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 Une proie peu commune ... [PV : Dean]
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MessageSujet: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Lun 1 Jan 2018 - 20:24
Un pas après l’autre, j’avance difficilement parmis les décombres qui jonchent le sol... La douleur dans ma cheville est supportable, mais chaque mouvement que je fais, me file une désagréable sensation, comme une petite décharge électrique parcourant mes muscles. Comme si on venait serrer avec force un lasso autour de mon membre fragilisé, mordant mon muscle, mes ligaments... afin de m’entraver, que j’arrête d’avancer, de me battre. Une cheville foulée, c’est supportable. Mais je ne suis malheureusement plus lovée dans le confort de fort hope, je suis loin de Logan, qui est ma seule famille... Je n’ai pas mangé depuis deux jours, j’ai dû boire l’équivalent d’un verre d’eau et je marche sans m’arrêter, ne trouvant pas refuge agréable pour me ressourcer. La fatigue me vrille peu à peu la tête, mes jambes sont engourdis. Je marche sans arrêt, reportant la majeur partie de mon poids sur ma jambe entièrement valide et fatiguant encore plus cette dernière...

Je fouille encore et retourne absolument tout ce que je peux trouver. Mes fouilles sont nombreuses, me prenant littéralement plusieurs heures dans ma journée déjà trop courte pour tout ce que j’ai à faire et trouver. Enfin, mon dur labeur fut récompensé. De mes doigts abîmés par les épreuves récentes, je touche une corde. Je m’en saisi et la déplie pour mesurer approximativement sa longueur. Je suis infiniment soulagée de constater la taille de la corde. J’ai de quoi dresser un piège avec ça, pour un gibier plus gros qu’un lapin. Pourquoi pas une biche ? Cela serait une merveilleuse chose mais par les temps qui courent, je crains de n’attraper qu’un rôdeur décomposé et puant... je m’en retourne vers l’entrée, avant de sursauter. Je n’en crois évidemment pas mes yeux. Je m’approche de l’établi et tire d’en dessous les torchons blancs mais poussiéreux, un manche que je crois être celui d’un couteau. Rapidement, je me rends compte, qu’il s’agit bel et bien d’un couteau de chasse. Je m’empresse de le ranger à ma ceinture et sors du lieu abandonné. La corde autour de mon torse, je m’aventure à l’écart des maisons, m’enfonçant entre les arbres où le silence règne. Ce dernier est apaisant, relaxant comme tout...

Après quelques noeuds bien ficelés, je mets en place le piège. Qu’importe ce qui marchera au centre de ce petit cercle, se retrouvera la tête en bas en moins de cinq secondes. De plus en plus essoufflée, mon travail est terminé. Avec un peu de chance, j’attraperais une biche bien grasse, avec assez de viande pour plusieurs jours. Je pourrais manger et avec un peu de chance, la boue encore malléable aura gardée en mémoire les pas de l’animale, afin de me conduire à un point d’eau. Ainsi déterminée, je reprends finalement la marche. Je m’éloigne, allant trouver un arbre aux branches accessibles. Je décide de rester près de mon piège, afin qu’on ne me vole pas ma proie. Une fois en haut de mon arbre, je m’installe confortablement. Dos à mon tronc, c’est assez rapidement, que je tombe dans un sommeil profond, agréable, réparateur...

Soudain, un cri me réveil.

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Mar 2 Jan 2018 - 7:34
Jésus n’est pas la nounou rêvée, mais ce n’est rien a coté de Chris et Pratt, a moins que ca ne soit John et Brad, les sbires se ressemblent tous. Eux ne m’aiment pas et doivent souffrir d’un curieux problème de complexe d’infériorité au point d’avoir besoin de tout faire pour me rabaisser. Ils me traitent comme un gosse, et bien, ça serait malpoli de ne pas leur donner ce qu’ils veulent non ? C’est donc avec la détermination d’un ado pas content que je décide de leur fausser compagnie. On verra la tête qu’ils feront quand ils rentreront dire a Sam qu’ils m’ont perdu !

Ca leur fera les pieds et peut être aussi le nez et les parties génitales. Ca sera toujours mieux que leur idée idiotes de m’enfermer dans un coffre pour cette sortie et de parler de moi comme si je n’étais pas a coté d’eux et pas aptes a comprendre leur propos. Il ne se rende pas compte que l’arène c’est aussi un show a organiser et que, malgré toute l’énergie que déploie mon frère, sans un minimum « d’artistique » cela ne pourrait pas autant plaire et fonctionner.

Ce manque de reconnaissance m’attriste fortement. C’est donc d’un bon pas et assez fier de moi que je m’éloigne de ces deux primates dont je n’ai pas mémoriser le nom pour sautiller vers la liberté d’enfin faire ce que je veux. Je ne comprendrais jamais Sam de m’obliger a sortir avec de tels accompagnateurs. Avec mon club de de golf, je suis, comme dirait Jacky dans « ils ont coulé le Titanic », le maitre du monde.

Helas, le sentiment grisant d’être loin de mes nounous et de gouter enfin a ce libre arbitre, s’éteint assez rapidement. Dès que je me sais assez loin d’eux, et que, telle un faon joueur, je me prend a vagabondé dans des décombres, le destin me rappelle qu’il a de l’humour. Je n’ai pas le temps de finir mon refrain de let it be, que je sens quelque chose s’enrouler autour de ma jambe et dans un « oups ! » surpris me voilà la tête en bas à regarder, un peu ahuri, la corde qui me maintient dans une position peut confortable.

Pour des raisons purement esthétiques, attestant, une nouvelle fois de mon bon gout, je me tortille pour faire tomber ma chemise sur le club de golf qui m’a échappé. Torse nu je me sens plus apte à me concentrer pour me tirer de ce mauvais pas, ou plutôt, de cette mauvaise jambe. Faire des abdos habillés est une hérésie, si on en peut pas profiter de min corps parfaitement entretenu et musclé en action a quoi bon faire des efforts ?

Avec certainement plus de gestuelle qu’il n’en faudrait, je contracte mes muscles pour « me redresser » avec toute la virilité d’un acteur qui a fait de nombreux film d’action. L’idée est de pouvoir atteindre le nœud autour de ma jambe. Même si tout parait simple avec un dieu comme moi, croyez-le ou non, cet exercice est des plus périlleux. En fait contracter les abdos et arrive a toucher ma jambe, c’est simple, mais savoir défaire ce putain de nœud sans couteau ni aide d’un assistant… la c’est juste infaisable.


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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Mar 2 Jan 2018 - 10:16
Je reste un instant assise sur ma branche, fixant les alentours; tendant l’oreille avec une réelle attention. Vu le cri, j’ai attrapé un homme et non une biche bien nourrissante et comme je ne suis pas encore prête et désespérée à ce point, me nourrir de chaire humaine m’intéresse très peu. Mais cet homme ne crit pas d’avantage et à ça, se propose plusieurs hypothèses. Il est un solitaire complètement seul et sans alliés, comme moi, et donc n’a pas besoin d’appeler son groupe à l’aide puisque personne ne viendrait ou sinon et c’est tout aussi probable ;  j’ai complètement halluciné et ce crit faisait partit de la douce torpeur dans laquelle j’étais plongée. Je regrette déjà mon sommeil et tout le travail à fournir pour détacher l’homme, refaire le piège, revenir, remonter, me rendormir et attendre un vrai repas... Mon regard toujours rivé sur l’horizon, j’aimerais sincèrement qu’il cri à nouveau, pour me rendre compte si oui ou non il existe vraiment, mais rien ne vient plus. Descendre de l’arbre, arriver là bas, constater qu’il n’y a rien et rebrousser chemin me serait très désagréable, surtout pour ma cheville. Aussi, je soupir légèrement, forcée par mon humanité à lui venir en aide. S’il s’agit bel et bien d’un homme, il serait un crime pour moi de le laisser pendu en bas. Franchement, je ne souhaite à personne de finir ainsi, pendu par les pieds et à la merci des morts-vivants voraces qui pourront le dévorer vivant. Cette idée achève à me convaincre.

Avec prudence, lenteur pour éviter de me blesser davantage, je descends. Quand mes pieds retrouvent la terre, je soupir d’un soulagement sincère. Je me mets ainsi en route avec lenteur. S’il était en danger, je l'entendrais hurler, donc je déduis que de toute façon, si j’arrive une minute après, il ne m’en voudra pas. La silhouette de l’homme pendu vient alors se coller au fond de ma rétine et j’en reste quelques instants surprise. Je reste entièrement fermée cependant, aucune chance pour lui de constater que je l’ai reconnu ou que je pense que c’est le cas. Je rêve où j’ai chopé dans ma piège un acteur de films ? Il s’appelle Dean Caulfield si mes souvenirs sont bons. Je l’aimais bien en tant qu’acteurs mais mes amies à l’époque lui bavaient littéralement dessus. Mais à savoir si oui ou non je suis encore entrain de rêver, c’est impossible. Sagement, j’approche. Je rentre dans son champ de vision et le fixe avec un air très légèrement amusée. Autant ne pas avoir l’air complètement désespérée. Physiquement on dirait que je sors d’un de mes combats de boxe d’autre fois et que je suis allée me rouler dans la terre. En boitant, je m’approche légèrement, tout en restant à bonne distance. J’ignore comment il en est arrivé à se retrouver torse nu, mais c’est encore en frôlant l’indifférence que je l’analyse de haut en bas.

- Je vais te détacher… Mais excuse moi pour ça. J’attrape ce que je suppose être son club de golf et le garde avec moi. Je vais pas t’attaquer, mais comme je te connais pas, je préfère éviter que tu le fasses aussitôt libéré …

Je file à l’attache de base contre l’arbre et défait le noeud, non sans douleur suite à mes doigts déchiquetés par ma sortie de décombres. Je lui donne un petit ‘’attention’’ avant que soudain, le piège lâche et qu’il ne se retrouve par terre assez brutalement. Je me relève tranquillement et le fixe à nouveau. Une main dans ma poche arrière, l’autre sur son arme, je l’observe. Il n’a pas l’air super agressif non plus, c’est assez réconfortant.

- Je m’appelle Alix. Te fies pas à ma pitoyable apparence actuelle, je suis bien vivante. Et toi tu es ?

Je ne suis déjà pas sûr de son nom d'acteur. Mais en plus, j'avoue que je me pose la question suivante ; si c'est pas un rêve et qu'il est vraiment un solitaire isolé. Pourquoi je l'ai retrouvé torse nu et ayant l'air en très bonne santé ? Rien ne colle. J'aimerais plus souvent faire des rêves dans le genre même si je suis bien consciente que vu comme mes petites douleurs ici et là persistent à me rappeler leur présence, je suis on ne peut plus éveillée.

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Mar 2 Jan 2018 - 20:19
Bien, me voilà dans une posture peu avantageuse pour mon charisme, quoique, quelque soit la position, je ne peux qu’irradier de ma personnalité et de ma perfection non ? Du moins c’est ce que le magazine Vanity Fair affirmait. Même si cela me plait de le croire, le fait est que cela va vite devenir problématique si je reste ainsi, sans savoir dénouer le nœud qui me retient. Faire le magnifique cochon pendu et des abdos peut être amusant si cela ne dure pas la journée.

Au moins, il n’y a ni témoin ni paparazzi pour immortaliser ce moment d’infortune ou je vais devoir certainement essayer de ronger mon lien avec mes dents. Ça me rappelle le film 127,5 heures et cela ne me donne pas envie de m’atrophier à coup de cailloux pour me libérer, soit je m’en sors en entier, sois je me ne m’en sors pas.

Peut être pourrais-je envisager d’appeler à l’aide mes nounous… ça serait une idée pertinente, mais l’air de la reine des neiges, que j’ai encore en tête, m’ordonne de trouver une autre solution. Au pire, ils finiront bien par me retrouver, et me foutre dans un coffre… ouai je vais trouver autre chose pour m’en sortir sans eux sans abimer mon corps.

C’est alors que je vois une femme, du genre amochée, ébouriffée et ... mais hey !!!! C’est mon club ça !!!! Non mais ho !! Je ne fronce pas les sourcils, ca pourrait me donner des rides, mais le cœur y est quand je la vois prendre mon Wedge Cobra Golf F-MAX. Après, j’avoue, de là ou je suis, la vue est charmante malgré le mauvais état de la damoiselle, à ce que j’en vois, sans la crasse, avec un bon coup de brosse et des vêtements moins pouilleux, je crois déceler plus qu’un certain potentiel de belle plante.

J’évite de sourire quand elle me dit qu’elle ne va pas m’attaquer. Genre, c’est une femme, une créature chétive et sans défense, surtout de ce que je devine d’elle rien qu’à voir son état. C’est moi ou elle boite en prime ? J’essaye de rester affable et souriant, faute de vraiment savoir comment réagir. A force d’avoir été cocooné par Sam et mes nounous, je n’ai peut-être pas une bonne vision de l’hostilité que peut représenter des vivants.

Quand elle m’affirme être vivante je la crois sur parole, et je n’hésite pas sur ma réponse que je lui lance avec un de mes plus beaux sourires et un clin d’œil amusé :

« Je dirais bien vivant aussi, malgré les apparences. »

Car elle ne peut pas me demander mon nom, c’est inconcevable pour moi, à part des gens ayant vécu dans une grotte ou des mormons, et encore, qui ne connait pas au moins un de mes films ?

Et puis, question apparence, j’essaye de lui dire ça pour la mettre à l’aise et ne pas lui rappeler qu’elle aurait peut-être pu envisager une douche, un brin de coiffage et un coup d’œil dans le miroir avant de sortir de chez elle ce matin. Y’a dû laisser aller quand même. Mais je suis un homme courtois, poli et proche de son public et je sais regarder une femme de la bonne façon pour lui donner l’impression d’être le centre de l’univers fusionné à une licorne sexy. C’est ce qui fait de moi un homme incroyable pour les rôles romantique.

Par contre j’ai quand même un peu d’inquiétude sur l’état de ma chemise au sol, j’ai peur d’avoir l’air un peu froissé, quand même, quand je la remettrais. Au moins, ça nous fera un début de point commun et ça l’aidera, surement, à se sentir plus à l’aise à côté d’une personne comme moi.

« Belle Alix, même si, j’en suis sûr, mon horoscope du matin aurait pu prédire que j’allais être piégé dans les filet d’une déesse de la beauté, je ne peux que vous assurer que je suis tout sauf une personne violente et, peut être, vous informer qu’il est fort probable que je sois plus ou moins poursuivis. Vous auriez toute ma gratitude et aussi mon aide au besoin, si vous aviez la gentillesse de m’aider a me détacher avant que mes poursuivant ne retrouve ma trace… »

J’appuie ce texte digne d’un film romantique avec le sourire qualifié de « pleins de promesse » et « amuseur » qui m’a valu la distinction de la « joconde du 3e art ».

Elle finit par me détacher et avec cette façon unique de bomber le torse tout en restant naturel, je remets ma chemise en lui donnant toute l'attention et la valorisation que les femmes ont besoin pour les encourager a être agréables.

« Me voila votre obligé, que puis je faire pour m'acquitter de ma dette? »

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Mar 2 Jan 2018 - 22:35


Dernière édition par Alix J. Carter le Mer 3 Jan 2018 - 23:14, édité 1 fois
La surprise me saisit quand j’entends la super star se mettre à parler. Le blond se met à discuter dans un dialecte qui me sidère quelque peu. Je ne m’attendais pas vraiment à ça c’est certain, je pensais plutôt qu’il allait me râler dessus et begler à tout va que je devais lui rendre son club de golf, mais non. Il reste étonnement calme par rapport à la situation. Personnellement j’aurais été très stressée voir agressive de me retrouver ainsi piégée à la merci d’un parfait inconnu mais heureusement ; il n’est pas moi. Au lieu de ça, il me demande de le détacher simplement et avec surtout beaucoup de politesse, peut-être même un peu trop. Il fait ça, tout en me jetant quelques fleurs au passage ce qui intérieurement me fait glousser. Je n’aime pas les clichés, personne n’aime ça. Les femmes savent pas se battre, on cuisine bien, on a toujours besoin de sortir maquillées… Dire que toutes les célébrités se trouvent belles et sont sûrs d’elles, voir même qu’elles sont hautaines est surement aussi un cliché répandu mais étonnement, ce cher Dean semble rentrer dans la case du Don Juan. Même maintenant que sa carrière est définitivement morte, il semble être piégé dans son propre rôle et ça, à perpétuité. Combien de filles il flatte par jour, ça restera un mystère pour moi. D’ailleurs, vu mon état actuel, c’est une certitude que ses palabres venimeuses ne sont que flatteries pour éviter de m’énerver. C’est vrai qu’en y pensant, je suis triplement armée ; mon nouveau couteau, mon flingue et son club. Même si je ne pense pas vraiment que je l’impressionne ou que je l’intime, bien loin de là.

Une fois libéré, le blond se relève. Je reste concentrée sur son visage, histoire de lui donner l’illusion que je le trouve pas bien foutu, histoire de le faire redescendre un peu en confiance et lui laisse le temps de remettre sa chemise. Les mots qui vinrent après me soulagent d’une certaine manière. Mon obligé ? J’allais dévier sa proposition, qu’il s’en aille d’où il vient et que je puisse tranquillement reprendre le dressage de mon piège. Mais soudain, je me souviens. Je me souviens de mes muscles endoloris, de mes plaies poussiéreuses qui ne demandent qu’à s’infecter, de la chaleur cuisante qui me tabasse le cerveau, de la faim, de la soif. Oui, même si je ne le connais pas, il peut m’être utile.

- D’accord … Tu sais chasser, t’as une gourde sur toi ? Je sais pas si ça se voit mais je suis épuisée. Si tu m’aides à résoudre certains de mes problèmes je t’emmène là où j’ai passé la nuit. C’est tranquille, tes poursuivants viendront pas t’y chercher.

Il me serait surement utile, voir ingénieux, de demander pourquoi il est poursuivit. Mais j’admets qu’il a l’air un peu bonnet, dans son monde. Absolument pas agressif en fait, pas tant qu’on ne l’embête pas. Et me concernant, je suis bien loin de l’embêter. Je lui suis même venue en aide même si, d’un point de vu tout à fait extérieur, je lui ai aussi causé le problème dont je l’ai extirpé.

- J’ai le droit de savoir si t’es dangereux ? Pourquoi on te poursuit ? Ah, au fait… Tu m’as toujours pas dit comment tu t’appelais.

Décidément, il est un drôle de spécimen. Haut en couleurs, certes, mais bien amusant. Je trouve qu'il a une fausse candeur bien à lui, surement très bien jouée car je vois mal ce type être aussi blanc que la neige. Mes suspicions ne seront malheureusement pas traitées aujourd'hui, je dois d'abord trouver à manger et à boire et mettre à l'abri ce parfait inconnu... Je me redresse alors, reprenant une longue inspiration, les bras croisés sur mon poitrail.

- Aller viens. On va à mon pseudo repaire, personne ira t'y trouver là bas...

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Mer 3 Jan 2018 - 22:44
A priori la damoiselle en détresse, qui vient accessoirement de me sauver, souhaite passer directement au tutoiement. Qui serais-je pour oser la contredire sur cette familiarité qui peut être à propos au regard de la situation? Surtout moi qui ai toujours fait attention de cultiver une image de Star sympathique et accessible. Je ne note donc de m’adapter à mon interlocutrice sans me défaire de cette nonchalance bienveillante. L’idée d’aller visiter une authentique habitation de survivante me ravit, depuis le temps que je rêve d’indépendance. Aussi, je ne compte pas refuser son invitation, surtout si elle me permet de chanter Let it go pour de vrai et de semer mes nounous pour de bons.

Une gourde ? Bonne question… a oui, c’est Jésus qui est mon porteur d’eau et de collation, d’ailleurs, c’est vrai qu’avec tout ça je vais louper l’heure du gouter. Tant pis, c’est toujours mieux que de finir dans un coffre de voiture. Je fouille quand même sur moi avant de trouver ma flasque de bourbon. Ce n’est peut-être pas pertinent de donner de l’alcool a une femme potentiellement affamée, déshydratée et surtout trop sale pour que je puisse envisager une partie de jambes en l’air.

Après je suis son obligé non ? Et puis, entre être saoule ou être mort faute de manger, il n’y a pas a hésiter non ?

« J’ai peur que dans ma précipitation à quitter les personnes qui me recherchent, j’ai laissé une grande partie de mes affaires dans leur voiture, j’ai dû bourbon cuvé millésimée sinon, même si je pense que cela n’est peut être pas raisonnable avant de t’avoir trouver de quoi de réhydrater »

Les épisodes de Dr Mouse m’ont vraiment apporté beaucoup sur le plan médical, mais pas autant que Gentleman versus Wild World avec Bears Gryll. Tant qu’elle peut parler, c’est que sa langue n’est pas trop gonflée, donc elle n’est pas en déshydratation sévère. Ouai parce que mine de rien, je sais aussi que le bourbon risque d’avoir un rôle de vasodilatateur qui va accélérer le manque de liquide dans son corps. C’était dans un de mes scripts de je ne sais plus quel épisode. Après ne me demandez pas d’expliquer vasodilatateur, je n’en ai aucune idée.

Je lui souris quand elle me demande si je suis dangereux, le genre de sourire façon John Bond, l’agent 0009, un coté mystérieux plein de promesses, le truc parfait pour éviter un banal « je suis tout choupinet ». Je me rapproche juste ce qu’il faut d’elle pour essayer de la troubler par mon charisme et aussi qu’elle me remette. Sans rire, mais d’où qu’elle ne me reconnait pas ? Hey ! Ho ! la blondinette, je suis Dean !! Dean Caulfield !! Tu viens de quelle planète ? En même temps, c’est quand même rafraichissant une femme qui ne sait pas qui je suis, ça aiguise mes sens de chasseur. Je crois que ca peut me plaire et me donner réellement envie d’en savoir plus sur elle.

« Tout dépend de ce que tu considères comme étant du danger. Quant à pourquoi je suis poursuivi, si je te le disais, je serais obligé de te tuer…»


C’est dit avec mon sourire de serial lover qui fait, d’habitude, fondre les femmes et en prime c’est une réplique culte de l’agent 009. Là, impossible qu’elle ne me reconnaisse pas ! Je me penche vers elle, comme si je comptais lui voler un baiser mais au dernier moment, je me retourne pour lui présenter mon dos.

« Je ne pensais pas dire cela un jour, mais, à moins que tu me dises que tu boites à cause d’un caillou dans ta chaussure, je t’invite à me grimper dessus, en tout bien tout honneur, et a m’indiquer la direction afin que nous partions rapidement d’ici. D’ailleurs, Alix, tu ne m’as pas dit, tu viens d’où ? Rassure-moi, tu n’es pas mormone ou un truc du genre ? »

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Mer 3 Jan 2018 - 23:57
Ce type m'épate sincèrement. Il se comporte comme un acteur de théâtre, jouant et répétant ses pièces à venir, semblant avoir appris ses répliques par coeur. Mais me concernant, il semble avoir oublié de me donner le texte de ces dernières pour que je puisse le suivre dans son délire. Même pour m’annoncer qu’il n’a malheureusement sur lui ni eau ni nourriture, il ne parvient pas à le faire simplement. Il me parle d’une petite gourde d’alcool qu’il possède et même si je suis rarement contre un petit verre qui ouvre bien la gorge par son liquide fort, j’admets que cette fois j’ai carrément envie de vomir le contenu malheureusement inexistant de mon estomac serré. Finalement, il daigne prêter importance à mes autres questions. Aussi, quand je lui demande s’il est dangereux et pourquoi il est poursuivi, l’ancien acteur se sent obligé de caler une réplique d’un film devenu culte, sur un agent secret plutôt friand de femmes. Etrangement, le rôle, la gueule et le sourire collent parfaitement avec ce dernier. Il affiche un sourire charmeur à la beau gosse hollywoodien mais encore une fois, je ne réagis pas. Alors que pourtant, je sens d’ici que toutes les fibres de son être me hurle ‘’Hé ! Regarde, t’as vu qui t’as en face de toi ? Je suis un acteur. Un indice ? Un ACTEUR. Je suis Dean ! Dean Caulfield ! Je ! Suis ! Dean !’’ Mais rien n’y fait, je persiste à faire l’innocente. Alors que j’allais me mettre en route sans plus un mot, le blond se remet à parler et me livre un monologue très intéressant, qui se solde par une offre que je ne peux refuser. Il me propose de me porter et ma cheville lui crie aussitôt un grand oui. Affichant un léger sourire amusé de la situation, je hoche la tête. Je fais mine de ne pas avoir vu son jeu ; faire comme s’il allait m’embrasser et grimpe sur son dos. Il peut toujours essayer, c’est avec une main à plat sur son front que je le ferais aussitôt reculer !

Je m’approche ainsi de son dos et suite à une petite impulsion pour me lancer, je m’accroche à ses épaules, gardant son club de golfe dans la main, vu qu’ils a à présent les mains sous mes cuisses. Aussitôt, je serre les cuisses pour ne pas glisser et, tranquillement, je me mets à lui montrer le chemin du doigt en direction d’un bâtiment plus un peu plus loin. On le voit à peine à travers les arbres sauvages et bien fournis, il ne paye pas de mine mais c’est ce côté vieux et désossé qui assure une parfaite sécurité. Aucun survivant ne perd son temps à fouiller un endroit dont il est presque sûr en un coup d’oeil qui ne reste que le squelette du bâtiment ! Calmement, lentement, je trace notre route jusqu’au lieu de tous mes repos depuis peu. Lieu assez éloigné de tout, silencieux et tranquille. Quand nous arrivons devant, je me tortille sur son dos pour lui manifester que je veux retrouver le sol sous mes pieds. J’entre en me baissant, alors que la porte à moitié défoncée tiens à peine en place contre les mûrs côtes à côtes. Je monte un à un les escaliers avant d’arriver enfin dans le squat. C’est un lieu pas vraiment sale, assez bien organisé même avec encore quelques meubles en bons états. J’ai trouvé quelques tissus abandonné dans le coin et je m’en suis servi pour rajouter quelques épaisseurs aux rideaux déjà présents, histoire que même le soir venu, personne ; ni solitaires ni rôdeurs ne puissent me voir de dehors. Les meubles sont évidemment complètement vides, mais en un seul morceau, ils habillent l’espace. Je m’assois sur le matela présent au sol qui a sauvé ma nuit, pose le club de golf contre la table et laisse mon invité s’asseoir sur la chaise qui lui convient le mieux.

- Tu m’as toujours pas dis ton prénom tu sais. Je vais commencer à me poser de sérieuses questions…


J’affiche un petit sourire amical. Je ne dirais pas que je m’attache à lui, mais plutôt que sa présence m’est agréable. Même s’il a ce côté très théâtral et énigmatique, il reste tout de même assez sympa et ne m’inquiète pas franchement.

- Oh et pour répondre à ta question précédente, je suis pas une sectaire chelou, même si j’ignore ce qui t’as fait pensé ça. Je suis une ancienne serveuse et accessoirement, championne de boxe. Les tournois me manquent un peu, mais les mangeurs de chaire sont là pour servir de sac de sable, du moins je m’y risque quand je suis sûr de pouvoir m’en sortir.


Passant doucement les mains dans mes cheveux, je respire profondément. Mon regard se pose sur lui, alors que je l’analyse de la tête au pied. Il n’a pas l’air d’avoir de voiture, il aurait eu la jugeotte de fuir avec surement, ou alors il n’a pas eu le temps de la prendre avec lui. Il a l’air en revanche très propre, peut-être trop pour un vrai solitaire. Il doit avoir un petit groupe avec lui, ou alors peut-être fait-il parti du lab ? Je n’y suis jamais allée et n’ai jamais vraiment rencontré quelqu’un de là bas à part Abel, je ne saurais pas vraiment dire comment en reconnaître ses habitants.

- T’es vraiment un solitaire ? Tu m’as l’air vachement bien entretenu pour un gars qui n’a pas de foyer fixe. Je te retourne ta question mais, tu étais quoi toi, avant l’apocalypse ?


Tout ce que je veux, c’est qu’il me dise enfin son nom...

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Jeu 4 Jan 2018 - 7:32
Faire le baudet ne me gêne pas, ce n’est pas pour ce que pèse la damoiselle sur mon corps savamment musclé et entretenu que je pourrais me plaindre. Et puis, même si elle est en train de ruiner ma chemise, ce que je sens sous le tissu compense largement cette perte. Elle se comporte comme un GPS efficace et nous arrivons vite a la fameuse « cachette ».
C’est pittoresque !!! J’adore trop le coté authentique de ce périple, ça valait la peine de fausser compagnie de mes nounous, je me sens un peu comme sur le tournage de « rendez vous en terre super inconnu », l’équipe de tournage en moins. Ainsi c’est donc ça une habitation de survivant solitaire. C’est spartiate quand même. Et je ne sais pas, mais je crois que c’est aussi bien entretenu que la jeune femme que je viens d’escorter. En fait, au-delà de mes yeux de gosses dans une attraction de Disneyland, j’ai bien conscience qu’il vaut mieux ne rien toucher car c’est écrit TETANOS sur presque tout ici.

Je la vois s’installer sur un matelas a l’hygiène douteuse et j’ai presque envie de lui hurler de ne pas faire ça si elle ne veut pas chopper je ne sais quelle bactérie. Cette femme est courageuse, c’est admirable, vivre dans un tel environnement, ce n’est pas donner à tout le monde. Dire que je n’arrête pas de me plaindre de ne pas avoir un conviviale lit King Size et que l’eau courante ne soit que la bonne volonté de mes nounous pour remplir sa baignoire. Même qu’une fois je n’ai pas pu me laver avant de dormir au motif qu’ils étaient occupés à repousser des morts !? L’excuse quoi !?

La question de mon hôtesse vienne troubler mon immersion dans « vie ma vie de survivante ».  Je reste évasif sur mon prénom, je suis tellement peu habitué a cette situation.

« Appelle moi Dean. »

En même temps, avec ma carrière je crois que je suis capable de répondre a n’importe quel prénom. C’est la magie d’un acteur qui a passer plus de la moitié de sa vie a se faire appeler autrement que par le nom que sa mère lui a choisi. Et puis, après « ils ont coulé le Titanic » les gens ont longtemps continué à m’appeler Jacky.

J’essaye de ne pas hausser les sourcils quand elle m’indique, qu’en plus d’être serveuse, elle était championne de boxe. Je reste a lui sourire comme si j’étais fière d’elle mais en fait je suis en train de scruter des signes que j’ai peut-être minoré son état de déshydrations. Mu par un courage que je ne me soupçonnais pas, je fini par consentir a m’assoir, a coté d’elle sur le matelas crasseux. J’ai l’impression de jouer à la roulette congolaise pour le coup. On peut attraper une salmonellose par les fesses ?

Finalement le Let it go, sans pouvoir magique, c’est pas si top que ça. Surtout que le matelas est loin d’être confort et l’odeur qu’il dégage donne tout sauf envie de s’allonger dessus. Sans mes grands talents d’acteur, je ne suis pas sûr que je réussirais a cacher mon trouble quand a cette situation. Ils vivent tous comme ça les survivants solitaire ? Avec des rideaux moches et pas raccord. Même en imaginant l’endroit un peu plus propre avec des fleurs ou je ne sais pas quoi niveau déco, ça reste moche.

« Je n’ai jamais dit que j’étais tous seul. Je viens d’arriver à Detroit mais je vie dans un petit pied à terre sans prétention, on vient d’emménager, avec mon frère et quelques amis, peut être devrais je t’emmener la bas, il y a de l’eau, de quoi manger et aussi soigner ta cheville. Et hum… merci je crois pour le bien entretenu. Quand à ce que je faisais avant, je te laisse deviner Madamoiselle.»

Je me demande à quoi elle ressemblerait propre et bien coiffée. Sans prévenir je lui prends doucement le poignet, un geste amical qui cache le fait que j’essaye de prendre son pouls, son délire sur la boxe m’inquiète au plus au point. Après je me souviens qu’il ne faut jamais braquer une personne délirante. SI ca se trouve elle a été mordue ? Quoique non elle n’a pas l’air fiévreuse.

«Ton pou est un peu irrégulier et lent, tu n’as pas mangé depuis quand ? »


Le pire c’est qu’a force d’avoir jouer des Toubib, je pourrais être crédible dans ce rôle et j’ai pas mal de bons réflexes. Encore un truc que mes nounous n’arrivent pas avoir. Je la regarde avec intensité en attendant une réponse honnête et en regrettant de ne pas avoir pris ma collation du gouter avec moi pour la partager avec elle.

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Jeu 4 Jan 2018 - 16:18
Je le fixe de mon regard clair, mon attention uniquement portée sur lui. Je suis on ne peut plus soulagée d’être tombée sur lui au final car franchement, il me fait bien rire. Il vit vraiment dans un autre monde, un monde unique et bien à lui. Alors même qu’il est solitaire, je ne suis vraiment pas certaine qu’il ait un jour connu la faim, la soif, la peur de se faire surprendre dans son lit par un mort en plein milieu de la nuit… Au moins, il est amusant et me reboost un peu le moral. Je sais que je ne vais pas mourir, pas aujourd’hui. Je ne me laisserais jamais mourir de toute manière. Le blond, vint finalement à au moins me dire son prénom. Je hoche délicatement la tête, lui signifiant que j’ai en effet compris son prénom, mais rien de plus. Mes yeux restent tel quel et ne s’arrondissent pas, mes lèvres ne forment aucun O, je reste naturelle et sans réagir. Il espérait très certainement que je saute soudain sur mes pattes et que je cris son prénom, véritable révélation, mais rien n’y fait, je continu de jouer l’indifférente, celle qui ne sait pas qui il est. Ca a l’air de lui déplaire, de lui donner un petit coup dans l’égo, mais ce n’est pas grave. Un bien pour un mal, histoire de lui faire un peu dégonfler les chevilles.

Il en vint à me parler de certaines choses, qui me firent aussitôt tendre l’oreille. Il vient m’affirmer qu’il possède une maison, avec de l’eau et de la nourriture évidemment. L’information qui vient à me freiner, c’est quand il évoque le fait qu’il vivait là bas avec son frère ainsi que des amis à eux. Se rejoue une instant dans mon esprit les images glauques d’une première fois que je souhaite oublier … Mais pourquoi. Pourquoi dans ce nouveau monde je dois toujours soupçonner tout le monde d’être un criminel ? Ce type est peut-être juste une star qui a réussis à survivre en faisant jouer ses amitiés, ses relations. Pourquoi faut-il toujours que je soupçonne la moindre de mes rencontres d’avoir trucidé sans scier femmes et enfants. Fort heureusement, le monde n’est pas ainsi. Me reviennent en mémoire le faible nombre de fois où je suis tombée sur des fous avides de sang lorsque j’étais solitaire avant de retrouver mon frère. Et en contre partie, je me souviens de tous les visages amicaux de Fort Hope, je me souviens des solitaires aimants qui n’avaient aucun mal à partager leur nourriture avec moi si je les conduisais un peu plus loin sur les routes. Le monde malheureusement a fait le trie pour tuer les plus faibles, mais bien heureusement, a fait naître dans le coeur davantage de monde la bonté et le partage, l’entraide et la sollicitude. Et bien au delà de toutes ces raisons ; le danger, l’aventure et la curiosité semblent être mes appâts de choix.
Sa main se pose soudain sur mon bras, tandis qu’il cherche mon pou.

- Je n’ai rien eu de réellement consistant à me caler sous la dent depuis deux jours. Environ.

Je soupir légèrement, regardant ailleurs avant de finalement récupérer mon bras. Je suis sincèrement curieuse de voir où ce type habite et surtout de pouvoir grassement abuser de son eau et de sa nourriture. Je suis arrivée à un point où je pourrais manger une poule vivante, un coeur cru, qu’importe. Car même si mon dernier morceau avalé remonte à il y a deux jours, il s’agissait là de trois barres énergétiques que j’avais trouvé et qui avait un goût assez rance dû à leur ancienneté. Je soupir doucement, alors que je me surprend à repenser à mes vrais repas que je partageais avec mon ainé. Le pauvre doit me croire morte, il serait raisonnable de ne pas traîner de trop pour rentrer même si c’est ce que je cherche à faire depuis une semaine sans réussir à retrouver mon chemin ou pire, sans réussir à ne pas en être écarté. C’est là que je me rends compte que ma voiture m’aurait été sincèrement utile bordel.

- C’est d’accord.

Mes mots sont simples, soudains. Je n’ai plus peur de ce qui pourrait m’arriver là bas, j’ai besoin de repos, d’une douche pour éviter l’infection de mes multiples coupures et de manger avant de tourner de l’oeil à tout va. Mes yeux se réorientent vers lui, alors que mon regard a changé. Il n’est plus bienveillant, il n’est plus indifférent, il est déterminé. Je vais suivre ce parfait inconnu dont j’ignore tout, je vais prier pour que ça ne soit pas un piège et tendre les bras à une bonne douche s’il m’en laisse le loisir. Me relevant avec une crise, je le fixe toujours, lui qui m’avait finalement rejoint pour s’asseoir à mes côtés.

- Emmène moi chez toi. J’ai besoin d’aide, même si ça me file un coup à l’égos de l’admettre devant un type qui paraît si sûr de lui. Je me recule un peu avant de sourire légèrement. Et pour ton métier… Je crois que j’ai deviné. L’air sûr, le côté théâtral, les fringues bien propres. T’es styliste ?

Tu effleures mon égos, je viens mordre le tiens.

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Ven 5 Jan 2018 - 18:20
Je regarde avec gravité et profondeur Alix. La tête du Dr Mousse quand les patients acceptaient de se confier a lui. Je résiste a l’impulsion de lancer « c’est un Lupus » comme a chaque épisode avant de trouver une pathologie plus affreuse après moult tronçonnages de patients. Je me suis toujours demander, d’ailleurs, si pour certain cas, les patients n’auraient pas préféré crever tranquillement plutôt que de se faire charcuter avec des répliques salées d’un docteur mamour pas si mamour que ça, pour, au final, apprendre qu’il avait une maladie auto-immune qu’on ne pouvait pas soignée.

Ca m’a pas rendu hypocondriaque comme aime à se moquer mon frère, mais je suis attentif a ma santé et je fais d’autant plus attention que pour passer un scanner de nos jours ca risque d’être compliqué. Sur ces bonnes pensées, je continue à regarder Alix comme si elle était la seule créature ayant de l’importance dans l’univers.


Je n’ose pas trop poser la question de comment on trouve de la nourriture de nos jours. Déjà avant mon assistante s’en occupait, maintenant c’est mes nounous, mais je suis motivé à essayer ? Ca ne doit pas être si sorcier que ça pour qu’une pauvre femme seule arrive a le faire depuis des années. Il faudra juste qu’elle m’explique.

Mince… elle veut aller chez moi. Toutes les mêmes. Quoique non puisqu’elle ne semble vraiment pas me connaitre. J’ai du mal a réaliser que c’est possible mais j’aime cette sensation nouvelle d’être libre d’être autre chose que l’idole parfait des gens, l’homme qui ne doit jamais faillir a son image, celui qui ne se sert de son anus que pour péter des paillettes… un peu air de Let it go retenti en moi quand je me redresse, le torse bombé d’héroïsme et aussi de plaisir, parce que, mine de rien, ca fait quand même sacrement plaisir qu’enfin quelqu’un se rende compte de mon bon gout vestimentaire. Quand je vois des sentinelles en jogging basket aux couleurs même pas accordé pour bloquer des zombies, j’ai vraiment envie de me dire que l’humanité est perdue.

Je prends la main de la jeune femme et la regarde avec autant de ferveur que si j’allais lui demander sa main.

« Alix, il n’a jamais été envisageable que je te laisse mourir de faim ici… »

C’est juste que ça me semble quand même un peu rapide pour lui présenter mon grand frère. Sam n’a pas l’air comme ça, mais il est vieux jeux et fait attention a mes fréquentations. D’après maman sans lui j’aurais eu encore plus de pension alimentaires a payer.

« Il y a juste quelques détails qu’il faut que l’on aborde. Tu te souviens que je t’ai dit vivre avec mon frère ? J’ai peut-être mal choisi mes mots. En fait je vie plutôt CHEZ mon grand frère qui est, parfois, un peu… comment dire ça, protecteur et plein de grand principe avec moi. »

Je soupire avec un sourire aux lèvres que seuls les gens qui ont des grands frères aussi formidables que Sam pourront comprendre. Je lui lâche la main et prend ma mine pensive d’homme qui réfléchit intensément.

« J’imagine que je te trouverais facilement un petit travail quand tu seras remise, dis-moi, tu sais chanter, danser ou faire une prestation artistique ? tu n’étais pas loin de mon activité actuelle en me pensant styliste, je le suis un peu mais la famille s’est recyclée dans le monde du spectacle. Enfin, peu importe, on verra ces détails quand nous auront régler le véritable problème qui nous sépare d’une collation bien méritée… et aussi un bain je pense. As-tu as un véhicule ? Non pas que je ne suis pas motivé pour te servir de monture, mais pour le coup, j’ai peur de ne pas tenir la route jusqu’au bout. »

Et l’idée d’aller me rendre a mes nounous pour qu’ils nous servent de taxi ne me plait pas trop.

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Ven 5 Jan 2018 - 22:48
C’est là, maintenant que je commence à entendre mon coeur battre dans mes oreilles que je me rends compte de quelque chose. En effet, mon rythme cardiaque est bas, très bas. Mon corps entier semble fonctionner au ralenti, comme celui d’un ours qui prend plusieurs kilos avant l’hiver pour hiberner alors que me concernant, je maigris et m’assèche pour frôler sans le vouloir la mort. Peut-être que j’essaye de ne rien voir, peut-être que j’essaye de faire comme si je ne savais pas que ma cheville foulée est finalement un réel handicap qu’il me faut soigner ou un matin, je me réveillerais surement avec bien plus qu’une simple entorse, à peine capable de poser le pied à terre, plus capable de sortir explorer ces foutues ruines pour trouver de quoi subsister une minute, une heure, un jour de plus. Un stresse et violent me tord l’estomac alors que je réalise ; je vais mourir.
Une main rencontre soudain la mienne, me sortant de ma spirale infernale et douleureuse de terreur. « Alix, il n’a jamais été envisageable que je te laisse mourir de faim ici… » Mon regard se fixe dans le sien. C’est une nouvelle salvatrice pour moi, je n’en espérais pas moins. Mon coeur se serre un peu, c’est définitif, je n’ai plus peur de ce qu’il va m’arriver si je le suis. Il en vint finalement à m’avouer ne pas être chez lui mais plutôt chez son frère, qui est quelqu’un de protecteur. Je pense qu’il ne verra en moi pas un très grand potentiel de dangerosité. Ce qu’il y a de pratique, c’est que déjà avec la gueule que j’ai il m’est peu probable paraître dangereuse et surtout qu’être sérieuse dans mon rôle de championne de boxe est impossible.

- Je n’ai pas forcément besoin que tu me porte. Malheureusement, je n’ai pas de véhicule…

Je me frotte le front et ramène mes cheveux en arrière. Je les attache avec l’élastique ridicule et détendu que j’ai trouvé dans une maison voisine. Là déjà, j’ai moins chaud.

- Je marche depuis une semaine sur ma blessure, je pense que quelques kilomètres de plus ne me tueront pas.

Je dis ça, alors que ma cheville me fait de plus en plus mal, mais je me dis que si j’ai le droit une fois arrivée à un total confort, rien n’est trop beau. Je n’aurais jamais tout ce que le blond me promet en plusieurs semaines de fouilles ! Avec un peu de chances, je pourrais me reposer un temps là bas avant de rentrer à Fort Hope. Si seulement les téléphones existaient encore, tout cela ne me serait pas arrivé. J’aurais tout simplement envoyé un message à mon frère du genre ‘’Je suis pas morte, stp je reste sur les décombres tu peux brûler la croix dans le jardin que tu as mise pour moi et venir me chercher ? Merci Bro à toute.’’ Mais non. Au lieu de ça, il faut que je galère comme pas possible à juste savoir où je suis précisément et à savoir comment rejoindre le camp sans me retrouver seule la nuit, parfaitement démunie. La proposition de Dean tombe ainsi comme un cadeau du ciel.

- En revanche… Tu permets ? J’aimerais beaucoup me servir de ton club comme d’une canne éventuellement. Histoire de minimiser les blessures supplémentaires.

Je suis déterminée. Même si je dois m’y rendre en rampant j’irais ! Je tiens à mon repas, je tiens à mon eau, je tiens à une possible douche. Je ne supporte plus l’odeur horrible d’humidité et de transpiration sur mes vêtements, je ferais tout tremper dans mon bain et attendrais que ça sèche s’il le faut.

- En route ?

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Sam 6 Jan 2018 - 11:36
Bon a priori, soit elle est sur d’elle question chanson, soit elle est vraiment au bout de sa vie. Mais être acteur c’est aussi connaitre les palettes d’émotions humaines, savoir décortiquer les choses pour s’en imprégner et mieux savoir les restituer à bon escient lors des différents rôles. J’arrive a entendre le vrai message derrière le show qu’elle me donne : elle est désespérée.

Je me tâte a lui expliquer quand même la façon assez personnelle de sceller les contrats de travail de mon frères. Personnellement quand il m’a dit qu’on allait me marquer au fer rouge, j’ai vraiment cru qu’il rigolait, d’ailleurs j’ai ris moi aussi, mais mon hilarité s’est rapidement dissipée quand j’ai eu le droit au fer brulant dénaturant irrémédiablement ma perfection épidermique. Je ne suis pas sûr que le terme soit approprié, mais quand j’ai repris conscience, parce qu’il est possible que j’ai pu avoir un moment de « méditation », je me souviens avoir immédiatement dit qu’on m’avait défiguré l’épaule. Ce n’était pas la douleur le vrai souci. Mais bien la marque en elle-même.

Non ce n’est pas le moment, on gèrera bien assez tôt. De toute façon on a pas le choix. Je fais un petit « non pas bien » quand elle me dit avoir marché sur sa blessure. Si elle avait mieux regardé les épisodes de Dr Mouse, elle saurait que c’est le meilleur moyen d’aggraver les choses. Ralalala ces femmes. Elles n’écoutent rien et en font toujours qu’à leur tête. Ca mériterait des fessées autant de bêtises. Enfin pas si je risquais de l’achever et d’attraper le tétanos dans la manœuvre.

Je souris de sa naïveté quand elle semble réellement penser que l’on peut aller a pied jusqu’à la patinoire de ce petit patelin paumé. Ca me touche qu’elle m’imagine aussi merveilleux et capable que superman, mais, quelque en soit mon degrés de divin, je n’en reste qu’un homme. Enfin non pas un simple homme, presque un demi Dieu, mais pas superman. Je n’ai pas eu le role.

« Ce ne sont pas que les miles qui risquent de t’être fatale, mais plus ce qui rodent dans les ruines, aussi bien vivants que morts, les rues de Detroit ne sont pas sures… »


Du moins d’après ce que n’arrêtent pas de me répéter mes nounous. Et puis j’ai pas les bonnes chaussures pour faire une aussi longue route en admettant que je sache me repérer sans mon chauffeur. Mon sourire se meurt et je reprends mon air sérieux quand elle aborde avec desinvolture, un sujet qui la dépasse. Faire une canne avec mon Wedge Cobra Golf F-MAX !! C’est de l’hérésie. Ce n'est pas pour rien que la traduction du mot GOLF est "gentlemen only ladies forbidden". C'est un sport de precision, de concentration et de force, tout ce qu'une femme ne sait pas faire.

« Je préfère que l’on laisse mon Wedge Cobra Golf F-MAX Edition personnalisée à porter de ma main pour nous défendre, ça serait plus sûr. Et puis je ne suis pas un homme qui laisse une femme manipuler si facilement sa tige par une autre personne. Celle a été faite sur mesure tu sais? »


Doucement, je lutte contre mon instinct de préservation et je me rapproche d’elle pour la faire assoir sur le lit de fortune. Mieux vaut qu’elle économise ses forces. Je sens très rapidement qu’elle n’a pas de salle de bain dans son repaire et que le matelas ne doit pas l’incommoder tant que ça. Je dois absolument sauver cette jeune femme d’une mort atroce dans un tel état de crasse. Ça serait inhumain.

« Alix, tu es épuisée et la faim te rends déraisonnable. Mais je vais te demander un peu de patience et de confiance, je vais aller nous trouver un moyen de locomotion et je reviens te chercher. Si tout va bien avant la tomber de la nuit tu n'auras même pas a choir entre manger et prendre un bon bain chaud, tu pourras faire les deux en même temps... Tu veux bien me laisser un peu de temps? D’accord ? »

Je lui lance un regard plein d’espoir à faire pleurer d’envie le petit chien de la pub pour la SPA.

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Dim 7 Jan 2018 - 13:19
Le blond me fascine finalement beaucoup. Je n’avais jamais croisé de survivant comme lui avant. Je ne prends évidemment pas la peine de lui dire parce que moi même, je ne suis pas sûr de savoir si c’est un compliment ou non. De toute façon, qu’importe ce que je pourrais lui dire, je pense que sa grosse tête transformerait ça en compliment ! C’est peut-être son don en actoring qui fait ça mais certaines de ses paroles me touches un peu malgré tout, comme si elles étaient imbibées d’une émouvante et naïve sincérité. En effet, le blond semble assez théâtral et je n’arrive pas à me rendre compte de qui il est vraiment. Si cela se trouve, il joue un rôle depuis le départ et est parfaitement conscient de tout. Peut-être que tout est un mensonge, qu’il a parfaite conscience de ma faiblesse actuelle et qu’il va tout simplement me tuer quand j’aurais le dos tourné mais pour l’instant et tant qu’il est là, qu’il se dit prêt à me venir en aide, je me rattache simplement à lui car il est l’espoir le plus plausible de me requinquer rapidement. Avec des gestes lents et pas trop prémédités de mon côté, il vient me forcer à me rasseoir délicatement sur mon lui de fortune et reste debout. Il me fait l’éloge de son club de golf, alors que je retiens un petit ‘’mariez vous ?’’ ou encore un bien plus sale ‘’le manche, il est propre ?’’ mais je me rends rapidement compte que même si ça me ferait marrer de voir son visage se décomposer en un quart de seconde, je peux comprendre ce que c’est que d’être attaché à un objet. Surtout que je ne connais pas l’histoire derrière, si ça se trouve c’est un cadeau vu qu’il est personnalisé.

Ses dernières palabres me laissent sans voix et je ne peux que hocher doucement la tête. Il m’affirme simplement qu’il va revenir me chercher en voiture et je lui fais étonnement confiance. Il est calme et comme je suis une vraie éponge à émotion, ça m’apaise aussitôt. Je reste ainsi assise, sans un mot de plus et sans marchander. Je le laisse quitter les lieux et soupir grassement. Je retire ma veste et la roule en boule. Je la cale sous ma tête et m’allonge. Mes yeux se ferment, un soupir de satisfaction franchit la barrière de mes lèvres. Je suis calme, soulagée. Je décide de rester là, de me détendre jusqu’à son possible retour. Je suis de toute façon fatiguée, un peu de repos ne me sera pas de trop, surtout s’il ne revient finalement jamais. Pour aujourd’hui, s’en est finie de sortir. Je vais faire en sorte de faire une nuit de douze heures et de me réveiller demain quand le soleil se lèvera à peine sinon, je me réveillerais quand Dean reviendra pour m’emmener chez lui d’ici quelques heures.

J’espère rapidement pouvoir rentrer à Fort Hope. J’espère rapidement retrouver mon frère, lui qui le pauvre, me pense moi aussi morte. J’espère franchement que mon retour après ces quelques jours d’absence lui sera salvateur. Comme quoi les miracles existent, je lui serais bientôt rendue, sa soeur n’est pas morte. Etrangement, c’est là que je me rends compte que certains autres habitants du camp me manquent. Je ne suis pourtant pas super sociale, mais simplement voir autant de survivants s’entraider, me fait finalement quelque chose. J’admets être du genre assez pessimiste, mais pour le coup cette fois-ci, je me dis que Fort Hope est finalement un vrai havre de paix, bâti au prix de la sueur et de la force d’une communauté. Logan a les épaules pour ça, je me dis même que lui seul pouvait réussir un tel exploit. Rallier des gens sous la même bannière n’est pas chose facile, surtout quand ils ont peur, que leur instinct leur dicte de survivre, de protéger leur vie à eux avant de protéger celle des autres. Je respire doucement, essayant de me détendre mais alors que je pensais avoir du mal à m’endormir, les ténèbres chauds et apaisants viennent vite m’entourer.

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Mar 9 Jan 2018 - 20:53
Qu’elle me fasse confiance me semble presque naturelle. Je n’imagine même pas que cela puisse être parce qu’elle est suffisamment désespérée pour faire confiance a n’importe qui, mais plus que l’on ne peut que faire confiance à un homme aussi fantastique et rassurant que moi. Rien que le nombre de rôles héros que j’ai fait plaide dans le fait que je sois fiable non ? D’ailleurs, même moi j’ai confiance en moi.

Après un baisemain en bonne et due forme, donc avec un grand soin d’éviter que mes lèvres touchent ne serait-ce qu’un peu la peau de ses mains pas très propres, je lui lance un regard plein de promesses. Lesquelles ? bah ca je ne sais pas, je sais que ça plait aux public féminin mais je leur laisse décider ce qu’elles veulent y voir. On ne peut pas tout faire hein ?! Je la quitte d’un bon pas en me regardant compte, en route, que non seulement je ne sais pas vraiment m’orienter, mais qu’en prime, je n’ai pas de plan.

J’hésite à retourner auprès de la damoiselle en détresse pour trouver une autre idée que d’aller négocier avec mes nounous, du genre qu’elle m’explique la vie sauvage d’un super survivant, car je ne saurais certainement jamais qu’un survivant moyen, pas moi, pour que je lui trouve de quoi se sustenter. Mais l’idée de devoir dormir sur son matelas plein de bactéries me révulse a tel point que j’opte pour prendre le risque d’être rabroué par les sentinelles de mon frère.

Je n’ai pas de mal à retrouver mes poursuivants, enfin, ils me tombent dessus alors que je suis en train de chercher mon chemin pour partir à leur recherche, mais au final, ça revient au même. A voir leur tête de constipés, je sens que je ne vais pas passer un bon moment. Heureusement, grâce a mes dons d’acteur, j’arrive a leur faire avaler que j’ai mon talkie sur moi, pourvu qu’ils n’aillent pas vérifier dans les poches de la veste, et que j’ai eu Sam qui est très très très attentif à ma qualité de vie avec eux. Je ne dis pas que Sam ne l’est pas en vrai, mais j’ai cru comprendre que ma petite lubie sur l’indépendance et la vraie vie avait tendance à l’agacer. Des lors, au nom de ma préservation, il a quelque peu donnée carte blanche a ses hommes pour me « remettre dans le droit chemin ».

Au moins, ils doutent. J’enfonce le clou en les baratinant sur une mission de sauvetage secrète, une extraction de vestale… et là, je sens qu’au nom de leur propre survie, j’ai presque gagné. Le fait que leur coffre est rempli de trouvailles finit de les convaincre que je vais voyager dans de bonnes conditions. C’est donc en voiture, avec 3 sentinelles, que je retrouve la cache d’Alix. Ils acceptent de rester dans le véhicule, prêts à nous couvrir si ça part en vrille avec les choses mortes et crades qui trainent. Je retourne donc, grand sourire aux lèvres, auprès d’Alix pour lui annoncer :

« Votre voiture avec chauffeur est avancée Mademoiselle, si vous voulez bien vous appuyer sur moi, je vous escorte, et, au passage, je préfère te prévenir que nos chauffeurs ne sont pas des grands bavards, mais au moins, ils vont nous ramener à la Maison. »

Je lui tends la main pour l’accompagner, telle une starlette sur le tapis rouge qui a opté pour des chaussures aux talons trop audacieux et qui a donc besoin d’une canne vivante. Dans peu de temps nous seront à la patinoire et je sais, d’avance que je vais immédiatement commander de l’eau chaude dans ma baignoire de fonte, que je ferais récurer après, et des vêtements propres. Le look Vestale devrait bien lui aller si elle est blonde, avec la saleté j’ai du mal à savoir si c’est pas plus châtain cendré ou marmotte crevée.

Pour la nourriture, je ne m’inquiète pas, on arrivera a temps pour la collation du gouter, je ne devrais même pas a avoir a demander. Tout le monde sait que je suis chonchon sans mon gouter.

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Ven 12 Jan 2018 - 16:33
De mon repos tant rêvé, j’émerge rapidement, presque brutalement. Mes muscles se tendent alors que je me réveille en sursaut. Finalement, il semblerait que le blond au talent théâtral très prononcé a tenu sa promesse et qu’il est revenu me chercher. Je ne l’entends pas, mais le bruit de voiture dehors, la personne qui entre seule dans mon bâtiment délabré alors que le moteur tourne encore à l’extérieur, m’indique qu’en tout cas, la personne qui s’approche de moi sait ce qu’il veut et où il va. Je m’assois et avant qu’il n’arrive, enfile ma veste, qui me servait jusqu’ici d’oreiller. Je souris très légèrement en l’entendant monter les marches. Il a tenu parole et est revenu. C’est pour moi un salut, même s’il n’en a pas forcément conscience. Je finis pas me lever, avant qu’il n’arrive à ma hauteur, me frottant doucement le visage, franchement soulagée de la tournure des choses. Il me tend sa main, m’affirmant que je peux m’appuyer sur lui, que la voiture qui attend dehors est pour nous. Finalement, il m’aide tranquillement et patiemment à descendre et enfin, à sortir carrément du bâtiment. Mes yeux clairs balayent l’espace alors que je vérifie par réflexe si autour de nous, il n’y a pas de mangeur de chaire. Ces immondes parasites sont quand même vachement flippants et répugnant. Même s’il m’arrive plus souvent de les entendre ou parfois même de les sentir dans le pire des cas avant de les voir, les alentours semblent calmes. Rien ne semble pouvoir empêcher mon chemin ; je suis censée pouvoir avoir accès dans quelques temps à un vrai repas, un bain et peut-être même un lit. Un pas après l’autre, faisant craquer les feuilles et les brindilles sous mon poids, j’atteins finalement la voiture, toujours assistée par l’acteur de talent.

Une fois la porte ouverte, je me glisse tranquillement sur la banquette arrière, la place du milieu. Je laisse Dean prendre place et pose la tête sur mon repose tête derrière moi. Je sais que ces trois gars sont pas bavards et de toute manière, vu leur gueule je ne suis pas vraiment sûr d’avoir envie de stimuler la conversation. Aussi, je me contente d’un silence, d’un simple merci concernant le taxi, mais sans plus. Je regarde vers Dean, observant le chemin qui défile par la fenêtre mais surtout ce qu’il s’y passe. Il nous arrive, une fois la route rejoint, de croiser quelques mangeurs de chaires. Ces merdes ne sont jamais bien conscientes des risques qu’il leur en coûte de se promener sur les chemins de goudron, mais ces idiots ne semblent pas aptes à esquiver le danger. A y réfléchir, il ne s’agit là que de charognes, elles-mêmes gourmandes de charognes. Ils possèdent encore un cerveau, mais celui-ci doit être déconnecté ou encore mieux, réduit en bouillie. Cette dernière hypothèse semble malheureusement moins potable, car j’ai déjà vu avec dégoût des morts marcher, alors même qu’il leur manquait un bout de crâne et qu’on pouvait voir leur cerveau, enduit de poussière. J’ai un léger frisson de dégoût en pensant à ça ; des feuilles mortes et de la terre sur un cerveau. Comment c’est possible ? Ces machins ne doivent même plus sentir la douleur. Je lance quelques regards discrets vers Dean, profitant du calme du lieu pour l’analyser en silence. Il m’intrigue, car je me demande quel a été son parcours juste ici. Il a vraiment l’air maniaque mais il faut avoir les moyens de l’être. Ses vêtements coûteux viennent donc à me faire poser une sérieuse question, est-ce qu’il a trouvé une forme de business qui lui permet de vivre aussi bien ? D’après ce que j’ai compris, il ne fait pas partit du laboratoire et je sais de source parfaitement sûr qu’il ne fait pas partit de Fort Hope. Alors, d’où vient-il ? L'existence d’un nouveau groupe nous aurait-il échappé ?

Je me redresse un peu et soupir, de nouveau la tête remplie de questions en tout genre. J’aimerais bien les lui poser mais trois principales raisons m’en empêchent. Numéro un, trois gorilles sont présents avec nous. Numéro deux, j’ai déjà pu constater que Dean avait la fâcheuse tendance à éviter les questions qu’on lui adresse directement et qui ne lui plaisent pas et numéro trois, je tiens trop aux récompenses qui m’attendent pour leur offrir une raison d’arrêter le véhicule pour m’abandonner sur le bord de la route. Aussi, je fais le choix de ne poser qu’une question à Dean, une simple question qui trahit malgré tout ma curiosité sur la destination.

- On est loin ? Tu ne m’as pas vraiment dit où c’était. Ca va prendre combien de temps ?

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Dim 14 Jan 2018 - 20:14
La route me semble longue et pesante avec les nounous et leurs regards en coin. Ils sont certainement en train de peser le pour et le contre des bobards que leur ai servie sur la fameuse vestale que Sam veut à tout prix. C’est vrai qu’Alix ne paye pas de mine mais sa crasse lui offre au moins le bénéfice du doute. Je suis presque a ricaner intérieurement en me disant qu’ils doivent avoir peur d’être en présence de la future Mme Sam.
Je ne la sens pas très rassurée, c’est vrai qu’être la seule femme dans une voiture remplie d’homme, ca sonne comme une intro de la série mépris criminel croisée mauvais film x. J’essaye de lui sourire pour la rassurer et fini par glisser, ni vu ni connu, ma main dans la sienne. Une nouvelle preuve de mon abnégation dans ma quête de savoir être proche des gens simples, parce que rien qu’avec ce geste, je sens que je risque le typhus ou le choléra, voir les deux. Je résiste à l’envie de lui demander son carnet de vaccination ou a faire le tours des nounous pour savoir s’ils ont un gel antibactériens quand Alix qui, pour le moment, semblait être en pleine réflexion, me faisant encore plus douter de sa couleur ses cheveux, brise le silence aussi incommodant que son odeur.

Si pour le moment j’avais gardé les lèvres close, plutôt presser de quitter cet espace réduit pour qu’Alix plonge dans un bain, j’ai bien peur de devoir risquer un haut le cœur pour ne pas paraitre impoli. C’est toujours avec mes talents admirables d’acteur que je prends sur moi.

« Nous allons vers le césar aréna, votre patinoire locale, moi et mon frère somme en train d’y aménager un temple dédié au divertissement afin de permettre aux survivants de pouvoir faire autre choses que juste survivre, c’est presque le socle du début d’une nouvelle ère…. »


J’en parle avec fierté, pas seulement pas que c’est mon frère qui a eut cette brillante idée, mais aussi parce que je suis convaincu, a force de tourner des péplums que les jeux du cirques ont été la transition entre la préhistoire archaïque et le début d’une civilisation aussi puissante que Rome.

« Regarde on arrive. »

La voiture ralentie pendant que l’on passe les palissades de sécurité. Sam pense vraiment a tout. A peine arrêtée, je saute, presque de la voiture pour aider Aix à en descendre. Je remercie aussi mes nounous dont la mine crispée n’incite à ne pas trainer ici.

« Un grand merci mes braves, vous avez fait du bon boulot, maintenant veillez a ce que nous ayons, Miss Alix et moi-même, un bain chaud prestement et une collation digne d’une reine ! »

Je leur fais un clin d’œil amusé devant leur mâchoire crispée.

« Je ferais pas à mon frère de votre grande coopération dans ce sauvetage héroïque bien sure. »

Je pense que c’est le moment de soigner ma sortie. Soulevant Alix dans mes bras, je ne suis plus a sa prêt maintenant que le je sais que le bain est proche, je la fait pénétrer sur dans le temple de l’amusement que nous avons lancé Sam et moi. En journée, il n’y a pas ce mystère auréolé de dangers que nous soignons avec la nuit et l’arrivé du publique, c’est plus bonne enfant de voir des gens s’entrainer a une parodie de combat qui doit paraitre vrai. Pour les hunger game, les compétiteurs sont loin des regards dans les sous-sols, eux, ils n’ont pas vraiment besoin de mes services ou d’entrainement, ils ne bénéficient de mes prestations que pour le décorum ou le relooking.

Je croise plusieurs personnes qui me saluent amicalement. Il y en a au moins qui ont conscience de mon travail ici. D’autres m’apostrophe pour des broutilles.

« Merci Dean pour l’enchainement Miniums !!! ÇA rend trop bien ! Ce soir on va tout déchire !
-Ça ne peut qu’être formidable mais pense a garder l’ouverture dans ton jeu de jambes, sinon tu risques un mauvais coup.»
-Dean quand tu auras 5 minutes, j’ai un souci avec mes spartiates, je ne trouve pas de jambière qui va avec.
-Vois avec Malou pour qu’elle t’en trouve en cuir souple, dis-lui les rouges. »


C’est donc en réglant mille et uns détails que j’avance vers ce qui me sert d’appartement avec Alix dans les bras. Je suis patient et je veux que le show soit à mon image : parfait. Je fini, enfin, par atteindre mon humble refuge. Depuis la fin des travaux je n’ai qu’une suite d’a peine 40 m2 décorés comme j’ai pu avec les moyens du bord. Bon après ce que j’ai vu dans son antre, je pense que j’arrive a ne pas être trop complexé par la médiocrité de mon intérieur.

Jésus a déjà fini de remplir la baignoire a pied d’eau brulante, je pose Alix sur le canapé, devant une table basse bien garnit de nourriture avant de me risquer un doigt dans le bain.

« J’ai peur que cela soit un peu chaud. Bon, tu veux de l’aide pour aller manger dedans ? J’ai de quoi te frotter le dos ! »

Je lui dis ça en toute innocence et avec un grand sourire. Cela peut paraitre étrange, mais je ne suis pas vraiment pudique. Imaginez les scènes d’amour dans les films ou en vrai vous rester à poil pendant des heures devant toute une équipe de tournage. Acteur, ce n’est pas un métier pour les prudes ou les gens qui n’assume pas leur corps.

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Dim 14 Jan 2018 - 21:19
C’est le bouquet. Déjà, que je me sens horriblement oppressée dans ma situation actuelle, voilà que le blond, censé représenter mon sauveur dans l’instant présent, glisse sa main contre ma jambe, en profitant pour attraper ma main. Je lui lance un très bref regard en biais avant de fixer à nouveau la route. Je ne sais pas quoi penser, c’est définitif. Je suis pourtant sûr qu’il est conscient que tout ce qu’il fait est déplacé. On ne fait pas ça à une parfaite inconnue et pourtant, il semble s’en amuser, jouant et feignant l’homme qui ignore tout. Il fait comme s’il était stupide et innocent mais je suis certaine que tout ça, il le fait avec une petite idée derrière la tête. Malheureusement pour lui, je ne suis pas femme à vendre mon corps. Si je m’envoie en l’air, c’est parce que j’en ai envie et pour le moment, il fait partit des amuses gueules qui ne m’intéressent pas. Il m’explique simplement, que son frère et lui ont donc investie l’ancienne patinoire et que c’est là-bas que se dresse leur royaume. Je reste assez calme, jusqu’à ce que la voiture s’arrête. Dès que cette dernière arrête d’avancer, le blond saute de la voiture, me tendant la main pour m’aider, que je saisis, non sans une tension toute particulière dans le regard, à son égard. Je descends et me redresse, la majorité de mon poids sur ma jambe valide alors que je l’écoute encore partir dans son tripe théâtrale, en s’adressant aux autres types présents dans le taxi. Je suis persuadé, à voir leur gueule, que c’est eux qui le poursuivaient précédemment. Soudain, il glisse son bras sous mon dos et l’autre, sous le pli de mes genoux. Je me tends aussitôt, la mâchoire complètement bloquée, crispée. Il se met à me balader contre son torse, dans les couloirs, comme un vulgaire sac de fringues. Des gens viennent le voir, lui pose des questions un peu étranges. Je regarde autour de moi et crois comprendre ce que le comédien fait ici. On dirait des costumes, des chorégraphies, des mises en scène. Le catch mélangé au spectacle sur scène et aux arènes de combat romaines ? Je comprends mieux comment il peut faire pour être toujours si bien habillé. Je le laisse ainsi me balader de partout, fulminante à l’intérieur que deux choses se passent ; soit les interlocuteurs de mon âne porteur m’ignorent, soit ils me regardent avec un regard que je n’apprécie que peu.

Notre périple s’arrête enfin, lorsque nous passons une porte. Cette dernière s’ouvre, sur un endroit prêt à me faire rougir d’envie. Il est, selon mes besoins, moins agréable que la maison de mon frère à Fort Hope, mais bien plus agréable que le refuge poussiéreux que je me suis trouvée dans les ruines. Ma mâchoire est tout de même toujours tendue, alors que je fixe le blond, lorsqu’il me dépose dans le canapé. Il va toucher l’eau chaude, du bout de son doigt. Il m’informe que le bain est trop chaud, mais la suite est encore pire. Me frotter le dos, sérieusement ? Je reste simplement assise un instant, faisant le tri dans informations qui se bousculent dans ma tête. Très étrangement, même si je n’ai pas confiance en lui, je n’éprouve aucune peur. A voir sa tête, son air, j’ai vraiment l’impression qu’il vit dans cet univers de mort, comme il vivait autrefois ; bien. J’ignore s’il s’est déjà servi ce ne serait-ce qu’une fois de son club de golf, mais je ne suis pas sûr qu’il ait un jour dû tuer qui que ce soit. Je regarde l’étalage de nourriture devant moi, même si je meurs de soif et de faim, ça serait un vrai sacrilège de manger avec des mains aussi sales. Qu’importe si l’eau est encore un peu chaude, je ne pense pas mourir brûlée en y rentrant. J’aime de toute façon quand c’est bien chaud.

- La prochaine fois que tu me tripote sans y être invité, je te castre.

Simple, efficace, clair, précis. Je me lève aussitôt et toujours en le fixant avec un regard empli de défie, je retire mes vêtements, sauf mes sous-vêtements. Je me doute parfaitement qu’à défaut de toucher, mater fait partit du contrat, aussi, je ne le menace pas plus. Je pense que mon avertissement était clair, il n’a pas intérêt à poser sa main sur moi. Même si je ne suis pas spécialement pudique, j’admets qu’une certaine peur me tord l’estomac. De lointains souvenirs d’un viol, me reviennent en mémoire. Mais fidèle à moi-même, je fais mine de rien, je parais forte, joues l’allumeuse… Rien de bien extraordinaire en fait. Lui tournant le dos, je m’approche rapidement de la baignoire, véritablement impatiente de me plonger dans ces eaux, mystérieusement propre. A Fort Hope, on n’a pas d’eau chaude. Aussi, un dernier bain de ce style remonte à l’avant apocalypse. Une jambe après l’autre, je monte dans la baignoire. Mes mains sur les rebords, je me glisse dans l’eau, jusqu’aux épaules. Par le même biais, je lâche mes sous-vêtement, si c’est pas merveilleux ça… Je penche la tête en arrière, venant frotter ma tignasse avec énergie, faisant bientôt subir le même sort à mon visage, ainsi qu’à mes bras pour commencer. Mes yeux clairs viennent finalement se poser sur le blond.

- J’espère que t’espérais pas une turlute en échange de tout ça ?

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Mar 16 Jan 2018 - 7:05
Si je reste les sourcils froncer a comprendre les sautes d’humeur de la damoiselle en détresse, je fini par comprendre qu’elle m’accuse de l’avoir tripotée. Moi, Dean Caulfield, j’aurais tripoté une fille non consentante a mon propre insu ? Je crois bien qu’elle m’aura tout fait celle-là. Pour le coup je me rappelle le coaching de mes conseiller juridique sur ce qu’était un câlin approprié ou l’importante de ne pas fermer une porte quand j’étais seul avec une femme afin d’éviter un procès pour harcèlement sexuel. Bon j’éviterais aussi les détails glauques sur les turlutes qui m’ont couté cher en pensions alimentaires. Je me souviens encore de la chorale des avocats « Il faut toujours vérifier que la personne a bien la bouge vide et qu’elle n’a pas été cracher dans un bocal dans le sceaux a champagne. »

Au moins mon mariage avec mon mari m’avait un peu mis a l’abris de ce genre de problèmes. Et puis, soyons honnête, dans ce genre de situation, la plupart du temps c’est que la personne de sexe féminin est en train de prendre ses désirs pour des réalités. Surtout que j’ai beau me repasser le film de son sauvetage, les seuls contacts que nous avons eu, me semblent t’ils, étaient des plus approprié, sans mon coach de vie ce n’est pas toujours simple de savoir ce qu’il l’est ou pas pour le commun des mortels. Mais vu le mal que j’ai eu a la toucher tellement elle est répugnante de crasse, je ne me serais pas risquer a aller tâter des zones certainement dans le même état que le reste, si ce n’est pire (c’est pas autowash les foufounes je vous promets).

Je fini par exploser de rire, je n’y peut rien, comme jamais en me disant que c’est du tripotage de doigts dont elle parle. Ciel que cette femme est rafraichissante. J’avais oublié qu’elle n’est pas comme nous, enfin, comme les autres, car peu de monde peut être comme moi, je suis trop parfait. C’est une sorte d’extraterrestre puisqu’elle ne me connait pas, si elle n’est pas mormone, elle vient certainement du même genre de secte sans tv avec des valeurs religieuses qui ferait pleurer une none. Je suis sûr que si son père était vivant, il me demanderait réparation pour lu avoir effleurer la main.

Je me sens quand même des plus impolis de ne pas réussir a me calmer au point que j’ai mal aux abdoset que j’en pleure. Je crois qu’on m’en a fait beaucoup, mais celle là restera dans mes annales, au sens figuré du terme bien sur.

Le fait qu’elle soit nue dans la baignoire ne me trouble pas le moins du monde. La nudité n’est pas synonyme de sexualité débridée pour moi, c’est plus un etat naturel rimant avec bien être. C’est donc sans aucune tension sexuelle que je vais lui apporter un shampoing artisanale spéciale « journée compliqué » tout en me reprenant comme je peux.

« Alix, tu es surprenante que diable. J’avais oublié d’où tu venais, je tiens a m’en excuser. J’ai mis du temps a comprendre que des gestes spontanés pour moi pouvaient être offensants pour toi. Mais je ne juge pas, j’aime bien découvrir les cultures différentes. Il va juste falloir que tu me dises ce qui est approprié ou non car j’ai peur de ne pas être très cultivé sur tes meurs mais je suis curieux d’en savoir plus. D’ailleurs peut être souhaite tu que j’appelle Miss Malou pour t’aider dans tes ablutions ? Au passage, tu veux du démêlant ? Jésus en fait du merveilleux avec du jeune d’œuf et de l’huile de coco, une merveille d’après les chevelus du coin. Et pour les remerciement, je pense qu’un merci suffira.»

Je lui fait un clin d’œil amusé. En fait, ça je sais, les turlute c’est « non appropriées ».

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Mar 16 Jan 2018 - 21:19
Je suis décidément, toujours étonnée de ce type. Je me sens obligée d’être sur la défensive, car ne le connaissant pas, j’ai juste l’impression qu’il fait l’innocent mais qu’il a une ou plusieurs ambitions toutes particulières derrière la tête me concernant. Je vais finir par me demander sérieusement s’il n’est pas un peu simplet. Vu ses réactions en découvrant dans quelle crasse je vivais, je pense finalement qu’il a juste vécu son apocalypse très bien, protégé et couvé par son ainé. Pas mal rétissante à dialoguer avec lui. J’essaye de me calmer mais surtout de me détendre. Pour l’instant il n’a rien fait de vraiment horrible, juste certains actes un peu déplacés, qui ne l’auraient pas forcément été s’il m’avait tout simplement demandé. Je le vois soudain, éclater de rire. Un rire franc et incontrôlé mais étonnement, je ne m’énerve pas contre lui, même si je crois comprendre qu’il se rit de moi. Je suis moi-même étonnée, n’appréciant guère qu’on se moque de moi, je ne montre pourtant pas les dents comme j’ai l’habitude de le faire … Peut-être juste ce bon bain chaud qui me détend ? Il semble avoir trouvé une manière radicale et très efficace d’éviter mes foudres. Je le regarde se marrer, frottant ma peau avec attention et surtout, avec une grande application. Il m’apporte un shampoing et je m’empresse de l’ouvrir, venant frotter mes longs cheveux blonds, en retrouvant sous la poussière, leur vraie couleur. Mes yeux clairs sont fixés sur lui, alors qu’il me serre un petit monologue qui me perturbe un peu. Juste parce que je fais genre de ne pas le reconnaître, d’ignorer qui il est, il me prend pour une femme des cavernes, tout juste sortie de sa grotte après une existence inutile et insignifiante.

- Tu sais, on a la même culture. Pas la même éducation, mais la même culture. “J’avais oublié d’où tu venais”. Selon toi je suis native d’où ? Je viens d’une grande ville des USA. J’ai été élevée par un père, une mère. J’ai grandi, je me suis construit avec des études, la télé, le cinéma, la musique, le sport. Avant l’apocalypse, j’avais deux emplois, je travaillais dur, j’étais boxeuse et serveuse. Voilà, on a normalement la même culture.

Je soupir doucement, rinçant mes cheveux avec abondance dans l’eau trouble. Mes mots n’étaient pas agressifs, juste une petite mise au point. Je suis humaine, tout simplement. Je comptais avouer à un moment que je le connais, mais il est tellement imbu de lui-même que j’aime lui faire croire que le monde ne tourne pas autour de lui. Je relève la tête avant de l’observer, toujours avec un visage calme, neutre.

- Merci, en effet, c’est de mise. Tu m’as sauvé la vie c’est indéniable. Mais saches que normalement, dans le monde et les relations humaines, on demande avant de prendre la main de quelqu’un, de la porter contre soi et on la laisse se laver toute seule quand c’est une inconnue. Même si proposer de l’aide, c’est pas méchant, demander simplement aurait été de bonne augure.

Je me rallonge dans l’eau, profitant encore un peu de la chaleur du bain. Je l’observe avec tranquillité et sourit très légèrement.

- C’était quoi tous ces costumes, c’est quoi cet endroit ? Tu m’en as pas dit assez je pense.

C’est vrai que globalement, il adore rester flou sur un paquet de truc. Il n’a toujours pas voulu me dire son métier avant l’apocalypse -même si je le connais j’aimerais qu’il le dise- et maintenant, cet endroit. Même si ça n’a pas vraiment l’air dangereux de primes abords, j’aimerais au moins me renseigner sur l’endroit où je me trouve. Dans tous les sens du terme ; zone géographique pour savoir à combien de temps de Fort Hope je suis et terme utilisation. C’est un genre de spectacle si j’ai bien compris … Mais rien n’est moins sûr en vérité. Tout ça, ne sont que des suppositions de ma part.

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Mer 17 Jan 2018 - 7:10
Cette jeune femme est décidément très amusante. Je ne peux m’empêcher de lui faire un sourire en coin en notant qu’elle met un point d’honneur à toujours avoir raison même quand elle se prend les pieds dans le tapis. Ainsi ,elle avait eu une enfance normale, pas dans une secte ni dans une grotte ni dans une autre planète. Intéressant. Elle admet même avoir été au cinéma et avoir une télé. Ouh !!! la filoute ! Elle aurait osé me mentir en prétendant ne pas me reconnaitre ?

Suis-je déçue ? Non en fait non, même si la situation avait le charme et l’exotisme de la rareté, j’aime que l’on me reconnaisse. Je n’ai pas sacrifié mon rêve d’être électricien pour finir comme un anonyme sans envergure. Je suis Dean Caulfield quand même, la méga star, le génie du 7 e art la coqueluche de tout Hollywood, du moins pendant un temps. Elle a de la chance d’être aussi mignonne, car je n’arriverais pas à m’agacer après un minois comme le sien. En fait, je prends vraiment ça comme une blague pittoresque. Une sorte de caméra cachée ou je me serais fait avoir mais je reste bon joueur. Sam a pris la partie colérique de la famille, moi je me contente de voir les choses du bon côté. Il n’y a rien de méchant à avoir été trop intimidée par mon charisme au point de ne pas avoir osé me dire qu’elle savait qui elle avait en face d’elle. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, cela arrivait a de très nombreux fans.


Je manque de repartir dans une crise de fou rire quand elle essaye, a nouveau de me faire croire que se toucher le bout des doigts est plus intimes que de s’embrasser. Déjà, même pour ça, je ne suis pas du genre à demander verbalement la permission, qui pourrait refuser le privilège de que je m’intéresse à lui ou elle ?

« Alix, tu es vraiment rafraichissante et adorable, mais je doute fort que beaucoup de personne se demande l’autorisation de se prendre par la main, tu n’imagines pas a quel point cela perdrait toute spontanéité et crois en un expert, quelque soit l’émotion que peut suscité ce geste, cela serait complétement dénaturé par des mots … »

Je me mets en position de Jacky, minant une des scènes mystiques qui m’a propulsées au sommet dans « ils ont coulé le Titanic », je prends mon club de golf pour mimer Rosa à côté de moi. Je n’ai aucun mal a rejouer ce moment intense.

« Imagine si Jacky et Rosa, dans la voiture sur le Titanic, après de long regard langoureux, alors que tout dans les yeux de Rosa dit a Jacky qu’elle veut plus… si au lieu de l’embrasser avec toute cette passion et cette intensité que seule deux personnes qui découvrent leurs sentiments peuvent ressentir, Jacky avait demandé « J’peux t’embrasser » ? Tu ne crois pas que ça aurait gâché toute la sincérité de ce moment ? Que ça n’aurait pas tout brisé ? Non Alix, les choses ne doivent pas toujours êtres rationalisés il faut laisser la spontanéité parler sinon le monde devient … triste, prévisible et ennuyeux. »


C’est avec emphase que je défends mon point de vue. Un choix artistique peut être audacieux, mais, au contraire de presque toute la population, les psys a part, je suis dans une rare profession où l’étude des sentiments et de comment les interpréter est le cœur de métier. Enfin, l’était, car avec les gladiateurs, la palette de jeux d’émotions est assez réduite.

Je me relève après cette démonstration digne d’un court d’art dramatique. Quittant sans effort le personnage du jouvenceau enamouré, je vais attraper un peignoir dans ma penderie, le léopard est bien épais, et puis… au cas ou elle ne soit pas bien récurée, on ne verra pas les taches sur des taches non ?

Je reviens vers elle avec le vêtement.

« Par contre je m’étonne que cet effleurement de main, tout ce qui avait de plus amicale, t’aies troublées au point de te sembler déplacé. Quand je vais te soigner, vais-je avoir le droit de te toucher la cheville sans te demander en mariage ? »

J’ai un petit air malicieux qui indique bien que je suis un tantinet taquin sur ce point. Si elle avait vécu ma vie, je pense qu’il lui en faudrait plus pour être déstabilisée.

« Après, comme je te le disais, je suis le genre d’homme qui sait s’adapter, je veillerais donc a ne plus t’outrager de la sorte. »

Je lui fais un petit clin d’œil qui en dis long sur le fait que sa requête me parait des plus mignonne. C’est si innocent que je suis presque prêt a parier que j’ai une chaste demoiselle devant moi. Je ne vois pas d’autres explications a ses étranges réactions. Je lui tends les peignoirs pour qu’elle puisse se glisser dedans, elle est bien plus jolie décrassée et... ha j’en étais sure. Une vraie blonde !

« Le blond te va bien. Et pour répondre à ta question, nous sommes dans le divertissement, nous proposons des spectacles dont j’ai la lourde charge de gérer les chorégraphies ainsi que tout le côté artistique, notamment les costumes. Ça permet aux gens de se réunir, de savoir qu’ils ne sont plus juste des survivants esseulés mais bien une communauté réunie, peut être seulement le temps d’une soirée, devant un show qui leur fait oublier les problèmes de la vie réelle, un peu comme le cinéma à notre époque. Cela permet aussi de fournir un toit, une rémunération alimentaire et du travail a pas mal de personnes qui étaient encore perdues et désœuvrées il y a peu. Quand j’aurais bandé ta jambe, et que tu seras vêtue de façon a ne pas perturber les acteurs, peut être voudrais tu assister à une démonstration de gladiature ? »

Je lui parle avec emphase de ce que nous faisons Sam et moi. Parce que, peut-être que certains jaloux y voient du mauvais, moi je n’y vois que le coté brillant et valorisant de la chose. Nous apportant plus que nous prenons.

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Mer 17 Jan 2018 - 21:34
Même si je restais calme jusque-là, il commence doucement à me tendre en fait. Il joue vraiment avec mes nerfs, me pointant du doigt comme si je n’étais pas normale, me sciant la gueule avec son ‘’effleurer la main’’, alors qu’il fait le mec bouché pour ne pas vouloir comprendre qu’avoir tant de contacts avec un inconnu, en si peu de temps, peut vite être embarrassant, oppressant. J’ai horreur de jouer la carte du viol mais c’est clair qu’à part quelques gars avec qui j’ai couché par la suite, mon frère avec qui j’ai échangé quelques accolades, je n’apprécie pas trop que les gars me touchent en général. Je pousse un profond et sincère soupir, me concentrant à nouveau sur ma peau, que je lave avec attention. Je ne dois pas laisser mon énervement dominer le débat

- Pour un mec qui dit ne pas juger, c’est fou ce que tu m’enfonces quand même. Tu souligne et appuie bien nos différences.

Cette simple phrase doit suffire à lui montrer que je préfère clore ce sujet pour ce soir. Si ça lui déplait ou que ça l’amuse, tant mieux tant pis, ça ne changera en rien à mon malaise. Je préfère me concentrer sur le reste de notre discussion que je trouve quand même beaucoup plus intéressante et moins moqueuse. Je l’écoute parler du film dans lequel il a joué, cette horreur romantique absolument niaise que personnellement je n’aime pas. Faut dire que les films romantiques, ce n’est pas trop mon genre en même temps, même si je peux comprendre les gens qui regardent… Je fais donc comme si j’avais soudain eu une révélation.

- Ah ça y est ! Je sais ce que tu faisais avant l’apocalypse ! Dean Coffli c’est ça ? L’idéale romantique des filles de 10 à 15 ans ! T’as joué dans le truc avec un bateau non ? Je ne sais pas comment j’ai pu oublier ta tête. T’étais un jouet médiatique pendant un temps.

Je fini ma petite tirade avec un sourire qui veut tout dire. Ce n’est pas un sourire mauvais, mais un sourire joueur. Je commence doucement à comprendre comment il fonctionne, ce qu’il est vraiment. Il est narcissique mais pas du tout méchant. Je souris donc, fière de ma petite pique alors que j’espère qu’il comprend que cela n’est pas méchant, je rentre juste dans son jeu taquin. Mon sourire est joueur et provocateur, pas agressif. Je me frotte encore un peu la peau et pose la tête sur le bord de la baignoire, mon regard clair venant se figer sur lui. Un léger silence s’installe. Je me rappelle d’une cérémonie des oscars, un poil désastreuse. Il avait été épatante à regarder, peut-être même amusante pour certains, mais pour le pauvre blond, ça a dû mettre un cran d’arrêt sérieux à sa carrière car je n’ai plus jamais eu l’occasion de le voir dans un film après ça.

Je suis toujours énervée contre lui, parce qu’il est franchement hautain, mais je préfère faire diversion. Je n’ai aucune envie de me battre contre lui, surtout que j’ai faim. Manger un peu me fera du bien, même si j’ai du mal à me situer ici au final. J’ai l’impression que ce type imagine que tout lui ait dû, qu’il lui suffit de tendre la main pour avoir ce qu’il désire. Le jeu suit moi je te fuis, fuis moi je te suis, trop peu pour moi. Mais lui montrer qu’il ne peut pas tout avoir peut être intéressant. Je me lève et attrape le peignoir, m'enroulant dedans avant de sortir.

- Je commençais à crever de froid, l'eau se refroidit vite. C'était quand même cool. J'avais pas pris de bain chaud depuis une éternité. La fin du monde en fait.

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Ven 19 Jan 2018 - 20:48
Hum… je ne suis pas bien sur de comment comprendre les taquineries de cette jeune fille. J’hésite a la reprendre pour lui parler des retour statistique que maman m’avait donner. Je n’étais pas que l’Ideal amoureux de la tranche des mois de 18 ans. Visiblement je convenais parfaitement a la ménagère plus mure aussi, et ceux, malgré mon mari.

« C’est Dean Caulfield, et je ne vois pas vraiment pourquoi tu penses que je te juge, mais, dans le doute, je tiens a te présenter mes plus humbles excuses. C’est vrai que j’ai tendance a m’emporter quand on touche a un sujet qui me passionne. »

Pas de bain depuis l’apocalypse !!! Diantre !!! Voila qui explique beaucoup de chose, et pas seulement en terme d’odeurs et de crasse. Moi qui était a deux doit de lui proposer d’aller voir Miss Malou pour lui demander de nous dépanner du nécessaire pour « crampes de dames », je commence a entrevoir d’autre chose qui peuvent jouer sur les humeurs. En fait je ne pense pas qu’un être humain normalement constitué puisse survivre aussi longtemps sans ablutions.

Je compatis d’autant plus et ne regrette pas ce sauvetage totalement altruiste de ma part. Même si je suis généreux par nature, comme le dit la presse j’ai une facilité inouïe d’être en don de moi lorsque je joue, j’avoue ne pas avoir méditer sur le fait que la vie de survivant lambdas, sans Sam en gros, puisse être si difficile. Pour le coup, la petite chanson de la reine des neiges s’éteint presque en moi. Je crois que je ne suis plus si enthousiaste a l’idée de vivre la vie trépidante d’un homospostapocalyptus indépendant. L’aventure oui, mais sans eau chaude, je passe !

« Alix, je préfère te prévenir que je risque d’émettre plus quelques réticences problématiques si tu escomptes que j’accepte de te renvoyer où tu vivais une fois que tu seras remise. Une femme telle que toi mérite le meilleur, a savoir pouvoir prendre des bains chauds, des repas corrects et porter des vêtements à ta hauteur… »

Tel un dévoué serviteur, j’exécute un génuflexion pour l’inviter à aller s’assoir sur le canapé, devant les agapes servies par Jésus. Des mets modestes selon mes préférences, j’espère qu’Alix ne m’en voudra pas de la frugalité de cette collation. Je la laisse s’installer pendant que je vais chercher dans mes affaires de quoi lui bander la cheville. Avec mon matériel et des connaissances médicales, qui surprennent toujours, je me retrouve a genoux devant elle.

Tel le prince charmant devant Cendrillon, prêt à mettre un petit pied délicat dans une chaussure de verre, je tends la main vers la cheville de la demoiselle tout en la regardant avec un sourire mutin aux lèvres.

« Alix, puis je avoir ton pied ? »

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Dim 21 Jan 2018 - 13:47
Face à mon début d’agressivité, Dean réagit finalement très bien. Il reste calme, même passif. Alors que je m’enroule dans mon peignoir, il formule quelques excuses qui suffisent à me calmer définitivement. Il m’entraine vers le canapé alors que je m’y assois simplement. Mon regard dérive sur toute la pièce, alors que je me surprends à me sentir peu à peu revivre, gagner en énergie, alors que je n’ai pas encore pu me reposer. Comme quoi, le simple fait d’avoir pris de la distance avec le danger qui rôde dehors, cette lutte constante, semble déjà faire dégonfler mes nerfs. Je me sens en sécurité et le calme, la sérénité dont fait preuve l’ancien acteur me calment. Pour une fois, je n’ai pas de soupçon. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un rôle mais bien de son caractère. Il est calme de nature on dirait et ça contraste bien avec mon agressivité, ma tension constante. Je suis d’un caractère assez neutre, quand je ne connais pas les gens, je ne souris pas, je me contente d’offrir un visage neutre voir blasé. Il faut du temps, de la patiente avant que je ne me montre souriante, joueuse et détendue. Je prends ainsi place dans le canapé et mon regard dérive de lui-même sur la table près de nous. Il y a vraiment beaucoup de nourriture, j’en reste un instant hypnotisée. Sucré ou salé, il y a des deux, je n’ai qu’à faire mon choix. Je décide de ne pas réfléchir et d’y aller à la main, de la laisser se poser sur quelque chose qui me fait saliver. Mon choix se porte finalement, sur une tartine de pain, avec sur son dos, un petit tas rouge sang que j’identifie à l’œil comme étant de la confiture. D’une main délicate je l’attrape et la porte rapidement à mes lèvres. Je mords, je tire, je mâche. Une simple bouchée suffit à m’achever, je ferme doucement les yeux. J’aurais tué pour ça il y a quelques heures encore. Fort heureusement, je ne suis pas morte aujourd’hui. La faim et la soif me tiraillées, mais je suis bien, je vais bien. Ma main libre se précipite presque sur un verre d’eau que je vide d’une traite. Je repose le verre et délicatement, pose mon dos sur le dossier du canapé.

Le blond entre dans mon champ de vision, alors que je suis à la moitié de ma tartine et s’agenouille devant moi. Je ne le quitte pas du regard, alors qu’il reste un instant sans bouger, avant de me demander la permission de regarder ma cheville. Sans commentaire, je hoche simplement la tête avant de croiser doucement les jambes, pour lui présenter ma cheville et la garder sur élevée par rapport au sol sans avoir d’effort à faire.

- Merci. Je ne sais pas où t’as trouvé toute cette bouffe mais c’est incroyable.

Sans bouger ma cheville, je me redresse à nouveau et attrape cette fois ci une pêche. Il faut croire que mon envie primaire se pose sur les fruits ce soir. Surement pour leur côté sucré, pour le bonheur que c’est que d’avoir en bouche quelque chose de juteux et de rare. Je pense soudain à un détail et me convaincs également de me rappeler de partir avec le noyau. Je l’emmènerai aux jardiniers de Fort Hope, peut-être qu’ils sauront en faire pousser un arbre ?  Je me reconcentre bien vite sur l’acteur, tendu que je me suçote les doigts pour ne pas perdre une goutte de mon fruit et éviter d’avoir les doigts qui collent par la suite.

- Dis-moi, je suis super curieuse … T’as déjà été dans ma situation ? Je veux dire, t’as déjà frôlé la mort depuis le début de l’apocalypse ?

S’il est depuis le départ si bien entouré, peut-être qu’il n’a pas eu grand mal à survivre. Ça pourrait expliquer ses réactions devant l’état de mon milieu de vie. Je préfère ne pas trop y penser, me concentrer surtout sur ce qu’il se passe ici. C’est quelque chose qui m’intéresse vraiment, parce que je n’en avais jamais entendu parler. A Fort Hope, jamais personne ne m’avait parlé d’une arène de jeux. Surtout que personnellement, certains détails semblent me faire tiquer davantage.

- Y a des gens qui meurent pendant ces jeux ?

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Lun 22 Jan 2018 - 22:37
« Je n’ai aucun mérite, c’est Jésus qui s’occupe de l’intendance. »

J’ai le plaisir de voir ma volcanique invitée se radoucir. Depuis que je le dis que la nourriture adoucie les mœurs. En fait elle est un peu comme mon frère. Ça monte vite mais ça redescend à la même vitesse. Je lui souris quand elle accepte de me confier sa cheville et, avec des gestes surs, tant d’ancien cascadeur, que de mec habitué à se faire coacher par des vrais médecins pour être crédible dans son rôle, je manipule avec précaution le pied de la belle blonde affamée. Le talon maintenu dans une main, le bout du pied dans l’autre, je ne tarde pas à sentir où se trouve la lésion douloureuse.

« Je pense que tu as une tendinose, les contraintes répétées sur la structure tendineuse accompagnées d'un temps de repos insuffisant à la récupération ont entrainé une dégénérescence du collagène tendineux. Faute d’antalgique, je te recommande un cataplasme d’argile verte froide, voire glacée si tu peux, et du repos. En attendant je vais bloquer ta cheville et il va falloir que tu évites de poser ton pied au sol. »

Je sais que je pourrais paraitre être un vrai médecin, plusieurs années a en jouer un, ça me donne pas mal de crédibilités et d’assurances.

J’ai un triste sourire en repensant aux évènements sur le plateau. Certains auraient peut-être gardé un silence pudique, mais, comme je crois que nul ne peut l’ignorer maintenant, la pudeur n’est pas vraiment ma tasse de thé. Etant de nature généreuse, j’ai le sentiment d’être en don de moi quand je partage avec les gens ma vie avec autant d’honnêteté que possible. J’imagine que cela fait aussi partie de mes très nombreuses qualités d’être aussi sincère et philanthropique. C’est donc sans tabou que je me lance dans l’anecdote, pas très savoureuse, de mon expérience en terme de survie novice, tout en bandant avec soin la cheville d’Alix.

« Je ne sais pas si tu connais la série Ultranatural, l’histoire de deux frères qui chassent des démons et autres créatures ultranaturelles dans tous les Etats Unis, parce que c’est connu, il ne peut pas y en avoir ailleurs, à bord d’une Impala qui, si elle avait vraiment roulé autant de miles que dans le scenario, serait morte avant la 4e saison ? Dis-toi que quand c’est arrivé, on était en plus tournage d’épisode de fin de saison, une scène d’invocation démoniaque, par le frère de mon personnage, qui s’était ENCORE fait posséder, où je devais, UNE NOUVELLE FOIS, me sacrifier pour lui avant un sauvetage improbable en saison suivante. »

J’ai le regard perdu dans ce souvenir nostalgique. Les tirages de cheveux scénaristiques m’avaient toujours horripilé, mais, étonnement, les fans n’avaient pas l’air de ses rendre compte qu’on leur servait toujours les mêmes histoires à coup de scènes dramatiques improbables sur un amour fraternel dégoulinant qui avait inspiré les associations de lutte anti-homophobie.  

« Les fins de saisons les scénaristes aimaient nous surprendre, un arrosage d’hémoglobine pas prévu, des figurants démoniaques surprises… alors, imagines ce qui a pu se passer quand on a vu des gens morts arriver et mordre d’autres ? »

Cette fois, je ne souris plus. Même si les relations sont souvent qualifiées de superficielles dans ce milieu, il n’en reste pas moins qu’à force de vivre presque 24h/24h avec des collègues, cela forme presque une famille, avec tout le bon comme le mauvais. Et assister à un massacre sans même s’en rendre compte est quelque chose qui relève du cauchemar en termes de palette d’expressions théâtrales.

« On a ri… on a ri en disant « ciel, les fx sont super ». Je préfère ne pas te dire combien de personnes sont mortes avant que l’on ne comprenne et que l’on tente de réagir. Mais avec des armes fictives, des décors en carton et presque rien pour se retrancher, je crois que nous étions perdus d’avance. Je ne dois ma survis qu’au fait que j’avais gardé l’armure et le glaive de mon role de Minimus, je ne sais pas si tu as vu ces Péplum. Les producteurs m’avait fait cadeau des accessoires au tournage du dernier opus. Les morts ont du mal avec les cottes de mailles, crois-moi. Mais, a ma connaissance, j’ai été le seul survivant. La suite est assez inintéressante, mais j’ai réussi à fuir, avec l’impala de la série, et, quelques jours plus tard, alors que je pensais que tout était perdu, mon grand frère est arrivé à la rescousse avec ses amis. »

Mon visage s’illumine quand je parle de celui qui a toujours été mon héros et mon idole. En fait, tant que Sam est là, je crois que je ne sais pas vraiment ce qu’est la peur. Depuis que je suis petit jusqu’à maintenant, des petites brutes de l’école jusqu’au morts affamé en passant par des maitres chanteurs ou des paparazzis indélicats, Sam a toujours été là pour veiller sur moi et arranger les choses. J’ai d’autant plus confiance en lui que je n’envisage pas un seul instant que le monde puisse continuer à tourner sans mon grand frère dedans. Même si j’ai toujours été triste qu’il ne puisse pas être sous les feux des projecteurs avec moi, maman trouvait qu’il n’était pas politiquement correct a cause de son métier de commerçant d’armes et ses amis, parfois un peu bru-brutes, j’ai trouvé plein de petits trucs pour le saluer discrètement sur mon compte twitter ou lors de remise de prix.

Je commence a masser, sur le bandage, la petite boule de tension qui s’est formée sous la voute plantaire d’Alix, dû a une mauvaise position dans sa démarche. Je ne peux pas faire grand-chose de plus pour la tendinose, mais pour ca, je sais comment la soulager.

« Je vais être franc avec toi, comme partout, nous ne sommes pas à l’abri des accidents, malgré les protections et les préparations, il y a toujours des compétiteurs dopés a la testostérone qui font n’importe quoi et mette en danger leur vie et celle de leur coéquipier. Mais mon travail est de tout faire pour que cela n’arrive pas. »

Je pense au fils du Tribun Cornwell. Lui, il finira par se faire tuer, si ce n’est pas ses petits camarades qui s’en occupe avant pour éviter d’être dans son équipe quand ca partira en vrille. Mais, même si le sujet est des plus intéressant, j’estime que l’on a assez parler de moi pour le moment et souhaite retourner sur un autre objet de conversation qui attise ma curiosité. Je reporte toute mon attention sur Alix.

« Et toi, parles moi de toi ? Comment t’es tu retrouvée dans une situation aussi… pittoresque et surtout aussi solitaires ? Tu n’as personne pour veiller sur toi ? »

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MessageSujet: Re: Une proie peu commune ... [PV : Dean]   Mar 23 Jan 2018 - 21:00
Je le regarde manipuler ma jambe avec beaucoup d’attention, curieuse de le voir faire. Mine de rien, il semble assez impliqué dans ce qu’il dit. J’aurais finalement peut-être aimé vivre dans une grotte. Ignore qu’il s’agit d’un acteur aurait peut-être sauvé sa crédibilité, parce que chaque phrase qu’il me sort, j’ai l’impression qu’il s’agit d’une ancienne réplique apprise par cœur tirée tout droit de sa filmographie. Je reste pourtant neutre et ne fais aucun commentaire. A bien y réfléchir, il doit subir ce genres de critiques souvent, bien trop souvent pour que je ne me permette de l’insulter. Il est mine de rien appliqué et soigné, manipulant ma cheville avec délicatesse. Il me parle de plâtres d’argiles ou je ne sais quoi, mais cela me semble impossible. C’est l’apocalypse dehors. Et moi je n’ai pas un dénommé Jesus qui peut m’apporter tout ce que je veux. Je n’ai que Logan et ce dernier, quand il apprendra que je suis en vie mais blessé, serait prêt surement à n’importe quoi pour m’aider. J’aimerais le retrouver et pouvoir partager avec lui, éviter qu’il m’enferme dans ma chambre avec un coussin sous le pied pour aller chercher un foutu plâtre.

L’instant d’après, vint casser ma réflexion que je jugeais amusante. Il me parle de ce qui semble être, son premier contact avec le virus et les infectés. J’imagine très bien la scène, une histoire horrifique qui ne plait à personne de visiter. Je suis contente qu’il s’en soit sorti, c’est ce que je souhaite à tous ceux qui sont face à ces terribles dangers constants. Je me pince légèrement les lèvres, alors que je me dis que finalement, qu’il ait ainsi été protégé n’est pas plus mal. Je souhaite à tout le monde de conserver cette pureté, cette forme d'innocence. J’en conclue bien vite que le blond n’a jamais du tuer personne. Même s’il doit savoir se battre, je doute qu’il ait dû avoir à mettre ses mains dans la merde. Tuer quelqu’un d’infecté sur le point de se transformer, ce genres de choses… Cette pauvre enfant restera à jamais gravée dans mon esprit. Son visage, sa terreur, son innocence… C’est un trait qu’elle a en commun avec mon sauveur sur son cheval de ferraille. Je ne dis rien et me contente d’écouter. Finalement, il achève son récit et enchaîne immédiatement sur des questions qui me concernent. J’en conclu très vite qu’il veut changer de sujet et je comprends. Pourtant, je reste assez émue. Je crois que j’ai perçue de la sincérité dans ses paroles. Il est très probablement sincère et qu’il montre ses émotions réelles me touche un peu. Aussi, après une petite hésitation, je me lance à mon tour.

- La première fois que j’ai fait face au virus, je n’ai pas compris que c’était … ça. C’est la deuxième fois que j’ai fait une rencontre de ce type, que j’ai compris.

Je me racle un peu la gorge et tente un sourire simple. Il est faible, mais sincère.

- J’ai une impala moi aussi. Un vieux modèle que je chérie énormément… J’étais solitaire à l’époque, comme depuis quelques jours en fait. Je roulais et j’ai vu une petite fille entrain de pleurer sur le bord de la route. Je me suis arrêtée, je pensais qu’elle était en danger. Mais personne, aucun danger avec elle. Elle m’a expliqué, que quelqu’un l’avait agressée avec son père. Qu’elle a fui après qu’il lui ait sauté dessus. J’ai soulevé ses cheveux et j’ai vu qu’il l’avait mordu à la nuque. Je te laisse … Imaginer la suite.

Pas besoin d’en rajouter. Il lui suffit de suivre mon regard pour constater que sur mes vêtements au sol, un morceau de mon Glock dépasse. Je reste quelques secondes muette avant de soupirer longuement. Récupérant une nouvelle pêche, je mords dans le fruit juteux et enchaîne.

- Aujourd’hui, ma voiture est à Fort Hope. Je ne sais pas si tu connais, mais j’habite là-bas. Mais suite à une excursion avec mon frère, j’ai fini piégée sous des éboulements. Il me pense morte, je suis complètement perdue. Je veux retourner là-bas, mais je me dirige un peu à l’aveugle. Sans mon sac, ma bagnole, aucun repère géographique, je ne sais pas quand je réussirais à les rejoindre...

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