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In Your Flesh :: Walking on the Streets :: Grosse Pointe

 Could you keep your head up | ft. Noah Chase

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MessageSujet: Could you keep your head up | ft. Noah Chase   Sam 13 Jan - 5:27



Sometimes the tears we cry
Are more than any heart can take
We hurt, just keep it inside
Small wonder that it starts to break

Many moons will lighten the way
And sure this night will follow a day
And everything you once loved remains
Unbroken

Malgré le temps qui avait semblé s’être arrêté pour toujours depuis les événements, on arrivait tout de même à calculer les mois et comme les années qui ce sont écoulés depuis. Pas besoin d’un calendrier, ni même d’une montre. On le savait tout simplement. Et étrangement, ce temps passait d’une façon si rapide qu’il en devenait une nouvelle routine. Ce ne fut pas une exception pour la jeune Lensherr qui tentait de vivre comme avant, avec la seule différence qu’elle devait partager son quotidien avec des mangeurs de chairs pourries.

Voilà plus d’un mois qu’elle s’était établit à Détroit et étrangement, elle n’avait toujours pas fait la moindre rencontre d’un simple humain. Peut-être qu’elle ne se trouvait tout simplement pas dans le bon quartier pour faire connaissance ni même de la fête la plus courue de l’endroit. Mais cela ne l’empêchait pas de vivre et de découvrir de nouveaux endroits de plus en plus magnifiques. Des lieux laissés intacts la plupart du temps, comme si les gens avaient tout simplement disparus comme par magie. Aussi dire qu’ils s’étaient évaporés.

Fern s’était tout simplement installé dans une grande maison cossue de la Rue St Paul de Grosse Pointe. Une maison à la façade blanche et à toiture noire. Dès le premier instant qu’elle la vit, elle en tomba immédiatement amoureuse et elle savait que lorsque tout cette merde allait un jour terminer qu’elle habiterait cette maison. Peut-être pas celle-là exactement, mais une identique. C’était un peu du confort de luxe en ces temps pourris.

Depuis son arrivé à Détroit, elle n’avait pas arrêté de changer d’endroit, se sauvant à chaque fois d’une horde de plus en plus grosse. Seule, elle n’était pas en sécurité avec plus de quatre rôdeurs près de sa planque. C’était la survie avant tout, donc ce n’était pas du tout le temps de mettre sa vie en danger, surtout où elle s’était rendu aujourd’hui. Tabagie, brasserie et petit appartement… tout lui avait été utile le temps d’une nuit ou d’une semaine et plus. Étant donné que les lieux étaient tous pour la plupart extrêmement pillé et laissé vide, ce fut l’une des autres raisons qui força la jeune rousse à se déplacer toujours un peu plus loin dans la ville et qui la fit entrer dans le quartier de Grosse Pointe.

▲ ▲ ▲

Cette journée-là, la pluie n’avait pas décidé à s’arrêter malgré l’énorme soleil qu’il y avait la veille. C’était carrément le jour et la nuit. Mais malheureusement, Fern avec toujours la chance d’un mauvais parieur, n’avait plus aucune conserve ni même un seul craquelin dans sa petite réserve de fortune, et son estomac criait extrêmement famine. Donc elle n’avait pas le choix de sortir malgré le temps de merde qu’il faisait à l’extérieur. En même temps, cela ne serait pas la première fois qu’elle doive se mouiller un peu. Elle enfila donc simplement son manteau militaire et ramassa à la hâte son sac pour s’extirper par la fenêtre de la salle de bain, seule entrée possible dans cette maison qu’elle avait prit le temps de barricader le mieux qu’elle pouvait.

C’est une fois à l’extérieur qu’elle s’aventura dans les rues du quartier en direction du petit Fresh Farms Market. Rendu sur place, elle attrapa son couteau… ou plutôt son athamé qu’elle avait à l’époque déjà dans son époque, elle qui avait eut un petit côté wiccan lors de son adolescence. Bref, elle entra sans trop faire de bruit, restant sur ses gardes. Fern arpenta chacune des rangées à la recherche d’un seul rôdeur, mais rien. Il n’y en avait aucun à la grande surprise de la jeune rouquine. C’était comme si quelqu’un avait déjà passé pour faire le ménage, mais n’avait pas laissé de corps derrière. Haussant les épaules, elle n’en fit pas plus de cas et rangea sa lame à la ceinture de son pantalon et se mit à fouiller les lieux à la recherche de quelques vivres ou du moins, quelque chose de toujours potable. Car au premier regard, tout ce qu’elle voyait était des aliments pourris et des étalages vandalisés.


Fern Lensherr & Noah Chase
29 juillet 2016; Grosse Pointe (Michigan)

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MessageSujet: Re: Could you keep your head up | ft. Noah Chase   Dim 14 Jan - 22:44
Cela faisait depuis longtemps que Noah n’était pas sorti de son relatif confort. Ironie du sort, il lui avait fallu attendre l’apocalypse pour y accéder. Bien évidemment sa vie était loin d’être idéale. La tristesse qui l’habitait se faisait parfois ressentir et l’absence de sa mère le tiraillait encore. Quant à ces mangeurs de chaire humaine ils ne faisaient que noircir le tableau. Eux qui avaient définitivement changé le court du temps et modifiés à jamais la société.

Cependant Noah ayant gravité entre le foyer pour jeune délinquant / la prison et n’ayant connu, depuis ses onzes ans, que sept ans de liberté dont deux sous le joug des zombies, avaient appris à se contenter de peu. Vivre pendant plus d’un quart d’une vie dans un 12 m² modifiait irrémédiablement le comportement et le jugement de n’importe quel individu. Et si pour certains ce changement de vie avait été très difficile, altérant profondément leur santé mentale, l’apocalypse pour Noah avait été, à bien des abords, presque salvatrice. Il s’était construit une sorte de cocon dans cette maison qu’il occupait désormais et il disposait d’un confort qu’il n’avait jamais eu auparavant. Même ses relations sociales s’étaient améliorées et si la solitude le tiraillait, il n’avait qu’à faire deux pas pour rejoindre la baraque d’un autre survivant. Avec la surveillance, il avait même une tâche quotidienne, un rôle important à jouer et des collègues pour l’épauler.

Pour autant, il y avait quelque chose contre laquelle il était difficile de lutter quand on n’avait jamais connu le confort, l'oisiveté. Lui, qui avait vécu dangereusement une bonne partie de sa vie commençait à s’ennuyer, au vu de cette vie “parfaite” qu’il menait désormais. Il essayait de participer le plus souvent aux expéditions de groupes, mais n’appartenant pas à l’équipe de ravitaillement, elles se faisaient malheureusement rares et étaient presque toujours accompagnées. Et restant d’un tempérament très solitaire, il finissait parfois par se sentir étouffé par ce train de vie qui était totalement en inadéquation avec ce qu’il avait toujours connu. Bien qu’en rejoignant Fort Hope, il avait d’emblée su que cela impliquerait aussi une restriction de ses libertés individuelles -ce qu’il avait accepté-, au fils des jours, son envie de sortir et d’explorer un peu le monde n’avait fait que s’accroitre. Alors, il avait décidé de partir pour quelques heures, rien qu’une demi journée au plus. Les sorties quant à elles étaient réglementées d’une manière très stricte afin de servir au mieux l’intérêt commun. Il avait dû remplir un registre en précisant où il allait se rendre -même si lui-même n’en avait eu à ce moment là aucune idée- et prévenir la personne de garde de sa sortie. Il avait mis ça sur le compte de sa santé mentale quand elle lui avait demandé le motif de son expédition. Bien heureusement, Noah la connaissait très bien, et elle n’avait pas fait d’histoire, même si sa raison lui avait valu un haussement de sourcil dubitatif. De toute façon, Noah savait très bien qu’en rentrant il allait devoir passer un examen médical et que si par malheur, au cours de sa sortie, il se faisait contaminer, on n’hésiterait pas à l’abattre sur le champ pour protéger l’intérêt commun. Mais malgré tout ça, en passant la lourde porte du camp, il n’avait pas pu s’empêcher de s'éprendre d’un profond sentiment de joie.

Cela ne faisait qu’une heure qu’il était sorti et déjà le temps s’était joué de lui, troquant un plein soleil contre une dense pluie. Noah avait longuement pesté, se maudissant de s’être vêtu uniquement d’un débardeur et d’un jogging rapiécé, mais il ne s’était pas laissé allé au doux confort de sa maison pour autant. Le risque de finir transi de froid à la fin de la journée ne pouvait bien évidemment pas impacter sa joie d’être à nouveau dehors. Cependant ruisselant de pluie et ses vêtements imbibés d’eau, il avait commencé à regretter sa chaude parka qu’il avait laissé chez lui. Il s’était alors mis en quête de se trouver un endroit où siéger le temps d’une éventuelle accalmie bienvenue.

Rapidement il jeta son dévolu sur un magasin “Fresh Farms Market” abandonné depuis bien longtemps. Avec un peu de chance, il pourrait lier l’utile à l’agréable et trouver quelques ressources, permettant de faire subsister quelque peu les personnes du camp.

Noah pénétra d’un pas de félin dans l’établissement, redoublant de vigilance. Il n’avait presque croisé aucun rôdeurs et les seuls remarquable n’avaient pas été assez menaçants pour qu’il ne daigne les tuer, Pour autant, il savait très bien qu’il devait toujours être sur ses gardes. Les infectés n’étant pas la seule menace, certains survivants en représentait une aussi terrifiante. Dans ce monde sans foie ni loi, il n’était pas rare de croiser un pillard qui en toute âme et conscience, n’hésitait pas à dépouiller une personne et à la laisser pour morte.

C’est pourquoi, quand il aperçut une silhouette à quelques mètres de lui, il se cacha précipitamment derrière un rayonnage. Tout en restant en sécurité, il s’essaya à un discret coup d’oeil pour s’enquérir de cette présence. Il lui sembla que l’intru était une femme de part la longue chevelure flamboyante, mais il n’en était pas sûr. D’ailleurs, même une demoiselle très nerveuse et armée, pouvait s’avérer hautement mortelle. En essayant de se replacer derrière son abri de fortune, Noah renversa un objet inconnu qui tinta en touchant le sol. L’infime bruit fut amplifié par le dénuement de la pièce. à tous les coups, il était repéré. Son sang ne fit qu’un tour et une goutte de sueur perla le long de son visage.

“Que faire en pareille situation”, se demanda Noah . Compter sur un malentendu et rester caché au risque de se faire découvrir ou surgir de la cachette en misant tout sur l’effet de surprise. En sachant que malgré qu’il soit armé, si la personne avait à sa disposition un pistolet et qu’elle savait s’en servir, il n’avait aucune chance.

Noah décida de rester caché, serrant solidement la batte de baseball qu’il avait toujours en sa possession. Essayant de temporiser au maximum et s’apprêtant à bondir au cas où il serait découvert.

La tension était palpable et l’atmosphère, électrique.

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