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 I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]
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MessageSujet: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 2:01


Dernière édition par Will Burbank le Lun 15 Jan - 22:30, édité 1 fois
♥️ [14 Septembre 2016] Huit semaines. C'était le temps qu'il avait fallu pour chambouler complètement la vie si bien rythmée de Will. Huit semaines, un orage et un petit soldat coincé. Comme s'il l'avait vu pour la première fois la veille, le jeune ingénieur se souvenait encore parfaitement du moment où il avait posé les yeux sur le corps trempé de pluie d'Elias. De son air revêche. De sa promesse de ne pas être là en ennemi. Cette image, il l'avait redessiné si souvent dans son esprit au cours des quinze derniers jours, qu'elle avait certainement fini par être transformée dans sa mémoire. Il lui avait fallu au moins cela, des dizaines et des dizaines de répétitions, pour essayer de comprendre comment ils en étaient arrivés là. De cette rencontre fortuite sur fond d'orage battant au désastre complet qui s'étalait huit semaines plus tard. Depuis deux semaines, les deux hommes n'avaient pas échangé le moindre mot. Depuis que Will s'était échappé en pleine nuit après avoir été frappé si violemment par l'évidence de ses sentiments pour le soldat, un vide plus immense que jamais s'était installé dans sa vie. Il avait fui, désespéré et effrayé, ne laissant rien de plus derrière lui qu'un poème sans doute trop énigmatique pour apaiser la douleur qu'il devait avoir laissé en passant la porte. Pendant deux semaines, il n'avait eu de cesse de fuir, de s'isoler, d'essayer de retrouver le contrôle, le froid dans lequel il se plongeait désespérément depuis trop longtemps. Mais rien à faire, le soldat hantait son esprit, hantait ses rêves et jusqu'à son corps.

Ce soir, c'était donc Will qui se retrouvait trempé par la pluie glaçante qui avait coulé sur la ville toute la journée. Après un appel laissé sans réponse à Elias la veille, il avait marché et retrouvé sans mal le chemin de Fort Hope alors que le soleil disparaissait dans le ciel grisonnant. En donnant seulement son nom aux gardes à l'entrée du camp, en abandonnant encore une fois son arme sans s'émouvoir cette fois, on l'avait tout simplement laissé entrer. Ça l'avait un peu surpris, mais loin de s'en plaindre, le jeune homme avait seulement accepté ce petit miracle et traversé sans un regard en arrière les quelques mètres séparant l'entrée du camp et la petite maison d'Elias. La lumière qu'il pouvait voir aux fenêtres l'avait rassuré sur le fait que l'homme était bien chez lui et pas sorti se planquer quelque part. Et pourtant, depuis quelques minutes, il restait planté sur le trottoir, caché derrière un arbre, à prendre la pluie sans oser entrer. Le soldat lui avait fait clairement comprendre qu'il ne voulait pas le revoir, n'est-ce pas ? Une petite part de lui voulait fuir de nouveau, accepter cette requête silencieuse et retourner à sa vie. Mais il savait déjà qu'il n'y arriverait jamais, il n'avait donc qu'un seul choix : essayer.

Il prit donc une profonde inspiration et chassa quelques gouttes d'eau du revers de la main avant de se faufiler de sa démarche assurée et gracieuse vers la porte de la petite maison. Son poing s'éleva légèrement, prêt à frapper contre le battant. Mais il se ravisa en plein vol, juste avant de toucher le bois et préféra plutôt attraper la poignée. L'idée que le soldat puisse lui refuser l'entrée de sa maison ne lui plaisait pas le moins du monde, alors que ce soit correct ou non, il comptait bien se passer au moins de cette autorisation là. La poignée tourna sans aucun problème, permettant à la porte de s'ouvrir doucement et à Will de pénétrer les lieux, laissant l'eau qui couvrait ses vêtements s'écraser sur le parquet comme un léger murmure. « Elias ? » Il ne s'annonça pas plus que cela tandis qu'il s'enfonçait un peu plus dans la maison, ne trouvant pas le soldat dans la grande pièce qui venait de l'accueillir. Mais il était là, forcément, Will ne parvenait vraiment pas à l'imaginer être le genre d'homme à sortir de chez lui en oubliant d'éteindre la lumière. Pas alors que l'électricité était devenue une denrée si rare.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 9:32


Dernière édition par Elias Kaneki le Dim 14 Jan - 15:38, édité 1 fois
Ca n'aurait pas du m'atteindre autant, je n'aurais pas du me laisser autant prendre par la colère. Pourtant, les premiers jours, je fus incapable de réellement réfléchir. Agissant de façon mécanique sans jamais chercher à me raisonner. Et puis j'avais fait quelques expéditions, gâchant inutilement des balles pour me défouler. Mais quoi que je puisse faire, le sentiment était toujours là. J'errais plus que je ne vivais. Pourtant, alors que je rentrais une énième fois chez moi, je portais mon attention sur ce livre que j'avais maltraité lorsque j'avais réalisé qu'il n'était partie qu'en laissant que ça. La gorge nouée, je le ramassais, l'ouvrant pour tomber sur une page corné. Il avait voulu jouer à quoi ? Laisser quel message ? J'avais du lire la page une vingtaine de fois avant que je ne finisse par abandonné le livre à sa place première. Le sens que je voulais comprendre n'était pas celui que j'acceptais. Tout simplement. J'avais voulu le contacter, j'avais même plus d'une fois appuyé sur ce talkie avant de réaliser que je ne supporterais pas. Que je ne pouvais pas. Me retrouvant seul dans ce lit ou les cauchemars ne cessaient d'affluer comme si son absence n'avait fait que permettre à ces terreurs de ronger mes nuits. Je dormais peu et mal, comme aux premières nuits dans cet enfer. Je ne rentrais plus vraiment chez moi, sauf qu'en j'y étais obligé. Les souvenirs de ces quelques heures à ses côtés me hantant avec ironie. Alors je bossais, j'étais sur tout les fronts. Que ce soit en surveillance comme pour former les nouveaux arrivés ou les anciens. Et j'évitais toute confrontation. Logan n'ayant du me voir que de très loin, je préférais éviter d'exposer une vérité que je ne pouvais assurer.

J'aurais sans doute pu continuer des semaines entières si je ne fus pas confronté à la réalité. J'étais aveuglé, je passais mes journées à fixer le vide par de là les palissades sans jamais rien voir. J'étais incapable de prendre des décision, je ne pouvais pas les mettre en danger pour lui. J'étais donc rentré assez tôt aujourd'hui prenant ma journée de demain dans l'idée de dormir, quelques soit le nombre de cauchemar que j'aurais pu faire. Finissant dans mon lit sans plus tarder, j'avais dormi à peine quelques heures lorsque mon esprit par secoué par son visage à elle. Descendant dans la cuisine, j'avais commencé à passer un café, remontant dans la salle de bain pour me passer de l'eau sur le visage, un bruit, puis une voix suffit à me figer. J'étais là interdit, incapable de faire le moindre mouvement. Une partie de moi sentait un poids se soulever, alors que mon corps entier finit par se tendre. Je pouvais rien nier, si ce n'est le fait qu'il soit bénéfique.

Soupirant finalement, je quittais la salle de bain, fermant la lumière avant de descendre sans lui accorder un regard. J'avais peur de le regarder, peur qu'il ne réussisse à tout effacer en un sourire. « Il me reste des piles à voler si tu veux. », soufflais-je en prenant une tasse pour me verser du café. J'avais besoin plus que jamais d'avoir toute ma tête, car mon coeur battait bien trop vite dans ma poitrine en cet instant, car mon coeur voulait le voir. « Je te le demanderais pas deux fois, sors d'ici. », menaçais-je sans un regard. Je ne pouvais pas, si j'avais pu reconnaître le manque en deux semaines, maintenant j'avais peur. Peur que ce soit simple pour lui de partir et difficile pour moi d'avancer. M'attacher n'était pas sans danger, pas sans risque. Je m'étais fissuré avec le temps, et si il m'avait donné l'impression de pouvoir me redresser, maintenant... J'avais retrouver le sol en quelques heures.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 10:22
Son regard balayait toute la pièce, comme s'il s'attendait à voir Elias apparaître tout à coup de derrière un meuble ou un bibelot. Pourtant, l'endroit restait désespérément vide, tout autant qu'il l'était la dernière fois qu'il y avait mis les pieds. Tellement vide, à vrai dire, que le seul véritable détail qui accrocha son regard fut le livre qui trônait au milieu de la table, dont il connaissait la couverture par cœur. Elias l'avait-il laissé posé là pendant tout ce temps, sans jamais s'en approcher, sans jamais y toucher ? Cette optique lui tira une grimace et, presque contre son gré, les doigts de Will se posèrent sur le livre, caressant le papier glacé de la couverture quelques secondes. Jusqu'à ce qu'il entende, du mouvement à l'étage, des pas de plus en plus précis qui s'approchaient. Et la silhouette du soldat qui se dessina dans l'ombre des escaliers. Ses doigts s'éloignèrent précipitamment alors que le jeune homme se tournait dans cette direction, inspirant discrètement pour se donner un peu de courage pour affronter le soldat. Mais il n'eut pas à le faire. Son cœur manqua un battement alors qu'Elias passait devant lui sans un mot, sans même un regard. Des secondes interminables s'écoulèrent avant que de premières paroles soient lâchées. Froides, accusatrices. Trop vites suivies d'autres, plus violentes encore malgré le calme improbable qu'imposait Elias à sa voix.

À son tour, Will s'offrit le luxe de quelques secondes de silence, le temps de se reprendre. Il était trop profondément blessé par cette froideur et cette indifférence. À quoi s'attendait-il, pourtant ? Il n'avait que ce qu'il méritait, pas vrai ? Il avait commis une erreur et il le savait, mais il était revenu et ça n'entrait pas en ligne de compte, visiblement. Un léger agacement commençait à le gagner et il dut fermer les yeux et inspirer encore un peu plus profondément pour ne pas se laisser prendre au jeu. La manière de se comporter d'Elias, aussi justifiée puisse-t-elle sembler à ce dernier, ne l'aidait vraiment pas à faire la part des choses. Et pour gagner encore un peu de temps, il retira le sac à ses épaules, l'ouvrant le temps de fouiller dedans. « Je t'ai rapporté ta lampe, merci. Les piles fonctionnent encore, tu n'auras pas besoin de les changer pour l'instant. » lança-t-il dans la plus pure indifférence de ce qui ressemblait fort à une menace. Il déposa l'objet sur la table, bien aligné à côté du livre. Le malaise était palpable, mais à force, Will avait fini par accepter l'idée qu'il en serait certainement toujours ainsi entre eux. Peut-être qu'il aurait pu l'éviter s'il était resté, mais il ne l'avait pas fait et, même s'il mesurait la portée de son geste, il ne comptait pas vraiment s'en excuser pour le moment. Il avait fait ce qu'il avait eu à faire pour mettre de l'ordre dans son esprit, après tout. Qu'y avait-il de mal à vouloir prendre du recul sur une situation qui leur avait échappés si rapidement ? Il y voyait plus clair, maintenant, au moins un peu et il était prêt à répondre de tout cela. Si seulement Elias acceptait de lui renvoyer autre chose que de la haine. « Je vais m'asseoir, tu me fais signe quand t'es prêt à parler. » souffla-t-il finalement, tirant une chaise pour s’exécuter aussi simplement que ça.  Il croisa les bras sur sa poitrine, retenant un frisson glacé qui le traversa, probablement à cause de l'eau qui continuait de courir sur sa peau. Il avait le temps, rien ni personne qui ne l'attende nul part et plus le soldat l'énervait, plus il était motivé à camper sur ses positions.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 11:07


Dernière édition par Elias Kaneki le Dim 14 Jan - 15:39, édité 1 fois
Pourquoi j'avais autant de mal à respirer depuis qu'il était là ? Pourquoi je n'avais aucune réponse à me donner ? Je voulais rester dans le silence, mais il se contenta de le briser, m'informant qu'il avait rapporté la lame, me remerciant avant de m'informer que les piles fonctionnaient encore, je n'aurais pas  à les changer. Je pouvais éviter son regard, s'était assez simple en soit. Les bras tendu contre l'évier je tentais de contenir ce qui me secouait, ce qui m'arrivait. J'avais mal. C'était évident. Le souvenir de ce réveil, lorsqu'après avoir revécu l'horreur, j'avais comprit. Il était partie. Il n'était plus là. Pourtant, deux semaines après, il avait fini par revenir, comme si de rien n'était, comme si il n'avait pas fuit. Dans un sens j'avais préféré qu'il parte, car cela aurait été reconnaître qu'il y avait eu quelque chose de définitif, de différent de tout ce que j'avais connu. Pourtant, le vide qu'il avait provoqué m'avait bien trop secoué pour que je m'en relève. Je l'avais menacé, lui demandant de partir, mais il était là, pire, il m'expliqua qu'il allait s'asseoir, attendant que je sois prêt à parler. Tournant finalement le visage vers lui, mon coeur se serra bien trop fort en le voyant. Il était trempé, il avait plu toute la journée. En temps normal, j'aurais été lui chercher une serviette, des vêtements sec mais là, je ne pouvais pas, je ne pouvais tout simplement pas faire le moindre geste vers lui. Reportant mon attention vers un placard, je l'ouvris, tirant un verre pour le remplir de whisky avant de le boire d'un coup. J'aurais au moins besoin de ça, si ce n'est plus. Juste pour prendre du courage. Ne passant dans la pièce, j'allais prendre un pull, évitant de nouveau de le regarder avant de souffler, « Alors restes, c'est moi qui pars. », déclarais-je avant d'ouvrir la porte et de sortir, marchant jusqu'au lac pour regarder l'eau semer le chaos. L'endroit n'était absolument plus le même. Comme si en la présence de Will, j'avais acquis le calme apparent de l'eau et aujourd'hui, ma colère était semblable au ciel. Noir, irraisonné. Abrité par l’arbre, les gouttes qui m’atteignaient n'arrivaient pas à calmer l'orage grondant dans mon regard, juste à le nourrir. Pourquoi je ne pouvais tous simplement pas laisser passer les choses ? Pourquoi je ne pouvais pas le dépasser ? Le prendre comme il venait, comme convenu. Coucher avec lui, soulager mon âme et mon coeur le temps d'une danse avant de reprendre ma vie. Pourquoi je devais y perdre pied ?

Finalement, alors que la nuit menacé de couvrir le camp de son ombre, je repris le chemin vers chez moi. Je n'étais pas forcement calmé, mais j'étais apte à l'écouter. Il dirait bien le mot de trop, et je pourrais tirer un trait. Du moins si il était resté, ce qui me faisait par ailleurs douter. Toutefois, en passant la porte, il était encore assis. Soupirant, j'avançais dans la pièce pour rejoindre l'escalier et ma salle de bain, retirant mon pull trempé avant de m'essuyer et de passer un t-shirt sec. J'avais hésité à prendre de quoi le maintenir au sec, mais je ne pouvais pas, alors je ne fis rien, me contentant de redescendre, m'arrêtant face à lui, à plusieurs mètres, les bras croisés, ma colère tremblant toujours dans la voix. « Tu veux quoi ? », profiter une nouvelle fois des conforts du camps ?  De moi ? Et puis repartir comme il était venu ? C'était son plan ? Son idée ? De toute façon il vivait comme ça non ? Il l'avait dit non ? Il n'était là que pour ça. Il était infidèle, brisé de toute évidence et il ne voulait rendre de compte et n'en devoir à personne. Alors il ne revenait que pour ça, pas pour parler de ce qui s'était passé, de comment il était partie et de pourquoi il était partie. Je savais, je savais que lui, que ce mec était différent à mes yeux. Et avec toute la haine du monde, je n'arrivais pas à effacer ça. Pourtant, je ne pouvais rien réclamer, rien chercher de plus. Je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas donner une chance à tout ça. Simplement parce que je ne savais pas à quoi m'attendre et que des inconnus pouvaient déjà me briser, alors lui.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 11:41
Silencieux et attentif, Will restait bien en place à observer Elias l'ignorer de son côté en s'activant avec de moins en moins d'indifférence. Son regard suivait chaque mouvement du soldat et il ne cherchait même pas à cacher ce qu'il pensait, laissant ses traits prendre la forme de ses émotions. Pourquoi se retenir, de toute manière ? Tant que l'homme ne se tournerait pas vers lui, ça ne servait à rien de jouer quelque rôle que ce soit et il ne l'avait qu'une seule fois pour le moment, trop brièvement. Tout cela nourrissait la colère mal placée de l'ingénieur, mais il n'y pouvait vraiment rien. Et le pire fut sans doute lorsque l'homme lui annonça qu'il partait si Will refusait de s'en aller lui-même. Le jeune homme n'eut même pas le temps de se redresser que la porte claquait derrière Elias, disparaissant dans les rues du camp en laissant un vide assourdissant dans la maison. Quelques jurons s'élevèrent un instant, Will permettant à sa frustration de s'échapper légèrement maintenant qu'il était seul, mais il ne s'agaça pas bien longtemps, se retrouvant très vite comme assommé par le silence, la fuite dont il venait d'être témoin et qu'il avait provoqué en prenant peur. Il aurait peut-être du s'en aller et accéder à la requête du soldat qui ne semblait rien vouloir de plus que ne plus jamais poser les yeux sur lui. Il aurait peut-être du, mais il n'arriva pas à s'y résoudre. S'il fuyait encore une fois, s'il abandonnait maintenant, il se doutait que ce serait pour la dernière fois. Elias ne chercherait pas à lui courir après et il se braquerait lui aussi. Et l'idée qu'ils puissent ne plus jamais se croiser, retourner chacun à leur vie comme si rien ne s'était passé... Elle lui était sérieusement insoutenable. Il avait voulu, il avait essayé, mais ce désir s'était essoufflé au bout d'à peine trois jours, remplacé par un manque puissant et angoissant qui ne voulait plus le quitter.

Alors, Will resta. Un moment immobile, un moment osant lire distraitement quelques pages du recueil de poèmes oublié sur la table, un moment agité à arpenter la maison d'Elias dans tous les sens, il resta pendant ce qui lui sembla de longues heures, complètement seul, de plus en plus nerveux. Il avait retrouvé sa place sur la chaise en bas depuis quelques minutes à peine, après un nouveau tour inutile du propriétaire, lorsque la porte d'entrée s'ouvrit de nouveau pour laisser passer Elias, qui lui fit au moins l'honneur d'un soupir avant de lui passer devant comme si de rien était. De nouveau, la colère gronda et lui donna envie de faire quelque chose de vraiment stupide, mais il parvint à se contenir assez longtemps pour voir le soldat revenir et se planter devant lui, acceptant enfin de lui adresser un vrai regard. Et de l'autoriser à parler, aussi. Le seul problème résidait sans doute dans le fait qu'il n'était plus très sûr de savoir ce qu'il voulait, maintenant qu'il devait affronter Elias, son image et sa colère, et non plus un souvenir édulcoré par ses propres émotions. « Peut-être commencer par comprendre ce qui te met dans un état pareil. » lâcha-t-il finalement. Il se surprenait lui-même du calme dont il parvenait à faire preuve, c'était un miracle qu'il ne devait clairement qu'à sa tête de mule bien décidée à ne pas lâcher l'affaire devant le soldat. « On était d'accord, non ? Tu m'avais promis que je pourrais partir quand je le voudrais. Sans rien devoir à personne. Et je suis revenu. » souffla-t-il, avec un peu moins de détachement, cette fois. Il était revenu, oui, avec la motivation nécessaire pour faire un effort, pour mettre sa fierté et ses craintes de côté le temps d'admettre ce qu'ils savaient déjà tous les deux. Mais le froid que lui renvoyait Elias venait lentement à bout de cette détermination. Comme chaque fois qu'ils se retrouvaient face à face, Will perdait trop rapidement le contrôle et devenait l'esclave de tout ce que cet homme arrivait à faire naître chez lui, de bien ou de mal, avec trop d'intensité. Et on se demandait encore pourquoi il avait fui si brusquement...

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 12:14


Dernière édition par Elias Kaneki le Dim 14 Jan - 15:39, édité 1 fois
J'étais si proche du précipice, si proche du gouffre. Et il ne m'aida pas à rester sur la terre ferme. Le simple fait de le regarder. Le simple fait qu'il soit là suffisait à me faire paniquer. Alors que voulait-il ? Comprendre ce qui me mettait dans un état pareil ? Fronçant légèrement les sourcils, je jugeais presque inutile de lui répondre, il le savait bien mieux que moi. Il reprit en affirmant qu'on était d'accord. Que j'avais promis qu'il puisse partir quand il voudrait, sans avoir de compte à rendre et il était revenu. Il voulait une médaille en plus ? Il voulait que je le félicite pour être revenu ? Il savait. Il savait très bien. Que cherchait-il à me faire dire avant lui ? Car c'est sur ça qu'il allait jouer non ? Sur celui qui tomberait en premier. Il allait me forcer à dire quelque chose que je ne pouvais pas assumer simplement pour pouvoir enfoncer le couteau profondément dans ma peau. Il était venu pour ça ? La gorge noué, je soufflais « J'ai l'air de t'avoir retenu ? », répondis-je clairement sur la défensive. J'avais commencé à le fixer, comme pour chercher tout ce que je pourrais dire, penser pour m'en détacher, pour ne plus m'y accrocher. Pour ne plus m'emprisonner. Pourtant, je n'y arrivais pas, j'étais de plus en plus en difficulté, de plus en plus dans le mal. « Tu veux me faire dire quoi ? », repris-je simplement. Je n'allais pas répondre tant qu'il n'était pas clair sur ses intentions, tant qu'il ne me disait pas la véritable raison de sa présence ici. Il le savait. Le silence radio de ces deux dernières semaines n'étaient pas anodin, ni pour lui ni pour moi. On savait tout les deux qu'il y avait eu un problème. Qu'on avait été trop loin. A commencer par ses attentions, ses inquiétudes, ce baiser, cet échange charnel qui m'avait poussé bien plus loin avant que l'on finisse dans ce lit, s'endormant consciemment contre l'autre. La vérité était que rien n'avait commencé il y avait deux semaines, ce n'était que la reprise, qu'une situation de plus pour faire pencher une balance déjà fort déséquilibré. L'accord n'était plus le même, pas si on voulait être honnête avec nous même.

Pourtant je refusais d'accepter, plus après son départ. Si le moment aurait pu me porter à ce me moment là. Aujourd'hui, avec tout le recule du monde. Je ne pouvais plus. Le sentiment que j'éprouvais n'était pas supportable, pas acceptable et il ne serait que la première marche d'un escalier de douleur. Je n'étais pas fait pour ce qui s'était dessiné. Je ne l'avais jamais été et je n'avais fait jamais semblant. Je n'étais pas cruel, pas dénué de coeur, mais dénué de la capacité à aimer. Et ce mec, je ne pouvais pas l'apprécier autrement que comme tout les autres. Car il n'avait rien de différent, il ne méritait aucun changement. Il ne méritait pas de voir les sacrifices s'accumuler. Je ne pouvais pas changer, je ne pouvais pas devenir ce qu'il voulait, ce que l'on voudrait dans une telle situation. La colère, le ressentiment et la douleur ne pouvant pas s'ajouter à ce lot de souffrance quotidienne. Je ne voulais pas avoir peur pour lui, je ne voulais pas prendre le risque de tomber. Je ne pouvais pas. Je n'accepterais, je ne dirais pas ce qu'il voulait, je ne lui concéderais pas. Je ne voulais pas reconnaître, même si j'avais le coeur au bord des lèvres, même si la souffrance des murs que je montais entre nous se réveillait bien plus forte que ce que j'aurais cru. Je ne voulais pas ressentir tout ça, car même si il me rendait vivant, il pouvait me tuer et il l'avait prouvé.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 13:06
Brièvement, la mâchoire de Will se contracta alors que la question, clairement rhétorique, du soldat lui donnait l'impression de s'être pris un coup beaucoup trop violent en plein visage. Non, il ne l'avait pas retenu et tant mieux, dans le fond. Ils avaient pris l'air tous les deux, pris le temps pour se poser et pour réfléchir, mais visiblement, la conclusion était très différente. Ça coûtait cher à Will de se tenir ici en ce moment avec la volonté d'assumer ce qui lui déchirait le cœur depuis des jours, d'accepter de mettre sa fierté de côté quelques minutes le temps d'avouer qu'il acceptait de vivre avec les changements qui s'étaient imposés seuls à leur relation. Mais Elias semblait partir sur une toute autre route et il n'était pas certain d'avoir la force de l'empêcher de s'y enfoncer trop profondément. Chaque regard noir, chaque parole assassine lui donnait envie de prendre la fuite une fois de plus et sans revenir, cette fois. Son cœur battait à un rythme complètement désordonné et, malgré le froid qui régnait sous ses vêtements encore humide, il sentait une chaleur bien désagréable s'insinuer doucement. Une partie encore suffisamment consciente de son crâne lui répétait sans cesse qu'Elias devait être simplement blessé et probablement tout aussi effrayé qu'il l'était. Mais cette voix glissait de plus en plus vers le murmure, devenant trop faible pour être entendue. Pourquoi s'infligerait-il tout cela, après tout ? Il ne voulait pas de ça, vivre avec la peur au ventre chaque jour, avoir quelque chose à perdre et des comptes à rendre. Ça se terminait toujours mal, pas vrai ?

« Je n'essaye pas de te faire dire quoi que ce soit. » lança-t-il, devenant glacial à son tour. Sur un coup de tête, il se remit debout et fit quelques pas, tournant le dos au soldat alors qu'il posait ses doigts sur le bois sec de la table, caressant des nervures dans l'espoir que ça l'aide à se calmer. Il était venu ici avec un but en tête, il suffisait de s'y accrocher. Ça lui était égal, finalement, qu'Elias accepte de s'engager avec lui sur cette pente glissante. Il n'avait qu'à dire ce qu'il avait à dire et le laisser vivre sa vie en paix. Il n'était pas encore trop tard pour se remettre et même s'il avait encore un peu de mal à l'admettre, il ne serait peut-être pas seul pour tourner cette page. « Je ne suis pas revenu pour te manipuler ou pour te supplier, Elias. Je suis là parce que je pensais que tu méritais une explication, c'est tout, qu'on pourrait avoir des choses à se dire. Mais si tu espères des excuses de ma part, tu n'en auras pas. » souffla-t-il sans se retourner. Au moins, cela était clair désormais. Ça ne l'aiderait pas, mais il avait besoin de le dire, comme pour se convaincre lui-même qu'il ne s'abaisserait pas à cela. Il savait qu'il n'aurait pas du partir sans un mot après ce qui était arrivé entre eux la dernière fois, mais il n'avait rien fait de mal. Ils avaient un accord, Elias lui avait donné sa parole et il lui avait fait confiance. « Si tu ne veux pas parler, tant pis, je le ferais seul et je m'en irais, mais c'est tout ce que tu obtiendras. »

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 13:37


Dernière édition par Elias Kaneki le Dim 14 Jan - 15:39, édité 1 fois
Je commençais lentement à trembler, non pas de peur, mais de... De peur en fait. Je tremblais car je ne savais pas à quoi m'attendre, je ne savais pas à quoi faire face. Il  n'essayait pas de me faire dire quoi que ce soit. Alors quoi ? Le voir se lever me fit avoir un mouvement de recul, mais il ne fit que me tourner le dos. Pourquoi j'étais aussi mal à cette idée ? Pourquoi le voir de dos m'affolait autant ? Il n'était pas revenu ici pour me manipuler ou me supplier. Il était là car il pensait que je méritais une explication. Il pensait ?! Bien sur qu'il m'en.... En fait non, il ne me devait rien si nous en suivions notre accords... En revanche non, je n'attendais aucune excuse de sa part... Même si inconsciemment, une partie de moi aurait voulu qu'il en fasse, qu'il me donne une chance de comprendre. D'accepter. Baissant les yeux, j'avais l'impression de faire une crise de panique. J'avais besoin de respirer fort, mon coeur était serré, proche de l'explosion. Je ne voulais pas parler car je ne saurais pas comment gérer ça. L'idéal serait de souffrir un bon coup, mais de se donner une chance de se reconstruire. Seul. Ca serait sans doute la solution de facilité. Celle qui me ferait plonger dans un silence amère, éternel. Il brisa à nouveau le silence, affirmant que si je ne voulais pas parler, il le ferait seul, et il s'en irait. Mais je n'obtiendrais pas plus. Étais-ce vraiment là nos seules options ? Le laisser parler et disparaître ? Le fait qu'il ne me fasse plus face m'aidait sans doute. Ca me permettait déjà de reculer pour m'adosser au mur alors que je brisais à mon tours le silence. Acceptant l'idée qu'il parle, puis qu'il parte. « Je t'écoutes. », ma gorge était tellement noué qu'il me semblait bien difficile de parler, comme je commençais à avoir du mal à respirer. Mon corps tremblant de plus en plus, le stresse devenant palpable. Je ne pouvais pas, c'était accepté, je ne pouvais pas avancer, suivre ce chemin car il allait me coûter beaucoup, beaucoup trop cher, pourtant, ma colère, ma haine, se muaient en une douleur plus sourde, plus forte. Quelque chose qui ne m'aidait pas à garder la tête haute. Je n'étais pas comme lui, je ne savais rien à tout ça.

Lentement, en attendant la sentence, je sentais mes jambes se dérober, me faisant glisser le long du mur jusqu'à m'asseoir au sol. Je devais me reprendre, je devais retrouver mon calme, je devais. Mais j'avais peur, c'était la le problème. J'avais peur de cette part d'inconnu, j'avais peur de cette partie de moi dont je n'avais pas le contrôle. J'avais peur de cette situation. Il m'avait revivre, pourtant, les sentiments, l'espoir, l'envie, tout ça je ne pouvais plus m'en encombrer pas si je voulais pouvoir survivre à un nouvel échec. Je ne voulais pas essuyer une nouvelle chute, et en cet instant, rien ne pouvait me permettre de croire que ça tout ce que j'avais entrevu se passerait bien. Et rien ne me permettait de croire que ce qu'il avait partagé avec moi serait voulu par lui aussi. Alors quoi ? Je devais espérer quelque chose qui avait plus de chance de me briser au vu de qui me faisait face ou apprendre à le rejeter dès maintenant. Apprendre à vivre sans lui, sans cette idée et éviter de souffrir plus longtemps. Eviter de perdre. Là, avec de la chance, je pourrais garder un contact, le sentir encore, mais... Non, dans le fond, il était préférable qu'il parte, qu'il ne reste pas. Je ne pourrais pas lui faire face. J'avais eu trop besoin de lui d'un coup. Il avait été trop présent dans mon esprit pour que je nous laisse une chance.  

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 15:14
Seulement trois mots. Il ne méritait pas plus que cela, trois petits mots pour l'inviter à poursuivre. À parler et à fuir, comme il venait de le proposer. Pas un pas entre Fort Hope et sa planque à quelques kilomètres de là n'avait réussi à entamer sa motivation. Mais cette indifférence, il n'arrivait pas à s'y faire et pourtant, c'était parfait, non ? Exactement ce qu'il leur fallait à tous les deux. Mettre fin à toute cette histoire pour de bon et reprendre leurs routes séparément, sans que rien ne vienne prendre le risque de les faire flancher. Ne rien avoir, ne rien avoir à perdre. Les doigts de Will se crispèrent contre le rebord de la table alors que ses yeux se fermaient une seconde, prenant une profonde inspiration. Il avait envie de hurler, en fait. De secouer Elias pour le faire réagir. Même si c'était juste pour qu'il s'énerve, même s'il devait s'en prendre une pour de vrai, qu'importe. Mais pas ça, pas ce vide comme s'il avait rêvé ce qu'ils avaient partagé. Et il savait que ça n'était pas le cas, que ça n'était pas que lui. « Ce qu'il s'est passé l'autre fois, c'était... » Peu à peu, il commençait même à se sentir ridicule de prendre la peine de parler de tout cela alors qu'il pouvait s'en sortir sans rien dire. Juste passer la porte et ce serait terminé. Mais la douleur resterait, lancinante, et ce serait probablement pire. Quitte à ce que tout s'arrête, il avait au moins besoin de trouver un genre de conclusion à cette histoire.

« C'était trop. J'avais besoin de prendre l'air, de réfléchir. J'ai paniqué et ça m'a semblé plus simple de fuir en attendant de remettre de l'ordre dans mes idées. » Dans son dos, il entendait Elias respirer, bouger aussi peut-être, mais il restait résolument fixé de l'autre côté. La moindre faille, la moindre hésitation et il risquait de ne jamais réussir à en venir à bout, alors il s'évitait toute distraction. Il inspira de nouveau, cherchant ses mots qui changeaient à chaque seconde qu'il perdait pour s'expliquer. « Je n'ai jamais voulu qu'on en arrive là tous les deux, tu le savais depuis le début, je ne te l'ai jamais caché. Et ça t'allait très bien, il me semble. » Ils étaient d'accord, ils l'avaient toujours été. Pas vrai ? Mais ils n'avaient certainement pas choisi sciemment ce retournement de situation. « Il y a encore des tas de choses que tu ne sais pas à mon sujet et probablement autant que j'ignore à propos de toi. Ça va trop vite, j'avais besoin de temps pour retrouver mes esprits et tu m'empêches trop de réfléchir. » avoua-t-il en posant son regard sur la porte. Elle l'appelait autant qu'il craignait de la franchir. Il faudrait s'y résoudre, pourtant, il venait de s'y engager après tout. « Ça va mieux maintenant, mais visiblement c'est trop tard. » Qu'Elias ait simplement retrouvé ses esprits ou qu'il ait paniqué tout autant que Will l'avait fait, ça ne changeait pas grand chose au résultat. Le soldat ne voulait pas de lui ici, il s'imposait encore une fois pour régler égoïstement ses problèmes. C'était chose faite maintenant. Il était loin d'avoir dit la moitié de ce qu'il aurait pu admettre, mais il avait adressé le plus important pour expliquer son départ si soudain tout en conservant le nécessaire pour se protéger une fois qu'il sortirait de cette maison. « Je ne suis pas désolé d'être partie, j'en avais besoin, mais je suis désolé de ne pas être revenu assez vite. » souffla-t-il. Ne restait plus qu'à le refaire, maintenant. Partir. Le premier pas ne fut, étrangement, pas le plus compliqué. Mais en faire un nouveau l'était un peu plus et il aurait encore à longer la table et à rejoindre la porte. Ça ferait trop, une distance insurmontable qu'il n'arriverait pas à franchir sans perdre quelque chose en route.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 15:54


Dernière édition par Elias Kaneki le Dim 14 Jan - 15:40, édité 1 fois
C'était ? Le temps qu'il mit entre ses premiers mots et ce qu'il put dire après me sembla être une éternité pendant laquelle je manquais d'air. C'était trop ? Il avait eu besoin de prendre l'air, de réfléchir. Il avait paniqué, et fuir lui semblait plus simple pour remettre de l'ordre dans ses idées. Tout comme il m'avait semblé plus logique de me cacher dans une colère infondé, si ce n'est sur la douleur qu'il avait crée. Il n'avait jamais voulu qu'on en arrive là. On le savais depuis le début, il n'avait rien caché et ça m'allait très bien. Comme ça lui allait très bien à lui aussi. Initialement, l'on ne voulait pas plus et ça avait fini par nous tomber dessus tout simplement. Il avait l'air de savoir mieux que moi ce qui se cachait derrière tout ça, et c'était sans doute pour ça qu'il commença à redresser des murs. Il y avait des choses que je ne savais pas et des choses qu'il ne savait pas. Qu'il ne pouvait pas savoir sans que je m'écroule complètement. Je l'empêchais de réfléchir, de trop réfléchir... Les mots qu'il finit par souffler sonnèrent comme une sentence. Il était trop tard ? Ou trop tôt... Et puis, alors que ma gorge se nouait peu-à-peu en le voyant avancer, il refusa de s'excuser d'être partie, mais pas de d'avoir tardé. Le temps n'avait pas aidé, n'avait fait que me conforter dans l'idée que ce n'était pas acceptable, que ce n'était pas supportable. Comment accepter quelque chose qui semblait si différent ? Si inconnu. Alors quoi. Il allait partir ? En laissant le chaos reprendre possession de mon âme ? En laissant l'angoisse m'embrasser entièrement ? C'était ça ? Accepter de respecter le plan et accepter une chute plus violente ? Je doutais que je puisse assumer une nouvelle confrontation, pas si cela signifié de me sentir à nouveau si paniqué, si brisé. Je ne pouvais pas, je ne pouvais tout simplement pas. Pourtant à quelques pas de la porte, mon cœur se tordit dans un sursaut de courage, laissant ma voix, brisé, étouffé, étranglé avouer, « J'ai peur. », je ne reconnaissais pas mes faiblesses, pas comme ça. Pourtant c'était le cas.

Détournant le regard, je luttais pour contenir l'acide de couler le long de mon visage. Je luttais pour contenir la douleur un peu plus. « Je suis en terrain inconnu et je sais pas quelle décision prendre. », quelle décision serait la moins pire, car maintenant, quelque soit ce qui allait se passer, je serais à terre. Il l'avait dit, c'était trop tard, j'étais tétanisé par la douleur, par la panique. Pouvait-on réellement ressentir ça pour une personne ? Oui, car je la ressentais chaque soir depuis moins d'un mois. Une douleur qui n'était pas physique, mais une douleur venant tout droit d'un combat entre mon esprit et mon cœur. J'appréciais Will, le soucis c'était que je l'appréciais pour plus que ce que je n'aurais du, n'aurait pu. Et le fait qu'il ait du réfléchir, prendre du recul avait donné un espoir stupide à mon cœur, celui que peut-être, je pourrais parler, peut-être je pourrais ne pas être si brisé sans raison. Pourtant, révéler que j'avais peur n'avait fait que raviver l'incendie, gravant dans mon esprit cette réalité dérangeante. Redressant les genoux, je posais les bras dessus avant d'y reposer ma tête. Mon cœur devait reprendre son rythme, ma respiration aussi. Je devais me ressaisir avant que je ne sature, avant que je m'écroule. J'avais toujours fait preuve de sang froid, sauf quand la situation me dépassé mais là... Je ne pouvais tout simplement plus l'affronter. Je ne pouvais pas rester droit, je ne pouvais plus faire illusion. Si il partait... Je n'étais pas certain d'en sortir indemne, quoi que j'en dise. Je n'étais pas fort. Je savais protéger les gens, les rassurer, leurs offrir une vie, mais je ne savais pas me protéger moi.  

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 16:37
Dans un soubresaut plus violent, le cœur de Will frappa contre sa cage thoracique, juste avant qu'il ne s'arrête de battre pour de bon. À quelques pas de la porte seulement, la main levée prête à s'emparer de la poignée qui ouvrirait vers une nuit plus froide et plus noire qu'il n'en avait connues, le jeune homme s'arrêta tout autant. L'aveu, timide, résonnait dans son crâne et trouvait un écho dans tout son corps. À en croire le ton sur lequel Elias avait prononcé cette toute petite phrase, il n'y avait rien de plus douloureux au monde et sur cela, l'ingénieur ne pouvait qu'être d'accord. Lui-même n'arrivait pas à le dire, mais il n'en ressentit plus tellement le besoin après l'avoir entendu. La peur. Elle paralysait et brisait, les voix et les cœurs. Tandis que le soldat poursuivait, acceptant enfin d'offrir quelques paroles plus conséquentes, Will pivota lentement sur lui-même pour lui faire face et de nouveau, il sentit cette douleur sourde qui déchirait ses entrailles à le voir ainsi, replié sur lui-même, assis à même le sol. Comment en étaient-ils arrivés là ? Et pourquoi, surtout, pourquoi laissaient-ils ce désastre se poursuivre ? Ils n'avaient été séparé que deux semaines. Quatorze journées interminables, treize nuits glaciales. Et voilà le résultat. Une douleur encore pire pouvait s'abattre à n'importe quel moment et même pas de leur fait. À quoi bon vouloir risquer cela ?

Will ne disposait pas de la réponse à cette question, mais cela ne l'empêcha pas le moins du monde de se remettre en marche, s'éloignant de la porte pour s'approcher d'Elias. Il laissa son sac tomber au sol en route et se laissa glisser au sol à son tour, à côté du soldat. Trop proche pour pouvoir ignorer la présence de l'autre, trop loin pour qu'ils puissent ne serait-ce que s'effleurer. Il ne savait pas mieux quelle décision prendre, ce qui serait le plus facile à supporter pour l'un ou l'autre et ce qui serait le plus facile à traverser. Lentement, il appuya sa tête contre le mur, levant les yeux vers le plafond alors qu'un soupir s'échappait d'entre ses lèvres entrouvertes. « Je n'en sais rien non plus... » admit-il à voix basse. Sa tête tourna, toujours collée contre le mur, pour que son regard puisse se poser sur Elias. Il ne savait pas, non, et ça lui semblait encore un euphémisme de le dire seulement ainsi. Mais il y avait bien une chose qu'il savait, cependant, une chose qui expliquait certainement qu'il soit assis là au lieu d'affronter de nouveau la pluie à l'extérieur. « Mais je crois que je suis plus effrayé à l'idée de partir qu'à celle de rester ici. » Il avait une manière bien à lui de dire les choses, alors qu'il se targuait de n'avoir aucun mal à exprimer ses sentiments, il prouvait le contraire en ce moment. Mais l'idée était là. Il ne pouvait pas parler d'amour ou de quoi que ce soit de ce genre pour l'instant, pas au bout de quelques semaines et de quelques conversations. Mais il y avait quelque chose, un attachement plus profond qu'il ne l'aurait voulu, un besoin d'être là et d'en découvrir un peu plus. À son rythme, à sa façon. Le besoin de toucher la flamme du bout des doigts pour découvrir si elle suffirait à le réchauffer ou si elle finirait par s'éteindre. Ou pire, par l'embraser complètement.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 17:47


Dernière édition par Elias Kaneki le Dim 14 Jan - 15:40, édité 1 fois
J'avais cru entendre la porte claqué après quelques pas, mais ce ne fut pas le cas à sentir cette chaleur familière qui m'irradiait lentement. Il avait fait demi-tour, il était revenu. Un poids tomba, comme délesté d'une pression de l'inconnue. Pourtant il ne savait pas plus que moi. Il ne savait pas quelle décision prendre... Il n'était pas plus avancé que moi, pourtant il savait, du moins il pensait être moins effrayé à l'idée de rester ici que partir. Sortant les yeux de mon refuge, je tournais la tête vers lui, mon cœur manquant un battement en réalisant sa proximité, en réalisant sa présence. Ma cage thoracique continuait à s'élever avec force dans l'espace, de manière à trahir une récente activité physique, sauf qu'ici, le combat était interne, violent sauvage, brutale. La gorge toujours nouait, je finis par détourné le regard, fixant le vide devant moi, essoufflé, choqué par ce que j'avais osé dire. Je savais parfaitement que d'extérieur il n'y avait rien d'extraordinaire, rien ne pouvant justifier cette panique. Pourtant, pour moi. J'avais toutes les raisons du monde d'être ainsi sollicité. Au bord de l'implosion. Même si sa proximité avait considérablement réduit les tremblements qui secouaient mon corps. Certains demeuraient tenaces, coriaces. Semblant vouloir me rappeler sans cesse ce qui venait de se passer. Ce qui arrivait après tout ça. « Alors restes. », soufflais-je avant de réaliser que je revenais sans doute un peu trop sur nos engagements. « Le temps que tu veux… », complétais-je toutefois, une fine lame en profitant pour percer mon coeur en lui laissant une porte ainsi ouverte. J'étais mal à l'aise, pas par rapport à lui, mais par rapport aux échos destructeur qui secouait mon âme. Ce n'était pas plaisant, loin de là. Pourtant, la légère chaleur qui naissait en moi atténuait sans doute bien plus de choses que mes propres décision. Je m'étais détruit sous la colère, sous la rage, sous la peine, et si l'instant était semblable à un répit, il ne ferait que précéder une tempête, qu'elle nous soit bonne ou mauvaise.

Enfonçant à nouveau le visage entre mes bras, je retenais tout ce qui pouvait me traverser pour ne laisser que les mots s'échapper, « J'ai paniqué quand j'ai réalisé que t'étais plus là… », les cauchemars de la nuits n'ayant pas aidé à aborder les choses correctement, j'y avais été soumis le reste du temps, pendant deux semaines, les cauchemars avaient tournée en boucle, me faisant redouter les nuits avec plus d'ardeur que jamais. Pourtant, ces visions avaient quelque chose de réellement plus abordable pour moi. Des songes connus de mon esprit qui n'était rien comparé à ce que je traversais sans lui. Des songes qui dans l'horreur avaient le mérite de m'écorcher vif sans me consumer. Mais bien au delà de ça, ces mots, était une réponse à sa véritable première question. Comprendre ce qui m'avait mit dans cet état. Il y avait plein de chose, mais le choc de son absence, bien que préférable à ce moment, avait suffit à mettre le feu au poudre. Et puis découvrir son livre n'avait fait que lacérer mon corps de souvenir et d’énigme. Je l'avais attaqué sur la lampe, mais je n'avais réalisé son absence que bien plus tard, son absence m'ayant sans doute inconsciemment rassuré sur le fait qu'il ne serait pas surprit dans l'obscurité. Mais rien de plus. La soirée que nous avions passé à deux, ayant été éprouvante, elle n'avait pu que créer se chaos dans lequel je sombrais à présent.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 19:49
Les aveux faits à voix basse s'enchaînaient un à un. La peur, l'incertitude, l'envie de continuer quand même. Ça restait laborieux, leur conversation semblait incroyablement concise pour une fois, entrecoupée de silence trop longs et trop profonds pour qu'il ne persiste pas un certain malaise. Mais un poids un peu trop lourd à porter commençait à libérer peu à peu les épaules de Will. Il ne trouvait toujours aucune réponse à apporter au soldat pour repousser ses craintes, mais il se sentait déjà moins en colère et moins abattu. Et sans doute en allait-il de même pour Elias, au moins concernant la colère, puisqu'il invita le jeune homme à rester, non sans souligner une fois encore qu'il serait libre de partir quand il le voudrait. « Je tâcherai de te prévenir avant de m'en aller, cette fois. » souffla Will pour toute réponse. Un sourire naissait s'était esquissé en prononçant ces mots, mais il ne s'attarda pas plus longtemps et le jeune homme finit par décoller son regard du soldat, prenant sa tête entre ses mains pour souffler un bon coup. C'était, une fois encore, un moment trop intense qu'ils partageaient là, aussi silencieux soit-il. Tout était toujours trop intense entre eux, en fait. Voilà sans doute ce qu'il y avait de tellement effrayant dans cette histoire. Les sentiments trop violents qui s'imposaient sans qu'ils n'arrivent à les contrôler. Comme pour faire écho à ses pensées, Elias finit par reprendre la parole, avouant que c'était la panique de ne pas trouver Will au réveil qui l'avait poussé jusqu'à une telle réaction.

Ces deux-là devaient avoir beaucoup trop de squelettes à faire sortir de leurs placards, malheureusement, Will prédisait déjà que ce ne serait pas aussi simple que ça. Il aurait pourtant pu tout régler, peut-être, ou une bonne partie de leurs problèmes du moins, s'il acceptait d'exprimer plus clairement ce qui lui faisait tellement peur dans cette histoire. Mais il n'était pas certain d'en être capable. Pas entièrement, en tout cas. « De toute évidence, on a tous les deux des traumatismes à gérer. » osa-t-il soulever, sans se permettre de relever les yeux vers Elias. « Je ne suis pas encore prêt à te parler des miens, mais sachant qu'ils existent on pourrait... » Il marqua une pause assez brusquement, relevant les yeux pour regarder devant lui alors que ses mains remontaient jusque dans ses cheveux. C'était tellement ridicule qu'il prenne autant de temps à s'exprimer après tout ce qui venait de se passer. Ils avaient franchi les limites plus d'une fois, que ce soit ce soir ou avant, qu'ils aient choisi de combattre ou d'accepter ce fait sur le moment. S'il y avait bien une chose sur laquelle Will ne doutait plus en ce moment, c'était qu'ils soient tous les deux face au même dilemme concernant leur relation. Il était pourtant toujours tellement hésitant lorsqu'il se décida enfin à poser son regard sur Elias. « … Apporter quelques modifications à notre arrangement. » lâcha-t-il enfin. « Histoire que ce soit plus détendu, au moins. » Le sexe sans engagement, ça ne fonctionnait pas pour eux, visiblement. Et il y avait trop de zones d'ombre, de sujets à éviter, de sujets d'angoisse pour qu'ils puissent avancer sereinement. Reculer n'était plus possible, alors autant trouver un autre moyen d'avancer malgré tout cela.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 20:57


Dernière édition par Elias Kaneki le Dim 14 Jan - 15:40, édité 1 fois
Il tâcherai de prévenir avant de partir la prochaine fois. Il prenait en compte ce que je disais… J'avoue que c'était étrange, mais dans un sens, ça me rassurait, savoir qu'il ne partirait pas d'un coup ou que si il décidait de le faire en pleine nuit, il prendrait la peine de me prévenir. Que je ne me réveillerais plus seul, après un cauchemar alors qu'il aurait du l'apaiser. Sans doute avais-je joué de chance, mais il avait su faire deux miracles, je suppose qu'il saurait en faire plus. En fait, le fait de ne pas perdre pied n'était qu'un détail, qu'un élément, qu'une goutte d'eau dans l'océan des choses qui pourraient changer pour moi, pour nous. Pourtant des doutes continuaient à me prendre, à m'étouffer, bien qu'il puisse en faire partir certaines, les craintes avaient du mal à s'effacer. Alors, quand le silence retomba, j'enfonçais mon visage dans mes bras pour souffler une vérité, l'un des déclencheurs de ma fureur. Je n'attendais aucune réponse, je lui en fournissais simplement une. Celle que j'avais rejeté par colère. Alors, lorsqu'il confia que de toute évidence, nous avions tout les deux des traumatismes à gérer, je relever les yeux vers lui. Les miens me semblaient tellement évident, mais lui, la seule chose qu'il avait su me confier était d'avoir quitté l'homme qu'il aimait à cause de ça. Que se soit par obligation ou par mort, je n'en savais pas plus et je ne pourrais le deviner. Mais il avait raison sur ce point, nous avions chacun quelque chose nous enchainant à des sourire douloureux. Il n'était pas encore prêt à me parler des siens, mais sachant qu'ils existaient l'on pourrait… Son silence força mon regard à revenir sur lui, comme si la fin de sa phrase pouvait tout changer. Comme si, bien que nous soyons sur le point de nous stabiliser. Que je sois sur le point de trouver un nouveau compromit avec moi même, il pouvait tout rejeter du revers de la main.

Pourtant lorsqu'il reprit, ce fut pour dire que l'on pouvait apporter quelques modifications à notre arrangement. Bien que ma gorge soit encore noué, je sentais un poids s'effacer dans mon estomac, comme si une simple phrase pouvait tout changer. Des arrangements pour être plus détendu ? Je ne savais pas si je devais lui demander, je ne savais pas ce que je pouvais dire, demander, pourtant, si j'aurais tendance à fuir face à la crainte d'avancer avec lui, pour lui. Ce fut finalement l'inquiétude de ne pas savoir ce qu'il attendait, ce qu'il pouvait proposer en étant au final dans la même situation. « Quel… Quel type de modifications ? », demandais-je la tête à nouveau baissé comme si chaque réponse pouvait m'étouffer. J'étais stupide au possible. J'avais peur de cet orage, de ce qu'il signifiait et de ce qui finirait par arriver avec lui. Peur que les cauchemar redevienne des réalités. Peur de ne pas savoir, de ne rien comprendre. Pourtant j'avais aussi et surtout besoin de savoir. Savoir comment le regarder, comment être avec lui. J'avais besoin de cette part d'inconnu, mais j'avais besoin d'une réponse de savoir qui il pourrait être, qui je pourrais devenir.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 22:20
De nouveau, le goût devenu trop familier de l'angoisse emplissait la bouche de Will, alors qu'il osait proposer une solution vague avec laquelle il ne savait même pas vraiment ce qu'il cherchait à obtenir. Au moins parvenait-il à pointer du doigt le plus gros problème qui les opposait en ce moment. Le passé, les ombres longilignes de fantômes qu'ils n'arrivaient pas à oublier, la blessure encore trop fraîche qui menaçait de se rouvrir au moindre faux pas. Il ne savait pas tellement quoi y faire, les solutions les plus simples qui lui venaient n'apportaient rien de plus que d'autres problèmes. Et les deux semaines qu'il venait de passer loin du soldat allaient peut-être enfin se révéler utiles, après tout. Si seulement il parvenait à se concentrer sur les conclusions qui s'étaient imposées à la fin de ce délai. Un instant, le jeune homme espéra qu'Elias serait le premier à proposer des changements qui les aideraient tous les deux, mais cet espoir fut rapidement déçu alors que le soldat lui demandait ce qu'il avait en tête exactement. Difficile de le lui reprocher. Après tout, c'était Will qui présentait cette idée, Will qui était revenu puis resté, Will finalement, qui semblait avoir accepté plus facilement l'attachement qu'il portait au soldat. Normal que ce soit lui qui présente une véritable solution pour apprendre à vivre avec, n'est-ce pas ?

Sauf qu'il ne savait pas tellement par où commencer. « J'imagine que le plus important, ce serait d'admettre que cette histoire de sexe sans engagement a complètement foiré... » lâcha-t-il après un silence qui lui semblait avoir duré une éternité ou deux. Une nouvelle hésitation suivie, mais résista moins longtemps cependant, avant qu'il ne reprenne toujours très calmement. « Je ne dis pas qu'on devrait sortir de là en se tenant par la main pour aller annoncer à tous tes voisins qu'on file le parfait amour, mais... Juste accepter de prendre les choses comme elles viennent sans imposer des barrières qui ne font que nous compliquer la vie. » Wow. Il avait un peu de mal à croire qu'il ait réellement osé dire tout cela, presque d'une seule traite et sans bondir de trois mètres en arrière. L'angoisse continuait de monter doucement, mais une certaine forme de soulagement l'accompagnait aussi. Comme si accepter réellement de ne pas se borner à une seule possibilité pourrait le délester d'un poids. Ce ne serait clairement pas le cas, il ne se faisait aucune illusion à ce sujet, pas tant qu'il sentirait encore la peur lui enserrer les entrailles à la seule idée qu'il puisse perdre encore une fois tout ce qui comptait réellement à ses yeux.

« Et si, vraiment, certaines barrières sont infranchissables pour le moment... Essayer de poser la limite clairement au lieu de prendre la fuite. Ou de trouver un moyen de passer au-dessus. » Un projet très facile, quoi. Le genre de truc qu'ils ne parviendraient probablement jamais à faire du premier coup. Mais il peinait tellement à s'exprimer sans aucun filtre que cette solution pouvait englober à peu près tous les problèmes qu'ils rencontraient déjà depuis plusieurs semaines. Les moments de tension seraient forcément réduits s'ils ne se renfermaient pas à la seconde où un geste malheureux était posé entre eux. Se libérer de la pression de ne surtout pas s'attacher, de ne surtout pas s'ouvrir l'un à l'autre, ce qu'ils ne parvenaient pas à faire de toute manière, ce serait forcément plus apaisant pour avancer. Que ça les mène quelque part ou non, qu'importe. Tant que l'idée de passer un bon moment au milieu du chaos revenait au centre de leurs rencontres, ça ne pouvait pas être pire. « Quelque chose à ajouter ? » demanda-t-il quand même. Être le seul à retirer deux secondes son masque et se libérer de ses chaînes était légèrement anxiogène, quand même. Il aurait apprécié un peu d'aide, même si ça n'était pas grand chose.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 12 Jan - 23:16


Dernière édition par Elias Kaneki le Dim 14 Jan - 15:40, édité 1 fois
J'avais l'impression d'avoir beaucoup trop peur pour prendre de décision, pour agir ou même juste l'aider. J'avais peur que ses arrangements ne soit pas les miens, que je sois à côté de la plaque. Alors oui, j'avais demandé, et il avait  répondu. Il imaginait que le plus important était d'admettre que le sexe sans engagement avait foiré. Sans engagement… Oui, j'avais l'impression que très tôt il y avait eu un loupé, et qu'en à peine un mois, l'inquiétude d'être gay avait mué en une autre. Une autre qui me faisait bien plus peur. Il reprit en disant qu'on ne devait pas sortir main dans la main pour annoncer à tout le monde que l'on filé le… Mon coeur eu un loupé à ses mots. Définir notre relation comme comportant de l'amour… Il avait raison, il y avait une affection certaine, mais l'aimer ? La panique remonta d'un cran alors qu'elle aurait du se tasser, disparaitre. Et encore une fois, j'allais à l'encontre de ses mots. Prendre les choses comme elle venait alors que j'avais envie de fuir tant le chaos me regagnait avec facilité ? Je ne réalisais pas vraiment qu'il avait cessé de parler, à moins que je n'ai simplement rien entendu, mais l'entendre dire que si je jugeais des barrières infranchissable je devais poser mes limites et non fuir me permit de temporiser. Il avait su me guider, apprendre à me faire aimer son contact avec le même concept, stoppé quand on allait trop loin. Sauf que là, il proposait de trouver un moyen de le surpasser. J'avais fini par le regarder, restant longtemps silencieux alors qu'il m'avait pourtant demandé si j'avais quelque chose à ajouter. Je ne savais pas. Y avait-il quelque chose à ajouter quand on venait de passer d'un plan cul à une sorte de… Couple ? Cette pensée me força à prendre une grande respiration, basculant la tête en arrière avant que mes mains ne tapent nerveusement mes genoux. « Étape par étape ok ? », soufflais-je alors en pensant à ce qui nous avait accompagné jusqu'à présent.

« J'ai… J'ai aucune référence par rapport à ça. », soufflais-je en décalant ma tête du mur pour regarder devant moi, sans engagement était facile, quoi que.. Facile était un grand mot, mais je n'avais jamais su m'attacher. « J'ai l'impression que depuis l'appartement de luxe c'était plus vraiment sans engagement… », avouais-je en baissant les yeux, admettant malgré la peur que j'avais fini par basculer à un moment, que j'avais sentis un changement s'opérer sans avoir pu le contenir. Et depuis je l'avais nié, peut-être parce que cette simple pensée me faisait encore peur alors que les souvenirs de ces moments faisait l'effet inverse. Alors oui, le concernant, j'acceptais de jouer carte sur table, même si je n'étais pas encore vraiment conscient de ce que cela impliqué réellement.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Sam 13 Jan - 0:37
Un long silence répondit à la question de Will, qui gardait désespérément les yeux figés sur le soldat en se demandant sérieusement s'il avait eu raison d'essayer. Peut-être qu'ils perdaient juste leur temps, après tout. C'était déjà un pas énorme pour l'ingénieur de parler de tout ça alors qu'il avait seulement envie de prendre la fuite, obligé de se concentrer sur la certitude qu'il avait de le regretter aussitôt qu'il aurait passé le pas de la porte pour s'accrocher... Mais si Elias n'y mettait pas un peu du sien pour lui tendre la main à son tour, il allait finir par laisser la panique l'envahir pour de bon et tout cela n'aurait été qu'un mauvais moment à passer avant un autre encore pire. Et de voir la nervosité gagner de nouveau le soldat ne parvint qu'à le faire crisper encore les mâchoires pour retenir toute tentative d'abandonner de passer ses lèvres. Les mots lui venaient bien plus facilement sur ce sujet, la manière de se montrer convaincant aussi. Et il s'accrochait, encore et encore, en se répétant que si lui se sentait dans un état pareil en ce moment, il devait en être de même pour Elias et que si ni l'un ni l'autre ne tenait le cap, ça n'en finirait jamais. Puisqu'il était le plus expérimenté des deux, qu'il s'agisse d'homosexualité ou seulement de relation, c'était son rôle à lui d'agir comme l'adulte responsable, sans doute. Qu'importe qu'il y arrive sereinement ou non. Et puis, enfin, une réponse arriva. Étape par étape. C'était déjà ce qu'ils faisaient depuis le début, non ? D'accord, ils s'étaient peut-être un peu perdu en chemin, mais Will ne venait pas de proposer autre chose. Simplement de laisser faire les choses comme elles venaient sans partir en vrille. Un comportement humain, en somme. Du moins, un humain équilibré, ce qu'ils n'étaient probablement pas l'un ou l'autre.

D'autres mots suivirent, plus rapidement, mais avec toujours autant de mal à sortir et Will finit par lâcher un soupir discret. L'appartement de luxe... « C'est toi qui a voulu m'inviter dans ton palace, je te rappelle. » souffla-t-il, parvenant à afficher enfin un premier sourire sincère sur ses lèvres. « C'est vrai que ça m'a fait pas mal paniquer aussi... » Et c'était peu dire, en fait. Il ne parlerait même pas des longues journées qui avaient suivi, où il avait eu envie de prendre la fuite ou de ne jamais répondre à l'appel d'Elias lorsqu'il était enfin venu. Mais sa curiosité l'avait emportée, pour le coup. Pour le meilleur et surtout pour le pire, finalement. Une douche, froide de surcroît, ne méritait certainement pas autant de complications. « Commence pas à paniquer maintenant, d'accord ? Qu'est-ce que tu m'as sorti ce jour-là, déjà ? » Il fouilla dans sa mémoire quelques secondes, juste le temps de retrouver les mots exacts. « Je ne suis pas en train de te demander en mariage, ni de sortir avec moi, de rencontrer mes parents ou qu'on fête Noël ensemble. » récita-t-il sans perdre son sourire, son ton prenant enfin des accents plus moqueurs. « Tout ce que je dis, c'est qu'on devrait prendre un jour après l'autre, comme il est, en étant simplement nous-même, en faisant ce dont on a envie quand on en a envie, sans se soucier de savoir si ça respecte l'idée qu'on se fait d'un plan cul ou non et de voir où ça nous mène. À peu de choses près ce que je faisais déjà pour ma part. La seule différence, c'est que tu sauras que si je passe le pas de ta porte en pleine crise de panique, je reviendrais et on tentera d'arranger ça. Comme maintenant, quoi. » Au final, la seule chose qui changerait réellement, ce serait qu'ils acceptent l'idée que ça n'était pas la fin du monde si ça devait arriver. Que ce soit un baiser un peu trop intense ou une dispute complètement stupide, ils acceptaient seulement de s'engager à vivre avec sans en faire un drame. « Tu penses pouvoir vivre avec ça ? »

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Sam 13 Jan - 16:39


Dernière édition par Elias Kaneki le Dim 14 Jan - 15:41, édité 1 fois
J'avais peut-être déclenché certaines choses et encore, je n'étais pas certain d'avoir était le seul à faire quoi que ce soit de mal avec le recul. Mais il avoua que cela l'avait fait pas mal paniqué aussi. Nous avions été deux à prendre panique, à ce demander ce qui se passer. Au final ce n'était qu'une chose de plus à rajouter à la liste de ce que nous avions visiblement réalisé ensemble sans le savoir. J'avais tendance à retomber bien trop facilement dans le silence, et ce n'était pas pour l'aider. Pourtant il gardait le cape, jusqu'à me demander de ne pas commencer à paniquer, bien qu'entre nous c'était déjà trop tard. Toutefois il m'invita à me rappeler ce que j'avais dit ce jour là,  à savoir cette longue tirade pour le rassurer sur mes intentions alors qu'entre nous, je n'étais pas certain d'y avoir cru moi-même, mais j'avais étouffé, noyer le poisson. Mais il avait raison sur le fait d'accepter de prendre les choses, les unes après les autres. En étant nous même, sans chercher à respecter une étiquette, et voir où ça nous mène. Ce qu'il faisait déjà lui-même ? Il avait su reprendre le dessus tout au long ? Ne jamais douter ? Ne jamais fuir ? J'avais du mal à le croire très sincèrement, mais je n'allais pas aller contre. La seule chose que je devais savoir, c'était que si il passait le pas de la porte, en pleine crise, en pleine panique, il reviendrait, et on finirait par arranger ça. Comm aujourd'hui. L'entendre le dire me fit un bien certain, et le fait qu'il soit la me rassurait bien plus que je ne l'aurais voulu. Certes, j'avais toujours cette peur au ventre, cette sensation de perdre le contrôle. Souriant légèrement à sa dernière phrase, je finis par sortir du mutisme dans lequel je m'étais emmuré depuis qu'il avait reprit la parole. « Oui. ». J'avais reprit une respiration normal sans m'en rendre compte, juste à l'entendre.

« Tu veux pas des vêtements secs ? », finis-je par demander. J'avais du me retenir d'y prêter attention par peur de dépasser une limite, mais là, je ne devais pas. Il fallait être nous-même, et ça commencerait par avoir les attentions que j'avais d'habitude. « Du moins qu'on arrêtes… d'être assis par terre ? », qu'on arrête d'être dans cette position renfermé. Qu'on souffle. Finissant donc par me relever, je m'étirais légèrement avant de lui tendre la main pour l'aider. Pour signer le début de ce nouvel accord en sortant de cette zone de guerre. En sortant de cette bulle pleine de tension et de stresse dans laquelle nous nous étions enfermé. Du moins dans laquelle je m'étais enfermé dès qu'il avait menacé de quitter la maison.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Sam 13 Jan - 17:23
Une dernière fois, Will essayait d'apaiser la situation sans trop de casses, le moins possible en tout cas. Il arrivait même à se détendre, dans le fond, à retrouver un peu plus facilement son petit air supérieur sans se forcer. Et tant mieux, sincèrement, sans ça il n'aurait sans doute pas réussi à s'accrocher plus longtemps. Hélas, une fois encore, il n'eut pas droit à de grands discours encourageant. Mais au moins, ce petit oui suffisait à mettre fin à la conversation beaucoup trop pesante pour ce qu'elle était. Plus serein, son regard se détacha finalement du soldat pour s'attacher vaguement à la pièce autour d'eux, réfléchissant un instant à la proposition de vêtements secs et de se décoller du sol. « Je veux bien. » Une hésitation le traversa lorsqu'Elias se retrouva debout devant lui à lui tendre la main et il resta peut-être une seconde de trop sans bouger, son regard allant de la main tendue aux yeux du soldat. Il n'allait peut-être pas s'en sortir très facilement avec ce genre de normalité au début, mais il faudrait bien, pas vrai ? S'il voulait tourner la page et arrêter de se retrouver dans des situations aussi malaisante, il allait devoir apprendre à vivre sans mouvement de recul à chaque petit geste. Aussi, il se décida finalement à glisser sa main dans celle de l'homme et se remit debout à son tour, coulant un nouveau regard autour d'eux.

Sa main restée dans celle d'Elias s'en détacha finalement, glissant contre sa taille alors qu'il l'attirait contre lui, ses lèvres retrouvant rapidement le chemin de celles du soldat. Il y resta quelques secondes, assez étrangement calme pour une fois. Sans doute parce qu'il ne cherchait pas à fuir quoi que ce soit. « Faudrait vraiment que tu penses à investir dans un peu plus de mobilier. » fit-il remarquer en s'éloignant légèrement. « Le parquet, c'est joli, mais pas très confortable. Comment ça se fait que tu n'aies pas de canapé ? Ou de table basse, ou juste n'importe quel truc qu'on peut trouver dans une maison normalement... Une histoire de Feng Shui ? » Le retour du petit con l'aidait à se détendre considérablement, quoi qu'il se retint encore un peu. Effort presque surhumain pour éviter de remettre le feu aux poudres et dont Elias n'aurait probablement même pas conscience.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Sam 13 Jan - 18:44


Dernière édition par Elias Kaneki le Dim 14 Jan - 15:41, édité 1 fois
Si il accepta rapidement de changer de vêtement, accepter mon aide pour se relever se fut pas aussi facile. Il sembla hésiter, avant que la chaleur de ses doigts ne se mêlent au mien pour le remettre debout. Se libérant rapidement de cette emprise, il ne tarda toutefois pas à m'en imposer une autre. Enfin imposer, tout était relatif entre nous, étant donné que son contact m'était essentiel. Glissant sa main sur ma taille, il m'attira contre lui avant de m'embrasser. Chastement certes, mais un baiser qui soulagea mon âme avec suffisamment d'efficacité pour m'ôter un poids. Ce ne fut pas de la même envergure que l'avant dernier que nous avions échanger, mais il fut tout autant salvateur. Et puis sa voix brisa le silence, investir dans du mobilier ? Me retournant pour regarder, l'espace, je souris légèrement à la suite des ses mots. Je n'avais en effet plus grand chose et quand à savoir pourquoi. Ce n'était pas très compliqué. « Quelqu'un avait eu besoin d'un canapé pour dépanné à un moment, et le reste est partie derrière en fait. », j'avais accepté qu'on me vole en quelque sorte, soyons honnête. Du coup très loin d'une forme de décoration quelconque. « J'ai jamais été un très grand fan de décoration non plus. », repris-je doucement avant de penser à quelque chose d'un peu con, mais qui pourrait continuer à faire redescendre la pression. « C'est con, mais si j'avais les horaires d'ouverture, je t'aurais bien proposé d'aller à Ikea, on devait être à moins d'une heure. ». Même si avec la taille des lieux je doutais que ce soit réellement safe à faire ça. Ca serait sans doute plus risqué, mais je doutais que les lieux soient si ravagé par les vol. Mais si ca pouvait lui faire plaisir, je supposais qu'aménager un peu les lieux ne devrait pas me tuer et ne serait pas un engagement trop important pour commencer, après tout on parlait d'un canapé, pas d'un appart, et j'allais sans doute trouver ça dans le coin.

Reportant mon attention sur lui, je souris avant de lui dire, « Bon suis-moi, avant que tu tombes malade. », montant les escaliers, je rentrais dans ma chambres pour foncer dans le dressing et sortir de quoi le garder au sec. Ou du moins lui éviter de finir malade avec une fièvre monstre et m'obliger à chercher partout des médicaments pour éviter de le tirer jusqu'à l'infirmerie. Quoi que, si il était malade je ne pense pas que j'hésiterais réellement, les risques de morts étant quand même important. Heureusement que j'avais du change. Après quelle idée de sortir avec ce temps, reculant je lui tendais ce que j'avais, me faisant au passage comprendre que j'allais devoir laver des vêtements prochainement si je voulais ne pas me retrouver à cours.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Sam 13 Jan - 20:12
Sans rien ajouter, Will leva les yeux au ciel. Au moins, s'il avait eu un jour le moindre doute qu'Elias soit aussi généreux avec lui pour une raison en particulier, elle venait de s'envoler après qu'il lui ait expliqué l'absence de canapé dans son salon. Quel genre de voisin vous dépannait d'un canapé, sérieusement ? Un paquet de farine, pourquoi pas, mais du mobilier... Enfin, chacun ses choix, même si pour le coup, l'ingénieur trouvait qu'il s'agissait là d'un manque assez regrettable, qui en foutait un sacré coup à l'image du palace. Même s'il se voyait mal réellement faire un petit détour au Ikea du coin pour remédier à cette situation, il faudrait quand même y faire quelque chose. « Je crois qu'ils sont ouvert un peu tout le temps, ces jours-ci. » souffla-t-il tout de même, sur le même ton que le soldat. Véritable projet ou non, aborder des sujets moins sérieux permettait de faire disparaître la tension pour de bon. Ils ne s'éternisèrent pas plus longtemps sur cette question et à l'invitation lancée, Will suivit sagement jusqu'à la chambre, où Elias lui chercha des vêtements. En attendant, le jeune homme retira ceux qu'il portait, frissonnant légèrement en se retrouvant à moitié nu au milieu de la pièce.

Il venait tout juste de retirer son t-shirt, encore dans ses mains, lorsque son regard se posa par hasard sur Elias, qu'il observa en silence pendant quelques secondes. Ils venaient de passer si près d'une crise, où d'en sortir peut-être. Dans un cas ou dans l'autre, Will venait d'être témoin d'une scène assez étrange. Inquiétante ? La violence des réactions du soldat, son souffle coupé et son air tellement brisé... Il semblait remis, maintenant, mais c'était la première fois de toute cette soirée que le jeune homme pouvait prendre du recul sur tout cela et ça lui faisait étrange de réaliser l'ensemble de ce qu'ils venaient de vivre. Il comprenait, pourtant. Lui réagissait à la peur par l'indifférence et la fuite, mais il conservait la certitude que leur peur tenait au même sujet. Toujours silencieux, il posa son t-shirt sur le lit et s'approcha du soldat, lui prenant le poignet pour le faire se tourner vers lui. Il captura ses lèvres avant de lui laisser la moindre chance de réagir ou de parler, s’essoufflant quelques secondes sans être certain du sentiment qu'il cherchait à mettre dans ce baiser. Il était, en tout cas, un peu moins à l'aise lorsqu'il se décida à éloigner son visage, restant accroché au corps du soldat. « Est que tu finiras par me raconter un jour ce qui t'es arrivé ? » demanda-t-il finalement à voix basse. « Avant Fort Hope. » La précision n'était sans doute pas nécessaire, mais il se sentit obligé de la faire quand même. Il ne s'attendait pas à ce que cette conversation ait lieu de si tôt, seulement... plus il apprenait à connaître Elias, plus ça l'intriguait, le rassurait et l'inquiétait à la fois.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Sam 13 Jan - 21:03


Dernière édition par Elias Kaneki le Dim 14 Jan - 15:41, édité 1 fois
Ouais, je ne doutais pas qu'ils soient relativement surchargé ces derniers temps en effet. Répondant par un sourire, je l'invitais à me suivre alors que je montais pour lui trouver de quoi se changer et s'éviter quelque chose qui serait bien plus désagréable que la sensation de l'eau. Sauf que je n'eus pas l'occasion de lui donner qu'il saisit mon point pour me faire tourner vers lui et prendre mes lèvres en otage. me volant mon souffle d'une façon bien étrange, m'arrachant un frisson sans sens. Et puis une question, finirais-je par lui dire ce qui était arrivé avant Fort Hope. Ma respiration se fit un peu plus forte avant que mes yeux ne se baisse sur mon propre torse. Je sentais l'angoisse me prendre, fermant les yeux, je dus prendre une grande inspiration pour chasser les images qui commençaient à se succéder dans mon esprit. « Peut-être. », soufflais-je dans un premier temps, encore bien trop mit en difficulté par la question, pour répondre simplement par un oui ou par un non. Me dégageant de son emprise, je fis un pas en arrière avant de jeter les vêtements propres sur le lit pour me dégager les deux mains. Retirant alors mon t-shirt, je l'envoyais balader avec le reste avant de poser une main se la cicatrice trônant sur mon pectoral droit et dont la jumelle se trouvait dans mon dos, dans un bien moins bon état que celle là d'ailleurs. « Une entrée, une sortie. C'est tout ce que je peux te dire sans que ça… », ma gorge s'était noué lorsque le souvenir de la brulure me traversant les chaires et les os s'imposa à moi. Souvenir presque aussitôt suivit par son image à elle. Fermant à nouveau les yeux, je pris quelques secondes pour reprendre mon souffle, pour reprendre le contrôle. « Sans que ça ne soit un enfer à gérer. », concluais-je simplement.

Je savais que depuis le début, depuis qu'il avait trouvé cette faille, il s'y accrochait pour savoir, comme pour justifier une douleur qu'il avait lui aussi eu à porter. Je ne pouvais pas lui en vouloir, mais l'intention en cet instant semblait quelque peu différente. Il ne me demandait pas de lui dire, simplement si je finirais par lui dire. Je ne pouvais vraiment pas le faire pour le moment, pas sans que cela devienne complexe, douloureux et définitivement traumatisant. Pas après ce qui s'était passé aujourd'hui. Pas après cette nuit. Le souvenir encore sombre et sanglant de son visage venant me hanter à chaque fois que je fermais les paupières. Faisant de mes nuits un enfer dont j'aurais préféré me passer. L'on pense qu'un des principaux critères pour rentrer dans l'armée est l'absence d'émotion. En réalité il s'agit davantage de savoir faire preuve de sang froid, de réagir dans une situation compliqué, tendu. Rien de plus. Les émotions étaient là pour nous guider, pour appuyer notre instinct. Alors je ne pouvais pas me murer en ignorant que perdre des civils ne me faisait rien. Et si en faire part maintenant ne me semblait pas judicieux, je pouvais relier une blessure à cet instant, lui donnant une simple indication sans aller plus loin. Sans pouvoir aller plus loin. Je n'avais pas été uniquement blessé physiquement, mais aussi psychologiquement, et inconsciemment, même si j'étais guéris, je passais une main dessus, sentant les délié d'une cicatrisation difficile, laissant mon esprit tomber dans un brouillard qui m'aurait fait oublié jusque sa présence.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Sam 13 Jan - 21:47
Will prenait un risque et il le savait, mais pour une fois au moins, il ne forçait rien. Il se serait contenté d'un oui ou d'un non sans aucun problème, n'aurait certainement pas cherché plus loin. Juste, il avait besoin de savoir si, un jour ou l'autre, il saurait réellement ce qui causait cette angoisse. Par lâcheté ou par peur, il se disait que ce serait plus simple de lâcher des bribes de son histoire s'il n'était pas le premier, plus simple aussi de prendre du recul en cas de stress s'il savait à quoi s'en tenir. Mais il n'eut droit qu'à un peut-être et, même si ce fut légèrement décevant, tant pis, il comptait en rester là. D'autant plus lorsqu'Elias commença à se dévêtir un peu, sa première pensée étant qu'encore une fois, le soldat comptait utiliser le sexe pour échapper à une conversation qu'aucun d'entre eux n'avait envie d'avoir, pour le coup. Cette pensée lui tira même un petit sourire. Pourtant, le soldat ne se jeta pas vraiment sur lui une fois débarrassé de son t-shirt, au contraire il semblait même s'éloigner un peu plus. Automatiquement, le regard du jeune homme se posa sur la main qui recouvrait la cicatrice, alors qu'une information qu'il n'avait même pas demandé filtrait et ses sourcils se froncèrent légèrement, son regard s'assombrissant un peu plus tandis que les raccourcis se faisaient tous seuls dans son esprit.

Après quelques secondes ainsi, il releva les yeux vers le visage d'Elias, le détaillant gravement pendant un instant. Il ne voulait toujours pas insister, pas ce soir, pas après tout ça. Mais il osa quand même s'approcher, réduisant la distance qui les séparait pour glisser ses doigts sur le torse du soldat, forçant le chemin sous sa main pour caresser à son tour, légèrement, la cicatrice qui venait déformer sa peau. Son regard resta résolument accroché à celui de l'homme, tandis que son pouce effleurait une nouvelle fois la marque et, encore une fois il se pencha sur les lèvres d'Elias, retrouvant ce sentiment étrange de douceur dans ce baiser. Il n'y avait pas vraiment besoin de se forcer pour deviner le traumatisme profondément ancré dans l'esprit du soldat et ça lui donnait le vertige rien que d'y penser. « J'ai peur, moi aussi. » souffla-t-il après s'être éloigné, sentant son cœur cogner trop fort contre sa poitrine, alors qu'il détournait le regard. Il ne voulait pas parler de cela non plus, mais le besoin de mettre un peu plus d'équilibre dans leurs échanges se faisait plus pressant. S'il voulait comprendre, s'il voulait obtenir un jour la confiance nécessaire pour qu'Elias lui raconte et parvienne, peut-être, à apaiser ses craintes au passage, il allait devoir la gagner. « Tu me fais penser à quelqu'un que j'ai connu. » Quelqu'un de droit, quelqu'un prêt à tout pour protéger ceux qui ne le pouvaient pas tous seuls. Quelqu'un qui aurait certainement été capable de filer son canapé aux voisins s'ils l'avaient demandé. « C'est ce qui me donne envie de fuir, parfois. La crainte que la ressemblance persiste un peu trop loin. »

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Sam 13 Jan - 23:53


Dernière édition par Elias Kaneki le Dim 14 Jan - 15:42, édité 1 fois
Les doigts qu'il posa sur mon torse me firent reprendre conscience, levant les yeux sur lui alors qu'il glissait sous ma propre mains pour toucher la blessure de mes doigts. Pour la caresser presque, alors qu'il s'approchait à nouveau de moi pour me voler mes lèvres dans un baiser qui me sembla bien doux. Réconfortant, apaisant. Me soufflant alors qu'il avait peur lui aussi. Serrant involontaire la main qu'il tenait sur mon torse, je fronçais légèrement les sourcils alors qu'il détournait le regard ? Peur de quoi ? De ça ? Ou des même conséquences qui occupaient mon esprit. Je lui faisais penser à une personne qu'il avait connu. J'avais l'impression que certaines choses s'assemblaient sans pour autant trouver de sens pour le moment. Le laissant reprendre en disant que cela lui donnait envie de fuir parfois. Car la peur que la ressemblance persiste trop loin ne cessait de le hanter. La mort ? Ma gorge se noua un peu plus alors que ma main enserrait suffisamment la sienne pour la déporter sur mon pectorale gauche, ignorant sans doute l'autre cicatrice y trônant alors que mon autre main glissait sur sa joue pour le forcer à me regarder, me forcer à lui parler, à ne pas fuir, « Sauf que pour le moment, je suis en vie. », mon coeur battait fort, pas forcément de la façon la plus cohérente possible, mais il battait. Je ne voulais pas fuir vers un chemin sans doute trop connu pour le moment, car il n'était pas bien de toute évidence, car il avait peur, au même titre que moi. Car je lui rappelais un fantôme du passé et je ne voulais pas le faire à nouveaux. Je ne voulais pas le devenir. « J'ai échappé deux fois à la mort, mais je suis encore en vie. », et cette blessure avait été bien plus dangereuse, me poussant au coma, même si celle qui m'avait cloué à terre il y a moins d'un an aurait pu me prendre la vie bien plus aisément.

J'avais toujours été doué pour survivre, moins pour sauver les autres de toute évidence, et c'était ça qui me faisait peur. Le fait que je puisse le perdre, comme je les avais perdu me faisait peur. Caressant doucement sa joue avec mon pouce, je serrais à nouveau sa main dans la mienne avant de me pencher vers lui pour l'embrasser. Doucement, tendrement même, pour me laisser le temps de défaillir un instant, conscient que sa main, à cette place, pourrait sentir les émotions m'échapper. « C'est la peur de perdre quelque chose qui nous tient en vie. », finis-je par souffler alors que je rendais à ses lèvres sa liberté. Perdre de perdre la vie, peur de perdre un proche, peur de se voir dépasser. La peur nous poussait à aller plus loin, à surpasser nos limites, mais jamais elle ne nous ferait mourir. Pas si elle n'était pas brider. Peur n'était pas quelque chose de mal, il fallait simplement savoir l'accepter, la comprendre, et ne pas se laisser dominer. C'était difficile, un exercice que je ne savais maitriser sans y mêler de la panique depuis quelques temps. Mais avoir peur c'était être en vie.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Dim 14 Jan - 0:39
  Il ne disait pas grand chose, presque rien de concret à vrai dire, mais une petite information à la fois, les pièces du puzzle devaient s'assembler. Assez surpris de sentir la main d'Elias se poser sur sa joue, Will releva les yeux vers lui avant de comprendre ce qui se passait réellement. Un léger picotement sur sa nuque lui faisait prendre conscience du malaise qui l'avait gagné juste à ces quelques aveux. Il l'avait fait avec un but, une raison derrière et pas forcément très altruiste, mais soudainement la situation était inversée et c'était son tour d'admettre une faille qu'il n'assumait pas encore tout à fait. À sa manière, Elias essayait certainement de le rassurer en lâchant quelques mots, mais il faudrait repasser pour que ce soit vraiment efficace. Bien que Will réalisait au passage qu'aucune parole n'apaiserait réellement ses craintes. Pas sur un sujet aussi flou comme pouvait l'être une possible mort à venir. Il n'avait aucun moyen d'empêcher que ça arrive de manière certaine. Et il ne voyait pas tellement les choses de la même manière que le soldat quand il prétendait qu'avoir quelque chose à perdre tenait en vie. « C'est aussi ce qui nous pousses à faire des choses stupides. » souffla-t-il. « Échapper deux fois à la mort, ce n'est pas le genre de chose qui arrive à quelqu'un qui ne se préoccupe que de sa propre vie. » Du moins, pas selon la manière dont il voyait les choses. Et pour avoir passé toute une année seul, il croyait savoir de quoi il parlait. Quand on n'avait que sa propre vie à protéger, on cessait de prendre des risques, de s'exposer. C'était pour les autres qu'on acceptait de courir des risques, pourquoi d'autre sinon ?

Mais il voyait ce que cherchait à lui dire Elias, ou du moins le croyait-il. Ça ne le rassurait pas totalement, mais il comprenait le fond du message à faire passer. Pour la première fois depuis des mois, il avait d'autres projets pour occuper sa journée que de simplement attendre qu'un jour de plus ne s'écoule. Un endroit où aller s'il en avait l'envie ou le besoin. Un autre sentiment que celui d'être plongé dans un coma sans fin. Et ça rendait la perspective du lendemain, plus effrayante certes, mais un peu plus intéressante. Il fallait un peu de temps pour se faire à l'idée, mais ça finirait bien par devenir plus facile, pas vrai ? Pour le moment, il avait mis un peu trop de sérieux dans cette conversation et il ne l'assumait plus tellement lorsque ça se retournait contre lui, alors... « Tu veux dormir ? Ou parler d'un sujet un peu plus léger, au moins. » proposa-t-il en se détournant légèrement, déjà prêt à prendre la fuite, même si elle serait minime et ne le pousserait même pas à quitter cette pièce. Faire la conversation après cette soirée, ça lui semblait assez compliqué, pourtant ils devraient bien trouver des choses à se dire après deux semaines sans s'adresser la parole et toute une vie vécue sans se connaître. Ils avaient même déjà réussi une fois à passer une soirée ensemble sans que ça ne termine trop mal. Du moins, pas avant le lendemain matin. Et cette fois, qu'il soit pris de panique au beau milieu de la nuit ou non, Will comptait bien se forcer à rester au moins jusqu'au lever du jour.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   
 
I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]
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