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 Cats on trees

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MessageSujet: Cats on trees   Sam 20 Jan - 9:50
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Detroit, le 27 juin 2016



Je sais bien que Logan m’a interdit de prendre les choses en main et veux que je reste comme un gentil garçon dans ma chambre a attendre que le cimetière de Fort Hope se couvre de croix blanches par ma faute, mais… autant demander a un affamé de reste assis sans manger devant un plat de roi. Je vais retrouver mon géniteur et le crever, ou négocier avec lui, avant que l’on ne récupère le corps de Peter en pièce détachées ou que l’on découvre Logan avec une balle dans la tête.

Parce que moi je le vois bien ce qui se passe. Pour le moment on peut se dire que Joshua s’attaque pas directement à Logan, mais j’ai bien mater que mon père est esquinté parce que qui se passe. Mon géniteur lui fait du mal et le blesse de la pire façon qu’il pouvait et j’ai trop les boule que Logan finisse par faire une connerie si Joshua le pousse à bout comme il sait si bien le faire. J’ai vécu plus de 12 ans avec ce type, je sais bien comment il affaibli ses victimes en les usant psychologiquement.  

Bref, voila pourquoi je me retrouve à arpenter les toits de ce petit bled ou j’ai croisé Marcus il y a peu. J’ai mis du temps a me souvenir de « tonton Marcus ». Ce type trainait avec le vieux. Avec un peu de bol, s’il est dans le coin, je vais pouvoir débusquer mon géniteur et sauver le gamin. Alors que je cherche des traces de passages des hommes, tout en évitant les morts, j’entends ce qui me fait penser a des cris de bébé.

Pire qu’une meuf a cet appel de détresse, je verrouille les quelques neurones qui fonctionne encore et va vers ce qui devait être un parc de promenade avant de devenir une pampa proche d’une jungle. Moi qui n’aimait pas des masses la nature, je crois que depuis la fin du monde je suis gâté. Genre ça prolifère de partout ses machins verts. Finalement j’aurais peut-être deux mots ou trois à dire a Rajesh.

J’arrive, avec quand même précaution, pas loin d’un arbre plutôt imposant d’où les cris de bébé arrive. Il y a trois moisis qui, les bras en l’air, on l’air des plus intéressés par ce qui se passe dans les branches plus hautes, et avec le ramdam, j’en vois d’autres qui se ramènent. Putain !! Mais il a aucun instinct de survie ce bébé ?!!! Y’a pas un adulte pour le faire arrêter de chouiner, enfin, s’il est comme Octavia, c’est vrai que c’est pas évident de couper le son quand c’est lancé.

Y’a quand même un truc qui me chiffonne avec ses pleurs, je ne sais pas trop quoi, mais mon instinct me fait comprendre qu’il y a coucougnette dans le potage. Je ne compte pas attendre qu’il y ait réunion Tupperware de moisi au pied de l’arbre, assez rapidement, tout en avançant vers le tronc, je flèche les trois plus proches. Je saute agilement pour attraper la première branche et me hisse avant que les autres moisis arrivent.

Avec les feuilles et la hauteur, je ne pouvais pas devenir ce qui m’attendait en haut. Et c’est avec stupeur qu’une fois arrivé en haut, je me retrouve né a né avec un chaton. Surpris, je fais un bond et manque de me vautrer. Mon arc, lui, m’échappe et fait une descente peu enviable. Une chance pour lui, les moisies ne le regarde même pas. Ils n’ont d’yeux que pour la floche de chair et de sang qui a failli venir contenter leur appétit.  

Bon, je me ressaisis et, après tout, si je peux sauver au moins le chaton. Logan sera content d’avoir un nouveau copain velu. Perso, j’aime pas trop ses bêtes là, mais je prends sur moi d’agir en héro.
« Viens pars là bonhomme, je ne vais pas te faire de mal. »

Je tends ma main vers le petit matou roux, qui, après une hésitation qui me fait espérer un dénouement facile, se met à feuler et me griffe. Certainement l’odeur de mes chiens. Je retire vivement ma main. Les griffes du félin sont restées coincées sous ma peau et, par reflexe, je le secoue en jurant a faire rougir un chauffeur poids lourd du Texas. Avec un oups je vois le chaton lâcher prise et « voler » dans les airs. J’essaye désespérément de le rattraper, mais rien ne se passe comme je le veux. Déjà, je vais avouer que je ne saurais jamais s’il a confirmé que les chats retombent toujours sur leurs pattes. Il n’a pas eu le temps de toucher sol pour finir écharpé par les moisis. Quand a moi, je me retrouve la jambe coincée et en position du cochon pendu…

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Dim 21 Jan - 22:26

Tasha, Isha et Aaron

Cats on trees


Alors que je me balade, mon arc à la main, la chaleur du soleil perce les nuages et me fait rêver d’une averse de pluie bien fraiche. Je me doute bien qu’il y a peu de chance que mon souhait soit exhausser, il vaudrait peut-être mieux que je me repose un peu à l’ombre avant de continuer mon chemin. J’ai beaucoup marché et je suis épuisée, de toute façon.

Repérant un coin ombragé dans l’herbe, je m’y dirige pour m’y asseoir. Mon ventre fait des siennes en hurlant soudain famine. J’ouvre alors mon manteau de poil, que j’ai enroulé dans une corde pour en faire un baluchon et y transporter le peu de nourriture qu’il me reste. Deux conserves de pois chiches et une bouteille d’eau, c’est tout ce qu’il me reste. Je grimace malgré moi, je déteste vraiment les pois chiches, mais il va bien falloir que je me nourrisse. Je me prends une bonne gorgée d’eau, espérant me rafraichir, mais celle-ci est chaude comme de la pisse et je grimace.

Alors que j’attrape une flèche, espérant pouvoir ouvrir la converse avec la pointe de celle-ci, des cris se font entendre un peu plus loin. Ce qu’on pourrait facilement prendre pour des pleurs de bébé n’est sans aucun doute qu’une bête effrayée ou blessée. Me voilà qui rebondit sur mes pieds! Il y a un animal dans les parages et je compte bien en faire mon prochain repas! Je dois me dépêcher avant que ces foutus rôdeurs ne mettent la main dessus avant moi.

Je ramasse mes affaires et au pas de course, je me dirige vers le son tant convoité. Je salive rien qu’à l’idée de déguster une bonne viande grillée sur le feu. Je passe entre deux bâtiments et je me retrouve devant une scène des plus farfelues. Autour d’un arbre, plusieurs rôdeurs se sont regroupés. Une personne à grimper à cet arbre et espère certainement y récupérer l’animal aussi. C’est à ce moment, que le sifflement d’un chat se fait entendre, suivi de plusieurs jurons. Je reconnais la voix d’un homme alors que le chat saute de l’arbre pour finir en repas pour les pourris. Je soupir, cette fois c’est raté! Je vais devoir me contenter de ce qu’il me reste à manger. Comme je vais pour m’éloigner et laisser cet homme à ses affaires, je relève la tête pour le voir suspendu dans les airs, la tête en bas. Son pied s’est coincé dans les branches et il se retrouve suspendu au-dessus des rôdeurs. Bon, je ne le connais pas, mais je ne vais quand même pas le laisser comme ça.

Je m’approche alors, d’un pas confiant, mon arc à la main. Les flèches partent à toute allure et viennent s’enfoncer dans le crâne de ces morts-vivants. Je ne tarde pas à les récupérer, soulagée de voir qu’elles ne se sont pas brisées. Heureusement que mon père avait insisté pour que je me procure des flèches de haute qualités!

Rangeant mon arc dans son carquois, je lève la tête vers le jeune homme qui pend toujours à son arbre et je lui rétorque, d’une voix un peu amusé :

«Un petit coup de main pour descendre?»

Sans attendre de réponse, je m’applique à grimper dans cet arbre. Apparemment, il est beaucoup plus agile que moi, parce que franchement ce n’est pas du tout aisé de monter là-dedans! Manquant de me casser le cou, je parviens enfin à hauteur de ses pieds, que je tente péniblement de  décoincer. Pourvu qu’il soit digne de confiance, sinon il aura droit à une flèche dans le crâne lui aussi!

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Ven 26 Jan - 19:54
Bon bah y’a des jours avec et des jours sans et sans déconner, en ce moment j’accumule surtout les sans. Je vais pas me lancer des fleurs, mais je pense être un mec fait « en muscles secs », du genre a savoir très bien me tortiller et gérer « en temps normal » la situation. Sauf que là, y’a une main bien dégueu qui vient de me chopper le blouson et m’empêche de faire des abdos pour me délivrer. Sans rire, je voudrais bien savoir qui en haut se fout de ma tronche au point de m’en foutre toujours autant dans la gueule mine de rien.

Je me débats pour essayer de sauver mon blouson et ma personne en même temps, jurant comme un camionneur qui s’est coincé une couille dans une portière de sentir mon couteau de manche se barrer et une deuxième main me chopper. Y’a pas a chier, quand ça veut pas, ca veut pas. En fait, sans mon pied de coincer, je crois que le claquement

Tout àa coup, j’entends un petit sifflement qui m’est familier, et les mains se ramollissent pendant que les moisis s’écroulent sans même faire un « gneu » d’incompréhension. Je me tort le cou en fronçant les sourcils et je Pocahontas se ramener tranquillou, genre, je gère là où tu as merdé. C’est moi où elle se fout un peu sacrement de ma tronche quand elle me propose de l’aide ? Elle n’attend même pas que je réfléchisse a sa proposions pour agir.

Vous savez ce qu’elle fait ? Elle fait une imitation de moi mais en mieux. Genre hop hop je grimpe a l’arbre too schuss. Est-ce que mon orgueil de mec en prend un coup ? Ben oui carrément !! Bon elle a du bol de m’avoir sauver la vie sinon je pense que je bouderais. J’aime pas trop les concours de bites perdus d’avance avec des foufounes. Ca fait jamais du bien a l’ego.

« Bah tu m’as l’air plutôt pas mal partie alors de t’en prie Pocahontas ! »

Je ne sais pas si c’est un accident ou si elle l’a fait exprès, mais mon pied se décoince sans préavis et je me fais une petite descente façon grosse merde. J’ai le réflexe de mettre mes mains en avant de te faire une roulade, peut-être pas élégante mais qui a le mérite d’exister, avant de me redresser avec ce qui me reste de fierté. Je la regarde le menton en l’air gère « et c’est t’es cap de le faire », mais mon effet est quelque peu raté du fait qu’en allant vers elle je dérape dans un morceau peu ragoutant d’un des morts qu’elle a achevés, et que je me vautre sans distinction.

Mais heu. Pour le coup pas souriant je me redresse rapidement, surtout que mon oreille m’a averti d’un son peu encouragent et que le bruit dans les feuillages annonce qu’on va avoir bientôt avoir de la compagnie. Je ramarrasse rapidement mon arc et mon couteau avant de lancer :

« Lily la tigresse, je crois que c’est pas le moment de te faire un sitting perché, a moins que tu ne saches voler ou que tu ne compte rester super longtemps… grouille !! »


Je l’attends, l’arc bandé pendant que je dégomme le premier moche décrépi qui se pointe. Je compte attendre Pocahontas pour me barrer avec elle. Mine de rien, elle m’a quand même sorti du pétrin.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Dim 28 Jan - 20:45

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Alors que je m’applique à décoincer le pied de cet inconnu, il répond à ma question tout en me surnommant Pocahontas. Je roule des yeux, malgré moi. Bon, je dois avouer que je fais plutôt clicher avec mon arc, une fourrure, et des plumes dans les cheveux. C’est quand même volontaire de ma part. J’aime bien exposer fièrement mes origines! Son pied se décoince soudainement et il va s’écraser péniblement sur le sol. J’aurais presque pu me moquer de lui, mais je ne tiens pas à le vexer. Alors qu’il fait une roulade et qu’il se redresse, tentant de conserver sa dignité, il glisse sur un morceau de rôdeur et se retrouve à nouveau sur le sol. Cette fois, je ne peux m’empêcher de m’esclaffer. Pas que je veuille rire de lui, mais franchement la scène est plutôt cocasse.

Alors qu’il se relève, je le vois tendre l’oreille. Il y a du bruit dans les feuillages, probablement d’autres rôdeurs qui s’amènent. Mieux vaut ne pas rester là. C’est d’ailleurs ce que me dit le petit comique à qui je viens de sauver la vie, ne manquant pas l’occasion de me surnommer Lily la tigresse. Tiens, je crois que je préfère ce surnom-là! C’est qu’il me va beaucoup mieux que Pocahontas. Une Amérindienne qui se laisse séduire par un Américain? C’est d’un pathétisme! Et franchement, ça ne risque pas de m’arriver de sitôt!

Je ne me fais pas prier pour descendre de cet arbre et le rejoindre. Je sors mon arc, prête à tirer si un des morts s’approche de trop près. Jetant un rapide coup d’œil vers le jeune homme, je remarque son teint mat, son regard noir et sa tignasse brune. Je rêve ou il a des traits amérindiens? Je souris, malgré moi. Il est plutôt beau gosse et il semble avoir un sens de l’humour pitoyable. Il pourrait presque me rappeler mon frère. Cette rencontre risque d’être plutôt intéressante.

«Allez! On se barre d’ici, Gaston Lagaffe!»

Et me voilà embarqué dans son petit jeu des surnoms. J’espère qu’il n’est pas trop susceptible, parce que je n’ai pas l’intention de prendre des gants pour m’adresser à lui. Je prends alors mes jambes à mon cou, me retournant pour m’assurer que Monsieur le clown me suis bel et bien. Je n’ai pas fait l’effort de lui sauver la vie pour qu’il aille se faire chopper par des pourris quelques minutes plus tard!

Une fois les rôdeurs suffisamment distancés, je m’arrête pour reprendre mon souffle. Puis, je m’approche de l’inconnu pour lui donner une petite tape encourageante sur l’épaule.

«Hé! Ça va, le comique? Ils ne t’ont pas mordu?

Au fait, moi c’est Tasha.»


Je regarde autour de nous, pour m’assurer que nous n’avons pas été suivis par les pourris. Ça ne semble pas être le cas, ce qui me rassure. Je me demande si ce type est tout seul, comme moi. Peut-être que sa famille l’attend dans une planque quelque part? À voir comme il semble porter la poisse, j’en serais tout de même surprise. Je n’ose donc pas aborder le sujet, attendant sagement qu’il se présente.

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Lun 29 Jan - 16:18
Qui s’est Gaston Lagaffe ? Le seul Gaston que je connaisse c’est celui de la bête et la belle, ou la belle et la bête, je sais plus. Bref, un mec classe quoi. Je suis sûr que l’autre poilu aurait pas été prince, la nénette serait restée avec le chasseur qui en avait dans le pantalon. Assez pour aller tuer un monstre quand même. Mais bon, quand j’en parle avec les gens, j’ai pas l’impression qu‘on ait vu le même dessin animée. Je vois pas en quoi Gaston était méchant. Bref, dans le doute du Lagaffe, je lui dis merci et je la trouve classe de me donner un tel pseudonyme.

Au moins, elle sait détaler, et je ne me fais pas prier pour lui coller le train. J’ai même pas le temps de mater avec tout ça, triste vie qu’est l’a notre avec des morts qui nous coursent pour nous bequeter. Je reste un temps derrière, l’arc a la main, prêt a flécher l’éventuel moisi qui aurait compris comment faire plus que claudiquer, mais, soyons honnête, par chance, pour le moment, aucun mort ne semble avoir capter comment passer la seconde. Parfois c’est même comique de les voire boiter au ramper plus lentement qu’un escargot atrophié. D’ailleurs, pendant longtemps je me suis poser la question de savoir comment l’humanité avait pus se faire bâcher par ces choses-là. Non mais sans rire, je vous jure que même octavia fait du 4 pattes plus vite qu’eux. Après, j’ai rapidement découvert la réponse. Comme pour le sexe, tout est question d’endurance. Et même en pleine forme un vivant fini toujours par avoir envie de faire une pause, de manger, de boire, de pisser et je vous épargne la suite. Pas ces choses. C’est a ce demander pourquoi elles nous bouffent vu que leur transit a l’air pas très vigoureux.

En parlant d’endurance, je finis par avoir le plaisir de voir Pocahontas s’arrêter essoufflée alors que je suis encore capable de me faire un 10 mètres haies. Bon, c’est vrai que de ce coté-là, j’ai parfois l’impression d’être un poil de baobab au-dessus de la moyenne, mais après la claque qu’a pris mon ego, ça me rassure quand même un peu. Je me mets immédiatement en position, l’arc bandé et prêt a tirer pour couvrir nos arrières. Mais les limaces mortes ne sont même pas a portée de vue. Pour le moment tout semble aller bien, sauf que je ne me fais pas d’illusion, a moins que ces moisis aient trouver une diversion évidente, sac plastique, papillon, perspective d’un autre repas, tot ou tard elles débouleront. Je me tends violement quand elle me touche, j’arrive a me maitriser, mais j’ai toujours ce putain de problème quand on pose la main sur moi, femme ou homme, j’arrive pas a prendre sur moi sans un minimum de préparation.

« Le comique te remercie de ton intervention Lily la Tigresse et non, pas de coup de quenotte à signaler. »

Je lui lance un sourire franc tout en gardant un œil sur nos arrières. Quand elle me donne son prénom, je tique un peu, pas parce que ca fait diminutif de Natasha et que pour moi les Natasha sont toutes blondes a fortes poitrines avec un accent guttural et une capacité a gober pas que de la vodka, mais juste parce qu’il est proche de mon prénom.

« Moi c’est Isha… Avant que l’on se face une ligue des 5 nations a 2 ou qu’on arrive aux questions intimes de savoir si tu es Sioux ou Iroquoise, ça te dit pas qu’on se trouve une planque. Parce que j’ai l’impression que le coin grouille de truc pas vivants… »

Je pense que je viens de claquer presque l’ensemble de ma culture amérindienne. J’ai beau savoir que ma génitrice était une activité native américaine, elle était trop défoncée H24 pour en parler avec moi. Quant à ma soeur, qui était la détentrice de toutes ses histoires et chansons, elle est partie trop tôt pour que je sache en avoir plus qu’un vague souvenir. Ce qui me reste de la culture qui aurait pu être la mienne, c’est les légendes qui font peur avec lesquelles mes frères me terrorisaient et un prénom de merde qui m’a valu de passer un sale quart d’heure avec les ado des centres de délinquants.

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Jeu 1 Fév - 21:54

Tasha et Isha

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Le voilà qui me remercie de l’avoir surnommé Gaston Lagaffe. Apparemment, il ne doit pas savoir de qui je parle. Un sourire amusé se dessine sur mes lèvres, alors qu’il ignore à quel point le surnom lui va à merveille! Nous nous sommes arrêtez un moment. Je suis soulagé de voir qu’il va bien, même s’il semble nerveux. Normal après tout, ce monde exige qu’on soit constamment sur nos gardes. Il se présente sous le nom d’Isha. La ressemble avec mon prénom me faire sourire. Puis, il suggère qu’on ne reste pas dans les parages. Il a raison, il vaut mieux qu’on se trouve une planque si on ne veut pas finir comme le chat!

Il semble qu’il soit seul, puisqu’il ne propose pas d’aller rejoindre quelqu’un. Je me méfie un peu de lui, mais c’est probablement réciproque. On ne sait plus trop à qui faire confiance de nos jours.

Brandissant mon arc, je me faufile à travers les bâtiments, Gaston Lagaffe à mes talons. On tombe alors sur une petite maison à deux étages, qui me semble idéale pour une planque.

«Ici c’est pas mal, non?»

Je m’approche et constate avec satisfaction que la porte est ouverte.

«Je vais monter à l’étage pour m’assurer que c’est vide. Tu prends le rez-de-chaussée?»

Je monte alors à l’étage, où il y a une petite salle de bain, un bureau et deux chambres à coucher. La deuxième chambre appartenait très certainement à un enfant. Une petite fille pour être exacte. Les murs sont peints en bleue poudre et la décoration est à l’effigie de la reine des neiges. L’espace d’un instant, je me sens nostalgique. Dire qu’il y a des enfants qui doivent apprendre à survivre dans ce nouveau monde! Je n’arrive même pas à imaginer ce par quoi ils ont dû traverser.

Je redescends au rez-de-chaussée, brandissant toujours mon arme.

«En haut, c’est beau. Aucun pourri en vue!»

M’exclamais-je, avant de me laisser tomber, assise sur le sofa. Je pousse un soupir de soulagement.

«Ne te remet pas les pieds dans les plats, Gaston! Là j’suis trop bien, je n’ai plus envie de bouger d’ici.»

Je me marre, me moquant ouvertement de lui. Puis soudain mon ventre fait à nouveau des sienne, me rappelant que je suis toujours affamée. A ce point-là, je serais prête à manger un peu n’importe quoi.

«Tu as faim? J’ai une canne de pois chiche à partager, si tu veux. Ce n’est pas mangeable, mais c’est pas mal rassasiant.

D’ailleurs, si tu as un couteau, ça me faciliterais la tâche pour l’ouvrir.»

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Sam 3 Fév - 0:39
Je suis Pocahontas en protégeant nos arrières et en zieutant le siens. Cette fois ci j’ai le temps. Quand elle s’arrête devant une maison style le truc de film d’horreur. Sans déconner… c’est vieux, c’est délabré, et on s’attend presque a voir le clown de Ca débarquer avec son ballon rouge. Visiblement Tasha à pas dû voir le film parce qu’elle n’hésite pas. Bon de toute façon, on a passé l’âge de nourrir un je ne sais même pas quoi de clownesque. J’ai beau faire une grimace pas enthousiaste, non seulement elle y va mais en prime elle me propose le pire truc possible. Et si on faisait deux groupes de un ? Elle déconne là ? Ha bah non, elle se lance déjà en me laissant en plan. Non mais putain, elle a déjà maté un film pour ado ? Moi je veux bien mais on décide avant qui a l’option premier rôle qui ne sait pas crever avant la fin de l’aventure. Et puis merde ?! Mon ego de mec viril ? C’est moi qui devrait décider !

Pendant qu’elle s’éloigne mon cerveau se rebranche. Les rez-de-chaussée, c’est trop le plan qui pue. Pourquoi on a pas tiré à la courte paille ? Non parce que j’ai pas attendu 2 ans pour me rendre contre que ces débiles de moisis ils savaient super bien débouler les escaliers mais pas trop bien les remonter. Du coup, a moins d’un entravé, les merdes ça va être pour qui ? Pour Bibi ! Ok, pas de panique, je sais faire. L’arc a la main, je commence a visiter cette maison vieille, poussiéreuse, qui me fille la chaire de poule. Même a sa bonne époque elle devait déjà avoir l’air glauque. La bonne nouvelle c’est que je ne vois rien de plus flippant que le contenu du frigo envahi de moisissure. Par contre quand j’ouvre la porte de la cave, qui donne sur un escalier en bois se perdant dans l’obscurité, l’odeur, qui est pire que celle de la bouffe en décomposition depuis des années et les gémissements m’indique que finalement c’est le sous sol qui craint. Pire que des Lemmings de jeux vidéo ces trucs-là. Je ferme la porte et de la façon la moins rationnel qui soit (puisqu’il a déjà été établi que ces machins-là ne savait pas monter des marches ni ouvrir une clenche) je la bloque avec un siège. Sait-on jamais. Avec la poisse que j’ai, on serait bien capable de tomber sur le seul moisi capable de ce qu’il lui reste de doigts.

Je n’aime pas cette maison. Elle ne me plait pas. Je retourne dans le salon ou je retrouve Tasha tranquillement vautré dans le canapé. Mouai... pas de pourri en vue… en même temps, je ne vais pas lui donner tort, je les ai pas vu juste senti. Quand elle me propose de manger j’ai presque un haut le cœur en repensant au frigo.

« Vas y je t’en prie, la cuisine m’a passé l’envie de bouffer »

Je me fous sur le fauteuil a coté du canapé. Avec un geste leste à faire pâlir d’envie un illusionniste je fais apparaitre un de mes précieux couteaux dans ma main. Non sans miner un excès de politesse, je lui tends avant de me caller façon je vais « mater un match de foot », ou est ma bière, dans mon siège. Et avec pas mal d’humour je lance la communication.

« J’espère que t’as pas envie de piquette car j’ai peur que la cave soit trop fréquentée pour être praticable. Bref, a nous deux Tasha ! Alors comme ça on sauve tous les inconnus pendus dans les arbres ? T’es vachement sure de toi ou j’ai une gueule qui rassure ? A moins que tu ne sois pas fan des chats… »

Je fais une grimace en pensant au petit félin mort avant l’heure a cause d’un sauvetage foireux.

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Sam 3 Fév - 20:56

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Monsieur Gaston a donc l’estomac fragile? Bon en même temps je n’ai pas vu l’état de la cuisine, mais j’imagine que ça ne doit pas être très appétissant. En autant que j’ai un endroit pour m’asseoir et manger, moi, ça me va. Il se laisse tomber sur le fauteuil tout près du canapé et il sort une lame de sa manche, d’un geste digne d’un magicien. Alors qu’il me tend l’arme, je lui lance un sourire impressionnée, il faut croire qu'il possède quelques talents cachés ce petit comique! Je me saisis alors de son couteau, avant de lui dire :

«Pas mal. T’as d’autre tours de magie dans ton sac?»

Je rigole tout en m’acharnant pour parvenir à ouvrir cette foutu conserve. Il mentionne alors, toujours dans un humour douteux, que la cave n’est pas très praticable, probablement rempli de rôdeurs. Il en profite également pour me demander si je sauve tous les inconnus pendu dans les arbres. Je laisse échapper un ricanement avant de lui répondre :

«C’est le chat qui m’a attiré. J’espérais en faire un repas plus appétissant que ça.»

Je désigne ma conserve de pois chiche d’un geste du menton.

«J’ai vu que tu étais en mauvaise posture, j’allais pas te laisser comme ça! Puis faut pas t’en faire pour moi, mon beau, je suis une grande fille et je sais très bien me défendre.»

J’ai dit la dernière phrase sur un ton un peu moqueur. Je ne vais pas commencer à laisser les gens dans la merde, juste par prudence. Il n’a pas l’air bien méchant, de toute façon. Je parviens enfin à ouvrir cette foutu conserve. Satisfaite, je lui rends son couteau et je n’hésite pas à m’empiffrer de pois chiche. J’ai tellement faim, au diable les bonnes manières!

«T’es sur de ne pas en vouloir?»

Demandais-je, entre deux bouchés. J’en profite d’ailleurs pour le regarder plus longuement. Il a clairement des traits Amérindiens, mais il n’en demeure pas moins un putain d’Américain! Je réalise d'ailleurs que la réserve, où j'ai grandis, me manque. C’est fou comme je ne me sens pas à ma place parmi ces étrangers. Heureusement, j’ai tout de même l’habitude de traiter avec ces imbéciles. C'est comme s'ils pensaient que tout leur était dû! Je me souviens très bien des comportements déplacés que pouvaient avoir nos clients Américains. J'avais même arrêter de compter le nombre de blagues salaces et d'avances déplacés auxquelles j'avais eu droit! Bon, je suppose qu'ils ne peuvent pas tous être comme ça, mais la majorité d’entre eux ne sont clairement pas supportables! Pourvu que mon compagnon du moment ne fasse pas gonfler les statistiques.

«Alors, Monsieur Lagaffe…t’es tout seul ou tu fais partie d’un groupe?»

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Ven 23 Fév - 21:21
Je prends le temps de l’observer. Ouai elle pourrait être sortie tout droit d’un western. J’imagine que ca aide d’être le croisement de Pocahontas et de Katniss Everdeen pour survivre. Je me détends en essayant de ne pas penser a ce qui rode sous cette maison, et autour. Je me dis que si cette nana était une psychopathe elle n’aurait pas pris le temps de me sauver pour me buter après, quoique, mais bon elle a pas l’air d’être une tordue. Ensuite vu ce qu’elle bouffe, je crois que ce n’est pas une cannibale non plus.

« Je m’en voudrais de te retirer cette conserve de la bouche princesse. Bon app au fait.»

Je récupère mon arme et la range. C’est assez symbolique de lui avoir passer sans crainte et qu’elle me la rende de la sorte. Je ne dis pas que ça vaut un pacte de sel pour les prout prout, mais ca me suffit pour être vraiment tranquille pour le moment, dans la mesure du raisonnable bien sûr. Je lui souris à la limite de me poiler quand elle me demande si j’ai un groupe.

« As ton avis ? Un beau gosse comme moi, ca reste pas seul longtemps. »

Je lui fais clin d’œil genre dragueur du dimanche. Non pas que j’ai envie de la draguer mais, pour le moment, je préfère cette diversion a une présentation de Fort Hope. Même si j’ai confiance dans nos défenses, j’aime bien jauger les gens avant de voir si je leur donne un carton d’invitation. C’est juste l’histoire de m’assurer qu’elle est les bonnes chaussures, pardon, les bonnes bottes en peau de bêtes mortes.

« Mais je te retourne la question Tasha, t’as un tipi solitaire ou tu voyages en tribus ? »

Yeah c’est qui le gros lourd ? c’est qui ? ben c’est biiiibiiii !! Sans déconner, j’y peux rien, je suis nerveux. Et vous voulez savoir pourquoi ? Non je suis pas un puceau qui flippe devant une nana, je suis juste un mec qui est avec une fille qui lui fait penser a sa mère. Une des rares fois on j’ai pas le kiki qui fait la farandole en me disant de draguer sans réfléchir. C’est moche comme situation. Je ne me souviens pas de grand-chose d’elle vu qu’elle était perdue pour nous avant même que je naisse. Mais j’imagine qu’à un moment de sa vie elle a dû ressembler a cette étrange nana.

« Tu m’as toujours pas dit, t’es genre amérindienne pratiquante ? »

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Jeu 1 Mar - 18:31

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Il n’a apparemment pas faim, puisqu’il ne désire pas partager mon repas. Bon en même temps, je le comprends très bien de ne pas avoir envie de manger des pois chiches. C’est bien parce que je suis affamée que je m’en contente. Il me surnomme princesse et je grimace.

«Si j’étais une princesse, je ne boufferais pas cette merde, crois-moi.»

Je me marre, alors qu’il déclare qu’un beau gosse comme lui ne demeure pas seul longtemps. Il ajoute même un clin d’œil un peu exagéré avant de me retourner la question.

«Ouais, t’es pas trop désagréable à regarder.»

Je le fixe un moment, espérant presque le mettre mal à l’aise, puis je prends soudain un air très sérieux pour répondre à sa question.

«J’ai un tipi plus loin où je range tous les scalpes de mes ennemies.»

Je demeure sérieuse l’espace d’un instant, un regard mauvais planté dans le sien, puis j’éclate finalement de rire.

«Ouais, je suis toute seule depuis plusieurs mois. Je bouge tout le temps et le plus souvent je chasse pour me nourrir.

Je ne sais pas vraiment ce que tu appelles une Amérindienne pratiquante, mais je le suis probablement. Si ça peut te donner une idée, je suis née dans une réserve en Ontario et mon boulot c’était de préparer le cuir et la fourrure des bêtes qu’on chassait et trappaient. Je suis restée très proche de nos coutumes et nos traditions. En fait, surement un peu trop, même. Il aura fallu cette fichu fin du monde pour me faire sortir de mon trou!»


Je le fixe à nouveau.

«Et sinon, tu te plais dans ton groupe? Les gens sont pas trop con?

Je n’ai jamais eu envie de rejoindre un groupe, pour être honnête. Je fais mes petites affaires, je ne dois rien à personne. Mais bon, ça fait du bien de rencontrer des gens de temps en temps. Est-ce que votre groupe fait parfois du troc avec d’autres personnes? Y a un moyen de gagner leur confiance?»

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Lun 5 Mar - 11:23
Je souris a cette étrange femme qui se révèle être pleine d’humour. Comme disait mon frangin, femme qui rit, femme marrante. Ouai, ok, c’était pas tout à fait ça. Mais sans rire, elle me fait tellement penser a ma mère que pour le coup, j’ai même plus envie de loucher sur son cul ou ses nichons. Je vieilli mal. Mais ca ne m’empêche pas d’apprécier les bons mots, en tout, plus que ce qu’elle est en train de bouffer.

C’est vrai que j’ai une putain de chance, depuis que je suis a Fort Hope, de pouvoir manger des trucs frais. Après presque deux ans de survie a la conserve périmée, bouffer des omelettes ou de la vraie viande c’est juste le paradis suprême. Au moins, elle a l’air plus demerde que moi avec son arc pour tuer des machins encore vivants qui se mangent. Perso, c’est fou comme je suis bon pour finir un moisi, tuer un cannibale mais incapable de foutre une flèche dans la gueule d’un lapinou. Incompréhensibles ; Quoique…. Y’en a un qui me fait plus peur que les autres. Putain, est ce qu’il y a de plus stressant qy’un machin avec des oreilles aussi proéminentes ? C’est contre nature ces trucs là je vous le jure.

Il y a des rencontres parfois improbables qui se font dans cette ville. Bon je sais pas si elle déconne ou pas pour son tipis. Mais les noms de tribus qu’elle me donne me parle. C’est couillon mais ca me fait étrange de me rendre compte que j’ai quelques souvenir de ce que me racontait ma sœur avant de mourir… Maigre compensation au fait que j’ai oublié jusqu’au prénom de ma génitrice, en admettant que je l’ai connu.

Je suis obligé de presque me marrer quand elle me pose des questions sur mon groupe actuelle. Pas de bol pour elle, j’ai aussi une forme d’humour.

« Je suis un bon échantillon de cette communauté, je te laisse juger s’ils sont trop cons ou seulement très cons. »


Je lui fais un clin d’œil. C’est un peu faux, je suis l’outsider de ce groupe. A bisounoursville, l’abominable c’est moi.

« Sans déconner, c’est le groupe de mon père, une communauté qui essaye de garder des valeurs humaines même si elle sait se défendre quand il le faut. Bref, un truc qui fait étrange dans ce monde de merde mais qui fait du bien. Je pense qu’il y a peut être plus que moyen de faire du troc et qui sait t’aura peut être envie de déplacer ton tipis un de ces quatre vers chez nous. Parce que franchement, de nos jours, rester seul, c’est chaud, j’ai essayé pendant presque 2 ans, j’en ai chier. Y’a pas mal de connards qui trainent dans le coin et qui écrasent bien la gueule des autres. »

Et être une fille seule ca doit être la merde. Même si je suis bien placé pour savoir que de dos, le cul d’un mec vaut celui d’une gonzesse pour pas mal de malades, je sais aussi que c’est plus facile de gaver le mot de victime sur la tranche d’une nénette que d’un mec qu’on tuera plus facilement sans prendre le temps de jouer avec.

« Avant que je ne t’avoue que j’ai du sang Mohawks dans les veines. Tu veux me dire ce que tu aimerais troquer ? Je peux peut être voir comment organiser ça avec mon père. Et toi, de ton coté, c’est pas trop galère ? »

Je fais attention de rester dans mon fauteuil, de bien la regarder dans les yeux, d’avoir un ton calme. Même si elle m’a prouvé qu’elle savait se défendre, je n’ai pas envie de lui donner des raisons de flipper alors qu’elle m’a sauvé les miches et que je compte bien payer ma dette.

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Sam 10 Mar - 20:56

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Je dépose la conserve de pois chiche, maintenant vide sur le sol. Il affirme alors être un bon échantillon de sa communauté et que c’est donc à moi de juger s’ils sont cons ou pas. Bon, mis à part un petit côté gaffeur, Monsieur Lagaffe à l’air d’avoir une tête sur les épaules. Mais c’est difficile à évaluer après si peu de temps.

«Ah ouais? Pour l’instant j’ai pas encore décidé si t’étais juste un peu con ou alors vraiment très con.»

Je me marre, me moquant visiblement de lui. Autant se marrer un peu, non? Ça fait du bien de pouvoir discuter avec quelqu’un et comme je le sens toujours un peu crispé, j’espère détendre l’atmosphère. J’ai l’impression qu’il reste sur ses gardes, comme s’il se méfiait de moi. C’est vrai qu’on ne se connaît pas, au fond. J’espère qu’il est digne de confiance.

Il commence alors à me décrire sa communauté et ça me fais sourire. Ça me rappelle presque la réserve Amérindienne, et même si celle-ci me manque, je n’ai pas l’intention de retourner dans un endroit comme celui-là. En tout cas, pas pour le moment.

«Ce que tu décris là, je rêve ou ça ressemble à cet endroit que les gens appellent Fort Hope?

J’veux bien y faire du troc, mais pour ce qui est d’y rester, je ne pense pas. Pour l’instant j’ai encore besoin d’être seule.

Je suis ouverte à troquer un peu de tout. Je suis une excellente chasseuse. Je peux facilement me procurer des peaux d’animaux, des fourrures et de la viande. Avec une aiguille et du fil, je pourrais peut-être fabriquer des manteaux. Ou encore mieux, je peux vous montrer comment faire tout ça, si ça peut vous être utile.

Sinon, pour l’instant j’me débrouille bien. J’me retrouve pas piégée dans les arbres, au moins!»


Je rigole, me moquant à nouveau de lui.

«Et toi? Tu te débrouille?

T’as pas besoin d’être aussi tendu, hein. Je n’ai pas l’intention de te tirer une flèche dans le front.»


Je lui fais un clin d’œil à mon tour. Je comprends sa méfiance et je sais bien que mes paroles ne valent rien, mais elles sont sincères. La seule raison qui pourrait me pousser à tuer un homme, c’est par légitime défense. Je me considère d’ailleurs chanceuse de ne pas avoir eu à le faire pour l’instant. Ce monde est dangereux, et c’est vrai que j’aurais pu m’en sortir avec beaucoup plus de difficulté. Savoir chasser et survivre en forêt, ça aide énormément. Je suis reconnaissante envers ma famille de m’avoir appris à me débrouiller.

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Mer 21 Mar - 18:01
Je crois que je ne relise pas bien la renommée que Fort Hope peut avoir, même si, avec du recul, ca me parait tout a fait compréhensible. Avec la chute des Punsiher et la fin d’un début d’empire, en quelque sorte, qui aurait homogénéisé les groupes de survivants, pour le meilleur ou pour le pire, il ne restait plus de vraie grosse communauté hormi celle du laboratoire et celle que mon père avait batti.

Je n’avais qu’a regarder cette jeune Pocahontas pour me rendre compte du privilège auquel j’ai le droit d’être dans une telle communauté. Même si je galère a trouver ma place, on ne peut pas dire que la faim ou le stress de crever seul si je chope un rhume ou me blesse me tenaille. Ils sont loin ses longs mois de solitudes a ne savoir compter que sur moi et a craindre les autres vivants. Enfin, peut-être pas si loin, les vestiges de cette période de tensions sont toujours présents dans mes pensées, tels des fantômes guettant le bon moment pour venir fondre sur moi a nouveau.

Nous ne sommes pas dans un monde ou un acquis reste définitif. Demain que ca soit les éléments, un autres groupes plus forts débarquent en ville ou je ne sais quoi, on peut facilement se retrouver déposséder de tout ce que l’on a.


« Tu te dis pas que je suis tendu parce que je suis juste un petit con qui va te sortir un plan drague a deux cents ? Genre, si tu étais une pomme de terre je serais ton fromage a raclette pour te tenir chaud ? »

Celle là m’a toujours fait marrer. Avec les copains de bibine de Burlington, on a vraiment fait des concours de levage de minettes avec des push line moisis de ce genre. Et vous savez quoi ? Passé un certain degré d’alcoolémie, les gonzesses s’en foutent d’etre comparées à des patates. Au moins c’était plus simple pour niquer a cette époque, et pour trouver des capotes aussi.

« Sans rire, te vexe pas, je me souviens vaguement de ma vieille, mais tu me fais penser a elle, et comme j’ai pas un complexe Œdipe mal placé, tu vas passer au travers de la drague lourde. Alors ? Heureuse ? »

J’appuie cette réplique, gage d’une certaine tranquillité que ne bénéficie pas forcement tous les beaux petits culs du coin, d’un clin d’œil qui en dit long sur mes méthodes de « chasse à la gazelle » pré apocalyptiques.

« Bon parlons de tes envies de trocs, je suis pas un émissaire officiel, mais c’est pas impossible que je sois le fils du patron de Fort Hope. Et je te préviens à l’avance, je ne signe jamais d’autographe sans la présence de mon agent. »


Hey bonjour tension, merci de ne jamais te déplacer sans mon humour de merde, dernier rempart pour faire redescendre la pression. Sans deconner, en admettant que je le puisse dans cet état, c’est quand même moche de ne pas savoir ne pas lâcher des vannes bien foireuses des que je suis un peu mal à l’aise. Forcement être devant une femme qui me fait penser à ma génitrice, en plus mignonne, ça m’aide pas à être détendu. Je sens qu’on est parti pour le festival du rire pour déficients mentaux.

Pour essayer de me donner une contenance, je fouine et trouve une canette de coca dans un rangement de la table basse. Elle n’est pas bombée malgré la date de péremption que je n’ose regarder. Je l’ouvre et découvre avec un ravissement un petit psshiiiiit de bon augure. Putain, ça fait combien de temps ?  

Après un rapide test olfactif plutôt concluant, je me risque a une gorgée. Bon, c’est pas vraiment ça, je dirais même que ca l’est presque pas, mais les exhausteurs de gouts on la vie dure, et c’est suffisant pour me rappeler de bons souvenirs.


« Bordel, si j’avais sur que j’allais boire du coca qui a presque le gout de coca ce matin… comme quoi, il y a bien un karma. »

Ouai, ok, le chat est en parti mort à cause de moi. Mais c’est l’intention qui compte non ? Je reprends une bonne rasade de ce trucs un peu aigre mais pas si degueu que ça apres des années a l’eau fadouille ou tord boyaux. Avec du bourbon ca passerait même super bien ?

« Tu en veux ? »


Pris d’un instant d’altruisme, je me rends compte que je suis en train de la descendre comme un rat sans partager. Je n’attends pas sa réponse pour poser la canette devant elle.

« Bon, donc tu as des peaux a négocier, tu sais aussi chopper des animaux vivants ? on a un tordu a Fort Hope qui collectionne les lapins et tout ce qui peut remplir une ferme ? »

Mon ventre commence un horrible gargouillis qui n’augure rien de bon. Mais, professionnel et surtout pas du genre a lâcher une caisse devant une nana que j’ai pas montée, j’essaye de faire comme si c’était pas moi et enchaine.

« Et tu voudrais quoi comme monnaie d’échange ? On a un forgeron qui gère bien le cuir et les armes, des médecins et tous les machins qui poussent dans un potager… »

La vache, je me prends une putain de crampe et mon ventre semble vouloir faire comme le métro en période de grève : contester et pas gérer le trafic. J’essaye pourtant de continuer comme si tout allait bien alors que ca va pas si bien que ça.

« As-tu une idée de tes besoins et de la valeur de ce que tu veux troquer ? »


Ok, alors non, mon bide ne fait pas le métro, mais plutôt une partie de tennis et je sens le retour à l’envoyeur se profiler avec plus de violence et de rapidité qu’un revers d’une athlète russe sous stéroïde. Fais chier…. Quoique non, ça ne s’annonce pas vers ce sens-là. Sans faire de pause, j’attrape la canette avant qu’elle ne la touche.

« Bois surtout pas ça en fait… et… je reviens »

Je pars en courant vers la cuisine que j’arrive à peine à atteindre l’évier pour gerber tout ce que j’avais dans le bide. Je balance rageusement l’objet de mon malheur tout en gardant ma tête dans l’évier pour assurer le 2e service.


Je crois que c’est le bruit qui me fait interrompre le haut le cœur. Celui de la canette qui dévale les escaliers de la cave dans un concert de gémissement… cette même cave que j’avais soigneusement fermé tantôt…. Tasha est pas repassé dans la cuisine… donc… Tous les voyants d’alerte se branchent dans ma tête. On a loupé un truc… et on est pas seul. Mon arc et mes brols sont dans le salon avec Pocahontas !!

Fais chier bordel de merde !! Pourquoi quand un truc foire, il ne foire jamais à moitié ????? J’attrape un vieux couteau mal affuté qui trainait dans un tiroir et, certes, un peu plié, je retoure vers le salon adjacent prêt a en découdre. Enfin prêt… disons mentalement prêt, physiquement le 3e service est pas loin et mon ventre est toujours en mode révolution. C’est précipitamment et nerveusement que je demande a Pocahontas :

« Tasha, dis moi que c’est toi qui a ouvert la porte de la cave ?! »

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Mar 3 Avr - 18:40

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Le voilà qui me lâche que s’il est tendu, c’est peut-être parce qu’il est un petit con qui va me sortir un plan drague à deux balles. Il me sort même une réplique qui doit au moins battre toutes celles auxquelles j’ai déjà eu droit.

«Wow…celle-là je l’avais jamais entendu! J’veux bien t’accorder quelques points pour l’originalité.»

Puis il rajoute que je lui rappelle sa mère, qu’il ose appeler sa vieille, et que donc je vais échapper au plan drague. J’éclate de rire. Vaut mieux qu’il s’abstienne avec moi, il n’a aucune chance. Je lui réponds, d’un ton moqueur :

«Tant mieux, parce que je ne sais pas si tu aurais été assez fort pour supporter la douleur de mon rejet.»

Il me laisse alors savoir qu’il est le fils du patron de Fort Hope. C’est plutôt intéressant, peut-être que je vais pouvoir venir faire un peu de troc finalement. Le voilà qui s’ouvre une canette de boisson gazeuse et qui, après l’avoir senti, ose la goûter. Il m’en propose avant de me demander si je sais attraper des animaux vivants, puisqu’une personne de Fort Hope est en train de monter une petite ferme.

«Non merci, je préfère me contenter d’eau. Capturer les animaux vivants? Oui, c’est faisable. C’est un peu plus compliqué, mais le principe du pistage reste le même. De mon côté, j’aurais bien besoin d’un peu de légumes ou de l’eau. Oh, et d’un couteau bien aiguisé. J’ai perdu le mien et c’est impossible de récupérer la fourrure d’une bête sans un bon couteau.»

Alors que je réfléchis à mes autres besoins, le ventre de Isha fait des siennes, je pense que son estomac n’a pas trop apprécié la boisson périmé qu’il vient de boire. Le voilà qui se redresse et qui m’avise de ne pas boire ça, avant de se précipiter dans la cuisine pour aller vomir.

Je m’esclaffe comme jamais, visiblement bien amusée par la situation. Jusqu’à ce que Gaston Lagaffe ne se repointe dans le salon, un couteau rouillé à la main et l’air paniqué. Il me demande si c’est moi qui ai ouvert la porte de la cave, et comme ce n’est pas le cas, je bondis sur mes deux pieds.

«Non, ce n’est pas moi!»

Je me penche pour prendre l’arc et les flèches de Isha, que je lui lance avant de dégainer mon arme. Si on n’est pas seul, il vaut mieux être prêt à se défendre.

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Jeu 12 Avr - 19:41
Rien qu’a voir sa tête j’ai ma réponse avant qu’elle ne prononce les quelques mots de sentence « non ce n’est pas moi ». La messe est dite, je ne cherche même pas de mensonges rassurants sur un courant d’air qui aurait débloqué la porte ou je ne sais quelles extravagances. Au moins, Tasha a l’air d’avoir biter le problème, ou, du moins, qu’il y a un problème, en ayant le reflexe de m’envoyer mon arme.

Je tends le bras pour le rattraper mais, avant de le recevoir, mon instinct me fait plonger au sol au même moment ou une détonation retentit. Je vous ai déjà dit que je n’aimais pas les armes à feu ? Pas seulement pour le coté munition mais surtout parce que, jusqu’à maintenant, je n’ai jamais vu que des gros débiles avec. Un arc exige un minimum déconcentration, de savoir-faire et de détermination. Le geste accompagne la flèche, sinon vous avez plus de change de planter un mur que votre cible.  Bref, c’est pas donné au premier abrutie qui passe… alors que les flingues… tu sais te servir d’un doigt ? Bah ayé, t’es bon pour canarder la ville, faire un barouf de tous les diables et attirer encore plus de merdes tant que tu as des munitions.

En attendant je roule boule contre un mur et regarde les impacts au sol. Au moins, je sais qui le maniaque de la gâchette a dans le viseur. Un coup de bol qu’il vise comme un stormtrooper pour mon cul. En même temps je ne fais pas le malin parce que quand je me penche pour essayer de voir si Tasha a su se mettre a couvert, la balle ne passe pas loin de ma tête. Impossible de récupérer mon arc ou de voir d’où est le tireur.

Mais putain c’est quoi l’embrouille du moment ? Bon, d’habitude je suis plus on cogne et on cause après, mais là je sens que je vais devoir la jouer plus fine. Je me mets a gueuler en espérant que Tasha, ou qu’elle soit, comprenne que c’est une tentative de diversion.

« Bon, qui que vous soyez, je ne dirais pas non a ce que l’on discute de pourquoi vous gâcher des munitions sur moi? »

Ouai, bon ok, la probabilité qu’il n’est pas remarqué que nous étions deux est plus mince que les seins de Juliet, mais bon, qui ne tente rien n’a rien. Et vue la situation… je serais bien con de ne pas essayer.

« Vous êtes venue me zigouiller bande de cannibales !! »

Bon, je dirais voix masculine, suffisamment cassé pour être sur que ce type n’a plus l’habitude de faire la causette. Bref, un gros pete au casque en perspective. Je n’aime pas trop ça. Un taré avec des armes en mains... on se croirait au Texas. Par contre qu’il nous prenne pour des cannibales est une première. Ca me ferait presque marré si mon ventre n’était pas aussi chiant que la merde ou nous sommes.

« On ne savait même pas qu’il y avait quelqu’un ici, on voulait juste faire une pause avant de se tirer…  y’a moyen que vous nous laissiez nous barrer gentiment sans … »


Le sifflement d’une balle me coupe la parole. Je crois que c’est une réponse que je comprends déjà parfaitement. Mais le type enfonce quand même le clou au cas j’ai un doute sur le fait qu’on va tous se serrer gentiment la main et qu’en fait, il n’est pas complétement ravagé.

« NON!!!!! vous n’irez nulle part !! Je tues les cannibales !! Et je les mange !! Et vous etes des cannibales !! »


Hein ? Alors… pfff je sais que je n’ai pas un esprit très logique MAIS, pour le coup, il m’a perdu en route. Il est pas censé s’autobouffer là ? J’espère que Tasha a eu une ouverture pour au moins se barrer si ce n’est m’aider. Parce que je sens que ce type n’est plus en état d’etre raisonné.

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Ven 13 Avr - 18:38

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Au même moment où je lance son arme à Isha, le bruit d’un coup de feu me force à m’allonger sur le sol! Relevant les yeux, je vois que Monsieur Lagaffe n’a pas pu attraper son arc. Merde! Mais qui est-ce qui nous tire dessus?! Ou devrais-je plutôt dire : qui est-ce qui tire sur mon nouveau compagnon? Parce que pour l’instant le tireur semble l’avoir pris pour cible. Tant mieux, ça me donnera le temps de trouver une ligne de tir. Rampant sur le sol, j’entends Isha qui tente de discuter avec ce type, qui visiblement n’a plus toute sa tête. Il semble nous prendre pour des cannibales et il affirme qu’il mange les cannibales. Non, mais est-ce qu’il s’entend parler? Ça ne sert à rien d’essayer de négocier avec lui, je vais devoir lui tirer dessus!

Arrivant à auteur d’une fenêtre, je risque un coup d’œil rapide en direction d’où arrivent les coups de feu. J’ai juste le temps d’apercevoir l’homme avant qu’il ne se remette à tirer. Je pris pour qu’il ne m’ait pas vue, alors que je viens m’asseoir en dessous de la fenêtre pour bander au maximum mon arc, prête à tirer. Je prends une grande respiration pour essayer de me concentrer. Il est à une bonne distance, mais rien de trop difficile, et je n’ai vu aucun obstacle dans ma ligne de tir. Il me suffit d’être plus rapide que lui. Ce tir, je pourrais le réussir les yeux fermés, mais c’est la première fois que je dirigerai mon arc vers un Homme. Je m'étais promis de ne jamais le faire, sauf en cas d’extrême nécessité. Les balles sifflent toujours et Isha risque d’être blessé à n’importe quel moment, peut-être même tué. Je ne peux pas laisser ce fou nous abattre et nous manger!

Brusquement, je bondis sur mes jambes et je pointe mon arc en direction du tireur. Il m’a évidemment repéré et je constate qu’il va se retourner pour me tirer dessus. Je n’ai pas le choix, c’est lui ou nous. Ma main lâche alors la corde de mon arc et la flèche file à toute allure en direction de notre ennemi. Au moment où elle vient se planter en plein dans sa tête, la détonation de son arme à feu résonne à nouveau et le pincement douloureux que je ressens aux côtes, me jette littéralement au sol. Je suis sous le choc, l’espace d’un moment. Il m’a eu, il m’a tiré dessus! En panique, je tâte mon ventre, relevant mon chandail ensanglanté pour découvrir que la balle m'a seulement frôlée. Je pousse un soupir de soulagement. Il faudra juste éviter que la blessure ne s'infecte.

Nerveusement, je jette un regard par-dessus la fenêtre, comme si je voulais m’assurer qu’il était bel et bien mort. Difficile d’en être plus certain, il git sur le sol et la flèche est encore plantée à travers son crâne. Je n’ose pourtant pas sortir, figée par la vision de cette personne que je viens juste de tuer. Mon corps tout entier se met à trembler, alors que je me rassoie au pied de la fenêtre et que je commence une prière dans ma langue maternelle, espérant me calmer un peu. Bon sang! Je viens tout de même de tuer un mec!

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Sam 21 Avr - 10:06
Je suis en train de réfléchir (oui je vous jure que ça m’arrive, pas souvent, mais ca m’arrive) a comment nous sortir de ce mauvais pas, enfin peut être que « me », puisque je ne suis pas sur que Tasha n’est pas fait la meilleure chose qu’elle pouvait faire, a savoir se barrer. C’est couillon mais, que cela soit par mon prénom, « le protecteur » dans la langue de ma mère, ou je ne sais qu’elle autre raison qui me détraque, j’ai cette espèce d’instinct de protection qui m’empêche de faire ce qu’il faut quand une autre personne est en danger. Ça m’a déjà joué des tours et fait prendre de mauvaise décision. Je prie donc pour qu’elle soit partie sans demander son reste.

J’ai une ébauche de plan foireux comme pas deux, impliquant quand même un sacré tour d’acrobatie et un passage a découvert pour réussir à sortir de ce piège a con, mais je n’arrive pas a m’y résoudre sans la certitude que Tasha n’est pas coincée dans cette baraque. J’ai beau jeter des coups d’œil furtif, je ne la vois nulle part. Ca ne veut pourtant pas dire qu’elle est en sécurité. Putain !!! Ça fait chier ce bordel !

Le temps que je prenne une décision (ouai je suis pas un rapide sur ce coup-là) j’entends un nouveau coup de feu, sauf que cette fois, ca n’allait pas de mon côté et je ne vois qu’une autre personne ici susceptible de servir de cible.

« TASHA !! »


Je sors de ma cachette en courant sans être sûr de l’état du type et du risque de me faire canarder. En moins d’une minute j’ai balayé la scène et mon cerveau me fait, sans trainer cette fois, un rapide bilan. Le type est mort, un tir parfait visiblement entre les deux yeux. Je n’ai pas le temps de me réjouir parce que je vois Tasha au sol qui a l’air de gémir ou psalmodier quelque chose de familier et surtout qui a du sang du son haut.

A partir de là, c’est mon instinct qui prend le dessus, je ne réfléchis plus et vais à son niveau rapidement. Je la soulève sans prêter attention à ses éventuelles protestations pour l’emmener sur le canapé ou je la pose avec autant de précautions que ma peur d’une blessure grave me le permet. Avec autorité je soulève son haut pour voir sa blessure. Je suis soulagé de voir que ce n’est pas grand-chose. Une balle dans le bide aurait été une mort lente, affreuse et inévitable. Et personnellement, je n’avais pas envie de devoir être celui qui abrègerait ses souffrances alors qu’elle était à son 2e sauvetage de ma petite personne en moins d’une journée. A ce rythme là on sera a 10 avant le coucher du soleil. Pourtant mon début de sourire se meurt dès que je croise son regard. Je sais ce que j’y vois. Un état de choc.

Je sais que je suis la personne la moins bien placée pour comprendre que tuer un autre être vivant, puisse être traumatisant. Je ne me souviens même plus de la première personne que j’ai tuée tant la liste est longue. Pourtant je sais que si je continue à me salir les mains c’est pour que des gens biens puissent ne pas avoir à le faire et je mesure a quel point Tasha aurait eu besoin de moi et que j’ai merdé.  Comme j’ai merdé pour Joey…

J’enlève ma veste prestement pour la couvrir avec. J’irais bien chercher autre chose pour la réchauffer, mais je n’envisage pas de la laisser seule dans cet état même pour un instant. Je lui attrape la main et essaye de prendre un air rassurant.

« Ca va aller, tu n’avais pas le choix tu sais… »

Oh que si elle l’avait, il fallait juste qu’elle me laisse à ma merde et qu’elle se barre. Sauf qu’elle l’a pas fait, ce qui démontre une forme de loyauté rare de nos jours.

« Me sauver la vie va devenir une habitude à ce rythme-là. »

J’essaye de lui sourire et de lui parler avec un peu d’humour malgré mon inquiétude. Je sais d’expérience que faire en sorte de capter l’attention d’une victime d’un état de choc est le meilleur moyen de briser la boucle qui l’entraine du mauvais côté.

« Si j’avais su ce matin, j’aurais mis ma robe de princesse en détresse. Avec une perruque blonde je suis sûr que j’aurais eu du succès. »

Tout en parlant et sans la quitter des yeux, de ma main de libre, je cherche ma gourde d’eau que je lui ouvre avant de lui tendre.

« Bois, ça va te faire du bien. Ensuite j’aimerais que tu m’expliques ce que tu étais en train de dire quand je t’ai remorqué sur le canapé. Ca me dit quelque chose mais je n’arrive pas a savoir quoi. »

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Mer 25 Avr - 0:12

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Je n’ai pas terminé ma prière qu’Isha est déjà là. Voyant le sang sur mon haut, il panique, ce qui est plutôt normal. Il me soulève pour m’apporter sur le divan et vérifier ma blessure. Je ne proteste pas, je suis encore sous le choc et je n’arrive plus à dire quoi que ce soit. Autant qu’il constate lui-même que physiquement ça peut aller. Mentalement c’est une autre histoire. Je n’arrête pas de revoir ma flèche venir se planter dans le crane de ce type. Mon nouveau compagnon dépose alors sa veste sur mes épaules et me prend la main, avant de me dire que ce n’est pas ma faute. Je secoue la tête d’un signe affirmatif. Je n’avais effectivement pas le choix, sinon je ne l’aurais jamais fait. Il blague alors, mentionnant qu’il aurait dû apporter sa robe de princesse et une perruque. L’image de cet idiot avec un costume de princesse en détresse ne peut que me faire sourire.

Alors qu’il me tend sa gourde, je l’attrape d’une main encore tremblante.

«Merde. Désolée, j’avais jamais…»

Ne terminant pas ma phrase, je prends une grande gorgé d’eau et il me demande ce que j’étais en train de dire quand il est arrivé.

«C’est une prière. La prière de la sérénité. Ma mère la récitait tout le temps…»

Et voilà qu’une tempête d’émotions éclate en moi et que je fonds stupidement en larme. Je voudrais bien me ressaisir, mais c’est plus fort que moi. À croire qu’il fallait que je me ridiculise à mon tour devant cet inconnu que j’ai sauvé à deux reprises. Dommage qu’une âme ça soit bien plus difficile à sauver qu’une vie. Prenant une grande respiration, j’arrive enfin à me calmer un peu.

«Quelle merde. J’ai bien cru que j’allais y rester.

Ça va, toi? T’as pas été blessé?»


Je m’enroule dans le veston du jeune homme, comme pour essayer de me rassurer un peu. J’imagine que c’était inévitable, j’allais devoir me défendre contre un être humain à un moment donné. J’aurais espéré ne pas avoir à en tuer un, mais cet espèce de cinglé bouffait des gens, si j'ai bien compris. Il vaut peut-être mieux qu’il ne soit plus de ce monde.

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Jeu 26 Avr - 7:15
Sa détresse me sert le cœur. Je sais que l’on ne se connait pas, mais je pense que certains liens, baptisé dans le sang, la loyauté et la douleur, n’ont pas besoin de temps pour s’apprécier. Elle aurait pu partir des centaines de fois, elle ne l’a pas fait. Pourquoi ? Est-ce parce que nous avons peut être des origines communes ou juste parce que c’est dans sa nature, ce qui rendrait la situation d’autant plus dramatique.

Je sais que c’est compliqué à expliquer, surtout pour un mec comme moi qui, osons les mots, assez de morts sur la conscience pour ne plus avoir ma place dans le petit cercle restreint des « gentils ». Mais j’ai bien vu dans les yeux de Logan qu’à chaque fois qu’il tuait, même pour sauver sa vie ou celle de ses proches, il y avait un petit bout de lui qui mourrait avec ses victimes, et ce même s’ils étaient des montres. Je ne prétends pas comprendre ce phénomène, je ne suis pas de ceux qui s’encombre avec des questions ou une pseudo moralité, j’ai déjà assez de mal a dormir comme ça, mais… j’arrive a imaginer leur douleur de faire une chose qui est, selon leur vision du monde, contre nature.

Je pense que ce n’est pas le moment de  lancer un débat sur le fait que le monde est régis par des lois plus ancestrale que la moralité, que tuer fait partie de l’ordre des choses, un ordre que nous avons oublié a force de nous éloigner du règne animal. Rester a regarder, choqué, des documentaire animalier a la télé ou on voyait des prédateur tuer des proies, ou s’entretuer entre eux pour des questions de rivalité et de pouvoir était le propre de l’homme « civilisé » qui avait oublié que le monde des êtres vivants se sépare en deux : les végétaux et les animaux. Même si je veux bien admettre avoir croisé plus d’une « belle plante » dans les bars, on est et reste des animaux. Et quand on a plus le confort de vie et le cadre illusoire d’une justice équitable, l’instinct de survie animal revient au galop.  Oui c’est comme ça que je ne deviens pas complétement fou et que j’arrive a me persuader que ce que je fais, ce n’est pas seulement de la merde.  

Je n’ose pas lui dire que si, elle aurait eu le choix, il aurait suffi qu’elle profite qu’il ne fasse attention qu’a moi pour fuir. Elle n’a pas besoin de mettre des mots pour me confirmer que c’était son premier vivant a tuer. Ça me culpabilise d’autant plus.

J’essaye de sourire quand elle m’explique que la prière qu’elle faisait était celle de la sérénité. Je crois me souvenir que ma sœur faisait ça aussi mais je ne connais pas les mots ni cette langue. Elle est morte avant de m’avoir appris et ma mère était déjà trop cuite par la drogue et les télénovelas pour me transmettre quoique ce soit.

Sans réfléchir, parce que non seulement ce n’est pas mon fort, mais en plus, je crois que je viens de faire mon quota annuel avec ma réflexion sur l’instinct animal. Je la prends fraternellement dans les bras pour la réconforter. Non je ne profite pas, je crois vous avoir déjà dit qu’elle me faisait penser à ma mère non ? Vous auriez envie de peloter votre mère vous ? Et pitié si vous avez envie de répondre oui, ne le faites pas, j’ai assez vomi pour la journée. J’essaye, sans savoir poser des mots, de la rassurer et lui faire comprendre que je la soutiens, en plus de lui tenir chaud. L’état de choc je connais trop bien et je sais que l’un des premiers problèmes c’est la sensation de froid.

« Il faudra que tu m’apprennes te prière. Je ne suis pas blessé grâce a toi, tu t’es comportée comme une héroïne tu sais… »

J’hésite à prononcer la suite. Est-ce que je ne suis pas en train de projeter certaine de mes phobies sur les autres ?

« Ne doute jamais que tu as fait ce qu’il fallait, c’est dure, mais toi tu pouvais le faire et que tu as certainement sauver des innocents qui seraient venus après nous… ce type était dangereux et vu qu’il n’y a rien a manger ici et son discours incohérent… j’ai un peu peur de comment il se nourrissait et du nombre de personne qui se sont fait avoir avant nous. »


De toute façon ce type devait mourir. Je n’aurais pas toléré qu’une telle menace reste en vie. Mais ca aurait été plus simple si j’avais su m’en occuper.

« Par contre j’aimerais que tu viennes a Fort Hope avec moi. Je voudrais qu’un médecin regarde ta blessure, je pense que ca n’est rien, mais autant la désinfecter et s’en assurer… va savoir comment ce malade stockait ses munitions… »

Je lui parle doucement et fait comme si c’était une proposition. Sauf que dans ma tête c’est non négociable car je ne compte pas la laisser seule dans cet état. Ouai Logan va grogner mais bon, elle a sauvé son fils non ?

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Sam 5 Mai - 4:33

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Milles et une pensée semblent traverser la tête de Gaston Lagaffe, mais je suis moi-même bien trop prise par les miennes pour m’en rendre vraiment compte. En fait je suis tellement sous le choc, que même la douleur de ma blessure me semble irréelle. C’est alors qu’il me prend dans ses bras. Depuis combien de temps n’ai-je pas ressenti ça? C’est un geste, que normalement j’aurais repoussé, mais pas cette fois. Je sens bien qu’il cherche à me rassurer et j’avoue que ce n’est pas du tout déplacé, vu mon état. Je reste un peu figée au départ, puis je pose finalement ma tête sur son épaule. Je ne peux m’empêcher de penser à mon frère, Jolan. Il avait eu cette même attention pour moi, après la mort de mon conjoint. C’est fou comme il peut me manquer, celui-là, d’ailleurs! Mais j’ai toujours l’espoir de le retrouver, un jour.

Isha me dit alors qu’il va falloir que je lui apprenne la prière que j’étais en train de réciter. Précisant même que je me suis comporté comme une héroïne. Pourtant, je n’ai pas du tout l’impression d’en être une. J’ai seulement agit comme n’importe qui l’aurait fait. J’esquive un léger sourire et je marmonne à nouveau la prière, mais cette fois, en anglais :

«Mon dieu donnez-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d'en connaître la différence.»

Je reste silencieuse un moment, avant de dire :

«Mais non, j’suis pas une héroïne.»

Puis il tente alors de me rassurer en me disant que j’ai fait ce qu’il fallait et que j’ai surement sauvé des vies. Étant donné l’état mental du type, je sais très bien qu’il a raison, mais toute cette violence ça n’a jamais été pour moi. Je sais bien que je ne me suis jamais remis de la mort de Cédrick. Depuis ce jour-là, j’ai toujours l’impression d’être sur le qui-vive. Je ne me sens jamais en sécurité, même quand je le suis. En même temps, j’imagine que c’est le cas d’un peu tout le monde, maintenant. On a tous dû survivre à des drames.

«Je sais. Je devais le faire.»

Je soupir.

«C’est ce putain de monde. Il est en train d’me rendre dingue.»

Il me propose alors de me ramener à Fort Hope, histoire qu’un médecin vérifie ma blessure. Je n’ai franchement pas trop envie de me rendre dans cette communauté, mais il a raison, il vaut mieux éviter que ça s’infecte. J’acquiesce donc de la tête, en signe d’approbation.

«Mais j’compte pas rester. J’ai passé toute ma vie dans une communauté et il est hors de question que j’aille m’y enfermer à nouveau.»

Alors que je me relève, la douleur se montre à nouveau, me soutirant une grimace que je ne parviens pas à dissimuler.

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MessageSujet: Re: Cats on trees   Lun 7 Mai - 21:59
J’essaye de mémoriser les mots de cette prière sans oser lui dire que ce celle de sa langue natale qui m’intéresse tant elle fait écho a ma propre enfance et surtout à une personne qui n’a pas vécu assez longtemps pour m’enseigner la culture qui devrait couler dans mes veines. Je pense qu’au regard de son état, cela pourra attendre.

Qu’elle accepte ou non ma proposition, je compte bien faire en sorte qu’elle puisse recevoir des soins médicaux, de grès ou de force. J’ai assez de morts sur ma conscience pour ne pas ajouter celle d’une nana visiblement « bien » qui échoppe en plus de cette blessure pour m’avoir sauvé les miches.

J’ai du mal à ne pas pousser un rictus cynique quand elle dit que ce monde rend fou. Je la trouve, pour le moment, pas trop égratigné à côté d’autres. On a tous notre pet aux casques pour avoir survécu, souvent à prix fort, pendant presque trois ans, dans un monde ou la morale à laisser place aux cauchemars qu’offre des morts qui se relève.

J’imagine que ça doit pas être simple, déjà, de voir une personne qu’on aime crever, mais si en plus elle se révèle avec pire qu’un Alzheimer pour essayer de vous bouffer, ça ne doit rien arranger aux soucis.

« Ce monde rend fous toutes personnes censées. Déjà je pense qu’il faut avoir un sacré grain pour vouloir continuer à vivre alors que tout part en vrille. Mais si tu es encore vivante c’est bien que tu as de la volonté et que tu es plus forte que ça. »

J’essaye de lui parler avec un sourire confiant. Je ne sais pas trouver les mots qu’il faut pour remonter le moral ou exprimer le font de ma pensée. En même temps, difficile de lui dire que j’ai failli me foutre en l’air plus d’une fois, que j’ai passé plus d’un an a parler qu’a ma moto au point de lui donner un nom et de ne pas savoir dormir ailleurs qu’avec elle dans un garage et que je vie avec une voix dans ma tête qui n’est pas des plus aimable. C’est vrai qu’en fait j’en tient une sacrée couche et qu’à coté de moi elle a l’air mieux lotie.

« Ne t’inquiètes pas pour Fort Hope, ce n’est pas une prison, loin de là. Tu y resteras le temps que tu voudras, que cela soit une nuit au plus, ma maison t’es ouverte. Y’a même de l’eau courante et chaude depuis peu. C’est pas les chambres d’amis qui manquent, y’a juste que je vis avec 8 gamins dont 3 en crise d’adolescence. »


J’essaye de dire ça avec humour mais en fait c’est compliqué a un point. Sauter dans une horde, tuer une armée de pillard et trouver de la bouffe, c’est du pipi de chat a coté d’autant d’ado en crise existentielle qui me confondent avec leur père.

Je me lève dès que je la vois grimacer, prêt a l’aider si elle vacille. Mais elle serre les dents et tient bon. Un sacré caractère comme elle me l’a déjà prouvé.

« Dans tous les cas tu n’échapperas pas a la visite médicale. Je te dois bien ça. Tu penses que tu saurais tenir sur une moto ? Je suis garé pas loin ? »

Et je suis prêt a aller chercher Gisèle, oui c’est le nom de ma Harley, pour lui facilite la tâche. Je suis inquiet. Vous me direz, hey mais c’est rien c’est qu’une balafre, bah oui, sauf que de nos jours, ca peut suffire pour crever.

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