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 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène
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MessageSujet: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Sam 30 Déc - 1:15

Winter
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「 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène. 」
4 Septembre 2016, Détroit.
03h48.
Cette nuit, James Boyce a perdu la vie. La mienne déborde de haine et d’une soif de sang à peine comblée. Je reprends mon souffle fortement, le visage couvert de sang. Pas le mien, loin de là. Mon épée tremble encore, plantée dans le crâne de celui qu’on appelle l’hyène : Boyce. Je suis à genoux parmi les trois cadavres qui m’entourent. Je souffle et ferme les yeux. L’odeur du sang. J’attrape le couteau accroché à mon mollet attrape le bras gauche de Boyce. Je lui coupe l’annulaire d’un coup sec. Je me relève pour faire de même sur les corps de ses deux compères et bien sûr, j’en profite pour leur broyer le cerveau d’un coup de couteau dans la nuque. Il ne s’agirait pas que leurs corps se relèvent et embêtent d’autre personne. Je dispose les trois annulaires en forme de « A » au pied d’un arbres. Je grave sur l’écorce le nom de « Ryan Jonasson ». Si mon frère passe par là, il saura que je suis encore vivant et que je suis sur ses talons. C’est ce que je veux. Créer un symbole. Je range mon couteau dans son petit fourreau avant d’attraper mon épée. Je l’essui à l’aide de mon t-shirt déjà bien ensanglanté. La scène est un véritable carnage. Des tripes se sont répandues au sol. J’ai même envoyé voler l’œil de Boyce. Je regarde son corps avec dégoût. Il est temps pour moi de quitter ce parc.

Je m’avance d’un pas assez faible. La fatigue et l’effort m’ont épuisé. Je parviens tout juste à ranger ma nouvelle arme -déjà bien utilisée- dans son fourreau. Mais mes douleurs aux côtes reviennent bien vite. Le sang coagule déjà sur mes vêtements. Et mon visage. A tel point que lorsqu’un des morts s’approchent de moi, ils ne sentent nullement mon odeur, me laissant passer comme si j’étais l’un d’entre eux. Je parviens à atteindre un banc à quelques rues de là et m’assieds dessus.

08h32.
Un coup de tonnerre retentit. J’ouvre les yeux en sursaut et déjà la pluie martèle le sol et ruisselle sur mon visage. Je me lève et avise une horde s’approcher de moi, s’interposer sur ma route pour rejoindre le labo. « Chié… » fut le seul mot que je puisse lâcher entre mes dents. Je devine que vu le déluge qui s’abat sur moi, mon odeur naturelle est revenue. Je fais donc machine arrière et retourne sur mes pas pour bifurquer dans une rue, puis dans une autre. Je parviens jusqu’à une maison qui m’a l’air encore en bon état. Je rentre dans cette dernière et regarde par le judas de la porte pour voir si la horde m’a suivi. On dirait bien que non. En me retournant je fais volteface avec un enfant.

Je sursaute avant de le dévisager. Je le connais. Bien même. Plus de deux ans que je ne l’ai pas vu et je le reconnaîtrais entre mille. Mon visage se décrispe. Pour afficher une expression plus amicale. Malgré tout, l’enfant semble effrayé d’avoir vu un homme surgir de la sorte dans cette maison où il semble avoir élu domicile. « Noah ? C’est bien toi ? » Son visage se détend et il couvre la distance qui nous sépare en courant pour se jeter dans mes bras. On dirait que lui non plus n’a pas vu de visage familier depuis bien longtemps. Au point que mes côtes me font de nouveau souffrir. Mais je sers l’enfant contre moi, peu importe la douleur.


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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Sam 30 Déc - 15:04


Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène
Abel & Winter
« Un jour, une personne te serrera si fort dans ses bras que tous tes morceaux brisés se recolleront »
4 Septembre 2016 — Détroit — 08h32
Depuis nous avions quitté, Noah et moi, la demeure des retraités qui nous avaient gentiment hébergés. On était sur la route, marchant de quartier en quartier et de maison en maison pour trouver moyen de sauver nos vies et de se mettre en sécurité. Mitch -le retraité- nous avait prévenus de faire autant attention au mort qu’au vivant. On avait pu entendre que les gens devenaient fous, que la loi du plus fort règne. Il n’y avait plus d’humanité… Et je sais très bien que je ne suis qu’une femme, je ne pourrai jamais faire le poids alors on se cache de tout. Je ne permettrai à personne de faire du mal à mon fils. Maintenant que j’ai tué Jackson plus rien ne me fait peur.

Nous avions élu domicile dans une petite maison, abandonné. Il y restait des vivres que j’avais rassemblés. La porte avait l’air de bien tenir, j’avais trouvé une sortie de secours en cas de besoin. Comme toujours les règles de sécurité étaient établies avec Noah. On ne s’approche pas des fenêtres, pas de bruit et qu’il est toujours son couteau sur lui. Durant la nuit je me suis réveillé en sursaut, j’avais entendu un coup de feu. Mais ce n’était que mon imagination, le coup de feu commun du couple de retraités. Noah dormant contre moi, je caresse ses cheveux tendrement. Peut-être que s’était ça la solution ? En finir. Il n’aurait pas besoin de voir tout ça, de s’infliger un monde pareil. Mais je ne pouvais me résoudre à abandonner, et encore moins à faire du mal à mon fils unique.

J’ai passé la moitié de la nuit éveillé, a scruter par un petit trou dans la fenêtre derrière les planches de bois l’extérieur. Les rôdeurs s’approchaient de la maison sans plus, ils venaient puis repartaient. Comme une danse inlassable. Dès que le jour se lève, je vais dans la cuisine, choisir ce que nous allions manger tous les deux. On était loin des repas équilibrés, et même de manger à notre faim bien souvent. Une boite de conserve de lentille en sauce, je l’ouvre et sépare la boite en deux bols trouvés dans la maison avec des cuillères. Je vais chercher Noah, le réveillant doucement avec un baisé sur le front. « Allez bonhomme, on va manger. » Doucement, sans faire trop de bruit, je regarde dehors, c’est calme. On dirait… Qu’il n’y a personne. J’ouvre la porte de l’entrée doucement pour prendre un peu l’air. Après quelques minutes, j’entends Noah qui m’appelle et j’entre sans refermer à clef la porte derrière moi.

Assise dans la cuisine, dévorant le contenu de mon bol, je me souviens ne pas avoir fermé la porte d’entrée. « Mince… Noah tu peut aller fermer la porte s’il te plaît, j’ai oublié mon chat.Oui maman. » Il devait être en train de jouer dans le salon. Visiblement, il avait trouvé des jeux de société aux anciens propriétaires. Le bruit de porte que j’entends ne me surprend pas vraiment, je pensais que s’était Noah qui s’assurer que la porte soit bien fermer. Les rôdeurs ne savent pas ouvrir les poignées de portes (et heureusement !). Mais c’est la voix masculine qui me déconcerta. C’était une voix que je connaissais, et même très bien. Il y a quelqu’un qui est ici et que l’on connaît. « Tonton… ! » … Tonton ? C’est impossible… ! Sur mes gardes, j’attrape ma machette et bondi de la cuisine prête à défendre bec et ongle Noah. Mais quand je suis dans le hall… Noah est dans les bras d’un homme, qu’il sert de toutes ces forces. Je baisse ainsi mon arme. « A..Abel ? » C’est comme si mon imagination me jouait des tours. J’ai tellement rêvé de ce moment ! Rêvais du jour où je le retrouverai ! Sain et sauve. La bouche entre ouverte, Noah ne m’avait pas joué de tour, comme ma tête. Il est bien là. Ma machette tombe de ma main et je me précipite vers lui pour le prendre comme Noah dans mes bras.

J’ai presque les larmes aux yeux en le voyant, en le serrant contre moi. Il est là, il est vivant. « Mon Dieu Abel, tu es vivant, c’est bien toi… ! » Disais-je mon visage étouffé dans son cou. Ce n’est qu’après que je remarque le sang sur lui. « Tu es blessé ? Tu as mal ? Laisse-moi regarder ce que tu as. » Je ne possédais que le minimum, mais s’il avait quelque chose, je devais le soigner, faire le maximum pour lui. Mon cœur tambouriné en le regardant dans les yeux, et même avec le temps, et tout ce qui s’est passé… C’est comme si je n’avais jamais cessé de l’aimer chaque jour. J’étais si heureuse de le retrouver. « Noah, va chercher à boire et à manger pour tonton, s’il te plaît. » Ainsi, le petit s’éloignerait de nous un moment pour que l’on puisse parler en adulte de l’extérieur et de ce qui s’est passé pour lui. Je l’invite à me suivre dans le salon en prenant le temps cette fois-ci de fermer la porte derrière nous.



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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Dim 31 Déc - 15:45

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「 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène. 」
Je ferme les yeux, m’agenouillant pour mieux prendre Noah dans mes bras. L’image du petit garçon me renvoyait celle de Clarice, mais aussi d’une vie passée. Une vie où tout me paraissait si simple alors que tout était beaucoup plus compliqué. Lorsque j’entends une voix féminine bien familière m’appeler, je me relève, n’en croyant pas non plus mes yeux. « Winter…! » dis-je d’un murmure à peine audible, tel un souffle. Telle mère, tel fils. Elle vient me prendre dans ses bras de la même façon. J’étouffe ma douleur d’un baiser sur son front. Ils sont décidés à me faire pleurer. Les larmes perlent au coin de mes yeux. Suis-je mort sur ce banc ? Ai-je rejoint l’au-delà ? Je ne m’étais jamais autant égaré sur ma route. Pourtant, Winter et son enfant, deux de mes points de repères du passé, étaient là, dans mes bras, tout contre moi.

La jeune femme finit par se reculer et regarde ma tenue, un mélange de boue, de sang et d’eau de pluie. Si je suis blessé ? Pas qu’un peu. Je n’ai pas tout à fait guéri de ma dernière rencontre avec mon frère, qui date pourtant d’au moins deux mois. Et mes efforts ont sensibilisés certaines de ces plaies. Mais j’ai peur de ce qu’elle va penser quand elle va découvrir que ce sang sur moi est loin d’être le mien. « Je… Je vais bien, Winter. J’ai juste… Fais une mauvaise rencontre. » lui dis-je d’une moue assez gênée. Je place ma main gauche dans son dos. Vaut mieux qu’elle ne voit pas mon annulaire manquant. Et ça la maintient un peu plus contre moi. Elle donne des ordres à Noah avant de m’entraîner dans le salon. Je regarde la pièce. Je devine leurs dernières activités ici, en dehors du sommeil : une partie de jeu de l’oie. Sans doute une trouvaille propre à la maison. J’attrape un des pions dans ma main droite et l’observe. Lorsque Winter revient dans la pièce après avoir verrouillé la porte, je le repose et me tourne vers elle. « Je ne pensais pas te revoir ici… Mais j’en suis heureux, crois-moi. » C’est juste que je suis en pleine guerre contre le clan de mon frère, et que j’ai passé ta nuit à traquer l’un de ses fidèles, pour faire couler le sang.

Le destin me réservait-il encore beaucoup de surprise du genre ? M’ôter Samara et la mère de Clarice pour remettre sur ma route la première femme à être entrée dans ma vie ? Winter. Si j’avais su aimer, quelques années auparavant, c’est ton cœur que j’aurai traqué et arraché des mains de ton mari. Crois-moi bien. Mais valait mieux ne pas déterrer les sujets sensibles pour le moment. Ce serait trop compliqué de devoir gérer cette vendetta, Clarice, et de devoir expliquer à Winter que j’aimerai retourner dans ses bras de nouveau pour en oublier qui je suis le temps d’un instant. On vient à peine de se retrouver, en prime. Etait-elle encore la femme que j’ai connue ? Pire encore… Suis-je encore l’homme que j’étais ? La satisfaction que j’ai éprouvé en voyant le sang se déverser sur le sol cette nuit m’inquiète, avec le recul. Et ce n’était que le début d’une longue traque sans relâche. Je détourne mon regard, voyant ma dignité à pouvoir affronter son regard s’envoler. Je fais partie de ceux qui menacent des vies, qui les arrachent, et les réduisent en bouilli pour protéger les siens, dorénavant. Mais pourquoi autant de plaisir se dégage-t-il de ces actions ? Je le fais pour protéger Clarice et mon groupe de la menace de mon frère.

Mais ne mettais-je pas Winter en danger en me tenant ici ? Mon frère n’allait-il pas remonter jusqu’à elle et lui faire connaître le même sort qu’à son ex-femme et Samara ? Devais-je resté pour la protéger ? Ou m’éloigner pour les mêmes raisons ? Tout cela était d’un complexe. Et mes pensées me tiraillaient alors qu’elle se tenait là, devant moi, me retrouvant. La seule certitude dont je suis réellement sûr est la suivante : « Tu m’as manqué. Toi et Noah. » Je m’essaye à un sourire, reflétant ce bonheur mais aussi cette inquiétude et cette noirceur naissante.


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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Dim 31 Déc - 17:01


Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène
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« Un jour, une personne te serrera si fort dans ses bras que tous tes morceaux brisés se recolleront »
4 Septembre 2016 — Détroit — 08h32
Je le serre tellement fort contre moi, comme s’il n’était pas réel, un fantôme qui aller s’envoler tel une trainer de poussière. Mes mains agrippaient ses vêtements, mais son baisé sur mon front me ramène à la réalité. Il est bien là, vivant, à l’entrée de cette maison de fortune. Je prends son visage dans mes mains et embrasse sa joue droite, mes doigts s’entrelacent dans ses cheveux blonds. Je pense n’avoir été jamais aussi heureuse de rencontrer quelqu’un depuis le début de l’épidémie. Mais en reculant pour le laisser respirer je remarque son état et m’empresse de lui proposer mon aide en le laissant entrer dans la maison. Je pince les lèvres en faisant un oui de la tête quand il m’explique avoir fait une mauvaise rencontre. La vie n’est plus la même, rien n’est plus pareille. J’ai tué des gens infectés de ce virus alors que je bats pour sauver ces gens en temps normal. J’ai tué mon mari, enterré deux macchabées… on est plus personne pour juger son prochain.

Je récupère ma machette après avoir verrouillé la porte cette fois-ci. J’en profite pour regarder dehors d’un petit coup d’œil, tout est toujours très calme. Noah est dans la cuisine préparant de quoi requinqué son oncle Abel. En revenant vers mon ami, je dépose la machette près de mon sac à dos à l’entrée du salon. Je lui souris, difficile pour moi de cacher ma joie de le retrouver. « Je savais que tu étais en vie… Tu es bien trop tenace pour nous laisser. » Je m’approche de lui, tendrement je dépose ma main sur sa joue pour essuyez un peu de boue avec mon pouce. « Je crois qu’à l’étage il reste des vêtements des anciens habitants, je peux regarder s’il y en a pour toi. »

C’est avec beaucoup de douceur que je le regarde et le touche. Déjà parce que j’ai peur de lui faire mal, pensant qu’il est blessé. Il me fuit du regard mais qu’importe je l’oblige à s’assoir sur le canapé. « Laisse-moi regarder. S’il te plait… » Je l’invite à me faire confiance et je sais que part ces temps c’est assez compliqué. Moi-même je ne fais plus aussi confiance qu’avant. Mais là, il s’agit d’Abel si ma raison si opposé c’est mon cœur qui la ramènerait sur le bon chemin. « Toi aussi tu m’as manqué, plus que tu ne l‘imagines. » Jamais il ne pouvait savoir à quel point j’ai pensé à lui. Noah revient avec un verre d’eau et un bol avec le restant de la boite de conserve ouverte pour le petit déjeuner. « Tien tonton. » Je sourie en voyant Noah être lui aussi content de voir son oncle Abel, ils s’aiment vraiment beaucoup tous les deux. « Tu vas rester avec nous ? » Il n’y a que les enfants pour toujours mettre les deux pieds dans le plat. Je sourie gêné, et dit à Noah. « Euh écoute mon chat, on a besoin de parler avec tonton, prend un jeu que tu as trouvé et va jouer à l’étage. Et tu te souviens ? » Noah soupire de ne pas être traité comme un adulte, bien qu’il soit désormais l’homme de la maison. « Oui… pas de bruit et je ne m’approche pas de la fenêtre. » Il prend un jeu de carte et s’approche d’Abel pour lui en taper cinq comme avant, un sourire satisfait sur le visage. Et le voilà parti à l’étage pour jouer. Il est tellement adorable.

J’en profite pour récupérer une sorte de torchon dans la cuisine que je passe à l’eau froide, forcément avant de le donner à Abel pour qu’il puisse se nettoyer. « On dirait que pour toi non plus cette nouvelle vie n’a pas été tendre ? »



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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Dim 31 Déc - 17:30

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「 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène. 」
Sa main sur ma joue, j’en ferme les yeux un instant. Même si les temps on passé, son odeur n’a pas changé et me donne la même sensation que bien des années auparavant. J’inspire profondément. Je rouvre les yeux écoutant ce qu’elle me dit à propos des vêtements. Je fais un oui de la tête, mais ma main se pose doucement sur la sienne, comme pour la retenir ici. Elle veut me regarder. Je détourne le regard. J’aurai peut-être aussitôt fait de lui dire quels sont mes plaies datant de juin. Je m’assieds sur le canapé à ses côtés. Je reste silencieux, l’écoutant, pesant le pour et le contre de chacune de mes paroles spontanées avant de les lâcher. Mais Noah rentre dans la pièce, me sortant de mes pensées. Un sourire en coin, je lui ébouriffe les cheveux. « Merci bonhomme. » lui dis-je. Mais sa question tombe comme un coup à l’arrière du crâne. Rester avec eux ? Je fais les gros yeux rien qu’à y penser. C’est si innocent de sa part, mais cela implique beaucoup trop de choses, y compris dans ce que je préfère garder pour moi.

Finalement, Winter me sauve de toute réponse en l’envoyant jouer à l’étage. Elle revient avec un torchon imbibé d’eau Je le saisis et le passe sur mon visage en priorité. Lorsque je le regarde, je vois tout ce sang et cette boue. La question de Win me sort de mes pensées. Je la regarde et fait non de la tête. « Je crois que la vie n’est plus tendre pour personne… Mais… ça pourrait être bien pire… » Je cherche du regard tout élément susceptible de me prouver la présence de Jackson ici ou non, tout en continuant de passer le torchon sur mes mains et mes bras. Je retire mon t-shirt en prenant soin de ne pas défaire mes bandages censés mettre sous contrainte mes côtes pour qu’elles se réparent, ce en grimaçant légèrement. Bien sûr, je ne cesse d’écouter Winter, me concentrant sur ce qu’elle peut me dire. Je passe le torchon sur mon torse couvert de petites plaies. Un impact de balle dans le bas-ventre datant de Novembre 2015. De nombreuses traces d’hématomes en voie de guérison datant de Juin 2016. Quelques petites coupures ça et là, résultant d’une séance au fouet signé mon frère et son groupe. Mon pansement à l’annulaire gauche mon clairement prouve clairement l’absence de quelques phalanges à ce doigt. Et les bandages autour du buste attestent de liaisons osseuses aux côtes. Bien sûr, je révèle de nouveau mon tatouage « Abel » sur le pectoral gauche, souvenir de l’armée, mais ce dernier, elle le connaît déjà depuis bien longtemps. Je me lève en tenant toujours mon torchon dans les mains et lui fait face.
« Sympa, la dernière réunion de famille, n’est-ce-pas ? » lui dis-je en parlant de mes blessures. « En parlant de ça… Jackson n’est pas ici ? » Avant l’apocalypse, s’il avait surpris Winter et moi dans la même pièce, il aurait prétexté n’importe quelle raison pour l’éloigner et lui faire du mal. Maintenant, je crois bien que c’est moi qui l’emmènerait faire un tour loin de son enfant pour lui faire passer un sale quart d’heure.


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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Dim 31 Déc - 18:35


Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène
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4 Septembre 2016 — Détroit — 08h32
En voyant le corps meurtrie d’Abel, je ne bouge plus, observant chaque cicatrice, chaque bandage, chaque petite plaie sur son corps dénudé. Il avait visiblement vécu bien plus d’horreur que je n’en avais vue moi-même. Ca remet en question pas mal de chose. Je retourne dans la cuisine chercher un autre bout de tissu que je passe à l’eau pour nettoyer ses plaies. Il me reste du fil s’il a besoin de quelque point je pourrai lui en faire. Mais au fur et à mesure que le sang disparaît je vois que toutes ces blessures ne sont pas fraîches… je l’aide avec mon tissu à s’essuyez l’un de ces bras, tendrement toujours en le regardant. J’aurais aimé être là pour lui, pour l’aider. J’étais désolé pour lui quand il se leva et me fait comprendre que tout cela était dû à sa dernière rencontre avec son frère… Je me mords la lèvre. Meurtrie de la situation et de le savoir ainsi. « Je suis désolé Abel… » Que dire de plus ? J’ai toujours su que sa relation avec son frère était tendue mais là… j’en restais sans voix.

Je lève les yeux vers lui quand il me demande où est Jackson. Rien que d’entendre son nom, un nom que je n’avais plus entendu depuis bientôt deux ans… J’en ai un frisson. Je me pince les lèvres, fuyant son regard à mon tour. « C’est compliqué. » Ca ne l’était pas vraiment, il était simplement mort. Mais je n’en avais vraiment jamais parlé à personne. J’ai toujours gardé ce qui s’est passé cette nuit-là secret, pour moi, le ruminant dans ma tête. Mon fils est trop jeune pour que j’ai ce genre de discussion avec lui… je n’avais personne à qui en parler et je me sentais mal depuis. Mais je me retiens comme je sais si bien le faire depuis des années. Cela fait deux ans que je n’ai pas vu Abel, je ne veux pas tout gâcher, alors je prends sur moi, comme si tout aller relativement bien.

« Il est mort. » Voilà, s’était dit, ça pouvait sembler simple mais ça ne l‘était pas car j’étais la raison de sa mort. Mais il faut avouer quelque chose, on a jamais été aussi heureux Noah et moi depuis qu’il n’est plus là. Aussi libre de vivre, de faire ce que l’on veut et de ne plus vivre dans la peur de ses coups et de sa colère. « On est plus que tous les deux Noah et moi. » On a jamais été aussi proche, déjà qu’on l’a toujours été, mais dans ces moments… Je reste assise, le regardant. « Tu comptes faire quoi maintenant ? » Je ne suis personne pour l’obliger à rester ici, je ne sais même pas s’il est ici de passage, s’il a un objectif, un camp ? Oui je voudrais qu’il reste. Peut-être qu’avant les choses étaient compliqué mais il ne risquait pas autant sa vie que maintenant. Je veux que Noah profite de son véritable père, et pas seulement comme le tonton cool. Je ne pourrai jamais garder se secret jusqu’à la fin de ma vie car Noah finira par revenir sur le tapis à un moment ou à un autre. Et si j’ai laissé partir Abel il m’en voudra toujours et je le comprendrais.

Mais au moment présent, la seule chose que j’ai envie, c’est de profiter du moment présent. Je me lève et prend Abel dans mes bras. Déposant mon front contre lui, mes mains contre la peau de son dos, je le serre doucement sans lui faire mal cette fois-ci. Je ne dis rien, j’ai juste besoin de ça. Un contact avec quelqu’un de réel, quelqu’un que j’aime, quelqu’un qui compte vraiment. « Je suis tellement heureuse de te voir Abel. »



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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Dim 31 Déc - 19:03

Winter
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「 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène. 」
C’était dit, elle savait l’origine de mes blessures. Mais plutôt que de s’arrêter pour juger la situation, elle m’aide à laver mes plaies. Elle m’annonce la mort de Jackson après m’avoir dit que c’était compliqué. Je me sens navré qu’à moitié. J’imagine que ça n’a pas dû être facile, même s’il le méritait très franchement. Je n’en suis pas moins désolé pour elle et Noah. Mais lorsqu’elle me demande ce que je compte faire je reste un peu bouche bée. Je dois rentrer au laboratoire, retrouver Clarice, mais je ne trouverai pas de paix tant que ce groupe vivra et je les traquerai quoiqu’il en coûte. Comment dire à Winter que je m’apprête à perdre une partie de mon âme afin de protéger ma fille ? Je ne sais que répondre à tout cela et bredouille un « Je… Je dois rentrer pour m’occuper de ma fille… Clarice. » Elle connaissait Clarice, mais pas notre nouveau lien. Je l’avais adopté de façon post-apocalyptique comme étant ma fille. C’était déjà le cas bien avant tout ça. Je ne suis pas son géniteur mais notre lien n’a jamais été celui d’un oncle et de sa nièce. « Je suis dans un groupe, dans un laboratoire. Mais je ne les ai pas vu depuis deux mois. Il est temps que je rentrer. Et toi ? Tu comptes faire quoi ? Je veux dire… C’est dangereux dehors et… Je suppose que mon groupe serait ravi de t’accueillir. » Mais elle ne répond pas et se cale dans mes bras. Je les resserre autour d’elle, posant mon front contre le sien, fermant les yeux. Elle est plus douce ce coup-ci qu’elle a conscience de mes blessures.

Ses mots me touchent sincèrement. Je ne pensais plus être important pour qui que ce soit d’autre un jour en dehors de Clarice. La dernière qui me les a dits n’est autre que… Samara. Je sens ce trou béant à la place de mon cœur s’ouvrir un peu plus et ne peux empêcher des soubresauts de pleurs d’agiter mon corps de petits spasmes, accompagnés de larmes. L’image de Samara m’hante dés que je ferme les yeux. « J’aurai aimé te retrouver bien avant tout ça, Winter. Tout ne serait pas si compliqué… Même si… Non je n’ai rien dit. Oublies ça… » Je m’extirpe de ses bras et me retourne pour cacher mes larmes. Si elle avait été à mes côtés à la place de Samara, elle aurait connu le même destin. Je suis nocif. Les pleurs agitant mon buste font bouger mes côtes, me lançant des piques de douleurs. Je parviens à me calmer peu à peu, mais il me faut un peu de temps. « Je suis dangereux, Winter… Rien qu’à me tenir ici avec vous, vous êtes des cibles pour mon frère et son groupe… J’ai… J’ai perdu la dernière fille que j’ai laissé entrer dans ma vie à cause de ça. Je ne devrais pas être ici. » J’essuies mes larmes qui commençaient déjà à sécher et attrape mon t-shirt pour le remettre. Je me tourne vers elle. Son visage me fend le cœur, mais je me dois de dire ce que je m’apprête à dire. « Je dois partir. Je ne veux pas qu’il vous arrive quelque chose. Je ne m’en remettrai pas… Même si je doute que je me remette de ce que je vies en ce moment… »


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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Sam 6 Jan - 16:32


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Abel & Winter
« Un jour, une personne te serrera si fort dans ses bras que tous tes morceaux brisés se recolleront »
Je laisse échapper un souffle de soulagement en entendant le prénom de Clarice entre les lèvres d’Abel. Dieux merci, elle aussi est vivante. C’est une gentille gosse, et tout comme Noah elle ne méritait pas ce qui lui arrive, ce sont des gosses qui ont vécu tellement des choses durs dans leur vie d’enfant… Elle mérite de retrouver Abel plus que personne. « Je comprends, je suis contente de savoir qu’elle est en sécurité avec toi. » En sécurité et vivante. Elle avait de la chance de pouvoir compter sur Abel, si les choses avaient été différentes j’aurais aimé que Noah puisse compter sur lui de la même manière que Clarice… « Je sais pas… rester ici jusqu’à ce que l’on change encore de maison. Les gens à l’extérieur sont … je n’ai pas confiance en eux. » J’ai entendu bien trop de chose horrible dans différents camps. Ce n’était peut-être que des rumeurs mais je ne voulais pas faire courir de risque à mon fils. L’humanité c’est ce qui nous reste pour survivre, alors si les camps se transforme en totalitarisme et vivre dans la crainte… je préfère vivre dans la crainte et m’assumer seule. J’ai confiance en Abel, c’est indéniable. Mais je ne connais rien de son groupe, ça n’a jamais été mon truc du partir à l’aventure tête baissé. Peut-être suis-je trop réfléchis ? Et s’ils ne voulaient pas de nous deux ? Je n’allais pas traverser des jours de marche pour rien.

Sans rien dire, sans répondre plus à sa question je viens de lover dans ses bras. Je le sens tremblé sous ma peau, il se retire de mes bras, se détournant de moi, comme par honte ou pudeur que je ne vois ses larmes et sa tristesse. Avais-je dis quelque chose de mal ? Et je ne pense pas l’avoir toucher à ce temps avec cette simple phrase. Je hausse un sourcil, l’écoutant en croisant mes bras sur ma poitrine. « Ne dit pas de bêtise Abel, ces choses dehors –elles- elles sont dangereuse ! » Je pointais la fenêtre avec mon doigt, parlant des rôdeurs. « Abel …. Abel, reste au moins pour te reposer. Personne ne sait que je suis ici alors encore moins toi. Repose toi, prend des forces et tu t’en iras demain… Laisse-moi au moins te préparer des affaires pour changer ce que tu as sur le dos ? » Oui je sais, j’essaye de le retenir mais je n’y peux rien. C’est plus fort que moi. Je me pince les lèvres, un peu désabusé de mes sentiments qui se mélangent et me font un peu perdre pied. C'est tellement bon de retrouver quelqu'un du passé, quelqu'un à qui parler, pouvoir se remémorer des jours heureux... Je me laisse tomber dans le canapé, en soupirant. « Je suis désolé. Je n’ai pas le droit de te retenir comme ça… Vas-y. Va retrouver ton groupe, va retrouver ta fille. » C’est juste qu’il y a des choses que je voudrais lui dire mais ça ne sort pas. Et ce n’est certes pas le moment. Vous me direz ça ne sera jamais le moment. Surtout lorsque l’on apprend qu’Abel a perdu il y a peu de temps visiblement une petite amie.

« Je ne t’en veux pas, soit juste prudent sur la route. J’espère te revoir, en vie de préférence. » Je me lève du canapé, m’avançant vers lui pour embrasser son front avec délicatesse. J’aurais tellement aimé lui crier que je l’aime toujours, même avec le temps… même avec tout ce qui s’est passé. Ca a toujours été lui et ça le sera toujours. Une petite larme coule le long de ma joue, car au moment où il franchira la porte l’espoir s’en ira avec lui.



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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Sam 6 Jan - 17:33

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「 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène. 」
Elle dit vrai lorsqu’elle m’affirme être en sécurité. Allais-je sacrifier un moment de répit pareil ? Elle me dit d’aller retrouver mon groupe et ma fille. Et ses derniers mots. Me revoir. Ses bras qui s’offrent à moi, ce baiser sur le front et la peine que j’éprouve à réprimer mes larmes. J’ai passé deux mois à Fort Hope à perdre un peu plus le sommeil à mesure que le temps avançait et me faisait broyer un peu plus de noir. Je craque littéralement dans ses bras, ne retenant plus aucun trouble, plus aucun pleur, plus aucune larme. Je maintiens en moi juste assez de force pour ne pas effondrer tout mon poids sur elle. Je resserre mes bras autour d’elle. Je ne veux pas qu’elle me lâche, mais au contraire, qu’elle me retienne. L’étincelle en mon âme qui n’est pas entièrement éteinte rêve de retrouver sa forme passée et redevenir une flamme.

Je n’allais clairement pas partir pour rentrer chez moi. J’allais partir pour continuer ma traque. Je n’aurai de repos tant que je ne pourrai écarter tout danger en tuant tout ce monde. Mais qu’allais-je devenir en faisant ça ? Cette soif de sang en moi semblait ne pas s’apaiser. Et pourtant, en ayant Winter tout contre moi, j’oubliais même jusqu’à l’existence de ce besoin de vengeance. Incapable de prononcer aucune parole, je me contentais de la serrer un peu plus, en prenant garde de ne pas lui faire de mal. J’avais l’impression que si je m’éloigne d’elle, je serai déboussolé. Un point de repère dans un brouillard s’abattant sur moi comme une chape de plomb. Un foyer où je peux raccrocher mes armes à l’entrée et oublier un moment toute cette noirceur qui me maintient debout. Un souffle dissipant toutes les peurs d’une facilité déconcertante. Mais mes larmes ne cessaient de couler pour autant. J’étais si épuisé de devoir cacher toute cette peine et ces doutes et n’afficher que cette neutralité. Je pensais que cette dernière masquait ma haine et ma souffrance, mais en creusant un peu, on y découvrait un Abel abattu sur lui-même qui veut revivre, qui veut sourire, qui veut éprouver de l’optimisme et le partager.

Je sens mes pleurs se calmer peu à peu naturellement. Suffisamment pour me permettre de parler de façon cohérente. « Si je pars… Ce n’est pas pour rentrer à la maison… C’est pour… Pour faire une connerie. Mais elle est inévitable… Je dois tuer ces gens. Je ne veux pas le faire, mais il le faut pour protéger Clarice. Pour vous protéger aussi maintenant. Pour retrouver ce que j’ai perdu. » Je ne parle pas tant de Samara, en qui j’ai personnifié mes espoirs, mais bel et biens de ce qui m’a toujours animé. Et ce bien avant la fin du monde. L’espoir. Ce même espoir que j’ai vu en Winter. Même si nos chemins étaient différents, cet objectif nous animait tout deux. « Me laisse pas partir… » J’ai toujours eu besoin d’elle. Elle me motivait à ne pas rendre mon badge de gardien de prison, et me permettait déjà d’y voir plus clair lorsque tout semblait obscur auparavant. Je ne peux juste pas l’admettre, avec cette aura négative autour de moi.


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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Sam 6 Jan - 19:39


Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène
Abel & Winter
« Un jour, une personne te serrera si fort dans ses bras que tous tes morceaux brisés se recolleront »
Je me serais attendu à tout, sauf à ça. Mais visiblement j’ai réveillé quelque chose de lourd et je m’en voulais sans comprendre comment. Il craque, lâchant ses larmes, tout ce qui sommeille en lui. Mon premier réflexe et de le tenir plus fort contre moi, lui-même faisant la même chose. Il va finir par me faire pleurer lui aussi cet imbécile. « Abel, …. Chuut, je suis là. » Dis-je la voix un peu étouffer. J’embrasse sa tempe, l’une de mes mains dans son dos, l’autre sur sa joue caressant sa peau pour le rassurer. Il semblait vraiment mal, alors doucement je recule, le gardant toujours contre moi, l’emmenant vers le canapé pour qu’il s’y assoit. Je ne le lâche à aucun moment, une fois assis, je prends délicatement son visage pour le mettre dans mon cou, ma joue contre la sienne. Mes deux mains frottant son dos. Je me mets à sourire, nerveusement. « Laisse toi aller, c’est bien. Sort tout, vas-y. » Quelque larmes coulaient sur ma joue, le voir ainsi me déchirer au plus profond de mon être. Il a dû vivre des moments tellement douloureux, horrible. Il a besoin de vider son sac. Je le soutiens du mieux que je le peux.

Alors qu’il retrouve enfin son souffle, je le regarde, un petit sourire en coin pour lui montrer toute l’affection que j’ai pour lui. Ma main vient se déposer délicatement derrière son oreille pour caresser ses cheveux, le détendre. Sans rien dire je l’écoute, le laissant parler sans l’interrompre. La dure réalité du bien et du mal est maintenant difficile à comprendre dans ce nouveau monde. Et je comprenais parfaitement ce qu’il vivait. Mais quand il me demande de ne pas le laisser partir, ça me tue, littéralement. J’en avais mal au plus profond de mes entrailles. De le voir comme ça, souffrir autant. Qu’est-ce que je pouvais faire ? Je pose mon front contre le sien. Je respire tranquillement pour ne pas mettre à pleurer moi aussi. Je devais être là pour lui, je dois le faire, pour lui. « Des conneries, ô crois-moi tu en as fait. Un bon paquet mais ça… ça ce n’est pas des conneries. Tu protégeras les tiens de leurs mains mais tu ne récupéreras jamais ce que tu as perdu Abel. Ni le temps, ni les personnes. Ce nouveau monde est chaotique, il me fait peur, les gens ont perdu leur humanité ne tue pas pour tuer, pour la vengeance. Tue parce que c’est nécessaire pour vivre, survivre. Je sais que le bien et le mal ont une frontière très pauvre ici mais … si c’est ce que tu dois faire pour protéger ta famille… fait le. La vengeance, la cruauté ne te rendra pas ce que tu as perdu, elle amènera le sang encore une fois et te rendras encore plus malheureux. »

Je ne sais si je suis de bon conseil, mais je dis ce que je pense. Aujourd’hui on est obligé de tuer, mais seulement pour se protéger, on n’est pas obliger de tuer le premier type qui passe dans le quartier. Nous ne sommes pas encore des sauvages et je sais qu’Abel s’aura faire le bon choix. « Tu sais … je ne t’ai pas dit comment Jackson est mort… Il aurait pu se tuer tout seul dans la nature, ou encore se faire bouffer j’aurais mile fois préféré. Mais, je n’ai pas eu le choix. » Je pince mes lèvres, baissant les yeux quelque seconde avant de regarder Abel une nouvelle fois dans les yeux, essuyant au passage une de ces larmes sur sa joue. « Il nous a forcé à partir avec lui dans un camping-car volé. Après quelque mois on avait presque plus rien à manger et Jack était… en colère, la situation lui échappé et il a un peu trop bu. Il a encore essayé de me violer, Noah était à côté. On s’est battu, il m’a dit qu’il me tuerait pour prendre Noah et qu’il me laisserait là après …. J’ai attrapé une pierre et je l’ai frappé sans m’arrêter. Je me suis stoppé au moment où j’ai compris qu’il était mort. » Ma voix est tremblante et basse pour que Noah ne puisse entendre certain détail qu’il ignore ou ne se souvient plus vu son jeune âge. « Je l’ai tué, c’était moi… j’ai protégé mon fils, je me suis protégé et pourtant cette vision me hante chaque nuit et pourtant je n’appelle pas ça une connerie s’était inévitable et pourtant ça ne m’a pas rendu plus heureuse, ça ne m’a pas rendu ce que j’ai perdu… tout ce temps gâché avec lui, les coups, les humiliations. J’ai gagné une seule chose, la sérénité qu’il ne me fera plus de mal et à Noah. Et si je devais le refaire... je le referai sans hésiter. »

Ca faisait un bien fou de dire la vérité, de dire ce que je ressentais à propos de ça. Je m’en été débarrassé, seule. « Je ne te laisserai pas partir Abel. Je serais toujours à tes côtés... Qu'importe tes choix j'ai toujours été présente et rien n'y changera Abel. On est une équipe ... Ma plus grosse erreur c’est de ne pas t’avoir choisi toi… dès le début, parce que ça a toujours été toi. » C’était dit, ça me ronger et s’était enfin dit en parti. Je ne sais quel peine le frappe, amour, cœur, sentiment, familiale mais qu’il n’oublie jamais qu’il compte pour des gens. Il compte pour moi, il a toujours compté. Et d’autant plus le jour où il m’a donné Noah. Il n’y a eu plus que lui, secrètement, dans ma vie.



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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Dim 7 Jan - 14:28

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「 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène. 」
J’écoutais ses mots tomber, délivrant un message clair. Ce que je faisais, ce n’était pas pour moi. Pas par vengeance ou pour assouvir cette soif de sang que mon frère m’a transmise. Je ne perdais pas la tête. C’était logique. Je voulais protéger ceux que j’aime des plus sombres aspects de ma vie. Mais ce que je comprenais aussi, c’est que je me forgerai des démons si je le fais pour de mauvaises raisons. Des démons sans foi ni loi qui ne veulent que déverser le sang. S’animer d’une pure violence pour agir était ce que je redoutais le plus. Cela me rapprocherait de ce que j’ai toujours combattu et évité. Je finirai par devenir comme mon frère ou Jackson. Une âme perdue, dénuée de principes et encline à faire du mal à ceux qu’elle aime. Non, il fallait que je le fasse par amour pour Clarice et pour… pour Winter. Son retour dans ma vie était si inattendu. Et ce contact physique comme émotionnel qu’elle m’offre, m’invite à vider mon sac. Je peux réellement être moi-même avec elle. Dévoiler mes doutes, mes craintes, mes souffrances. Mais suis-je capable de lui dévoiler ces émotions positives que je ressens ?

Alors que je venais de lui parler de mes sombres desseins, et que je m’étais juste écroulé dans ses bras, elle nous entraîne sur le canapé et prend la parole. C’est à son tour de me parler du cadavre dans son placard. Et dans ce monde, malheureusement, la moitié qui est imagée est que l’on a un placard. Je la regarde avec désolation et tristesse pour ce qu’elle a dû faire à son ex-mari. Elle a fait ce qu’elle devait faire pour Noah et elle. Je réalise qu’elle et moi avons des parcours bien plus similaires. Je pose ma main gauche, amputée de l’annulaire, sur la sienne. Je lui avais demandé de ne pas me laisser partir, et déjà elle s’y attelait. Mais lorsque ses mots tombent, je la regarde avec une semi-surprise. J’avais vu clair dans ces rapprochements que nous avions par le passé. Je m’étais toujours dis que je devais apprendre à devenir quelqu’un de meilleur pour elle. Mais ma vie de famille étant déjà un vrai foutoir, je ne pu me prendre les responsabilités que j’aurai dû. Bien que n’étant pas insensible avec elle, elle a été ce qu’il se rapproche le plus d’un premier véritable amour. Mais un amour inavoué. Elle était mariée. J’étais trop volage, à peine capable d’assumer mes décisions tant je devais supporter celles de mon frère, vivant dans son ombre. Je ne nous voyais pas d’avenir en dehors d’un amour destructeur, avec un mari comme le sien. Je me serai rendu criminel car mes désirs de lui coller une bonne raclée m’aurait fait passer de l’autre côté des barreaux. Et plus personne n’aurait été présent pour la protéger.

Alors son aveu fit tilte, ressuscitant des décisions que j’ai laissé trop longtemps en suspens. Mais tout est si complexe. Entre temps il y a eu la mère de Clarice et Samara qui sont entrées dans ma vie. Devais-je encore sacrifier des décisions pour celles qui dorénavant étaient devenu des fantômes dans ma vie ? Devais-je les considérer comme de nouveau démon, portant le deuil de leurs morts ad vitam, et m’empêchant d’avancer, piégé dans un passé ? J’ai dit mes adieux hier à la sépulture de Samara. Plus de deux mois après sa mort, je broyais encore du noir. Serait-ce lui faire honneur d’oublier de vivre pour préserver sa mémoire ? Je ne pense pas. Lorsque je rouvre les yeux, mon front contre le sien, je recule mon visage et admire ces ombres se tenant derrière elle. Samara me délivrant son message « Qu’est-ce-que tu attends, babe ? Fonce ! » a ses côtés se tient la mère de Clarice qui approuve d’un signe de tête. Je recentre mon attention sur Winter, posant mes deux mains sur ses joues. Je repose mon front contre le sien. Mes lèvres vont chercher les siennes doucement. Un baiser au goût de sel lacrymal. Une envie de se raccrocher à quelque chose, d’avoir une raison de tirer ses fesses en un seul morceau des batailles à venir.

Un besoin de se rattacher à des sentiments balayant d’un revers léger tous ces troubles qui m’animent. Et mes lèvres qui ne lâchent pas les siennes. Elle a été la première pour qui j’ai ressenti quelque chose de puissant, bien qu’inavoué. Au final, elle a été celle que j’ai sacrifiée par mes démons. Et je ne peux cesser d’épouser la pulpe de ses lèvres des miennes, sentant mon cœur battre comme jamais ces derniers temps. Comme s’il s’était figé, devenant pierre, mais qu’il était toujours là, et qu’à grand coup d’émotion il brisait le roc. Je libère sa bouche, silencieusement, incapable d’exprimer une seule idée cohérente. Mes actes parlent d’eux même.


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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Dim 7 Jan - 18:54


Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène
Abel & Winter
« Un jour, une personne te serrera si fort dans ses bras que tous tes morceaux brisés se recolleront »
Je m’attendais à presque toutes les réactions, tel que se reculé, me dire que j’étais folle, que je n’allais pas bien. Où même que ce n’était pas le moment de lui balancer de tel chose en pleine figure, maintenant, après tout ce temps. Au plus profond de mon imagination dans un monde parfait je me serais attendu à un sourire et un baisé. Il ne dit rien, le silence est pesant. Ses mains sur mes joues, je crois rêver, ce monde imaginaire et parfait ne peut exister. Et pourtant il m’embrasse et même si c’est pour oublier les malheurs passés ça me donne un espoir présent, peut-être empoisonné mais c’est ce que j’ai besoin. J’ai besoin de lui plus que jamais. Ses lèvres contre les miennes, c’est une explosion de bonheur en plein dans mon cœur. Celui-ci tambourine dans ma poitrine, un sentiment que j’avais depuis bien longtemps oublié. J’avais oublié ce que s’était que d’être avec l’homme de sa vie, celui en qui tout est possible.

Je me suis rapproché d’Abel, simplement pour le sentir plus proche de moi, comme s’il pouvait m’échapper, dans un nuage de fumé, une ombre du passé, un rêve. J’allais me réveillé, ça ne pouvait pas être réelle. Mais non, tout était bien réelle. Mes mains remontent dans le cou d‘Abel, sentir sous mes doigts ses pulsions, sa peau. Si j’avais pu je ne l’aurais plus jamais lâché. J’en avais la respiration tremblante tellement je voulais l’aimer. Et ainsi me brisé de mes chaines. Alors que notre baisé se rompt, tendrement. Mes yeux se rouvrent doucement, pour le regarder, en silence. Cette fois-ci un silence léger, empli de regard, d’émotion. Je rapproche simplement mes lèvres de sa joue pour y déposé un simple baisé. « Ca n’a jamais été lui… » Jackson était un mauvais choix, un amour de jeunesse qui m’apporter une certaine stabilité et son lot de souffrance. Abel était tout le reste, il était la vie, la joie, la folie… Je veux qu’il le sache, ce n’est pas par désespoir que je lui dis ça, je l’aime vraiment, depuis maintenant neuf ans, dans le secret le plus profond.

« Si je pouvais revenir en arrière… crois-moi il y a tellement de choses que je changerai. » Sans parler de mettre un vent à mon mariage à Jack, élevé mon fils avec son véritable père et là encore je ne sais pas si c’est le bon moment de lui lâcher une tel bombe. Le temps n’est pas encore venu, je viens de le retrouver. Je ne veux pas le perdre encore une fois. Je me contente de regarder ses magnifiques yeux, effleurant son nez avec le mien. C’est si bon de le retrouver, dans mes bras, contre lui. Comme cette soirée où nous avions couché ensemble. Ce moment où je ne me suis jamais senti aussi… vivante, aimé. Cette façon qu’il avait de me toucher, de me regarder, de m’embrasser. C’est à ce moment que j’entends Noah m’appeler. J’ai un sourire désolé et à la fois amusé. « Je reviens… » J’embrasse le front d’Abel avant de me séparer de lui quelque minutes le temps de voir ce qu’à mon bonhomme. Avec un peu de chance quand je reviendrais le blond sera toujours dans la maison et au passage je lui fais signe de manger ce qu’il y a sur la table. II en aura besoin.

Une fois à l’étage je vais voir Noah, qui me dit qu’il a vu des gens dans le quartier. Je lui frotte la tête, et lui de rester prudent et surtout pas visible de la fenêtre. Je pousse le rideau doucement de la fenêtre, regardant sur le côté… Rien de spécial, du moins un groupe de trois personnes à l’autre bout du quartier, ils doivent certainement chercher un refuge et de la nourriture un peu comme nous. « Sois sage chéri. Tien essaye de chercher des vêtements pour tonton dans les chambres s’il te plait. » Je descends pour retrouver Abel. « Il a vu un groupe de trois personnes, ils doivent chercher à manger eux aussi. » Je viens me rassoir sagement près d’Abel, déposant timidement ma main sur la sienne. « Qu’est-ce qu’on fait ? » Lui murmurai-je. Insistant bien sur le ON.



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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Sam 13 Jan - 0:35

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「 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène. 」
Je ne me sens nullement capable de rompre ce baiser. Elle aussi, il faut croire. Je me sens renaître dans ses bras, même si je sais que ça me prendra du temps pour parvenir à remonter la pente. Avec Winter à mes côtés, je ne doute plus une seule seconde que ça soit possible. Mais il faut bien reprendre son souffle si l’on veut survivre. Tout doucement, nous séparons nos lèvres. Je sens son regard sur moi, tandis que je ne peux rouvrir mes yeux. Son baiser sur ma joue. Je décale ma tête sur le côté, afin qu’elle se colle l’une à l’autre, à la manière des félins. Ses mots. J’aimerai lui dire que je l’ai compris depuis le début, mais ce serait un mensonge. Je l’ai réalisé au fil du temps. Mais lorsqu’elle évoque de revenir en arrière je suis presque heureux de ne pas avoir rouvert mes yeux. On visage n’aurait pu contenir une expression de tristesse de plus. Bien sûr que j’aimerai aussi revenir aussi en arrière. Cela impliquerait que la mère de Clarice et Samara ne soient jamais mortes. J’aurai agi pour Winter, mais j’ai bien peur que mon caractère m’aurait fait agir d’une manière similaire. Certains faits resteraient inchangés. Il est clair que si l’on survit aujourd’hui, demain reste encore à écrire, mais pour ce faire, je dois enterrer le passé. Et si je conçois qu’elle veuille changer certaines choses, cela n’empêche qu’il m’est difficile de repenser aux temps anciens. « Ce qui est fait, est fait, Winter. N’y pense plus. Retiens-moi. Je ne veux pas sombrer. Empêches moi de le faire… » Je rouvre les yeux confrontant son regard. J’ai besoin d’elle. Et je ne parle pas que de cette alchimie entre nous. Il est clair que si je venais à me salir les mains pour protéger mes proches, je n’en sortirai pas tout à fait sainement. Sauf si j’ai une raison de le faire. Une personne qui me donne matière à croire en l’humanité. Un être qui saura raviver la lumière en moi et chasser les ténèbres. Je pose mon front contre le sien. « Sois celle qui pourra me ramener de toute cette folie. Je suis obligé d’y plonger. Par amour pour Clarice et… toi et Noah. Je veux vous protéger, et peu importe comment, mais tôt ou tard, vous serez en danger, si je ne fais rien. Devient mon rempart. »

Sans l’intervention de Noah, je l’aurai sans doute embrassé de nouveau, mais le petit appelle sa mère. Je la libère et fait un mouvement de tête à ses mots. Je la regarde s’éloigner et passe mes mains sur mes joues, ôtant les dernières traces de larmes dorénavant sèches. Je m’approche de la table emplie de victuaille proposée par le fils de Winter. J’attrape un truc au hasard et l’extirpe de son emballage pour le mâchouiller. Lorsqu’elle revient, elle m’apprend pour la présence de ces types. Je fronce les sourcils et pose ma main sur le pommeau de mon épée. « Je dois voir ça… » Je sors d’un pas vif de la chambre et grimpe les étages, rejoignant Noah. Je m’approche de la fenêtre et regarde par le rideau. Celui que je vois n’est autre que le bleu. Un gamin qui était fraîchement recruté par mon frère. Il devait sens doute rencontrer l’hyène. Celui-là même que j’ai tué dans la nuit. « Petit, retrouve ta mère, et prends tes affaires. Tenez-vous prêt à partir rapidement. » Je descends les étages d’un pas vif et m’approche de Winter. Je tiens mes distances cette fois. Un dur rappel à la réalité. Je les ai mis en danger bien plus rapidement que ce que je ne pensais. Sans doute dû à un relâchement de ma part. « Un gars de mon frère. Si jamais ça dégénère dehors, fuyez. Fuyez même avant. S’ils vous retrouvent… Il vaut mieux qu’ils ignorent votre existence à Noah et toi. Quoiqu’il en soit, promets moi de ne pas regarder ce que je m’apprête à faire… » Mes traits étaient redevenus aussi durs qu’avant mon arrivée dans cette maison. J’avais réanimé mon esprit combattif.

Je laisse toutes mes affaires avec mon sac, dans la maison. Je ne garde sur moi que mon épée. Je remets mes vêtements pleins de sang et de boue, encore humides. Je passe deux doigts sur mon haut en ôtant un peu de boue. Je glisse ces mêmes doigts sous chacun de mes yeux. Ma peinture de guerre est faite. Je jette un dernier regard à Winter. « Si je repasse le pas de cette porte, ramène moi. » dis-je juste avant de sortir. Je m’assure qu’ils ne m’aient pas entendu. Par chance ils me tournent le dos. Je m’approche silencieusement d’un des gars en compagnie de ma cible. Je l’attrape, glissant ma lame sur son cou. Les deux autres se retourne. « T’es avec ces types ?! » demandais-je a mon otage. Mais il n’a le temps de répondre que le bleu lui tire deux balles en plein cœur. Je laisse le cadavre tombé et donne un coup d’épaule à ma future victime. Je me retourne rapidement, tranchant la main d’un coup net et précis du second compagnon du bleu. Celui-ci se met à hurler en se tenant le moignon, déversant son sang sur tout le sol. Le bleu tente de reprendre son arme mais je pose mon pied sur sa main. Il étouffe un cri à son tour. A la place, il a droit à un coup de genou en pleine mâchoire. Tombant un peu plus loin, je profite de cette petite trêve pour ramasser le pistolet et tirer deux balles dans la tête de l’amputé. J’en tire une troisième dans celle du premier mort, avant qu’il ne revienne. Je jette ensuite le pistolet un peu plus loin et continue ma marche vers ma victime.

« Tu me remets, pas vrai? Tu me reconnais, sale fils de… » « T’étais censé être mort ! On t’a tellement fait souffrir que tu n’aurais pas dû survivre ! » me coupe-t-il. « Oh mais non… Je n’aurais pas dû survivre. Mais je l’ai fait. Tu sais pourquoi ? Pour tuer mon frère. Lui et tous ceux qui étaient là ce jour-là. Et t’es sur ma liste aussi… » « Pitié… » « Vous en avez eu, vous, de la pitié ? Hein ?! Vous en avez eu, putain ?! Quand elle vous a supplié d’arrêter de la violer ! Quand je me suis mis à genoux pour vous vous l’implorer ! T’en a eu quand tu t’es marré en la voyant se vider de son sang ?! Réponds-moi, putain ! Arrête de chialer ! » lui dis-je en l’attrapant par le col pour le relever et le forcer à me regarder dans les yeux. « Ta pitié, garde la pour le seigneur, car ce sera lui ton seul juge. Je suis là pour t’envoyer auprès de lui. Pour ramener les prisonniers dans leur cellule… » Je lui montrais d’un sourire toute la démence que j’éprouvais et le plaisir que je prenais à le torturer mentalement ainsi. Je le balance en arrière. Il tombe sur son postérieur. Il se redresse, mais n’aura pas le temps de se relever. Ma lame frappe de nouveau, se frayant un chemin entre ses cervicales pour détacher la tête du reste du corps. Je laisse mon épée pendre au bout de mon bras, et m’avance vers son crâne. Je l’attrape et le plante sur un piquet de grillage, situé de l’autre côté de la rue. Je retourne vers les cadavres et fouille l’un des corps pour découvrir un couteau. Je m’en sers pour de nouveau couper les trois annulaires gauches de mes victimes et les déposer en forme de A au milieu du massacre.

Je reviens d’un pas lent, nettoyant ma lame avec mon haut et la rangeant. Je suis déjà couvert de sang, c’est un fait. Mais ce n’est pas la peine que Noah voit ce qu’il en est de mon arme. Je remonte le perron de la maison et franchi la porte de nouveau. Il ne faudra pas traîner, ce raffut a dû attirer la horde que j’ai croisé un peu plus tôt. Même s’ils auront fort à faire avec ces trois repas servi sur un plateau.

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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Lun 29 Jan - 16:57


Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène
Abel & Winter
« Un jour, une personne te serrera si fort dans ses bras que tous tes morceaux brisés se recolleront »
J’espérais simplement être à la hauteur. Non pas que la tâche qu’il m’assignait était insurmontable mais je sais que j’y allais mettre tout mon cœur et mon énergie. Il avait raison, regarder le passé, derrière moi ne m’aidera pas à avancer. Je dois regarder de l’avant et c’est sa direction que je vois. J’ai toujours été quelqu’un de fort, ce n’est pas le moment de baisser les bras, tout est à faire. « Je te le promets Abel. » Murmurais-je tout en le regardant droit dans les yeux. Il a toujours pu compter sur moi. Et je ne le laisserai jamais tombé. Si j’ai ce pouvoir que d’apaisais et rallumé un peu de chaleur dans son cœur alors je le ferai à chaque moment de sa vie. Il n’y a pas de je vais essayer, je ferai ce que je peux. Je dois le faire, il n’y a pas d’autre moyen. Ca tâche n’est pas des plus simple et des plus agréables alors qu’importe ce qu’on traversera, je serais là pour lui. C’est une promesse que je me fais à moi-même. Ma main vient prendre la sienne pour la serrer délicatement, un soutien, réaffirmant ma position à son encontre. « Tu peux compter sur moi, toujours. »

Revenant de l’étage voir Noah. Je n’étais pas plus inquiet que cela à l’idée de savoir que des gens étaient dans la rue. On est tous dans le même bateau à chercher un toit, des vivres… Mais Abel n’avait pas l’air de le voir du même œil. Il se lève et va rejoindre Noah rapidement. Je me redresse, les bras croisés en fronçant les sourcils. Attendant de voir ce qu’il allait se passer. Mais à entendre le pas vif d’Abel en descendant ces même escaliers, il n’a pas l’air aussi pu insouciant que moi. Noah le suivait et commence à rassembler nos affaires. Je n’ai pas le temps de demander ce qu’il se passe qu’Abel me met directement au parfum. Il était froid, dur, distant, il n’était plus la même personne. J’acquiesce d’un signe de tête et commence à rassembler les affaires dans nos sacs. Je tourne mon regard vers Abel avant qu’il ne parte « Tu repasseras le pas de cette porte…. Je ne te laisse pas le choix. » C’est clair ! Il n’a pas le droit d’entrer ainsi dans ma vie et d’en repartir aussi vite. Je sais qu’il va revenir. Je le sens. « Aller Noah on se dépêche ! » La nourriture, vêtements et eau potable stocké dans les sacs. Je rassemble à l’entrée les affaires d’Abel et y ajoute les vêtements que Noah avait trouvés pour lui. Ça sera toujours ça de gagner.

Noah avait son sac sur son dos, prêt à partir par la porte de derrière. J’étais tailladé entre deux choix. Partir comme Abel nous l’avait dit, et ainsi protéger mon fils. Ou attendre le retour d’Abel et ne pas l’abandonné. « Maman il se passe quoi ? » Je lui fais signe de venir. Je le prends dans mes bras et le rassure, embrassant sa tempe. « C’est rien, on attend Abel et on s’en va ensemble, tous les trois d’accord chéri ? On va aller chez des amis de tonton. Tu vas retrouver ta copine Clarice. » Je câline ses cheveux. Je garde la tête froide, s’il voit que je n’ai pas peur alors il sera en confiance. Lorsque l’on entend deux tires. Je sursaute me collant contre le mur, au sol Noah contre moi. Je plaque ma main sur sa bouche pour qu’il n’hurle pas. « Chuut, chéri, ça va ça va…, regarde-moi. Ça va tout va bien mon bébé. Viens-là. » Il vient se lover contre moi, je déplace ma main sur son oreille pour qu’il n’entend pas ce qui se passe autour. Je le serre contre moi, il se calme petit à petit, je relâche ainsi doucement la pression contre lui. Je me redresse doucement pour regarder par une petite fente dans le placardage de la fenêtre, essayant de voir ce qu’il se passe à l’extérieur.

Visiblement il était toujours en vie mais je n’en dirais pas autant pour les autres. S’en suit de nouveau trois coups de feu. Je continue de regarder malgré son interdiction. J’avais besoin de voir… de voir s’il n’avait rien. Ne pas savoir ça me rendait encore bien plus nerveuse. « Ton sac est prêt, tu n’as rien oublié tu es sur ? »  Je me lève doucement sans faire de bruit et pousse Noah gentiment à faire le tour, lui faisant signe de ne faire aucun bruit. Je l’entrainais à faire quelque chose d’autre pour occuper son esprit. Pendant qu’il vérifie son sac, je fais de même, gardant un œil sur ce qu’il se passe à l’extérieur. J’arrête cependant de trafiquais mon sac lorsque je vois Abel sortir son épée et décapité l’homme bien trop facilement. Je mords ma lèvre, tremblante je me redresse. Un peu sous le choc. Je ferme mon sac et le met sur mon dos. Je prends une grande inspiration, frottant mon visage avec mes mains. Ca va bien se passer me disais-je dans ma tête. Que ça allait bien se passer, qu’on allait partir tous les trois, ensemble et qu’on aller découvrir un nouveau camp. Je fais confiance en Abel, s’il leur fait confiance… je peux leur laisser une chance.

Me rapprochant de Noah, j’embrasse son front. « T’es prêt à partir mon chat ? » Ca me fait toujours peur. C’est un enfant, il n’a que huit ans. Il devrait être en train de jouer dans une cours de récréation… pas fuir des rôdeurs. « Oui, maman ? … T’inquiète pas je suis un grand garçon avec tonton on va te protéger. » Je lui souris affectueusement. Il est si adorable, je sais qu’il en a marre d’être traité comme un enfant et que ce monde est difficile. Il voudrait être un adulte pour me protéger mais … j’essaye de le préservé encore le plus possible. La route m’a toujours fait peur mais de faire le voyage avec Abel… c’est beaucoup moins terrifiant. Je me tourne en direction de l’entrée quand la porte s’ouvre. Notre guerrier revenait victorieux. Je m’avance vers lui, prenant ses épaules délicatement entre mes mains. Un brin hésitante, comme si j’avais à faire à un animal sauvage. « Je suis là... » Je prends quelque seconde pour le regarder, inquiète mais présente. Je ne sais pas vraiment quoi faire, quoi dire… mes premiers pas comme rempart de la lumière ne sont pas super flambant. D’un signe des yeux je lui montre ses affaires. « On te suit ? » Mais avant de partir, j’approche mon visage de celui d’Abel et lui murmure à l’oreille pour que Noah ne puisse entendre. « Si sur la route il se passe quoi que ce soit … protège Noah. » Je ne sais pas si je serais capable de vivre sans mon fils. Si on est attaqué, je ferai tout pour qu’il emporte notre fils loin quitte à me sacrifier. Sa survie est le plus important à mes yeux. Je dépose un baisé sur sa joue avant de rejoindre Noah.

On sort par la porte de derrière, ma machette dans la main droite, je jette un bref coup d’œil à Noah derrière moi. « Nouvelle règle Noah, tu obéies aussi Abel maintenant. Tu fais tout ce qu’il te dit, d’accord ? » Le gosse obéit, il n’avait pas vraiment le choix, vu qu’il doit obéir à maman. Puis son tonton Abel c’est quelque chose pour lui, je pense qu’il l’aime autant que son oncle Jay. Je ne me faisais pas de souci, je sais que Noah l’écoutera. Ce n'était même qu'une question d'heure avant qu'il ne redevienne comme avant avec lui et commence à lui poser des questions embarrassantes... comme lui demander où on va, ce qu'on fait, qu'est-ce qu'il a fait, pourquoi il a si ou ça... Noah quoi. Mon fils n'est pas bête, il est curieux et même si c'est un enfant il remarquera que tonton et maman sont bien plus proche qu'avant. Mais l'heure pour le moment s'est sortir d'ici.



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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Ven 2 Fév - 21:44

Winter
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Abel
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「 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène. 」
Je regarde videment droit devant moi, même lorsque Winter me prends par les épaules. J’inspire doucement et expire, comme si l’oxygène que je respire est censé m’aider à me calmer. Elle me pose une question. Je la regarde, toujours aussi videment, un sifflement remplaçant tout son à mes oreilles. Pourtant, en la fixant, je sens mon cœur se serrer un peu plus. Je ne peux pas être ce genre de monstre avec elle. Mes traits s’adoucissent peu à peu. Ce fut encore plus brutal lorsqu’elle chuchote à mon oreille au sujet de Noah. Mon regard se pose sur le garçon, et je reprends ma mine beaucoup plus douce. Je réponds de façon aussi peu audible : « Je te le promets, Winter, comme s’il est mon propre enfant. » Je tourne de nouveau mon visage vers elle, après son baiser sur ma joue. Elle semble ne pas se dégoûter à me voir dans cet état, bien qu’hésitante. Je ne peux pas lui en vouloir. Je ne me reconnais pas moi-même.

J’attrape mes affaires qu’elle m’a montré et place le sac sur mes épaules, m’assurant de remettre chacune de mes armes à sa place. Elle s’adresse de nouveau au garçon, lui indiquant qu’il doit m’obéir dorénavant. Ça me fat bizarre de prendre en quelque sorte cette posture de meneur, auprès d’eux. « Winter, je peux te parler avant qu’on parte ? » dis-je en la regardant, faisant comprendre que j’avais besoin de le faire seul, sans que Noah assiste à cette discussion. Je regarde le petit bonhomme et prends soin de demander son autorisation : « Enfin, si ça ne te gêne pas que j’emprunte ta maman deux minutes… » Noah, en bon prince, accepte d’un mouvement de tête et s’assied sur les escaliers. Je lui accorde à mon tour un signe de tête en guise de remerciement et rentre de nouveau dans le salon, m’assurant d’un regard que Winter me suive.

Je m’enfonce assez dans la pièce pour être sûr d’être hors de vue de l’enfant et me tourne pour faire face à Winter. Je prends son visage entre mes mains et colle mon front au sien, fermant les yeux. « Je suis désolé que tu aies eu à assister à ça, Winter… Il fallait que je le fasse. Ces types faisaient partis de ceux qui veulent ma peau, et celles de mes proches pour m’arracher Clarice… » Je ravale ma salive et inspire doucement. Je devais clarifier la situation pour qu’elle sache que je n’ai pas commis de meurtres sans raison. Mais si je prononce ces propos, c’est aussi pour me faire une raison. « Je ne prends pas de plaisir à le faire. Je ne dois pas. » Ma voix se fait moins assurée soudainement. Je tente surtout de me convaincre sur ce point. « Je devais… C’est aussi pour vous protéger. Ils vous auraient fait du mal. Ils sont sans foi ni loi et étaient si proches de vous… Je devais… Pour toi et Noah. » Je rouvre les yeux, reculant mon visage pour la regarder. Ce que je venais de faire sonne comme un rituel que je me récite pour ne pas sombrer dans la folie. Mais je le fais pour Clarice et pour eux.

Je dépose doucement mes lèvres sur les siennes, cherchant à clore ce qui venait de se passer par une note douce et agréable. De l’innocence et de l’amour. J’avais du sang sur les mains. Il faut que je vive avec ça dorénavant. Et c’est bien plus facile si je ne suis pas seul dans cette épreuve. Je me colle un peu plus à elle, donnant plus de profondeur au baiser. Lorsque je me sens bien plus léger au niveau moral, je me recule doucement. Je la regarde droit dans les yeux. Je me rappelle cet amour que je ressentais pour elle et que je faisais taire. Maintenant plus que jamais je devais lui exprimer, aussi paradoxale soit-il. Ma vie n’a jamais été aussi compliquée, et pourtant, je devais avoir cette stabilité.

Je caresse sa joue, photographiant son visage mentalement, pour me rappeler d’elle lorsque la folie frapperait à ma porte cette nuit. « On… On ferait bien d’y aller, je pense. Noah va s’impatienter. Mais… Merci Winter… Je… » Je racle ma gorge, tant ce que je m’apprête à dire me semble si difficile. « Je t… » Pourquoi ça me semble aussi dure ? Sans doute parce que les deux femmes à qui j’ai dis ces mots ont fini par mourir ? Mais cette fois ci je ne le permettrai pas. Je me dois de lui dire et de la protéger de toutes menaces, peu importe leur nature. « Je t’aime. » Ces quelques mots que je ne prononçait tout simplement jamais avant la fin du monde, tombe dorénavant comme une certitude. J’en pèse le sens et ne le dit pas pour rien. J’en connais la valeur, et il s’agit là d’une vérité que personne ne peut contester. Certes, c’est bizarre de le dire maintenant. Je sortir du deuil pour Samara et de retrouver Winter. Pourtant, j’ai aimé Winter bien avant tout ça. Et d’un amour sincère. Pourquoi se mentir plus longtemps ? Elle a toujours été celle que j’aime. Ça n’en retire pas moins ma sincérité à aimer Samara et la mère de Clarice, mais c’était plus des concours de circonstances qui nous avaient rapprochés. Tandis qu’avec Winter, c’était beaucoup plus naturel. Nous nous étions interdits de nous aimer, mais c’était en nous, inné.

Je laisse mes bras prendre le long de mon corps, maintenant toutefois sa main gauche dans ma droite. « Allons-y, on a de la route. » Je l’entraîne vers l’entrée et relâche sa main avant que Noah ne le voit. « C’est parti bonhomme! En route ! » Je lui souris en coin et mène le pas vers la porte arrière, tout en commençant à sortir mes consignes de sécurité. « Surtout, tu restes entre ta maman et moi. Tu lui tiens la main. Et si jamais tu as envie de crier parce que tu vois un truc, tu lui serre un peu plus fort, d’accord ? Mais tu lui lâches si elle doit se défendre. Je lui ai fait le même topo, quand on était dans le salon. Je ne voulais juste pas lui dire tout ça devant toi… » Finis-je, sur un ton qui se voulait plus amusant. Je voulais surtout lui faire comprendre qu’il n’était plus un enfant dans ce monde. Même si je ferai tout pour préserver son innocence autant que possible.

La main sur la poignet de la porte, je les regarde et leur demande : « Prêts? » Je n’en doute pas qu’ils le sont et ouvre ce qui nous sépare de l’extérieur. Je m’enfonce dans la ruelle, la main prête à saisir mon couteau. En combat rapproché, ce serait bien plus pratique. Je m’avance d’un bon rythme, scrutant du regard chaque recoin. Ne sait-on jamais. Je leur fais signe de me suivre de façon proche. Je dis d’une demi-voix « Ne vous éloignez pas. Si une horde se met à débouler d’une de ces portes, elle risquerait de s’interposer entre nous. » dis-je, en désignant les entrées de part et d’autres de notre chemin.

On finit par regagner une rue plus large, sans encombre. Je regarde le soleil dans le ciel et estime qu’il doit être entre midi. Une heure de plus peut-être. Deux à tout casser. « Si tout va bien, on aura atteint mon camp en fin d’après-midi. Sinon il faudra sans doute compter une nuit de camping. Je vais nous faire passer par des routes que j’ai souvent empruntées. Je connais bien les lieux et on n’aura pas trop de problème à trouver un toit pour la nuit. Si besoin. » J’ai beau maintenir un rythme dans notre marche, je prend soin de ne pas trop accélérer pour ne pas que l’on se fatigue trop vite, et que l’on puisse courir si besoin. Je me replace à côté de Winter, et lui jette un regard qui en dit long sur ce que je ressens pour elle.

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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Sam 3 Fév - 1:02


Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène
Abel & Winter
« Un jour, une personne te serrera si fort dans ses bras que tous tes morceaux brisés se recolleront »
Comme s’il était mon propre enfant. Cette phrase sortit de sa bouche me serre la gorge. Je ne lui fis qu’un simple signe de tête pour le remercier, j’aurais été incapable pour le coup même dire un simple oui. Me sentant mal par la situation. Je regarde mon garçon, prêt à partir mais Abel me coupe de court en me demandant à me parler. Il me faut quelque seconde pour atterrir, distraite je dis. « Oui, … Oui bien sûr. » Je regarde mon fils, qui approuve en s’asseyant sagement dans les escaliers. Je retire mon sac à dos et rejoint Abel dans le salon de la maison, à l’abri des regards de Noah et de ses oreilles. A peine m’étais-je enfoncé dans la pièce auprès de lui qu’il prend mon visage entre ses grandes mains et me parle. Comme pour se purger de ce qu’il a fait. Son front contre le mien. Je dépose mes mains sur les siennes. « Je sais Abel… » Je sais dans le font qu’il fait tout ça pour nous, et non pas par plaisir. Je connais Abel depuis assez de temps pour savoir qu’il n’est pas ce genre d’homme. « Dit tout ce qui te passe par la tête, je suis là pour toi, je t’écoute, n’oublie pas je suis ton ancre. J’ai pas l’air très sûr de moi mais je te promets que je ferai tout ce que je peux. Tu deviendras jamais une mauvaise personne, tu sais pourquoi ? Parce que tu es la personne la plus extraordinaire que j’ai rencontré. D’accord ? Tu es une bonne personne. »

Ca se voit qu’il n’est pas bien. Et ça me fend le cœur de le voir comme ça. Je ne peux que le soutenir, et lui montrer comment je le vois, la personne qu’il est au fond de lui. Même si c’est impressionnant de le voir… décapiter un homme avec une épée… je dois dire. Il m’embrasse et j’y prends part avec beaucoup de plaisir. En lassant son cou avec mon bras pour me tenir contre lui. Une manière de le tenir à flot, comme une sorte de bouée. Mais je sais que ses mouvements et ses paroles sont sincères. Comme toujours. C’est l’avantages de notre relation… on se connait depuis bien longtemps, comme des amis, des meilleurs amis, un bref instant des amants. Et visiblement des amoureux du premier moment sans se l’avoir avouer véritablement. Chacun avec ces problèmes qui aujourd’hui on emmerde en quelque sorte. On se lâche tendrement, en se regardant avant qu’il ne m’invite à rejoindre Noah pour quitter la maison.

Il me remercie, je me sens gêné car j’ai l’impression de ne pas faire grand-chose… Mais avant de lui tourner le dos, il essaye de me dire quelque chose. Je reste planté devant lui, me disant que c’est mon esprit qui me joue des tours. Mais il finit par lâcher le morceau. Et c’est peu de le dire, je ne m’attendais pas cela, et si on n’était pas dans l’urgence j’aurais surement fondu en larme par l’émotion… Oui enfin si cette nouvelle vie ne m’avait pas endurcie plus qu’avant. J’essuie cependant une larme, discrètement comme si j’avais quelque chose dans l’œil. « Je… wow… Tu… tu n’as pas à me remercier Abel. C’est le genre de chose qu’on fait par amour. » Et je quitte la pièce rapidement, comme si j’avais honte. Lâchant la main d’Abel. Non pas que ce soit rapidement, mais, ça fait tellement d’année… c’est tellement enfouie ça me fait étrange. Je reprends mon sac à dos. Comme si de rien n’était.

Je regarde Abel fait le topo de sécurité à Noah. Je suis fière de lui. Il me prend la main et on est parti. Je prends une inspiration et on se jette dans la gueule du loup. Je serais seule, serte je serais bien moins inquiète qu’avec mon fils avec moi. Noah entre nous je suis Abel, regardant autour de nous, essayant de faire le moins de bruit possible. Noah me tient fermement la main. Empruntant une rue bien plus large, dégagé. J’écoute ce que dis notre guide tout en regardant autour de nous. Le plus tôt on sera arrivé le plus tôt sera le mieux… bien que je me doute que l’on n’avance pas à l’allure du Biker. Entre Noah et mes émotions vivent j’ai les poumons qui ont du mal à s’en remettre… le stress, le retour d’Abel, des scènes de décapitation… J’ai hâte de pouvoir me poser et me calmer et faire de la méditation.

Depuis le temps que l’on marche, j’ai réfléchis… réalisant que je n’avais pas vraiment répondu à Abel… Et je me sentais maladroite. D’être parti un peu rapidement. Il vient se mettre prêt de moi, je tourne les yeux vers lui, souriant en voyant son regard qui m’attendrit. « Moi aussi. Je ne te l’ai pas dit mais… moi aussi. Plus que tu ne l’imagines. » Noah me regarde, haussant les sourcils et je lui fais signe de regarder devant lui. « Une histoire de tarte. J’ai envie de manger une bonne grosse tarte aux fraises. » Il fallait bien trouver quelque chose. Et oui, manger une tarte aux fraises ça me manque bien ! On peut aussi imaginer qu'Abel est la tarte aux fraises... ça me va aussi! Discrètement ma main effleure celle d’Abel, nos doigts se touchant s’entre lassant qu’à moitié. Prêt à partir si Noah tourne la tête. Nous continuons de marcher plusieurs heures… on parle de tous et de rien, surtout de rien Noah étant avec nous. Nous n’avons pas rencontré de Rôdeur pour le moment et ça me convient bien. Cependant on a dû changer de chemin et marché très très vite pour s’éloigner de quelque rôdeur qui venait dans notre direction. Heureusement ils ne nous ont pas vus et on a tous passé notre route… Je vais devoir réduire le rythme. Je m’arrête quelque seconde, reprendre mon souffle. « Maman, ça va ? » Je souris à mon chaton, respirent du mieux que je peux. « Ca va… je reprends mon souffle. » J’économise mon aérosol pour les cas de crise. Et je dois dire que l’avantage de la fin du monde c’est un air bien moins pollué. Je lui souris pour le rassurer, je sais qu’il s’inquiète très vite avec ça. M’ayant déjà vu plusieurs fois faire des crises avec son père… ça l’a marqué. Je me remets à marcher, lui montrant que ça va. Je fais de même avec Abel, un me suffit pas la peine d’alarmé le grand Jonasson.

Comme je l’avais pensé, le soleil commence à descendre dans le ciel. Je me tourne vers Abel « On est encore loin à ton avis ? » On était parti pour faire du camping j’en ai bien l’impression.



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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Sam 3 Fév - 16:14

Winter
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「 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène. 」
Mes mots ont dû lui faire peur. Elle a vite écourté cet aparté pour retourner auprès de son fils. Je comprends facilement. Je ne saurai même pas comment réagir face à mes propres paroles. Je baisse un instant la tête avant de la relever aussi vite. Je sais que je peux compter sur elle, mais il y a des choses qui ne doivent pas devenir trop oppressantes. Mon objectif reste de les mettre en sécurité. Je la suis, reprenant mes affaires au passage. Le plus difficile reste encore à faire : se frayer un chemin jusqu’au laboratoire. Après m’être assuré que tout allait pour le mieux, nous franchissons cette porte qui sépare tous les dangers de ce confort qu’ils avaient su instaurés.

Nous avançons à notre rythme, mais nous avançons, c’est tout ce qu’il compte. Ça prendra le temps que ça prendra. J’énonce un plan, afin qu’ils comprennent que je ne leur mets pas la pression pour continuer notre route. Même en restant sur le qui-vive, je me surprends à avoir besoin de prendre doucement sa main. Comme deux adolescents qui flirtent, prés à s’éloigner rapidement l’un de l’autre si l’un des parents débarquent sans prévenir. Le seul parent dont nous devons nous méfier est un petit garçon. Winter rompt le silence. Je sais exactement de quoi elle parle. Mon visage, qui était jusqu’ici figé dans une méfiance, s’attendrit en croisant son regard. Je parviens même à esquisser un sourire. Mes muscles zygomatiques n’y sont plus habitués, mais je les force. C’est sans compter l’intervention de Noah et la réponse de Winter. J’ai évidemment rangé ma main sur le pommeau de mon épée entre temps. Je ne veux pas qu’il nous voit aussi proche. Ce serait beaucoup pour un petit gars comme lui. La réponse de Winter me fait légèrement rire. Un rire. Ça ne m’est pas arrivé depuis des lustres.

On continue notre route, jusqu’à ce que Winter ralentisse. Nous avions dû presser le pas, pendant quelques centaines de mètres. Elle vient même jusqu’à s’arrêter. Je me retourne et les regarde, Noah s’inquiétant pour sa mère. Je fronce les sourcils jusqu’à ce que je me souvienne des soucis d’asthme de Winter. Je reste bouche bée. Je n’ai jamais su comment réagir dans ces moments. Elle se relève et recommence à marcher. Je viens à côté d’elle, m’assurant que Noah n’est pas loin derrière nous. Elle me demande si l’on est encore loin. « Il nous reste encore quelques kilomètres pour atteindre le laboratoire. Par contre, on est plus très loin de la maison que j’ai sécurisée il y a quelques temps. On va s’y reposer. Je crois que tu en as besoin. » Je lui montre du doigt une vieille bâtisse qui fait l’angle de la rue. Je me retourne pour voir si Noah nous suit toujours, et me fige de nouveau. « Noah? » Aucune trace de lui. Je cherche du regard l’endroit où il pourrait être. « Winter. Garde ton calme. Noah n’est plus là. Il ne peut pas être loin… »

Même si mon attitude semble calme, la vague de stresse produit de l’adrénaline en moi. Je fais quelques pas en arrière. « Noah ?... No… » Je n’ai pas le temps de finir que j’entends le petit garçon crier. L’origine de celui-ci provient d’une ruelle. Je m’y enfonce au pas de course. « J’suis là mon grand ! T’es où ? » « Abel ! » Je me dirige vers l’origine de l’appelle au secours. Je vois deux morts qui tentent de franchir une benne à ordure pour s’attaquer à Noah, planqué derrière cette dernière. Je sors mon couteau, donne un coup d’épaule à l’un des morts pour le dégager et plante ma lame dans le crâne du second. Mais le premier s’étant relevé, il me fait tomber en arrière.

Je me débats pour qu’il ne me morde pas sous le regard effrayé de Noah. Je parviens à le repousser, embrochant le crâne de mon adversaire après un poteau dont une pointe dépassait. Je me recule doucement, laissant le corps inanimé pendre. Je reprends un léger instant mon souffle et me retourne assez vite vers la benne que je tire. Je regarde Noah. Pas de signe de morsure ni de griffure. Je le prends vite dans mes bras. « Je suis là mon grand. » L’enfant tremble contre moi. Je le serre un peu plus fort. « Allons rejoindre ta maman pour préparer le campement. » Je me lève, gardant le garçon dans mes bras, le portant pour regagner la rue principale. Je le remets sur ses pieds lorsque l’on arrivé près de Winter. « Plus de peur que de mal. » dis-je, me reculant un peu pour les laisser se retrouver sous mon regard.

Comment ai-je pu relâcher ma vigilance à ce point ? J’aurai dû plus veiller sur lui. Je me sens coupable de ce qu’il vient de lui arriver. « Je vais aller voir si la maison est sécurisée. Si c’est dégagé, je vous fais signe. Je fais au plus vite, mais s’il y a quoique ce soit de menaçant, planquez-vous ou criez de toutes vos forces, je viendrai aussi vite que possible. » Je ne veux pas que ce qu’il vient d’arriver se reproduise.

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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Sam 3 Fév - 19:10


Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène
Abel & Winter
« Un jour, une personne te serrera si fort dans ses bras que tous tes morceaux brisés se recolleront »
On ressemblait à deux gamins, des petits regards amoureux furtifs. Quelque danse entre nos mains à l’abri des regards. De jeune amoureux du premier jour. C’est simplement que c’est la première fois que l’on peut librement laisser notre amour se voir et s’exprimer comme on aurait aimé le faire pendant une dizaine d’année. Les heures passent à des cadences de marches différentes. Et je commence à manquer d’air entre le stress, la peur, et d’avoir enfin retrouvé l’amour caché de ma vie. Mais de l’entendre rire et de le voir sourire ça me donne envie de continuer. Après avoir fait ce bref arrêt pour reprendre mon souffle, je me redresse et reprend le chemin. Abel m’explique qu’il ne nous reste que quelque kilomètre et qu’on allait s’arrêter dans l’abri qu’il avait pas très loin. « Je ne vais pas te cacher que pour le coup tu as raison. » Je déteste faire preuve de faiblesse avec mon asthme. J’ai toujours essayé d’être comme les autres quand j’étais enfant. Malheureusement on ne peut pas toujours être aussi fort qu’on le voudrait.

Mais très vite c’est la panique. Quand je vois qu’Abel se retourne sans trouver Noah. « Quoi ?! » Je me tourne aussitôt, mon fils n’est plus là. « Non … NOAH ?! » Comment voulez-vous que je garde mon calme ! Je tremble comme une feuille… mon bébé n’est plus là ! Abel part en courant pour le chercher. Je regarde à mon tour autour de moi si je ne le vois pas débouler. Tout mon organisme vital s’emballe… le cœur, les poumons, le cerveau… L’estomac noué. J’essaye de rester calme, Abel va le retrouver… je sais qu’Abel va le retrouver. Et je n’ai qu’à attendre quelque minute pour voir mon grand Biker revenir avec notre fils entre les bras. « Noah ! » Le petit descendu des bras de son sauveur court vers moi pour se jeter dans mes bras. « Mon bébé ! » J’embrasse son front en le serrant très fort contre moi. « J’suis désolé maman ! Pardons pardons, j’avais vu quelque chose et… » Je le coupe, tenant son visage entre mes mains. « Tu ne pars plus jamais sans nous le dire… D’accord ?! Imagine s’il te serait arrivé quelque chose ? Tu ne peux pas partir comme ça, tu ne peux plus… Je sais que ce n’est pas drôle mais il faut que tu fasses attention, si tu veux aller quelque part ou si tu vois quelque chose tu nous le dit, à moi ou à Abel. » Je le serre une dernière fois contre moi. « D’accord maman… pardons. » Je me redresse, prenant la main de Noah, je me tourne vers Abel. « Merci… » J’étais blanche comme un linge et s’il n’avait pas été là… je n’ose même pas imaginer…

Abel s’en va s’assurer que la maison est sûre. Pendant ce temps je regarde mon bambin. Ca me faisait du mal de devoir l’obliger à vivre une vie d’adulte, pleine de danger, de peur, de sécurité, de violence. Mais on ne peut pas dire que l’on a vraiment le choix. Visiblement il s’en voulait, et rester contre moi. Je pense que cette mésaventure là un peu fait réfléchir sur le danger qui nous entoure. Ce n’est pas pour s’amuser… « Aller … ça va aller. » Lui dis-je en frottant son dos pour le rassurer. « J’ai encore besoin de mon petit homme. » Je lui fis un clin d’œil. Ça lui donne de l’importance de prendre la place de son père. D’être l’homme de la maison et de prendre soin de sa maman. C’est un adorable garçon. J’entends du bruit, par instinct je fais le tour du moi-même pour trouver d’où vient le bruit… Je sors ma machette et tient toujours Noah par la main. Un rôdeur sort d’une ruelle, je prends une grande inspiration, là t’as pas le choix va falloir le faire comme Mitchel t’a appris à faire autour de la maison. J’attends d’être à moitié chemin de lui pour lui enfoncer mon arme dans la tête. Je trouve toujours cela aussi répugnant mais je pense qu’avec le temps, je finirais par m’y faire malheureusement. Il tombe au sol sans bouger. Sans faire de bruit, je regarde autour de moi, je peux sentir le cœur de Noah battre contre mon dos. Un deuxième s’approche, titubant jusqu’à nous et je fais de même avec sa tête que le précédent.

Noah repère le signal d’Abel et me le fait savoir. Sans perdre de temps, on se dépêche de prendre le chemin qu’il avait emprunté pour aller dans sa nouvelle maison. Je n’avais pas fait attention que j’avais quelque éclaboussure de sang sur ma main droite tenant ma machette et un peu sur la joue. Enfin à l’abri. J’aide Noah à retirer son sac et je retire enfin le mien, un poids en moins sur mes épaules. Je récupère un élastique autour de mon poignet pour m’attacher les cheveux en soupirant. « J’ai eu assez d’aventure pour la journée… » Noah commence à faire le curieux, à vouloir regarder de partout. « Abel je peux regarder ? » Je regarde mon fils, un regard qui se veut bienveillant envers lui car il a demandé avant de se mettre dans une nouvelle galère. C’est fou ce qu’il ressemble à Abel… Je souris en le regardant s’éloigner.



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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Dim 4 Fév - 12:20

Winter
Davidson

Abel
Jonasson

「 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène. 」
La disparition de Noah, quoique de courte durée, me laisse une panique palpable qui dure. Je m’en veux d’avoir relâché ma vigilance à ce point. Il faut que je les amène dans un endroit sûr et au plus vite. Je propose de passer devant pour vérifier que la maison soit vide, les laissant se retrouver un peu. Je m’avance jusqu’à atteindre la maison et force un peu la porte pour l’ouvrir. J’avance prudemment, le couteau à la retourne dans ma main, prés à planter le premier macchabé qui pointerai le bout de son nez. J’explore l’entrée, passant au salon semi-ouvert sur une petite cuisine. De mémoire, c’est une toute petite maison. C’est mieux. Beaucoup plus facile à sécuriser. Je regagne l’entrée pour grimper jusqu’au premier. Le vérifie tour à tour les deux chambres et la salle de bain. Je monte jusqu’au grenier qui n’est peuplé que d’un nid d’oiseau. Ce n’est pas eux qui seront dangereux. Je range mon couteau et dévale les escaliers assez rapidement pour ne pas perdre une seconde.

Une fois sur le perron, je leur fais signe de venir. Je vois que Winter a eu fort à faire à l’extérieur. Je m’avance un peu vers elle, extirpant cette fois-ci l’épée de son fourreau, prés à leur faire gagner du temps s’ils sont suivis par d’autres Z. Une fois à ma hauteur, je leur jette un regard pour m’assurer qu’ils vont bien. Je devine que le sang qui couvre Winter n’est pas le sien. Elle ne présente aucune plaie et il n’a pas l’air correctement oxygéné depuis des mois, ce sang. Une fois qu’ils entrent, je les suis et bloque la porte avec une commode. Je me retourne pour leur faire face. Je me serais écouté, je me serais collé à Winter, pour me rassurer qu’elle soit encore là avec Noah. Mais pas devant le petit. Pas maintenant. Je range ma lame et Noah me demande s’il peut regarder. « Vas-y bonhomme! Mais sois prudent. La maison est sûre, mais autant ne pas révéler au reste du monde qu’on est là. » J’ébouriffe les cheveux de Noah avant de le laisser partir faire le tour du propriétaire. Je me tourne vers Winter et baisse légèrement le regard.

Je me sens coupable d’avoir manqué de vigilance alors que j’avais promis que je veillerai sur Noah. Je ravale ma salive, ayant du mal à confronter son regard. « Je suis désolé, Winter. J’aurai dû être plus prudent dans la rue, tout à l’heure. J’ai juste pensé qu’il était derrière nous et… Et j’ai relâché ma vigilance suffisamment de temps pour que ça arrive… ça n’aurai jamais dû se produire… Je m’en veux terriblement. » Je relève timidement les yeux vers elle. Elle aurait toutes les raisons du monde de m’en vouloir et de m’asséner une gifle pour ce qu’il vient d’arriver. S’il était arrivé quoique ce soit à Noah, jamais je ne me le serai pardonné.

Cela ne fait que conforter mon idée. Je ne dois plus me battre pour ceux que j’ai perdu, mais pour ceux qu’ils me restent. Et en respectant la mémoire de Samara et de la mère de Clarice. Dans ce monde, si l’on reste tourné vers son passé, c’est la mort de tout ce qui entoure.

Je m’approche d’elle doucement et pose mon front contre le sien, fermant les yeux. J’inspire et expire doucement, emplissant mes narines de son odeur. Je recule mon visage et passe ma main sur sa joue, retirant un peu de sang qui couvrait à moitié son visage. « Je comprends quel est mon rôle dans cette histoire. Si tu te dois de me sauver, et de garder mon âme en sécurité, je me dois de vous protéger et veiller sur vous. Aussi bien sur toi et Noah que sur Clarice. Je… J’ai passé trop de temps à regretter mes actions, et me battre pour des causes perdues. Maintenant, il est temps de se battre pour ce que j’ai de plus précieux en ce monde : vous trois. Je ne permettrai pas qu’il vous arrive quoique ce soit. » Je me recule doucement sans quitter ses yeux des miens. « Je crois qu’on a bien besoin de se débarbouiller et de repos. Je vais essayer de trouver un truc à manger. J’ai vu qu’il y avait encore un bidon d’eau dans la cuisine. Je l’avais laissé là, car j’étais trop chargé quand j’étais venu. Je ne suis pas sûr qu’elle soit potable, mais si tu veux, je peux remplir une bassine avec… » J’attends sa réponse, tout en retirant de nouveau ma veste et mon t-shirt sale. Je me passe la main sur le visage et constate que je suis bien encore empli de crasse.

Je me dirige vers la kitchenette et remplis une casserole avec le bidon d’eau. Je fouille dans les tiroirs pour voir si je ne trouve rien pour la nettoyer. A part une boite d’allumette que je m’accapare, rien de bien utile. Je remplis aussi une bassine d’eau. Je m’approche de l’âtre de la cheminée. Il reste une bûche dans celle-ci. Je vois une pile de vieux journaux à côté, posé sur un petit meuble en fer forgé. Je froisse du journal et l’allume grâce à une allumette pour le placer prés de la buche. Je m’assure que le feu prenne. Je place ensuite le meuble métallique au-dessus de ce départ de feu et pose la casserole d’eau dessus. Une fois qu’elle sera bouillie, on aura de quoi boire.

« Je vais m’assurer que toutes les entrées possibles soient sécurisées. Je fais vite. » dis-je, à l’attention de Winter. Je reprends mon tour du rez-de-chaussée, vérifier que les planches déjà cloués après les fenêtres soient solidement accrochée. Pas de portes arrière. La seule issue officielle est la porte d’entrée que j’ai condamnée plus tôt.

Je retourne dans la kitchenette et commence à me nettoyer à l’aide d’un vieux chiffon et de l’eau. Un restant de savon fera amplement l’affaire pour se décrasser. Je fais attention de ne pas salir l’eau de la bassine pour que Noah et Winter puisse la réutiliser si nécessaire. Dans le pire des cas, il reste encore assez d’eau pour eux dans le bidon. Une fois propre et en sécurité, je sens que je peux me relâcher un peu. Il reste encore le sujet de la nourriture, mais j’ai besoin de souffler. La nuit fût courte. Et les aventures que l’on vient de vivre avec Winter et Noah m’ont épuisées. Je la rejoins, tenant dans ma main mon t-shirt. « Pour cette nuit, tu n’as qu’à prendre une chambre et Noah l’autre. Elles sont sûres. Je resterai dans le salon pour faire le guet. »


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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Lun 5 Fév - 1:03


Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène
Abel & Winter
« Un jour, une personne te serrera si fort dans ses bras que tous tes morceaux brisés se recolleront »
Je me laisse tomber en arrière contre le mur, ne plus avoir mon sac sur mon dos est une délivrance. Une fois mon fils éloigné dans l’enceinte de la maison, mes yeux se baissent, je remarque ainsi le sang sur ma main, grimaçant. Ma respiration est toujours sifflante, le temps que je me calme, ce n’est pas la première et certainement la dernière fois que ça m’arrivera. Tant que je ne fais pas de crise, on est bon. Je regarde Abel qui fuit mon regard, je hausse un sourcil et soupire fébrilement. « Abel… » Ca se voyait à en crever les yeux qu’il s’en voulait. « Ce n’est pas de ta faute, Tu … tu n’es pas responsable de lui, je suis sa mère. Je n’ai pas le droit de me reposer sur toi. C’est déjà beaucoup ce que tu fais pour nous… Ce qui est arrivé… est arrivé. C’est encore un petit garçon qui veut devenir grand mais en aucun cas ce n’est de ta faute Abel. Je ne t’en veux pas. » Je ne voulais pas qu’il se martel ça en tête. Et même si ça m’ennuyait, je me devais de lui dire qu’il n’était pas son père, que sa sécurité devait être ma priorité et ma responsabilité. Abel avait déjà assez à faire avec Clarice et sa famille. Tant que je le pouvais, j’allais lui épargner de s’occuper d’un fils qu’il n’a jamais voulu et qu’il n’a jamais su son lien de paternité.

Il s’approche de moi, reprenant sa position fétiche, son front contre le mien. Il ferme les yeux et je profite de ce moment pour faire de même, glissant mes doigts de ma main gauche dans ses cheveux. Pour me tenir près de lui, ajoutant un lien supplémentaire. Ma respiration reste sifflante, et j’ai un petit sourire en coin des lèvres de le sentir près de moi. Avec lui je me sens en sécurité quoi qu’il arrive. Il passe son pouce sur ma joue entaché de sang. Après son discours très émouvant, je reste un peu sans voix, le laissant parler sans rien dire. Je le regarde, il retire sa veste et son t-shirt. J’ai un sourire sur les lèvres avant de lui répondre. « Ca… ça c’est mon Abel, celui que je connais depuis des années, qui protège les gens qu’il aime. Le biker gentil, qui fonce tête baissé et l’homme dont je suis tombé amoureuse il y a plus de dix ans… Je… Je t’aime. Voilà… c’est dit. » C’est comme être libéré d’un poids. D’enfin le dire, librement. Je m’approche de lui et embrasse le bord de ces lèvres. « Je m’occupe du dîner. »

Pendant qu’Abel s’occupe de l’eau à faire bouillir dans la cheminée, je vais dans la cuisine fouillant les placards à la recherche de quelque chose qui aurait pu rester. Mais il n’y avait plus rien. Qu’importe je vais dans mon sac récupérer deux boites de conserve de ravioli aux bœufs il semblerait. Avec le feu qu’à fait Abel dans la cheminé on aura de quoi les faire chauffés, manger un repas chaud un pur plaisir ! Assise près du feu, j’en profite pour me réchauffer, mais je dois m’en éloigner à cause de mon asthme. Me mettant à tousser à cause de la fumée. Je m’allonge, les mains sur mon ventre, les yeux fermés je profite du silence. Les bruits de pas venant vers moi me fait ouvrir les yeux. « D’accord. » Je n’en dis pas plus. Je me redresse pour m’assoir en tailleur, tête en arrière. Je fini par me levé, retirer ma veste que je pose sur mon sac et retire mon débardeur. « Noah, vient là. » Je vais dans la cuisine, prend un peu d’eau avec mon débardeur pour nettoyer mes mains et mon visage. Pour ne plus ressembler à une guerrière.

Noah rapplique et je fais de même avec lui pour le nettoyer un peu, au moins le visage, les mains. « Maman… chui grand… » Je lui souris, il jette des regards vers Abel. Il veut faire le grand garçon devant lui. « Ok, je te laisse faire alors. » Je tapote son nez avec mon doigt. Pendant ce temps je m’occupe de faire chauffer les deux boites de conserves et de remettre mon débardeur. Noah revient près de moi quand il a fini. Il s’assit à côté de moi, me faisant un câlin. Ses paupières clignotent et je frotte ses cheveux en souriant en le regardant. Cette journée la épuisé. « Tu vas manger et au lit. » Le repas près. Je serre dans des assiettes que j’ai trouvées dans la kitchenette avec des fourchettes. Ça fait un bien fou. Le dernier « repas » datés du matin. Et là de manger quelque chose d’un peu consistant et de chaud. C’est génial. Je termine mon assiette en léchant celle-ci, je m’en fiche je n’en laisse pas une miette, on n’est pas ici pour faire les fines bouches. Noah s’endort à moitié contre Abel. Je fais signe à celui-ci de tourner là tête. « On va au lit Noah ? » Il ouvre les yeux à moitié me regardant puis Abel. Le petit bonhomme se lève tout endormi et embrasse Abel sur la joue. « Bonne nuit tonton. » Je me lève à mon tour, disant à Noah que je le rejoints. Je récupère la vaisselle que je mets sur le plan de travail de la petite cuisine. « Je reviens. »

A l’étage, je m’allonge dans le lit avec Noah, lui faisant un câlin pour l’endormir. Je dépose un baisé sur son front, je lui dis que je l’aime alors que ces yeux se ferment et qu’il tombe dans les bras de Morphée. Je reste avec lui un petit moment, pour être sûr qu’il s’endorme paisiblement. Je m’assoupie peut-être trois quart d’heure. C’est un cauchemar qui me réveille, le cœur battant je me redresse en me tenant la gorge. Ne pouvant plus respirer pendant quelque seconde. Heureusement je n’ai pas réveillé Noah. Je ne me sens pas de dormir seul… ni même avec mon fils. J’ai besoin de lui… Alors doucement sans faire de bruit pour réveiller mon fils je descends rejoindre Abel qui ne dormait pas encore visiblement. Je passe derrière lui, déposant ma main sur son épaule et m’installe à côté de lui. Les larmes aux yeux, j’ai mal aux cœurs. « C’est dingue… maintenant que tu es là… je n’ai pas envie de te voir partir. Je n’ai jamais aimé te voir partir mais j’avais une raison pour me retenir d’entrer dans ta vie. Je voulais réussir mon mariage pourri, me convaincre que mon mari n’était pas salaud. Aujourd’hui plus rien ne m’empêche et la vérité c’est que j’ai autant besoin de toi que tu as besoin de moi. Je me sens perdu… j’ai peur et je n’ai pas le droit de le montrer à Noah. J’ai peur de te perdre. Je ne veux plus le voir me frapper, ni même poser ses mains sur moi alors qu’il m’étrangle, qu’il fasse ça devant mon fils… » Je tourne ma tête vers lui, essuyant une larme sur ma joue, me rapprochant d’Abel. « Serre-moi s’il te plait, me lâche pas. » Commençais-je à sangloter, dans un élan de panique et de stress. Ce cauchemar avait l’air tellement réel comme à chaque fois. J’avais besoin d’échanger les agressions de Jackson par l’amour d’Abel. Même si je ne le montre pas, j’avais plus besoin de lui qu’il ne pouvait l’imaginer. Je me sens nul de craquer comme ça, maintenant. C'est tellement un mélange de peur, de tout ce que j'ai vécu avec Jackson et de pouvoir trouver enfin le bonheur avec Abel.



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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Lun 5 Fév - 16:52

Winter
Davidson

Abel
Jonasson

「 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène. 」
Elle tente de me raisonner pour que je ne porte pas sur moi la culpabilité de l’accident qui vient de se produire avec Noah. Elle me connait assez pour savoir dans quel état je me trouve à l’intérieur. Même si j’ai tendance à ne pas croire que les gens ne m’en veulent pas quand ils me le disent, la concernant, c’est différent. Comme si aucun mensonge, aucune fausse politesse ne règne entre nous, mais une confiance absolue l’un en l’autre et une franchise incontestable. Il ne m’en faut pas plus pour me rapprocher d’elle et poser mon front contre le sien, comme ayant besoin de ce contact. Je lui dis ce qui me passe par la tête et sa réponse est sans appel, se concluant par ces mots. Je sens mon cœur se serrer en les entendant. Ça fait un bien fou. Elle annonce qu’elle s’occupe du diner, tandis que je m’évertue à assurer l’eau dans la maison.

Il nous faut un moment pour gérer tout ça. Chacun affairé de son côté afin de rendre l’endroit plus vivable, nous ne nous croisons que très peu dans la maison. Ce n’est que lorsqu’elle sert le repas que je peux enfin souffler. Je remets un t-shirt propre qu’elle m’avait passé un peu plus tôt dans la journée et les rejoins à table. C’était juste bizarre comme situation. Pas désagréable, mais juste déphasant. Je n’ai pas manger dans une assiette depuis des lustres. Elle est bien trop occupée avec Noah pour qu’on puisse réellement causer. Tout le long du repas, je raconte quelques-unes de mes aventures de façon édulcorées pour le petit garçon, jusqu’à ce qu’il finisse par s’écrouler contre moi. Je souris de cette situation, portant un regard bienveillant sur lui.

Winter lui propose d’aller se coucher. Je la regarde de la même façon, une pointe d’amour en plus. Elle m’annonce qu’elle revient. « Et je t’attendrai. Compte sur moi. » Je m’affaire à préparer un lit de fortune sur le canapé et après avoir surveillé l’extérieur par une fente dans les fenêtres, je m’allonge sur le matelas, ôtant mon t-shirt de nouveau. Je fixe le plafond. Je sais pertinemment que je ne trouverai pas le sommeil. Je me redresse dans le lit et regarde le feu, hypnotisé par la danse de la flamme. Je ne sors de mon hypnose qu’à la main de Winter sur mon épaule. Je lui fais une place à mes côtés, la laissant venir tout contre moi. Je l’écoute me parler et à mesure que certains mots tombent de sa bouche, je me mets à la fixer, silencieusement, et perturbé par ce qu’elle me raconte. A sa demande je la serre contre moi, passant une main dans ses cheveux. Je la sens faiblir contre moi. Je ravale ma salive. Elle est au moins autant fracassée que moi.

Je dépose un baiser au coin de ses lèvres, salé de par ses larmes. « Je ne te lâcherai pas, Winter. Jamais. Je te le promets. Je suis désolé pour tout ce que tu as vécu… J’aurai tant voulu faire quelque chose… Mais je suis là maintenant. » J’essuies ses larmes et la regarde dans les yeux tout en tenant son visage entre mes mains. « Tu as besoin de te reposer. Tu as l’air plus qu’épuiser… Demain matin je serais encore là. Je te le jure. » Des promesses, j’en ai fais si peu dans ma vie, mais je les ai toujours tenues. J’ai promis que je ne mourrai pas à Clarice et la mort a échoué pour m’avoir. Et à deux reprises. J’ai promis à la mère de Clarice de l’occuper d’elle, et je fais tout mon possible pour. Mes mots envers Winter sont pesés. Je veux qu’elle puisse avoir confiance en moi. Qu’elle oublie ce qu’elle a pu connaitre avec son mari. J’aurai dû la sortir de ce mariage.

« Je sais que ce que tu as vécu avec Jackson est terrible. Et j’aurai dû faire quelque chose pour te sortir de ce mariage. Mais dis-toi qu’il en est ressorti un bout de chou merveilleux. C’est sans doute stupide ce que je vais te dire, mais Clarice est bien la fille de mon salaud de frère. Et même si je regrette ce qui a pu se passer, pour rien au monde je ne ferai machine arrière, au risque de ne plus la voir exister. Ce qui est fait, est fait. C’est vers eux qu’il faut se tourner maintenant. Vers eux et… Vers nous. Je ne te quitterai pas, Winter. » Je reste silencieux un instant, marquant tout le sérieux que je puisse avoir dans cette réitération de promesse.

Je m’assieds en tailleur face à elle, et la tire vers moi pour qu’elle s’assieds sur mes jambes, de façon à ce que ses jambes passent de part et d’autre de mon bassin. Je la serre de nouveau contre mon torse nu, venant chercher ses lèvres. Je l’entoure de mes bras. Je reprends mon souffle et vient placer ma tête contre sa poitrine, écoutant son cœur battre. Je dis doucement « Ce sera nous contre le monde, maintenant. Et je ne compte pas baisser les bras. »

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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Lun 5 Fév - 23:15


Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène
Abel & Winter
« Un jour, une personne te serrera si fort dans ses bras que tous tes morceaux brisés se recolleront »
De sentir ses bras autour de moi et de me serrer me fait un bien fou. J’ai l’impression d’être maintenu à flot grâce à lui. C’est de ça que j’ai besoin à ce moment. D’avoir son épaule et ses bras pour me tenir la tête hors de l’eau quand je perds pied. Mes mains viennent se loger sur sa taille pour le tenir. J’ai besoin d’être sûr qu’il sera toujours là, qu’il ne va pas disparaitre. J’ai besoin de lui, de sa présence. Et de savoir qu’à mon réveil il sera toujours là. Ca me rassure, petit à petit je me calme. Reprenant mon souffle, cessant de pleurer. Ses doigts sur mon visage qui retire mes larmes, je le regarde dans les yeux. Je relève mes mains à mon visage pour tirer ma peau en arrière, frottant mes yeux et poussant mes cheveux derrière mes oreilles. « Je peux rester avec toi ? J’ai pas envie de dormir seul. » Si seulement j’arrive à fermer les yeux. Il y a des chances si je suis en compagnie d’Abel.

Les paroles d’Abel me font mal, vraiment, mais il ne peut pas l’imaginer. Il s’assoit en face de moi et m’attire sur lui. J’entoure mes jambes autour de son bassin, restant muette. Je retiens d’exploser comme une bombe à retardement. Il me serre contre lui, il m’embrasse. Je le serre à mon tour contre moi. J’entour son cou de mes bras pour tenir sa tête contre ma poitrine. J’embrasse ses cheveux puis sa tempe. Le silence règne dans la pièce avec le crépitement du feu. D’une voix tremblante et douce je commence à parler. Comme pour me confessé ou simplement partager ce que j’ai sur le cœur depuis des années. « J’aurais pu faire machine arrière. J’aurais pu partir mais je pensais vraiment qu’il pouvait changer… Je pensais vraiment que ça pouvait s’arranger, avec du temps, de la patiente, avec la venue de Noah. Jusqu’à ce que Noah appel Jay en plein milieux de la nuit, il avait quatre ans et je ne l’ai jamais vu aussi terrorisé. J’ai fait n’importe quoi, j’ai pas réagi à temps. J’aurais pu mieux le protéger… » C’était entièrement ma faute, Jayden a essayé plusieurs fois de me sortir de mon mariage je suis toujours retourné vers Jackson… Si je ne pouvais être heureuse avec Abel je ne pouvais l’être avec personne. Je ne me sentais pas capable de partir définitivement alors que j’aurais dû.

Continuant de tenir Abel j’ajoute. « Ce n’est pas son fils. Jackson n’est pas le père de Noah. » Un morceau de la bombe venait d’être lâcher. « C’est la dernière chose que je lui ai dit en le frappant. Je pensais que Noah m’en aurait voulu, j’ai ressenti du soulagement dans ses yeux. Je suis la pire mère du monde… » J’ai infligé un connard absolu à mon fils alors qu’il aurait pu avoir un père formidable, son vrai père. A la place il s’est coltiné un alcoolique, violent, violeur, insultant et incapable de produire un enfant, ou une chose de bien dans sa vie misérable. Je m’en voulais.



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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Mar 6 Fév - 1:56

Winter
Davidson

Abel
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「 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène. 」
Bien sûr que je veuille bien d’elle à mes côtés pour la nuit ! D’ailleurs, je veux d’elle à mes côtés pour toutes les nuits à venir. J’approuve d’un signe de tête, accompagnant mes paroles « Reste aussi longtemps que tu veux. Et ne me laisse pas partir. » Je viens chercher de nouveau ses lèvres, timidement. Tout est si calme, en apparence. Pourtant, en mon âme, une guerre se livre. Ce matin encore, j’étais couvert du sang de mes ennemis, et pour les protéger, et mener à bien ma vengeance, j’ai dû encore plus me salir les mains. Pourtant, je trouve une réelle paix en cet instant. Je me retrouve pris entre l’amant et le combattant. Je viens placer mon oreille contre sa poitrine, me faisant enlacer par Winter. Je sens tout le mal s’éloigner peu à peu et mes émotions négatives se faire balayer. Elle reprend la parole doucement. J’écarte mon visage pour la regarder, buvant ses propos. Tout ce qui franchit ses lèvres semble tomber comme comme un poids duquel elle se délesterai. « Ne sois pas dure avec toi, Winter. Tu… Tu ne pouvais juste pas savoir. Les gens normaux ne réagissent pas comme Jackson ou même… ou même Ryan. Ce sont eux les méchants dans cette histoire. Pas toi, ni… Ni moi… En tout cas, j’espère que je n’en suis pas devenu un. »

Je soupire tant l’idée de devenir comme mon frère petit à petit m’effraie. J’allais planquer mon visage tout contre elle lorsqu’elle lance une information sortie de nulle part. Noah n’est pas le fils de Jackson. Je n’en saisis pas le sens aussitôt. Je fronce les sourcils et me demande de quoi elle veut parler lorsque je comprends peu à peu. « Je… Je ne comprends pas, tu veux dire que tu as eu Noah avec quelqu’un d’autre ? Quoiqu’il en soit tu n’es pas la pire mère au monde. Tu as voulu de la stabilité pour Noah et tu as pensé que ton mariage aurait pu lui en apporter. Encore une fois c’est de la faute du père qui n’a pas assumé. Comment ça se fait ? Il est au courant ? » Je me sentais blessé au fond de moi, de n’apprendre ça que maintenant. Non pas qu’elle aura dû tout me dire, mais j’aurai pensé que ce genre d’information aurait été dites entre nous bien avant. Mais je ne lui en veux pas. Elle a peut-être voulu faire comprendre à tous que Noah était le fils légitime de Jackson.

Avant qu’elle ne puisse répondre à mes questions, je reprends « J’en ai assez que tu t’inflige tout ce mal à cause des autres. Tu as voulu faire pour le mieux pour Noah et pour toi. Tu as d’abord pensé à lui avant de penser à ton bonheur. Tu as essayé de le protéger. Je ne suis pas sûr que Noah aurait été mieux avec un père qui a juste fuit ses responsabilités. Tu n’as rien à te reprocher, Winter. » Je caresse sa joue et lui souris en coin. Intérieurement, je me questionne sur l’identité de ce père. Je ramène l’âge de Noah à l’année de sa naissance et calcule environ neuf mois auparavant pour voir si Winter m’a parlé de quelqu’un. Sauf que je ne l’aurai sans doute pas vu à cette époque. J’étais assez jaloux des autres gardiens et taulards qui lui tournaient autour, mais je me forçais à ne rien entendre pour ne pas être trop envahissant. Je ne voulais pas être possessif. Surtout qu’elle et moi n’avions eu qu’une aventure, et que j’avais fuis le lendemain car je regrettais de ne pouvoir donner suite à cette relation.

Elle était mariée et j’étais dans une merde noire avec mon frère. Mais j’ai beau retracer tout ce qu’elle aurait pu me dire, je ne vois personne d’autre que moi en dehors de Jackson. Ça ne pourrait quand même pas être… Je fronce les sourcils et plante mon regard dans le sien, attendant sa réponse de façon un peu plus pressante.


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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Mar 6 Fév - 2:51


Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène
Abel & Winter
« Un jour, une personne te serrera si fort dans ses bras que tous tes morceaux brisés se recolleront »
Je fais un signe négatif de la tête. « Tu ne seras jamais comme eux. » Je glissais les doigts de ma main droite derrière son oreille, le long de ses cheveux jusqu’à sa nuque. « Tu vaux mile fois mieux qu’eux deux réunis. » Je dépose un faible baisé sur son front. C’est au moment où j’annonce que Noah n’est pas le fils biologique de Jackson, qu’il fronce les yeux et me regarde. Deux possibilité, soit il a compris, soit il me prend pour ce genre de nana qui trompe son mari plusieurs fois et sera jaloux que je ne lui ai rien dit… Mais là, j’ai besoin de me confesser pour arriver à dormir sur mes deux oreilles. Cela fait bien trop longtemps que ces histoires durent. Et je me sens tellement mal quand il me rassure de ne pas être une mauvaise mère mais que s’était au véritable père d’assumer. C’est officiel je suis la pire femme du monde… Voilà, c’est comme se prendre un coup derrière la tête et sa met les idées en place. Ca fait mal aussi mais c’est peut-être ce que j’ai besoin…

Je n’ai pas le temps de répondre qu’il reprend la parole. Ça me démange j’en ai mal au ventre ! Si j’avais dit la vérité il y a huit ans… Je sais qu’Abel aurait tout fait pour Noah, il aurait tout sacrifié pour cet enfant… Plus d’une fois il m’avait fait part de son rêve d’avoir une famille rien qu’à lui. Et j’ai l’impression d’avoir tout gâché depuis le début. On aurait pu avoir une autre vie, peut-être pas mieux, mais peut-être pas pire… « J’ai menti à Jackson, j’ai menti à tout le monde. C'était plus... facile que de dire à tout le monde que j'ai trompé mon mari... Si Jackson l’avait appris… je n’ose même pas imaginer ce qu’il aurait fait. Le père de Noah … n’est pas au courant. Ça ne fait pas de moi la pire mère du monde mais la pire femme du monde. S’il l’aurait su il l’aurait assumé c’est certain. Il aurait certainement tout fait pour lui… Et j’ai tout gâché. J’espère simplement pouvoir récupérer les morceaux maintenant. » Vu la tête d’Abel, je dégluti, sans savoir s’il avait fait un quelconque rapprochement. J’en avais été malade d’avoir couché avec lui à l’époque. Déjà parce que je l’aimais, que vis-à-vis de Jackson je le sentais très très mal… et qu’on ne s’était plus parlé pendant des mois. Il était parti du jour au lendemain, comme s’il n’y avait plus rien entre nous, une ruse pour m’éloigner de lui. Pour me protéger de lui.

« Je suis désolé. » Je dis simplement ça, en le regardant, une larme coulant de nouveau sur ma joue. Désolé de n’avoir rien dit, désolé d’avoir menti. D’avoir tout foutu en l’air et d’avoir protégé mon fils unique comme j’ai pu le faire à ce moment. Protéger Abel d’une tourmente supplémentaire. Je le serre un peu plus fort contre moi, pour le retenir, ne pas le laisser partir et le garder avec moi. « Noah est toujours passé avant tout, même quand j’étais enceinte de lui et j’ai rien dit. Pour te protéger également parce que j’étais amoureuse de toi, tu étais cette pointe de folie et d’espoir dans mon univers et je n’avais pas le droit de t’infliger une épreuve supplémentaire avec ton frère, ton père, Clarice. Te voir heureux c’est la seul chose que je voulais. Tu n’avais pas besoin de vivre en plus mes problèmes. » Je pris son visage entre mes mains pour embrasser son front avant de me redresser pour partir des bras d’Abel. Je me sentais terriblement mal, sans vraiment lui dire non plus qu’il était le père de Noah. « Ne me juge pas s’il te plait. » J’essaye de sécher mes larmes en lui tournant le dos pour qu’il ne me regarde pas. Qu’il pense que c’est un autre type me va très bien s’il pense à ça… Il n’a pas besoin de ça en se moment. Je suis ... fatigué de tous ces mensonges, de ces problèmes, de ces cauchemars. Je craque.



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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   Mar 6 Fév - 18:34

Winter
Davidson

Abel
Jonasson

「 Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène. 」
Elle a beau dire que je ne serai jamais comme eux, ça n’en reste pas moins l’une de mes plus grandes peurs. Mais l’entendre de sa bouche me fait du bien. Suis-je devenu un de ces monstres qui essayent de se convaincre qu’ils n’en sont pas ? Puis elle m’annonce que Noah n’est pas de Jackson. Même si je me sens blessé, je ne lui en veux clairement pas. La vie avec un type pareil ne devait pas être simple. Et un facteur compliqué fait bien souvent effet boule de neige. Elle revient sur pourquoi elle n’a rien dit et je comprends clairement. Y compris le fait qu’elle n’ait pas tenu le père au courant. Je reste silencieux, ne sachant que dire lorsqu’elle s’excuse et en rajoute sur ses raisons. Je me dois d’intervenir, d’autant plus qu’elle s’est levée, rompant ce contact entre nous. « Alors tu l’as fait pour te protéger. Où est le mal dans tout ça ? En quoi ça fait de toi la pire femme au monde, Winter ? Je suis convaincu que si le père connaissait tout ça, il ne t’en voudrait pas. En tout cas, à sa place, je ne pourrai clairement pas. »

Mais elle reprend son discours d’une façon qui m’étonne, s’adressant directement à moi. Comme si j’étais plus impliqué que ce que je ne puisse le penser dans cette histoire. Chacun de ses mots reflète l’amour qu’elle me porte depuis des années et qu’elle ne peut seulement laissé s’exprimer que maintenant. Mais pourquoi avais-je besoin de protection ? Pourquoi tout semble tourner autour de moi, soudainement ? Il me faut un moment pour le digérer. Je la regarde se lever et, tout en me tournant le dos, me demander de ne pas la juger. C’est le déclencheur. Assez parlé de moi, nous aurons bien assez de temps pour s’expliquer plus calmement sur ce sujet. Elle ne me doit rien. Ma priorité dans cette histoire est qu’elle ne se mette pas dans tous ses états et ne se sente pas mal. Je me lève et me colle à son dos, la serrant contre moi. « Je ne te jugerai jamais, Winter. Tu m’entends ? » Je fais le tour et me retrouve face à elle, prenant son visage entre mes mains, essuyant ses larmes. « Tu as fait pour le mieux Winter. Vraiment. Et tu ne peux plus rien y changer. Ce qui compte c’est ce que tu dois faire maintenant pour ton fils, pour toi. On aura le temps d’en reparler quand tu seras prête, si tu veux. Je ne veux pas que tu te mettre une pression pareille. »

Je la serre de nouveau, passant ma main dans ses cheveux pour qu’elle puisse pleurer un bonne fois pour toute contre mon torse. « Maintenant, je suis là. Et je le serai pour Noah. Et même si je ne suis pas son père ni son ex-beau-père, je ne ferai pas la différence entre lui et Clarice pour les protéger tous deux. Tu peux compter sur moi, Winter. Alors on va juste… On va juste parler d’autre chose que de ce qui a pu se passer il y a de ça des années. Je me répète, mais rien n’importe plus que ce qu’on a là, maintenant. » Je prends sa main et la lève contre mon cœur, entremêlant cette union prés de mon cœur. « Je t’aime, Winter. Ok? Je t’aime. Et ce petit bonhomme t’aime aussi et a besoin de toi, et de personne d’autre que toi. Tout comme moi. » Je me recule un peu pour regarder son visage et le prendre entre mes mains.

Ce jeu entre nous… Il n’y avait que ça de réel dans ma vie d’avant. Ça et ma relation avec Noah et Clarice. J’aurai dû le voir bien avant. Je vis avec une tonne de chose que je regrette. Et ce n’est pas tant ce que j’ai fais qui me pousse au remords, mais surtout ce que je n’ai pas fait. J’aimerai réellement revenir à cette soirée où tout à pris une autre tournure entre nous et où je me suis rendu compte de mes émotions pour elle. Et si je tentais de remonter le temps, juste pour une soirée ? « Tu entends ? C’est notre musique… » J’essaye de lui remonter le moral, accompagnant mes mots d’un sourire en coin. Je commence à fredonner les airs de Nothing Else Matters, tout en la prenant contre moi. Je commence à nous animer pareillement qu’à notre slow ce soir-là. D’un mouvement doux, je l’entoure des mes bras, posant une tempe contre la sienne, fermant les yeux et profitant simplement de l’instant présent.

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MessageSujet: Re: Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène   
 
Que le chien prenne au sérieux l’os qui a résisté à l’hyène
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