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Intrigue #5 : What lies ahead
Cohabitation

Après plusieurs mois de cohabitation entre civils et militaires, la tension monte au point de menacer la paix précaire autant au sein de Fort Hope qu'avec l'extérieur.

[Lire l'intrigue] [Jouer un soldat]

 I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]
In Your Flesh :: Michigan State :: Fort Hope

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Mer 17 Jan - 19:47
Il s'ennuyait rapidement et il était difficile de le passionner, je pense que j'avais finis par le remarquer ça. Affirmant alors que je m'en sortais toutefois bien étant donné qu'ils ne l'auraient jamais supporter. Un euphémisme ? À peine. Quoi que… « En femme ils auraient été ravi, même si t'étais pas assez bridé. ». Mais il était brillant, cultivé, et il aurait sans doute fait fureur auprès de bien plus d'homme si il était un peu plus doté par la nature. Et puis, sans laisser le silence retomber, il me demanda d'imaginer juste pour rire qu'on soit encore dans le monde normal. Qu'on se retrouve dans un bar, que je finisse un peu trop alcoolisé du moins juste assez pour succomber à son charme, et après un peu de résistance, je serait rentré chez lui, qu'on passe une nuit étrange et inoubliable. Admettons. Il reprit en affirmant que dans sa version comme aujourd'hui, il aurait fini par m'obséder, et nous nous serions revu jusqu'à ce que ça devienne sérieux, et que j'envisage de l'emmener en week-end en tête à tête dans la Sierra Nevada, il faudrait passer par l'étape Lucy. Puisque de toute évidence, sans son approbation, les choses n'auraient pas pu fonctionner entre nous. Qu'est-ce qu'elle aurait pensé de lui ? Et j'avais le droit de poser toute les questions nécéssaire pour répondre à cette question. Le regardant un instant, je soufflais, « Elle aurait surtout posé des questions avant de se prononcer. ». Elle n'aurait rien dit sans l'inonder de demande toute plus justifiable les unes que les autres. « Elle saurait naturellement ton nom, ton âge, ton métier, elle n'aurait pas cherché à ce niveau. », déclarais-je dans l'optique ou je lui aurais parlé de lui. « Elle t'aurait demandé si tu comprenais la situation ? Si tu acceptais de ne pas pouvoir t'afficher pour le moment ? Elle t'aurait demandé ce que tu comptais faire plus tard ? Ce que tu aurais comme projet de vie ? Si le fait que je sois militaire ne te ferais pas peur ? Si tu préférais que je face un autre choix de carrière ? Elle demanderait si tu voudrais que je sois plus souvent là ? Si tu acceptais de devoir composer avec ça ? », et puis elle aurait attaqué, sans doute. « Elle aurait voulu savoir quel homme tu étais ? Si tu étais fidèle ? Si tu étais prêt à tous claquer pour me suivre à l'autre bout du pays ? Dans un autre pays ? Si tu envisageais cette vie à deux ? Si tu tenais à moi ? Ce que tu avais aimé la première fois et ce que tu aimais aujourd'hui chez moi ? Elle aurait voulu savoir comment été ta famille, si elle accepterait ? Si tu avais des frères, des soeurs, un chien ? Si tu avais une maladie grave ? ». Je ne parlais pas pour moi, même si certaines réponses m'auraient en effet intéressait, mais je parlais pour elle.

« Elle aurait voulu savoir pourquoi toi et pas un autre ? Ton plus grand défauts ? Ta plus grande qualité ? Et ensuite quelques questions d'ordre purement littéraire la connaissant, mais je n'ai aucune idée de ce qu'elle aurait pu demander à ce niveau là. ». Le pire dans l'histoire, c'était sans doute que j'avais déjà la réponse, mais Lucy aurait laissé trainé les choses, elle n'aurait pas donné de réponse immédiate, même si je doutais qu'elle puisse ne pas être fixé dès l'instant ou je lui aurais parlé de lui. Un peu comme moi et Laura. Je n'avais pas eu besoin de la rencontrer pour définir une réponse, pourtant, quand je l'avais vu la première fois, je l'avais inondé.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Mer 17 Jan - 21:46
Dès la première réponse que lui donna le soldat, Will sentit au moins son intérêt grandir. Voilà une femme qu'il aurait apprécié, si elle ne s'encombrait pas non plus de se retenir à poser des questions, même en étant japonaise d'ailleurs. Il devinait déjà qu'il ne pourrait s'agir que de questions auxquelles il n'aurait pas voulu répondre et c'était encore mieux, n'est-ce pas ? Le flot de questions suivit rapidement, étirant de plus en plus les lèvres du jeune homme. Est-ce qu'il devait répondre à tout cela maintenant ou ils en restaient à l'hypothétique ? En tout cas, ça se révélait à la hauteur de ses espérances, des questions nombreuses, des questions bien chiantes, dont certaines l'auraient sûrement assez agacé pour qu'il se prenne à donner la réponse la plus insupportable au monde. Une première rencontre qui n'aurait certainement pas joué en sa faveur, dans le fond, mais puisqu'il ne s'agissait que d'une hypothèse, que Will n'aurait jamais à supporter tout ça, il parvenait à le prendre avec le sourire. « Très curieuse et très directe, pour une japonaise. » releva-t-il d'abord, railleur. « Je crois que je l'aurais adorée, mais j'ai bien peur que la réciproque ne soit pas vraie... » Il fallait être réaliste, le côté protecteur se serait difficilement bien accordé au petit con qu'il savait être quand on le mettait sous pression. « Mais si ça reste du domaine de l'hypothétique... » Il marqua une petite pause, le temps de rassembler des réponses, de décider s'il donnait les vraies réponses à Elias ou celles qu'il aurait donné à Lucy dans ce contexte... Après tout, c'était le jeu.

« Je pense que je lui aurais dit que je comprends beaucoup de chose, que je ne suis pas un idiot, qu'approuver est une autre histoire, mais que ça ne me dérangerait pas forcément d'attendre pour le moment. »
Après tout, c'était déjà ce qu'ils faisaient, même dans ce monde, même sans mariage arrangé dans l'histoire, ils se cachaient dans cette maison, d'une certaine manière. « Je lui aurais dit que mes projets de vie ne sont pas définis, que je n'aime pas particulièrement l'idée de m'enfermer dans une routine bien définie, mais que je suis plus que capable de me retourner quand il le faut alors qu'elle n'aurait aucune raison de s'en faire pour ça. Je lui aurais aussi sans doute menti concernant ton travail, j'aurais prétendu que ça ne me regarde pas, que tu es assez grand pour savoir ce que tu fais de ta vie et que je suis parfaitement capable de vivre avec tout ça. » Il n'était peut-être pas objectif sur ce point, en fait, pas après Aiden, mais aujourd'hui en tout cas, il croyait que cette réponse aurait été un mensonge même à cette époque. « Je lui aurais dit que je ne suis pas le genre d'homme qu'on peut apprendre à connaître en un seul interrogatoire de grande sœur surprotectrice, mais qu'encore une fois, elle n'aurait pas à s'en faire pour toi, que si j'avais accepté de le subir quand même, c'est pour toi, que je perdrais pas mon temps pour quelqu'un qui ne compte pas, pour quelqu'un que j'ai l'intention de blesser ou de laisser dernière moi à la première difficulté. Que je serais prêt à mener la vie d'une femme au foyer de banlieue pour tes beaux yeux. » Ça, à vrai dire, il ne l'aurait probablement pas dit, mais c'était sorti presque tout seul, en fait. Et il ne prit pas tellement le temps de mesurer qu'il reprenait déjà. « Je lui aurais dit que ce qui m'a attiré chez toi la première fois, c'était le challenge et peut-être un peu ton corps... Mais que ce qui me plaît chez toi maintenant, c'est surtout ton corps et peut-être un peu ton humour, ton agaçante habitude à vouloir sauver tout le monde, même quand on ne t'a rien demandé et le fait que tu m'acceptes comme je suis. Que je suis fils unique et qu'on a abandonné l'idée d'avoir un chien après que j'ai laissé notre labrador s'enfuir pendant que mes parents étaient en vacances en Espagne quand j'avais 12 ans, qu'ils auraient sans doute détesté l'idée que je fasse ma vie avec toi, mais que ça ne les regardait pas. Et que la seule maladie dont je souffre c'est d'être un petit con arrogant, que c'est incurable malheureusement, mais qu'on peut atténuer les symptômes à force d'acharnement. »  

Est-ce qu'il avait déjà autant parlé de lui de toute sa vie ? Probablement que non. Et pourtant, il se prêtait au jeu assez facilement, sans perdre son sourire, sans bouger toujours allongé à regarder Elias sans défaillir, sans essayer de fuir. « Je lui aurais dit que ma plus grande qualité, c'est sûrement  que je sais ce que je veux et que je ne recule devant rien pour l'obtenir, même si ça veut dire devoir me cacher ou changer de pays. Que mon plus gros défaut c'est que j'aime avoir raison. Et que si ça doit être moi plutôt qu'un autre, c'est tout simplement parce que c'est moi que tu veux. Et aussi parce que, comme je viens tout juste de le dire, je suis du genre déterminé et je fais tout mon possible pour avoir le dernier mot. »

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Mer 17 Jan - 22:34
Elle était très curieuse et directe en privé, comme je l'étais plus aussi à l'époque, mais en publique c'était une autre histoire. Il pensait même qu'il l'aurait adorée, même si la réciprocité n'aurait pas été la même. Qu'il n'aille pas penser ça, je pense qu'elle lui aurait opposé une résistance pas forcement malsaine. Quoi qu'il en soit et si l'on devait rester hypothétique, il se serait plié au jeu. Il aurait répondu. À commencer par le fait qu'il n'accepterait pas forcement la situation, mais que cela ne le dérangerait pas d'attendre pour le moment. Le soucis dans le fond étant que Lucy et moi aurions été obligé de faire un coming out un peu forcé pour lui. Il aurait été visiblement honnête dans l'ensemble, si ce n'est peut-être en disant que mon travail ne le déranger pas. Et puis il aurait continué, affirmant qu'on ne pouvait pas le connaitre comme ça, mais qu'elle n'aurait pas à s'en faire pour moi. SI il avait accepté tout ça pour moi, c'est qu'il ne perdrait pas son temps pour quelqu'un qui ne comptait pas. Quelqu'un qu'il aurait blessé. Prêt à mener une vie de femme au foyer, j'avoue avoir été déstabilisé, momentanément par cette phrase, l'acceptation de la situation me perturbant sans doute plus que le fait qu'il ne me trahisse pas. Ne me laissât pas le temps de réfléchir plus longtemps, il aurait expliqué les raisons l'ayant poussé vers moi. Le challenge et peut-être un peu mon corps, mais au final, c'était surtout mon corps, peut-être mon humour, et mon agaçante habitude à vouloir sauver tout le monde. Le fait qu'il préciser que je l'acceptais tel qu'il était me laissé penser que c'était sans doute l'un des seuls arguments valables de la liste. Si bien que je repris la conversation que lorsqu'il pensait que ses parents puissent détesté le fait qu'il fasse sa vie avec moi. Mais ça ne les regardait pas. Secouant la tête lorsqu'il parla de son arrogance, je ne pouvais qu'approuver ses aveux. Et puis sa plus grande qualité, sa détermination, son défaut, son absence de remise en question lorsqu'il pensait avoir raison. Sur ces points j'étais d'accord, quand à la suite.  Il avait raison, si j'avais décidé, il n'y en avait aucun autre qui mériterait sa place. Le fixant un instant, je souris légèrement, « Sans même avoir besoin de te poser toutes ses questions elle aurait su que tu valais la peine de faire partie de cette histoire et d'aller en week-end avec moi. », soufflais-je simplement avant de m'allonger sur le dos, « Tout simplement car je lui aurais parlé de quelqu'un pour la première fois et elle aurait su qu'il était spécial, qu'avec ou sans son accord, je n'aurais pas su m'empêcher de graviter autour. Alors elle t'aurait fait passé un interrogatoire pour la forme, avant de passer sa journée à t'exposer tout les moindres détails de ma vie pour me faire chier moi. ».

Ma gorge s'était légèrement noué à cette pensée, car elle me manquait. Will était là, mais ce n'était pas elle. J'avais besoin de cette femme dans ma vie, j'en avais toujours eu besoin, et maintenant, j'avais juste envie qu'elle soit avec moi, avec Will, car tout ce qui comptait pour moi serait réuni, car je pourrais les protéger comme ils me protégeaient de moi à leurs façon. Déglutissant difficilement, j'avais le coeur serré. « Elle t'aurait aimé, même si elle t'aurait traité de con une fois sur deux, elle t'aurait aimé. ». Je n'osais pas le regarder, car je ne voulais pas qu'il se sente coupable, pas plus qu'il pense pouvoir faire quelque chose, régulièrement le manque se faisait sentir, et avec le retour d'Azia dans ma vie, les souvenirs n'était que plus fort. « Ce que je fais, être à la tête de la sécurité du camps, être en première ligne, ça te déranges tant que ça ? », demandais-je en ayant lu entre les lignes, en ayant deviné un problème, une crainte, à moins que je l'ai senti en moi, celle d'échouer une fois de plus et de survivre à la place des autres.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Mer 17 Jan - 23:26
Pour une telle conclusion, c'était à se demander pourquoi Will venait de répondre à toutes ces questions. Chose qui était loin de lui traverser l'esprit, pourtant, la conclusion d'Elias lui tirant simplement un sourire aussi amusé que satisfait. Il croyait déjà avoir percé à jour le genre de relation que le soldat entretenait avec la jeune femme et tout ce qui se disait maintenant lui semblait assez cohérent avec cette idée. Certainement pour ça qu'il s'était prêté si facilement au jeu de répondre à l'interrogatoire en retenant au maximum son côté emmerdeur. Parce qu'il aurait fallu le faire pour qu'il reste dans le paysage sur le long terme. Mais peut-être qu'ils n'auraient pas du se lancer dans cette conversation, car Elias lui semblait un peu bizarre tout à coup. Entre le fait qu'il se détourne et sa voix un peu différente, un genre de malaise menaçait de s'installer. Est-ce qu'il avait dit une bêtise ? Il ne croyait pas, pourtant. De la tristesse ? Le jeune homme s'était crispé un instant, dans l'attente de ce moment qui les ferait basculer vers le mauvais côté, mais son sourire revint rapidement alors que le soldat avouait finalement que Lucy l'aurait aimé, surpris de se dire qu'il aurait aimé que ce soit vrai. Chassant cette pensée rapidement, il s'appuya sur son coude pour se pencher au dessus du soldat et l'embrasser légèrement. Il ne se faisait pas trop d'illusion quant au fait de pouvoir apaiser cette petite nostalgie passagère, mais il essayait. Cette journée était censée être bonne, après tout.

Sauf que là, ça devenait compliqué et pas juste à cause de l'absence de sa meilleure amie dans la vie d'Elias. Mais aussi parce que Will risquait de perdre un peu de sa bonne humeur lorsqu'une nouvelle question tomba. Son regard se posa sur le mur, fuyant volontairement l'homme qui ne le regardait pourtant même pas, mais il resta aussi proche qu'il l'était, appuyant sa tête sur sa main. Quelques secondes de silence s'étirèrent tandis qu'il cherchait une façon de dire les choses, avec autant d'honnêteté que de prudence. Plus pour s'éviter de devoir trop en dire que pour préserver le soldat. « Oui. » souffla-t-il finalement avec assurance. Il s'offrit encore quelques secondes de répit avant d'oser s'expliquer un peu plus. « Ce que vous avez ici, c'est un miracle, voyant, bruyant. Ça peut attiser la jalousie et la convoitise. Et je sais que si quelque chose arrivait à cet endroit, si quelqu'un essayait de vous le prendre, tu préférerais donner ta vie plutôt que de laisser mourir les gens qui se cachent ici, qu'ils méritent ou non que tu te sacrifies pour eux. Et c'est tout à ton honneur, je comprends, c'est ce que tu es, mais je trouve le monde bien assez dangereux comme ça sans que tu ne t'en rajoutes une couche tout seul. » Il s'arrêta, se redressant d'un coup pour regarder Elias. Après avoir parlé si facilement quelques minutes plus tôt, les mots lui échappaient dangereusement, il n'arrivait pas à dire quelque chose qui lui semblait pourtant important. Et finalement, son regard se baladant nerveusement sur la pièce se posa sur son sac ouvert au sol. Sans réfléchir, il se glissa jusqu'au pied du lit pour fouiller dedans un instant et, sans se retourner, il posa les plaques pendues au bout d'une chaîne à côté des jambes du soldat. Il eut besoin de prendre encore une profonde inspiration, refusant complètement de le regarder, avant que sa voix ne s'élève de nouveau. « Elles appartenaient au chef du dernier groupe dans lequel je suis passé. Il... Ce qu'on avait, ça n'avait vraiment rien à voir avec Fort Hope, mais ça a quand même attiré des pillards et il... » Sa solution miracle n'avait rien de si miraculeuse au bout du compte. Sa gorge s'était nouée trop rapidement, sa nervosité grimpant au même rythme jusqu'à ce que ses genoux en tremblent. Il priait sérieusement pour qu'Elias parvienne à assembler les pièces du puzzle tout seul, avec les quelques indices qu'il s'était permis de donner au fil de leurs discussions. « Je ne suis pas prêt à vivre ça de nouveau. » souffla-t-il finalement.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 0:12
J'avais mit le doigt sur quelque chose, quelque chose que je n'aurais pas voulu provoquer à voir la réaction de Will. Mais oui, il était contre ce que je faisais. Fort Hope était un miracle, voyant, bruyant. Ça pouvait attiser de la jalousie et de la convoitise. Il me connaissait assez pour savoir que si il arrivait quelque chose à Fort Hope, je ferais tout pour les défendre, quitte à donner ma vie. Il jugeait le monde bien trop dangereux pour que je m'en rajoute une couche. Pour augmenter la difficulté. Me redressant alors qu'il bougeait, je reconnus ce qu'il sortait de son sac, tendant alors la main pour les prendre, mon corps se tendit légèrement. Jacobs Aiden. U.S. Army… Il n'y en avait pas des centaines et le seul que je connaissais était Major. Will expliqua qu'elles étaient au chef du dernier groupe dans lequel il est passé. Et son groupe avait attiré des pillards… Il fut incapable de dire la suite, simplement, qu'il ne voulait pas revivre ça à nouveau. Sa réaction, ses tremblements… Je n'avais pas besoin de savoir plus de chose, il était cet homme qu'il avait perdu avec tout ça. J'étais bien plus un échos que je ne l'aurais cru. Posant les plaques sur le lit à nouveau, baissant la tête alors que je cherchais à l'aider au travers de mes mots, pas encore certain que le contact soit la meilleure chose à faire. « Je suis resté Lieutenant car j'ai refusé de tirer sur un enfant. Il avait une bombe sur lui, mais j'ai pas voulu le tuer, car je ne voulais plus qu'on utilise d'enfant comme des armes. Je me disais que si on tuait les parents jamais bien loin, l'enfant prendrait peur et lâcherait l'explosif. Il aurait certes perdu un parent, mais il aurait gagné une chance de vivre avec des gens ne l'utilisant pas comme arme. », commençais-je doucement. C'était l'un des fameux ordres que je n'avais su respecter. Un qui m'avait valu de ne plus monter en grade. Je ne savais pas pourquoi j'expliquais tout ça, peut-être pour lui faire comprendre que je sais pas, on pouvait prendre des décisions humaines… En fait ça ne se tenait pas. « J'étais encore là-bas quand les premiers signes de l'épidémie sont arrivés. On m'a demandé de revenir avec mon unité pour venir en aide aux civils. », ma voix se nouait d'elle-même, mais je devais continuer, car pour avoir été à la place du Major, je savais à quel point la décision était dur. « J'ai fini par rejoindre un hôpital en tant que support militaire, et même quand tout c'est arrêté, je suis resté. Mes hommes partaient les uns après les autres, car ils ne voulaient rien rajouter sur leurs épaules sans doute... ». Et nous nous étions retrouvé en sous nombre par rapport à la surface à ce qu'il y avait à couvrir.

« Je sais ce que ça fait de survivre quand tu as décidé de protéger quelqu'un, je sais ce que c'est de rêver chaque nuit de la même chose, de la même impuissance. De se réveiller en étant vivant alors qu'on avait accepté depuis le début de se sacrifier pour les autres. Tu as survécu, si ça n'avait pas été le cas… Sa vie serait devenu un enfer. Chaque minutes lui aurait rappelé ton absence, son impuissance alors qu'il avait toute les cartes en main pour te sauver. Il aurait perdu pieds si lui était vivant et toi non Will. », expliquais-je, faisant échos à ma propre expérience. Je n'avais pas su aller au bout, je n'arrivais pas à décrire le moment ou tout avait basculé. Pourtant il devait savoir que sa vie avait sans doute plus de prix que celle qu'il avait perdu. Si les rôles avaient été inversé… Il aurait été détruit. Ravalant des larmes, j'avançais sur le lit jusqu'à descendre, m'asseyant par terre en face de lui, posant mes mains sur mes genoux pour chercher à l'aider, à lui faire comprendre. « Je ne serais jamais invincible, mais je suis suffisamment bon pour limiter les risques. », tentais-je d'expliquer avant de réaliser que ça ne changerait rien. « Il n'y pas que les forts qui ont le droit d'avoir une chance dans la vie, les enfants, les malades, les personnes âgées, ou les personnes n'ayant pas suivit d'entrainement militaire ne doivent pas payer pour ça, c'est injuste. », détournant les yeux, je finis par fermer mes paupières, conscient de l'acide que je menaçais de faire couler, « J'ai échoué une fois, et je ne me le pardonnerais jamais Will, mais si je dois renoncer à ça pour toi… », étais-je sur de ce que je voulais dire, j'avais une dette envers Logan, mais j'en avais une autre envers Will, « Je le ferais, mais je te protégerais toi de la même façon que Fort Hope, et ça tu ne pourras pas m'en empêcher… », avalant difficilement ma salive, je me redressais suffisamment pour glisser mes mains sur son visage, pour capter son attention.  « Car si je te perds toi, je ne me relèverais pas. », et ça il devait en avoir conscience. Je ne saurais pas avancer sans lui, ce n'était plus possible. Si il mourrait, c'était la fin.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 1:02
Il n'avait pas voulu dire tout ça, c'était une idée stupide qui était en train de gâcher pour de bon ses bonnes résolutions. Mais ça restait le moyen le plus simple de s'expliquer clairement, la manière la plus parlante de justifier son égoïsme. Il entendait l'homme remuer dans son dos, sentait les draps se tirer légèrement autour de lui, mais rien à faire, son regard restait résolument fixé sur le sol devant lui. Ses mains serrées l'une contre l'autre et les tremblements nerveux secouant son corps indiquaient seuls l'état dans lequel parler de tout ça le mettait. Au moins, ses yeux restaient secs et en respirant profondément, il parvenait presque à échapper aux images s'imposant habituellement à son esprit dans ces cas-là. Quelques secondes de silence accueillirent son aveu final avant que la voix d'Elias ne résonne, le ramenant plus efficacement au moment présent. Des mots dont il ne comprenait pas bien la portée furent lancés en premier, réveillant sa colère légèrement. Pourquoi devait-il écouter ça ? Il ne voulait pas savoir, il en avait assez d'entendre des histoires sur l'armée, sur la loyauté et le dévouement des soldats. Il en avait assez d'être mis face à cette réalité profondément détestable que certains s'engageaient pour les bonnes raisons et continuaient d'y croire après tout ce temps. Et qu'une fois encore, ce soit pour un homme comme ça qu'il se perdait. Et puis, le sens qui lui avait échappé fut enfin explicité. La culpabilité du survivant. Will avait lu trop de choses à ce sujet ces derniers mois pour prétendre ne pas comprendre. D'un point de vue parfaitement objectif, tout était très logique, mais quand on le vivait, ça allait au-delà des discours cohérents des psychologues.

Ses mâchoires se crispant un peu plus à chaque nouvelle parole, chaque nouveau geste du soldat, le jeune homme continuait de mettre toutes ses forces à l'ignorer pour ne se laisser porter que par ses mots. Était-il réellement un tel enfoiré que tout ce que lui disait Elias lui était égal ? Il se fichait complètement des enfants, des malades et de tous ceux qui auraient eu besoin de quelqu'un pour les protéger, la seule chose qui le préoccupait en ce moment, c'était eux deux. Et lui-même, sans doute plus. Il avait essayé, de toutes ses forces, de s'en protéger, mais ce qu'il ressentait pour le soldat était réel et bien présent et il savait déjà que de le perdre lui aussi le détruirait, le plongerait de nouveau dans ce vide assourdissant qu'il venait de traverser. Et que cette fois, il ne s'en sortirait pas. Ce ne fut que lorsqu'il sentit les mains du soldat brûler sa peau et qu'il entendit un aveu qui faisait écho à ses pensées que Will s'autorisa à poser les yeux sur lui. Un tressaillement le secoua plus profondément, secouant ses muscles autant que son cœur, le poussant un peu plus dangereusement au bord du gouffre où il se tenait déjà. L'envie de prendre la fuite l’étouffa encore, plus puissante que jamais. S'il partait, s'il mettait fin à tout cela maintenant, il souffrirait, mais jamais autant que s'il devait voir le cadavre d'Elias.

Mais même ça, il n'y arrivait pas et au lieu de se dégager et de fuir, tout ce qu'il parvint à faire fut de se pencher en avant, trouvant les lèvres du soldat avec une certaine brutalité palpable sous le désespoir dans un baiser qui s'éternisa jusqu'à ce qu'il en perde le souffle. Sa respiration avait perdu toute cohérence lorsqu'il s'éloigna, posant son front contre celui d'Elias et qu'il parvint à admettre : « Je ne m'en remettrais pas non plus si je te perdais. » Tant pis s'il exposait un défaut encore pire que tout le reste en disant cela. « Je ne te demanderais pas de laisser Fort Hope pour moi, mais je ne te laisserais pas mourir pour eux ni pour moi. Peu importe ce qu'il faudra que je fasse pour l'empêcher. » Il se sentait dans un état second et c'était franchement désagréable, d'être à ce point incapable de se contrôler, de se détacher. Il manquait d'air, mais encore une fois, pour lutter contre le besoin de faire un bond en arrière, il se réfugia aux lèvres du soldat.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 9:26
Je n'aimais pas être dans cette situation, le voir lui, comme ça, sans savoir quoi faire. Sans savoir réellement comment l'aider. Et si je pensais en premier qu'il aurait fuit, il me laissa conserver le contact allant jusqu'à se pencher pour m'embrasser. Ce n'était pas un baiser comme les autres, pas comme ceux qu'on avait pu échanger. Il y avait une sorte de douleur que je ne pouvais pas ignorer. Une souffrance qui me fit garder les pieds sur terre, conscient que si il avait été là jusque là, c'était à moi de l'être à présent. A moi de tenir le rôle de ce support. Il ne s'en remettrait pas non plus si il me perdait. Contrairement à lui j'avais perdu des personnes que j'appréciais, pas que j'aimais, et si j'avais été anéanti, détruit, je n'osais pas imaginer là ou il avait été mit. Combien se relever avait du être douloureux. Il reprit en disant qu'il ne me demandait pas de laisser Fort Hope, c'était la première fois qu'il en donnait le vrai nom même de mémoire, mais passons, pour lui, mais il ne me laisserait pas mourir pour eux, ni pour lui. Peu importe ce qu'il faudrait faire pour m'en empêcher. Accueillant à nouveau ses lèvres, j'avais l'impression de le voir fuir d'une façon différente que d'habitude, que lorsqu'on finissait par coucher pour oublier tout le reste. Me détachant de lui non sans difficulté, je soufflais avec douceur, « Arrêtes. », arrêtes de fuir comme ça, de me fuir. J'étais entre deux eaux, piégé dans ce qui semblait être irréel, impossible. Nos douleurs étaient bien plus proche que je ne l'aurais cru, bien plus similaire, bien plus similaire. Nous étions des écorchés vif, pourtant ni lui ni moi n'arrivions réellement à avancer avec ça. Il avait perdu l'homme qu'il aimait, j'avais perdu ceux que je m'étais juré de protéger et aujourd'hui... Celui que j'avais juré de protéger était l'homme que j'aimais... Il me fallu quelques secondes pour m'approprier cette réalité, le fait qu'au travers de tout ce que je pouvais dire, penser, faire, je l'aimais. Suffisamment pour réaliser, suffisamment pour savoir qu'il me serait impossible d'avancer sans lui. Le coeur serré, la douleur se lisant sur son visage. « Will, je ne me laisserais pas mourir non plus, pas tant que tu seras là, pas tant que j'aurais à me battre pour toi. », si on venait à me le prendre, je n'étais pas certain de ma réaction, pas certain de savoir me contrôler.

« L'histoire n'est pas faite pour se répéter, le scénario ne va pas se rejouer. Ne vis pas dans le passé. », les choses pouvaient se retourner encore et encore, j'en avais conscience, mais si on partait de ce principe. Avait-il eu tout ça avant ? Sans doute, mais je ne pouvais pas présumer. Je pouvais simplement essayer, continuer à croire que les choses pouvaient s'arranger. « Et même si ça ne dépendra sans doute pas de moi, je ne me mettrais pas en danger inutilement. Je te le promets. », je n'irais plus tenir des missions suicides juste pour le plaisir de me sentir vivre à nouveau. Je ne me lancerais plus à corps perdu dans des chasses dont la finalité me serait incertaine. Je ferais attention à chaque chose si ça pouvait le rassurer, si ça pouvait lui éviter de finir torturé. « Promets moi simplement de ne pas prendre d'étranger plus armé que toi de haut. », ajoutais-je dans sourire timide, en tentant de capter son attention pour le détendre un peu, « Si j'aime bien t'entendre rouler des mécaniques, j'aimerais éviter que d'autres tombent sous ton charmes. », ma gorge était noué, car je n'étais pas le meilleur pour rassurer, pour aider, et je n'étais pas sur d'y arriver, pas sur de dédramatiser la situation pour la rendre plus vivable pour lui. J'avais fini par lâcher son visage, posant mes mains sur les sienne, cherchant à effacer ses tremblements, cette crispation en caressant doucement sa peau de mes pouces. J'essayais. J'essayais de le sauver de lui même.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 11:23
Aussi rapidement qu'Elias lui échappa, le jeune homme rouvrit les yeux pour l'observer. Pourquoi fallait-il s'arrêter ? C'était plus simple comme ça, ça aidait Will à ne pas tomber pour de vrai dans la panique et faire des choses stupides pour se protéger. Il ne devait pas rester grand chose de quoi se protéger, pourtant. S'ils en étaient là maintenant... Nier l'existence des sentiments n'avait plus aucun sens depuis quelques temps déjà. Pourtant, le jeune homme ressentait encore le besoin de se défendre contre ce qui se passait dans cette chambre en ce moment, de lutter pour ne pas tomber d'encore plus haut. C'était instinctif, tout simplement. Il avait toujours agis de la sorte, même avant de perdre Aiden, même si c'était avec moins d'application, il fuyait tout ce qui l'attachait aux autres avec des raisons toujours logiques à ses yeux, probablement jamais vraiment en réalité. Et cet instinct fut encore attisé par de nouveaux mots du soldat, par des promesses nécessaires, mais qui répandaient une chaleur tellement étranges dans ses veines. Ne pas se focaliser sur le passé, ne pas laisser l'histoire se répéter et ne pas prendre de risques inutiles. Ça semblait plus facile à dire qu'à faire, honnêtement. Un sourire timide parvint tout de même à étirer légèrement les lèvres de l'ingénieur à la tentative d'humour d'Elias. Il conservait cette impression déconcertante que quelque chose venait encore de changer, que les mots du soldat avaient une implication encore différente qui maintenaient la peur trop près de la surface. « Je te promets que je vais essayer, en tout cas, mais j'ai du mal à contenir mon charisme naturel de s'exprimer. » souffla-t-il. La plaisanterie dans sa voix n'était pas très convaincante, mais il essayait sincèrement de lutter.

Il poussa même jusqu'à se secouer un peu, parvenant à faire cesser les tremblements de son corps. Et, bien que son visage s'approchât encore dangereusement de celui d'Elias, même si ses mains se posèrent sur ses tempes, il se contenta de l'effleurer simplement sans se cacher dans un nouveau baiser. Son sourire finit même par se faire plus sincère alors qu'il lâchait contre ses lèvres : « On n'est pas très doué pour y aller en douceur, toi et moi. » C'était sa faute, pourtant, il le savait. Il avait parlé de Lucy, il avait parlé d'Aiden alors qu'il aurait pu se contenter de demander au soldat quel était son film ou son groupe préféré, mais non. Il fallait qu'il aille toujours trop loin et il venait d'être pris à son propre jeu. « Désolé pour tout ça. » Et des excuses, maintenant ? Il fallait qu'il se reprenne et qu'il chasse cette tension rapidement. « Il est trop tard pour se remettre au lit et reprendre au moment où la conversation était encore légère et la journée presque parfaite ? » demanda-t-il en s'éloignant un peu. Ça lui semblait un peu compliqué de laisser faire les choses si facilement, mais c'était soit ça, soit partir en courant, là et il n'était pas convaincu que cette seconde solution leur apporte quelque chose de positif.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 12:11
Le sourire fut timide, mais bien présent alors qu'il promettait d'essayer. Même si il aurait du mal à contenir son charisme naturel de s'exprimer. « Laisses le s'exprimer autant que tu veux, avec moi, ca sera plus simple d'être moins charmant dehors. ». Il semblait vouloir se reprendre. Se secouant légèrement, je sentis une vague chaleur m'envahir lorsqu'il glissa ses mains sur mon visage, s'approchant sans pour autant retrouver ses habitudes de fuite. Il se contenta de me garder là, contre lui avant de souffler qu'on était pas très doué pour y aller en douceur. Non, nous n'étions surtout pas en mesure de parler sans réveiller de mauvais souvenir, car ils n'étaient pas évident d'avancer sans eux. Car ils nous définissaient bien plus que nous l'aurions voulu. « On est doué pour d'autre chose, ca compense. », et puis il s'excusa. Il n'avait pas à le faire, nous y avions plongé à deux, et il n'y était pour rien. Quand à la suite de sa proposition ? Soupirant doucement, je me penchais sur lui, l'allongeant avant de glisser mes mains sur ses bras, jusqu'à ses poignets que le saisit pour les faire glisser autour de ma nuque, pour l'inviter à s'y tenir avant que mes bras glissent sur jambes pour les saisir. Me redressant alors, je montais de nouveau dans le lit, le déposant contre son oreiller avant de l'y lâcher, non sans l'avoir embrassé simplement, sans chercher à fuir quoi que ce soit. Me redressent pour tirer la couverture, mon regard se posa sur les plaques, m'arrachant un frisson avant que je ne me penche pour les saisir et les déposer avec précaution dans le sac de Will. Je savais maintenant combien cela lui était important, je n'allais pas les traiter comme les miennes. Revenant avec les couverture, je m'allongeais tourné vers lui avant de le regarder, souriant doucement, « C'est assez léger de te raconter que je voulais devenir Empereur du Japon quand j'avais huit ans ? Genre suffisamment pour écrire un document de revendication et avoir réussi à convaincre tout mes camarades de classe de m'appeler Elias-Sama ? », commençais-je dans un premier temps, relâchant la pression avec une blague toute simple avant de reprendre là ou j'avais une question réellement légitime. « Quelque chose me dit que t'avais insisté plus pour faire chier Lucy que moi, mais je suis un peu déçu quand même... », commençais-je faussement perturbé. J'étais toujours plongé sur ce qui venait de ce passer, mais son malaise, le fait de le faire disparaître était fondamentalement plus important.

« J'aurais tellement aimé que mon corps soit si attractif que tu m'aurais gardé pour ça. Ca avait un petit côté glorifiant, genre je pouvais encore en faire tomber dans mes filets avec quelques pompes tout les matins, une série d'abdos et quarante minutes de course. », ce qui était globalement vrai quand je savais pas quoi faire ou quand je n'avais plus rien à manger et qu'il fallait faire illusion. J'avais toujours été sportif, un peu à cause de Lucy surtout. Elle jouait de la guitare, elle chantait, et moi j'avais apprit à danser pour capter l'attention des gens. Une belle bande d'escroc en y réfléchissant bien. Mais ca avait un certain charme de se dire que quelques mouvements de bassin quand on avait le corps bien dessiné pouvait faire tomber n'importe qui. En vérité, le concernant, je m'en fichais un peu. Je me limitais simplement ce qu'il avait pu dire, pour relancer des sujets plus débiles les uns que les autres. Juste pour appuyer le fait que j'allais faire tout ce qu'il fallait pour le faire remonter, quitte à titiller son arrogance, son besoin d'avoir le dernier mot. Je préférais le voir bien trop sur de lui que détruit. Je ne pouvais pas le voir détruit. Ca faisait bien trop mal.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 13:15
Timidement, la trop intense vague d'émotions se retirait pour laisser la place au calme qui n'aurait jamais du disparaître en premier lieu. Pourtant, un genre d'apaisement s'installait doucement dans l'esprit de Will. La panique continuait de gronder légèrement sous sa peau, mais cette conversation avait peut-être été nécessaire, même s'il aurait préféré l'avoir plus tard, bien plus tard. Quand il aurait été réellement prêt à assumer pleinement ce qu'il ressentait pour Elias, par exemple. Là, c'était encore trop tôt pour qu'il sache comment composer avec les sentiments contradictoires qui l'assaillaient. Mais de sentir le corps d'Elias contre le sien alors qu'il se trouvait remis à la place qu'il aurait voulu ne jamais quitter dans le lit parvint à lui arracher un vrai sourire, à lui imposer une véritable accalmie qui lui permit de souffler un moment. Le rugissement de la panique fut même bien plus léger lorsque le soldat s'éloigna encore, le temps de remettre les plaques dans le sac, geste qui surprit assez Will mais le cloîtra dans le silence. Jusqu'au retour de l'homme, au retour des paroles légères et des sourires qui ne soient pas forcés. « Ça me désole sincèrement de corriger un japonais à ce sujet, mais sauf erreur de ma part, l'Empereur est le seul membre de la famille impériale qu'on n'a pas le droit d'appeler sama. » souffla-t-il, sans avoir tellement besoin de forcer le petit ton impétueux de sa voix. « Si je me souviens bien – et je m'excuse si ma prononciation est horrible, mon professeur de japonais n'est pas très sérieux – on doit l'appeler Heika ? » Il avait peut-être pris le temps de diversifier ses lectures depuis quelques semaines, mais rien de bien grave, pas vrai ? Au moins, il avait appris des choses qu'il ne savait pas encore et il était même parvenu à ne pas en profiter pour agacer Elias avec ça jusqu'à maintenant.

Le plus surprenant dans tout cela résidait peut-être dans le fait que, face à cette difficulté importante, Elias se révélait finalement le plus calme des deux, le plus à même de ramener la tranquillité au premier plan. Et sincèrement, Will en avait douté jusque là, au vu des efforts parfois énormes qu'il avait eu à faire pour empêcher le soldat de s'effondrer la veille. Chacun leur tour, visiblement. Et avec cette remarque sur les rasons que Will avait données pour justifier qu'il se serait intéressé au soldat dans un autre monde, il parvenait même à rétablir la situation admirablement, à en croire le sourire de l'ingénieur. « Il y avait du vrai dans tout ce que j'ai dit, tu sais ? Même si c'était effectivement une pique pour attiser l'agacement. Ton corps est définitivement un argument de poids... » Il profita de cette occasion pour laisser ses doigts se promener lentement sur le torse du soldat, donnant un peu plus de valeur à ses paroles. « Mais l'idée étant avant tout de marquer des points, je ne pouvais pas m'en contenter sans lister quelques qualités un peu moins triviales. N'en profite pas pour attirer qui que ce soit d'autres dans tes filets, cela dit. Le problème avec les enfants rois dans mon genre, c'est qu'on est très possessifs. » Même si, en soi, ils n'avaient jamais convenu de la moindre exclusivité entre eux. Ça n'était plus tellement nécessaire avec tout ce qu'ils venaient de travers ces dernières heures, si ?

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 14:01
Un sourire étira sincèrement les lèvres lorsqu'il s'excusa de devoir corriger un japonais au sujet de sa propre famille royale, mais l'Empereur était le seul à ne pas pouvoir être appelé Sama, et si il se souvenait bien, il fallait l'appeler Heika. Secouant légèrement la tête avant de lever les yeux au ciel, je n'allais pas m'en plaindre, le fait qu'il ramène sa science me faisait du bien, ça voulait dire qu'il dépassait ça, qu'il reprenait le dessus. Et c'était la meilleure chose à faire, qu'il dépasse ça. « J'avais huit ans, on juge pas les décisions des enfants ! », finis-je par souffler, approuvant ce qu'il avait dit dans le même temps. Mais ce qui m'intéréssait vraiment, c'était de le chercher légèrement sur son amour de mon physique. Enfin ça m’intéressait surtout pour le faire revenir complètement, ce qui sembla réussir alors qu'un sourire étirait un peu plus ses lèvres. Il y avait du vrai dans tout ce qu'il avait dit. Je le savais, du moins le ton me l'avait fait comprendre. Et que donc, si c'était en effet l'agacement qui avait été attendu, il ne pouvait nier que mon corps était définitivement un argument de poids. Baissant les yeux ses les doigts qu'il laissait courir volontairement sur moi, je relevais les yeux sur lui alors qu'il affirmait avoir cherché à marqué des points. Il ne pouvait pas lister ça comme ça. La suite ? Elle me fit sourire franchement, cette mise en garde de ne pas profiter de mon physique pour attirer d'autre personnes dans mes filets. Car le problèmes avec les enfants rois dans son genre, c'était qu'ils étaient très possessifs. Même si je n'avais jamais cherché à aller voir ailleurs, contrairement à avant d'ailleurs, je devais reconnaître que l'entendre définir notre relation comme exclusive était plaisant. Suffisamment pour l'arracher un sourire assez franc alors que je me penchais vers lui, caressant ses lèvres des miennes avant de briser le silence, « Rassures-toi sa majesté alors, j'ai pas envie d'attirer d'autre personne que lui. », effaçant la distance, je l'embrassais simplement, glissant ma main dans sa nuque avant de l'attirer contre moi, avec moi. M'allongeant à nouveau sans pour autant briser le contact, l'échange que nous avions et dont l'intensité grandissait à mesure que mes sentiments reprenait le dessus.

Ce fut finalement moi qui y mit fin, me cachant sans doute derrière des mots qu'il ne pourrait pas comprendre et qui pourtant mérité de lui être dit. « Watashi ha anata wo aishiteimasu. », soufflais-je contre ses lèvres avant de libérer sa nuque, l'embrassant à nouveau avec plus de retenu pour ne pas me laisser dépasser par les événements, par ce que j'avais osé dire. « Naniyori mo... », plus que je ne pourrais me le permettre. Je me cachais derrière une langue qu'il ne connaissait pas et dont il n'aurait pas les réponses dans son livre, pas sans mon aide. Si j'avais été lui dire " Watashi wa anata o aishite iru ", il aurait clairement trouvé, car les Japonais ne faisait que très rarement preuve de passion dans leurs mots. Que très rarement étalage de leurs sentiments. Hors si j'avais dit ça, ça aurait été loin de la vérité, loin de la réalité. Et il aurait comprit, il aurait su. Et je n'étais pas sur que je sois près à ce qu'il sache, qu'il comprenne être le premier à qui je venais de dire je t'aime. Et si il y avait des centaines de façon de le dire en Japonais, aucune n'était aussi forte, aussi lourde de sens que celle là. Aucune.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 15:31
L'impact que ses mots pouvaient avoir ne stressait pas encore tellement Will. Après tout ce qui avait été dit et fait depuis son retour, admettre qu'il ne voulait pas partager, que ce soit sur le ton de l'humour ou non, ça semblait franchement insignifiant. Ils venaient de se promettre de veiller l'un sur l'autre, d'avouer qu'ils seraient dévastés d'être séparés, de partager des souvenirs traumatisants, des secrets d'une profondeur assez inouïe. Qu'est-ce que l'exclusivité changeait après tout ça ? Ça ne confirmait qu'un peu plus ce qu'ils auraient sans doute voulu admettre plus tard. Tant pis, de toute façon, la réponse d'Elias allant dans son sens, il n'y avait aucune raison de s'en faire. Le jeune homme se laissa donc porter par ses lèvres, glissant une main dans son dos pour maintenir le contact, abandonnant les questions et les doutes au même rythme qu'il perdait son souffle. Si vite qu'il aurait pu en être étourdi. Il comprit qu'il ne l'était pas encore totalement quand, après s'être éloigné, Elias murmura quelques mots en japonais dont le sens lui échappait totalement. Tout ce qu'il connaissait de cette langue tenait en quelques pages dans un manuel qu'il avait beau avoir parcouru plusieurs fois, mais qui ne l'aidait clairement pas à pouvoir comprendre une seule phrase en entier. Il n'y avait d'ailleurs que deux mots qu'il reconnaissait dans tous ceux qui venaient de lui tomber dessus. Deux pronoms qui ne servaient pas à grand chose, qui n'effleuraient même pas le véritable sens des propos, mais deux pronoms qui lui suffisaient largement. À paniquer, encore. À transformer en course précipitée et désordonnée les battements de son cœur. À réchauffer sa peau et à la caresser de frissons en même temps. Il n'avait aucune preuve et peut-être que c'était seulement son imagination, peut-être qu'il reportait seulement sur Elias ce que sa propre voix ne savait pas encore former. Peut-être.

Sa gorge s'était nouée d'un seul coup, en tout cas. Il n'arrivait plus à parler, à penser ou à respirer en fait. Il ne savait même pas pourquoi ça le perturbait autant de s'imaginer que ce soit ça, cette déclaration soudaine, qui venait de lui tomber dessus. Ça n'était pas une question de timing, ça n'avait rien à voir avec les restes d'un déni qui s'accrochait. Il aurait pu le dire aussi, en fait, qu'il n'aurait pas menti. Mais il ne pouvait pas, ni le dire, ni l'entendre que ce soit en japonais ou en anglais ne changeait rien. Et il remerciait même un peu Elias d'avoir préféré le japonais pour le coup, de lui donner une chance de prétendre qu'il n'avait rien compris du tout, de ne pas relever. Il pouvait lancer une pique, jouer l'idiot. Sauf qu'il n'y arrivait vraiment pas. Et alors que le silence menaçait de devenir gênant, comme sous le coup d'une impulsion, il fit la seule chose qu'il pouvait faire en cet instant. Il glissa le soldat, le repoussant contre le matelas alors que leurs corps s'entrechoquaient de nouveau, que leurs lèvres s'accrochaient encore. Il laissait à son corps le soin de dire ce que sa voix ne parvenait à expliciter, les précipitant dans une nouvelle étreinte auréolée d'une passion à laquelle il s'habituait de mieux en mieux. Ça ressemblerait peut-être encore à une fuite, difficile à dire, mais c'était le mieux qu'il puisse faire pour le moment. Et si Elias avait voulu entendre une réponse différente, il ne l'aurait pas admis comme ça, n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 16:12
J'avais peur qu'il ait comprit à voir le temps qu'il avait mit à réagir et finalement, lorsqu'il me repoussa contre le matelas lorsque nos corps se touchèrent à nouveau avec cette fièvre significative, avec l'ardeur dans ce baiser je compris que je m'étais trompé. Qu'il est deviné, senti, ou je ne sais quoi d'autre, il répondit à sa manière et quelque part, savoir qu'il y avait eu un écho, même incertain me soulagea. Il n'avait pas fuit, il était resté et si l'on retrouvait une ancienne habitude pour ne pas se confronter à la réalité, l'on demeurait toutefois moins aveuglé. Beaucoup plus sur de nous, de nos actes. J'aurais pu y mettre fin, me confronter, mais je connaissais la réponse dans un sens, alors je pouvais abandonner mes résolutions le temps d'un échange. Oublier que ca ne devait plus être une fuite sous ses doigts, sous ses lèvres. Oublier que les choses pouvaient-être parfois nécessaire. Nos corps s’accrochèrent à nouveau, se cherchant et se trouvant sans mal. Je pris tous ce qu'il me permit de prendre. Son souffle, ses lèvres, sa peau. Je n'avais pas besoin de réfléchir, je l'avais dit, je l'avais pensé et pour la deuxième fois en ce qui avait du être moins de deux heures, il nous porta tout les deux. Effaçant une nouvelle fois tout ce qui avait pu nous paralyser, nous entraver. Je l'avais dit, presque à moitié dans le fond, car ni lui ni moi n'étions réellement près pour ça. Mais je l'avais dit, quelque soit le prix que j'aurais pu payer. L'impression que la situation m'échappé était bien présente, comme l'impression de devoir faire face à une réalité nouvelle, mais je ne m'y arrêtais pas, du moins je ne le fis plus lorsque mon corps atteint ses propres limites, lorsqu'il glissa mon esprit hors de toute temporalité. Essoufflé, pour la deuxième fois de la journée, je sentais mes jambes trembler et mon cœur se cogner si fort dans ma poitrine. Il m'était difficile de respirer, difficile reprendre le cours de la réalité. Ce moment, j'avais peur de le briser, alors je le laissais courir de longue minutes, le temps sans doute que mon souffle redevienne cohérent. Le temps que mon esprit revienne au commande. Et il y peinait très franchement. Sans doute en avais-je sans doute trop dit, trop fait. Je n'étais pas du genre expressif, sauf avec lui visiblement. Mais en dire autant, en ressentir autant...

Je ne savais pas si je ressentais chaque chose comme il l'avait décrit il y a plusieurs semaines déjà, je ne savais pas, car je ne savais pas définir, décrire, c'était au dessus de tout. Mais je voulais le protéger de tout, du monde, de lui, de moi. Je voulais passer mes journées avec lui, mes nuits contre lui et pourtant, j'étais incertain de ressentir autant de chose que dans sa description. Peut-être avais-je trop cherché à contenir, à expliquer chaque chose. Et aujourd'hui, je me sentais comme face à un océan de chose dont la seule conclusion que je pouvais tirer était l'amour. Secouant finalement la tête, je réussis à me redresser, juste le temps d'étirer mon dos, mes bras. Passant une main sur mon visage, je soufflais un bon coup avant de briser le silence, « J'en peux plus. », reprendre pieds après ça, c'était presque irréel. Ce n'était pas une critique loin de là, juste une constatation physique. Un fait. Il m'avait épuisé et je doutais qu'il soit dans un meilleur état. Même si je n'étais pas certain d'être plus épuisé mentalement que physiquement. Il s'était passé bien trop de chose aujourd'hui. Bien trop.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 18:04
Le foudroiement impétueux du plaisir lui brisa les os pour la seconde fois de la journée, le laissant haletant et brisé lorsqu'il se laissa retomber sur le lit. Au moins tout cela lui avait pris trop d'énergie pour qu'il puisse encore former une pensée cohérente. Il faudrait sans doute craindre le retour à la normale, le moment où le jeune homme quitterait le camp pour retrouver la dure réalité de l'extérieur et de la solitude. Mais pour l'instant, il ne pensait plus à rien, ne s'inquiétait plus de rien et n'avait toujours pas retrouvé l'usage de la parole, le silence autour des deux hommes n'étant brisé par rien d'autre que leurs souffles erratiques pendant de longues minutes. Jusqu'à ce qu'Elias ne se redresse, parvenant tout juste à attirer l'attention de Will, qui caressa simplement son dos du regard avant de reporter toute son attention sur le vide sidéral qui l'habitait actuellement. Que ce soit physique ou émotionnel, il ne s'était sûrement pas senti aussi épuisé depuis des années. Depuis toujours peut-être. Il ne parvint même pas à paniquer lorsque le soldat avoua qu'il n'en pouvait plus, ne chercha pas à savoir s'il y avait un message caché là-dedans. Il n'en pouvait plus non plus, à vrai dire. « Dormir, ce serait une idée de génie. » souffla-t-il pour toute réponse, n'attendant même pas d'obtenir une réponse positive pour forcer ses muscles à reprendre du service et venir se coller contre le corps du soldat. Il n'eut même pas besoin d'imposer quoi que ce soit à ses paupières pour qu'elles acceptent de se fermer aussi simplement que ça et il perdit conscience de la réalité assez rapidement pour se plonger dans un sommeil sans rêves plus que mérité.

Il était bien incapable de dire combien de temps ils avaient dormi lorsqu'il rouvrit les yeux. Mais au moins, il faisait toujours jour et Will se sentait largement mieux, ne serait-ce que physiquement. Il n'en allait pas tellement de même pour ce qui se passait dans sa tête. Sorti du trou noir dans lequel l'avait plongé cette matinée, le jeune homme commençait à prendre doucement conscience de tout ce qui venait d'arriver. De la distance parcourue, de la place cédée. Tout ça lui donnait le vertige et son regard se posa assez précipitamment sur Elias couché contre lui, comme pour s'assurer qu'il était bien là, que tout cela n'était pas seulement le fruit de son imagination parfois un peu trop abondante. Ses doigts effleurèrent la peau du soldat quelques secondes, le temps de l'ancré un peu plus dans la réalité et finalement, le naturel de Will revint au galop alors qu'il s'extirpait en douceur des draps pour sortir du lit. Il se fit violence pour n'enfiler rien de plus que son boxer et son sweat avant de quitter la chambre, retrouvant l'atmosphère un peu plus fraîche du reste de la maison. Il fit un rapide détour à la salle de bain avant de rejoindre le rez-de-chaussé où il tourna en rond un moment à essayer de contenir encore un peu la panique en occupant son esprit de la manière la plus idiote qui soit : en se récitant simplement à voix très basse des formules mathématiques inutilement complexes et sans intérêt dans le monde tel qu'il était devenu. L'effet anxiogène fonctionna assez, au moins, pour qu'il soit pris d'un sursaut lorsqu'Elias apparut dans les escaliers. D'un sourire en coin qui ne semblait même pas tellement forcé, le jeune homme parvint à conserver encore un peu l’apparence de l'indifférence, alors qu'il lâchait de sa voix traînante : « On dirait que j'ai réussi à te garder au lit plus de deux heures, finalement. » Il marqua une pause, perdant rapidement de son air supérieur pour retrouver un visage un peu moins agaçant. « Comment tu te sens ? »

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 20:32
Je ne me fis pas vraiment prier lorsqu'il proposa de dormir, rejoignant le lit alors qu'il me collait pour abandonner le combat. Je perdis connaissance très rapidement, dormant d'une traite, jusqu'à ce que le froid me prenne à nouveau, brouillant presque aussi vite mes songes pour les transformer en cauchemar. Pour me réveiller brutalement. Le coeur battant et légèrement en panique, je le cherchais dans le lit avant de comprendre qu'il n'y était plus. Passant un boxer rapidement, je sortais de la chambre, traversant le couloir pour arriver à l'escalier que je descendis sans attendre. J'étais fébrile, je tremblais complètement. Mais lorsque je le vis en train de tourner en rond, je fus soulager de le savoir ici avant de réaliser qu'il y avait un problème. Il sourit, affirmant qu'il avait réussi à me tenir au lit plus de deux heures… Oui. Mon coeur battait toujours vite alors que je répondais, encore légèrement désorienté d'avoir cru le perdre à nouveau, « Tu es doué dans plus d'un domaine, je n'en doutais pas. », soufflais-je finalement avant de descendre les quelques marches jusqu'à traverser la pièce pour le rejoindre. Comment je me sentais ? Dur à dire. Arrivant à son niveau, je ne fis que passer, le temps de l'embrasser, rapidement, pour me prouver qu'il était là avant de rejoindre la table ou une bouteille d'eau trainait. J'étais nerveux, mais ça allait passé. Il suffisait juste que la peur de le voir partir s'efface. « Présentement ? En état de choc, ou quelque chose dans le style. », répondis-je en essuyant un nouveau tremblement avant de m'asseoir. Je devais me reprendre, il était là, il n'avait pas disparu, pas une seconde fois. En revanche, ce qui ne m'aidait pas été de penser à ce rêve qui avait tourné au cauchemar dès qu'inconsciemment je ne l'avais plus senti à mes côtés. Comme si mon monde ne pouvait pas tourner sans lui. Pas sans me faire payer un prix élevé. Battant légèrement des doigts sur la table, je la fixais attendant que ça passe.

« Mais ça fait longtemps que je ne m'étais pas senti reposé. », avouais-je avant de reporter mon regard sur lui, fronçant légèrement les yeux pour demander, « Ça va ? », j'aurais été amené à croire que je lui avais fait peur tout à l'heure. Simplement car il avait réagit un peu brutalement quand j'étais apparu dans le paysage. Je ne doutais pas de l'importance de ses dernières heures, ni de l'impact qu'elles auraient sur nous, sur la façon de gérer le futur, mais nous étions devenu quelque chose, pas juste deux personnes attaché à une pratique. Nous nous étions dit des choses que je ne pensais pas possible aussi tôt. J'en avais dit d'autre qui m'échappé presque. Dont je n'aurais jamais eu la force avant, ni même l'envie en fait. Je n'avais jamais vécu ça, jamais ressentit ça, alors forcement, ça ne pouvait faire qu'une nouveauté de plus à gérer, à me faire accepter.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 21:48
La question était ouverte, comme souvent, laissant l'opportunité à Elias de répondre absolument tout ce qu'il voudrait, mensonge ou vérité. Et sans surprise, ce fut certainement la vérité qui traversa ses lèvres, tirant une petite grimace à Will qui ne savait pas tellement comment considérer ces mots. En état de choc ou quelque chose dans le style... à cause de la journée ou d'autre chose ? Voilà l'information qu'il aurait aimé avoir réellement, mais ça impliquait certainement qu'il la réclame et il n'était pas certain d'avoir le courage de discuter de cette journée si jamais c'était de cette option-là qu'il s'agissait. En tout cas, une chose restait certaine : Elias était nerveux, même s'il prétendait ne s'être pas senti aussi reposé depuis longtemps. Se plantant à quelques pas de lui, Will l'observa un instant sans rien dire, essayant de démêler tout ce qu'il pouvait deviner de cette situation. Parce qu'il était descendu sans le réveiller, peut-être ? Mais ils avaient déjà parlé la veille du fait que Will ne partirait plus sans le prévenir... « T'es sûr ? T'as l'air nerveux. » souffla-t-il au lieu de répondre à la question qui lui était pourtant retournée. Comment il allait, lui... Un véritable mystère pour le moment. Il savait juste qu'il fallait qu'il prenne l'air, qu'il étouffait ici, mais qu'une fuite se révélerait certainement impossible. Qu'il ne passerait pas le pas de cette porte sans avoir obtenu l'accord d'Elias, en tout cas et pour l'obtenir...

« Je peux y aller, si t'as besoin d'être un peu seul. » souffla-t-il finalement. Le transfert, ça pouvait fonctionner parfois. Et ça ne lui aurait pas semblé si extravagant qu'une fois encore, ils ressentent tous les deux la même chose sans oser le dire. Pourtant, aussitôt Will eut-il lancé cette idée qu'il le regretta. Comme s'il sentait déjà la panique d'Elias monter avant qu'elle n'ait atteint son visage. « Ou on peut juste sortir marcher un peu, prendre l'air. Tu voulais nourrir tes lapins, non ? » proposa-t-il donc rapidement, sans parvenir à cacher réellement qu'il essayait de se rattraper. Dans tous les cas, il avait bon espoir de parvenir à faire passer tout ça rapidement. Ça demandait juste un peu de motivation, un peu de concentration aussi. Il avait laissé les choses évoluer ainsi entre eux, pire il avait cherché cette évolution en quelques sortes. Peut-être pas aussi vite, mais ça... Il ne voulait pas reculer maintenant, seulement se calmer, trouver un moyen plus efficace que de détourner son attention sur des choses inutiles pour ne pas se mettre à faire n'importe quoi. En fait, il réalisait tout à coup que ce n'était pas tellement ce qui se passait entre Elias et lui qui l'effrayait, mais tout simplement lui-même et son indiscutable talent pour détruire tout ce qui l'approchait de trop près.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 22:15
Sur ? Oui j'étais sur d'être reposé, c'était simplement que mon cerveau avait comprit plus vite que moi qu'il était partie, et forcement, la panique avait suivi. « Juste que je me suis réveillé avec les mauvaises images et j'ai un peu paniqué que tu sois plus là. », à bien y réfléchir, il y avait ses affaires en haut, j'aurais du comprendre, me douter, mais j'avais paniqué à la place. Ce n'était pas malin et j'allais peut-être devoir prendre le pli de vérifier avant de laisser les choses monter d'un cran en moi. Quoi qu'il en soit il n'avait pas répondu à la question, et je supposais donc qu'il n'avait rien à m'apporter. Il devait être plus secouer que je ne l'étais. Inutile donc d'insister. Et si je commençais à me calmer, ce ne fut plus si gagner que ça lorsqu'il affirma qu'il pouvait y aller si je voulais, non si j'avais besoin d'être seul. Sans doute avait-il compris, car il proposa presque aussi tôt d'aller marcher, de prendre l'air et d'aller nourrir les lapins. Un fin sourire étira mes lèvres alors que j'avais l'impression d'être un livre ouvert, ce qui n'aurait pas du me faire tant sourire que ça au final, d'autant que cela pourrait se révéler dangereux. Mais encore une fois, je n'avais pas peur de ce qu'il pouvait faire, loin de là. J'étais rassuré même qu'il anticipe à ce point. « Je suis pas sur qu'être seul soit la meilleur idée. Mais si tu veux y aller tu peux. », soufflais-je sans jugement. Je savais qu'il aurait sans doute bien plus besoin de s'échapper de la situation que moi. Et sans doute sa question en étais l'origine.

« Tu veux pas manger avant ? Je pense que je vais tomber si j'avais rien. », si je gardais le ventre aussi vide. Il fallait que je me nourrisse, lui aussi sans doute, surtout qu'il n'avait surement pas vraiment manger avant le repas de ce matin. Et vu ce qui s'était passé, ce qui avait été dit, je ne pensais pas que manger serait de trop. On aurait tout le loisir de discuter de ce qu'il faudrait faire pour détendre à nouveau l'atmosphère plus tard. Et on pourrait même voir si Will était en effet trop gêné pour rester. Je comprendrais, même si rester seul me faisait un peu peur. Comme si le retour à la réalité pouvait me bruler, me rappeler que si j'avais pu me mettre dans une bulle, ça ne serait pas éternellement le cas. Car il partirait, pour son bien et je me retrouverais seul, à devoir penser à d'autre chose que lui. À devoir ignorer la crainte de ne pas le revoir venir non pas par désintérêt mais par mort. Secouant légèrement la tête, je refusais d'y penser, je devais me reprendre après tout, ce n'était qu'une question de mauvais sentiment, de mauvais rêve, il n'y était pour rien, il ne devait pas subir.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Jeu 18 Jan - 23:10
C'était donc bien son absence qui avait causé la panique, une fois encore. Cet état de fait risquait vite de devenir une complication entre eux, Will se sentait pour le moment incapable d'en rajouter encore plus dans l'engagement déjà immense qu'ils venaient de prendre l'un envers l'autre pour accepter de rester ici durablement. Même s'il décidait de ne pas profiter de son droit de filer trop souvent, le seul fait de l'avoir le rassurait un peu. De nouveau, les deux homme se retrouvaient comme coincés dans un cercle vicieux désagréable, rempli de tension et de précautions et cette fois, Will réalisait bien que c'était entièrement sa faute. Ce serait sans doute à lui aussi de trouver un moyen d'arranger la situation rapidement, de détendre l'atmosphère. Pour le moment, Elias lui offrait encore quelques minutes de répit, mais ça ne durerait pas éternellement et l'ambiance deviendrait vite lourde s'ils devaient manger en évitant de se regarder et sans décrocher un mot. Inspirant profondément, le jeune homme lâcha quand même : « Manger, ça me tente bien oui. » Déjà une bonne chose de faite, il acceptait de rester encore un peu. Il avait proposé de rester jusqu'au lendemain de toute manière et il essaierait vraiment de se tenir à cette décision.

De plus en plus nerveux, il suivit jusqu'à la cuisine sans trop réfléchir, n'apportant pourtant pas de véritable aide alors qu'il se contentait de graviter autour du soldat en cherchant ses mots. Bon sang ce que ce mec arrivait à le faire douter de tout et de rien. Il n'avait jamais eu autant de difficultés à s'exprimer de toute sa vie. Et les inspirations qu'il prenait sans arrêt pour conserver son sang-froid l'agaçaient encore plus. « Je vais rester jusqu'à demain, si ça te convient toujours. » souffla-t-il finalement, prenant son courage à deux mains. « Ce serait dommage de ne pas rentabiliser un maximum et de te laisser sans rien pour occuper tes insomnies à venir. » Bon au moins, il restait soft sur les propos, bien que le ton et les sous-entendus soient un peu moins sympathiques, cachant difficilement qu'il vivait assez mal la pression d'être à ce point nécessaire au soldat pour un sommeil sans accrocs. « Désolé, je... Je n'ai pas l'habitude de ne pas être seul pour régler mes problèmes. » reprit-il après quelques secondes, ayant pris le temps de fermer les yeux et de s'encourager à voix basse. Il pouvait encore se contrôler, il n'avait rien dit de vraiment fâcheux, rien fait de stupide. Ça n'arriverait peut-être pas cette fois-ci, après tout. « Et tout ça... ça me rend un peu nerveux, mais j'ai juste besoin d'un peu de temps pour accuser le coup. » Et avec de la chance, le temps qu'il passerait à chercher Azia suffirait à cela. Avec beaucoup de chance, il remettrait même rapidement la main sur la jeune femme et pourrait compter sur elle pour lui remettre les idées en place avant qu'il ne merde sérieusement.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 19 Jan - 9:17
Manger le tenter bien. Ce n'était pas étonnant, en soit, tant qu'il ne serait pas redevenu comme il était avant tout ça, il serait presque naturel d'avoir la nourriture en priorité. Prenant donc la direction de la cuisine, le commençait à faire cuir... Des pâtes, c'était sans doute ce qu'il y avait le plus, vu qu'il fallait faire cuire et il fallait aussi de l'eau. Quoi qu'il devait bien y avoir des gens en ayant mangé comme ça, à cause de la faim. Ca n'aurait rien eu d'étonnant. Will semblait en plein combat, agité dans mon dos, jusqu'à ce qu'il déclare rester jusqu'à demain, si toutefois cela me convenait toujours. Hochant la tête en signe d'approbation, je sentais qu'il y avait d'autre chose, et ça ne tarda pas. Ca serait dommage de ne pas rentabiliser et de me laisser sans rien pour occuper mes insomnies. Fronçant légèrement les sourcils en regardant ma casserole, j'étais pas certain de ce qu'il voulait dire, et pas certain non plus que répondre soit une bonne idée, il s'excusa alors. Avouant qu'il n'avait pas l'habitude de ne pas être seul pour régler ses problèmes. C'était compréhensible, lui comme moi étions solitaire à notre manière, et si Logan n'était pas ici, je risquais fort d'avoir les même problématique. Mais j'avais quelqu'un vers qui me tourner, deux même si on comptait Azia revenant d'entre les morts avec assez de connaissance de celui que j'étais pour percer à jour beaucoup de problème. Alors oui, c'était normal qu'il soit nerveux, normal d'avoir besoin de temps, normal de ne pas pouvoir gérer les changements s’opérant entre nous avec facilité. J'avais d'ailleurs l'impression d'agir correctement pour la première fois depuis le début. Ou du moins de réussir à sembler maîtriser la situation. Soupirant légèrement en égouttant les pâtes, j'attendis quelques secondes avant de me tourner vers lui pour lui dire, « Heureusement du coup que je sois pas du genre tenace avec mes questions non ? », que j'acceptais de m'arrêter de ne pas creuser. Je sais que ca pourrait poser des problèmes en soit, que ça pourrait me porter préjudice de savoir me détacher à ce point. Enfin non, détacher n'était pas le terme. Simplement je savais dissocier ce que je pouvais faire et ce que je devais faire. Et sans doute étais-je aussi assez perturbé par tous ça pour être vraiment efficace. J'étais incertain, entre deux eaux, mais j'essayais de rester calme. De ne pas paniquer comme il y a deux minutes. « Allez vient manger. », l'invitais-je en le dépassant avec assiette et casserole, j'eus juste un demi tour à faire pour prendre des couverts et revenir.

Ne pas laisser de malaise s'installer. Profitant des première minutes pour sentir mon corps se détendre, je relevais rapidement les yeux pour demander quelque chose qui m'avait fait tiquer il y a deux semaines. Enfin fait tiquer, c'était relatif encore. « Hum... Tu penses que si je réussis à me faire prêter un arc et des flèches du pourrait me dérouiller un peu ? », expliquant rapidement la suite, je voulais pas passer pour le mec ayant besoin d'avoir toute les armes sur lui. « Je me dis juste, quand je sors, si je tombe sur du gibier vivant, ca me fait un peu chier de tirer au fusil, niveau bruit et possibilité que l'animal explose en fonction du gabarit. », j'avais en mémoire ce pauvre corbeau qui n'avait pas fait long feu quand Logan m'avait un peu chauffé pour montrer que j'étais loin d'être mauvais. Et puis je sais pas l'idée de travailler quelque chose serait sans doute moins surprenant que je pourrais le croire. Forcement il n'allait pas me louper vu qu'il pratiquait plus, mais j'avais l'habitude. Et pour le coup, c'était pas un dialogue forcé pour briser le silence, mais bien une vrai demande. Alors c'était ok non ?  

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 19 Jan - 11:40
Ce que Will considérait réellement comme une piètre tentative d'être un peu moins sur les nerfs s'avéra un échec complet. Le détachement d'Elias était probablement nécessaire à ce que les choses continuent de bien se passer entre eux, mais étrangement cela piquait le jeune homme au vif et le braquait un peu plus, sans doute seulement vexé de prendre les choses tellement à cœur là où le soldat parvenait à installer l'indifférence. De se sentir en position de faiblesse sur un sujet qu'il pensait pourtant maîtriser à la perfection. Il se contenta donc d'un signe de tête relativement dédaigneux pour toute réponse et rejoignit la table sans se faire prier et sans décrocher un mot. Il commença le repas en attirant toute son attention sur des sujets sans aucun rapport avec la situation présente, jusqu'à pouvoir entretenir durablement l'illusion d'avoir retrouvé le contrôle de lui-même et ce fut l'esprit un peu plus léger qu'il s'autorisa à relever les yeux vers Elias lorsque celui-ci décida de briser le silence avec une question assez inattendue. « Ce serait plutôt au champion régional de m'apprendre des trucs, non ? » demanda-t-il d'abord. Il n'avait pas vraiment écouté cette partie de la conversation lorsque le sujet était venu sur le tapis la dernière fois, mais du peu qu'il s'en souvenait le soldat n'avait pas manqué de fierté à exposer ses exploits dans le domaine. Peu de chances que monsieur le tireur d'élite ait complètement perdu la main quand il s'agissait d'utiliser un arc. « Mais si tu veux, pourquoi pas. Ça promet d'être intéressant. » Non pas que Will soit du genre compétitif, mais en fait si, carrément. Surtout vu l'état de nerf dans lequel il se trouvait actuellement, en fait. Ce qui consistait en l'argument parfait pour ne surtout pas le pousser à entrer dans une compétition maintenant et lui permettre de réveiller pour de bon ses mauvais côtés, mais pour avoir ce recul en ce moment, il ne fallait vraiment pas compter sur lui.

Il replongea le nez dans son assiette quelques instants, mangeant avec un peu plus d'entrain maintenant qu'il avait quelque chose de vraiment intéressant à faire passer dans les rouages de son cerveau et releva les yeux vers Elias lorsqu'il posa sa fourchette dans l'assiette vide. « Je vais emprunter ta salle de bain quelques minutes avant qu'on s'y mette. On se retrouve sur le champ de bataille ? » lança-t-il avec un sourire petit sourire. Visiblement, l'idée avait au moins réussi à le calmer pour de vrai et il ne perdit pas trop de temps, tout juste celui d'aller ramener son assiette dans la cuisine avant de disparaître pour se préparer. En fait, ce fut même la première fois qu'il passa si peu de temps dans la douche depuis qu'il se permettait de venir ici. Au moins, il n'eut pas besoin de plus d'une quinzaine de minutes pour retrouver le rez-de-chaussé, habillé et fin prêt à se lancer dans une petite compétition plus ou moins amicale. « Tu te sens d'attaque pour ajouter un peu d'enjeu à tout ça ? » demanda-t-il en retrouvant Elias. « Un petit défi, une récompense pour le vainqueur ? Juste histoire de te motiver à exprimer tout ton talent avec un arc entre les mains. » Du peu qu'il avait vu du jardin lors de sa longue journée à traîner seul ici, ils auraient l'espace nécessaire pour que ce soit amusant, puisqu'il refusait toujours de croire qu'Elias n'allait pas se montrer en-dessous d'expert. Et puis, après tout, ça n'était pas lui qui avait eu la brillante idée de réveiller sa compétitivité, le soldat allait devoir assumer.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 19 Jan - 13:53
« Après 10 ans sans toucher un arc et 14 sans pratiquer toutes les semaines ? Pas sur. », soufflais-je sans cacher la vérité. J'avais certainement perdu la main, et j'allais m'en rendre compte maintenant visiblement. Il accepta et après avoir fini son assiette il sembla même enthousiaste. Je n'aurais pas cru que cette proposition soit accepté. Du moins pas avec autant d'énergie. Il allait emprunter la salle de bain avant de s'y mettre. Souriant face à tant d'entrain je le voyais ranger son assiette avant de disparaître. Faisant donc rapidement la vaisselle, je montais dans ma chambre pour passer un jean et un t-shirt avant de passer un pull et redescendre. J'avais pas d'arc, j'allais devoir vérifier à l'armurerie si je pouvais emprunter quelque chose. Il arriva alors presque aussitôt, demandant si je me sentais d'attaque pour ajouter un peu d'enjeu. Plissant légèrement les yeux, je cherchais à comprendre ce qu'il pourrait y gagner, car il allait gagner, je n'en doutais pas. Une récompense pour le vainqueur, histoire de me motiver à exprimer tout mon talent. Secouant légèrement la tête, je souriais avant de demander dans un soupir, « Je t'écoute. », je n'étais pas contre un challenge, même si je doutais avoir la moindre chance. Fixant la porte derrière moi, je reportais mon attention sur lui avant de dire, « Je vais aller chercher deux arc, j'en ai pour 15 min ».Sortant donc de la maison je fonçais droit à l'armurie, devant y justifier d'ailleurs ma présence alors que j'avais un peu été mit dehors de la journée. Alors allez justifier que vous prenez deux arcs et des flèches alors qu'on sait que vous n'en utilisez pas. Je laissais pas plus de temps, partant avec ce qu'il me fallait pour rentrer chez moi et poser le tout chez moi, sur la table. Ca faisait bien trop de temps que je n'avais pas tiré avec un arc. Le poids différait déjà de ma propre arme. Et il le faisait suffisamment pour me perturber. Ce que j'avais ramené était en fibre carbone, fait pour une meilleur flexibilité, alors qu'un fusil, bien qu'il doive être léger, devait surtout résister à la détonation, à la micro explosion permettant à la balle de sortir du canon. Alors quoi qu'on en dise, quoi qu'on veuille, on était pas exactement au même niveau. Du moins plus. « Évites de trop te foutre de moi, j'ai de l'amour propre parfois. », déclarais-je en ouvrant un tiroir de la commode pour prendre une vieille bombe de peinture avant de lui tendre un arc avec le carquois, pour foncer dans le jardin.

Trouvant un arbre à plusieurs mètres, je dessinais une cible avec la bombe avant de la jeter un peu plus loin. J'étais un peu plus stressé que je n'aurais du pour ne pas mentir. J'avais l'impression d'être dans une position de faiblesse. Un peu comme avec Logan, sauf que Logan me mettait à terre bien facilement et pouvait me casser en deux. La ou je doutais que Will puisse y arriver. Du moins pas physiquement. Sauf si il me tirait dessus. Tournant la tête vers lui, je demandais donc ce qu'il s’apprêtait à me faire faire. « Du coup, je suis tout ouïe. », c'était comme le vélo, ca ne s'oubliait pas, mais j'avais quand même peur d'avoir un peu de mal sur certain point. La visée n'était pas un soucis, mais tomber juste de suite, ça ca l'était, je n'avais pas tiré à l'arc depuis bien trop longtemps, je le savais, je n'aurais pas les même réflexes et le fait d'avoir un jour briller la dedans, d'avoir gagné des titres me mettait face à une réalité flagrante. Avec mes antécédents, j'allais jouer gros.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 19 Jan - 15:30
L'idée d'ajouter un véritable enjeu à la proposition d'Elias était exactement ce qu'il fallait à Will pour qu'il accepte enfin de se détendre, même s'il restait persuadé que le soldat était en train de voir ses compétences à la légère. Impossible qu'il ait tout perdu même après dix ans sans toucher à un arc et c'était peut-être encore mieux. Pas une victoire facile, un vrai challenge, même si le jeune homme continuait d'afficher l'assurance indéniable de celui qui a déjà gagné. « Va chercher les arcs, on parle de tout ça après. » souffla-t-il alors que le soldat lui indiquait ses intentions. Il n'allait pas cracher sur quinze minutes de plus de chercher un enjeu qui soit de taille pour eux. Et ces quelques minutes, il ne les laissa pas se perdre, évaluant ses options comme s'il s'agissait d'une question vraiment vitale. Ce qui était presque toujours le cas avec lui, en fait, plus parce qu'il aurait été capable de foutre la merde en un claquement de doigts juste pour le sport... Ce qui n'était pas exactement dans ses intentions pour cette fois, bien que la tentation soit forte, très forte. Elias revint presque trop rapidement à vrai dire, mais le jeune homme profita des dernières secondes qu'ils passèrent avant de se retrouver dans le jardin, un arc à la main chacun et une cible sous les yeux et plus aucune excuse pour ne pas assumer l'idée lancée. Will vérifia le nombre de flèches dont ils disposaient, balaya leur terrain de jeu des yeux rapidement avant de se tourner vers l'homme, sans avoir rien perdu de son assurance.

« Ok, déjà premier tir à 18m de la cible comme en championnat et un mètre en arrière à chaque nouvelle flèche, pour un total de 5 flèches chacun pour commencer. Si c'est trop facile, on augmentera. La victoire revient à celui qui vise le plus au centre de la cible et de la plus longue distance. » Rien que de très normal en somme, rien dont Will ne serait pas capable en tout cas, mais l'idée était bien qu'il l'emporte après tout. Ce qui rendait la partie récompense bien plus intéressante que le défi en lui-même. « Quant à la finalité... » Un sourire étira légèrement ses lèvres, l'un de ceux dont on devinait immédiatement qu'ils étaient porteur de mauvaises nouvelles. « Si, par miracle, tu l'emportes, tu peux exiger ce que tu veux de moi. Ta victoire, ton problème. » Il aurait pu sécuriser sa possible défaite, mais il avait assez confiance en lui pour l'emporter réellement. « Si je gagne, par contre... Je pourrais te poser la question de mon choix, aucun tabou, et tu seras obligé de me donner une réponse honnête. » Il ne prenait pas de risques en dévoilant dès maintenant quelle question il voudrait poser, mais il l'avait déjà en tête. Depuis très longtemps à vrai dire, elle tournait presque en boucle dans son esprit. « Je commence, au cas où tu aurais oublié dans quel sens on tient un arc. » lança-t-il finalement en se plaçant dos à l'arbre marqué pour avancer dans la direction opposée. La distance ne serait peut-être pas exacte, mais à vue d’œil, il s'arrêta pour faire face à la cible dès qu'il fut à bonne distance. Ce serait facile pour lui, presque enfantin, mais il jouait le jeu et cherchait peut-être un peu à agacer Elias si l'on en croyait la nonchalance qu'il mettait à ses gestes. Un coup d’œil rapide, les muscles détendus, un sourire insupportable refusant de s'effacer, quelques secondes pour se positionner et viser. La flèche siffla dans l'air quand il la décocha et vint se planter droit au centre du cercle tracé par le soldat, tandis que le jeune homme faisait deux pas de côtés pour laisser la place à son adversaire, croisant les bras sur sa poitrine en attendant ce premier tir.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 19 Jan - 16:08
Il était, beaucoup trop sérieux en exposant l'exercice. 18 mètre, 5 flèches, un recule d'un mètre à chaque fois, celui qui visait le plus juste et le plus loin remportait la victoire, quand à la victoire. Fronçant légèrement les yeux, il parla de miracle si jamais je venais à l'emporter, mais je n'aurais qu'à chercher moi-même. Une bonne chose de faite dirons-nous. Je doutais devoir chercher entre nous, il était beaucoup trop sur de lui. En revanche si il gagnais, il pouvais me poser la question qu'il voudrait, sans aucun tabou, et je devrais donner une réponse honnête. Bien. J'avais peur de là ou il pourrait aller chercher sa réponse, il roulait bien trop des mécaniques pour que ce soit honnête. « Ok. », et puis, il me fit sourire, c'était exactement le genre de phrase qui me donnait envie de l'éclater contre un mur et de l'embrasser en même temps. Le suivant donc sagement, je le regardais longuement, il était confiant, bien trop même, mais je doutais qu'il échoue. Je doutais qu'il se loupe aussi vite. Et j'eus raison, l'arc bandé, il décocha une flèche fendant l'espace avant d'aller se planter directement dans le centre de cette cible. Secouant à nouveau la tête, je le voyais s'écarter, me laissant toute la place pour fixer la cible. J'étais tireur d'élite depuis bien des années, je ne loupé que rarement ma cible, je n'aimais pas louper mes cibles. J'étais aussi létal sur des cibles immobiles ou mouvante, proche ou loin. J'avais de bon réflexe, un sens des priorités excellent dans la détection des dangers, mais là, j'étais avec un jouet que je n'avais pas manipulé depuis trop longtemps. Alors je pris mon temps. Celui d'engager la flèche, arc baissé, le temps de reprendre contact avec l'ensemble, je dus prendre trois, quatre minutes avant de redresser l'arme et de viser la cible, ajustant ma prise avant de rester là quelques instants. Ce n'est qu'une fois la flèche décoché que je soupirais. Le recul n'était pas le même. La pénétration non plus. J'avais oublié des bases essentiel. J'allais me frapper. La flèche s'était planté dans l'arbre, certes, mais bien trop loin de la cible, bien trop bas. Armé plus en hauteur, c'était une base.

Je n'aimais pas céder ce genre de victoire, alors le tire suivant fut un peu plus ajusté, bien qu'un mètre m'en éloigne encore, je corrigeais un peu plus facilement la trajectoire. Si je n'étais pas vraiment en pleine cible, je la touchais au moins. Bon, si j'avais perdu en rapidité d'analyse. Et de tire, j'avais au moins le mérite de réussir à peu près à ne pas me ridiculiser. Quand au troisième tire, dans la cible, mais en dessous du point centrale. C'était le plus gros problème que j'allais avoir, compenser le recule. Compenser le fait que je ne sois plus obligé d'en amortir un. C'était frustrant, d'autant que j'avais eu le problème dans le sens inverse. Je savais visé, vu que je n'atterrissais pas à plusieurs mètre et que je touchais à peu près la zone, mais ce n'était pas ce que je voulais, ce que j'attendais. Ce n'était pas ce qui me permettrait de me dire qu'au moins j'aurais essayé. Will ne jouait pas dans la même cours, il n'utilisait que ça au final, même si une arbalète avait un léger recul. Je ne cherchais pas des excuses, simplement être moins bon que quelqu'un sur un exercice de visé, c'était désagréable, soyons honnête. Surtout quand on se faisait presque ridiculiser par l'autre. Je l'avais voulu, si mon instinct de compétition reprenait le dessus je ne devais m'en prendre qu'à moi-même.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 19 Jan - 16:52
La première flèche n'était qu'un échauffement et encore, tout cet exercice ressemblait à un échauffement aux yeux de Will. Et dans un premier temps, le jeune homme s'offrit même le luxe de s'ennuyer. Malgré tout, l'idée qu'il puisse l'emporter aussi facilement face à un ancien champion reconvertit en tireur d'élite avait un petit côté particulièrement agréable pour son ego, qui le ramena bien vite à se concentrer sur Elias alors que ce dernier décochait une seconde flèche. Et l'espace de quelques secondes, l'ingénieur profita largement de ce sentiment de satisfaction que lui apportait la scène. Il allait gagner, c'était sûr et certain. Tirer en ligne droite sur une cible immobile à moins de 25 mètres, c'était franchement facile vu ce qu'il avait à faire tous les jours depuis deux ans pour s'en sortir. Son sourire en coin était presque gravé sur ses lèvres lorsque la troisième flèche du soldat se logea si près du centre sans l'atteindre réellement. Alors seulement, le jeune homme reprit son arc en main et vint s'interposer. « Prends une petite pause pour souffler. » lâcha-t-il tranquillement en prenant place. Il se concentra un peu plus, mais à peine, pour tirer sa seconde flèche et, dans un mouvement souple, n'attendit même pas que la pointe touche la cible, toujours au centre, pour attraper la troisième dans son dos et l'armer tranquillement pour parvenir à une troisième réussite d'affilée. Ses gestes précis, rapides, trahissaient l'habitude de s'exercer sous pression, encerclés par les rôdeurs et par la crainte de mourir. Il n'avait pas touché un arc depuis un moment non plus, mais ça se comptait en mois pour lui, depuis qu'il avait du abandonner le sien à la ferme au moment de quitter précipitamment les lieux.

Il allait gagner, c'était clair et net, probablement autant pour lui que pour Elias. Et il pourrait poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis trop longtemps, pousser le soldat à admettre ce qu'il avait confié dans une langue étrangère un peu plus tôt dans la journée et ce serait une toute nouvelle forme de satisfaction qui embraserait Will le temps d'une seconde. Porté par cette certitude, il recula encore de quelques pas pour atteindre la distance suivante, banda l'arc avec la même assurance, se concentrant un peu plus sérieusement. Et puis, il réalisa. Il allait gagner, il pourrait poser la question qu'il voulait et il entendrait Elias lui dire qu'il l'aimait, en anglais cette fois. Et il devrait ensuite se débrouiller seul avec cet aveu que ni l'un ni l'autre ne pourrait plus prétendre ignorer. Cherchait-il réellement à foutre la merde ? La réponse était claire, simple : oui. Oui, c'était ce qu'il avait voulu. Il savait parfaitement que cette question allait tout foutre en l'air, mais il aurait au moins le contrôle sur la situation, plutôt que d'attendre de tout foutre en l'air quand même d'une manière totalement aléatoire et indépendante de sa volonté qui rendrait la chute d'autant plus douloureuse. Sa logique pouvait sembler foireuse, mais sur le coup, elle lui allait très bien. Pourtant lorsque, après ce qui ressemblait fort à 2 ou 3 minutes d'intense concentration vu de l'extérieur, la quatrième flèche de Will traversa la distance jusqu'à la cible à pleine vitesse, elle s'échoua lamentablement à quelques centimètres au-dessus du cercle de peinture, s'enfonçant dans l'écorce sans même effleurer la cible. « Hmm... » souffla-t-il sans décrocher son regard de l'arbre. « Un peu trop confiant. » Sans perdre l'apparente assurance qui le caractérisait, il recula de nouveau pour la suivante, loupant le centre un peu moins grossièrement cette fois, le projectile venant se loger près de la seconde flèche du soldat. Il ne lui restait donc plus de flèches et Elias en avait encore deux. Il suffisait qu'il s'approche au moins un peu du centre pour l'emporter. « Ne te moque pas, j'ai seulement mal considéré le vent. » souffla-t-il en se détournant, jetant un regard au soldat. Son ego s'en remettrait difficilement, mais le souvenir de ce qu'il avait ressenti ce matin, la chaleur qui se répandait dans son corps chaque fois qu'Elias effleurait sa peau, tout cela... Il trouverait bien un moyen de contenir ses travers autodestructeurs d'une façon ou d'une autre.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   Ven 19 Jan - 17:38
Il était beaucoup trop sur de lui, soyons honnête. Mais il pouvait se la péter, il visait juste et vite... Et toujours en évitant de mentir, ce qui me secoua un instant en le voyant enchaîner deux flèches n'était pas uniquement de l'agacement, il y avait quelque chose que son assurance faisait vibrer et qui était particulièrement dérangeant quand on voulait détester quelqu'un. Enfin détester. Juste se maudire d'échouer sur quelque chose qu'on avait bien longtemps maîtrisé. Ok, maintenant le voir confiant avec une arme à la main me rendait fébrile. Secouant légèrement la tête, je le regardais reculer et là, il sembla réfléchir. Avec un mètre de décalage il n'aurait pas eu besoin d'autant de réflexion alors quoi ? Quelles étaient ses réflexions ? Je ne pouvais pas les deviner, enfin si je pouvais, surtout en le voyant tirer. Il avait changer imperceptiblement de position et c'était son hésitation qui l'avait fait regarder lui. Trop confiant ? Mal considéré le vent ? Prenant sa place, je tirais mes deux flèches, sans réfléchir pour le moment. Bien qu'elles ne soient pas au centre elle était déjà plus juste que les siennes. Posant l'arc au sol, je m'éloignais pour aller retirer les flèches de l'arbres, les divisant pour lui tendre alors que je soupirais légèrement. J'avais gagné ? C'était l'idée ? Oui, mais je n'avais aucune foutu question à poser, juste une seule. « T'as surtout changer d'appuie. », soufflais-je simplement, toujours incapable de savoir si ma question serait justifié ou non ? « Réponds simplement, je veux pas savoir si tu mens, si tu déformes la vérité ou si tu me la dis… », commençais-je, contrairement à lui, je lui laissais une porte de sortie. Je lui laissais une chance d'envisager les choses autrement. Il me répondrait ce qu'il veut dans le fond. Mensonge ou vérité, je m'en fichais dans le fond, je voulais juste... C'était débile, si il mentait je ne le saurais pas, mais je sais pas, je voulais savoir sans savoir, et je ne voulais pas gagner autre chose, pas le contraindre plus que je ne le faisais. J'avais l'impression que le jeu pouvait se retourner contre nous à tout moment. Et je ne voulais pas en être responsable. Je ne voulais pas qu'il s'éloigne comme ça.

« Sois tu es excellent pédagogue, mais j'en doute, sois tu as triché, enfin tu as faussé le résultat final. », mais je doutais qu'il soit du genre à faire une telle preuve d'altruisme. Qu'il force la réussite en laissant un peu d'espoir pour le battre. Mais il semblait trop sur de lui, trop arrogant et trop attaché à la compétition pour faire preuve d'une générosité. Je pouvais me tromper, mais j'étais certain qu'il y avait une question qui lui brûlait les lèvres, mais dont il n'avait pas eu le courage de l'exprimer. Enfin courage... Je sais pas, je pouvais faire des hypothèses par milliers mais le temps de réflexion, le changement de position... Pour seulement un mètre, même avec une arme à feu il aurait loupé avec ça. Il n'avait rien adapté alors que je doutais qu'il soit si facilement influençable, même par le temps. Alors pourquoi ? Pourquoi avoir cherché à perdre ? Il y avait une réaction chez lui que je n'expliquais pas, qui m'angoissait légèrement. Ce sentiment était en parfaite opposition avec ce que j'avais ressenti un peu plus tôt.

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MessageSujet: Re: I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you [Eliam]   

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