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In Your Flesh :: Michigan State :: Fort Hope

 In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]
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MessageSujet: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 2:02


Dernière édition par Will Burbank le Lun 8 Jan - 2:00, édité 1 fois
Deux cent mètres devant, environ, les hautes palissades de bois coupaient court à la rue qui devait se prolonger de l'autre côté, mais le changement frappait bien avant qu'elles ne soient visible à l’œil nu. Ça avait commencé par un large cercle de voitures se dressant tout à coup sur le bitume, par l'absence soudaine de rôdeurs et le calme qui tombait tout à coup. Perché sur le toit d'une camionnette abandonnée contre un trottoir, Will observait fixement la ceinture de bois depuis une bonne dizaine de minutes, sans parvenir à se décider d'aller plus loin ou non. Il était attendu, pourtant. Elias avait tenu sa promesse, une fois de plus et l'avait invité à lui rendre visite dans son camp. Fort Hope. Quel nom de merde... L'espoir, Will le rejetait en bloc, de toutes ses forces et il refusait qu'on le lui impose comme ça, pour mieux le lui reprendre ensuite. Mais sa dernière rencontre avec le soldat ne s'était pas très bien terminée et depuis cinq jour, un goût amère restait coincé dans sa bouche sans qu'il n'arrive à l'expliquer vraiment. Des regrets ? Il n'osait pas l'admettre et encore moins l'accepter ne serait-ce que pour lui-même. Mais il savait qu'il avait été trop loin, sans savoir pourquoi exactement, devinant tout juste qu'au même titre que lui cachait une ombre dans son passé, une ombre qui le maintenait perché sur ce véhicule à regarder nerveusement le Paradis sans oser approcher, Elias avait la sienne et qu'il l'avait effleurée de trop près.

Un soupir brisa le silence profondément perturbant des lieux et, enfin, Will se décida à bouger, appuyant la paume de sa main sur la tôle du véhicule pour se laisser glisser avec souplesse sur l'asphalte en contre-bas. De là où il était, il pouvait déjà voir se dessiner la silhouette d'une tour qui montait un peu plus haut que la palissade et où il devinait sans les voir, des survivants armés qui le verraient arriver de loin, s'ils ne l'avaient pas déjà repéré. Cette idée le rendait d'autant plus nerveux, mais il tâcha de ne pas y penser et s'élança d'un pas faussement assuré, marchant bien au milieu de la voie pour s'approcher des palissades et de ce qu'il devinait être un genre d'immense porte au milieu. Ni sa démarche ni son regard ne flanchèrent quand il arriva assez près pour ne plus pouvoir compter sur les arbres pour le masquer et qu'il n'eut plus que quelques mètres à faire pour se retrouver nez à nez avec la porte. Il ralentit tout de même considérablement, absolument incapable de savoir comment il devait s'annoncer, préférant donc perdre encore un peu de temps avant d'être trop proche. Frapper ? Attendre ? Appeler Elias ? Il n'en savait rien du tout et ça l'embêtait encore plus que tout le reste. S'il fallait qu'il s'adresse à quelqu'un d'autres que le militaire pour entrer dans ce camp, pas sûr qu'il ait la patience d'aller jusque là.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 2:38
Je ne m'attendais pas à une réaction particulière de la part de Logan, mais j'avoue que l'absence de réaction m'avait un peu perturbé. Ok. J'avais attendu que la journée avance pour prévenir Will et quatre jours après nous y étions. Je ne devais pas finir tard en théorie, sauf si quelqu'un oubliait de venir, mais pour le coup ça ne serait pas mon problème. Et bien qu'il y ait toujours le risque qu'il ne vienne pas, j'étais resté confiant. On ne pouvait pas dire qu'on était partie en bon terme, mais les quelques jours passés m'avaient aidé et finalement je l'attendais avec une certaine impatience, surtout quand, après un moment, je le vis arriver. L'arme figé sur lui, je devinais presque ses hésitations. Pour rappel, il était devenu étrange en réalisant ce qu'il pouvait y avoir ici et pendant quelques minutes, je me laissais croire que cela suffirait à fuir. Pourtant, il finit par reprendre sa route, s'approchant suffisamment pour que mon viseur ne soit plus utile. « Je m'en occupe. », finis-je par souffler alors qu'il arrivait à quelques mètre de la porte. Descendant la tour avec une vitesse record, je me présentais aux portes d'entrées, les dépassant avant de m'avançant jusqu'à lui. Je n'étais actuellement pas à l'aise à l'idée de le saluer d'une quelconque façon, trop de regard sur moi, pas l'habitude d'avoir l'estomac aussi serré. Le stresse de sortir, d'être exposé étant absent ici, mais celui de faire face aux regards bien présent. M'avançant finalement, je brisais le silence, « Tu m'excuseras de pas t'accueillir mieux que ça, mais il y a quelques voyeurs dans le coin. », soufflais-je avec un demi sourire. L'invitant à me suivre avec signe de tête pour rejoindre le camps. Je tremblais légèrement, je me sentais bien trop nerveux, c'était particulièrement dérangeant. Nouveau plus que dérangeant, quoi que, j'avoue que je ne saurais dire. J'étais fébrile. Pour diverses raisons, sa présence jouant beaucoup, mais sur tout le reste. Il m'avait blessé la dernière fois. Volontairement sans vraiment le vouloir non plus. Il s'était défendu, sans vouloir forcement viser si juste et pourtant… Il l'avait fait. Mais là…

« Je vais avoir besoin que tu me donnes ton arbalète Will, consigne de sécurité pour tout les entrants. On te la rendra quand tu repartiras. », annonçais-je doucement alors que les regards se posaient déjà sur nous. Je ne pourrais pas faire d'exception, cela serait mal vu et injuste envers les autres visiteurs. Attendant donc qu'il accepte la décision je laissais la personne responsable consigner l'arme à son nom avant d'avancer assez rapidement chez moi. Il ne voulait parler à personne, j'avouais ne pas vouloir non plus m'y étendre. Heureusement que j'habitais non loin de l'entrée. Ouvrant donc ma porte, je le laissais pénétrer la maison avant de refermer la porte et m'y adosser en soupirant. « Si ça te dérange pas, je préfère faire la visite guidé de nuit. », déclarais-je en posant mon arme à sa place non loin de la porte avant de fermer la porte à clé. Il était là, c'était à moi d'être calme. Même si je l'avoue, j'avais l'impression de perdre légèrement mes moyens. Je savais pas trop quoi lui proposer, si il voulait se doucher, manger, j'avoue que j'avais ramener des trucs que j'avais mit dans la cuisine, mais j'avais rien préparé d'autre car même si il venait, j'étais dans cet état étrange ou j'avais l'impression de tout découvrir.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 3:04
L'indifférence de l'accueil que lui fit Elias aurait pu refroidir Will en d'autres circonstances, mais là, c'était franchement une bénédiction pour le jeune homme qui n'eut pas l'obligation de faire semblant de se détendre pour accorder un peu d'attention au soldat. Il le regardait à peine, à vrai dire, bien trop occupé à loucher sans arrêt sur la tour et sur la porte, sur les quelques visages inconnus pointés droit sur eux, sur tout ce que cet endroit promettait l'air de rien et il eut un mal fou à regarder Elias plus de quelques secondes d'affilé. En réalité, il se contenta même d'un hochement de tête à la remarque du soldat et le suivit sans rien dire, contrôlant sa respiration avec soin pour conserver l'air le plus neutre possible alors qu'ils passaient les portes. De l'autre côté, c'était presque comme si le plus dur était fait et, imperceptiblement, une dose de tension quitta les épaules du jeune homme, pour revenir le frapper de plein fouet lorsqu'Elias exigea qu'il lui remette son arbalète. Son regard scruta le soldat une seconde, sans qu'un mot ne naisse, sans qu'un geste ne soit lancé. Il était vraiment sérieux, là ? Depuis un an, Will ne se séparait pas de cette arme même pour dormir et Elias attendait vraiment de lui qu'il l'abandonne à des inconnus pour venir s'enfermer dans leur camp Dieu savait combien de temps ? Le doute persista plusieurs longues secondes, mais finalement, le jeune homme retira l'arbalète passée autour de son corps par une anse et la tendit à Elias, difficilement et sans rien perdre de son regard inquisiteur et plein de sous-entendus. Il acceptait de lui faire confiance, d'une manière bien plus dangereuse qu'en discutant de sujets intimes et il espérait de tout son cœur ne pas être en train de commettre une affreuse erreur en faisant cela.

Il resta maladivement silencieux alors qu'ils traversaient la rue et entraient dans une maison tout près, ne perdant pas une miette de tout ce qui se trouvait autour de lui et qui n'était, finalement, rien de plus qu'un quartier de banlieue incroyablement banal, propre, tranquille. Le genre d'endroit qu'on ne voyait plus et qui perturbait profondément Will sans qu'il n'arrive à s'en cacher. Mais une fois la porte close, une fois les regards oubliés, ça allait tout de même un peu mieux. « Pas de problème. » souffla-t-il, encore un peu crispé, alors que le soldat lui proposait de faire la visite plus tard, de nuit, probablement quand les regards des habitants ne pourraient plus se poser sur eux. Will ne ressentait aucune honte à être vu avec un homme, quand bien même on les aurait pris pour autre chose que deux connaissances marchant côte à côte, mais si la nuit l'empêchait d'avoir à croiser d'autres gens, c'était parfait. Le silence retomba et la gêne s'abattit avec lui, tirant à Will un nouveau soupir qu'il peina à retenir. Et finalement, cessant simplement de réfléchir, il s'approcha, fonçant sur le soldat pour enlacer sa taille et retrouver ses lèvres. Ajouter un peu plus encore de normalité à ce moment qui en avait tellement que ça devenait étrange. « Tu peux au moins me faire visiter la maison, ne serait-ce que le lit et la salle de bain. Je saurais me passer du reste. » proposa-t-il en s'éloignant légèrement. Son sourire n'était pas encore tout à fait sincère, son ton pas tout à fait détaché, il aurait certainement besoin d'encore un peu de temps pour s'habituer à tout cela, mais ça allait un peu mieux à chaque seconde.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 3:26
Pas de problème, au moins n'aurais-je pas besoin de remettre le nez dehors aussitôt, j'étais à l'abris ici. À l'abris des regards, du stresse et de tout ce qui pouvait me faire paniquer, quoi que, j'étais toujours étrange, un sentiment qui s'effaça nettement lorsqu'il s'approcha pour glisses ses mains sur ma taille et m'embrasser. La secousse qui traversa mon corps fut étrange, clairement, mais elle m'apaisa durant quelques secondes. Il demanda alors à visiter les lieux, du moins le lit et la salle de bain, il saurait se passer du rester. Me reprenant légèrement, je retirais mes chaussures plus par réflexe qu'autre chose avant d'avancer dans la maison. « En bas il y a juste cette pièce, la cuisine et une autre que j'utilise pas. », déclarais-je en passant devant la cuisine avant de rejoindre l'escalier et montant les marches deux par deux comme d'habitude. Arrivait devant le couloir, j'ouvrais une porte donnant sur une chambre vide, avec juste des fil tirés dans le vide, quelques vêtements y séchant d'ailleurs. Cette chambre donné sur la rue, et pour une question d'intimité, je ne l'utilisais pas. « Une chambre vide que j'utilise plus pour faire sécher des trucs. », puis de l'autre coté du couloir, deux pièces, la porte de gauche donnant sur une salle de bain avec vu sur les voisins, « Ici la salle de bain. ». Ouvrant la dernière porte, j'entrais dans la chambre, seule endroit ou il y avait à peu près une déco, enfin surtout mes affaires, avec d'ailleurs son bouquin sur l'oreiller étant donné que j'avais commencé à le relire. La pièce était assez grande et donné sur la verdure à l'extérieur, seul point emmerdant étant les animaux qui pouvait faire du bruit, mais on s'y habituait. Et à droite, ce qui devait-être un dressing, mais qui me servait plus d'armurerie. « Et ici la chambre. », déclarais-je avant de reporter mon attention sur lui. Je jugeais inutile de parler du grenier étant donné qu'il n'y avait rien la haut et que contrairement à d'autre, je n'avais pas d'escalier pour y aller mais juste une échelle. Casse gueule au passage.

« Si tu veux prendre une douche vaut mieux le faire tôt dans la journée, enfin avant la nuit, sinon après ça se rafraichit pas mal et vu qu'elle est froide faudrait pas que tu choppes quelque chose. », après si il était comme moi, il avait l'habitude de l'eau froide, mais bon c'était jamais super agréable. J'avoue que même si il avait descendu la pression d'un cran, il y avait ce moment un peu con, un peu gênant comme quand ton rencard vient à la maison, que tu sais très bien comment ça va se finir, mais que tu te sens obligé d'en faire des caisses. Là c'était pareil. Sauf que c'était pas un rencard et que le fait qu'il n'y ait rien qui traine et que j'ai fait le plein n'avait rien à voir. C'était juste pour éviter qu'il retrouve ce qu'il y avait dehors, rien de plus. C'était pour lui. Enfin pas pour lui, mais pour qu'il se détende un peu. Donc oui c'était pour lui, mais pas dans le sens je me pliais en quatre pour lui. J'avais encore un peu de cohérence. Du moins je crois, j'avoue que j'en étais plus vraiment sur et je restais là comme un con, à attendre de savoir si il se lavait maintenant ou si je sais pas, il voulait se poser. Toute les porte étaient d'ailleurs ouverte, ce que je ne faisais jamais car j'évitais de disperser à la chaleur du soleil quand il tapait dans les vitres.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 11:07
La visite de la maison se révélait beaucoup moins animée que ne l'aurait imaginé Will. C'était un endroit qui lui paraissait finalement à la fois assez petit et particulièrement vide, comme si personne ne vivait réellement là ou pas souvent en tout cas. Ça l'étonnait légèrement, mais ça lui permit aussi de se concentrer assez longtemps sur quelque chose pour qu'il se retrouve un peu et parvienne à chasser la nervosité tranquillement, tandis qu'il prenait soin d'analyser chaque pièce qu'Elias lui montrait si vaguement et chaque information qu'il donnait pour aller avec. Un sourire bien plus convaincant étirait même ses lèvres quand ils se retrouvèrent devant la chambre et que le soldat prononça le mot magique. Will n'était clairement pas venu pour ça, même en essayant de s'enfoncer profondément dans le déni il n'arrivait pas à se mentir à ce point, mais l'idée d'une douche, une vraie douche, lui plaisait vraiment. « C'est assez... Tu ne passes pas beaucoup de temps ici, je me trompe ? » demanda-t-il tout de même en premier lieu, se retournant tranquillement vers l'homme après avoir retrouvé son air plus naturel d'emmerdeur. Il s'était tout de même retenu de dire le fond de sa pensée, austère, voilà comment il trouvait cet endroit, vide et ça attisait sa curiosité de manière peu commune, comme presque tout ce qui se rattachait à cet homme et à comment il pensait, finalement.

« Une douche, ça me plairait bien. » avoua-t-il finalement en lorgnant sur la salle de bain. Même froide, le seul fait d'être dedans et que le pommeau crache autre chose qu'un mélange boueux et écœurant faisait rêver. L'espace de quelques pas et il se permettait de pousser tranquillement la porte de la salle de bain, de prendre le temps d'observer plus en détail la pièce devant laquelle ils n'étaient passés que quelques secondes. Elle lui donnait le même sentiment que tout le reste de la maison, mais il comptait bien y passer quand même un instant. Sans y entrer pourtant, il se tourna une fois de plus vers Elias, retrouvant son sourire joueur quoi que toujours un peu faiblard. « Je ferais vite, à moins que tu ne veuilles te joindre à moi. » Ça ne devait pas être très agréable de partager une douche froide, honnêtement, bien loin de toutes les images pouvant éveiller l'esprit, mais il proposait plus pour détendre encore un peu l'atmosphère que par réelle envie.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 11:55
Will n'en loupait fondamentalement pas une, mais il avait raison, je ne passais pas beaucoup de temps ici en plus du fait que je n'étais pas super matérialiste. « Non tu te trompe pas. », ce que je ne dis pas en revanche, c'était bien que je n'étais pas ici depuis suffisamment longtemps pour avoir prit le temps d'aménager les lieux en soit. J'avais de toute façon pas grand chose de sentimentale, mais sans doute un jour devrais-je faire l'effort de donner un peu de vie au lieu. Quoi qu'il en soit une douche ne serait de toute façon pas de refus, ce que je pouvais aisément comprendre. J'avouais que même si elle n'était pas chaude, elle restait tout de même bonne. Faisant son office et c'était tout ce qu'on lui demandait. Le regardant alors s'avancer, il m'assura qu'il ferait vite, à moins que je veuille le rejoindre. Souriant légèrement je soufflais, « Je suis pas sur d'être déjà prêt à t'associer à une douche froide. », même certain. C'était déjà bien assez frustrant de devoir se contenir alors le faire en ayant des réaction inverses, j'étais pas encore certain de moi. « Profites en, tu peux même laver tes vêtements si t'as envie, ça sèche encore assez vite en ce moment. », soufflais-je avant d'avancer, de tirer le rideau occultant, d'allumer la lumière et de sortir en fermant la porte. Pourquoi j'avais fait ça au juste ? Je savais que Taylor et Lily n'étaient pas du genre voyeur, mais l'espace d'une seconde, le fait qu'il puisse le voir nu m'avait agacé. Suffisamment pour que j'agisse comme ça. Secouant la tête plusieurs fois, je descendis les escaliers pour aller en cuisine et préparer de nouvelle rations sèche, il pourrait repartir avec d'ailleurs. J'allais juste devoir faire gaffe et chercher un peu plus de nourriture dehors car en un peu plus de quatre semaine à présent, j'avais commencé à me creuser fortement. Ca ne me prit pas longtemps, et j'entendais l'eau couler encore. Emballant tout ce que je venais de faire, je finis par les rangers puis par monter en mettre dans mon sac. Histoire d'éviter de me retrouver comme un con dehors en ayant faim et rien sous la main. Et puis, toujours pour m'occuper l'esprit, je finis par récupérer ce qui était sec, rangeant le tout sur une simple étagère.

J'avoue que là, j'avais fait le tour, si bien que je finis par me retrouver dans mon lit, le livre à la main. J'avoue que j'avais une vision un peu différente, pas le même souvenir ni sentiment à mesure que les pages se tournaient. Il avait eu raison dans le fond, et j'étais sans doute bien trop concentrer pour ne pas entendre l'eau s'arrêter, pourtant ça faisait du bruit, mais étrangement, tout ce qui faisait du bruit à Fort Hope ne me forçait pas à rester attentif, comme si je perdais en concentration à mesure que je vivais ici. Dans le fond je ne savais pas si c'était une bonne chose ou non, mais vu que cela ne concernait que le camps, je suppose que je pouvais bien me laisser surprendre par une personne. Quoi que, je n'étais pas habitué à avoir quelqu'un chez moi. Certes pour une fois j'avais gardé mon arme loin de moi, mais ça ne m'empêcherait pas de me faire avoir. Tout était bon pour ignorer que j'avais piquer une crise de je ne sais quoi en pensant à ce que d'autre pourrait voir de lui. Oui, je pense. J'étais définitivement pas assez détaché à mon gout.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 13:26
Il ne se trompait pas, une fois de plus, mais était-ce réellement surprenant ? C'était difficile à expliquer, difficile à comprendre tout court ; Will était le genre de mec observateur et réfléchi, le genre qui comprenait les choses rapidement, mais avec Elias, cette qualité se trouvait étrangement exacerbée. Peut-être parce que le soldat s'ouvrait si facilement, même sans le vouloir, peut-être parce que les deux hommes se ressemblaient bien plus qu'ils n'étaient prêts à l'admettre ou à l'accepter. L'un ou l'autre, certainement un peu des deux. Dans tous les cas, Will parvenait à cerner le personnage avec une facilité déconcertante qui, avouons-le, lui tirait une certaine satisfaction. Changement improbable, pourtant, il décida de ne pas insister sur ce point, pas pour le moment en tout cas. Conservant un souvenir assez glacial de leur dernière rencontre, il préférait essayer d'abord d'apaiser un peu les choses avant de repasser à l'attaque. Il demanda donc à pouvoir profiter de la douche, poussant jusqu'à lancer une petite invitation pas très sérieuse qu'Elias refusa et ils se retrouvèrent rapidement dans la salle de bain, où Will laissa son sac tomber sur le sol en observant, médusé, le soldat s'affairer dans la pièce pour lui préparer l'endroit et disparaître. Quelques secondes, il resta à regarder la porte close en se demandant ce qui se cachait sous ce comportement un peu étrange, sautant à la conclusion toute simple que le soldat n'était sans doute pas encore tout à fait prêt à assumer l'idée que ses voisins puissent voir un homme nu chez lui et se poser des questions. Malgré ses efforts et ses pas en avant énormes quand ils étaient seuls, Elias n'en restait pas moins encore un peu frileux pour assumer ouvertement ce qui se passait entre eux, il l'avait déjà prouvé aujourd'hui.

Rapidement, Will se retrouva nu et sous le jet effectivement assez glacial de la douche. Les premières secondes furent difficiles, mais une fois habitué, ça faisait un bien fou et il en profita peut-être un peu plus longuement que ne le permettait la température de l'eau et son statut d'invité dans ces lieux. Mais qui savait quand il aurait de nouveau l'occasion d'en profiter ? Il ne savait pas tellement combien de temps il était resté sous l'eau, finalement, mais il était frissonnant quand il se décida à sortir et paradoxalement bien plus à l'aise malgré tout. Il se contenta cependant de s'enrouler dans une serviette qu'il trouva en sortant de la douche et de ramasser ses affaires pour les fourrer grossièrement dans son sac. L'idée de pouvoir les laver l'enchantait bien aussi, mais ça pouvait attendre un peu et ce serait une bonne excuse pour prendre la fuite si l'ambiance commençait à s'essouffler avec Elias. Aussi, après un passage rapide devant le lavabo pour finir de se redonner visage humain, Will quitta la pièce et fit quelques pas dans le couloir, tendant l'oreille jusqu'à oser pousser légèrement la porte de la chambre du soldat, qu'il retrouva sur son lit tout occupé à lire. Un rire très bref s'échappa à ce constat et le jeune homme entra dans la chambre, lâchant son sac sur le sol une fois de plus pour aller se glisser aux côtés d'Elias dans le lit, s'allongeant de tout son long tourné vers le soldat, un coude appuyé sur le matelas pour soutenir sa tête et l'observer tranquillement. « Alors, cette relecture, comment ça se passe ? » demanda-t-il, un peu moqueur sur les bords. Il semblait avancer rapidement pour quelqu'un si peu motivé à se lancer et ça amusait d'autant plus l'ingénieur. « Ça n'a pas encore changé ta vision du monde ? » Parler littérature ne leur réussissait pas tellement jusqu'à maintenant, mais là, l'occasion était un peu trop belle pour que Will soit en mesure de la laisser passer et puis, il était réellement curieux de savoir.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 13:57
Ce fut le bruit du sac qui me fit légèrement sursauter, puis lever le nez du livre pour le voir s'avancer vers le lit, en serviette, les cheveux humides. C'était normal que la vision de l'homme comme ça… Ne me laisse pas indifférent ? Clairement pas. Tentant dans un premier temps de reprendre le dessus, et replonger dans ma phrase pour la finir, je fus interrompu par ses questions. Replaçant le bout de papier qui me servait de marque page dans le livre, je finis par le fermer avant de le regarder. « J'aime pas te donner raison. », déclarais-je dans un premier temps en me redressant pour poser le livre sur le sol à côté de moi. J'aurais pu faire l'effort de chercher des tables de chevet entre nous, mais encore une fois, je n'étais pas très déco, aménagement et j'en passe. Un lit c'était suffisant en soit. Basculant vers lui pour lui faire face, je l'approchais un peu plus de moi en glissant une main à la chute de ses reins. « Disons qu'il y avait des angles, certains sens que je n'avais pas envisagé la première fois. », et que finalement il y avait une plus grande dualité dans ce bouquin que je n'aurais pu le croire, il s'agissait bien d'une satire, mais il y avait tellement de sens en arrière plan que je ne pouvais pas le résumer à ça. Me penchant sur ses lèvres, je soufflais alors, « Je t'en dirais plus quand j'aurais fini. », capturant ses lèvres, je pris en otage son souffle avant qu'une main ne glisse sous la serviette, sa peau encore froide de son combat contre l'eau.

« Tu vas finir malade si tu te couvres pas. », murmurais-je contre ses lèvres, lui laissant la possibilité de respirer. C'était assez mal venu de ma part quand on savait que j'étais en train de remettre en cause la solidité de cette serviette, en laissant mes mains glisser sur lui sans honte, sans ménagement. Je l'avais dit, sa tenue, son état avait eu un effet bien différent de d'habitude sur moi. Après tout je ne le voyais pas sortant d'une douche tout les jours. Ce qui était sans doute mieux comme ça car cela voudrait dire que toutes ces réactions hors contrôle que j'avais en cet instant n'aurait pas à se reproduire. Et que je pourrais garder un minimum de contrôle sur la situation. Ce qui était loin d'être le cas pour le moment. Il avait déjà un pouvoir immense sur mes réactions, mais en plus de cela, quelque chose s'était mêlé assez rapidement. Une besoin, un manque sans doute, quelque chose qui me faisait agir différemment. Qui me faisait l'embrasser sans raison, qui me faisait fermer les rideaux, qui me faisait lui donner à manger, le faire venir ici. Qui me faisait même récupérer des livres dont je n'aurais jamais besoin. C'était une multitude de chose sans sens exacte pour moi. Une multitude d'arriver, d'événement. C'était clairement bien loin de tout ce que je pouvais prétendre entre nous. Mais admettons qu'il y ait quelque chose, ce n'était pas non plus un ensemble produit par mon cerveau pour me faire accepter que j'étais gay ?

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 16:46
Une légère déception, bien vite chassée par son sourire arrogant, gagna Will alors qu'Elias abandonnait sa lecture et admettait ne pas vouloir lui donner raison. C'était un peu surprenant, mais il n'aurait pas été contre laisser le soldat lire encore un peu, sans rien faire d'autre que de profiter de cette frappante banalité cachée derrière les murs de Fort Hope. Mais il n'était pas là pour ça, n'est-ce pas ? Sa présence ici ne visait qu'à améliorer le confort de leurs rencontres à but purement physique, pas à se lancer dans une parodie de vie à deux parfaitement déplacée. Malgré une tentative de conversation sans véritable arrière-pensée, malgré les attentions et les gestes dépassant parfois les limites de ce qu'ils voulaient accepter. Ça n'avait rien d'étrange, pas vrai ? Ils restaient deux adultes doués de raison, partageant quelque chose aussi superficiel cela soit-il, il n'y avait rien à creuser, surtout pas. « J'ai hâte que tu termines, alors. » souffla Will, sa main se glissant   dans le dos d'Elias qui en faisait de même, leurs corps se frôlant sans  pression, leurs lèvres se rencontrant naturellement. Et déjà, des frissons parcourraient sa peau sans qu'il n'arrive à y faire quoi que ce soit, si ce n'était se laisser gagner par la sensation, jusqu'à ce qu'il retrouve son souffle et son sourire au passage. Peut-être que le froid jouait un peu, mais l'envie de se couvrir n'était pas présente, clairement. « Je comptais sur toi pour éviter ça. » lança-t-il tandis que ses doigts filaient rapidement jusqu'au pantalon d'Elias pour l'ouvrir et commencer à le lui retirer. Ses lèvres avaient retrouvé rapidement le chemin de celles du soldat, sa peau commençait à se réchauffer doucement, son corps à reprendre le dessus.

Pourtant, que ce soit parce qu'une certaine tension persistait à se trouver ici ou qu'ils n'aient pas pris la peine d'en reparler vraiment, lorsque leurs deux corps se retrouvèrent l'un contre l'autre et que la température eut grimpé pour de bon, Will se surprit à rester très sage. Le désir d'obtenir plus s'était fait sentir, forcément, de plus en plus pressant à sentir la peau d'Elias contre la sienne et sous ses lèvres, à voir son visage se contracter de plaisir sous les assauts répétés de ses doigts, son souffle se disperser contre ses lèvres. C'était à la fois grisant et profondément insuffisant, mais le jeune homme ne chercha pas à aller plus loin pour l'instant, se contentant du plaisir mince qui lui était offert et qu'il pouvait offrir en retour. S'il ne comptait pas faire de vieux os à Fort Hope, il avait bien l'intention d'y passer encore quelques heures alors ils pouvaient y aller tranquillement et se satisfaire de la libération apportée par ces quelques caresses ne manquant pas d'intensité pour autant. C'était même assez effrayant pour Will de constater comme il se retrouva à bout de souffle quand la pression fut relâchée subitement et qu'il s'éloigna d'Elias, se laissant retomber contre le matelas, un frisson secouant son corps sans sa chaleur qui lui manquait déjà. Ça n'était pourtant rien que quelques préliminaires pourtant, mais à trois fois rien, cet homme lui faisait un effet assez incroyable.

Sur cette pensée qui lui filait le vertige, Will se glissa sous les draps pour se réchauffer un peu, véritablement glacé pour le coup et resta quelques secondes allongé sur le dos sans rien dire, sans rien faire. « Qu'est-ce tu fais pour t'occuper ici, quand tu n'es pas de garde ou que tu n'as pas d'inconnu dans ton lit ? » demanda-t-il après de longues secondes sans bouger. Elias ne lui semblait pas être la personne qui collait le plus à la vie dans un quartier de banlieue, mais comme n'importe qui d'autre, il devait bien s'occuper de temps en temps, non ? Il le fallait en ce moment, en tout cas, plutôt que de rester allongés là en silence à permettre à leurs pensées de vagabonder vers des sujets qu'ils n'avaient pas envie de comprendre mieux. Et dans le cas de Will, il y en avait hélas beaucoup.  

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 17:38
Hâte que je termine, ca ne serait pas tant qu'il serait là, ça serait quand même assez étrange de finir un livre avec lui ici, ça serait trop… Normal ? Ouais j'en avais bien l'impression. M'approchant donc de lui pour éviter de laisser la confusion de telles pensées me prendre, je retrouvais ses lèvres un instants, glissant mes mains sur son corps pour m'en approprier à nouveau les déliés. Murmurant alors qu'il devrait se couvrir, il répondit qu'il comptait sur moi pour éviter cela. La suite eut en effet de quoi faire monter la température. Ses mains s'affairant à me retirer mon pantalon alors que j'enlevais mon t-shirt, le faisant échouer au sol avant que mon jean et mon boxer ne suivent. Il en fut d'ailleurs de même pour sa serviette, cette dernière ne supportant pas les différents assauts de mes mains. Nous commençons à être rodé sur cette partie la de l'histoire, commençant à savoir comment appuyer nos caresses, nos corps pour faire réagir l'autre. On commençait à se connaitre et pourtant comme à chaque fois, la libération était terriblement salvatrice, comme si c'était encore une fois la première fois qu'elle surgissait depuis des années. Pourtant, rien que cette semaine, nous en étions à trois fois. Mais rien à faire, mon corps continuait à flancher devant lui. Se pliant à ses moindre volonté avec une facilité sans doute bien trop déconcertante pour que je ne m'arrête dessus. J'aurais pu douter des années, mais clairement, plus je l'approchais, plus je confirmais qu'il n'était pas étranger à cette renaissance. Sans doute serait-il le seul à réellement provoquer ça, mais il était plus que certain que personne d'autre ne m'attirait comme lui au moins. Sinon nous n'en serions pas là. Me laissant tomber moi aussi sur le matelas, je me soulevais légèrement pour laisser Will se glisser sous les draps avant d'en faire de même. Je n'avais pas spécialement froid mais la chaleur humaine me manquait bien rapidement après ça. D'autant qu'encore une fois, le désir de nos échanges avait grimpé d'un cran. Rendant l'après de plus en plus complexe.

Le silence était maitre jusqu'à ce qu'il me demande ce que je faisais pour m'occuper ici, quand je n'étais pas de garde ou que je n'avais pas d'inconnu dans mon lit. Secouant légèrement la tête, je répondis dans un soupir amusé. « Je connais ton nom du coup c'est pas si inconnu que ça non ? », contrairement à ce que j'avais pu faire à une époque au passage. Mais la n'était pas la question, « Je sors souvent chercher des trucs utiles pour ici, mais pas en groupe… Je donne des cours de tire aussi. », pour rester dans le purement utile, à croire que j'avais du mal à faire quelque chose pour m'amuser. C'était flagrant, « J'ai capturé des lapins aussi, du coup je m'en occupe, comme ça on aura bientôt de la viande, j'avoue que ça fait un baille que j'ai pas manger de viande, j'ai hâtes qu'ils fassent assez de petit pour régler ce problème. », je n'avais aucune compassion pour les bestiole entre nous. J'étais pas non plus éleveurs, du coup, je m'étais pas risqué dans un truc de malade. Et j'avais aussi prévenu. Je m'occupais que des rongeurs, le reste je m'en fichais. Il fallait d'ailleurs que je fasse un enclos mieux adapter à l'hiver, pour ça je verrais avec Logan pour sortir avec une voiture et ramener ce qu'il faut. Quoi qu'il vaudrait mieux sortir le pick up entre nous. Enfin bref. « Je viens de réaliser que les seules fois ou je fais quelque chose d'autre que pour la communauté c'est quand je me bourre la gueule, et que je sors te voir. », le constat était un peu flippant dit comme ça. Mais Will était un peu mon seul moment de liberté. Logan aussi, mais c'était un détaille.

Sortant alors du lit, j'ouvrais juste la porte du dressing vide pour prendre la couverture de survie que j'avais laissé dedans. Revenant alors pour la poser au pied du lit et l'aider éventuellement à se réchauffer. Car oui, sous les draps ce n'était pas encore la fête niveau température, comme si la couette ne suffisait pas à lui faire gagner quelques degrés. Attrapant mon boxer pour le remettre au passage, je repris, « De mémoire y'a des vieux trucs qui trainent dans le grenier, style jeu de société ou autre, j'avoue pas avoir cherché à les sortir car je me vois mal taper un Monopoly seul… Sinon t'as une télé et un lecteur dvd en salle commune, mais bon en pleine journée c'est pas ouf, t'as des gosses ou du monde qui y squatte… », il y avait de quoi s'occuper ici, c'était juste moi qui était parfaitement inadapté socialement. Enfin maintenant, avant… Avant ce n'était pas la même histoire, je n'étais pas si, tendu, si incapable de m'amuser ou autre. Après, contre toute attente, j'étais calme la posé aussi, l'ambiance n'était pas aussi lourde que d'habitude, même si je n'avais aucune idée de ce qu'il voudrait faire, « J'ai des vêtements propre et sec aussi. », ajoutais-je si il voulait sortir du lit sans risquer la pneumonie.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 19:25
Sagement, Will écouta Elias lui faire la liste vraiment très courte des diverses manières dont il occupait son temps libre jusqu'à conclure que l'ingénieur représentait finalement presque à lui tout seul ses rares moments de détente. C'était particulièrement bizarre à entendre et cela tira un froncement de sourcils à Will, qui ne savait définitivement pas quoi rétorquer à ça. Non pas que ça l'étonnait, dans le fond, mais c'était un peu triste et beaucoup de pression surtout. Enfin, pas totalement, mais c'était... étrange, tout simplement et il commençait à se sentir un peu mal à l'aise. Heureusement, incapable de rester en place, probablement puisque traversé par ce même sentiment étrange, Elias finit par prendre la fuite et sortir du lit pour se rhabiller. Cette réaction fit rouler des yeux l'ingénieur, mais il se garda bien de s'en offusquer plus verbalement. C'était mieux comme ça. Peut-être vraiment ridicule quelque part, mais mieux pour tous les deux. Sauf que, bien sûr, le soldat se sentit obligé d'en rajouter une couche en venant apporter une couverture au jeune homme. « Merci. » souffla ce dernier, étalant la couverture sur lui en fronçant les sourcils. Pourquoi faisait-il toujours ça ? Pourquoi est-ce qu'il fallait qu'il soit si prévenant, même sans le faire exprès ? Et bavard avec ça. Nerveux ? Will commençait à l'être sérieusement, en tout cas et finalement, il se redressa pour s'asseoir dans le lit et observer le soldat quelques instants. « J'ai pas très envie de faire un Monopoly, pour tout te dire. » lança-t-il. « Mais je serais vraiment curieux de voir à quoi tu ressembles quand tu es bourré. » Et puis, c'était une bonne façon de se détendre, après tout.

À son tour, le jeune homme eut l'envie pressante de se lever et posa les pieds au sol, rattrapant la serviette qui avait fini par glisser sur le sol à force d'agitations et l'enroula de nouveau autour de sa taille en se remettant debout. « Des vêtements propres, ce serait bien si on doit sortir plus tard. Je laverai les miens tout à l'heure. » Il ne savait pas tellement quand serait « tout à l'heure », mais s'ils devaient tourner en rond enfermés dans cette maison jusqu'à ce que la nuit ne tombe, avec autant de tension chaque fois qu'ils arrêtaient de s'envoyer en l'air et qu'ils avaient le malheur d'agir comme des êtres humains normaux... L'occasion finirait forcément par s'imposer d'elle-même. D'ici là, il faudrait trouver autre chose et puisque le sexe était toujours une excellente solution, Will décida de prendre les devants, cette fois. « On peut se trouver un truc à boire et traîner au lit jusqu'à ce qu'il fasse nuit ? » demanda-t-il. « Je suis prêt à parier que le temps passera plus vite comme ça. » ne put-il s'empêcher d'ajouter, un peu plus bas cela dit. Ce serait quand même probablement le cas.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 20:13
Je me doutais bien qu'il avait pas très envie de faire un monopoly, après tout j'avais balancé l'info car je ne savais pas quoi proposé, et la seule chose qu'il sembla vraiment retenir ce fut que je pouvais boire un peu trop et il était donc curieux de voir à quoi je ressemblerais avec de l'alcool dans le sang. Secouant légèrement la tête, je le regardais se lever, glissant sa serviette autour de sa taille avant de dire que les vêtements seront bien si nous sortions plus tard. Ajoutant qu'il laverait les siens tout à l'heure. Inconsciemment je ne pus m'empêcher de faire un rapide calcule, estimant qu'il serait là plus tard que je n'étais jamais resté avec lui. Il ferait nuit et là, j'étais moyennement chaud pour qu'il reparte avec aussi peu de visibilité. Je m'inquiétais ? Je m'inquiétais et ce fut sa proposition qui me ramena sur terre. Trouver un truc à boire, rester au lit ? Je pense que le temps passerait en effet plus vite comme ça. « Dans ce cas bouges pas, je reviens. », déclarais-je en sautant du lit avant de repasser mon pantalon. Disons que si quelqu'un me voyait descendre en boxer, j'allais sans doute mettre le feu aux poudres. Descendant les escaliers quatre par quatre, j'ouvris un placard pour prendre une bouteille, et un paquet de bonbon qui passait par là. Sans sucre, j'allais finir complètement torché et c'était pas l'idée. Remontant bien rapidement, je revenais dans la chambre en fermant la porte pour une simple question de chaleur avant de poser la bouteille et le paquet sur le lit. « J'ai un fond de téquila, mais pas sur qu'il survive, du coup j'ai prit la bouteille de whisky et ça aussi, histoire de pas finir sur le dos directement. », surtout avec son état de maigreur, je doutais fort qu'il soit autant en possession de ses moyens qu'il ne l'aurait voulu. M'étirant à nouveau, je retirais à nouveau mon jean pour gagner en confort, avant de faire un pas vers lui pour l'embrasser, quelques secondes, sans retenu, sans raison non plus. Retrouvant le lit, je m'assis dessus soufflant bien rapidement alors que j'ouvrais la bouteille, « Je me suis dit que des verres seraient un peu inutile. », et vu qu'on s'embrassait dans le fond, y'avait plus rien à sauver. Tirant donc une rasade, je lui tendis la bouteille, attendant qu'il la prenne avant de l'installer plus confortablement dans le lit. J'étais à moitié excité à l'idée de perdre le contrôle et franchement stressé à l'idée de ne plus avoir de filtre.

« Juste essaie pas d'abuser de ma futur alcoolémie pour me soutirer des infos sur la mort de mon chien, ça serait chiant. », j'avais pas de chien, mais l'idée était là. Il connaissait la limite, même si je pouvais l'aborder plus facilement en étant alcoolisé, je doutais que cela reste un bon moment pour lui comme pour moi. Alors il était préférable de basculer une limite. Dans tout les cas il avait envie de visiter les lieux, sinon pourquoi attendre la nuit. Il était bien plus curieux sur les lieux que je ne l'aurais cru. Ce n'était pas dérangeant en soit, simplement, j'avais peur que plus il en découvre moins il aille bien. Il s'était plongé seul dans une certaine mélancolie la dernière fois et la fin n'avait pas été plaisante. Alors si on pouvait éviter de se briser en plein vol. Ca m'arrangeait pour le coup. Même si je disais que je restais détaché, même si je refusais de croire en ce qui me perturbé le plus. Je voulais me vider l'esprit et de base, il était le mieux placé pour le faire, celui qui pouvait faire carburer mon cerveau et l'éteindre aussi.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 21:13
Si l'injonction à ne pas bouger était à prendre au sens propre, Will ne l'avait pas pris comme tel et dès qu'Elias le laissa seul dans la chambre, il fit quelques pas autour de la pièce en laissant ses yeux se poser sur chaque détail. Il n'y avait pas grand chose à voir, certes, mais l'espace de quelques secondes le jeune homme parvint à chasser un peu de cette nervosité qui n'avait de cesse de l'accabler depuis qu'il avait mis les pieds à quelques mètres du camp. L'indifférence quitta Will lorsqu'il arriva de l'autre côté du lit et tomba sur une petite pile de livres posés sur le sol. Bien sûr, il s'y arrêta pour regarder les titres un à un, c'était plus fort que lui et un sourire étira un peu plus largement ses lèvres à chaque seconde. Il n'aurait pas imaginé Elias comme un grand lecteur, surtout que ça n'était pas parmi les hobbies qu'il avait cité à peine quelques minutes plus tôt, mais l'idée le faisait sourire sans qu'il ne cherche à comprendre pourquoi. Il n'en eut pas l'occasion, de toute manière, puisque le soldat remonta rapidement. Will s'éloigna pour retourner à la place où il l'avait laissé dès qu'il entendit ses pas dans l'escalier et on aurait presque pu croire qu'il n'avait pas bougé d'un pouce depuis tout ce temps. Il semblait de bonne humeur, au moins et Elias aussi à en croire ses paroles plus légères et le baiser qu'il lui offrit sans crier gare. À son tour, Will s'installa sur le lit, s'appuyant contre le mur pour soutenir son dos. « Pas de verres, c'est très bien. » Il attrapa la bouteille que lui tendait le soldat pour boire à son tour juste avant de lâcher un rire discret à une mise en garde qui valait peut-être le coup d'être faite, honnêtement.

Repassant la bouteille au soldat, Will se permit de prendre quelques bonbons et de laisser quelques secondes s'écouler tranquillement avant de répondre quoi que ce soit. « Je crois qu'il y a toutes les chances que je sois ivre bien longtemps avant toi. » admit-il d'un ton léger. Que cela lui plaise ou non, il manquait clairement de consistance, malgré les efforts d'Elias pour le remplumer ces dernières semaines et il n'avait jamais trop bu de toute façon. « Mais d'accord. On a qu'à dire qu'on ne parle pas de ces deux dernières années, l'un ou l'autre. Ni de l'armée. Ça te va ? » Il comprenait l'angoisse que pouvait ressentir Elias en ce moment, elle ne le frappait pas tellement puisque le soldat n'avait jamais tellement cherché à lui poser de questions gênantes, mais il préférait tout autant éviter certains sujets et rendre cette soirée désagréable. « Un autre sujet tabou à ajouter à la liste ? » s'enquit-il finalement. Tant qu'ils y étaient et encore en pleine possession de leurs moyens, autant mettre les choses à plat. « Ce serait mieux qu'on ne soit pas complètement à l'ouest, de toute façon. » précisa-t-il quand même. « C'est juste pour se détendre un peu, mais l'alcool et le sexe, ça fait rarement très bon ménage et j'espère bien qu'on ne va pas en rester là côté physique pour ce soir. » Juste pour préciser, pour ne pas perdre de vue leur objectif premier. Pour l'instant, Will lui-même était trop tendu pour envisage quoi que ce soit, mais il avait bon espoir que ça se tasse avec un peu de temps, alors autant mettre les points sur les i dès maintenant.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 21:44
Il avait prit place sur le lit avant de prendre la bouteille et d'en boire un coup avant de me la rendre pour taper dans le paquet de bonbon. De grande chance qu'il soit plus ivre que moi bien avant ? Certainement vu comment il était, après je n'avais pas la meilleure résistance au monde, mais Logan m'entrainait pas mal, alors je devais déjà mieux m'en sortir que lui. Quoi qu'il en soit je ne voulais pas qu'on parle de certain sujet, il le comprit. On ne parlerait donc pas des deux dernières années, ni de l'armée. Hochant la tête alors que j'avais déjà rebu légèrement, je réfléchis un instant à ce qui pourrait-être tabou, sauf que là, pour le coup, si il ne m'énervait pas avant, ça devrait aller. « Je pense que c'est bon. ». Esquissant un sourire à la suite de mots, je serrais la bouteille entre mes doigts alors qu'il assurait qu'il serait préférable de pas être complètement à l'ouest. C'était juste pour se détendre, mais l'alcool et le sexe ne faisait pas vraiment bon ménage, surtout qu'il ne voulait pas en rester là physiquement parlant. Me penchant pour prendre un bonbon, je l'avalais, avant de répondre, « Moi non plus, surtout que je t'ai promis des trucs et je suis assez réglo à ce niveau là. », déclarais-je avant de fermer un instant les yeux. Je n'avais pas mangé depuis ce matin assez tôt, il faut dire qu'en ayant prévu son arrivée, j'avais réussi à me positionner au matin, et donc, je savais que l'alcool allait taper très vite. Fermant la bouteille, je la laissais entre nous avant de sourire légèrement en repensant à quelque chose, « Je sais pas si t'as déjà fait les sessions de pré sélection au grandes universités. », soufflais-je en tournant la tête vers lui avant de répondre, « J'avais réussit à être admis à Harvard en médecine et pour intégrer un peu les nouveaux étudiants, ils faisaient des sessions d'été de quelques semaines pour appréhender le campus et engager certaines options. On pouvait aussi intégrer en avance certaines sororités, et du coup, mieux t'étais classé, plus on cherchait à t'avoir. », si il connaissait, j'allais juste lui répéter une énième fois quelque chose qu'il connaissait déjà, mais passons. « Clairement, c'était plus quelques semaines de soirée étudiantes qu'autre chose, mais tu m'y a fait penser… », m'expliquant alors, je repris, « Ca doit faire au moins quatorze ans, voir quinze ans, mais à l'époque, je pense que pas grand monde avait comprit le concept, en fin de soirée t'essayais plus d'éviter les couples qui avaient essayé de coucher, mais qui s'était endormit avant. », j'avais d'ailleurs quelques photos de ça, enfin du moins j'en avais quelques uns, depuis la maison que j'avais dans les quartiers militaires avaient sans doute était pillé ou brulé.

Quoi qu'il en soit j'étais d'accord avec le concept de ne pas mélanger les deux, sinon ça n'avait plus d'intégrer. « T'as été à quelle fac d'ailleurs ? », demandais-je alors. Je n'avais fait que les semaines d'intégration, ayant rejoint l'école militaire puis la base de San Francisco derrière. Je m'étais évité quelques situation compliqué je suppose, quoi que, j'avais quand même réussit à m'en sortir avec quelques gueules de bois. Ce souvenir, comme celui d'avant m'arracha quelques sourire d'ailleurs. Des bons souvenirs malgré le contexte. Je pense que dans le fond, qu'on soit jeune ou vieux, on avait forcement vécu un truc dans ce style. Les excès, ou non, conduisaient dans tout les cas à quelques situations cocasse, je n'allais pas le nier. Et je n'allais pas non plus nier le fait que j'étais bien plus détendu lorsque je savais qu'il ne serait pas question de parler de certaines choses compliquées de ma vie. Je supposais par la même occasion que ce qui l'avait changé ce trouvait dans ce laps de temps. Mais pour le mieux, il était préférable de ne pas y penser.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 22:41
Pas d'autres sujets tabous, donc. Tant mieux, parce qu'éviter ceux-là allait déjà représenter un effort suffisant pour Will et s'il devait surveiller chacune de ses paroles et boire en même temps... Autant arrêter de parler tout de suite. Ce qu'ils auraient du faire, au demeurant, mais discuter un peu le temps de se détendre, c'était le genre de truc qu'on faisait quand on était un humain, non ? Une chose était certaine, Will avait connu plus d'une relation sans grande importance dans sa vie, exactement ce qu'il était supposé vivre en ce moment avec Elias, et jamais il ne s'était pris la tête à ce point avant lui. Enfin, qu'importe, pour l'instant en tout cas, ils parvenaient à converser normalement, ça tenait presque du miracle. Ils parvenaient même à se mettre plus ou moins d'accord sur le fait que la soirée ne se terminerait pas sans qu'Elias ait donné à Will ce qu'il attendait. Tout s'annonçait très bien, le jeune homme se permit donc d'avaler une nouvelle gorgée d'alcool dès qu'il eut l'occasion de récupérer la bouteille et il mangea tranquillement ses bonbons en écoutant Elias se lancer dans ce qui ressemblait fort à un souvenir partagé gratuitement. Qui lui arracha un rire, à vrai dire, quoi que discret. Le hasard faisait bien les choses, parfois. Ce que lui racontait Elias lui parlait en tout cas, il l'avait même vécu personnellement, mais il laissa quand même le soldat finir sur sa lancée et lui retourner la question. Ses yeux se levèrent au ciel brièvement avant qu'il ne réponde. « J'ai commencé par médecine à Harvard, en fait. » avoua-t-il en prenant un nouveau bonbon. « Mon père était médecin, il y tenait vraiment beaucoup, mais c'était pas tellement mon truc alors j'ai arrêté à la fin de la première année et je suis entré au M.I.T. » La Ivy League, il connaissait donc très bien et tous les travers qu'on pouvait y croiser encore plus. Et cette réponse relativement concise suffisait plutôt bien à en dire beaucoup à son sujet, maintenant qu'il y pensait.

« Malheureusement, l'ambiance était beaucoup moins à la fête, là-bas. On a eu quelques soirées mémorables, mais la plupart du temps, les gens se concentraient sérieusement sur le programme plus que consistant, j'ai du rentrer dans le rang rapidement. » Passée la première année, tout devenait beaucoup plus sérieux, finalement et c'était probablement quelque chose qui avait fait du bien à Will, bien qu'il n'irait pas l'admettre trop facilement. Assez étonnement, il réalisa aussi qu'il ne pensait pas à cette période de sa vie avec une quelconque tristesse, que ce soit ses parents, ses amis, ses expériences. Il restait détendu et indifférent, ayant fait le deuil de ce passé depuis un moment contrairement à ce qu'il avait eu à traverser pendant l'apocalypse. Il osa tout de même prendre une nouvelle gorgée d'alcool, plus importante, avant d'abandonner une nouvelle fois la bouteille sur le matelas. « C'est drôle. » lança-t-il finalement. « Si on s'était accrochés dans cette voie, qui sait, on aurait pu se croiser. » Il n'était pas trop branché destin et ce genre de conneries, mais c'était un beau hasard tout de même qui méritait d'être souligné l'espace d'une seconde. Et qui lui permettait aussi d'enchaîner sur la conversation, posant une question à son tour. « De quoi t'avais l'air, à l'époque ? » Beaucoup plus vague, certainement. Il ne chercha pourtant pas à préciser, se disant qu'Elias devinerait tout seul qu'il parlait de comment il était en tant que personne plus que physiquement. Une question beaucoup moins facile aussi, réalisait-il, mais qu'importe. Il ne posait jamais de questions faciles, c'était un fait déjà avéré depuis longtemps.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 23:07
Le monde était petit ? Clairement, j'avoue que je ne pensais pas rencontrer quelqu'un qui avait aussi commencé par médecine, à Harvard qui plus est, avant de changer de voie. Déjà car en générale les gens n'étaient pas cons et ils restaient à Harvard, mais aussi car beaucoup avait du mourir entre deux. Il ajouta alors que son père était médecin, il y tenait beaucoup, mais ce n'était pas son truc, alors il avait fini sa première année avant de finir au M.I.T., il avait déjà tenu une année de plus que moi. Mais j'avais rapidement été au conflit avec mes parents et je n'avais pas laissé la mascarade continué bien longtemps. Il reprit en disant que l'ambiance était pas exactement la même après, il y avait eu des grosses soirée, mais la plupart du temps, les gens travaillaient sérieusement et heureusement dans un sens. Il en fallait bien pour bosser. Au final, après un an que j'avais pu deviné animé, il était rentré dans les rangs. Il avait bossé pour avoir ce qu'il voulait. « Rentrer dans le rang… », commentais-je avec un léger rire, j'avais du mal à l'imaginer. Souriant donc en reprenant une gorgée de whisky, je laissais la bouteille tomber entre nous alors qu'il reprenait, jugeant drôle le fait que nous nous serions peut-être croisé si on avait continué nos études. Sans doute, mais dans le fond, je n'étais pas certains que nous ayons accroché de la même façon. Enfin accroché… Disons que je doutais sincèrement que l'on ait finit dans un lit, on aurait pu à la limite bosser ensemble mais pour le reste… « La finalité n'aurait peut-être pas été la même. », mais l'apocalypse aurait bien fini par arriver alors bon, l'un dans l'autre. Il demanda alors comment j'étais à l'époque, tournant la tête vers lui, je m'allongeai à moitié avant de lui demander une précision, « Ma version ou celle de ma mère ? », et encore pour les autres, ma mère disait que j'étais un patriote ayant le coeur sur la mains, alors qu'en vrai… Quand je les voyais j'avais le droit à une multitude de nuance mettant en avant ma trahison familiale.

« Con, prétentieux, persuadé de tout savoir, d'avoir tout vu, tout vécu, limite hyperactif. J'avais vraiment du mal avec l'autorité, avec les décisions qu'on m'imposait. J'étais le genre à fédérer un peu tout le monde pour suivre mon plan et pas celui des autres. Après j'étais pas méchant, mais tu connais comment ça se passe… », commençais-je avant de regarder le plafond, « T'es populaire au lycée, tu manipules un peu tout le monde pour faire l'unanimité, et après on te voit comme un génie pour être accepté à Harvard, puis comme un héros dévoué à sa nation pour vouloir s'engager dans l'armée. », mon sourire n'avait pas disparu, car je commençais à être alcoolisé et les filtres commençaient à tomber, « Du coup tu prends la confiance, et personne ne peut t'atteindre… Jusqu'à ce que tu deviennes adulte. », que tu sois obligé de tuer, et que là, soudain, tout ce que tu pouvais être disparaissait. Soupirant alors, je concluais, « Je me dis qu'un juste milieu pourrait-être cool en fait. ». Le silence retomba un instant alors que je repensais à tout ça, pas en mal, la façon d'aborder les choses était plutôt simple, tranquille, même si cela évoqué un passé qu'on avait tout les deux perdu. « Ton père t'en a voulu d'arrêter médecine ? », finis-je par demander en pourtant à nouveau la tête vers lui.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Dim 7 Jan - 23:48
La finalité n'aurait pas été la même, effectivement, quoi que Will n'avait pas tellement pris le temps d'y penser. Il trouvait seulement amusant de se dire qu'ils s'étaient déjà manqués de peu. Qu'ils se ressemblaient d'une certaine façon et pour le moment, ça ne l'inquiétait pas trop. Peut-être que l'alcool aidait un peu pour ça, il en prit d'ailleurs encore un peu et commençait à sentir la chaleur du liquide le gagner doucement, assez pour le convaincre d'en rester là pour le moment. N'en restait pas moins que tout ça l'intriguait d'une certaine manière et que même sans parvenir à imaginer une seule seconde de rencontrer Elias dans un autre monde que celui qu'ils connaissaient, il se permit d'essayer. De poser une question, vague, ouverte mais sans doute un peu compliqué. « La tienne, de préférence. » D'une certaine manière, il se demandait même pourquoi il prenait la peine de poser cette question, parce qu'il avait déjà une réponse depuis longtemps, depuis leur première rencontre sans doute. Il s'était forgé une image très précise d'Elias et il ne s'attendait pas le moins du monde à entendre un discours totalement différent. Et pourtant... Dès les premiers mots, Will abandonna sa contemplation parfaitement inutile du mur devant lui pour poser les yeux sur le soldat, soudainement beaucoup plus intéressé. Il n'arrivait pas à savoir s'il était déçu de la description qu'Elias faisait de lui-même ou rassuré. Un peu des deux, probablement.

Tranquillement, Will s'allongea à son tour, après avoir pris la bouteille pour la poser sur le sol et il se tourna vers Elias, le regardant un instant comme s'il réfléchissait à quelque chose alors qu'il évitait sérieusement de le faire. La question sur son père l'y aida pas mal et il fut traversé d'une nouvelle secousse tandis qu'un rire s'échappait furtivement. « Un peu, oui. Il était déçu, mais la lettre du M.I.T l'a aidé à relativiser. » Ça n'était pas Harvard, ça n'était pas médecine, mais ça restait suffisamment important pour satisfaire ses parents. « J'ai jamais eu beaucoup de problèmes avec mes parents. Ils ont fait la tête quand ils ont su que j'étais gay, quand je leur ai annoncé que je ne deviendrais pas un grand chirurgien ou que j'ai décidé de venir vivre à Détroit. Ils avaient un léger problème avec mon attitude en général, mais on se contentait d'une réunion de crise le dimanche pour en discuter un peu et tant que je faisais quelque chose de ma vie, ça allait. » Pas de drame familial dans son passé, pas d'affrontements et de disputes violentes, de traumatisme enfoui qui expliquerait certains de ses choix, juste deux parents tellement fiers de pouvoir exposer leur unique enfant, intelligent et tellement en phase avec son temps, au nez des collègues et des généreux donateurs de l'hôpital. Un soupir traversa ses lèvres discrètement, alors que ses pensées revenaient inlassablement vers les mots qu'Elias venait d'utiliser pour se décrire et, quoi qu'il fasse, l'image ne parvenait pas à s'imposer à son esprit. « Je n'arrive vraiment pas à croire que tu aies été un petit crétin prétentieux une seule seconde de ta vie... » souffla-t-il finalement. Il avait promis de ne pas parler de l'armée et du reste, de ce que le soldat appelait « devenir adulte », mais ça le démangeait sérieusement, là. Jusqu'à le pousser à se mordre la lèvre pour retenir les mots malheureux de s'échapper tous seuls.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 0:23
Il avait été déçu, mais le fait qu'il soit prit au M.I.T. avait clairement aidé à relativisé, « C'est sur que si c'était pour élever des Alpaga au Pérou, il n'aurait peut-être pas vu les choses de la même façon. », pourquoi cet exemple en particulier, je n'en savais rien, mais c'était l'exemple le plus parlant que j'avais à lui proposer. Le laissant donc reprendre, il affirmer ne pas avoir vraiment de problème avec ses parents, ils ont fait la fête quand ils ont su qu'il était gay, quand il leur a annoncé qu'il ne comptait pas devenir chirurgien, ou quand il est partit vivre à Détroit. En fait ils avait plus de problème avec son attitude en général. Mais ils se contentaient d'une réunion de crise et au final tant qu'il avançait ça allait. Le tableau n'aurait certainement pas été le même aujourd'hui. Il s'était allongé depuis un moment déjà, me faisant m'appuyer sur mon coude pour le regarder. Ses joues avaient légèrement rougit, sous l'effet de l'alcool, et j'avouais que je ne devais pas être très loin. Il reprit alors, affirmant qu'il n'arrivait vraiment pas à croire que j'avais pu être un petit crétin prétentieux une seule seconde de ma vie. Haussant les sourcils, je redressais un peu plus, « Je n'avais jamais échoué une seule fois à cette époque. J'étais sortie premier aux concours d'admission, même sans le chèque de mes parents j'étais prit avec une bourse du mérite… Tu penses sincèrement que j'allais me faire chier à être humble ? ». Me redressant pour de bon, je basculais sur lui, le chevauchant, un air que je n'avais pas souvent sur le visage. « Si je n'avais pas jugé mon père inapte à décider pour moi et si tu avais continué Médecine, nous serions toi et moi médecin… Admettons donc que l'on se soit rencontré il y a quelques années. », une mise en contexte qui ne nous incluait pas nous, maintenant, à l'heure actuelle. Je ne voulais pas mêler de vérité, juste lui exposer ce qui aurait pu se passer si j'avais continué à être celui que j'étais. Celui qu'il n'imaginait pas. « J'ai quatre ans de plus que toi, tu aurais commencé ton internat que j'aurais été résident… », un petit sourire en coin, je m'abaissais sur lui pour chuchoter à son oreille, « Et tu sais ce qui est bien quand on est résident ? C'est de pouvoir baiser les infirmières, mais surtout les nouveaux internes uniquement en leurs promettant les meilleurs opérations. », je l'avais fait au lycée, je contrôlais bien trop de zone pour ne pas faire payer certaines privilèges, mais là j'en aurais clairement abusé.

Ma voix était maitrisé jusqu'à présent, calme, juste avec ce qu'il faut pour signifier le danger latent, l'ascendant que je savais encore prendre, même si il n'y avait aucune agressivité. « Alors la première fois serait passé pour une erreur, une simple relation suite à un shot de trop, et je t'aurais donné une opération assez importante pour que tu penses me tenir, que tu penses que je m'en veuille, que tu penses que je cherche à me racheter… », embrassant sa nuque, j'y dessinais des arabesque du bout de la langue avant de reprendre, « Et on aurait recommencé, plus sauvagement, dans une salle de garde, pressé par nos bips, et tu aurais eu une autre opération. J'aurais insisté pour que tu fasses la première chirurgie en solo, je serais passé pour le parfait professeur, gentil, patient, sauf qu'inlassablement, lorsque toi et moi on se serait retrouvé à deux, les choses seraient devenu bien plus torride… Tu serais devenu le meilleur des nouveaux, et moi le résident modèle, et grâce à toi, je serais devenu chef des résidents, puis titulaire, uniquement car j'aurais continué à te mettre en avant, jusqu'à ce que j'ai ce que je veux et que notre petit cinéma ne me soit plus utile, ou qu'un plus sympas arrive… », soupirant alors, je sortais mon visage de son cou avant de l'embrasser légèrement et de reprendre position sur le lit. Passant une main sur mon visage cherchant à me retrouver malgré l'alcool.

« J'ai fait ça plus d'une fois au lycée, puis après encore… Je m'en fichais un peu que les gens souffre, il gagnait grâce à moi, c'était juste que j'étais celui qui ramassé tout à la fin. », j'avais hérité d'une paire de claque de la part de Lucy quand elle me voyait commencer avec une femme. Avec le recule, je me disais que si je m'étais découvert gay avant, j'aurais pu aller plus loin. Le pire étant ? Que j'étais largement capable d'y arriver seul, simplement, y arriver en allant encore plus loin n'avait pas la même saveur. « Désolé pour… Tous ça, je voyais pas comment t'expliquer autrement à quel point je méritais des baffes à l'époque. », et encore une fois, j'avais préféré la situation qui n'était pas existante, à la vérité.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 1:00
Tout doucement, le petit côté prétentieux se laissait imposer aux explications d'Elias, mais rien qui ne permette encore réellement à Will de se laisser convaincre. Il s'attendait à d'autres tentatives de se justifier, de s'expliquer, mais pas du tout à se retrouver soudainement entravé par le corps du soldat au-dessus du sien et à ces mots, soufflés doucement à son oreille et qui lui arrachaient un sourire plus qu'autre chose. Assez facilement, Will se prêta au jeu, s'efforçant d'imaginer la situation que lui décrivait le soldat, ses yeux allant même jusqu'à se fermer un peu. Mais il réalisa rapidement que cela n'avait absolument rien à voir avec une tentative de mieux visualiser les images qu'il imaginait, mais plutôt parce que de sentir le souffle d'Elias contre sa peau, d'entendre ce ton qu'il prenait et qui ne lui ressemblait pas du tout parvenait à arracher des frissons au jeune homme. Est-ce qu'il aurait du s'inquiéter un peu de l'histoire que lui racontait Elias ? Clairement, tout jusque dans le ton, l'attitude utilisés cherchaient à attirer cette réaction, mais ce qui se passait dans la tête du jeune homme restait bien différent. Pas tellement dans sa tête, en fait, même si quelques images s'imposaient malgré lui. C'était plutôt son corps qui s'activait, s'éveillait, jusqu'à ce qu'il ressente une pression assez marquante dans son entrejambe. Mais avant d'avoir pu en faire quoi que ce soit, Elias s'échappa et son air de prédateur s'envola, remplacé par de nouvelles justifications et pire : des excuses.

Tranquillement, Will se redressa. Peut-être qu'il manquait quelque chose. Oui, ce type qu'Elias lui décrivait ressemblait assez à un vrai con qui aurait mérité des baffes. Mais non seulement, le jeune homme se sentait assez mal placé pour juger et en plus de ça, tellement arrogant était-il lui-même, il ne parvenait sincèrement pas à s'imaginer aussi facilement manipulable ou tout bonnement touché par une situation de ce genre. « Un vrai petit manipulateur, en effet. » lança-t-il, léger, avant de s'approcher de l'homme et de s'asseoir sur lui à son tour. Il ne cherchait pas une seule seconde à inverser la vapeur, là et se contenta tout bonnement de foncer à ses lèvres pour un baiser qui ne cachait rien du tout du désir qu'il ressentait maintenant. Il n'y avait pas d'affrontement, pas de jeu de pouvoir dans ses gestes. Ses lèvres glissèrent sur la mâchoire du soldat, lentement, puis dans son cou et jusqu'à son oreille, où il murmura, le souffle coupé : « J'ai envie de toi. » Ses dents s'enfoncèrent légèrement dans la peau de sa nuque, une seconde seulement, le temps de sentir la morsure. « Maintenant. » précisa-t-il inutilement. Si Elias avait cru l'impressionner avec sa petite démonstration, il avait raté son coup et désormais, alors qu'il retrouvait le chemin de ses lèvres, Will comptait bien disposer de ce qu'on lui avait promis.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 1:55
Je ne savais pas deviner ce qu'il pensait en cet instant, mais le fait qu'il se retrouve sur moi me laissait comprendre que j'avais peut-être réveillé quelque chose d'autre chez lui. Accueillant ses lèvres sans attendre, je ressentis presque aussi ton son désir, son empressement. Mon corps se réveilla presque aussitôt, alors qu'il glissait sur ma mâchoire, vers mon cou, mon oreille, pour finalement murmurer, le souffle court qu'il avait envie de moi. Un éclaire traversa mon corps, me faisant me cambrer légèrement en sentant ses dents sur ma peau. Ok, je réagissais trop fort et trop vite, je ne savais pas comment, mais il avait réussit à faire monter la fièvre. D'autant plus lorsqu'il précisa. Je n'avais aucun doute sur l'imminence de son besoin, tout comme je ne doutais pas sur l'envie grandissante qui montait en moi. Soufflant lorsque ses lèvres retrouvaient les miennes, je perdis peu à peu ma respiration alors que mes glissaient le long de son dos pour retrouver sa serviette. Pas le temps de jouer avec elle pour l'instant, il avait instaurer une sorte d'urgence me rendant fébrile de désir. C'était moi qui avait provoqué ça ? Mon petit jeu qui avait fait naitre la flamme ? Je n'en savais rien, et je m'en fichais. Retirant la serviette pour le libérer du tissus, je laissais une de mes mains rejoindre l'expression de son désir, prenant conscience qu'il était vraiment loin de mentir sur son urgence. Basculant légèrement la tête en arrière, grisé par son audace, je soufflais à peine maitre de moi-même, « Vas-y. », tout simplement. En cet instant les doutes, les craintes et tout le reste n'existait pas, j'allais sans doute être mit face au fait accompli, mais je doutais pouvoir me raisonner d'ici là. Non, en quelques baisers, en quelques souffles, il avait fait abdiquer toute forme d'hésitation en moi, laissant l'envie qu'il provoquait s'accroitre et prendre le dessus.

Je n'aurais sans doute pas le temps de réaliser ce qui se passerait, je savais simplement que j'avais abandonné les caresses que je promulguais à sa virilité pour libérer la mienne de son tissus. Il serait particulièrement mal venu de jouer avec moi maintenant, mais à en écouter son coeur, son souffle et tout ce qu'il ne saurait jamais maitriser, ni simuler avec tant d'intensité, je doutais qu'il mente, qu'il change d'avis. Pas plus que je ne le ferais à présent. Plus je le sentais, plus des images s'imposait à mon esprit, comme si mon propre corps jouait contre moi, aidait Will à accroitre son emprise. Sans doute cela aurait du me faire réagir, mais il avait complètement paralysé mon esprit, le rendant dépendant et soumis à son bon vouloir. L'ingénieur avait attendu plus d'un mois, et aujourd'hui il aurait enfin gain de cause, me faisant découvrir quelque chose qui serait sans nul doute une expérience à deux sensations. L'une qui risquait fort de me crisper, la seconde qui risquait fort de mettre au sol tout ce qui aurait pu avoir la moindre valeur avant. L'un dans l'autre, je m'en fichais, tant que l'incendie qui se propageait dans mes veines pouvaient continuer sa route.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 3:00
Ça allait trop vite, sans doute et rien n'expliquait vraiment ce besoin si pressant qui torturait Will en ce moment, mais il n'arrivait pas à s'en défaire et il savait qu'il n'y arriverait pas avant d'avoir obtenu ce qu'il voulait. Un reste de conscience aurait du le mettre en garde sur les étapes qu'il brûlait en faisant cet aveu à Elias – ou cette requête, difficile à dire – que le soldat risquait de paniquer et de le laisser sur une faim qui le clouerait au sol, mais il n'arrivait pas à se raisonner. Ses lèvres abandonnèrent celles du soldat assez vite, sans jamais s'éloigner réellement, parcourant simplement en long, en large et en travers le cou offert du soldat, sa langue se permettant assez aléatoirement de glisser elle aussi contre sa peau, pour mieux revenir à ses lèvres et repartir. Ses doigts eux aussi descendirent sur le corps du soldat, jusqu'à pouvoir se frayer un chemin sous son boxer et constater dans une caresse le désir indéniable qui lui répondait. Rien que cela parvenait à enflammer encore un peu plus Will, si seulement c'était possible. Les sensations venaient de partout à la fois, se bousculaient jusqu'à lui faire perdre le fil.

Il fallait qu'il se calme, au moins un tout petit peu et, après un dernier baiser trop fiévreux, Will s'éloigna finalement, sentant sa peau se glacer presque aussitôt qu'elle ne brûlait plus contre celle d'Elias. Il ne dit rien, se releva simplement pour regarder autour de lui jusqu'à ce qu'il repère son sac et qu'il s'en approche pour y trouver ce qu'il avait apporté pour ce moment sans oser croire qu'il puisse se présenter réellement. Il n'avait quitté le lit que quelques secondes, mais elles furent plus que nécessaire pour le rappeler un peu à l'ordre et qu'il retrouve une maîtrise légère de lui-même. Le préservatif et le lubrifiant abandonnés sur le draps à porté de main, le jeune homme revint rapidement près d'Elias, reprenant la place qu'il avait tout juste quitté, lui offrant un nouveau baiser surtout pour ne pas lui laisser trop de temps pour réaliser. Après quelques secondes seulement, il entreprit une nouvelle descente sur le corps du soldat, mais ne s'arrêta pas avant d'avoir atteint sa virilité, cette fois, où il porta toute son attention quelques minutes pour continuer de faire grimper le désir du soldat.

Quelques minutes seulement et il repartait en sens inverse, jusqu'à pouvoir de nouveau souffler à l'oreille d'Elias. « Retourne-toi. » Jusque là, il n'y avait rien de nouveau, rien qui ne donne à croire à Wll qu'il faudrait s'arrêter précipitamment pour essuyer une crise de panique soudaine. De cette façon, en reprenant les choses en main, par des assauts perpétuels, il parvenait au moins à garder le cap, à conserver un certain contrôle. C'était une torture de prendre son temps, mais il essayait très fort de ne pas oublier quand même. Il laissa à Elias le temps de s'installer et revint se coller contre son dos dès qu'il en eut l'occasion, l'une de ses mains s'accrochant à la hanche du soldat pour le presser contre lui, geste parfaitement involontaire pour le coup, qui ne faisait que marquer son impatience. Impatience qu'il chassa en se concentrant quelques instants sur les détails plus techniques, s'éloignant encore de plus en plus à contrecœur, pour préparer la suite. Ce petit moment de flottement loin du corps d'Elias le rendait assez nerveux, plus parce qu'il craignait de laisser trop de temps au soldat pour laisser la panique prendre le dessus, comme s'il n'avait droit qu'à une seule chance pour réussir ou tout gâcher pour de bon. Mais il savait ce qu'il faisait, au moins et put revenir assez vite pour conserver l'espoir que tout se passerait bien. Se pressant de nouveau contre le soldat, il laissa sa main entre eux, s'affairant à préparer le terrain, tandis qu'il parsemait ses épaules et sa nuque de baisers. Quelques minutes nécessaires perdues encore avant de s'autoriser, enfin, aussi doucement qu'il le pouvait, à posséder le soldat.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 3:35
Son contact sur la partie la plus sensible de mon corps eut pour effet de me faire perdre le peu de conscience qu'il me restait encore en cet instant. Me laissant dans un état étrange alors qu'il s'éloignait pour aller chercher je ne savais quoi, je m'étais redressé sur mes coudes à peine quelques secondes, juste le temps de le voir revenir pour jeter quelque chose sur le lit. Retrouvant mes lèvres, il me força plus ou moins à reprendre place dans le lit, à essuyer les assauts de ses lèvres, de sa langues, jusqu'à ce qu'il descende à nouveau. M'arrachant un gémissement que je ne pus contenir lorsqu'il fit gonfler mon plaisir en quelque gestes expert. Il savait comment faire, ou aller pour m'arracher des soupirs qui n'avaient plus rien de contenue. Le sentant finalement remonter sur mes oreilles, il me demanda de me retourner. Ce que je fit, ne cherchant pas réellement à comprendre, il ne m'en laissait pas le temps après tout. Il se colla à nouveau à moi, m'arrachant un frisson inconnu lorsqu'il s'arracha à ma hanche pour appuyer un contact. Ma peau devenait bien trop sensible et finalement, je ne savais pas m'en défaire. Comment pouvais-je après tout, il venait de réduire ma conscience en esclavage alors qu'il continuait à couvrir mon dos et ma nuque d'attention. Dans le fond, je savais ce qui allait se passer, pourquoi il était là, pourquoi il semblait se frêner dans ses pulsions. Je le savais pourtant je ne fis rien, car je le voulais, car j'avais accepté, que je n'allais pas revenir dessus et qu'une part de moi attendait de savoir ce qu'il y aurait après, quelle sensation se cachait. Il prit un certain temps, me prévenant silencieusement alors que le reste de mon corps refusait de réagir…

Finalement, il poussa la dernière limite que j'avais pu fixer, me faisant sien au travers d'un geste que j'aurais pu estimer d'aléatoire. Sans doute cherchait-il à se contenir, sans doute étais-je en proie à des sensations qui ne m'étaient pas encore connu. Je m'étais raidis, presque aussitôt. Serrant les poings et fermant les yeux alors que l'incendie qui avait couru au travers de mon corps sembla s'éteindre peu à peu. La respiration courte, le corps légèrement tremblant, je cherchais à comprendre à accepter ce qui se passait. Je le savais, j'avais reprit suffisamment le dessus pour savoir que si je me tendais, la suite ne serrait pas agréable, du moins elle le serrait encore moins que maintenant. Personne ne serait gay si il n'y avait aucun plaisir, si la douleur de cette première fois persisté jusqu'au bout. Ouvrant le yeux, je pris une grande respiration, cherchant à comprendre ou chercher, ou trouver ce qui ferait renaitre le plaisir. Il était contre moi, sa chaleur m'irradiait, je pouvais entendre son souffle, incertain, sans doute par la vague de sensation qu'il venait de ressentir à cet instant. Je mentirais en disant que si je me limitais à ça, au fait de le sentir en moi, je pourrais trouver du plaisir, pas encore, c'était sans doute trop tôt. Il ne pouvait pas transformer ça en quelque chose de transcendant en si peu de temps. Et surtout. Il ne pouvait pas réussir si je n'acceptais pas de le faire. Ce qui m'avait traversé avant n'avait pas été simulé, il avait su faire monter une multitude d'émotion en moi, à moi d'assumer mes choix. Desserrant alors les poings, je bougeai légèrement le bassin, m'arrachant quelques crissement de douleur que j'étouffais entre mes lèvres. Ce n'était pas insoutenable, ça serait mentir, c'était nouveau tout simplement. Alors, je ne dis rien, ne cherchant ni à l'arrêter, ni à le détourner. Non, en cet instant, je me laissais comprendre ce qui se passait. Je me laissais appréhender. Je laissais ma respiration se reprendre, mes épaules se détendre légèrement et mes yeux se fermer, cherchant à retrouver ce qui m'avait grisé il y a encore quelques secondes de ça. Car non, ce n'était pas intolérable…

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 12:02
Brusquement, Will ferma les yeux, alors qu'une vague puissante s'abattait sur tous ses muscles, lui arrachant un soupir un peu trop bruyant pour être ignoré. Il posa son front sur l'épaule d'Elias en tâchant de retrouver son calme, inspirant profondément pour retrouver le contrôle sur les battements de son cœur et sur les sensations si diverses qui l'assaillaient. C'était le mélange assez inouï d'un plaisir qu'il n'avait plus connu depuis trop longtemps et d'une frustration importante à sentir Elias se tendre si fortement, l'entraver totalement pour se protéger, sans doute. Il essayait de rester immobile, de ne pas brusquer le soldat et de retrouver assez ses esprits pour faire la part des choses au milieu de ce chaos un peu trop intense de sentiments contradictoires. C'était à lui de guider, à lui d'agir correctement, mais après si longtemps à s'abstenir, à désirer, ça n'était pas une tâche aisée. Du bout des doigts, il effleura lentement le flanc du soldat dans une caresse qui se voulait rassurante, peut-être, jusqu'à ce qu'il sente les muscles d'Elias se détendre légèrement sous ses doigts. Pas encore assez pour que ce soit réellement agréable pour l'un et l'autre, mais un premier pas en avant, suivi d'un mouvement du soldat qui arracha un nouveau soupir à Will, sans doute bien différents de ceux que tentait sans trop de succès de retenir le soldat. Et de nouveau, il osa bouger un peu, à peine, pour embrasser doucement son épaule. Ramener le plaisir au premier plan dans l'esprit du soldat devenait un véritable challenge que Will essayait quand même de relever, assez fébrilement. « Tout va bien, détends-toi. » souffla-t-il à l'oreille d'Elias, l'effleurant légèrement de l'arrête de son nez.

Difficile de dire qui il cherchait réellement à rassurer en disant cela, mais l'important restait que ça fonctionnait plus ou moins. Il se sentit finalement un peu plus libre de bouger, en tout cas, et profita de l'occasion pour entreprendre des mouvements de bassin tranquilles, contenus au maximum et qui parvenaient tout de même à faire remonter la pression qui tendait son bas-ventre. Yeux fermés, mâchoire crispée, il gardait son visage caché dans le cou d'Elias, parvenant difficilement à retenir des soupirs trop bruyant de briser le silence. Il aurait voulu prétendre qu'il contrôlait totalement la situation, mais ça faisait si longtemps, c'était tellement grisant, qu'il se surprenait même de parvenir à rester aussi calme, à maîtriser le rythme de son bassin et, une minute après l'autre, à se retenir assez longtemps d'exploser. Jusqu'à ce que ce soit vraiment trop. Trop d'Elias contre lui, dans sa tête, partout. Tous ses sens exacerbés le poussèrent au va-et-vient de trop. Ses muscles se crispèrent alors qu'il se redressait légèrement, sa colonne vertébrale traversée d'une décharge trop violente pour qu'il puisse la contenir, s'y abandonnant plutôt dans un véritable gémissement bien moins étouffé, cette fois. Et puis, le calme total qui s'imposait finalement, le laissant à bout de souffle. Il reposa son front entre les épaules du soldat après l'avoir libéré, soufflant doucement alors que le frisson glacé si familier secouait sa peau, dernier signe du plaisir qui venait de le quitter et l'abandonnait au vide sans énergie.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 13:17
Inconsciemment je savais que je devais me détendre, je savais que tout allait bien, mais l'entendre le dire, n'avait pas le même effet que quand je le disais moi. Que quand je cherchais à l'intégrer. Je cherchais mon souffle, je cherchais ses mains sur mon corps, sa respiration se choquant sur mon dos, je cherchais tous ses signes qui savaient me donner envie. Mes épaules finirent par se relâcher doucement, mon dos s'affaissant légèrement, lui donnant un signale silencieux dont je n'eus pas moi-même conscience. Il commença alors une danse qui n'avait pas exactement le même effet sur nos corps. J'entendais sa respiration, je l'entendais se désordonner et pourtant il semblait garder le contrôle, malgré les indices qui laissait croire tout le contraire. Mon corps se contracta régulièrement, pas toujours de façon régulière, pas toujours pour présager de bonne chose. Pourtant, à mesure qu'il se perdait en moi, la chaleur qu'il avait su faire naître au travers de nos multiples initiations commença à renaître. Timidement, jusqu'à ce que cela suffise à délier mes muscles. Capturant les draps entre mes doigts, il commençait à se passer un certain nombres de choses qui m'étaient étrangères. Des soubresauts, des chocs électrique qui n'avait rien à voir avec la douleur. Plus il se laissait alors, plus il semblait frôler la clé d'un plaisir nouveau. Des sensations qui réussirent à me faire soupirer, non pas de douleur, mais de ce mélange étrange que je ne saurais l'expliquer. Il faisait naître quelque chose, quelque chose ne cherchant qu'à grandir à mesure qu'il accaparait mon esprit, à mesure que la douleur devenait secondaire. Elle ne disparaissait pas, elle passait juste au second plan, si ce n'est plus. Mais sa présence m’empêchait très certainement de partager les même émotions que lui en cet instant. Je le sentis se crisper au travers de cet état étrange, entendant sa voix traverser la barrière de ses lèvres avec plus de force qu'il n'avait jamais su exposer. Il avait attendu plus d'un mois, et il avait tout de même fait preuve d'une maîtrise qui ne me laissa pas complètement perdu. Il m'avait fait abandonner mes idées premières, lentement certes, mais il me l'avait fait dépasser.

Il s'était abandonné contre moi, alors que mon corps semblait chercher à se souvenir, à faire vibrer une corde invisible pour maintenir mon esprit entre deux eaux. Je ne pouvais rien rejeter, simplement car il y avait eu ses sensation, étouffé par tant d'autre et pourtant qui avaient suffit à laisser s'échapper de mes lèvres des soupirs semblables à de timide gémissement. Semblable à un aperçu tronqué d'une nouvelle réalité. Je n'avais sans doute pas traversé les mêmes émotions que lui, mais mon corps semblait tout aussi éprouvé. Ma respiration avait fini par se stabiliser, cessant de dépendre de ses souvenirs spasmodiques qui électrocuté mon corps. Sans chercher à me dégager de lui, je me laissais retomber sur le matelas, l'épousant à nouveau alors que mes mains daignaient libérer le tissus de leurs prison. Je ne m'étais attendu à rien, je savais, je me doutais que je n'avais rien à attendre d'une première fois comme celle-ci, pourtant, il y avait eu quelque chose. Quelque chose d'inconnu dont la simple pensée m'arracha une succession de frisson tous plus étrange les un que les autres. Je ne savais rien de ce qu'il venait de traverser, du moins, les seules réponses que j'avais à apporté étaient celles qu'il avait lui même écrit sur ma peau. Comme le rythme de son souffle choquant ma peau, ses lèvres la caressant, son nez la frôlant, ses mains s'accrochant à une réalité qu'il voulait partager. Et puis le reste, cette part que je ne savais appréhender et qui pourtant, ne me repoussait pas. Les choses auraient sans doute pu être tellement différente, mais la victoire ne reposait-elle pas dans le fait que ma curiosité à en ressentir plus me poussait à accepter de recommencer ?

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 13:51
Quelques secondes, Will resta sans bouger à reprendre le contrôle de sa respiration, ne s'inquiétant brièvement plus que de lui et de l'éclair qui venait de le traverser. Et puis, dès que son souffle eut retrouvé une certaine cohérence, il s'appuya sur ses mains pour se décoller d'Elias, s'asseyant quelques secondes au bord du lit pour se débarrasser des affaires dont ils n'auraient plus besoin et revint s'allonger près du soldat. Il n'était pas trop inquiet, honnêtement, mais conscient que ça n'avait pas du être aussi agréable que ça l'avait été pour lui. Mais ils avaient réussi à dépasser cette étape, c'était déjà bien, non ? La prochaine fois serait mieux et ça ne ferait que s'arranger. Du moins, si Elias acceptait de renouveler l'expérience un jour. Mais, qu'il soit totalement égocentrique ou vraiment idiot, Will n'avait pas eu l'impression que ce soit affreux que ça non plus, pas assez pour douter en tout cas. Finalement, il glissa une main dans la nuque du soldat et alla chercher ses lèvres avec plus de calme et de douceur qu'il ne l'avait jamais fait jusque là. C'était plus simple de garder à l'esprit que le soldat venait de vivre quelque chose d'important, maintenant, enfin rassasié, enfin calmé. Et il essayait réellement de faire un effort. En fait, il n'avait peut-être pas tellement besoin de se forcer et c'était bien le plus étrange.

« Ça va ? » demanda-t-il en s'éloignant légèrement, cherchant le regard du brun juste pour être sûr de capter un mensonge ou une hésitation qui passerait sur son visage. Les mots lui venaient assez difficilement, tout à coup, lui qui en manquait si rarement. Mais c'était facile d'être un crétin, vraiment facile de trouver une façon originale et toujours pointue de tirer sur les cordes sensibles de quiconque oserait baisser sa garde face à lui. Ça l'était beaucoup moins d'agir avec plus d'humanité, de laisser paraître même une seconde, même de manière purement intéressée, qu'il se souciait de quelqu'un d'autre que de lui-même. Et pourtant, il en avait envie. C'était peut-être ce qui le frappait le plus en ce moment, tout occupé à observer avec une attention peu commune les traits de l'homme couché face à lui. Il ne posait pas la question juste parce que c'était la bonne chose à faire et c'était sans doute encore pire. Raison pour laquelle, sans doute, ses doigts quittèrent rapidement la nuque du soldat pour glisser le long de son bras, jusqu'à sa hanche et que ses caresses se firent un peu moins évasives à chaque centimètre de peau parcouru. « J'imagine que ça n'a pas du être vraiment génial pour toi... » souffla-t-il alors que ses doigts descendaient maintenant sur la cuisse du soldat. « Je peux arranger ça, si tu veux... » La même technique, lâche, qu'ils utilisaient toujours l'un et l'autre pour s'éviter un malaise lui semblait bien utile en ce moment, pour chasser très loin ce sentiment étrange et parfaitement déplacé de véritable considération.

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