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 Just put that bottle down !

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MessageSujet: Just put that bottle down !   Dim 7 Jan - 0:51
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C’était un cauchemar. Subsister dans cette maison était devenu un véritable enfer. Certes, ça l’était déjà du temps d’Avalohn, mais cette fois-ci, c’était un supplice bien différent. A dire vrai... Il n’était même plus question d’une ‘demeure familiale’, mais bien d’un véritable orphelinat. Ou d’un moulin, au choix. Si la présence du parasite Joey était déjà déplaisante, la nuée d’ados de son âge qui avait débarqué du jour au lendemain avait été la goutte de trop pour Harvey déjà à fleur de peau. Se rendait-il au moins compte de ce que ça représentait pour lui ? De ce que ça sous-entendait ? Joey était la remplaçante d’Avalohn. Si le plus jeune s’était juré de ne pas y mettre de son grain de sel - car il s’agissait de sa vie privée et qu’il semblait être heureux à ses côtés -, voir ses sept remplaçants débarquer à l’improviste... Ca, il ne pouvait pas laisser passer. Il avait été trop longtemps silencieux et compréhensif.

Isha ayant décidé de raccompagner sa brune jusqu’au labo, Harvey avait tout le loisir de préparer méticuleusement son speech de mécontentement. Pire qu’une dissert’ de philosophie à développer en trois partie, le brun avait gratté du papier toute la journée sur la table de leur cuisine, dans le but de traiter de tout ce qui lui déplaisait depuis déjà plusieurs semaines. Rien ne serait mis de côté, rien ne serait négligé. Cette discussion serait l’unique. Raison pour laquelle Harvey se devait d’être parfaitement préparé. Après un après-midi complet à pester entre ses dents contre le monde entier - et après quelques brèves salutations bougonnes aux habitants actuels de leur maison - Harvey relu avec une satisfaction non-feinté son chef d’oeuvre. Ca serait par-fait. Le soleil laissa place à l’éclairage doux de la lune tandis l’heure de la grande discussion se rapprochait à grand pas. Malheureusement, toujours pas de nouvelles d’Isha à plus de vingt heure passée...

Les ongles de ses doigts tous rongés jusqu’à la chair, Harvey continuait de faire les cent pas dans le hall éclairé par quelques bougies pour une économie maximale de l’électricité. Forcé de trouver une nouvelle occupation, il poussa l’un des fauteuils du salon pour le placer en face de la porte d’entrée. Il se laissa alors lourdement tomber dedans quelques minutes,  coude reposé sur l’accoudoir avant de se relever. Impatient, tel un lion en cage. Qu’est-ce qu’il foutait sérieusement ?! D’un pas rapide, il fila droit dans le garage de leur maison où le plus âgé avait élu domicile. Pour un novice du ‘bordel-Isha’, se repérer dans ce capharnaüm pouvait se révéler un calvaire, mais pour quelqu’un d’aussi expérimenté en bazar qu’Harvey, dégoter trois comics était d’une facilité déconcertante. BD en main et prêt à retourner à son poste de daron insatisfait, son regard croisa quelques bouteilles vertes particulièrement mal dissimulées. Un sourire malicieux et le voilà de nouveau installé dans son fauteuil, un comic en main. Décidément, ça ne valait pas un bon manga… Ces types en collants ne lui vendait pas du rêve.

Plus les heures se succédaient et plus rester éveillé se révélait être tâche ardue. Avachit dans son poste d’observation, Harvey se sentait faiblir. Au moins les bières étaient bien cachées. Quand Isha allait débarquer, il sera forcé de faire un détour par là pour avoir une explication. Minuit passé et le plus jeune sombra finalement dans un lourd sommeil. Précairement allongé dans le siège du daron, la joue déformée sur l'accoudoir, un filet de bave s’était mit à imbiber le tissu de son lit de fortune.

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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Dim 7 Jan - 9:48
Définition d’une journée de merde, déjà commencé par une matinée prometteuse, sinon, ce n’est pas drôle. Ensuite, faite en sorte que tout ce qui peut aller mal aille mal et s’enchainent de façon catastrophique sur une courte période. Mélangez savamment des problèmes mortels, tel que l’introduction dans un camps où votre tête est mise a prix et dont vous avez du mal a sortir. Ajoutez des soucis sentimentaux, avec un plan Q régulier qui vous laisse espérer plus alors que lorsque vous commencez à lui avouer vos sentiments, vous êtes coupé par le remplaçant qui s’impatiente. Dans la foulée, saupoudrez de problèmes de frustration, faite en sorte que le câlin d’adieu soit interrompu avant la fin. Nappez cela sur une soirée bloquée avec le mec de Maddie qui vous kiff autant qu’une crise d’hemoroides. Décorez avec un retour de nuit compliqué à devoir zigouiller le zombie d’Evah Mendes, dire que, jeune, je me suis paluché sur cette actrice, en version moisi, elle était de suite moins bonne. Et pour finir, n’oubliez pas la cerise sur le gâteau : faites-vous tirer TOUTE vos putains de bières bordel de sa mère la pute !

Non mais sans décorner là, faut que ça s’arrête !! Avec cette avalanche de merdes, je suis juste d’humeur de chacal et J’AI BESOIN DE PICOLER ! Après avoir rageusement tout retourné dans le garage qui me sert de tanière, je percute d’une façon qui pourrait laisser pantoise n’importe qui de normal, qu’il me manque des comics. Oui, ne me demandez pas comment je fais mais je m’y retrouve dans mon bordel. Les deadpool en prime !!! Ben voyons.

Si ma pensée première est « je vais « zigouiller l’un des grands frères de Ryan » très vite, mon instinct me hurle que ça pourrait être un autre « problème ». Mon vieux serait bien du genre a me piéger avec un truc aussi con. J’ai une suée en pensant que la dernière fois qu’il s’est introduit dans la maison, je n’avais pas su « voir » les petits signes qui aurait pu m’éviter de finir dans un coffre avec Avalohn. Malgré ma fatigue, je sors mon arc avec nervosité et je vais vers la maison avec anxiété. J’ai peur à un point sans retour de trouver les enfants morts ou enlevés.


Avant de foncer tête baissée, je fais le tour de ma résidence, rien de suspect cette fois. Je passe par la porte de la cuisine et je me garde bien d’allumer la lumière. Après un rapide tours de l’étage, je note qu’il ne manque personne et que tout le monde semble dormir, tout le monde sauf Harvey. Putain… non pas lui… je retourne sa chambre fébrilement, cherchant des traces de sang, de lutte ou le genre de message qu’aime me laisser mon géniteur pour me faire savoir qu’il a fait ses saloperies.

Désespéré, mais sur mes gardes, je fini par descendre dans le salon, prêt a aller chez Logan donner l’alerte. Je suis surpris de sentir l'odeur de bougies fondus quand je perçois une forme sur le canapé. Cette fois je me lui laisserais pas le temps de se servir de son machin électrique !

« Bouges pas connard ou je te plante dans les couilles ! »

J’allume la lumière (sans me soucier des économies de courant) sans prévenir et je me retrouve tout con devant un Harvey mal réveillé. Je suis a la fois soulagé qu’il aille bien et en colère de la frousse que j’ai eu.

« Putain Harvey !!! J’aurais pu te tuer ! Mais qu’est ce que tu fous là a cette heure-ci !!!??? ».


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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Lun 15 Jan - 22:08
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Existait-il seulement plus douce attraction que l'irrésistible appel des bras de Morphée ? Au vu de la facilité avec laquelle Harvey s'était laissé amadouer, rien n'était moins sûr. Rester éveillé jusqu'au retour glorieux d'Isha lui avait été tout simplement impossible. Avachit sur son siège, la gueule béante et les orbites s'agitant sous ses paupières closes, il aurait pu rester dans cette position inconfortable suffisamment longtemps pour attraper une entorse cervicale. Mais c'était sans compter l'intervention brutale d'un survivant enragé et ses hurlements menaçant à en perforer les tympans des moins avertis. Un sursaut. Un raté de palpitant. Une inspiration tranchante. Harvey venait d'être tiré de force de ses démons par une menace de mort. Quelqu'un voulait le planter. Quelqu'un allait le refroidir. Perdu dans une phase de reprise de conscience, son instinct reprit immédiatement le dessus alors qu'il franchissait d'un bond vif le dossier du fauteuil sur lequel il était installé. Protégé derrière cette pièce de mobilier et un comic fermement bloqué dans sa poigne stressée, la voix d'Isha finit par le faire sortir de sa cachette de fortune. Bordel à cul. Il y avait des choses à ne pas faire. Comme ce qu'il venait tout juste de faire là, en fait. S'il continuait d'agir de la sorte, il allait réussir à le tuer et une flèche ne serait pas forcément nécessaire pour y parvenir. « MAIS PUTAIN !! » répliqua-t-il à son tour d'une voix qui trahissait encore cette frayeur qu'il venait à peine de traverser. Sans même parvenir à canaliser le ton avec lequel il s'opposait à son protecteur. Le plus fort dans toute cette histoire, c'était qu'il était en train de se faire engueuler en plus de ça ! La bonne blague !!

« E-Et toi alors ?! » bafouilla-t-il maladroitement alors qu'il s’évertuait de rassembler ses esprits pour garder un semblant d'assurance après ce réveil riche en émotions. « Qu'est-ce qui t'a pris autant de temps ?! Pour rentrer si tard, je veux dire ? » Par cette micro sieste qui avait brisé son tour de garde, Harvey s'en voyait totalement perdu, désorienté. La notion du temps lui échappait complètement. Quelle heure était-il vraiment ? Combien de temps avait-il dormi? Risquant un léger coup d’œil vers l'une des fenêtres de leur salon, il tenta rapidement de se repérer à la venue de l'aube. Sans aucun résultat. La lune éclairant encore de sa lumière argenté les bâtiments pour la plupart occupés de Fort Hope. « Écoute... Tu sais quoi, je m'en fous. » Trancha-t-il soudainement en reposant d'un geste brusque le comic - qu'il avait préalablement emprunté dans le garage d'Isha - sur le fauteuil dans lequel il était allongé un peu plus tôt. D'une main tremblant d'appréhension sur son front, il lutta un instant pour empêcher un sourire peiné d'étirer ses lèvres. « F-Faut que j'te parle pendant que j'te tiens, enfin, sous la main. » C'était maintenant ou jamais. Depuis plusieurs semaines, Isha semblait tout bonnement indisponible. Était-ce dû à cette Joey qui l'accaparait constamment ? Ou à la nuée de gamins qu'il avait décidé de ramener du jour au lendemain chez eux... ? Il n'en savait rien. Dans tous les cas, il était là, sous ses yeux. Et il ne comptait pas rater cette occasion en or de pouvoir s'exprimer et souligner les choses qui lui déplaisaient. Le silence, Harvey l'avait tenu bien trop longtemps. L'heure des explications avait sonné. « Deux secondes... J'ai du.. J'ai du le faire tomber. » murmura-t-il, fébrile, alors qu'une fouille approfondie de ses poches venait à peine d'être menée à bout. Putain, il ne trouvait plus le papier qu'il s'était saigné à rédigé durant la journée. Impossible... Il avait dû tomber dans la bataille. « Attends... Juste deux secondes. » répéta-t-il tout aussi anxieusement alors qu'il craignait de voir Isha partir. A présent allongé sur le parquet du salon, ventre à terre, il jeta un coup d’œil sous les meubles avant d'apercevoir ledit papier. D'un geste il s'en empara. Il était sauvé.

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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Mar 16 Jan - 20:00
C’est moi ou il est monté dans les suraiguës en criant de frousse? Bon je me retiens de me foutre de sa gueule, je sens que c’est pas soirée et puis, depuis la mort d’Ava, c’est un peu tendu entre lui et moi. En fait, je me sens terriblement coupable, et avec les révélations de mon vieux, ça n’arrange rien. Mon seul réconfort est d’être rentré avant lui pour découvrir cette abominable mise en scène qui me hante encore jour et nuit.

Au moins il n’a pas eu à ternir ses souvenirs d’une louve pleine de vie, majestueuse dans ses contradictions et capable de se comporter avec tout le panache de la princesse qu’elle était dans n’importe quelle situation. Enfin, n’importe laquelle sauf celle qui l’a emportée. Il n’y a pas une nuit ou son visage boursouflé et pale, ses yeux vides et globuleux ou sa bouche déformée par la faim ne viennent pas m’arracher au sommeil.

Ce qui m’a retenu aussi longtemps ? Bordel s’il le savait. J’ai vraiment eu la journée la plus foireuse de ma vie, je crois que je me suis quand même pris un sacré râteau, enfin, d’une certaine façon. J’ai failli dire je t’aime à une nana qui n’a pas attendu que je remonte mon pantalon pour aller prévoir son rencart suivant avec mon remplaçant. Je vais éviter de repenser au fait que je me suis fait coincer comme un bleu dans le labo, que j’ai fait chialer le seul mec capable de tous nous sauver… ha ouai… y’a aussi le fait que j’ai appris que Donovan me faisait tuer des gens pour son seul plaisir de les torturer. Certes, il me fait chanter et je n’ai pas le choix du coup, mais bon, ça m’aidait à me sentir moins sale quand je pensais que je faisais ça pour une noble cause, genre sauver l’humanité. Là je ne sais même pas comment je vais gérer moralement sa prochaine commande. Putain, il me faut une bière !

Je hausse un sourcil prêt à lui répondre mais il me coupe en me disant qu’il s’en fout finalement. Hum… dois je envisager qu’il puisse y avoir un problème ? En plus du fait que son meilleur pote est mort a cause de moi ainsi que celle qui veillait sur lui comme une grande sœur ? J’ai beau me creuser les neurones, a moins qu’il y ait eu un nouveau drame pendant mon absence, je ne vois pas qui j’ai fait tuer de plus depuis ce matin. Matthew et lui n’étaient pas proche non ?

Il me dit qu’il a besoin de me parler, je lui fais signe que je suis ok, mais au lieu de me vider son sac, il commence a chercher je ne sais quoi sous les meubles.

« Harvey ? T’as paumé quoi ? »

C’est moi ou il a l’air nerveux. Je regarde le comic qu’il a posé sur la table basse et le reconnais instantanément.

« Hey mais c’est toi qui m’a tiré mes comics ? Par hasard tu m’as laissé des bières ou tu les as déjà toutes sifflées pour te foutre dans un état pareil... »

Non je sens qu’il y a un autre souci. Et ça me stress à mort. Je ne suis pas sûr de savoir encaisser un autre drame. Je ne sais pas pourquoi mais ca me flippe de le voir au sol comme ça. Je l’attrape gentiment par l’épaule pour essayer de l’aider a se relever en espérant que c’est juste qu’il m’a sifflé mes bières et qu’il est rond.

« Quoique tu cherches, ça pourra attendre demain non ? Si tu veux causer, on se fait ça maintenant si tu veux. Ah moins que tu ne veuilles finir de faire les poussières version mon corps est un swiffer »

Nous y voilà. Situation stressante donc humour de merde. Quand je vous dis que ca me tuera un jour.

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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Lun 22 Jan - 19:55
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Allongé sur le sol à la manière d’une baleine échouée, Harvey poursuivait assidûment ses recherches. Il pouvait clairement sentir sur lui se poser le regard à la fois intrigué et inquiet d’Isha. « C’est rien t'inquiète » le rassura-t-il d’une voix distraite alors que le plus âgé lui demandait ce qu’il avait perdu. Rien d’important… Harvey pouvait faire sans, mais bordel où était-il, ce foutu papier ?! « Ouais, c'est moi le comic... Mais ça vaut toujours pas un bon One Piece. » rétorqua le brun alors qu’Isha s’étonnait de voir ici l’un de ses comics chéris, le Deadpool. Après quoi, la disparition des bières arriva bien vite sur le tapis. Ce n’était pas en ravitaillement que Logan aurait dû assigner Isha, mais bien dans l’inventaire du camp ! Comment arrivait-il à si bien remarquer ce qu’on lui subtilisait dans son dos ? C’était à la fois impressionnant et légèrement terrifiant… « Je te les rends une fois qu'on a parlé, promis. J'y ai pas touché. » Il n’aurait jamais osé les consommer. Il ne prendrait pas le risque de contrarier son protecteur. Certes Robin n’était plus là aujourd’hui, mais Harvey lui - et contrairement à d’autres survivants - l’avait vu en action. Sous un autre jour. Bien plus sombre, bien plus inquiétant. Il ne voulait pas re-déclencher ce trouble et surtout pas pour une stupide histoire de bières consommées en cachette… Harvey était plus malin que ça.

Finalement, tout son corps fut secoué d’un rire franc alors qu’il s'emparait -enfin- du petit papier tant désiré. Oubliant même, durant un court laps de temps, toute la colère qu’il avait pu accumuler envers Isha et son comportement des dernières semaines. « T’es con…! Aide moi donc, plutôt que d’me réduire à l’état d’un vulgaire accessoire de ménage. » plaisanta-t-il à la suite de sa remarque sur les swiffers. Non Harvey ne devait pas se laisser attendrir par les blagounettes de son père adoptif. L’heure était grave. Une fois sur ses deux pieds et ce, grace à l’intervention d’Isha, Harvey perdit tout son sourire. « Non, ça peut pas attendre demain Isha... Ça peut plus attendre ok...Faut juste qu’on... Assis-toi. » Tout se passerait bien, tout allait parfaitement se dérouler comme sur des roulettes. Tendant maladroitement ses deux mains en direction du canapé du salon, il l’intima d’un regard semblable à celui d’un lémurien anxieux de s'installer confortablement. Une fois prêt, Harvey s’éclaircit rapidement la gorge pour relire rapidement les notes qu’il avait prise durant la journée. « Ok. Alors, voilà, pour commencer...Euh... » Les secondes suivant ces quelques paroles angoissées se révélèrent n’être qu’un silence gênant.

Debout devant Isha, les deux mains tenant fermement le papier à une distance parfaitement réduite de son nez, il fronça légèrement les sourcils. Il y avait tant de choses… Par quoi fallait-il commencer…? Avalohn ? Joey ? Son sentiment d'emprisonnement ? Son envie de faire partie du groupe de ravitaillement ? Non… Il y avait encore plus important. Plus grave à ses yeux. D’un coup de langue sur la lèvre inférieure, comme pour l’humidifier, il abaissa finalement le papier pour prendre une nouvelle inspiration : « P-Pourquoi avoir ramené tous ces gamins chez nous... ? C'était quoi... Ton but ? J'veux dire, c'est p-pas comme si des maisons vides c'était ce qui manquait vraiment dans le coin. Y a de la place littéralement partout. Alors pourquoi... Pourquoi chez nous ? » Ne lui suffisait-il pas ? Avait-il réellement besoin d’adopter d’autres gamins ? Harvey n'était sans doute pas le plus facile à vivre... Mais il pouvait faire des efforts.

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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Mar 23 Jan - 7:22
Putain, je suis vanné et je ne comprends pas le cirque d’Harvey, mais bon, si le gosse veut faire un caprice, je ne suis pas d’humeur à lui refuser. Je m’assois sur le fauteuil un peu dubitatif sur le fait qu’il n’a pas touché à mes bières vu son étrange comportement. Je fais la grimace quand il ose profaner les comics en les comparants à ces débilités mal dessinées nippones, surtout a celle qui m’énerve encore plus que les autres. Des héros qui ressemblent a rien, des pouvoirs ridicules et déjà vus, genre Mr Fantastique, il l’avait fait avant le truc de s’étirer comme du caoutchouc !! Sauf que lui il a la classe ! Qui voudrait lire un truc avec un héros fringué comme un épouvantail qui veut etre le rois des pirates ?

Ralalalala Harvey Harvey Harvey ! Et avec tout ça je n’ai toujours de bière. Je sors mes clopes mais je me souviens, non sans lever les yeux au ciel, qu’on ne peut pas fumer dans la maison à cause de l’asthme de Danny. Fais vraiment chier !! Je vais suggérer a Harvey qu’on aille discuter dehors pour m’en griller une quand il se redresse triomphant avec un bout de papier.

Je pense qu’il a vraiment sécher ma réserve de bière voir de rhum quand il commence une imitation de vieux professeur en ce mettant en position pour lire ses pattes de mouche. Pour le coup, je ne suis pas loin de me marrer en me demandant ce qu’est le jeu du soir. Je crois que j’avais grave besoin de ça, un petit délire pour me faire oublier cette journée de merde. Harvey assure sans le savoir ! Mais mon sourire se meurt juste quand il me pose sa question étrange. En fait je la cape pas trop. Je me sens froncé les sourcils sur le coup.

« Comment ça pourquoi ? »

Je me souviens que trop de ma main dans celle de de mon grand frère pendant que la gonzesse des service sociaux nous arrachait a cette parodie de famille où on était né. Dans sa voiture elle nous a vendu du rêve. Genre « notre vie allait changer » et qu’on aurait plein de trucs de fous, des gens soucieux qu’on aille bien qu’on soit heureux. Dylan avait senti le coup foireux avant moi je crois. Lui avait capté ce qui se cachait derrière ses promesses creuses. Et puis il y avait eu ce moment, affreux, où, dans son bureau, avec un discours que je ne voulais même pas entendre et des arguments aussi ridicules que mon vieux quand il essayait de faire le gentil, elle nous a annoncé que personne n’allait vouloir de nous tous les deux, que nous allions être séparés pour aller dans des familles d’accueil, un autre mot pour dire mouroir a gosses. J’ai eu beau crier, me débattre, cogner, serrer aussi fort la main de Dylan qu’il s’accrochait à la mienne, ils ont fini par nous arracher l’un a l’autre.

Repenser à ce moment et surtout a mon frère, que je n’ai jamais revu depuis, me serre la gorge et me renvoie à toute cette détresse, injuste que j’avais subie il y a maintenant plus de 11 ans. Je regarde Harvey dans les yeux en me demandant, pour la première fois, qui était sa famille, sa vraie famille et qu’est ce qu’il avait vécu avant que les morts ne viennent se gaver sur les vivants.

« Tu veux pas t’assoir toi aussi ? »

J’essaye de comprendre ce qui l’a amené a poser cette question, mais je ne suis pas sur de savoir deviner ce qui se cache dessous. Je sais que j’ai été une merde avec lui, je sais que je me suis foiré avec Avalohn, que j’ai jamais réussi a poser les choses avec la seule personne autre que moi qui devait la chialer. Je suis certain qu’il m’en veut de ne pas avoir su protéger qui que ce soit et qu’il est en train de me faire remarquer ce que je sais déjà : je ne vais pas être a la hauteur pour le petit groupe que j’essaye de sauver. Pourtant, je tente quand même de me justifier.

« Harvey… ils sont sept. Personne ne veut de sept gosses d’un coup et les moralistes du coin n’auraient jamais laisser des gamins livrés à eux même dans une maison sans un adulte… tu comprends ça ? Tu sais ce que l’on fait dans ses cas là ? On sépare les fratries. »

Je suis obligé de me tenir les mains pour éviter de montrer que je tremble presque a l’idée que des connards puissent faire subir ça a des gosses au nom de débilités bien pensantes. Personnellement, ca m’a peut-être autant détruit que des années a bouffer avec mon vieux et son sadisme. Sincèrement, je suis sur que si on m’avait laisser avec mon grand frère, ca aurait été moins la descente aux enfers par la suite.

« Je sais que je t’en demande beaucoup en ce moment et que j’aurais peut etre dû t’en parler avant de les ramener ici, mais je pouvais pas… c’était pas possible de laisser faire ça. Et je peux comprendre que tu te dises que je suis la dernière personne à qui il faut confier des gosses tellement je suis merdique, sauf qu’il n’y avait personne d’autre que nous pour les prendre tous les sept…»

Je laisse un petit silence, attrapant une clope que je ne peux pas fumer pour jouer nerveusement avec. En fait, Harvey veut vider son sac ce soir. Je sais que le vrai sujet de malaise entre nous ne va pas tarder à arriver et, plutôt que d’attendre qu’il le fasse lui, je préfère aller au-devant du truc. C’est les yeux un peu rouges que je le regarde en lançant le pavé dans la marre que j’ai laissé se creuser entre nous.

« Tu veux que l’on parle… d’elle ? »

Ce elle qui a été aussi important que destructeur dans nos vies, ce elle qui a toujours aimer ce petit morceau d’homme qui est devant moi, ce elle dont la chambre est un sanctuaire que personne n’a le droit de profaner sans que je ne pète une durite. Ce elle dont je porte la mort gravée dans ma conscience.

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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Mer 24 Jan - 23:51
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‘Comment ça, pourquoi ?’ Une première réaction de la part d’Isha qui en disait long sur ce qui allait suivre. Ni l’un, ni l’autre ne semblait se comprendre ou s’être compris un beau jour. De son protecteur, il ne connaissait rien. Qui il était avant le début de l’épidémie, qui il était aujourd’hui, réellement… Robin, Isha… Son vrai prénom était arrivé à ses oreilles comme un cheveu sur la soupe. Et ce, bien après tout le monde. En voilà, une preuve flagrante de l’importance qu’Harvey devait avoir aux yeux du brun : il s’en foutait royalement. “Non, je veux pas m'asseoir” répondit-il cette fois-ci bien plus froidement. Désirant conserver cette disposition où Harvey gardait un certain contrôle sur Isha.

Il voyait bien que le brun tentait de s’ouvrir, de lui parler, pour la toute première fois sans doute. Mais s’il pensait pouvoir l'attendrir, après tous ces mois d’isolement et d’ignorance… Il se trompait lourdement. Harvey savait ce qu’il avait à dire, savait ce qu’il devait dire. Aucune de ses justifications n’allait l’empêcher de s’exprimer. Pas cette fois-ci, il ne reculerait pas. “En effet, personne ne veut de sept gosses d’un coup.” trancha-t-il directement en reprenant mot pour mot la phrase d’Isha. “On aurait jamais accepté de les laisser dans une maison sans un adulte…? Stop, stop… L’adulte dont tu parles. C’est Riley ? Moi ? Me dis pas que c’est de toi, que tu parles…? J’ai pas souvenir de te voir souvent dans le coin, tu m’excuseras. Alors ta gentillesse envers les orphelins est touchante, mais si c’est pour te décharger de tes responsabilités sur les autres…” il n’avait même pas la force de terminer sa phrase tant la chute lui paraissait d’une évidence limpide. Harvey était las de réparer les pots cassés. Las, d’avoir essuyé les larmes d’Avalohn, pour rien. Fatigué d’avoir essayé de prendre soin de Robin sans même être remercié en retour. Rien qu’une preuve de considération. C’était tout ce qu’il demandait. Le sauver des cannibales ne lui donnait pas tous les droits par la suite. D’un geste débordant d’anxiété, il chiffonna son morceau de papier pour le laisser tomber à ses pieds. Ce qu'il avait préparé durant la journée était bien trop doux.

“Les enfants, dans le monde dans lequel on vit, ça n’existe plus. Faut que ça vous rentre dans le crâne. A toi et aux autres. Joshua et Ethan doivent avoir mon âge, ou plus. Et tous… On a tous, vécu des trucs ok... On a tous un passif, plus ou moins lourd... On a tous gagné en maturité. S’ils sont tous les sept en vie aujourd’hui, ça prouve bien une chose : ils peuvent se démerder seuls. Il n’y a que des “adultes” pour penser le contraire. Ils ont pas besoin d’aide. Ils ont pas besoin d’adulte responsable. Comme tu l’as dit, ils sont sept. Sept putain... Ils sont soudés. Et ils l’étaient bien avant ton arrivée.” Alors qu’Harvey… Harvey lui était si seul... Mais ça Isha ne semblait pas s’en rendre compte, préférant donner de son attention à ces nouveaux mômes plutôt qu’à lui. Lui, le chiot qui avait fait son temps. Quand allait-il finalement recevoir les coups de pied de son maître exaspéré par ses aboiements désespérés ?

“M’en parler avant de les ramener ?” souffla-t-il à travers un rire parfaitement amer. “Ça serait bien la première fois que tu me tiendrais au courant d’un truc Robin. Pardon, Isha.” Fit-il exprès de s’emmêler les pinceaux pour lui rappeler les circonstances de cette dernière révélation qu’il n’avait même pas eu l’honneur de l’apprendre de sa bouche. Isha se foutait vraiment de sa gueule… Ce n’est qu’une fois toutes ces paroles crachées qu’Harvey s’en rendait compte...“J’en ai rien à foutre moi, qu’on les sépare ou non.” poursuivit-il sur cette même lancée d’indignation et d’écœurement sans se soucier du volume sonore qui commençait à grimper crescendo. “Ils font pas partie de la famille. Pas de la mienne en tout cas. Et ils n’en feront JAMAIS partie. Parce que ma famille à moi, c’était Franklin, Avalohn et toi. Mais j’ai bien compris que cette famille là, tu n’en avais plus rien à foutre depuis bien longtemps. Si tu veux que je dégage, hésite surtout pas à me le faire savoir directement. Je m’en voudrais d'interférer dans tes nouveaux plans. Avec ta nouvelle femme et tes nouveaux enfants.” Cette fois-ci, la fine corde qui les reliait encore venait de leur claquer entre les doigts. Harvey avait l’impression que le fossé entre eux était trop grand pour être comblé. Qu’il était trop tard pour faire quoi que ce soit. Perdu pour perdu, il passa une main tremblante sur son menton et ses lèvres avant de laisser son visage s'obscurcit un peu plus. Il voulait parler d’elle… Un silence lourd s’installa entre eux, avant qu’Harvey ferme quelques secondes les yeux. Peiné, qu’ils en viennent à ça, maintenant et dans ces terribles conditions.

“D’elle qui, hm... ?” souffla-t-il d’une voix éteinte, terne. Une main préalablement posée sur son bassin et l’autre toujours sur ses lèvres, il laissa finalement cette dernière retomber contre ses hanches, plus abattu que jamais. “Elle… Joey, la nouvelle remplaçante ? Ou peut-être que tu voulais parler d’elle, Avalohn ? Si tu l’as pas entièrement chassé de ton esprit de grand torturé ? Tu sais, celle que tu as enterré seul, sans que je puisse lui dire aurevoir, sans que je puisse être présent à ses funérailles. Tu n’oses même plus prononcer son prénom maintenant ? Avalohn ?” murmura-t-il avec toute la hargne dont il était capable. Plissant ses yeux en s’approchant d’un pas d’Isha, il pinça ses lèvres à répétition alors que sa tête était animée de nombreux spasmes agacés. “Ou alors… Tu préférerais qu’on parle de Franklin ? Ou du moins, de la manière dont tu tentes de te racheter pour ta connerie qui lui aura coûté la vie ? Flash actu Isha !!! C’est pas en adoptant une dizaine de nouveaux gamins que tu le feras revenir !!! IL EST MORT, PAR TA FAUTE ET AVALOHN S’EST SUICIDÉE ISHA. Putain…Merde...” Harvey était en train de devenir complètement fou, pourquoi Isha continuait-il de jouer les aveugles ? Comment avaient-ils pu tous les deux éviter d’en parler ?

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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Ven 26 Jan - 11:53
Je ne sais pas trop comment encaisser cette avalanche de reproches. Certain, je ne les captes pas vraiment, d’autre part contre, je les comprends beaucoup trop bien pour ne pas déguster sévère. Je regarde Harvey pendant sa tirade avec des yeux de cocker suppliant. A chaque mot je me supplie silencieusement de s’arrêter là, de ne pas continuer a creuser avec ses accusations la tombes dans laquelle je me suis déjà tellement enfoncé. Mais comme une pluie d’été, ce qui n’était qu’un fin crachin fini par devenir un rideau d’eau. Je ferme les yeux une minute en réalisant ce qui se passe et pourquoi son papier. Merde, je crois que je suis en train de me faire plaquer. Dans d’autre circonstance, ça aurait pu me faire sourire. Mais pas là, pas avec lui, pas maintenant.  

Il ne peut pas imaginer le mal qui me fait. J’ai été idiot et crédule une fois de plus. J’ai naïvement pensé que je pouvais être un eu comme Logan. Que je pouvais compter vraiment pour quelqu’un d’autre que mon père et une petite fille morte trop jeune pour bien comprendre quel déchet je suis. Mais c’est en silence que j’accueille sa tirade. De toute façon, que peut il cassé de plus qui n’a pas déjà été démoli ? Bon bah je ne devais pas etre aussi demolli que ça, parce que je crois qu’a chaque mots qu’il prononce, il me prouve qu’il restait encore des trucs a casser dans le peu d’estime de moi qui me restait.

Quand il termine je laisse s’installer un silence, pas un de ceux que j’aime, un plus lourd, plus triste, plus solennel. Un de ceux qui précèdent les moments qu’on ne veut pas vivre et qui vont nous hanter. Je me lève pour aller vers la cheminée. Il fait trop chaud pour l’allumer, mais me concentrer sur les babioles qui avaient été mises la par la Louve et que je n’ai jamais osé toucher me donne une petite planche de salut pour ne pas juste m’écrouler comme une vieille merde devant celui que je me devais de protéger.

« Tu me tues là… »


J’essaye de ricaner pour me donner une contenance, mais le cœur n’y ai pas. Pourtant la nervosité fait que c’est un rire amer et douloureux qui finit par s’échapper de mes lèvres.

« Sans deconner, t’as vraiment pensé que je voulais te remplacer parce que j’ai tendu la main a des gosses qui ont besoin de souffler et de se reconstruire avec nous ? »

Je le croyais bien à Fort Hope. Je le sentais mieux sans l’oppression de Bruce et ses sbires. Je voyais bien qu’il s’éloignait mais je pensais que c’était aussi pour vivre sa vie d’ado, sans moi sur son dos pour l’oppresser comme le font tous les parents. Visiblement je me trompais. Je passe mes doigts sur des étranges statuette en forme de loup qu’Ava affectionnait tant. Est-ce que je ne veux plus prononcer son prénom ? Non ce n’est pas ça, c’est juste que je me sens tellement coupable que je pense que je n’ai plus le droit de le faire.

Je me retourne pour lui faire face, les yeux rouges, la mâchoires serrées. Je suis blessé, j’ai mal, j’ai plus envie de me barrer mais j’ai conscience qu’avec la menace de mon geniteur, on risque de se dire adieu sur une engueulade et ça, je ne le veux pas. Sauf que, pour le coup, c’est pas un discours apaisant que je suis capable de lui renir.

« En fait tu me fais quoi là ? T’es en train de me dire qu’entre toi et moi, c’était juste un syndrome de Stockholm ? Ou que t’attendait d’être sur de ne plus avoir besoin de moi pour me cracher tes trucs à la gueule ?! »


Hey ! Ma copine la colère ! Ca faisait bien longtemps qu’on ne s’était pas croisée toi et moi. T’as embarqué ta copine l’indignation avec toi ? Bah écoute, plus on est de fous, et… ah ouai, y’a déception qui rode pas loin. Bah si avec ça on ne se fait pas une fin de journée du feu de Dieu, je ne comprends plus rien, parce que le môme, il a l’air de carburer à la même chose que moi. Ouai ok, y’a tristesse pas loin qui fait chier, mais bon, avec un peu de bol elle trouvera pas l’adresse de la family party !

« Est-ce que mon procès est fini Monsieur le Juge ? Ou ai-je le droit de faire une déclaration avant que vous ne rendiez votre sentence déjà décidé ? »

Oulalala ça monte peut être un peu trop là ! Conscient que je risque de partir dans des mots que je vais regretter, j’essaye de fermer mon clapet a vomi. Mais j’ai du mal à me calmer surtout en voyant la culpabilité et la mélancolie attendre le bon moment pour débarquer. Je me passe la main dans les cheveux et soupire pour essayer de me calmer. Quand j’étais à sa place, répondre à ma colère par de la colère était le pire truc a faire.

Je tente d’imaginer qui a été Harvey. Et je le vois, comme le garçon à la vie de rêve que j’ai toujours envié. Une maison, une famille proprette et aimante, l’ecole, les copains, la vie tranquille comme dans les séries. C’est encore plus triste de penser que de toutes les personnes qui ont survécu, c’est sur moi qu’il soit tombé. Je me radoucis un peu en pensant a cette dure réalité.

« Je suis désolé Harvey, vraiment. Je pense que tes vrais parents doivent se retourner dans la tombe en voyant que de tous les connards qui survivent encore, c’est sur moi que tu es tombé… j’imagine qu’avant que ca parte en vrille, ils auraient appeler les flic juste en me voyant passé dans ta rue. »

Triste et las, je retourne m’assoir sur le canapé de l’accusé. Est-ce que la vie d’Harvey aurait été meilleure sans moi ? J’en sais rien. En fait Bruce voulait lui éclater la tête comme une pastèque, à lui, et a Franklin. Donc je pense qu’elle aurait quand même était plus courte mine de rien.

« Tu as raison, j’ai tué Avalohn et Franklin, et je dois vivre avec ça, sauver des gosses ne m’aiderait pas a faire la paix avec moi-même, ni pour eux, ni pour Bruce, pour Matthieu, pour Peter qui est peut-être en train d’agoniser quelque part alors que sa mère le chiale ici, ni pour Maddie qui méritait pas ça. Je… je viens d’abandonner Joey pour éviter qu’elle n’ait son nom qui s’ajoute à cette liste de merde et si j’avais un peu plus de couilles et que j’étais moins égoïste, je t’aurais déjà laissé pour de bon a des gens mieux que moi, toi qui n’a jamais su apprécier de la bonne lecture et qui est capable de remonter un moteur en oubliant le joint de culasse. »

J’essaye de lui sourire même si je dois avoir l’air pathétique. J’ai beau souvent raler sur Harvey qui, soit dit en passant, a eu sa periode catastrophes dans un garage, moins que Lana certes, mais il reste mon protégé, mon petit frère, mon fils, le gosse pour qui j’ai pris des risques a la con alors que je ne savais même pas qu’il y était, celui sur qui j’ai veillé avec toute la maladresse du monde, mais celui qui est maintenant fièrement devant moi, qui arrive a réparer des bagnoles comme un mini chef et qui en a marre de ma gueule.

« Harvey, je te l’ai jamais dit mais… je suis fier de toi, je suis fier de ce que tu es devenu et avant qu’on se décide de savoir qui rompt le premier… je veux que sache que j’ai jamais regretté de t’avoir pris comme apprenti, enfin, si quand ma bagnole tombait en panne a 100 m du garage des punishers parce que t’avait juste réparé l’autoradio, peut être un peu, mais sinon le monde aurait vraiment perdu si t’était plus dedans. »

Je ne suis pas doué pour les déclarations. Mais c’est avec le sentiment que ce petit mot, que cette mise en scène et après cette journée a thème est peut-être le dernier moment de ce dire les choses que je préfère m’ouvrir.

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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Dim 28 Jan - 18:40


Dernière édition par Harvey Queen le Jeu 22 Fév - 20:27, édité 1 fois
For God’s sake, Isha !
just put that bottle down !
« Why the fuck are we awake ? What the heck, dude ? »
FORT HOPE | 19th JUNE 2016

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Ce fut rapidement au tour d’Harvey de se taire et d’écouter. Le service venait d’être lancé et la balle se trouvait à présent dans le camp d’Isha. A lui de décider si cette confrontation devait se terminer en une rencontre de Rolland-Garros ou une simple partie de balle aux prisonniers. ‘Tu me tues’ avait-il soupiré. Une première phrase qui arracha un léger frétillement de paupières assez sceptique au jeune Queen. Le tuer n’était absolument pas au programme. Le secouer, le réveiller, lui faire ouvrir les yeux, c’était ce qu’il avait voulu provoquer par ces phrases austères. Mais le tuer ? Non. Jamais. Pourtant, aussi sévères soient ses propos, chacun de ces mots Harvey les pensait réellement et n’étaient donc pas à prendre à la légère. Oui, il croyait toujours qu’Isha voulait le remplacer pour ne plus avoir à subir les visites du fantôme d’Avalohn à travers son protéger. Et tout, par ces récentes décisions, avait laissé à croire qu’il agissait dans ce sens. Un besoin de renouveau, de se couper du passé, Harvey aurait pu comprendre dans d’autres circonstances. Il se rendait compte aussi de ses propres défauts qui faisaient de ces sept gamins de véritables petits anges. Après tout, il n’avait jamais été le fils parfait et tant espéré. Pourquoi cela changerait-il du jour au lendemain ? Quand un rire s’échappa des lèvres d’Isha, Harvey se braqua un peu plus sur lui-même. Voilà qu’il se foutait de sa gueule maintenant...? Amer, il ne réagit pas et se contenta de rester muet. A quoi bon rebondir, Harvey avait déjà dit tout ce qu’il avait à dire et ne souhaitait pas se répéter. Il se sentait mis à la cave, abandonné, c’était tout ce qu’il y avait à comprendre.

Le syndrome de Stockholm... Pour tout avouer, Harvey y avait déjà songé durant l’un de ses nombreux moments de doute. Sans jamais laisser ses appréhensions franchir la barrière de ses lèvres. Entendre ce terme directement de la bouche d’Isha l’immobilisa un court instant. Peut-être car il se rendait compte d’à quel point cela pouvait-être stupide d’y avoir pensé. Et ça l’était, stupide. Isha n’était pas son oppresseur et ne l’avait jamais été. Celui qui était le plus exposé à ce type de syndrome, étrangement ce n’était pas Harvey, mais bien Isha lui-même. Avec Bruce, avec Joshua... Harvey était à la limite d’exprimer le fond de sa pensée. Bien heureusement, Isha reprit parole pour terminer d’extérioriser cette colère qui était la sienne en posant sur son personnage l’insigne du Juge. Celui qui déciderait de l’avenir de leur relation à tous les deux. Comme si Harvey était le seul à pouvoir décider. Sa voix, tout comme son opinion, était loin d’être irréfutable. Certes il hurlait fort, mais cela ne signifiait pas pour autant qu’il avait raison sur toute la ligne, bien au contraire. Le fossé entre eux était dorénavant net car les non-dits ne permettaient plus d’endosser le rôle de passerelle. Il n’y avait plus aucun moyen pour l’un comme pour l’autre de se rapprocher de son interlocuteur. Cette froideur se traduisait par la distance qui les séparait tous deux. Jamais ce salon n’avait semblé si grand aux yeux d’Harvey qui regardait, impuissant, Isha passer nerveusement une main dans ses cheveux.

Finalement, le ton de la conversation baissa d’un octave. Sans doute car Harvey n’avait plus eu l’effronterie de contredire Isha en haussant la voix. Sans doute aussi car la pilule avait fini par passer du côté du plus âgé. Le mal était dit, le mal était fait. Quand son regard coléreux s'adoucit pour se poser sur lui, Harvey sentit également son visage se détendre, se rendant compte du mal qu’il avait pu faire à son protecteur en agissant comme le dernier des abrutis. Les excuses remplacèrent peu à peu les accusations tandis que la mélancolie elle, remplaçait la colère. Le discours que lui tenait à présent Isha était le plus sincère de tous. Des sourires timides, il lui en arracha plus d’un alors qu’il remettait sur les tapis ses piètres compétences de garagiste dans ses débuts en temps qu’apprenti. “En même temps, comment j’pouvais savoir, moi, qu’ça existait ce truc.. Avec un tel nom à coucher dehors : joint de culasse...” maugréa-t-il faussement contrarié après avoir passé le revers de sa main sous son nez. Les épaules rapidement haussées, il enfonça par la suite ses deux mains dans ses poches avant de boire les paroles d’Isha à la manière d’un nectar béni des Dieux : il était fier de lui. A l’audition de ces quelques mots, son regard autrefois fuyant grimpa en direction de celui d’Isha. Il ne rêvait pas, c’était réel, Isha était fier de ce qu’il était devenu... Dès lors, son visage se déforma peu à peu en une expression ravagée par la culpabilité, mais aussi par de la joie. Pure comme il n’en avait plus ressenti depuis des mois, des années. Il était honteux de recevoir un tel compliment après la scène qu’il venait de lui faire... Comment pouvait-il être fier de ‘ça’...? Il ne méritait pas la sympathie d’Isha… Ni même sa patience. Lorsqu’une larme coula le long de sa joue, Harvey mit un certain temps avant de la déloger de la paume de sa main, sachant pertinemment qu’une autre prendrait le relais bien assez tôt. Il aurait voulu lui rendre la pareille, lui dire ô combien il était chanceux d’être tombé sur quelqu’un comme lui. Qu’il était tout aussi fier de l’avoir eu comme précepteur. Mais les mots restèrent bloqués dans sa gorge resserrée. Il y avait pourtant tant à dire, tant à échanger… Ce moment tant attendu, Harvey allait passer à côté à cause de cette effervescence d'émotions qui le paralysait. D’un petit soupire pour tenter d'évacuer un morceau de son chagrin, il essuya une nouvelle fois les coins de ses yeux avant de se déplacer rapidement dans le salon pour ouvrir l’un des placards et en sortir le pack de bières d’Isha. Existait-il meilleure cachette, que le rangement ? Pas vraiment. Le pack au creux de ses bras mal assurés, il se rapprocha d’un pas hésitant du jeune homme pour tenter une esquisse de sourire peu crédible au vu de la rougeur encore bien présente de ses yeux. Un sentiment étrange l’envahissait, comme si cette soirée pouvait être la dernière. Comme s’il s’agissait du dernier moment où l’un pouvait s’ouvrir à l’autre, ce qu’Harvey allait faire à son tour bien qu’il soit difficile de faire le premier pas. Après avoir défoncé la porte blindée de la carapace d’acier d’Isha, il ne pouvait pas se contenter de partir en courant.

“Je m’appelle... Harvey Queen.” commença-t-il doucement en prenant place sur un bord de la table basse près du canapé où était assit Isha. Pas que le plus âgé ignorait son prénom, encore heureux ils n’en étaient pas à ce point là, mais son nom de famille lui, voilà bien longtemps qu’Harvey ne l’avait pas prononcé à voix haute. Quel intérêt de s’attacher à ce genre de titre dans un monde comme le leur ? C’était assez étrange et terrifiant, comme s’il venait d’ouvrir la boite de Pandore, source de bien des malheurs. Le pack de bières précédemment subtilisé finit par se retrouver lui aussi sur la table basse, prêt à la consommation si Isha le désirait. “Je viens de Grand Rapids. Je suis né et j’ai grandi dans cette ville. J’ai toujours vécu là-bas... Je n’ai jamais bougé, jamais voyagé hors du Michigan et ce, même après le divorce de mes parents à l’âge de neuf ans.” Cette conversation, ils auraient dû l’avoir il y avait des mois de ça, Harvey en était persuadé. Certains ne voyaient pas l'intérêt de parler de qui ils étaient avant, d’autres préféraient simplement oublier qui ils étaient. Harvey n’oublierait pas. Seulement voilà, ils n’avaient jamais eu l’occasion d’en discuter. A cause de leur situation plus que tendue chez les Punishers. A cause de l’oppression omniprésente de Bruce, puis de leur départ pour Fort Hope... Pas une seule fois, ils n’avaient eu le temps de se poser pour parler. C’était peut-être ça, qui lui avait manqué finalement. Un tantinet anxieux de se mettre à nu devant son ‘protecteur’, il se frotta doucement les paumes entre elles avant de poursuivre sur ce même demi-ton qui contre-balançait drastiquement de ses précédents hurlement enragés. “Ma mère… S'appelait Marissa Gonzales et était sexologue. Mon père, s'appelait Peter Queen et était chirurgien plastique...” Etait-il nécessaire qu’il précise que l’argent n’avait jamais été un soucis pour eux ? Non, cela semblait évident rien qu’à l’audition du statut de ses deux parents. Fermant les paupières, il pouvait clairement revoir le visage de son père et ces expressions jouasses qu’il lui avait toujours un peu fait honte devant la sortie de l’école. Le visage de sa mère lui, était plus flou, plus indistinct. “Quand j’avais onze ans, mon père s’est remariée avec une femme du nom d’Ashley qui elle-même, possédait une fille d’un an mon aînée. Un véritable démon.” Un sourire étira tristement ses lèvres alors que son regard se perdait dans le vide. Il n’était qu’au début et pourtant, il pouvait déjà ressentir la difficulté qu’allait être de tout raconter. Tout revivre. “J’ai jamais su faire de roller. Je sais pas claquer des doigts. Je sais pas nager. Et... Je suis daltonien...” Autant dire qu’il cumulait et que son daltonisme pouvait expliquer ces débuts difficiles au garage. “J’étais pas des plus attentif à l’école et mon bulletin ne brillait pas des masses. Je savais bien que mon père était triste à l’idée que je ne poursuive pas dans le milieu médical, mais je cherchais pas à lui faire plaisir. Je lui en voulais d'avoir trouvé une remplaçante pour ma mère.” Un parallèle à leur situation actuelle, entre Isha, Avalohn et Joey. Cette crainte d’être délaissé n’était pas née du jour au lendemain. Elle avait toujours était là, avec lui. “Je faisais partie de l’équipe de baseball de mon lycée, on me surnommait speedy gonzales, ma spécialité c’était de rattraper le retard de l’équipe. J’y parvenais, la plupart du temps.” Sauf quand cela était vraiment nécessaire. A croire que sous la pression, Harvey n’était jamais au top de sa forme. “Puis, il y avait cette fille. Brenda. Sur qui j’avais flashé depuis quoi… Mon primaire ? Le genre de fille parfaite tu vois... Blonde, mignonne, douce, gentille, inaccessible et trop bien pour moi… La fille qui me faisait rêver. La fille qui me faisait douter de tout et surtout de moi, à tel point que je passais mon temps à me rabaisser.” C’était Brenda. Son obsession juvénile qui n’avait mené à rien d’autre que des larmes. Encore et toujours plus. Il ne savait même pas pourquoi il s’attardait autant sur le sujet. Cela devait être quelque chose qui passait bien au dessus d’Isha. D’un léger grattement d’ongles contre sa joue, il reprit : “On avait aussi un berger suisse blanc du nom d’Inugami. Qui est mort quelques mois avant le début de l’épidémie. Un des voisins l’avait renversé avec sa voiture. Sa colonne vertébrale avait été gravement touché… Le vétérinaire a dit qu’il n’y avait plus rien à faire… Donc...” Laissant sa phrase en suspend, il haussa légèrement les épaules pour feinter une tristesse évidente et reporter son regard autrefois fuyant en direction d’Isha. La partie ‘sympathique’ de son lui d’avant venait d’arriver à sa fin… A présent, il fallait entrer dans le vif du sujet.

“La première personne que j’ai tué... N’était autre que mon meilleur ami, Kenji. Après avoir abandonné deux de mes autres amis au milieu des bombes de napalm qui ont frappé Détroit. Je l’ai poussé dans une benne à ordures dans l’espoir de nous tenir éloignés de l’enfer qui se déchaînait tout autour de nous, sans me douter qu’un mort nous attendrait dedans.” Il pouvait encore revoir la scène, sentir le liquide visqueux s’infiltrer entre ses doigts tremblants alors qu’il tenait le cou mordu de Kenji dans l’espoir naïf de contenir l'hémorragie. Il pouvait rejouer la scène dans son intégralité tant sa mort l’avait marqué. La culpabilité ne l’avait jamais quitté, même si avec le temps elle avait fini par laisser la place à bien d’autres émotions toutes aussi négatives. D’une main anxieuse dans ses cheveux, il laissa un court silence s’installer avant de reprendre pour ne pas laisser le temps à Isha de le couper. “Quelques mois plus tard, j'ai condamné l’intégralité de mon groupe, parce que je poursuivais un fantôme. Celui de ma demi-sœur, que j’avais juré de protéger et que j’avais lâchement abandonné sous des bombes… J’ai…” Devait-il parler de sa plus grosse erreur ? Franklin lui avait dit de ne jamais revenir sur ce point au risque d’être perçu différemment. Comme une personne peut digne de confiance, naïve et immature. “J’avais indiqué sur les murs de la ville, l’emplacement de notre groupe, pour qu’elle puisse nous retrouver.” Accepter la mort d’un proche, Harvey n’avait jamais su le faire et n’en serait sans doute jamais capable. Sans réelle preuve de leur mort, il s’obstinait à les imaginer encore en vie, quelque part, perdus, blessés ou que sais-je. Harvey continuait d’y croire. “C’est pas ma demi-soeur, qui est venue” souffla-t-il faiblement sans ressentir le besoin d’expliquer plus que ça. Isha commençait à être au courant de son histoire à partir de ce point. “Brenda est morte d’épuisement. Elle s’était transformée et avait eu le temps de mordre des gens dans la pièce avant… Qu’on… La libère. Ceux qui n’ont pas servi de repas pour les cannibales ont été tué par Bruce... Sauf Franklin et moi... La suite, tu la connais.” Les Punishers, Avalohn, la mort de Franklin, la mort d'Avalohn... Harvey pourrait encore parler longtemps vu comme il était lancé dans son quart d’heure révélation et pourtant, sa gorge devenait sèche.

“Bref… Tout ça pour dire…” reprit-il en repassant une main dans ses cheveux : “Que je penses qu’au contraire, mes parents seraient heureux de me savoir là où je suis actuellement. Et seraient reconnaissant envers l’homme qui a maintenu en vie leur chieur de fils parfaitement ingrat durant tous ces longs mois sans jamais flancher. Ou presque.” C’était une bonne conclusion et Harvey le pensait réellement. Ils avaient eu des hauts et des bas, surtout des bas en fait, mais cela n'entachait en rien la reconnaissance qu’Harvey lui portait. Sans sa glorieuse intervention, il ne serait pas là, assit dans un salon quasi de luxe à parler chiffon. “Tu sais… S’il y a bien une chose qui nous différencie toi et moi, c’est pas le fait d’avoir tué des gens de sang froid…” Harvey n’avait jamais abattu une batte sur le crâne d’un survivant, c’était une évidence, mais le nombre de ses victimes liées à sa naïveté n‘était pas pour autant à ignorer. “Tu as sauvé des gens. Ces gamins, même si je les déteste, en sont la preuve. C’est ton truc à toi, de sauver les gens. Moi, j’ai jamais sauvé personne.” Pas un nom. Harvey ne pouvait pas sortir un seul putain de nom, d’une personne qu’il aurait pu aider. “J’ai beau t’accuser d’avoir tué Franklin, ou Avalohn… La vérité, c’est qu’on l’a fait à deux. C’était à moi de convaincre Franklin de ne pas sortir, de trouver les mots pour le calmer. C’était à moi de trouver les mots pour amoindrir le chagrin d’Avalohn, la soutenir pendant ton absence. Sauf que j’ai pas réussi, j’ai pas voulu, j’ai pas pris le temps. J’ai pris la mouche comme à chaque fois qu’une situation m’échappe.” Il pouvait bien penser ce qu’il voulait, Isha n’était pas le seul responsable de la mort de leur ‘famille’. Harvey avait sa part de culpabilité là-dedans. “Mais c’est pas grave, si je suis pas un héros comme toi, qui sauve la veuve et l’orphelin…” plaisanta-t-il à demi-voix, un léger rire filant entre ses lèvres finement étirées, attristées. “Si je pouvais sauver ne serait-ce qu’une seule personne sur cette Terre… Je voudrais que ce soit toi.”
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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Lun 29 Jan - 16:11
Je ne suis pas bien sûr de capter la réaction d’Harvey quand il se positionne sur la table basse. Cette fois, on a les bières a porté de main, pas de papier ni de note pour le guider, et il se lance. Et quand Harvey se lance vraiment dans quelque chose, il ne le fait pas a moitié. Je ne suis pas un grand orateur et, soyons honnête, avec Logan, on a toujours préféré les silences, les conversations anodines et laisser les fantômes du passé dans nos placards. Du coup, ce que fait Harvey est extrêmement déstabilisant pour un moi. Je mesure parfaitement la difficulté de l’exercice et le cadeau qu’il me fait, sauf que je ne me sens pas capable d’arriver à me mettre a nu comme il est en train de le faire.

Au fur et à mesure qu’il me dépeint sa vie, sa famille, je me sens encore plus marginal et inapte a m’occuper de lui. Il a beau essayer de me rassurer, je suis presque certain que ses parents auraient espéré mieux pour lui. J’évite de lui demander ce qu’est une sexologue. Y’a sexe dedans mais ce n’est certainement pas lié, encore un mot piège a tous les coups. J’essaye de me le noter pour trouver sa signification plus tard. Je ne peux m’empêcher de lui sourire quand il m’avoue qu’il ne sait pas nager. Il n’a jamais dû me voir dans l’eau pour être gêné de ce détail, une vache a deux pattes flotte mieux que moi.

Je le laisse continuer son récit qui semble de plus en plus douloureux. On a tous nos casseroles et je n’irais jamais dire les tiennes sont moins grosses que les miennes. Elles sont toutes trop grosses pour ceux qui les trainent. Je ne savais pas qu’il avait autant de culpabilité en lui. Ça me serre le cœur, s’il savait combien j’ai saigné pour qu’il soit épargné de ce genre de choses…

La fin de son discours me gêné terriblement. D’un côté, c’est triste qu’il pense ça de lui comme c’est flatteur de voir qu’il y a au moins une personne, dans ce bas monde, qui m’imagine héroïque, de l’autre, c’est si loin de la vérité que ça en est douloureux.  Je laisse le silence retomber doucement sur nous. Je pense qu’il le faut après autant de confidences. Sans un mot je sors deux bières du pack et les décapsule avant de lui en tendre une pour mieux trinquer avec lui.

« A ta santé Harvey Queen, a celle de tous ceux qui ne sont plus, puissent-ils nous regarder avec indulgence de là où ils sont. »

Sur ces bons mots, en pensant a mes frères, a mes sœurs, a Avalohn, a Franklin, a Bruce, au mec de la boutique de bd dont je ne connais pas le nom, a Evah, aux parents d’Harvey, à sa demi sœur, à Brenda à ceux de son groupe et a toux ceux qui goutent certainement à plus de tranquillité que nous, ainsi qu’à ceux qui sont encore vivants mais a moitié mort dans leur âme, comme Rajesh, Logan, moi et visiblement Harvey… je vide ma bouteille. Ce n’est pas un hommage classique je pense, mais c’est le mien et c’est le seul que je sache faire.  

« Tu te rompes Harvey, je ne suis pas un sauveur, c’est Logan le sauveur, moi je suis juste le crétin qui essaye désespérément de suivre ses traces mais qui merde à chaque pas. »


Après cette étrange journée et la conversation que j’ai eu avec Rajesh, cet échange avec Harvey a un côté, presque surnaturel. J’hésite. Je respire profondément, je sais que vu qu’il vient de se mettre a poil, je devrais faire pareil, sauf que je n’ai jamais parlé de mon enfance a personne te que je ne suis pas sur d’y arriver. Alors, plutôt que d’essayé, pour le moment, je préfère aussi rectifier deux ou trois choses que je n’ai pas aimé dans l’histoire d’Harvey.

« Tu n’y es pour rien pour tes amis et ta demi sœur, tu as fait ce qui te paraissait juste pour tenir ta promesse. Tu ne pouvais pas savoir que les gens allaient devenir fous. Crois-moi, c’est une leçon que seul les gens biens ont payée chère pour la connaitre. Et vu le prix que ça t’a couté, je peux t’assurer, les yeux dans les yeux, que tu es quelqu’un de bien, que tu es comme les autres devraient être et que ca me donne la gerbe de me dire que c’est toi qui doit t’adapter et pas l’inverse. Je suis sincèrement désolé pour tes amis, mais ce n’est pas de ta faute a toi si le groupe qui vous a choppé étaient des tarés. Regarde-moi dans les yeux. Je t’interdis de penser autrement ok ? Parce que moi, j’ai pas sauvé un trou de balle, j’ai sauvé un mec capable de penser aux autres avant lui, capable de s’accrocher même quand ça devient merdique, capable de me sauver la mise même quand je pars en vrille et capable de réparer un autoradio sans foutre en l’air un moteur. »

J’essaye de finir sur une pointe d’humour parce que, même si ça remonte, ça aussi lui, lui et Franklin, ils ont réussi ce miracle de me foutre en l’air un moteur juste en « réparant un autoradio ». Les nuits blanches que j’ai passées a repasser derrière eux, à flipper qu’une merde soit portée aux oreilles de Bruce et qu’ils finissent la tête éclatée… Bon, maintenant, ca va plus que mieux, ce n’était peut être pas sa voie la mécanique, mais il arrive a presque bien s’en sortir devant un moteur.

« Pour Franklin, c’est moi qui est poussé le bouchon trop loin alors que je suis on ne peut mieux placé pour savoir que faire ca devant une nana qui nous plait, c’est le pire truc du monde. Si j’avais moins trainé en pensant qu’il allait se pisser dessus et revenir tout seul, j’aurais pu le chopper avant qu’il ne se fasse mordre…. »


Je baisse le ton. Je n’ai jamais su digérer la mort de Franklin, et malgré le fait que cela fasse plusieurs mois, la douleur de sa perte, de ma faute, est encore là. Je me penche vers Harvey et pose ma main sur son épaule.

« Harvey, tu m’as déjà sauvé, pas seulement la fois ou j’ai fait mon overdose, mais juste d’être là, de me montrer que je ne suis pas qu’une vulgaire raclure de trottoir, qu’il y a encore de l’espoir dans ce monde de merde et que je ne me bas pas pour juste du vent. Sans toi, Logan et Joey, je n’aurais pas cette force crois moi. Alors quoi qui puisse se passer, dis-toi bien que tu es déjà un héros, pas forcément dans le sens classique du terme, mais sans toi je serais mort, alors tu as bien fait ton taff de sauveur.»

Je lui lance un sourire chaleureux et plein de confiance. Puis, prenant un grand souffle et avec beaucoup de solennité, je me lance :

« Je m’appelle Isha Cornwell, je suis né a Jéricho, j’ai peut-être un peu moins de 30 ans, mais a peine. Je suis né le 26 décembre. Je ne sais pas le prénom de ma mère. C’est ma sœur qui a choisi le mien. J’avais 5 frère et sœur. J’ai été dans un gang pour faire le baudet et trouver de la thune pour racheter ma sœur. J’étais toxico avant d’avoir du poil au menton. Ma sœur est morte avant qu’on ait accumulé autre chose que des dettes. A 12 ans j’étais placé en famille d’accueil. Ça a été la merde, j’ai fait plusieurs centres de délinquants avant d’atterrir chez Logan a Burlington. J’avais pas loin de 16 ans. Il a eu du mérite de ne pas m’avoir refoutu a la rue vu l’état ou j’étais. Il a été super. Lui et sa fille m’ont accueilli. J’aurais tout donner pour qu’il m’adopte, pas seulement pour ne pas avoir a retourner a Jericho a Noel, mais juste pour avoir le sentiment qu’il aurait bien voulu de moi comme fils. Mais ca c’est pas fait. Sinon, je ne sais pas nager, j’ai peur des cheveux, des vaches et des lapins aussi, des machins avec des oreilles pareilles, c’est contre nature ! je ne suis jamais resté plus longtemps qu’une nuit avec une nana avant Avalohn. Je l’ai quitté parce que ca ne devenait plus possible, mais ça, t’es trop jeune pour que je te raconte. J’ai cru avoir trouvé la bonne avec Joey, mais là, je viens de me prendre une belle veste. J’ai aussi rencontré une personne qui peut faire un vaccin qui nous sauvera d’un avenir moisi. Je crois qu’on a fait le tour de ma petite personne. Ah, si accessoirement, mon père est un psychopathe criminel du nom de Joshua Cornwell, il est ici a cause de moi et il tue ou torture tous mes proches… et… Ava… ava ne s’est pas suicidée…. Voila, je crois que tu sais tout. »

Amère constat. On en revient toujours là, je ne serais pas à Fort Hope, il n’y aurait pas toutes ses croix blanches dans le cimetière.

Sans m’en rendre compte, j’ai déjà attrapé une autre bière que j’ai ouverte.  En fait je ne vais pas savoir en dire plus. Je n’y arrive juste pas. C’est un curieux mélange de honte, de besoin d’intimité et d’un blocage qui me fait toujours espérer que sans mots dessus, c’est moins réel. Je crois que, le vieux et moi mis à part, Harvey est peut-être la personne vivante qui en sait le plus sur mon passé maintenant.

Tres mal a l'aise et nerveux, j'essaye de lancer un autre sujet de conversation que ma petite personne ou ce qu'a fait mon géniteur.

«Tu as des pistes pour ta demie soeur?»

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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Dim 11 Mar - 17:31
For God’s sake, Isha !
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FORT HOPE | 19th JUNE 2016

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Il lui avait tout dit, tout confié. Isha était à présent la seule personne encore vie à savoir qui il était réellement. Le silence qui s’installa entre eux à la suite de son long discours à cœur ouvert fit grandir en lui une angoisse sourde. ‘Au moins, maintenant il savait’ - se répétait-il en boucle comme pour se convaincre que lui avouer tout ceci était la meilleure chose à faire. Il ne voulait pas que son regard change, pas plus qu’il ne souhaitait qu’un malaise s’installe entre eux. Il voulait simplement que les choses s’arrangent. Nerveux, il se mit à jouer fébrilement de ses doigts, attendant une réponse de la part de son père adoptif. Un mot, un sourire, n’importe quoi qui lui ferait comprendre que tout allait bien, que rien n’avait changé malgré ses aveux. Finalement ce fut une bière. Sans même réfléchir, il saisit instinctivement celle qu’Isha lui tendait pour imiter ses moindres faits et gestes. C’est les lèvres habillées d’un sourire apprivoisé qu’il trinqua de bon cœur avec le plus âgé en mémoire de tous leurs proches aujourd’hui disparus. Harvey n’avait jamais bu une seule goutte d’alcool et bien qu’il appréhendait le goût de cette “boisson d’homme”, il porta le goulot à ses lèvres pour en boire une gorgée qui provoqua immédiatement en lui une espèce d’écœurement. C’était tellement… Amer. C’était vraiment pas bon, en fait… Isha lui, venait de la boire en cul sec. Merde. Il allait passer pour quoi...? D’une grimace contenue, il reporta la bouteille à ses lèvres pour tenter d’en faire de même, un échec cuisant alors qu’il se retrouvait à devoir calmer une quinte de toux après avoir manqué d’avaler de travers. La liqueur dorée lui donnait l’impression de remonter par son nez, brûlant à la fois ses sinus et son âme dans un même processus de dépurification de son corps. Si les cliquetis de verre avaient marqué une pause dans leur conversation, les sujets abordés un peu plus tôt ne tardèrent pas à revenir sur le tapis.

Isha semblait désapprouver certains points de son histoire et ne se fit pas prier pour remettre les points sur les ‘i’, non sans une certaine dose de compassion. Ce fut donc au tour d’Harvey d’être l'auditeur du plus âgé. Ils avaient des points communs, c’était indéniable. L’un comme l’autre passait son temps à se rabaisser, à remettre en doute ses propres capacités. Une constatation qui arracha un léger sourire complice au jeune mécano. Si Isha essayait de marcher dans les traces de Logan, lui, essayait bien de marcher dans celles d’Isha. Peut-être qu'un beau jour, quelqu'un essayerait de marcher dans celles d'Harvey... Même s'il en doutait. Bière en main, coudes posés sur ses cuisses et dos légèrement voûté, il buvait les paroles d’Isha avec une attention toute particulière, comme s’il ne voulait rater aucune goutte de ce précieux nectar. Qu’il était appréciable de l’entendre dire qu’il le considérait comme une ‘bonne personne’. Qu’il était plaisant de voir qu’il ne le voyait pas comme un moins que rien, ou un ‘trou de balle’ comme il le disait si bien. Le discours qu’il lui tenait lui prouvait juste Ô combien il avait bien fait de placer sa confiance en Isha. Et ce, malgré les quelques coups durs qu’ils avaient traversé ensemble. La mort de Franklin était un exemple parfait de leur culpabilité commune. Il s’agissait d’un des sujets les plus tabous à aborder en dehors d'Avalohn. Et si Harvey avait toujours pointé du doigt Isha comme étant le responsable de la mort de ce dernier, c’était uniquement pour ne pas avoir à endosser cette responsabilité lui-même. Hésitant, un rictus peiné fit vibrer sa joue alors qu'il se demandait s'il devait ou non donner une dernière fois son avis sur la mort de Franklin. Car ce qu'il lui disait là ne lui convenait pas entièrement. Il voulait alléger ce poids qu'il portait sur ses épaules, mais ne savait pas comment procéder pour qu'il se libère d'un fardeau qui - de toute évidence - le hantait encore aujourd'hui. « Écoute... Justement. Je pense pas qu'tu sois la raison même de sa fugue. Tu l'as dit toi-même : 'faire ça devant une nana qui nous plaît'. Ok... Ça ne se fait pas de parler des morts en mal, je pense, mais... Avalohn avait aussi son rôle à jouer là-dedans. Elle aurait très bien pu lui mettre la holà de manière bien plus franche. Plutôt que d'le laisser comme ça, à espérer un truc qui n'aurait jamais vu le jour. Franklin était... Con. Mais crois-moi qu'il en fallait beaucoup plus pour le pousser à bout. Même sans votre dispute, il serait sorti. Quand on était chez les cannibales, j'étais un déchet alors que lui... Il arrivait encore à relativiser. J'étais pas présent quand tu l'as retrouvé, mais j'peux quand même assurer sans craindre d'me tromper qu'il t'a jamais tenu pour responsable de ce qui s'est passé. C'est juste plus facile de blâmer les vivants que les morts. » Ça ne servait plus à rien de s'en vouloir pour Franklin. C'était fait, ils ne pouvaient plus rien changer. Il fallait voir ça comme une leçon : chercher à plaire à une personne inaccessible ne menait à rien, si ce n'était qu'à une mort certaine. Baissant les yeux à la suite de ces paroles, il reprit machinalement une gorgée de bière qui lui arracha une nouvelle moue dégoûtée.

Quand Isha posa sa main sur son épaule, son regard encore embrumé par l'absence de Franklin fut tiré vers le haut. Il ne savait pas pourquoi il s'était autant attaché à 'son sauveur'. Ça aurait pu se limiter à une simple reconnaissance de l'avoir sorti d'une galère qui lui aurait coûté la vie. Mais non, c'était bien plus profond que ça. Isha était le dernier encore debout. Grâce à lui, il avait eu la chance de faire partie d'une nouvelle famille. Ils ne partageaient peut-être pas le même sang, ni le même passé, ou encore même les mêmes idéaux et pourtant, ils étaient là l'un pour l'autre. L'un en face de l'autre, à partager une bière alors que tout foutait le camp autour d'eux. Harvey n'avait pas besoin de plus pour être heureux. « Ça m'rassure. J'me voyais mal porter un collant flashy pour faire régner l'ordre et la justice... » plaisanta-t-il faiblement alors qu'il lui assurait être un héros à sa manière.

Après une profonde inspiration, Isha se lança à son tour sur l'histoire de sa vie. Harvey s'était souvent questionné sur son passé. D'où il venait, quelles études il avait fait... Pourtant il était bien loin de se douter de ce qu'était la vérité. Plus son discours avançait et moins Harvey aurait pu imaginer tout ça. A côté de l'enfance difficile d'Isha, Harvey avait vécu dans un monde de Bisounours. Et le pire, c'est qu'il avait toujours trouvé le moyen de se plaindre, d'être insatisfait... Il était égoïste, capricieux... Isha ne connaissait pas le prénom de sa mère, parlait de racheter sa sœur, mentionnait des histoires de gang... Même avant l'apocalypse, on l'avait trop couvé car une vie comme celle menée par son père adoptif n'était pour lui que de l'ordre de la fiction. Ce n'était pas humain de vivre ainsi, dans ces conditions. Il ne pouvait même pas situer Jéricho... Il aurait voulu s'excuser. Pour son manque de lucidité, pour ce qu'il avait vécu étant plus jeune, pour s'être comporté comme le dernier des ingrats avec lui. Mais n'était-ce pas dégradant d'agir de la sorte ? Était-ce vraiment lui rendre honneur que de faire preuve de pitié ? Tout prenait sens avec ce qu'Isha lui confiait, il pouvait mieux comprendre son addiction, son caractère, son obstination. La gêne était parfaitement lisible sur le visage d'Harvey, même quand il tenta d'alléger l'ambiance par quelques blagues innocentes. Il ne parvenait pas à faire abstraction de ce qu'il lui avait confié un peu plus tôt. Ce n'est qu'à la toute fin de son speech que le plus jeune releva brusquement le nez de sa bière. « Wooh. Quoi ? » souffla-t-il à travers un hoquet de surprise. Et lui qui comptait revenir calmement sur l'enfance difficile d'Isha. Un vaccin contre l'épidémie ? Un père psychopathe du nom de Joshua, le responsable de tout leur malheur ? Et Avalohn qui ne s'était pas suicidée...? « Quoi ? » répéta-t-il une seconde fois après s'être redressé. « Attends, attends... Quoi ? » en bug complet, il fallut bien dix secondes supplémentaires à Harvey pour traiter l'intégralité de ces dernières informations. « Tu connais quelqu'un qui possède un vaccin ? Ton père biologique est ici ? Comment ça, Avalohn ne s'est pas suicidée...? » C'était pourtant bien ce qu'on lui avait dit, non ? Harvey ne l'avait pas vu de ses propres yeux, Isha l'avait enterré bien trop vite pour qu'il puisse la voir une dernière fois... Mais pour le coup, il ne comprenait plus rien. Pourquoi lui mentir là-dessus ?

D'une main anxieuse grattant son front, il essaya de mettre ces annonces de côté pour ne pas négliger la confession d'Isha sur son passé. Il y avait trop de choses à dire, trop de choses à penser. « Je suis désolé, de t'avoir forcé la main. Pour que tu me racontes tout ça. » commença-t-il, conscient qu'il avait agit comme le pire des petits merdeux à l'égard de son sauveur et ce, dès le tout premier jour. « D'où tu viens... Ça ne changera rien à mes yeux. Ça me fait chier de me dire que je me la coulait douce pendant que toi tu... Enfin... J'me dis juste, que c'est aussi avec ce bagage trop lourd pour une seule personne que tu es devenu celui que tu es aujourd'hui. Que sans ça, tu serais peut-être un mec égocentrique et vaniteux comme pouvait l'être les gens de mon quartier... » souffla-t-il difficilement. Ce n'était pas clair, Harvey lui même avait du mal à comprendre où il voulait en venir. Ses paroles étaient décousues, ses regards fuyants. Il réagissait mal, mais ne savait pas comment 'bien' se comporter pour ne pas blesser Isha, ou le décevoir alors qu'il avait su trouver les mots pour sa propre histoire quelques minutes plus tôt. « Puis... T'as pas à t'en faire. J’emporterai tout ça dans ma tombe. Tu perdrais drastiquement en crédibilité si on venait à apprendre ta phobie pour les lapins... » Dans le genre phobie insolite, Isha remportait toutes les médailles. D'une main dans ses cheveux il se recoiffa légèrement avant de reporter son regard dans celui de son camarde d'infortune. « Je suis désolé, pour Joey. Je sais pas ce qui s'est passé... Mais ça avait l’air d’être une chic fille. Bien plus stable que… Nous deux réunis actuellement. Puis, elle était franchement jolie... Tu as toujours su faire ça, te retrouver avec des jolies filles. » avoua-t-il en croisant les bras contre son torse. « Tu sais… Si c'est ce que je pense... Tu devrais pas la tenir éloignée par crainte que l’histoire se répète. Ça serait te priver d’un peu de bonheur. Et rare comme il est, ça serait stupide de s’auto-punir de la sorte. Les gens meurent… C’est un fait. Mais ça veut pas dire, qu’on doit pas s’attacher à eux de leur vivant. Je regrette pas d’avoir apprécié Avalohn. Je regrette pas non plus d’avoir aimé Franklin. Et je pense pas, qu’ils regrettent eux aussi du temps que ça a duré, même si ça s’est mal terminé... Si cette Joey t'apprécie autant que nous, on peut t’apprécier, tu peux être sûr d’une chose : c’est pas en t’éloignant d’elle, qu’elle, elle va s’éloigner de toi. C’est pas à toi de décider des risques. C’est à elle. C’est à nous. Tu peux râler aussi fort que tu l'veux, ça n'y changera rien. Donc tu vas aller me faire le plaisir, dès l’aube, d’aller régler ce soucis avant qu’il soit trop tard. Faut parler, pour arranger les choses. » dit-il à la manière d'une évidence. Il suffisait de prendre cette soirée comme exemple. C'était mal barré et pourtant, actuellement ça avait l'air pas trop mal entre eux. Quand Isha tenta une échappatoire en mentionnant une possible piste à suivre pour retrouver sa demi-sœur, il se contenta d'hausser vaguement les épaules. « Non... Elle est morte. Il m'aura fallu du temps pour l'accepter... Trop de temps même... J'ai jamais été très doué, avec les deuils... J'ai tendance à m'accrocher à des 'et si'. Mais... J'ai fini par l'accepter. Elle doit être bien mieux là où elle est aujourd'hui. » A son tour profondément gêné et anxieux, il réfléchit un court instant pour réorienter la discussion sur autre chose que des sujets morbides. « J’oubliais le plus gênant. » dit-il les lèvres à moitié collées au goulot de sa bouteille presque vide : « J’ai dix-sept ans. Et je suis toujours vierge. » Quitte à passer aux aveux, autant y aller jusqu'au bout. La bière semblait réussir à délier sa langue.

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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Jeu 22 Mar - 20:02
Mais putain, y’avait quoi dans cette bière ? Elle était coupée à la vodka arrangée aux plantes qui font rire ou quoi ? Je lui soutire sa bouteille pour la sentir. Ben non, juste une petite blonde légère, rien qu’explique son état. Putain 17 ans, puceau. J’essaye de rester neutre en espérant avoir aussi mal compris que le coup d’aimer Franklin. Il parle forcement d’aimer style « j’aime mon bro ». Ouai ca peut qu’être ça, rien a voir avec autre chose non ?

Vous pouvez vous demander, légitimement si je suis homophobe. J’imagine qu’avant, j’étais indifférent à la question du moment qu’on me laisse essayer de lever toutes les petites gonzesses faciles que je pouvais. Mais mon petit stage de déformation avec des mecs qui m’ont bien « ramoné »  l’anus m’a peut être rendu plus que chatouilleux sur la question. J’irais même a dire qu’il est plus que probable que je fasse un amalgame capilotratracté  entre des violeurs et des hommes gay.

Bon, ce n’est pas le moment de focaliser sur le faite que je ne sais pas si c’est normal d’être puceau a 17 ans. Sans tinder et des bars, c’est plus compliquer de niquer de nos jours de toute façon. Et je me vois mal aller voir les pas farouches du camp qui ont le feu aux culs pour leur demander de déniaiser Harvey. En fait je suis un peu paumé sur le sujet et je ne sais pas trop ce que mes prérogatives de paternel de remplacement impliquent. Logan il m’aurait payé des putes si j’avais été encore vierge a 17 ans ? J’en sais foutre rien et je ne me sens pas d’aller lui poser la question ni maintenant ni jamais.

Du coup, en attendant de voir si demain j’essaye de tâter le terrain avec Amalia pour lui, je préfère sauter a un autre sujet faute que lui saute quoique ce soit ce soir.
J’ai un peu de mal a reprendre le fils chaotique de ses questions après cet aveux.

« T’es sur que tu vas bien Harvey ? »


Question con, rien qu’a son œil brillant et sa façon pâteuse de parler, je sens bien qu’il est dans cet espèce d’état de gaîté éthylique ou on a plus les idées claires. Merde pas juste pour de la bière? Une poussée d’angoisse m’envahit… et s’il m’avait sifflé ma bouteille de Tequila en douce?

Ca expliquerait pas mal de choses. Il a du bol que je l’aime ce gosse. J’en aurais défoncé pour moins que ça s’il m’a bien prit mon saint graal.  Je n’ai pas le cœur a vérifier ca maintenant et puis, vu son état, je me dis que demain ca va certainement lui picoter assez le crane pour qu’il soit naturellement puni. J’espère juste qu’il m’en a laissé.

« Je pense que tu as eu ton compte pour ce soir. C’est quoi déjà le truc d’un bon père ? Brosses toi les dents, une histoire un bisou et au dodo ? »

Je l’aide à se relever en souriant. Bon ça va il a l’air de pas trop mal tenir sur ces guiboles. Il est moins cuit que ses aveux ne le laissaient à penser. Ca me redonne un peu d’espoir sur des restes de Tequila.
Je l’accompagne quand même dans les escaliers. C’est traitres les escaliers quand on a but. Ça bouge tout le temps, ça tangue, ça change exprès les angles des marches pour nous faire tomber.
Tout en gravissant l’énorme escalier digne d’un film rococo, je lui donne le début de l’histoire promise.

« Pour en revenir au sauveur du monde, ouai, on a vraiment un type qui peut tous nous sauver. Et tu sais quoi… c’est le mec de Maddie. Il est cool dans le genre scientifique, je pense que tu l’adorerais. Même si je pense que son truc a lui c’est pas d’aller cogner des vilains dehors, plus de rester a faire ses trucs en éprouvette le temps de trouver une solution. »

Le ton reste léger mais je sens bien que je lui dois une réponse sur un autre sujet qui l’est moins. C’est assez étrange d’aborder le sujet alors que l’on passe devant la balustrade ou elle avait accroché la corde qui avait mis un terme a ses jours.

« En fait je ne suis sûr de rien pour Avalohn. T’es bien d’accord avec moi qu’elle n’était pas trop du genre a se foutre en l’air ? »

Plus de celui a tous nous buter si on était en travers de sa route, en fait. Elle était comme moi, une écorchée vive qui était prête a tout pour survivre dans cette merde même juste un jour de plus. Ca apportait tellement de crédit aux horreurs déblatérées par mon géniteur.

« Mon vieux est du genre vicieux, quand j’étais gosse et que je faisais un truc qui lui revenait pas, il ne me cognait pas, il me faisait nous assoir sur un siège et m’obligeais à regarder un de mes frères se faire défroncer la tronche en lui rappelant bien que c’était de ma faute. »

Ca mettait une chouette ambiance dans la fratrie et c’a m’avait appris un truc. La culpabilité de faire enduré ça à l’un de mes frangins était pire que les gnons. Je préférais 1000 fois être celui qui se faisait fracasser la gueule que celui responsable de ce tabassage.

« Il a déjà prouvé qu’il savait entrer ici… et puis, il y avait cette putain de mise en scène Harvey… »


Rien que d’y penser j’ai la chair de poule d’être du sang de ce malade.

« Quand j’ai retrouvé Joey a moitié morte, il avait fait la même… du coup, je le crois quand il dit que c’est lui qui l’a tuée…»


Je préfère épargner a Harvey les détails sordides des aveux de Joshua. Il n’a pas besoin de savoir ce que la Louve a enduré par ma faute.

« Je ferais tout ce qui faut pour te protéger de lui. »

Je reste un temps silencieux quand on arrive devant la salle de bain. Ouai j’étais sérieux pour le brossage de dents. Et puis c’est avec un sourire un peu forcée que je lui balance sur le ton de la boutade :

« Et te prends pas la tête pour Joey. J’avais même pas remonté mon pantalon que mon remplaçant toquait à la porte. Je crois que je suis pas fait pour les relations longues durées, mais avec le vieux qui rode, c’est pas plus mal. »


J’ai quand même eu mal même si j’essaye de faire le mec qui s’en fout. Je sais que c’est mieux comme ça et qu’elle m’avait rien promis. Mais, j’espérais sincèrement qu’en cas de happy end avec l’autre connard, je pourrais revenir à ses côtés. Il faut croire que la vie est bel et bien un putain de salope qui ne sait pas que donner c’est donner et reprendre c’est volé. Je reste appuyé sur le bord de la porte de la salle de bain, partagé entre le « au cas où » et le fait qu’en y pensant bien, on a jamais pris autant le temps de parler Harvey et moi.

« je suis désolé pour ta cousine… mais… tu es sur de toi ? Tu ne veux pas que j’essaye de la chercher ? Tu sais, je suis doué pour ça… »

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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Dim 1 Avr - 15:21
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FORT HOPE | 19th JUNE 2016

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Quand Isha pris l’initiative d’attraper sa bière pour en humer le contenu, le jeune mécano resta perplexe, mais silencieux. Pourquoi faisait-il ça…? Avait-il dit un truc qu’il ne fallait pas ? Bu quelque chose de mauvais ? Dès lors que le plus âgé lui re-confia sa boisson, Harvey à son tour s'autorisa à en sentir le contenu. Mis à part l’odeur pestilentielle de la bière, il ne sentait rien de spécial. Après, son odorat n’était pas des plus développé. Trop concentré à observer de près le fond de la liqueur dorée qui s’agitait dans sa bouteille, Harvey ne remarqua pas immédiatement la gêne qui avait suivi son aveu sur sa sexualité inexistante. Le cul sec qu’il avait tenté de réaliser un peu plus tôt l’avait légèrement sonné. Faute à une absence totale d’ingurgitation d’alcool ainsi qu’à un estomac relativement creux. Sur l’instant, il aurait été prêt à tuer pour une pizza quatre fromages. Extirpé de ses rêveries alimentaires par la question d’Isha, lui demandant si tout allait bien, il porta machinalement sa bouteille à ses lèvres sans même tenir compte du mauvais goût que ça pouvait avoir. En fait, ça n’avait même plus aucun goût. “ça va” se contenta-t-il de répondre, les sourcils légèrement froncés, avant de lâcher un rire nerveux, comme s’il cherchait à comprendre pourquoi Isha lui posait cette question. Avait-il l’air d’aller mal ? Au contraire, Harvey se sentait… Léger. Par contre quand le mécano tenta de l’envoyer au lit, ses défenses refirent immédiatement surface. Déposant la bouteille vide sur la table basse, il s’essuya les lèvres du revers de sa manche pour arborer un air parfaitement stupéfait : “Quoi ? Nan, je vais bien” assura-t-il avec toute la bonne conviction du monde. Hors de question qu’il aille au lit. Il n’avait pas attendu aussi longtemps son retour pour le laisser filer aussi facilement. Ou peut-être qu’Isa lui, était fatigué. Ce qui serait bien plus logique. Après tout il avait passé sa journée à crapahuter à l’extérieur. “Si tu es fatigué, tu peux me le dire directement sans me faire porter le chapeau tu sais. Je ne te jugerai pas”. Pas trop du moins. Voyant bien qu’Isha voulait mettre un terme à cette soirée, il roula grandiosement des yeux en se laissant guider contre son gré jusque dans les escaliers qui menaient à l’étage.

“Bwé, j’sais pas trop. J’aime pas vraiment les médecins. Alors les scientifiques…” mumura-t-il, sceptique, alors qu’Isha lui précisait certains points de cette histoire de remède miracle. Ça paraissait si beau et incroyable, que ça sonnait plus comme une belle promesse à ses oreilles qu’à une réelle solution. Le sujet d’Avalohn lui, plus réel que celui d’un possible vaccin, éveilla bien plus son attention. “Elle était plus du genre à nous foutre nous en l’air, ouais” souffla-t-il dans l’effort, après avoir monté la dernière marche. Nan, Avalohn n’était pas du genre à baisser les bras et encore moins se passer la corde autour du cou. Pourtant c’était bien ce qu’il s’était passé, non ? Une preuve qu’on ne pouvait pas réellement connaître les gens et ce dont ils étaient capables en cas de coup dur. Le corps mou, l’esprit ailleurs, il marqua une pause avant que son corps tout entier ne se fige suite aux nouveaux aveux d’Isha. Sur son père, sur ses méthodes pour punir ses enfants, sur le fait qu’il était déjà entré dans le camp. Comment ça, il savait entrer dans le camp sans se faire repérer…? C’était quoi ce bordel ? Pire qu’une douche froide, Harvey décuva instantanément pour retrouver une posture rigide à souhait. Une mise en scène pour la mort d’Avalohn…? Joshua aurait fait ça ? Pour punir Isha ? Si Harvey était resté dans la maison cette nuit là, l’aurait-on également retrouvé dans la baignoire les poignets ouverts ? Un questionnement qui rejoignit la promesse qu’Isha venait de lui faire, celle de le protéger de son père. Pour la première fois depuis leur première rencontre, Harvey doutait de sa parole. “J’ai pas besoin de protection” murmura-t-il simplement, perturbé par ce qu’il venait d’apprendre sur la mort d’Avalohn. Si Joshua arrivait à entrer ici, il ne fallait pas apprendre à s’en protéger, il fallait réussir à le coincer et le tuer. Comme il avait pu tuer Avalohn.

Arrivés devant la porte de la salle de bains, le plus jeune ne pris même pas la peine de manifester son mécontentement quant au cinéma que lui faisait Isha. Harvey avait eu le malheur de lui dire qu’il avait 17 ans et voilà qu’il se mettait à le materner à l’excès. Brossage de dent, un bisou et au lit ? Il abusait. Saisissant sa brosse à dent, il étala une grosse noisette de dentifrice avant de se mettre à frotter minutieusement ses dents. Adieu goût abject de bière et bonjour dentifrice pour enfant à la fraise. Face au miroir, il fut également contraint de constater à quel point sa tête pouvait être affreuse. Depuis quand arborait-il des cernes aussi marquées…? Il comprenait un peu mieux pourquoi Isha lui avait demandé un peu plus tôt s’il allait bien. Il avait besoin de sommeil, mais ce n’était pas avec ces révélations sur son père psychopathe qu’il allait aisément tomber dans les bras de Morphée. La précision de Joey et de ses nombreuses conquêtes masculines le laissa légèrement pantois. Isha n’avait même pas remonté son pantalon qu’elle accueillait un nouveau type ? Se rendait-il un peu compte que lui-même agissait de manière similaire ? C’était du moins la vision qu’Harvey avait de son sauveur. Pas quelque chose qu’il lui reprochait pour autant, au moins Isha savait profiter des plaisirs de la vie, contrairement à lui. “Ça vous fait un joli point commun” clasha-t-il gratuitement, d’un sourire moqueur aux coins de ses lèvres couvertes de dentifrices. Faisant silencieusement allusion aux nombreuses femmes qu’avait côtoyé Isha dans sa vie. “Ça veut pas dire pour autant que t’es pas en haut de la liste” le rassura-t-il ensuite. Joey semblait bien être en tête de celle d’Isha, peut-être que ce classement était le même du côté de la brune.

“Ma ‘demi-soeur’, pas ma cousine” corrigea ensuite distraitement le plus jeune en lançant sa brosse à dent nettoyée jusque dans le verre qui regroupait les douze brosses à dents des habitants de cet orphelinat géant. Un échec cuisant alors que cette dernière retombait sur le rebord de l'évier et qu’il fut forcé de la re-nettoyer à l’eau claire. Le fait qu’Isha vienne de se tromper dans le statut d’Astoria lui laissa penser qu’il n’avait pas réellement écouté ce qu’il avait pu lui dire plus tôt. Mais ce n’était pas grave, au moins avaient-ils pu parler un peu. Même si Harvey semblait soudainement s’être refermé comme une huître après un jet de citron. “Occupe toi de ton père. Je m’occupe de mes propres problèmes familiaux”. Même s’il n’y avait plus grand chose à faire, si ce n’était que pleurer la mort de ces derniers. “T’as cru que j’allais être le seul à devoir me brosser les dents ?” lui demanda-t-il, bras croisés, s’appuyant contre l’un des meubles présents de la salle de bains tout en l’incitant à prendre sa place devant l’évier. Attendant qu'il se mette au travail, il reprit, d'un ton mal assuré, hésitant : “T’as prévu de faire quoi demain...? Si tu ressors, je pourrais éventuellement t'accompagner...”. Il savait qu'Isha n'était pas des plus chauds pour le laisser sortir. En fait depuis qu'il était arrivé à Fort Hope et même du temps des Punishers, pas une fois il n'avait remis le nez dehors. Sortir un peu, lui ferait le plus grand bien. Mais fallait-il encore qu'Isha lui en donne l'autorisation. Ce qui était loin d'être gagné.

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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Ven 27 Avr - 16:30
Est-ce que j’ai été comme ça jeune ? En fait je n’en sais foutrement rien. Harvey a quelque chose d’à la fois attachant et irritant que j’ai du mal a cerné. Il est plein de doutes, de contradictions et j’imagine que ça devrait être mon rôle de l’aider à avancer en faisant le tri… sauf que, soyons honnête, vu comment c’est le merdier dans ma vie et ma tête, j’avoue ne pas forcement être la meilleur personne pour cela.  Sauf que c’est moi qui l’est pris sous mon aile comme un père alors c’est a moi d’être là quand il a besoin.

Après, comment lui dire, sans froissé sa susceptibilité de jeune mec en quête d’accomplissement, de reconnaissance et de je ne sais quelle autre débilité de psycho magasine « mon ado se rebelle que dois-je faire. », qu’il a encore besoin de protection. Que là c’est pas un problème d’âge de force ou je ne sais quoi, on est dans une situation où on a tous besoin d’être protégés. Bon ok, lui plus que les autres, mais ça, chut, il ne faut pas le dire. Au passage, si quelqu’un a ce magazine, ça me ferait plaisir de jeter un œil dessus par que je sens bien que je rame là.

Moi c’était plus simple à son âge, quand ça n’allait pas je me défonçais ou allais chercher la merde dans les bars pour me faire défoncer, au final Logan avait juste à tenir la bassine ou la perf en me faisant la morale. J’étais rarement en état de protester. Avec Harvey c’est plus compliqué, il reste lucide, éloquent et surtout il réfléchit, chose que je n’ai jamais oser faire à mon tuteur.

Bref, je l’écoute et me mords les lèvres quand Harvey m’épingle sur ma boulette entre sa cousine et sa demi sœur. Avec la fatigue et le sentiment que cette discussion dure dans le temps je perds un peu le fils, je l’avoue, mais j’ai pas envie qu’il pense que je le zappe ou que je me fiche de ce qu’il est en train de me dire.

Bien au contraire, dans mon état, y’a bien que pour lui que je prends sur le temps de « lâchons prise avec de l’alcool » en restant sobre plus longtemps que je ne le voulais. Après, j’ai le sentiment qu’il a besoin de moi et je me doute que ce n’est pas en me roulant dans mon vomi que je saurais l’aider. Je grince des dents quand il qualifie mon géniteur de « père ». Je n’ai qu’un père, c’est l’homme qui s’est comporté comme tel avec moi : Logan. L’autre n’est qu’un bourreau pervers et sadique qui fait de ma vie un enfer.  Même le terme géniteur est trop pour lui.  

J’accuse le coup quand il me fait comprendre qu’il a ses histoires de famille dont je ne fais pas partie. Ca me ramène a ma place dans son univers. C’est qui qui me parlait de l’ingratitude des gosses ? En même temps, j’ai fait quoi pour lui ? Je ne suis que l’emmerdeur qui le prive de sortie. Je ne doute pas que sans moi il s’en sortirait mieux et se trouverait vite un père de substitution plus capable que moi…

Au moins il a l’humour de me proposer un brossage de dents. En me marrant a moitié et en soupirant pour la forme avec un « ha les gosses ». Ca me fait une diversion sur la douleur de la révélation précédente. Je m’exécute en me doutant que ça ne servira pas à grand-chose puisque j’envisage vraiment de me morfondre dans toutes les bouteilles d’alcool que je trouverais dès que je serais seul. Avec la brosse à dents dans la bouche, je peux difficilement lui confier le fond de ma pensée quant à son idée de sortir. Mais il m’a écouté ou quoi ? Je pense que mon regard noir doit suffire pour lui faire comprendre ce que la mousse m’empêche de lui dire. Je fini le brossage pour me redresser avec un visage un peu fermé.

« Harvey… déjà je suis désolé pour ta demie sœur, la journée a été un peu compliquée, je ne sais pas pourquoi j’ai fait cette confusion. Un amalgame avec ma propre cousine peut être, j’en sais rien, bref… là n’est pas la question. C’est juste NON Harvey. Je ne sais pas ce que tu n’as pas compris dans la situation mais je te le répète, il y a un psychopathe qui rode et qui va s’attaquer à moi et tous mes proches. Même si tu ne te considère pas de ma famille, le fait est que c’est pas comme ça que je vois les choses et que ce n’est pas comme ça que mon géniteur va les gérer. S’il te met la main dessus il va te faire tout le mal possible parce qu’il sait que je tiens à toi et que ca m’atteindra plus que s’il le faisait directement à moi. Alors, désolé si je suis le gros lourd qui te prive de sortie, mais je t’aime trop pour accepter qu’il t’arrive du mal par ma faute. »


Il y a déjà eu trop de personnes qui ont payé la facture de mon inconséquence. Je ne veux pas qu’Harvey ajoute son nom à la liste. Peut être que je ne suis qu’un clampin remplaçable facilement pour lui, mais je ne suis pas sur de me remettre de sa perte s'il lui arrivait quoique ce soit.

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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Dim 1 Juil - 19:26
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C’était malheureux, mais Harvey s’y attendait à ce refus de la part d’Isha concernant sa demande à pouvoir sortir du camp. Il savait le sujet tabou, délicat et pourtant, il avait foncé dedans tête baissé dans l’espoir peut-être innocent, qu’après leurs précédents aveux, Isha reconsidère sa demande. Il se trompait. Car il n’y avait aucun moyen de négocier avec Isha quand ce dernier avait une idée en tête. Jamais.

Le ‘non’ catégorique que lui imposa alors le plus âgé le fit immédiatement baisser la tête. Harvey était las d’entendre en boucle la même excuse pour le garder enfermé ici. Mais les résidus d’anxiété accumulés durant son séjour chez les Punishers lui passait aujourd’hui rapidement l’envie de tenir tête à ceux qui lui rendaient service. Ceux grâce à qui, il dormait chaque nuit sous un toit et dans un bon lit douillet. Il ne voulait pas énerver Isha plus qu’il ne l’était déjà, il voulait juste… Se faire comprendre, sans jamais y parvenir sans cris. A nouveau, Joshua revint au centre de la discussion… Joshua le psychopathe, qui voulait soi-disant sa mort. Pourtant, jusque là, il ne l’avait jamais rencontré ce terrible Joshua. Qui sait, peut-être qu’il ne s’agissait que d’une invention pour lui faire peur ? Un peu comme le croque-mitaine avec les enfants ? Serrant les poings, il laissa son regard filer dans un coin de la pièce sans effleurer celui de son aîné : “Si c’était Ethan, Josh ou Ryan qui te l’avait demandé, tu aurais dit oui” avait-il alors délibérément murmuré durant la tirade que lui faisait Isha. Les yeux toujours baissés, mais la voix suffisamment âpre et accusatrice pour lui faire entendre son toute amertume.

Quand le ton des sermons d’Isha prirent un timbre plus souple, ce fut comme un signe, une alarme. Hurlant à Harvey qu’il fallait profiter de l’instant de faiblesse d’Isha pour le travailler une dernière fois sur le sujet. Il avait dit non une fois… Il pouvait encore changer d’avis. Relevant le visage vers le mécano, il s’approcha d’un pas et tendant légèrement les mains vers lui en signe de supplication : “Tu viens tout juste de me dire qu’Avalohn aurait été tuée dans l’enceinte même de Fort Hope...! Je vois pas en quoi je ne serais plus en sécurité ici, seul... Que dehors, avec toi ! S’il te plait Isha… J'étouffe ici… Je veux juste…. Je veux juste t’être utile, me rendre utile, dehors aussi”. Que pouvait-il ajouter de plus pour essayer de le faire céder…? Il ne savait pas. Le soudoyer avec des promesses d’alcool ? Non, Harvey ne voulait pas le voir boire à nouveau. Demander à quelqu’un de lui parler pour lui faire entendre raison ? Il n’y avait plus personne pour le faire. Ils étaient juste là, coincés tous les deux. A défaut qu’Isha lui, pouvait encore espérer se changer les idées en crapahutant dehors, dans les rues de détroit. “S’il te plait…” murmura-t-il à nouveau en s’approchant d’un nouveau pas d’Isha, les traits de son visage plus implorants que jamais. “Me laisse pas encore au garage…” tenta-t-il comme phrase de dernier espoir. S'il refusait une seconde fois... Harvey n'insisterait pas... Il s'enfermerait sans doute dans sa chambre. Impuissant, à maudire le monde entier en oubliant grâce à qui il était encore en vie aujourd’hui.

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MessageSujet: Re: Just put that bottle down !   Lun 9 Juil - 12:42
Je reste les bras croisés, à serrer la mâchoire, quand Harvey repart sur les autres gosses et me fait ce qui ressemble à un gros caprice. Même si j’ai eu la chance de vivre un peu avec Eulalie, on ne peut pas dire que j’ai vraiment l’habitude d’élever des gosses, encore moins des ados en crises. Je me doute que m’énerver n’est pas la bonne réaction, sauf que là, je suis borderline. Mais putain il m’écoute là ?

Sans rire, avec Bruce dans les parages, tel un requin passant dans notre bassin, il était plus facile de canaliser Harvey. Il croit quoi là ? Que ça m’amuse de le cloitrer ici ? Sans rire si je fais ça c’est parce que je tiens à lui et que je ne supporterais pas qu’il fasse comme Franklin, ou Matthew. Je ne veux plus creuser de tombe et encore moins la sienne.

Son air de Droopy battu et malaimé avec sa petite voix suppliante de ne pas rester dans le garage marcheraient  presque. Je suis faible à ce genre de chose en plus d’être facile à manipuler par une personne plus maline que moi. Avalohn l’avait bien compris. Mais, heureusement, ou pas, l’histoire semble déjà écrite depuis des mois et cela me donne la force, ou le devoir, de résister.

« Mais t’écoutes ou quoi ? Harvey bordel !! Y’a un taré qui se balade en ville avec ton cul dans la ligne de mire, des morts en pagaille et plein d’autres trucs que t’es pas prêts a affronter seul. J’ai pas risqué ma tronche pour que tu crèves parce que j’ai encore merdé. Logan m’a dit qu’il avait renforcé la sécurité. Il a mis un p’tit chinois, Badass ou Alias, bref un ninja surdoué, pour reprendre en mains la sécurité intérieur. Tu ne crains, presque plus rien ici, et de toute façon ça sera toujours mieux que dehors le temps que je règle son compte à mon vieux. »

Vous trouvez mon argumentaire bancal ? Normal, je suis un orateur de merde et en plus je me rends bien compte que je ne suis pas convaincu par la sécurité dans le camp, même si le bridé a un nom d’héroïne de série qui déchire sa race, je connais assez mon géniteur pour savoir qu’il arrivera quand même a nous pourrir quoiqu’on fasse. Autant pas lui facilité la tâche non ?

« Et puis, les autres gosses ils viennent faire quoi dans le problème ?! Sans déconner, tu les vois sortir se promener là ? Alors si t’as question est de savoir s’ils m’ont demandé la permission, je vais être honnête, nan, ils l’ont pas fait parce qu’ils en ont tellement chié dehors qu’ils savent leur chance d’avoir leurs miches en sécurité ici. Et puis merde !! Tu veux faire quoi dehors ?!!! Hein ? Te faire mordre comme un con en allant chercher des mangas !! Te faire torturer a mort pour voir si l’air est plus vert dans les rues d’à coté ? »

Hum… j’avais pas dit de ne pas m’énerver ? Je crois que c’est raté. La mort de Franklin n’est pas encore digérée en admettant qu’elle le soit jamais. Revoir le gosse crever dans mes bras avec cette foule de « et si » qui auraient peut-être pu le sauver me hante.

J’avais peut être sauvé les deux mômes de la batte de Bruce sur un coup de tête, par reflexe, mais j’ai pourtant vraiment fait de mon mieux ensuite. Même quand je partais en vrille, j’ai toujours veillé sur le gosse. Et je ne vois vraiment ce qui me ferait arrêter, à part la mort (ou un accident me laissant amnésique, mais franchement, j’ai pas assez d’imagination pour penser a ça). Je soupire bruyamment en me passant la main sur le visage. Sans déconner, est ce que Logan en a autant chier avec moi ? Un petit flashback des soirées au poste de police à négocier ma libération alors qu’il avait rencard me laissent a penser que j’étais peut être pire.

« Désolé, je voulais pas crier. Harvey, Fort Hope est grand, y’a pas qu’un garage ou squatter. Je sais que c’est chiant les interdits, tu pourras en parler a Logan si tu veux te foutre de ma gueule, mais ouai j’imagine qu’a ta place je réagirais a peut prêt pareil… »


Faux, je me serais déjà barré. Mais comme tout bon parent qui se respecte, je vais pratiquer le mensonge pour la bonne cause. J’essaye de reprendre plus doucement et avec un petit sourire.

« Si t’as besoin de trucs dehors dis le moi, j’irais te les chercher, même si c’est tes BD mal dessinées. Et si t’étouffe tellement on se fera une sortie ensemble, ok ? Mais pour le moment, pas de sorties seuls. Je ne pourrais pas me remettre s’il t’arrivait un truc… »

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