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 The wolf may lose his teeth, but never his nature.

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MessageSujet: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Sam 20 Jan - 8:37



Lundi 10 octobre 2016


Je traine un peu des pieds ce matin. Mon père m’a annoncé, sombre, hier qu’à cause de mes conneries de samedi, Dean et Sam avaient décidé de prendre des mesures. Dean a statué sur le fait que je ne serais qu’un incapable de comprendre ce que veut le public. C’est pas totalement faux, mais la vérité c’est surtout que je m’en branle a un point… Avec des hunger game rondement menés on peut manger et rester plutôt confortablement ici, pourquoi j’aurais voulu m’emmerder a plus ?

J’arrive, je zigouille les moisis et je me barre, c’est bon, on va pas m’obliger, en prime, a faire des risettes et jouer au power rangers ou faire je ne sais quoi en plus. Je suis là pour tuer pour avoir a bouffer point barre. Sauf que voilà, maintenant j’ai une esclave, même si la voix de Sam raisonne comme la volonté divine ici, ça râle qu’un simple gladiateur, même pas choisi dans une équipe de champion, puisse avoir un tel privilège.

Quant à moi…. Je reconnais que de partager les 5 m2 de ce qui servait de bureau avec une fille comme Joséphine ca va vite devenir invivable. Dormir avec Tobby quand elle me dit non, c’est plutôt simple, avec ma petite esclave qui s’imagine être encore une femme libre, c’est plus compliqué.  Je ne sais pas si c’est parce que mon père traite Tobby comme sa fille, mais, avec le temps, elle est bel et bien devenue un peu comme ma sœur à mes yeux. De ce fait, le vieux n’a jamais su se décider pour choisir son champion entre elle et moi.

Bref, quand père m’a dit que j’allais avoir un coaching personnalisé de « la dernière chance » je ne me suis pas senti à l’aise. Rien que le regard fatigué et inquiet du vieux ne me permettait pas de prendre ça a la légère. Est-ce que ca voulait dire que si ca foire ils nous foutent dehors ? Ou pire ? Quid de Joséphine et de Tobby ? C’est là que Joshua a fini de m’achever. Tobby avait été mise dans le même sac que moi. S’il n’en savait pas plus sur le sort qui nous attendait, il savait qu’à cause de mes bêtises, Tobby avait des emmerdes et visiblement, ça le faisait autant chier que moi.

Il m’a rapidement expliqué que je n’avais plus le choix, soit je passais champion, je faisais enfin ce que l’on attendait de moi, soit Sam allait récupérer Joséphine et la filer a un autre avant de se décider du sort de « la famille Cornwell ». J’ai pas de pressions du coup. Tout va bien ! Si je me foire on sera que quatre a vivre un enfer. Je ne vois vraiment pas pourquoi je me sentirais stressé, de mauvais poil et crever en prime de ne pas arriver a dormir avec la bombe qui ne baise pas.

C’est donc avec des cernes de trois mètres de long et ma mine des mauvais jours que j’arrive dans l’arène pour « ce coaching » qui doit me mener vers le sommet. J’arrive a faire un petit sourire en voyant que Tobby est déjà là. J’ai un vieux doute, elle aussi elle veut le titre de champion ? Père ne peut en prendre qu’un… Je ne m’en suis pas rendu compte, mais depuis que nous sommes arrivés ici, je la vois à peine. Les plannings de combats sont super mal foutus et avec mon père qui me met le stress entre les combats… je ne traine pas trop dans les parties communes. Au moins on va pouvoir passer du temps ensemble c’est déjà ça. Je lui esquisse un salut mais mon sourire se meurt immédiatement sur mes lèvres en découvrant une petite silhouette maigrichonne qui est avec nous.

L’assistante de Dean, la fameuse Miss Malou. Une gamine squelettique et pas souriante dont je me demande bien ce qu’elle fout ici. Sans vouloir être désagréable, elle n’a pas trop le profile d’une Vestale. Pas seulement parce qu’on a l’impression que si on lui souffle dessus elle s’envole, ou qu’avec ses oreilles pour les turlutes, on a de l’accroche. Mais c’est plus qu’elle est aussi agréable a regarder qu’un débat politique sur une chaine d’intello a une heure indu et sans alcool. C’est vrai quoi, sourire au moins un peu, ça lui arracherait la gueule.

J’essaye de pas me formaliser en attendant le type qui va nous former. Pourvu que ca ne soit pas Dean. Lui et ses délires, je ne me sens pas capable ce matin. Déjà la présence de la brindille me dérange. Quitte à attendre notre formateur, je préfère être seul avec Tobby parce que je crois que j’ai vraiment besoin de parler d’elle et de tout ce qui m’est tombé sur la gueule depuis samedi.

« Miss Malou, vous vous êtes perdue ? Vous avez besoin d’une escorte pour retourner à votre loge ? »

Une façon courtoise de dire : casse-toi. Je préfère prendre des gants ne sachant pas trop ce qu’elle est pour Dean. Si ça se trouve c’est sa meuf. Il est bizarre ce mec, alors pourquoi il n’aurait pas des gouts qui vont avec le reste. Par contre, ce que je sais, c’est que Dean est plus qu’écouter par Sam. Et je crois que j’ai plus trop le droit de froisser César maintenant.


hrp:
 

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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Ven 26 Jan - 22:20
Comme tous les matins depuis qu'elle résidait à l'arène, Malou s'était levée tôt, avait déjeuné à peu près convenablement et s'était préparée, non pour ses exercices quotidiens mais pour son premier coaching.
C'était un jour à marquer d'une pierre blanche.
Dean et elle s'étaient mis d'accord, elle serait tribun. Elle ne combattrait jamais comme gladiateur mais aurait de nombreux pouvoirs et ce mot avait enchanté ses oreilles. Et puis, qui sait si elle ne pourrait pas bénéficier d'un petit passe-droit lors d'une soirée spéciale ? Elle lui en parlerait le moment venu, pour l'instant elle avait encore besoin de se muscler.

Elle regarda sa montre et vit qu'il n'était pas encore l'heure.
Elle s'assit dans son fauteuil défoncé et se remémora tout ce qu'elle avait vécu avec l'ex-star depuis sa tentative de suicide en juillet.
Leur relation était étrange. Il semblait lui faire une confiance aveugle, avait décrété qu'elle avait une âme d'artiste, ce qui l'avait flattée, et ils s'entendaient bien.
Pourtant, ni l'un ni l'autre n'éprouvaient de sentiments amoureux pas même d'amitié véritable, égocentriques comme ils l'étaient tous les deux. Chacun était dans son monde mais quelque chose de mystérieux les liaient.
Elle se laissa encore quelques minutes pour rêvasser puis se leva d'un bond, il était temps d'aller bosser !
Elle attrapa son sac à dos, descendit dans l'amphithéâtre et s'installa sur un banc tout au bord de la piste.

Tobby était déjà là. Elle lui fit une salut de la main et détourna le regard; cette fille ne lui poserait peut-être pas trop de problème; avec son corps athlétique elle s'en sortirait bien; il ne resterait plus qu'à régler avec elle l'aspect chorégraphique du spectacle, si on pouvait appeler cela ainsi. Et puis elle n'avait pas eu de mauvais échos la concernant, contrairement à l'autre qui d'ailleurs était en retard.

Elle le vit enfin arriver avec un air passablement épuisé alors qu'il aurait dû se reposer et faire une risette à sa concurrente directe.
Le fameux Robin Cornwell... Celui qui refusait de se donner la peine de jouer le jeu; elle allait mâter cet enfant gâté !

Elle avait eu l'occasion de croiser brièvement son père Joshua, tribun comme elle; un homme charmant, charmeur aussi mais pas lourdingue; tout en finesse.
Il avait l'air d'un père attentionné, tenant à ses deux poulains comme à la prunelle de ses yeux alors qu'il ne devrait en choisir qu'un seul en définitive, ce qui représentait certainement pour le pauvre homme un dilemme intérieur intense.
Ce n'était pas à Malou de faire une sélection pour lui en privilégiant l'un plus que l'autre, la décision finale se ferait sur le terrain, elle s'en tiendrait à un coaching équitable et de qualité comme Dean le lui avait demandé.

Quand le jeune homme l'interpella de la manière la plus déplaisante qui soit, sans même un bonjour comme si elle n'était qu'une vulgaire secrétaire ou pire, la cocotte en perdition du grand acteur, elle regarda sa montre sans même poser un œil sur lui et articula clairement:
Vous êtes en retard de trois minutes à votre rendez-vous monsieur Cornwell...
Vous me ferez vingt minutes de pompes ici et maintenant.


Se tournant vers Tobby elle annonça:
tu as deux heures de libre, je te prendrai après. Tu peux retourner dans ta chambre, rester sur les gradins ou t'échauffer, c'est comme tu veux.
Le tutoiement n'avait pas seulement été posé pour déstabiliser l'indiscipliné mais aussi parce qu'elle la connaissait. Elles avaient vécues ensemble une aventure hors du commun qui l'avait laissée perplexe un bon moment.

Juste après cet intermède, Malou posa son sac à dos entre ses jambes et en sortit un fouet en nerf de bœuf qu'elle claqua au sol comme pour en vérifier l'efficacité puis déclara:
à nous deux maintenant. Le coach c'est moi.
Ces pompes, ça avance ou il te faut un coup de main ?

Elle laissa un temps afin que l'information arrive jusqu'aux neurones de son élève puis annonça:
après tu me fera huit tours de piste pour l'échauffement.

Le rétif avait plutôt intérêt de s'exécuter car non seulement elle n'était pas à court d'arguments ni de sanctions pour le faire ployer mais en plus elle savait se servir de son fouet à la perfection. Ce n'était pas un hasard si elle avait demandé à Dean de lui en procurer un.

Si elle avait été un tant soit peu féminine, elle se serait fait les ongles pendant que le jeune homme ahanait en cadence mais Malou était devenue bien plus tordue que cela et attendait presque avec délectation de constater les souffrances que ses exercices imposés engendreraient et si cela s'avérait insuffisant, elle en avait d'autres en réserve. De toutes façons elle avait carte blanche et pleins pouvoirs en la matière.

Elle en profita pour examiner Isha à la dérobée;  il n'était pas déplaisant et même plutôt séduisant quand il lançait son regard de sauvage indomptable. Il y aurait peut-être moyen d'en faire quelque chose; en tous cas il avait l'allure d'un champion.
Elle le voyait déjà au centre de l'arène, vainqueur d'un tournoi, droit sur ses deux jambes légèrement écartées, la tête légèrement relevée de fierté insoumise avec ce regard là.
Il en ferait craquer plus d'une...
Il était de taille moyenne mais il avait la carrure psychologique pour soulever les foules; elle se jura d'en faire un étalon.
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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Lun 29 Jan - 15:48
C’est moi ou Miss Malou me toise comme… comme… oula… non non ça ne va pas le faire J’ai bien entendu que les mec haut placé se permettaient quelques accointances avec les vestales ou les gladiatrices, mais là, c’est juste pas envisageable. Même en levrette sans voir sa tête, j’aurais trop peur de cogner un os. Et puis, merde, je ne me souviens même pas d’avoir fait la bête a deux dos, alors quitte à avoir une seconde première fois, j’entends quand même avoir un minium de choix. C’est idiot, mais, malgré l’inconfort de la situation, j’arrive à avoir un sourire un peu niais en pensant a le trop belle femme qui a partagé mon lit, et malheureusement que ça, hier soir. C’est sûr qu’a coté d’elle, ca va être difficile d’en trouver une même vaguement « jolie » autant dire que Miss Malou ne part pas gagnante.  Je cherche des yeux Joséphine qui est dans les gradins. J’ai peur qu’elle se fasse chier, mais j’ai encore plus peur qu’il lui arrive un truc moche. Elle ne le sentait pas de rester avec mon vieux, du coup, pas d’autres choix que de rester a mater mon entrainement. Je lui ai laissé mon unique comic, cadeau de Tobby, au cas où.


Miss Malou m’annonce sèchement que je serais en retard. Je lui souris en répondant, du tac ou tac :

« Bah visiblement non puisque Dean n’est pas encore là… »


Mais ma bonne humeur se fige quand elle annonce à ma sœur qu’elle peut se barrer, ELLE et qu’elle a deux heures de libres. Un luxe rare pour un lundi, même en ayant fait quelques combats le dimanche. Je regarde Tobby en fronçant les sourcils avec interrogation. Il se passe quoi là ? Miss Malou elle a le droit de faire ça ? Je veux dire, c’est pas Dean…. Et puis… Mais hey ? Pourquoi moi elle me vouvoie alors qu’elle vient de tutoyer Tobby. Mais c’est quoi ce délire ? C’est donc avec des questions plein la tête que je vois ma sœur me laisser seul face à une frêle nana pas souriante. Mais d’où qu’elle croit que je vais lui obéir celle-là ?

Je reste encore plus estomaqué quand elle sort un nerf de bœuf. Une fois de plus, sans savoir comment je sais ça, je peux affirmer que ce truc fait horriblement mal au point que je fais un pas en arrière quand je le vois. D’instinct je me passe la main sur une de mes anciennes cicatrices. Est-ce que, par hasard, je me suis déjà pris des coups de ce machin là ?

Comment ca le coach c’est elle ? Son ton ne me donne pas envie de poser plus de questions, surtout avec ce qu’elle a dans la main. Pour le coup, dans le doute, je commence mollement ses pompes. C’est de la broutille pour moi, et j’ai du mal a me concentrer car je suis distrait par ma « pseudo-coach » du moment. Je ne suis même pas essoufflé quand j’entreprends les tours de piste demandés. C’est bien gentil tout ca, mais sans déconner, c’est pas en courant qu’on gagne un combat, et c’est pas une gamine qui va m’apprendre la vie. Elle a quel âge ? Rien qu’a la grosseur de ses seins je me dis que ca doit pas être bien majeur tout ça.

A chaque tour je prends confiance et gagne en détermination. Quand je reviens devant elle je me sens prêt à lui faire part de mon opinion. J’essaye d’y aller gentiment, de pas froisser la toute jeune fille, certainement très fragile, qui se trouve devant moi.

« Bon, Miss Malou, c’est bien de faire gagner du temps a Dean, mais c’est quand qu’il arrive pour que l’on commence le véritable entrainement ? Parce que je me doute bien qu’au lycée l’EPS c’était des tours de piste, mais je pense que vous ne visualisez pas bien la réalité du terrain, et le but du jeu dans les combats, c’est pas de faire la course hein ? C’est pas un truc de fillettes, on doit se battre, tuer des morts… du coup, si ca vous embête pas, je vais attendre Dean sur les bancs le temps qu’il arrive. Ce fut un plaisir Miss. »


HRP:
 

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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Ven 2 Fév - 19:52
L'effronté lui avait répondu du tac au tac pour son retard; elle ne prit même la peine de relever et ne dit rien non plus quand elle le vit entamer ses pompes avec une mollesse désespérante, elle l'attendait au virage.
Elle le laissa faire ses huit tours de piste puis quand il revint vers elle avec sa tronche de gringalet en confiance, elle planta dans ses yeux un regard froid comme de la glace et attendit qu'il ait terminé son discours. Il n'allait pas se foutre de sa gueule longtemps.

Au moment où il esquissa un pas pour aller vers un banc, elle fit claquer son fouet à quelques millimètres de sa cheville et ordonna:
tu restes là ! Dean ne viendra pas.
Elle le laissa digérer l'information et continua:
il me semblait pourtant avoir été clair, je suis ton coach. Non seulement j'ai carte blanche mais en plus j'ai tout pouvoir sur toi.

Elle n'était pas certaine que l'homme ait véritablement compris le sens de ses paroles. Quelques secondes auparavant il l'avait toisé comme si elle était une gamine tout droit sortie des jupes de sa mère, à tous les coups il n'allait pas lui obéir et allait monter dans les gradins.
Elle aurait préféré sortir sa carte maîtresse plus tard, malheureusement il ne lui en laissait pas le choix.
C'était vrai qu'avec sa petite taille et sa maigreur on pouvait lui donner 16 ans à tout casser, il fallait absolument soit qu'il la reconnaisse dans son statut, soit qu'il se soumette et il avait beau lui renvoyer un regard de loup, le chef de meute c'était elle qu'il le veuille ou non.

Elle jeta à nouveau un regard dur comme l'acier vers les gradins, pointa son menton en direction de l'unique spectatrice et distilla lentement:
la nana assise là-haut, comment s'appelle t-elle déjà... Joséphine ?
elle se tourna vers Robin et continua: tu es au courant que les esclaves ne sont que pour les champions je suppose ?
Répond ! Asséna t-elle comme un coup de poing.
Quand l'homme eut répondu elle poursuivit:
Hors, ta dernière prestation était loin, très loin d'avoir la qualité exigée pour un tel titre, sinon je ne serai pas là.
En conclusion, où tu m'obéis au doigt et à l'oeil ou je la confie aux bons soins de quelqu'un d'autre et je te jure que tu ne la reverras plus.


Malou patienta quelques secondes afin que ses paroles fassent l'effet escompté et ajouta:
assieds-toi sur le banc, on va parler cinq minutes.
Elle resta debout sciemment, bien face de lui et dit:
pour commencer, tu ne me parles plus sur ce ton car pour ce qui est de la réalité du terrain j'en connais un rayon. J'avais 16 ans quand je me suis retrouvée seule dans la rue face aux mangeurs d'homme avec un rouleau à pâtisserie pour unique arme et mes pieds pour avancer. Je n'ai même pas eu la chance d'apprendre un métier tandis que toi tu as encore ton papa qui te protège et qui t'a casé ici bien au chaud avec à manger tous les jours, une demi sœur pour papoter, une esclave pour t'amuser et tu as le culot de me faire une leçon de morale ?
Elle garda le silence tout en continuant de le fixer de se yeux froids, presque implacables et reprit:
quant aux règles, je pense que tu ne les a pas assimilé, cela va donc être notre première leçon.
Se battre et tuer les morts n'est qu'un faible pourcentage des actions que tu dois mener pour offrir un show convenable aux spectateurs qui ont payé pour te voir parce que ça, tout le monde sait le faire aujourd'hui; le premier clampin dans la rue aurait été capable de faire ce que tu as fait hier. En tant que gladiateur tu as fait n'importe quoi et si cela se reproduit encore une fois, tu es viré; Tobby prendra ta place. Quant à Joséphine...
Elle eut un geste vague pour bien montrer qu'en ces lieux une esclave n'avait aucune valeur.
Donc, première règle d'or articula t-elle, tu obéis, deuxième règle: tu obéis et troisième règle, tu obéis. Quand tu seras champion tu pourras improviser en attendant quand je te dis de faire des pompes et des tours d'arène, tu les fait et tu ne mouftes pas. Plus tard, quand tu auras compris, tu me remerciera et tu te diras que j'ai été un bon coach.
Tu vas donc refaire les vingt minutes de pompes que tu as salopé tout à l'heure. Tu crois que je ne t'ai pas vu y aller mollement comme une poupée barbie ?
Je veux du virile, de la sueur et des muscles saillants; exécution !
Après, on pourra peut-être passer aux choses sérieuses.
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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Sam 3 Fév - 10:53
Miss Malou avait beau être taillée comme une brindille et avoir un air de chaton perdu, dès sa première phrase je commence a comprendre qu’elle avait aussi les dents longues, longues au point de laisser des trainer au sol. Et tranchante aussi. A peine évoque t’elle « la nana là-haut que je serre autant les poings que la mâchoire. On ne touche pas Joséphine. J’ai parfaitement conscience que cette femme est au-dessus de mes moyens, je la garde jalousement et m’emploi à la protéger de tout. Je lance un regard à celle qui n’est mon esclave qu’à l’extérieur de l’arène tout en respirant fort. Je n’ai pas besoin de répondre a la question de Miss Malou. Oui je sais tres bien que je ne suis pas censé avoir d’esclave, que sans la vouloir, j’ai mis Cesar dans une position délicate, le forçant a nous tuer ou accéder a cette requête exceptionnelle. J’ai même eu beaucoup de chance qu’il ait été magnanime ce jour-là. Mon père me le répète assez souvent.

Mon regard se repose sur l’assistante de Dean. Il n’est pas bienveillant, loin de là. Je ne sais pas ce que déteste le plus entre avoir le sentiment qu’elle menace Joséphine ou celui d’être une petite mouche a merde prise dans la toile d’une araignée vorace. Et l’araignée en question n’a pas l’air décidé d’en rester là, à chaque mot elle me balance un fils de plus pour bien m’enliser dans son piège a con. Pendant une seconde je m’interroge pour savoir si elle peut faire ça. Pas de m’entrainer, quoique, j’ai du mal a voir ce qu’elle peut connaitre au combat de gladiateur gaulée comme elle l’est, mais plus sur le fait qu’elle pourrait faire du mal a Joséphine. Après tout c’est qu’une assistante non ? C’est vrai qu’elle est tout le temps fourré avec Dean et que ces deux là on l’air de s’entendre parfaitement. J’avais entendu des rumeurs comme quoi Dean allait en faire un Tribun. Je pensais que les mecs avaient bu, déconnaient ou qu’ils s’étaient bouffés un coup trop fort sur la tête quand ils parlaient de ça. La, de suite, maintenant, devant Miss Malou version tyrannique, ca devient tout de suite plus crédible.

Je me retiens de l’ouvrir et d’y aller a la bravade, pourtant ça me démange sacrement. Surtout quand elle expose la règle 1. Mais elle veut que je fasse quoi de plus que de tuer les moisis bordel ? La nouvelle évocation que le sort de Joséphine repose sur mes épaules m’oblige à la fermer mais ca brule au fond de moi au point que je me demande si je n’ai pas de la fumée qui me sort des oreilles et que l’on ne voit pas des flammes me sortir des yeux.

La deuxième règle est plus simple à comprendre même si elle me fait gerber. Je prends une sacres respiration avant d’articuler avec exagération un :

« Bien Madame, ça sera tout Madame? »

J’ai les phalanges blanches et les paumes égratignées tellement j’ai serré fort mes poings. Je sens qu’elle et moi, on ne va pas être copain. C’est donc pas avec un œil tendre pour cette dominatrice en herbe que je m’emploies à lui donner « de la sueur et des muscles saillants ». Il va en falloir beaucoup plus que son échauffement pour me fatiguer. Je suis encore en train de faire mes pompes quand je vois l’espèce de cerbère qui colle tout le temps Dean venir la voir pour lui dire que le boss attend aussi son avis pour ma playlist, mon symbole d’armure et savoir si elle pense qu’elle va arriver à quelque chose avec moi.

Putain, mais oh !! Je suis là mec !! D’où que tu parle de moi comme si j’étais un animal muet ? Rageux je termine et va faire mes tours de piste. Je n’aime pas la tournure que prennent les choses, mais je ne prendrais pas le risque que Joséphine finisse entre les mains d’un porc. Je lui ai promis de gagner sa liberté, et je n’ai pas fait cette promesse juste pour faire joli dans la conversation. Quand j'ai fini je me fous devant elle avant de balancer, plutôt cyniquement:

« Et maintenant Ma-da-me? »

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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Mer 7 Fév - 23:33
La première leçon était assimilée, à savoir: obéir à un ordre quel qu'il soit.
Pour Malou cela revêtait une importance capitale au point que cette exigence était passée avant le reste. Il fallait que le sauvage soit mâté, dompté sinon il aurait continué de n'en faire qu'à sa tête et aurait perdu toutes ses chances.
Mais une autre chose tracassait la jeune fille à présent.
Le comportement qu'il avait eu face au chantage avec son esclave avait été exagéré. Il avait subitement pâli, s'était contracté au point que les lèvres étaient devenues exsangues et surtout, il avait tourné plusieurs fois vers elle un regard de bête traqué avant de s'aplatir comme un toutou pour faire des pompes dont il n'avait nullement besoin étant donné sa musculature.
Elle connaissait bien ce genre de réflexe; l'homme était amoureux, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure.

D'aucun en aurait profité pour le ferrer davantage encore.
Forte d'une telle révélation, le gladiateur lui aurait léché les chaussures sans qu'elle ait besoin de lever le petit doigt, juste sur une demande mais elle jugea ce genre de rapport malsain.
Malou aimait le pouvoir au point d'être tyrannique; en outre, elle possédait beaucoup de défauts mais elle avait une qualité: la droiture.
A quoi lui servirait un combattant rampant à ses pieds, la suppliant de laisser Joséphine tranquille ?
Elle avait à cœur de faire son boulot correctement. Elle n'était pas là pour pousser un homme dans ses derniers retranchements au point d'en faire un Spartacus à la moindre défaillance; elle était là pour l'ériger en champion or, un guerrier amoureux d'une femme embarquée de force dans une arène, sans arme, face à une horde ne pouvait rien donner de bon.
Elle comprenait à présent pourquoi il avait foiré le spectacle. Il n'avait pas joué à mort, il avait cherché à sauver Joséphine par n'importe quel moyen et le baiser de la fin n'avait pas été là pour émouvoir le public, il avait été sincère; il fallait que ce genre d'erreur cesse séance tenante sans quoi ils se dirigeraient vers un fiasco monumental.

Tandis qu'il entamait ses pompes, en se donnant à fond cette fois, elle se dit qu'il était temps de passer à la leçon numéro deux: la confiance mais sur ces entre faits Jésus arriva avec la multitude de questions que Dean devait se poser tout en prenant le petit déjeuner dans sa suite.
Afin que son élève n'entende pas la conversation elle entraîna le majordome un peu plus loin et dit:
je pense qu'une tête de loup serait pas mal pour son armure; j'irai lui demander quand il aura fini ses échauffements et tu pourras rassurer ton maître car je suis certaine à présent de pouvoir en faire quelque chose à condition de régler quelques détails.
Elle entraîna la force de la nature encore un peu plus loin et annonça: je ne veux plus que Joséphine soit dans l'arène. Elle est trop gourde, trop molle; elle ternit la prestation et casse le rythme c'est mauvais.
Par contre, j'aurais besoin de toi pour soumettre à Dean mon souhait: c'est moi qui remplacerai l'esclave. Je me maquillerai afin qu'on ne me reconnaisse pas.
Quand j'arriverai en piste, le public pensera que vous jetez pour le plaisir une petite adolescente en pâture, cela fera un carton !

Demande-lui aussi s'il m'autorise à avoir mon rouleau à pâtisserie; c'est lui le directeur artistique mais j'ai dans l'idée que cela pourrait être très amusant pour la foule. Sinon, je saurai me débrouiller sans arme, je sais déjà comment je vais procéder.
Rapporte moi la réponse rapidement et reviens avec de l'eau aussi.


Malou salua Jésus et revint vers le banc au moment où Robin terminait son dernier tour.
Il la prenait de haut, il était vexé et tentait vainement quelques ruades inefficaces mais la jeune fille n'en avait cure il ne pouvait rien contre elle, elle était tribun, il n'y avait que Sam et Dean au-dessus d'elle et Dean, elle l'avait dans sa poche.

Pour l'exercice suivant, je vais faire entrer quelques morts-vivants mais avant de continuer j'ai une question à te poser, lança t-elle.
Pour ton armure, j'ai pensé à une tête de loup, cela te plairait ou non ? Sinon propose-moi autre chose.
Elle laissa un temps puis fit semblant de se rappeler tout à coup une information.
Ah, et j'ai demandé à Jésus de prévenir Dean que je ne voulais pas que Joséphine retourne au combat dans l'arène ni avec toi, ni avec d'autres; elle n'est pas taillée pour ça.

Malou se garda de rajouter des explications. Ou il serait assez fin pour deviner qu'elle avait compris ses sentiments ou il se poserait des questions inutiles qui ne la concernait pas de même qu'elle ne lui confia pas son plan. D'abord, rien n'était sûr, il fallait l'aval de l'ex-star et même si elle était quasiment certaine d'une réponse positive quant à ce passe droit, il ne serait pas judicieux de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Cela lui ferait la surprise.

A présent que les choses étaient réglées, elle fit signe à un esclave en retrait qui s'empressa de déposer quelques armes aux quatre coins de l'arène avant de faire avancer une demi douzaine de mangeurs d'homme contre la grille encore fermée.

Règle du jeu, annonça t-elle. Je suis l'esclave désarmée; à toi de te débrouiller pour aller chercher des armes et combattre les rôdeurs dans les règles de l'art tout en me protégeant.
Elle le regarda pour voir s'il avait bien compris et cru bon de préciser:
pas de mise à mort torchée en cinq minutes comme hier je n'ai pas besoin d'un bourrin, je veux un étalon, un pur sang.
Tu fais durer le plaisir, tu t'amuses, tu triches si besoin, tu fais bouger ton corps, tu exagères tes expressions de visages. Le public à besoin d'une mise en scène somptueuse pour servir sa soif de sang; il veut une chorégraphie, des passes larges comme les toréadors puis des mouvements précis pour blesser jusqu'à la mort qui doit être une apothéose. Le foule doit pouvoir hurler d'hystérie rien qu'en voyant ton jeu.

Malou claqua dans ses doigts. L'esclave actionna la herse et trois immondices s'avancèrent en claudiquant vers elle.
Elle avait jugé que ce nombre était suffisant pour un premier exercice car le plus difficiles ne serait pas d'en venir à bout mais de jouer avec eux.

Pour ce premier round je vais tenir le rôle de la jeune fille timorée, effarée et empotée ; tout reposera donc ses tes épaules.
En piste !

Malou n'avait pas peur; avec trois immondices il y avait peu de chance qu'il arrive quelque chose de dangereux. Au pire, elle saurait mettre en place les actions qui s'imposent la concernant.
Elle espérait juste que Robin ne soit pas nul au point d'obliger l'esclave au bout de l'arène à se sacrifier. Autant elle haïssait les mordeurs, autant elle avait à cœur de protéger les survivants. Si un tel désastre devait arriver, il entendrait parler du pays !
Afin de ne pas en arriver à cette alternative, elle planqua derrière une barrière le casse-tête iroquois qu'Adam lui avait confectionné.
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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Ven 23 Fév - 21:16
Alors je ne sais pas ce qui me donne le plus des envies de meurtre, qu’elle et l’autre balourd de Dean fassent comme si j’étais pas la ou pas en état de comprendre ou osé dire que Joséphine est gourde. Mais bordel !!! Elle s’est regardée l’autre là !!! Ma Joséphine est juste la perfection faite femme !!!

Pourtant mes neurones prennent le pas sur mon instinct animal. Même si sur la forme je ne suis pas ok, mais alors pas du tout, et que cela doit se traduire par un regard aussi noir que mes pensées, sur le fond, je suis plus nuancé. En fait je n’avais carrément pas bité la possibilité que Joséphine puisse avoir a retourner faire la floche dans l’arène. Et rien que de l’imaginer en danger, c’est pas la peine d’espérer me faire jouer le pantin grotesque avant d’aller la mettre en sécurité. Si je suis là, si je suis motivé pour devenir un putain de champion, c’est bien, justement, pour qu’elle puisse avoir tout le confort sans avoir a risquer un seul orteil sur la lice.

Pour le coup elle a gagné toute mon attention la Miss Malou, enfin, quand je dis toute… je ne peux me risquer a lancer quelques regards inquiet vers la femme assise dans les gradins. C’était une chose de me battre pour moi seul, mais pas de e faire pour deux. Soyons honnête, si je crève, Tobby et Joshua seront impactés, mais ils pourront rebondir, alors que Joséphine est mon esclave, ca voudra dire qu’elle sera certainement attribuée, comme une floche attrayante. Et ça, je ne peux juste pas le permettre.

Effectivement la solution que propose l’assistante de Dean, visiblement autoproclamé Tribun, parce que j’imagine mal une nana, qui plus est de son âge, être tribun pour de vrai. Bon en attendant, tant pis si je me prends un coup de nerfs de bœuf dans la tronche mais je ne vais pas rester a fermer ma gueule et faire le gentil chien chien sans être sûr de bien biter.

Ah... merde .. elle me laisse pas le temps de poser ma question qu'elle ouvre déjà la fosse a moisis. Mais... Elle a le droit de faire ça? Un peu médusé en cherchant du regard, désespérément, une personne responsable, je me rends compte qu'à part des curieux amusés par ce qui se passe ici, je ne vais pas avoir beaucoup de soutien.

Bon bah, quand il faut il aller, il faut y aller. Je les défonce ni une ni deux. On nous a envoyé que des mous que je charge façon taureau de Camargue (même si je ne sais pas ce qu'est la Camargue) qui charge. Une fois le travail fais je me dresse devant la pseudo doublure de Joséphine.

« Madame est contente? »

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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Mar 27 Fév - 19:50
Malou avait joué le jeu et s'était comportée comme une esclave débutante projetée sans arme dans la cage aux lions.
Roulant de grands yeux effarés pour faire plus réel, elle n'avait rien fait d'autre que tenter d'échapper aux mangeurs d'hommes en courant par saccades comme prise de panique, avait fait des bonds pour échapper aux mains griffues et s'était parfois éloignée pour laisser champs libre à l'imagination du gladiateur.
Elle avait élaboré mentalement un plan plus compliqué pour le cas où il aurait donné satisfaction et avait même songé à faire entrer davantage de rôdeurs afin de garder un rythme soutenu, en bref, pour qu'il se sente en situation.

Rien de tout cela ne fut mis en place.
Combien de temps avait durer le combat ? Cinq minutes tout au plus; elle n'était même pas essoufflée.
L'homme avait foncé dans le tas comme une brute, avait saisi la première arme venue, avait occis les immondices en moins de temps qu'il fallait pour le dire et avait eu le toupet de lui demander si elle était contente...

Malou était verte.
Il n'avait pas écouter les explications ou pire, il n'avait rien compris. Et elle qui venait de dire à Jésus qu'elle en ferait quelque chose !
Dean avait eu raison, ce type était un minable et ne serait jamais champion, il l'avait juste accepté pour faire plaisir au père mais n'avait même pas parié un haricot sur lui.
Le problème était que la jeune fille allait perdre toute crédibilité aux yeux du directeur artistique et peut-être même toutes ses casquettes pompeuses à commencer par celle de bras droit, à cause de cet ahuri...
Ce n'était même pas envisageable.

Elle était consciente d'avoir fait une erreur d'appréciation et d'avoir tiré des conclusions trop hâtives comme tout débutant qui se respecte mais ce n'est pas elle qui en pâtirait, c'était certain !

Il allait en chier comme jamais. Elle s'acharnerait sur lui, l'anéantirait, le ferait ployer plus bas que terre sans aucun état d'âme vu qu'en plus il se permettait de la mépriser.
Elle avait dit qu'il était une graine de champion, il le serait quels que soient les moyens mis en œuvres, elle s'en faisait un nouveau code d'honneur.

En attendant il fallait qu'elle réfléchisse plus sérieusement à la situation; elle n'était plus d'humeur à continuer ce massacre d'autant qu'elle avait Tobby à entraîner à présent.

Tandis que des esclaves ramassaient les corps pestilentiels inertes, elle fusilla Robin du regard et lança:
Je dois faire un rapport à ton père... Je lui dis quoi ?
Elle laissa un temps de silence lourd et poursuivit:
que tu n'as tenu compte d'aucune de mes explications et que tu n'as fait aucun effort ?

Et bien je n'en ferai pas non plus, c'est donnant donnant.


Sur ces entre faits Jésus revenait avec une bouteille d'eau à la main, accompagné d'un type au moins aussi baraqué que lui qui devait faire partie du service d'ordre, cela tombait bien.
Ne lui laissant pas le temps de faire part des réponses de l'ex-star concernant ce qu'elle avait demandé, elle annonça d'un air mauvais en désignant Robin:
raccompagnez ce monsieur dans sa chambre et enfermez-le à double tour jusqu'à demain matin à l'heure de sa deuxième séance avec moi.
Quand les deux hommes eurent cerné le récalcitrant elle conclut:
je te retire ton esclave jusqu'à nouvel ordre.
La dessus, elle s'en alla vers les gradins en direction de Joséphine.


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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Mer 28 Fév - 10:16
Le coup de matraque que je me prends dans la tronche en quand elle commence a peter son câble n’est rien au regard de la panique qui s’empare de moi quand elle ordonne que je passe une nuit sans mon esclave. J’ai un regard épouvanté vers Joséphine dont je viens de faire basculer son existence dans un cauchemar. Surtout que je ne bite ce que j’ai fait de mal putain.

Miss Malou ne peut pas ignorer ce qui va se passer si elle est pas avec moi pour la nuit. Elle n’aurait rien a manger et aucun endroit pour dormir. Autant lui coller une cible sur la tronche avec écrit libre-service pour tous les connards du coin.

D’un coté je me branle du rapport pour mon vieux putain. La c’est pas le soucis. De l’autre, la réaction de Joséphine quand je lui ai proposer de rester avec lui me flippe encore plus. Je ne suis pas sur qu’il va l’aider. Pire, une petite voix intérieure le dit que ca risque d’être tout l’inverse. Je n’ai pourtant aucun élément rationnel pour expliquer cette certitude instinctive. Pour le moment, tout ce qui compte c’est que Joséphine ne soit pas en danger.

Ouai on est d’accord, pour le coup, c’est raté là ? Bravo le mec qui a dit qu’il la protègerait coute que coute. De toute façon, je crois que je ne suis plus a une connerie prêt. Je ne vais pas passer la nuit a me demander ce qu’on lui fait subir en imaginant le pire et en voyant comment je pourrait essayer de recoller les morceau demain. Elle ne tombera pas sans moi. Soit on s’en sort ensemble, soit on chute ensemble.

Ne me demander pas la logique de cette conclusion, elle est aussi certaine et immuable que le fait que j’ai besoin de manger pour vivre. Quand le garde vient vers moi pour appliquer la sentence, je me retourne aussi vivement qu’un animal prêt a mordre, l’épée encore pleine d’entrailles de morts tournées vers lui. Je le vois reculer instinctivement et ca me fait sourire. Il a peur, il est faible, c’est moi le prédateur et lui la proie. Cette voix qui raisonne dans ma tête me demande de l’écouter et de la laisser faire, que je n’ai plus rien à perdre. Elle veut que je le tue, que je lui fasse mal, que je leur montre a tous qu’ils ne peuvent pas jouer avec moi, faire du mal à Joséphine. Pour le moment, je me contente de le provoquer du regard en espérant qu’il commette la bêtise de m’agresser. Après une mimique pour imiter une poule mouille, ce con se lance. Ca a au moins le privilège de stopper Miss Malou qui se retourne pour regarder l’échange.

Je l’esquive avec souplesse, et dès qu’il me dépasse, je lui bourre un coup de coude dans le bas du dos. Il est déséquilibré mais revient rapidement à la charge, et je n’avoue ne pas pouvoir cacher un petit sourire en coin. C’est plus amusant de tabasser des gens qui savent réfléchir que les trucs morts trop prévisibles. Je lui fais signe d’attendre une minute et dans un geste théâtral, qui a pour vocation de la narguer, je me déleste de mes armes. Je me mets en position et lui fait signe de venir comme si c’était un petit lapinou rose.

Rien qu’à sa tête je sens qu’il n’aime pas. Il est en colère. Et la colère signifie perte de contrôle et défaite. Je prends le temps de bien le ridiculiser et de l’amener au je veux. Je sais me battre, j’aime me battre. Je ne sais pas ce que j’ai vécu avant mais c’est évident que j’enfilais pas des perles dans un monastère. Je suis vicieux, retors et me prendre des coups m’ébranle à peine. Autant dire que le gros bras qui a cru que ce n’était pas la peine de venir avec un bus de potes pour ma tronche le paie salement. Il finit la tête dans le sol, KO, aux pieds de la petite Miss Malou. Elle peut bien faire son autoritaire, cet amuse-bouche a réveillé quelque chose en moi qui me donne envie de trouver une autre personne a fracasser.

Aussi lentement qu’un prédateur s’avance vers une proie acculée j’arrive vers la toute jeune fille, prêt a parer un coup de nerf de bœuf. Je ramasse mon épée au sol et vais l’essuyer dans les fringues du type qui va avoir mal partout au réveil. Je pose mes yeux froids sur celle qui se dit tribun.

« On va le refaire. Tu veux que je t’écoute, je le ferais, tu veux que je te lèche les pompes, on en discutera, MAIS il est hors de question que Joséphine se fasse malmener parce que tu n’es pas capable de m’expliquer bien ce que tu veux. Tu sais très bien ce qui va se passer si une esclave se balade loin de son maitre la nuit. Alors ok pour des coups de fouets, ok pour moins de bouffe ou ce que tu veux, mais va te faire foutre si tu la touches. »

Je n’ai pas besoin de me retourner pour entendre que d’autres sentinelles sont arrivées derrière moi. Quelques coups d’œil obliques me font remarquer qu’ils sont 3 et armés cette fois. Ca pue et je risque de devoir aggraver mon cas car JAMAIS je ne reviendrais sur ma promesse de protéger cette femme a qui le lance un dernier regard avant d’affermir ma prise sur le glaive. Pour le moment la situation semble aussi figée qu’une scène de Far West avant une fusillade. Nous sommes tous suspendus aux lèvres de Miss Malou qui d’un mot peu aussi bien apaiser les choses que donner le signale pour un nouveau combat. La seule chose qui me fait peur, c’est la sécurité de Joséphine, tout le reste est accessoire, et c’est avec détermination et un sourire au coin au lèvres que je suis déjà en train de calculer comment je vais défendre ma peau contre ces trois types.


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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Ven 2 Mar - 23:42
Elle n'eut que le temps de monter quelques marches avant de se retourner lentement n'osant encore regarder véritablement ce qu'elle pressentait.
Elle avait échoué sur toute la ligne.
Elle avait imaginé qu'il se transformerait en un petit toutou rampant la queue entre les jambes, elle venait de réveiller un fauve qui avait mis KO en quelques secondes une armoire à glace.
L'homme n'avait pas de talent artistique mais il était fort, très fort et s'il avait pu agir de la sorte sur le stade, ils n'en seraient pas arrivés là.
Incapable d'assumer ses torts, elle songea instantanément que tout était sa faute à lui. Pourquoi n'avait-il pas jouer avec ses proies quand il était en lice comme il venait de le faire avec le balèze ?
C'était donc bien de la mauvaise volonté; elle n'avait aucune raison de lever la sanction d'autant que depuis la mort de Nounours il lui en fallait plus pour avoir peur.

Tandis que Robin faisait son Mickey en essuyant la lame de l'épée sur le corps inerte du gardien, elle le détailla froidement. A prédateur, prédateur et demi, ils n'utiliseraient juste pas les mêmes armes mais elle en sortirait vainqueur, c'était tout vu.
Une joute visuelle s'instaura entre eux deux; ni l'un ni l'autre ne baissa les yeux mais tout comme celui qu'elle s'était jurée de faire un champion, elle avait repéré le geste discret de Jésus et les sentinelles armées qui venaient vers eux. Il ne pouvait plus rien faire, le dragon serait terrassé et c'était ce que la jeune fille voulait au nom du spectacle; « the show must go on », quel qu'en soit le prix, les états d'âme ne l'intéressaient pas.

Quand il se mit à parler elle l'écouta avec la plus grande attention et lança froidement:
ce n'est pas à toi de dicter les règles du jeu ici.

Elle laissa un temps et continua:
mes ordres étaient très clairs, il n'a jamais été question de coups de fouets ou de privations de nourriture mais de mener un combat avec intelligence pas un carnage comme tu viens de le faire, de même que tu connaissais l'enjeu: ton esclave contre un comportement exemplaire.
Si Joséphine se fait malmener tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. Ce n'est pas moi qui suis venue te chercher pour que tu deviennes champion, c'est bien toi et ton père qui vous êtes présentés, non ? Alors assume.

Sentant que l'homme avait encore des instincts belliqueux elle ordonna:
maintenant tu te calmes et tu poses cette épée !

Elle commençait à en avoir ras la casquette de ce gus qui pensait pouvoir confondre l'arène avec un club med et qui trucidait les employés à la moindre frustration aussi continua t-elle sur le même ton glacial et cassant, sans une once de peur ou de colère, ce qui pouvait être déstabilisant vu son âge et sa carrure.

Serais-tu stupide au point d'oublier que si tu agresses un gardien de plus tu es un homme mort ?
Et que si tu es un homme mort Joséphine n'aura plus de maître ?
Et là elle va douiller, crois-moi car je ne pourrais plus rien faire pour elle; j'ai beaucoup de pouvoir mais pas celui-là... A moins que je la choisisse pour esclave ce qui ne sera pas forcément mon désir.


Elle s'arrêta de parler. Elle n'était pas certaine que l'homme ait prit la voie de la raison de même qu'il ne semblait pas avoir abandonné l'épée suffisamment loin pour prouver une quelconque bonne volonté.
Elle soupira et cru bon d'ajouter:
depuis le début de l'entraînement tu me prends pour une imbécile, pourquoi ?
Elle ne lui laissa pas le temps d'ouvrir la bouche et répondit pour lui:
Parce que je suis une femme.
Parce que je suis très jeune, petite, maigre et plutôt moche. Tu aurais préféré que je sois esclave et tu n'aurais pas levé le petit doigt pour stopper mes souffrances.
Alors pourquoi voudrais tu que moi, je me préoccupe ce celles de Joséphine ?

Encore une fois elle usa du même stratagème et enchaîna:
eh bien je vais te répondre à ça.
je suis capable de me préoccuper des souffrances de Joséphine justement parce que je suis une femme jeune, petite, maigre et laide.

Si j'avais été un homme robuste, mature et séduisant tu m'aurais donné ton respect et ta confiance au premier coup d'oeil sans même imaginer que dès l'entraînement terminé j'aurais pu te faire une entourloupe dans ton dos avec la belle esclave que tu possèdes.
Tu commences à piger ?


Elle le laissa digérer ce qu'elle venait de dire et conclut:
c'est toi et toi seul qui es puni, pas Joséphine. Je t'ai dit que je te la confisquais, je ne t'ai pas dit que je la jetais en pâture au premier venu.
Ta première leçon était: j'obéis à mon coach. La deuxième leçon est: je fais confiance à mon coach.
Exécution. Tu vas dans ta chambre. Tu gamberges bien fort tout ce que je viens de t'enseigner et tu es là demain matin à 8h00 tapantes plein de bonne volonté.


Elle se tourna vers les sentinelles et ordonna: emmenez-le et enfermez-le.

Sur ces mots, elle monta dans les gradins pour rejoindre Joséphine; elles allaient enfin pouvoir papoter un peu toutes les deux !
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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Sam 3 Mar - 9:09
Je ne sais pas ce a quoi je m’attendais de la secrétaire de Dean. Pas a grand-chose et certainement pas a ça. En fait c’est une teigne. Elle me fait un laïus qui m’oblige a arquer les sourcils. Mais c’est quoi ce délire ? Je fini par pousser un rictus. Non ce n’est pas parce que c’est une gamine pas avenante que je l’ai pas prise au sérieux. Dean est un mec qui a une gueule a faire mouiller les Vestales et pourtant, c’est aussi un bouffon pour moi.  Donc non ses conneries, j’y pige rien par contre elle marque un point, si je tue le type a mes pieds, j’aurais le droit a plus que le trou et ca m’aidera en rien Joséphine.

D’ailleurs c’est la panique a bord en pensant à elle. Comment je vais faire pour la sortir de là ? Et qu’est ce que j’ai merdé avec les moisis ? Je les ai massacrés c’est pas ce qu’elle me demandait ? J’ai l’impression que la situation m’échappe et la peur mêlée a un sentiment d’urgence pour ma trop jolie esclave s’empare de moi quand la tyrannique Miss Malou refuse de modifier la sanction et me tourne le dos pour se barrer dans les gradins.

Alors, je me permets de faire une petite parenthèse pour ceux ou celles qui ne serait pas initié aux arcanes de la gladiateur version post apo. Tourner le dos de cette façon, c’est pire que faire un gros fuck avec le doigt. C’est le premier truc qu’on nous apprend. Jamais tournée le dos a César hors combat et Dean aime bien usé de ce genre de recourt « muet » pour que le publique sentent des tensions entre nous et s’imaginent des règlements de comptes spontanés (alors que je peux vous garantir que tout est scénarisé).

« Putain !! Tu ne vaux pas plus cher que Dean ! Hey !! Tu m’écoutes !! Si tu touche a un cheveux de Josép…. »


J’ai pas le temps de finir ma phrase que je dois esquiver une attaque de dos d’un sentinelle. Je perds mon glaive dans la foulée. Mais ho ? C’est limite. Bon en même temps, si elle croit que je vais me laisser faire, elle peut se foutre le coude dans l’œil jusqu’au périnée (même si j’avoue ne pas savoir ou est le périnée). Au moins, la violence me semble être une réponse naturelle pour moi en attendant de trouver mieux. Genre si je dérouille tout le monde je pourrais sauver Joséphine. Ouai c’est con comme raisonnement mais je n’ai jamais prétendu être un intellectuel non plus.

« Je laisserai JAMAIS Tomber tu m’entends !!! »

Au moins ca fait de l’animation et j’ai la fierté de réussir a envoyer deux des connards au tapis. Ils se sont gênés mutuellement a mort et en prime ils ont mésestimé ma capacité a encaisser les coups. Forcement quand tu t’attends a ce qu’un mec esquive et qu’il se mange volontairement le coup pour mieux t’écraser les bijoux de famille, c’est vite plier. Je ne sais pas si Miss Petasse regarde des loges. Mais fille ou pas, si elle me fout ma Joséphine dans la merde, je vais la défoncer aussi.

C’est étonnant cette dualité en moi entre « il faut pas taper les filles » et « vive l’égalité des sexes ». Les idées qui passent dans ma tête sont quand même inquiétantes. Je me découvre un fond sadique et cruel qui me choque quelque peu.

Je suis donc maintenant fasse a Jésus, le suppositoire de Dean. Grand, pas souriant… je le regarde avec autant de menace que je peux même si je crois que j’ai un œil qui ne doit pas s’ouvrir bien a cause du gonflement de paupière et que j’ai quand même un peu mal partout. Je reste pourtant sur de moi.

« Alors Du con, t’es prêt a rejoindre tes potes au sol ? »


Je lui adresse un sourire, du moins j’essaye, car je crois que j’ai quand même pas mal la tronche en biais. Lui reste calme, toussote et lance avant de se décaler vers les gradins:

« Repas premium et possibilité de combat 1er heure pour celui ou celle qui me fout au sol se connard ! »

Hein ? Il a le droit de faire ça ? En moins de deux, l’idée de bouffer mieux que les rations des combattant et d’avoir une chance de se faire remarquer par César et passer champion fait son effet. Un peu trop pour ma santé. Je me souvenais pas qu’il y avait autant de monde aux entrainement. C’est pas du jeu là !!!

A priori je suis pas le genre de mec qui a un instinct de survie très développé. Je lance un regard vers Joséphine qui est avec Miss Malou avant de me mettre en position de combat. A un contre 10… je vais pas tenir longtemps mais je ne sais rien faire d’autre que me battre et je ne peux pas rester sans rien faire… même si, contrairement, ce que je fais ne sers a rien.

« JAMAIS JE N’ABANDONNERAI !! JAMAIS !! »

Et pour le coup, je surprends tout le monde en chargeant les sales traitres qui me vende pour un bol de bouffe.

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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Mer 7 Mar - 23:07
Malou arrivait à hauteur de Joséphine persuadée qu'il avait compris et que le problème serait réglé rapidement mais quand elle l'entendit l'apostropher elle se rendit compte en pâlissant qu'il n'en était rien tandis que débutait une nouvelle rixe avec les sentinelles.
« Putentrailles... Il n'a rien capté ce con... », songea t-elle, ne sachant plus si elle devait redescendre ou non.
En carafe entre les deux dernières marches, elle était à deux doigts de conclure qu'il devait être un homme préhistorique pour réagir de la sorte et ne rien écouter de ce qu'on lui disait.

Son orgueil et sa position lui interdisaient de faire amende honorable. Où allait on si un simple gladiateur se mettait à commander un tribun doublé d'un coach ?
A mot couvert elle lui avait laissé entendre que son esclave ne risquerait rien, qu'elle serait protégée des autres et qu'elle aurait une chambre fermant à clé pour elle seule mais elle ne pouvait pas non plus le lui dire franco sinon ce n'était plus une punition.
Elle avait juste voulu lui mettre la pression mais voilà que cela tournait au pugilat au point que Jésus dû intervenir. Heureusement, il avait d'air de se ranger de son avis en le traitant de connard, ce qui rassura un peu la jeune fille; n'empêche que pour une premier entraînement quelque chose avait foiré et elle regretta de ne pas avoir commencé par Tobby qui semblait davantage docile et prometteuse.

Ne sachant plus que faire avec cet individu, elle termina son ascension et vint s'asseoir à côté de Joséphine afin de réfléchir.
Non, elle ne pouvait décidément pas revenir sur ce qu'elle avait décrété d'autant qu'elle n'était pas certaine de pouvoir contredire l'ordre donné par le bras droit de Dean. Si elle voulait être respectée, elle devait aller jusqu'au bout.

Voyant qu'une dizaine de gladiateurs encerclaient le rétif, elle se leva. Les choses devaient se régler entre hommes à présent; ce qui se passait là n'était plus de son ressort.
Suis moi. Ordonna t-elle à l'esclave qui obtempéra car elle n'avait pas le choix.

Tandis que Robin hurlait qu'il n'abandonnerait jamais et fonçait tête baissée dans la mêlée de poids lourds motivés par la promesse de Jésus, elle quitta l'arène pour se diriger vers le lieu de résidences.
Arrivée devant la porte de sa suite, elle ouvrit la porte, fit passer Joséphine en premier, entra elle-même, referma à clé et s'écroula sur une chaise; elle était épuisée.
Elle irait préparer un thé et discuterait un peu avec la femme avant de l'emmener dans une chambre.
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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Ven 23 Mar - 0:28
Je suis comme fou et enragé de voir Miss Malou embarquer Joséphine. Je pense que si j’étais un peu moins défoncé à l’adrénaline peut être que je réaliserais pleinement la merde ou je nous ai fourré tous les deux et, accessoirement, celle qui me pend au nez.

Je peux faire mon kéké mais faut pas déconner. Même si j’ai souvent l’impression d’être mini Hulk, la j’ai toute la Team Avengers sur le coin de la gueule prêt a me tomber dessus. En plus ils ont vraiment tous la gueule de l’emploi.

« Hey, c’est toi le petit con qui a fait des conneries et qui mérite une fessée ?
- Non je suis la reine d’Angleterre qui a niqué ta mère enfoiré ! »


Je ne lui pas le temps de comprendre le trait d’esprit de bac a sable digne du ramassis de raclures violentes que nous sommes tous, et applique la stratégie la plus subtile que je puisse appliquer pour un combat a 10 contre 1. Je charge comme un forcené.

Je vous ai déjà dit que je n’aimerais pas être touché ? Franchement, dans cette espèce de mêler de rugby difficile d’éviter les plaquages et les gnons. Je suis du genre endurant, mais même moi, j’ai mes limites. Même si je refuse de lâcher le moindre pouce de terrain et que je peux vous garantir que même si la fin semble inéluctable, je compte bien leur rendre cette victoire-là plus amère possible.

Cette scène étant particulièrement violente et peu adaptée aux regards chastes et innocents de deux lectrices qui ont leur part a prendre. (sans compter que tenir 350 mots sur un défonçage dans les règles de l’art ce n’est pas une sinécure. Je vous propose, à la place, une lecture plus adapter a vos yeux candides en quête de bucolismes, à savoir une recette de petit plat (ben quoi vous pensiez que j’allais vous faire un poème tant que j’y étais ? Autant faire un truc qui va vous rendre utile en cuisine lol). Mais non je deconne, de toute façon, a part des pates trop cuites, je puis vous assurer, et Logan le confirmera, que je ne sais même pas faire une préparation de crêpes toutes faites sans la foirer. Avec tout ca vous avez même échappé au droit de flash back et vous n’aurez donc pas a lire le passage émouvant de ma vie de toxico quand j’ai cru jouer avec un chiot mais que c’était un rat mort… mais qui sait ? Peut être la prochaine fois.

Oups je crois que je viens de me prendre un putain de coup de trop sur la tête. Je plante mes dents dans le type qui essaye de m’étrangler tout en foutant des ruades dans je ne sais même pas qui tant cette mêlée est chaotique et ne ressemble plus a rien.

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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Sam 7 Avr - 21:53
Malou courait presque à présent tandis qu'une fois de plus Joséphine ne répondait pas à sa question ou du moins semblait-elle surprise.
Pouvait-il être possible que Robin soit seul amoureux de cette femme ? Mais alors... En abusait-il la nuit quand ils étaient dans le même lit ?
La jeune fille était beaucoup trop pudique pour oser poser une telle question mais le problème la taraudait car si l'homme pouvait être capable de profiter aussi lâchement de son esclave, elle aurait du mal à être son coach à l'avenir; elle avait des idées très arrêtées sur le sujet du sexe. Il faudrait qu'elle en ait le coeur net rapidement.

Enfin, elles avaient atteint le haut des gradins et se tenaient toutes deux à côté de la table de mixage posée sur une vulgaire table en bois sous laquelle était rangé le mégaphone.
Sur la piste, la rixe battait son plein.
Ils devaient être approximativement à sept contre un et c'est à peine si elle apercevait la tignasse brune de son poulain. A côté, bras croisés, Jésus semblait compter les points, un rictus moqueur aux lèvres.
Malou ne chercha pas à savoir si Robin s'en tirait bien ou non, elle attrapa le haut-parleur, appuya sur le bouton et articula clairement:
Les règles ont changé: repas premium pour tous ceux qui cessent ce combat sur le champs !

En un instant le silence se fit dans l'arène. Le majordome de Dean, regarda vers les haut un sourcil levé en signe de surprise tandis que les gus se tournaient eux aussi vers l'endroit d'où venait la voix. Quelques secondes de flottement s'éternisèrent avant qu'ils ne se mettent à jurer et à s'écarter de Robin, le visage apparemment bien amoché mais encore à peu près sur ses pieds, ce qui tenait du miracle.
Cela prouvait qu'il assurait au niveau baston, suffisamment pour être un champion craint et respecté; le problème était qu'il n'avait pas de style; c'était juste un brute qui savait cogner sur tout ce qui bouge mais ce n'était pas suffisant pour gagner le titre.
Jésus lança un regard noir sur l'ensemble de la scène et s'éloigna. La jeune fille était à présent seule pour régler le problème.
Elle fit signe à l'esclave de descendre et lui murmura rapidement:
occupe-toi de donner les premiers soins à ton maître, il doit bien y avoir de l'eau et un chiffon qui traîne quelque part, sinon, retourne dans ma suite et fouille l'armoire, tu y trouvera à peu près ce qu'il faut.
Elle tendit sa clé à Joséphine et se dirigea vers les belligérants qui commençaient leur éternelle litanie:
pourquoi une gamine était-elle tribun et coach plutôt qu'un homme au slip bien garni, etc, etc... mais Malou n'en avait avait cure; elle n'avait pas besoin d'avoir des couilles pour noter des noms sur son calepin comme à la cantine de l'école.
Elle sortit son carnet de dessin, fit un bon spécial à chaque type en leur disant de se présenter au réfectoire avec ce papier pour avoir une assiette bien garnie et se tourna vers son protégé.

Elle était rassurée, presque heureuse de le voir encore en vie; après tout, c'était son premier élève ! Mais elle n'en montra rien.
Elle prit son air sévère habituel et annonça:
la punition n'est pas levée pour autant. Ce soir tu seras seul dans ta chambre; Joséphine mangera et dormira chez moi. N'oublies pas ton rendez-vous ici dès demain matin à huit heure.
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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Lun 16 Avr - 22:48
Quand ca s’arrête je dois avouer que seul l’adrénaline me tient. Je crois que j’ai une paupière qui a tellement gonflée que je ne n’arrive même pas a voir d’un œil. J’ai quand même le plaisir d’être debout sur mes guiboles tremblantes. Bon ok, ca tangue pas mal, je ne pense pas qu’il y est une seule parcelle de mon corps qui ne hurle pas a l’agonie. Mais je m’en fous, j’ai bien semé des pains et j’ai pas démérité ! Qui que j’ai pu être, je pense que je suis habitué a bouffer des gnons sans tourner de l’œil.

C’est au pris d’une sacrée migraine que je tourne la tête vers la voix autoritaire de celle que j’ai assimilé a mon oiseau de malheur. Au moins, elle a réussi a faire déguerpir tous ceux qui étaient encore en état de marché. Pas sur que ça soir mon cas vu à quel point ma tête tourne mais au moins je ne suis pas la tête dans la lice.

Je ne suis pas sur que Miss Malou puisse voir mon regard noir dans mon état, mais je vous jure que j’essaye de lui faire comprendre tout le mal que je pense de sa putain de punition. Heureusement quand elle demande a quelqu’un de venir me donner les premier soins, je reconnais la femme de mes pensées et un début de sourire nias qui ne doit rien arranger au triste spectacle que j’offre vu la souffrance qu’il m’en coute.

Je pense que je ne suis pas tres clair dans ma tête et que j’ai du mal a suivre le fil de mes idées. Pour le moment seul compte que Joséphine va bien et qu’elle va revenir avec moi. Tout va rentrer dans l’ordre. Quoique j’ai fait, donner des torgnoles a je ne sais pas qui a tout arrangé.

Je regarde mollement Miss Malou donner des gribouillis en luttant contre les vertiges qui menace non seulement mon équilibre mais aussi estomac. Ca veut pas dire un truc quand on a envie de vomir après s’être pris un coup sur la caboche ? Je ne sais plus. Je redresse la tête pour regarder Miss Malou su seul qui veut bien voir.

Je mets du temps a comprendre ce que Miss Malou me dit et quand mon cerveau ébranlé veut bien me traduire les sons qui sont sortie de sa bouche comme un écho lointain et difficilement audible. Une nouvelle poussée d’adrénaline m’aide a avancer grotesquement vers le tribun miniature en jupon.

« Non »

Une partie de mon cerveau essaye de me dire que je devrais me contenter de cette offre qui assure a Joséphine un semblant de protection… mais ma raison est aussi KO que presque tous mes neurones.

« Josséphineeu resteeuh avech moa »

J’ai la bouche pâteuse et de plus en plus de mal a ne pas me vautrer. Il suffirait qu’elle souffle pour que je rejoigne violemment le sol.

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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Mar 17 Avr - 22:10
Je regarde ce petit bout de femme qu’une bourrasque pourrait faire chanceler s’avancer au milieu de ces hommes plus grands, plus massifs, plus imposants, sans même sourciller. En d’autres circonstances, si la situation ne me semblait pas si dramatique, je pense que je pourrais avoir de l’admiration pour cette toute jeune femme, qui n’a pas peur de s’imposer. J’aime les gens au caractère fort, qui n’ont pas peur de ce qu’il faut faire pour se faire respecter, et jouer des poings si besoin. La bagarre se termine aussi vite qu’elle a commencé, alors que les belligérants semblent plus intéressés par l’idée de se remplir la panse que par celle de se mettre sur la gueule. Tant mieux.

Je marche dans les pas de la gamine, alors qu’on descend vers l’arène pour rejoindre ce joyeux troupeau, bordélique au possible, et qu’elle finit par me murmurer de soigner les blessures d’Isha. Je hoche doucement la tête, alors que mon regard se pose enfin sur lui, et que je serre la mâchoire face à ce que je vois, des ecchymoses, du sang, et son air hagard. Je récupère la clé, et me sauve aussi vite que possible pour aller chercher le matériel dont vient de me parler Malorie, en espérant que ce n’est pas une entourloupe, une façon de m’éloigner pendant qu’elle demandera à je ne sais qui de donner le coup de grâce au brun. Quoiqu’il en soit, la tribun n’a pas menti, et tout est bien là, au fond de son armoire, alors que je m’équipe pour retourner, en courant, vers l’arène.

La jeune femme s’éloigne de l’un des combattants au moment où mon pied foule de nouveau l’arène, alors que je me dirige tout droit vers Isha, ne ralentissant qu’une fois à sa hauteur. J’essaye de lui adresser un sourire, même si je doute d’être crédible, et je passe un bras autour de sa taille, tout en l’entraînant vers l’un des bancs. « -Comment tu te sens ? » J’ai du mal à cacher mon inquiétude, alors que mon regard parcours son visage tuméfié, son œil à demi-clos, ses mains égratignées. D’un geste doux, je dégage l’une de ses mèches de cheveux, et commence à nettoyer les plaies comme je le peux, avec les moyens du bord. Ce ne sera sans doute jamais aussi net que ce que j’aurai pu faire avant, mais vu son état, c’est toujours mieux que rien. Je profite de notre proximité pour murmurer doucement : « -Fais ce qu’elle te dit, d’accord ? » Ma voix est si basse que je pourrais douter qu’il m’a entendu, si ses épaules ne l’avaient pas trahi. Je le sens se raidir encore davantage, et la tempête menacer d’empirer. « -S’il te plaît ? C’est juste une nuit. Si tu continues comme ça, c’est définitivement qu’on sera séparés… » Je relève doucement sa tête d’un doigt sous son menton, en essayant de lui faire comprendre par la gravité de mon regard qu’il sera toujours perdant à ce petit jeu-là. Il n’est que gladiateur, et pas le plus apprécié de l’arène, alors que Miss Malou est tribun, et peut donc faire plus ou moins tout ce qu’elle veut de lui.

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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Lun 23 Avr - 22:15
Quand Malou eut terminé de distribuer ses « coupons repas premium », elle releva la tête sur un stade soudainement vide et silencieux.
Au pas de course, Joséphine était allée dans la suite récupérer le peu qu'elle possédait en matière de soins à savoir une bande, un fond de désinfectant, quelques pansement et des morceaux de tissus propres.
Elle ne ferait pas de miracle avec ce matériel mais c'était mieux que rien d'autant que ce n'était pas ce qui intéressait le plus la jeune fille. Obsédée par cette question restée sans réponse, elle observait le comportement de l'esclave face à son maître.
Le soignerait-elle avec un air dégoûté ou effrayée ? Aurait-elle des gestes brusques ou hésitants ? En ferait-elle le moins possible pour se venger de quelque outrage ou au contraire y mettrait-elle trop de zèle afin de ne pas subir de représailles ?
Elle fut rassurée de constater qu'aucune de ses craintes ne se mettaient en place. La femme avait au contraire des gestes doux, attentifs, presque aimants. Robin n'abusait donc pas de la situation, c'était tout ce qui importait; le reste, le rapport étrange qui s'installait entre eux deux ne la concernait pas et elle allait détourner la tête quand, dans un sursaut d'adrénaline Robin eut le culot de répondre à son injonction concernant la punition.

Hors d'elle, ne supportant pas l'affront d'être contrariée par ce qui n'était plus à ses yeux qu'un moins que rien avec une tête au carré, elle leva la main pour lui emmancher une baffe dans la figure dont il se souviendrait longtemps, en plus de tout ce qu'il avait subi. Il ne fallait tout de même pas exagérer !
Mais quand elle jaugea d'un regard acéré ses yeux bouffis et son pas chancelant tandis qu'il tentait de se diriger vers elle, elle prit conscience qu'il lui suffirait de souffler dessus pour qu'il tombe le nez dans le sable.
Stoppant net son élan, elle vit Joséphine ramener ce qui restait du gladiateur sur le banc et lui murmurer des propos certainement réconfortants dont Malou se ficha éperdument car elle aussi avait ses nerfs et il en était venu à bout.
Serrant les poings à en faire blanchir les jointures, elle poussa un cri de rage et se dirigea vers un mur qu'elle se mit à cogner d'abord à mains nues puis, consciente de la douleur que le tambourinement provoquait, elle attrapa son casse-tête iroquois et se défoula sur la paroi de plâtre certainement construite à la hâte en vue d'un quelconque décor jusqu'à ce qu'il cède sous les coups et s'effondre à ses pieds dans un nuage de poussière âcre.

Encore en ébullition, elle donna des coups de pieds dans les gravats, rangea l'arme dans son slot et se dirigea à nouveau vers le couple à grandes enjambées nerveuses.
Heureusement qu'il n'y avait personne d'autre dans les parages à cet instant car il lui restait assez d'énergie pour récidiver la crise de folie.

Blanche de fureur elle se dirigea vers le couple et lança:
Robin, tu es très mal placé pour exiger quoi que soit en ce moment; très, très mal placé.
Ce soir tu dormiras seul, j'ai dit !


Reprenant son souffle momentanément coupé par le courroux elle se tourna vers l'esclave qui achevait les soins et lui ordonna un ton plus bas:
tu l'emmènes dans sa chambre, tu l'enfermes à double tour, tu me rejoins dans ma suite et tu me donnes sa clé, exécution !
Sur ces paroles, elle tourna les talons en direction de son appartement.
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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Sam 28 Avr - 12:03
J’ai du mal… ouai je sais je dis souvent ça, mais là j’ai pas juste du mal parce que je bite rien, j’ai aussi du mal parce que je douille. Je suis un peu là et un peu ailleurs en fait, comme si on essayait de regarder un film en streaming avec une connexion en carton. Il y a des images qui passent, se figent, s’accumulent trop vite puis trop lentement. En plus, avec mon œil rendu aveugle par le gonflement d’une partie de mon visage, je sens que même avec des lunettes, c’est mort pour le 3 D ce soir.

Quand je sens l’attraction terrestre me rappeler un peu trop à l’ordre, avant que je m’effondre sans classe, je sens un bras se passer sous ma taille et me retenir avec efficacité. Un peu étonné je découvre ma Joséphine comme si je ne l’avais pas vue de la journée et lui souris de toutes mes dents couvertes de sang. Je ne me rends pas compte que ca ne doit pas être beau a voir, heureusement, comme ça fait mal, j’arrête vite.

Je crois que je mes beaucoup de temps a bien comprendre ce qui se passe parce que je focalise sur le fait qu’elle s’inquiète pour moi et, plus que toute la douleur du monde, cela me transporte a l’idée que cette femme merveilleuse puisse s’inquiéter pour moi. Ok, sans les coups sur la caboche je pense que je comprendrais que s’il m’arrive un truc, elle finirait plutôt très mal et que c’est certainement intéressé. Mais là, je ne suis pas en état.

J’ai du mal a comprendre ses supplications, mon reflexe premier serais de lui dire « tout ce que tu veux » mais mon instinct me dicte de pas répondre trop vite. Pourquoi y’a Miss Malou qui pete un câble. J’aimerais pas être ce mur…

Malgré la pagaille dans ma tête, d’un coup d’œil (unique pour le coup) circulaire, j’arrive a peu prêt a remettre en ordre le fils des évènements, a 50 ou 200 mandales près. Dans la minute ou je comprends ce qu’on me demande ce qui reste de mobile dans visage, autant dire pas grand-chose, se contracte je vais aboyer un nous refus quand un bruit sourd derrière mon crane déjà éprouver éteind les lumières et le son.

Cette fois je suis KO pour de bon. Même si je ne le vivrais pas comme ça a mon réveil, je pense que je n’ai pas à rougir de tout ce qu’il a fallu que je mange avant de sombrer. Je ne verrais donc pas ce chieur de jésus me retenir par le colbac en me faisant hocher la tête avant que la tribun ne parte avec un:

« Il est visiblement d’accord Mademoiselle. Avec votre permission, je m’en vais le raccompagner a sa chambre moi même. Je pense que son esclave sera en difficulté pour l'escorter jusque là».

Mais même sans ces éléments, je vous jure que je le déteste déjà et que j’ai bien envie de lui défoncer sa tronche a ce connard de sale traitre.

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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    Dim 13 Mai - 20:57
Rah, purée ! Il ne pourrait pas se taire deux minutes, deux toutes petites minutes, et comprendre qu’il est seulement en train d’aggraver son cas ? Merde quoi, Miss Malou ne lui demande pas la lune après tout, et ce n’est pas comme si elle me livrait au premier mec qui passe par là, elle accepte que je loge dans ses quartiers pour la nuit, pour qu’il ne m’arrive rien. Bon sang, ce qu’Isha peut être têtu quand il s’y met ! De toutes façons, ce n’est pas vraiment comme s’il avait le choix, pas vrai ? Il n’est que simple gladiateur, alors qu’elle est tribun, et c’est donc elle qui aurait toujours le dernier mot face à lui. A force d’insister, comme ça, la seule chose qu’il va réussir à faire, c’est me perdre, définitivement. J’essaye de lui adresser un regard par lequel il est censé comprendre qu’il doit se taire, et faire ce que lui dit la gamine, mais je suis loin d’être certaine que ça a suffi.

Je me retourne d’un bloc quand j’entends un fracas pas possible derrière moi, et que je vois la jeune femme s’en prendre, avec ses poids, à une paroi qui certes, n’a pas l’air forcément très solide, mais qui oppose malgré tout quelques résistances. Son casque lui sert ensuite de massue pour finir le travail, et bientôt, il ne reste qu’un tas de gravats de ce qui fut autrefois un mur. La vache, faut pas l’énerver, la petite. Je crois qu’elle pourrait bien me plaire. Elle finit par revenir vers nous, et si cette petite démonstration de force n’avait pas suffi à comprendre qu’elle était énervée, le son de sa voix aurait largement suffi à la trahir. Une fois encore, elle répéta à Isha ses directives, qui n’avaient toujours pas changées, afin qu’il se fasse à l’idée que ce soir, il dormirait sans ma présence, et par miracle, cette fois, il a l’air de ne pas broncher. Ou peut-être n’est-il tout simplement plus en état de pouvoir le faire.

J’ai beau dire que je pourrais apprécier cette teigne, je suis presque en train de revenir sur mes paroles quand elle se tourne vers moi pour me dispenser tout un tas d’ordres qui me font hausser un sourcil. A croire qu’elle prend vraiment mon statut d’esclave ici très au sérieux, à base de « fais ce que je te dis, et ferme-là. » Je remballe donc les paroles qui me montent aux lèvres, et me tourne vers Isha pour l’aider à se lever, quand je constate que Jésus est déjà à ses côtés, et qu’il vient d’envoyer mon maître faire dodo sans doute pour un bon moment. Je le dispense d’un regard noir, avant de prendre le visage du brun entre mes mains, constatant qu’il est bel et bien inconscient cette fois. Je le toise une nouvelle fois quand il prend la parole, avant de lui répondre d’une voix froide : « -Tu devrais éviter de me sous-estimer. » Je récupère les affaires de premiers soins de la tribun, et ne lâche pas Jésus d’une semelle tandis qu’il ramène Isha dans cette toute petite chambre qui est la nôtre, et le balance sans douceur sur son lit. Quel con ! J’ai toutes les difficultés du monde à accepter de quitter la chambre, et de fermer la chambre. Puis quand c’est fait, je me dirige vers les quartiers de Miss Malou, manquant de me tromper de chemin deux fois. Bon sang, cette arène est un vrai labyrinthe.

Lorsque j’arrive devant la porte close, je prends quelques instants pour moi, pour souffler, pour faire bouger mes épaules, tendues par ces revirements de situation, et finalement, mon index s’abat sur la porte, alors que je frappe doucement, et qu’une voix rude me répond de l’intérieur d’entrer. Merde, apparemment, elle n’a pas décoléré. J’ouvre donc la porte, et entre rapidement, avant de refermer derrière moi, et de déposer la clé de la chambre d’Isha sur la table, pas très loin de là où se trouvait ma tasse de thé. Je fixe mon regard noisette sur la gamine quelques instants, avant de faire un signe de menton vers ses mains : « -Est-ce que vous voulez que j’examine vos mains ? J’étais pompier avant tout ça. » Je ne sais pas pourquoi je précise ça. Après tout, au pire, elle aura de vilaines écorchures qu’un peu de désinfectant pourront soigner, elle ne risque pas d’avoir besoin de points de suture, ou que sais-je d’autre. Il fut un temps, bien avant l’arrivée des rôdeurs, beaucoup d’habitants nous faisaient confiance rien qu’en connaissant notre métier. J’imagine pourtant que je n’essaye pas de gagner la confiance de la jeune fille, mais les habitudes ont la vie dure.

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MessageSujet: Re: The wolf may lose his teeth, but never his nature.    
 
The wolf may lose his teeth, but never his nature.
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