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 In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]
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Will Kaneki-BurbankAdministrateur
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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 18:30
Toujours pas très concentré, Will entra dans la maison en écoutant vaguement le soldat se lancer dans ses petites anecdotes sur la vie en banlieue chic post-apocalyptique. Il s'attendait à des scandales sexuels principalement, probablement parce que c'était tout ce qu'on voyait sans arrêt à la télé dans ce genre d'endroits, donc autant dire que ça ne le passionnait pas tellement. Et puis, s'intéresser aux gens de manière générale, ça n'était pas vraiment dans ses habitudes, il fallait bien l'admettre. Les visages lui échapperaient, l'intérêt avec eux. Mais peut-être aurait-il du suivre plus assidûment, puisqu'il fut réellement surpris de se retrouver si soudainement plaqué entre la porte et le corps d'Elias à peine eut-il fait deux pas dans la maison. Et qu'il ne comprenait pas bien l’enchaînement de tout cela. Quoi que ça ne le perturba pas tellement, au contraire, son sourire en coin revenant rapidement, trop vite masqué par les lèvres du soldat contre les siennes. Il ne s'arrêtait jamais celui-là ou quoi ? Cela dit, Will se laissait gagner assez rapidement lui aussi, surpris mais pas mécontent de se retrouver tout à coup dans cette position, son corps se réveillait lentement. Tout au contraire de son cœur qui s'enflammait à toute vitesse, lui. L'excitation revenait aussi, portée par les gestes et par les mots du soldat dont il se laissait abreuver sans l'empêcher. « Peut-être qu'il y a quelque chose dans l'eau ici, qui vous rend tous complètement intenable. » souffla-t-il finalement, appuyant l'arrière de sa tête contre la porte pour qu'Elias ne loupe rien de sa mine moqueuse.

Tout doucement, Will retrouva le sol et le calme, légèrement, tandis que l'homme lui proposait d'emprunter les livres qu'il avait vu dans sa chambre un peu plus tôt dans la soirée. Il glissa ses mains sur les hanches d'Elias, tirant doucement sur ses vêtements pour le garder contre lui. Les livres, il parvenait rarement à dire non, même si pour le coup, son sac commençait à peser un certain poids à force d'en entasser inutilement dedans. « Si tu les as déjà lu, ça me va. » souffla-t-il entre deux baisers. Il remonta ses lèvres jusqu'à l'oreille du soldat et reprit. « Très belle technique pour me faire monter dans ta chambre l'air de rien. Fais attention ou je pourrais m'habituer à ce petit côté manipulateur. » Quoi qu'elle soit parfaitement inutile, il n'était franchement pas difficile à convaincre quand il s'agissait de s'enfermer dans une chambre avec ce mec. Et qu'il doutait aussi que ce soit la raison de cette offre. Il n'était pas difficile à convaincre non plus concernant le geste purement désintéressé du soldat offrant simplement de lui prêter des bouquins qu'il venait de lire. Il aurait pu chercher plus loin, douter de la présence seule de ces livres en premier lieu, mais il se tenait très bien à son plan de ne pas se compliquer la vie pour l'instant. « On y va ? » Aussitôt demandé, Will s'extirpa de l'emprise d'Elias et s'éloigna de la porte. Retirant son pull et son t-shirt au passage, il les laissa traîner sur le chemin et se dirigea tout seul vers les escaliers, sans attendre une quelconque autorisation. Peut-être même qu'il marchait un peu plus vite que nécessaire. Et pourtant, une fois la chambre retrouvée, ses chaussures abandonnées à leur tour et son dos collé contre le matelas, il se contenta simplement de se pencher pour ramasser le premier livre qui lui passait sous la main.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 19:22
Intenable, carrément ? Il avait reprit son expression qui avait tendance à me faire perdre tout sens commun avant de me faire attirer à nouveau contre lui. Si j'avais déjà lu, il acceptait, ouais… Encore fallait-il être honnête c'est ça l'idée non ? Ouais, mais évitons d'y penser. Ce fut à mon tours de sourire lorsqu'il confia qu'il s'agissait là d'une belle technique pour le faire monter dans sa chambre l'air de rien. Me mettant alors en garde sur les habitudes qu'il pourrait prendre, « Je ferais attention la prochaine fois. », soufflais-je non loin de son cou avant qu'il ne s'échappe en proposant d'y aller. Ou ? Mais pas besoin de demander qu'il commençait déjà à retirer ses vêtement les semants sur le chemin. Finissant par le suivre, je montais les marches de l'escalier, remontant le couloir jusqu'à la chambre ou je le trouvais déjà allongé sur le lit avec un livre à la main. Secouant légèrement la tête, je retirais mon gilet, puis mon t-shirt avant d'en faire de même avec les chaussures et tout ce qui allait avec sauf le boxer. Laissons place au doute non ?

M'avançant sur le lit, je me plaçais au niveau de Will, ne m'occupant pas de ce pantalon pour le moment, je m'occupais simplement d'embrasser son torse, lentement, baiser par baiser je remontais jusqu'à son cou, y jouant, le mordant doucement avant de souffler. « T'es patient ou pas quand tu lis ? », j'avoue que je n'avais pas eu cette attitude avec lui jusqu'à présent, le jeu, tout comme la prise en main, j'évitais. Mais j'étais en terrain connu ici, j'avais des choses à étouffer, d'autre à justifier. Et puis, inconsciemment, je pouvais insuffler autant de douceur que je le voulais lorsqu'il était question de jouer, de faire monter la pression. Je cherchais des compromis, des façons d'aborder tout ça, d'appréhender le fait de ne coucher qu'ensemble, sans pour autant se traiter comme des inconnus, sans pour autant se traiter comme des amants. Ses explications raisonnaient toujours dans ma tête, alors que je jouais dans sa nuque. « Histoire de savoir si j'ai une chance de te faire craquer en continuant comme ça ou si il est préférable que je m'y prenne autrement. ». Son contact me rendait dingue, mais il avait raison, de l'extérieur, l'on pourrait croire que j'étais parfaitement incapable de vivre sans contact, sans sexe alors que non… C'était juste de circonstance dans le fond, un malheureux hasard de circonstance qui faisait que je cache de la douceur dans du jeu, que je cherchais sa présence, son corps à lui. Je me laissais griser moi-même par ce que je faisais, par le jeu de ma lame, par l'intonation de ma voix. Par l'assurance que j'avais pour conserver nos échanges de bon compromit en quelque sorte. Je n'arrivais pas à tout expliquer.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 20:48
Le temps que monsieur ne se décide à suivre et à se débarrasser de ses vêtements, Will avait terminé de parcourir rapidement le résumé au dos du livre qu'il avait choisi au hasard dans la pile, ne relevant même pas le nez vers Elias quand il était entré dans la chambre. Il fut quand même forcé de s'arrêter un peu lorsque l'homme s'approcha de lui et qu'un frisson le traversa assez soudainement en sentant le premier baiser se poser sur sa peau. Il éloigna le livre, reposant simplement son bras contre le matelas et, sourire aux lèvres, regarda faire le soldat. C'était agréable, il n'y avait pas de doutes là-dessus, mais Will ne parvenait à s'empêcher de s'étonner d'un tel changement. Elias devenait plus qu'entreprenant, là. Et s'ils continuaient à ce rythme en se voyant régulièrement, autant dire que le jeune homme ne tiendrait pas longtemps. « Sérieusement, faudrait faire tester vos réserves d'eau, ça devient inquiétant. » lança-t-il, moqueur. Il ne reprit pas sa lecture pour autant et il était assez mal placé pour juger alors que le moindre effleurement du soldat résonnait dans tout son corps. Mais s'il ne pouvait même plus être insupportable, ça ne valait plus le coup de vivre.

Finalement, Will lâcha son bouquin et se redressa peu à peu, entraînant Elias avec lui jusqu'à se rasseoir au milieu du lit. Et à son tour, il entreprit de couvrir la peau du soldat de baisers, le long de son épaule jusqu'à son oreille. Il ne capitulait pas encore, même s'il se doutait déjà que ça finirait par arriver. Son propre corps ne répondait que trop bien aux constants assauts du soldat. Il arrivait mieux à se contrôler au bout de la troisième fois, beaucoup mieux même. Mais il ne fallait pas se mentir non plus, il finirait par céder. Surtout vu ce qu'il comptait dire ensuite. « T'essayes encore d'échapper à un truc ou t'en as vraiment envie ? » souffla-t-il à l'oreille du soldat. Il donnait clairement l'impression de chercher les emmerdes, certes. Mais il n'en restait pas moins un fond de sincère curiosité dans ses mots. Leur petit manège, il le connaissait bien maintenant et si l'ambiance était assez tranquille ce soir, Will peinait encore à laisser derrière lui le trouble qu'il avait ressenti près du lac, la nervosité d'Elias ensuite. Peut-être cherchait-il seulement à s'assurer qu'il s'en faisait pour rien, qu'une fois encore, il était seul à avoir capté un moment un peu limite. « En tout cas, j'aurais tendance à dire que je suis très patient quand je lis, mais je suis prêt à te laisser me prouver que j'ai tort, pour une fois. » ajouta-t-il tout de même rapidement. Malgré les apparences, il n'avait pas tellement envie de relancer les hostilités et offrait donc une porte de sortie à son tour. Il ne s'offusquerait pas qu'Elias la saisisse.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mar 9 Jan - 21:34
« T'en bois quand même depuis quelques temps et t'as l'air normal… », soufflais-je en réponse à cette petite pique. Le regardant lâcher son livre, il se redressa pour inverser nos positions, glissant ses lèvres sur mon cou, faisant naitre une fièvre se répandant dans mon sang comme un incendie dans une forêt. Essayais-je de m'échapper ? Ou avais-je envie ? Les deux à présent. Mais je devais réussir à allier les deux, je devais pouvoir lui voler son souffle, sans pour autant m'en prendre à son coeur. Coeur… Pourquoi je pensais ça. « Tu voudrais que je fuis quoi ? », demandais-je alors, sans jugement dans la voix. Souriant légèrement à ses propos je précisais ma réponse, le plus naturellement du monde, cherchant à le convaincre au même titre que moi. « Pouvoir parler, c'est pouvoir traiter de sujet léger comme des moins légers on est d'accords ? », l'interrogeais-je en glissant mes doigts le long de ses bras. Je ne savais pas ce qu'il cherchait à démontrer, pourquoi il avait posé cette question. Seulement, moi, je devais chasser toute les possibilités de chute. De prise de conscience. « On a pas parler des choses les plus joyeuses du monde, je te l'accords, mais j'ai l'air de te sauter dessus pour effacer le fait qu'on a eu une conversation un peu plus profonde ? », Il y avait eu une tension, mais je pensais avoir réussit à faire illusion, les sourires, les rires ce genre de chose qui finalement semblait simple à son contact tant il semblait capable de désamorcer l'enfermement que je m'imposais, mais je ne m'étais pas braqué, et je ferais tout pour limiter cette relation à des discussions et du sexe. On avait parlé de chose d'adulte, d'amour, mais de ses histoires pas les miennes. J'étais humain je ne pouvais pas rester insensible aux peines des autres, alors oui je compatissais, d'une certaines manière, mais je ne m'étais pas arrêté car il ne s'était pas arrêté. Alors oui je changeais d'argument comme de chemise, mais simplement, je ne savais pas la quelle prenait réellement le dessus.

Me dégageant légèrement de son emprise, je me reculais suffisamment pour pouvoir le regarder. « Après si tu te sens pas à cause de la fatigue, de la route ou simplement car tu veux te poser je comprendrais », à aucun moment je parlais de l'hypothèse qu'il ne veuille pas pour préserver quoi que ce soit. Je lui donnais des portes de sorti acceptable au vu de la situation. Des trucs que l'on pourrait comprendre sans associer ça à un geste d'affection. Quelque chose me demandant de devoir éprouver un investissement personnel. Le pire dans tout ça, c'était que je retournais la situation vers lui, vers sa décision ou non de continuer. « J'ai fait le moine shaoline pendant cinq ans, je vais pas mourir de devoir prendre mon mal en patience… », finis-je par souffler en le détaillant de façon sans doute beaucoup plus suggestive. Juste pour m'assurer de ne pas être celui qui flanché.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mer 10 Jan - 9:25
L'illusion fonctionnait de mieux en mieux. En tout cas, qu'il se soit montré totalement convaincant ou non, Elias parvint sans trop de mal à motiver Will à ne pas chercher plus loin et à se dire tout simplement qu'il s'en faisait pour rien. Et ça n'était pas nécessaire, il avait bien assez à faire avec ses propres doutes pour s'encombre de ceux des autres, après tout. Il restait bien des incohérences dans leur façon d'agir à tous les deux, mais elles ne pesaient plus grand chose lorsque les lèvres d'Elias venaient brûler sa peau de cette manière et en ce moment, son corps tout entier s'embrasait à chaque caresse. Alors de savoir ce que pouvait essayer de fuir le soldat, s'il donnait l'impression de vouloir échapper à leur conversation, à toutes les questions qu'il posait en ce moment pour s'expliquer, Will n'avait aucune réponse à donner. « J'en sais rien, tu m'empêches de réfléchir. » souffla-t-il donc simplement avant d'inspirer un peu plus fortement. C'était le cas, il disait cela d'un air tellement détaché que ça sonnait comme une blague, mais c'était totalement vrai et totalement inquiétant à vrai dire. Ses doigts frôlèrent légèrement le torse du soldat, mais il s'échappa trop rapidement pour s'inquiéter de savoir si Will voulait s'arrêter là pour ce soir, lâchant au passage une information qui fit écarquiller les yeux au jeune homme.

Quelques secondes, il resta à observer le soldat sans rien dire. Cinq ans, ça faisait beaucoup, non ? Mais bon, ça n'était pas son problème, ça non plus. Et au final, ça faisait son affaire aussi d'être tombé sur un moine, pas vrai ? « Je n'en suis pas si sûr, dans le doute on va éviter de te faire attendre. » Sur ces mots, il se recula jusqu'à s'allonger de nouveau, ses mains sur la taille d'Elias pour l'entraîner avec lui dans sa chute et retourna chercher ses lèvres dès l'instant où sa tête toucha l'oreiller. Il aurait encore bien assez de temps pour dormir plus tard, après tout. Pour paniquer et réfléchir aussi et ce serait largement plus facile en étant seul, de toute manière. Quoi qu'il n'y avait rien dont il ait à réfléchir, en fait, rien du tout. Ça avait été une soirée assez étrange, mais tous les moments qu'ils passaient ensemble l'étaient un peu et à mesure que le souffle de Will s'échappait, cette sensation étrange de passer à côté d'un détail important s'envolait aussi. Il ne s'était jamais montré aussi doué pour être dans le déni que depuis qu'il connaissait cet homme.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mer 10 Jan - 10:20
Dans le doute... Nous nous étions retrouvé bien vite, nos corps s'accordant dans une danse encore inconnu et qui pourtant n'eut pas exactement le même effet. Cette douleur était toujours présente, mais elle avait mué en gêne, disparaissant d'une certaine façon. Laissant place à un plaisir fébrile, mais présent. Je me forçais en quelque sorte à ne penser qu'à son corps comme quelque chose de prioritaire sur le reste, comme quelque chose de vitale. Et lorsque qu'il nous poussa derrière nos ultimes limites, l'atmosphère ne s’alourdit pas. En fait la fatigue nous prit rapidement, nous faisant perdre connaissance, dans le même lit. Je ne peux pas dire que la nuit fut totalement reposante. Sentir une présence dans mon lit me tirant plus d'une fois d'un sommeil ayant déjà pour habitude d'être léger. Pourtant, sa chaleur, le fait qu'il soit là, je me rendormais avec plus de facilité. La tranquillité m'embrassant plus d'une fois me faisant divaguer, me faisant m'approcher régulièrement, jusqu'à ce que ma main me semble brûlante. Ouvrant une nouvelle fois les yeux, j'eus du mal à comprendre, pourtant après de longue seconde, ce qui semblait tenir mon front se révéla être mon dos et la sensation de chaleur sur ma main ne m'indiquait qu'une chose, qu'elle était posé sur lui. Mon inconscient n'avait pas travaillé pour moi, c'était simplement une réaction humaine non ? Celle de chercher l'autre ? Je n'en savais rien, j'avais parfaitement évité toute ma vie de laisser quelqu'un dormir avec moi, sauf Lucy, mais elle, elle dormait ouvertement sur mon torse et l'on ne couchait pas ensemble. M'éloignant de lui, je finis par lui tourner le dos, m'évitant ainsi tout nouveau accident avant de sombrer une nouvelle fois. Jusqu'à ce que le froid ne me prenne. J'avais chaud, en fait, mais j'avais l'impression qu'il manquait quelque chose et lorsque mon bras se mit à chercher Will dans le lit je ne trouvais rien... Me retournant alors, une boule noua ma gorge avec suffisamment de violence, pour me faire me redresser, le coeur battant. J'étais désorienté, avais-je rêvé tout ça ou était-il partie aux première lueur du jour ? Je n'en savais rien, je me sentais simplement tellement assommé par le vide que je ne pus que me lever. Passant mon jean avant d'enfiler mes chaussure pour remonter le couloir, le pas pressant, pas dans la salle de bain, pas dans l'autre chambre... Descendant les escaliers alors que je passais mon t-shirt je le vis, auréolé des premières lumière du jour, relâchant presque aussitôt la pression... J'avais eu peur de quoi exactement là ?

Je n'en savais rien, mes le fait que mes mains soient légèrement tremblantes alors qu'elles accompagnaient mon t-shirt jusqu'à mon jean n'était pas pour me rassurer. J'avais paniqué ? Il devait pas voir que j'avais paniqué... Secouant légèrement la tête pour arrêter de le fixer, la seule explication pouvant justifier ce qui venait de se passer était une vérité, qui ne m'avait pourtant pas prise à ses côtés. « Cauchemar, faut pas faire attention... ». Pourtant, si j'avais été troublé pendant notre sieste, je n'avais rien revécu à ses côtés. J'avais simplement dormi... Me donnant l'impression d'avoir bien plus récupéré avec lui que seul. Finissant pas baisser les yeux, j'essayais de me reprendre, de calmer mon coeur, ma respiration, la peur qui m'avait prise. Si j'avais plus d'une fois revécu le pire pendant mes songes, aujourd'hui, une éventualité m'avait fait paniquer... Même pas un fait avéré. Rejoignant la cuisine pour boire un verre d'eau, je soufflais une bonne fois avant d'avancer à nouveau vers lui. Ne pas compliquer la situation. Ne pas créer de malaise. Simplement agir comme deux personnes pouvant cohabiter, partager des sensations, mais pas d'émotion. Tirant une chaise, je m'assis non loin de lui, finissant par lui demander, « Tu lis quoi ? », j'aurais pu avoir la réponse si j'avais prit le temps de regarder dans la chambre, comme j'aurais pu réaliser qu'il était encore là en regardant ses affaires surement toujours au sol, mais je n'y avais pas spécialement pensé.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mer 10 Jan - 11:05
Un nouveau corps à corps trop intense pour être vrai s'était engagé et avait pris fin aussi simplement que cela. Et, apaisé une fois de plus, une fois de trop, Will avait fini par s'endormir trop rapidement. Sans s'en rendre compte, sans essayer de lutter non plus, il s'était laissé happer par le sommeil dont il manquait cruellement depuis trop longtemps. La sécurité, même si elle n'était qu'une idée, le calme ambiant et l'apaisement d'un nouvel orgasme... Tout cela avait joué considérablement sur son sommeil. La présence d'Elias aussi, la chaleur qui manquait à ses nuits. Même si les deux hommes ne s'étaient pas endormis l'un contre l'autre, le simple fait de partager l'espace suffisait à réchauffer les draps. Il y avait sans doute eu plus que cela, pourtant. Will n'avait pas eu conscience de ce qui se passait, profondément endormi, mais qui ne bougeait pas dans son sommeil ? En tout cas, lorsqu'il avait ouvert les yeux, très soudainement, alors que le ciel s'éclaircissait très lentement, il avait vu le dos du soldat en très gros plan et réalisé tout aussi brusquement que sa propre main reposait sur sa hanche, que la chaleur du soldat irradiait contre sa peau, beaucoup trop proche pour l'ignorer. L'ingénieur était resté comme cela quelques secondes, il aurait voulu prétendre le contraire, mais ça ne l'avait pas fait paniquer de se réveiller ainsi, à enlacer un homme pour qui il prétendait n'avoir aucune affection, rien d'autre qu'un désir apporté par la force des choses. Et puis un désir très différent l'avait assailli et son visage s'était approché encore, jusqu'à ce que ses lèvres effleurent à peine le dos du soldat et qu'il réalise réellement que tout cela était trop normal pour être vrai. Il fallait qu'il se tire d'ici en vitesse. Conclusion évidente d'une envie passagère qui s'était envolée aussi rapidement qu'elle était apparue. Doucement, discrètement,  le jeune homme s'était donc extirpé des draps en prenant soin de ne pas réveiller Elias. Il ne voulait pas d'une conversation au réveil, d'un nouveau moment trop étrange que ni l'un ni l'autre ne serait en mesure de supporter.

Il avait ramassé ses vêtements éparpillés dans la chambre, son sac et le livre qui était tombé au sol au cours de leurs ébats et il avait pris la fuite, retrouvant le reste de ses vêtements sur le chemin, se rhabillant rapidement. Jusqu'à se retrouver debout devant la porte de la maison. Il faisait encore trop nuit et il s'était stoppé d'un coup en se demandant sérieusement si on le laisserait sortir aussi simplement que cela. Elias lui avait assuré que oui bien avant qu'il n'accepte son invitation, mais... Ça ferait forcément étrange qu'un visiteur quitte les lieux à une heure si matinale, non ? Le doute l'avait retenu de faire plus pendant quelques secondes et finalement, il avait abandonné l'idée, se disant qu'il fuirait dès que le soleil se serait pointé pour de vrai. Et, allumant la lumière comme si de rien était, il s'était installé sur une chaise, usant d'une autre pour y poser ses pieds et avait tout simplement ouvert le livre dans ses mains pour se lancer dans une lecture bien trop souvent perturbée par les trop nombreuses pensées qui assaillaient inlassablement son esprit. Il n'aurait su dire combien de temps s'était écoulé lorsqu'Elias déboula assez soudainement dans les escaliers, l'obligeant à relever le nez des pages pour lui lancer un regard surpris, alors que le soldat affirmait avoir été perturbé par un cauchemar. Mais à en croire la teinte de plus en plus claire que prenait le ciel, ça faisait au moins une heure que Will était assis là et il n'avait lu que 150 pages à peine. Il ne répondit rien à Elias qui disparut bien rapidement dans la cuisine sans lui en laisser réellement l'occasion de toute façon et il se replongea dans son livre quelques secondes ou fit semblant en tout cas, jusqu'à voir revenir le soldat pour lui demander ce qu'il lisait. « La voleuse de livres. » répondit-il en cornant le coin de la page pour refermer le livre aussi sec, le laissant sur ses genoux. Il releva les yeux vers Elias, l'observant un peu. L'ambiance lui semblait plus fraîche ce matin, en tout cas, il parvenait à entretenir la conversation avec beaucoup moins d'aisance. La preuve, puisqu'il s'entendit demander : « Bien dormi ? » comme si le soldat ne venait pas de lui dire une minute plus tôt qu'il venait de faire un cauchemar... Fronçant les sourcils une seconde en réalisant sa propre stupidité, Will se mordit la lèvre, s'encourageant silencieusement à se reprendre un peu. « Je devrais peut-être y aller, j'ai assez abusé de ton petit palace, ça va devenir gênant. » Son sourire de petit con avait retrouvé sa place sur ses lèvres, il parvenait au moins à porter son masque sans trop de mal.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mer 10 Jan - 13:04
La voleuse de livre, la voleuse de livre, la voleuse de livre... Ah oui, c'était un livre dont un film avait été fait avant la fin du monde si puis-je dire et si je n'avais absolument pas lu, Lucy m'avait tenu je ne sais pas combien de temps sur skype pour m'expliquer en long en large et en travers combien il rendait justice au livre. Je n'allais donc pas me louper en répondant. « Le narrateur n'est pas commun. », soufflais-je donc en pensant à la mort. Il avait laissé son livre, me regardant avant de me demander si j'avais bien dormi... Oui, merveilleusement bien comparé à l'année qui s'était écoulé. Mais j'avais dit avoir cauchemardé alors je devinais bien qu'il avait posé la question par réflexe, ou pour briser un malaise naissant ? « J'ai connu pire. », essayais-je toutefois de répondre pour ne pas le laisser sur ce sentiment étrange. « Et toi ? », demandais-je en retour. Toute les fois ou je m'étais réveillé, il semblait dormir profondément, sa respiration guidant la mienne, me permettant de retrouver mon calme, de me guider à nouveau vers le sommeil. Quoi qu'on en dise, c'était bien lui, sa présence qui m'avait permit de passer cette première nuit sans tempête. La présence humaine était sans doute bien plus bénéfique en ces temps. Mais bien que j'ai essayé de détourner la simplicité de sa question, il sembla contrarié, suffisamment pour avancer le fait qu'il devrait y aller, avant de retomber dans ses travers en refusant d'abuser de mon petit palace sans que cela devienne gênant. Si j'étais parfaitement honnête, je lui aurais dit : Reste. Simplement car j'avais envie qu'il soit là ce soir, mais comment justifier ça après tous ? Comment lui demander de le faire sans qu'il n’interprète ma demande ? Comment ne pas l'interpréter aussi ? Même moi j'avais du mal à me justifier que le besoin de le garder ici était purement détaché et non important ? Alors laisser retomber le silence alors que lui semblait parfaitement en pleine possession de ses moyens ? Non, j'étais partie une fois sur un mauvais sentiment, je n'allais pas le faire une seconde fois.

« Inutile de te presser après, je vais devoir y aller, mais tu peux continuer à lire ton bouquin, te faire un vrai repas et faire ta lessive. », et avec un peu de chance, le temps qu'il fasse tout ça... Je reviendrais seulement et je pourrais tirer quelques minutes de plus. Même si il risquait de faire nuit et que je ne prendrais pas non plus le risque de le laisser partir comme ça... Si on en suivait mon plan, il ne partirait que demain, et demain le sentiment de frustration à l'écoute de ses décisions serait la même, à la différence près que demain, je n'aurais plus d'excuse pour le garder. « J'ai des vêtements sec et tu pourras reprendre une douche aussi, ca serait con de pas épuiser les options de ta chambre d’hôtel non ? », c'était quoi le plus grave ? C'était que je m'étais relevé quand j'avais parlé d'aller travailler, que j'avais fini par m'appuyer contre un mur avant de lui sortir tous ça avec un sourire. Parlant plus de ce qu'il gagnerait ici pour ses besoins personnels que ce que je pourrais gagner à l'avoir ici. Après tout restons cohérent, il était là pour une unique raison, et elle était charnelle... Essayer de penser le contraire reviendrait à dire que tout ça avait un sens. Je recommençais à réfléchir et avec lui ce n'était pas forcement la meilleure des idées. Bien au contraire. C'était une idée parfaitement douteuse.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mer 10 Jan - 13:40
Tout dans son attitude, de son sourire jusqu'à sa position, les bras croisés sur la poitrine et les pieds sur une chaise, en passant par ce ton d'emmerdeur fini ; tout laissait croire que Will était parfaitement détendu en ce moment. Et il n'y avait aucune raison qu'il ne le soit pas, après tout. Des réveils comme celui-là, où il fallait affronter le regard et la conversation d'un mec qu'il s'était tapé pendant la nuit et qui n'avait d'autre intérêt que cela, il en avait vécu plus d'un au cours de sa courte existence. Ça ne l'avait jamais perturbé outre mesure. Généralement, il s'arrangeait même pour remettre le couvert une dernière fois au réveil, passer le premier à la douche et se tirer sans rien dire pendant que l'autre mec y passait à son tour. Pourtant, ce matin, le jeune homme ressentait un malaise complètement ridicule à se trouver là et la dernière chose à laquelle il pensait était certainement de coucher avec Elias encore une fois. La porte l'obsédait bien plus, à vrai dire et l'envie de fuir, n'en parlons même pas. Et malgré cela, il prenait encore le temps de faire la conversation, demandant au soldat s'il avait bien dormi avant de proposer précipitamment de s'en aller et il se surprit même à répondre lorsque la question lui fut retournée. « Vraiment trop bien. Si tu me laisse le temps de recharger mon téléphone, j'irais te mettre quatre étoiles sur Airbnb. » Il ne savait même pas pourquoi il disait cela sur ce ton-là, comme une moquerie désagréable alors que ça aurait pu être une simple blague. Il commençait à perdre un peu le contrôle et le fait qu'Elias lui abatte des arguments vraiment alléchant pour le convaincre de rester encore un peu n'aidait pas.

« C'est vrai que j'ai payé cher pour toutes les options... » lança-t-il en se remettant debout, déposant le livre sur la table. Il resta planté là, son regard se posant sur son sac posé au sol. Laver ses fringues, prendre une douche, manger... C'était tentant, vraiment. Et si Elias n'était pas là pendant tout ce temps, ça n'aurait rien d'angoissant. Seulement profiter de l'occasion qui se présentait, sans se prendre la tête. « Si tu me dis qu'il y a du café ici, je crois que je vais me laisser tenter et profiter encore un peu de tout ce luxe. » Il arrivait à insupporter tout seul, ce matin, grande première vraiment. Mais il s'accrochait à l'idée qu'Elias disparaîtrait bientôt pour aller mener sa vie de son côté et qu'ils n'auraient pas à se tirer dans les pattes toute la journée. Et puis, avec un peu de chance, il ferait suffisamment beau pour que ses fringues sèchent vite et il pourrait partir d'ici avant midi. « T'es de garde toute la journée ? » demanda-t-il, l'air de rien. « Doit pas y avoir grand chose à surveiller dans le coin. On s'emmerde vite, non ? » Au moins, il serait fixé sur les intentions du soldat pour la journée. Et puis il pourrait peut-être profité d'une pause dans son emploi du temps pour passer la porte sans avoir à se dire au revoir. Cette partie là l'inquiétait particulièrement, en fait, forcé de reconnaître qu'ils n'étaient pas très doués pour les adieux, tous les deux. Ça se finissait un peu trop souvent sur un froid glacial.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mer 10 Jan - 15:59
Cette fois si ça venait pas de moi, il avait ajouté quelque chose qui m'avait fait froncer les sourcils, une intonation qui m'avait fait tiquer. Pourquoi se mettait-il sur la défensive au juste ? Pourquoi maintenant ? C'est parler de la nuit qui lui faisait ça ? Il était réveillé quand... Il savait ? Mon coeur se mit à battre un peu plus fort alors quand plus de ça, je ne voulais pas le voir partir. Alors, je me mis à lister tous ce qu'il pouvait faire pendant mon absence, jouant sur l'image d’hôtel qu'il avait des lieux. Et lorsqu'il parla de prix... Je voulus plus ou moins lui rappeler que j'étais celui qui avait payé le prix fort, mais je me retins. Il était inutile de rajouter plus de tension qu'il n'en faudrait. Plus qu'il n'était en train d'en créer. Du café ? J'avoue que je n'avais pas vraiment fait attention aux quelques minutes qui venait de s'écouler, mais ca se jouait sur un café. « J'en ai, de toute façon vu l'heure j'allais en faire un avant de partir, je te laisserais tout sortie si tu veux t'en faire d'autre. », ca serait à l'ancienne par contre. J'avais en revanche pas fait gaffe au fait qu'il soit debout. Et ça me sautait au yeux que maintenant. Il demanda alors si j'étais de garde toute la journée, et j'eus le sentiment que si je rentrais trop tôt il partirait plus vite. Mais pour le coup, je n'allais pas changer mon planning pour lui, j'avais déjà fait une exception hier. N'ayant pas l'occasion de lui répondre, il demandait déjà si on ne s'emmerdait pas rapidement vu ce qu'il y avait à surveillé. Tout n'était qu'une question de stimulation mentale pour lui ? La dévotion ? L'activité d'attention ne voulait rien dire pour lui ? Visiblement. Me contentant de secouer légèrement la tête, je savais qu'il y avait quelque chose qui le faisait tiquer et hors mit espérer que je n'y sois pour rien, je ne pouvais rien faire d'autre que d'éviter d'empirer ça. « Sans doute fin d’après-midi, ca dépendra de la ponctualité et des actes de présence de certains. », répondis-je calmement en reculant vers la cuisine pour faire chauffer de l'eau pour utiliser ma cafetière. J'avais trouvé une ancienne en étain, le genre qui ne mourrait jamais entre nous, c'est sans doute pour ça que je l'utilisais encore. « Dans cette situation, je préfère m'ennuyer, le cas contraire n'étant pas agréable. Mais oui, je m'emmerde. », répondis-je depuis la cuisine en finissant de préparer le café. Attendant qu'il passe, je remontais à l'étage pour mettre ce que j'avais oublié dans la précipitation, à savoir des chaussettes, un gilet et mon arme. Redescendant, je posais l'arme sur la table avant de filer à la cuisine pour prendre la cafetière deux tasses et une ration maison. C'était le truc le plus sucré que je pouvais avoir.

« A la limite, si des trucs son pas sec, laisses les et prends l'équivalent chez moi. », je savais pas pourquoi maintenant, je lui donnais une possibilité de fuir. Sans doute parce que ses mots me faisaient douter sur le bien fondé de ce qui faisait ici. Dans tout les cas je le verrais partir, sauf si j'avais d'autre choses à gérer en même temps. Ce qui n'était pas impossible. C'était le plan, c'était convenu comme ça. Pas d'attache, juste physique. Juste... Je n'avais jamais voulu plus. Je n'avais jamais cherché à plus. Comme l'avait dit Logan, c'était pas le moment d'avancer dans ça. Et quand on parle de ça... En fait il n'y avait rien à penser car ce n'était que des faiblesses. Ce mec était pas con, il était humain, il avait vécu des choses et le fait qu'il s'expose, bien que discrètement me le faisait comprendre. Alors disons qu'hors mit un manque de chaleur, et une découverte d'un passé, il n'y avait aucune autre raison que je sois empathique avec lui. Buvant donc mon café, je mangeais juste de quoi je pas tomber dans les pommes, à savoir 1/4 de la portion, ca irait jusqu'à ce soir. En profitant pour vérifier mon fusil, je nettoyais rapidement, sortant le chargeur pour compter mes balles, puis vérifier qu'il ne s'enraye pas. Me remettant debout, je glissais la lanière dans mon dos avant d'en faire de même avec mon 9mm. Hum, j'était un peu juste là non ? Ouvrant un tiroir d'un meuble isolé, je sortis une boite presque vide de munition avant recharger un peu plus. Et puis, je pris la direction de la porte. « Occupes-toi bien et profite de ton investissement. », en tant normal on ne laissait pas un inconnu chez soit. Mais lui... Je lui faisais confiance. Quittant donc la maison, j'avançais dans le camps, saluant quelques personnes avant de faire un tour de l'extérieur pour buter rapidement dans quelque chose. Une chaîne ? La poussant un peu plus loin, je repris mon tour de garde. 

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mer 10 Jan - 17:42
Il avait du café, évidemment. Qu'est-ce qu'ils n'avaient pas ici, au juste ? D'un hochement de tête, Will confirma sobrement qu'il resterait donc et qu'il se débrouillerait pour occuper sa journée et se gaver de café autant qu'il en aurait envie. Il se sentait de moins en moins tranquille à mesure que ce semblant de plan s'installait. Et dire qu'il était descendu avant qu'Elias ne se réveille dans l'idée de se tirer sans rien dire... Tout s'était joué à une brève et stupide hésitation. Tout à coup, il se sentait pris en otage alors qu'il avait choisi tout seul de rester là, après tout. Rien ne l'y obligeait et il pouvait toujours partir dès qu'il en aurait envie. Le problème tenait peut-être du fait que ça ne lui déplaisait pas de rester encore un peu, de s'attarder encore un instant et pas seulement pour une tasse de café et une douche. Elias jouait un rôle là-dedans, d'une façon ou d'une autre. La soirée qu'ils avaient passé ensemble aussi, peut-être la plus agréable depuis qu'ils se voyaient d'ailleurs. Et ce matin, Will se sentait peut-être un peu moins dans le déni qu'il ne l'aurait voulu. Il n'était pas stupide et en ce moment, ça lui posait un sérieux problème pour la première fois de sa vie. Raison pour laquelle, une fois encore, il ne put s'empêcher de poser une question de la manière la plus désagréable possible dans une tentative assez désespérée de s'assurer qu'Elias ne serait pas avec lui le temps qu'il passerait ici et qu'il aurait un peu de temps pour se calmer avant de devoir l'affronter de nouveau. S'il pouvait partir sans avoir à lui parler, ce serait même encore mieux.

Quelques minutes, Will se retrouva planté devant la table alors que le soldat continuait de s'occuper de tout et de se préparer en même temps et il finit par se rasseoir puisqu'il n'y avait rien de mieux à faire, essayant encore de lutter contre lui-même maintenant qu'il savait qu'Elias ne rentrerait pas avant la fin de la journée. Il pouvait largement s'occuper de tout ce qu'il voudrait faire bien avant ce moment, honnêtement. Et il comptait le faire. Vraiment. Il était décidé sur ce point lorsque le soldat revint avec leur semblant de petit-déjeuner et après l'avoir remercié très brièvement, Will ne s'encombra pas de plus de politesses pour vider sa tasse et finir la ration à peine entamée. Il était encore en train de manger tandis que le soldat s'occupait de son arme à côté et il le regardait faire de temps à autre, un peu perplexe. Mais rapidement, il n'y eut plus rien à manger et aucun flingue à recharger et lançant une dernière remarque d'un ton neutre, Elias ouvrait la porte. « J'y compte bien. » assura Will, restant pourtant parfaitement immobile de longues minutes après que le soldat ait quitté les lieux. Il savait parfaitement dans quel ordre il aurait du faire les choses et encore plus que ça n'avait aucun intérêt de s'éterniser sur trois fois rien. Cela ne l'empêcha pas le moins du monde de commencer par se servir une nouvelle tasse de café qu'il but en lisant encore un peu. Voilà déjà un bon quart d'heure qui fut gaspillé inutilement avant que le jeune homme ne ramasse ses affaires et ne remonte s'enfermer dans la salle de bain où, bien loin de se lancer dans la tâche qui lui prendrait le plus de temps, il préféra plutôt en perdre encore un peu sous la douche. Il faisait exactement ce dont il avait envie : profiter, réellement, d'être seul dans un endroit presque normal. Ça faisait du bien, sincèrement, de se laisser vivre sans se prendre la tête, sans craindre d'en mourir. Il n'avait jamais été aussi propre et soigné ces deux dernières années que lorsqu'il se décida enfin à faire sa lessive et ses vêtements probablement jamais aussi bien lavés que lorsqu'il alla les étendre dans la chambre vide au bout d'un bon moment.

Il n'y avait, hélas, aucune chance que tout cela sèche avant midi vu le temps qu'il avait pris pour tout ça. Tant pis. Il se décida ensuite à retourner dans la chambre d'Elias pour faire une razzia dans son armoire, histoire de ne pas se balader à poil toute la journée et risquer de poser un problème aux voisins et, alors qu'il comptait réellement redescendre lire au calme en bas en attendant que ses vêtements soient secs, son regard se posa sur le sac à dos du soldat qui traînait par terre dans un coin de la pièce et il s'en approcha, s'agenouillant devant et se mit à fouiller dedans avant d'avoir pu réaliser ce qu'il faisait. Pourquoi, d'ailleurs ? La question persista et se renforça même à mesure qu'il sortait chaque objet sous ses doigts pour les inspecter. Peut-être parce que, pour une fois, il avait un apperçu de la vie du soldat sans que ce dernier ne puisse vraiment filtrer quoi que ce soit. Une histoire de curiosité qui fut bien moins cohérente lorsqu'il glissa un genre de rectangle en tissus brodé dans sa poche. Au moins après ce vol, Will cessa son intrusion et descendit se payer un repas digne de ce nom en s'offrant des pâtes et finalement se remettre à sa lecture. Il avait fait la vaisselle, au moins et il ne restait plus qu'à attendre que son linge soit prêt pour qu'il puisse partir l'esprit léger. La journée s'était écoulée plus rapidement qu'il ne l'aurait envisagé, bien qu'il n'ait pas la moindre idée de l'heure qu'il était. Mais il décida qu'il pouvait bien s'autoriser encore deux cent pages avant de partir, juste à voir le soleil encore bien clair dehors.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mer 10 Jan - 23:15
Comment je n'étais retrouver à gérer ça au juste ? À quel moment on avait pensé que j'en avais quelque chose à faire ? À quel moment j'avais fini à écouter les plaintes de plus en plus forte de deux personnes ? Je veux dire, en quoi le poste de l'un était plus physique que l'autre ? Tout les deux devaient monter la garde non ? L'un sur une tour, l'autre à l'entrée. Les deux étaient exposés, les deux étaient en première ligne, alors quoi ? Quel était le problème ? J'essayais sincèrement de comprendre, mais j'avais l'impression que je perdais mon temps, plus grave encore, je ne pouvais pas voir si Will partait, je ne pouvais pas savoir si… L'un monta à nouveau le ton. « Ok. Toi tu fais le début de la journée en haut, et après vous échangez, et je veux plus vous entendre en fait. », soufflais-je en finissant par les renvoyer à leurs places. Et puis ce fut une question, est-ce que je pouvais l'aider à apprendre à tirer, est-ce que je pouvais sortir avec un autre pour aller chercher des vivres. J'avais l'impression que je ne pourrais simplement pas finir ma journée si ça continué. Le pire dans tout ça ? C'était que c'était habituel, mais aujourd'hui, je n'avais pas la patience. Reprenant mon poste après avoir perdu plusieurs heures, je finis par perdre patience lorsque je vis les deux revenir à la charge. Il y avait une femme en jeu ou quoi ? Demandant à ce qu'on finisse ma garde, il était de toute façon l'heure que je rentre, ou pas, mais au vu du soleil, nous allions pas tarder à entamer la dix-septième heures de la journée. Marchant jusqu'à chez moi, je les entendais piaillé, à l'armée, ils auraient été tellement sanctionné. Mais là je pouvais faire quoi ? Arrivant devant ma porte, l'un contra une nouvelle fois mes arguments. Ouvrant donc légèrement le battant, je savais que j'allais trouver la maison vide, et ça m'angoissait bien trop. « Ok, demain même poste, mais toi sur Essex et toi sur Grand Marais, fin de la discussion. », m'agaçais-je en rentrant chez moi avant de claquer la porte pour m'adosser contre cette dernière le temps d'évacuer mon énervement . Passant mes mains sur mon visage, je remarquais rapidement un sac par terre. Il… Tournant la tête, je le trouvais avec un livre à la main.

J'avais clairement l'air ahurit pourtant, la colère qui avait pu me prendre sembla se dissiper à sa simple vue. Lui tournant le dos le temps de retirer mon gilet, j'avançais jusqu'à l'escalier tout en lui demandant avec légèreté, « T'as le budget pour une deuxième nuit ou t'as loupé ton avion ? », je ne savais pas si je voulais entendre la réponse, c'est sans doute pour cela que je montais les escaliers pour déposer mes armes à leurs places avant de redescendre et me décidé à retirer mes chaussures. L'ambiance n'était plus vraiment la même, elle était étrange, car je ne pensais pas le retrouver ici. J'aurais été capable de parier qu'il n'aurait pas prit la peine de rester, ni de laisser un mot, car rester ça voulait dire quoi ? Qu'il se sentait bien, ou simplement qu'il voulait rester avec moi ? En tout cas il avait mangé, la vaisselle était pas exactement au même endroit quand j'entrais dans la cuisine pour prendre un verre d'eau. Et de ce que je voyais, il avait faim, il était du genre à être plus agréable en photo qu'à table. Dans le fond ça me rassurait, il avait besoin de manger, l'état dans lequel il était quand je l'avais rencontré aurait pu en faire fuir plus d'un. Mais comment fuir une gueule d'ange comme la sienne avec ce sourire de… Elias on se reprend. « T'as l'air d'avoir bien avancé. », annonçais enfin faisant quelques pas vers lui, posant au passage le verre sur la table.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Mer 10 Jan - 23:49
Peu à peu, les pages défilaient, passant de cent à deux cent et sans doute plus encore à venir, vu le rythme. Les voix à l'extérieur avaient été assez perturbantes au début, mais on finissait par les oublier. Tellement, en fait, que Will ne réalisa pas vraiment qu'il entendait celle d'Elias, manquant clairement de sympathie, avant qu'il n'ouvre la porte et la referme assez précipitamment. Merde, il venait vraiment de passer toute la journée ici ? Bon, d'accord, il avait pris son temps, traîné un peu trop, mais... Il pensait avoir encore au moins une heure devant lui avant de devoir filer à l'anglaise. Relevant le nez de son livre, le jeune homme observa le soldat adossé à sa porte, se demandant brièvement ce qui lui arrivait, mais il n'eut pas tellement l'occasion de dire quoi que ce soit qu'il avait droit à une belle petite pique pour bien remettre l'ambiance d'entrée de jeu. « Je me suis... » Mais il pouvait bien finir de parler dans le vide, Elias venait de monter les marches sans lui laisser une chance d'attaquer à son tour. D'accord... Heureusement, il faisait encore jour, sans doute assez pour que Will puisse se tirer rapidement sans qu'aucune excuse valable ne le retienne.

Assez perplexe par cette situation pour le moins tendue, Will commença par poser son livre sur la table et par lâcher un soupir las en se passant une main sur le visage. Il allait attendre encore quelques secondes qu'Elias redescende, lui dire qu'il n'avait pas vu le temps passer, remonter récupérer ses fringues et partir. Plan très simple, rien ne pouvait mal tourner. Il suffisait juste qu'il s'y tienne, qu'il ne se laisse pas déconcentrer par quoi que ce soit. Oui, il allait faire comme ça. Il était sûr de lui, décidé, même lorsque le soldat réapparut au bout de quelques minutes, lançant un semblant de conversation qui donnait presque l'impression d'un reproche. « Oui, je me suis laissé emporté. » souffla Will en observant le bouquin quelques secondes. Il reporta finalement son attention sur Elias, hésitant encore un court instant avant de reprendre. « T'as l'air tendu. Mauvaise journée ? » Alors d'accord, dit comme ça, on aurait pu croire qu'il s'intéressait à Elias, qu'il lui demandait de lui raconter sa journée en rentrant du boulot, mais ça n'était pas ça du tout. C'était juste... Eh bien, il semblait réellement tendu et puisque Will était encore là... Autant qu'il se rende utile, pas vrai ? « Si t'as besoin d'aide pour évacuer la tension, je peux m'éterniser encore quelques minutes, au point où j'en suis. » ajouta-t-il comme pour justifier sa question. En fait, c'était exactement ce qu'il cherchait à faire. Il avait voulu profiter d'être seul pour remettre ses idées au clair, mais il s'était laissé porter par la facilité de la vie à Fort Hope et n'avait finalement pas pris assez de temps pour se raisonner.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Jeu 11 Jan - 0:20
Je n'avais jamais trouvé un bouquin qui puisse vraiment me faire garder le nez dessus. Sans doute par manque de temps, d'envie, d'un peu de tout en fait. Mais je pouvais comprendre, ça me le faisait avec l'arc, du moins avant, maintenant, je devais avouer ne pas avoir trouver grand chose de stimulant au point de me faire oublier mes journées. Et puis la question, j'avais l'air tendu, sans doute. Je ne savais pas si la journée était bonne ou non, mais il était ici, et le fait qu'il soit là, dans cette maison justifié un peu tout. Le besoin de le retrouver, l'envie aussi. Je n'avais pas gardé l'esprit très concentré très longtemps. Revenant indéniablement vers lui. Il se proposa alors pour m'aider à évacuer la tension, avançant qu'il pouvait s'éterniser encore quelques minutes au point ou il en était. Il voulait partir ? Maintenant ? Une légère angoisse me prenant sans que je puisse la contrôler. Simplement elle était là, tapis dans l'ombre, prête à exploser si il passait le pas de cette porte. « Quelques minutes ? », demandais-je pour me tirer de mes pensées, pour me raccrocher à quelque chose pouvant-être acceptable. Comme tiquer sur le temps qu'il proposait en laissant planer un doute alors que la vrai question était bel et bien si il s'intéressait réellement à ce qui avait pu se passer ou non. Pourquoi cela avait-il de l'importance ? Car si il s'inquiétait, le fait qu'il parte ne serait que plus complexe, car pour la première fois depuis longtemps, je ne me serais pas heurté à l'indifférence . Pourtant ce ne devait avoir aucune importance, sinon, je ne pourrais pas avancer. Mais après hier, j'avais l'impression que l'évidence ne l'était plus tant que ça.

« Journée calme, mais longue. », car même si on m'avait prit la tête pour des conneries, je ne savais pas encore très bien si j'avais oui ou non vécut les choses ainsi à cause de lui. Je ne savais pas à quoi me référer. Et c'est sans doute pour cela que je m'étais arrêté non loin de lui , ne sachant pas ce que je devais ou pouvais faire sans que cela n'aille trop loin. Son contact, j'en avais besoin, mais comme à chaque seconde depuis quelque temps déjà, le reste…. Je mettais bien évidemment ça sur le dos d'une fatigue, d'une situation inconnu, d'un manque, non pas de lui mais d'autre chose. Tout était bon pour justifier tout ça. Pourtant, les questions revenaient sans cesse, seule preuve que je ne faisais pas illusion, que je n'étais pas assuré de tenir le meilleur des discours, le meilleur des scénarios. J'allais devoir prendre des décisions si les choses continuaient à tourner ainsi, les quelles, je ne saurais dire, mais quelqu'elles soient il faudrait qu'elles répondent à tout ça. Qu'elles m'aident à y voir plus claire. Que je finisse par réussir à le voir comme ce qu'il était, un physique, rien de plus.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Jeu 11 Jan - 1:07
– Dans le genre réponse vague, Elias se posait en maître et c'était presque un choc après la facilité avec laquelle il avait parlé la veille. Visiblement, les journées à monter la garde étaient bien plus fatigantes et stressantes que ce que Will avait imaginé ce matin. À moins que le malaise vienne du fait qu'il soit encore là. Difficile à dire puisqu'il n'arrivait pas vraiment à arracher plus de trois mots d'affilés au soldat. Un nouveau soupir s'échappa malgré lui et le jeune homme se leva finalement, venant se planter un instant face à Elias, l'accablant d'un nouveau regard perçant, dans l'espoir que ça l'aiderait à deviner ce qui se tramait dans la tête de cet homme ce soir. Il aurait payé cher pour le savoir, mais ça restait malheureusement impossible. Il n'arrivait déjà pas à savoir très bien ce qui se passait dans la sienne... Mais il savait qu'il n'aimait pas du tout cette ambiance et qu'il ne voulait pas encore tourner le dos au soldat sur un froid de ce genre, que ce soit sa faute ou non. Alors pour changer, il allait tenter de suivre ses propres conseils, être lui-même, faire ce dont il avait envie et espérer que ça suffise à apaiser les choses à force. Il approcha donc encore un peu, jusqu'à ce que leurs corps se frôlent tout juste et glissa ses doigts sur les hanches d'Elias, s'insinuant sans gêne sous son t-shirt. « Quelques minutes, quelques heures, le temps qu'il faudra pour que je parvienne à te détendre quoi. » Ses doigts, habiles et entraînés, remontèrent lentement sur la peau de l'homme, soulevant son t-shirt au passage pour le lui retirer.

À tort ou à raison, il ne se sentait pas tellement responsable de l'état de nerfs du soldat ce soir, tout simplement parce qu'il était entré dans la maison de cette manière si brusque qui laissait entendre que le problème venait de l'extérieur. « Je ne pensais pas que rester assis à regarder dehors était un travail aussi stressant. » lança-t-il alors que ses doigts se mettaient à dessiner des arabesques sans aucun sens sur le torse d'Elias. Il restait relativement sage au-delà de ça, ses lèvres ne s'approchant pas même un peu, mais son regard ne se détachant pas une seconde du visage face à lui. « Assieds-toi. » demanda-t-il en désignant les chaises derrière lui d'un signe de tête. « Je te promets que quand j'en aurais terminé avec toi, tu te sentiras complètement relaxé et je filerais avant d'avoir l'occasion de t'agacer de nouveau. » Car il ne fallait pas se mentir, il se savait parfaitement pour beaucoup responsable de la tension d'Elias. Peut-être pas en ce moment, mais de manière plus générale, il n'aidait certainement pas avec sa sale manie de lui prendre la tête sans arrêt. Et plus ils passaient de temps ensemble, plus il aurait de chance de réduire tous ses efforts à néant en disant une nouvelle connerie. Ses mains retombèrent dans le vide, alors qu'il attendait que monsieur ne se décide à s'asseoir et dès que ce fut chose faite, il se remit en mouvement. Tirant une autre chaise avec lui, il s'installa derrière le soldat. Ses doigts retrouvèrent rapidement le chemin de sa peau, remontant le long de ses bras dans une caresse légère, jusqu'à rencontrer ses épaules où il entreprit un massage tranquille. « Tu vas te décider à parler à un moment ou tu préfères que je fasse la conversation tout seul ? » demanda-t-il en poursuivant ses gestes. « De souvenir, la dernière fois que tu as choisi cette option, ça ne s'est pas très bien terminé pour toi. » Référence à leur longue journée isolée dans le bureau lors de leur première rencontre où, à force de refuser de capituler, Elias s'était retrouvé précipité un peu contre son gré dans un coming-out qu'il n'avait certainement pas vu venir.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Jeu 11 Jan - 9:45
Quelques minutes, quelques heures, le temps qu'il faudrait pour que je me détende. Jamais ? Non, je ne devais pas l'emprisonner. Même si depuis qu'il s'était approché, depuis qu'il avait glissé ses doigts sur ma peau, la tension n'était pas la même. Le laissant faire, je l'aidais simplement à retirer mon t-shirt. Secouant légèrement la tête lorsqu'il affirma ne pas savoir que de rester assis à regarder dehors puisse être stressant. Assis ? Sauf en cas de surveillance à distance, il n'y avait aucune raison que je sois dans une position autre que debout. Mais lui donner raison, tord, je n'en voyais pas l'utilité. « Tu penses sincèrement que je fais ça de mes journées ? », demandais-je en revanche, juste pour savoir l'idée qu'il pouvait se faire de mon travail. Et puis, il me demanda de m'asseoir, me promettant que lorsqu'il aurait fini avec moi, je me sentirais complètement relaxé et il n'aurait qu'à filer avant de m'agacer à nouveau. C'était cette dernière partie qui me dérangeait en réalité. Cette partie ou il devait partir. Ça me faisait défaut, ça ne m'aidait pas. Mais l'avouer, le dire, ça reviendrait à revenir sur tout ce qu'on s'était dit, à reconnaître que ce n'était pas si simple. « J'aimerais bien te mettre au défis, mais je pense que tu l'as déjà fait. », me relaxer... Alors bon, je pouvais bien m'asseoir sur cette chaise si il pensait pouvoir y arriver. Le suivant du regard alors qu'il me contournait pour s'asseoir derrière moi, je me demandais ce qu'il voulait faire alors que je sentais ses doigts remonter le chemin de mes bras jusqu'à mes épaules. Et la pendant une seconde, je ne sus pas quoi faire. Dans mon inconscient, ce genre de scène n'était pas celle que l'on attendait de deux personnes ne faisant que coucher ensemble. Pourtant, je ne pouvais pas rejeter le fait que sentir ses doigts rouler avec attention sur les muscles tendu de mes épaules faisait un bien fou. Me décider à parler ? Ou le laisser faire la conversation seul ? Rappelant alors à mon bon souvenir la finalité de la dernière fois ou j'avais choisi cette option. Pas bien terminé pour moi ? Soyons honnête, avec le recul, ca s'était bien fini non ? « La façon dont ça c'est fini a bien tournée à ton avantage pourtant non ? », demandais-je le temps de reprendre un peu de contenance malgré le fait qu'il est un talent certain pour masser les gens. La preuve étant, ma nuque basculait légèrement en avant sous ses attaques.

« J'ai du gérer un conflit digne d'un lycée, et j'ai horreur de ça. La situation est déjà suffisamment compliqué, se battre pour savoir qui va monter la garde en haut d'une tour ou en bas n'est qu'une perte de temps. », ça en plus du fait que je n'avais de toute façon pas la tête à ça aujourd'hui. Je n'avais pas su définir si il était encore là ou non, et si je l'avais manqué à cause d'eux... Je n'aurais sans doute pas été tendre avec eux. Mais d'une manière générale, je préférais quand on venait m'exposer un problème calmement. Certaines personnes étaient angoissé à l'idée de monter la garder sur l'entrée principale, ils n'y étaient plus du coup, mais là. Je perdais du temps, je me battais contre eux au lieu de le faire avec eux. C'était une perte de temps. Comme le fait de nier son impact sur mes décisions, sur mon jugement. Sur le fait qu'il puisse me faire passer d'un état à un autre par un simple geste, une simple décision. Je ne savais pas quoi lui dire de plus dans le fond, la situation était d'un ridicule assez appuyé, et je ne pouvais pas m'avancer sur d'autre terrain, comme celui pouvant le définir comme étant un facteur commun aux troubles qui m'embrassaient depuis maintenant plus d'un mois. Il avait su me libérer sur plusieurs points et hier, j'avais passé une journée calme, j'avais passé une nuit calme. Mais il éprouvait bien trop mon esprit pour que cela demeure simple.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Jeu 11 Jan - 11:29
Caché dans le dos d'Elias, Will n'eut malheureusement pas l'occasion de faire profiter d'un nouveau sourire arrogant au soldat, mais il s'étira bel et bien sur ses lèvres alors que ce dernier faisait remarquer très justement que la situation avait finalement tourné à l'avantage de l'ingénieur. Pouvait-on réellement voir les choses de cette manière ? Certes, il profitait de nombreux avantages depuis leur rencontre, mais qu'il accepte de le reconnaître ou non, ça avait aussi pas mal bousculé ses convictions et sa façon d'être. Mais de là à l'admettre à voix haute, il ne fallait pas exagérer non plus. « Les choses tournent souvent à mon avantage, tu sais... » souffla-t-il simplement. Ce qui était très vrai, même s'il continuait d'en douter pour ce cas précis. L'avenir le dirait sans doute. Toujours est-il qu'une fois de plus, Will obtenait exactement ce qu'il voulait en poussant Elias à parler et à se détendre en même temps, à en croire les réactions de son corps. Il continua donc de s'appliquer en écoutant l'histoire pas très passionnante qui avait causé tant de tension à la base. Il avait du mal à se sentir concerné ou touché par les caprices des habitants de Fort Hope, le simple fait qu'on puisse se prendre la tête pour protéger quelque chose d'aussi précieux que ce camp le dépassait largement... Mais il aurait eu du mal à juger sincèrement, après tout il venait de passer la journée la plus oisive qu'il soit et il ne connaissait cet endroit que depuis hier. On s'habituait vite à tout avoir, n'est-ce pas ?

« Un petit recadrage militaire et c'est réglé. Tu dois savoir faire ça. » L'accent provocateur dans sa voix transparaissait malgré le calme avec lequel il parlait. Il prenait peut-être un certain plaisir à se montrer légèrement agaçant malgré ses gestes qui parvenaient sans mal à faire baisser la tension dans les muscles du soldat. Se mettre des bâtons dans les roues tout seul, en quelques sortes, simplement pour conserver un genre de tension d'un tout nouvel ordre. Il l'admettait sans mal, cela, ça lui plaisait toujours un peu de voir Elias lutter légèrement entre désir et raison quand il s'agissait de lui. « Tu te plais vraiment, ici ? » demanda-t-il très sérieusement. « Quand on t'écoute parler de ces gens... Sans parler de ta maison presque vide, du temps que tu passes à te perdre dans les bras d'un crétin au lieu de profiter de ton petit confort... » Il voulait bien qu'Elias ne soit pas le genre à se laisser vivre facilement, il l'avait constaté tout seul plus d'une fois, mais... Eh bien, il n'arrivait pas tellement à comprendre pourquoi tout cela lui donnait plus l'impression d'être une épreuve pour lui qu'un véritable plaisir. Sans doute y avait-il, tout bêtement, un rapport avec les sujets dont ils ne parlaient pas, mais tout de même. Will lui-même, malgré la véritable gêne qu'il ressentait à se faire si bien à la vie de Fort Hope, arrivait à en profiter convenablement. Il n'avait pas l'impression que ce soit le cas d'Elias, honnêtement et il trouvait cela peut-être un peu plus agaçant qu'il ne l'aurait voulu. Quand on avait cette chance, il fallait l'embrasser plutôt que de la rejeter, non ?

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Jeu 11 Jan - 12:25
Les choses tournaient souvent à son avantage ? A peine, j'avais l'impression qu'il était gagnant sur tout et à chaque fois. J'avais l'impression qu'il me laissait sur la touche et m'amener à lui quand il voulait, sauf quand je prenais les choses en mains, mais ça, c'était loin d'être courant et il avait souvent ce qu'il voulait dans le fond. « Quel est ton avantage dans tout ça ? », demandais-je sans conviction au sujet de ce qu'il était en train de faire. Acceptant de parler à mesure que ses doigts chauffaient mes muscles pour les détendre, il poussait des tension et des douleurs hors de mon corps aussi. Pour lui, il fallait régler ça par un petit recadrage militaire, estimant que je devais savoir fait ça. Je savais, j'avais plus d'une fois redressé des hommes, fait passé des crises, mais elles étaient fondé, ici... C'était plus souvent des caprices que je devais savoir faire passer. Alors ce n'était pas aussi évident qu'il aurait pu le croire. Prenant un peu le temps de respirer, je finis par souffler ma réponse, visiblement hypnotisé par ce qu'il me faisait depuis quelques minutes. « On est pas à l'armée. », je ne faisais pas ce que je voulais. Personne n'avait signé pour ça ici, et je me voyais mal les mettre au rang, même si je n'étais pas dans la concession comme les autres. Il fallait un juste milieu.

Et puis il y eu une question qui me fit me redresser, légèrement. Est-ce que je me plaisais vraiment ici ? Quand il m'écoutait parlé des gens ici, quand il voyait la maison presque vide, et quand il regardait le temps que je passais à me perdre dans ses bras de crétin au lieu de profiter de mon confort, il y avait de quoi se poser des questions. J'avoue qu'en prenant du recul, je ne pouvais pas nier que je n'étais pas si intégré que ça. « Je reste ici car j'ai une dette... », soufflais-je en essayant de ne laisser aucun chance aux souvenirs de reprendre le dessus. Pourtant, je ne pouvais empêcher ma gorge de se nouer. J'aurais pu ne pas répondre, mais il n'aurait pas forcement évité le sujet, il aurait ce qu'il voulait autrement. « Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais arrêté de protéger la terre entière, je suis pas super doué pour ça et ça bouffe beaucoup trop d'énergie. », j'avais échoué, une fois de trop. Mais je n'étais bon qu'à ça. Logan m'avait sauvé, je ne pouvais pas ignorer ça. Je ne pouvais pas ignorer Fort Hope, ignorer que je ne me pardonnerais pas la moindre de leurs morts. Celle d'Isha ayant déjà était bien trop difficile à porter malgré les à prioris que j'avais sur l'homme. Quelqu'un était mort ici, alors que je devais les protéger. Soupirant alors, je repris, essayant de chasser la gravité qui avait envahit ma voix, cherchant à me faire plus léger. « Je suis sans doute un vieux con, mais j'aime bien les crétins plus jeune que moi. », les crétins qui m'offraient un confort si différent. Basculant légèrement la tête en arrière, j'essayais de le voir, en vain avant de lui demander simplement, « Me demandes pas quelle dette j'ai envers Fort Hope s'il te plait. », je lui dirais peut-être un jour, le même jour ou j'aurais comprit que la confiance que je lui portais n'avait aucun sens, mais qu'elle était là. Qu'il avait su me faire avancer à nouveau et non reculer. En fait, si je venais à lui dire, je n'étais pas certains de me relever. Je n’étais pas certain de savoir sortir la tête de l'eau à nouveau. Simplement, en parler ne m'aiderait pas. Je commençais à m'habituer à Fort Hope, à reprendre certaines marques, mais la peur que l'abandon entraîne la mort restait là. Et chaque relâchement me faisait peur.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Jeu 11 Jan - 13:24
Imperceptiblement, Will se figea à son tour en sentant le soldat bouger à sa question. Il avait un don assez incroyable pour parler des sujets qui fâchent, mettre le doigt sur la question qu'il ne fallait pas poser et il le faisait avec un plaisir évident, certes. Mais il constata assez étrangement que, pour le coup, il s'inquiétait peut-être un peu de pousser les limites trop loin. C'était seulement pour s'amuser, pas pour le blesser réellement. Et rien que ça, c'était déjà un peu effrayant, comme idée. Il cherchait donc un moyen de changer de sujet rapidement, mais n'en eut finalement pas besoin alors qu'Elias acceptait de lui expliquer un peu mieux. Une dette ? Entre cette réponse et la suite, une pensée que Will s'efforçait d'éviter s'insinua de nouveau, apportant avec elle des images qu'il s'efforçait d'oublier, et le besoin d'en savoir plus revint avec elles. Il parvint pourtant à rester maître de son corps, au moins, chassant ces pensées idiotes pour chercher ses mots. Du moins, jusqu'à ce qu'Elias lui demande de ne pas le faire. Quelques secondes, il cessa son massage, le temps de décider. Généralement, son instinct lui aurait certainement dicté d'ignorer cette demande. Pourquoi l'aurait-il respectée après tout ? Mais pas cette fois. Bien au contraire, il avait accepté de ne rien ajouter bien avant de le réaliser lui-même.

Reprenant ses gestes rapidement, comme si de rien était, il décida plutôt de revenir sur une question qu'il avait sciemment ignoré plus tôt, à savoir quels avantages il tirait de toute cette situation entre eux. La réponse lui semblait évidente, à vrai dire, mais au moins y répondre lui permettait de changer de sujet tout en continuant son petit manège d'emmerdeur. Et puis, ça ne l'impliquait que lui, que ce qu'il accepterait de dire et repousserait au loin toutes les conversations plus douloureuses sur Elias. « Des entrées illimitées à l’hôtel Apocalypse, des nuits torrides avec leur chef de la sécurité plutôt sexy, de la nourriture, des douches, même le droit de faire ma lessive dans de l'eau propre. Des conversations toujours très passionnantes, aussi. Le tout sans engagement... » lista-t-il d'un ton plus léger, quoique toujours insolent cela dit. Des avantages, il y en avait plein, il suffisait de choisir parmi la longue liste qu'il pouvait donner et qu'il contenait encore, là. « Ce que ça m'apporte, notre arrangement. » précisa-t-il, juste au cas où le soldat n'aurait pas saisi qu'il acceptait de changer de sujet et qu'il revenait au précédent. « Tout ça en acceptant seulement de te faire plaisir... Je n'ai pas à me plaindre. » Il marqua une pause, fronçant les sourcils une seconde avant d'ajouter. « J'ai l'air d'être une petite catin, dit comme ça, non ? » C'était pourtant loin d'être les avantages matériels qui le poussaient à revenir sans cesse vers Elias. Bien sûr que ça jouait un peu, il ne refusait jamais les rations pas plus qu'il n'avait refusé l'invitation à venir ici et à en profiter toute la journée. Mais... Il aurait continué de le voir, même sans tout cela et il le réalisait un peu plus à chaque fois qu'ils se retrouvaient.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Jeu 11 Jan - 13:52
Il aurait pu rester sur le sujet, mais je sais pas, entre hier et aujourd'hui, il respectait une limite de sécurité. Je mentirais en disant qu'il ne semblait pas essayer de la faire tomber, mais ca faisait deux fois qu'il s'arrêtait quand je lui demandais. Et bien qu'il est cessé de bouger pendant quelques instant, il reprit, me forçant à redresser la tête pour ne pas perdre une ou deux cervicale dans le duel. Des entrées illimitées ici, des nuits torrides avec leur chef de la sécurité plutôt sexy ... Il était en train de faire quoi là ? De lister ses avantages ? Comprenant ce qu'il était en train de faire, un sourire prit naissance sur mon visage, une pointe d'arrogance pouvant se livre dans mon regard lorsque je repensais à la façon dont il m'avait appelé. Il avait bien plus d'avantage, mais je l'avais lui. Je savais le faire rester, sans savoir comment. Mais je savais, et inconsciemment, le prix de sa présence revenait à surpasser tout ça. Pourquoi je ? J'avais sincèrement pas l'impression qu'il acceptait uniquement de me faire plaisir, il était perdu dans la même prison que moi, sauf qu'il n'avait pas les même chaines que moi de toute évidence. Et puis sa dernière phrase me fit rire, secouant mes épaules de petit tremblement avant de me retourner pour lui faire face, « Dis comme c'est un peu triste, mais après, vu la liste des contre partie, je fais un peu désespéré aussi. », et puis, sans savoir pourquoi, je me redressais, me penchant sur lui avant de glisser du revers de la main, mes doigts sur la ligne de sa mâchoire, son cou, et pour finir par s'approcher à sa nuque, l'attirant légèrement vers moi alors que mes lèvres rencontraient à nouveau ses lèvres dans une explosion de sensation qui n'avait rien avoir. Il m'avait fragilisé. Depuis le début il avait mit le doigts sur les failles qui me soutenaient encore. Et puis lentement, j'avais commencé à céder, à sentir le sol se dérober et aujourd'hui, j'avançais les pieds dans le vide. Il m'avait poussé là ou je n'avais jamais été , là ou je ne savais agir. J'avais simplement suivi l'impulsion lancé par un organe que je n'écoutais jamais. L'embrasser avait toujours éveillé mon corps, mais cette fois, ce fut mon myocarde qui perdit tout sens du rythme, transformant le temps d'un baiser, une danse connu par cœur en un supplice déstructuré.

Je ne savais pas exactement combien de temps je pris possession de ses lèvres, je savais simplement que ce qui traversait mon corps à cet instant me dépassé. Et tout ce qui me dépassait me faisait peur. « Merci. », soufflais-je toutefois contre ses lèvres avant de retrouver la chaise tourné vers lui pour le regarder un instant, réalisant peu-à-peu ce qui venait de se passer. Dans le fond, la souffrance d'ancien souvenir aurait été moins destructeur, car là, en cet instant, j'avais l'impression d'avoir franchit une limite que je m'étais refusé d'atteindre jusque là, la même limite qu'on avait déjà dépassé et qui nous avait fait fuir. Est-ce qu'inconsciemment j'avais cherché à le faire partir ? Je n'en savais rien. Je savais simplement que lorsque je retrouvais ma chaise, une angoisse sourde se mêla à la sérénité presque irréelle qui était née de cet échange. J'avais fait quoi au juste ? J'avais cherché quoi en l'embrassant comme ça. Il m'avait préservé et je venais de nous tirer dessus, consciemment ? Non, rien qui ne dépasser mes décision n'était voulu, j'étais simplement faible. Juste ça.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Jeu 11 Jan - 14:42
Un peu triste et un peu gênant aussi, quoi qu'effectivement l'image que renvoyait Elias n'était peut-être pas mieux. Ils formaient une belle équipe de crétins, tous les deux. Mais s'ils continuaient ainsi, s'ils étaient encore là à discuter l'air de rien, c'est bien qu'ils y trouvaient leur compte malgré tout, non ? Une réponse de ce genre, quoi que bien moins positive, s'apprêtait à s'échapper des lèvres de Will, mais il s'interrompit tout seul en voyant Elias se rapprocher, à la fois si lentement et si soudainement. Une décharge d'une violence inouïe traversa l'ingénieur de haut en bas juste à sentir les doigts de l'homme glisser contre sa peau. Il sentait son cœur s'emballer et frapper de plus en plus fort contre sa poitrine, un genre de panique l'envahir tout à coup et pourtant, il restait là sans bouger, sans détourner le regard. Comme s'il attendait quelque chose en retenant son souffle, sans parvenir à décider s'il s'agissait d'un faux pas ou d'un cadeau. Quelque chose qui vint rapidement, alors que les lèvres d'Elias s'écrasaient sur les siennes. Ses mains encore suspendues dans le vide ne bougèrent pas, ne cherchèrent pas à s'accrocher au soldat d'une quelconque façon. Il avait perdu le fil de sa respiration et de ses pensées pour de bon, oscillant entre panique et vide vertigineux, mais il répondait pourtant au baiser sans se forcer, sans hésiter.

Ça aurait pu durer deux heures comme deux secondes que cela sembla quand même trop brusque à Will lorsqu'il retrouva la possibilité de respirer. Un merci encore plus étrange lui vrilla les tympans, aussi léger avait-il été réellement. Il rouvrit les yeux pour observer Elias avec une certaine gravité alors qu'il lui échappait encore une fois. Tous les deux devaient être en train de mesurer ce qui venait de se passer, ça s'entendait dans le silence assez assourdissant en train de s'installer. Will restait toujours tellement immobile qu'on aurait pu le croire figé dans le temps. Et lui qui s'était moqué si souvent, même silencieusement , du petit combat intérieur qu'il parvenait à voir si souvent se jouer sur les traits d'Elias, prenait un sacré coup en pleine face en vivant le sien en ce moment. Fuir ou assumer. Le choix lui paraissait cornélien. Mais s'il eut l'impression de mettre une éternité à se décider, il ne devait s'être écoulé que quelques secondes lorsqu'il se pencha de nouveau vers le soldat, emprisonnant son visage de ses deux mains pour lui voler ses lèvres de nouveau. Beaucoup moins de douceur dans ce baiser-là, cependant. Il continua de se redresser jusqu'à se remettre debout, cognant dans sa chaise au passage comme en témoignait le vacarme qui suivit. Il entraîna Elias avec lui dans son geste, l'incitant à se relever aussi et libéra une main le temps de dégager aussi la chaise du soldat. Sans plus aucun obstacle pour se dresser entre eux, Will agrippa l'homme par la taille pour l'attirer contre lui, retrouvant la chaleur de sa peau sous ses doigts. Un empressement certain gagnait ses baisers, auxquels il consentit tout de même à mettre fin, s'éloignant tout juste pour avoir la place de retirer son propre t-shirt et de le laisser tomber au sol. Aussitôt fait, il voulait retourner se perdre aux lèvres du soldat, mais une hésitation le prit alors que son regard retrouvait celui d'Elias. Juste une seconde, le temps de se traiter de crétin et d'accepter de l'être pour cette fois et il approchait de nouveau pour reprendre le rythme effrénés de leurs baisers.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Jeu 11 Jan - 15:33
J'avais fait quoi ? J'avais beau le regarder, j'avais l'impression de faire une connerie, d'avoir fait une connerie. Et son immobilité ne m'aidant pas à accepter que je venais d'agir dans une impulsion dangereuse. On ne voulait pas plus. Pourquoi faire plus ? Pour rien, pour aucun besoin, pour aucune nécessité de se complaire dans une relation plus établie, pour aucun besoin d'une présence. Je n'en avais jamais eu besoin. Pourtant en y regardant bien. Lucy, Lucy était là, elle était une présence sans laquelle je n'aurais pas pu me construire, ou même imaginer me construire. Alors, oui, j'avais besoin de personnes pour m'entourait, mais j'avais besoin de ne pas souffrir, et pour ne pas souffrir, je ne devais pas laisser quelqu'un rentrer dans ma vie. Pourtant, après ce qui me sembla être une éternité, Will s'avança vers moi, emprisonnant mon visage de ses mains alors que ses lèvres capturaient les miennes. Je ne fis plus attention à rien, j'explosais, tout allait trop vite, mon cœur, ma respiration se coupant et repartant à la première occasion. Ce baiser, il n'était pas le même que celui que nous avions échangé sous mon initiative, pourtant, il était plus brûlant que les précédents. Soupirant d'agacement en le sentant s'éloigner, je réalisais que nous étions debout. Depuis quand ? Comment ? Je n'en savais rien, je savais simplement que la distance qu'il avait prit pour retirer son t-shirt était trop grande. Il m'avait attiré à lui tout à l'heure et en quelques secondes, se fut mon corps en entier qui s'enflamma. Ne pouvant pas supporter cette distance, je me laissais troubler par cet échange de regard, par l'hésitation qui me saisit alors qu'il possédait mon attention, alors que ma cage thoracique semblait toujours incapable de se reprendre. J'aurais du fuir à cet instant, mais j'en fus incapable. La seule chose que je voulais c'était lui.

Retrouvant ses lèvres sans ménagement, je l'attirais davantage contre porte conscient que si je pouvais l'amener ici, je ne saurais pas tirer les rideaux pour nous protéger de la vue de tous. Tous comme hier, je sentais une colère sourde monter en moi alors que j'imaginais d'autre regard se poser sur lui. Une colère qui se mua en une urgence de le sentir plus près de moi. Butant contre le mur, je retournais nos positions, le laissant épouser le mur alors que mes mains cherchaient à imprimer chaque millimètre de sa peau. Chaque cellule. J'étais hors d'haleine, pourtant, je ne pouvais pas libérer ses lèvres, je ne pouvais soulager mon cœur. J'abandonnais. J'abandonnais tout simplement le combat. Ce que je voulais ou non, ce que je pouvais ou non. Là je ne désirais que lui, uniquement lui. Son corps contre le mien, sa peau irradiant la mienne, ses lèvres répondant aux miennes, son audace, son arrogance, sa passion. Lui. Juste lui. C'était problématique, mais en cet instant, le fait de désirer Will et non uniquement son corps n'avait plus d'importance. Glissant mes mains le long de ses flancs, j'arrivais au niveau de son pantalon qui semblait être le mien au passage, mais passons, la n'était pas le sujet, faisant sauter les attaches du vêtement, mes doigts suivaient le rebord jusqu'à la chute de ses reins. Glissant alors mes mains sous le tissus, décollant son bassin du mur, je lui faisais épouser le mien. Il était possible d'être davantage collé encore, mais cela impliquait la perte de nos vêtements. Je n'avais pas envie d'arrêter, de cesser de l'embrasser, pourtant la respiration finit par me manquer et c'est à bout de souffle que je déviais mes attentions dans sa nuque. L'embrassant, mordant légèrement sa peau à mesure que mon corps subissait les assauts de choc électrique de plus en plus puissant. Je ne savais pas si laisser parler mon corps était la meilleure chose, mon esprit vrillait complètement à son contact et me maintenir en pleine conscience était devenu complètement inutile. Impossible même. La chute, la fin de tout me semblant à présent bien plus proche, sans pour autant me faire suffisamment peur pour calme les ardeurs que nous partagions.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Jeu 11 Jan - 17:18
Tout cela était totalement, complètement, profondément stupide. Stupide. Stupide. Mais même cette assurance tournant en boucle comme une litanie finissait par quitter l'esprit de Will, au rythme effréné des battements de son cœur. Il aurait du s'arrêter et fuir, il le savait et pourtant il continuait de s'abandonner complètement dans cette étreinte, suivant les déplacements d'Elias sans même se rendre compte de ce qu'ils faisaient, d'où ils allaient. Il l'aurait suivi n'importe où, honnêtement, en ce moment du moins. Seul comptait ce désir, violent, de sentir leurs corps l'un contre l'autre. C'était différent, pourtant. Il ne cherchait même plus à nier ce fait pour lui-même. Le désir charnel, ils connaissaient, ils l'avaient partagé plusieurs fois, mais ça allait au-delà en ce moment. Il ne cherchait pas que du sexe, c'était plus un moyen d'exprimer quelque chose d'autre, à défaut de trouver les mots, un moyen d'expulser quelque chose qui grondait dans un coin de son esprit depuis un moment et qui ne faisait que le retenir. Espérait-il qu'une fois ce moment passé, tout rentrerait dans l'ordre et qu'il parviendrait à se détacher sans casse ? Oui, certainement. C'était la seule issue qu'il puisse envisager et ça le rassurait d'une certaine manière, le motivait à lâcher prise pour cette fois. Le mur frappant légèrement dans son dos le ramena assez à la réalité pour lui faire dire une fois encore qu'il n'était qu'un crétin, mais Elias parvint à chasser cette pensée par une nouvelle secousse en plaquant Will contre son bassin.

Il rejeta la tête en arrière, s'appuyant contre le mur, alors que les lèvres du soldat abandonnaient les siennes pour glisser sur sa peau, lui laissant toute la place en lâchant un soupir appréciateur. Il ne cherchait plus à se contenir, vraiment, son corps décidait tout seul ou peut-être que son esprit consentait aussi à ce niveau. Quelle importance ? S'il avait cherché à comprendre, à suivre ce qui se passait, il n'aurait certainement pas été jusque là, il ne serait même plus dans cette maison. Ses propres doigts filèrent pour se battre quelques secondes avec le jeans du soldat, ses gestes beaucoup plus précipités que d'habitude réduisant son efficacité, mais il parvint tout de même à l'ouvrir à force d'essayer. Et, se penchant de nouveau, il lui vola de nouveau son souffle, incapable de se passer de ses lèvres trop longtemps. Ses mains s’agrippèrent au pantalon ouvert et il tira dessus pour attirer Elias contre lui, inverser de nouveau leur position. Et tandis que ses baisers dérivaient sur sa peau, l'une des mains de Will s'insinua sous la barrière de ses sous-vêtements, pour des caresses plus mesurées qui visaient clairement à attiser encore un peu plus le désir du soldat. Tout était en train de lui échapper complètement et, lorsqu'il cessa ses assauts dans le cou d'Elias pour relever les yeux vers lui, sans vraiment savoir pourquoi même il ressentait le besoin de le regarder maintenant, il crut même voir l'espace d'un instant la chute vertigineuse qui l'attendait à la fin de cette journée. C'était étrange et sans doute juste une dernière tentative de sa conscience de le rappeler à l'ordre. Mais sans succès, puisqu'au lieu de saisir une dernière occasion de prendre la fuite, le jeune homme se contenta de reposer ses deux mains sur la taille d'Elias et de l'inciter à se retourner pour faire face au mur, avant d'avoir le temps de sentir la peur l'envahir de nouveau.

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Elias Kaneki-BurbankAdministrateur
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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Jeu 11 Jan - 17:55
Il ne fallait pas, il ne fallait vraiment pas que je me laisse emporter. Pourtant lorsque je le vis se cambrer légèrement lorsque mes doigts se firent plus aventureux, je perdis toute motivation, son souffle, le son de sa voix, je ne pouvais tout simplement pas m'arrêter. Je ne pouvais pas me détacher de lui, je ne pouvais pas le laisser, le libérer, je ne pouvais rien faire. Sa peau sous mes lèvres, sous ma langue semblait brûler. Mes muscles se contractèrent de plus en plus à mesure qu'il se battait pour s'occuper de mon jean. J'aurais pu l'aider, j'aurais du, si seulement mon esprit n'était pas entièrement tourné vers lui. Pour lui. Retrouvant ses lèvres alors que mon cœur explosait à son contact, je me sentais l'épouser avec plus de force alors qu'il me plaquait à son tour contre le mur. Le froid de ce dernière me faisant frissonner, faisant gonfler mon plaisir au même titre que ses attentions. Le cou tendu pour le laisser ravager ma peau de ses lèvres alors qu'une main traversa une limite qui me tendit un peu plus, me faisant fermer les yeux, basculer la tête alors que je ne cherchais même pas à retenir l'expression des sensations qui me traversaient en cet instant. Chaque contact me poussait un peu plus loin et chaque interruption semblait rappeler mon esprit. Pourquoi ses lèvres avaient-elles cessé ? Baissant les yeux vers lui, je le regardais, tendu, secoué par les sensation qu'il provoquait volontairement. Une pause, il ne devait pas y avoir de pause, sinon j'allais réaliser que je n'engageais pas que mon corps, que je mettais autre chose dans ce que nous étions en train de faire. Dans ce que nous étions en train d'échanger. Ce n'était pas juste son corps et le mien, c'était nous et j'avais l'impression qu'il en avait autant conscience que moi, qu'il savait parfaitement ce qui se passait actuellement. Pourtant, ni lui, ni moi n'arrêtions, mes mains l'explorant toujours avec la même fièvre. S'arrêter serait préférable, mais pas maintenant, pas aujourd'hui. Dès que ses mains se posèrent sur ma taille, je savais que nous nous condamnions.

Me retrouvant face au mur, je sentais mon souffle désorganisé se choquer contre cette surface, me renvoyant en continue le sentiment de perdition qui m'était mien. Nous ne devions plus nous laisser la moindre seconde pour réfléchir, sinon ni lui ni moi n'irions plus loin. Si au début il devait paralyser mon esprit pour que je lui cède, pour qu'il puisse avoir ce qu'il voulait, aujourd'hui, cette fois, il devait nous occuper tout les deux, je devais nous occuper tout les deux, car la moindre faiblesse pourrait le faire reculer, lui comme moi. Ce n'était pas dans nos plans, nous en avions conscience pourtant, tacitement, nous nous étions accordé. Mit d'accords sans doute pour laisser l'instant demeurer unique, pour continuer sur cette voie sans y mettre fin, sans rien dire, sans la rejeter. Car quelque part, j'en avais envie et le réaliser pourrait me faire fuir, pouvant me faire partir. Sauf que non, j'avais besoin de lui, besoin qu'il brise les mensonges que j'avais accepté. Qu'il m'aide à me relever. Je ne pouvais pas fuir maintenant, pas sans savoir, pas sans ressentir, quitte à me brûler les ailes.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   Jeu 11 Jan - 19:40
Ne pas fuir maintenant. L'envie ne l'effleurait même plus tellement. C'était terminé, il n'arrivait pas à définir quoi exactement, mais ça l'était. Aussitôt qu'Elias lui tourna le dos, Will revint à la charge, attaquant sa nuque de ses lèvres et de sa langue, s'enivrant complètement du goût de sa peau. Ses mains toujours fermement accrochées à la taille du soldat pressèrent un peu plus fortement leurs bassins l'un contre l'autre, arrachant un frisson au jeune homme qui le poussa inconsciemment à refermer ses dents contre la peau qui passait sous ses lèvres. Trop de sensations et de sentiments différents l'assaillaient en même temps, le perdant totalement en route. Il se laissait faire pourtant, se laissait porter par chaque frisson, chaque tremblement. Sans chercher à nier qu'Elias était partout, dans sa tête et dans son corps et qu'il voulait l'avoir encore un peu plus. Jusqu'à l'overdose, jusqu'à pouvoir le sortir de son système pour de bon. C'était logique, non ? Ce serait comme un vaccin, accepter une petite dose de la maladie pour la faire disparaître définitivement. Son visage s'éloigna quelques secondes, mettant fin aux assauts répétés de ses lèvres, alors qu'il regardait la pièce autour de lui, cherchant visiblement quelque chose. Son sac, toujours posé au sol, qui n'avait pas bougé depuis le début de l'après-midi et qui trônait toujours à quelques pas de la porte d'entrée, à quelques pas d'où ils se trouvaient. Toujours beaucoup trop loin d'après Will, mais il retourna tout de même glisser ses lèvres près de l'oreille du soldat. « Une seconde. » Il n'avait pas envie de perdre encore plus de temps à chercher des mots plus précis, même pas sûr d'y parvenir de toute façon. Et il lui fallut moins d'une seconde pour s'éloigner pour de vrai pour récupérer son sac.

Sans aucun soin, il laissa la plupart de ses affaires rejoindre le sol pour fouiller et en un peu plus d'une seconde plus tard, il retrouva sa place auprès d'Elias, se permettant une légère pause à ses côtés pour capturer encore ses lèvres. Un baiser trop long, mais nécessaire pour faire disparaître toute trace d'hésitation. La brume s'était levée légèrement le temps qu'il avait passé loin du soldat, très légèrement, mais elle s'intensifia le temps de cet échange. Il n'y avait plus de retour en arrière à craindre de toute façon, Will s'était enfoncé trop profondément dans ce besoin insoutenable qu'il avait d'Elias. Il retourna se glisser derrière lui et l'inonder à nouveau d'attentions. Il perdit encore quelques secondes, quelques minutes peut-être, que l'envie devienne insoutenable, qu'il soit réellement prêt et s'autorisa enfin à posséder le soldat, accroché à ses hanches, d'un mouvement déterminé qui restait trop doux, sans avoir fait plus qu'écarter leurs vêtements de son chemin. Son front se reposa sur l'épaule de l'homme, alors qu'un nouveau frisson le prenait à cette sensation, qu'un nouveau soupir trop bruyant lui échappait. Il resta un instant sans bouger, plus par réflexe que par nécessité de se faire accepter, le temps d'encaisser aussi peut-être et se permit enfin d'entamer des mouvements de bassin moins précipités, tandis que son front se décollait pour laisser à son souffle l'occasion de caresser la nuque du soldat. Son cœur lui sembla s'emballer un peu plus à chaque à-coup, son corps se réchauffer à chaque spasme qui secouait ses muscles. Le temps se déversait sans aucune cohérence, le précipitant peu à peu vers la limite de ce que son corps pouvait supporter, frôlant le trop plein, l'explosion. Jusqu'à ce qu'elle ne le traverse enfin, lui coupant le souffle un instant alors qu'elle se répandait dans ses veines et venait frapper ses os. Le laissant haletant et vide, collé contre le dos d'Elias, ses jambes tremblant légèrement.

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MessageSujet: Re: In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]   
 
In the place that feels the tears, the place to lose your fears [Eliam]
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