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(Event #5) Run or Die

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 Just need to talk a little bit…

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Lola BessonWe have ashes, fire and hope
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MessageSujet: Just need to talk a little bit…   Dim 17 Déc 2017 - 21:45
Je me suis isolée dans un endroit à l’écart pour pouvoir fumer une cigarette. Je les fume par petit bout, pour me calmer. Je les ai piqués à papa. Je ne suis pas fière de moi, mais p*tain j’étais prête à tout pour un peu de nicotine. Foutu fin du monde. De toute façon, c’est lui qui m’a appris à prendre ce que je voulais, j’allais quand même pas me gêner!

J’aspire la fumée du tabac, qui me remplit les poumons et je sens presque aussitôt le calme revenir. Alors que je recrache la fumée, je me surprends à espérer que papa soit encore en vie et qu’il vienne me botter le c*l pour avoir osé le voler. Pas qu’il oserait vraiment le faire mais bon…il me manque. C’est vrai que cet endroit est vraiment super, mais je suis toute seule et c’est de sa faute! M*rde. Il n’a pas du tout été prudent. Qu'elle stupidité de vouloir survivre dans la rue, plutôt que dans une communauté! Pourtant c’est quelqu’un d’intelligent…ou plutôt, c’était. Qu’elles sont vraiment les chances qu’il soit encore en vie? Il faut que je reste réaliste, mais pourquoi est-ce que j’espère quand même? C’est plus fort que moi, j’imagine. Je regarde l’énorme clôture qui entoure le fort. Je devrais peut-être retourner voir à notre dernière planque, peut-être qu’il a vu mon message. Peut-être qu’il m’a répondu? Les chances sont vraiment mince, mais si jamais…?

Bon, de toute façon pour le moment je dois me rendre à l’infirmerie. Je me suis fait une coupure à la main et on m’a recommandé de revenir pour qu’ils puissent s’assurer que ça ne s’infecte pas. Je n’aime pas trop les docteurs, mais bon…ce truc fait un mal de chien! Je n'ai même pas fumé la moiter de ma cigarette, mais je l'écrase contre le mur. Prenant soin de ranger le bout, qu'il me reste, dans son paquet, j’entre dans l’infirmerie. Ça sent un peu comme l’hôpital et j’ai franchement envie d’être ailleurs. En plus, c’est une fille que je ne connais pas qui m’accueille. Elle a de longs cheveux bruns et elle est plutôt jolie. J’enlève mes lunettes de soleil et je m’approche d’elle. Au moins elle a l’air gentille.

«Salut. J’me suis couper à la main et faudrait juste vérifier que ça s’infecte pas.»

Je lui tends ma main blessée d’un geste nonchalant. Je n’ai pas envie d’être ici et ça transparait dans toute mon attitude.

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MessageSujet: Re: Just need to talk a little bit…   Lun 15 Jan 2018 - 10:58

Just need to talk a little bit
Zayna & Lola

« It's hard to see youth living in chaos they have not deserved. »
Elle passe une main dans ses cheveux. Son tour de garde arrivait à son terme, mais tout pouvait encore arriver. Personne n'était à l’abri d'un nouveau venu ou encore d'une petite blessure. Zayna était clairement épuisée, elle avait très peu dormi, mais cependant, la jeune femme arrivait à tenir. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'elle travaillait de cette manière. Elle avait déjà fait 48h de garde sans se plaindre en remplaçant l'une de ses collègues alités, et même si elle refusait de le dire, moins elle passait du temps chez elle et mieux c'était. L'infirmière était toujours parvenue à s'arranger avec une infirmière venant à domicile pour aider son père qui par moment se laisser aller à la dépression à cause de sa nouvelle condition d'ancien flic à la retraite anticipé et qui se plaignait constamment sur sa chaise roulante. Zayna laissait beaucoup de chose passer parce qu'elle se sentait responsable de son état. Son caractère et son attitude au quotidien ont donné envie au père de travailler plus et de se faire deux fois plus d'ennemis. L'un et l'autre s'étaient tellement éloigné que la plupart du temps, aucun des deux ne souhaitait faire un effort de compréhension. C'est dans les joints et l'alcool que Zayna a trouvé du réconfort et son père dans le travail. Buté et campant sur leur position tous les deux pour au final se supporter même si la jeune femme a toujours profondément aimé un père quasiment absent et reléguant sa fille à une famille qui la haïssait très clairement.

C'est pas vrai ! À trop penser comme ça, elle va finir par péter littéralement un câble. Poussant un énième soupire, Zayna boit une gorgée d'eau tout en regardant à l'extérieur priant pour que son remplaçant vienne prendre rapidement la relève. La seule envie de l'infirmière était une bonne douche et se coucher sans passer par la case déjeuner, trop flemmarde de se faire quelque chose pour le moment. De toute manière, elle n'avait pas vraiment d'appétit quand l'épuisement se faisait sentir. Il fallait avouer que ces derniers temps, elle n'avait pas le temps de faire grand chose. Ces jours de pauses étaient rares, mais elle faisait sport, ménage et repos. Il n'y avait pas grand chose à faire et malgré le temps qui passe les souvenirs sont si vivaces que ça l'empêche de se reposer comme elle le souhaiterait. Et puis, c'était compliqué d'avoir un colocataire casse-pied comme Adam qui se faisait un malin plaisir à la faire sortir de ses gonds pour que cette dernière extériorise la moindre de ses pensées. Qu'elle ne reste pas passif et surtout parce que c'était la seule à pouvoir comprendre son langage au dialecte un peu étrange, mais à force, on s'y faisait quand elle se donnait la peine de vouloir le comprendre.

Allant faire un tour de garde dans la petite clinique où une ou deux personnes se reposaient, la jeune femme prit le temps de les border un peu et de nettoyer un peu leur front chaud. Les pauvres étaient un peu malades. Pousser le corps à leur extrême limite n'est pas conseiller, mais il fallait travailler dur pour faire fonctionner Fort Hope et même si c'était tout à leur honneur, l'infirmière leur avait pourtant conseillé de penser un peu à leur santé et de ne pas faire d'effort inconsidéré.

En revenant à la salle d'auscultation, elle nettoya et rangea un peu pour que le prochain en charge de la garde soit tranquille. C'était un devoir, mais elle était surtout gentille de bien vouloir le faire alors, que certains oubliaient un geste aussi commun. Enfin pour un membre du personnel médical habitué, parfois, Zayna oubliait que certains n'y connaissaient pas grand chose et que ces derniers souhaitaient simplement se montrer utiles ne voulant pas être un poids lourd pour le groupe.

Quand le bruit de la porte se fait entendre, en premier lieu, Zayna pense à son collègue, mais en se retournant, c'est une jeune fille qu'elle voit et elle déchante vite même si elle garde son sourire.

«Salut. J’me suis couper à la main et faudrait juste vérifier que ça s’infecte pas.»

Zayna finit par avancer et regarde la blessure. « Je vois ça... Comment tu t'es fait ça ? » Fit-elle simplement en allant chercher de quoi désinfecter et bander la main. « Tu as de la chance, ce n'est pas très profond donc pas besoin de point de suture. » En premier lieu, Zayna se lava les mains puis prit de quoi nettoyer la plaie.

Tout d'abord, nettoyage de la plaie. Gaz et eau suffiront, chose que Zayna fit avec délicatesse pour ne pas trop animer la douleur. Elle vérifie l'écoulement du sang, il ne gicle pas, donc c'est bon signe. Elle inspecta tout de même à nouveau la coupure pour être sûre de son diagnostic. « C'est bon... Je vais te mettre une crème antibiotique sur la plaie. On en a heureusement... » Elle se leva cherchant le tube de crème et revint vers elle et passa la crème sur la plaie en douceur. « Si je te fais mal dis-le moi... » Elle lui sourit. « Comment tu t'appelles ? Moi, c'est Zayna. »

Elle l'observe un peu mieux. « Tu ne traînerais pas avec notre forgeron Adam ? J'espère qu'il n'est pas trop énervant, c'est sa spécialité. » Fit-elle avec un clin d’œil amusé. « Je sais de quoi je parle, c'est mon colocataire. »

Zayna espérait qu'en faisant un peu la conversation que celle-ci se mette un peu à parler et peut-être à s'extérioriser un peu. En tant que psy de Fort Hope, certains jeunes avaient besoin de parler, exprimer leur ressenti et chercher des conseils.

Zayna termina par le bandage qu'elle ne fit pas trop serrer. « Voilà. Il faudra revenir, le bandage doit être changé une fois par jour. Évite d'utiliser cette main et tout contact avec la saleté... Et... Est-ce que tu as d'autres soucis, d'ordre féminin par exemple ? N'hésite pas à me le dire si tu as besoin de quelque chose. »
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MessageSujet: Re: Just need to talk a little bit…   Lun 22 Jan 2018 - 4:22

Lola et Zayna

Just need to talk a little bit…


Alors que la femme s’approche pour examiner ma blessure, elle me demande comment je me la suis faite. Je repense à mon geste stupide et je soupir.

«Je me suis coupé en m’entrainant avec mon couteau. Diana l’a désinfecté la première fois, mais elle m’a dit de revenir.»

Je me laisse soigner, sans broncher. Je n'ai pas fait attention et c'est pour cela que la blessure c'est ouverte à nouveau. Zayna est plutôt douée et elle ne me fait pas mal. J’aime bien sa délicatesse. C’est étrange, mais je me sens plutôt à l’aise avec elle, même si je ne la connais pas. Elle se présente et j’en fais de même :

«Moi c’est Lola.»

C’est alors qu’elle me demande si je connais Adam, le forgeron. Je ne peux m’empêcher d’afficher un large sourire et je porte ma main à mon cou, tripotant par réflexe le pendentif qu’il m’a offert. Au moins, je me suis fait un ami ici.

«Non, il est n’est pas du tout énervant. Il est super cool, même. Il m’a offert ce pendentif pour notre amitié. Ça fait du bien de rencontrer des gens sympa dans ce monde de m*rde.

Est-ce que c’est ton copain?»


Je me penche un peu vers l’avant, comme pour lui dire un secret :

«Il est vraiment trop beau, en tout cas!»

Je souris. Mais d’où sort cette bonne humeur aujourd’hui? Elle me donne alors les indications pour ma blessure, puis elle me demande si j’ai d’autres problèmes d’ordre féminin. Je me doute bien de quoi elle parle, j’ai 13 ans, d’ici quelques mois j’en aurai 14. Bientôt ce sera inévitable : je serai une femme; comme maman aimait tellement le dire. Puis bizarrement, j’ai une pensée pour Ryan. Il est temps que je me l’avoue, il me plait bien. Non, en fait, il me plait beaucoup. Est-ce que c’est ça l’amour? Est-ce que je lui plais aussi? Je ne sais rien des garçons et tant de questions me brûlent les lèvres, mais je suis gênée de les poser. Je lui réponds alors maladroitement :

«Non, pas encore…mais ça va venir, hein?»

Je repense à maman, comme elle aurait été fière de me voir devenir une femme. Ma bonne humeur s’envole rapidement, alors que je réalise qu’aucun de mes parents ne me verra jamais grandir. Maman ne me donnera jamais de conseil avec les garçons et papa ne pourra jamais se méfier de mon premier petit copain. Je n’ai même pas d’amies avec qui en parler! Personne pour me guider ou me donner des conseils. Je ne vais quand même pas aller demander ça à Adam! Je fixe alors Zayna, peut-être qu’elle pourrait m’aider, elle?

«Sinon, j’ai euh…rencontré un garçon.»

Je rougis, puis je reprends timidement :

«Mais bon, je sais que c’est stupide d’avoir de l’espoir dans ce monde pourri…puis moi j’y connais rien aux garçons, en plus…»

J'ai baisser les yeux, est-ce que je suis entrain de me laisser tromper par ce faux sentiment de sécurité, qu'il y a ici? Parce que non, je n'y crois pas. Ce n'est pas parce qu'il y a des barricades et un jardin qu'on est vraiment en sécurité! Ce monde il n'a pas changer, même si je suis ici. Je sais que je dois toujours m'attendre au pire et rester sur mes gardes. Le bonheur, il s'est barré! C'est comme ça, maintenant.


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MessageSujet: Re: Just need to talk a little bit…   Ven 26 Jan 2018 - 21:09

Just need to talk a little bit
Zayna & Lola

« It's hard to see youth living in chaos they have not deserved. »
Sa blessure n'est pas alarmante, mais si elle ne fait pas attention, cela risquait de le devenir. De nos jours, il fallait être à cheval sur l'hygiène à la moindre coupure. Les vaccins, on ne les trouvait plus et les bactéries cela proliféraient aussi rapidement que quelqu'un se mettait à crouri si ce n'est plus. Je ne tiens pas à savoir dans quel laps de temps, alors, je préférais la prévenir et j'espère qu'elle m'écoutera. La plupart des jeunes se lassent des soins quand on ne les seconde pas, mais je pense que cette demoiselle est assez mature pour savoir ce qu'il risque d'arriver. En tout cas, je ne fais pas part de ce dont elle doit se douter. Je préfère être souriante, calme et douce avec elle, parce que j'ai nettement vu que l'odeur de l'infirmerie ne lui plaît pas tant que ça. J'ai connu pas mal de patient tétanisé à l'idée de venir à l'hôpital et bon nombre nous ont posés de problèmes. Les soins nous étaient si inaccessibles que dans la plupart des cas, nous étions obligés d'injecter un calmant pour faire notre travail. C'était peut-être extrême, mais nous n'avions guère le choix malheureusement. Mieux valait une attitude radicale qu'un soin non fait qui pourrait apporter d'autres soucis par-dessus le premier. J'affiche toujours mon sourire alors, que le bandage est posé de façon à ce que ce dernier ne le gêne pas trop. Étant donné la vie actuelle et le fait que nous devions tous travailler pour maintenir le camp, il valait mieux un bandage qu'un simpl sparadrap.

«Moi c’est Lola.»

« Joli prénom, j'aime beaucoup. » Court et adorable, le style que j'apprécie. Un compliment, cela fait toujours du bien et cela lui permet de se confier un peu plus si elle en ressent le besoin. Mon instinct me dit que oui, mais je ne veux pas aller trop vers l'affirmative. Ne pas me croire apte à savoir tout faire alors que ce n'est pas le cas.

C'est alors, que doucement, je viens à me souvenir de son visage. Il me semblait bien, que je l'avais déjà vue quelque part et ce n'était en d'autre lieu qu'en compagnie d'Adam. À la forge, si je me souviens bien. Comme le lieu de travail de mon colocataire n'est pas loin de chez nous, j'ai pu l'apercevoir en sa compagnie alors, que je revenais d'une longue nuit de garde. Cela m'a fait sourire d'ailleurs en le voyant en compagnie d'une jeune fille. Lui qui affiche une assurance certaine avec les femmes, j'en étais moins persuadée avec les plus jeunes. Ceci dit, il me semble, qu'au vu de son sourire et du geste qu'elle porte à son pendentif, que le charme d'Adam a su faire mouche. Encore une fois.

«Non, il est n’est pas du tout énervant. Il est super cool, même. Il m’a offert ce pendentif pour notre amitié. Ça fait du bien de rencontrer des gens sympa dans ce monde de m*rde.»

« Je veux bien te croire Lola. C'est qu'Adam est sympa. » Mais aussi casse-pied, mais ça, il doit me le réserver juste pour me sortir de mes gonds. Paraît-il que je suis à croquer quand je pète un câble et que je me mets à gentiment l'insulter en espagnole. C'est un jeu auquel il aime jouer dangereusement avec moi. « C'est un très joli pendentif. Tu dois être contente d'avoir trouvé un ami comme Adam. Tu es sûre de toujours le trouver en cas de problème. » C'est une chose à laquelle, je n'ai même pas à douter, plus d'une fois, il a su me le prouver malgré nos prises de tête. Adam est un homme de confiance et le seul que je laisse suffisamment approcher surtout quand j'ai une de mes crises de paniques.

«Est-ce que c’est ton copain?»  

« Bin tiens... Ne va pas lui dire ça, sinon ça va encore lui mettre des idées en tête. » Je la regarde surprise par sa question ne pouvant m'empêcher de faire preuve d'une gentille ironie et viens ensuite démentir. « Non, on est juste colocataire et ami. » Mais où elle est allée chercher une idée pareille.

«Il est vraiment trop beau, en tout cas!»

Je ne préfère pas répondre tandis que je me lève pour mettre de côté le matériel utilisé afin de le nettoyer après. Je suppose que pour une demoiselle de son âge, le charme d'un homme comme Adam est fulgurant.

«Non, pas encore…mais ça va venir, hein?»

Je souris gentiment. « Oui bien sûr. Et si tu sens quelque chose, n'hésite pas à venir me voir ici ou chez moi. Je vis au numéro 22. » J'espère ainsi qu'elle se sentira un peu plus à son aise avec cette invitation et pour ma part, je pourrai l'aider un peu plus si besoin. Une jeune fille de son âge a besoin d'être épaulé et guidé sur certaines choses, ne pas avoir de repaire est plus que difficile.

«Sinon, j’ai euh…rencontré un garçon.»

Les histoires de cœur, voilà un domaine duquel je ne suis pas experte, mais bon, je veux bien faire un effort pour Lola.

«Mais bon, je sais que c’est stupide d’avoir de l’espoir dans ce monde pourri…puis moi j’y connais rien aux garçons, en plus…»

Je viens prendre place en face d'elle et lui souris sincèrement. « Lola, dis-toi que ce n'est pas stupide d'avoir de l'espoir. C'est ce qui t'a permis de survivre jusqu'à maintenant. Et puis, c'est normal de craquer pour un garçon. » Je pose une main douce sur son épaule. « Et pour te rassurer, les hommes et les femmes ne se connaissent pas tant que ça. C'est pour cela qu'on essaie de se comprendre au fur et à mesure. C'est comme ça qu'on s'attache et forme un lien. » Je crois que ce n'est pas la peine de lui parler comme à une enfant. Elle a quitté ce stade depuis que l'horreur à commencé et elle a dû vivre pas mal de chose depuis le temps. Je préfère m'adresser à elle en tant que jeune adulte. « Alors, dis-moi ce qui te tracasse. Je sais que les sentiments peuvent nous égarer par moment au point que l'on ne sait plus quoi penser. »

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MessageSujet: Re: Just need to talk a little bit…   Lun 5 Fév 2018 - 17:05

Lola et Zayna

Just need to talk a little bit…


Elle me complimente sur mon prénom et je lui souris. Elle est plutôt gentille, un peu comme tout le monde ici, d’ailleurs. Nous parlons ensuite d’Adam, que j’apprécie beaucoup et avec qui je partage une amitié bien spéciale. C’est vrai que depuis que je suis arrivé, tout se passe à merveille. J’ai pourtant l’impression que ce n’est pas normal. Comme s’il s’agissait d’un piège ou d’une illusion. Pourquoi est-ce que ça durerait, après tout?

La jeune femme me donne alors son adresse et m’invite à venir la voir n’importe quand si j’ai besoin de quelque chose.

«Merci, c’est sympa.»

Nous abordons ensuite le sujet des garçons et de l’espoir. Elle vient s’asseoir en face de moi et me dis d’un ton tout à fait sincère, qu’il n’est pas idiot d’avoir de l’espoir, puisque c’est cela qui nous a permis de survivre. Elle me dit également qu’il est normal de s’attacher à un garçon et d’avoir toutes sortes d’émotions à propos de cela. Elle me demande alors ce qui me tracasse et j’ai un moment d’hésitation avant de lui répondre. Je ne suis pas trop habitué à parler de ces choses-là. Papa n’était pas très doué pour écouter, il faut dire. Il me traitait encore comme une gamine de 5 ans! Mais avec elle, je sens que je peux me confier.

«Bah…c’est comme si c’était trop beau pour être vrai ici. De toute façon, depuis la fin du monde, c’est dangereux de trop s’attacher à quelqu’un. Tout le monde meurt.»

Affirmais-je, en baissant la tête. C’est papa qui me répétait toujours ça, aujourd’hui je réalise qu’il avait foutrement raison. Tous ceux à qui je tenais sont mort. Je veux bien me faire quelques amis, mais un amoureux, je ne sais pas. Je ne sais pas si je pourrais supporter de le perdre et comme ça risque fortement d’arriver, il vaut peut-être mieux que nous restions amis. Puis, si ça se trouve, il ne ressent rien du tout pour moi!

Pourtant j’aurai bien besoin de vivre à nouveau une vie normale, ou du moins qui s’en rapproche. J’ai envie d’être enfin heureuse, mais pourquoi est-ce que ça me fou autant la trouille?


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MessageSujet: Re: Just need to talk a little bit…   Jeu 8 Mar 2018 - 12:38

Just need to talk a little bit
Zayna & Lola

« It's hard to see youth living in chaos they have not deserved. »
Lola est une adolescente qui n'a pas eu le temps de grandir comme il aurait été logique. Le chaos s'est installé du jour au lendemain la rendant plus comme une guerrière à chercher comment survivre, comment éviter des créatures sortant tout droit d'un cauchemar. De ce fait, je peux parfaitement comprendre sa façon de voir le monde et sa relation avec les autres, en particulier, avec le sexe opposé. Réagir, comme une adolescente normale est loin d'être à sa portée apparemment et cela m'attriste un peu de constater que cela l'effraie de ne pas savoir sur quel pied danser s'interdisant de ressentir quoi que ce soit. Est-ce bon pour elle de s'oublier à point ? J'ai l'impression de me voir, Lola est semblable à moi agissant top en adulte, ce qui n'est pas forcément bon pour son développement personnel. Mais, il faut avouer que ma formation en psychologie n'est adaptable que pour un monde sans monstre ni survie. Adolescente, j'étais si différente, prompt à toutes les bêtises du monde. Canette de bière dans une main et un joint dans l'autre à déverser ma colère contre des gens qui ne pouvaient ni ne souhaitaient me comprendre. Être bonne dans ce que je fais pour qu'on ne me critique pas, mener la vie dure aux filles les plus populaires qui se sont toujours plu à jouer les pestes parce qu'elles se pensaient très intelligente alors, qu'elles pleuraient dès qu'un ongle se cassait. Oui, on peut dire que j'ai pas mal fait et vécu pour évacuer ma rage et remplir mon quotidien d'émotion que l'on ne m'offrait jamais. De la compréhension, l'affection même si celle-ci, se révélait au final plus ou moins factice. Je ne l'ai compris que trop tard, mais je me sentais faire partie d'un tout à cette époque. Aujourd'hui, j'avais au moins l'expérience nécessaire pour aider cette jeune fille à tenter de saisir ces émois intérieurs et de tenter de la diriger vers la meilleure des routes, même si celle-ci lui serait difficile d'accès à cause de toutes ces interrogations qui naissaient dans sa tête. Compréhensible en soit, mais c'est plus une torture qu'une aide. Mais, au moins, c'est le propre de tous les adolescents, de trop réfléchir et pas souvent de la bonne manière.

«Merci, c’est sympa.»

« Mais, je t'en prie, ça me fait plaisir. Et puis ça te donnera l'occasion de voir parfois Adam. » Lui dis-je en lui faisant un petit sourire alors, que je l'observais, son regard en disait tellement qu'il n'y avait pas vraiment besoin de mot pour exprimer les mots qui errent comme des âmes en peine dans sa tête. « Il sera content de ta visite et ça l'empêchera de me casser les pieds. » fis-je en riant un peu. Adam adorait me piquer non pas quelques fois, mais très souvent, il paraît, selon ces dires, que je suis particulièrement craquante quand je sors de mes gonds et que mon accent mexicain ressort, roulant les r et sortant des insultes peu agréable de la bouche d'une femme. À croire que cet homme savait faire renaître l'adolescente en colère que je fus autrefois.

«Bah…c’est comme si c’était trop beau pour être vrai ici. De toute façon, depuis la fin du monde, c’est dangereux de trop s’attacher à quelqu’un. Tout le monde meurt.»

« Je peux comprendre ton point de vue Lola, mais si tu éloignes trop les gens, tu risques d'être seule. Et ce n'est pas bon de l'être, ça ne l'était pas déjà avant et actuellement, les gens ont besoin de former une communauté pour se protéger les uns et les autres. » Le tout est de tomber sur de bonnes personnes et non pas un groupe abusif et dictatorial comme j'ai pu le connaître avant d'abdiquer et de suivre le besoin de me réfugier ici. Chose que je ne lui souhaite absolument pas, tout le monde ne peut pas survivre à une telle expérience et moi-même je me demande comment j'ai pu alors, que mon attitude peut parfois être très difficile. Adam le vit au quotidien avec moi et parfois, je fais de lui une victime de mes peurs et de mes rejets constants. Je sais que ça le blesse tout autant que je peux savoir qu'il soit au courant que ce n'est pas de mon fait. Certaines choses reviennent à la charge sans que vous en ayez le pouvoir.

« Ne penses-tu pas que le fait que nos vies soient éphémères est une bonne raison pour connaître les gens et s'en rapprocher ? Ce garçon par exemple, tu l'apprécies beaucoup, tu ne crois pas que tu ressentirais du regret si tu le chasses de ta vie sous prétexte qu'il peut mourir ? Ce monde est loin d'être agréable à vivre et on passe notre temps à faire attention à tout, mais, ne crois-tu pas que c'est bien de former de beaux souvenirs ? »

C'est dur de choisir entre le fait de vivre de bons moments ou bien de rester solitaire, dans son coin à chasser toutes les personnes qui souhaitent apprendre à vous connaître, sous prétexte qu'il peut mourir demain. Mais, dans la vie, on s'accroche à la moindre chose qui nous tienne à cœur pour comprendre pourquoi on doit se lever demain.

« Je sais, rien n'est facile, surtout pas sur le fait de choisir entre la vie solitaire et le fait de te rapprocher des autres. » Je me penche légèrement vers elle. « Je vais te dire un secret. Moi aussi, j'ai peur de me rapprocher des gens... »

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MessageSujet: Re: Just need to talk a little bit…   Mer 28 Mar 2018 - 1:09

Lola et Zayna

Just need to talk a little bit…



Elle me dit alors que si j’éloigne trop les gens de moi, je risque d’être seule. Les gens ont besoin d’être en communauté d’après elle. Papa n’aurait certainement pas été d’accord, mais moi je ne sais plus trop quoi penser. Je n’ai pas envie d’être toute seule, ça c’est sûr.

Elle me demande si je ressentirais du regret si je chassais Ryan de ma vie, sous prétexte qu’il pouvait mourir. C’est vrai que je ne me suis jamais senti aussi proche d’un garçon. J’imagine que je pourrais le regretter si je ne tentais pas ma chance. Selon elle, il vaut mieux en profiter pour se créer de bons souvenirs, même si ce n’est pas toujours facile. Puis elle se penche vers moi pour m’avouer que malgré tout, elle aussi a peur de se rapprocher des gens.

«C’est vrai? Est-ce que t’as perdu tout le monde, toi aussi?»


Lui demandais-je, en marmonnant. Si elle a aussi peur de s’attacher, c’est qu’elle doit avoir perdu des gens qu’elle aimait, elle aussi. Comme tout le monde, quoi. Mais elle n’a pas entièrement tort. Je suis resté toute seule avec papa pendant 2 ans et franchement ça rendrait n’importe qui dingue! Je n’ose même pas imaginer quand on est vraiment tout seul.

Je la fixe dans les yeux, lui posant une question d’un ton un peu trop sérieux :

«Et tu crois que ça va tenir ici? Que les gens vont pouvoir rester heureux? Parce que j’sais plus trop en quoi croire.»

Évidemment, je compte bien profiter du moment de répit que m’accordera cet endroit, mais je ne veux pas me faire de faux espoir. On verra bien d’ici quelques années si ça tiens encore debout. À supposer que je sois toujours en vie d’ici là. Mais elle a peut-être raison, en fin de compte. Si ça ne dure pas, autant en profiter pour au moins se faire quelques bons souvenirs. Tant pis si ça fait plus mal après…

Du coup, au moins un milliers de questions sur les garçons me viennent en tête. Je n’ai que 13 ans, j’y connais rien aux mecs, moi. Elle doit bien en savoir plus que moi.

«Et sinon…bah…comment ont fait pour dire à un gars qu’on l’aime bien?»


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