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 Nightmare on horror street

Frankenstein
Robert SmithFrankenstein
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MessageSujet: Nightmare on horror street   Dim 3 Déc - 20:56
Tête de clown- Tu vas parler le monstre? Tu vas nous parler des pièges et des défenses?

Le matador descendit un nouveau crochet du droit directement sur la mâchoire carré et viril de la pathétique créature qui ne savait plus à quel saint se vouer. Le goût ferreux du sang remplit une nouvelle fois la bouche du colosse balafré qui était solidement enchaîné dans la salle des fournaises. Poignets ligoté et bras suspendu en hauteur par un conduit, couvert de chaine pour immobiliser sa taille et ses mollets à une poutre de soutien en acier trempé. Endroit loin des regards que le sosie de Frankenstein connaissait que trop bien. De son œil intact, l’autre ayant boursoufflé tellement pour être fermé de force la paupière sous les sévices de ses geôliers aux masques effrayants, il pouvait encore deviner le lieu où son vieux sac de couchage était disposé. Son regard océanique pur et douloureux à la fois était plongé dans une sorte de mélancolie singulière alors que le garde semblait ricaner avec son complice alors qu’il s’était désintéressé de la masse de muscles disproportionner. L’esprit drogué du simplet revoyait les photos de ses anges si chers à son cœur scotcher sur le mur, de l’oreiller qui servait de lit à son chiot adoré, des deux chaises et de la table qui servaient à la prise des repas du golem de chair. Deux chaises car souvent des êtres célestes venaient passer un peu de leur temps précieux avec la lie de l’humanité. Santana, Charlie, Mathilde, Ruth et Elsa.

Tous des lueurs d’humanité dans la noirceur du chaos de ce monde infernale. Cette époque ou le virus trois fois maudit du Malin transformait les hommes en marionnettes sanguinaires de la Faucheuse ricanant. Des femmes de caractères qui étaient chers au cœur saturer de cicatrices, arroser et dilapider au quatre vents de l’homme difforme. La grande majorité de ces dames, qui devaient avoir du sang d’archange pour supporter pareil laideur et cauchemar ambulant, avait regagné le paradis qu’elles n’avaient jamais dû quitter. Lors d’une rencontre fortuite dans une expédition pour trouver quelques subsistances dans les reliefs d’une société dévastée, le gladiateur de l’apocalypse avait appris la terrible nouvelle du trépas de presque la totalité des raisons que le géant pourrait revenir vers ce groupe qui l’avait laissé tomber à la première occasion. Lors de la mascarade des Punishers avaient organisé au laboratoire le golem à l’armure de chair rapiécer avait tout fait pour sauvegarder ceux qu’il considérait comme sa famille. Docilement il avait pris le chemin de l’esclavage et endurer des tourments aux mains de ses ravisseurs. Torture et lavage de cerveau furent à l’honneur, le chef charismatique rêvant de transformer cet être pur en machine à tuer qui n’agiraient que sur son commandement. Sa verbe corruptrice avait susurré des demi-vérités à l’ouïe amoindrit du colosse, racontant que le groupe du laboratoire se foutait de lui. La seule personne qui avait permis à l’être indigne de vivre de s’accrocher à sa véritable essence fut Billie. Celle que le géant au cœur d’or avait surnommée Angel. Elle venait le soir pansé ses nouvelles plaies, le prendre dans ses bras pour consoler son âme meurtrie. Il avait pu quitter sous les éclats de rire le campement maudit, mordu par une goule et laisser pour mort par la majorité. Mais la nature, celle qui avait donné au sosie de Frankenstein un corps résilience et à la puissance phénoménale, avait fait don d’un cadeau sans prix dans ce monde de déchéance. L’immunité au virus qui transformait chaque organisme vivante en une parodie cannibale et putride.

La providence avait eu la bonté de mettre sur la route du simplet surdimensionné le bon docteur anglais et sa nièce. Heaven était tout simplement un ange de par son comportement, son action et la douceur de son regard qui semblait rendre terne les cieux eux-mêmes. Elle prenait soin d’un bambin abandonné par son père qui était sur le point de se transformer. L’être de bonté semblait accepter pleinement l’erreur de la nature, le guidant sur les pentes savonneuses de la lecture et du savoir. Discutant simplement malgré l’importance capitale pour la recherche du remède que l’être de lumière avait entreprit de faire. Le golem de chair ressentait des nouvelles émotions, des papillons comme les romans parlaient. Mais il ne disait rien, car quel ange voudrait se compromettre avec la lie de l’humanité. Le monstre de foire devait les protéger et mourir, tel était son utilité dans ce monde barbare. Lors d’une sortie le regard océanique si pur de l’homme difforme avait trouvé une multitude de vêtements, de jouets, de couches et de produits pour bébé. L’ancien mineur avait dû faire deux allers-retours pour tout emmener à la clinique. Mais en chemin il se rappela soudainement les traits délicats de son amie au laboratoire. De la seule en fait qui n’avait eu aucune nouvelle. Ni de Ruth si de son garçon Aaron. Le cœur remplis d’espoir et de candeur, Bobby avait fait un paquet d’éléments essentiels pour le garçonnet. À la nuit tombante, malgré les recommandations du vieux Anglais et surtout de l’ange à la chevelure doré comme mille soleils, les pas gauches et hésitants de la petite montagne humaine l’emmenèrent près du laboratoire. En chemin il dû réduire en bouilli quelques crânes d’abominations qui s’étaient trop approcher de la chose inhumaine. Pigeant dans ses souvenirs incertains, Robert fit les mouvements nécessaires pour éviter les pièges qu’il avait lui-même érigé dans une autre vie. Il ne désirait que déposer le paquet près de la porte dans l’espoir que la sourde connaisse un moment de joie en trouvant ce cadeau pour son petit chéri. Qu’elle sache au moins que son ami gigantisme trainait sa carcasse immense et répugnante sur cette terre maudite. Il réussit, grâce à la diversion d’un réceptacle sans âme putride qui venait de se prendre dans une fosse à l’opposé de lui, à déposer le paquet. Le cadeau dont la boîte était envelopper dans une vieille bande dessiné et portant une étiquette dont l’écriture malhabile, enfantin même, signifiait que les destinataires étaient Ruth et Aaron. Souriant en s’éloignant avec la subtilité d’un pachyderme dans un magasin de porcelaine. Le colosse balafré tourna alors le coin de désireux de retrouver la sécurité de la clinique et surtout de revoir l’ange qui était sa première pensée en se levant et la dernière en se couchant. L’image souriante d’Heaven accompagnait de plus en plus le golem de chair saturé de cicatrices dans ses songes.

Mais une lumière l’éblouit et une voix autoritaire l’avait sommé de ne pas bouger. Des sécurités d’armes à feux qui sautaient firent lever les mains du géant en signe de reddition. Devant les le regard haineux et inconnus, le géant avait préférer se taire et de baisser la tête de honte. Mais l’horreur des masques le fit sourciller. Marchant dans un premier temps dans la rue et ensuite dans les couloirs pour rejoindre la salle des fournaises, le golem de chaire cacha sa laideur aux gens masqué qui semblaient dégouter. Même eux, malgré leur prothèses de plastiques et accessoires d’horreurs, pouvaient enlever leurs déguisements au contraire de l’être de cauchemar. L’esprit lent ne reconnaissait aucune personne. Le gladiateur de l’apocalypse vit alors son équipement, armes et protections jeter au sol. On l’attacha solidement et un homme à au visage de zombie lui injecta une dose massive d’un produit pour le rendre amorphe et docile. Aux travers des conversations l’erreur de la nature avait compris que c’était un petit groupe de survivants qui désirait attaquer son ancienne famille. Il ne voulait pas que ses amis subissent la violence de ces gens inconnus terrifiant. Donc le géant recracha un mélange de salive et de sang qui éclaboussa sa chemise déchiré par la torture qu’il subissait depuis plus d’une heure. Il lui manquait des ongles, des lambeaux de peaux et plusieurs nouvelles cicatrices parsemaient son corps honni de tous. Alors le bourreau sorti une tige au bout incandescent de chaleur et l’approcha de l’épaule gauche du colosse balafré et en mauvais état. En vain Bobby essaya d’éviter le métal porté au rouge, mais l’étreinte des chaines ne le permit aucunement. Un grognement de rage et de douleur retentit alors dans la pièce tel un coup de tonnerre soudain dans un ciel bleu d’été. Les deux compères au masque de clown et de bobine d’aiguilles rirent alors aux éclats alors qu’une senteur écœurante de viande grillée s’éleva dans l’atmosphère renfermer des lieux.

Bobine d’aiguilles- Tu crois réellement qu’on est assez stupide pour croire que tu venais visiter des gens? Allez déballe ce que tu sais et tu vas peut-être sortir d’ici avec au moins un œil qui peut encore voir…

De nouveau la pointe rougeâtre s’approcha de l’être sans défense, menaçant son œil intact d’une douloureuse perforation…

Gang de sadiques:
 


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MessageSujet: Re: Nightmare on horror street   Dim 7 Jan - 18:38
La leader du laboratoire se rongeait les sangs, mais faisait de son mieux pour garder une bonne mine devant son fils d’un an. Aaron commençait tout juste à signer, et elle préférait passer le plus de temps possible avec lui, quitte à l’emmener avec elle un peu partout. Dans la même pièce, une adolescente en tenue militaire, Iris Walker. Penchée sur son talkie-walkie, elle attendait le signal de l’autre équipe.

Il y a maintenant plusieurs semaines, un groupe avait commencé à prendre de l’importance pas très loin du laboratoire. Ses membres étaient grimés en tueurs d’Halloween, et toutes les tentatives de négociations avaient échoués. En capturant Robert Smith, ils avaient dépassé les bornes, et les Freaks avait décidé de lancer l’assaut. Quelques minutes plus tôt, la jeune fille avait signalé à Ruth que l’équipe d’intervention était arrivée sur place.

Finalement, alors que Ruth jetait un coup d’œil discret dans sa direction, Iris sursauta. L’adolescente garda les mains crispées sur sa partie du talkie, en recevant le message. Son visage sembla de détendre, et elle se tourna vers Ruth :

« C’est bon, ils ont réussi. »

Ruth eut enfin un sourire soulagé, et souleva Aaron dans les airs. La bouche du bambin s’étira en un grand sourire, et la jeune mère aurait pu jurer qu’il était en train de rire. Refaite, elle le chargea dans ses bras et l’emmena avec elle dans le hall, prête à recevoir Robert. Tenant son fils d’un bras, elle utilisa l’autre pour lui signer la situation.

On va voir Nounours. C’est un ami de maman, tu vas voir, il est très gentil.

Elle n’était pas sure qu’il comprenne quoi que ce soit, mais il lui paraissait important de lui signer un maximum de choses. Pour les langues parler, il avait les autres, et elle-même souvent. La polonaise posa son fils sur le sol du hall, et se planta à ses côtés. Elle se demandait ce qui avait bien pu arriver à Robert depuis qu’il les avait quittés, plusieurs mois auparavant.


PS : Désolée pour le temps de réponse, j'espère qu'elle te convient Smile
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MessageSujet: Re: Nightmare on horror street   Ven 19 Jan - 15:17
Tout était confus dans l’esprit pathétique du mastodonte drogué. À quelques millimètres de son œil au reflet d’océan tourbillonnant de panique la pointe du tisonnier porté au rouge s’était subitement arrêter. Des détonations lointaines avaient sonné la retraite de ses tortionnaires devant un groupe lourdement armé. Des mains secourables avait détaché les bras meurtris du colosse, ensanglanter par les multiples nouvelles lésions corporelles et les quelques ongles arracher pour faire parler l’homme difforme. L’ancien mineur eut un mouvement de recul alors que les échos des voix l’appelaient par son prénom. Il ne connaissait aucunement les voix et les visages et avec un effort surhumain il ne plaça en position défensive. Mais un soupir de soulagement s’extirpa de ses lèvres exsangues et des larmes de reconnaissances roulèrent sur ses joues mal rasées lorsqu’il entendit le nom d’une femme qui avait été si gentille avec l’erreur de la nature qu’il était. Ruth était la dernière amie, à part le scientifique dont le colosse balafré avait tellement de difficulté à prononcer le prénom, qui restait de son passage au laboratoire. Temps qui fut soldé dramatiquement par l’arrivée des Punishers et du sacrifice volontaire que fit Robert pour essayer de calmer les tensions. Il avait souffert de terribles châtiments, corporels et psychologiques, et le grotesque monstre de foire avait fini mordu par une goule et laisser pour mort. On endigua tant bien que mal les flots écarlates de ses blessures sanguinolentes et le groupe de sauvetage emmena le géant au cœur d’or vers le laboratoire. Ce lieu qu’il avait passé de long mois à renforcir pour protéger le groupe qu’il avait considéré comme sa famille pendant un laps de temps.

Robert s’avançait d’un pas incertain, traînant et chaloupant au plein milieu de la rue. Tout autour du monstre de foire n’était que le triste spectacle de la déchéance d’une société de consommation laissé subitement à l’abandon. Le regard de la bête exténuée et complètement déphasée ne voyait que des carcasses de voitures abandonnées par leurs anciens propriétaires, tels des bancs de poisson aux écailles multicolores échoués çà et là par un subit assèchement des eaux. Des scènes d’une violence inouïe et des actes de barbarie inimaginables peignaient un portait sordide d’une petite artère commerciale d’une banlieue autrefois paisible. Des portes enfoncées, pendant lamentablement sur des gongs à moitié arrachés comme des fanions en berne des vaincus d’une guerre sans merci. Des os humains fracassés et des cadavres à moitié dévorés gisaient sur le bitume fissuré, laissé à la merci de la fureur des intempéries et des charognards. Des détritus, des objets brisés en mille morceaux et des masses indéchiffrables ralentissaient presque chaque mouvement du colosse couvert de scarification. Quelques fois le pas erratique de Robert s’empêtrait dans un obstacle jonché çà et là, menaçait de faire étaler de tout son long la pathétique créature. Les lèvres gercées de la parodie humaine laissaient échapper des gémissements de souffrance. Joignant ainsi son ton rocailleux et rauque au chœur des nouveaux prédateurs de l’humanité. Ses sauveteurs guidaient le mastodonte erratique comme un animal vers l’abattoir. Chaque regard blanchâtre qui rencontrait celui du mastodonte aux épaules abaissées était sans expression, sans aucune vie. Aucune hostilité, aucune peur, aucun dégoût ne se propageaient des traits figés par la mort des aberrations. L’esprit lent  pathétique, enfiévrer et drogué de Robert se disait que c’était peut-être à cause de sa laideur que les aberrations semblaient le laisser tranquille. Il avait soif qu’il pourrait boire une rivière. Mais sa soif ne sera pas étanchée. Bobby avait si faim qu’il pourrait dévorer un bœuf en entier. Au détour d’une ruelle il accrocha un patin de la faucheuse. Celle-ci valdinguait et tombait au sol. Mais les deux êtres cauchemardesques n’en avaient cure. Un des membres de l’équipe se chargea alors proprement de la menace étaler sur des résidus d’une autre époque.

Pour échapper à l’horreur et la douleur, son corps formidable étant l’équivalent d’une plaie sanguinolente dont on avait versé de la lave en fusion à l’intérieur des lèvres, le colosse durement éprouvé se réfugiait dans un état presque lunatique. Laissant ses dernières forces, ultime réserve que ce corps endurant formidable pouvait produire, faire avancer ce corps ingrat et honni de tous, l’esprit de Robert s’évada vers des souvenirs heureux. Des moments qui lui permettaient de trouver la force de se lever le matin et de combattre pour sa survie jour après jour dans ce cercle infernal qu’était devenue la vie.

Le premier de tous fut la naissance de sa sœur Rosalie. Un ange d’amour et de douceur qui avait changé la vie de la bête de foire à jamais. Sans elle, le mineur aurait peut-être emprunté la voie de la délinquance et du mal absolu. Mais Bobby avait tout fait pour donner un confort et une joie à l’enfant. Des concepts qu’il n’avait jamais connurent de son enfance. Juste la voir sourire en étreignant une poupée, dessiner un soleil ou bien lire des mots que lui-même ne reconnaissait illuminait tout simplement sa vie. Le sosie du monstre de Frankenstein avait travaillé d’arrache-pied pour lui permettre d’aller à l’université en médecine. Elle était si intelligente.

La jeune femme tomba enceinte de son petit copain qui mit les voiles en apprenant les conséquences de cette nuit d’amour et de passion. Heureusement pour lui que Robert ne put lui mettre la main au collet. Mais avec tendresse et amour, il avait été là pour chaque instant que sa sœur avait besoin de lui. Il devint mineur le jour et portier le soir pour permettre à son ange de continuer ses études, de subvenir à ses besoins ainsi que ceux de la petite Sandra. Le soleil de la vie du géant couvert de cicatrices gracieuseté. Des stigmates laissés par la main jalouse ou effrayée de l’homme. La maladie avait failli lui ravir l’enfant, mais grâce à Dieu elle avait la même volonté de vaincre de son oncle.

Depuis l’apocalypse qui venait de signer la fin de ce monde égocentrique, le chemin de la chose avait rencontré des individus qui avaient permis une certaine rédemption pour son cœur sanguinolent. Car il n’avait rien pu faire pour protéger ses raisons de vivre. La première fut la confiance d’Emma. Blessée, elle avait accepté la main tendue de l’être de cauchemar. Elle l’avait emmené dans un hôpital, bastion d’humanité contre la noirceur de la mort rampante. Le géant difforme n’était aucunement à sa place. Étranger monstrueux parmi les hommes. Erreur de la nature qui avait portant tout fait pour protéger les survivants. Toujours en première ligne pour combattre le fléau, une seule personne lui avait témoigné un peu de gentillesse.

Charlee fut une bouffée d’air frais pour le mineur qui sombrait petit à petit dans une dépression. Elle l’avait accueilli, accepter et partager des moments doux et remplis d’affection. Il aurait tellement mourir à sa place, car une telle lueur d’humanité était tout simplement bénéfique. Lui ne servait à rien. Mais il put recueillir le chiot. Rocky le berger allemand qui semblait si heureux avec lui.

En pensant à son chiot, les pensées du golem de chair convergèrent vers le couple uni du laboratoire. Charlie et Santana. Les deux anges, de la miséricorde et de la candeur à l’état pur, l’avaient protégé du rejet et de la peur de leur groupe de survivants. Les deux avaient décelé la brillance de l’humanité, de la bonté et de la gentillesse qui se cachent au plus profond de la montagne de muscle disproportionnée. Elles avaient donné une seconde chance à l’être indigne qu’il était. De ce même il vit le visage de la blonde, Mathilde. Elle aussi l’avait accepté, malgré sa peur initiale qui avait causé l’horrible balafre qui serpentait la joue de l’homme. Les deux êtres n’étaient pas sur la même longueur d’onde, mais le géant au cœur d’or ferait tout pour protéger la jeune femme. Mais de cette époque fut surtout Elsa et Ruth qui manquait au colosse souffrant. La scientifique semblait avoir éprouvé un début d’amitié avec Robert et la jeune mère sourde avait été formidable et bienveillante avec le monstre de foire.

Et sans le savoir, un visage aux traits sculpté par une main divine apparu dans le subconscient de Robert. Un être de lumière à la chevelure de rayon de soleil. Des yeux bleutés agrémentés de lueur d’émeraude débordant d’une intelligence presque surnaturelle. Heaven était une perle, un diamant dans ce monde qui semblait voué à l’extinction. À chaque fois que le regard océanique rencontrait la silhouette gracile et merveilleuse de la scientifique, le golem de chair perdait ses moyens. Ses mains rugueuses et immenses devenaient moites. Son cœur ratait des battements. Des papillons naissaient dans son estomac. Robert souriait et appréciait chaque instant passé en la compagnie de l’être de lumière. Mais il savait parfaitement sa place dans l’échelle de la société. Il ne pourrait jamais espérer avoir un onze d’amour de l’être si parfait à ses yeux. Bobby appréciait les petites attentions, les fous rires et les discussions avec l’être le plus important de la terre. Elle allait sauver les gens avec un vaccin. L’ange était important pour tous. Et il lui disait souvent. Mais en vérité elle était cent fois, un millier de fois plus importante pour lui. Il aurait tellement aimé lui dire ce qu’il ressentait, mais la bête de foire se taisait. La scientifique à la beauté surnaturelle et à la gentillesse infinie pouvait avoir n’importe quel homme, alors pourquoi elle éprouverait quelque chose pour une loque à peine humaine comme lui. Elle devait être avec un être intelligent, beau qui allait la couvrir d’attention et d’affection. Lui ne pourrait que lui donner son cœur et son âme.

Ils arrivèrent alors dans le laboratoire et le colosse s’effondra à bout de force dans le hall d’entrée, sa résilience légendaire étant atteint et même largement dépasser. Dans un murmure il demande de rejoindre par radio la clinique et de les avertir qu’il ne pourra pas revenir tout de suite. Même au bord de l’effondrement, le colosse balafré au cœur d’or se souciait des autres avant son propre bien. Robert fit ensuite un petit sourire à Ruth, sa seule amie et connaissance dans cette mer de visage inconnu…

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