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 An unbidden guest must bring his stool with him.
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Joey DesrosiersAdministrateur
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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Mer 24 Jan - 22:43
Je sens les agrafes que je n’ai pas réussi à attacher frotter la peau de mon dos, et me donner encore plus envie d’enlever cette robe ridicule. Sérieusement, je ne peux pas simplement garder le t-shirt ? Ce serait beaucoup plus confortable que ce machin bien trop long dans lequel je vais me prendre les pieds, et que je trouve particulièrement inadapté à la vie de survivante. Et si je devais subitement me mettre à courir ? La simple perspective d’essayer de donner un coup de pied dans ce truc me ferait presque mourir de rire, si je ne m’imaginais pas aussitôt par terre, enchevêtrée dans des tonnes de tissus. Je garde cependant mes jérémiades pour moi, au moins j’ai de quoi m’habiller, et fais un pas en dehors de la cabine de douche, prête à quitter cette cage à poule où l’espace semble se rétrécir de seconde en seconde.

Seulement, je n’ai pas le temps de m’éloigner davantage que je sens la poigne d’Isha se refermer sur mon bras, alors qu’il me tire vivement en arrière, et referme la porte derrière moi. Il me plaque presque contre son torse, et je relève la tête vers lui, sans chercher à cacher mon incompréhension. Je croyais qu’on était censés éviter de se toucher, de quelque façon que ce soit ? Je serre la mâchoire en sentant sa main dans mon dos, alors que je ne lui fais le plaisir de détourner le regard. Je me sens à la fois mal à l’aise, et en même temps j’ai du mal à rester stoïque, et à réprimer mes envies quand je suis si proche de lui. Est-ce que ce serait vraiment mal, un tout petit baiser de rien du tout ? Je n’ai pas le temps de me pencher sérieusement sur la question que ses mains sont sur ma taille, et qu’il me fait pivoter. La disparition de ses lèvres de mon champ de vision semble calmer momentanément cette drôle de sensation qui montait en moi, alors que je sens ses doigts s’activer dans mon dos, et faire je ne sais quoi. Je sens son torse contre mon dos quand il se penche pour me parler à l’oreille, et je sens mon souffle s’emballer malgré moi, alors que je penche sans m’en rendre compte légèrement le cou quand je sens son souffle chaud effleurer ma peau. Finalement, il a entièrement raison, on va avoir besoin de règles pour réussir à surmonter cette espèce d’alchimie, cette attraction qui a existé entre nous depuis le premier jour, et que sa perte de mémoire n’a visiblement pas altéré.

Lorsqu’Isha me demande si je suis prête à retourner dans la chambre, je hoche la tête d’un mouvement raide, et m’échappe de ses mains pour quitter la cabine de douche, dans cette tenue de carnaval. Je crois qu’il faut qu’on s’impose une distance de sécurité pour éviter les moments comme celui que l’on vient de partager, et les douches à deux sont à proscrire. Du moins, pour l’instant. Je fais quelques pas pour m’éloigner de la cabine et l’attendre un peu plus loin, alors qu’il ne tarde pas à me rejoindre et à passer devant moi. J’imagine que la place d’une esclave doit sans doute être derrière son maître, ou je ne sais quelle autre connerie qui semble être monnaie courante dans cet endroit. On fait le chemin inverse à celui que l’on a emprunté un peu plus tôt, alors que j’ai l’impression qu’il y a beaucoup plus de monde que précédemment. C’est moi, où ce mec chelou me colle d’un peu trop près ? J’ouvre la bouche pour appeler Isha, enfin…Robin, quand l’un des mecs sur le côté m’agrippe par le bras, et me tire vivement vers lui. Ce que j’avais dans les bras tombe au sol, alors que je me retrouve séparée du brun, qui a fait encore quelques pas, avant de se figer brusquement. Il fait lentement face au mec qui m’a chopée par le bras, et dont le regard pervers me détaille avec un peu trop d’insistance. « -Joli petit lot. Combien tu veux en échange de son petit cul ? »

Je me tortille entre ses doigts pour essayer de me libérer, alors que je me souviens des avertissements d’Isha, d’à peine quelques heures. Je sens tout mon corps se tendre, alors que spontanément, mon poing se serre, et que je me vois en train de le lui écraser sur la tronche. Je n’ai vraiment pas le droit de me défendre toute seule ? Entre la robe, et le fait que je n’ai pas le droit de réagir, je me sens l’âme d’une princesse en détresse, et autant dire que j’ai horreur de ça. Toute ma frustration réside sans doute dans le fait que je pourrais me débarrasser de ce type toute seule, mais qu’il y aurait sans doute des tas de conséquences à cet acte malheureux. Surtout pour Isha, ce qui est hors de question. Je sens la main du mec sur mes fesses, alors qu’instinctivement, je le repousse autant que je peux, sa main se refermant sur mon bras pour m’empêcher de m’échapper. « -Allez…disons juste une nuit. Je me doute que tu préfères garder ce morceau pour toi… » Il m’offre un sourire édenté, alors qu’il se penche à mon oreille pour me souffler tout ce que je lui inspire dans cette robe, et toutes les choses qu’il adorerait faire à mes fesses.

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Mer 31 Jan - 9:31
C’est moi où elle est en train de se sauver comme un cabri ? Emportant avec elle mes visions fiévreuses d’une autre proximité que celle d’un habillage. Il y a quelque chose d’intense dans ton son être qui me bouscule. C’est un peu comme se réveiller après une trop longue nuit, quand on a encore la gueule enfarinée et les yeux pas en face des trous. Une sorte de retour un peu compliqué a la réalité, comme si des rouages rouillés essayaient de rempiler dans leur fonction sans que je ne sache quelles étaient leurs rôles.

Joséphine c’est un peu une sorte de printemps précoce sur l’hiver triste et sans vie dans lequel je me complais depuis que Tobby m’a ramassé. Je crois qu’avant que je ne pose les yeux sur elle, je n’avais jamais eu envie de quoique ce soit. Je me contentais de suivre béatement la voie ou j’étais en évitant de faire trop de vagues. Une sorte de fantôme sans âme. Mais en moins de 24 heures, je découvre que je veux beaucoup plus que cette misérable petite vie de gladiateur. Tellement plus…

Je reste à sourire un peu connement aux petits derrières qui s’éloigne un peu trop vite a mon gout. Ça reste une jolie vision dans cette robe qui met en valeur la douceur de ses formes. Je suis vraiment maso de me dire que je vais réussir à cohabiter avec un canon pareil. Vu l’état où elle a su me mettre en quelques minutes, je n’ose imaginer comment je vais survivre a plusieurs jours et surtout nuits en sa compagnie.

Je me secoue pour la rattraper. Inquiet des mauvaises rencontres que l’on peut faire après mon coup d’éclat d’hier. Ce matin j’ai payé cher mon inconséquence. Je n’étais personne, je suis devenu le mec qui a volé la vedette a des champions, l’opportuniste à abattre. Et pour le moment je n’ai pas envie d’autre chose que de rester tranquillement avec la fougueuse Joséphine loin des problèmes.

Malheureusement, sans chercher les emmerdes, ils finissent toujours par nous retrouver. Même sans la toucher ni la voir, je pressens qu’on me l’arrache aussi surement que si on était en train de me frapper. J’ai a peine le temps de me retourner que je vois Brandon, ou Brian, ou… merde c’est quoi déjà son prénom ? Putain de galère de jamais me souvenir des noms des boudins ! Je me demande si j’étais déjà comme ça.

Bref, je n’ai pas le temps d’épiloguer, qu’une sourde et froide colère monte en moi.

« Lâche là tout de suite. »


J’ai parlé froidement mais d’une voix dure et tranchante que je ne me connaissais pas encore. Je redresse mon visage pour lui adresser un sourire plein de promesses pas agréables et un regard noir.

« Et ne m’oblige pas a répéter du con. »

Il accuse le coup surpris. Il fait deux fois ma taille, il n’a pas l’habitude qu’on lui dise non et, cerise sur le gâteau, y’a potos un et potos deux qui sont en train de se faufiler entre les curieux. Je sais que je devrais être mort de trouille, mais je suis étonnement calme, concentré, une part encore inconnue de moi hurle qu’elle veut du sang.

Maintenant qu’il a fini de blêmir, Trucmuche se met à ricaner. Je sens sa peur, sa sueur, son malaise qu’il essaye de cacher derrière une façade. C’est étrange, c’est nouveau et familier à la fois. J’ai déjà vécu ça. J’ai l’impression que mon cerveau va à toute vitesse, que je suis déjà en train de calculer toutes les manières de lui faire mal. J’ai un sentiment grisant d’être le prédateur et lui, l’insipide rongeur qui ne mérite pas de respirer le même air que moi.

« Tu te prends pour qui Robin ? Tu n’es qu’une merde qui se la joue, et tu sais quoi, ta petite chienne, je vais bien m’en occuper, elle va enfin savoir ce que c’est qu’un homme un…
- Si tu voulais une esclave, t’avais qu’à en mériter une, après, si tu as un problème, les loges de César sont par-là. En attendant, je vois bien que t’es un peu débile, alors je te fais une fleur. Je te laisse une minute pour brancher les neurones et partir bien gentiment te branler avec tes potes en me laissant MON esclave.»


Au fond de moi je sais que je ne le laisserais pas partir indemne, même s’il se retire en rampant. Une petite voix me souffle que je ne suis pas un sous fifre et que je sais m’imposer. Pour que Joséphine et moi on ait la paix, Machin doit y laisser des morceaux.

Il est en nage, je vois tous les petits signes de nervosité qui me prouvent qu’il doute. Il cherche du regard ses amis. Mais il ne lâche pas Joséphine. Je reste toujours de marbre devant eux, pourtant, avec une agilité que je découvre, je suis en train de, discrètement, faire glisser le couteau de ma manche dans ma main. Je garde d’un coin de l’œil ses copains en calculant mes chances.

Chose capte enfin ce que je viens de dire et devient rouge de colère. C’est ce que j’attendais.

« Et ton compte faire quoi sale morveux, tu t’es regardé !! Tu sais quoi ? Je me faire ta petite salope sous ton nez, j’irais me faire ta Tobby et après tu vas me sucer la…. »

Il ne finit pas sa phrase. Y’en a une qui a gâché son effet en lui foutant un coup de coude la ou personne n’a le droit de frapper. Je crois que ses yeux sont en train de sortir de ses orbites de douleur alors qu’il se fige, les deux mains sur ses bijoux de famille.

Toute l’assemblé présente, que des mecs dont moi, reste statufiée dans une grimace de « outch ça doit faire mal » avant que les choses reprennent leur cours. Là on a un putain de problème en plus. Je ne suis pas sur que les esclave ait le droit de frapper des mecs potentiellement champions de demain. Mais c’est pas le moment d’y penser.

Pote un n’a pas le temps de faire un geste, il est avec mon couteau dans la main et hurle de douleur. Hey je suis bon en lancé de couteau !!! J’attrape le bras de Joséphine pour la dégager de la mêlée, j’ai pas le temps d’aller bien loin que pote deux me tombe sur le poil furax. Je roule boule avec lui et, nouvelle découverte, je sais me battre au corps a corps. Je sais être vicieux, je crois que je suis sacrement en train de l’éclater quand je me fais soulever du sol par chosemachin qui a fini de méditer sur le sens de la vie. Merde. Je vois Joséphine qui escompte retourner dans le combat.

« Barres toi Joey ! »

C’est sortie tout seul. Je suis souple, mais Bidule est fort. On n’a pas le temps de découvrir qui de nous deux l’emporterais qu’il me lâche et s’écroule, comme secoué de soubresauts. Je le vois, la bave aux lèvres, se vautrer dans sa flaque d’urine. Derrière lui, le visage pas jovial de mon père, la matraque électrique à la main me fait comprendre que je vais en chier.

« Je peux pas te laisser tout seul 1 petite heure sans que tu foutes dans la merde ! Bon il se passe quoi ici ? »


C’est le signale, ceux qui mataient comme à un spectacle de rue et faisaient des paris bruyamment, commencent à partir aussi rapidement que si on avait sorti un chapeau pour quémander des piécettes. Potos 1 est en train de ramasser Chose tout en regardant le sol, pourtant c’est lui qui répond en premier.

« Rien M’sieur, on chahutait gentiment, pas vrai Rony ? »

Potos deux, qui a la main en sang et me regarde comme s’il pouvait me tuer des pupilles lance avec rage, confirme d’une voix fort blanche.

« Ouai, on chahutait… »

Je vois mon père sourire comme si cette excuse passait.

« Ah mais alors, tout va bien… »

Et puis, sans prévenir, il fout un putain de sale coup dans le genoux de potos 2 qui s’écroule de douleur au sol.

« Si jamais d‘aventure, j’entendais une autre version sur ce qui s’est passé ici, je serais obligé d’en parler a César et vous n’avez pas envie que j’en parle a César n’est pas ? »

D’instinct je me suis mis a coté de Joséphine et je lui passe un bras protecteur autour de la taille pour la serrer contre moi. J’ai beau savoir que mon père ne nous ferait jamais de mal. Il y a toujours un sentiment d’angoisse quand je le vois comme ça. Les autres aussi ont senti le danger et regardent le sol en opinant du chef.

« Bien, puisque nous sommes tous d’accord nous pouvons vaquer a nos occupations… et pour informations, la prochaine fois que vous voulez chahuter, faites ça dans l’arène. Vous trois, déguerpissez, vous avec une minute.»



Le ton est paternaliste mais personne n’est dupe. Potos un, qui galère a aider ses potes, se révèle aussi efficace que motivé pour obéir. Le trio déguerpi a vitesse grand V. Une fois « tranquille » Joshua s’approche de nous, plus je pousse Joey derrière moi et je me sens l’envie de fuir avec elle.


« Quant toi, je n’ai pas de mot pour te dire à quel point tu me déçois. Disparait dans ta chambre et essaye de ne pas aggraver ton cas avant demain matin. Je t’avais bien dit que de garder une fille trop bien pour toi allait nous mettre en danger. Pourquoi faut-il que tu sois aussi buté ? Donne là moi, je vais la remettre à Dean. »

Je serre un peu plus Joey contre moi. Non, je ne la donnerais pas, ni à Dean, ni a personne. Je crois que le regarde comme j’ai regardé Bidule tantôt, sauf que, mon père, ça le fait marrer. Il me tapote mon épaule, meurtrie et douloureuse.

« J’aime te voir comme ça, j’ai l’impression de te retrouver Robin. Et… la prochaine fois, ne m’attends pas, massacre-les. En attendant, vas vider le chargeur, ca te calmera et puis, elle sert à ça son ?»

Il me fait un clin d’œil et part en souriant. Je reste tendu et n’attends pas la nouvelle merde pour hâter le pas, soulevant presque Joséphine, pour aller plus vite vers la chambre. J’arrive a respirer que lorsque la porte est fermée derrière nous. A peine sommes-nous seuls, sans prévenir, sans réfléchir, je la plaque contre la porte et l’embrasse, par un tendre baiser, mais un baiser possessif qui traduit toute la trouille que j’ai eu qu’ils lui fassent du mal, que je ne la perde. Quand je réalise ce que je suis en train de faire, pas tout de suite, j’ai du mal à m’éloigner d’elle et le peu de distance que j’arrive a mettre, même mimine si on considère que son corps est toujours contre le mien, est déjà une torture incroyable après cette bouffée de trouille. Je crois que j’ai besoin de la sentir vivante contre moi. Je plante mes yeux dans les siens. Et c’est avec toute la rage que j’ai encore dans le bide que je lui sors :

« Je ne laisserais jamais un de ces porcs te toucher, même si je dois crever toute l’arène pour ça. Tu m’entends ! Jamais !»


Je ne lui fais aucun reproche d’avoir éclaté les burnes de Biduletruc, je regrette même qu’elle n’est pas eue un pic a glace pour lui exploser pour de bon. Je ne sais pas encore s’il y aura des conséquences, mais je les assumerais.

« Si on te demande tu diras que je t’avais ordonné de défoncer les couilles du premier qui te touche autre que moi ok ? »

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Mer 7 Fév - 17:50
Je sens sa main lourde parcourir la courbe de mes fesses, et sa voix chuchoter à mon oreille des immondices qui me font gigoter encore un peu plus pour échapper à son emprise. Mais il resserre ses doigts autour de mon bras, chaque fois un peu plus, et je ne tarde pas à sentir des fourmis au bout de mes doigts tant il met du cœur à l’ouvrage. La voix d’Isha ne tarde pas à répondre aux interrogations du gros lourd, alors que je me tourne vers le brun d’un air surpris, étonné de ce ton froid que j’ai du mal à lui reconnaître. J’assiste, sans un mot, à l’échange entre les deux hommes, sentant mon poing se serrer une nouvelle fois face à ce mot doux de « chienne » qui m’est réservé par le gros lourd. Je remarque que l’altercation entre les deux hommes attire quelques curieux, un peu trop nombreux pour que j’arrive à les compter et à suivre la conversation en même temps, alors que deux d’entre eux se détachent finalement du lot pour se rapprocher de façon menaçante d’Isha. Merde…je fais sans même m’en rendre compte un pas en direction du mécano, comme pour le prévenir, ou que sais-je, mais le gros lourd me tire brutalement de nouveau vers lui. Heureusement, Isha semble avoir capté les nouveaux venus, qu’il a l’air de surveiller du coin de l’œil.

Le type qui m’a chopé le bras continue sur sa lancée, clamant haut et fort qu’il compte me baiser devant Isha, et je crois que mon corps réagit avant mon cerveau. Je lui écrase le pied d’un coup de talon franc, et profite de sa surprise pour lui enfoncer mon coude dans les parties génitales, en y mettant toute ma force. Il me lâche pour se tenir l’entrejambe, et j’en profite pour m’éloigner sans demander mon reste, et me rapprocher d’Isha. Merde alors…je n’étais pas censée faire profil bas, et éviter de cogner qui que ce soit ? Le brun m’attrape pour m’entraîner à l’écart, mais les amis du gros lourd en profitent pour passer à l’action, tandis que leur pote se tient toujours les couilles, en ayant l’air de souffrir le martyr. J’aurai dû taper plus fort.

Isha est entraîné un peu plus loin de moi, alors qu’il roule au sol, avec l’un des acolytes du mec qui m’a attrapé, tandis que je me fige en embrasant la scène du regard. Merde…Instinctivement, mes pieds me font refaire le chemin inverse à celui parcouru un peu plus tôt, alors que la voix dure du brun retentit une nouvelle fois, pour me demander de me barrer. Je m’arrête brutalement, incertaine quant à ce que je dois faire. Je n’ai absolument aucune envie de prendre mes jambes à mon cou, et de me barrer, comme me le suggère Isha, et je continue d’avancer malgré ses avertissements, alors que je me rapproche de nouveau du duo qu’il forme avec l’un de ces types. Je crois que j’écarquille les yeux d’étonnement quand je vois le mec en question se crisper tout d’un coup, et s’écrouler sur le sol. La silhouette qui apparaît derrière lui me fait serrer la mâchoire très fort, alors que je reconnais la matraque dans sa main, celle avec laquelle il a mit Aaron KO, des mois plus tôt.

J’assiste silencieusement à l’échange qui se joue devant moi, alors que je remarque le changement d’attitude immédiat dans le comportement des agresseurs d’Isha, qui se comportent soudainement comme de gentils toutous bien serviles. Quel que soit le rôle de Joshua ici, il semble craint, et pas qu’un peu, et tous semblent lui obéir au doigt et à l’œil. Le brun se retrouve rapidement à mes côtés, alors que je sens sa main sur ma hanche, dans un geste assez protecteur. Le trio fait profil bas, et quitte les lieux aussi rapidement que s’il avait le diable au cul, c’est peut-être l’effet que leur fait Joshua, alors qu’on se retrouve très vite en petit comité réduit, et que le géniteur d’Isha se réintéresse à nous. Je me retrouve en sécurité derrière le dos du mécano avant même de m’en rendre compte, alors que je pose l’une de mes mains sur son dos, et que je me penche légèrement, pour garder Joshua à l’œil. Je sais bien que le brun a toute confiance en lui, mais je m’en méfie comme de la peste, et ne tente même pas de le cacher. Quand il émet la proposition qu’Isha me confie à ce type malsain, pour que Dean finisse par s’occuper de moi, ma main se crispe sur le dos du survivant qui me protège de son corps, alors que tout dans cette proposition me donne envie de protester vivement. Je ne veux pas qu’on me confie à qui que ce soit, je veux simplement rester avec Isha. A cet instant, je sens la main de ce dernier me rapprocher davantage de lui, et je me dis qu’il est peut-être finalement d’accord avec cette idée, et qu’il n’a peut-être pas l’intention de se débarrasser de moi de sitôt.

Le rire de Joshua, tellement hors propos, fait naître des frissons sur ma peau, alors que je le transperce de mon regard noisette, sans même qu’il ne s’en aperçoive. Il est bien trop occupé à faire semblant de ne pas me connaître devant son fils pour faire attention à la petite esclave planquée dans son dos. Des images pas très douces de ce que je rêverais de lui faire avec sa matraque électrique me saute aux yeux, alors qu’après un clin d’œil décontracté, comme si on parlait de la pluie et du beau temps, ou qu’il ne venait rien de se passer, Joshua repart d’un air joyeux. Putain, ce mec a un sérieux pète au casque. Je le suis du regard d’un air interdit, avant d’être entraînée par Isha dans les couloirs, tandis qu’il nous éloigne du lieu de l’altercation. Je reconnais vaguement les lieux, et on finit par arriver dans sa chambre, alors que la porte se referme un peu brusquement derrière nous.

Je n’ai le temps de ne rien faire, de ne rien dire, qu’Isha s’avance rapidement vers moi, et m’entraîne à sa suite, jusqu’à ce que mon dos rencontre le mur derrière moi, et qu’il presse son corps contre le mien. Et sans que je ne vois rien venir, je sens ses lèvres sur les miennes, alors qu’il m’offre un baiser fougueux que je n’aurai pas pu prédire. Surtout considérant le fait qu’il m’a demandé il n’y a pas si longtemps que ça, de ne même plus le toucher. Je reste incapable de réagir pendant quelques instants, le temps qu’il faut à mon cerveau pour analyser la situation, et réaliser le fait qu’Isha est en train de m’embrasser. Mon cœur démarre une course folle dans ma poitrine, alors que ma respiration s’emballe, et mes mains finissent par trouver son corps. Je les fais glisser sur sa taille, puis dans son dos, et le rapproche davantage de moi, profitant de ce moment, qui n’a pas quitté mes pensées un seul instant depuis que nous nous sommes retrouvés. J’oublie les circonstances de mon arrivée ici, l’arène, la brûlure sur mon bras, son amnésie, j’oublie tout entre ses bras, alors que nos lèvres ne semblent plus décidées à se quitter. Quand Isha finit par se reculer pour mettre un terme au baiser, je garde les yeux fermés un instant, ma poitrine se soulevant un peu plus vite que précédemment. J’ai l’impression d’avoir fait une bêtise…une bêtise qui a pourtant un goût de reviens-y qui me frustre déjà. Mes mains glissent sur ses hanches, mais je n’ai pas le courage de quitter son corps tout de suite, alors que mes yeux finissent par se poser sur son visage. Il a toujours l’air sous tension, et c’est la voix un peu dure qu’il me dit qu’il serait prêt à zigouiller tout le monde ici pour s’assurer qu’on ne me touche jamais. Je me mords la lèvre inférieure, et hoche lentement de la tête. J’ai envie de lui dire que je n’ai pas envie qu’il se salisse les mains pour moi, que je ne mérite pas le sang qui risque de les rougir, mais j’ai l’impression qu’il n’est pas d’humeur à être ouvert à toute conversation.

Isha reprend finalement la parole pour m’expliquer qu’en cas de question, je devrais clamer que c’est lui, mon maître, qui m’a dit d’agir comme je l’ai fait avec le gros lourd, et de lui exploser l’entrejambe. Est-ce que ça veut dire que l’un d’entre nous risque d’avoir des ennuis pour mon geste ? J’espère juste que ce ne sera pas lui. « -Désolée, j’aurais pas du le frapper, mais j’ai réagi instinctivement… » Bien piètre excuse pour expliquer que je suis bien trop impulsive pour notre propre bien à tous les deux, et que je regrette d’avoir agi de la sorte. Enfin, non…je ne regrette pas d’avoir défoncé les couilles du mec, seulement d’avoir attiré d’éventuels ennuis au brun. Je glisse mon regard sur mes mains, toujours en bonne place sur ses hanches, et après un moment d’hésitation, je finis par laisser retomber mes bras le long de mon corps. Pas de contacts physiques. Si la règle semblait claire, je crois qu’on s’est bien loupés tous les deux.

Je finis par reposer ma tête contre le mur derrière moi, alors que ma respiration retrouve enfin un calme tout relatif, et que je m’astreins à garder mes mains gentiment là où elle se trouve, et ma bouche loin des lèvres d’Isha. Je finis par pousser un léger soupir, avant de reporter mon regard sur le visage du jeune homme. « -Tu vas bien ? Enfin…tu n’es pas blessé ? » Mes yeux parcourent son corps en même temps que je pose la question, à la recherche d’une blessure éventuelle.

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Ven 23 Fév - 22:22

Il y a quelques choses de presque palpable entre nous, et non je ne parle pas de mon 5e membre qui est en train de joyeusement s’inviter a la fête, mais bien de… enfin… bah de ca quoi Du fait que je suis troublé comme une puceau enamouré. Enamouré… un drôle de mot avec un sens que je ne suis pas capable de comprendre avec juste de vague préemption sur mon vécu. Pourtant, cette femme dégage comme une forme de magnétisme. C’est inouï. Mes yeux perdus dans les siens, mon corps pressé contre le sien, son souffle aussi cours que le mien, imprégnant a chaque respiration un peu plus ses douces forme contre mon torse rude…. Je reste a me perdre dans sa délicate beauté dans ses yeux de biche, sur ses lèvres vermeilles qui ont un gout d’interdit et de sensualité. Je rêve de reprendre ce baiser, de sentir, a nouveau, ses mains sur ma taille, m’imaginer qu’elle apprécie autant l’instant que moi, que cela pourrait être tellement plus alors que ce que l’on vient de vivre a déjà été certainement le moment le plus intense que ma mémoire accepte de me restituer.

Dans cet endroit où tout n’est que violence, juste cette petite pointe de douceur, presque d’innocence quand je repense a sa façon de quitter les douches mal vêtue, ou son visage quand elle a été agressée. De repenser a ce moment me serre les tripes. Alors que l’adrénaline du combat redescend, je me rends compte des risques que je lui fais prendre pourquoi ? Parce que je ne supporte pas l’idée qu’elle soit avec un autre ? Parce que depuis que j’ai posé les yeux sur elle, il n’y a plus qu’elle et au diable la prudence et la raison ?

Je sais ce que je dois faire, je sais ce qui est le mieux pour elle et je suis en train de lutter contre moi-même pour lui dire que je vais aller trouver Dean. Pour me convaincre que de la savoir bien et en sécurité chez les Vestales me suffira pour que je puisse reprendre ma vie de mort vivant. J’essaye de me persuader que, peut être, de sa position de reine des réjouissances, elle pensera peut être, encore, au petit gladiateur couvert de cicatrices qui lui a volé un baiser.

Sauf que je n’y arrive pas. Les mots ne sortent pas de ma bouche. Quand elle me parle je sais que c’est mort. Que je ne peux pas lutter, surtout quand elle semble réellement inquiète pour moi. Je lui attrape, avec douceur cette fois, la main, et, avec hésitation, je la porte a mon visage. C’est agréable de sentir sa paume contre ma joue, une caresse volée aussi. Mais je n’ai pas de souvenir d’avoir été caressée, je ne peux qu’imaginer. Je ferme les yeux une minute. Savourant ce contact. Quand je les ré-ouvre c’est pour me perdre, a nouveau, dans ses yeux.

« Je ne te reprocherais jamais de te défendre Joséphine, jamais. »

J’essaye de lui sourire mais avec cette proximité, c’est difficile de dépasser le trouble qu’elle m’inspire.

« Tu t’inquiètes pour moi ? J’ai survécu a plusieurs jours le crane ouvert sous une poubelle, crois moi, il en faut plus pour me tuer »



En fait je n’y arrive pas. C’est avec une certaine gravité que je lui pose la question et pas mal d’appréhension que je me lance.

« Tu... tu devrais vraiment accepter d’aller avec les Vestales, ici, elles sont respectées, personnes ne les touches comme ce que tu viens de subir. Tu n’aurais pas besoin de te contenter de cette petite chambre ridicule ou de partager ton existence avec un gladiateur de petite zone. Mais, je veux que tu restes avec moi, je… je peux pas te garantir d’y arriver mais… si tu veux bien me laisser une chance, je te jure que vais faire de mon mieux pour devenir un champion. Quand je pourrais je ferais des combats pour toi, pour que tu puisses partir d’ici…. »

J’ai tellement peur qu’elle m’envoie chier. En fait, je ne sais pas comment, mais les quelques heures qui viennent de se passer m’ont permis de savoir une chose. J’ai besoin d’elle. Ca me parait presque vital pour une raison qui m’échappe. Et même si elle finira par partir, même si je ne serais qu’un « bon ami » tout au plus, je veux ça !! Ça sera toujours mieux que rien.

« Tu pourras retrouver ton Isha et… tu as ma parole, je suis pas le genre de mec a te forcer a... heu.. tu vois quoi. Alors, tu… tu en dis quoi ? »

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Dim 25 Fév - 16:08
Le corps plaqué contre le mur, je reprends mon souffle, sans quitter Isha du regard, alors que son propre corps est plaqué contre le mien. C’est moi, où une partie de son anatomie est soudainement en train de s’éveiller ? Je sens encore le goût de ses lèvres sur les miennes, alors que je me passe doucement la langue dessus, et que je mords la lèvre inférieure pour résister à l’envie de l’embrasser une nouvelle fois. Comme pour tromper mes envies, je fais glisser mon regard sur ce que je peux entrevoir de son corps, à la recherche d’une quelconque blessure. Je n’ai pas tout suivi lorsque le brun et son agresseur étaient en train de rouler au sol, je n’ai donc pas eu le temps de voir si le jeune homme a pu être blessé, ou pas. Il semble surpris que je puisse poser la question, et m’inquiéter pour lui, une question qui me semble tout à fait légitime après ce qu’on vient de vivre.

J’ai du mal à ne pas être déstabilisée par cette façon intense qu’il a de me regarder, alors qu’il finit par attraper ma main, non sans provoquer un léger froncement de sourcils de ma part. Et contre toute attente, il porte ma main jusqu’à son visage, jusqu’à sa joue, alors qu’instinctivement, mon pouce se met à caresser sa pommette. Il ne me reprochera jamais de me défendre, certes, mais si ça doit lui causer des ennuis, je me le reprocherais toute seule bien assez vite. Je ne réponds rien, je crois qu’à cet instant, j’ai perdu ma voix, et que notre baiser m’a rendue temporairement muette. Il retire sa main de la mienne, et j’en profite pour glisser mes doigts dans ses cheveux, et faire glisser ma main dans son cou, jusqu’à son épaule, où elle reste en bonne place. Si je m’inquiète pour lui ? Evidemment. Il ne se poserait même pas la question, s’il parvenait à se souvenir du lien qui nous unissait avant qu’il perde la mémoire. Je ne prends même pas la peine de sourire face à sa remarque, me retenant de lui dire que parler de sa mort n’est pas un sujet que j’ai envie d’aborder.

Je n’ai toujours pas pris la parole lorsqu’il reprend, en me reparlant de ces Vestales, un sujet qui a tendance à revenir souvent sur le tapis, de sa bouche, ou de celle de Joshua. Est-ce que je devrais vraiment prendre la peine d’y réfléchir ? Et si ce Dean pouvait vraiment m’offrir une vie de sécurité, loin des mains inquisitrices qui risqueraient de se poser sur moi si je décide de rester avec Isha, loin de ces yeux avides et pervers, qui m’ont déshabillée du regard durant notre bref passage dans les couloirs ? Partir d’ici…cette simple perspective me serre le cœur, et je ferme les yeux pendant quelques secondes, mes doigts se crispant sur son épaule. Je crois qu’au fond de moi, je sais que j’ai déjà pris ma décision, depuis que mes yeux se sont posés sur lui ce matin, alors que mon esprit était un peu plus clair. Je ne partirai pas d’ici, pas sans lui en tout cas. J’essaye de me souvenir de ce qu’il a dit cette nuit, en fronçant légèrement les sourcils, alors que l’information jaillit soudain dans mon esprit. « -Je n’ai pas besoin d’une couronne. » Je ne veux pas être l’une des reines de Dean, ça ne m’intéresse pas. Tout ce qui m’intéresse se trouve entre les quatre murs de cette petite pièce.

Ma main glisse lentement de son épaule jusqu’à sa taille, en prenant bien son temps sur le torse du mécano, qui reprend la parole, pour me parler d’Isha, qui m’attendrait quelque part, ce qui me fait immédiatement serrer la mâchoire, et détourner pendant quelques secondes le regard. J’aimerai lui dire à quel point ça me brise le cœur d’aborder ce sujet avec lui, parce que chacun des mots que j’aurai lui seront destinés, à cet homme qui a perdu la mémoire, et qui m’a oublié. « -Je pourrais pas le retrouver, il n’existe plus. » Et le dire à voix haute est d’autant plus douloureux, troublant même. Je viens d’admettre que l’homme qui m’a accueilli chez lui, l’homme qui a fait battre mon cœur plus vite, n’est plus, et que j’ai désormais une coquille vide en face de moi avec son image, privée de tout souvenir. L’homme que j’ai connu, qui m’a sauvé, qui m’a protégée, qui m’a fait rire, avec qui j’ai pris mon pied, avec qui j’ai partagé des moments de tendresse en tête à tête n’existe plus. Et si les souvenirs d’Isha ne lui reviennent jamais, je l’aurai perdu à jamais. Je sens ma gorge se nouer à cette simple perspective, alors même que la menace de Joshua de s’en prendre à son fils si j’essaye de lui faire se rappeler la moindre chose me revient à l’esprit.

Ma main se resserre davantage sur sa hanche, alors que je meurs d’envie de la faufiler sous son t-shirt, et de caresser la peau douche de son ventre, celle chaude de son dos, et de retrouver la sensation de son corps, peau nue, contre le mien. Pourtant, je sais qu’il ne faut pas, il semble régner comme un gros interdit autour de ce Isha amnésique, et après m’être doucement raclé la gorge, je lance, bien malgré moi : « -On devrait peut-être s’éloigner. J’ai l’impression qu’une partie de toi semble perturbée par notre proximité. » Et moi aussi, je le suis. Je voudrais essayer de sourire, mais mes lèvres refusent de s’étirer, alors que je ne peux que le fixer d’un air grave, et bien trop sérieux.

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Mer 28 Fév - 10:29
Ses mains m’électrisent agréablement au point que j’ai presque envie de ronronner, de la soulever dans mes bras et de soulever sa lourde robe pour trouver un moyen agréable de lui rendre tout le plaisir qu’elle me donne. J’ai beau ne pas avoir de souvenirs, d’instinct, je sais ce que j’aimerais lui faire. J’ai une envie impérieuse de découvrir le gout de ses autres lèvres, de prendre mon temps pour butiner son entrejambe. J’imagine ses doigts dans mes cheveux comme elle est en train de le faire, me guidant dans chaque coup de langue pour lui faire tout le bien que je pourrais. Oui j’ai envie d’elle, plus que de personne d’autre.

Je frissonne sous ses doigts lorsqu’ils descendent dans mon dos, ce qui n’arrange rien a mon érection. Je donnerais cher pour que ses douces mains aillent plus bas et m’offre une délivrance et les prémices de quelques choses de plus torride. Le fait qu’elle m’annonce que la couronne de Dean ne l’intéresse pas m’encourage encore plus dans mon délire fantasmagorique.

Mais, soudain, je vois son air triste. En fait je ne sais pas comment je suis capable de faire ce miracle, mais, juste a voir sa mâchoire se serrer et son regard, d’habitude si franc, fuir, je sais que ca ne va pas et je ressens presque sa douleur. Elle n’a pas besoin de formuler les choses pour que je ne comprenne pas. Je suis sincèrement peiné pour elle quand elle me fait comprendre que son Isha est mort. Je la serre un peu plus dans mes bras, pas façon « je veux te grimper femme » mais plus afin d’essayer de la réconforter comme je peux. J’arrive juste à articuler un :

« Je suis désolé. »

Le silence retombe doucement et nous enveloppe. Je sens son étreinte se resserrer. Je donnerais cher pour savoir a quoi elle pense. Quoique… l’absence de souvenir m’empêche de ressentir la douleur de pleurer les gens que j’ai perdu, une malédiction qui a son lot de positif. Je ne peux que jurer à l’âme de l’homme qui l’a aimé que je veillerais sur celle que le hasard m’a confiée du mieux que je peux. J’arrive a sourire a sa remarque très pertinente avant de m’éloigner pas aussi gêné que je le devrais. C’est avec amusement que je le lui réponds :

« J’espérais que tu ne remarquerais pas. »

Vu dans l’état que je suis, je pense que même un aveugle aurait remarqué que je suis a l’étroit dans mon fut. Je lui attrape la main pour la faire assoir sur le lit, je m’assois a coté d’elle en veillant a gardé une distance de sécurité.

« Vu la taille de la chambre et au fait que j’ai rarement vue une femme aussi belle que toi, j’ai peur qu’il faille t’habituer au fait que je sois « perturbé » de temps a autre. Désolé, je ne contrôle pas tout. »

J’essaye de faire passer ca avec humour mais je commence a entrevoir plusieurs soucis, notamment a cause du manque d’intimité, ou cela risque d’etre compliqué voir impossible de « me détendre ». Mieux vaut essayer de pensera autre chose pour le moment et ne pas trop détailler la femme somptueuse qui est assise a coté de moi.

« Je sais que je ne suis peut être pas la meilleure personne pour te confier, après tout, je ne me souviens même pas si j’ai de gens qui me manquent et a part mon père, il y a personne qui m’a cherché après mon accident, enfin, personne de bien intentionnée… Ca en dit long sur le connard que j’ai du être. Mais toi, Joséphine, dis moi.  est ce... est ce que tu veux me parler de lui ? ou de ta vie d’avant ? Il y a des gens qui t’attendent dehors ou tu es seule ? »

En posant cette question, instinctivement, je caresse le fragile pendentif autour de mon cou, mystérieux trait d’union avec le fol espoir que quelqu’un quelque part, autre que mon père, ait pu tenir a moi.

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Jeu 8 Mar - 23:02
J’aimerai bien ne pas y faire attention, mais je peux difficilement passer à côté de ce qui se passe dans le pantalon d’Isha, en ce moment même, vu le peu de distance qu’il y a entre nous. Ses mains sur mon corps me paraissent étrangement lourdes, et agréables en même temps, un drôle de mélange. Il est désolé pour ce qui est arrivé à Isha, et ça me serre encore davantage le cœur de l’entendre dire ça. S’il savait ce qu’il en était réellement, il n’aurait peut-être pas le même discours. Quoiqu’il en soit, ses mains finissent par quitter mes hanches, alors qu’il s’éloigne, et que j’ai l’impression de pouvoir réussir à respirer normalement à nouveau.

Isha nous entraîne vers le lit, et je m’assois à ses côtés, alors qu’il finit par me confier que je risque de le voir dans cet état d’excitation plus d’une fois, au vu des dimensions de la chambre, si petite qu’on sera quasiment l’un sur l’autre en permanence. Je n’avais pas pensé à ce détail avant qu’il ne le mentionne, et je me mords la lèvre en me disant qu’effectivement, l’attirance qui semble toujours intacte entre nous risque de nous causer quelques problèmes, de retenue, entre autres. J’essaye de lui adresser un petit sourire, tout en me demandant si mes lèvres se sont vraiment étirées. Pour moi aussi la situation va être compliquée, bien que ce sera évidemment moins visible que dans son cas. « -C’est pas grave. Tu finiras par t’habituer à ma présence. » Mais moi je ne suis pas certaine que j’arriverai à m’habituer à cette distance que son amnésie a institué entre nous.

Je lisse la robe sur mes genoux, en pensant à ces futurs instants de malaise et de gêne qui risquent de se profiler à l’horizon, quand la voix du brun me rappelle à lui, et que je relève la tête, fronçant légèrement les sourcils. Que je me confie, sérieusement ? Dois-je lui dire que le simple fait de confier que je ne suis pas une adepte des petites confidences me semble déjà être un énorme aveu ? Je fronce les sourcils, et sens une nouvelle bouffée de colère monter en moi quand je l’entends dire qu’il ne sait pas si des gens lui manque, ou quel genre de vie il avait avant. Je pourrais lui dire, moi, ce qu’il en est, lui parler du vide qu’il a laissé dans la vie des personnes qu’il a quitté à Fort Hope, lui expliquer que des survivants de son camp ont retourné la ville pour essayer de le retrouver, en vain. Et je crois que je l’aurai fait sans hésiter s’il n’y avait pas eu la menace Joshua qui planait au-dessus de lui.

J’hausse un sourcil quand il me propose de lui parler d’Isha, alors que cette drôle d’idée me crispe tout à coup l’estomac. Et si je prenais ce risque ? Si je décidais de lui parler de ce mec un peu à part que j’ai rencontré sur un bateau, et qui a réussi à me retourner le cerveau à sa façon ? Je ne mentionnerais pas qu’il s’agit de lui, et…et peut-être que quelques éléments reviendront à sa mémoire ? J’ai l’impression de me bercer de douces illusions, et de me faire du mal toute seule avec mes espoirs à la con. Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de fermer les yeux, quand il me demande si quelqu’un m’attend dehors, et je sens mon humeur se dégrader davantage, et cette tristesse en moi grimper un peu plus. Il me faut quelques secondes pour laisser la vague d’émotions qui menace de me submerger se dissiper, et quand je me sens prête à répondre sans craindre de craquer, je me lance enfin. « -Je vivais dans un groupe de survivants, ici à Détroit. Mon meilleur ami fait parti d’entre eux. Et je m’en veux de l’imaginer en train d’être mort d’inquiétude que je ne sois pas rentrée. » C’est sans doute ce que je regrette d’ailleurs le plus dans cette situation assez étrange, le fait qu’Aaron doit être en train de tourner comme un lion en cage sans savoir ce que je suis devenue. Il est ce dernier bout de mon passé que je chérie plus que tout, et je sais d’avance que sans lui, je ne suis pas certaine que j’aurais encore la force d’avancer comme je le fais. Si seulement je pouvais trouver un moyen de lui faire savoir que je suis en vie, et qu’il ne doit pas s’inquiéter pour moi…

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Dim 11 Mar - 16:48
Je la regarde avec attention, scrutant toutes les émotions qui défilent sur son visage. De la colère, de la tristesse… j’ai l’impression de savoir lire chaque léger foncement de sourcil, chaque pli discret sur la commissure de ses lèvres. Cela pourrait m’étonner si je ne me sentais pas frapper de plein fouet par ce qu’elle doit ressentir.

L’énormité de la situation, je la comprends avant qu’elle ne mette des mots dessus. Elle avait un groupe des amis, un meilleur ami… le remplaçant d’Isha peut être, et maintenant elle est ici, enfermée comme un animal de compagnie, privée de sa liberté, avec un type qu’elle ne connait pas. Mon seul réconfort ait qu’elle n’est pas peur de moi. Mince consolation. Surtout que son sourire, quand elle m’a dit que je ne finirais pas m’habituer a sa présence sonnait affreusement faux.

Maladroitement, et avec hésitation, je fini par passer ma main le long de son visage. Je me rends seulement compte après coup que ce que je voulais être un contact apaisant, doit être gâché par la rugosité des mes doigts. Je me sens vraiment gourd et mal dégrossit à côté de la finesse délicate de ses traits, pourtant, je n’ai que ça à lui offrir.

Mon autre main va cherche la sienne, un geste simple, enfin, qui pourrait l’être si cette femme n’était pas aussi attirante. Pourtant sa peine suffit à calmer mes ardeurs et c’est avec pas mal de précaution que j’essaye de me lancer :

« Ecoute, Joséphine, je… j’étais sérieux quand je te disais que j’allais essayer de te donner des victoires… je… je sais que je ne suis pas très bon et que ca va pas être simple, mais je vais vraiment essayer et … Je te promets de tout faire pour que tu retrouves les tiens un de ces jours… »


Maigres espoirs mais je suis sérieux. J’ai choisi d’être ici, c’est ma maison, il y a ma famille ici, même si c’est pas toujours simple tous les jours, c’est chez moi. Elle, elle a été arrachée aux siens, elle subit cet endroit.

« Tu ne seras pas forcée de rester ici toute ta vie si ce n’est pas ton souhait, d’accord ? »

J’essaye de lui offrir un sourire réconfortant. Je ne suis pas très à l’aise avec ce genre de situation et je ne suis pas forcement capable de dire les choses telle qu’elle devrait être pour lui donner envie de garder espoir que ceci n’est certainement qu’un faux pas, une étape, mais que je vais l’aider a s’en sortir. Avec beaucoup de douceur, conscient que je ne suis non seulement uns soutient moral de merde mais qu’en prime je ne suis pas psychologiquement assez fort pour rester seul dans cette chambre sans risquer d’avoir envie de lui toucher plus que la main, j’essaye de lui proposer une alternative a rester enfermer avec moi.

« Est… est ce que ca te ferait plaisir de visiter l’arène ? Avec l’esclandre de mon père, j’imagine qu’on pourra être tranquille…. Mais si tu as envie de rester te reposer, ou je ne sais pas… a part une BD on ne peut pas dire que j’ai beaucoup de distraction a te proposer, on fera ce qui te semble le mieux. Par contre, il y a juste une petite chose, tant que tu seras ici et que je ne serais qu’un vulgaire gladiateur, je ne veux pas que tu restes seule. Aujourd’hui j’ai rien mais a partir de demain j’ai des entrainement tous les jours. J’imagine que ca va être chiant pour toi de rester a me regarder sur les gradins. Mon père incite pour que tu restes avec lui mais… je crois que je préfère te laisser le choix. »

Surtout que j’ai l’impression que ca ne passe pas des masses entre eux et, même si mon père pour être super cool, il y a des fois où, sans raisons particulières, il me donne des sueurs froides. Et je ne suis pas enthousiaste de lui laisser Joséphine. Tout à l’heure je l’ai senti se recroqueviller dans mon dos devant lui, plus que devant le type qui n’aura pas de descendance grâce a elle.

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Mar 13 Mar - 21:27
La simple idée d’imaginer Aaron en pleine tourmente à la suite de ma disparition me peine davantage que ma présence ici. J’espère qu’il ne tentera rien de stupide pour essayer de me retrouver, tout en sachant très bien ce qu’il va en être. A sa place, j’aurai sans doute retourné tout Détroit, jusqu’à retrouver la moindre petite trace de lui, même si ça avait du me prendre des jours et des jours. Je sens les doigts d’Isha glisser sur ma joue, et je ferme brièvement les yeux, comme pour emmagasiner cette sensation, pour les jours difficiles qui s’annoncent ici. Ce simple geste fait écho à des instants similaires que nous avons vécu ensemble, auparavant, dans la boutique, ou même dans sa maison, à Fort Hope. Des instants dont moi seule garde le souvenir. Son autre main s’empare de la mienne, et je rouvre les yeux pour les poser sur son visage sérieux, alors qu’il prononce ce prénom, que je n’avais plus entendu depuis des années. « -Juste Joey… » que je souffle, sans même pouvoir m’en empêcher, tout en écoutant la suite de ses propos, et je ne peux pas retenir un léger sourire triste. Il fait partie des miens, ce que je n’ai jamais réussi à lui dire avant qu’il perde la mémoire, autant dire que maintenant, il est bien trop tard pour ça.

Isha finit par reprendre la parole après quelques instants, en précisant que je ne serais pas obligée de rester ici, si je n’en ai pas envie, et je me retiens de lui demander ce qu’il en sera pour lui. Est-ce que j’ai réellement envie de prendre le risque de ne plus jamais le revoir une fois de plus ? Je fronce le nez, et détourne le regard de son visage, pour fixer nos deux mains. J’ai le sentiment tenace que ce ne serait pas juste de simplement saisir cette sortie de secours qu’il me tend, sans même essayer de lui faire prendre conscience de qui il est réellement, et de tous les mensonges qui lui sont racontés depuis que Joshua l’a retrouvé. D’ailleurs, si celui-ci n’a pas encore zigouillé son fils, comme il me l’a promis au moindre faux pas, c’est sans doute qu’il a des plans bien précis pour son rejeton, non ? Et je dois dire que je n’ai pas le sentiment que ce sera un truc très plaisant…ou même moral. « -Je…je veux pas que tu prennes encore plus de risques que ce que tu prends déjà, à cause de moi. D’accord ? » J’essaye à mon tour de lui sourire de façon résolue, mais je sais d’avance que j’échoue lamentablement.

Isha finit par reprendre la parole, pour me proposer quelque chose que je n’avais pas vu venir : une visite guidée. Je fronce légèrement les sourcils, me demandant si c’est réellement une bonne idée après ce qu’il s’est passé il y a quelques instants, mais il a l’air de penser que la petite démonstration de force de Joshua nous assure une certaine tranquillité, au moins jusqu’à la fin de la journée. Tant mieux. Ça ne me semble pas être une mauvaise idée, surtout si ça peut faire redescendre cette tension que je ressens toujours depuis qu’il a posé ses lèvres sur les miennes. Un peu d’air, d’espace même, ne nous fera que le plus grand bien. Pourtant, je n’ai pas le temps d’accepter, que le brun enchaîne une nouvelle fois, et ses propos me font immédiatement froncer les sourcils. « -Et pourquoi je pourrais pas rester simplement ici ? » Je sais bien que la situation est bien particulière, mais j’éprouve malgré tout quelques réticences à l’idée de me faire materner. Et pour ce qui est de rester avec Joshua, autant dire que c’est hors de question, plus je serai éloignée de ce malade, et mieux ce sera, quand bien même le sociopathe insiste pour m’avoir à ses côtés. Sans doute dans l’intention de proférer de nouvelles menaces, ou coups, en douce, bien à l’abri du regard de son fils. « -Me laisse jamais avec Joshua. S’il te plaît. » Je crois que mon ton est un peu plus implorant que ce que j’aurai bien voulu, mais tant pis, les mots sont sortis maintenant.

Quoiqu’il en soit, je finis par lui dire que j’accepte cette petite promenade qu’il m’offre, parfaite occasion de tenter de penser à autre chose qu’à ses lèvres sur les miennes, ou à la découverte de mon corps. On finit donc par sortir de sa chambre, alors qu’il m’entraîne dans les couloirs, en m’expliquant, par ci par là, où nous sommes, ce qu’on peut trouver derrière telle ou telle porte. On finit par arriver dans les gradins, alors que des types sont en train de s’entraîner en bas, et qu’on peut entendre quelques grognements dus à l’effort, de là où nous sommes. J’embrase toute la scène du regard, avant de froncer le nez. Je ne connais pas cet endroit, ni même son fonctionnement, mais je sais d’avance que je le déteste. « -Pourquoi est-ce que tu restes ici, avec toute…toute cette violence ? » Au même moment, l’un des combattants expriment une longue plainte de douleur, qui m’arrache une nouvelle grimace, et me conforte dans cette idée que nous sommes au royaume des brutes épaisses.

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Dim 18 Mar - 23:16
J’ai du mal à comprendre ses réticences face a mon père, pourtant elle a l’air sincèrement troublée rien qu’à l’idée d’être avec lui. Je ne me sens pas de l’éprouver plus qu’il n’en faut. J’imagine que la présence de mon daron lors de son marquage à laisser des traces encore plus tenaces que celle sur sa peau. Je la serre contre moi. Avec un réflexe protecteur de la prend dans mes bras, le cœur percé par sa supplique. C’est doucement que le répond :

« Tout ce que tu veux, je ne te forcerais pas. Mais laisse une chance a mon père, tu verras, ce n’est pas un mauvais homme. Il a été traumatiser par un monstre qui lui a tout pris. Il vit dans la peur qu’il nous retrouve, ça le rend… pas toujours très commode. »

Je crois que j’ai du mal a lui faire comprendre que je compte le plus sincèrement du monde veiller sur elle, m’assurer qu’elle aille bien, qu’elle se sente en sécurité et qu’elle puisse repartir retrouver les siens, saine et sauve quand je saurais honorer.

Nous partons donc dans la visite des lieux, c’est avec un peu de méfiance mais aussi, pas mal d’enthousiasme que je lui montre ce qui est devenu mon chez moi. Ici c’est incroyable au regard de ce qui se passe dehors, c’est géant, c’est vivant, il y a de l’électricité partout, de la musique, tout est coloré et semble en bon état. C’est aussi, violent, c’est impitoyable, mais je me retrouve dans cet univers. Avant qu’elle ne déboule dans ma vie, les seuls moments ou je me sentais vivant, c’était sur le lice, l’arme a la main, l’adrénaline dans le sang. Je pense qu’en quelques heures Joséphine a réussi a me faire revoir toutes mes certitudes a ce sujet. D’ailleurs, l’endroit ne me parait plus aussi spectaculaire que ça lorsque je découvre son visage qui fleure le dégout de ce qu’elle voit.

J’hausse les épaules à sa question. Je pense qu’elle ne se rend pas compte que je ne connais presque que cet endroit, que la plupart de mes souvenirs sont liés ici et que ce que mon père m’a raconté de ma vie d’avant, c’est le paradis et le luxe.

Je mets du temps a trouvé les mots pour répondre. Je ne sais pas si je peux lui faire confiance et partager avec elle le lourd secret qui pèse sur les épaules de notre famille. Pourtant, tout en elle m’inspire l’envie de me confier. Rapidement j’en arrive a la conclusion que de toute façon, elle risque de rester ici un certain temps, de ce fait je suis censé pouvoir tout lui dire.

« C’est chez moi aussi, j’imagine que c’est pas pire que dehors et puis, y’a un tarés qui nous traque dehors, mon père est un vieil homme épuisé, il a besoin de calme, de soin et de médicaments, bref de plein de chose que Tobby et moi on peut lui offrir ici mais que l’on aurait pas dehors. Sans parler que j’ai vraiment failli mourir la dernière fois que mon chemin a croisé celui de Carter. Tant que j’aurais pas les couilles de le tuer, je préfère que l’on reste en sécurité ici… »

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Lun 2 Avr - 21:06
Je ne peux pas détacher mon regard de ce qui se passe en contrebas, et que j’ai vraiment du mal à comprendre. Comment est-ce que des mecs peuvent décider de se battre jusqu’à la mort, les uns contre les autres, alors que le monde dehors est une porcherie ? S’ils ont vraiment besoin d’adrénaline, ils n’ont qu’à rejoindre les quartiers de Détroit les plus habités par les rôdeurs, et ça les occupera. Ça me dépasse totalement, tout comme cet endroit en lui-même, le fait que des types acceptent de se faire diriger par deux mecs suffisamment dérangés pour mettre un truc comme ça en place, et que ça ne choque personne qu’on puisse revendiquer une personne, pour qu’elle devienne esclave. Sérieusement, il n’y a vraiment que moi qui trouve ça gerbant ?

Je reconnais à l’autre bout de l’arène le type qui m’a choppé le bras ce matin, et qui nous fixe d’un air mauvais, comme s’il semblait déjà réfléchir à un plan de vengeance. Par pur esprit de provocation, ce que j’aurai clairement dû éviter au vu de ma situation, je lui fais un petit coucou accompagné d’un sourire provocateur, puis lui présente mon majeur, et le fusille du regard. Connard. Je ne regrette qu’une seule chose, c’est de ne pas avoir tapé plus fort, alors que j’ai été plutôt gentille sur ce coup, avec lui.

Quoiqu’il en soit, Isha finit par reprendre la parole, pour m’expliquer pourquoi il s’inflige cet endroit de misère, cet endroit qui pue la violence et la mort. Un endroit que je déteste, alors que ça ne fait même pas 24h que j’y vis. Ma captivité va être longue. Je fais une moue dégoûtée quand je l’entends parler de son père en ces termes si…si mensongers. Le brun me présente Joshua comme une pauvre victime, une chose fragile qui a besoin du soutien de son fils et de ce Tobby pour s’en sortir dans la vie, et ça me donne purement et simplement envie de gerber. Putain, mais c’est quoi ces conneries que son géniteur a réussi à insuffler dans son esprit, et auxquelles il semble croire dure comme fer, sans douter un seul instant ? Je ne peux empêcher des souvenirs de quelques mois plus tôt de remonter à mon esprit, alors que je le revois en train de malmener Aaron, d’agiter un couteau sous sa gorge. Un homme épuisé, qui a besoin de calme ? Mon cul. Bien sûr que si, c’est un homme mauvais, le pire qui soit, et c’est lui le monstre qui traumatise les pauvres personnes qui ont le malheur de croiser la route de ce grand malade. Je suis plus qu’écœurée par tout ce que j’entends, et je ne fais même pas semblant de ressentir autre chose. Je sens ma patience être mise à rude épreuve, alors que ça me titille plus que jamais cette fois de devoir me la fermer, et de ne pas lui annoncer que son père est un putain de menteur qui se sert de lui, et de son amnésie.

Je serre les poings, et fixe l’abruti de ce matin, ce qui me permet de très légèrement réussir à déplacer l’objet de ma colère. Pourtant, quand Isha continue sur sa lancée, je me tourne d’un mouvement brusque vers lui, le regardant avec un air de poisson rouge qui serait resté hors de l’eau un peu trop longtemps. Il vient de dire quoi, là ? « -Carter ? Comme dans Logan Carter ? » Enfin, il faut bien dire qu’il ne doit pas y avoir 36000 Carter encore en vie dans Détroit. Alors, c’est donc ça que Joshua lui a raconté, qu’il a perdu la mémoire après une altercation avec Logan, alors que le seul fautif de tout ça n’est autre que son géniteur, lui-même. La vache, c’est sacrément tordu, et je comprends tout à coup pourquoi Isha est toujours en vie : Joshua a sans doute l’intention de se servir de l’amnésie de son fils pour se venger de Logan, et qui mieux que le mécano sans souvenirs pourrait assouvir cette vengeance, en pensant que papounet chéri mènera une meilleure vie, une vie à laquelle il n’a absolument pas droit. Joshua ne mérite qu’une seule chose : crever, de la pire manière qui soit. Je serre mes poings tellement fort que je sens mes ongles s’enfoncer dans la paume de mes mains, et une colère sourde battre dans mes tempes, au point d’occulter pendant quelques instants les bruits environnants. L’abruti de ce matin continue de nous fixer, et c’est d’une voix plus rude que ce que je voudrais, que je finis par reprendre. « -On peut pas vraiment dire que ce soit si sûr que ça, ici. »

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Lun 2 Avr - 21:22
Oula oulalala. Je lis en elle et je la vois bien tiquer et juger. Suis-je un minable de me sentir bien ici ? Possible. Mais je pense que, même si je ne me souviens pas de ma vie d’avant, il y a pas photo avec le luxe auquel je jouis ici. Je ne sais pas ce qu’était son quotidien a elle avant d’atterrir ici, mais il devait être confortable si j’en crois son expression.

Putain pourquoi je me sens si naze ? Qu’est ce que ca peut me foutre que cette nana n’aime pas ma vie ? Après tout, je ne lui ai pas promis de l’aider a se tirer d’ici ? Peut être qu’au fond de moi j’espérais un dénouement autre, en même temps, on y est pas encore, elle finira peut etre par apprécier l’endroit… et moi aussi… au moins suffisamment pour avoir envie de rester ici… avec moi. Bordel, ca fait pas 24 heures que je la connais et je me comporte déjà comme une ado romantique en manque d’affection.

J’ai beau ne pas savoir grand-chose, j’ai la certitude que ce n’est pas mon etat normal. Mais après tout, si j’ai sauté comme ça, dans la merde, pour elle (et ses beaux yeux) c’est peut être a cause d’une de ces conneries de coup de foudre !!??? Je la regarde tout a coup un peu mieux. Et si c’était ça ? C’est vrai que je me sens bizarre avec elle. En même temps comme je pourrais savoir… c’est pas avec ce que je me souviens de mon vécu que je saurais juger la situation.

En tout cas une chose est sure, c’est qu’elle est différente de toutes les autres, il y a quelques choses de presque altier en elle, de délicat de … ha.. jolie le doigt pour truc muche… ouai de nature aussi. Bref, elle est parfaite. Trop pour un type comme moi, et plus vite je me rentrerais ca dans le crane, mieux je me porterais. Parce que si je suis vraiment en emoi devant elle pour des raisons sentimentales, tot ou tard elle va me tuer, ne serait ce que le jour où elle se barrera d’ici sans se retourner.

J’essaye de lui sourire ses provocations avec troudeballe m’amuse, je le payerais tot ou tard sur la lice, mais pour le moment, je préfère vivre l’instant présent. Malheureusement elle lâche une bombe qui me fait tout de suite passer sur la défensive. Logan Carter… comment elle le connait celui-là ? Il y a deux possibilités, soit c’est une de ses amies, auquel cas il faut que je fasse quelque chose, je ne sais pas encore quoi, papa saura lui, soit c’est une de ses victimes. C’est méchant mais je prie pour la seconde option.

Je laisse le silence passé et écoute a peine sa remarque, la peur au ventre de découvrir un truc moche et ingérable sur elle.

« Tu connais Logan Carter ? Avant que tu ne me répondre sache que ce type a duper tout le monde, et que, même si je ne me souviens de rien et que mon père ne veux pas me dire grand-chose, je pense que c’est une bénédiction d’avoir oublier ce que ce pervers m’a fait subir… mais tu vois, même sans mémoire, mon corps se souvient lui… c’est… c’est un putain de pédophile ! »

Je m’en veux d’avoir lâché cette confidence sans pudeur alors que je ne suis pas sur de savoir lui faire confiance. Pourtant je ne veux pas entendre qu’elle est sa meilleure amie, qu’elle va me trahir et me livrer a lui des que j’aurais gagné sa liberté. C’est donc très inquiet que j’attends sa réponse.

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Lun 16 Avr - 21:49
J’ai toujours eu du mal à tenir en place, la colère a toujours eu ce drôle d’effet sur moi, cette capacité incroyable à me donner la bougeotte, à me rendre incapable de rester immobile. D’ailleurs, la jambe que j’ai miraculeusement réussi à croiser sur l’autre dans cette robe ridicule commence à bouger, mon pied se balançant en rythme, ce qui traduit mon agacement. Je n’ai qu’une envie, rejoindre l’arène, courir, me battre, donner des coups, expulser ces sentiments négatifs en moi. Je n’en reviens pas de me rendre compte à quel point Joshua a pu manipuler Isha, en se servant de la vulnérabilité de son propre fils, de l’absence de tout souvenir pouvant attester de quel genre de personne Logan était réellement. Moi-même je l’ignore, je ne connais de lui que cette facette grognon et froide qu’il m’a montrée lorsqu’sha a voulu me présenter à son père et à sa petite sœur, et ce que le mécano a bien voulu me dire de ce mec qui l’a pris sous son aile. Ça me rend malade qu’il ai pu se faire mener ainsi par le bout de nez, en croyant dur comme fer aux paroles de Joshua.

Quand il semble étonné que je puisse connaître Logan, je me rends compte que je viens peut-être de commettre ma première boulette, et je le fixe d’un air un peu dur, comme si je cherchais déjà en même temps comment j’allais pouvoir me sortir de ce faux pas. Mon visage exprime le choc que je ressens face aux nouvelles paroles d’Isha, et un air dégoûté déforme immédiatement les traits de mon visage, alors que je me lève, sans même m’en rendre compte. « -Quoi ? » Je le fixe d’un air incrédule, la bouche légèrement entrouverte, me rendant compte d’à quel point Joshua a été loin dans son mensonge. Des sévices sexuels, putain. Je serre les poings, et mon ton est un peu plus dur que ce que j’aurai souhaité quand je lui réponds. « -Logan n’aurait jamais fait ça. Tu… » La colère, la fureur même, la haine que je ressens à cet instant contre Joshua me laisse sans voix, alors que je regarde à l’horizon pour essayer de contenir ce trop plein de rage qui bouillonne en moi.

Quand je parviens à ordonner mes pensées, je me tourne vers Isha, qui n’a pas bougé, alors que je le pointe de mon index, sans même m’apercevoir de mes gestes. « -Il n’est pas comme ça. Tu n’as aucune idée du mec qu’il est. Tu ne t’ai jamais dit que tout ce que Joshua t’as raconté pouvait être des mensonges ? » Stop Joey, tu joues avec le feu. Je sens le voyant s’allumer dans mon cerveau, et tenter de me faire me la fermer. En vain. Je suis lancée, et j’ai vraiment du mal à ne pas tout sortir, tout d’un coup.« -Ce sont des conneries, rien que des conneries. Logan ne t’aurais jamais fait ça. » Je serre la mâchoire, avant de sentir l’urgence de tempérer mes propos, comme pour éviter d’éventuelles questions auxquelles j’aurai bien du mal à répondre. « -Ni à toi, ni à personne d’autre. » Je me rends difficilement compte, dans cette situation, moi au-dessus d’Isha, en train de le surplomber de ma taille, que je viens peut-être de faire une connerie. J’ai le sentiment d’en avoir trop dit, et pourtant, pas assez en même temps. Et ça me rend réellement malade qu’il puisse penser que Logan est ce mec pervers, malsain qu’Isha décrit.

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Lun 16 Avr - 22:00
Je reste figé par cette réaction qui signe presque ses aveux. Elle est donc de mèche avec Logan. Je la regarde, suppliant du regard de ne pas en dire plus. Mais elle s’obstine, elle ne se rend pas compte qu’elle me blesse à chaque mot. Mon cœur se serre et même si je sais que c’est mieux qu’elle me révèle son vrai visage avant que… ouai avant que quoi ? Avant que je ne m’attache ? Avant que je m’imagine des choses.

La douleur se mêle a l’indignation, une fois de plus elle juge, elle juge sans savoir. Que sait elle de Logan ? Et comment ose t’elle accuser mon père de la sorte. Lui qui a tout donné pour moi. Ca petite esclandre est d’autant plus gênante qu’elle est en publique et que l’on commence a remarquer l’esclave qui se rebiffe. Je jette des coups d’œil noir de part et d’autre. Bravo pour la soumission apparente, si elle veut savoir ce que c’est de se faire violer, qu’elle continue comme ça, parce que je me doute bien que des types comme bidule seront moins « patients » et « arrangeants » que moi.

La mâchoire serrée et le regard pas agréable, je fini par me lever sans un mot, je l’agrippe et la charge en sac a patate, ignorant ses protestations, je fais route vers ma chambre. Cela a au moins le mérite de faire marrer les curieux qui m’encourage a la fesser comme il se doit. Arrivé dans la chambre je la lâche sur le lit et reste debout a fulminer. Je mets un certain temps a trouver les mots qui me brule la gorge.

« T'en sais quoi putain ? Mais t’en sais quoi ? Depuis le début tu me juge, tu me toises et tu critiques mon père. Mais t’es qui et tu connais d’où Logan Carter !!! Ce type a abuser tout le monde, les services sociaux, ses proches et toi, toi t’es qui pour lui ? Tu penses mieux le connaitre que moi ? Tu penses que je te dis des conneries pour le plaisir quand je parle de mon tuteur !! Tu crois quoi ? Que j’imagine mes cauchemars ? Que je fais semblant de péter une durite dès qu’on me touche ?!! »

Je me sens vulnérable et au bout de ma vie. Sortir ce que j’ai sur le cœur depuis des semaines, même avec colère, me fait souffrir de martyr. Je la regarde avec souffrance, cette douleur que je ne souhaite a personne. C’est plus doucement que j’arrive a lui dire :

« Moi, je ne te demande pas grand-chose, j’essaye de t’aider, sincèrement, même si tu ne t’en rends pas compte. Je sais que ce que tu vies peut te paraitre épouvantable mais je te jure que ca aurait pu être pire… si toi t’es même pas capable de me regarder sans me prendre pour un mytho ou me rappeler que je ne suis qu’une merde… va chez Dean, ca sert a rien de faire semblant de me supporter… »

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Dim 22 Avr - 20:55
Il a beau me lancer un regard noir, je ne suis nullement impressionnée, encore moins en sentant cette colère qui coule dans mes veines. J’en ai connu des pires que lui, des gros durs éméchés qui étaient incapables de tenir debout, des costauds persuadés que la minette dans son uniforme de pompier allait reculer en les voyant rouler des mécaniques. Je n’en suis pas à mon coup d’essai, et je ne fais pas à Isha le plaisir de baisser les yeux, ou même de reculer d’un pas. Ce que je n’avais pas prévu, en revanche, c’est qu’il m’attrape soudainement, et me hisse sur son épaule, comme si j’étais…ouais, un sac. Il faudrait vraiment que je songe à manger un peu plus, et à prendre suffisamment de poids pour qu’il ne puisse plus se permettre ce genre d’actions. « -Laisse-moi redescendre ! Robin, putain ! » Ca me fait bizarre de l’appeler Robin, c’est contre-nature, ça me blesse même un peu, et ça parvient peut-être un peu à calmer le volcan en éruption en moi. J’ai beau gigoter, donner des ruades, essayer de me dégager de sa main ferme, je ne parviens qu’à bouger de quelques centimètres, et à m’essouffler pour rien.

Je me redresse autant que possible en contractant mes abdos, et je reconnais vaguement le chemin jusqu’à sa chambre, alors que je croise quelques visages amusés par notre situation. Tant de coups de remarques acerbes qui se perdent…Une fois dans sa chambre, il referme la porte d’un geste sec, et me balance sur le lit sans plus de façon. Il se met à piétiner dans la pièce, en proie à une colère bien visible sur son visage. Ça tombe bien, on est deux à être en colère, et je n’ai pas l’intention de m’écraser devant lui, tout maître qu’il est. Il marche, perdu dans ses pensées, alors que sa démarche saccadée semble prouver à quel point il semble avoir du mal à se contenir. Et quand il éclate, je relève la tête dans un air de défi, comme pour lui signifier silencieusement ce que je pense de sa petite colère.

Je serre les dents face à son éclat de colère, alors que mes yeux se plissent, et que je me sens blessée quand il me dit que je le juge. Est-ce que c’est le cas ? Je juge Joshua, ça c’est certain, il faut dire qu’avec tous ces petits moments que nous avons partagés, j’ai bien le droit de juger ce malade mental, mais je n’ai pas l’impression d’avoir eu ce genre de comportement envers Isha. Et ça me fait plus de peine que soupçonné qu’il s’imagine que je puisse être ce genre de femme, ou que moi j’ai pu être capable de le blesser, sans même m’en apercevoir. En revanche, ce que je sais, c’est que dans une dispute, il faut toujours garder une façade détachée, pour éviter de montrer à son interlocuteur que ses arguments ont pu faire mouche. Alors c’est ce que je fais, je garde un visage neutre, et fais semblant de ne pas sentir la palpitation irrégulière de mon cœur. Pourtant, quand il me fait de drôles d’aveux sur des cauchemars qu’il ferait, je sens mes sourcils se froncer très légèrement. Je sais bien qu’au début, en tout cas, il se crispait, dès que je posais mes mains sur lui, mais je sais aussi, dur comme fer, que ce n’est pas à cause de Logan. J’en ai l’intime conviction. Je me souviens de ces fois où Isha me parlait de son père de cœur, et il n’y avait rien d’autre qu’une certaine forme d’admiration dans ses propos, aucune crainte. « -Oui, je le connais mieux que toi. Toi…toi tu n’as que la version de Joshua. Tu ne t’es jamais dit qu’il te disait que ce qui l’arrangeait, à sa sauce ? J’ai vu Logan, avec ses enfants, et c’est loin d’être un prédateur sexuel, je pense même pouvoir dire que c’est un très bon père. » Je me suis levée une nouvelle fois, après m’être empêtrée dans cette robe qui me paraît gigantesque, pour faire face au brun. Je détourne le regard pour le poser brièvement dehors, tout en sachant par avance que je ferais mieux de me taire. « -Joshua n’est pas l’homme que tu crois, Robin. Et tu n’es pas obligé de me croire si tu n’en as pas envie, mais je ne vois pas pourquoi je te mentirai… »

Je remarque l’envol d’un oiseau, sur le bâtiment d’en face, et je l’envie de pouvoir simplement se barrer de là d’un coup d’aile, pour voler vers de nouveaux horizons. Exactement ce dont je rêverai, là tout de suite. Sa voix semble s’être apaisée lorsqu’il reprend la parole, au bout de quelques secondes de silence. Je fronce pourtant les sourcils face à ce qu’il dit, et me tourne vers lui, d’un air fâché. « -Je ne t ‘ai jamais traité de mytho, ou considéré comme une merde… » Rien ne m’agace plus que de constater qu’on interprète mes propos, et mal, en plus de ça. Je me rapproche de quelques pas, pour me planter juste devant lui, et plonger mon regard dans le sien, sans aucune peur, malgré son coup de colère. « -Tu devrais me confier à Dean alors. J’ai beau te dire que ça ne m’intéresse pas, te dire que je préfère rester avec toi, tu continues d’insister pour m’envoyer chez lui. » C’est vrai, ça fait quoi…la troisième, ou quatrième fois qu’il me dit que je devrais rejoindre l’un des dirigeants de l’arène, et devenir l’une de ses foutues reines ? A croire qu’il cherche à m’envoyer des messages que je suis trop stupide pour capter. Là cette fois, il à toute mon attention. [color=« -Mes affaires sont déjà ramassées, t’as qu’à me conduire à lui. Tu t’es rendu compte que réclamer une esclave, c’était pas aussi cool que ce que tu avais imaginé, c’est ça ? »[/color] Je ne retiens pas mon rictus, et après quelques secondes de plus, mes yeux dans les siens, je finis par me détourner pour me diriger vers la porte de la chambre, que j’ouvre sans attendre, avant de lui faire face à nouveau. « -Vas-y, montre-moi le chemin, je te suis. »

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Lun 23 Avr - 22:18
Elle m’agace, elle me fout en rogne, elle me tue ! Je suis sûr qu’avec mes souvenirs j’arriverais a trouver un truc intelligent a faire ou a dire pour désarmer la bombe qu’est Joséphine. Mais putain !! On coupe comment le son a cette bonne femme là !! J’aimerais en placer une pour lui dire de se la fermer, mais telle un petit félin aux aguets, elle ne s’arrête pas, elle attaque encore et encore et quand je crois que c’est ENFIN fini, ben non, y’en a encore. Mais il lui a fait quoi mon daron pour mériter autant de haine ?

Ok, il a été quelque peu rugueux ce matin et lui aussi semble l’avoir pris en grippe. Mais c’est pas une raison pour s’acharner

Qu’elle défende le mec qui a tué ma famille, ma vie et a failli me tuer pour de bon me rend fou, presque autant que d’apprendre qu’il a des enfants. Putain !! Des enfants !!! Je dois en parler a papa, on ne peut pas laisser d’autre victimes sans rien faire. Jusqu’à maintenant je ne pensais qu’à nous tenir loin du danger égoïstement, mais… je ne peux pas laisser d’autres innocents subir ce que j’ai subi…

« Pourquoi tu me mentirais ? Je sais pas, parce que je suis le pauvre type que tu es censé appeler Maitre ? Parce que je suis celui qui est entre toi et ta liberté ? Parce que tu es une amie de Carter et que tu ne m’écoutes pas quand je te dis que c’est un monstre ! Mais bon, je pense que je ne devrais pas t’en vouloir, a priori, personne ne m’a cru aussi quand j’étais gosse et tout le monde disait que mon tuteur était super ! »

Je la vois aller vers la porte d’un bon pas. Ah oui… en fait, c’est comme ça, elle se barre… Rapidement je m’engage a sa suite, je lui attrape le bras en la tirant vers moi et en fermant la porte dans la foulée. J’ai mal calculé mon élan parce que je perds rapidement l’équilibre et nous nous retrouvant sur le lit. Instinct, réflexe, si je la protège dans notre chute en me mettant en dessous pour amortir un éventuel choc, qui finalement ne s’avère pas très douloureux grâce au matelas, je nous fais basculer pour repasser au-dessus d’elle. Je tiens ses mains pour éviter des coups.

Je pense que j’avais un truc intelligent, ou méchant, a dire, sauf que de la voir dans cette position, je n’arrive plus a penser correctement. Je reste sans bouger le souffle court, mes lèvres près des siennes, mon corps contre le sien, presque incapable de respirer. Après un silence j’arrive enfin a chuchoter :

« Je.. je veux que tu restes… »

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Dim 13 Mai - 21:07
Puisqu’il n’arrête pas de me sortir Dean à toutes les sauces, Dean ceci, Dean cela, autant lui faire plaisir, et le laisser se débarrasser de moi, et me confier à ce type qui semble être sur les lèvres de tout le monde, jusqu’à celles de Joshua. Au moins, Isha sera débarrassée de moi comme ça, il pourra continuer de mener sa petite vie de gladiateur, sans que je ne lui dise des choses qu’il n’a manifestement pas envie d’entendre. Je fulmine, et prends la direction du couloir, pour rejoindre ce fameux chef des Vestales, ce groupe que j’aurai dû rejoindre sans l’intervention de Joshua, si j’ai tout compris. Mais je n’ai pas fait plus de deux pas que le brun me choppe par le bras, et me tire une nouvelle fois à l’intérieur de la chambre, alors que la porte se referme sur nous. Je me prends les pieds dans cette longue robe avec laquelle je n’ai pas l’habitude de marcher, et on finit par se retrouver sur le lit avant même que je comprenne ce qu’il vient de se passer. Plus vif que moi, ce que je maudis sur le coup, Isha nous retourne promptement, et je me retrouve bloquée sous lui, incapable de bouger, alors qu’il a attrapé mes mains, comme s’il pressentait que je ne serai pas très coopérante s’il me laissait faire. Bonne initiative.

Je gigote pour donner le change, et me démène comme un beau diable sans résultat, avant de sentir son regard glisser dans le mien, et réaliser, enfin, la proximité de nos deux corps, et de son visage. Fais chier. Je déglutis péniblement, et me mord la lèvre inférieure pendant quelques secondes, alors qu’il finit par avouer qu’il veut que je reste avec lui. A croire que quelqu’un a appuyé sur nos boutons « colère : OFF », et qu’on s’est subitement calmés, comme si de rien était, comme si rien ne venait de se passer. Je sens quand même une certaine rancœur au fond de moi, pourtant, j’essaye de rester calme quand je lui réponds, d’un ton sans appel. « -Alors ne parle plus jamais de Dean. » Si ce sujet arrive une nouvelle fois sur le tapis, je ne m’embarrasserai pas à ce moment-là, et j’irai rejoindre ce mec, à qui on essaye de me confier depuis mon arrivée ici.

En attendant, ça ne change pas le fait que j’ai révélé le fait que je connaissais Logan, et je ne peux pas m’empêcher de penser qu’Isha va aller tout rapporter à son connard de paternel. Je n’ai pas vraiment envie qu’on s’engueule une nouvelle fois, pourtant, je sens que je dois aborder le sujet une nouvelle fois, et apporter quelques précisions. Si le brun va parler à Joshua, je crains qu’il ne s’en prenne à lui, ce qui est la dernière des choses dont j’ai envie. « -Je ne suis pas son amie, il m’a juste accueilli chez lui. » Ce n’est pas exactement la vérité, Logan m’a juste accueillie dans son camp, mais Isha n’a pas besoin de connaître cette légère précision. « -On m’a tiré dessus il y a quelques mois. Et un malade m’a trouvé et a jugé marrant d’aggraver mes blessures et de m’en créer des nouvelles. Je ne serai sans doute plus là, sans son aide. » Encore une fois, ce n’est pas tout à fait exact, une légère modification de la vérité, mais je n’ai pas l’impression que l’on soit à ça près. Sans l’aide apportée par Fort Hope, sans Isha en premier lieu, et ce médecin chelou dont j’ai oublié le prénom, je ne serai rien de plus qu’un rôdeur à l’heure actuelle. « -Tu sais que je ne mens pas, tu as vu les cicatrices sur mon corps. » Je me doute d’avance que ce ne sera pas suffisant pour le faire changer d’avis si facilement sur Logan Carter, pas après le bourrage de crâne qu’à du faire Joshua, mais si je parviens ne serait-ce qu’à insuffler un léger doute en lui, ce sera déjà suffisant pour qu’il se questionne un peu plus sur tout ce qu’on lui raconte depuis qu’il a retrouvé son père.

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Mar 22 Mai - 21:50
Je me découvre un coté que je préférais peut être ne pas connaitre. Mais la voir sous moi, ses mains prisonnières des miennes, mise au-dessus de sa tête, sa poitrine, malheureusement trop couverte a mon gout, presque autant offerte que ses lèvres… j’ai beaucoup, beaucoup de mal a résister a l’envie de glisser ma main libre le long de ses cuisses, a remonter doucement jusqu’à son sexe qui n’a même pas la protection de sous-vêtements et la caresser jusqu’à la faire défaillir d’orgasmes. En fait je crois que je suis un monstre moi aussi. Je suis en train de fantasmer quoi là ?

Des que mon cerveaux sera mieux irrigué et que j’aurais fini de me noyer dans son regard ou brule un feu qui ne m’aide absolument pas âme calmer, je suis sur que je pourrais analyser ce qui se passe et trouver une explication autre que le fait que je suis un pervers et que cette fille est un véritable aimant pour moi. Plus elle s’emporte et plus j’ai envie de la bâillonner avec ma bouche et canaliser ses ardeurs d’une manière bien plus agréable. Enfin, j’imagine puisque je me souviens absolument pas avoir déjà fait des galipettes. Mais je ne pressens que je ne suis pas puceau vues les idées qui me passent pas la tete dans cette position.

Quand elle me dit qu’on ne parle plus de Dean, je me contente d’opiner du chef ? De toute façon, je ne suis plus capable de parler tout court pour le moment. Bordel, mais comment c’est possible d’être aussi belle et attirante ? Je crois que je serais prés a tout donner juste pour pouvoir caresser sa poitrine nue. Aucune femme ne m’avait mis dans cet état, et c’est pas les Vestales qui manquent ici…

Au moins qu’elle me parle de Logan tempère, pas assez mes ardeurs, je ne veux pas parler de lui, pas maintenant. La je ne veux parler que d’elle. J’ai un sourire en coin quand elle évoque sa cicatrice et avec une œillade de provocation je ne peux m’empêcher d’ajouter.

« Je ne suis pas sur, il faisait sombre, j’étais inquiet… »

Ma main libre passe doucement sur son torse pendant que je penche mon visage a coté du sien pour lui souffler presque dans l’œille.

« C’était ou ? Ici ? »
Je déplace un peu plus ma main.

« Ou la ? »


Je continu ce petit jeu avec des « peut être ici ? Ou là ? » mais m’arrête a la lisière de ses seins, brulant de les caresser mais incapable de le faire contre sa volonté.

« Avant qu’on ne classe ton ami dans le même sac que ton patron, tu crois que je pourrais revoir ces fameuses cicatrices ? »


Je dis ca sur le ton de l’humour, mais j’ai aussi une intonation roque dans la voix qui trahis mon excitation et mon envie d’elle.

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Sam 21 Juil - 17:13
Je ne sais pas vraiment ce que je pourrais dire pour lui faire comprendre que Logan n’est en rien l’homme que Joshua lui a dépeint, et qu’il a été dupé sur toute la ligne. A la façon dont Isha s’est emporté, face à la violence de ses propos, je doute qu’il sera possible de le faire ne serait-ce que fléchir, et pourtant, il faut que j’essaye, coûte que coûte. Il ne peut pas continuer à penser que l’homme qui l’a élevé est un monstre qui a abusé de lui. J’imagine que ce mensonge écœurant ne fait que révéler un peu plus la personnalité dérangée de Joshua. Je plisse les yeux pour voir sur le visage du mécano si les informations que je viens de lui communiquer font fléchir son jugement, mais à voir son expression, c’est comme si c’était entré dans une oreille, et ressorti aussitôt par l’autre. Sérieusement, comment il peut passer d’un sentiment à un autre, aussi vite ? Est-ce que c’est du désir, que je lis dans ses yeux ?

Je fronce légèrement les sourcils quand je le vois me fixer comme si j’étais un morceau de viande, regard qui me met légèrement mal à l’aise…à moins que ce ne soit parce que son entrejambe est soudainement en train de se réveiller, et que je le sens parfaitement dans notre position. Putain, il est vraiment en train de sourire, là ? Mais qu’est-ce qu’il se passe dans son esprit ? Et comment ça, il faisait sombre ? La pièce était parfaitement éclairée, et il n’a pas pu passer à côté de ces marques, bien visibles, sur mon corps. Je me tends d’un coup quand je sens sa main libre, celle qui ne tient pas les miennes prisonnières, se poser sur mon corps, et glisser sur mon abdomen, comme s’il était en train de chercher à tâtons les cicatrices dont je viens de lui parler. Son souffle chaud caresse mon oreille, ma nuque, et par réflexe, je ferme les yeux, alors que sa main continue son manège sur mon corps.

C’est de la torture, et ça l’est encore plus de savoir que je ne dois pas réagir, malgré l’envie que j’ai de récupérer l’usage de mes mains, et de toucher sa peau, sans aucune retenue, et de l’embrasser jusqu’à y laisser mon souffle. Il me faut toute la volonté du monde pour rouvrir les yeux, et par sortir d’une voix de robot que je ne reconnais même pas : « -Arrête. » Je trouve cette situation hautement frustrante, et gênante même, sans doute parce que je me dis que Robin ne voit qu’une femme potentiellement baisable, à sa merci, là où Isha voyait sans doute plus, et ça me crispe totalement. Et le fait que le brun a l’air de jouer, à cet instant présent, ne me dit vraiment rien qui vaille. Je tire un peu sur mes bras pour lui faire comprendre que j’ai besoin qu’il me lâche, et que cette situation me dérange.

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Sam 21 Juil - 23:34
Il suffit d’un mot pour que tout redescende. Je la relâche vivement en me décalant sans brutalité. Pendant un instant j’ai vraiment cru qu’elle en avait envie, qu’elle appréciait ce qui se passait. Je ne comprends plus rien… je pense que je dois la regarder avec un air de chien battu. Je suis horrifié parce ce qui vient de se passer. Horrifié par mes gestes qui, sans que je m’en rende compte, s’apparentait a du viol. Je viens… d’agresser sexuellement quelqu’un ?

En fait je me hais et je me dégoute a un point sans retour. Joséphine ne se contente pas faire fondre la glace qui cache mon tempérament et ma personnalité en me révélant des sensations et des envies inédites, en me rendant plus vivant que jamais. Elle déterre aussi un coté sombre de ma personnalité qui m’effraie. Est-ce que j’aurais pu aller plus loin ? Certainement… bordel…

« Je…. Ce n’est pas ça que je voulais…. Je… je… je ne suis ... pas ça…  »

Retourné plus que je ne me souviens jamais l’avoir été. Je fais la seule chose que je puisse, incapable d’affronter le regard de la fille que je viens juste d’agresser, je recule vers la porte pour fuir. Je n’aime pas ce que je découvre de moi-même. Je suis mauvais. Très mauvais. Comment j’ai pu avoir la prétention de penser pouvoir la sauver alors que je ne suis pas capable de me tenir.

« Je… je crois que je vais … te laisser… je…. Je suis vraiment désolé… »

Sur ces mots je pars avec toute la culpabilité et la souffrance que je porte sur mes épaules. Non mais je me suis pris pour qui et pour quoi ? D’où que j’ai imaginé que j’avais de l’intérêt a ses yeux. Je me fou une claque sur la tête moi-même en espérant que ca va me remettre les idées en place une bonne fois pour toute. Je m’assure que la porte est fermée et qu’aucun connard n’ira finir dans mon dos ce que j’ai failli lui faire subir.

Je reviens presque une heure plus tard. Avec une couverture contenant des sous-vêtements propres « empruntés » dans les affaires que les Vestales ne veulent plus et une autre robe du même acabit que la première. J’ai aussi taxé un jeu de cartes en me disant que ca pouvait nous faire passer le temps en apaisant le truc, si elle ne me saute pas a la gorge des mon arriver. Sauf que je percute seulement qu’en fait, je ne me souviens pas d’un seul jeu.

En fuyant son regard, je lui tends le contenue de la couverture qui me servira de lit cette nuit. Je n’ose pas briser le silence. Je me sens suffisamment mal et honteux.

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Mar 24 Juil - 21:30
Un seul mot, et Isha se redresse brusquement, ôtant ses mains de sur mon corps, avant de se décaler pour me laisser respirer. Il a l’air…paumé, comme s’il ne s’était pas vraiment rendu compte de ce qu’il était en train de faire. Il a sacrément l’air de regretter ceci dit, et je remarque sans l’ombre d’un doute la culpabilité qui crispe ses traits. C’est bon, pas la peine d’en faire toute une histoire non plus. Je me redresse rapidement quoi qu’il en soit, alors que je ne le quitte pas du regard, et qu’il semble en proie à des pensées qui m’échappent totalement, et qui semblent bien trop grosses pour son esprit. Je fronce les sourcils quand je le vois se rapprocher de la porte, comme s’il était sur le point de prendre la fuite.

Il esquive mon regard, alors même que je quitte le lit et m’approche vers lui, mais il est plus rapide que moi, et après m’avoir présenté des excuses, ce que je n’avais pas vu venir, il prend purement et simplement la poudre d’escampette, sans même un regard vers moi, alors que je reste là, comme une conne, à fixer la porte qui vient de se refermer sur sa silhouette. Merde alors. Je fais un pas vers la porte, prête à le rejoindre où qu’il aille, avant de me raviser, et de me laisser tomber sur le lit, en poussant un long soupir. Je m’adosse contre le mur, et ramène mes genoux contre moi, en me demandant si je n’ai pas été trop dure, ou si ma réaction n’a pas été disproportionnée. Je ne peux pas nier que ses mains sur mon corps ont réveillé des pulsions chez moi que j’ai du mal à contrôler en sa présence, que j’avais vraiment envie de lui. Mais je n’ai pas réussi à interpréter ses gestes autrement qu’un simple jeu, et ça a été trop.

Le temps me paraît bien long en son absence, et je tourne comme un lion en cage, en ruminant en silence, incapable de pouvoir penser à autre chose. J’ai beau essayer, fort, mes pensées me ramènent systématiquement à ça, et c’est frustrant. Je me retourne d’un bloc quand la porte s’ouvre enfin, sur le visage buté d’Isha, qui refuse toujours de m’accorder le moindre regard. Il me tend une couverture roulée en forme de sac de fortune, que j’attrape en lui murmurant un merci. Puis je m’approche du lit, et l’ouvre pour en découvrir son contenu, des sous-vêtements, une robe aussi moche que celle-ci, et un paquet de cartes. Je plisse légèrement le nez face à la robe, en me faisant la remarque que je n’arriverais jamais à passer une nuit correcte, digne de ce nom, dans ce vêtement-là, et mon regard glisse immédiatement vers le t-shirt dans lequel j’ai dormi la nuit précédente. « -Est-ce que je peux ranger mes affaires dans ton coffre ? » Je le fixe obstinément, en espérant enfin une réponse de sa part, ou même un simple regard.

En attendant sa réponse, je pousse ma couverte sur un coin du lit, et m’empare du paquet de cartes, que j’extrais dans ma main, avant de commencer à les battre. Je m’installe de nouveau sur le lit, et continue de les mélanger, gigotant jusqu’à trouver une position confortable dans cette tenue. « -On avait inventé un jeu de cartes à la caserne. Certaines gardes étaient tellement longues qu’on avait épuisé tous les jeux qu’on connaissait, et qu’on voulait un peu de nouveauté. » Je les bats encore une fois, et j’ai l’impression de pouvoir sentir le regard de mes anciens collègues peser sur moi, leurs airs impatients, de pouvoir entendre leur « grouille-toi, Desrosiers ! » avant que je me décide, enfin, à distribuer les cartes. Je fais semblant de ne pas ressentir le coup sourd dans ma poitrine, et commence à distribuer les cartes, à chacun d’entre nous, à tour de rôle, jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de cartes entre mes mains. « -La bataille, c’était le jeu préféré de Naya. C’est interminable comme truc, on pouvait passer plus d’une heure à y jouer, sans même que l’une d’entre nous gagne, et Naya ne se lassait jamais. » J’attrape mon paquet, et lui montre le sien d’un signe de menton. On ne va pas épiloguer pendant mille ans sur ce qui vient de se passer, et il n’y a sans doute qu’en faisant autre chose qu’on dissipera cet espèce de malaise bien palpable.

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Mar 24 Juil - 22:02
Je lui fais signe qu’elle peut squatter le coffre, de toute façon, on ne peut pas dire que je croule de possessions, y’a bien assez de place pour mettre ses affaires. Au moins le jeu de cartes a l’air de la passionner. Je l’observe a la derobée, il y a quelque chose de nostalgique qui plane sur son visage. D’heureux souvenir liés aux cartes ? Autres choses ? Je me demande ça que ca fait de repenser a des souvenir de bonheur perdus. N’est-il pas mieux d’ignorer complétement l’existence du bonheur plutôt que d’en avoir profiter de le perdre a jamais ? Je suis certainement pas la personne la plus heureuse du coin, mais je ne suis pas la plus triste non plus.

Contrairement à d’autre, je ne pleure personne, je ne me souviens même pas de la vie sans les morts, je n’ai pas de réel sentiment de regret d’un passé mort. Finalement ca a aussi un coté confortable d’avoir perdu la mémoire. Bon après, il y a le stress aussi d’essayer de s’inventer une vie et des purs moments de solitude comme la maintenant, ou je ne sais pas trop comment avouer à Joséphine que je ne me souviens pas de comment on joue aux cartes. J’essaye de sourire timidement quand elle me dit qu’elle était pompier a sa façon. C’est étrange, mais on m’aurait demandé de deviner, je crois qu’intuitivement j’aurais viser juste. Ca me confirme que c’est une fille bien. Ceux qui font pompiers sont des sauveurs non ? Et ceux qui tente de violer des pompiers ? Je préfère ne pas penser à la réponse.

Je me demande qui est Naya. Une amie ? Sa sœur ? Sa mere ? Ou un autre mec avec un prenom bizarre. De la famille d’Isha tres certainement. Je n’ose pas trop poser de question en voyant le tas de carte posé devant moi. La vache, c’est un sacres paquet ! J’ai vu les autres en salle de pause jouer, du coup, je prends le tas dans ma main. Rien qu’à sa tête je sens que c’est pas comme ça la « bataille ». Avec un air de gosse pris la main de la boite a bonbon je repose le plus innocemment du monde le paquet ou je l’avais pris. Un peu tendu je sens bien qu’il va falloir m’expliquer.

« J’ai 3 mois… bientôt… »

Humliante révélation, mais pourtant si vrai. Tout le monde oublie vite ce léger détail et le fait que, sur pas mal de point, je découvre la vie. Alors je ne suis pas non plus comme un nouveau-né. Je sais quand même faire pas mal de chose sans soucis, genre marché, ouvrir une porte, parler… et je n’ai pas besoin de couche je prefere le préciser. Mais dès que ca demande des compétences plus fines, c’est la merde.

« Ne te moque pas, mais je ne me souviens pas de jeux de cartes, je ne sais même pas si je jouais en cartes… je … je suis vite perdu parce qu’il y a beaucoup de choses que j’ignore… c’est… c’est comme tout à l’heure… je ne voulais pas t’agressée, j’ai juste cru… enfin… tu vois. Je ne crois pas que je sois mauvais, même si j’en sais rien… j’ai juste imaginer un truc qui n’existait pas. Dis toi que je ne me souviens que d’une expérience depuis mon accident qui n’a pas été très loin et qui ne s’est pas très bien fini…»

La fille avait rien a gorge déployée en me voyant nu et en se moquant de mes cicatrices. J’avais tellement été saisi que je m’étais enfuis la tete basse et que j’avais fini par écouter mon père quad il me disait de limiter les interactions avec les autres. Tout en parlant je triture l’emplacement a mon annulaire qui est marqué par une bague absente. J’essaye de me rassurer en me disant que, même si ne m’en souviens pas, il y a bien eu quelqu’un, à a un moment qui a tenu a moi, autre que mon père bien sûr.

Cet aveu passé, je lui lance un regard timide en espérant qu’elle a compris que je ne voulais pas la violer, qui que j’ai pu être avant, ce que je suis aujourd’hui n’est pas un type qui agresse les filles. J’essaye quand même de mettre un peu d’humour dans ma phrase, histoire de masquer mon mal aise.

« Est-ce que tu veux bien m’apprendre la Bataille de Naya, Pompier Joséphine ? Ou est ce que tu penses que ca risque d’être trop compliqué pour un gladiateur de seconde zone ? »

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Dim 12 Aoû - 21:42
J’observe Isha attraper le paquet, alors que je fronce légèrement les sourcils, tandis qu’il le repose finalement avec un air coupable que je ne comprends pas vraiment. Tout comme je ne comprends pas lorsqu’il me dit d’une petite voix qu’il a trois mois. Comment ça, trois mois ? J’ouvre la bouche, prête à lui expliquer qu’il va devoir se montrer un peu plus précis que ça, quand l’ampoule s’allume brusquement dans mon petit cerveau mal réveillé. Trois mois depuis qu’il est devenu amnésique, sans doute, et qu’il ne se souvient de pas grand-chose concernant celui qu’il était, ou visiblement des choses aussi simples et banales qu’un jeu de cartes.

Mon froncement de sourcils s’accentue quand il reprend la parole, alors que ses premiers mots me font immédiatement tiquer, et que je lui réponds sans même attendre qu’il finisse sa propre phrase : « -Je ne me suis jamais moquée de toi ! » D’accord, je l’ai souvent taquiné, et ça c’était uniquement par plaisanteries, par jeu, et parce que c’était principalement notre façon de fonctionner. Qui aime bien, châtie bien, non ? Je me crispe un peu quand il me parle de ce qu’il s’est passé un peu plus tôt dans la journée, et je me racle doucement la gorge en détournant le regard quelques secondes. Je me doute bien qu’il n’a pas songé à mal, et que c’est plutôt moi qui ai réagi un peu trop vivement. Surtout qu’il faut dire qu’il n’est pas certain qu’il ai imaginé quoi que ce soit. En revanche, je remarque avec stupéfaction que l’entendre parler d’une éventuelle expérience me fait étonnement…chier. Est-ce qu’il parle d’une autre femme ? Et pourquoi est-ce que ça m’agace comme ça ? Je prends le parti de repousser ça le plus loin possible au fin fond de mon esprit, et de ne plus y penser. « -Je t’en veux pas. C’est même déjà oublié. On aurait du fixer des règles, comme tu l’as proposé. » Je relève le regard vers lui, au bout de quelques secondes, en prenant davantage mes aises, alors que je n’ai qu’une envie : me débarrasser de cette robe au tissu si lourd.

Un petit silence s’installe entre nous, qu’Isha ne tarde pas à rompre, alors que je relève vivement les yeux vers lui quand je l’entends m’appeler pompier. Putain, mais…comment il sait ça ? Est-ce qu’il se souvient de quelque chose ? Parce que je n’ai parlé que de gardes, non, et…je reste sur le cul un moment, le fixant les yeux plissés, plus que surprise. « -Euh… » Et la première chose que j’arrive à bégayer, sans pouvoir le quitter du regard d’un air débile. Merde, reprends-toi, Joey, il a juste eu de la chance, c’est tout, et aucun souvenir n’est sur le point de fleurir dans son cerveau. Je me racle la gorge, et tente de me ressaisir comme je peux, alors que je commence à lui expliquer les règles du jeu. Je ne garantie pas que ce soient les règles officielles, Naya avait largement tendance à les arranger à sa sauce, surtout si ça pouvait lui permettre de gagner, ou de marquer des points. Mais ça ne m’a jamais offusquée, parce que j’étais contente de pouvoir partager ces moments-là avec elle, même si j’écopais souvent de la corvée de devoir faire la vaisselle après nos parties. « -Et le premier qui n’a plus de cartes est celui qui gagne. » Quand j’ai fini, je relève le regard vers lui, en l’interrogeant du regard pour savoir si il a bien compris. Puisqu’aucune incompréhension ne semble se lire sur ses traits, je lui désigne son paquet d’un coup de tête, et lui souffle dans un sourire : « -Honneur aux perdants. »

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Dim 12 Aoû - 22:33
Au moins elle a l’air de ne pas trop me tenir rigueur de ce qui s’est passé tantôt. En même temps, a-t-elle le choix ? Qu’elle le veuille ou non nos existences sont liées pour le moment. J’opine du chef, oui il me faut des règles parce qu’en vrai, avec elle, je suis perdu, déstabilisé et sans un cadre je suis foutu. Je ne sais pas si elle a capté le fait qu’il n’y a pas que pour les jeux de cartes que c’est la lose. Au moins, elle prend le temps de m’expliquer, c’est simple, logique ça me parait efficace. J’ouvre donc le jeu, tout content de retrouver des réflexes. Hey, mais en fait, je sais jouer aux cartes !

Tout fier je lui montre comment je change super bien les cartes, mais rien qu’à sa tête je comprends que c’est peut-être pas dans ses règles ça. Après discussion, je pense pouvoir affirmer que je sais TRES bien triché aux cartes. La partie sans triche est gentillette, ça occupe, mais ça serait quand même plus fun avec mes « règles ». Quand c’est mon tour de battre les cartes, je fais un truc de geudin ! Je ne savais même pas que je pouvais faire un truc pareil !!!

C’est avec une joie sincère que je montre a Joey ce qui n’est peut-être rien pour elle, mais pour moi c’est juste énorme. Je pousse un peu plus les choses et j’arrive à presque faire « disparaitre » et « réapparaitre » des cartes.

« Hey, en fait je devais être une sorte de magicien de rue !! Tellement mauvais que je me suis fait tabasser par mon publique, je ne vois que ça pour les cicatrices ? »

Je dis ca avec humour et pas mal d’entrain. Même si je me targue que ne pas avoir de mémoire c’est mieux, chaque petit fragment de mon passé me procure un soulagement énorme. C’est agréable de ne pas être seul et de s’amuser. Je ne suis pas sûr d’avoir fait ça depuis que Tobby et moi sonnes arrivés dans l’arène. Qui plus est, quand elle ne boude pas, Joséphine est vraiment plaisante, en plus d’être drôle, jolie et … non non on la regarde dans les yeux. Au moins ça nous fait une distraction entre deux parties de carte avant que les gargouillis de son ventre ne me rappel a l’ordre. Je l’abandonne le temps d’aller chercher une assiette aussi garnie que je peux et un petit pain en plus d’une bouteille. Je reviens tout content avec mon chargement que je dispose sur le coffre qui va lui servir de table. J’essaye de l’installer au mieux que je peu au regard de la petitesse de la pièce et l’absence de meuble. Un peu gêné de ce qui nous attend après je me dis que c’est un peu le moment d’aborder le sujet des règles.

« Pour cette nuit, je te propose de te laisser le lit, moi je vais rester par terre… ca sera… peut être plus sur non ? D’ailleurs… pour les règles tu vois ca comment ? »

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MessageSujet: Re: An unbidden guest must bring his stool with him.   Lun 13 Aoû - 21:34
Hé mais ! Je rêve, ou il est en train de tricher, et semble particulièrement fier de son coup ? Je le fixe en faisant une drôle de moue, et en levant un sourcil. Il a l’air tellement content de lui sur ce coup, comment lui faire comprendre que ce n’est pas tout à fait comme ça qu’on joue à la bataille ? Devant son air d’incompréhension, je finis par lui expliquer que cette gestuelle n’est pas tout à fait fairplay, et avec un air penaud, Isha finit par se plier aux règles, sans plus faire de preuve de son talent de tricheur, qui semble provenir tout droit d’une autre vie. Notre première partie se termine, et on ne tarde pas à se lancer dans une autre, alors que c’est au tour du brun de distribuer les cartes. Il semble particulièrement à l’aise, et c’est d’un air joyeux qu’il me fait une démonstration de ses talents qu’il ne semblait même pas soupçonner jusque-là. Son air joyeux m’arrache un sourire en coin, alors qu’il est tout joyeux de se découvrir une dextérité et une certaine aisance avec les cartes. Sa petite remarque crispe légèrement me sourire, alors que je dois me mordre la langue pour ne pas lui dire ce qu’il en était réellement, de ce métier qu’il exerçait, avant la fin du monde. « -Hum…c’est vrai que tu te débrouilles pas mal avec les cartes. Tu exerçais peut-être un métier manuel, avec de outils, ou je ne sais quoi… » Enfin si, je sais très bien, mais bon…

Il nous distribue une nouvelle fois les cartes, et on se lance dans une nouvelle partie, ce qui fait passer le temps, loin de la violence de l’arène. Je ne vois pas le temps passer, et je dois même avouer que ce moment est assez agréable, et presque banalement normal. Le genre d’instant qui ferait presque oublier l’invasion de rôdeurs, au dehors. Mon ventre finit par nous distraire de notre partie de cartes, alors qu’Isha quitte rapidement sa chambre en expédition ravitaillement. Il n’est pas très long à revenir, heureusement, et mon ventre gargouille de plus belle face à cette assiette bien remplie et plutôt alléchante. Je l’observe tout disposer sur le petit coffre qui remplit manifestement bien des rôles, alors que je tends le bras pour attraper le petit pain, que je coupe grossièrement en deux, en tendant une moitié à Isha, alors que je m’installe au bord du lit, en tailleur. Quand le brun reprend la parole, je lâche un vague « hm », avant de me figer face à ce que j’entends. Comment ça, dormir par terre ? Est-ce que c’est à cause de ce qu’il s’est passé tout à l’heure ?

J’avale une nouvelle bouchée de pain, sans pouvoir empêcher mes sourcils de se froncer légèrement, alors que je me laisse aller contre le mur, en réfléchissant. Ce que j’avais imaginé pour les règles ? Euh…rien de spécial, à vrai dire. Il faudrait simplement éviter qu’il pose trop fréquemment ses mains sur mon corps, ou ses lèvres sur les miennes. Ça me fait perdre le fil de mes pensées, j’en oublie d’être rationnelle, ou d’utiliser mon cerveau, j’ai peur de finir par céder à mes pulsions, et par craquer. « -Je pense que c’est plutôt moi qui devrait dormir par terre. Il faut que tu sois en forme pour tes combats, toi. » Je crois qu’inconsciemment, je suis simplement en train de me laisser un peu plus de temps pour réfléchir aux règles en question. Je me gratte distraitement l’arrière de la tête, avant de froncer le nez. « -On devrait peut-être limiter les contacts physiques pour l’instant, non ? Enfin…la dernière fois, ça ne nous a pas forcément réussi… » Je préfèrerai éviter de ramener le sujet sur le tapis, pas alors qu’on a réussi à passer à autre chose. Je sèche un peu sur ces limites que l’on devrait mettre en place pour notre cohabitation dans cet espace si réduit. Et puis…je me souviens qu’après tout, l’idée vient de lui. « -Et toi, tu pensais à quoi, quand tu as proposé de mettre des règles en place ? » Je mords avec appétit dans mon petit pain, me tournant de trois quarts vers Isha, en tâchant de prendre un air détaché.

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