Vote au top-site, sauve un poney !
Aide

Vous trouverez ci-dessous une collection de liens qui vous seront utiles tout au long de votre expérience de jeu parmi nous !
  1. Boutique du forum
  2. Archiver un sujet
  3. Pimenter les RPs
  4. Lancer un dé [Règles]
  5. Demandes administratives [Général]


Vous êtes nouveau ? N'hésitez pas à consulter notre "Guide de Survie" dont vous retrouverez le lien sur l'index ou à contacter un admin en cas de problème !
Placer votre recherche sur la PA
Newsletter #30 : Août 2018
Animation trimestrielle #1 Changez de sexe !
Recherche de RP Consultez les demandes de RP

Intrigue #5 Signalez vos RPs ici !
Cet été sur In Your Flesh, réalisez votre rêve d'enfant et devenez dresseur Pokémon ! Pour les attraper tous, ça se passe ici
Scénarios du mois (+60pts) | Groupes dans le besoin
(Intrigue #5) What lies ahead - préambule : Welcome to Detroit > A lire ici

In Your Flesh :: Walking on the Streets :: Détroit

 There and back again

I walk a lonely road
John A. GrayI walk a lonely road
avatar
Messages : 54
Points : 467
Date d'inscription : 16/10/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: There and back again   Mar 2 Jan - 18:43

       


There and back again






11 juin

Une semaine s'était écoulé. John n'avait pas oublié le rendez-vous qui avait été fixé. Pendant ces sept jours, il avait fait quelques quartiers, écumé des rues et fouillé des maisons, mais il s'était contenté de rassembler ses trouvailles en un endroit où il les retrouverait facilement. Le butin était maigre. Deux ou trois conserves et une bouteille d'eau en constituait le principal, le reste n'étant rien d'autre que des objets divers et potentiellement utiles. Il n'avait fait aucune sélection, il avait simplement raflé et entassé tout ça ici, avec pour but d'en récupérer le plus possible et de faire un tri plus tard. Mais maintenant qu'il avait tout ça sous les yeux, il ne trouvait plus utile de tout emporter. John se contenta de fourrer l'alimentaire dans son sac et abandonna le reste.

Le chien chouina doucement.

« Je sais. On va pouvoir y aller. »

Il était impatient de retourner dehors. Difficile de confiner un tel animal en intérieur, surtout qu'il avait vécu jusqu'ici en menant ses petites affaires en extérieur. Son instinct de chasseur était développé, bien qu'il ne semblât pas rebuté par la compagnie d'un humain. Quelque chose les liait. Sûrement le geste qu'avait eu John pour le sauver, mais aussi autre chose. Une certaine similarité. Il y avait chez les deux un truc qui faisait qu'ils se ressemblaient. Un calme apparent teinté de méfiance, qui cachait bien leur combativité et leur gentillesse.
John ne lui avait toujours pas donné de nom. Ils ne se connaissaient que de la veille, et il n'y avait pas vraiment réfléchi, d'autant qu'il n'en avait pas eu besoin. Au pire, il verrait ça quand la nécessité l'y pousserait.

John se livra à une dernière vérification de son matériel. Il partait aujourd'hui pour un voyage qui pouvait se faire long, et il valait mieux savoir tout de suite s'il avait oublié quelque chose, pour ne pas avoir la surprise sur la route.
Son Colt était bien en place dans son holster, le barillet plein. Sa cartouchière en accueillait encore douze, ce qui lui faisait dix-huit cartouches en tout. C'était assez peu, mais il avait assez confiance en ses talents de tireur pour affirmer qu'il pouvait toucher au but une quinzaine de fois. Pour pallier au nombre de balles restreint, il avait sa hachette. Ce truc serait bien utile, en de nombreuses circonstances.
Son sac contenait toujours une couverture, une gourde pleine, ses boites de conserves et le Remington qui appartenait à sa famille. Cet antique revolver n'était plus capable de tirer, mais il tenait à le garder.
Et bien entendu, il emmenait avec lui le chien, qui ne se laissait pas oublier avec force gémissements d'impatience.

« Oui, oui, on y va… »

Le chien s'agita un peu quand John se leva, fouettant joyeusement l'air de sa longue queue grise. C'était un bon chien. John était content de l'avoir avec lui, et à observer sa taille, sa puissance et ses mâchoires, il préférait s'en être fait un ami. Le rencontrer en de mauvaises circonstances aurait pu être problématique.

Ils quittèrent leur abri de la nuit. Le soleil matinal s'était levé depuis deux heures, et il était encore tôt. La lumière était suffisante pour marcher en sécurité, et même si le flair et la vigilance du chien pouvaient permettre de détecter les dangers, John aimait autant éviter de sortir de nuit.
Ils n'étaient pas très loin du lieu de rendez- vous. Ils s'en étaient rapproché la veille, dans les dernières heures du jour, pour gagner du temps. John évaluait leur temps de trajet jusque là-bas à moins d'une demie-heure, même s'il ne connaissait pas parfaitement les environs. Il avait pris assez de points de repères avant ça, pour s'orienter, et il n'aurait aucun mal à retrouver l'endroit qu'ils devaient atteindre. Ils se mirent en marche le long de la rue déserte.

Le silence régnait en maître absolu, à peine dérangé par le bruissement de quelque feuille ou un détritus emporté par le vent, qui soufflait de face. C'était un bon avantage, car il apporterait les éventuelles effluves de chair putréfiée qui viendraient du lointain. Le chien serait le premier à les sentir, ce qui lui servirait d'alarme, et son ouïe détecterait le moindre grognement affamé dans les autres directions. Leur rythme de marche excluait toute possibilité d'être surpris par des morts venant de derrière, et les seuls dangers pourraient être ceux représentés par des vivants. John marchait, sa hachette à la main, se retournant parfois pour scruter derrière eux. Le chien, lui, trottait lentement, regardant à droite ou à gauche, la truffe dans le vent. Sa façon de porter queue et oreilles ne reflétait pas d'inquiétude, aussi John n'avait pas lieu d'être soucieux.


Le quartier résidentiel qu'ils approchaient était familier. Le style des toitures, celui des façades, certains détails indiquaient à John qu'ils approchaient.

« On est presque arrivés. Tu vas rencontrer une amie. Je pense qu'on peut l'appeler comme ça… Et je réalise que je n'ai aucune idée de si elle aime les chiens ou pas. J'espère que ça pose pas de problème, parce que sinon ça sera une mauvaise surprise. Le chien le regarda d'un œil interrogateur. Disons que t'es du genre impressionnant, alors elle pourrait être… impressionnée. »

L'animal ne sembla pas s'en inquiéter. Il s'en foutait probablement. Ou bien il n'avait pas compris, plus vraisemblablement. De toute manière, ils n'avaient pas tellement de solutions. Soit Malou acceptait d'emmener un compagnon supplémentaire – compagnon discret, sympa, et très utile de surcroît – ou bien ils devraient se séparer. Ce chien s'en était sorti pendant deux ans, il irait très bien avec ou sans John, même si ce dernier préférerait ne pas avoir à le laisser. C'était bon de pouvoir compter sur quelqu'un, même si ça devait être un chien.

Finalement, ils furent rendus à la grande maison cossue. Les volets sécurisés étaient toujours intacts, tout comme la porte d'entrée. John s'immobilisa devant le portail et observa son copain à quatre pattes. Il huma l'air, sans paraître s'alarmer, mais finit par fixer un point, loin devant eux. À une bonne centaine de mètres, trois ou quatre silhouettes se traînaient d'un pas chancelant. Les morts n'avaient pas encore dû les repérer, mais John aimait autant ne pas les provoquer. Il tapota le dos du chien et lui fit signe de le suivre, puis mit le cap vers le jardin.

L'herbe haute lui atteignait les genoux, mais l'animal, lui, n'en sentait même pas la caresse sur son ventre, tant il était grand. Ils traversèrent le terrain l'un derrière l'autre, droit vers l'emplacement de la trappe du bunker. Le rendez-vous était respecté.

John trouva le panneau métallique et le frappa du pommeau de son arme.
Bang-bang.
Bang-bang-bang.
Bang.

Maintenant, il fallait patienter.








_________________

John's Theme

avatar
Messages : 2271
Points : 2850
Date d'inscription : 17/07/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: There and back again   Mer 10 Jan - 0:07
Malou avait profité de la semaine pour se reposer dans la solitude la plus complète et s'était sentie dans ce bunker comme un poisson dans l'eau.
Elle avait apprécié le confort, avait pu se laver tous les matins, faire ses exercices de krav maga, était monté deux fois par jour à la surface pour vérifier si son ambulance était toujours là et surtout avait réussi à manger suffisamment pour reprendre de la vigueur.
Uniquement entourée du halo de lumière de la rampe de néon et du silence, elle s'était ressourcée oubliant presque la fureur du monde extérieur.

Elle en avait également profité pour faire le vide, calmer ses nerfs exarcerbés puis, l'étape franchie, avait réfléchi d'abord à elle et à son avenir.
Que ferait-elle dans ce monde et pendant combien de temps aurait encore envie de lutter ?
La réponse était floue. Elle savait juste qu'elle resterait à Detroit, du moins pour un moment. Ce n'était ni mieux ni pire qu'ailleurs mais elle avait prit ses marques dans cette ville et surtout le paysage n'avait rien à voir avec l'endroit d'où elle venait; là où elle avait dû se détourner de la tombe de l'Aimé.
Ici, aucune montagne pour lui rappeler de douloureux souvenirs, aucun torrent, juste des plaines à perte de vue parfois ponctuées de forêts où elle n'avait pas encore mis les pieds.
Il faudrait qu'elle ait de la force, elle avait fait une promesse qui était devenue un code d'honneur: venger l'Homme de sa vie en massacrant les morts-vivants à sa portée.
Se rappeler ainsi son engagement lui donna en conclusion suffisamment de motivation pour continuer à survivre.
Elle caressa même le rêve de débarrasser la planète des puanteurs, non en cherchant un vaccin, ce dont elle serait incapable mais en les tuant par pelletées, par fournées entières; il faudrait qu'un jour elle passe à la vitesse supérieure mais pour cela il faudrait des alliés portant la même dose de haine qu'elle.

De fil en aiguille elle en était venue à penser à John.
Qui était-il ? Et surtout que représentait-il pour elle ?
Pas un amant c'était certain; il n'y avait plus de place dans le cœur de la jeune fille pour ce genre de chose.
Un frère ? Il était trop vieux. Un père ? Il était trop jeune selon ses propres critères.
Un ami ?
Elle n'en avait eu qu'un dans sa vie, il s'appelait Josh mais le cow-boy ne lui ressemblait pas, ni physiquement, ni de caractère, il lui était donc difficile d'envisager une réponse positive.
Une chose était certaine, elle avait confiance en lui et c'était déjà beaucoup mais elle sentait que l'homme était un solitaire et qu'il repartirait un jour sans elle comme à la fin des western. Etait-il possible d'appeler « ami » quelqu'un qui filerait droit vers le soleil levant, le sac en bandoulière sans plus se retourner ?
Elle finit par laisser en suspens ces interrogations; elle ne savait pas mettre un nom sur ce qu'elle ressentait pour lui sauf qu'elle était bien en sa présence et qu'elle l'aimait beaucoup.

La veille au soir du jour J, elle abandonna ses tergiversations, rassembla les affaires dans les sacs hormis sa couverture et de quoi déjeuner puis fit le ménage des lieux afin de laisser place nette.
Elle se coucha avant le soleil et se réveilla avant qu'il se lève.
A présent, elle ne désirait plus rester dans la planque, elle n'avait qu'une hâte, reprendre la route avec John jusqu'à Washington.
Afin de tromper le temps qui avait décidé de passer lentement, elle fit les mêmes gestes que d'habitude, se restaura, s'assit quelques instants avant de faire les cent pas.
Enfin, le code résonna. Deux coups, trois coups, un coup.
Heureuse et excitée, elle se précipita, monta les échelons le plus vite possible, tira le verrou et ouvrit le couvercle métallique.

John était debout et l'attendait mais il n'était pas seul. A ses côté, un chien gris, immense, efflanqué, la regardait sortir d'un air méfiant, prêt à aboyer au moindre geste brusque.
Malou n'aimait pas les chiens; surtout, elle s'en méfiait aussi sa première idée fut de redescendre et refermer la trappe mais c'était dire adieu au voyage alors, bon gré mal gré elle se hissa à l'extérieur et demanda sèchement:
c'est qui lui ? C'est à toi ?
Elle laissa à John le temps de s'expliquer et regarda l'animal qui devrait partager leur aventure.
Il semblait calme et ses yeux brillaient d'intelligence.
Après réflexion Malou lança:
ok, il vient mais il n'a pas intérêt de s'installer sur le brancard !
Après tout, le clebs avait l'air assez sympa et puis il serait peut-être utile en cas de pépin.

A présent, il fallait remonter à la surface toutes les affaires et les charger dans l'ambulance.
C'est toi qui conduira ? Demanda Malou entre deux allers-retours.
I walk a lonely road
John A. GrayI walk a lonely road
avatar
Messages : 54
Points : 467
Date d'inscription : 16/10/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: There and back again   Mer 17 Jan - 18:43









Il ne fallut pas attendre longtemps avant que la trappe ne s'ouvre. John fut accueilli par une Malou plutôt en forme. Elle avait le teint toujours aussi blanc, mais elle était énergique. Elle eut un regard pour le chien, John s'en aperçut. Il l'avait redouté, elle n'était pas super enthousiaste à l'idée de devoir s'en approcher. Elle s'enquit de savoir ce qu'il retournait au sujet de cet animal.
« Plus ou moins, oui. Je l'ai rencontré dans un parc, près d'une marina. Il était en mauvaise posture, je l'ai aidé à s'en sortir. Il est sympa, tu verras. »
Malou accepta sa compagnie, mais prévint que l'animal ne devrait pas s'approcher du seul couchage décent de l'ambulance. John haussa les épaules en signe d'indifférence. Il aimait autant ne pas avoir à se séparer du chien.

Ils commencèrent à ramener les affaires à bord du véhicule. Il fallut autant de voyages que pour décharger, mais ça se révéla bien plus pénible. Malou demanda si John conduirait.
« Si tu veux. De toute façon, vu la route, on devra se relayer. »
Après qu'ils eurent fini les allers-retours, ils étaient prêts à partir. Ils firent grimper le chien à l'arrière, et John n'eut pas besoin de lui interdire le brancard : il alla directement se coucher au bout du passage, contre la paroi adossée aux sièges. Parfait.
Après avoir arrimé deux ou trois bricoles pour que rien ne se balade pendant la route, ils étaient fin prêts. Ils montèrent à bord et se mirent en chemin.

L'itinéraire normal leur faisait traverser la ville en direction du Sud, pour contourner le lac, puis ils devaient viser Cleveland, Pittsburgh et la capitale. Ça, c'était si tout se passait bien. Dans le cas contraire, ils seraient obligés de faire des détours, prendre des routes secondaires, voire des chemins encore plus secondaires, peut-être carrément traverser des champs… enfin faire le nécessaire.
« J'espère qu'on n'aura pas de soucis en chemin… J'ai déjà donné pour ce qui est de croiser des gens étranges, dangereux, et aussi pour les foules de cadavres. Si on pouvait se faire un trajet au calme, je ne serais pas contre. »
Bien sûr, il savait parfaitement que ça ne serait pas le cas. Plus rien ne se faisait tranquillement. Ç faisait partie du bon vieux temps.







_________________

John's Theme

avatar
Messages : 2271
Points : 2850
Date d'inscription : 17/07/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: There and back again   Sam 20 Jan - 19:49
Malou aida John à remonter les affaires et à les charger dans le véhicule puis s'installa confortablement sur le siège passager; c'était parti !
Le chien avait eu la bonne idée de se caler derrière un siège, il n'y avait rien à redire, il avait du être bien élevé et semblait habitué aux voyages.
Comment tu l'as appelé ? Demanda t-elle tandis qu'il démarrait.

Il faisait très beau et le temps promettait d'être chaud pour l'après-midi. Malgré tout Malou restait un peu tendue. Elle aurait bien aimé acquiescer aux vœu d'un trajet calme mais n'y croyait pas.
Les meutes de mangeurs d'hommes ne lui faisait pas peur, le pare buffle était fait pour déblayer la route; il leur suffirait de penser à remonter les vitres dès qu'ils en apercevraient et de sortir le moins possible de la camionnette aux endroits trop fréquentés.
Pour les survivants par contre, elle était du même avis que son coéquipier; ce seraient eux les plus dangereux; ils auraient intérêt d'avoir l'oeil et de se méfier.
Par acquis de conscience et pour se rassurer elle demanda encore:
tu as trouvé beaucoup de munitions pour ton pistolet lors de tes fouilles en solo ?
L'arme à feu était ce qu'ils possédaient de plus dissuasif contre les vivants; s'il annonçait qu'il n'avait que quatre ou cinq balles, l'aventure deviendrait franchement périlleuse.

La traversée de Detroit en direction du sud se fit comme d'habitude: il fallut plus d'une fois abandonner l'artère principale encombrée de hordes ou de carcasses de voitures et slalomer dans les petites rues adjacentes mais hormis cela, ils ne rencontrèrent pas de difficulté particulière. Etait-ce parce qu'ils se sentaient encore un peu chez eux ou avait-ils eu de la chance ?
Le spectacle malheureusement familier de voir des pauvres hères se faire attaquer par des immondices s'étala plusieurs fois sous leurs yeux impuissants de même qu'il ne fut pas rare de croiser un type en suriner un autre pour une boîte de maïs.

Cahin-caha, les minutes puis les heures s'égrenèrent à éviter les différents obstacles.
Il devait être aux alentours de 12h00 quand ils commencèrent à peine à contourner le lac encombré de véhicule: le soleil avait donné à plus d'un l'dée d'aller soit s'y laver, soit y pêcher. Les rôdeurs aussi étaient au rendez-vous.
I walk a lonely road
John A. GrayI walk a lonely road
avatar
Messages : 54
Points : 467
Date d'inscription : 16/10/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: There and back again   Lun 5 Fév - 19:08









La route ne se montrait pas particulièrement difficile, mais cela demandait une attention de tous les instants. En plus de surveiller tout ce qui bougeait et pouvait venir se mettre sur la trajectoire de l'ambulance, il fallait prendre garde aux obstacles, aux trous, zigzaguer entre les épaves et les voitures abandonnées, se méfier de tout ce qui pouvait constituer un piège ou mettre à mal les pneus, et souvent changer de direction pour contourner ce qui ne pouvait être franchi. Il fallait autant de concentration que de sens de l'orientation. Au final, ça se faisait, mais sur la longueur, ça pouvait devenir éprouvant.
« Comment tu l'as appelé ? »
Malou avait posé la question en observant le chien, bien calé derrière les sièges. John réalisa qu'il ne s'était pas vraiment posé la question, parce qu'il n'en avait pas eu besoin. Finalement, ce n'était pas plus mal qu'elle mette le sujet sur le tapis, parce qu'il faudrait le faire tôt ou tard, ne serait-ce que pour des questions pratiques.
Le regard de John allait et venait, ici et là, sur cette pile de déchets, ce trottoir, cette voiture aux pneus crevés qui bouchait la moitié de la rue, ces deux types qui se battaient comme des bêtes, ce mort qui se retourna mollement sur leur passage… il y avait cent choses à tenir à l'œil. Et il y avait cet autocollant, plaqué au coin du pare-brise, qui provenait d'une boutique de pièces détachées. "O'Reilly Auto Parts – Wyatt O'Reilly Sr & Jr – 14510 Livernois Avenue, Detroit MI".
« Wyatt… Tu en penses quoi ? »
La question était adressée à Malou, mais on pouvait croire qu'elle se destinait au chien, qui ne réagit pas. C'est qu'il devait porter un autre nom, celui de son ancienne vie, et il faudrait un peu de temps pour qu'il comprenne que celui-ci serait le nouveau. Avec son intelligence, ça ne serait pas un problème.

La distance se parcourait doucement mais sûrement, et le trajet se ponctuait de grands moments de silence le temps de passer les endroits encombrés et de petites discussions quand c'était plus dégagé.
« Tu as trouvé beaucoup de munitions pour ton pistolet lors de tes fouilles en solo ?
Non, pas tellement. J'ai… 18 cartouches. Tu peux compter autant de cibles touchées, je suis un tireur convenable. Mais ça ne suffira pas. J'ai aussi ma hachette, pour éviter de gaspiller, ou pour être plus discret.
Il constata que la jeune fille ne portait pas d'arme, du moins pas de visible.
Et toi, tu n'as rien de nouveau, de ce côté ? »
Il doutait qu'elle se soit éloignée du bunker, pas par mauvais esprit, mais juste parce que lui-même n'aurait pas fait différemment s'il en avait eu l'occasion. Un abri sûr, de la nourriture et de l'eau, la possibilité de dormir sans crainte, il aurait été difficile de reprocher à Malou quelques jours de paresse réparatrice. Au moins, elle attaquerait le voyage dans les meilleures conditions possibles.

Midi arrivait. Le soleil au plus haut projetait des ombres si courtes qu'elles semblaient coincées sous leurs objets. Ils avaient dépassé la limite sud de la ville et s'attaquaient à la banlieue, sans que la différence ne soit vraiment flagrante. Sur leur gauche, au loin, lorsque la visibilité le permettait, ils pouvaient deviner les berges du lac Érié qui s'arrondissaient vers l'Est. John devait s'arrêter. Il sentait que sa vigilance n'était plus aussi affûtée, il lui fallait laisser le volant.
« On va se relayer, si tu veux bien. Puisqu'on est deux, autant profiter et ne pas s'épuiser. On sera d'autant plus efficaces en cas de besoin. »
Il roula encore deux ou trois kilomètres, avant de réaliser qu'il n'avait pas vraiment besoin d'un endroit particulier pour s'arrêter. Après tout, ce n'était pas comme s'il fallait se soucier du trafic derrière lui…
Il ralentit tranquillement tout en prenant garde à l'environnement, puis arrêta l'ambulance au milieu de la rue.







_________________

John's Theme

avatar
Messages : 2271
Points : 2850
Date d'inscription : 17/07/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: There and back again   Mar 13 Fév - 23:18
C'est pas mal comme nom ! Répondit-elle à l'annonce de l'identité du chien.
Elle se retourna et prononça plusieurs fois à l'adresse de l'animal:
Wyatt ! Wyatt !
Les premières fois il ne réagit pas puis, voyant que Malou le regardait en prononçant ce mot, il dressa l'oreille et pencha la tête d'un côté et de l'autre comme s'il voulait que cette information rentre bien dans ses oreilles.
Il apprend vite, conclut Malou, il n'aura pas de problèmes pour survivre longtemps !
Ils voyagèrent un bon moment en silence avant qu'elle ne se soucie des munitions; 18 cartouches c'était déjà pas mal par les temps qui couraient mais la question de John la mit mal à l'aise quelques instants.
Non, elle n'avait pas pensé à s'inquiéter d'une arme plus efficace; elle avait passé son temps à tenter de manger, à dormir et à faire ses exercices de sport.
Se sentant un peu coupable, elle répondit en ronchonnant:
non j'ai rien de plus mais je saurai me débrouiller; de toutes façons je ne sais rien utiliser d'autre.

Sur ce, la jeune fille regarda le paysage sans vraiment le voir jusqu'au moment où ils arrivèrent aux abords du lac car malgré l'apocalypse, la vue de l'eau calme scintillant sous le soleil estival restait un spectacle magnifique, presque euphorisant.
C'est dans cet état d'esprit qu'elle accueillit l'idée de prendre le volant à son tour afin que le cow-boy se repose.
Il s'était arrêté en plein milieu de la route, ce qui n'était pas une mauvaise idée; il n'y avait plus qu'à échanger les places et repartir.

Le trajet en temps que tel en cet endroit n'était pas difficile puisque la majorité des panneaux, bien que rouillés ou cabossés étaient encore en place, du moins pour ceux qui indiquaient Toledo et Cleveland. Pour le reste, elle n'avançait pas bien vite sur cette artère qui menait d'une ville à une autre. Le nombre de véhicules en panne et désossés, abandonnés n'importe où était assez incroyable et obligeait la jeune fille à slalomer constamment mais le plus choquant était la foule de survivants à pieds qui semblaient harassés, affamés, transportant dans un maigre baluchon à peine de quoi vivre. Tous ces gens fuyaient certainement leurs lieux de résidence dans l'espoir de trouver des coins plus calmes et n'avaient plus pour certains que de vulgaires chiffons noircis en guise de chaussures.
Malou jeta un coup d'oeil en direction de l'ami. Etait-il en train de chercher parmi les groupes sa femme et son fils ?
Par égard pour lui, elle resta silencieuse tandis qu'elle constatait que la quantité de mangeurs d'hommes précédant ou suivant les pauvres hères était encore plus conséquente.
Ils furent plus d'une fois obligés d'être les témoins impuissants de scènes d'horreur au point que la jeune fille ferma plusieurs fois les yeux de dégoût mêlé de rage.

Elle avait hâte de rejoindre Toledo d'autant que certains migrants toquaient à leurs carreaux pour mendier quelque chose, certains avec plus d'agressivité que d'autres au point qu'elle commençait à craindre une attaque collective dont ils auraient peut-être du mal à se défaire.

Ils n'en étaient plus loin à présent; plus que quelques kilomètres.
Si tout allait bien, elle pourrait rester sur la bretelle sans avoir à traverser la ville.
Il devait être le début de l'après midi et le soleil cognait dur sur le pare-brise. Elle se pencha légèrement pour régler la soufflerie de la camionnette au froid maximum quand tout à coup elle eut du mal à contrôler le volant et fit une embardée.
A la vitesse où ils roulaient cela ne provoqua rien d'autre qu'une secousse mais il y avait d'autres sensations; quelque chose n'allait pas.
Elle avait l'impression que l'ambulance avait perdu sa stabilité et penchait légèrement.
Dans le doute elle freina doucement et interpella son coéquipier qui somnolait peut-être.
On a un souci John, la caisse ne répond pas comme d'habitude, je vais m'arrêter pour voir ce qui se passe.

Elle se gara tant bien que mal, descendit pour faire le tour du véhicule tout en lorgnant sur les meutes de rôdeurs qui n'étaient pas loin et eut tôt fait de voir que le pneu arrière était dégonflé.
Merde, on a crevé et je n'ai aucun outil... dit-elle au cow-boy en blêmissant.
Comme elle était stupide ! Elle avait pris la route pour un long voyage sans même se munir d'un cric et d'une clé !

On est bon pour entrer dans Toledo, chercher un garage et espérer que le compresseur à air n'ait pas été saccagé.
A moins que tu aies une meilleure idée ? Demanda t-elle tout en remontant sur son siège à cause des morts-vivants qui approchaient.
I walk a lonely road
John A. GrayI walk a lonely road
avatar
Messages : 54
Points : 467
Date d'inscription : 16/10/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: There and back again   Mer 14 Fév - 21:00









Malou reprit le volant sans mauvaise volonté, et John put se reposer. Mais pas dormir. Il ne dormait plus beaucoup. Tout était devenu trop dangereux pour se permettre d'être inattentif. Tout au plus réussissait-il à s'assoupir une bonne heure, si l'endroit où il se trouvait était parfaitement sécurisé. Et chaque fois, au réveil, c'était le même sursaut, la même main crispée sur la crosse du Colt, la même respiration rapide et saccadée.

S'il pouvait s'accorder un moment de répit, il n'en restait pas moins entièrement éveillé et conscient de ce qui se passait autour d'eux. Et quand ils croisèrent le chemin de nombreux survivants qui fuyaient vers le Sud, il se redressa un peu sur son siège. Même Wyatt se redressa pour s'asseoir, alors qu'il n'avait pas bougé lorsque John et Malou avaient échangé leurs places.
C'était un véritable exode. Les gens profitaient de ce que la saison était belle pour partir, quitter ces contrées où les hivers étaient froids, que la tempête avait ravagé en ne laissant par endroit que des monceaux de ruines, ils partaient pour des endroits où l'été serait certes plus chaud, mais aussi où l"hiver serait moins rigoureux. John comprenait, mais ne trouvait pas cela particulièrement malin. Il avait remarqué comme l'hiver avait semblé agir sur les morts. Il n'en avait pas croisé beaucoup sur les routes, et les rares qu'il avait pu observer avaient l'air plus lents et plus raides, comme si le froid gelait leurs membres flasques et leurs chairs en liquéfaction. Il avait aussi remarqué que le retour de la belle saison avait été inauguré par un retour des cadavres "en forme", plus vifs, plus forts, plus affamés. Peut-être que l'instinct poussait ces gens à aller au Sud, pour se rendre la survie plus facile, mais en s'accordant le temps d'observer les choses et d'y réfléchir, John trouvait plus malin de rester là où les températures seraient plus fraîches, quitte à devoir s'adapter et s'équiper.

Pourtant, lui aussi partait. Vers l'Est, vers Washington. Le climat y serait peut-être plus doux que dans le Michigan. Mais il n'y allait pas pour ça. Il y allait pour sa famille, sans même savoir s'il les y trouverait. Il s'efforçait de garder une part d'espoir, même si la raison le ramenait sans cesse à la même pensée : ne pas trop y croire.
Il avait en tête une liste d'endroit où les chercher, mais s'il ne les y trouvait pas, il ne savait pas que faire ensuite.

Pour l'heure, il ne s'agissait pas de ça, mais seulement d'atteindre la capitale. Ils venaient d'arriver à Toledo, malgré que les assauts répétés des voyageurs – vivants et morts – aient forcé Malou à ralentir, parfois dangereusement. Ils avaient pris pour précaution de verrouiller les portes de l'intérieur, mais ça n'empêcha pas John de garder une main sur son arme.

Il commençait à faire chaud dans l'ambulance. Malou se pencha pour enclencher la ventilation et tenter de rafraîchir tout ça, mais elle donna en même temps un coup de volant qui força le véhicule à virer. Elle redressa l'engin, mais quelque chose dans la conduite n'allait pas. Elle décida de s'arrêter pour vérifier. John descendit avec elle, le Colt à la main. Il n'aimait pas l'idée de taper dans le stock de munitions aussi tôt, d'autant que les coups de feu ne feraient qu'attirer la troupe des morts vers eux, mais ce serait plus sécurisant que d'attendre le corps-à-corps pour se servir de sa hachette.

« On est bon pour entrer dans Toledo, chercher un garage et espérer que le compresseur à air n'ait pas été saccagé. A moins que tu aies une meilleure idée ?
Ça ne suffira pas… Il ne s'agit pas que de regonfler, mais de changer ce pneu. Et vu la dimension des jantes, ça ne sera pas le plus simple à trouver. À moins que...
Il s'allongea sur le sol crasseux pour inspecter sous l'ambulance, avant de se relever.
J'espérais trouver une roue de secours avec le nécessaire, comme ça se fait, mais il n'y a rien là-dessous… On est piétons, j'en ai peur. Et vu notre moyen de transport, le plus simple serait d'en trouver un identique pour lui piquer une roue. En cherchant un hôpital peut-être, ou un central d'ambulances. »

Ils n'avaient pas cinquante solutions. Rester ici enfermés dans l'ambulance n'apporterait rien à part être pris au piège. Il leur fallait bouger. John fit descendre Wyatt qui vint se mettre sagement au pied, et remit son revolver à l'étui pour s'emparer de sa hachette. Ce serait plus adapté aux circonstances, plus discret et plus économique. N'étant pas gaucher, il devait manier son arme de la droite, ce qui rappelait à John qu'il était meilleur tireur de la main gauche que ce qu'il était bûcheron de la main droite.
« Et à l'occasion, si je pouvais trouver une deuxième arme en état de fonctionner, ce serait toujours bon à prendre.







_________________

John's Theme

avatar
Messages : 2271
Points : 2850
Date d'inscription : 17/07/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: There and back again   Dim 18 Fév - 23:19
Malou, stressée par la mésaventure et en désaccord avec les propos du coéquipier perdait patience tandis qu'elle renouait avec son caractère froid et autoritaire.
Elle avait beau l'apprécier énormément, elle en avait ras la casquette de son attitude de « monsieur-je-sais-tout » et lança mal aimablement, presque moqueuse:
t'es bigleux ou quoi ? Tu vois bien qu'il n'a presque rien ce pneu ! Je te dis qu'il est juste dégonflé c'est tout !
Exaspérée elle leva les yeux au ciel avec impertinence avant de continuer:
de toutes façons, au pire, ce ne sera pas aussi difficile que tu le dis d'en trouver un autre; mon véhicule est une camionnette banale avec juste un gyrophare et marqué « ambulance » sur les côtés et devant, rien de plus!

Enervée, elle faisait les cents pas tout en lorgnant en coin le cow-boy qui cherchait une roue de secours sous l'ambulance, les groupes de morts et les vivants qui se rapprochaient.
Ne voulant pas prendre de risques supplémentaires, pressée de partir pour résoudre le problème, elle ne laissa pas au pauvre John le temps d'avancer un argument supplémentaire et s'écria:
Piéton ?! Mais tu es malade !!! tu as vu le merdier autour de nous ? Si tu veux crever maintenant c'est ton problème mais pas moi !
Elle laissa un temps et enchaîna:
je reprends le volant et je vais rouler doucement jusqu'à Toledo on trouvera bien un garage, un hôpital ou même un gus pour nous dépanner.

Sur ce, sans même se soucier du chien, elle remonta sur son siège et démarra.
Peu lui importait ce que l'homme répondrait, elle ne changerait rien à son plan; le problème était minime et serait vite résolu, elle en était persuadée.

Elle quitta la sorte de rocade et tourna en direction de la ville pour se retrouver dans une zone industrielle.
Ici tout était comme à Detroit. Même saccages, mêmes meutes, mêmes bagnoles qui barraient l'avenue à prendre, mêmes déviations dans les rues adjacentes et peu de survivants.
Enfin, elle arriva à hauteur d'un garage plus moins dévasté mais qui avait la particularité de posséder une grande casse remplie d'épaves à sa gauche.
Elle freina doucement et il était temps car le pneu devait au moins être entièrement dégonflé à présent et elle peinait à contrôler la direction.
Elle stoppa le véhicule et, toujours de mauvaise humeur elle grommela:
tu vois, ce n'était pas si compliqué. On ne trouvera peut-être pas d'outil là-dedans mais ce sera bien le diable si on ne dégote pas un pneu tout de même.
Elle claqua la portière et attendit que John la rejoigne pour aller fouiller dans l'amas incroyable de véhicules abandonnés.

HRP:
si aucun joueur ne répond à la demande de RP avec nous, je ferai appel au MJ !
InvitéInvité
avatar

MessageSujet: Re: There and back again   Mer 21 Fév - 16:10
Depuis quelques jours, j’avais pris le large dans l’espoir de retrouver la petite sœur de mon meilleur ami. J’avais proposé à Lazare de m’accompagner mais, celui-ci préféré rester dans le motel à surveiller notre habitat. Mais, il m’a tout de même demandé de lui rapporter quelques trucs pour sa vieille voiture. Je savais très bien ou me rendre pour sa petite commande, pour les vieilles voitures de collection. Au garage, lorsque nous avions ce genre de voiture, la plupart du temps, nous allions dans la casse de Toledo dans la zone industriel ou alors on se rendait ailleurs à plusieurs kilomètres de Detroit. Et pour le coup, celui de Toledo est sur ma route. Toutefois, je ne me suis pas arrêté en y allant, j’étais bien trop presser de me retirer se doute de la tête. Après tout, Juliana vivait dans cette ville avant la fin du monde. Donc peut-être qu’elle est tout simplement rester là-haut.

Mais après plusieurs visites de maisons, d’endroit où ils pourraient avoir des campements de fortunes… Je n’ai trouvé aucune trace de la blondinette. Je suis même tomber sur un petit groupe qui vivait dans un commissariat. Je suis resté deux jours avec eux pour me reposer. Une femme connaissait Juliana mais, elle n’a aucune idée d’où elle pourrait se trouver. Donc, je suis repartit comme je suis arrivé. Seul. Par contre, même si je ne l’ai pas retrouvé, j’ai encore l’espoir de la retrouver vivante. J’ai repris la route pour la casse de Toledo. J’ai dû m’arrêter sur la route pour récupérer de l’essence. Mais, je pense qu’il va falloir que j’en profite d’être au garage pour faire un petit entretien de la moto.

Une fois à l’endroit de la deuxième destination de mon expédition. Je viens à faire un petit ménage en entrant dans le garage. Deux rôdeurs m’avaient entendu, en même temps, ma moto ronronne beaucoup. Une fois fais, je viens à la placer à l’intérieur puis, je vais dans le bureau du garage pour jeter un coup d’œil au cahier où il répertorié les véhicules arrivant dans la casse. Je finis par trouver deux modèles où les éléments pourrait convenir à la voiture de Lazare. « Parfait ! » Dis-je avant de refermer le cahier. Je finis par me rendre à l’endroit qui est désignait dans le cahier. Une fois sur place, je viens à me mettre au boulot pour récupérer trois trucs bien définis. Normalement, cela le fera. Façon Lazare était bien au courant que ce n’était pas sûre que je retrouve le modèle même qu’il possédé. Je reviens sur mes pas pour rejoindre le garage que deux personnes arrivent devant. Je reste un peu en retrait au début puis je finis par m’approcher d’eux.

« Salut ! »
Dis-je tout simplement. Je garde ma main sur mon arme, après tout je ne connais pas ses personnes. « Je peux peut-être vous aidez ? »
I walk a lonely road
John A. GrayI walk a lonely road
avatar
Messages : 54
Points : 467
Date d'inscription : 16/10/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: There and back again   Ven 23 Fév - 15:00









Dans son entêtement, Malou se refusait de voir le pire, et remonta brutalement à bord de l'ambulance pour repartir. John n'eut que le temps de faire grimper Wyatt et de monter à sa suite, et la camionnette repartait déjà. Le chien se coucha sagement pendant que son maître regagna son siège passager en se faufilant.

Même si la jeune fille minimisait l'étendue des dégâts, elle fut contrainte de rouler doucement. John ressentait le flottement dans la direction, caractéristique d'un pneu à plat, mais si Malou le pensait simplement dégonflé, lui savait bien que c'était plus complexe que ça. Un pneu ne se dégonflait pas tout seul sans raison. Avec tous les débris qui jonchaient les routes, il serait surprenant de ne pas avoir roulé sur l'un d'eux qui ait provoqué la crevaison.

Ils arrivèrent finalement près d'un garage. L'endroit était très en retrait de la route, au fond d'une large cour de graviers. Deux grandes baies fermées par des rideaux métalliques donnaient sur cette cour, flanquées d'une porte de taille plus modeste qui devait être l'entrée du garage. Trois autres grandes portes d'atelier suivaient, plus à droite, et le bâtiment se terminait par un local plus bas, un genre d'appentis qui devait renfermer des trésors d'outils et de matériaux.
Le terrain ne s'arrêtait pas là, et un vaste terrain vague s'étendait à côté du garage, et certainement très loin derrière, et abritait des carcasses de voitures, certaines encore en attende de désossage, la plupart déjà débarrassées de tout ce qui pouvait l'être, empilées par trois ou quatre, alignées en rangées comme les bâtisses le long d'une rue.
Malou, avec sa mauvaise foi, fanfaronnait d'avoir trouvé si facilement un tel endroit, mais reconnaissait à demi-mot qu'il serait nécessaire de changer le pneu récalcitrant.

La camionnette arrêtée dans la cour, Malou descendit, suivie par John. Il fit signe à Wyatt de rester là, et le chien qui s'était relevé se recoucha aussitôt avec un soupir ennuyé.
En traversant la cour lentement, John observait de tous les côtés. C'était bien délabré ici, mais il ne serait pas surprenant de trouver ce dont ils auraient besoin. Les pièces détachées étaient des objets prisés et de grande valeur, désormais. Si la nourriture avait une importance capitale, il fallait impérativement prendre grand soin des véhicules quand on en possédait. C'était encore le meilleur moyen de faire de grands trajets en toute sécurité, John en avait fait l'expérience pendant son voyage depuis Salt Lake City. Si sa voiture ne l'avait pas lâché au milieu de nulle part dans le Nebraska, il l'aurait encore.

John entendit Wyatt remuer dans l'ambulance et se retourna. Le chien grattait à la porte arrière. Il avait senti quelque chose. Maintenant, John se demandait s'il n'aurait pas mieux fait de prendre l'animal avec eux. Une voix l'interrompit en le forçant à revenir vers le garage. D'un geste, il écarta le pan de son manteau pour libérer la crosse de son Colt mais n'alla pas plus loin.
Le grand blond baraqué qui sortait du garage et se dirigeait vers eux le faisait d'un pas lent mais sans menace. Il gardait la main sur la crosse d'une arme, une prudence qu'on ne pouvait lui reprocher, puisque n'importe qui en ferait au moins autant.
Son attitude dégagée ne présage pas de mauvaise surprise, mais il valait mieux se tenir en alerte.
« C'est possible. C'est à vous, cet endroit ? Vous vivez ici ? »







_________________

John's Theme

avatar
Messages : 2271
Points : 2850
Date d'inscription : 17/07/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: There and back again   Lun 26 Fév - 19:55
Malou avait dégainé son rouleau à pâtisserie et marchait aux côtés de John tout en surveillant les alentours.
Le lieu semblait calme mais cela ne voulait rien dire d'autant que le cow-boy avait choisi de laisser le chien dans le véhicule ce qui n'était peut-être pas une bonne idée; lui, il aurait su renifler à la seconde une odeur ou une présence imperceptible pour l'humain.
La jeune fille ne disait rien sciemment; elle avait fini par voir que le coéquipier avait eu raison pour le pneu mais se serait coupé la langue plutôt que d'admettre son erreur.
Ils venaient de dépasser le bâtiment pour se diriger vers la casse quand ils entendirent Wyatt gratter.
On aurait dû le prendre avec nous ! S'exclama Malou toujours prompte à pointer du doigt les erreurs des autres tandis qu'une voix se faisait entendre dans leur dos.
Aussi rapide que John, elle se retourna prête à attaquer quand elle vit un homme, certes sur le qui vive mais sans agressivité se diriger lentement vers eux demandant s'ils avaient besoin d'aide.
Elle avait eu raison sur toute la ligne ! Non seulement elle avait trouvé un garage mais en plus il y avait un mec dedans exactement comme elle l'avait dit.
Elle ne manqua pas de lancer un regard triomphant vers son comparse qui répondait à la question posée par d'autres interrogations.

Comme Malou se fichait éperdument de savoir si l'inconnu était propriétaire ou non du lieu et s'il créchait ici ou ailleurs, elle s'empressa d'ajouter:
on a crevé sur la route et on vient par ici pour chercher un pneu pour la camionnette.
Elle indiqua du doigt son ambulance à l'intérieur de laquelle le chien n'en finissait plus d'aboyer.
Levant les yeux au ciel elle ajouta:
je vais le chercher avant qu'ils n'ameute tous les rôdeurs du coin et je vous rejoins.

Elle partit en courant vers l'engin tandis que les deux homme semblaient discuter, libéra la bête qui courut jusqu'à l'inconnu pour le sentir en grognant puis, s'en désintéressant soudainement alla soulager sa vessie un peu plus loin.
Wyatt était beau mais surtout il en imposait avec sa grande taille et ses poils gris; c'était cela qui plaisait à l'adolescente, elle se sentait en confiance avec lui, protégée.
Elle attendit qu'ils aient fini leur conversation tout en s'essuyant le front qui perlait de sueur sous le soleil puis demanda:
alors, on y va ?
InvitéInvité
avatar

MessageSujet: Re: There and back again   Dim 4 Mar - 14:23
Une fois que j’avais tout pour réparer la bagnole de Lazare, je retourne sur mes pas pour récupérer ma moto. Je vais surement pouvoir reprendre la route rapidement. Lorsque j’arrive à hauteur du garage, j’aperçois deux personnes, un gars et une fille. Peut-être qu’ils ont besoin d’un coup de main. Je m’avance alors vers eux pour voir ce qu’ils veulent et si jamais je peux leur filer un coup de main. Après tout ce n’est pas vraiment leur meilleur endroit à piller mise à part si on a besoin de truc pour nos caisses. Ma main sur mon colt attacher à ma ceinture, je m’adresse aux deux personnes. Le gars me répond en premier, demandant si je vis ici et si cet endroit m’appartient. Tandis que la fille m’annonce qu’ils ont tout simplement crevé. Puis elle finit par rajouter qu’elle va chercher le chien qui était en train d’aboyer dans l’ambulance. En effet, c’est plutôt une bonne idée si nous ne voulons pas être entouré de rôdeurs.

« Je ne vis pas ici mais, je suis venu régulièrement ici par le passé. Cette casse est vraiment pas mal pour avoir certaine pièce de véhicule de collection comme des pièces de tout genre. » Répondis-je au type en face de moi. « C’est cette ambulance qui a crever ou un autre véhicule ? Je peux vous aider, j’étais mécanicien par le passé donc peut-être que je pourrais vous être utile. »

Pas la peine de dire que j’étais aussi membre d’un MC par le passé. Puis, je finis par regarder le chien qui vient à sortir de l’ambulance. Et visiblement la petite blonde avait l’aire d’être vraiment pressez à reprendre la route.

« Vous avez pu récupérer ce qu’il vous faut pour changer la roue ? » Car partir pour les aider, je suis partant mais, si je n’ai pas le matériel cela risque d’être un peu difficile je pense. Je finis par regarder l’intérieur du garage par la fenêtre. « Le matériel a l’intérieur est encore intacte. Si vous voulez, vous pourrez même récupérer des trucs utiles pour votre camionnette. Enfin, je récupère mon matos et ma bécane et je vous suis dès que vous êtes prêt. »
I walk a lonely road
John A. GrayI walk a lonely road
avatar
Messages : 54
Points : 467
Date d'inscription : 16/10/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: There and back again   Dim 4 Mar - 21:52









L'homme avait l'air avenant. La méfiance des premiers instants sembla se dissiper quelque peu lorsque les premiers mots furent échangés. Il disait ne pas vivre dans cet endroit, mais il le connaissait pour être souvent venu.
Malou coupa court aux échanges de politesses pour annoncer direct la raison de leur présence. L'homme sembla s'intéresser à leur problème. Il disait être mécanicien. Voilà qui serait utile pour régler leur petit imprévu.
« Vous avez pu récupérer ce qu’il vous faut pour changer la roue ?
Disons que… je n'ai pas trouvé le nécessaire sur l'ambulance. Je ne sais même pas s'il y en a eu un, un jour.
Le matériel a l’intérieur est encore intacte. Si vous voulez, vous pourrez même récupérer des trucs utiles pour votre camionnette. Enfin, je récupère mon matos et ma bécane et je vous suis dès que vous êtes prêt.
Hé bien… Commençons par changer cette roue. La gamine pense que c'est qu'un pneu dégonflé ; je dis que c'est crevé. L'avis d'un mécanicien pourra certainement trancher et nous orienter sur la marche à suivre ?
Ils finirent par aller jeter un œil au pneu à plat, et finalement la grande baraque blonde abonda dans le sens de John, qui eut un imperceptible sourire de satisfaction vers Malou, du genre "Ah, je te l'avais bien dit !".
« On devrait rentrer avant que des morts n'arrivent. Tu vas devoir apprendre à te taire, Wyatt. Devant le regard du blond, John crut bon d'apporter une précision. C'est… Wyatt c'est le chien. Moi c'est John.
Un coup d'œil rapide vers la rue leur confirma qu'ils feraient mieux de se mettre à l'abri. Quelques cadavres arrivaient lentment, sans doute motivés par la voix rauque de Wyatt.
Ils gagnèrent le garage et fermèrent derrière eux pour se créer un peu de sécurité. John n'avait toujours pas levé la main de la crosse de Colt. Il nourrissait une méfiance tenace, même envers les gens qui se montraient amicaux ou courtois. Il avait eu son lot de déconvenues pendant son périple, et il avait appris qu'au moins l'un des innombrabres dictions en ce monde disait la vérité : l'Homme est un loup pour l'Homme.

Le garage était suffisament éclairé, la lumière du soleil entrait par les carreaux de fenêtres longues et étroites placées haut sur deux des murs. Les quatre ouvertures oblongues recouvertes de plexiglass de la grande porte contribuaient aussi à la luminosité. On y voyait assez clair pour chercher des outils.
John savait ce dont ils auraient besoin, mais ce fut Malou qui trouva une énorme clé en forme de croix, qui servirait à démonter la roue endommagée. C'était un début. Ils auraient aussi besoin d'un cric en état de fonctionner, et – surtout – d'une roue qui puisse faire l'affaire. Une deuxième pourrait être un bon bonus, surtout qu'ils avaient encore beaucoup de route à faire. Après tout, ils n'en étaient qu'au début de leur road trip, et ils pouvaient connaître une autre crevaison sur ce qui leur restait de route.
Pendant qu'ils râtissaient tout ce qui contenait du matériel, John passa devant la porte et vérifia à l'extérieur si la viande morte s'accumulait. Le plexiglas, bien attaqué par le temps et les intempéries, était plutôt dépoli et il était difficile de distinguer les détails. C'était comme… regarder au travers d'une feuille de papier-calque. La lumière filtrait, mais on ne pouvait vraiment voir que des ombres aller et venir, et uniquement si ce qui les projetait se trouvait asses près. En collant son oreille sur l'acier froid du grand rideau de la porte, John entendit faiblement quelques râles. Il y avait bien quelques morts dehors, mais aucun ne semblait avoir encore compris que de la nourriture de cachait ici.

Malgré tout, le bruit des outils finirait sûrement par les alerter.







_________________

John's Theme

avatar
Messages : 2271
Points : 2850
Date d'inscription : 17/07/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: There and back again   Sam 10 Mar - 19:47
J'avais une boîte à outils dedans avant mais je me la suis fait piquer !
Répondit Malou du tac au tac histoire de ne pas passer pour une nulle devant l'étranger puis elle s'était penchée en même temps que les deux hommes pour constater les dégâts.
Elle haussa les épaules de dépit quand le cow-boy la fixa d'une air triomphant; après tout, dégonflé ou crevé c'était presque pareil, non ?

Tandis que l'inconnu se dirigeait vers ses affaires à récupérer, ils étaient entrés dans le garage qui sentait encore le gas-oil et l'huile de vidange à la recherche des outils espérés.
Tout était bien rangé sur l'établi mais c'est un peu plus loin, sur un meuble métallique placé à côté du pont qu'elle trouva une grande clé en croix.
A présent, elle cherchait un cric à main quand ses yeux tombèrent sur un gros cric à air comprimé posé sur roulettes.
Malou soupira. Depuis le temps qu'il n'y avait plus d'électricité, ni l'engin ni le pont ne devaient fonctionner.
Elle en informa tout de même John qui avait l'air de penser comme elle et dit:
il n'y a pas trente six solutions; il faut ressortir et aller dans la casse fouiller les coffres de bagnoles pour trouver l'outil.

Elle aussi tenta de deviner à travers le plexiglass d'hypothétiques mouvements à l'extérieur mais ne vit rien.
Tu me couvres ? Demanda t-elle alors, je vais tenter de sortir; ils ne doivent pas être bien nombreux, c'est désert ici.
Elle ouvrit la porte le plus doucement possible et les vit qui flairaient autour de l'ambulance. Ils étaient trois et ne reflétaient donc pas un danger énorme; malgré tout la jeune fille adopta la démarche silencieuse que Mani l'Indien lui avait enseigné mais ce fut peine perdue.
Wyatt qui les avait repéré, se mit à aboyer, les poils du dos tout hérissés tandis qu'un trio de têtes décaties se tournaient vers eux.
Elle dégaina son rouleau à pâtisserie. Elle savait que John ou même le mécano ne voudraient pas gaspiller de balles pour si peu, il faudrait aller au combat à l'arme blanche.
InvitéInvité
avatar

MessageSujet: Re: There and back again   Ven 11 Mai - 18:14
Une ambulance ? Normalement, on pourra mettre la main sur des choses qui pourront être utile pour les aider mais, il va falloir qu’on cherche un peu. Je fis un signe de tête positif à la question de l’homme en face de moi. Je le suis jusqu’à l’ambulance pour regarder le pneu, pour le coup je pense qu’il est crevé et qu’il va sans aucun doute falloir le changer. Finis l’époque où on pouvait réparer un pneu lorsque la crevaison n’était pas sur le flan de la roue.

« Il est crevé se pneu. Vous avez même eut de la chance de réussir à tenir jusqu'à la. Le flanc est toucher. » Dis-je tout simplement avant que le type commence à s’adresser à un certain Wyatt. Je le regarde d’un air interrogatif lorsque que celui vient à rajouter que Wyatt c’est le chien. « Moi c’est Dwight. Et je suis d’accord on ferait mieux de rentrer. »

Une fois le véhicule entrer dans le garage, je refermai la porte derrière eux. Je pars dans la direction de la moto pour déposer mon sac et récupère deux trois trucs qui pourront être utile. La blonde vient à faire le tour du garage pour récupérer une clé en croix mais, visiblement elle ne trouve pas tout ce qu’il nous faut. Et pour le coup, je suis d’accord sur le fais qu’il va falloir ressortir à l’extérieur pour récupérer le reste du matériel.

« Va falloir trouver un pneu pour notre ambulance. Et pourquoi pas un deuxième si jamais vous avez à nouveau un souci sur la route. »

Il est préférable d’être prévoyant puis, ils ne s’embêteront pas à savoir s’il est crevé ou pas.  La blonde finit par se dévouée à sortir en première. Elle demande à John de la couvrir par la même occasion. J’attrape par la même occasion une barre en fer avant de mettre les pieds dehors. Ce ne serait pas très malin de sortir mon arme à feu alors qu’à trois, nous pouvons en arrivé à bout. La tentative d’y aller discrètement de la blonde fut un échec lorsque le chien vient à donner l’alerte pour les morts. Sans même réfléchir, je viens à suivre la blonde pour achever ses zonards. Je m’en charge d’un tandis que les autres se charge des dernières morts. Je me tourne vers eux :

« Bon pour le moment c’est bon. » Je m’avance un peu et je leur fais un signe de la main pour qu’ils me suivent. « On pourra surement trouver ce qu’il nous faut par là. » Je finis par leur demander par curiosité : « Vous venez d’où comme ça ? »


horsrp:
 
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: There and back again   
 
There and back again
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
In Your Flesh :: Walking on the Streets :: Détroit
Page 1 sur 1
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum


Outils de modération