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 A warm reunion | PV : Alair Wakeman

La Clinique
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MessageSujet: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Mar 28 Nov - 15:26


Billie & Alair


Merci pour tout.

Voilà à quoi se résumait son passage à la bibliothèque lorsque le doc l'avait accueilli et soigné. Jamais encore, Billie n'a pu connaître de moment aussi paisible en compagnie d'un homme avec qui il a été possible de discuter de tout et de rien à la fois. Quelqu'un qui en avait dans la tête et qui sortait des sentiers du type même d'homme qu'elle avait pu croiser auparavant. Le doc était quelqu'un de bien et d'unique en son genre sortant tout droit d'une époque révolu et qui laissait toujours un sourire aux lèvres de la texane quand elle osait penser à ce dernier. Son allure, ces expressions et sa manière de se conduire avec elle. Cependant, la survivante n'abusait pas trop de son droit au souvenir pour ne pas se laisser aller à la mélancolie et à la nostalgie dont elle est suffisamment la cible depuis quelque temps. Plus le temps avance et plus Billie songeait à son père et à la possibilité qu'il soit mort. Elle préférait s'habituer à cette possibilité pour ne pas se fourvoyer dans une utopie stupide. Ce n'est pas avec ça qu'elle peut continuer à se battre et se lever chaque matin marchant droit devant elle, le passé s'écrasant dans son dos et l'avenir lui tendant des bras putrides et squelettiques. Autant dire que les choses étaient loin d'être simples, mais la jeune femme s'habituer. L'adaptation étant l'une des clés essentielle à la survie. Depuis cette affreuse tempête, la texane a dû faire preuve de toute sa créativité pour parvenir à ne pas se laisser avoir par des zombies volants et tout autre objet tournoyant dans le ciel.

Venant du Texas, la jeune femme était habitué à ce genre de catastrophe, alors, la peur était loin de lui appartenir, de toute façon. Les hommes et les femmes du Texas sont faits d'une toute autre trempe. Le combat et l'entêtement. Voilà de quoi ils sont faits et un Drake ne se laisse jamais prendre, surprendre ou encore laisser tomber sans même avoir levé les armes. Fière et forte de ses expériences, la jeune femme était contente d'avoir pu apprendre auprès de son père. Elle se souvient encore de ces fois où elle pouvait lui en vouloir de la ramener dans des trous perdus plutôt que dans des lieux touristiques. Des vacances normales en famille et pas en mode survie. Cependant, quand son père a finalement accédé à sa demande, Billie a bien failli finir par se faire mordre par un requin. Et on sait très bien que les morsures de requins, peu en ressorte indemne voir même vivant. Les Drake ne sont pas fait pour la tranquillité, mais bel et bien pour l'action et c'est pour cela, que la jeune femme s'en était allée de la bibliothèque. Le doc était parfaitement au courant qu'elle n'y serait pas restée éternellement. Qu'un jour ou l'autre, le départ de la texane était imminent. Mais quand ? C'était une énigme au quotidien. Avec lui, la jeune femme avait pu se reposer, guérir de ses blessures, discuter de façon intelligente, de livres qu'ils ont pu lire et donner leurs avis respectifs. Étrangement, socialement, elle était plus à son aise avec cet homme qu'un autre.

Durant ces derniers mois, le silence a bordé sa vie. Quelques rencontres certes, mais pas de grands échanges non plus. Le strict minimum et pour cela, la jeune femme devait déployer des efforts conséquents pour parler. Sa vie, ces derniers temps, ne se sont résumées que par des meurtres de sangs froids que cela soit de zombies ou bien d'hommes et de femmes qui en voulaient à sa propre vie. Quand Billie se sentait agressé de manière si violente, plus rien n'avait d'importance que de pouvoir vivre. La notion d'humanité n'étant alors plus existante dans son esprit. Alors, les coups partaient et la rage était déployée. On ne lui a pas laissé le choix, et même si elle n'avait pas de regret, les visages la hantaient tout de même. Enfin, tout dépendait de qui.

Alors, quand elle a appris que le doc était encore en vie et qu'il avait créé sa propre clinique à l'écart des autres groupes, la jeune femme voulut en avoir le cœur net. Pourquoi ? Sans doute parce qu'elle en avait marre d'errer ici et là, sans véritable but que de payer chèrement son choix d'avoir rejoint les Punishers. Même si elle n'avait pas participé à leur méfait, elle avait tout de même laisser tomber un ami. Elle devait chasser et les autres en ont profité pour le maltraiter davantage. Franky est ? Ou bien était quelqu'un de bien, toujours prêt à aider et ce ne sont pas les menaces qui allaient changer a façon d'être, mais ça l'avait plongé plus en avant dans ces convictions qu'il ne valait pas grand chose. Billie en a toujours pensé autrement et a bien tenté de convaincre que rien ni personne ne pouvait décider de ce qu'il était. Mais, avec Franky, c'était comme donner des coups d'épée dans l'eau. C'était vain et inutile.

Épuisée et sans plus de ressource. Billie avait marché depuis l'endroit où elle avait trouvé un certain havre sécuritaire le temps que la tempête ne passe. Quand elle est arrivée à cette fameuse clinique, autant dire que c'était comme si le chaos n'avait rien toucher. Comme si cela se trouvait hors du temps. Il n'en fallut pas longtemps pour savoir qu'il y avait là, la patte du doc. Cela ne faisait plus aucun doute.

Elle a alors toqué et on la fit entrer. Un havre pour tous ceux qui en ont besoin. Encore quelque chose à l'image du propriétaire. Blessée comme Billie pouvait l'être, on l'avait conduit au cabinet médical, là où le médecin viendrait la rejoindre. La jeune femme n'avait pas décliné son identité pour garder le mystère ou bien la surprise. Parce qu'elle savait que ce dernier serait plus que surpris de la voir par ici. En entrant dans la pièce d'auscultation, la jeune femme se rappela de la pièce où vivait et pratiquait Alair. Cela remonte à une autre vie lui semble-t-il.

Laissée seule, elle a le temps de faire le tour de la pièce pour tomber sur un livre du Roi Lear et tout en gardant le marque-page en place, la jeune femme se mit à lire un passage. Elle ne connaissait pas cette œuvre, bien qu'elle en ait déjà entendu parler. Devant la fenêtre, Billie pouvait constater le calme du lieu par quelques coups d’œil pour ensuite retourner à sa lecture en attendant le médecin.

D'ailleurs, voilà qu'au bout d'un moment, elle entend des pas et le tapotement de la canne sur le sol. Nul doute, c'était bien le doc. Alair Wakeman. Personnage haut en couleur qui a su mériter la confiance de beaucoup de monde apparemment. Sans se retourner alors, que le mouvement de la porte alerta Billie de la venue du médecin.

« Soufflez, vents, et crevez vos joues ! faites rages ! soufflez !
Vous, cataractes et cyclones, jaillissez
jusqu’à tremper nos clochers, y noyer les coqs !
Vous, feux sulfureux, aux traits vifs comme la pensée,
Avant-courriers des foudres fendeuses de chênes,
Venez roussir ma blanche tête ! Et toi, tonnerre omnisecoureur,
Frappe et rends plate l’épaisse rotondité de l’univers !
Craque les moules de la nature, détruis d’un coup tous les germes
Qui produisent l’homme ingrat. »
Dit-elle alors, qu'elle refermait le livre pour le reposer sur la table. « Salut doc. Ça fait longtemps que nos chemins se sont croisés. »

Billie est un peu surprise de voir ce bandeau cacher un œil du médecin et presque immédiatement des scénarios naissent dans sa tête, bien qu'elle n'en laisse rien paraître. « Et bien, on s'est fait beau pour moi doc. Ce bandeau vous va très bien. » Passant la main à l'arrière de sa tête avec un air gênée. « Je vous dois des excuses pour les séparations brutales. Mais, je suis nulle pour les au revoir et... Je vous l'avais dit qu'un jour ou l'autre, je devrais reprendre la route. » Ce ne fut pas la meilleure des décisions même s'il y a eu quelques points positifs, il n'en restait pas moins qu'elle a plongé dans une sacrée merde et on peut le voir aisément avec les blessures qui décorent son corps comme pouvait le faire un tableau dans le musée du Louvre qui content l'histoire d'une époque révolue, mais toujours bien présente par l'existence de son œuvre peint par un œil artistique. Pour la texane, ce n'était pas un artiste, mais plutôt la survivance qui l'avait obligée à suivre la route des combats au point de mettre à mort avec des raisons diverses et variées. Sa seule règle, pas de regret. Elle n'en a pas, sinon, elle ne pourrait plus dormir, mais disons que les actions commises ne sont pas effacées aussi facilement de l'esprit.

« Intéressant votre lecture. Je ne l'ai jamais lu... Oh et puis merde. » Elle s'avança vers le doc pour le prendre dans ses bras en esquissant un léger sourire. « Heureuse de vous voir en vie et en bonne santé. » Elle se crispe et porte sa main à sa hanche droite. « Aïe... J'avais presque oublié ça... Comme vous le voyez, je suis toujours un aimant à emmerde et la survie plus la tempête m'ont laissé pas mal de cadeaux. Le genre dont je m'en serai passé pour tout dire. » Elle se racle la gorge et tousse un peu. Elle n'avait plus eu l'occasion de parler ainsi depuis très longtemps et autant dire que sa gorge le lui faisait comprendre.

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MessageSujet: Re: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Jeu 30 Nov - 9:44



A warm reunion
BLOODY HELL! Voici la seule exclamation que je m’autorise à dire alors que je m’affaire à déballer des contenant étanches mes précieuses ressources médicales. J’ai honte de le dire, mais je suis sur les nerfs totalement. En plus de cette tempête qui vient de se terminer, au moins elle a eu  e mérite de balayer les cannibales putrides de mes plates-bandes et me permettre de respirer un peu l’air frais, mais je n’ai plus de nouvelles de Billie. C’est surtout cela qui me m’inquiète en fait. Je mordille l’anse de ma pipe finement travaillé entre mes lèvres pour me détendre et regagner mon statut envier par n’importe quel yankee qui évolue près de moi. Un être qui dégage du flegme, le stoïque, le civisme et surtout le pince-sans-rire qui fait la renommée de tous fidèles serviteurs de Sa Majesté. Je dois rester comme le Roc de Gibraltar, solide et surtout une figure emblématique pour insuffler courage et compassion à ma nièce et notre ami le géant au cœur d’or. Je dois remettre les lieux présentable et surtout stérile. C’est bien mon refuge, mais aussi celui de n’importe quel âme errante qui a besoin de soins ou bien d’une oreille attentive. Et par errante je tiens à spécifier que je ne parle surtout pas d’infecter qui voudrait me voir en un appétissant british burger avec champignons et bacon. Je sors plusieurs flacons de médicaments d’un banc de rangement en plastique que Robert a découvert dans une maison tout près. Ce cher homme qui semble courir partout en même temps pour m’aider et même assister n’importe qui dans le besoin. Si je pourrais lui mettre dans l’esprit qu’il est utile et surtout indispensable à nous tous, je crois que je pourrais mourir en paix. Coupant un nouveau ruban gris tout usage de qualité professionnelle, en tout cas selon mon nouveau beefeater attitré, j’ouvre un nouveau couvercle étanche.

Malgré ma charge de travail, je prends le temps de boire une gorgée de thé. Naturellement j’ai protégé les provisions, mais mon héritage ancestral va me pousser immanquablement à prioriser le thé. Un homme peut survire trois semaines sans nourriture, trois jours sans eau et un anglais une journée sans thé. Qu’on se le tienne pour dit. Mais mon œil d’acier bleuté se porte sur mon jardin et je soupire de frustration. Je porte ma main à ma barbe taillé avec soin pour cacher mon trouble. Alors tour pendable du destin je vois un livre sur la mythologie grec et je revois une certaine texane au corps parfait et surtout à l’esprit vif qui a su me conquérir. Nous avons passé que quelques jours ensembles, mais j’aurai donné toute ma cargaison de thé pour prolonger ces discussions et ces petits fous rires. Mais elle a quitté le refuge, tout comme ma chère Amanda, pour aller nez aux quatre vents là où l’aventure la portera. Mais j’aurai bien aimé pouvoir lui faire la cour de manière courtoise et poli, tel un véritable gentilhomme. Je sais que nous serons restés au stade de bons amis, un fossé aussi grand que le Grand Canyon qu’on appelle l’âge nous sépare malheureusement. Mais à cet instant j’aurai apprécié que cette milady  soit près de moi pour calmer mon vieux cœur qui se serre d’inquiétude. Je me redresse néanmoins fièrement et je me dirige vers le reste des fournitures de ma modeste salle d’examen pour les disposer de manière professionnelle.

Diantre que c’est pénible d’être seul pour faire cet inventaire! Ce que je ne donnerais pas pour avoir un peu de compagnie. Alors je murmure d’une manière assez peu subtile le reste de ma pensée. Je ne suis qu’un vieillard qui n’a su retenir près de lui les gens qui comptait le plus… Bonté divine heureux que cette tempête, qui n’est qu’un grain en comparaison de l’humeur de ma Sainte Mère lorsque qu’elle m’a surpris avec trois femmes dans une partie d’explorations légitimes et médicales, soit terminer. Comme cela je pourrais sortir, retrouver ma chère Artémis et la ramener ici pour me tranquilliser un peu… Voilà ce que je suis devenu à cause de l'inquiétude, un homme presque rendu à la maison de retraite qui marmonne dans sa barbe!

Un cognement à la porte de mon étude privé, dans lequel que je me suis réfugier un instant, me sort de mon état d’introversion. Entrez ma chère Heaven. Je suis un vieux renard et malgré mon âge vénérable, j’ai une ouïe plus que suffisante. Ma nièce entrouvre le battant et m’annonce que j’ai une patiente passablement mal en point dans ma salle d’examen. Vous pouvez lui dire que j’accours ma chère enfant. Le temps que j’enfile mon sarrau et que je sois présentable. Malgré les temps trouble qui nous assiègent je me dois d’être irréprochable dans ma tenue et de m’assurer que je présente le flegme et le stoïque qu’on a le droit de s’attendre d’un fidèle serviteur de Sa Majesté. Un coup de peigne dans ma tignasse poivre et sel et dans ma barbe taillé avec soin. Robert m’a déjà certifier que je ressemblais à un lion et je ne peux qu’en être sincèrement flatté. Être comparer aux armories de ma famille et de la noblesse de mon pays a de quoi me réjouir. J’ajuste ma chemise bleuté et mon nœud papillon. Un dernier coup d’œil dans le miroir pour m’assurer de mon allure et je m’aurai fait un clin d’œil si je n’aurais été borgne. Je ne peux que me réjouir d’avoir la visite de cette patiente. Pendant l’auscultation je vais surement songer à d’autre chose qu’au destin de Billie. Je me ressaisis et je laisse mon masque de stoïque se placer sur mon visage. Plaçant ma main de libre dans mon dos, ma canne claquant le sol comme annonçant  dignement mon arrivé, je me mets en marche. Ma posture n’est que droiture et noblesse comme l’exige mon éducation de gentilhomme. Avec ma rapière et ma dague battant mes flancs, je pourrais passer pour un corsaire distingué de la Barbade.

J’ouvre la porte de mon cabinet et je ne peux m’empêcher qu’un coin de mes lèvres se soulève au même titre que mes sourcils broussailleux. Même de dos je reconnais ma chère Artémis, celle qui a secrètement cribler mon vieux cœur de traits de passion. Mais comme à mon habitude je cache ces sentiments au plus profond de mon être. Je ne peux qu’être charmé, transporter par le son de la voix qui m’avait littéralement enchanté  lors de nos innombrables discussions. Un passage du recueil du Roi Lear, mon livre que je dévore littéralement. Quand elle se retourne pour me faire face je ne peux que mesurer l’impact de son absence à provoquer chez moi. Je la voix alors darder son regard sur mon bandeau qui camoufle la blessure que j’ai récolté lors d’un affrontement. Je redresse fièrement le menton et je bombe le torse comme un coq pour son plus grand amusement. Vous devez savoir ma chère que je représente Sa Majesté en toute circonstance.  Je me dois d’être présentable Merci Billie pour ce compliment qui me va droit au cœur. Ma nièce Heaven que vous avez rencontré m’assure que cet article me donne une classe que je désirais rechercher sans l’atteindre. Mon œil d’acier bleuté n’est qu’espièglerie et charme. Si j’avais su que vous allez me rendre visite, j’aurai enfilé un habit plus que distingué. Je trouve que vous êtes aussi rayonnante que le soleil et qu’Athéna, déesse de la connaissance de la Grèce, aurait bien vous avoir comme avatar.

La suite des évènements me prend un peu de court. Comme elle se plait à me le dire, la texane n’est impulsivité et fraicheur. Après s’être excuser pour un départ sans tambour ni trompette, une sortie de scène qui m’a bouleversé plus que je ne l’aurais cru malgré son avertissement initiale, elle me prend dans ses bras. Sur le coup je me raidis, heureusement de corps et non de ma fierté britannique qui a tant fait plaisirs à des demoiselles par mon passé aventureux je tiens à spécifier, mais ce ne fut qu’un bref instant. Car aussitôt je dégage ma main de mon dos et je l’enserre tendrement avec politesse et savoir-vivre. Un sourire grandiose et même une certaine rougeur apparaît brièvement. Maintenant vous savez l’utilité de ma barbe taillé avec soin. Elle m’apporte un certain prestige, une classe et un camouflage contre ces petite gênes que la vie semble ravis de m’envoyer à l’occasion. Quand elle se sépare de moi, pour être honnête avec moi-même j’aurai apprécié qu’on se sépare dans un an ou deux mais bon, elle grimace de douleur. Je plisse des sourcils, ma vocation tant chérie revint au galop après cet intermède plus qu’agréable et je lui prends la main. Vous êtes au bon endroit pour des soins de qualité et le thé pour soulager votre gorge râpeuse. Mais avant je dois vous présenter mes hommages comme une milady tel que vous a le droit de recevoir d’un vieux gentilhomme comme moi. Je m’incline devant elle comme un courtisan du siècle dernier et je lui fais un baisemain qui aurait ravis n’importe quelle femme de ma connaissance. Ma voix calme et ayant la particularité d’être un heureux mélange entre la sophistication et le ton douceâtre anglais typique qui fait fondre les Yankees. Bienvenue dans mon humble clinique ma chère Billie. C’est un plaisir plus que consommé de pouvoir avoir de nouveau une invitée de marque ayant un esprit si développé et une prestance qui fait rougir les miladys de ce monde. Je me redresse et une citation me vient à l’esprit. Je prends une bonne respiration et me voilà avec mon accent d’acteur Shakespearien. Dans certaines réincarnations, nous nous divisons. Comme les cristaux et les étoiles, comme les cellules et les plantes, nos âmes aussi se divisent. Nous faisons partie de ce que les Alchimistes appellent Alma Mundi, l'âme du monde. Si l'Alma Mundi ne faisait que se diviser, elle croîtrait, mais elle s'affaiblirait aussi de plus en plus. Alors, de même que nous nous divisons, nous nous retrouvons. Et ces retrouvailles se nomment Amitié. Car lorsqu'une âme se divise, elle se divise toujours mais se retrouve toujours.

Je lui fais don d’un petit sourire pince-sans-rire et je lui tends galamment mon bras pour l’escorter vers la civière d’examen. Bonté divine que je suis heureux d’avoir enlevé le mot amour et femme et homme de cette belle citation. Mais rien ne paraît sur mon visage qui reflète que la classe britannique. En mémoire j’ai encore ces discussions, ces moments agréables et ces nuits reposantes que nous avons partagées. Puis-je vous offrir un thé pendant que vous m’expliquer vos blessures et vos péripéties ma chère? Pour tous vous avouer je me suis ennuyer de vous et j’avais grand espoir de vous revoir. J’ai demandé à chaque personne qui passait entre ses murs si par chance il n’avait point vu une jeune femme débrouillarde, énergique, doté d’une curiosité intellectuel enivrante et des yeux si ma… débordant de vivacité. Bloody Hell!  J’ai failli lui avouer que je trouvais ses yeux magnifique et qui hantait mon esprit depuis notre rencontre. Je change de sujet pour éviter qu’elle ne relève cette impartie de ma part. Vos « cadeaux » seront soigner n’ayez aucune inquiétude.  Ensuite je vais vous préparer un bon repas. Pendant votre douche je pourrais préparer votre chambre.


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MessageSujet: Re: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Lun 11 Déc - 18:50


Billie & Alair


Personne ne pouvait deviner ce que serait le lendemain, tout comme la jeune n'aurait pu prédire qu'elle se retrouverait dans cette clinique en compagnie du doc. En fait, Billie n'avait pas du tout imaginer le recroiser un jour, après tout, ce monde était devenue bien trop sombre et incertain pour que l'on puisse espérer retrouver des connaissances. À bientôt ou encore on se reverra n'étaient plus des mots utopiques, des espoirs fous, des mots qui n'avaient plus vraiment de sens à nos oreilles. C'est une des raisons pour lesquelles, Billie avait décidé de partir sans rien dire, certaine qu'elle ne reverrait plus le doc. Après tout, même si Billie s'évertuait à jouer de prudence, sa chance restait précaire. La preuve en est que la jeune femme se retrouve dans des situations où elle s'extirpait avec une chance que l'on pouvait qualifier d'incompréhensible et d'insolente. Le doc pouvait en témoigner vu le nombre de blessures qu'il a pu voir sur le corps de la texane alors, qu'il s'était affairé à lui faire des soins lors de leur précédente rencontre. Rencontre qui reste dans la mémoire de Billie comme étant une des plus belles rencontres qu'elle ait pu faire avec celle de Franky. Rares sont les fois où la texane s'attache à des personnes surtout de nos jours où plus rien n'avait de sens pour bien des êtres humains. Cependant, son attachement envers le doc l'a poussé à aller contre le temps et la douleur pour le retrouver. Pour tout dire, la jeune femme avait besoin de son humanité pour retrouver le sien devenu si faible. Seule et en détresse à cause de ses multiples erreurs et la perte de Franky qu'elle n'a pas su retrouver. Elle avait espéré le revoir en vie et en bonne santé souhaitant ardemment que les Punishers lui ont fait une blague de mauvais goût, mais quand on a vu les agissements du groupe envers la pauvre géant, Billie s'est vite rendu compte que c'était vrai.

Il n'est plus là, alors qu'il méritait le contraire et que Billie méritait cent fois de mourir, mais le monde semblait s'accrocher à elle comme un chewing-gum collé aux cheveux. Elle a soupiré un millier de fois, mais son souffle n'a su faire revivre que de petits souvenirs dont elle s'est rapidement débarrassée. Même le fait de vouloir se racheter au milieu du chaos n'a pas suffit à diminuer sa culpabilité. Et comme si rien de tout cela suffisait, même son cousin avait disparu. Se retrouver pour être à nouveau séparé, à croire que le monde décide non seulement de la garder en son sein putride, mais également à l'éloigner des gens qui en valent vraiment la peine.

Les efforts de Billie pour être sociable sont véritablement nuls. Elle n'y arrive pas sauf avec de rares âmes et comme dit plus haut. L'une n'est plus et l'autre ne tarderait pas à pointer le bout de son nez. Alors, elle patiente de la meilleure façon qu'elle connaisse. En lisant. À voix haute, Billie donne le ton au Roi Lear et sa colère, un livre qu'elle n'a pas eu l'occasion de lire, mais les paroles de ce dernier sonnent en échos avec ce que peut ressentir la survivante. Elle aimerait pouvoir faire éclater sa colère, mais cette dernière ne connaît qu'une seule et unique façon de le faire. En tuant encore et encore. Pourfendant les crânes de ces choses immondes qui n'ont vraiment plus rien d'humain. Non, elle est loin de rechigner à la tâche, homme, femme et enfant. Tous passent sous sa colère sans ressentir la moindre hésitation. Pour Billie, ce ne sont que des cadavres qui peuvent marcher dont l'âme a été arraché violemment alors, que le corps continue à être en marche d'une façon qui dépasse encore bien des gens.

En toute honnêteté, lorsque Billie a entendu la porte s'ouvrir, elle aurait aimé un peu plus de temps pour se préparer mentalement. Mais, elle aura beau faire des demandes que le destin se refusera à les respecter. La crainte, mais aussi une pointe de joie se faisaient une bataille lourde en elle. Qui prendra le dessus, cela était impossible pour la texane de le deviner. Autant faire les choses comme elle l'a toujours fait jusqu'à présent. Un pas à la fois. La survivante s'attendait à des remontrances du doc pour être partie du jour au lendemain, lui si attaché aux convenances. Mais, ne lui avait-elle pas dit, qu'un jour, elle partirait sans rien dire ? Que faire de longs discours d'au revoir n'était pas une chose dans laquelle elle excellait ? Elle ne pouvait pas dire à plus tard ou toutes ces choses qui paraissaient banales avant tout ça. Billie ne promettait pas de rester en vie, mais elle promettait toujours de se battre pour ne pas crever bêtement. Jusqu'à présent, c'est une chose qui lui a parfaitement réussi.

En premier lieu, alors qu'elle se retourne doucement, la jeune femme aperçoit ce bandage qui cache l’œil du doc. Que s'était-il passé ? Voilà ce qu'elle aurait voulu poser comme question, mais elle se contenta de s'abstenir tout en posant le livre sur ce qui faisait office de bureau tout en complimentant l'anglais sur le nouveau style qu'il adoptait avec cet accessoire.

Vous devez savoir ma chère que je représente Sa Majesté en toute circonstance.  Je me dois d’être présentable. Merci Billie pour ce compliment qui me va droit au cœur. Ma nièce Heaven que vous avez rencontré m’assure que cet article me donne une classe que je désirais rechercher sans l’atteindre.

« Et bien, votre nièce n'a pas tort, cela vous va très bien. » La survivante craignait que son départ avait été succédé par bien pire et soudainement, une colère noire s'empara d'elle. Serrant les dents, elle s'en voulait considérant qu'elle aurait pu éviter cette blessure à l'anglais. Cependant, elle tentait de se calmer comme elle le pouvait même si cette lueur destructrice passa dans son regard.

Si j’avais su que vous allez me rendre visite, j’aurai enfilé un habit plus que distingué. Je trouve que vous êtes aussi rayonnante que le soleil et qu’Athéna, déesse de la connaissance de la Grèce, aurait bien vous avoir comme avatar.

« Pas la peine, vous êtes très bien comme vous êtes doc... » Elle se racla la gorge. Ne pas parler durant tout ce temps pour ensuite déployer autant de mot lui faisait un peu mal si l'on considérait qu'elle avait attrapé légèrement froid ces derniers temps. Elle a su aller au-delà d'une fièvre naissante qui s'était heureusement calmée et n'avait pas empiré.

Billie ne pourrait pas dire ce qui lui arrivait, mais elle s'était précipitée dans les bras du doc. Heureuse de le revoir certes, cela faisait tellement longtemps que la jeune femme pensait à leurs nombreuses conversations sur le monde et le virus ou bien sur des sujets plus banales comme les livres ou la mythologie. Cela lui a permis de faire partie d'un autre espace temps où tout ce bordel n'existait pas. Quelque chose à laquelle, la demoiselle se serait accoutumée avec bonheur. Cependant, cela restait effrayant de connaître la tranquillité et de s'éloigner de la violence plus réelle, trop s'en éloigner, c'est oublier comment faire pour survivre.

Saloperie de douleur qui revient à la charge ! On peut dire que Billie ne s'épargnait jamais. Quand elle battait en retraite ou encore quand elle se battait juste pour une question de survie, la jeune femme se moquait du nombre de blessures que pouvaient récolter son corps. C'était si futile comme pensée et l'adrénaline encourage à aller au-delà de nos limites que du contraire.

Vous êtes au bon endroit pour des soins de qualité et le thé pour soulager votre gorge râpeuse. Mais avant je dois vous présenter mes hommages comme une milady tel que vous a le droit de recevoir d’un vieux gentilhomme comme moi.

Amusée et avec un sourire sur les lèvres, Billie secoue doucement sa tête de gauche à droite devant le civisme du doc. On peut dire que le temps ne l'a pas du tout changer. Cela fait du bien en quelque sorte de voir qu'il est resté le même malgré les épreuves qu'il a pu traverser alors, que la texane c'était loin d'être la même chose.

Bienvenue dans mon humble clinique ma chère Billie. C’est un plaisir plus que consommé de pouvoir avoir de nouveau une invitée de marque ayant un esprit si développé et une prestance qui fait rougir les miladys de ce monde.

« Doc, ce n'était pas la peine tant de civisme. Une bonne poignée de main aurait largement suffi. » La jeune femme appréciait ce côté-là d'Alair, mais pour cela, il fallait savoir l'observer suffisamment. Elle restait la rudesse du Texas et ce genre de comportement était d'un autre temps, trop doux pour certains, mais pas pour les femmes qui veulent rêver comme Billie, mais ceci est vraiment une chose qu'elle n'a jamais partagée avec qui que ce soit.

Dans certaines réincarnations, nous nous divisons. Comme les cristaux et les étoiles, comme les cellules et les plantes, nos âmes aussi se divisent. Nous faisons partie de ce que les Alchimistes appellent Alma Mundi, l'âme du monde. Si l'Alma Mundi ne faisait que se diviser, elle croîtrait, mais elle s'affaiblirait aussi de plus en plus. Alors, de même que nous nous divisons, nous nous retrouvons. Et ces retrouvailles se nomment Amitié. Car lorsqu'une âme se divise, elle se divise toujours mais se retrouve toujours.

C'est avec étonnement qu'elle l'observe alors, qu'il vient à s'exprimer à nouveau. Avançant un peu son visage, les yeux ouverts par la surprise cherchant à savoir d'où pouvait venir cette citation. Elle ne l'avait entendu jusqu'à présent, ni lu quelque part et c'était peut-être mieux ainsi surtout pour le doc sans doute, ce serait-il senti mal à l'aise.

« De qui est-ce ? » Demanda-t-elle spontanément alors, qu'elle reprenait sa stature habituelle et propre au texan. Nonchalante qui laissait deviner vivacité et rudesse.

À nouveau, son sourire s'étire tandis qu'elle accepte volontiers l'aide du doc. Pour tout dire, Billie se retenait de ne pas s'écrouler sur place avec la fatigue et la piqûre parfois vive de ses blessures. Elle avait beaucoup combattu, marché et le poids sur ses épaules se faisaient parfois tellement lourd qu'elle se demandait bien des fois comment elle pouvait avancer.

Puis-je vous offrir un thé pendant que vous m’expliquer vos blessures et vos péripéties ma chère? Pour tous vous avouer je me suis ennuyer de vous et j’avais grand espoir de vous revoir. J’ai demandé à chaque personne qui passait entre ses murs si par chance il n’avait point vu une jeune femme débrouillarde, énergique, doté d’une curiosité intellectuel enivrante et des yeux si ma… débordant de vivacité.

Sans rechigner ni hésitation, elle retira son haut pour que le doc puisse faire les premiers soins même si ce qui était primordial était une douche afin de retirer sang et saleté sur son corps meurtris en bien des endroits. Des bleus, des contusions, la hanche droite lacérée par une lame et qui guérissait lentement, mais qui méritait tout de même des soins.

« Oh... Vous savez, y a pas grand chose à dire. Catastrophe, chaos et survie, le lot habituel si je peux dire. » Elle se crispa avant que le doc ne touche sa blessure la plus sérieuse puis se détendit. « Les hommes encore saints sont tous fous et font plus de mal que de bien. La routine habituelle, heureusement que mon père m'a suffisamment entraîner pour tuer un maximum de ces ordures. » Ordures dont la jeune femme faisait partie pour avoir rejoint les Punishers même si elle n'a pas participé à leur méfait. Se contentant de la chasse et de garder un œil sur son cousin avant qu'il ne disparaisse. Elle est restée par la suite pour son attirance pour Bruce pour ensuite tout plaqué après le sort qui a été réservé à Franky. C'est une chose qu'elle n'a pas pu accepter.

Vos « cadeaux » seront soigner n’ayez aucune inquiétude.  Ensuite je vais vous préparer un bon repas. Pendant votre douche je pourrais préparer votre chambre.

« Je mérite pas autant doc... Vraiment... » Elle regarda par la fenêtre, une lueur sombre accaparant les prunelles noisette de la jeune femme. Injustement, le sort lui offre de la chance, là où elle considère qu'elle devrait être punie. Où est donc la logique ! Il n'y en a pas et la texane ne comprenait vraiment pas pourquoi le destin s'évertuait à se montrer aussi... Condescendant. Traître. Et surtout incompréhensible. « Chacune de mes blessures sont méritée croyez-moi... » Elle ne s'en rend pas compte, mais une larme vient perler le long de sa joue. Non, elle ne peut définitivement pas se pardonner le sort qu'ils ont pu réserver à Franky.

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MessageSujet: Re: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Mar 26 Déc - 13:41



A warm reunion
[color=#006600]Je fais une auscultation des plus classique, ne m’intéressant seulement aux blessures et aux maux de ma distinguée patiente. Plusieurs médecin n’ayant pas ma sagesse et disposant de la témérité de la jeunesse aurait certainement reluqué pareil merveille combinant grâce, force et féminité. Pour ma part je sais faire la part des choses, le professionnel en premier et ensuite je vais sûrement devoir me concentrer comme jamais à la préparation de mon thé. Breuvage doux-amer que je vais surement boire bouillant pour reléguer en arrière-plan le désir et la passion dévorante qui semblent m’assiéger à chaque fois que je songe à cette chère Billie. Car oui des sentiments ont ressuscité dans mon cœur. Un peu en comparaison de ces cannibales putrides qui ne décident tout bonnement de mourir et ont une seconde chance d’exister. Personnellement je n’ai jamais ressenti pareil ferveur, engouement et une certaine forme de tendresse pour une représentante de la gente féminine. Bonté divine j’ai eu bon nombre de maitresses et de dames qui ont su réchauffer ma couche, mais je me suis jamais ennuyer d’aucune. À part cette texane au sang chaud qui rend le mien bouillant soit-dit en passant.

Enfin bref ne nous étendons pas sur le sujet. Je sens une grande mélancolie, une tristesse qui semble émaner de la fière jeune femme qui regarde l’horizon. Je finis les soins majeurs, préférant lui laisser l’opportunité de se restaurer et de prendre une bonne douche pour atteindre un summum de relaxation et de bien-être. Bloody Hell! On est en sécurité en ces lieux et je compte aider ma chère Billie à retrouver le sourire et qu’on recommence nos échanges cordiaux. Une perle de tristesse s’échappe de la commissure de sa paupière et même si je ne possède qu’un globe oculaire intact, je la vois parfaite. Aussitôt je sors mon mouchoir de ma poche de ma veste et je lui tends avec galanterie.

Je lui fais don d’un sourire sincère et surtout réconfortant. Mon œil d’acier bleuté n’est que douceur et compatissant. Le civisme est la clef de voûte de la politesse et des rapports cordiaux entre deux être ma chère Artémis. Laissez-moi l’honneur de vous tendre ce mouchoir. C’est l’un des derniers vestiges de galanterie que les gentilshommes peuvent pourvoir aux miladys de ce monde à défaut de défendre leur honneur sur le pré. Ma voix est ensorcelante comme les présentateurs de la BBC et surtout je ne suis que flegme et stoïque comme l’exige le savoir-vivre Britannique. Quand elle prend mon offrande je prends une couverture de laine carotté noir et rouge, un héritage familial qui me suit depuis ma glorieuse époque universitaire. Avec délicatesse je lui dépose sur ses épaules et je me place ensuite dans son arc de vision. Et voilà ma chère amie. Vous voilà envelopper avec la douceur de la laine des domaines de mes ancêtres. J’ose espérer maintenant que vous allez réfuter ces dernières paroles que vous venez de me dire?

Je me redresse dans mon attitude noble et des plus classiques avec ma main gauche dans le dos et le torse un peu bomber. Vous méritez chacune de mes attentions et de ce petit confort que je peux offrir. C’est une certitude que j’ai en mon âme et conscience. Je me détourne un instant pour allumer le brûleur et faire bouillir l’eau dans la bouilloire. Personne ne mérite d’être blessé, à part naturellement les masochistes et pervers de cet acabit. L’êtes-vous? Je ne peux m’empêcher de faire un sourire pince-sans-rire qui est aussi renommé pour être associer à l’Angleterre que le thé ou le mythique Big Ben. Je lève mes mains en signe d’apaisement avec une lueur d’espièglerie dans mon œil rescapé. Vous n’avez pas à répondre à cette question qui va directement creuser dans votre jardin secret ma chère. Ce n’est que pour vous dire que vous croyez que ces blessures sont mérités par quelques actes de votre part, mais concentrer vous surtout sur vos autres actions qu’on permit d’éviter des blessures à d’autres gens. Par exemple mon humble personne. Vous qui avez sauvé ma vieille peau contre ces deux malotrus. Notre première rencontre qui restera graver à jamais, ainsi que la ribambelle de discussions et de rire, dans mon esprit. Je me détourne un instant pour vérifier le canard qui commence à siffloter joyeusement. Je transvide le liquide à l’arôme délicieux dans deux tasses en porcelaine. Nous avons tous commis des impairs, moi le premier si je peux le confesser. Mais en cet instant il vous faut du repos, une bonne pitance et… Je lui place une tasse de thé bien fumante devant elle. Un breuvage béni des Dieux qui va vous réchauffer et vous dorloter un peu.

Je m’assis alors d’une manière digne et sophistiquer, en véritable gentleman pour bien le spécifier, devant mon invitée de marque. À votre santé et à la joie immense que vous me procurer de revenir me faire une si charmante visite. J’ose espérer que nous allons avoir le temps de reprendre notre passionnante discussion sur la mythologie grec. Petit doigt en l’air, je soulève ma tasse pour en prendre une bonne gorgée. Je l’écoute me parler ou je profite du silence qui plane pour la détailler discrètement. Aussi magnifique que dans mes récents souvenirs. J’allais lui demander la cause de son trouble lorsqu’un pleur s’éleva timidement de l’étage. Je dépose alors ma tasse sur sa soucoupe. Nous avons recueilli un bambin lors de la récente tempête du mois de mai. Son père a eu la malchance de croiser les dents cariés d’un cannibale putride. Son dernier geste fut de confier l’enfant à ma clinique. Je soupire de tristesse et je fais un petit geste négatif de la tête. Je n’ai rien pu faire pour ce pauvre bougre. Mais je vous prie de m’excuser, je crois que ma nièce est affairée dans ses études et mon devoir me dicte d’aller…

Je n’ai point fini de parler d’un pas pesant, digne d’un pachyderme dans un magasin de verrerie anglais, se fait entendre dans le couloir. Je m’étais lever à demi et je me rassois donc avec flegme et stoïque. Je prends de nouveau la tasse par son anse et je fais mine à Billie de faire silence. De ma main de libre je fais un décompte de cinq et dès que mon index s’abaisse un chant magnifique s’élève. Une berceuse qui me fait sourire derrière ma barbe taillé avec soin. Je rajoute simplement quelques mots de plus, un prénom que je ne croyais pas que ma vis-à-vis connaîtrait de manière si virulente. Son père de substitution va s’occuper d’endormir le petit Daniel. Ce cher Robert est un cœur sur pattes doté d’une voix divine lorsqu’il chante. Dommage que bien peu de gens s’arrête à son apparence. Un instant un profond dégoût de la société et de leurs recherches de la beauté absolues se reflète dans mon œil d’acier bleuté. Le petit ne pourrait rêver d’avoir un meilleur protecteur durant cette époque troublée… En parlant de troubler, vous avez perdu quelques couleurs ma chère. Vous allez bien?




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MessageSujet: Re: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Lun 15 Jan - 5:52


Billie & Alair


Pendant qu'il l'auscultait, Billie se laissait avoir par toutes sortes de souvenirs. Ce qu'elle a pu et dû faire pour survivre. Rien n'était regretté, car dehors, il fallait se plier à une loi bien dure pour espérer voir à nouveau le soleil se lever. Seule, on devait de plier à la bête qui demeure en chacun de nous, la laisser parler et devenir parfois bien inhumain, dénué de toutes sortes d'émotions qui ne seront que des faiblesses supplémentaires. La texane avait rapidement saisit cette règle inculqué par son propre père et les Punishers n'ont fait qu'attiser cette braise étrange qui sommeillait en elle jusqu'alors. La jeune femme avait pourtant eut le droit à son libre-arbitre parce que ses talents ont servi le groupe et il fallait bien s'intégrer pour compter rester parmi des gens. Elle l'avait fait pour rester proche de son cousin puis parce qu'une attraction la maintenait contre Bruce. Mais, même si ce fut après, elle a prit conscience que cet homme n'avait rien de bien, il était trop dangereux pour elle menaçant chaque parcelle de ce qui restait d'humaine à la pauvre Billie qui était déjà bien perdu avec sa conscience. Bien ou mal, la frontière était tellement mince. Il a fallu qu'on vienne à tuer un ami pour qu'elle prenne conscience de son erreur et qu'elle le paie jusqu'à ce jour. Ses blessures étaient plus que mérités et elle passerait sa vie à continuer de fonctionner de la sorte. La pénitence. C'était tout ce qui lui restait et Billie savait par avance qu'à nouveau, elle devra dire au revoir à ce bon vieux doc qui prenait le temps de la soigner et de se montrer toujours aussi civilisé et gentleman avec elle alors, que la survivante ne le méritait aucunement. Oui, nous avions droit à la faute, mais parfois, dans certains moments, il y avait des chose qu'on ne pouvait accepter. Bobby était le monceau d'humanité qui la maintenait sur la bonne route et voilà que tout partait en éclat de plus en plus. Pauvre gars, il demandait rien à part survivre et non être le jouet du Fossoyeur ayant eut l'intérêt de le transformer en une attraction et esclave du groupe. Billie avait su le protéger en étant présente, non loin de lui, mais une simple sortie a décidé du sort de Franky et à son retour, ce fut trop pour elle. Sa conscience hurlait à l'injustice et après un passage à tabac, elle s'en est allé.

Le civisme est la clef de voûte de la politesse et des rapports cordiaux entre deux êtres ma chère Artémis. Laissez-moi l’honneur de vous tendre ce mouchoir. C’est l’un des derniers vestiges de galanterie que les gentilshommes peuvent pourvoir aux miladys de ce monde à défaut de défendre leur honneur sur le pré.

Quelle honte de se laisser aller comme ça devant cet homme. Jamais Billie n'avait versé de larme et aussi facilement qui plus est. La jeune femme a toujours fait preuve d'une grande attention pour que personne ne les perçoive. Même quand elle a été renvoyé de son université pour dissimuler une histoire sordide, la texane a fait attention d'être seule. Un jour, Billie a pris son cheval et est parti au galop pour se laisser aller à la rage qui l'enflammait pour finalement pleurer sur les hautes terres de son père. Au fond, la jeune femme savait que personne n'a été dupe, on connaît son manège depuis bien trop longtemps. Mais, personne n'en a fait la remarque parce qu'on est tous conscient que pleurer chez les Drake est une faiblesse qu'on ne pouvait pas se permettre chez des survivants de cet acabit.

Prenant doucement le mouchoir de la main tendu par le doc, la jeune femme le porta à son visage pour essuyer les témoins salés de ses joues. « Je ne mérite pas autant de... Civisme. Mais, merci doc.. » Trop d'erreurs ont été commises, et même si la jeune femme avait appris à vivre avec, la condamnation injuste de Franky lui pesait lourdement sur la conscience.

Comme réponse à son tourment, la jeune femme sentit quelque chose de doux et de chaud se poser sur ses épaules. L'esprit un peu ailleurs, elle ne se rendit pas compte d'où cela pouvait provenir jusqu'à ce que la voix d'Alair s'élève à nouveau.

Et voilà ma chère amie. Vous voilà envelopper avec la douceur de la laine des domaines de mes ancêtres. J’ose espérer maintenant que vous allez réfuter ces dernières paroles que vous venez de me dire?  

Se lovant dans cette laine sécurisante au parfum apaisant, la jeune femme huma l'odeur qui changeait de celle pestilentielle qui s'élevait à l'extérieur et qui devenait parfois cauchemardesque à la longue. Faisant tomber des gens en pleine dépression. Le parfum presque pur seulement dérangeait par celui de la pollution émanant des voitures ou des entreprises encore en fonction gênaient l'atmosphère. Le parfum de son Texas lui manquait et bien que par moment, elle se disait que ce serait mieux d'y retourner, Billie se disait également que plus rien ne l'attendait là-bas.

« Désolé, mais non doc. Je les pense sincèrement. »

Vous méritez chacune de mes attentions et de ce petit confort que je peux offrir. C’est une certitude que j’ai en mon âme et conscience.

Son regard se lève lentement vers l’œil encore valide du doc et bien qu'elle pourrait réfuter encore et encore les dires du médecin, ce dernier est assez buté pour croire encore au contraire.

Personne ne mérite d’être blessé, à part naturellement les masochistes et pervers de cet acabit. L’êtes-vous?

« Tous les Drake dignes de ce nom, le sont un peu doc. » Elle finit par soupirer et blottit un peu plus dans la couverture comme seule moyen de défense et de réconfort contre toutes les pensées qui peuvent traverser son esprit.

Vous n’avez pas à répondre à cette question qui va directement creuser dans votre jardin secret ma chère. Ce n’est que pour vous dire que vous croyez que ces blessures sont mérités par quelques actes de votre part, mais concentrer vous surtout sur vos autres actions qu’on permit d’éviter des blessures à d’autres gens. Par exemple mon humble personne. Vous qui avez sauvé ma vieille peau contre ces deux malotrus. Notre première rencontre qui restera graver à jamais, ainsi que la ribambelle de discussions et de rire, dans mon esprit.

La jeune femme finit par poser un doigt sur la bouche du doc pour qu'il arrête de l'élever sur un piédestal. Elle ne méritait rien de tout cela et ne le souhaitait pas. Billie s'en voulait terriblement et rien ne pouvait changer cela. Jamais même. La mort de Franky a été quelque chose qui n'aurait jamais dû se produire et bien qu'elle ait eu le sot espoir de le retrouver durant son voyage quasi-interminable, elle s'est rendu compte au fur et à mesure que c'était bel et bien fini.

Bien heureuse qu'il se concentre sur la préparation du thé, Billie porte son regard vers l'extérieur, lassé par la vision qui se profile à son regard. C'est parfois dur d'accepter cette situation, les bons moments d’insouciance lui manque tout autant que le ranch, les gens, Sam, sa nounou et surtout son père.

Nous avons tous commis des impairs, moi le premier si je peux le confesser. Mais en cet instant, il vous faut du repos, une bonne pitance et…Un breuvage béni des Dieux qui va vous réchauffer et vous dorloter un peu.

La tasse fumante posée devant elle lui permet de recevoir un parfum plus délicat que les corps en putréfaction à l'extérieur. Esquissant un sourire reconnaissant, bien que mince, Billie prend la tasse respirant une nouvelle fois la boisson typiquement anglaise, souffle et bois une petite gorgée qui a le don de l'apaiser, bien que ce ne sera qu'éphémère. C'est un pleure de bébé qui la sortit de ses pensées et intérieurement, elle remercia le bambin de ne pas la faire plonger davantage dans le néant.

Nous avons recueilli un bambin lors de la récente tempête du mois de mai. Son père a eu la malchance de croiser les dents cariés d’un cannibale putride. Son dernier geste fut de confier l’enfant à ma clinique.Je n’ai rien pu faire pour ce pauvre bougre. Mais je vous prie de m’excuser, je crois que ma nièce est affairée dans ses études et mon devoir me dicte d’aller…

« La vie n'est facile pour personne. Mais, au moins ce bébé a trouvé une famille dans ce chaos. » fit-elle simplement avant d'entendre un pas lourd dans le couloir qui semblait se précipiter vers la chambre de l'enfant alors, que le médecin avait esquissé le mouvement de se lever.

Son père de substitution va s’occuper d’endormir le petit Daniel. Ce cher Robert est un cœur sur pattes doté d’une voix divine lorsqu’il chante. Dommage que bien peu de gens s’arrête à son apparence.

La main tremble peinant à tenir la tasse. Le liquide menaçait de sortir de son éphémère maison tandis que le regard de Billie était fixé sur le doc alors, que son ouïe était accaparé par une voix qui ne lui était pas étrangère.

Le petit ne pourrait rêver d’avoir un meilleur protecteur durant cette époque troublée… En parlant de troubler, vous avez perdu quelques couleurs ma chère. Vous allez bien?

En cet instant, elle devait avoir bel et bien perdu des couleurs. La texane voyait l'espoir redorer le blason des jours sombres vécus depuis quelque temps à présent.

« Vous voulez parler de Robert Smith ? » Fit-elle en reprenant conscience avec la réalité et optant à la sécurité de poser la tasse sur la table. Alors, qu'à peine l'affirmation naissait sous le mouvement de tête positif du doc, la jeune femme se redressa laissant tomber la couverture de ses épaules pour se diriger vers la sortie.

À peine avait-elle passé le pas de la porte que la silhouette de son ami se dessinait devant elle. « Franky... » Les larmes coulèrent sur les joues de la jeune femme. Tant de pression, la faute coulant encore et encore sur sa personne devant la supporter au jour le jour. Mais, voilà que tout volait en éclats et de la meilleure façon qui soit. Son ami était bel et bien vivant. Par quel miracle ? Elle l'ignorait et honnêtement, la texane ne s'en posa pas la question qu'elle accourut vers ce dernier pour l'étreindre. « J'te croyais mort par ma faute. Excuse-moi, j'aurais dû être là. J'aurais jamais dû te laisser seul. » Elle leva la tête tandis que ses mains tremblantes se posèrent sur les joues du mastodonte au grand cœur. « J'ai promis de veiller sur toi et je vais le faire. Plus personne ne te causera le moindre mal sans le regretter. »

Soudainement, Billie grimaça, ses blessures la rappelant à l'ordre. « Bordel de... » Elle préféra ne pas continuer voulant éviter un dialecte trop fleuri à Franky et le doc. En entendant à nouveau le petit, la jeune femme se mordit la lèvre. « Désolé... Je te laisse t'occuper du petit. » Billie retourna vers le doc s’appuyant contre lui. « Vous pouvez m'aider... »

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MessageSujet: Re: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Mer 24 Jan - 9:37



A warm reunion
Je reste de marbre, solide comme le roc de Gibraltar que bon nombres de mes connaissances semblent me prêter comme qualificatif, devant le blêmissement inquiétant de ma patiente. Je me pose des questions toutes à fait légitimes sur sa santé physique, sa carence en aliments sains comestibles et autres joies que notre situation apocalyptique semble prendre un malin plaisir à nous pourvoyeur. Elle me demande alors d’une voix blanche si c’était bien de Robert Smith que je faisais une si glorieuse référence. Je n’ai que le temps de hocher de manière affirmative du bonnet que voilà ma chère Artémis qui semble prendre son envol vers la pièce d’où la berceuse mélodieuse émerge. Je ne peux que cligner de mon œil valide que j’ai déjà perdu sa trace. Je porte ma main à ma barbe taillé avec soin et je me penche pour ramasser la couverture de laine de mes terres d’origines. Bonté divine que je suis heureux d’entendre un surnom que mon beefeater ne cessait de me répéter lors de nos expéditions. Affichant un air noble mais ayant une étincelle de gaité dans mon regard d’acier bleuté, je plie la couverture pour ensuite la passer autour de mon bras comme le ferait un majordome anglais. De mon pas alerte, ma démarche est droite et mon attitude débordant de flegme britannique, je passe le seuil de la porte pour assister aux réjouissances d’une rencontre que les belligérants devaient croire impossible. Mais la situation précaire de sa santé fit alors rappeler son bon souvenir à ma chère Billie et elle me demanda en étouffant un juron de l’emmener. Ce que je fis avec tout le civisme et l’attitude débordant de noblesse que mon invité de marque a le droit d’attendre d’un fidèle serviteur de sa majesté. Galamment et avec sollicitude je lui tends mon bras de libre pour l’escorter dans mon étude privé. Ceci est mon sanctuaire, mon oasis et mon temple qui me permet de me centrer sur moi-même. Chaque mur supporte triomphalement des toiles de maîtres du musée tout près. À ceci ce rajoute deux bibliothèques croulants littéralement d’ouvrages de tous horizons. Des vestiges des arts et du savoir de l’humanité que j’ai arraché à la destruction. Des meubles démontrant l’amour du confort de l’ancien maître des lieux sont disposés avec goût. Justement une causeuse rembourrée nous tend les bras et j’assis avec attention ma chère Artémis. La jeune femme me semble encore bouleversée et de nouveau je lui tends mon mouchoir. Elle fait mine de vouloir parler et je me surprends de lui rendre la pareille en lui mettant mon index sur ses lèvres. Lèvres pulpeuses et douces comme j’ai eu rarement le loisir de toucher soit-dit en passant. Je lui fais don d’un de mes renommés sourire pince-sans-rire et elle discerne sans mal une lueur espiègle dans mon regard intelligent et calme. Je vous prie d’excuser mes manières un peu cavalière, mais pour les prochains instants j’aimerais que vous savourer vos retrouvailles avec notre cher Robert et le réconfort que cela vous procure. Je suis à vous le temps d’emmener le thé et d’actionner la manivelle du vieux gramophone pour laisser le classique adoucir l’atmosphère.

Je sors de mon sanctuaire en prenant soin d’emmitoufler cette charmante jeune femme dans la chaude couverture de laine. Une milady doit avoir quelques instants seule lorsqu’un pleur de joie ou de soulagement l’envahie avant qu’un gentilhomme ne se permet de lui tenir compagnie. Je reviens donc avec les tasses de thé et je les déposes sur la table basse devant la causeuse. Avec la droiture et le flegme que tout bon serviteur de Sa Majesté a le devoir de dégager en permanence, je me dirige vers le gramophone pour choisir un disque de Vivaldi et bientôt un air enchanteur me fait fermer les yeux d’extase. Je bouge un peu des mains comme le chef d’orchestre d’un opéra londonien. J’espère que mon mine fait sourire ma sublime invitée du moment et j’arrête mon mouvement en soulevant mes sourcils broussailleux de manière comique. Bloody hell! Je m’excuse ma chère, mais en savourant ce morceau je me laisse emporter. Puis-je vous rejoindre sur cette causeuse confortable à souhait? Avec son accord je m’assois et je la sens encore bouleversée par cette montée d’émotion. Mon éducation stricte de gentilhomme m’imposerait de lui tenir la main pour l’apaiser, mais je me décide d’agir autrement. Mes origines texanes allez donc savoir. Je lui passe un bras avec délicatesse autour de ses épaules et je la laisse déposer sa tête sur mon torse avenant. Nous écoutons les notes agréables venant d’un orchestre sûrement décimer par les ravages de ce virus. De ma main libre je prends la sienne avec douceur et surtout pour lui prodiguer apaisement et chaleur humaine. La pauvre enfant doit avoir été seule trop souvent qu’à son tour à parcourir ce monde dévaster avec pour seule compagnie ces cannibales putrides. Des fois pour ma part j’aimerais mieux partager des conversations avec ces créatures que certain Yankee que j’ai eu le déplaisir de rencontrer. Mais trêves de pensées parasitaires. En ce moment je dégage réconfort, béatitude et un soupçon de tendresse. Des sentiments que l’humanité chérie surtout en ces instants incertains.

Ce que le hasard peut faire des merveilles des fois! Je brise la glace avec mon accent de présentateur de la BBC, un ton noble et feutré à l’oreille selon bien des dires. J’ai tant entendu parler d’Angel de la part de Robert et de mon côté je lui parlais de cette merveilleuse Artémis que j’ai eu l’immense plaisir de côtoyer. Vous savez que nous avons souvent ratissé les environs à votre recherche en espérant trouver deux entités qui était en vérité la même personne? Je lui fais don d’un sourire désarmant et d’un petit rire distingué. Vous avez su toucher nos existences de manières magistrales vous savez. Robert m’a confié que vous étiez la raison qu’il n’avait pas chuté du mauvais côté lors de son passage avec ce malotru de Bruce et de son groupe de sinistres sbires. Je peux lire aisément le scepticisme dans son regard délicieux et je me fais un devoir de le dissiper. Il m’a parlé des tortures et des horribles évènements qu’il a endurés. Je fais une petite pause pour choisir mes mots avec soins. Mais son sourire revenait dès qu’il parlait de celle qui surnommait Angel, des moments d’amitié et d’affection qu’elle lui donnait sans compter pour apaiser ses souffrances. Même de la raclée qu'elle avait subi en se portant à son secours. Je lui fais savoir par ces mots que je connais toute l'histoire. Vous étiez sa lumière pour ne point s’écarter du bon chemin au travers de ces moments de ténèbres. J’ancre alors mon œil valide dans ses pupilles qui me semblaient avides d’espoir. Pour ma part je désirais simplement vous revoir. De vous savoir en santé et de pouvoir discuter avec vous de tout et de rien. Vous avez une flamme en vous qui m’a réchauffé mon vieux cœur lors de votre passage. À chaque jour j’ai pensé à vous je le confesse. J'inspire profondément en sélectionnant les mots pour éviter d'autres qui seront trop personnelle. Lors de ces moments de communion, je vous envoyais des pensées réconfortantes et positives. J’ai un sourire tendre et débordant de douceur et de charme. J’ose espérer que vous allez accepter de rester le temps qu’il plus plaira avec Robert et moi. Ma voix n’est que sincérité. Car je me suis ennuyé de votre sourire, de votre énergie, de votre présence et votre vivacité d’esprit. Je commence à enlever mon bras qui l’enserre. Je m’excuse de ce geste déplacé ma chère Billie. Je sentais que vous aviez besoin d’être près d’une personne qui se préoccupe de vous. Je désire ardemment lui avouer d’autres facettes de ce que ressent mon cœur en cette instant, mais je me fais violence de rester stoïque. Cette résidence sera la vôtre si vous le désirez. Je me maudis intérieurement de ne pas lui faire la cour qu’elle mérite, de lui avouer les puissant sentiments qui m’habite. Le fossé de notre différence d’âge est la cause de mon hésitation et à contrecœur je m’apprête à me dégager de cette douce étreinte.



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MessageSujet: Re: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Ven 26 Jan - 16:30


Billie & Alair


Après tout ce temps, je m'étais convaincue que je ne pourrais plus revoir Franky persuadée que la mort l'avait déjà emporté très loin de ce monde. Pour soulager ma faute, je me suis répétée plus d'une fois qu'il était bien mieux dans l'autre monde que celui-ci qui ne lui voulait que du mal à chaque jour que Dieu voulait offrir. Je me sentais tellement mal de ne pas avoir pu lui offrir le réconfort qu'il aurait souhaité, même s'il affirmé le contraire, égoïstement, je gardais cet ami avec moi que plutôt l'aider à s'échapper de cette meute de loups enragés à laquelle j'ai pu appartenir. J'ai tant d'erreurs à rattraper et à me faire pardonner que toute ma vie ne sera pas suffisante pour exaucer ce souhait qui me tient à cœur. Il y a mes vieux démons qui ne cessent de me poursuivre et de me hanter, je ne peux m'empêcher d'être cette Billie survivante qui se montre sans foi ni loi envers ceux qui lui veulent du mal ne ressentant aucune notion de regret ou bien de pitié quand le fait de tuer se fait sentir au bout de mes doigts. Combien de fois n'ai-je pas égorgé quelqu'un pour me défendre. Le monde est ainsi, il l'était déjà avant le chaos, mais plus encore maintenant. Les hommes se sont transformés, je ne parle pas des âmes errantes qui n'ont plus aucune notion de bien et de mal, mais bien de ceux encore indemnes et qui choisissent de faire l'un ou l'autre et sans même ressentir quoi que ce soit qu'un profond amusement de soumettre et de faire mal aux autres. La loi du plus fort prime sur le reste, c'est une chose que mon père m'a enseigné dès que j'ai su marcher ou parler. Que le mieux pour nous, c'était d'appartenir à la catégorie des prédateurs et non des proies, mais sans oublier ce qui fait de nous des humains. Beaucoup trop de gens ont oublié cela, moi aussi, je dois l'avouer que cette leçon me soit passé au-dessus de la tête. Trop éprise par ce besoin de survivre au point de devenir monstrueusement sauvage. Voyager seule n'aide en rien à garder toute forme de sociabilisation. Pourtant, des âmes ont su voir au-delà et à faire ressortir le meilleur de moi-même. D'abord Alair et son civisme démesuré et ensuite Franky et sa profonde humanité qui est en contradiction avec le physique qu'il montre au quotidien. Rien n'est facile, il faut parfois creuser la surface pour voir ce qui se cache au fond de nous et je crains que pour ma part, il y a plus de mal que de bien.

Quand nous retournons dans le cabinet du doc, je m'installe encore trop prise dans toutes ses émotions qui prennent vie en moi sans que je puisse avoir un quelconque contrôle. Je souhaite dire quelque chose, mais l'index du doc se pose sur mes lèvres et mon regard se fait rieur l'espace d'un instant. Peut-être qu'effectivement, il n'y a rien à dire sur le sujet pour le moment. Cela ne sert pas à grand chose quand on peut le constater visuellement. Sur l'instant, je dois admettre que la force me manque autant par ma fatigue, la faim et à présent les événements qui ont pointés le bout de leur nez et auxquels je ne m'attendais aucunement. Je peux affirmer à présent que je comprends l'adage : La vie est pleine de surprises.

Elle vient de m'en offrir une magnifique, mais je redoute l'après. Que se passera-t-il lorsque Franky aura dépassé le stade de la surprise. Peut-être qu'il osera me dire qu'il m'en veut de l'avoir laissé souffrir au milieu de ces chiens galeux. Je le comprendrais et je ne viendrais même pas à me défendre de cela pour tout dire. J'accepterai chaque jet de son venin justement offert.

Je vous prie d’excuser mes manières un peu cavalière, mais pour les prochains instants j’aimerais que vous savourer vos retrouvailles  avec notre cher Robert et le réconfort que cela vous procure. Je suis à vous le temps d’emmener le thé et d’actionner la manivelle du vieux gramophone pour laisser le classique adoucir l’atmosphère.

Je n'ai pas la force de me lever et d'aller le voir. Non, je vais rester ici et reprendre contact avec la réalité pendant que le doc s'absentera. La musique qui s'élève adoucit un peu l'esprit noirci par toutes ces mauvaises pensées et craintes qui n'ont pourtant pas lieu d'être. Franky m'aurait repoussé au premier moment et pourtant, il s'est figé et s'est laissé faire. Me mordant la lèvre durant un instant sous l'intense sensation que je ressens en cet instant. Si je continue, je risque de saigner sous la force que je mets à la mordre.

Même si la musique me tient compagnie, je n'arrive pas à verser ne serait-ce qu'une larme, comme si j'étais complètement bloquée et fermée à toute forme d'émotions humaine. Il m'arrive même de croire que je suis devenue un robot sans cœur qui ne fait qu'agir machinalement au jour le jour. Je pousse un long soupire avant que le doc ne revienne avec un plateau de thé qu'il dépose sur la table de la causeuse sur laquelle je suis assise depuis peu. Le voir dans une telle fascination pour la musique me fait légèrement sourire et je me contente de le regarder. C'est comme si l'impact de ces deux dernières années ne semble pas avoir causé de souffrance à cet homme. Il est tellement sûr de lui, tellement maître de soi que j'en suis admirative alors, que pour ma part, il m'arrive d'être hors de contrôle. Rares sont ceux qui sont parvenus à me tempérer.

Bloody hell! Je m’excuse ma chère, mais en savourant ce morceau je me laisse emporter. Puis-je vous rejoindre sur cette causeuse confortable à souhait?

« Ce n'est rien... » Je le regarde puis je me décale pour lui faire de la place. « Oui bien sûr. » Je n'arrive qu'à prononcer que quelques mots. La musique adoucit les mœurs, mais il semble que cela ne fonctionne pas avec moi pour l'instant.

Tête baissée, j'ai l'impression que celle-ci pèse une tonne, je ne parviens pas à bouger ni même à esquisser un mouvement pour prendre une tasse et m'apaiser en goûtant à ce thé préparer par mon hôte anglais. Je serre mes poings ancrant presque mes ongles dans mes paumes. C'est alors, qu'Alair me prend dans ces bras, sans un mot. Je suis surprise, lui qui est tellement à cheval sur la bonne tenue et toutes ces choses qui dépassent la texane que je suis. Je suis figée, mais je ne le repousse pas pour autant. C'est agréable d'avoir un peu de chaleur humaine après tant de temps à être seule et à devoir supporter mes fautes. L'une après l'autre, mes larmes coulent, mais aucun son sonore ne sort de ma bouche, comme si je souhaitais que personne ne remarque quoi que ce soit. C'est tellement honteux pour moi de me laisser aller comme ça, mais je sais que je n'aurais aucune critique du doc ni de moqueries d'ailleurs.

J’ai tant entendu parler d’Angel de la part de Robert et de mon côté je lui parlais de cette merveilleuse Artémis que j’ai eu l’immense plaisir de côtoyer. Vous savez que nous avons souvent ratissé les environs à votre recherche en espérant trouver deux entités qui était en vérité la même personne?

« Vraiment ? » Finis-je par dire après avoir repris un peu de contrôle sur mes émotions. « J'ignorais que l'on me cherchait. » J'ai tellement peu l'habitude de cela. Personne ne cherche quelqu'un comme moi sauf bien sûr Isha qui a totalement disparu depuis tellement longtemps maintenant.

Vous avez su toucher nos existences de manières magistrales vous savez. Robert m’a confié que vous étiez la raison qu’il n’avait pas chuté du mauvais côté lors de son passage avec ce malotru de Bruce et de son groupe de sinistres sbires.

Je sens la douleur que provoquent mes ongles dans mes paumes. La simple prononciation de ce prénom. « Je me suis montrée plus égoïste qu'autre chose. J'aurai pu l'aider à fuir, mais je n'ai rien fait. » Comment Franky peut-il penser que j'ai pu l'aider à ne pas sombrer alors, que sans le savoir, en tout cas autrefois, j'ai aidé à ce qu'il souffre davantage.

Il m’a parlé des tortures et des horribles évènements qu’il a endurés. Mais son sourire revenait dès qu’il parlait de celle qui surnommait Angel, des moments d’amitié et d’affection qu’elle lui donnait sans compter pour apaiser ses souffrances. Même de la raclée qu'elle avait subi en se portant à son secours.

Je finis par me redresser, moi qui n'ai pas quitté l'étreinte réconfortante de ces bras. Il m'annonçait comme ça, les confidences de Franky à mon égard et je ne savais pas ce que je pouvais dire. « Je... Je n'ai qu'agir logiquement. Franky est mon ami, je n'aurai pas pu rester là à ne rien faire. Ne pas le défaire m'était impossible. »

Vous étiez sa lumière pour ne point s’écarter du bon chemin au travers de ces moments de ténèbres.  

J'ouvre la bouche pour la refermer aussitôt. Que pouvais-je dire, à part me sentir mal à l'aise. Selon Franky, j'ai fait de bonnes choses pour lui, mais personnellement, je pense le contraire.

Pour ma part je désirais simplement vous revoir. De vous savoir en santé et de pouvoir discuter avec vous de tout et de rien. Vous avez une flamme en vous qui m’a réchauffé mon vieux cœur lors de votre passage. À chaque jour j’ai pensé à vous je le confesse.

Savais-je faire comme ces femmes douces ? À toucher le cœur des gens malgré ce que je pouvais être et pouvais faire. A entendre les paroles du doc, il semblerait que oui, mais c'était assez difficile à croire. Je me contente de le regarder, un peu perdu dans toute cette histoire. C'était comme si je n'étais plus qu'une simple spectatrice.

Un léger sourire se dessine sans m'en rendre compte sur mon visage à son encontre. Ces paroles me touchent, me réconfortent et me permettent d'oublier tous les mauvais qualificatifs que je pouvais avoir envers moi-même.

Lors de ces moments de communion,  je vous envoyais des pensées réconfortantes et positives.

« Je comprends alors, pourquoi il m'arrivait de ne pas me sentir aussi seule que je ne l'imaginais. » J'esquisse un nouveau sourire et j'approche mon visage pour déposer un baiser sur sa joue pour le remercier de ces mots et de cette gentillesse débordante qu'il éprouvait à mon égard. Je n'en demande pas tant au monde et pourtant, malgré mes douleurs, la vie semble vouloir se rattraper.

J’ose espérer que vous allez accepter de rester le temps qu’il plus plaira avec Robert et moi.  … Car je me suis ennuyé de votre sourire, de votre énergie, de votre présence et votre vivacité d’esprit.

Où pouvais-je aller de toute manière ? Sans doute partout et nulle part à la fois. Je suis le vent dans sa course en tentant de tenir l'infini dans la paume de ma main. L'infini s’apparentant au simple moment de calme et de joie que je peux éprouver par moment.

Je m’excuse de ce geste déplacé ma chère Billie. Je sentais que vous aviez besoin d’être près d’une personne qui se préoccupe de vous.

Je n'ai pas remarqué qu'il me tenait encore contre lui comme pour être certain que d'autres blessures ne viennent pas m'affliger encore. Je lui souris pour le rassurer. « Merci au contraire. Je serai bête de ne pas m'être senti bien dans vos bras. Cela m'a fait du bien un peu de douceur après tant de violence. »

Cette résidence sera la vôtre si vous le désirez.

Je le regarde longuement. En silence. Pas de mots qui passent la frontière de mes lèvres, la seule chose qui gêne ce calme sans doute, c'est la musique et nos respirations. Je finis par me lever en tentant de garder vainement une grimace de douleur pour me diriger vers la bibliothèque de la pièce. « Ce sont des œuvres originales. Les Fleurs du Mal. Pourrai-je l'emprunter un jour ? » Je tourne légèrement la tête. « Si je reste ici autant que je retourne à mes plaisirs d'autrefois, travail et lecture. » Je souris, une manière bien à moi de dire que j'accepte son invitation. Pour combien de temps ? Je l'ignore encore. Mon esprit et mon âme sont des vagabonds qui aiment parcourir le monde encore et encore sans but précis, mais avec l'espoir de trouver mieux. Peut-être que c'est l'envie de retrouver mon père ou bien de me convaincre qu'il est mort ou bien intelligemment resté sur son pétrolier, si tant est que c'est vraiment son métier.

Reprenant place à côté du doc, trop faible pour rester plus d'une minute sur mes jambes, je prends la tasse thé et hume son parfum. Je ferme les yeux instinctivement et apprécier l'effluve. Cela m'apaise et me ramène au ranch durant ces nuits où Sam tentait de m'apprendre les échecs, mais ce n'était pas vraiment un jeu que j'affectionnais. Je préférais, un thé, un bon livre et un feu pour me réchauffer et me détendre sous l'odeur du bois qui brûlait amoureusement. Je peine cette fois-ci à retenir mes larmes. Ma vie d'avant me manque, autant puis-je aimer l'action que de nos jours, il y en a trop. « Aujourd'hui, c'est censé être l'anniversaire de mon oncle Sam. » Finis-je par dire en ouvrant les yeux alors, qu'une larme décide de se montrer traîtresse et de faire connaître mes faiblesses. « Je ne sais pas si je dois pleurer pour avoir trop perdu ou bien sourire pour avoir gagné plus que je ne le mérite. » Je bois une gorgée, dans l'espoir que mes mauvaises pensées disparaissent. « Doc... Parfois, j'ai l'impression que vous vous faites de fausses idées sur moi... Franky aussi d'ailleurs. Je ne suis pas un ange, je ne suis pas quelqu'un de bien. Je l'ai dit à Franky... Entre lui et moi, c'est moi le monstre. Pas lui. » Je pose mon regard sur Alair après avoir posé ma tasse laissant ma tête se poser sur l'épaule du doc. « Je suis tellement épuisée par tout ça. Je me demande ce qui peut bien m'attendre par la suite. Est-ce que le monde va empirer plus encore ou bien est-ce que l'espoir est une utopie qu'on peut se permettre. » Je suis tellement perdue, que je ne sais plus quoi penser. Je ne bouge plus, je reste là, tête posée sur l'épaule d'un pilier qui semble avoir réponse à tout par moment. Peut-être qu'ainsi, à son contact, je retrouverais ce que j'ai perdu.

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MessageSujet: Re: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Lun 29 Jan - 16:38



A warm reunion
Bonté divine! Je crois l’avoir froissé ou bien désarçonner avec mon attitude contrairement à l’opposé de l’être plein de charme et de flegme que je suis habituellement. La prendre dans mes bras est un manquement frappant à l’étiquette, ce mouvement ne devrait qu’être pratiqué qu’après la cinquième rencontre et seulement après avoir demandé à la milady. Et moi, comme un goujat de Yankee qui a reçu son éducation dans le fond d’une fosse à purin, je me présente sous mon mauvais jour. Grâce à mon flegme et mon stoïque extraordinaire je ne laisse rien paraître de ma confusion passagère à part bien sur un léger tressautement de ma lèvre inférieur. Je n’ai point détaché mon œil unique, d’acier bleuté parcouru par la sollicitude et la bienveillance toute britannique, du regard ensorcelant de ma jeune patiente. La musique suit le rythme effréné de mon cœur d’être près d’elle, état d’esprit que je n’ai ressenti depuis des lustres pour être parfaitement honnête. Nos bouches sont si près l’un de l’autre qu’un incident diplomatique pourrait se produire à tout instant. Elle se lève et je vois parfaitement l’étirement que lui provoque sa blessure. Elle se rend vers notre amour conjoint, les bouquins que j’ai récupérer lors de la chute de mon dernier refuge, À mon tour je me lève pour lui proposer mon bras comme le gentilhomme que je suis. Page 42. Vous étiez rendez à ce chapitre. Des fois quand la mélancolie de nos discussions et de votre présence me frappait sournoisement, je lisais ce bouquin qui savait vous faire naître une petit sourire des plus sublimes ma chère. Je lui fais don d’un sourire apaisant et des plus conviviales. Ou bien l’encyclopédie sur la Mythologie et ses dieux dont j’ai soutiré votre surnom, Artémis. Tout ce que je possède est votre entre ces murs Billie.

Lors de notre mouvement pour rejoindre la causeuse je ne peux que ressentir une pointe de fierté et d’honneur gagner mon vieux cœur anglais. À mots couvert elle venait d’accepter mon offre d’hébergement. Nous buvons en silence une gorgée de thé et ce breuvage saint pour les fidèles serviteurs de Sa Majesté me permet de ralentir le tambour qui résonne dans ma poitrine. Bloody hell! Me voilà comme un adolescent boutonneux qui a la joie énorme d’être assis près de la capitaine des meneuses de claques de son lycée. Une larme décide de couler de son œil et affectueusement je prends mon mouchoir pour la recueillir. Aussi dans le même temps je replace ma couverture de laine chaude sur ses épaules. Avec empathie et un maintien noble je l’écoute me parler de son oncle. Elle dépose sa tasse à moitié terminer et je ne peux que parfaire mon masque de stoïque pour cacher l’immense joie, que dis-je le grandiose honneur, quand elle remet sa tête sur mon épaule. Je peux vous affirmer que tout mon corps, toutes les parties de mon être ont la rigidité du Roc de Gibraltar. Elle me parla de sa voix fatiguer, mais je me radis à quelques absurdités qu’elle ose proférer. Je lui passe un bras réconfortant autour de ses épaules en lui procurant chaleur humaine et une douce sollicitude. Au moment que je sais qu’elle a fini de parler avec sa voix qui me charme sans cesse.

Pleurer ou non n’est point la question ma chère. C’est de ressentir un sentiment de soulagement et surtout d’enlever ces idées négatives qui semblent être ancré aussi profondément en vous. Avec mon index, que dis-je mon doigté précis et qui peut être d’une douceur extrême, je relève avec lenteur le menton de Billie pour que nos regards se connectent. Robert ne se fait pas de fausses idées sur vous. C’est un être d’une grande empathie qui sait lire le cœur des gens comme si c’était un livre ouvert. Je lui fais don d’un sourire tendre et remplis d’une affection certaine. Pour ma part vous vous êtes confié lors de nos échanges. Malgré ce que vous avez fait pour survivre, je respect et j’affectionne toutes les facettes de votre âme. Nous ne pouvons apprécier une personne que pour les bons côtés. Je passe ma main de libre dans ma barbe pour la lissée de manière impeccable. Une lueur espiègle traverse mon œil unique en catimini. Nous sommes tous des anges pour Robert et pour moi vous êtes une déesse Grec en maraude. Si vous êtes épuiser par votre pèlerinage laissez-moi partager votre fardeau et vous ressourcer dans ce havre de bons goûts et de soins ou vus pourrez retrouver un second souffle. Laissez-moi vous enseigner comment vivre malgré la survie que nous devons affronter jour après jour. Sans réellement m’en rendre compte voilà que mes doigts s’infiltrent dans la chevelure de ma patiente pour la caresser de manière apaisante et ma foi tendre.

J’allais tout simplement continuer de répondre à ma chère Billie quand un petit cognement à la porte me fait sursauter comme un adolescent fautif. Le minois d’Heaven s’infiltre dans l’embrasure de la porte et sourit devant cette scène peu banale. Elle me fait part que le géant et le poupon se sont endormi et se présente alors à mon invitée. Quand ma chère patiente relève son prénom, ma chère nièce devient taquine. Oh la Billie que mon oncle semblait soupirer sans cesse après les mains croiser dans le dos devant la fenêtre de son étude? Je pourrais défaillir si je n’aurai pas eu mon éducation de gentilhomme britannique. À la place je lui répondis de manière appuyé avec ma voix charmante et douce. Ma chère Heaven vous pouvez nous rendre service? Vous pouvez faire couler un bain avec la mousse à la senteur de fraise pour notre invitée? Ensuite je vais vous aider à finaliser un repas revigorant pour notre charmante patiente. En d’autres mots je ne désire qu’elle aille dans un autre endroit que continuer de faire ses observations à brûle-point. À savoir qu’un vieux anglais de ma sorte soit tombé sous le charme d’une jeune texane. Selon les conventions ce sera de mauvais goûts pour la différence d’âge, mais le cœur a ses raisons. Je hoche la tête en remerciement quand elle part et je me lève de manière digne et noble. Puis-je vous inviter à me suivre à vos quartiers? Vous allez dormir près de ma chambre. Comme cela si vos blessures vous torturent je volerais à votre chevet.

Je lui tends le bras et nous gravissons avec une certaine lenteur l’escalier pour rejoindre le second étage. Pour votre seconde question je ne peux que répondre que nous devons mettre notre foi et l’espérance dans le genre humain. Je ne suis que le flegme et le stoïque britannique à son meilleur en cet instant, mais je dégage espoir et affection pour ma compagne de marche. Je crois sincèrement que nous allons nous en sortir comme lorsque chaque fois que nous sommes au pied du précipice. Je dépose ma main sur la sienne en un geste qui se veut réconfortant. Nous ne devons pas baisser les bras. Mon peuple a dû faire face au petit envahisseur à la pitoyable moustache lors des bombardements de la seconde guerre mondiale. Nous avons serré les dents et rugis tel le lion qui orne nos armoiries. Il n’y a jamais d’utopie de croire que demain sera meilleur qu’aujourd’hui, même si je peux me permettre qu’aujourd’hui c’est une journée exceptionnelle grâce à votre venu. Je la conduis à sa chambre qui est plus que confortable et je l’assois sur le lit douillet. Un moment je vous prie. Je vais chercher un petit sac de plastique dans la commode de ma chambre, ainsi que ma robe de chambre douce et chaude, et je lui tends le tout avec un sourire charmant. À l’intérieur un t-shirt qu’elle portait à la bibliothèque lors de son séjour. J’ai toujours gardé espoir de vous revoir ma chère Billie. Vous aviez oublié ce chandail et je l’ai lavé. Aussi quelques morceaux de chocolats noirs qui semblaient ravir votre cœur. Je m’assoie alors sur la douillette près d’elle. J’ai gardé votre nécessaire de toilette, savon à la senteur de vanille si mon souvenir est intact et shampoing à la pomme. Je lui prends alors la main en signe d’humanité et de réconfort. Il faut garder la foi ma chère. Et pour ma part j’ai décidé de garder l’espoir de nous voir réunis comme autrefois lors de nos discussions et nos fous rires. J'ai porter ma foi en vous tout simplement. Prenant un air faussement sérieux et revêtu d’un sourire pince-sans-rire, je rajoute alors. Quand vous irez mieux, vous me devez une valse. Votre Oncle Sam vous l’a enseigné et ce sera en son hommage que nous allons danser si vous le désirez.


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MessageSujet: Re: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Jeu 1 Mar - 10:31


Billie & Alair


C'est tellement étrange tout ce silence, cette violence absente alors, que j'ai passé mon temps à être en alerte, à devoir me battre contre zombies et survivants pour espérer voir un nouvel aube se lever à l'horizon. C'est une attitude qui, à la fois, nous épuise et ne nous quitte absolument pas. En fait, c'est extrêmement difficile de s'en débarrasser quand on s'y est habitué. J'observe ce petit bout de clinique après avoir revu un être dont la bonté n'a rien à voir avec ce chaos ambiant et que l'on doit supporter au quotidien. Je m'étais faite à l'idée que Franky était bel et bien mort, mais au final, je me rends compte que non alors, que les autres m'ont avoués qu'il a été mordu et de ce fait, l'espoir de le revoir s'est amenuisé de jour en jour. J'ai même été étonné de ne pas voir sa carcasse errant ici et là, sans but à part celui de se repaître de chair humaine comme tous les autres. Peut-être que finalement, ces pourritures m'ont menti comme à leurs habitudes et que Franky a su s'en tirer de justesse et en prime, il a su trouver un cocon sécurisant pour lui. Il semblait tellement paisible quand il est sorti de cette chambre où il venait de s'occuper d'un bébé. J'avoue qu'il est bien plus à l'aise avec les enfants que moi, sans doute parce que je n'ai jamais su développer un quelconque instinct maternel, bien trop absorbé par les fêtes, les bières, le sport, les bagarres et les sales coups que je faisais à l'équipe de pompom girls de mon lycée. Si l'on met bien entendu de côté, les études et ma réussite dans le milieu scolaire. Je n'ai jamais été la meilleure des personnes sans doute est-ce dû au mauvais côté de la famille envers laquelle mon père a voulu m'éloigner, mais il n'a pas été très futé en voulant m'éduquer aussi durement me dirigeant de ce fait, vers un pan de vie rude et complètement désertique au niveau de la sociabilisation. Si je me suis montrée sous mon meilleur jour, c'est uniquement parce que j'ai ressenti de la sympathie pour quelque personne, en général, j'ai plutôt l'impression d'être froide, détachée et particulièrement hautaine. Mais, ce n'est que mon point de vue étant donné que deux personnes le réfutent avec une certaine virulence. Et l'une de ces personnes se trouve en cet instant juste à côté de moi à tenter de me consoler.

Il est vrai qu'il y a eu un trop plein d'émotions depuis quelques minutes et mon épuisement physique ainsi que mental ne m'encouragent pas vraiment à devoir garder une certaine contenance. C'est assez compliquée et je dirais même impossible, en tout cas, pour le moment. C'est sans doute pour ça que je me suis éloignée pour me rendre vers la bibliothèque réunissant des œuvres originales qui ne diront sans doute rien à la prochaine génération dont les parents sont pour ma part, assez fous. Fous pourquoi ? Sans doute parce que je suis trop humaine pour imaginer donner vie à un petit être qui passera son avenir à devoir se battre contre des choses dont l'existence remet en cause bien des choses. Trop pour ma part, mais au bout de deux années, on finit par s'y faire. Cependant, contrairement à nous, les enfants de la prochaine génération trouveront leur existence comme normal alors, que nous, nous avons dû nous habituer au fil du temps. C'est un point plutôt positif, mais j'émets toujours quelques doutes, je dois bien l'avouer.

Page 42. Vous étiez rendez à ce chapitre. Des fois quand la mélancolie de nos discussions et de votre présence me frappait sournoisement, je lisais ce bouquin qui savait vous faire naître un petit sourire des plus sublimes ma chère.

Tout en feuilletant le livre que je tenais en main, je portais mon intention sur les paroles du doc. Un sourire se dessine doucement sur mon visage. « J’oubliais votre bonne mémoire. » Moi-même, je ne me souvenais plus de la page délaissée, mais cela ne me gêne pas de devoir relire cette œuvre depuis le début. Finalement, je le referme me tournant à nouveau vers lui. « Vraiment ? Je vous ai donc manqué ? Sans doute parce que mes conversations valaient bien mieux qu'un primate que vous avez remis à sa place. » Fis-je amusée en me souvenant d'une épopée où monsieur avait décidé de jouer les chevaliers servants envers un homme qui avait tenu à cet instant des propos plutôt salace à mon égard. La chevalerie n'a pas totalement disparu, je trouve qu'Alair fait parti de ces hommes qui tiennent plus que tout à la bonne tenue en société. Assez différent de moi qui suis plutôt brute de pomme et qui ne cherche pas trop à bien agir. Mais, il doit bien le comprendre étant donné que c'est notre sang texan qui parle et duquel, il est également pourvu si je n'ai pas oublié.

Ou bien l’encyclopédie sur la Mythologie et ses dieux dont j’ai soutiré votre surnom, Artémis. Tout ce que je possède est votre entre ces murs Billie.

« Et bien merci... Au moins, je ne m'ennuierais pas durant une convalescence que je sais d'avance obligatoire. Je n'ai qu'à vous regarder pour cela. » Je le connais plutôt bien, même si nous n'avions passé que peu de temps ensemble. Je le sais assez professionnel et persuasif pour m'obliger à rester alité, tout du moins le temps que mes douleurs s'estompent et que mon sommeil soit totalement récupéré. J'ai encore dû mal à croire que je sois venue ici et que je décide d'y rester un moment. L'envie de disparaître ne me vient pas encore à l'esprit trop épuisé par la vision qu'il y a en dehors de cette clinique au milieu du chaos.

Je me laisse finalement diriger à nouveau vers la causeuse avec l'aide du doc tout en gardant pour moi l'envie de me cogner la tête contre un mur sous des mouvements qui éveillent un peu trop mes douleurs. L'épuisement est tel que j'ai dû mal à me contenir. Je décide donc de m'installer et de bouger le moins possible, ce qui m'évitera de vouloir m'assommer à tout prix. Étant un peu perdu dans toutes ces nouveaux et mon état mental et physique, je ne me rends pas compte de la larme qui coule le long de ma joue et qu'Alair s'empresse d'effacer en bon gentleman qu'il est. C'est un comportement assez rafraîchissement et d'une grande rareté de nos jours où les hommes laissent parler leur plus bas instinct et qui en oublie l'essentiel. Un peu de douceur dans ce monde de brute ne peut pas faire de mal, mais j'avoue que cela me perturbe quelque peu. Sans doute suis-je trop habituée aux actes violents et aux abus en tout genre qui m'obligent à tuer avant d'être exploiter.

Pleurer ou non n’est point la question ma chère. C’est de ressentir un sentiment de soulagement et surtout d’enlever ces idées négatives qui semblent être ancrées aussi profondément en vous.

« J'suis tellement épuisée que c'est dur de penser à autre chose. » Fis-je avec lassitude alors, que je prenais la tasse de thé tout en regardant devant moi. « À dire vrai, je déteste pleurer, ça ne résout pas grand chose et c'est une perte de temps. Et autant le dire, ça ne me soulage pas non plus. » Au contraire, ça me plonge plus en avant encore dans la déprime.

Robert ne se fait pas de fausses idées sur vous. C’est un être d’une grande empathie qui sait lire le cœur des gens comme si c’était un livre ouvert.

Gênée, je me gratte l'arrière de la tête sans dire un mot. En fait, qu'est-ce que je dois rajouter ? J'ai voulu préserver Franky, parce que je voyais en lui quelque chose de bien pour l'avenir. Il est tellement différent de tout ce que j'ai connu jusqu'à présent, plus doux et attentionnée que les hommes qui arpentent ces rues dans le but de faire souffrir et à le faire, je me doute qu'il ait dû franchir des obstacles plus douloureux que les miens. A-t-il encore joué au bouclier et au boulet de canon pour sauver des gens ? Je n'en doute pas vraiment, c'est tellement lui ce genre de comportement. Il pense sans cesse qu'il ne pourra rien apporter aux autres et que s'il devait mourir, ce serait pour sauver une autre vie.

Pour ma part, vous vous êtes confié lors de nos échanges. Malgré ce que vous avez fait pour survivre, je respect et j’affectionne toutes les facettes de votre âme. Nous ne pouvons apprécier une personne que pour les bons côtés.

« Sans doute, mais il y a des limites non ? » Fis-je en le regardant. « Que ce soit Franky ou bien vous, vous avez trop bon cœur pour exclure une personne comme moi. »

Nous sommes tous des anges pour Robert et pour moi vous êtes une déesse grecque en maraude. Si vous êtes épuisé par votre pèlerinage laissez-moi partager votre fardeau et vous ressourcer dans ce havre de bons goûts et de soins ou vus pourrez retrouver un second souffle. Laissez-moi vous enseigner comment vivre malgré la survie que nous devons affronter jour après jour.

Je sais que ma bouche s'ouvre, mais aucun son ne sort. Je connaissais la vision de Franky concernant les gens qu'il voyait comme des anges, mais je suis assez soufflée par celle du doc à mon propos. Une déesse, pourquoi pas, mais une déesse du chaos dans ce cas. « Vous exagérez un peu sur la définition que vous avez de moi doc... Ceci dit, j'ai pas pu vous refuser quoi que ce soit jusqu'à présent. » quand il se mit à toucher mes cheveux, je n'eux même pas un mouvement de recul, je profitais simplement de ce geste pour pousser un soupire de soulagement et oui, de bien être aussi. C'était apaisant de se sentir en sécurité et de ne plus crainte pour sa vie ou que l'on abuse de vous.

Ce sont quelques coups frappés à la porte qui nous reconnecta avec la réalité que ce soit lui ou bien moi. Je le sens comme pris en faute et je dois dire que cette attitude est assez amusante de sa part. En tournant la tête, c'est une tête blonde qui apparaît, l'air aussi mutin et distingué que le doc à mes côtés. Elle semble connaître Franky et le bébé qui apparemment, ont réussi à trouver le sommeil dans la chambre d'à côté. Elle vient alors, se présenter à moi comme étant la nièce d'Alair. Je ressens une pointe d'envie, mais je suis très heureuse pour le doc, de n'être pas autant seul qu'il le pensait lors de notre première rencontre.

« Billie Drake. » Fis-je en serrant la main à la jeune femme dont le sourire s'agrandit de seconde en seconde. Je perçois même, les mêmes fossettes que le médecin derrière moi-même si ces dernières sont cachées sous sa barbe finement taillée.

Oh la Billie que mon oncle semblait soupirer sans cesse après les mains croisées dans le dos devant la fenêtre de son étude?

« Pardon ? » Je suis plus que surprise par ces paroles et j'avoue que je ne sais pas où elle veut en venir. Je n'en ai même pas la force pour tout avouer.

Ma chère Heaven vous pouvez nous rendre service? Vous pouvez faire couler un bain avec la mousse à la senteur de fraise pour notre invitée? Ensuite je vais vous aider à finaliser un repas revigorant pour notre charmante patiente.

La jeune femme ne se donne pas la peine d'observer son oncle, son regard restant rivé sur moi comme si elle m'analysait. Mais, je vois bien qu'elle ne perd pas une miette de ce que dit le doc, son oncle si mon cerveau a bien compris la situation. Je la vois accepter tout sourire, elle semble aussi, comment dirais-je, lumineuse que le doc. Cependant, il y a quelque chose dans son regard d'indéfinissable et de troublant. Bon sang ! Ils appartiennent vraiment à la même famille.

Puis-je vous inviter à me suivre à vos quartiers? Vous allez dormir près de ma chambre. Comme cela si vos blessures vous torturent je volerais à votre chevet.

« Ou comment me direz de façon cachée que vous allez me surveiller de près pour que je ne disparaisse pas à nouveau. » C'est vrai que j'étais partie comme une voleuse la dernière fois, mais encore une fois, je me défends sur le fait que je l'avais prévenue sur la possibilité que je m'en aille du jour au lendemain. A cette époque, je n'étais pas aussi sombre que maintenant, je n'avais pas vu l'horreur dont pouvait faire preuve certains groupes de survivants et j'avoue que mon errance solitaire m'en avait préservait et cela aurait dû continuer. Mais, des circonstances ont fait que j'ai pris d'autres décisions et que je m'y suis tenue à mon grand désarroi.

Pour votre seconde question je ne peux que répondre que nous devons mettre notre foi et l’espérance dans le genre humain.

J'accepte son bras tendu et le suis jusqu'aux escaliers que nous grimpons doucement. De préférence, parce que je sens à peine la force d'avancer tellement l'épuisement se fait de plus en plus connaître. C'est souvent le cas quand on a trouvé un endroit où l'on se sent bien et qu'on baisse notre garde. La fatigue gagne en force et on ne parvient plus du tout à la repousser. Je ne réponds pas vraiment à ce qu'il dit, avec ce que j'ai vu mon espoir envers le genre humain s'en retrouve assez diminué. On dit qu'il y a des exceptions qui confirment la règle et je suis la première à y croire, mais je reste assez prudente voir très méfiante sur la question de foi et d'espérance.

Je crois sincèrement que nous allons nous en sortir comme lorsque chaque fois que nous sommes au pied du précipice.  

« J'admets que lorsqu'on est au fond de l'abysse, on ne peut que remonter. Mais, c'était une autre époque lorsqu'on y songer alors, que maintenant, il faut ajouter à la présence de zombies dans le tableau. Et c'est un point dont il est difficile de se débarrasser. »

Nous ne devons pas baisser les bras. Mon peuple a dû faire face au petit envahisseur à la pitoyable moustache lors des bombardements de la seconde guerre mondiale. Nous avons serré les dents et rugis tel le lion qui orne nos armoiries.  Il n’y a jamais d’utopie de croire que demain sera meilleur qu’aujourd’hui, même si je peux me permettre qu’aujourd’hui c’est une journée exceptionnelle grâce à votre venu.  

Je souris à nouveau tandis que je porte mon regard vers le doc. Il a toujours le mot juste et c'est difficile d'aller contre sa croyance envers son prochain, mais je continue à rester perplexe. « A ce propos... Qu'est-ce que votre nièce voulait dire à propos de... La fameuse Billie dont vous sembler soupirer avec les mains croisées derrière le dos. » Je sens comme une crispation, mais je ne fais que peu attention, car, déjà nous arrivons à une porte et heureusement, les escaliers n'ont pas été aussi interminables que je ne l'aurais cru visiblement.

Lorsqu'il ouvre la porte, je découvre un intérieur douillet et décoré avec soin. J'ai plutôt été habitué au mode rustique pour ma part, mais un changement ne fait pas de mal et après avoir connu quelque chose de rudimentaire où le confort fut inexistant, je dois bien avouer que ce lieu est un paradis sans nom. Je m'avance, toujours soutenue pas Alair tandis qu'il m'aide à m'asseoir sur un lit où je me vois dormir des jours sans me réveiller ne serait-ce qu'une fois. Cette fois-ci, le rôle de la Belle au bois dormant ne me gênera absolument pas. Le doc finit donc par s'absenter et je ne peux m'empêcher de respirer profondément. Et vous savez quoi ? Pas d'odeur putride ni celui du sang et encore moins de mort. Non, je sens une note de fleur, de propreté qui est à la fois étrange, attirant et effrayant.

J’ai toujours gardé espoir de vous revoir ma chère Billie. Vous aviez oublié ce chandail et je l’ai lavé. Aussi quelques morceaux de chocolats noirs qui semblaient ravir votre cœur.

C'est sans doute la réponse à ma question de plus tôt. Je souris en prenant les affaires qu'il me tendait et porta le chocolat à mes narines pour le sentir. Je ne pourrais décrire l'effusion qui se passa dans ma tête. C'était comme si mon cerveau se demandait ce que c'était même s'il le connaissait d'avant. C'est des gourmandises tellement rares que j'ai l'impression d'oublier peu à peu toutes les sucreries dont j'ai toujours raffolé. « Merci beaucoup doc. Pour les chocolats... Mes affaires et... De m'accueillir chez vous. »

J’ai gardé votre nécessaire de toilette, savon à la senteur de vanille si mon souvenir est intact et shampoing à la pomme.  

« Votre mémoire est excellente. » À nouveau, je viens sentir le savoir et le shampoing. Oui, cela me ramène dans le verger que nous avions derrière le ranch et la note de vanille me rappelle les gâteaux que faisait ma nounou. Elle adorait mettre de la vanille surtout dans la pâte à crêpes.

Il faut garder la foi ma chère. Et pour ma part, j’ai décidé de garder l’espoir de nous voir réunis comme autrefois lors de nos discussions et nos fous rires. J'ai porté ma foi en vous tout simplement.  

Dans toutes ces belles paroles, je me demande pourquoi je me sens gênée. J'en viens même à mordre doucement ma lèvre inférieure en portant mon regard de la main au visage d'Alair. Il a toujours été très prévenant envers moi, il l'est en général, mais là, j'ai l'impression qu'il est davantage. Lui avais-je autant manqué que cela ? Une nouvelle fois, ma bouche s'ouvre sans parvenir à en faire ressortir un son.

Quand vous irez mieux, vous me devez une valse. Votre Oncle Sam vous l’a enseigné et ce sera en son hommage que nous allons danser si vous le désirez.

Dieu merci, il dit autre chose avant que je ne me tourne en ridicule. « Au risque de vous écraser les pieds ? Je sais danser le madison, mais la valse reste un domaine dans lequel je reste mauvaise élève. » Et encore, je suis sympa, Sam n'arrêtait pas de dire que j'étais sans espoir et j'ai fini par le croire. Il se demandait comment je pouvais être aussi nulle alors, que je pouvais démontrer des talents dans d'autres domaines. À croire que le monde masculin était plus à ma portée que le comportement d'une véritable demoiselle digne de ce nom. De toute manière à quoi s'attendre avec la rugueuse éducation de Barney Drake. « Je suis désespérante dans la valse, je vous l'ai déjà dit. »

J'observe son cache œil et dépose mes doigts dessus en faisant très attention. « Cet accessoire vous va très bien. Ça fait ressortir le côté rugueux de texan qui sommeille en vous. C'est pas déplaisant du tout. » Je pose finalement ma main sur sa joue. « Vous m'avez manqué doc... » C'est vrai, je le pensais vraiment. Le temps passé en sa compagnie m'a été plus qu'agréable et ça m'a changé un instant de la réalité de ce monde et c'est sans doute qui m'a poussé à partir. J'ai eu peur de ne plus pouvoir faire face au cauchemar en côtoyant une personne aussi bien qu'Alair Wakeman.

La chambre était devenue silencieuse. Ma main toujours sur sa joue, j'esquissais un sourire. C'était assez reposant de rester là, à se regarder tout simplement, en fait, je n'imagine même pas en cet instant de l'avenir qui se profilait à l'horizon pour moi. Finalement, je viens déposer un baiser sur la joue du doc avant de me lever. « Je vais prendre un bain ensuite, je suivrai vos indications et je dormirais. »

C'est à ce moment-là que Heaven vint me chercher pour me diriger vers la salle de bain en me posant tout un tas de questions sur son oncle et moi. Honnêtement, elle parle sans doute un peu trop pour mon esprit brouillé. Ne pouvant pas savoir où elle veut en venir, je lui demande comme elle a connu Franky et sa réponse ne m'étonna absolument pas. C'était bien son genre de venir en aide aux autres. Heureusement, le chemin ne fut guère long et elle me laissa pour que je puisse me plonger dans une eau chaude et parfumée me délassant sans obligé d'être aux aguets. Pas de crainte à voir débouler un survivant ou bien un zombie. Non, seulement le silence et la sérénité d'un instant qui allait se prolonger lorsque je pourrais m'allonger dans ce lit qui n'allait pas se débarrasser de moi durant un bon moment. Croyez-moi, j'allais l'honorer de ma présence. Dormir jusqu'à ce que mon corps récupère et que mon esprit ne soit plus autant perturbé.

Je prends mon temps, il le fallait bien entre mes douleurs et le manque d'envie de me séparer de ce bain. Néanmoins, la raison me rappela à l'ordre lorsque l'eau était devenue tiède. Je ne préfère pas en rajouter, l'eau étant devenue quelque chose de très rare. Donc, je me levais m'essuyant et me changeant en laissant mon linge comme me l'a dit Heaven qui au eu la délicate attention de vouloir se charger de les nettoyer. Je me sentirais moins gênée qu'une femme se charge de mes sous-vêtements que le doc. Me voir en petite tenue pour une consultation et se charger de nettoyer cette dite tenue sont des choses totalement à l'opposée l'une de l'autre.

Enfilant la robe de chambre du doc qui, quelques minutes plus tôt, étonna Heaven sans dire pourquoi et je ne l'ai pas demandé, je dois bien le dire. Je me dirigeais vers ma chambre et alla vers la fenêtre. La différence entre la tranquillité ici et le chaos à l'extérieur était surprenant, mais je voyais bien qu'un périmètre de sécurité avait été installé et je ne doute pas du travail conséquent qu'a fait Franky. Il est comme ça, à travailler durement pour protéger des personnes qu'il apprécie. Et cela se voyait sur son visage qu'il était à son aise dans la clinique, mais je voyais bien qu'il demeurait méfiant quant à sa propre existence dans ce monde. Toujours à se croire nuisible, alors qu'il mérite sa place tout autant que les autres.

Par gourmandise, je porte un morceau de chocolat noire qui ne pourrait que me faire du bien. Un soupire de plaisir traverse mes lèvres quand le goût se mua en un serpent bien heureux le long de ma gorge. Je finis par m'installer sur le lit et m'engouffrai sous les couvertures. Je me sentais terriblement chanceuse puisqu'on me préparait un repas que j'allais déguster dans ce lit et sans doute en compagnie du doc avec qui je n'ai plus conversé depuis très longtemps.

Lorsqu'il fut de retour, je m'étais assoupie quelques instants, presque immédiatement, je me redressais et le regardais en souriant. « Ah doc... » Je m'arrangeais un peu mieux et sourit. « Vous voudrez bien me tenir compagnie et me parler encore. Vous me parlerez des nouveautés et de la curiosité étrange de votre nièce quant à notre relation. »

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MessageSujet: Re: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Sam 10 Mar - 11:11



A warm reunion
Je parle de la valse et elle m’avoue timidement qu’elle possède lacune dans ses pas dignes et démontrant la sensibilité même de la danse. Je lui fais don d’un sourire avenant et sincère. Je me permets même d’accompagner le tout d’un petit rire de circonstance tout en hochant la tête en signe de négation absolue. Dans mon œil valide, d’un bleuté d’acier, ma chère patiente peut déchiffrer sans aucune difficulté mon espièglerie poli de gentilhomme. Je ne crois pas que vous soyez désespérante. La valse est la danse la plus complice qui soit selon ma croyance la plus sincère. Mais merci de votre prévoyance à mon égard, je vais porter mes oxfords renforcés en acier. Je joints alors mes mains dans mon dos. Posture noble, droite, fier et digne comme le sied à tous serviteurs de Sa Majesté. Sinon vous n’aurez qu’à déposer vos pieds sur les miens et me laisser diriger les pas. Vous allez vous rendre compte que je suis encore vigoureux pour danser une bonne partie de la nuit si je peux me permettre de me lancer quelques fleurs. Mon ton est calme, apaisant et chanté comme les présentateurs de la défunte chaine de la BBC. Mais je me crispe, heureusement que mon masque stoïque et de flegme ne se lézarde pas, sous l’action surprenante de cette jeune dame. Elle vient de franchir la distance que le bon goût et la convenance m’exige de tenir en permanence. Elle glisse ses doigts sur mon bandeau, accessoire nécessaire depuis ma blessure subit lors de la chute de la bibliothèque. Billie, cette très chère personne dont je me suis fait un sang d’encre depuis de nombreux mois, me complimente sur cet ajout nécessaire à ma garde-robe. Je bombe le torse, fier que le sang paternel soit valorisé par ce morceau de cuir. Mais les prochains mots, dont la sincérité et la franchise sont omniprésent, me fais énormément plaisir. Quand la main chaude et douce de ma chère Artémis atterrit sur ma joue pour caresser ma barbe taillé avec une minutie parfaire, je soulève un sourcil broussailleux de surprise. Elle se confesse alors qu’elle s’est ennuyée de mon humble personne. J’ose espérer que c’est la même intensité, le même degré, de solitude que je me suis confronté alors qu’au matin j’ai découvert sa moitié du lit vide. Nous n’avons rien fait je tiens à le souligner, mais j’appréciais d’avoir une sublime demoiselle dans mes bras et qui semblait apprécier ces moments d’apaisements que je pouvais lui faire don. Et alors je crois qu’elle s’est décider de me faire défaillir, mettre à l’épreuve ce vieux cœur qui résonne un peu plus fortement dans ma poitrine. Elle dépose ses lèvres sur ma joue et je me dois de puiser dans tout mon sang-froid, mon flegme et mon stoïque pour ne pas sourire comme un gamin boutonneux que la capitaine des majorettes venait de l’embrasser. Gracieusement, comme le ferait une lady de la noblesse Britannique, Billie se lève de sur le lit affreusement confortable qui sera le sien pour le temps qui lui plaira. Heaven toque à la porte et je sursaute légèrement, un peu comme un fils de bonne famille qui vient de se faire prendre la main sur sa fierté dressé avec un Playboy portant la trace de son excitation. Quand les deux jeunes femmes eurent quitté, je me secoue la tête et passe mes doigts sur mon bandeau pour m’assurer que je n’avais point rêvé. Mais je sens encore la chaleur de sa main sur ma joue et je souris grandement derrière ma barbe poivre et sel taillé avec une précision chirurgicale.

Sifflotant Amazing Grace, je ne peux malheureusement me considérer comme un chanteur disposant d’un élément vocal travailler avec soin ni un talent naturel comme mon cher beefeater format géant, je me dirige vers la cuisine pour préparer un plat consistant à mon invitée de marque. Comme à mon habitude ma démarche est droite et mon pas alerte, le cognement de ma canne su le bois franc résonne avec régularité. Élégance, civisme et classe sont trois mots qui me conviennent parfaitement bien comme le serait un Big Mac dans la main d’un Yankee avec une bière insipide de gout dans l’autre main. Heureusement pour moi, mes talents culinaires se résume à faire chauffer des plats et des mets en conserves, une marmite de ragoût fait par les blanches mains de ma chère nièce mijote aiment sur un feu de foyer doux. Je hume l’arôme délicieux et je prends une assiette pour la remplir d’une portion revigorante de pitance. Je prends aussi un verre de lait de chèvre, ainsi que quelques morceaux de fromage, pour rehausser la qualité de ce repas délicieux. Je ne sais toujours pas comment mon fidèle ami Robert s’y prend, mais il arrive à dégoter des éléments essentiels et des animaux pour la clinique. Les chèvres sont une bénédiction avec la jeunesse doré qui prend de plus en plus de vigueur entre nos murs. Ouvrant une armoire, je prends une portion individuelle de salade de fruits pour ne pas négliger l’apport en vitamines de ma chère Déesse. Je tends les mains pour saisir le plateau de victuaille et alors un terrible constant me frappa avec la furtivité d’un partisan de Manchester United ivre mort à cause de la défaite de son équipe fétiche. J’éprouve plus que de l’affection et de l’amitié pour cette texane un peu tête brulée qui vient d’enlever le bouchon de la baignoire. Pourquoi, bonté divine, je me suis plus inquiété de l’état de santé d’une personne que je n’ai connu que quelques jours que de Leïa, la jeune femme que je considérais comme ma propre fille? Car en plus de filer à l’anglaise, Artémis avait subtilisé mon cœur. Cet organe que je croyais trop vieux pour se permettre d’aimer. Malgré mes nombreuses conquêtes, aucune n’a su me charmer autant et me faire soupirer de son absence comme Billie. Je me ressaisis alors, laissant le flegme et la classe toute britannique qui me fut prodigué par mes parents irradier autour de mon être. À la vie à la mort je serais un fidèle serviteur de Sa Majesté.

Pauvre fou! Une merveilleuse et sublime jeune femme se monstre avenante et douce envers toi et tu t’imagines la grande romance. Roméo et Juliette version cannibales putrides et sur fond de fin du monde. Tu es bien trop vieux pour une beauté si jeune! Je laisse échapper un petit rire de dérision qui a pour cible ma naïveté passagère. L’air digne, ma canne-épée coincé sous le bras et le plateau bien ancré dans mes mains, je prends d’assaut l’escalier et mon pas alerte me m’emmène à la porte de la chambre d’invité. Avec un savoir-vivre qui semble se dissoudre de plus en plus de nos jours, je toque avec entrain au battant de bois. La voix, une voix à la sonorité qui m’enchante au plus haut point soit-dit en passant, me répond d’entrer. J’entre dans la pièce et à la seconde je fais volte-face, voyant la légèreté de la tenue de ma patiente. Des pensées confuses et sommes toutes agréables me traversent l’esprit, faisant naître une certaine forme de palpitation dans mon entrecuisse. Bientôt, si je ne me calme pas, Billie va connaître le double sens de mon surnom lors de mon passage à l’université. « Longue et Dure » signifiait mon statut dans l’équipe d’escrime ainsi que l’air ahuri de la gente féminine découvrant ma fierté familiale fièrement dresser. Dans un premier temps je pense au baseball, ce sport endormant et soporifique qui n’a pas la classe ni l’envergure que le criquet. Mais même ces images de ce sport lent me fait pas oublier la dentelle sur la peau d’ivoire de ma déesse alitée. Alors je sors l’artillerie lourde et je songe à la Dame de Fer, Margaret Thatcher, nue à l’extérieur alors que le mercure indique -40. Je sens à la seconde mon mat dresser avec vigueur se ramollir devant cette image peu ragoutante. Je l’entends alors me dire qu’elle est convenable et je pousse un soupir de soulagement. Elle m’invite alors à lui tenir compagnie. Naturellement ma chère. Vos désirs sont des ordres pour un gentilhomme de mon envergure. Je dépose avec la classe d’un majordome Anglais le plateau et lui présente la nourriture d’un ample geste de la main. Ragoût avec légumes de mon jardin, lait et fromage de chèvre. Pour dessert salade de fruit. J’ose espérer que c’est dans vos goûts ma chère? Je lui prodigue un sourire réconfortant et surtout débordant de charme Anglais alors que je m’avance une chaise à haut dossier pour être près de celle dont je me suis languit en secret.

Voyant me vieille robe de chambre échouer au sol, je ne peux m’empêcher de rire doucement et de manière honnête. Je vois que vous avez gardé vos vieilles habitudes. Toujours aussi confortable ma robe de chambre qui me suit depuis les quelques trente dernières années? Je m’assois dignement, avec la classe infuse des fidèles serviteurs de Sa Majesté. Je dépose mes mains sur mes genoux, dos droit et je dégage du flegme et la noblesse d’esprit à des lieus à la ronde. Pendant qu’elle s'apprête à se sustenter, je commence à lui exposer ce qui c’est passer dans ma vie dernièrement. Peu après votre départ de la bibliothèque, j’ai malheureusement pris la mouche contre quelques couards sans cervelles. J’ai décidé de me trouver un autre logis et je suis tombé sur ce charmant colosse et une de ses amies. Bernadette m’a indiqué ce manoir qui a su charmer mes racines anglaises. Je fais un petit sourire, quoiqu’il soit camouflé partiellement par ma barbe. Robert fut un ami de tous les instants, me suivant dans mes aventures pour sauvegarder le patrimoine artistiques et littéraires pour les générations futurs. Je passe alors mon index sur mon bandeau de cuir. Un jour des matadors ont attaqué la bibliothèque. J’ai volé au secours des gens comme l’aurait fait mes nobles ancêtres au cri de « Taïaut ». Malheureusement je n’ai pu esquiver tous les assauts frénétiques d’un homme à la machette. Je ne peux m’empêcher alors de faire mon éternel sourire pince-sans-rire. N’ayez crainte, je l’ai transformé en passoire avec mon arme de prédilection qu’il avait jugée insignifiante. J’ouvre alors mes bras en grand pour présenter les lieux. J’ai décidé de démarrer cette petite clinique pour soulager une infime partie de la souffrance d’autrui. Plusieurs personnes sont malheureusement exclues des communautés ou n’ont pas l’intention de les rejoindre. Donc une zone neutre pour les soins et les faire souffler un peu les survivants me semble être une preuve d’humanité et d’espoir.

Je passe alors ma main dans ma barbichette taillé avec soin. J’ai une certaine appréhension de ce que ma charmante, mais bavarde, nièce à put raconter à cette jeune demoiselle. De cette conversation que nous avons eue durant l’approche du déferlement de Dame Nature. Stoïquement, ma voix étant calme malgré cette crainte de me fourvoyer totalement, je lui fais un sourire apaisant. Pour la curiosité de ma chère nièce, disons qu’elle semble se faire des idées sur la nature de mes sentiments à votre égard. Je secoue la tête et elle peut discerner dans mon œil valide que je ne suis que sincérité et honnêteté. Je me suis attaché à votre fourgue, à nos conversations et nos fous rires. Je me faisais du mauvais sang lors de votre brève absence. Brève absence de plusieurs mois que je rajoute in petto. Heaven est une grande romantique et elle croit avoir décelé que mon attachement pourrait passer allégrement les bornes de l’amitié sincère et authentique. Mais je lui ai dit avec insistance que j’étais trop vieux pour une jeune femme de votre âge. Aussi une dame de votre qualité doit avoir des dizaines de soupirants qui n’attendent qu’un geste de votre part pour vous choyer. Je lève mes mains pour les déposer sur les appuie-bras de ma chaise. Elle m’a assuré que l’âge n’est point un obstacle pour l’amour, mais je suis un homme d’honneur et de savoir-vivre… Je me dois d’arrêter et de changer de sujet à la seconde car je crois que je m’enlise dans les faux-semblants pour m’empêcher de lui avouer que je ressens de puissants sentiments à son égard. Avez-vous besoin d’autre chose ma chère? Un nouvel oreiller? Une couverture de plus? Si vous le désirez je peux veiller sur votre sommeil. Ce sera un plaisir et un honneur.



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MessageSujet: Re: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Dim 8 Avr - 3:06


Billie & Alair


Être pudique n'a jamais été l'une de mes grandes priorités au grand damne de ma nounou. En même temps, dans un univers typiquement masculin, je n'ai guère eu le temps de penser à mon éducation. Cet esprit vif et libre me convenait tellement mieux que cet univers rose où les petites doivent forcément jouer avec des poupées. Non merci, très peu pour moi, j'ai me renforcer à chaque pas que je faisais parce que c'était plus logique pour moi. Entre la mort de ma mère et les absences répétées de mon père, on ne peut pas dire que nous nous connaissions parfaitement, à la fois semblable, mais des étrangers aussi. Oh, bien sûr, mon père a toujours été important pour moi, mais cela m'énervait un peu de savoir que nos réunions, aussi pauvre soient-elles en nombre, se résumaient à des entraînements de survie, dans un monde certes dur, mais pas impossible à arpenter non plus. En tout cas, c'était ainsi avant que le cauchemar nous tombe dessus, une immense gifle de laquelle, il nous est difficile de nous en remettre. Aujourd'hui, je peux dire merci à mon père pour s'être buté à m'apprendre comment faire pour survivre même si certains actes étaient peu ragoûtant et plutôt meurtriers. Oui, en quittant le doc, j'ai dû continuer à survivre et il me fallait autant tuer des morts que des vivants. Le monde n'est pas formé de survivants prêt à tendre la main. C'est plutôt le genre à vous la prendre et vous la couper voir même vous la ronger lentement. J'ai connu différents groupes de psychopathe et j'ai dû faire des choses qui sans doute me hanteront jusqu'à la fin de ma vie. Mais, avec ce que l'on vit à présent, on peut dire que c'est d'une simplicité infantile.

Mais revenons plutôt à la réalité, me voilà dans un lit confortable loin de l'horreur, ce qui m'est toujours une sensation très étrange. Néanmoins, je sais que pour un bon moment, je n'aurais plus à bouger, d'une part pour ma guérison et d'une autre parce que j'en ai assez d'errer ici et là. On ne peut pas dire que je recherche quelqu'un ou quelque chose, non, je me fondais juste dans un environnement qui me convenait et qui aujourd'hui me semble vide et sans intérêt. J'ai besoin de quelque chose de concret et de sûr, je n'ai plus à combler dans cet enfer pour satisfaire, je ne sais quoi.

Enfin bref, passons tout cela, ce n'est pas vraiment le moment de songer à ce genre de chose, mais plutôt d'apprécier cet instant de calme voir de naïveté. Cette chambre est tellement reposante que j'en viens à oublier l'atmosphère qui règne hors de ces murs. C'est incroyable, comme un peu de confort et des présences de confiances peuvent avoir de l'effet sur moi. Je savais que je pouvais dormir réellement et non que d'un œil. J'ai passé mon temps à coupé mon sommeil entre repos et éveil. Le moindre bruit me faisait sursauter et parfois, il m'était nécessaire de partir en catastrophe parce que le chant des mots se rapprochait un peu trop vite à mon goût ou bien ne serait-ce que pour me cacher des groupes de survivants envers qui je n'éprouvais aucune confiance.

Quelques coups à la porte me font sortir de mes pensées et rêveries plutôt funestes. Il suffit d'un mot pour que le doc entre et ne découvre ma tenue plus que légère. J'ai trop tendance à me laisser aller et je m'en rends compte que c'est un peu indécent. Je me couvre donc comme je le peux n'ayant plus vraiment la force de bouger. L'épuisement nous gagne plutôt facilement quand on a pu se prélasser dans un bon bain et que vous êtes de ne pas avoir besoin de vous occuper de votre propre sécurité. Par la suite, je le vois s'avancer, toujours aussi dignement, mais son allure est plus sauvage à présent qu'il porte un bandeau à son œil. Je dois dire que cela lui va parfaitement bien, cela ajoute une petite touche agréable à son style de parfait gentilhomme anglais. De loin, il me semble surprendre quelque chose dans son seul œil valide, mais encore une fois, j'ignore quoi. Il faut dire que dans mon état, je ne suis pas bonne à grand chose. À sa phrase, j'esquisse un sourire. J'ai l'impression d'être importante et c'est plutôt plaisant quand on se considère parfois comme un insecte que l'on veut écraser et qui pourtant survie malgré la violence des gestes reçus.

Ragoût avec légumes de mon jardin, lait et fromage de chèvre. Pour dessert salade de fruit. J’ose espérer que c’est dans vos goûts ma chère?  

Le plateau qu'il dispose sur mes jambes me donne l'eau à la bouche. Je n'ai pas vu quelque chose d'aussi grandiose depuis très longtemps. Trop d'ailleurs. Je n'ai vécu que d'insectes ou encore de mes chasses. Je ne sais que le mot insecte n'est pas ragoûtant, mais on ne peut faire la fine bouche dans les situations pénibles. Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger. J'ai entendu ça où encore ? Ah oui, l'avare de Molière. J'ai bien aimé, les lectures me manquent, mais ici, je vais pouvoir m'y plonger durant ma convalescence.

« Vous plaisantez ? Ça fait longtemps que je n'ai pas eu un tel festin. Je vais me régaler. » J'esquisse un sourire en le regardant, bien heureuse qu'il me tienne compagnie. Le silence, j'en ai déjà que trop eu jusqu'à présent. « Merci doc... Heureusement que vous êtes là. » C'est vrai, tout comme Franky, c'est une rencontre que je ne regrette aucunement, pas autant que Bruce en tout cas. Mais bon, lui, c'est du passé et je dois me tourner vers l'avenir, même s'il reste toujours aussi incertain.

Je vois que vous avez gardé vos vieilles habitudes. Toujours aussi confortable ma robe de chambre qui me suit depuis les quelques trente dernières années?

« Hein ? » Je tourne la tête et je remarque la robe de chambre délaissé au sol. C'est vrai que je suis plutôt ordonné de coutume, mais pas quand l'épuisement est intense, alors, on se fiche du rangement, on retire le surplus et on saute dans son lit en poussant un soupire de bien-être. En tout cas, moi, c'est ainsi que je fonctionne. « Vous me connaissez... Épuisée, je veux rien faire d'autre que de sauter dans un lit et dormir. » Fis-je en esquissant un sourire. « Atrocement confortable et agréablement parfumé que j'ai douté de m'en séparer à un moment donné. Je me demande comment vous faites pour parvenir à un tel résultat. »

Peu après votre départ de la bibliothèque, j’ai malheureusement pris la mouche contre quelques couards sans cervelles. J’ai décidé de me trouver un autre logis et je suis tombé sur ce charmant colosse et une de ses amies. Bernadette m’a indiqué ce manoir qui a su charmer mes racines anglaises.

Encore une question de destruction et de prise de pouvoir, d'amusement et de pillage. Je ne suis guère étonnée par tout cela, j'aurais aimé être là. Si seulement j'avais su, j'aurai pu être utile dans tout cela. Peut-être aurait-on évité cette blessure pour le doc.

Robert fut un ami de tous les instants, me suivant dans mes aventures pour sauvegarder le patrimoine artistiques et littéraires pour les générations futurs.

« Vous pensez que c'est intelligent de donner vie dans des circonstances pareilles ? » Je n'étais pas sûre pour ma part, sans doute parce que l'envie d'être mère ne m'a particulièrement pas effleuré l'esprit. Je me suis toujours vu à vivre mille et une aventure sans être prisonnière du rôle de mère. Certes, avant j'aurais pu être amené à réfléchir et à changer d'avis, mais à l'heure actuelle, avouez que c'est plus dangereux non ?

Un jour des matadors ont attaqué la bibliothèque. J’ai volé au secours des gens comme l’aurait fait mes nobles ancêtres au cri de « Taïaut ». Malheureusement je n’ai pu esquiver tous les assauts frénétiques d’un homme à la machette. … N’ayez crainte, je l’ai transformé en passoire avec mon arme de prédilection qu’il avait jugée insignifiante.

Sans doute, a-t-il éludé ma réponse. Tous ne pensent pas comme moi surtout qu'ils ont accueilli un bébé. Je ne me permettrais pas de juger quoi que ce soit, mais c'est un avis que je partage simplement. Mais oui, ça m'intrigue, pourquoi faire des enfants dans l'état actuel des choses ? Le monde est détruit, les morts marchent et la médecine n'est plus ce qu'elle était autrefois. Les maladies infantiles autrefois évitées d'un vaccin ou grâce à des examens poussées sont aujourd'hui mortel. Une grippe peut évoluer à pire. Tout ne tient plus qu'à un fil.

Je mange tranquillement, mais mon esprit est emprisonné par des tas d'interrogations. J'ai honte, mais j'en oublie la présence du doc, mais sa voix me parvient dans un écho tout de même. J'évite de pousser un soupire pour recentrer mon attention sur Alair et esquisse un simple sourire en voyant son geste quasi-théâtral.

J’ai décidé de démarrer cette petite clinique pour soulager une infime partie de la souffrance d’autrui. Plusieurs personnes sont malheureusement exclues des communautés ou n’ont pas l’intention de les rejoindre. Donc une zone neutre pour les soins et les faire souffler un peu les survivants me semble être une preuve d’humanité et d’espoir.

« Vous savez toujours retomber sur vos pieds doc. » Fis-je en le regardant. Pour moi, il n'y avait pas de doute possible, cet homme est quelqu'un de bien, bien plus formidable que les personnes que j'ai pu rencontrer. Oh bien sûr, je n'oublie pas Franky, mais lui, c'est comme le frère que je n'ai pas eu et celui que je veux pousser un peu vers la vie et non vers ces choses putrides envers lesquelles il agit comme un boulet de canon pour les exterminer pour sauver d'autre personne.

Doucement, je poursuis mon repas, mais vu le peu de nourriture trouver en cours de route, mon estomac ne peut pas prendre beaucoup, je fais donc attention à ne pas engloutir malgré la faim. Je pioche dans chaque chose qui garnit le plateau, mais je crains de ne pas faire vraiment honneur au repas de mon hôte. Mais, je préfère assurer ma santé évitant ainsi des maux de ventre ou pire encore des nausées.

Pour la curiosité de ma chère nièce, disons qu’elle semble se faire des idées sur la nature de mes sentiments à votre égard.

« Oh... Et bien, elle a voulu tout savoir sur notre rencontre et des moments qu'on a passé ensemble. Rien de bien méchant. » Fis-je en esquissant un sourire, mais la fin de la phrase de mon hôte me fait tout de même arquer un sourcil. Cependant, je ne dis rien, gardant le silence, je pense qu'il serait un peu malvenu de soulever ce point.

Je me suis attaché à votre fourgue, à nos conversations et nos fous rires. Je me faisais du mauvais sang lors de votre brève absence.

Je penche la tête sur le côté tout en l'observant, il est adorable, mais c'est une chose que je savais déjà. « Je m'inquiétais également pour vous, mais j'avais pleinement confiance en vos ressources doc. Pour me donner du courage, je pensais à nos conversations, ça m'allégeait un peu des... » Je baisse la tête regardant mon plat un peu honteusement. « Des horreurs que j'ai dû faire à l'extérieur. »

Heaven est une grande romantique et elle croit avoir décelé que mon attachement pourrait passer allégrement les bornes de l’amitié sincère et authentique. Mais je lui ai dit avec insistance que j’étais trop vieux pour une jeune femme de votre âge. Aussi une dame de votre qualité doit avoir des dizaines de soupirants qui n’attendent qu’un geste de votre part pour vous choyer.

« L'âge n'a rien à voir dans les sentiments doc... » Fis-je en relevant la tête, je n'étais pas de celle à être outré par ce genre de chose. Je prends une nouvelle bouchée du ragoût m'étouffant à la fin de sa phrase. « Des soupirants ? Si vous parlez des zombies alors, sans doute que oui, mais le genre humain... Là, c'est une autre paire de manche doc. Je suis assez exigeante et si je devais choisir un compagnon, je m'arrêterais sans doute sur vous. » Oui bon, c'est pas très sympa, je le taquine, mais les histoires de cœur m'ont toujours mise un peu mal à l'aise même si mon plus grand secret, c'était de lire des tonnes de romans d'amour que je cachais dans ma chambre pour que personne ne découvre cela.

Elle m’a assuré que l’âge n’est point un obstacle pour l’amour, mais je suis un homme d’honneur et de savoir-vivre…

« Elle n'a pas tord... » Je souris finissant par poser le plateau sur la table de nuit à côté de moi. J'ai mangé quelque peu, mais sans plus. La fatigue et la douleur ont raison de moi, je préfère donc m'allonger sur le côté pour pouvoir regarder Alair. C'est bête, mais la présence de ce dernier m'a toujours été rassurante, et même si ce n'est pas en accord avec le savoir-vivre, le fait d'avoir dormi avec lui a su chasser mes cauchemars, je suis donc heureuse qu'il veuille bien me tenir compagnie.

Avez-vous besoin d’autre chose ma chère? Un nouvel oreiller? Une couverture de plus? Si vous le désirez je peux veiller sur votre sommeil. Ce sera un plaisir et un honneur.

Instinctivement, je prends la main de ce dernier. « Serait-ce trop demander de dormir comme lorsque nous étions à la bibliothèque ? » Je le regarde un instant. « Seule, j'ai dû mal à faire fuir les cauchemars, mais avec vous, je sais que je pourrais me reposer pleinement. » Mes yeux se fermaient, mais je les ouvrais à nouveau serrant un peu plus la main d'Alair dans la mienne. « Vous voulez bien me tenir compagnie jusqu'à ce que je m'endorme ? Je suis trop rester seule depuis notre séparation. »

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MessageSujet: Re: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Mer 11 Avr - 8:30



A warm reunion
Pardonnez mon manque de concentration, je n’ai point répondu à votre interrogation concernant le taux des naissances durant ces temps troubles que nous vivons actuellement. Dis-je avec un sourire apaisant et douceâtre alors que ma chère Artémis se restaure avec lenteur. Je ne vais pas lui avouer que ma contemplation soudaine, ma perte temporaire de la réalité, est dû à la vision de ce corps digne d’un mannequin coucher dans mon lit. Je me demande sincèrement comment j’ai fait pour fermer l’œil et de ne pas monter une tente avec ma fierté britannique fièrement dressé, voulant saluer la gente féminine comme il se doit, lors du passage remarquer de Billie à la bibliothèque. Enfin soit pour me sécuriser, quand souvent mon service trois-pièce fait de sa tête en le relevant sans mon autorisation, je croise mes jambes d’une manière digne et débordante de flegme. Je joins mes paumes et collent mes doigts pour ensuite déposer mes index dans ma barbe grisâtre taillé avec une attention particulière. Une attitude toute pensive et me donnant une attitude d’érudit. Vous emmenez des points judicieux pour votre argumentation. Dieu seul sait que je me suis ennuyer de nos discussions ma chère. Je lui fais don d’un sourire charmant et surtout reconnaissant pour être revenue me tenir compagnie. Je crois sincèrement que quel que soit l’époque, les gens vont continuer de faire l’amour pour se réconforter et se donner la force nécessaire de croire à l’avenir. Le cercle de la vie est une roue constante et malheureusement courir à la pharmacie du coin pour acheter des moyens de contraception est devenu périlleux. Je froisse des sourcils dans une attitude espiègle et tout à fait sophistiquer. Notre système immunitaire est plus costaud que dans le temps de ma jeunesse ma chère. Si la mère est en santé, l’enfant dispose d’une solide immunité à la naissance. Pour la médecine, il me reste quelques années pour transmettre mon savoir et il ne faut pas oublier les leçons de nos ancêtres sur les soins et la bonté de Dame Nature en guise de médications naturelles.

Je la vois alors se débarrasser du plateau et que ses yeux fabuleux commencent à lutter contre le manque de sommeil. Alors sournoisement elle me saisit la main et je sais qu’à cet instant que je ferais tout en mon pouvoir pour qu’on ne soit plus séparer. Quitte à partir le nez aux quatre vents nauséabonds d’odeur fétide de l’aventure, je désire maintenant que l’accompagner. Elle me demande alors une faveur qui me fit naitre un sourire comblé, mais que je chasse à l’instant pour rester stoïque et débordant de flegme comme le fidèle serviteur de Sa Majesté que je suis en toute âme et conscience. Vos désirs sont des ordres pour un gentleman de mon envergure milady. Je dépose ma main de libre sur la sienne en geste de solidarité et de sollicitude. Vous vous souvenez que je dois dormir avec le moins de vêtements possibles à cause de la haute production de chaleur de mon vieux corps? Je rigole un peu en faisant un sourire pince-sans-rire. Je me relève dignement et je me mets dos à elle pour commencer à me déshabiller.

Je vous prie ma chère de ne point glisser un regard dans ma direction car je vais me préparer à me coucher. J’attends avec patience sa réponse et pour enlever mes vêtements. Comme n’ayant aucuns yeux derrière la tête comme mes beefeaters attitrés Barry et Robert, je ne peux m’apercevoir qu’elle ne suit pas ma consigne et semble me détailler des pieds à la cape. Moi je fais ma routine de vieux garçon, cette manie que j’ai depuis l’université en fait. Ma chemise sur un cintre, le pantalon sur le dossier d’une chaise et naturellement le tout plier avec une minutie qui trahi ma dextérité chirurgicale. Mes souliers sont parfaitement alignés près de la chaise. Que voulez-vous je suis un vieux garçon bien ancrer dans sa routine. Même l’apocalypse, les cannibales putrides, les pillards de tous poils ou bien les hooligans des équipes de foot ne vont pas me déroger de mes petites habitudes. Me voilà donc en sous-vêtement quelque peu flatteur et représentant parfaitement mon amour pour ma patrie et mon île. Le tissus du boxer est un imprimer du célébrissime Union Jack. Comme cela c’est en soi une garantie que je ne vais jamais, au grand jamais, souiller mon caleçon de peur. Ce sera une honte pour ma lignée, mon honneur et ma fierté de m’échapper de la sorte sur ce glorieux fanion. Aussi dans le même souffle je peux ajouter que mes bijoux de la Couronne sont sapés dans le meilleur écrin qui soit! Je vais éteindre la lumière ma chère Artémis si cela vous convient? Je me dirige alors vers l’interrupteur. J’allais utiliser mon index pour faire basculer l’interrupteur mural lorsque le reflet d’un miroir me revoit traitreusement un aperçu de ma personne. Malgré mon âge mon corps n’a pas encore gagné l’élasticité de la vieillesse. J’ai toujours mis un point d’honneur à me tenir dans une forme adéquate pour continuer à faire de l’escrime et surtout servir de modèle à mes patients. Un esprit sain dans un corps sain voilà mon crédo de vie. Travailler sur ma fermette en montagne m’a permis d’entretenir ma forme physique et de ne pas me laisser aller aux vices d’une vie sédentaire. Un point positif pour la fin du monde imminente est de nous faire dépasser nos limites et de travailler nos muscles ainsi que notre endurance. Ma toison sur mon torse avantageux, ma barbe taillée avec soin et ma chevelure n’est composé que de poils argenté qui a rendu folle bien des dames. Je suis satisfait de mon corps, assez musclé pour ne pas être excessif comme les passionner de bodybuilding. Et pour ma décharge je suis encore capable de redresser fièrement ma virilité en comparaison de bien de ces hommes qui sont devenu impuissant à force de s’entrainer et d’utiliser des stéroïdes. Une belle apparence somme toute malgré les rides de sagesse de mon visage noble.

J’éteins alors la lumière et je plonge littéralement sous la couette. Pour respecter l’intimité de mon invitée, celle qui a dû me faire renier la convenance de la galanterie, je reste sur le dos les doigts croisé su niveau de ma poitrine. Comme cela il n’aura aucun geste déplacer de ma part et l’honneur de la demoiselle sera sauve. Je vous souhaite que la dame Morphée vous accueille dans ses bras pour vous permettre de vous reposer et que vos songes soient agréables milady. Je ferme les yeux et mais une pensée empêche le sommeil me tenir dans son filet pendant quelques mouvements de l’astre lunaire. Je suis assez exigeante et si je devais choisir un compagnon, je m'arrêterais sans doute sur vous. Je ne sais que penser. Elle a blagué ou bien cette déclaration à un fond de vérité? Dois-je lui avouer qu’elle est l’unique dame qui a su me charmer complètement après ma vie de conquêtes sans lendemain? Que j’éprouve bien de l’amour et de la tendresse à son encontre? Je me dois de me ressaisir et surtout laisser cette déesse qui a su charmer mon vieux cœur être conquis par un homme de son âge et non un vieux croulant de mon espèce. Je me donne une immense claque mentale et je m’endors finalement. Heureusement pour moi j’ai la faculté de ne pas rêver et de n’avoir aucune visite d’un cauchemar qui pourrait me réveiller en sursaut. Mais comme à la bibliothèque cette chère Billie n’a aucunement cette compétence alors que je l’entends grogner et que son corps de séductrice fut assaillit par une agitation constante. Désirant surtout que ses plaies ne s’ouvrent pas, et dans un plaisir coupable de me rapprocher un peu d’elle, je l’enlace avec délicatesse. Selon mes nièces, Heaven et Heather, mes bras sont une zone de réconfort et d’apaisement pour elle. Je ne peux m’empêcher de laisser flotter un sourire sur mes lèvres alors que je sens ma chère amie se détendre et retrouver une respiration des plus paisibles. Je m’endors à mon tour, laissant ma chaleur corporel lui procurer un sentiment de bien-être. Est-ce moi ou je la sens se lover contre moi pour se nicher le visage contre mon torse? Je n’ose ouvrir des yeux, songeant que ce rêve est merveilleux. Au petit matin je vais devoir lui avouer que moi aussi je m’étais ennuyer de ces nuits ou nous dormions dans ce lit qui était devenu notre refuge contre les horreurs de ce monde. Dieu que j’aimerais lui donner des frissons d’extases et de lui démontrer enfin tout ce que mon vieux cœur cache comme sentiment pour elle.




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MessageSujet: Re: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Mar 24 Avr - 11:58


Billie & Alair


Personnellement, je ne pense pas que faire des enfants soit une bonne idée. Les plonger dans un monde aussi cauchemardesque, je trouve que c'est un cadeau bien funeste. Moi-même, je m'imagine mal mère, sans doute, parce que je ne saurais pas quoi faire. Je n'ai que très peu connu la mienne, et même si en partie, j'ai été élevé par une femme, elle restait tout de même une ancienne femme de la mafia mexicaine. J'ai donc toujours eu, une éducation assez dure où je devais être débrouillarde, indépendante et forte. Être plus prédatrice que proie, alors même si les prédateurs font d'excellents parents, je doute qu'un enfant puisse supporter une vision qu'un adulte a dû mal à observer de loin comme de près. Même moi, il m'arrive de faire encore et encore des cauchemars. Comment puis-je supporter cela au quotidien ? En éteignant toute forme d'humanité quand je suis à l'extérieur. Pleurer pour une perte n'arrangera pas les choses, et même si ça ne me laisse pas indifférente, je ne peux pas crier et pleurer comme une hystérique, parce que cela signerait mon arrêt de mort. Je n'ai pas toujours fait des choses dont je peux être fière, mais la survie incite à faire des choix. Radical, certes, mais c'est une obligation, rien n'est facultatif, on ne peut pas passer au travers. Monsieur et madame gentils, c'est terminé, on doit s'oublier, oublier qui l'on était, ne pas totalement effacer le meilleur en nous, mais l'amoindrir peu à peu. Pour notre propre survie.

Vous emmenez des points judicieux pour votre argumentation. Dieu seul sait que je me suis ennuyer de nos discussions ma chère.

J'esquisse un sourire aux paroles du doc. Moi-même, je me suis ennuyé de nos conversations, bien plus intelligente que j'ai pu avoir chez les Punishers, sauf avec Franky avec qui j'adorais parler. Il y avait chez lui un vent de fraîcheur et d'innocence qui me permettait de ne pas oublier l'essentiel.

Je crois sincèrement que quel que soit l’époque, les gens vont continuer de faire l’amour pour se réconforter et se donner la force nécessaire de croire à l’avenir. Le cercle de la vie est une roue constante et malheureusement courir à la pharmacie du coin pour acheter des moyens de contraception est devenu périlleux.

Je pousse un long soupire. Oui, c'est vrai que le sexe est quelque chose qui reste, cela permet aux êtres d'oublier le malheur et de se réconforter d'une certaine manière. Les attractions physiques restent omniprésentes tout comme les sentiments qui naissent chez les gens. Alors, forcément, les moyens contraceptifs de nos jours sont rares, très même. Alors, on ne peut pas empêcher une grossesse, qu'on le veuille ou non.

Notre système immunitaire est plus costaud que dans le temps de ma jeunesse ma chère. Si la mère est en santé, l’enfant dispose d’une solide immunité à la naissance. Pour la médecine, il me reste quelques années pour transmettre mon savoir et il ne faut pas oublier les leçons de nos ancêtres sur les soins et la bonté de Dame Nature en guise de médications naturelles.

« Oh doc... Je ne parlais pas de médecin. » Fis-je simplement en m'allongeant sur le lit après avoir déposé le plateau sur la table de chevet. Non, ce n'était pas une question de médecine, mais plutôt de donner la vie à un enfant qui fera face à un monde cauchemardesque tel que celui que nous arpentons de jour en jour. Mais, pour ma part, je sais également que je ne suis pas étrangère au désir de vouloir me fondre dans les bras d'un homme quand l'envie se fait trop forte, mais je suis tellement exigeante et froide, que j'évite toujours autant de me confronter à quelqu'un. Sans doute parce que je n'ai rencontré que des psychopathes et des sociopathes. « Qu'importe... Je suis tellement fatiguée.. »

Mes yeux ne peuvent plus lutter et mon corps est tellement à son aise surtout après un bon bain que je le sens se détendre, incapable d'esquisser un nouveau mouvement. Cependant, je parviens à prendre la main d'Alair et la serrer doucement lui demandant de rester avec moi. De veiller sur mon sommeil comme il l'avait fait lorsque nous nous trouvions à la bibliothèque. Les cauchemars me restent toujours autant effrayant et c'est dur de les combattre seule. Quand je voyageais, je dormais à peine, voir pas du tout. C'était dur de pleinement se reposer quand on entend le chant des morts à la fois proche et loin de nous. C'est effrayant à quel point, par moment, ce simple son peut devenir une habitude.

Vos désirs sont des ordres pour un gentleman de mon envergure milady. …  Vous vous souvenez que je dois dormir avec le moins de vêtements possibles à cause de la haute production de chaleur de mon vieux corps?

« Je m'en souviens parfaitement doc. » Je souris. « Un véritable radiateur, vous pouvez faire tourner une entreprise rien qu'avec la chaleur que vous dégagez. » Je tousse un peu. C'est pas vrai, avec la fatigue accumulé et le nombre de fois où j'ai marché sous la pluie, je me récolte un coup de froid. Je déteste être malade et de n'être pas capable de bouger. Parce que, quand moi, je tombe malade, c'est fulgurant et intense. Cela dur un jour ou deux jours ensuite, c'est comme si je n'avais rien eu.

Je vous prie ma chère de ne point glisser un regard dans ma direction car je vais me préparer à me coucher.  

Une nouvelle fois, il m'arrache un sourire. Lui et les convenances, il y tient comme à sa propre vie. Je fais semblant de me tourner, mais honnêtement, je n'ai pas envie de bouger. Je préfère me rincer un peu l’œil parce qu'il faut bien avouer que le doc est très bien entretenu. On voit qui prend soin de lui, de sa santé et de ne pas finir comme la plupart des hommes. La peau flasque, sans tenue. J'aime ce genre d'homme, mon père était pareil, il adorait s'entretenir, avoir une bonne hygiène de vie, mais il avait aussi le péché d'aimer manger. Heureusement, que c'était un grand sportif sinon, son corps aurait fini par dévoiler visuellement, son péché de gourmandise. Je tiens de lui, il faut bien le dire. Gourmande et sportive.

Enfin, je ne vais pas jouer les perverses non plus. Alors, je ferme les yeux, le côté où se trouve le doc est plus supportable pour mon pauvre corps. Changer de position me serait plus douloureux, donc je passe outre la bienséance et la demande du doc. De toute manière, il se rendra compte que je n'ai pas suivi sa demande pour de bonnes raisons. Il me connaît assez pour savoir que j'aime apprécier les belles choses et que si je ne bouge pas, c'est que j'ai mes raisons. Parfois pas très claire, je l'admets.

Je vais éteindre la lumière ma chère Artémis si cela vous convient?

C'est un petit grognement plaintif et quelque peu audible qui lui répond. J'ai même plus la force de parler. Je veux simplement profiter du calme environnement et me complaire dans la chaleur des couvertures. En plus, le parfum en est délicieux et tellement apaisant. J'ai l'agréable impression de faire mon entrée au paradis ou encore de retourner à mon ranch. Il y a un parfum quasi-floral qui en ressort. Quel délice, je suis comblée. Malgré les embûches que je peux rencontrer ou j'ai pu rencontrer, je reste chanceuse. Ce qui n'est pas le cas pour tout le monde.

Je vous souhaite que la dame Morphée vous accueille dans ses bras pour vous permettre de vous reposer et que vos songes soient agréables milady.

« Bonne... nuit » Fis-je dans un murmure alors que je pars déjà dans les bras de Morphée.


****************************


Je souffre. J'étouffe. Encore ces cauchemars qui ne cessent de me hanter encore et encore. Je vois mon père transformé en l'une de ces choses et je suis incapable de bouger. Il veut me tuer, je le vois dans son regard qu'il ne me reconnaît pas, et même si j'ai envie de m'en aller très loin. Je n'arrive pas à bouger. Mes pieds sont comme collés au sol.

Je me débats dans tous les sens, mais impossible de faire un pas. Alors, qu'il s'approche dangereusement, je sens quelque chose m'étreindre et chasser ce monstre qui porte le visage de mon père. C'est une douce lumière qui m'enveloppe et un parfum sécurisant qui atteint mes narines. Sans même prendre le temps de réfléchir, je me colle un peu plus à cette douce sensation. Je l'enlace tendrement et la souffrance disparaît. Je peux enfin respirer plus calmement.

Au final, je me réveille en pleine nuit. Tout contre le doc. Je pourrais en rougir, mais ce n'est pas mon genre, pas avec le nombre de fois où j'ai ouvert les yeux et que je me suis retrouvée dans la même situation avec le doc. Il semble dormir paisiblement. Sans rêve ni cauchemar. Je me recule finissant par me lever afin de me diriger vers la fenêtre de la chambre à regarder à l'extérieur.

Cette clinique. On dirait qu'elle est hors du temps. Protégé et barricadé pour qu'aucune de ces choses ne vienne nous atteindre. Cela me fait tellement bizarre de me dire que je peux dormir sans crainte, mais au bout du compte, je me réveille toujours au bout d'un moment pour observer les alentours. Être sûre que rien ne viendra nous attaquer durant notre sommeil. Je suis comme un animal peu confiant et je sais mieux que personne que le malheur nous frappe aussi vivement qu'un serpent décide d'attaquer et de vous mordre laissant son venin arpenter nos veines et nous faire souffrir comme jamais.

Derrière moi, je perçois du mouvement et lentement, je me tourne. « Désolé doc, je ne voulais pas vous réveiller. » Je le rejoins prenant place au bord du lit. « J'ai dû mal à dormir comme je le voudrais. » Un long soupire passe la frontière de mes lèvres. « Sans doute l'habitude que j'ai pris à l'extérieur. » Le regard absent, je regarde le doc, sans réellement le percevoir en fait. « Je pense à trop de choses. J'ai l'impression que mon cerveau va exploser à force. » Un silence se fait entre nous avant que je ne reprenne. « Comment vous faites... Je comprendrais jamais. »

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MessageSujet: Re: A warm reunion | PV : Alair Wakeman   Mar 1 Mai - 9:19



A warm reunion
Voilà bien des mois, que dis-je bien des années, que je n’ai point gouté à cette allégresse de bercer dans mon sommeil une si sublime demoiselle. En fait cette texane dont j’ai aisément le double d’années a réussi sans le savoir un exploit que bien des dames au travers du globe ont essayé avec seulement l’échec à la clef. Cette épreuve que seule une déesse du panthéon grecque a pu accomplir comme le demi-dieu Hercule. D’emprisonner mon vieux cœur de célibataire endurcis dans la cage doré d’un amour impossible. Car il ne faut point me leurrer, me berner de chimères en fait, que cette chère Billie puisse éprouver des sentiments équivalents aux miens. Elle doit juste se baisser pour cueillir les prétendants jeunes et charmants. Je suis très loin de cette jeunesse doré et malgré mon flegme hors pair, je me dois me résigner à soupirer en silence. Car selon les convenances et la bienséance nous ne sommes guère dans la même ligue. Même si ma moyenne au bâton est des plus appréciables et que je serais plus qu’habile pour jongler avec les balles de ma chère invitée, je vais devoir rester sur le banc de touche. Mon ouïe perçoit finalement un pas léger dans ma chambre et la tiédeur des draps, ainsi que l’absence de la silhouette qui a su me faire rêvasser les mains dans le dos et le regard dans la vague, m’apprenne que ma patiente s’était levée malgré mon avis médical.

Je me lève à demi, la couverture de laine de mes ancêtres chute pour laisser la pilosité argentée de mon torse prendre l’air. C’est à cet instant que je vis une scène qui va rester graver à jamais dans ma mémoire si raffiné. Devant mon œil valide d’acier bleuté se dessine la silhouette de ma chère Artémis. Une véritable œuvre d’art qui saura attiser les poèmes les plus mélodieux. Une muse tout simplement qui semble absorber la beauté ambiante des nymphes brillantes pour rehausser la perfection féminine. Déesse de mon cœur dont les rayons de la lune semblent caresser délicatement les contours d’un corps qui ne me reste aucunement de marbre. Déjà ma fierté britannique veut s’élever pour saluer ce spectacle qui se veut à la fois artistique et sensuelle. Pour cacher mon trouble, permettre à ce bon vieux masque stoïque agrémenter d’une classe inestimable qui fait partie de l’arsenal de tout bon serviteur de Sa Majesté de se remettre en place, je tends la main pour agripper ma vieille montre à gousset qui repose sur la table de nuit. Les deux aiguilles me narguent en folâtrant sur le chiffre deux en romains. La voix fatiguer, troublée même, de ma patiente me tire de la contemplation de ma relique de mon passé de gentilhomme. Nul besoin de vous excuser ma chère. Les gens de mon âge n’ont guère besoin d’une quantité astronomique de sommeil. Mon ton de voix est charmant, mélodieux et apaisant comme un présentateur de la BBC. La fatigue la rend détacher, presque somnambule. Un état que j’ai connu plus souvent qu’à mon tour lors de mes gardes sans fins à l’hôpital alors que j’étais un jeune médecin fringant. Époque d’apprentissage et aussi de lubrique avec des chatteries avec collègues, des infirmières et même des visiteurs dans d’innombrables cachettes que pouvaient receler ce noble établissement de soin de Londres. Avec sollicitude et une affection aucunement déguisé je drape sa quasi-nudité dans la couverture chaude de laine de mes ancêtres. De la chaleur pour elle et une certaine excitation de moins pour le pauvre homme que je suis.

Elle désire trouver un sommeil réparateur et se vider la tête de toutes ses questions sans réponses que ce temps trouble et mesquin nous envoie. Vous savez que dans ma prime jeunesse j’étais comme vous? La tête remplis de peur, de déception et d’amertume envers les embûches de la vie. Pourquoi j'aiperdu ce patient, j'aurai dû poser ce geste à la place de celui-ci. Je soulève un sourcil broussailleux espiègle. Oui j’ai déjà été jeune ma chère déesse. C’est loin dans le passé j’en conviens, mais je suis encore vert sur plusieurs domaines et je peux encore en montrer à la jeunesse doré sur bien des tableaux. Je lui fais don d’un sourire pince-sans-rire et avec douceur je l’installe pour qu’elle me fasse face. Reprenant mon sérieux à la seconde, merci à mon éducation de la galanterie et de la bienséance britannique, je lui parle avec la même chaleur empreint d’empathie que je formulais avec mes patients. Je vais vous enseigner une médiation qui à su m’aider tout au long de mon internat hospitalier, de récupérer pleinement pour affronter une autre journée. Je lève mes mains et j’avance mon visage pour n’arrêter qu’à quelques centimètres du siens. Bonté divine qu’elle est si belle, une beauté naturelle sans artifice ni venin dont semble si friande les femmes d’aujourd’hui. Je vais coller mon front au votre et déposer mes mains sur vos joues. Je tiens à vous rassurer que je ne désire pas vous charmer. Je rajoute en pensée que je donnerai tout lui conter fleurette et la séduire comme il se doit. Billie accepte et avec un immense sourire remplit de gratitude je fais ces gestes qui semblent anodins. Elle dégage de la chaleur, un début de fièvre sûrement. Mais mon doigté est précis et apaisant comme tout bon praticien qui se respecte. Elle semble apprécier le contact de ma peau fraiche et pour ma part je crois toucher la douceur la plus exquise qui soit. Maintenant fermez vos yeux concentrez-vous sur ma voix.

Je masse délicatement les joues et les tempes de ma chère Artémis pour la soulager de la pression. Je ferme aussi mes yeux pour être en symbiose avec elle. Nos souffles s’entremêlent, dansent comme deux entités des grands ballets de Londres. J’espère juste que Billie ne va pas décider de danser Casse-Noisette à mon corps défendant. Maintenant ma chère je veux que vous imaginiez un mur composé de toutes vos interrogations, de toutes vos peurs et incertitudes. J’expire et je l’encourage à calquer sa respiration sur la mienne. Ensemble nous allons annihiler ce mur. Je serais près de vous en toute circonstance. Je prends une grande respiration. Dans votre main vous aller solidifier un outil pour vous aider. Pour ma part c’est un ciseau et un marteau. Je descends mes mains pour lui prodiguer un massage à la fois ferme et doux pour détendre sa nuque. Je commence à ciseler une partie du mur. Aidez-moi à le fissurer. J’attends qu’elle me certifie qu’elle a accompli ce mouvement imaginaire. C’est très bien ma chère. Par la fissure vous pouvez voir ce qui vous rend légère, en paix. Pour ma part c’est ma clinique, l’arrivée de ma chère nièce, des chants de notre massif ami commun, le rire du bébé et le thé. Mais le plus important c’est vous ma chère. Votre retour m’a fait enlever un poids des épaules et m’a redonner le sourire. Je prends une pause, respirant au même rythme de ma déesse et apaisant ses sens avec ma voix et mes massages. J’attaque ses trapèzes et ses épaules à cet instant. Les muscles de ma patiente se détendent. Cette vision est votre repos tant convoité. Un dernier effort et vous aurez la tête libre de toutes pensées parasites. Toutes mes pensées l’assistent, l’aide à évacuer ce stress et cette tension. Je l’invite à ouvrir ses yeux quand le mur sera tombé en poussière. Voilà ma chère. Maintenant vous êtes en sécurité et avec des gens qui vous apprécient au plus haut point. Ce soir vous serez détendu et si vous voulez me faire l’honneur nous dormons enlacer j’en serais fort gré. Je fais un petit sourire gêner malgré mon flegme et mon stoïque toute britannique. Vous permettez une faveur à un vieil homme? De vous embrasser sur le front pour vous garantir une nuit reposante? Bloody hell je crois que je dépasse les limites de la bienséance, mais les mots m’ont échappé. Sûrement ce côté texan indompté qui m’habite.





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A warm reunion | PV : Alair Wakeman
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