose qui attire mon œil d’expert du cambriolage, les tiroirs verrouillés du bureau. C’est une invitation encore plus tentante qu’une jolie fille a poil qui dit être en manque de sexe. Je regarde de plus près le mécanisme quand le bruit de de pas devant la porte me surprend. Et merde !!!

Mais pourquoi j’écoute jamais ma petite voix. J’ai juste le temps de me cacher sous le bureau avant que la porte ne s’ouvre. Je ne sais pas encore comment je vais me sortir de ce pétrin, mais va falloir trouver et vite.

Oh putain!!! J'ai gardé le machin bleu dans les mains. Ben bravo.

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Lun 27 Nov - 11:28
Dans un bruissement métallique, le tiroir glissa sur ses rails jusqu'à claquer contre le bureau et Rajesh tourna la clé pour empêcher quiconque de venir farfouiller dans ses affaires. Comme à chaque fois, il récupéra la petite clé argentée pour la mettre à l'abri dans la poche de sa blouse et fit deux pas en arrière pour se planter au milieu de la pièce, qu'il balaya du regard, sourire satisfait aux lèvres. Sa chambre était tellement propre et bien rangée qu'elle peinait à perdre ses airs de laboratoire de recherche. Le carrelage blanc au mur et au sol était réellement étincelant, le lit fait avec une précision quasi militaire, aucun papier ne traînait à la vue de qui que ce soit et les nombreux livres sur la biologie ou la médecine rangés sur l'étagère dans le dos du chercheur étaient tous parfaitement alignés. L'indien n'était pourtant pas spécialement connu pour être quelqu'un de particulièrement maniaque, mais avec ce qu'il faisait enfermé dans cette pièce, il préférait ne rien laisser au hasard et surtout ne permettre à personne de tomber par hasard sur le fruit de ses recherches et de ses expériences, effrayé à l'idée que Cale ne décide de le jeter dehors s'il découvrait le fin mot de l'histoire. Aussi, il s'efforçait de donner un air aseptisé à sa chambre, pour repousser au loin la curiosité mal placée.

Relativement satisfait du résultat, le scientifique prit tout de même la peine de retourner à sa paillasse, où il bougea un peu les tubes à essai et les boites à pétri qu'il utilisait actuellement pour une énième tentative de fabriquer une souche de la bactérie qui ne soit pas dangereuse et les aligna parfaitement les uns avec les autres, terminant la rangée en déplaçant de quelques millimètres le petit TARDIS bleu posé à plat sur son exemplaire des Montagnes hallucinées, seuls objets personnels que renfermait cet endroit. Enfin, il se permit de poser ses mains sur sa taille pour admirer le résultat, laissant échapper un soupir satisfait face à la perfection de cette mise en scène. « Une bonne chose de faite ! » lança-t-il à la cantonade. « Maintenant, on va manger ! »

Son regard caressa une dernière fois la pièce avant qu'il ne la quitte pour de bon, remontant d'un pas léger et assuré le long couloir carrelé de blanc qu'il devait emprunter chaque fois qu'il comptait rejoindre la partie plus vivante du camp. Dans le grand hall d'entrée, comme c'était presque toujours le cas, les autres survivants vaquaient à leurs occupations, certains entretenant des conversations en petits groupes réduits, d'autres étant seulement de passage pour rejoindre l'extérieur ou l'escalier menant aux chambres à l'étage. Sourire aux lèvres, le scientifique se permit de saluer les personnes qu'il croisait en traversant le hall pour rejoindre la petite pièce derrière le comptoir qui avait été transformée en cuisine pour les besoins des habitants. « Bonjour, Ruth ! » lança-t-il de son ton joyeux toujours soutenu par son accent à couper au couteau. « Tu aurais quelque chose à grignoter pour moi ? J'ai raté le petit déjeuner ce matin... » avoua-t-il un peu honteux.

La jeune femme eut la grande bonté de lui offrir de quoi se rassasier et après une petite conversation allant des recherches de Rajesh jusqu'aux dernières nouvelles concernant en Aaron, en passant par quelques banalités sur le groupe, le chercheur rebroussa chemin pour retourner se planquer dans sa chambre. Il était d'une humeur particulièrement bonne aujourd'hui et finalement bien décidé à ne pas se remettre au travail pour le moment et réfléchissait donc à ce qu'il comptait faire à la place pour occuper son temps lorsqu'il entra dans la pièce. Un rapide coup d’œil sur l'endroit ébranla un peu sa motivation, alors qu'il réalisait à quel point il ne possédait rien qui n'ait pas un rapport direct avec son travail. Pas la moindre photo affichée dans un cadre, rien qui ne soit même vraiment coloré, hormis la petite tâche bleue du TA...

D'un seul coup, le scientifique s'arrêta et sa tête pivota pour revenir vers le bureau, où le fameux TARDIS avait disparu. Il n'était pourtant pas cinglé et il se souvenait parfaitement de l'avoir touché juste avant de sortir.... Soudainement, il sentit son cœur se mettre à battre à tout rompre et le sang affluer à ses tempes. Quelqu'un était entré. Ça ne se voyait pas, tout était encore parfaitement en place à première vue, mais c'était la seule explication logique pour justifier la disparition de cet objet qui n'intéressait certainement personne d'autre que lui dans tout le labo. « Rundi ka bacha... » grogna-t-il dans sa barbe, restant bien en place à se demander quel crétin pouvait l'avoir volé et surtout comment il allait pouvoir récupérer ses affaires.

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Lun 27 Nov - 22:07
D’habitude je sais garder mon sang froid et je ne fais pas d’erreurs aussi stupides que de me faire prendre comme un novice. C’est vraiment indigne de tout ce qu’on m’a appris, certes à coup de savates, dans mon enfance. Bordel ! Surtout que de repenser à ce que m’a raconté Iris sur son vieux, ne m’aide pas à rester calme. Je crois que finir entre ses mains ne m’emballe pas du tout, mais alors pas du tout du tout. En fait je m’imagine trop le mec sadique et avec des armes planquées partout où c’est possible d’en dissimuler qui va me faire sauter le caisson avant même que j’essaye de le baratiner. De toute façon, s’il est comme sa fille, le baratin n’est peut-être pas la meilleure option qui soit.

Le coup de « je suis nouveau ici » à ses limites : je suis incapable de savoir qui était là à leur putain de cérémonie de merde. Maudit soit Bruce de m’avoir mis sur le devant de la scène ce jour-là. Ensuite j’ai l’impression qu’ils connaissent tous en ce moment. Impossible de passer inaperçue avec cette méthode. Bon ok, le fait que je sois planqué sous un bureau ne va pas aider. A moins que je tente de me faire passer pour la nouvelle femme de ménage je ne vois pas de carabistouille crédible a sortir.

Je zieute discrètement le type qui vient de faire son entrée. Basané, barbue, pas spécialement gaulé pour défoncer des cranes à première vue, avec sa blouse blanche c’est l’archétype d’un mec qui joue avec des éprouvettes ou d’un docteur. Merde… c’est lui le proprio du lieu ? Dire que j’avais parié sur une gonzesse. Comme quoi mon argument de « c’est le bordel dans ma baraque mais c’est normal parce que je suis un mec et que les mecs ne sont pas fait pour ranger » ne tient plus.

L’idéale serait qu’il se casse tranquillou, que je reste planqué ici le temps qu’il fasse plus sombre dehors avant de me tenter la grande évasion. Sauf que j’ai rarement le droit à « l’idéale » et que le type semble se figer en regardant son bureau. Je gagerais presque ma Gisèle qu’il a remarqué que son machin bleu manque à l’appel, il faut dire que coté deco, dans le genre minimaliste il fait fort, alors c’est sûr que s’il manque un truc ça doit crever les yeux. Je hais les maniaques. Il faut que je me décide et vite.

L’idée de faire du mal à une personne de cet endroit ne m’enchante guère, même si Robin suggère que je saigne, que je planque le corps avant d’attendre le moment opportun de me barrer, je rejette définitivement cette suggestion. Il y a forcément une autre alternative pour m’en sortir que de tuer un type qui compte peut-être pour Iris, Ruth ou Joey. Je n’ai pas le temps de plus me poser de questions que le type se met dire un truc dans une langue que je bite pas. En même temps, à part l’américain et un peu de français, je suis loin d’être polyglotte…. Bref… je ne sais pas ce qu’il dit, mais ça snif une sommation ou un appel à l’aide. S’il donne l’alarme je suis mort.

Je hais ma bite et mon inconséquence de m’avoir foutu dans une galère pareille en allant voir Joey dans le labo. Sans laisser le temps au type d’en dire plus ou d’aller chercher ses potes, j’abandonne le truc bleu, bande mon arc et je sors de ma planque en le braquant de ma flèche encochée.

« Je te plante si tu pousses un seul son qui pourrait alerter tes potes. »

Je lui laisse quelques secondes pour assimiler l’information en espérant qu’il capte ma langue. En fait je ne sais pas ce qui m’inquiète le plus, entre le fait que je sois pas spécialement tendu par le fait que je suis en train de juste menacer de mort un pauvre type qui a l’air aussi dangereux qu’Octavia ou le fait que s’il joue au con j’envisage sérieusement de le blesser. Pourvu que Logan et Joey n’apprennent jamais cet incident et que ça se finisse bien.
Je lui désigne le siège du bureau.

« Tu vas venir t’assoir ici et me dire qui tu es ainsi que ou se trouve la porte principale par rapport à ici, et un conseil, ne fais pas le malin si tu as envie que ça se finisse bien pour ta tronche. »


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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Jeu 30 Nov - 9:53
Le juron lancé en hindi ne fut d'absolument aucun secours à Rajesh qui restait planté au milieu de son labo sans faire le moindre geste. Il ne savait même pas vraiment pourquoi il restait en place, mais une inquiétude désagréable commençait à monter dans ses veines et, tout à coup, il commençait à réaliser certains détails qui ne l'avaient pas choqué tout à l'heure quand il était sorti et qui prenaient un sens tout à fait différent désormais, comme les gardes armés qui maugréaient entre eux dans le hall, armes sorties, par exemple. Sa paranoïa enfouie avec soin commençait à refaire surface, jusqu'à ce qu'il ne se force à fermer les yeux pour respirer un grand coup. C'était idiot, vraiment. Si quelqu'un s'était infiltré dans le laboratoire, ce ne serait certainement pas pour venir voler une figurine de TARDIS parfaitement inutile dont il faudrait même bientôt changer les piles. Il y avait tout un tas de choses vraiment importantes dans cette pièce qu'il occupait depuis des mois, des choses susceptibles de changer la vie du monde entier, il aurait fallu être bien crétin pour se contenter d'un goodies Doctor Who quand on pouvait ressortir avec de l'or entre les mains... Non, personne dehors ne menait une vendetta ridicule contre lui, il devait tout simplement s'agir d'une mauvaise blague perpétrée par l'un des habitants du labo, peut-être même tout simplement Clarice en quête d'un nouveau jouet.

Doucement, mais sûrement, le scientifique parvenait à utiliser son bon sens pour se calmer et, les yeux encore fermés, il continuait ses exercices de respiration pour retrouver pleinement le contrôle de son corps et de ses pensées. Hélas, à peine eut-il retrouvé sa sérénité et rouvert les yeux que tous ses efforts furent réduits à néant lorsque son regard se posa sur un jeune homme armé d'un arc bandé dont une flèche regardait droit entre ses deux yeux. Désireux de ne pas découvrir si la menace que proférait l'agresseur était réelle ou seulement pour faire joli, Rajesh avala sa salive et se mordit les lèvres pour retenir le cri d'effroi qui menaçait de traverser la barrière de ses lèvres et il se contenta de hocher la tête de haut en bas pour signifier qu'il avait compris l'idée.

L'autre reprit la parole et le chercheur, totalement paniqué, abandonna immédiatement la possibilité de jouer au plus malin, obtempérant sans un mot en tirant la chaise devant sa paillasse pour s'y asseoir, ses mains agrippant fermement les bords de la chaise comme un naufragé s’agripperait à une bouée. Tout son corps était secoué de petits tremblements le faisant passer au choix pour un épileptique en pleine crise ou un grand-père atteint de Parkinson. Il n'arrivait plus à détacher son regard du jeune homme, mais parvenait difficilement à rassembler ses pensées pour répondre aux exigences de son tortionnaire. « Je...je.... La sortie est au bout du couloir dans le hall ! » lança-t-il précipitamment, dans l'espoir que cette information suffirait à le laisser en vie. Il voyait mal ce que ça apporterait à ce type étant donné qu'il faudrait traverser le hall bondé de gardes et d'autres habitants du labo pour atteindre cette fameuse porte et qu'il n'y avait aucune autre issue dans cette partie du bâtiment, raison pour laquelle, sans doute, l'armée l'avait choisi pour enfermer l'équipe de Rajesh deux ans plus tôt. De toutes manières, il n'était même pas certain que l'autre arrive à le comprendre avec son accent plus prononcé que jamais à cause de la peur. « Et je... je m'appelle Rajesh. Rajesh Manjrekar. »

De nouveau, le scientifique ferma les yeux, reprenant la parole à voix basse cette fois, pour répéter quelques mots en hindi que l'autre ne devait probablement pas comprendre. Peu lui importait réellement, à vrai dire, même s'il craignait peut-être un peu de mourir pour cet affront, il ne connaissait pas de meilleur moyen de se calmer quand il frôlait si dangereusement la crise de panique que de répéter ses prières comme un mantra jusqu'à ce qu'il ne pense plus à rien.

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Ven 1 Déc - 20:11
Le mec a pas l’air décider de faire le malin, c’est pas plus mal, je pense que Joey ne me le pardonnerait pas si je blessais quelqu’un ici. C’est moi ou il a l’air d’être a la limite de se pisser dessus. C’est con mais je ne tire aucune fierté de faire peur aux gens. C’est même le contraire, ça me renvoie une image monstrueuse de moi-même, une image trop proche de celle de mon géniteur.

Pourtant il va falloir faire avec, car plus il flippera, moins j’aurais à le malmener pour arriver à mes fins.  Je grogne quand il me confirme ce que je craignais. Je me suis planté à un embranchement. Fait chier qu’ici ça soit aussi labyrinthique. Bordel de sa mère la pute. Il va falloir que je trouve un plan. En fait je ne vous que deux possibilités. Soit je me sers du basané comme guide pour atteindre le mur qui donne sur le bosquet, en sachant qu’il aura l’option « conversion en otage » si ca part en couille, Soit je le ligote et on reste a attendre que la nuit tombe pour que je tente ma chance aux heures ou les honnêtes gens sont moins alertes.

Ma réflexion est perturbée par le nom qu’il donne. Il a dit qu’il s’appelait comment là ? J’ai forcement du mal entendre. Il commence à baragouine je ne sais quoi quand je réalise qu’il a bien dit Rajesh.

« Attends, Rajesh… putain, tu veux dire que t’es le mec à Maddie ??!!!! »

Je le regarde, incrédule, des pieds à la tête. C’est ça son Batman? Le mec qui est capable de niquer tous les moisis de la planète, de la sauver des mains de mon géniteur…. Non… là c’est du délire.  J’ai forcement loupé un truc. Pourtant avec un nom aussi imprononçable, je me doute qu’il ne doit pas y en avoir 50 dans le labo. Ça aurait été Jordan ou Drew à la rigueur.

Je baisse mon arc, un peu gêné par la situation. Je reste quand même prêt à lui en coller une s’il tente de sonner l’alarme, mais je ne peux décemment pas le garder dans ma ligne e mire. Maddie va me défoncer pour ça si un jour elle l’apprend. Déjà qu’elle ne sait pas m’encaisser en ce moment. Ça ne va rien arranger si je secoue son Jule. C’est quand même drôle comme situation. Je ne m’attendais pas a un petit indou en blouse blanche.

«  T’es pas censé être le sauveur de l’humanité ou un truc du genre ? »

Maddie en a certainement plus que rajouté, à mons qu’il cache bien son jeu. J’essaye de ne pas zieuté vers son entrejambe en me disant qu’à part a ce niveau là je ne vois pas ce qu’il pourrait avoir de plus que les autres pour pecho une nana comme la rouquine.

« Avant qu’on ne discute de comment on va s’organiser pour que je puisse me barrer d’ici et du prix de ton silence, il faut que tu me dises absolument un truc, t’as fait comment pour lever une meuf comme Maddie ? Je sais pas mais je l’aurais plus imaginer avec un type gauler comme Batman qu’avec… heu… ben un type comme toi… d’ailleurs t’es quoi ? un toubib ? »

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Dim 3 Déc - 16:57
Un vent de panique d'une violence inouïe s'abattait sur le scientifique, fermement agrippé à sa chaise et tout occupé à serrer les paupières avec force pour tenter de se calmer. Il savait des centaines de choses sur des sujets divers et variés, nombre d'entre eux d'ailleurs parfaitement inutiles au quotidien, mais il n'avait pas la moindre idée de comment se sortir de cette situation sans risquer sa vie ou celle de qui que ce soit d'autre. Ce dont il était certain, en revanche, c'était qu'il ne voulait absolument pas mourir aujourd'hui, certainement pas comme ça. Obtempérer restait la meilleure solution, mais ça n'aidait pas à faire taire son angoisse. De longues secondes, il s'y employa pourtant en répétant tout bas des prières qui ne lui avaient pourtant jamais été d'aucune aide au cours des deux dernières années et des longs mois passés enfermé dans le bunker. Si les Dieux auxquels il avait cru toute sa vie existaient réellement, ils ne faisaient pas cas du sort de Rajesh, mais les prières parvenaient au moins à concentrer son attention suffisamment pour calmer les battements de son cœur.

Son agresseur s'occupa de le faire arrêter de battre totalement en posant une question sur un ton totalement ahuri qui poussa le chercheur à rouvrir soudainement les yeux, pour constater qu'il avait au moins eu la gentillesse de baisser son arme. Ce type connaissait Maddie ??? Tout doucement, Rajesh retrouvait ses esprits, pas encore assez pour se permettre d'afficher la moindre assurance, mais suffisamment pour garder les yeux ouverts et son attention entièrement portée sur le jeune homme. Il ne savait pas trop comment prendre l'air incrédule et une nouvelle question vraiment perturbante de son bourreau... Tout cela avait un petit côté vexant, fortement renforcé lorsque d'autres questions et remarques désobligeantes arrivèrent. Pourtant, Rajesh avait généralement parfaitement conscience de ne pas être le genre d'homme pouvait prétendre au cœur d'une femme comme Maddie. Mais on ne le lui avait encore jamais dit à voix haute et c'était franchement blessant. Heureusement, la situation était suffisamment délicate pour empêcher le scientifique de s'offusquer de ce qui ressemblait fort à une insulte, le poussant plutôt à demander, presque aussi incrédule que le type face à lui :

« Vous connaissez Maddie ?! » Plus calme, le chercheur parvint à rassembler ses idées et ses esprits pour assembler les pièces du puzzle et son regard s’agrandit soudainement lorsqu'il comprit. « Oh... Vous êtes ce gosse dont elle parle sans arrêt, c'est ça ? Le rejeton délinquant de Logan ? » Combien de fois avait-il entendu la rouquine lui parler de ces deux-là au talkie et regretter par mille mots de les voir si couillons tous les deux à ne pas savoir se dire les choses. Visiblement, ce Logan avait du mal à assumer plus d'une relation dans sa vie et de repenser à cela maintenant transforma l'air surpris de Rajesh en une grimace de dégoût. Décidément, il avait une sainte horreur de cet homme, encore plus maintenant qu'il rencontrait son fils qui n'était certainement pas un type bien. Impossible de ne pas accuser le père des travers du fils.

La bonne nouvelle dans tout cela, c'était peut-être que Rajesh voyait ses chances de s'en sortir augmenter considérablement. Si ce gamin osait lui faire du mal, il aurait une Maddie folle de rage sur le dos et personne au monde n'aurait envie de voir ça, n'est-ce pas ? Aussi, le scientifique se permit de se redresser pour se tenir bien droit et de plonger son regard dans celui de jeune homme, parant son visage d'une nouvelle assurance, osant même cesser de s’agripper si violemment à sa chaise pour croiser plutôt ses doigts sur ses genoux. « Je ne suis pas médecin, non, je suis un chercheur, je fabrique des vaccins. » répondit-il d'un ton plein de dédain. « Et je vous déconseille de me faire du mal, parce que Maddie ne sera pas la seule à être folle de rage après vous si vous blessez la personne la plus proche qu'on puisse l'être de trouver une solution à ce qui se passe dehors ces temps-ci. » ajouta-t-il, tout aussi insolent. Peut-être bien que Cale ne portait pas tellement le scientifique dans son cœur, mais c'était un homme assez intelligent pour reconnaître la valeur qu'avait Rajesh pour eux tous. Cette pensée donna presque envie au scientifique de se mettre finalement à hurler pour attirer l'attention des autres, rien que pour avoir le plaisir de voir son chef mis face à l'obligation de prendre sa défense, pour une fois.

Il se garda tout de même d'aller aussi loin, se mordant plutôt l'intérieur des joues en jaugeant l'archer quelques secondes. Maddie allait probablement lui en vouloir à lui aussi s'il s'arrangeait pour que ce petit crétin se fasse chopper par les gardes du labo et il préférait ne pas penser à ce qu'en penserait Logan, qui, malgré tout le mal que Raj pensait de lui, l'effrayait cent fois plus que n'importe qui d'autre et très clairement plus que Cale. « Qu'est-ce que vous faites ici, de toutes façons ? » demanda-t-il finalement. « Et pourquoi vous vous prenez tellement la tête pour chercher un moyen de sortir ? Cale et Logan sont de bons amis, non ? Le fils du chef doit bien avoir droit de passer par la grande porte en se pavanant. Votre père ne se gêne pas pour le faire en tout cas... »

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Mar 5 Déc - 20:49
Quand il semble me remettre, je ne peux retenir une grimace. Comment ça le délinquant de rejeton de Logan ?? Non mais ho !! Je me suis racheté une conduite depuis bordel de merde !

C’est pas parce que je me suis introduit comme un voleur dans son labo ou sa piaule (je ne sais toujours pas trancher la question) que je me suis retrouvé planqué sous son bureau avec son machin bleu dans les mains avant de le braquer avec un arc qu’il faut tout de suite en conclure que je suis un délinquant. Je trouve que ce monsieur fait de sacrés raccourcis pour le coup.

J’ai presque envie de lui en coller une pour la peine, mais je fais preuve de retenue et pas à cause des risques de représailles de Maddie, mais aussi, et surtout, parce que j’ai été aussi vachement remis dans le droit chemin par mon père. Bon, ok, Maddie peut être diabolique quand elle s’y met. En fait je pense qu’aucun être vivant normalement constitué n’a envie d’avoir une Maddie furax sur le dos.

Je ne peux retenir un sourire en quoi quand il me dit qu’il fait des vaccins. Sans rire. Un mec qui fait des piquouzes ? Putain, c’est ça son sauveur de l’humanité ?


Je me renfrogne un peu plus quand il me demande pourquoi je suis ici et pourquoi je ne me barre pas par la grande porte. Avec ses préjugés à la con, ca me fait un peu chier de lâcher la réponse. Je décide d’esquiver la raison de ma connerie. Pas la peine de mettre Joey dans la merde parce que j’arrive pas a penser correctement avec elle. Et puis ca le regarde pas en plus. C’est qui qui tient l’arc ? Je me lance, donc, sur le deuxième sujet comme si j’avais pas entendue la première question.

« T’étais pas là à votre pseudo cérémonie des morts pour me demander ça toi ? Le fait est qu’il y a un … on va dire, un gros malentendu entre Cale et moi et, d’une source fiable d’ici, il se pourrait qu’il ne soit pas encore prêt à écouter ma version des faits avant de me flinguer.  Mais bon, ça veut pas dire pour autant que je suis un délinquant hein ! Et puis, Maddie serait certainement vénère si tu m’aidais pas à me sortir de cette galère… »

C’est moche de retourner ses armes contre lui. Surtout que je ne suis pas sûr que la rouquine soit franchement investie dans ma survie. Depuis que mon géniteur lui a fait du mal, je vois bien dans sa façon de m’éviter ou de me repousser qu’elle ne sait plus supporter ma trogne. Pour le coup, je ne sais pas lui en vouloir et je comprends parfaitement sa réaction. Si je savais faire quoique ce soit pour réparer, ça serait déjà fait. Après elle est suffisamment pote avec Logan pour essayer de lui éviter la peine de me chialer non ? Je ne suis pas sûr que je sois à réellement tenter le diable sur ce coup-là.

Cette pensée me ramené à un autre petit détail. Est-ce que le mec de Maddie sait pour mon géniteur ? Je suis con, vu comment Maddie ne sait pas la fermer, forcement qu’il sait. Au delà de la peine sincère que j’ai pour eux deux, je me dis qu’il vaut mieux rester sur le qui-vive, parce qu’a sa place, je suis pas sûr que je me verrais comme le fils de Logan mais plutôt celui du mec qui a violé ma nana… et je ferais tout pour que ça se finisse le plus mal possible pour lui, histoire de la venger. La balade avec lui dans le camp, on va oublier tout de suite du coup.

« Bon Raj, bonne nouvelle, finalement, je sens qu’on va passer quelques heures ensemble pour faire connaissance, le temps que la nuit tombe, et ensuite je me barre. Je suis sûr que ça va illuminer ta soirée qui m’avait l’air overbookée. »

Et vlan, moi aussi bonhomme je sais coller des étiquettes !!! Tête d’ampoule sans vie sociale !! bon avec une copine certes ! Mais quand même !

« Bon avant que je te demande si tu étudie aussi la mutation de la partie reptilienne du cerveau des morts au détriment de la putréfaction des cerveaux néocortex et rachidiens, est ce que tu crois qu’on peut négocier ton silence avec une livraison de goodies à l’effigie de ton machin bleu ? Je ne sais pas ce que c’est, mais y’en a plein au comic store de Detroit. Alors, que penses tu du deal ? »

J’ai récite les trucs que me sorts Dono. Ce mec a toujours besoin de me raconter ses machins scientifiques quand il ouvre des cranes de mecs vivants pour voir comment leur cerveau mutent. C’est juste flippant et a gerber. Même moi je me dégoute parfois de lui livrer des types, pour la science, et surtout pour éviter qu’il aille me mettre dans la merde avec Logan.  Ca me fait penser qu’avec le sauvetage de Joey, j’ai pas fini de devoir payer mes dettes avec lui.

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Jeu 7 Déc - 19:05
La cérémonie des morts ? Mais qu'est-ce que cette histoire venait faire là-dedans tout à coup ? Rajesh eut tout juste le temps de froncer les sourcils face à l'incompréhension qu'il eut droit à une réponse qu'il n'avait pas posé ou du moins quelque chose qui y ressemblait de près ou de loin. À dire vrai, il ne voyait pas ce que ce gamin avait à voir avec l'histoire de la cérémonie des morts, mais comme il le soulignait si justement, Rajesh n'était pas présent sur les lieux ce jour-là puisqu'il fallait bien quelqu'un pour garder Aaron, du moins était-ce la version officielle. Quoi qu'il en soi, le scientifique laissa un petit sourire discret faire trembler ses lèvres, notant soigneusement dans un coin que monsieur le pas délinquant avait déjà des litiges en cours avec Cale, ce serait une carte à utiliser en dernier recours si, vraiment, il ne parvenait pas à le faire sortir d'une autre façon.

Mais avant d'en arriver à de telles extrémités qui, effectivement, risquaient de compromettre légèrement sa bonne entente avec Maddie, Rajesh décida de jouer le jeu et se creusa plutôt les méninges pour mettre au point une petite combine qui leur permettrait de faire sortir le gamin du laboratoire sans se faire repérer par un garde ou qui que ce soit d'autre. Il était vraiment très motivé à faire ça vite et bien, malheureusement, il eut à peine le temps de repousser l'idée de planquer le jeune homme sous un draps sur un brancard que monsieur se permettait de reprendre la parole, pour lui annoncer qu'il s'invitait à la maison pour la soirée et en lui collant un surnom en plus... Génial... Il ne manquait plus que ça pour que la journée soit absolument parfaite, tiens. Et puis cette façon qu'il avait de présumer que le chercheur n'aurait rien de mieux à faire ? Ce gamin était définitivement imbuvable et Rajesh lui portait déjà autant d'amour qu'il en avait pour son père.

Ses yeux s'arrondirent d'autant plus que le jeune homme en rajoutait une couche en utilisant soudainement un vocabulaire pseudo-scientifique qui finit de le rendre parfaitement antipathique aux yeux de l'indien. D'accord, tout le monde ne pouvait pas se vanter d'avoir un doctorat en biologie, mais mieux valait éviter de parler de sujets qu'on ne maîtrisait pas aux yeux de Rajesh et ce petit crétin commençait à l'agacer sérieusement, d'abord. « C'est joli tous ces mots, tu les as lu dans un livre avec des images ? » demanda-t-il, le ton perfide sans cacher l'animosité qu'il ressentait. « Je ne dirais rien, je ne suis pas stupide au point d'énerver les gens de ton groupe et encore moins Maddie. Mais fais-moi plaisir, si tu veux rester ici, laisse-moi la science et occupe-toi de ce que tu connais... Visiblement, forcer les serrures et énerver les gens. La théorie triunique est une grosse supercherie scientifique que plus aucun chercheur ayant reçu une formation médicale et biologique digne de ce nom ne reconnaît de nos jours. Alors à moins que tu n'aies réussi à entrer dans ce TARDIS pour revenir tout droit des années cinquante, abandonne tout de suite le jargon. »

Sans prévenir, l'indien se releva et offrit la chaise au garçon d'un signe de la main, venant plutôt le contourner pour se laisser reposer sur sa paillasse. Il aurait bien voulu passer un peu plus de temps sur son travail plutôt que de devoir faire le baby-sitter pour Logan, mais la possibilité de se retrouver avec une flèche dans l'arrière-train restait trop forte pour qu'il ne se permette de changer d'avis et de jouer un sale coup au jeune homme. Il soupira, dépité à l'idée de devoir rester coincé ici pendant encore quelques heures et après une moue boudeuse du plus bel effet, il releva les yeux vers son invité forcé. « Tu aimes les comics ? » demanda-t-il avec un peu plus de sympathie dans la voix. Si au moins ils arrivaient à se trouver quelques points communs au lieu de devoir se disputer sur la science ou la bienséances...

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Lun 11 Déc - 23:47
Bon je vais être honnête, il me fait le même effet que Dono quand il parle, je bite pas un mot de son truc. J’essaye de retenir un peu ce que le doc de Fort Hope me dit pour occuper le temps quand je dois assister aux trucs dégueux qu’il fait. L’idée que le mec de Maddie puisse être en train de m’expliquer que ce que Dono fait subir aux mecs qui finissent dans son labo improvisé ne sert à rien me donne froid dans le dos. Ça serait vraiment moche en fait. Même si pour, l’ensemble, c’est surtout des sales connards de fils de putes, c’est vraiment une mort sale que de crever le crane ouvert avec un type qui vous triture le cervelet. En tout cas ça n’a pas l’air d’être plaisant. Au moins j’ai le droit a une image et a une idée de la fonction de sa boite bleue. J’évite de ricaner, en me disant que ce mec a tout faux, pour repartir dans le passé, moi je le ferais pas dans ce machin ridicule, je le ferais avec classe si je pouvais et avec une DeLorean. Par contre je ne vois pas le rapport avec les années 50 et les histoires de cerveaux reptiliens… Etrangement j’envisage plus que c’est moi qui est un souci de compréhension plutôt que ça soit ce type qui soit complétement con.

Bon au moins l’argument Maddie a eu l’air de faire son effet et il me semble sincère quand il dit qu’il veut s’éviter des merdes avec son dragon de copine. Je reste quand même prêt a tout, mais je range mon arc et ma flèche pour m’assoir sur le siège qu’il me propose. De toute façon, sportif comme il a l’air de l’être je suis sûr que je sur que, même s’il prend de l’avance, j’arriverais encore a réagir avant qu’il n’ait atteint la porte. Je le regarde s’installer sur sa paillasse. C’est vrai qu’ici c’est pas le top du confort a coté de Fort Hope. Ca m’angoisse encore plus de laisser Joey ici.

C’est moi ou le type boude ? J’ai encore du dire une connerie, ou plusieurs. J’aurais pas trop du me foutre de sa gueule, c’est vrai qu’il est petit et gaulé plus comme … Dr Horrible que Captain Hammer, mais bon, lui il a pécho Maddie. Mieux, il arrive à la supporter. Rien que pour ca il mériterait sa BD. Au moment ou je suis en train de penser a ça il m’interroge sur les comics. Merde… si ca se trouve il sait lire dans les pensées.

… … … pas penser à Joey a poil…. Pas penser a Joey a poil… putain !!!

Bon il a pas l’air de réagir. Fausse alerte. Je lis trop de BD moi.

« En fait je crois qu’a part Aquaman, j’adore presque tous les comics. Avant c’était cool, y’avait le mec du comic store de Detroit qui me briefait et m’expliquait dans quel ordre lire quoi, mais bon… je t’avoue que sans lui, avec les Spiderman, c’est le bordel pour s’y retrouver, c’est dommage je kiffe ce hero, pas autant que Batman ou Captain America…. Mais si tu me poses la question serais ce parce que toi aussi t’aime ça ? »

Il a pas trop la tête d’un gars fan de comics. Je zieute a droite a gauche dans ce qui est, en fait, sa chambre. Et je ne vois pas une trace de BD a l’horizon.

« Si tu me dis oui je veux ton secret pour ranger tes comics, ma femme gueulait toujours qu’on ne pouvait pas poser un pied par terre a cause de mon bordel de BD. »

C’est la première fois que j’arrive à parler d’Ava avec une sorte de nostalgie amusée en pensant a ses perpétuelles simili crises d’exaspération. Surtout que, question rangement, avec ses fringues et ses bouquins Français, elle était presque pire que moi.

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Ven 15 Déc - 20:07
Rester coincé ici avec ce type n'enchantait vraiment pas Rajesh, mais son bon sens lui dictait de s'en accommoder quand même, que ce soit par crainte d'énerver Maddie ou de se recevoir une flèche entre les deux yeux. Ses traits tendus se décrispèrent légèrement lorsque monsieur accepta enfin de ranger son arme et il n'en fallut pas plus au chercheur pour faire un nouveau pas vers un accord de paix, en offrant sa chaise à son invité et en osant lui poser une question personnelle dans l'espoir de voir s'installer une conversation beaucoup plus légère. Et puisque le jeune homme avait fait mention d'un comics store de la ville et que Rajesh, malgré son apparent sérieux, vouait une passion profonde à cet univers, quoi de mieux que de parler de comics ?

Un rire moqueur, mais sincère, brisa le silence de Rajesh à la réponse du jeune homme et il ne parvint pas à s'empêcher très longtemps de rétorquer, du ton de celui qui se doit de défendre son honneur alors que ça n'était pas du tout le cas. « Qu'est-ce que vous avez tous contre Aquaman ? Je sais que la série des années 70 lui a collé une réputation affreuse et que les collants verts, c'est pas vraiment glamour, mais dans les comics, il a beaucoup plus de charisme que ce qu'ont l'air de penser les gens. Ses pouvoirs sont incroyables et même son costume n'a pas toujours ressemblé au stéréotype qu'on en garde ! Tu devrais relire un peu le New 52 avant d'afficher une opinion aussi tranchée, je trouve vraiment triste qu'Hollywood n'ait jamais pris le temps de se pencher sur son cas pour redorer un peu son blason. Rien n'aurait valu un bon petit film à la sauce américaine avec Arthur Curry comme super héros torturé et badass pour rétablir la vérité. J'aurais payé cher pour voir ce film. »

Il ne répondait pas à la question que le gosse lui avait posé, mais le seul fait de s'emballer comme il le faisait pour parler d'Aquaman devait suffire à y répondre sans avoir besoin de mots précis. Il aurait pu s'emballer autant pour n'importe quel héros de la franchise D.C, en fait, mais il s'en garda bien pour le moment, une nouvelle question de son invité, qu'il croyait certainement humoristique, vint assombrir la bonne humeur de Rajesh alors qu'il coulait un regard circulaire sur la pièce dans laquelle ils se retrouvaient coincés tous les deux. Et effectivement, on ne pouvait pas dire que cet endroit étouffait de personnalité. C'était blanc, propre à la limite du bloc opératoire. Tout ce qu'il fallait pour un laboratoire d'analyses parfait, mais beaucoup moins pour une chambre. « Disons que j'ai pas vraiment eu le temps d'emporter mes affaires avant de venir m'installer ici et... Je ne sors pas très souvent et mes camarades préfèrent ramener de quoi nourrir le groupe plutôt que des comics pour le taré du bout du couloir. »

D'un rire, le chercheur tenta de cacher son malaise, mais le fait qu'il se redresse tout à cou pour tourner sur lui-même comme s'il avait dans l'intention de s'échapper pour finalement abandonner l'idée donnait un bon indice. Il détestait passer pour un tel crétin devant ce mec alors que ça ne l'ennuyait pas tant que ça devant les autres. Mais les autres le méprisaient de manière plus ou moins cachée, contrairement à ce jeune homme qui ne s'était pas gêné de partager son opinion sur lui ouvertement et par grand renfort d'incrédulité. « Enfin bref, laisse tomber. » lança-t-il faiblement en s'approchant de son lit de camp pour s'asseoir dessus. La soirée risquait d'être longue s'ils devaient passer d'un sujet désagréable à un autre comme on se passerait un ballon. « Tu ne m'as pas dit ce que tu faisais ici, soit dit en passant. »

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Mer 20 Déc - 12:25
Bon je la lâche ma vanne ? Arthur Curry… c’est normal pour un hindou de l’aimer ? Curry… hindou… attendez j’ai un veux doute, le curry c’est pas plus les bridés qui bouffent ça ? Merde… bon du coup ma remarque spirituelle je me la garde bien profond pour moi. C’est plus sûr que de passer pour plus con que je ne suis.

En tout cas je suis bluffé par sa prise de confiance, dire qu’il y a pas 10 minutes il était aussi penaud et tremblant qu’un lévrier nain, sans sa doudoune, dehors en plein hiver, et que là il est près a se défendre bec et ongle un mec qui parle à la poiscaille et qui a été élevé par des dauphins. Un mec qui cause aux poissons !!! Putain si ca c’est pas un pouvoir de merde !

« Bah écoute si je trouve le news 52, promis je ferais l’effort de le lire, mais bon… je suis têtu ascendant buté, alors pas sur que ça me fasse revoir mon top trois des héros qui déchirent. C’était quoi déjà le petit nom que lui a donné sa maman poisson… Swimmer ? wouai… je crois que je suis pas assez open pour adhérer. »

Après la mienne, elle m’appelait bien « Dégage de la TV » et « Putain va chercher ma dose ». Question sobriquets les mères sont des fléaux. Au moins maintenant je sais pourquoi Maddie et lui sont en couple et ça me tire un sourire en coin. S’ils nous font des bébés, pour sur qu’on ne saura plus en placer une. Pas que ça me dérange, j’aime pas parler. Mais j’aurais pas penser que son Batman était une pipelette.

Je le vois mater sa piaule, genre il avait pas remarqué que c’était plus clean que… heu… bah en fait je ne vois rien qui pourrait être aussi clean qu’ici. C’est vrai qu’en comparaison avec le garage où je dors, j’ai presque une impression d’étouffer tellement s’est rangé. Sa réponse me ramène à mon propre sens des priorités. Après je pense que je ne peux pas me reprocher, après presque un an a parler juste a ma moto, d’avoir eu besoin de faire autre chose que de survivre à proprement parler pour ne pas devenir fou. Mais ouai c’est vrai que je suis assez con pour régulièrement faire un détour par le comic store et prendre des risques débiles juste pour lire des BD. J’imagine que c’est mon pet au casque a moi. Enfin l’un de mes nombreux.

J’arrive à me retenir de lui demander pourquoi il n’y va pas tout seul les chercher ses BD. Y’a qu’a repenser a sa réaction quand il m’a vu et a le regarder. Ce mec est pas taillé pour survivre seul ou aller faire son shopping avec ce qui trainent en ville. D’ailleurs je l’imagine hyper mal le faire avant aussi. Au moins ça le fait marrer, c’est déjà ça.

« On ne laisse jamais tomber un autre fan de comics ! Ecoutes, si ca t’intéresse je sais où trouver les Aquaman, première édition, encore sous plastiques, si ca te botte, je pourrais les laisser dans le coffre de ta femme quand elle viendra te voir. T’as qu’à me faire ta liste de course si t’as besoin d’autres trucs pour qu’on sache a qui est cette chambre.»

Il est hors de question que je revienne ici moi même. Pas a cause du merdier du moment, de Cale and co, mais parce que je vais m’éloigner pour de bon de Joey, je ne veux plus que mon vieux soit tenté de lui faire du mal en pensant qu’il peut m’atteindre avec elle. Mais je ne peux pas non plus laisser un mec vivre dans une piaule aussi vide que le cerveau d’une pompomgirl. Bon les Aquaman auxquels je pense seront un peu aplatis de m’avoir servi de matelas mais au moins ils sont encore en presque bon état et toujours sous plastique.

Hum sa dernière question me fait marrer.

« Tu sais que t’es pas bien doué pour faire parler les gens mine de rien, avec de l’alcool à la rigueur t’aurait pu avoir une autre réponse que « je me suis paumé ou j’ai vu de la lumière » ou « j’ai cru que c’était porte ouverte ». »

Je m’empresse d’ajouter.

« Mais flipe pas, je peux te jurer que je n’étais pas la pour foutre la merde. Par contre dis-moi, j’ai une petite question vachement importante, t’es vraiment sûr de toi quand tu dis que ca sert a rien les études de cerveau reptilien et truc muche ? »

Il est hors de question que je me barre sans avoir son avis. Si ca se trouve Dono fait de la merde qui ne sert a rien. Rien que d’imaginer ça, je me sens presque mal. Ces types qui sont morts le crane ouvert…  j’ai beau savoir que je n’ai pas le choix que de l’aider, au moins j’arrivais a me faire une raison en me  disant que ca aidait le monde. Pour le coup j’ai peur de pas aimé sa réponse.

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Lun 25 Déc - 22:16
Le jeune homme pouvait bien dire ce qu'il voulait, il n'en restait pas moins qu'il n'offrait aucune information à Rajesh concernant les raisons de sa présence ici. Et il tenait énormément à ne pas dire la vérité, visiblement. Ça devait bien cacher quelque chose qui tira une grimace au chercheur, mais il décida de ne pas insister. Du moment que le gosse restait réglo et ne lui sautait pas dessus avec une arme, qu'ils se contentaient de parler comics pendant le reste de la journée, ça lui allait. Il ne voulait pas être mis dans une embrouille, mêlé à quoi que ce soit qui ne le concerne pas personnellement et ce garçon ne lui importait pas du tout. Désabusé plus qu'autre chose, l'indien secoua donc la tête de droite à gauche pour repousser la question. S'il voulait rester coincé avec le taré du coin, ça le regardait après tout. À la place d'épiloguer à ce sujet, Rajesh s'occupa plutôt de rassembler dans sa tête les souvenirs qu'il gardait de l'époque, désormais lointaine, où il pouvait encore se permettre d'aller dépenser le très généreux salaire que lui payait le gouvernement américain dans des bandes dessinées. Peut-être qu'avant la fin de cette journée, il pourrait offrir à son nouvel « ami » une liste complète des comics qu'il devrait absolument lire...

Mais la liste n'était pas bien avancée lorsqu'une nouvelle question frappa le chercheur. Sérieusement ? Il revenait réellement à la charge avec son histoire de cerveau reptilien ? Mais qui avait été lui mettre de telles bêtises dans la tête ? Poussant un profond soupir qui ne cachait rien de son désespoir, Rajesh se remit debout en s'appuyant sur ses cuisses et il tourna un court instant autour de la chaise, jusqu'à venir se planter devant Isha. « Le cerveau reptilien est une partie de ce qu'on appelle en fait la théorie du cerveau triunique, très grossièrement, cette théorie dit que le cerveau est en fait composé de trois couches de cerveaux toutes hérités d'une phase de notre évolution et le reptilien est, bien sûr le plus ancien, le plus primitif et celui responsable de nos instincts. » expliqua l'indien, sans parvenir à cacher vraiment ce que cette histoire lui inspirait. Il n'avait aucun respect pour ce qu'il disait et encore moins pour ceux qui continuaient de perpétrer ces idées. « C'est une théorie qui est née dans les années 50, elle a connu son apogée dans les années 70 et on a un mal fou à s'en débarrasser, même si plus aucun scientifique sérieux n'en fait mention depuis au moins trente ans. » Son ton devenait presque complètement arrogant lorsqu'il reprit : « Je ne sais pas d'où est-ce que tu sors cette idée, mais tu peux me croire, personne au monde ne sait mieux que moi de quoi il parle et ce qui se passe actuellement avec les malades n'a absolument aucun rapport avec une théorie idiote et démodée. C'est de la science, de la véritable science et aucun médecin ayant plus de 80 ans de retard sur les neurosciences n'est capable de comprendre ce qui se joue là-dedans. Comment t'en es arrivé à penser à ça ? » Parler de science avec Rajesh, c'était une valeur sûre pour lui délier la langue et il aurait pu continuer pendant des heures tant cette seule question lui échauffait l'esprit. Malheureusement, il y avait tant de secrets qu'il souhaitait encore cacher, qu'il préféra ne rien ajouter pour le moment, juste au cas où son état de nerfs le pousserait à parler trop.

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Lun 1 Jan - 22:49
Comme je m’en doutais, je n’aime pas trop les confirmations de Rajesh, du moins pour ce que j’en bite. Je pense que je dois pâlir d’un coup, après avoir pas mal froncé les sourcils en me demandant ce qu’il me disait. Je n’ai n’être pas tout capté mais j’ai compris l’essentiel : Donovan est soit un débile profond soit un putain de psychopathe, voir même un peu des deux.

Bordel, un nouveau problème à ajouter à la liste avec toutes les autres, ce mec me tient par les couilles, et ca ne va pas s’arranger avec le fait que j’ai aggravé ma dette pour Joey. Fais chier putain ! A croire que j’attire tous les malades mentaux de la planète. Une petite voix me dit que je n’ai qu’à m’en foutre, que de toute façon les types qu’il torture c’est pas des saints, mais pour le coup, ça marche moyen moyen.

A mon avis je ne fais pas ma tête « matin de Noël », enfin si matin de noël chez la famille Cornwell. Du coup je ne sais pas trop quoi lui répondre. En fait, je m’en fous de ce que lui pense, c’est plus ce qu’il pourrait dire a sa nana qui me tracasse.

« Écoute, je pense que tu viens de mettre le doigt sur un nouveau problème a gérer, mais m’en veut pas si je préfère ne pas tout te raconter, j’ai trop peur que ta femme te tire les vers du nez et qu’ensuite elle aille mettre les pieds dans le plats. Je pense qu’elle a déjà eu assez d’emmerdes comme ça, autant lui en éviter d’autres. »

Parce que je pense que Dono est bel et bien capable de se débarrasser des gens encombrants sans l’ombre d’une hésitation vue sa façon froide d’ouvrir le crane de mec encore vivant et de se contenter de décrire ce qu’il observait pour consigner les détails en ignorant les supplications de ses « patients ». J’essaye de prendre un air plus détendu pour lancer une diversion « légère ».

« Bon, sinon, tu en es ou de ta liste ? On a déjà les Aquamans, des "Tardis".... J’imagine que les bouquins de ta moitié tu préfères éviter ? »


Je dis ça en plaisantant, je me doute bien qu'il ne veut pas les lire. Même moi j'ai déjà du mal a regarder la couverture avec mon père a moitié a poils sans avoir envie de gerber, rien que le résumé a suffit a me traumatiser. Alors je me mets a sa place, ça doit être mille fois pire en sachant que sa nénette doit se tripoter en pensant à un autre. Ceci dit en passant, l'image de Joey avec mon remplaçant me claque un peu la gueule au passage. Je suis finalement peut être moins bien embarqué que lui dans cette histoire.

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Mer 3 Jan - 1:00
La déception de Rajesh à voir le débat s'arrêter si brusquement était marquante et bien visible sur ses traits, jusqu'à lui faire ouvrir la bouche, prêt à répliquer, à relancer le sujet d'une façon ou d'une autre, mais il se ravisa finalement et referma les lèvres en poussant un soupir. Avec un gosse parlant de cerveau reptilien face à lui, il ne fallait pas non plus s'étonner qu'une discussion scientifique ne soit pas au goût du jour. Et visiblement, il se passait quelque chose de plus dans cette affaire, quelque chose capable de créer des ennuis avec Maddie et très franchement, Rajesh n'avait aucune envie d'être mêlé à une histoire de ce genre. Pourquoi fallait-il toujours que les gens se compliquent la vie comme ça ? Il y avait bien assez à faire et à découvrir, à comprendre et à connaître dans le monde pour ne pas en rajouter une couche avec des intrigues improbables...

Ce que le chercheur venait de découvrir, en tout cas, c'est qu'il n'aimait pas tellement ce gosse et qu'il se serait bien passé de le regarder dans le blanc des yeux pour le reste de la journée. La conversation aurait pu être agréable, mais Rajesh se sentait encore comme un otage plus qu'autre chose, à devoir donner des informations et amuser son geôlier sans jamais recevoir quoi que ce soit en échange. Si ce n'était ces objets que lui promettait Isha, une fois encore, sans doute dans le but de détourner l'attention du scientifique. « Oublie ça, je préférerais qu'on ne se revoit pas. » répondit très simplement l'indien, non sans laisser une petite grimace déformer ses traits. « Sans vouloir t'offenser. Mais il semblerait que tu n'aies rien à faire là et que tu sois pas mal du genre à t'attirer des ennuis et c'est pas vraiment mon truc. »

Sur ces bonnes paroles, Rajesh se détourna de nouveau, retournant s'asseoir au bord de son lit de camp, une main de chaque côté de ses jambes alors que ses doigts agrippaient le tissus pelucheux de sa couverture. Il n'aimait pas les silences, ça le rendait toujours nerveux et il n'avait vraiment pas besoin de ça pour l'être en ce moment... Mais s'il fallait qu'il fasse la conversation tout seul et, qu'une fois de plus, il passe pour le clown de service dont l'unique but était d'amuser la galerie, ce serait sans lui aussi. Ou tout du moins cherchait-il à s'en convaincre, mais au bout de quelques minutes de silence, il fut incapable de se retenir plus longtemps et reprit très bas : « Tu connais Maddie depuis longtemps ? » Il avait réussi à retenir quelques bribes des longs monologues de la rouquine, mais pour le coup, il n'était plus certain de ce qu'elle avait dit au sujet du jeune homme. Elle parlait beaucoup, de Logan, de Juliet, du camp et de tellement d'autres choses qui lui semblaient parfois bien dérisoires.

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Ven 5 Jan - 14:46
C’est quoi déjà le truc ? Y’a que la vérité qui blesse ou un machin du genre, bah là, Rajesh a mis dans le mille pour le coup. Et ça me bousille qu’une tête d’ampoule, façon « gamins en cours de récrés » face ce putain de raccourci que tout le monde fini par faire. J’entends encore les gens dans les services sociaux me claquer que j’étais trop vieux et que j’attirais trop les emmerdes pour avoir le droit d’espérer une vraie famille. Ça me fait serrer les poings avec force, comme si me faire mal physiquement pouvait apaiser l’autre forme de douleur plus sournoise.

En même temps, c’est pas moi qui ai choisi ma putain de vie. Il croit quoi tous ? Que quand je suis né j’ai coché l’option « mode mega hard » avec tous les malus : père psychopathe, mère défoncée, zéro thune et pas d’avenir ? Et ben je vais faire marrer, mais étrangement, non, je pense que personne de censé pourrait décemment choisir ce genre de choses.

Au moins j’ai eu du bol, j’ai eu Logan, lui il a certainement vu l’attire embrouilles que j’étais, ou pas, j’en sais rien, mais il m’a jamais claqué ça à la gueule et il ne m’a pas lâché. Même, pendant un moment j’avais l’impression que j’aurais vraiment pu avoir une vie « normale » ou ça serait pas écrit sur ma tronche « mec a éviter ».

Je le regarde douloureusement. Je ne suis pas sûr qu’il peut comprendre le mal que ces trois mots peuvent faire. En même temps, je suis quand même le mec qui est en train de le prendre en otage et le fils du mec qui a violé sa femme. Possible qu’il n’en ait rien à branler de mes états d’âme. J’essaye de deviner sa petite vie à lui avant la fin du monde. J’imagine parfaitement des parents qui ont cru au rêve américain et qui ont débarqué au pays avec plein de valeurs à la con, qui ont encouragé leur gosse a bien faire ses devoirs et à être docteur. Et ici c’est quoi sa putain de vie ? Se faire couver par les autres ? Faire une liste de courses et attendre d’être livré pendant que c’est les coursiers qui aggravent leur pet au casque d’être confronter à ce qu’est devenu le monde ?

Je finis par ricaner amèrement et je desserre les points en percutant que je les ai serrés jusqu’au sang. C’est pas une hémorragie mais je me suis pas loupé. Je sors bout de chiffon crasseux, qui me sert plus a nettoyer les gentes de Gisèle qu’autre chose, pour éviter d’en foutre partout.

« Bravo Sherlock, t’as vu clair dans mon jeu. »

Je laisse le silence s’étirer doucement, c’est réconfortant les silences. Visiblement, le mec de Maddie n’est pas hyper fan de ces moments sans mots, ce qui m’étonne pas vu le moulin a paroles qu’est sa femme. Sa question me donne matière à réflexion, depuis quand je connais Maddie ?

« Ca dépend, physiquement, depuis décembre, mais avant ma sœur n’arrêtait pas de parler de sa tata Maddie. Mais soyons honnête, rien de ce qu’a dit ma frangine n’était à la hauteur du phénomène. »

J’essaye d’etre un peu sympa, je ne sais même pas pourquoi, la culpabilité, le besoin que ce mec me regarde pas comme le sale petit délinquant que je suis ? Au fond, qu’est ce que ça change ?

« Et t’inquiète, comme je te l’ai dit, je compte laisser les bd et les goodies dans le coffre de ta femme. Tu n'es pas le premier a pas avoir envie de revoir ma sale gueule de connard. Et, crois-moi, j’ai pas prévu remettre les pieds ici, sauf incident grave… »

Repenser que Joey a déjà mon remplaçant sous la main me conforte dans cette idée. J’ai vraiment été fou de revenir ici. Au lieu de me rassurer ou d’arriver à être positif, du genre si je crève au moins je sais qu’elle ne sera pas toute seule, j’ai surtout envie d’aller au réfectoire péter la tronche du pauvre type qui ne sait peut-être même pas mon existence.

« Bon, a ton tour, tu me racontes comment t’as réussi a séduire Maddie et a la rendre aussi folle de toi. Je crois qu’au point ou j’en suis avec les meufs, j’ai sacrement besoin de conseils. »

Oui, j’en suis vraiment réduit à ca, mais entre mon ex qui a fini pendu a une corde, l’autre qui m’a donné l’impression que je comptais pour mieux me ramener à la réalité, je crois qu’il faut regarder les choses en face, la tête d’ampoule gère mieux que moi coté meuf.

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Sam 6 Jan - 16:51
Un vent glacial semblait s'être levé dans la petite chambre, abattant un silence mortel qui fit d'autant plus frissonner Rajesh lorsque, après une tentative désespérée de lancer une conversation à laquelle il ne voyait venir aucune fin malheureuse, le jeune homme lança quelques mots qui prouvaient bien que le refus du scientifique de le revoir était au cœur du problème. Le chercheur avait horreur de cela et ça se voyait sur son visage tordu de honte et son regard fuyant. Faire du mal n'était pas dans ses habitudes, mais à la vérité, ce garçon l'inquiétait. Comment aurait-il pu ressentir autre chose que crainte et antipathie face à quelqu'un qui venait d'entrer de force dans sa vie, en le menaçant, en lui faisant bien comprendre qu'il n'attirerait que des ennuis si quelqu'un le trouvait ici, et qui avait commis le crime hautement impardonnable de rappeler à Rajesh le souvenir désagréable de Logan ? Il ne voulait pas se montrer blessant, simplement, tout cela était sincèrement désagréable. Signe de malaise, les doigts du chercheur s'agrippèrent encore une fois à la couverture qui couvrait son lit, jouant avec comme s'il avait cherché à l'étrangler, tandis qu'il fouillait son esprit dans l'espoir de trouver un sujet de conversation qui réchaufferait un peu l'ambiance. En vain.

Ce fut finalement Isha qui parvint à ce petit miracle, en posant une question qui laissa Rajesh perplexe. C'eut été mentir que de dire qu'il n'avait pas remarqué combien Maddie semblait lui prêter d'affection, mais... Eh bien, il n'aurait sincèrement su dire pourquoi ou comment il en était arrivé là. La seule chose dont il était certain, c'était finalement qu'il n'avait rien à voir là-dedans. Qu'importe comment elle s'y était prise, Maddie était seule responsable de ce qui se passait entre eux deux. Ça le mettait un peu mal à l'aise d'avouer tout cela à voix haute, mais... L'idée étant d'améliorer la situation plutôt que de l'empirer en refusant tout bonnement de répondre, Rajesh inspira profondément et fit un effort pour se lancer. « Je n'en ai pas la moindre idée, à vrai dire... Je ne suis pas sûr d'avoir eu mon mot à dire dans tout ce qui est arrivé entre nous. Maddie est le genre de femme qui sait ce qu'elle veut et qui ne recule devant rien pour l'obtenir. Et le genre à qui on ne dit pas non, aussi. » Un léger rire le secoua quelques secondes, son regard perdu dans le vague tandis qu'il essayait, une fois de plus, de comprendre comment ils en étaient arrivés là, mais il n'y avait rien à comprendre dans le fond.

Il n'ajouta rien une fois de plus, mais après une hésitation beaucoup trop longue, releva les yeux vers le jeune homme et se racla la gorge, sa gêne plus que visible. « Je suis désolé, si je t'ai vexé. C'est juste que... Je ne suis pas tellement le genre de personne qui réagit bien à la pression et... On en a assez après moi ici, je ne veux pas me faire remarquer plus que ça en étant pris de force dans un conflit entre toi et Cale. » Il craignait tellement d'être exécuté purement et simplement, en fait. Cale savait mesurer l'importance qu'il jouait dans ce groupe, très certainement, il n'en restait pas moins que Rajesh avait trop à se reprocher pour se permettre d'agacer le leader du groupe. « Lui et moi, on n'est pas en très bons termes non plus. Mais je n'ai rien contre toi, je n'aurais pas du dire ça, je suis désolé. » Honteusement, il reconnaissait au moins pour lui-même qu'il jugeait Isha sur le peu qu'il en savait et plus que quiconque, il aurait du fuir ce genre de conclusions hâtives. Les discriminations, il en avait vécu de toutes sortes depuis qu'il vivait aux États-Unis et il n'était pas fier d'être parvenu à s'intégrer finalement assez pour faire aux autres ce dont il avait souffert si longtemps.

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Dim 7 Jan - 21:52
Au moins parler de sa femme a l’air de le détendre un peu. Je crois que j’arrive à avoir un sourire a la fois sincère et compatissant quand il me dit qu’elle ne lui a pas laisser le choix. Ouai ça ressemble bien a la nana qui m’a envoyé plusieurs fois en sortie même quand j’en avais pas envie et avec des gens que me gonflait grave. Qui arrivait à dire non à cette bonne femme sans déconner ?

Finalement, il a quand même du bol, parce que si je repense la situation avec Joey, qui est aussi clair que de l’urine de diabétique, j’envie franchement Rajesh. Pas d’être avec la rouquine, ça non hein, mais d’avoir une personne qui sait ce qu’elle veut et dont on ne peut pas avoir de doute sur ce qu’elle ressent. Ça évite des moment douloureux et pénibles comme je viens d’en vivre j’imagine. En fait ils vont plutôt bien ensemble finalement.

Je me contente de l’écouter calmement quand il change de sujet et me fait froncer les sourcils. Je mets un certain temps à capter qu’il est en train de me faire des excuses. A un moment je m’imagine que le mec hyper intelligent est en train de se foutre de la gueule du petit délinquant qui sait tout juste lire et écrire mais en fait, non, du moins je crois pas. Il l’air sincère. Pour le coup j’ai pas l’habitude et je me sens hyper gêné. J’hoche la tête sans trop savoir ce que l’on est censé dire quand une personne fait ce genre de chose. Ça doit bien être la première fois de ma vie qu’une personne, qui plus est que je viens de prendre en otage et don la femme a été violée par ma faute, s’excuse d’avoir capter que j’étais un aimant à merdes.

Par contre son histoire sur Cale m’intrigue. Je sais que c’est un franc-tireur pas apte au compromis. Autant je capte qu’il en veuille a des types comme moi, qui, honnêtement, ont fait pas mal de truc affreux, ça s’entend, mais je le vois mal en avoir après un type comme Rajesh. Sans rire, a part des souris ou des moustiques, je le vois mal tuer quoique ce soit.

« Tu sais, t’as pas a t’excuser d’avoir visé juste. Je sais pas ce que j’ai foutu dans une ancienne vie, mais j’ai du être un sacré connard pour bouffer autant dans celle-là, alors, t’embête pas va. Je comprends, a ta place je penserais pareil. Par contre, je bite pas le soucis avec Walker père ? Qu’est-ce qu’un mec comme Cale peut avoir contre toi ? Je veux dire, tu dois être vachement utile pour votre groupe. Maddie m’a dit que tu étais limite le sauveur de l’humanité. »

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Mer 10 Jan - 12:33
Ses excuses présentées, Rajesh s'était pris à rêver que ce serait suffisant pour détendre l'atmosphère et, pourquoi pas, qu'Isha et lui deviennent les meilleurs amis du monde, discutent sagement de comics jusqu'à ce que la nuit ne tombe et qu'ils se séparent en très bons termes dès que le jeune homme serait libre de sortir définitivement de sa vie. C'était peut-être un peu trop espéré de la part du chercheur. Même si Isha ne sembla pas vouloir s'énerver de nouveau, il avait ce petit air penaud lorsqu'il répondit aux excuses de l'indien, ce petit côté triste bien caché derrière un air d'indifférence totale, qui transparaissait d'autant plus dans ses paroles. Le scientifique sentit son cœur se serrer une fois de plus et son regard glissa sur le carrelage trop blanc de son antre alors qu'il fuyait une nouvelle vague de culpabilité.

Son regard se redressa brusquement sur le brun lorsqu'il s'inquiéta de savoir ce que Cale pouvait bien reprocher au chercheur, avouant au passage que Maddie le présentait presque comme le sauveur de l'humanité. Cette révélation le frappa comme un violent coup au visage, ce visage même qui se tordit dans une affreuse grimace de douleur au même instant. Gêné, le chercheur se frotta la nuque un instant, réalisant bien qu'il n'avait pas été honnête avec la jeune femme. Il n'était pas un sauveur, il était un meurtrier et s'il cherchait à sauver l'humanité aujourd'hui, ça n'était que pour nettoyer derrière lui. Se racheter, peut-être, mais surtout admettre et réparer ses fautes. Une seconde, l'envie d'avouer tout cela au jeune homme se fit sentir. Seul Abel était au courant du petit secret du scientifique. Seulement Abel dans le monde entier. Et c'était une culpabilité si lourde à porter, d'autant plus depuis que l'homme que Rajesh avait un jour considéré comme son ami refusait de lui adresser la parole pour autre chose que de l'encourager assez violemment à poursuivre ses recherches. Isha, il ne le connaissait pas, il lui devait pourtant quelque chose, mais c'était un inconnu qui ne reviendrait probablement jamais le hanter. Sauf qu'il connaissait Maddie et que, pour peu qu'il ait une véritable affection pour la rouquine, il pourrait vouloir la protéger et tout lui raconter pour l'empêcher de s'enticher trop profondément pour un homme qui aurait mérité la peine capitale. Il avait honte de l'admettre, mais Rajesh ne souhaitait pas voir cela arriver, il ne voulait pas que Maddie lui tourne le dos elle aussi, même s'il ne parvenait pas à trouver la confiance à le lui avouer, il réalisa soudainement qu'il l'aimait.

« Il y a beaucoup de choses que Maddie parvient à ignorer de manière assez impressionnante. » souffla-t-il tout bas, honteux, mal à l'aise. Il secoua la tête, laissant la main retomber lourdement sur le matelas. « Cale apprécie les gens à leur juste valeur. Il se montre généreux avec ceux qui sont capables de se rendre utiles et de se débrouiller, ceux qui apportent quelque chose à la communauté. Mais moi... » Une nouvelle inspiration plus profonde siffla dans l'air. S'il y avait bien une chose que Rajesh détestait, c'était mentir. Difficile à croire quand on savait combien de fois il l'avait fait ces derniers mois. Même à Cale, d'ailleurs. « Disons que je ne suis pas vraiment un atout. Je ne suis qu'un rat de labo qui reste là à profiter des ressources et des savoir-faire des autres et qui n'apporte rien en échange si ce n'est la promesse vague et lointaine de trouver un jour une solution à ce fléau. »

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Mer 10 Jan - 13:49
Je suis loin d’être un fin psychologue, j’irais même a dire que j’en suis très loin. J’ai souvent l’impression d’avoir une empathie de moule crevée quand il s’agit de comprendre les pensées des autres. Surtout avec les filles, soyons honnêtes. J’arrive bien à deviner qui sont les gens, c’est utile quand il faut les voler ou jouer au poker avec eux, mais ça s’arrête là. Le reste c’est souvent des interprétations ou des suppositions. Avec des gens proches, comme Logan ou Harvey, c’est facile, mais avec les autres, je me sens comme un hippopotame en tutu dans un magasin de porcelaine.


Bref, je ressens facilement le mal être du mec de Maddie. Il est si diffèrent de ce que sa copine n’arrête pas de dire que j’ai du mal à reconnaitre le super héro génial et sur de lui. Pourtant je n mets pas 100 ans a tranché sur la question. Cale est un con, c’est un fait. Moi, je suis bien dans la merde jusqu’au cou parce que j’ai gobé des histoires a la con d’un psychopathe qui m’a fait miroiter une possible fin a tout ce merdier. Que ça soit possible ou pas, je crois que l’on a tous besoin d’une bonne dose d’espoir, de ce couché en se disant que, demain peut être, on aura plus les moisis a gérer et qu’on pourra commencer a reconstruire avec ce qui reste de vivants (et de pas trop ravagé du bulbe). Bref on a besoin de mec comme lui pour regarder en avant, au dela de toutes les morts affreuses qui nous guettent à chaque instant.

Je suis sur que, bien dit, avec les bons mots, traduire ce genre de pensée pourrait faire son effet et remonter le moral de Rajesh, sauf que les discours et moi… a la limite avant un assaut, j’y arrive bien, mais là je ne suis pas sous adrénaline, ou pas assez. En tout cas, ce mec m’est sympathique, pas seulement parce qu’il vient de nous trouver un nouveau point commun grâce au père Walker. En fait, c’est plus compliqué d’expliquer pourquoi je me sens, certainement à tort, proche de lui. Qu’un mec comme lui, genre j’ai fait des études, je suis socialement apte, je suis brillant, j’ai une nana folle de moi et j’aime les comics… bref, le mec bien limite parfait quoi, se retrouve… ben au même niveau que le mec pas bien, du genre moi, certes, ça me gave, mais ça fait aussi que je me sens, certainement idiotement, touché par sa situation. Vous n’avez rien compris ? C’est possible, moi-même je rame a essayer de rationnaliser pourquoi je suis sincèrement triste pour lui d’entendre a quel point sa vie est merdique ici alors qu’il fait certainement des trucs plus utiles que de fouiller les ruines de Detroit.

Et comme je ne sais pas faire non plus les calinoux, de toute façon c’est pas mon kiffe, je laisse ça a se bonne femme ou a Logan quand il a ses montés d’hormones, je crois que Rajesh est encore plus a plaindre de n’avoir que moi pour essayer de lui remonter le moral. Je me demande si sa femme sait tout ça ?

Je me leve en silence et vais chercher sur Tartruc que j’inspecte de plus près. C’est marrant on dirait une cabine téléphonique ancienne… et bleue. Je reviens vers lui avec son machin et un pauvre sourire aux lèvres.

« C’est dommage que ca ne marche pas en vrai ça, sinon, je crois que je te proposerais bien un petit road trip dans le temps. Imagine le binôme improbable. On repartirait en arrière, on sauverait tout le monde, on passerait pour des héros, et tu sais quoi ? On obligerait Cale Walker à nous cirer les pompes pendant des semaines. On aurait des comics a notre gloire. La belle vie quoi. »

C’est vrai que l’idée me plairait sacrement. Je soupire en me disant que même avec ça, je serais encore capable de me foirer avec Joey. Profitant de cette petite baisse de tension, je lance un peu en traitre :

« Cale n’est qu’un Redneck fini au pipi. A part ses armes, il a rien capté à la vie. Qu’il ne m’aime pas, ça se comprend, j’ai tellement merdé que je reconnais que je mériterais de crever comme un chien, par contre, s’il a pas capté que t’es juste le putain d’espoir de ce qui reste de vivants, c’est qu’il est encore plus con que moi. Rien que parce que tu donnes une petite chance de savoir que les choses peuvent s’arranger, tu devrais être mis sur un pied d’estale. Que ça aboutisse ou pas ce que tu fais, je crois qu’on a tous besoin de se dire qu’il y a de l’espoir pour ne pas juste se balancer d’un immeuble. Et puis… Maddie a des défauts, mais elle se plante pas sur les gens, regarde, la preuve, elle ne sait pas m’encaisser, alors quoique l’autre débile te dise, dis-toi que pour elle, t’es le Batman de l’humanité. »

Je lui fais un grand sourire un peu étonné d’avoir réussi à faire un speech aussi long qui traduisait pas trop mal ce qu’il y avait dans ma tête. Parfois, j’arrive à faire des trucs biens. Un peu comme si quelqu’un lançait des dés pour savoir si je pouvais réussir ou merder ce que je tentais. Ben là, ca devait être un très joli jet. Même Robin ne trouve rien à redire. Après… je ne sais pas trop si pour un mec qui a plus de 2 neurones et des diplômes, le petit discours du voyou de banlieue apportera grand-chose. Mais au moins, j’aurais essayé.

Je me sens un peu gêné tout de même par cette inhabituelle diarrhée orale, je ne peux m’empêcher de lancer une petite perche au cas où ça l’aurait mis mal à l’aise lui aussi. Je ne suis pas sûr d’avoir envie qu’il se moque de moi dont les pensées doivent lui paraitre sacrement naïves et mal dégrossies a côté des types qu’il fréquente, Cale étant mis a part.

J’ai toujours le bidule bleu dans les mains et je lui tends.

« Et sinon, avec le Tartruc, ça serait quoi notre premiere destination ? J’imagine qu’avant de zigouiller Hitler et mon vieux , ainsi que de s’offrir des vacances à la mer, on aura une sacré to do list à faire. Ca peut vraiment aller n’importe où et n’importe quand ? »


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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Jeu 11 Jan - 9:09
Pas de réponse. Ça n'était peut-être pas plus mal, après tout. Mieux valait en finir ici avec cette conversation qui ne faisait que plonger Rajesh un peu plus profondément dans son angoisse quotidienne. Il avait chaud, tout à coup et il se sentait comme paralysé. Incapable de seulement tressaillir lorsqu'Isha se décida finalement à se lever pour se déplacer. Une seconde, le chercheur s'imagina qu'il partirait sur ces simples mots. Pour s'éviter de s'attirer encore plus les foudres de Cale, peut-être. Mais il se contenta d'aller jusqu'au bureau et de ramasser une fois de plus le TARDIS qu'il vint pointer sous le nez de l'indien alors qu'il se lançait dans un monologue assez improbable.

Rajesh aurait voulu que tout s'arrête. Plus que retourner en arrière, ce pourquoi il priait chaque soir avant d'aller dormir, il aurait voulu pouvoir stopper le temps soudainement et trouver un moyen de s'échapper au loin. Cale avait des défauts, sans doute, mais d'entendre Isha en parler ainsi lui tordait les entrailles. Tout ce que disait le jeune homme était une torture profonde à vrai dire. Tellement de sympathie, l'intention si visible de le rassurer, de lui prouver qu'il valait mieux que ça. Les mains du chercheur tremblaient de plus en plus et son regard fixé sur le TARDIS s'emplissait de larmes à chaque nouveau mot du jeune homme. Peut-être était-ce du à un trop plein d'émotion, de frustration emmagasinée depuis trop longtemps, de honte conservée avec soin... Il n'arrivait pas à dire exactement ce qui lui prenait.

Mais, alors que le jeune homme concluait en revenant à la charge avec son aventure imaginaire dans le TARDIS, les yeux embués du chercheur explosèrent. Un violent sanglot secoua son corps alors qu'il cachait précipitamment son visage dans ses mains. « Tout est ma faute. » disait-il entre les larmes et les sanglots, ses mots certainement étouffés par ses doigts. Il le répétait encore et encore comme une litanie incessante, incapable de dire plus, incapable de se calmer. Il avait finalement poussé trop loin, ça ne devenait plus gérable du tout. L'image d'une Maddie souriante lui traversa l'esprit une seconde, mais loin de l'apaiser, ça ne fit qu'accentuer son mal-être un peu plus. Ses doigts s'écartèrent assez pour libérer sa bouche, se posant sur ses tempes où il empoigna des mèches de ses cheveux sur lesquelles il tira un peu plus fort qu'il ne l'aurait fallu. Ses yeux écarquillés continuaient de déverser des torrents d'eau salée sur ses joues.

« Tout est ma faute, j'ai tué tout le monde ! Si Cale avait un peu de bon sens, il m'abattrait à vue. » reprit-il. Il se leva soudainement, n'évitant même pas Isha qu'il bouscula fortement en s'éloignant pour faire les cent pas dans la pièce. Il ne savait plus tellement s'il s'adressait au jeune homme ou à lui-même. Peut-être parlait-il simplement au Gourou Suprême, son Dieu pourtant déjà au fait de tous ses pêchés. « Je savais pas ce qui se passerait, mais c'est moi qui ai fait tout ça, c'est mon virus qui a créé tout ça. C'est ma faute, je ne suis pas un sauveur, j'ai condamné les Hommes à vivre l'Enfer pour de l'argent. Je suis tellement désolé, pardonnez-moi. Tout est ma faute. » Il leva les yeux vers le plafond. Isha était certainement oublié. Il craquait, tout simplement, il craquait.

Il se rappela pourtant que le jeune homme l'observait et s'arrêta soudainement de prier le Ciel en hindi pour se tourner vers lui, pâle comme jamais. « Je... Je t'en supplie, ne dis rien à Maddie ! Je lui dirais la vérité un jour, mais je ne peux pas... Je ne sais pas comment. »

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Ven 12 Jan - 23:03
Bon je vais être honnête, je pensais bien que ce que moi je trouvais être une tirade sincère risquait de recevoir un accueil pas forcement enthousiaste d’un mec qui doit avoir au moins 2 diplômes (en plus d’une blouse blanche). C’est vrai ça, je suis qui, moi pour lui dire des trucs qu’il a certainement déjà analysés et pensés lui-même avec forcément plus d’intelligence que ma psychologue de trottoir. Mais, dans toute la liste des réactions possibles, allant du mépris,  avec petit ricanements et tout le tralala, à la colère, avec un « mais de quoi je me mêle vermisseaux illettré» (ce qui est faux, je tiens à le dire, je fais peut être des fautes a tous les mots, en même temps, l’orthographe en période d’apocalypse, qui s’en préoccupe ? En tout cas, je sais parfaitement lire et écrire) il arrive a me faire le truc imprévisible.

En même temps, comment prévoir une telle crise de larmes avec des aveux zarbes. Putain, on peut chialer comme ça quand on a une bite ? Le doute qu’il soit en train de se foutre de moi disparait très vite. Il est vraiment mal là. Je culpabilise a mort de la connerie que j’ai forcement dû lui dire, sans le vouloir, pour le foutre dans cet état.

J’ai un putain de don pour mettre les pieds dedans et pas comprendre après l’explosion qui s’en suit. Le pire c’est que je voulais vraiment être sympa moi, pas l’agresser !!! Sans rire, c’est fini les tentatives de parler avec des mots si c’est pour rendre les gens malades comme ça. La vérité c’est que je me sens super mal. Le fait que je ne vois pas comment, en prime, n’aide pas. Le choc culturel sur un mot peut être ?  Si ça se trouve c’est parler de Maddie, lui aussi c’est peut être fait larguer comme une vieille merde et là je viens de le faire disjoncter.

Son « tout est de ma faute » sonne comme beaucoup de ruptures foireuses de nana genre : « non, mais c’est pas toi le problème, c’est moi ». Ça n’arrange rien à ma culpabilité ça. Mais alors pas, mais pas du tout. Pour le coup, je ne sais pas trop quoi faire et reste un peu figé, même quand je me fais bousculer. Je serais en état de faire de l’humour, je dirais que j’ai l’impression d’être dans une telenovelas surjouées de ma vieille. Je ne pensais pas susciter autant d’émotions avec des mots. Mais, très vite, par un de ces miracles que mon cerveau ne sait pas faire tous les jours, je commence à entrevoir ce que ces mots étranges, et mal articulés avec les sanglots, peuvent signifier.

L’association d’idées et ce que Maddie raconte de lui, fait que le « j’ai tué tout le monde » ne me ramène pas à des souris de labo ou à un mmorpg qui a mal tourné. Ok… je sais que c’est pas le moment de penser a ça, mais ma grande théorie comme quoi c’est les extraterrestres qui avaient généré l’apocalypse vient juste d’en prendre un coup. Quand il continu de parler, je sais que j’ai mis dans le mille, il pense que c’est lui qui a déclenché le retour des morts vivants (ça ferait un bon titre de film ça). Il a peut-être raison, qui sait, mais bon, vu son état, je me doute que s’il avait su qu’il causerait la fin de l’espèce humaine, il se serait bien gardé d’appuyer sur le bouton rouge, ou de faire le truc qu’il a du faire pour en arriver là, quoique ce soit.

A part risquer de nous inonder de larmes et de morve, je suis pas sûr que de ce prendre la tête comme il le fait va arranger les choses. Je ne sais absolument pas désamorcer ce genre de situation. Quand une nénette me faisait ça, soit je lui roulais une pelle, soit je me barrais, deux options que je préfère rejeter en bloc avec lui et Cale pas loin.

Avec hésitation, je pose le Tartruc et prends le siège pour le rapprocher de lui. Ok, je ne sais pas si le fait de s’assoir va changer quoique que ce soit, mais bon, hein, faut bien que j’essaye de me sentir utile un peu aussi. Parce que là, c’est plus anxiogène qu’un bain de foule moisis son truc. Avant que j’ai pu positionner de quoi poser son popotin, il me sort la question con par excellence. Il croit quoi ? Que je suis suicidaire ? Je pense que rien que l’évocation que Maddie puisse savoir, je dois avoir les yeux qui me sortent de la tête.

« Alors mettons tout de suite les choses au clair, ni toi ni moi n’allons JAMAIS, tu m’entends, JAMAIS, raconter ça a ta femme… d’ailleurs, a personne, ça me parait pas mal comme idée. Crois-moi sur parole, les gens ont tendance à faire des caisses et a oublier l’histoire du droit à l’erreur en plus de juger promptement. Je sais de quoi je parle.»

Je lui dis ça gentiment, avec le sourire mais aussi avec fermeté. S’il me sort que Cale est au courant, je pense que ça serait bien de lui proposer de fuir rapidement. Les gens sont cons, ils se pensent tous parfaits et aptes à décider de qui est bien ou pas. Sauf que c’est vachement facile de faire le mal sans le vouloir et de se faire juger comme un type du genre de mon père.

« Déjà, tu vas respirer calment, je te jure que je sais très bien à quoi ressemble un putain de psychopathe et, aux risques de briser tes rêves, je peux te certifier que tu n’as pas le profil pour le poste. Il te manque la volonté de faire du mal et l’absence de remord. »


C’est con de faire de l’humour dans un moment pareil, mais je crois que j’en ai besoin, pour moi aussi pour me donner du courage. Une fois de plus c’est limpide dans ma tête mais compliqué a transcrire avec des moi. Ouai, c’est sûr que c’est pas top s’il a participé au truc qui nous a plonger dans cette merde. Mais c’est pas a cause de lui que j’ai eu mal au cul, que ma sœur est morte, que des gens se font trucider par d’autres et ne savent pas s’organiser

Je me souviens d’une pétasse dans un tribunal qui voulait une dérogation pour me foutre plus vite dans une prison d’adulte, d’ailleurs, sans Logan cette nana aurait fini par y arriver tot ou tard. A croire que j’aurais vraiment pas du l’insulter, voler chez elle et baiser avec ses filles. C’est fou ce que les gonzesses sont susceptibles !!! En tout cas grâce à elle, j’avais appris plein de trucs, notamment que, pour être jugé pénalement coupable, il fallait démontrer trois trucs, un préjudice, un lien et une intention de nuire. Bah pour le coup Raj pouvait pas se vanter du 3e.

« Ok, t’as fait une mega boulettes, mais va pas me faire croire que tu ne l’aurais pas évité si tu avais su ? Le vrai coupable c’est le mec qui savait et qui t’a quand même fait faire ton truc. Ensuite a mes yeux, tu vaux plus que la plupart des gens encore vivant qui profite de la débâcle pour en trucider d’autres sans regret, qui se foutent des dégâts qu’ils causent. Toi non seulement t’as l’air de sacrement te torturer pour une chose que tu ne savais pas, mais en plus tu fais de ton mieux pour trouver une solution non ? »

Je sens qu’il vaut mieux éviter des rapprochements avec de ma culture générale, qui me ramène seulement à mes apprentissages de tirs a l’arc avec mes frangins ou l’épisode préféré d’Eulalie de princesse Sofia. Avec ça, on ne va pas aller loin. Je suis sur que si je savais un peu mieux les truc d’histoire, j’aurais plein de super exemple a lui donner pour qu’il se sente mieux, mais en fait… c’est le vide artistique de ce coté là. Je me souviens bien d’une histoire de bombe sur des chinois mais c’est tout.

Je lui tapote le dos doucement et de façon, je l’espère, amicale. Je ne suis pas trop habitué a ses démonstrations de soutien entre mec quand il y en a un qui est dans cet état.

« Tu ne peux pas revenir sur ce qui a été fait, sauf si ton tartruc fonctionne, alors, je te dis pas d’oublier, mais juste de laisser de côté pour le moment et de te concentrer sur ce que tu peux faire maintenant. Ma petite sœur m’a expliqué un jour qu’être désolé c’était un bon début, mais que ca ne servait a rien si on ne réparait pas… Alors, tu sais quoi ? Ca va le faire. Tu te concentres sur comment sauver les survivants, en te repentant bien que, quoique tu es fait, c’est pas toi qui a poussé les salaud a sortir de l’ombre pour massacrer d’autre gens ou les humains a réagir aussi mal en période de crise. Même, si on y pense, les superhéros ont tous des casseroles comme les tiennes, mais dans le scenario on retient quoi ? Hein ? Bah les gens qu’ils ont sauvés. Quand tu auras sauvé le monde, tu aviseras si tu as envie d’être le bouc émissaire que des personnes ayant une déficience intellectuelle incapables de juger lapideront parce qu’il leur faudra un coupable ou un type qui continuera a vivre avec sa conscience et aider les gens. Tu en penses quoi ? Et surtout, t’as besoin de quoi pour sauver le monde? A part des kleenex ?»

Je le regarde avec un grand sourire en me disant que, si ca se trouve, je suis vraiment avec le mec qui va tous nous sauver les miches.

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Mer 17 Jan - 20:12
Dans l'inconscience la plus totale de ce qui se passait, Rajesh suivit le mouvement imposé par le jeune homme et se retrouva rapidement assis sur la chaise, partagé entre crise de larmes et horreur, ses yeux grands ouverts refusant de cesser de lâcher l'affaire. Il s'attendait à ce que le jeune homme soit tout aussi horrifié que lui par les aveux qu'il venait d'entendre et gardait ses pupilles dilatées fixées sur lui en attendant la sentence. Il dépendait entièrement de ce garçon à qui il avait manqué de respect, qu'il avait mal jugé et maintenant... Le moment de la vengeance allait venir, Isha partirait d'ici pour tout raconter à Maddie et, une fois de plus, Rajesh verrait tout ce qui comptait dans sa vie lui être arraché.

Pourtant, les mots qui échappèrent au jeune homme quand il reprit enfin la parole n'avaient rien à voir avec tout ça et Rajesh se calma un peu, plus choqué que véritablement rassuré. Ne jamais en parler à Maddie ? Ne jamais en parler tout court. Sa lâcheté le poussait à la même conclusion, mais il n'arrivait pas à se dire qu'il cacherait ce secret éternellement. Toujours automate esclave de ce moment irréel, le chercheur exécuta les ordres du jeune homme sans chercher plus loin, prenant de profondes inspirations alors qu'il essayait de se concentrer sur le nouveau discours qui lui était fait. Il n'était pas un violent psychopathe, mais il n'en restait pas moins responsable et il mentait à tous ceux s'approchant de lui depuis plus d'un an. Ça comptait aussi. Les arguments d'Isha peinaient sincèrement à faire leur chemin dans l'esprit du chercheur, mais à force de les entendre et de se concentrer dessus, il parvenait plus ou moins à se calmer et ses larmes cessèrent de couler. « Merci. » souffla-t-il difficilement à cause de sa gorge nouée. Il peinait aussi à en dire plus, après toutes les paroles dont venait de l'inonder Isha, un simple mot semblait bien ridicule, mais que dire de plus ? « Je suis désolé de t'avoir infligé ça... Il faut croire que je tiens bien moins le choc que je ne le pensais. » ajouta-t-il quand même, en riant un peu, pas très convaincant.

Il laissa passer quelques secondes pour reprendre son souffle et essuyer ses joues. Le jeune homme n'avait pas réussi à le convaincre, mais il n'arriverait pas à argumenter encore des heures, alors... « On ne peut pas utiliser le TARDIS pour tuer Hitler. » annonça-t-il, la voix toujours un peu trop brisée. « Il y a des points fixes dans le temps, si on les modifie, ça changera l'avenir de l'Humanité toute entière d'une manière souvent incontrôlable. Et je suppose que ce que j'ai fait en fait partie aussi... »

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MessageSujet: Re: Are you really Batman?   Mer 17 Jan - 20:44
Bon au moins il a l’air de se calmer. C’est déjà ça même si je ne suis pas sur d’y être pour grand-chose. Au moins je capte ce qu’il veut dire avec le fait de ne pas tenir le choc. En fait il est juste usé et a bout, j’imagine que je n’ai été que l’allumette dans la poudrière de sa culpabilité. Ça fait combien de temps qu’il a pas pu parler de ça ? Combien de temps qu’il est ici sous pression avec Cale qui doit pas être le plus attentif des chefs de groupe. Et puis Maddie elle ne devrait pas être ici à le soutenir au lieu d’être a Fort Hope ? Ouai, quoique, chiante comme elle est, elle lui ferait encore plus péter une durite. En fait c’est pas plus mal qu’elle ne soit pas ici.

De toute façon les bonnes femmes c’est bien que des emmerdes pour des mecs comme nous. Et je pense qu’on arrive à suffisamment faire tout seul. Je l’écoute faire sa diversion sur le Tardis qui perd tout à coup tout son intérêt. Putain ça sert a quoi ce machin si on sait rien changer dans le passé ? Autant aller pieuter devant un documentaire historique !!!

Je le regarde en me disant que ce petit machin bleu, c’est sa Gisele a lui, le truc qui le retient a un semblant de normalité quand tout part en vrille. Je sais bien que je devrais pas revenir sur le sujet, mais je veux quand même fermer pour de bon la parenthèse.

« T’as pas à t’excuser, pour, pour le craquage, je sais ce que ca fait la culpabilité, le manque de sommeil, les cauchemars, le sentiment d’être seul et monstrueux, y’a pas mal de fois ou je suis resté comme un con en haut d’un immeuble a me demander pourquoi je ne me foutais pas juste en l’air. Mais au fond, déjà ça prouve qu’on a une conscience non ? »

Ouai j’essaye aussi de me rassurer comme je peux. Je pratique aussi très bien le déni, ca me laisse des moment de pause. Mais quoique je fasse, c’est la nuit que tout me revient dans la gueule. Les grands moments d’introspection où je rêve de pouvoir repartir dans le temps, recommencer en évitant les putains d’erreurs accumulées. Rien a foutre des points fixes.

« Sans déconner, c’est de l’arnaque ton truc !!! D’ailleurs qui a dit qu’on ne pouvait pas défaire les points fixes ?  Ensuite, mais genre, faut être joueur, qui dit que modifier les choses ça sera forcément pire ? »

Je lui souris tout fier de ma théorie avant de me figer et lui faire signe de la main de ne pas faire de bruit. Instinct d’un professionnel du cambriolage, d’un bon silencieux j’ai ramassé mon arc et je me colle prêt de la porte d’entrée. Elle s’ouvre presque quand je suis en place. A un cheveu prêt, j’étais dans le champs de vision du type qui vient d’entrer et fait face a Raj. Il peut donner l’alerte, mais je n’ai pas le choix que de prendre le risque. Je pousse le vice, en me faufilant derrière le type, à lui faire un « byebye » de la main.

« Rajesh, on nous a signalé un potentiel intrus, tu n’as rien vu d’anormale dans le coin ? A tout le coup c’est une fausse alerte, mais dans le doute je préfère vérifier. »

Je n’attends pas la réponse de Raj pour me glisser dans le couloir et entreprendre une nouvelle tentative d’évasion pour rentrer chez moi en me promettant de remplir le coffre de Maddie de comics et de Tardis, même si c’est de la merde, franchement une Delorean c’est quand même vachement mieux.


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Are you really Batman?
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