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 In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]
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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 14:32
J'étais resté immobile le temps qu'il bouge, fixant l'oreiller qui m'avait permit de contenir. Jusqu'à ce qu'il s'allonge à côté de moi, me faisant me tourner vers lui quelques secondes avant qu'il ne glisse sa main sur ma nuque pour m'embrasser. Si jusqu'à présent ça avait été, l'intention qu'il eut en me volant mon souffle me perturba. Que voulait-il dire ? Que voulait-il passer ? Il y avait une douceur qui m'était inconnue venant de lui. Perturbante. Qui me figeait bien plus que ce qui venait de se passer. C'était bien étrange, nouveau aussi. Gardant le silence, même lorsqu'il me demandait si j'allais bien, je mis quelques secondes à répondre. Il parlait clairement de ce qui venait de se passer, pas de ce qu'il venait de faire après. Me repositionnant légèrement, je finis par lui répondre, « Oui... Et toi ? », oui ça allait, la douleur s'estompait peu-à-peu. À son rythme, doucement. Baissant les yeux sur ses doigts s'aventurant le long de mon corps, il réussit à m'arracher de nouveau frissons à mesure qu'il descendait. Il imaginait que ca n'avait pas du être génial pour moi. Certainement pas autant que lui, nous n'allions pas se mentir, tout comme je n'allais pas lui mentir, « En toute honnêteté, j'avais en tête quelque chose de plus douloureux et désagréable que ce qui a pu arriver. », soufflais-je avant de prendre une grande inspiration alors qu'il arrivait sur ma cuisse. J'avais une image des relations physique entre homme tout sauf agréable, et j'avais quand même dit oui. Par confiance ? Je n'en savais rien, mais avec le recul, j'étais loin d'avoir vécu cela comme un drame. C'était pas extraordinaire, mais ce n'était pas catastrophique et quelque chose me disait que ca s'améliorait avec le temps. Comme ce qu'il proposa pour fuir un sentiment qui lui avait déjà échappé à travers ce baiser. Même sentiment qui m'avait traversé en lui répondant. Il était préférable de fuir. De ne pas s'arrêter sur tout ça. De ne pas considérer cet élément comme reflétant la réalité. Il venait d'atteindre l'orgasme, on était tous assez étrange après ce moment. Alors ouais, ce n'était qu'un sentiment normal après le sexe pour lui et moi, qu'un sentiment normal après avec vécu une nouveauté. « Vas-y. », déclarais-je simplement, ne cherchant pas à me cacher, ne voulant pas vraiment parler de ce qui s'était passé après.

Dans un sens, ce n'était pas le fait que cela soit de plus en plus agréable qui me pousserait à recommencer, mais sans doute l'idée de perdre en attention, en douceur avec les relations. Qu'il ne vienne plus remettre en doute mes convictions. Ce n'était rien de plus que du cul. Et si il s'était montré prévenant, et doux, c'était uniquement pour obtenir ce qu'il voulait, ce que je voulais. Et d'ici quelques essaies, lorsqu'il mettrait un pied ici on ne s'encombrerait pas de sentiment, de gentillesse, ni de quoi que ce soit d'autre servant à amadouer l'autre. On coucherait simplement ensemble, rentabilisant l'instant sans chercher à faire plus. Et si j'avais des attentions envers lui, c'était aussi juste un moyen de le garder près de moi, de m'assurer quelques jouissances de plus. Il n'y avait rien d'autre. Il ne devait y avoir rien d'autre. Ni baiser tendre, ni caresse délicate. Rien que je ne pourrais perdre. Pour Fort Hope, je ne devais avoir peur de rien... Et pour n'avoir peur de rien, je ne devais avoir rien à perdre. Logan était déjà de trop, notre relation n'était pas bonne, si je le perdais, je ne m'en relèverais pas. Je ne pouvais pas avoir peur, je ne pouvais pas ressentir. C'était aussi simple. Alors ressentir des choses pour lui, pour ce mec...Non, la seule chose que je devais lui porter était des attentions purement sexuel, car le perdre ne provoquerait rien, et au final, je n'aurais qu'à trouver un autre mec pour faire ça... Si j'étais vraiment honnête avec moi-même, je ne serais pas uniquement sur un coup, comme à l'époque, sauf que là... Il était simplement le seul à tout provoquer et je ne pouvais pas l'accepter. Je ne devais pas. Répondre à ses lèvres quand elles se faisaient rassurante n'était pas une bonne chose... Ce qui me chamboulé en cet instant ne devrait pas exister. Et le sexe allait régler ça.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 15:15
Que venait-il de se passer ? Will perdait le fil sur ses propres pensées, n'arrivait plus à se suivre lui-même à vrai dire, mais il se sentait tout à coup beaucoup moins bien, conscient d'avoir commis une erreur qu'il n'assumait pas au point d'en venir à détourner l'attention d'Elias avant qu'il ne s'en rende compte aussi. Le jeune homme sentait le malaise monter dans ses entrailles et ce moment, ridicule, où il réagissait toujours comme un con habituellement se rapprocher dangereusement. D'une façon ou d'une autre, il fallait qu'il évite ça s'il voulait pouvoir profiter encore une fois d'un peu de chaleur humaine. Car c'était bien de cela dont il était question au fond. Elias ne comptait pas. Ce n'était rien de plus que le premier homme qui s'intéressait à Will depuis trop longtemps, qui avait réveillé des pulsions endormies par la force des choses et ça en resterait là. Obtenant l'accord d'Elias, il décida donc de s'en contenter. De repousser au loin chaque petit doute et de refermer pour de bon la brèche, mettant tout cela sur le compte de ce moment de flottement après l'orgasme, quand l'ocytocine pulsait dans le sang et vous rendait stupide.

Il se secoua un peu et se redressa rapidement pour se pencher au-dessus du soldat, couvrant sa pea de baisers et de caresses exempts de tout ce qui ne ressemblait pas à une soif intarissable de son corps. Ses lèvres retrouvèrent rapidement l'intimité d'Elias et il s'appliqua plus que jamais à effacer toute contradiction de leurs esprits à tous les deux, par des attentions soutenues. La passion, le désir, feints dans les premières secondes, trouvèrent leur place rapidement à mesure qu'Elias se laissait convaincre et que Will sentait ses réactions s'intensifier. C'était devenu une danse qu'il connaissait par cœur, facile à reproduire, facile à accepter et son propre crâne se vida complètement de tout le reste. Retrouver le contrôle lui semblait presque aussi agréable qu'une satisfaction physique. Il n'économisa pas ses attentions jusqu'à sentir Elias se libérer pour de bon et le calme tomber une fois de plus dans la chambre. Hors de question qu'il soit celui qui viendrait gâcher ça, cette fois. Ils avaient assez donné et ne pourraient pas jouer à ce petit jeu éternellement. Alors, sans un mot, sans un regard, Will se redressa simplement, essuyant ses lèvres du revers de la main et il retourna simplement s'allonger à sa place pour poser son regard sur le plafond et laisser le silence s'étirer. Il ne serait pas celui qui viendrait le briser, surtout pas. Une légère colère pulsait dans ses veines, il le réalisait seulement maintenant, mais comprenait tout de même qu'elle était là depuis quelques minutes déjà. Il agissait comme un amateur, mais allongé là sans rien faire, il parvenait au moins à trouver une façon très cohérente de se l'expliquer. Un an. Un an passé seul, sans qu'on ne le touche, sans qu'on ne lui parle même vraiment. Si Elias l'atteignait autant, c'était pour ça, tout simplement. S'il se perdait parfois, s'il confondait brièvement l'apaisement de l'orgasme avec autre chose, c'était pour ça. N'importe qui aurait pu prendre la place du soldat, la personne n'entrait pas en jeu, seules les attentions pesaient dans la balance. Et tout rentrerait dans l'ordre maintenant qu'ils n'avaient plus aucun besoin de s'apprivoiser.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 16:04
Tous se passa en silence, seule ma respiration brisait le calme berçant la maison. Seul mes gémissements réussissaient à donner un semblant de vie. Il s'appliquait à être d'une efficacité chirurgicale, comme si ne voulait pas s'encombrer de plus. Comme si il ne voulait pas se laisser dépasser. C'était tout ce que je demandais dans le fond. Juste atteindre ce pourquoi il était là. Atteignant mes ultimes limites, il me libéra d'une tension qui m'avait accompagné durant sa propre libération. Et puis plus rien, il s'était allongé à côté de moi, mais ni lui, ni moi n'étions prêt à parler. C'était mieux ainsi, le silence bien que pesant fini par m'emporter loin d'ici. Trop de choses en peu de temps après tout, il n'était donc pas étonnant que je m'endorme sans même pouvoir le contrôler. Toutefois, comme à mon habitude, la nuit ne fut pas longue, je n'arrivais pas à dormir, je ne pouvais plus le faire en réalité. Mon esprit nourrissait des rêves semblables à des cauchemar, comme en cet instant. Je m'étais réveillé sans sursaut, mais avec cette désagréable impression de mort. Will semblait endormi lui aussi, et découvert, j'amorçais alors un geste pour le couvrir avant de me raviser. Je devais arrêter de faire ça. Me redressant dans le lit, une douleur dérangeant me rappela mon activité précédente, me forçant à prendre quelques minutes pour me faire à cette sensation dérangeante. J'espérais sincèrement que je n'aurais pas à accuser le coup éternellement. Reportant un regard à Will, je me disais que ma nature première serait de lui éviter d'être malade, mais que notre relation ne me permettait plus d'être altruiste avec lui. Me levant lentement, je fermais les yeux en sentant un éclair désagréable me traverser l'échine. Avançant dans l'obscurité naissante dans la nuit, je traversais la chambre pour rejoindre le dressing et tirer un jean usé, un boxer propre, un t-shirt et un gilet à capuche. L'idée de prendre une douche me passa par la tête, mais avant, il était clair que j'avais besoin de me vider l'esprit. Avançant dans le couloir, j'entrais dans l'autre chambre, sans allumer la lumière. Je connaissais les lieux comme ma poche depuis le temps. Posant donc mes affaires sur le lit abandonné, je fis face au sol avant de commencer une série de pompe, puis d'abdos, jusqu'à ce que mes muscles me rappel une hypoglycémie grandissante. Légèrement essoufflé, mais franchement transpirant, je repris mes affaires pour rejoindre ma douche et en prendre une rapide. Le temps de me rincer, d'éliminer la crasse de la journée, la sueur, les traces encore brûlantes de ses lèvres sur ma peau. Cette pensée m'arracha un frisson que j'eus du mal à faire partir. Coupant donc rapidement l'eau, je sortais pour m'essuyer avant de m'habiller rapidement. J'allais descendre quand j'entendis du bruit dans la chambre. L'eau avait sans doute du le réveiller.

Faisant donc marche arrière pour ouvrir la porte, je réalisais ne pas m'être trompé. « Je vais faire à manger, si t'as faim, les pâtes seront prêtes dans quinze minutes. », tout simplement. Voix blanche, même si mon humeur s'était arrangé. Je devais toutefois continuer à garder mes distances avec lui, ne pas me brûler davantage encore. Quittant donc les lieux, je descendais dans la cuisine, allumant finalement la lumière pour ne pas me brûler une énième fois sur la plaque. J'avais les jambes tremblante et j'étais pas certain de vraiment pouvoir m'asseoir encore. L'eau ayant fini par bouillir, je mis un fond de fond de pâtes à cuire qui arriva à point lorsque j'entendis quelqu'un descendre les escaliers. Les égouttant rapidement je ramenais deux assiettes, des couverts et des verres, sur la table. Ramenant d'ailleurs une bouteille d'eau avant de ramener le plat et de lever les yeux sur lui. « Tu veux de la sauce tomate ? Enfin de mémoire c'est un conserve de bolo. », ce qui était potentiellement mieux. Après quelque soit la réponse, je mourrais de faim là, il fallait que je mange et je me fichais un peu de la finition des pâtes

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 16:52
Le silence avait retrouvé de cette lourdeur qui s'installait bien trop souvent entre les deux hommes, mais aucun des deux ne semblant vouloir y faire quelque chose cette fois, il s'étira jusqu'à peser trop sur les paupières de chacun. Pour la première fois depuis un moment, Will aurait pu profiter de cette occasion pour récupérer une vraie nuit de sommeil, sans avoir à gardé une oreille attentive en toutes circonstances, juste au cas où. À l'abri, dans un vrai lit, il aurait pu se permettre de lâcher la garde quelques instants, mais son sommeil fut loin d'être réparateur. Pas troublé de mauvais rêves ou de pensées entêtantes non plus, simplement, en ouvrant les yeux lorsqu'il entendit le clapotis de l'eau, il avait l'impression que son corps le suppliait de lui offrir encore quelques jours de repos. Il se força quand même à se redresser pour s'asseoir dans le lit et regarder autour de lui comme si, l'espace d'un instant, il avait oublié où il se trouvait. Rien n'avait changé autour de lui, si ce n'était l'absence d'Elias et la nuit finalement tombée au dehors. Et certainement aussi, bientôt l'heure venue pour lui de s’éclipser. Quelques secondes, il resta sans bouger à étirer ses muscles légèrement endoloris, mais se décida finalement à se lever. Il était encore en train de fouiller dans son sac, à chercher parmi ses maigres possessions les quelques vêtements les plus propres qu'il possédait, lorsque le soldat fit une brève réapparition pour lui proposer de descendre manger. « D'accord, j'arrive. » répondit-il simplement, sans faire dans les fioritures, sans même s'attarder trop longtemps à observer son hôte.

Il attendit qu'Elias disparaisse de nouveau pour se relever et s'habiller et s'offrit, sans rien demander, un petit détour à la salle de bain pour passer de l'eau sur son visage. Elle était glacée et ça lui faisait du bien, finissant de le réveiller pour de bon, lui remettant les idées en place aussi. S'attardant encore quelques instants, il n'eut finalement d'autre choix que de descendre retrouver Elias à la cuisine, entrant dans la pièce au moment où le repas finissait d'être préparé, visiblement. Son visage s'éclaira très brièvement à la question que lui posa le soldat et il était certainement un peu plus vivant lorsqu'il répondit : « Difficile de refuser pareil festin. » Des pâtes, de la sauce... C'était plus qu'il n'en aurait rêvé, honnêtement. Sans rien ajouter, il tira une chaise près de la table et s'y installa tout simplement, suivant vaguement des yeux Elias qui continuait de s'activer pour les servir. L'odeur de la nourriture, à elle seule, réveillait un creux dans son estomac qu'il arrivait pourtant à ignorer habituellement et il ne perdit pas plus d'une seconde à remercier brièvement le soldat avant de se jeter sur son assiette. Il mangea en silence un petit moment, jusqu'à avoir l'impression de ne plus être affamé en fait et calma le rythme ensuite, se permettant de relever les yeux vers Elias. Le silence continuait d'être assez désagréable et il détestait cette tension venue de nul part qui n'aurait jamais du exister. Ça n'avait jamais été le cas avant, avec les autres, il parvenait très bien à être lui-même sans que ça ne pose un quelconque problème, mais là... Tout se compliquait en moins d'une seconde. Il hésita à proposer de partir après le repas, mais se ravisa à la dernière seconde, sans trop savoir pourquoi, lâchant plutôt : « Faut que je remonte chercher la bouteille de whisky ou tu crois qu'on va réussir à se supporter encore un peu sans ça ? » Il ne l'avait pas dit d'un ton désagréable, loin de là et un sourire étira même faiblement ses lèvres. Il énonçait seulement l'évidence, avec son humour à lui, perçant et pas toujours plaisant.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 17:43
Difficile de refuser, j'avoue que même moi qui mangeait quand même bien plus souvent que lui, j'avais faim, sans doute aussi car j'avais fait inutilement du sport uniquement pour me défouler. Il se jeta sur les pâtes, littéralement, heureusement qu'il y en avait pour plus que deux, car il put au moins manger à sa faim, sans doute pour la première fois depuis longtemps. Non Elias, ne recommence pas. Ne t'intéresses pas à lui, ni à sa vie, ni à quoi que ce soit d'autre. Le silence était réellement pesant et si au début le repas nous aidait à le maintenir Will finit par le briser. Demandant si il voulait que je remonte chercher la bouteille de Whisky pour qu'on réussissent à se supporter. Souriant doucement, j'eus sans doute une réaction un peu plus con que je ne l'aurais voulu. « Vu qu'on baise mieux en étant alcoolisé, ca peut-être une idée. T'as envie de t'envoyer en l'air là ? », pourquoi j'étais tendu ? Pourquoi j'étais sur la défensive ? Car il voulait recréer un contact, et que ça suffisait à faire naître une angoisse. Soupirant alors, je finis par me lever, débarrassant la table avant de faire la vaisselle le temps de me détendre, le temps de me reprendre. J'étais légèrement tremblant, pourquoi, comment ? Je n'en savais rien. J'étais simplement fébrile. Un peu trop pour moi. « Désolé. », soufflais-je suffisamment fort pour qu'il m'entend. Vidant l'évier, je revenais vers cette grande pièce vide avant de glisser mes mains dans mes poches, m'appuyant sur un mur pour ne pas sentir mes jambes trembler davantage. Reprends toi Elias, arrêtes toi là. Déglutissant alors, je désignais la porte d'un hauchement de tête. « Tu veux visiter ? », il était curieux des lieux, il suffisait que je me reprenne. Que j'agisse avec détachement, sans pour autant me fermer. Sans pour autant jouer un rôle que j'avais abandonné depuis bien trop d'année. Je n'étais plus ce genre de mec, la vie m'avait marqué, et je n'avais pas à faire payer les autres car je n'arrivais pas à faire la distinction entre désir et envie. Je me faisais des films, j'interprétais mal. C'était tout. Ce n'était pas lui qui était en cause. Pas plus qu'il devait subir. Je ne cherchais pas à le protéger, simplement à rationaliser. Juste à rationaliser.

« L'eau lac est plus super chaude, mais c'est plutôt calme la-bas, et j'ai une armée de lapins à nourrir aussi. », je tentais de me reprendre. Je tentais de retrouver le masque que je portais. Il me destabilisait bien trop, la preuve étant. Il avait raison, l'alcool avait simplifié des choses, bien trop sans doute, car j'avais abaissé ma garde, j'avais commis une erreur, laquelle ? Je ne savais pas encore, mais son comportement quelques heures plutôt ne m'avait pas aider, au contraire. Avait-il joué ? J'en doutais. Je commençais à faire la différence entre jeu et réalité. Je la faisais même entre ce qu'il pensait vraiment ou non. Bien que pour le principe, dans le doute, je continuais à foncer dans le mur, je continuais à rentrer dans son jeu. Il était certain que j'aurais pu réagir correctement, ne pas me donner en spectacle, ne pas exposer sous son nez le fait que je sois suffisamment déstabilisé pour perdre pieds. J'aurais pu garder le contrôle. Mais face à lui je n'arrivais à rien de plus que m'exposer, lui donner une nouvelle occasion de taper. La différence entre l'attachement de mon corps au sien et de mon esprit au sien devenant souvent flou, surtout depuis quelques jours. En fait depuis la dernière fois, quand il avait fini sur mon torse, dans une attitude qui m'avait bien trop apaisé.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 21:10


Dernière édition par Will Burbank le Lun 8 Jan - 21:49, édité 1 fois
D'accord... Eh bien, aussi étonnant celui puisse-t-il paraître, une nouvelle tentative de Will de détendre l'atmosphère fut un échec assez violent. Le jeune homme n'était pas certain de la manière dont il devait prendre la remarque d'Elias, honnêtement. Ils baisaient mieux en étant bourrés ? Pourtant, monsieur ne s'était jamais plaint avant... Enfin, bref, visiblement le soldat était nerveux et pas décidé à ce que les choses s'arrangent. Will força son sourire à s'agrandir davantage et son ton traînant et agaçant avait retrouvé ses lèvres lorsqu'il se décida à répondre. « C'est proposé si gentiment que je me sens mal de dire non, mais je vais le faire quand même, j'ai plus tellement envie, là. » Il n'ajouta rien, croisant simplement les bras contre sa poitrine tandis que le soldat s'affairait à débarrasser la table. Il le regarda faire, tout simplement, sans bouger le petit doigt, cherchant peut-être vaguement à comprendre pourquoi ce comportement, pourquoi jouer à ce jeu. Mais après tout, quelle importance ? S'il fallait que ça se passe mal entre eux, ainsi soit-il. Visiblement pour Elias « juste du sexe » signifiait aussi pas de politesse, chacun son truc. De fait, l'ingénieur ne fit pas grand cas des excuses qui suivirent, restant parfaitement silencieux jusqu'à ce que le soldat ne revienne vers lui pour lui proposer de visiter enfin le camp.

La première réponse de Will fut un soupir et un regard appuyé, inquisiteur, qui cherchait à jauger ces changements d'humeur soudains et assez agaçants. Il était certainement très mal placé pour donner des leçons sur ça, mais la bonne foi nécessaire à le reconnaître lui manquait cruellement en ce moment. Finalement, il se leva lentement, laissant le silence planer encore un instant et fit un pas ou deux vers le soldat, sans s'approcher réellement. « Si ça peut te faire plaisir, on y va, mais avant... » Il marqua une légère pause, retournant à son observation un peu trop intense. Il n'arrivait pas à deviner ce qui pouvait se passer dans la tête de ce mec et les théories qui lui venaient devaient probablement être complètement à côté de la plaque. Mais il était peut-être temps de refaire une petite mise au point avant de sortir dans les rues de Fort Hope et de risquer de s'exposer aux regards des curieux. « Écoute, Elias, je ne sais pas vraiment ce qui cloche chez toi, là, si j'ai fait une connerie ou que t'as juste du mal à assumer ce qu'on vient de faire et franchement, je m'en fous un peu. Mais si tu veux que je me tire, t'as juste à demander. On a fait ce qu'on avait à faire, j'ai pas de raison de m'éterniser, j'essaye juste de détendre un peu l'atmosphère parce que je suis le genre de type qui s'imagine qu'on peut baiser et parler sans aller jusqu'au mariage, mais si c'est pas ton cas, aucun problème. Ne te force pas pour moi, je ne le prendrais pas mal si tu veux que je te laisse tranquille pour ce soir. » Il parlait d'un ton égal, calme, essayant réellement de ne pas en faire toute une histoire. Ça ne valait pas le coup, tout simplement et c'était bien assez épuisant comme ça de devoir être sans arrêt sur ses gardes, prêt à riposter et à mener une bataille sans intérêt. Ils avaient eu ce qu'ils voulaient l'un et l'autre, non ? S'ils n'arrivaient plus à s'entendre une fois leur affaire menée, alors tant pis.  Ou tant mieux, peut-être. Ça avait toujours été clair entre eux qu'ils n'attendaient rien de plus de cette histoire, s'il fallait aussi se passer de conversation et ne jamais s'effleurer pour autre chose que de se faire plaisir, très bien, pas la peine d'en faire un drame.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 21:47
J'étais en train de péter un cable, de perdre mes moyen, de perdre mon contrôle. Il y avait trop de choses, j'avais l'impression que chaque gestes, chaque parole était codé… Sauf que non visiblement, il avait voulu clarifier les choses, expliquant qu'il ne savait pas vraiment ce qui clochait chez moi, si il avait fait une connerie, ou si j'avais juste du mal à assumer ce qu'on venait de faire, et quelque soit la réponse, il s'en fichait un peu. Seulement, si je voulais qu'il parte, je n'avait qu'à le demander. On avait fait ce qu'on avait à faire, il n'avait pas de raison de s'éterniser. Il essayait juste de détendre l'atmosphère, parce qu'il était ce genre de mec qui pouvait coucher et parler sans aller jusqu'au mariage. Après si je n'étais pas comme lui, il y avait aucun problème, je n'avais pas à me forcer et il me laisserait tranquille pour ce soir. Ok, donc j'étais très clairement le problème, baissant les yeux, clairement incertain, j'avais toujours cette boule au ventre, sauf que maintenant j'avais l'impression que je serais le seul à déconner… Il jouait, et moi… De toute évidence j'étais pas aussi clean. « J'ai été perturbé… », soufflais-je finalement, conscient que je ne pouvais pas faire un aveux de faiblesse devant, du moins pas sans mentir. Je ne pouvais pas dire que j'avais mit un mur entre nous car j'avais l'impression qu'il avait été trop loin, car j'avais l'impression qu'il avait agit avec autre chose que ce qui le définissait comme étant homme. Alors autant botter dans une touche que je connaissais et qui ne l'étonnerait pas trop. « C'est pas une question de pas assumer, clairement pas, c'est passé, et ça se repassera… », soufflais-je en indiquant que je ne le repousserais pas à ce niveau tout du moins. « C'est juste… Je sais pas trop me situer avec ce que j'ai ressenti, contrairement à toi je suis pas habitué à ça et là je me retrouve sans comprendre comment gérer ça… », c'était vrai, mais ce n'était pas l'aspect fébrile de l'après qui m'avait perdu, c'est bien lui. Lui et ses attentions. Il agissait comme sans sans arrière pensée. Ce qui voulait dire que l'on pouvait-être complice dans un lit et s'entendre à côté. Comme je l'avais fait, comme j'aurais continué à le faire.

« Je veux pas que tu partes, il fait déjà trop nuit, et en plus le but c'était aussi que tu te poses. », informais-je simplement. Relevant les yeux je souris timidement, cherchant à noyer le poisson un peu plus, « Et puis j'ai jamais eu de relation avec intérêt uniquement avec un mec et j'ai jamais été à la place de celui qui apprends, du coup, c'est… Nouveau, compliqué, étrange ? », il décidait de choisir ce qu'il voulait après tout. Le but étant de mettre ça sur le dos de mon manque d'expérience et de mon incapacité à gérer tout ça. Mais surtout pas remettre en cause le fait que son comportement est fait vibrer une corde que je ne voulais pas voir renaitre. On était bien comme ça, je suppose. On allait s'en sortir. J'allais m'en sortir surtout. Pourquoi le mettre dans le panier quand de toute évidence, j'étais le seul à être incapable de faire la part des choses. De définir ou décider ces qui était vrai, dangereux ou acceptable.Je devais sincèrement me détendre.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 22:22
D'une certaine façon, Will fut profondément soulagé que son petit discours de mec détaché fonctionne et suffise à convaincre Elias. Comme si, en parvenant à convaincre le soldat, il validait l'argument pour lui-même. S'il pouvait être convainquant, c'était bien qu'il demeurait une part importante de vérité dans ses mots, n'est-ce pas ? Une pensée malvenue l'avait traversé un instant, mais ses intentions restaient les mêmes et c'était désormais officiellement clair dans leurs esprits à tous les deux. Et mieux encore, le soldat confirmait au passage que sa théorie était la bonne. Il flippait juste d'avoir laissé un mec lui faire ce que Will venait de faire, fin de l'histoire. Il assurait bien une fois encore qu'il voudrait recommencer, mais il n'arrivait juste pas à se situer et, d'une façon ou d'une autre, Will pouvait vivre avec cette angoisse. Au moins, ça prouvait bien qu'il était le seul à se monter la tête pour un geste de travers et il commençait même à se dire que finalement, Elias n'avait peut-être rien capté du tout au problème qu'il avait ressenti, rien compris à ce baiser et... Eh bien, tant mieux, en fait. Il préférait gérer un hétéro ayant du mal à se convertir totalement qu'une histoire plus complexe. Il suffisait juste qu'il se reprenne et pour le moment, il parvenait à garder la face à merveille.

« Tu réfléchis beaucoup trop. » lâcha-t-il finalement, alors que le soldat continuait de s'étendre sur la complexité des sentiments qu'avait engendré cet acte, probablement plutôt toute leur relation, en fait. « Je ne sais pas pour toi, mais personnellement, même avec toute la bonne volonté du monde, je ne vais pas pouvoir m'envoyer en l'air à chaque fois qu'il y aura un malaise, alors... On devrait peut-être juste essayer d'arrêter de chercher à comprendre et faire ce qu'on a envie, fin de l'histoire. Ça ne veut rien dire, notre arrangement est clair, pas vrai ? Alors, arrête de chercher à comprendre et sois juste toi-même. » En tout cas, une chose était certaine, pour donner des leçons d'un air détaché comme s'il n'était pas en train de se prendre la tête lui-même, il était doué. Très doué, même. Ne restait plus qu'à suivre ses propres conseils et ce serait parfait. Mais pour ça, s'il avait envie de s'en croire capable pour le moment, pas sûr que ses bonnes résolutions ne survivent très longtemps. Que ce soit une question d'attirance physique ou d'autre chose, ce mec lui retournait le cerveau de manière beaucoup trop aisée. « Bon alors, on la fait cette balade ? » demanda-t-il finalement, après un regard un peu trop long, sans doute. Ne pas se prendre la tête, venait-il de dire. Et il pouvait bien tenir au moins cinq minutes en y parvenant.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 23:14
Je réfléchissais beaucoup trop ? Ouais j'en avais l'impression. Mais tant qu'il acceptait mes explication sans chercher plus loin ça m'allait. Car je n'aurais de toute façon pas pu en dire plus. Et lui dire que ses attentions, son dernier baiser avait eu l'effet parfaitement inverse au plan de base. Du moins je l'avais perçu comme ça et c'était la toute la différence. Il reprit pour dire que même avec toute la bonne volonté du monde il n'allait pas pouvoir s'envoyer en l'air à chaque fois qu'il y aurait un malaise. Arrêter de chercher à comprendre, et faire ce qu'on avait envie ? Notre arrangement était clair, du moins à l'orale, car je n'étais pas certain d'être parfaitement en accords avec tout ça. Non pas que je voulais plus. Non, absolument pas, mais je devais arrêter d'interpréter ses gestes. Et donc, je devais de chercher à comprendre, je devais être moi-même. « C'est pas ironique de demander à un ingénieur d'arrêter de penser et à un militaire de faire ce qu'il veut ? », demandais-je avec un sourire avant de reprendre, « Et il est parfaitement clair, j'offre juste la chambre de luxe. », à défaut d'une chambre poussiéreuse comportant le risque que l'on nous surprenne. C'était dit, ça ne changeait rien. Il demanda alors si on allait faire cette balade, secouant légèrement la tête, je me décollais du mur pour avançait vers la sortie, non sans prendre une lampe de poche au passage. Nourrir des lapins dans le noir, c'était pas l'idéal non. « On passe juste aux lapins avant, et c'est bon. », ouais, de base, quand j'avais eu cette idée, je ne m'attendais pas à ce que ça soit autant en décalage avec l'image que je donnais. Mais il fallait pas les voir comme des bêtes toute mignonne, mais plutôt comme quelque chose pouvant produire beaucoup de nourriture en peu de temps. Et c'était cet aspect là que je voulais.

Sortant donc, j'attendais qu'il en fit de même avant de fermer la porte et de contourner la maison pour rejoindre la verdure que j'avais derrière. Les lapins n'y était pas l'attraction principale, mais c'était marrant d'en voir autant. D'ailleurs en parlant d'attraction… « Je dois me la jouer guide touristique ou prof de géo ? », continuais-je sur un ton plus léger que j'espérais réussir à tenir. Sincèrement, je n'étais pas sur de moi. Absolument pas même. J'essayais d'être détaché, normal, même si pour ce point il aurait fallut que je le sois une fois dans ma vie. Et j'essayais de ne pas être fermé. En gros, j'essayais d'éviter les malaise du à mon silence, mais j'oubliais sans doute celui du à cet humour un peu bancale qui bien qu'il soit sincère était un peu rouillé. Au pire il aurait une raison de plus pour se foutre de moi et au vu de ma performance, je ne pourrais pas lui en vouloir. Alors l'un dans l'autre, autant en profiter. De toute façon moins j'y pensais, mieux ça irait, et ne pas laisser le temps à mon cerveau d'assimiler autre chose qu'une discussion serait suffisant.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Lun 8 Jan - 23:40
Le seul problème qui puisse persister désormais était certainement de savoir pour combien de temps ces deux-là parviendraient à rester calmes. Peut-être qu'Elias marquait un point en soulignant que cette résolution de réfléchir moins et d'agir plus allait à l'encontre de ce qu'ils étaient supposés être. À cela près que Will ne voyait sans doute pas la vie du même œil, au moins sur ce point-là. Et il ne s'empêcha pas de le faire savoir, d'ailleurs, levant les yeux au ciel en lançant simplement : « Je suis un peu plus que mon métier, pour ma part. » Trop cérébral, il l'était peut-être,  mais se définir juste par ce qu'on le payait à faire, jamais. Mais ça ne l'étonnait pas tellement qu'Elias en revienne encore une fois aux étiquettes, il le faisait sans cesse depuis qu'ils se connaissaient, après tout. Au final, ils parvenaient à un genre d'accord et c'était tout ce qui comptait. Aussi, Will n'insista pas, Elias non plus et ils s'accordèrent une fois de plus pour sortir de cette maison et lancer la visite des lieux que le soldat promettait depuis un petit moment. Même si, vraiment, cette histoire de lapins était très perturbante, le jeune homme ne s'opposa pas à aller leur rendre visite et ils se retrouvèrent bientôt dehors où l'air un peu trop frais rendit Will heureux de savoir qu'il passerait la nuit dans un endroit aménagé et sécurisé, où il n'aurait probablement pas froid.

Éclairés par le faisceau de la lampe que tenait Elias, ils entrèrent dans ce qui ressemblait fort à un parc à voir les barrières qui encerclaient les lieux  et s'engouffrèrent dans les allées. L'ambiance semblait enfin plus légère et, une fois de plus, Will se surprenait à observer les alentours avec attention, prenant note inconsciemment de tout ce qu'il voyait. Pas grand chose, certes, mais le simple fait que le parc soit entretenu, qu'il y ait des installations, des enclos, des plantations un peu partout... Tout cela attirait vaguement son œil lorsque la lumière se posait dessus brièvement. Il parvenait à ne pas trop paniquer, pourtant. Il devait bien admettre qu'il craignait de se faire rapidement à tout cela, au confort, au calme. L'absence des plaintes légères en arrière-plan l'étonnait pourtant toujours un peu trop et peut-être même que ça le rendait plus nerveux de ne pas entendre de rôdeurs en fait. « Plutôt guide touristique. » répondit-il en relevant assez brusquement les yeux vers Elias. « Vous semblez vraiment bien installés, ici. » souffla-t-il, pensif. « Tu sais s'il y a d'autres groupes qui s'en sortent aussi bien, dans la région ? » Assez étrangement, il se disait que si Fort Hope était la seule communauté à perdurer si bien, ce serait moins grave, plus acceptable. Ça ne remettrait pas tellement en cause le fait que d'autres avaient échoué à mettre en place un tel miracle. « Ce sont tes supérieurs qui sont aux commandes ? » Plusieurs soldats pour maintenir la paix, ça l'aurait sans doute rassuré aussi.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 0:14
Plus que son métier, j'en doutais pas, sinon il serait sans doute ennuyant, mais le pour ma part me fit rire. Quittant donc la maison, je nous conduisais au jardin à l'arrière, enfin aux jardins dans le parc, pour trouver les lapins. Lui demandant donc rapidement comment il voulait que je présente les choses, il opta pour le guide touristique. Je n'étais pas sur de connaitre l'intérieur du camps comme ma poche, bien que les dernières intempéries est fini par exposer à tout le monde ce qu'il y avait, ce qui avait été perdu. Mais sans avoir pu arriver réellement aux animaux, il avança le fait que l'on semblait bien installé. C'est vrai qu'il ne fallait pas trop se plaindre, on était à l'abris, au chaud, on pouvait vivre, manger, dormir… C'était pas le cas de tout le monde. Il s'intéressa alors aux autres groupes peuplant la région, réfléchissant alors, le seul que je connaissais et qui était dans un état correcte était le Laboratoire. Après, il devait bien y avoir des lieux comme l'hôpital, mais sans véritable structure tout s'écroulait, « Sur détroit t'as un Labo, ensuite, c'est plus des groupes de survivant nomade, mais ils sont assez rare… », beaucoup d'agression, de mort. Nous venions d'arriver non loin des chevaux, ces derniers battant du pieds en nous entendant arriver. Will s'interraissait vraiment au lieu, mais il semblait aussi particulièrement pensif. Et ça ,c'était quelque peu inquiétant. « C'est difficile de fédérer des gens maintenant. Ça relève du miracle et c'est fragile. », il suffisait de voir comme c'était passé la dernière fois que nous nous étions réunis. Finalement, il me posa une question alors que nous étions enfin face au animaux. Mes supérieurs… Souriant légèrement jaune, je secouais la tête, « Aucun haut dirigeant de l'armée se serait fait chier avec un camps. », ils avaient tous fuit, dès lors qu'ils étaient assez gradé, seul les soldat, lieutenant et autre chaire à canon de l'état était resté. Et pour avoir vécu ça, je doutais sincèrement vouloir revoir un jour ce genre d'homme au sommet de quoi que ce soit. Me posant sur une barrière, je l'observais dans l'obscurité, évitant de lui mettre la lumière en plein dans les yeux.

« Aucun membre de mon régiment n'a survécu, il n'y a pas beaucoup de militaire ici. On est deux, trois ? Grand maximum. », il n'y avait dont pas réellement de supérieurs, juste des soldats. Juste des hommes. Secouant légèrement la tête lorsque certaines pensées venaient me reprendre, je gardais le cap, refusant de me plonger dans une morosité qui ne confirmerait pas les efforts. Inspirant profondément, je continuais. « On s'articule plus comme un conseil. Logan est à la tête, et on est cinq à l'assister. Pour ma part je suis responsable de la surveillance et de la sécurité du camps, depuis peu certes. », expliquas-je, non sans réalisé qu'à la mort de Lïnko, bien des choses s'étaient produite, et que malgré le fait que je sois occupé avec Will, Logan m'avait fait confiance. Pourtant, notre dernier échange n'aurait pas été pour le rassurer, j'étais proche de la rupture, je ne supportais plus de m'épuiser pour le camps. Mais à présent, j'allais avoir plus de poids, pouvoir aider ceux qui avaient besoin d'accompagnement et dans le fond, si nous venions à nous écrouler, je n'en serais que plus responsable. « On part du principe que plus tu connais ton sujet, plus tu pourras l'améliorer, le défendre, ou être efficace. », et on fonctionnait comme un gouvernement dans le fond, une tête pensante, quoi que Logan soit davantage une tête fonçante, et des ministres à côté.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 1:09
Les questions s'enchaînaient et à dire vrai, Will n'arrivait pas à savoir s'il appréciait ou non les réponses qu'il recevait en échange. Mais ce qu'il en pensait ne changeait malheureusement rien aux faits. Les gens ici parvenaient à s'en sortir admirablement, ils n'étaient peut-être pas les seuls dans ce cas et malgré l'air un peu triste du jeune homme, il s'agissait d'une bonne chose. Même lui pouvait le voir. Il trouvait toujours aussi amusant qu'Elias tente de relativiser les choses, comme s'il cherchait à apaiser Will, quelque part. Pas besoin cette fois, pourtant, l'ingénieur ne prétendait pas avoir fait son deuil du passé, pas entièrement, mais il supportait mieux l'existence de Fort Hope après y avoir passé quelques heures presque agréables. Et puis, il n'y avait pas de militaires, pas de hauts gradés en tout cas, ce n'était l’œuvre que de civils. Peut-être que la différence venait de là. D'après Elias, aucun haut gradé n'aurait voulu de cette responsabilité et cette remarque arracha un rire au jeune homme. « J'ai connu un Major qui n'aurait pas été de ton avis. » souffla-t-il à voix basse, mais avec le calme à peine troublé par les animaux, difficile de ne pas l'entendre.

En tout cas, ce groupe semblait très organisé et avec ou sans militaires, ils s'en sortaient. Et bien sûr, Elias avait sa place toute désignée au commandement de la surveillance. Un rôle qui lui collait comme un gant d'après Will. « On t'a nommé responsable de la sécurité alors que tu fais entrer n'importe qui dans le camp ? » demanda-t-il, moqueur. « Je vais peut-être t'épargner de me montrer toutes les super installations que vous avez. Je ne voudrais pas qu'on t'accuse de quoi que ce soit si votre générateur tombe en panne ou que des pillards se pointent à la porte. » Sans trop demander son avis au soldat, Will se remit en marche, quand bien même il ne savait pas du tout où il allait, passant simplement devant les enclos faiblement remplis finalement, mais remplis quand même. « Si tu t'occupais de tes lapins et que tu me montrais l'endroit que tu préfères ? » demanda-t-il en tendant une main hasardeuse vers la tête d'une chèvre pas encore endormie et visiblement curieuse. « En dehors de ta maison et d'ici, évidemment. » Il restait réaliste et ne s'attendait vraiment pas à ce que le soldat lui montre les installations sensibles, ça ne le regardait pas et bien qu'il se soit montré relativement inoffensif jusque là, il restait un outsider après tout. Mais peut-être que cet endroit cachait d'autres petites merveilles qui seraient accessibles aux invités de passage.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 1:38
« À chaque règles son exception. Mais tout les gars bien sont mort depuis longtemps. », concernant l'armée. Je continuais à croire que si j'avais été meilleur, j'aurais pu éviter un drame. Mais je ne devais pas y penser. Il y avait d'autres questions auxquelles répondre, des informations à révéler, quoi qu'il n'y avait jamais rien d'extraordinaire. Enfin je suppose qu'avec de l'envie on pouvait tirer certaines choses de ce que je disais, mais encore une fois, cela ne serait pas flagrant. Will y alla donc de son petit commentaire. On m'avait nommé responsable et je faisais rentrer n'importe qui, si il savait. « Si on m'écoutait personne ne rentrerait vraiment. J'ai demandé l'autorisation pour toi, les autres ne s'encombrent clairement pas. », je n'irais pas cracher sur Isha, même si ses choix de vie étaient discutable au début, mais il avait ramené un peu tout ce qui croisé… Aujourd'hui il n'était plus là, et si je n'avais jamais vraiment dépassé mes apriori sur l'homme, il avait réussit à abattre un peu plus de poids sur les épaules d'une personne qui m'était importante ici. Heureusement pour moi Will n'était pas loin, me tirant involontairement de mes pensées. Il m'épargnerait les visites de toutes les installations, il ne voulait pas qu'on m'accuse de quoi que ce soit si un générateur tombait en panne ou si des pillards se pointaient à la porte. Qu'ils essayent, je serais la pour les attendre. « Tu n'es pas le seul à ne pas être de Fort Hope et à pourtant être là, les autres ne se gênent clairement pas pour visiter. », déclarais-je dans un premier temps en le suivant. « Je déconseille à quiconque de s'en prendre au camps, lieutenant de l'armée c'est bien, mais je reste un tireur d'élite et un sniper reconnu. Ils auraient tous une balle entre les deux yeux avant même de poser un pied dans une maison. », je m'étais fait un peu plus froid, simplement car je pouvais le faire ici. À l'hôpital, je n'aurais jamais eu le recule. M'occuper des lapins avant de montrer mon endroit préféré ? Riant légèrement à la suite, je le regardais caresser une chèvre, il aimait les bêtes lui. « Vas pas faire des choses à Gladys, c'est une chèvres respectable. », le dépassant pour aller un peu plus loin, je m'arrêtais devant les lapins. Tirant sur un sac de grain qu'on avait trouvé en ville pour lâcher ce qu'il fallait dans l'enclos, je prenais un bon tas de foin qui ressemblait plus à des herbes haute pour l'ajouter au reste. J'étais pas super doué avec les animaux entre nous, mais ces petites choses là ça résistait quand même pas mal.

« Je vais te montrer un vrai endroit sympas. », j'y allais souvent, plus pour me perdre en regardant l'eau, en regardant la surface presque plate de cette dernière. Elle était visible sur la fin du parc, quand les arbres finissaient par se dégager. Vérifiant régulièrement si Will suivait, je finis par m'arrêter sur la berge. Fixant les reflets de la lune nous offrir une lumière assez naturelle. M'asseyant comme toujours sur un tronc abandonné là, je restais silencieux pendant de longues seconde. Fixant simplement l'eau. Elle n'était ni déchainé, ni mouvementé, elle était lisse. « J'y ai jamais réfléchit, mais c'est un bon endroit pour conclure. », déclarais-je avec une intonation qui avait tout de l'humour. Je ne parlais pas de déclaration, j'en avais assez avec ses conneries et je n'allais pas y penser tout le temps. J'interprétais mal. Mais là, soyons honnête, il y en avait sans doute plus d'un qui avait retenu l'endroit pour ça. « Après je dois avouer un truc… Je préfère les tours de garde, mais c'était pas assez touristique, désolé. », conclus-je en baissant les yeux sur ma lampe qui éclairait le sol.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 9:28
L'air à la fois amusé et clairement moqueur de Will s'amplifiait très légèrement à chaque nouvelle parole du soldat. Ça n'était plus très compliqué de lui délier la langue désormais, il parlait sans se faire prier, disait parfois même des choses que Will aurait préféré ne pas entendre. Et en ce moment, il devenait intarissable sur la trop grande hospitalité des autres survivants de ce camp et ça n'était peut-être pas drôle à ses yeux, mais l'ingénieur se marrait bien, en tout cas. Elias avait parfois un peu de mal avec ses plaisanteries, il s'enflammait rapidement et... Mieux valait en rire qu'en pleurer, pas vrai ? Et puis, ce petit côté prétentieux que le soldat avait souligné plus tôt, il le voyait beaucoup mieux maintenant. Enfin, qu'importe. Assez incroyablement, malgré quelques sujets sensibles effleurés légèrement, l'ambiance restait incroyablement légère et cela devait bien faire au moins dix minutes que les deux hommes se tenaient à distance l'un de l'autre. Ils parvenaient donc à réussir le miracle de se parler sans créer de drame. Encourageant. Will profita donc de ne pas avoir déclenché de nouvelle dispute pour demander à voir l'endroit qu'Elias préférait dans ce camp et, dès que le soldat l'y invita, il abandonna l'adorable Gladys à son sort pour continuer de s'enfoncer dans le parc plongé dans le noir. Ils marchèrent un moment, jusqu'à déboucher au bord du lac. « Très sympa en effet. » commenta simplement Will avant de venir s'asseoir près d'Elias sur le tronc mort couché au sol.

Un presque rire brisa le mutisme du jeune homme alors que le soldat faisait remarquer à quel point cet endroit était parfait pour conclure et effectivement, il y avait un petit quelque chose qui devait faire de l'effet. La lune qui se reflétait sur l'eau, l'endroit isolé de tout le reste... « Je t'en prie, ne te fiches pas de moi, je vois clair dans ton jeu. » répondit-il sur le même ton. « Mais tu te donne du mal pour rien, quoi qu'il arrive je finirais dans ton lit ce soir. À moins que tu ne veuilles m'obliger à dormir sur le canapé. » Ce qui resterait un confort dont Will ne se plaindrait certainement pas, de toute manière. C'était presque surprenant qu'ils parviennent à tenir si longtemps sans se sauter à la gorge d'une façon ou d'une autre, à tel point que le jeune homme éprouvait quelques difficultés à poursuivre la conversation, de peur d'aborder un sujet qui finirait par être regrettable. Aussi pour un instant, il se contenta de regarder l'eau du lac sans ajouter un mot, sans chercher à forcer la conversation. Et puis, son regard glissa de nouveau jusqu'au visage du soldat et après un instant à le jauger sans rien dire, son sourire en coin refit son apparition et il se décida à reprendre la parole. « Sans rire, c'est comme ça que tu t'y prenais avec les femmes ? Ça m'intrigue, dis-moi à quoi ressemblait le Elias dragueur, je ne suis pas convaincu que j'aurais l'occasion de le voir un jour. »

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 10:31
Si on réussissait à ne pas se manger pendant un certain temps ca serait un miracle. A vrai dire, je n'avais pas réfléchi en l'amenant ici. J'avais réalisé qu'après qu'il pouvait se passer quelque chose. Il voyait clair dans mon jeu ? Me tournant vers lui pour deviner son visage grâce à la lune, je laisse un léger sourire se dessiner sur mes lèvres lorsqu'il affirmait que je me donnais du mal pour rien, quoi qu'il arrive il finirait dans mon lit ce soir, à moins que je ne l'oblige à dormir sur le canapé. Secouant légèrement la tête, je soufflais, « Je sais pas si t'as remarqué mais j'ai pas de canapé, je l'ai refilé quand on a essayé de me le raqueter. », premier point avant de regarder à nouveau l'eau. Oui il finirait dans mon lit ce soir... Ce qui voulait dire qu'il restait se soir ? Fronçant légèrement les sourcils, je n'attendis pas de laisser le doute me prendre pour souffler, « Mais t'as vu clair dans mon jeu, je suis déçu. ». Ce n'était pas tant qu'il reste dans mon lit ce soir qui me dérange, c'était le fait que l'on dorme ensemble. Tout à l'heure on avait fait une sieste, rien de plus, là... Il s'agissait de dormir, réellement. Ca n'engageait à rien si ce n'est sentir l'autre, se réveiller en le voyant. Mais c'était sans sous entendu, on dormait depuis la nuit des temps avec des gens, cela ne voulait pas dire qu'on voulait plus. Sinon je serais passé pour un pédophile vu le nombre de fois ou la petite que je n'avais pas su sauver s'était endormi contre moi. Mais là encore c'était autre chose. Le silence retomba un instant, me permettant de fermer les yeux pour profiter d'un calme éphémère que Will brisa bien rapidement pour demander quelque chose qui me prit légèrement de court. Comme ça que je m'y prenais avec les femmes ? Il était intrigué, il voulait savoir à quoi ressemblait le Elias dragueur, car il n'était pas convaincu de le voir un jour. En même temps... Il était préférable que je n'engage rien. Tout comme je ne lui démontrerais pas comment je pouvais être de la même façon que pour mon arrogance. Juste pour éviter ce qui pourrait éventuellement se passer. « T'as déjà fini dans mon lit, du coup tu connais mon talent fou non ? », demandais-je avec le sourire, cherchant à chasser ce qui serra légèrement mon estomac.

Détournant mon regard vers le lac, je pris une grande inspiration avant de lui confier, « Sans chercher à être arrogant, j'ai jamais eu besoin de faire grand chose en fait... Bon après je me tapais que des femmes superficielles, qui s'arrêtaient au : t'es capitaine de l'équipe de basket, t'es champion de tir à l'arc, t'es prit à Harvard... Je puais un peu la réussite facile et le fric au lycée, donc j'ai aucun mérite. ». Je n'avais d'ailleurs pas touché un arc depuis longtemps, je me doutais ne pas avoir du perdre tant que ça, mais ca devait bien faire dix ans que j'étais avec des armes à feu et plus avec un arc... Il faudrait peut-être que je m'y remette, juste en cas de soucis, c'était toujours bon à prendre. « Et après, je sais pas, tu trouvais une femme dans un bar, tu lui payais un verre et après tu laissais faire. En fait j'ai strictement aucun mérite et aucune technique. », et pour prévenir des questions éventuels sur ce qu'il avait déjà plus ou moins apprit, ou du moins pour être complet. « Et j'ai pas dragué non plus la femme avec qui j'étais fiancé. C'était ma meilleure amie, et nos parents nous ont fiancé pour la préservation du gêne Japonais… », concluais-je dans un sourire. Je ne savais pas à quel moment ils avaient réussi à se persuader qu'on aurait déjà pu coucher ensemble et en plus vivre ensemble. J'espérais pour elle qu'elle soit partie depuis longtemps au fond, qu'elle n'est pas à vivre ça. Quoi qu'il en soit, je n'aurais rien à lui montrer car il n'existait rien. « Quelque chose me dit que tu devais être plus doué que moi. », avec son sourire à la con qui avait réussit à me faire virer gay d'ailleurs.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 11:27
Se mordant la lèvre pour retenir un rire, Will arqua un sourcil. Alors oui, techniquement, s'ils avaient fini dans un lit, ce dernier appartenait bien à Elias, mais... « Oui enfin, c'est seulement parce que je n'ai pas de lit à moi. » Mais ça, ils le savaient tous les deux, même avec beaucoup de mauvaise foi, ce n'était pas le genre de détail qu'ils pouvaient nier l'un ou l'autre. Will n'insista donc pas plus que ça, laissant Elias lui expliquer sa technique de drague et c'était franchement décevant. Ou pas vraiment, en fait. Mais ça n'était pas étonnant en tout cas. Le mec à qui tout réussi et à qui tout tombe tout cuit dans la main, c'était quelque chose que Will comprenait bien. Il trouvait cela un peu différent de ce que la petite scène que le soldat lui avait joué tout à l'heure laissait entendre, mais ça collait à l'image du petit crétin qu'il tentait d'imposer. De fait, effectivement, Will devait être un peu plus doué pour ça, il n'aurait pas dit qu'il avait une technique particulière, mais il se révélait doué pour cerner les gens, la plupart du temps. Et pour utiliser tout cela contre eux encore plus. « Eh bien, j'imagine que si j'ai réussi à te faire aimer les hommes alors que t'es si clairement hétéro, je dois effectivement être assez doué. » souffla-t-il, arrogant. Il croyait toujours difficilement à cela, mais après tout pourquoi pas ? En tout cas, il avait sciemment chercher à embrouiller le soldat et il avait obtenu ce qu'il voulait, donc ça devait compter.

« Pourquoi est-ce que tu as laissé tes parents te fiancer de force à quelqu'un alors que tu avais déjà réussi à leur refuser le reste ? » demanda-t-il finalement, observant toujours le soldat sans ciller. Il reprenait peut-être un peu ses mauvaises habitudes, ce désir assez malsain de tout savoir, de comprendre chaque petit morceau d'Elias que ce dernier acceptait de lui donner. Mais il le faisait avec moins de défiance, peut-être. Pour l'instant, il ne cherchait pas à remporter une quelconque bataille, seulement à assouvir sa curiosité, à entrer dans le crâne de cet homme qui parvenait à lui redonner cette envie, perdue depuis un moment elle aussi. « Surtout si tu pouvais avoir qui tu voulais sans trop te fouler... Ça ne devait pas être si compliqué de trouver une japonaise folle de toi à ramener à la maison pour les contenter... » Il déroulait l'histoire dans sa tête en même temps qu'il parlait, esquissant déjà des pistes, des théories, tâchant de deviner la bonne réponse avant qu'Elias ne la lui donne, pour se prouver qu'il parvenait à le comprendre. « Ou bien, tu étais amoureux d'elle et c'était plus simple comme ça ? » C'était la possibilité qui lui semblait la plus simple. Meilleure amie, fiançailles forcées. Tout cela collait très bien. Le fils rebelle prêt à s'engager dans l'armée pour défier ses parents restait sage lorsque, inconsciemment ou non, ils lui donnaient exactement ce qu'il voulait sans trop savoir comment l'obtenir, sans oser peut-être.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 12:12
Il était pas en train de sous entendre que je n'aurais pas pu l'attirer dans mon lit ? Mais il était vrai que si il avait réussi à me faire tomber sans problème dans ses bras, c'était qu'il était plus doué que moi. Toutefois, la façon de le dire, l'arrogance, « Tu vas me le ressortir toute ma vie avoues ? », je parlais bien d'être clairement hétéro. Il l'avait dit comme je l'avais dit. Il se foutait de moi le petit con. Après il avait réussi à avoir ce qu'il voulait, dans un sens il pouvait bien non ? Et puis il posa une question que trahissait sa curiosité maladive. Pourquoi avoir laissé mes parents me fiancer de force si j'avais déjà su dire non ? Gardant le silence, je réfléchissais plus que je n'aurais du pour lui répondre. Et le silence du le forcer à reprendre. Et donc à affiner sa question. Je pouvais avoir ce que je voulais, ca ne devait pas être si compliqué de trouver une japonaise folle de moi à ramener à la maison pour leurs faire plaisir. Ca se tenait, et j'avais peur de comprendre aussi pourquoi j'avais fait ça. Entre ce qui s'était passé et ce que j'avais lu... Secouant la tête à ses derniers mots, je répondis presque aussitôt, « Elle était une soeur, je l'aimais, on se le disait, mais c'était pas de l'amour comme tu l'entends. ». Je ne l'aimais pas comme on devait aimer sa femme. Je lui étais fidèle en amitié, mais je ne l'aurais pas été pour le reste. « Tu peux vraiment pas te retenir avoues ? », soufflais-je simplement, me donnant le temps de répondre. Je lui répondais aussi, c'était ma faute, mais là, étrangement il était pas vraiment intrusif, je me sentais pas obligé de répondre non plus. Du coup, dans le fond ca devait m'aider à accéder à ses demandes. A ne pas me braquer, à moins que l'idée que je sois juste trop stupide pour ne pas comprendre qu'il n'y avait aucune ambiguïté m'avait ouvert les yeux. Je n'en savais rien.

« J'ai jamais été heureux en couple, surtout... », commençais-je. Coucher oui, mais en couple non. Je n'étais pas à l'aise avec elles. « Et puis c'était bien comme ça, j'avais aucun compte à lui rendre, on devait juste faire semblant devant les parents. Moi je pouvais continuer à me taper des femmes et elle aussi d'ailleurs. », Lucy étant bi, j'étais la couverture parfaite. Je me remettais à réfléchir, un peu trop surement. Je ne m'accrochais à aucune femme avec qui ça allait et au lit et dans le couple. « Je me demande si j'aurais pas du me poser des questions à l'époque en fait. », soupirant légèrement amusé. C'était con, mais toute cette histoire était peut-être la preuve que j'étais pas si hétéro que ça. Même si jusqu'à Will, je ne m'étais jamais posé la question. Lucy avait eu plus de force que moi sans doute. J'étais libéré, mais pas autant qu'elle. Je suppose que la couverture nous allait bien à tout les deux. On avait pas à mentir en simulant des sentiments. On savait qu'on n'était là que pour l'image. Me tournant finalement vers lui, je lui demandais, « J'ai l'impression que tu te vois pas vraiment à quel point des parents Japonais c'est compliqué. Les Asiatique de base c'est quelque chose, mais les Japonais... On se pense au dessus des autres bridés. ». Si j'en rigolais ici, c'était pourtant vrais, il n'avait pas idée de combien j'avais du composer pour eux. Je les aimais, quoi qu'on en dise, mais la pression était bien plus grande chez moi qu'ailleurs. Même à l'armée j'avais pas eu ça.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 12:41
Pas d'amour, donc. Sans l'admettre, Will sentit une petite pointe de déception le piquer légèrement. Il se trompait, donc et une fois de plus, Elias parvenait à le surprendre, à lui montrer aussi qu'il ne savait pas tout sur tout et c'était vraiment agaçant comme habitude. D'autant plus agaçant, d'ailleurs, que Will se surprit à penser qu'un jour ou l'autre, ça n'arriverait plus, qu'il saurait réellement tout et ça... Non, mieux valait ne pas entrer sur ce terrain-là. À la place, l'ingénieur se força à se concentrer de nouveau sur ce que lui racontait le soldat. Il devenait un peu plus bavard à chaque fois ou c'était seulement une impression ? Non pas que le débit de parole augmentait réellement, mais plutôt que pour une fois, Elias parlait d'un sujet relativement personnel sans donner l'impression d'être sur le point de refroidir encore l'ambiance, généreux en détails et en explications sans que Will n'ait besoin de le pousser plus loin. Même s'il avait effectivement souligné que l'ingénieur ne pouvait décidément pas s'empêcher de vouloir tout savoir, ce qui était vrai, il ne s'imaginait pas s’arrêter un jour de poser des questions chiantes, mais au moins... Ils discutaient. Sérieusement. Sincèrement. Sans arrière-pensée, sans imposer de trouble quelconque. Un vrai petit miracle. C'était même assez agréable, à vrai dire.

« Effectivement, je dois admettre que je ne sais pas tellement ce que ça fait de vivre dans une famille japonaise. Au-delà des clichés habituels, bien sûr, mais... » Il fit une pause, légère, courte, qui rendirent les mots qui suivirent peut-être un peu plus sérieux et éloquents qu'ils ne l'auraient du. « Tu m'as l'air finalement beaucoup moins stéréotypé que je ne le croyais. » Il n'était pas le gentil petit soldat droit dans ses bottes et aveuglément patriote et rien que ça, c'était encore un peu difficile à avaler pour Will. Plusieurs fois, il s'était trompé en croyant comprendre des choses sur le soldat, plusieurs fois, il avait été étonné d'en apprendre d'autres, alors... Il cherchait à comprendre, tout simplement. À se forger une image plus proche de la réalité. Comme il l'aurait fait avec n'importe qui, bien sûr. Bien sûr. « Tu n'as jamais été amoureux, alors ? » demanda-t-il tout à coup, toujours de ce ton pourtant très égal d'une conversation détendue. Parce qu'au final, Elias insistait beaucoup sur ses très nombreuses conquêtes, aujourd'hui. Mais il n'avait jamais fait mention d'une envie de se poser et pour qu'il ait été prêt à épouser une femme qu'il n'aurait pas eu envie de se taper... C'était un peu triste, non ? Non pas que cela touchait réellement Will d'une quelconque manière. Pour le coup, il s'en fichait sincèrement. Mais c'était le genre d'expérience qu'on vivait tous, ne serait-ce qu'une fois et pourtant, le discours que tenait le soldat sur son passé avec les femmes continuait de manquer au moins un peu d'un attachement sérieux. Et étonnement, en posant cette question-là aussi, Will ne craignait toujours pas de mettre les pieds dans le plat. Il fallait croire que leur petite mise au point portait ses fruits, après tout.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 13:33
Il reconnaissait qu'il ne savait pas trop ce que cela faisait de vivre dans une famille Japonaise, si ce n'est ce qu'on pouvait dire des clichés finalement. Je ne pouvais pas l'en blâmer entre nous, il était difficile de saisir les enjeux finaux de chaque famille. Ça dépendait beaucoup de ce qu'ils voulaient faire. Même si au fond, les clichés n'étaient pas si absurdes, tirant leurs idées de choses concrète. Et puis, il affirma que je n'avais pas l'air si stéréotypé qu'il le croyait et la je ris, réellement, de bon coeur. C'était vrai que j'avais tendance à dresser des murs depuis plusieurs moi, à me lisser pour ne laisser personne réussir à s'accrocher. Mais au dela de ça, il y avait quelqu'un. « Merci... Je crois. », soufflais-je en essuyant une larme qui avait voulu glisser sur mon visage après de telle révélation. L’ambiance n'était pas lourde, c'était étrange entre nous. Je n'allais pas m'en plaindre, mais j'avais l'impression de découvrir une nouvelle façon de communiquer avec lui. Et ca faisait étrangement du bien de se dire que je pouvais rester à côté de lui sans que tout ne sois que charnel. Certes c'était le plan, le contrat, mais ne pas avoir un mur... Je préférais. Et puis la question. Je n'avais jamais été amoureux. C'était un peu dramatique non ? Mais c'était tellement le cas. Baissant les yeux, non pas par gêne mais pour éviter de rentrer dans ce genre de détaille en le regardant droit dans les yeux je lui répondis. « Hors mis à Lucy, ma meilleure amie, j'ai même jamais dit je t'aime, même pour obtenir quelque chose. », et pour Lucy, c'était purement fraternel, sans le même sens que pour d'autre. Haussant légèrement les épaules, je repris, « J'ai pas été élevé pour aimer quelqu'un. Mes parents ne me l'ont même jamais dit. L'ultime preuve d'amour était un : Je suis fier de toi Elias. Ils ne m'ont jamais prit dans leurs bras, jamais fait réellement de cadeau. J'avais le droit à des livres, à un ordinateur ou un portable, mais c'était pour travailler. Du coup de base, j'étais pas le genre à prendre dans mes bras, à embrasser l'autre sur le crâne et j'en passe. Parce que pour moi c'était pas naturel, c'était pas un comportement que je connaissais. », expliquais-je dans un premier temps pour le remettre en contexte. Je n'avais pas été élevé pour aimer.

« On attendait pas de moi que je sois heureux, mais que je réussisse, car la réussite c'était tout avoir et donc heureux pour eux. Leur dire que je me cassais à l'armée pour sauver des gens c'était pas une réussite. C'était un échec, car je n'avais aucun mérite, aucun moyen de sortir du lot pour eux. Donc une perte de temps. », ils n'étaient pas méchant, simplement sévère. Ca faisait la différence. « Du coup j'ai jamais ressenti le besoin d'aimer quelqu'un, encore moins d'être amoureux, et si je sais être généreux, c'est vrai que j'ai du répondre quelque chose comme : OK, à pas mal de fille quand elle me disait je t'aime pleine d'espoir. », se dernier point me fit secouer la tête. C'était compliqué à saisir sans doute, à comprendre. On savait que le monde se définissait au travers de rencontre, que les gens se sentait obligé de dire qu'ils étaient en couples, qu'ils s'aimaient. C'était pas mon cas. Alors ça expliquait aussi pourquoi j'étais rapidement mal à l'aise lorsque je me surprenais à avoir des attentions particulière pour lui ou quand il en avait. « Mais à en croire ton étonnement, je devine que tu l'as été toi ? Je me trompe ? », amour de jeunesse sans doute, qui ne durait pas, comme le reste en fait. Si s'attacher à des gens pouvait faire mal, aimer devait détruire.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 14:21
Assez étonnement, ce fut bien un sourire qui restait collé aux lèvres du jeune homme alors qu'une fois de plus, il obtenait une réponse plus que détaillée à une question si brève et si simple que celle qu'il avait posé. Le soldat cherchait-il à se justifier ? Étrangement, Will avait le sentiment que non, mais étant qui il était, c'était la seule façon dont il parvenait à voir les choses. Et s'il ne comprenait pas réellement ce que lui disait Elias sur sa famille, sur la manière dont on l'avait habitué à rester assez froid finalement, il appréciait au moins d'avoir une vision plus précise de l'homme. Malheureusement, une fois de plus, ça ne lui parlait pas tellement. Si ses parents pouvaient repasser niveau attention, ils s'étaient toujours montrés particulièrement attachés à leur fils, peut-être même dans l'excès parfois. Will avait été élevé dans l'idée qu'il était la personne la plus merveilleuse au monde, clairement. De l'affection, il en avait eu et une facilité à exprimer ses émotions aussi, simplement il avait fui ce genre de schéma, peut-être justement à cause d'un trop plein. Tout ça s'expliquait autant pour l'un que pour l'autre, dans le fond. Mais le résultat restait le même, la réponse finale, simple restait un non. Non, Elias n'avait jamais été amoureux et Will trouvait cela un peu dingue, un peu effrayant, un peu triste. « C'est pas censé être quelque chose qu'on choisit, mais plutôt qui nous tombe dessus, tu sais. » souffla-t-il finalement, légèrement effaré d'entendre que le soldat n'avait jamais « ressenti le besoin » d'aimer.

Bien sûr, pour une fois, il fallait qu'Elias se décide à lui retourner la question. Il le faisait rarement sur la plupart des sujets, mais quand ça concernait quelque chose dont Will aurait pu avoir envie de cacher, là, il y avait du monde. Un nouveau de ces petits rires discrets et à peine audible qu'il sortait souvent perça le silence, tandis qu'il détournait enfin les yeux du soldat pour regarder l'eau. Il croisa ses doigts, peut-être un peu moins serein à l'idée de se confier, mais pourtant, il conservait ce ton détaché lorsqu'il se lança quand même. « Deux fois, je pense. » souffla-t-il très simplement, le temps de décider s'il avait l'intention de se montrer aussi loquace qu'Elias ou non. Et puis, il réalisa que ça allait, en fait. Pas que ça lui était totalement égal, mais presque. Ce passé semblait trop lointain à voir sa vie aujourd'hui pour qu'il en soit réellement affecté, alors... « La première fois à la fac. C'était mon tuteur en fait, il avait quelques années de plus, on a tout de suite accrochés et ça a duré presque deux ans. Mais disons que je n'étais pas très mature à l'époque et que je me laissais vite déconcentrer. Je l'ai trompé plusieurs fois, pas vraiment que ça n'allait pas entre nous, juste que je pouvais le faire, tu vois ? Bref, il cherchait un truc plus sérieux, j'étais pas vraiment prêt, on se prenait la tête sans arrêt, mais on finissait toujours par revenir l'un vers l'autre et puis... Il en a eu assez de supporter mes conneries, je suppose. » Une première histoire dont Will s'était assez bien remis finalement. Peut-être pas sans quelques casseroles, mais il était jeune et tout était plus facile à oublier à cette époque.

« La deuxième fois... » Une nouvelle pause, le regard qui s'échappa encore une fois, pour venir se poser sur le sol entre ses pieds cette fois. Là, il n'était pas certain de s'en être réellement remis, mais les circonstances n'aidaient pas non plus. « C'est un peu plus récent. Encore un homme plus âgé, à un poste important. Faut croire que j'ai un style. Et j'avais assez de plomb dans la tête pour faire les choses bien, cette fois. Mais... Eh bien, fin du monde, fin de l'histoire. » Quelques souvenirs affluaient dangereusement et pourtant, ils n'avaient rien de désagréables. Peut-être que l'ambiance de cette conversation jouait un peu, aidait Will à relativiser et à ne pas tout prendre comme un drame. Peut-être qu'il commençait tout doucement à passer à autre chose, aussi, même si cette possibilité peinait encore beaucoup trop à s'imposer à son esprit. Et même s'il l'aurait sans doute fallu pour éviter de créer un nouveau froid, il n'arrivait pas non plus à se sortir assez de ses pensées pour relancer la conversation sur un sujet totalement différent.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 15:15
Pas quelque chose qu'on choisissait, je voulais bien le croire, je voulais bien imaginer que ça tombait comme ça sans prévenir, mais quand on était pas prêt, quand on ne connaissait pas, je suppose qu'on rejetait tout, qu'on refusait d'accepter, de comprendre ce qui se passait. Je suppose qu'on trouvait toute les justifications du monde pour croire que c'était faux. Qu'on refusait de croire en ce qui nous arrivait. Qu'on se cachait derrière des évidences... Je supposais, après ce ne m'était jamais arrivé... « Je crois pas trop aux coups de foudre, du coup j'ai jamais du être très récéptif. », déclarais-je pour me fermer moi-même la porte. Quoi qu'il en soit, j'avais retourné la question et inconsciemment je m'attendais a ce qu'il me dise : une fois. Expliquant sans doute qu'on s'était foutu de lui et que depuis il était incapable d'aimer ou un truc du genre. Sauf que ce ne fut pas le cas. Il avait aimé deux fois. La première à la fac, un tuteur, plus âgé. Ils avaient accrochés, et ça avait duré presque deux ans. Mais il n'était pas mature, il se laissait distraire et il avait fini par le tromper plusieurs fois. Et il ne l'avait pas fait car ca n'allait pas, simplement pour le faire. Finalement il y avait eu une divergence d'opinons. Will ne voulant pas quelque chose de sérieux, du moins ne se sentant pas prêt pour ça, ils avaient fini par se prendre la tête et bien qu'ils se retrouvent à chaque fois, l'autre en avait eu marre et ca s'était arrêté là. Sincèrement je m'attendais pas à ce qu'il parle, et qu'il soit vrai dans ses propos. Je m'attendais à une réponse bateau pour ne pas s'exposer, mais pas cette fois. Quand à la deuxième fois, il sembla un peu moins détacher. Et ce qu'il expliqua me confirma tout ça. Plus récent, un homme toujours plus âgé, un poste important... Il avait clairement un style qu'il préférait, pour sur, mais passons. Je préférais éviter de penser que j'en étais l'équivalent. Car j'étais en effet plus âgé, si au sein de l'armée mon évolution avait été freiné, à Fort Hope j'étais un des cinqs bras droit de Logan, ce qui me laissa une image bien étrange entre nous. Mais passons. Mais j'avais pas le reste, c'était certain. Quoi qu'il en soit pour lui il avait eu assez de plomb dans la tête, mais cette fois-ci, la fin du monde avait poussé la fin de l'histoire. « Désolé. », soufflais-je simplement en baissant les yeux. Je le pensais vraiment, même si je ne connaissais pas, je savais que si... Lucy me manquait. Tous ceux dont l'avenir étaient incertain me manquait. Lucy, Azia pour ne citer qu'elles. La dernière ayant survécut aux premiers mois, mais ayant fini par disparaître, me laissant sans nouvelle aujourd'hui.

« Réponds pas si t'as pas envie, on changera du sujet si tu préfères, mais… », commençais-je en le regardant. Je savais que je pouvais faire voler le calme apparent en éclat. « Je sais que c'est différent et qu'il y a pas de norme, mais c'est comment, enfin ca fait quoi d'aimer quelqu'un, comme ça ? Pas juste fraternellement ? », car c'était la seule preuve d'amour que je connaissais pour le reste, je savais ce qu'on lisait. Mais j'avais aucune preuve. Je n'en savais rien. Détournant les yeux, je préparais la fuite éventuelle pour pas que la panique nous gagne. « Sinon on peut aussi parler de tout les trucs bizarre que j'ai vu ici. », des thèmes plus légers, sur la vie, la vie des autres, avec aucun rapport sur nous. J'aurais du dévier le sujet de suite, pas prendre le risque de remuer un couteau dans une plaie déjà bien ouverte.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 15:56
Le petit désolé soufflé par Elias ramena l'ingénieur à la réalité assez brusquement et il releva les yeux pour le regarder, réalisant qu'il avait arrêté de parler sur une note peut-être pas si joyeuse que cela vu de l'extérieur. Pourtant, il ne se sentait pas plus mal pour le moment. Il avait parlé d'une chose très personnelle, c'était assez rare pour être souligné, mais pas un si grand drame. Il haussa tout de même les épaules, rejetant les excuses du soldat et afficha un sourire pour bien signifier que ça n'était pas grave, que ça n'était pas une raison d'alourdir de nouveau l'atmosphère en tout cas. Pourtant, Elias lui semblait un peu plus tendu. Hésitant en tout cas, puisqu'il prenait la peine de préciser que Will était libre de ne pas répondre à sa prochaine question. Comme s'il allait se sentir obligé de confier quoi que ce soit, non mais vraiment ! Mais pour le coup, la question l'intriguait et il commença peut-être à paniquer un tout petit peu en réalisant que si Elias lui posait davantage de questions sur l'histoire qu'il venait de raconter si brièvement, il allait manquer de préparation pour les mensonges qu'il sortirait. Sauf que ça n'était pas ça, pas tout à fait en tout cas. Et la vraie question était peut-être encore plus difficile que de dire la vérité sur cet homme ou d'improviser des mensonges pour ne pas avoir à en parler. Il aurait pu fuir, prendre la porte de sortie que lui proposa presque aussitôt le soldat, mais il fronça simplement les sourcils un instant, signe de la réflexion intense qui se lançait dans son crâne.

« C'est... étrange. » souffla-t-il après un moment de silence. Son regard s'était échappé de nouveau, pour se poser quelque part derrière l'épaule d'Elias, mais plus parce qu'il réfléchissait que dans une tentative de fuite. « Tout à coup, le monde entier se met à tourner autour d'un seul point, d'une seule personne. Tu ne le réalises pas forcément au début, c'est seulement tes pensées qui se tournent sans arrêt vers elle, pour un rien. À son sourire, à ses défauts, à chaque petit détail qui justifie ou non que tu n'arrives plus à te la sortir de la tête. » Il n'avait pas fait attention, vraiment pas, mais avait finalement retrouvé le regard d'Elias alors qu'il poursuivait. « Tout ton univers change, tout devient tellement plus... agréable. Coloré. Et puis, tu changes toi aussi. Ton cœur se met à battre plus fort quand tu la vois, tu te surprends à sourire plus souvent, à ressentir ce vide totalement inexplicable quand elle n'est plus avec toi. Et t'as l'impression d'être à ta place quand t'es avec elle. D'être toi-même, pour la première fois depuis toujours, même si c'est pas le cas, même si t'as déjà ressenti ça avant. C'est juste différent. » C'était, assez paradoxalement, la question la plus difficile qu'on lui ait jamais posé et celle à laquelle il répondait le plus facilement. Il arrivait presque à le sentir réellement. Un an, ça n'était pas si long après tout, certainement pour ça qu'il parvenait à toucher la sensation du bout des doigts en ce moment. « C'est un peu stupide, à vrai dire, mais même si ce n'est pas la première fois de ta vie que tu ressens ça, t'as vraiment l'impression d'avoir trouvé la personne qu'il te fallait. Celle qui arrive à t'inspirer confiance, à faire monter la pression d'un seul regard, à te rendre incroyablement heureux ou profondément malheureux d'un seul mot. Tu te sens en sécurité et apaisé tout en ayant cette envie de te battre, de remuer ciel et terre pour elle, de te dépasser aussi, de changer pour devenir meilleur. »

Les mots commençaient à lui manquer et il s'arrêta là, alors qu'il n'avait pas l'impression d'avoir réellement donné à Elias l'explication qu'il voulait. Un mot, ça contenait un pouvoir important, il le savait, il vivait avec cette philosophie depuis bien longtemps. Mais pour le coup, ils ne suffisaient vraiment pas à exprimer ce que ça pouvait faire d'être amoureux à quelqu'un qui ne l'avait jamais vécu. Et puis, il commençait à régner une tension un peu trop lourde à porter, aussi. « Enfin, bref... » Il détourna le regard précipitamment, se frottant brièvement le visage. « Champion de tir à l'arc, hm ? »

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 16:29
Il aurait pu fuir, ne pas répondre, mais à la place il répondit. C'était étrange... Je voulais bien le croire, car à mesure qu'il s'expliquait, je me sentais de plus en plus fébrile. Comme si ses mots pouvaient donner un sens à ce qui se produisait d'illogique. Sauf que voilà, ca n'avait aucun sens, et je n'avais aucune idée sur ce qui pouvait justifier tout ça. J'avais baissé les yeux, conscient qu'il avait parlé de quelque chose qui me dépassait bien et qui pourtant me faisait écho. Un écho incertain fébrile, mais présent. Le silence retomba, laissant mon esprit monter en pression. Je pensais le mettre mal à l'aise lui, mais ce fut moi qui céda. Un univers qui change, penser sans cesse à la personne... C'était par gentillesses que j'avais prit les bouquins, rien de plus. C'était un humain, j'étais un soldat, je devais protéger ceux qui ne pouvait pas le faire... Lorsqu'il reprit, je ne réagis pas tout de suite. Pas plus qu'à sa question. Il me fallut quoi. Une, deux, trois secondes avant qu'elle ne fasse son chemin jusqu'à mon cerveau pour me forcer à me reprendre. Secouant légèrement la tête, je soufflais ma réponse, « Champion de Californie pendant 6 ans, et pendant six ans je me suis fait fumé par un putain de New Yorkais aux Nationales. », j'avais fini par me redresser, souriant enfin. La vague était passé. Il y avait toujours ce sentiment étrange au fond de mon esprit, mais je n'allais m'y arrêter. Je n'allais pas écouter, pour mon bien, parce que je nous replongerais dans le même cycle d'angoisse. « Ca et le Judo c'était mes bêtes noir. Autant le Kando, j'allais pas en compétition, mais me faire battre à un point par ce mec à chaque fois... Autant Judo j'étais nul, mais ça… », j'étais mauvais perdant, et je n'aimais pas non plus me dépasser entre nous. Enfin me dépasser... Disons que je ne sortais pas de ma zone de confort. Et c'était bien comme ça. Mais me faire battre, c'était bien les echec que j'avais prit personnellement. Contrairement aux études ou là, je m'en fichais un peu. Mais là non, il y allait tranquillement, comme à chaque fois et pourtant, il me battait. J'étais meilleur en régionale pourtant... Soupirant alors, je me dis qu'il était inutile que je m'en agace, ce n'était pas le sujet.

« Maintenant j'ai du tellement perdre, je suis même pas sur de savoir encore bander correctement. », fermant alors les yeux, je me tournais vers lui dans une grimace étrange. « Je parle bien de l'arc hein. Pour le reste, tu sais parfaitement que j'ai pas de soucis. », une simple confusions de mot me fit me sentir con, vraiment, mais en même temps, je me sentais suffisamment stupide pour me détendre, pour oublier un peu ces histoires d'amour qui m'avait rendu nerveux. C'était définitivement pas lui le soucis mais comment j'interprétais tout de travers. « Arbalète, arbalète, ou t'avais apprit sur un arc ? », demandais-je alors pour qu'on ne s'arrête pas trop sur mon manque de choix de mot judicieux. En générale, les tireurs à l'arc restait sur des flèches, car passer sur des armes à feu faisait trop perdre, aussi bien en acquis qu'en balle. Alors qu'un carreau, on pouvait en refaire et ils étaient utilisable plusieurs fois.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 17:02
La tentative de changer de sujet fut accueilli sans aucune difficulté, arrachant un soupir soulagé à Will qui essayait très fort de chasser tout ce qui l'assaillait en ce moment, des pensées jusqu'aux sensations. Ils avaient réussi à se parler, sans pression, sans gêne et c'était reposant comparé à tous les moments de tension qui parvenaient à s'installer si rapidement entre eux. Foutre tout ça en l'air maintenant restait la dernière chose à faire. Sauf que Will peinait à se concentrer sur les paroles d'Elias et il réalisa bien rapidement qu'il n'avait tout bonnement rien écouté lorsque le soldat lâcha qu'il parlait de l'arc et pas d'autre chose. Il cligna des yeux pour essayer discrètement de se rappeler à l'ordre. C'était ridicule, complètement ridicule. Mais tous ces souvenirs avaient ravivé quelque chose et ça se révélait étrangement plus pesant et palpable que Will ne l'aurait imaginé. Et Elias recommençait à être nerveux aussi, ce qui ne l'aidait franchement pas à faire le tri dans ses idées. Il se força quand même à feindre un rire, comme s'il avait suivi quoi que ce soit à la blague du soldat. « Je me permettrais peut-être d'aller revérifier une dernière fois avant de partir, quand même. Juste pour être sûr. » lança-t-il dans l'espoir que la tension parvienne à se transformer en quelque chose d'autre, de plus simple à maîtriser.

Au moins, la conversation semblait vouloir reprendre bon train, même si ça n'était plus aussi fluide tout à coup. « J'ai appris sur un arc, en effet. J'en ai fait quelques années en club quand j'étais ado. » souffla-t-il. Rien de très poussé, comme tout ce qu'il entreprenait à l'époque d'ailleurs. Dès que ça demandait un effort, de l'implication pour progresser, ça se faisait sans lui. « Sans compter que c'est plus pratique et beaucoup moins bruyant que toutes les armes que tu te traînes. » Finalement, il se remit debout et après avoir jeté un rapide coup d’œil à l'eau, se tourna vers Elias. « Il fait un peu froid, on devrait rentrer. » Ça n'était pas tout à fait vrai, du moins il n'avait pas spécialement plus froid maintenant que deux minutes plus tôt, mais la nuit semblait bien installée et l'air se rafraîchissait réellement depuis quelques jours. L'excuse n'aurait rien d'étonnant, rien de bizarre. Il conservait son attitude indifférente, il ne s'inquiétait pas de laisser naître un nouveau malaise. Juste retourner se mettre au chaud et poursuivre qu'importe ce qu'était censé être cette soirée là-bas. Où il y aurait de l'alcool, un lit et assez d'intimité pour qu'un rapprochement physique redevienne possible en cas de faux pas. « Et puis on sera plus à l'aise pour que tu me racontes tous les trucs étranges que t'as vu ici si aucun de tes voisins ne peut se pointer tout à coup. » Le sujet ne le passionnait pas tellement, mais s'il y avait de bonnes histoires, quelques rires à la clé, ce serait réellement parfait.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 17:35
Il avait semblé perdu pendant quelques instants, suffisamment pour que je le remarque, bien qu'il ai pu répondre qu'il irait vérifier une dernière fois avant de partir. Juste pour être sur. Secouant légèrement la tête, je lui avais retourné la question, et il avait en effet apprit sur un arc, en club quand il était ado. Et puis, il confia que c'était plus pratique et moins bruyant que tout ce que je pouvais trainer. Je n'entrais pas dans le débat. Je pouvais défendre de loin, lui en silence, tout se tenait. Le regardant se lever, il proposa de rentrer, pretextant qu'il faisait un peu froid, ce qui pouvait en effet se tenir entre nous. Me levant enfin à mon tour, j'avançais vers lui alors qu'il semblait vouloir en savoir plus sur les trucs étranges que j'avais vu ici. Il y en avait un paquet, mais pas toujours super drôle. Marchant donc en silence jusqu'à chez moi, je finis par briser le silence à quelques mètres de ma porte, « Si tu veux tous savoir, le premier soir que j'ai passé dans cette maison a été assez, comique. », même si j'avais passé bien plus de temps à l'infirmerie à tenter de survivre à la balle que j'avais prise. Sans doute aurais-je pu dire simplement Fort Hope, mais je doutais qu'il soit en état. Ouvrant ma porte, je le laissais rentrer, avant de reprendre. « J'avais pas le reflexe de fermer la porte, juste au cas ou je devrais fuir. Du coup la première rencontre que j'ai faite avec les habitants de Fort Hope fut assez magistral. », posant une main sur son bras, je l'attirais contre moi avant de le repousser un peu brusquement, mais pas violemment vers la porte. Laissant son dos épouser le bois avant de prendre possession de ses lèvres avec un empressement pas si simulé que ça. Glissant mes mains le longs de son torse jusqu'à ses cuisses, je m'abaissais légèrement juste le temps de les saisir, le portant alors que je le laissais enserrer ma taille. Retrouvant ses lèvres, je donnais volontairement des coups de bassin lent, assuré, avant de descendre sur sa nuque pour souffler, « En terme de première rencontre, je peux t'assurer que j'ai vu mieux, tout comme je peux t'assurer que la fille, dans ta position a pas aimé me découvrir. ». Ma voix n'était qu'un souffle et cette démonstration, j'avoue qu'elle était inutile, mais il me fallait justifier l'envie que j'avais d'être contre lui d'une autre façon. Comme ça... C'était plus acceptable que de simplement m'approcher. C'était... Cohérent avec mon histoire aussi non ?

Cherchant à me reprendre, je l'embrassais dans la nuque, relachant ses jambes en l'accompagnant toute fois pour que le retour sur terre soit pas si violent. « Plus sérieusement j'ai trouvé des bouquins, j'en ai déjà lu certain, tu veux les récupérer ? ». Reprendre le contrôle, me pas être soumis à lui, a ce qu'il savait faire naitre. Etre maitre de moi-même. Mes mains étaient remonté sur son torse, poings fermés, je m'appuyais légèrement sur lui pour m'aider à décoller sans lui faire mal. J'essayais de ne rien trahir, mais je devais aussi bien lui justifier mes actions qu'à moi. Sinon je passais simplement pour un mec qui avait peut-être exposé trop de chose en peu de temps. Tout comme cette histoire de livre, j'en avais lu au lycée mais sinon, je les avais pas prit pour moi, je les avais prit pour lui, sauf que je ne pouvais pas le dire car cela reviendrait à donner du crédit à la description qu'il avait fait de l'amour. Et je n'étais pas amoureux, je n'étais pas comme ça. Je ne pouvais pas me laisser céder, tenter. Je faisais le grand refusant de me laisser atteindre le problème c'était que j'avais l'impression de tenir un masque. J'avais l'impression qu'au lieu de me dire non, j'essaie de croire que c'était faux, et c'était pas pareil. Toutefois, là devant lui, en sachant que je ne voulais pas qu'il parte, j'affichais un petit sourire en coin, mais aussi agaçant, charmant, arrogant, rayez la mention inutile, que lui, mais tout de même.

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In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]
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