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 "and I won't ever let you go" eliam
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Elias KanekiWe have ashes, fire and hope
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MessageSujet: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 22 Jan - 14:05
L'idée avait été lancé, initialement comme une blague et non une réalité, sauf que voilà, je venais de me réveiller aux aurores pour aller récupérer les clés d'un véhicule pouvant transporter un canapé. Car on y allait bien pour ça ? Uniquement. Toutefois, j'avais préféré prévenir une absence de deux jours, simplement car la route pouvait-être plus difficile d'accès que prévu. Sortant donc du lit en évitant de réveiller Will pour le moment, je m'étais préparé, en faisant de même pour la journée, j'avais laissé mon sac sur la table avant de nettoyer mes armes. Je n'étais pas à l'abris d'un soucis. D'un très gros soucis. Je doutais qu'il y ait trop de danger, mais c'était grand, ouvert, je ne pouvais prendre aucun risque, surtout avec lui. J'avais donc été récupérer le véhicule, abattant tout les sièges pour libérer un maximum de place avant de revenir dans la maison pour remonter à l'étage alors que le soleil commençait seulement à pointer le bout de son nez. Montant sur le lit, je me tenais au dessus de Will, mon visage glissant lentement dans son cou, l'embrassant, doucement jusqu'à le tirer de ses songes. Avec douceur, tendresse même. « Va falloir se lever si tu veux choisir un canapé avant la nuit. ». Il était rentré avant hier soir déjà. Il n'était jamais resté aussi longtemps, et je n'allais pas m'en plaindre en soit. Plus il passait de temps loin de moi, moins les journées passés vite et encore, j'avais réussi à m'occuper correctement toute les journées. Mais le temps ne semblait pas passer de la même façon, il semblait ralenti et encore une fois mes nuits avaient été bien plus facile avec lui. L'embrassant chastement, je lui rendais ses lèvres à peine je lui avais prise, reculant pour retrouver le sol, j'allais chercher mon pull pour le mettre. Reculant vers la porte, je soufflais, « Je t'attends en bas, le petit dej est prêt. », sortant de la pièces, je descendais à nouveau les escalier avant de débarrasser mes affaires de mon sac et de préparer le café. Il y avait une certaine normalité entre nous, un poids dans le cœur aussi, je en lui avais pas redit depuis, quelque soit la langue, mais mes gestes continuaient à trahir ce sentiment. Le simple fait d'aller chercher des meubles pour lui faire plaisir était une chose. Un autre pas vers lui. L'aidant à faire de ce lieu un endroit qu'il aimait plus sans doute. J'étais loin d'espérer pouvoir passer des semaines entière avec lui, mais il restait de plus en plus. Rapprochant et resserrant notre relation.

Sortant une carte que j'avais au fond de mon sac, je l'ouvris en grand sur la table avant de resserrer à Fort Hope, jusqu'à Ikea. Initialement, on en aurait eu pour une heure, mais on allait devoir prendre des détours pour éviter les zones mortes, ou encore les cimetières de voiture sur les grands axes. A vue de nez, on s'approchait plus de quatre voir cinq heure si on comptait le fait qu'on allait devoir évacuer certaines zones et en nettoyer d'autre. Le trajet serait difficilement réalisable, sauf si il disait la vérité et qu'il ne comptait s'arrêter qu'à ça. Quoi qu'entre nous, j'allais devoir trouver certaines choses pour Logan. Je lui avais demandé ce qu'il aimerait avoir, et si je pouvais ramener des jouets pour tout les gosses de Fort Hope, ca serait pas trop mal. Surtout si je trouvais les réserves et que les éléments étaient encore emballé. Et en y réfléchissant bien, une bibliothèque pour ses bouquins et des assiettes ou autres ne serait pas de refus. Enfin, dans tout les cas ça ne nous prendrait pas des heures. Analysant donc le trajet, je l'entendais descendre, et sans décoller le nez de ma carte, je l'informais simplement, « Prends un livre limite, je pense qu'on va en avoir pour plusieurs heures de route. », et il risquait vite de se faire chier si je devais me concentrer sur la route comme je le pensais. Relevant finalement les yeux, je repris dans un léger sourire, « Et j'ai peut-être subtilisé ton arbalète pour la mettre dans la voiture, faudra juste penser à me la rendre en rentrant, pour pas que je me prenne une soufflante de t'avoir rendu une arme dans le camps. », mais il ne serait pas stupide de l'armer, loin de là. Simplement, le fait que je fasse une exception pour l'homme avec qui je vivais par intermittence ne serait pas bien vu. Et il était hors de question de mettre Logan en porte-à-faux.  

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 22 Jan - 15:32
Au-delà des rôdeurs, du manque de nourriture, d'eau, de tout, il existait une chose que Will détestait plus que tout au monde, une chose qu'il considérait comme un crime insupportable : qu'Elias se réveille si tôt le matin et le laisse seul dans un lit qui se refroidissait beaucoup trop rapidement ensuite, qui semblait beaucoup trop grand. Bref, une chose véritablement détestable que le jeune homme subissait pour la deuxième fois en deux jours ce matin-là et qui l'aurait presque convaincu de se lever aussi. Idée qu'il abandonna très vite, en se retournant pour se rendormir alors que le soldat quittait la chambre. À quoi bon ? Quitte à passer une longue journée à traîner dans Fort Hope en évitant tous les habitants et particulièrement cette agaçante rouquine trop bavarde, autant qu'elle ne démarre que le plus tard possible. Et il parvint même à voler encore quelques longues minutes de sommeil avant de sentir de nouveau la chaleur d'Elias contre son corps, ses lèvres sur sa peau, le tout lui arrachant un sourire avant même qu'il n'ouvre les yeux. Ce qu'il finit par faire assez précipitamment alors que le soldat lui parlait de choisir un canapé avant la nuit. Quoi ? Il n'eut même pas le temps d'essayer de comprendre que l'homme s'échappait après un baiser beaucoup trop bref pour être vrai et une invitation beaucoup trop tentante pour être refusée. En quelques minutes, Will s'extirpa donc des draps à son tour, ramassant ses vêtements dès qu'un frisson glacé lui rappela que l'été était définitivement derrière eux. Il retrouva Elias, penché sur une carte étalée sur la table en bas, qui lui conseillait de prendre un livre pour s'occuper pendant les plusieurs heures de route à venir. Ok, la lumière commençait à se faire doucement dans l'esprit de plus en plus éveillé du jeune homme et, emporté par la bonne humeur de ce réveil beaucoup trop parfait, se glissa dans son dos, passant ses bras autour de sa taille, pour regarder. « J'en déduis qu'on ne va pas cambrioler tes voisins, mais plutôt se faire une journée shopping à Ikea ? » Il ne l'aurait pas cru, honnêtement, l'idée semblait assez farfelue dans le monde dans lequel ils vivaient. Mais pourquoi pas, après tout ? Il leur fallait réellement un canapé.

Et Will aurait même droit à son arbalète, ce qui le fit rouler des yeux une seconde. Cette règle lui semblait totalement stupide, bien qu'il s'y soit toujours plié sans rechigner. « Tu sais, si je voulais m'en prendre à vous, je n'aurais que l'embarras du choix avec toutes les armes que tu gardes ici... » souffla-t-il quand même, définitivement incapable de se retenir de faire le malin. Mais ça restait vrai, il avait un fusil d'assaut à portée de main presque sans arrêt et ça ne dérangeait personne, alors pourquoi lui interdire de garder son arbalète ? Enfin, qu'importe la logique qui lui échappait ici, loin de s'en inquiéter, Will préféra s'emparer quelques secondes des lèvres du soldat et profiter un peu plus de la légèreté de ce moment. Il s'éloigna pourtant rapidement pour se diriger vers la cuisine. « Tu veux un café ? » demanda-t-il en sortant les tasses, n'attendant même pas tellement la réponse pour en remplir deux. C'était peut-être le geste le plus anti-Will qu'il ait jamais fait de sa vie, quelque chose de purement désintéressé qui prouvait à lui seul que ce qu'il se refusait à dire existait pourtant bel et bien. Le pire restant sans doute que ça ne le perturbait même pas et qu'il rejoignit très vite Elias armé de ses deux tasses pour lui en donner une, avec un naturel affolant. « On part dans combien de temps ? » demanda-t-il en avisant la lumière encore timide par la fenêtre tandis qu'il avalait quelques gorgées du liquide qui finirait de le ramener à lui. « Et la question vraiment importante : est-ce que je dois me limiter à un canapé ou tu penses être prêt à supporter l'idée d'avoir un peu plus de mobilier dans ta vie ? » Le petit con s'était réveillé en même temps que le reste de son cerveau, mais même lui restait étonnamment gentil, même lui avait fini par se laisser prendre aux charmes du soldat, sans doute.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 22 Jan - 16:04
Will ne resta pas très longtemps loin de moi, sans doute plus curieux à l'idée de comprendre ce qui se passait qu'autre chose, il brisa les quelques mètres nous séparant encore. Une douce chaleur s'accrocha à ma peau lorsqu'il glissa ses mains autour de ma taille, un sourire finissant par naitre alors qu'il faisait par d'une déduction. Ikea plutôt que les voisins. « Je suis pas sur qu'un canapé miteux t'aille vraiment tu crois pas ? », mais la réponse était bien oui. Et puis il fit une remarque assez intéressante, si il voulait s'en prendre à nous il n'avait qu'à se servir avec ce que je gardais ici. Quittant ma carte des yeux, je me retournais, ses mains toujours sur moi alors que je soufflais dans un sourire, « Essaies de tirer droite avec le recul du fusil et je m'inquiéterais sans doute. », car le coup de cross dans l'épaule risquait de faire mal. Répondant à ses lèvres qui se firent plus aventureuse que les miens, je l'abandonnais rapidement pour reprendre mon analyse de la route. Toutefois, sa question me surprit pas mal, j'avouais m'être habitué à une absence de demande, enfin de proposition désintéressé venant de sa part et avant d'avoir pu répondre, un café venait déjà d’atterrir dans mes mains. Le regardant un instant avec un sourire, je reportais mon attention sur la carte. Plus vite nous serions partie, mieux cela serait. Moins nous prendrions le risque de rentrer de nuit. De toute façon, il était hors de question de rentrer de nuit. Trop de risque, surtout sur les routes qu'on ne maîtrisait pas encore. « Dès que t'es prêt. », soufflais-je simplement. En portant finalement la tasse à mes lèvres. J'étais déjà bien réveillé, sans doute plus que lui, mais je n'allais jamais contre un café, surtout si la journée s'annonçait aussi longue que je le pensais. Non pas parce qu'il était là, mais il y avait toujours un certain stresse à devoir quitter les lieux pour d'autre, car l'expédition avait des centaines de raison de louper, des centaines de raison de mal finir. Mais surtout, la surface était grande. J'allais devoir faire un max de bruit pour réveiller nos amis et s'éviter un croche pied mortel.

Et puis, il exprima une question vraiment importante, du moins à ses yeux. Devait-il se limiter à un canapé ou je me pensais prêt à supporter l'idée d'avoir un peu de mobilier dans ma vie. Arquant un sourcils, je le regardais, à moitié amusé, à moitié consterné. Comment pouvait-il faire pour être aussi désinvolte et charmant ? Il avait un truc, c'était sur. « Je pense que je m'en remettrais si tu prends un tapis. », déclarais-je dans un premier temps avant de finir ma tasse, passant à côté de lui, glissant une main sur sa taille avant de l'embrasser dans le cou, juste le temps de passer jusqu'à la cuisine. Nettoyant la tasse avant de la ranger, je revenais près de la table, repliant cette dernière avant de lui apporter une véritable réponse, « Je suppose que je m'en remettrais si tu décides de prendre autre chose, faut juste que ça rentre dans le van, après, je suppose que t'as carte blanche pour rendre l'endroit un peu moins austère. », pour avoir envie d'y rester aussi, comme pour avoir envie d'y rester, « De toute façon je dois aussi prendre des trucs pour les gosses de Logan et ceux de Fort Hope, alors je dois être en quelque sorte prêt à y passer plus d'une heure déjà. », j'avouais qu'hors mit un canapé et une bibliothèque, je voyais pas ce dont il aurait besoin, mais je ne m'inquiétais pas vraiment sur ça. Il saurait parfaitement me démontrer le contraire, j'en étais sur. Et puis bon, si il pouvait donner envie, même à moi de rester, ça serait déjà gagné. Mais qu'il ne compte pas sur moi pour l'aider à trouver quelque chose, même avant, je m'en fichais un peu et n'ayant jamais été matérialiste, on allait pas m'en vouloir de ne vouloir faire le déplacement que pour lui faire plaisir avec un canapé non ?

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 22 Jan - 17:01
Juste un tapis ? Ça allait continuer de faire un peu vide tout ça et Will n'était vraiment pas d'accord avec cette décision. Il comptait même le faire savoir, s'offrant simplement quelques secondes pour trouver la manière la plus agaçante de le dire, mais à peine eut-il trouvé quelque chose de satisfaisant qu'Elias lui coupa tout bonnement la parole en se collant encore à lui. Trop brièvement. Tellement brièvement que le jeune homme n'eut que l'occasion de laisser un sourire idiot étirer ses lèvres que c'était déjà terminé. Il en avait oublié sa remarque d'emmerdeur, au moins, et se pencha plutôt sur sa tasse qu'il avait tout juste terminé lorsqu'Elias lui concéda enfin un peu plus de liberté. Carte blanche, ça il aimait bien plus. « Je ferais un effort pour me contenir, alors. » lâcha-t-il tout de même, comme s'il était réellement déçu d'être contraint par l'espace du van. « Donne-moi dix minutes et on pourra y aller. » Autant ne pas traîner, la route ne lui semblait pas tout à fait de tout repos du peu qu'il avait vu sur la carte et puis, peut-être qu'éventuellement, l'idée de cette sortie l'enchantait assez. Il laissa donc sa tasse vide à la cuisine et se précipita à l'étage avec toute la mesure dont il savait faire preuve, s'offrant quelques minutes à la salle de bain et dans la chambre pour récupérer son sac qui pesait beaucoup moins lourd depuis qu'il avait accepté de se défaire de ses livres pour les laisser traîner un peu partout dans la maison. Un peu plus de dix minutes plus tard – mais qui comptait réellement ? – il était de retour en bas, où Elias l'attendait. « Je vous suis, Lieutenant. » souffla-t-il dans un sourire, en désignant la porte d'un geste de la main beaucoup trop théâtrale. Il le laissa passer devant, suivant jusqu'au van garé devant la maison.

S'asseoir à l'avant d'une voiture représentait une autre ancienne habitude que Will ne connaissait plus depuis longtemps et une autre surprise quand il pensait au temps que ça devait prendre de trouver de l'essence à cette époque. Ils faisaient les choses biens, au moins. Un regard presque énamouré sur son arbalète plus tard et le jeune homme s'installait plus confortablement sur le siège passager, remontant ses genoux contre le tableau de bord sans aucune gêne. Il resta silencieux le temps qu'ils passent les portes du camp, fixant son regard beaucoup moins serein sur les visages qu'ils croisaient. Ce passage était toujours ce qui le stressait le plus, sans qu'il ne sache trop pourquoi, mais ce fut assez vite passé et lorsque le camp se trouva une centaine de mètres dans leur dos, le jeune homme se permit de souffler un peu. « Alors, dis-moi... Comment tu imagines la maison de tes rêves ? Et vide n'est pas une réponse acceptable. » Il s'était appuyé contre la fenêtre, observant l'extérieur avec attention. C'était une chose de jouer au type détendu quand des gens surveillaient l'entrée, mais loin de la sécurité de Fort Hope, il n'avait pas encore trop de mal à se montrer plus tendu et plus alerte sur ce qui se passait autour de lui, malgré ses efforts pour afficher une éternelle nonchalance dans sa voix et dans sa posture. « Plus sérieusement, tu as vu le coin où tu veux aller, récemment ? On doit s'attendre à de mauvaises surprises ? » Mieux valait être prudent. Il avait toute confiance en Elias pour pouvoir s'occuper de lui-même sans problème, pas plus qu'il ne doutait qu'ils s'en sortiraient très bien en équipe, mais ça n'était pas avec les huit carreaux qu'il lui restait qu'il ferait réellement la différence.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 22 Jan - 17:38
Un effort pour se contenir ? Il savait faire des efforts lui ? Je n'en doutais pas vraiment en réalité, même si je savais très bien qu'on allait se retrouver avec des trucs dont je n'aurais pas spécialement besoin, mais que voulez-vous, je n'allais pas lui dire non si ça passait dans le van, surtout après ce que je venais de dire. Will disparu donc pendant 10 minutes environs, ce qui me permit de prendre mes affaires avant de lever les yeux au ciel exaspéré par ses mots. Je ne me sentais plus militaire depuis l’hôpital et avec lui, j'avais encore moins envie de l'être. Sortant donc de la maison sans attendre, je m'installais dans le van, arme de poing à disposition et fusil non loin. On n'était jamais trop prudent. Will s'installa aussi d'une façon qui ne m'étonna pas avant de quitter Fort Hope, une tension semblait être née, à raison, nous étions hors des murs de Fort Hope et si par excès d'arrogance je ne craignais rien pour moi, j'avais peur qu'il lui arrive quelque chose à lui. Et ça je ne pouvais pas l'ignorer. Le silence était tombé depuis que nous étions monté, mais Will finit par poser une question, comment j'imaginais la maison de mes rêves et vide n'était pas une réponse ? Détournant légèrement les yeux de la route, je reportais bien rapidement mon attention sur cette dernière, non sans oublier ma réponse. « Ordonné ? Je t'avouerais que je me suis jamais posé la question, je suis jamais resté très longtemps quelque part. », mais une maison avec des bouquins dans tout les sens n'étaient peut-être pas dans mes premiers choix. Non pas que ca me dérangeait, mais j'avais l'impression de marcher dessus et je n'aimais pas marcher sur des livres. J'avais l'impression que c'était irrespectueux.

Et puis il y eut cette questions, est-ce que je connaissais les lieux, les avais-je vu dernièrement ? Y avait-il de mauvaise surprise au programme ? Là était toute la question. Initialement nous en avions pour une quarantaine de miles et autant de minutes, sauf que là, si l'on n'augmentait pas forcement la distance, le temps ne serait pas exactement le même. « Je suis remonté jusqu'à Allen Park dernièrement, la route est dégagé jusque là, après... », après il faudrait sans doute prendre des détours pas toujours tous très agréable, mais il ne fallait pas s'arrêter pour n'importe quoi. « En cas d'obstacle, on fait demi-tours, en cas de horde, on fait demi-tours. On avance toujours en dégagé. De toute façon d'autre circule aussi, donc les routes doivent être praticable, si ce n'est pas le cas, il faut s'attendre à une embuscade. », j'étais sans doute un peu trop sérieux entre nous, mais la situation ne prêterait pas toujours à rire. Et en effet, jusqu'à Allen Park la route fut assez simple, certes on ne roulait pas aussi vite que l'on aurait pu en l'absence de flic, mais on roulait. On était partit depuis une heure lorsque les premiers problèmes se présentèrent, des barrages, tout nous menant sur la droite... Trop évident, faisant un premier demi-tour, j'avais prit bien plus à gauche et là, ce fut face à une route dégageait mais bien peupler que l'on fit face. Sept ? Huit ? Je ne pouvais pas rouler dessus avec une voiture comme ça... Et je ne pouvais pas rouler sur le bord de la route, le risque de s'enliser était trop grand. M'arrêtant à cinq cent mètres, je prenais le fusil et la lunette de visé que je fixais sur l'arme. J'avais volontairement arrêté la voiture de travers pour m'aider. « Ok, je vais devoir les éliminer, pas le choix, on peut pas prendre le risque qu'il nous tombe dessus. Bouges pas. », sortant de la voiture, je comptais sur le bruit du moteur pour les attirer, même lentement. Une minute, deux... Premier tir, deux au sol. Un neuvième sortie de derrière un arbre, bien trop près pour le sniper, mais vu sa vitesse, j'avais encore le temps. Changeant d'angle, une deuxième balle partit, trois au sol. Plus que quatre... Dont un un peu trop proche. Retournant mon arme, je donnais un premier coup de cross pour le déstabiliser avant de sortir le couteau de Logan et le lui planter dans le crane. Plus que trois. Montant sur une voiture, j'allais jusqu'au toit avant de m'accroupir et de tirer une troisième fois, deux de plus au sol. Quand au dernier, une balle de sniper serait trop coûteuse, m'approchant de lui, je sortais mon Berretta pour lui tirer une balle à bout portant. Et de neuf.

Brisant une vitre, j'ouvris la portière d'une voiture, desserrant le frein à main avant de la pousser hors du chemin. M’occupant des trois cadavres au sol pouvant me déranger, je nous ouvris une autoroute jusqu'à notre prochain carrefour. Cela faisait plus de deux heures que nous étions parti, si ce n'est bientôt trois. Revenant dans la voiture, je reposais tout à sa place avant de vérifier notre position. Ok. « Il nous reste 10 miles normalement, on y est presque. », tout ce qui venait de se passer était d'une normalité déconcertante pour moi, peut-être pas pour lui. Redémarrant alors la voiture, je m'engageais à nouveau sur une route dégagée.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 22 Jan - 20:08
Le plan d'action ne semblait pas très précis, pas très étudié du moins, mais pas de quoi inquiéter Will, honnêtement. Il ne croyait pas être le genre à prendre des risques inutiles et vu le programme trop vague que lui présentait Elias, ça ressemblait fortement à un trop grand risque pour un luxe tel qu'un canapé. Mais il croyait bien assez en leurs capacités à tous les deux pour se permettre de perdre peu à peu de son attention alors que la route défilait tranquillement sous les roues de la voiture, son regard se perdant dans le vide à l'extérieur plus qu'il ne cherchait à surveiller les alentours. Il n'y avait rien, de toute manière, comme promis par le soldat, la voie était libre sur la première heure de ce long voyage. Le changement s'opéra ensuite, réveillant légèrement l'ingénieur de sa torpeur alors de divers obstacles se dressaient en travers de leur chemin et qu'Elias cherchait une autre route. Will, lui, se redressa légèrement sur son siège, appuyé contre la fenêtre depuis si longtemps qu'il aurait presque pu s'endormir de nouveau s'il avait été fatigué. Il observa les lieux avec plus d'attention, jetant sans arrêt des coups d’œil en arrière pour savoir où était son arme au cas où il en aurait besoin, mais à part devoir faire demi-tour sans arrêt pour trouver un chemin plus dégagé, aucun autre drame ne se présenta non plus.

Du moins, jusqu'à ce qu'ils ne rencontrent une petite horde que le soldat décida d'affronter, poussant le jeune homme à se retourner précipitamment, prêt à ramasser son arbalète pour l'aider. Mais le « bouge pas » qu'il reçut en échange le cloua sur place, levant un sourcil alors que monsieur sortait de la voiture avec son gros fusil. Et lui, il était censé faire quoi en attendant, hm ? Rester là à regarder comme une jolie plante verte ? Cette idée commença par lui déplaire, jusqu'à ce qu'il voit deux premiers cadavres s'écraser au sol avec une seule détonation et que son attention soit soudainement toute portée sur ce spectacle dont il n'avait encore jamais profité jusqu'à maintenant. Et même si ça lui faisait un peu mal de l'admettre dans un premier temps, il fallait avouer qu'Elias savait ce qu'il faisait. C'était même assez impressionnant, au point d'étirer un sourire du genre vraiment stupide aux lèvres du jeune homme, dont il n'était toujours pas débarrassé lorsque le soldat revint s'asseoir derrière le volant, l'informant l'air de rien qu'il ne restait plus que dix miles à parcourir avant d'arriver et qu'il ne reprenne la route aussi simplement que ça. Sérieux ? Il venait de faire un truc incroyable et il agissait comme s'il s'était contenté de retirer une feuille sur le pare-brise. Will se contenta pourtant de lui jeter un regard et de se détourner rapidement, retournant regarder par la fenêtre dans le silence le plus complet alors que les derniers kilomètres défilaient, beaucoup plus rapidement sans obstacles pour se mettre en travers de leur chemin.

La situation redevint un peu plus compliquée quand ils arrivèrent enfin devant la grande enseigne suédoise, qui avait largement perdue de sa superbe avec les aléas de ces deux dernières années et dont le grand parking se trouvait relativement vide comparé à la taille de l'endroit. Ce qui ne devait pas être très étonnant après tout, qui aurait eu l'idée de venir faire un saut à Ikea pendant une apocalypse ? La réponse tenait en une dizaine de cadavres errants au milieu des carcasses de voitures. Cette fois-ci, Will réagit avant qu'Elias n'arrête la voiture, récupérant son arbalète et sortant du van aussitôt qu'il ne bougea plus. Hors de question qu'il reste encore sur la touche. Il ne prêta pas le moindre regard au soldat alors qu'il levait son arme et abattait un premier cadavre assez facilement. L'arbalète prenait un peu trop de temps à recharger pour qu'il se permette réellement de faire son show comme il avait pu le faire lorsqu'ils avaient tiré à l'arc, mais il cherchait à en faire des tonnes et ça se voyait, abattant trois cadavres assez rapidement avant de se retourner vers le soldat pour lui offrir son plus bel air de fanfaron. « Moi aussi, je peux jouer à ce petit jeu. » souffla-t-il en tirant un nouveau carreau pour reprendre son petit massacre. Ça n'allait pas aussi vite qu'un fusil non plus, mais il s'en sortait plutôt bien compte tenu de ses moyens. « Alors, plus rien à dire monsieur le tireur d'élite ? » Bon d'accord, il cherchait peut-être un peu les ennuis, mais il avait bien le droit si ça restait dans un esprit léger. Et il s'amusait franchement.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 22 Jan - 21:06
Il ne fut pas difficile de reprendre la route, même si je sentais Will un peu étrange. Quelque chose n'allait pas ? Je n'avais pas spécialement le temps d'y penser, je restais concentré sur la route, sur ce qui pouvait nous arriver, jusqu'à ce que l'immense magasin bleu ne se dessine devant nous. Il y avait quelques voitures, mais il y avait surtout quelques rodeurs qui se mirent en mouvement vers nous lorsque je traversais les lieux pour placer la voiture au meilleur endroit. Ce qui ne fut d'ailleurs pas facile car Will s'agitait, profitant de mon arrêt pour sortir et… Me montrer qu'il pouvait tuer des morts ? Trois était déjà par terre quand je sortis, arme à la main et qu'il se retournait déjà pour dire que lui aussi pouvait jouer  à ce petit jeu. Fronçant légèrement les sourcils, un léger sourire aurait pu naitre si à peine sa deuxième phrase terminé, un nouveau mort ne s'avançait pas dangereusement vers lui, à quelques mètres seulement dans son dos. Portant l'arme en joue, je pris une seconde pour viser. Il était à deux mètres derrière lui, beaucoup trop prêt quand mon doigt appuya sur la gâchette pour envoyer une balle siffler à l'oreille pour abattre un mort qui s'écroula au pied de l'ingénieur. M'approchant de lui, mon arme dans le dos, j'estimais avoir du temps au vu des positions de chaque mort à proximité. Prenant son arbalète pour la poser sur la voiture, je profitais sans doute du moment de flottement qu'il pouvait y avoir après avoir senti une balle passer non loin de lui. Soufflant contre alors que je passais dans son dos, « Si ça peut te rassurer, la dernière fois que je t'ai vu jouer avec ton arc j'étais loin d'être insensible. », sortant le Berretta, je glissais mes mains le long de ses bras pour lui faire saisir, puis remonter l'arme, « Mais là, c'est pas un jeu. », soufflais-je bien trop calmement alors qu'il avait manqué de se faire attraper par un mort. Visant un de ces compagnons d'infortune, je glissais mon pied entre les siens poussant légèrement sa jambe droite vers l'extérieur pour lui offrir un appuie solide, « Attention recul. », soufflais-je au moment d'appuyer sur la gâchette, ne retenant pas le recul de l'arme. Lui reprenant, je la glissais à sa ceinture, dans son dos avant de lui rendre son arbalète. « Gardes là tant qu'on est ici, en cas de danger, tu tiras plus vite, et je t'entendrais à coup sur. Il te reste 13 balles d'ailleurs. », quand au cinq autre, il me fallut deux balles et un déplacement de plusieurs mètres pour les éliminer. J'avouais assez aisément avoir d'avantage peur de ce qu'il y avait à l'intérieur et si j'étais d'un calme apparent, la démonstration de Will ne m'avait pas rassuré.

Il était arrogeant, j'aimais ça, mais là… Il avait été inconscient, ou il avait eu extrêmement confiance en moi. Retournant au van, je mettais mon sac avant de lui tendre le sien et fermer la voiture. Avançant vers les potes du magasin, je m'arrêtais à quelques mètres, pour me retourner vers lui et faire face à l'homme. « Désolé si tu as pensé que je remettais tes capacités en doute sur la route. Simplement, t'as plus beaucoup de carreau d'arbalète, ça aurait été con de les user comme ça. », à bien y réfléchir, je ne lui avais laissé aucun choix, sans doute car j'avais l'habitude de devoir gérer les sorties, et sans doute aussi car je voulait qu'il ne lui arrive rien, mais j'avais pu l'infantiliser, sans doute, et ce n'était pas le but. « Je sais ce que tu vaux, t'as rien à me prouver, alors cherches pas à le faire. », je n'étais ni agressif, ni dans le jugement, simplement, je ne voulais pas qu'un excès de confiance, un égos abimé ou n'importe quoi d'autre le pousse à la faute. Surtout pas pour moi.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 22 Jan - 22:39
Le sourire provocateur de Will se raidit tout à coup lorsque son regard rencontra le canon de l'arme d'Elias, qu'il aurait juré pointé droit sur lui, honnêtement. D'accord, il pouvait se montrer légèrement agaçant quand il s'y mettait, mais peut-être pas au point de se prendre une balle entre les deux yeux, juste comme ça, du moins pas venant de quelqu'un qui était supposé avoir une certaine affection pour lui. Pas vrai ? Sa bouche s'asséchait à une vitesse folle, il ne devait même pas s'être écoulé plus d'une seconde, peut-être deux, entre le moment où le fusil s'était levé vers lui et celui où la balle passa si près de son oreille qu'il l'entendit siffler désagréablement, jusqu'à entendre le poids du cadavre s'affaler dans son dos. Et pourtant, ça lui avait semblé une éternité profondément angoissante, au bout de laquelle il ferma les yeux en inspirant profondément. Il n'avait pas vu toute sa vie défiler devant ses yeux, mais presque. Et il était un peu sonné, beaucoup trop pour réagir lorsque le soldat s'approcha de lui, beaucoup trop pour chercher à résister quand il lui retira son arbalète des mains. Un frisson assez malvenu lui traversa l'échine à sentir le corps d'Elias contre le sien, son souffle alors qu'il murmurait quelques mots. Et sans se forcer, Will se laissa manipuler pour prendre le pistolet et viser un rôdeur, ses muscles tendus pour une toute nouvelle raison. La chaleur qui montait doucement l'accaparait sans doute un peu trop, mais au moins, il n'eut aucun mal à appuyer sur la gâchette, ce qui n'aurait peut-être pas été aussi évident en pleine possession de ses moyens. Le recul le ramena un peu à la réalité, mais c'était moins impressionnant que ce qu'il se serait imaginé et l'arme lui fut retirée des mains avant qu'il n'ait le temps de vraiment réaliser. Reprenant son arbalète, son regard s'accrocha à Elias qui s'éloignait beaucoup plus rapidement. « Merci. » souffla-t-il, secouant légèrement la tête pour se reprendre pour de bon.

Tandis que le soldat s'occupait des derniers rôdeurs, Will s'affaira à retrouver son calme pour de bon, prenant le pistolet le temps de l'inspecter un peu plus sérieusement. Il espérait bien ne jamais avoir besoin de s'en servir, mais c'était finalement moins impressionnant d'en tenir un. Sans rôdeurs, leurs sacs sur le dos, les deux hommes purent s'approcher de l'entrée du magasin, du moins jusqu'à ce qu'ils ne doivent s'arrêter de nouveau pour permettre à Elias de se lancer dans un petit discours qui fit froncer les sourcils à Will. Souriant légèrement, il réduisit la distance entre eux à son tour, non sans jeter un regard aux alentours pour s'assurer qu'ils ne risquaient aucune surprise désagréable et se permit de l'embrasser rapidement. « C'était idiot, désolé. » souffla-t-il en s'éloignant légèrement. Il l'avait été oui et la présence d'Elias en était sans doute seule responsable. Il n'avait pas survécu tout ce temps en se laissant avoir comme un crétin par un rôdeur isolé, mais il n'avait pas fait attention aujourd'hui. « En tout cas, tu me plais quand tu deviens sérieux. On devrait sortir plus souvent. » Ses lèvres rencontrèrent de nouveau celles du soldat, mais il s'éloigna rapidement, retrouvant son attention pour entrer dans le magasin. La même odeur insoutenable de mort et de pourriture qui imprégnait chaque bâtiment abandonné depuis trop longtemps flottait ici aussi et, rien qu'au son, on devinait quelques clients s'étant attardés dans les rayons même après la mort. Jetant un regard au soldat, Will se décida finalement à y aller, soufflant au passage : « Je compte sur toi pour me couvrir. » Quelle que soit l'arme qu'il utiliserait, il aurait moins de portée qu'Elias donc autant passer devant. Il était sérieux en tout cas, concentré sur leur environnement, un enchaînement de rayonnages renversés et d'objets brisés sur le sol, de poussière et de sang, le tout dans une demie obscurité à faire froid dans le dos. Ils rencontrèrent leurs premiers rôdeurs quelques mètres après l'entrée, tout occupés à traîner leurs carcasses au milieu de la vaisselle cassée. Un problème que le jeune homme régla rapidement, allant à la rencontre des carcasses dès qu'elles s'écroulèrent au sol pour récupérer ses carreaux profondément plantés dans leurs crânes.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 22 Jan - 23:34
Je n'aurais pas cru qu'il puisse comprendre. En fait son merci m'avait déjà un peu surprit, si bien qu'à quelques mètres de la porte, j'avais jugé bon de clarifier le fait que je ne lui en voulais pas à lui. Que ses capacités n'étaient pas remise en doute, mais simplement qu'il devait faire attention. Il avait donc reconnu que c'était idiot, après m'avoir embrassé, rapidement. Affirmant que dans tout les cas, je lui plaisais quand je devenais sérieux, lui donnant même envie de sortir plus souvent. « Je suis pas sur qu'il me reste beaucoup à décorer une fois que tu vas sortir d'ici. », soufflais-je pour éviter de penser à une sortie peut-être moins facile que celle là. À ses mots, ma peur s'effaça, lentement, laissant un sourire naitre avant que nos lèvres se retrouvent trop peu de temps à mon goût. Le suivant donc à l'intérieur, l'odeur nous prit comme à chaque fois, mais comme à chaque fois, nous allions nous habituer. Secouant légèrement la tête à ses mots, j'avançais derrière lui alors qu'il abattait déjà deux rodeurs d'un carreau en plein crâne. Avançant derrière lui, la zone d'exposition se fit assez facilement. Will pouvant s'en occuper seul, j'en avait tué qu'un seul avec mon couteau, le reste n'ayant pas représenté le moindre danger. Nous étions discret, seul les bruits des rôdeurs pouvant dépasser les nôtres. Les lieux avaient d'ailleurs été ravagé, du moins, il avait été le théâtre d'atrocité. Si bien que je me sentis obligé de vérifier chaque angle, chaque coins pour m'assurer qu'il n'y aurait aucune surprise. Si Will voulait y passer quelques heures, il était hors de question qu'il y ait le moindre danger.

« Je le sens pas… », soufflais-je en arrivant dans la partie entrepôt, stock ou l'on pouvait venir prendre ses cartons, il y avait beaucoup de bruit, et aucune visibilité. Faisant signe à Will de s'abaisser, je remontais une coursive à droite jusqu'au caisse. Il y en avait beaucoup, vraiment beaucoup trop. Je n'étais pas certain de moi là. Indiquant à Will de monter sur les énormes zone de stockage métallique, je nous fis avancer jusqu'au niveau de l'allée centrale. Et là, je réalisais. J'avais volontairement laissé Will abattre ceux présent dans le magasin car l'odeur ne me laissait pas croire qu'il y en aurait peu, mais là… Plus de vingt déjà visible. Sortant mon chargeur, je me mis à le remplir, tandis que je donnais des initiatives à Will, « Tu ne bouges pas, surtout pas, même si j'ai l'air dans une position délicate, tu restes ici, tu ne fais aucun bruit ok ? Fais moi confiance, je t'ai promit de pas mourir. », murmurais-je en lui reprenant le 9mm le temps de cette boucherie. L'embrassant en passant, sans pour autant lui faire croire qu'il s'agissait là d'un adieu, je fis le chemin arrière descendant avec précaution jusqu'à rejoindre un tas de carton sur l'allée centrale. Will dans le champ de vision, pour m'assurer qu'il ne ferait rien de stupide. J'étais repéré par certain, mais je voulais l'être de tous. Tirant une première fois en l'air, je prenais appuie sur un carton commençant à tirer, trois cadavres au sol, puis deux, puis encore trois.  J'eus les 21 premier avec seulement 8 balles, mais ils était de plus en plus nombreux, j'avais l'impression qu'il y en avait encore autant. Devant descendre de mon perchoir, je reculais avec précaution, tirant une nouvelle fois pour une seule victime, au final, je venais d'en abattre 4 pour 4 balles. Fait chier. Reculant toujours, j'allais me retrouver acculer contre les caisses. Montant sur ses dernières, ce fut des grognements dans mon dos qui me firent prendre le Beretta, faisant deux victimes en une balle. Je n'étais plus dans une position idéale, je devais retrouver un perchoir. Sautant de caisse en caisse, je m'épuisais doucement, sentant la situation m'échapper avec bien trop de rapidité.  À quelques mètres d'un mur, j'avais devant moi un couloir dégageait celui donnant aux caisses, celui ou avant les acheteurs s'entassé. La, c'était semblable à une piste, un stand de tir. Une balle, trois tombèrent, un exploit que je réitérais cinq fois. À première vu, il n'en restait que trois. M'avançant vers eux pour leurs éclater le crâne, je me permis même d'en tirer un à bout portant avec le 9mm. Revenant alors dans l'allée, je vis Will du coin de l'oeil, ok, il ne lui était rien arrivé. Mais le temps que je m'assure de se fait, des pas attirèrent à nouveau mon attention. Deux pauvres con coincés… Une balle, la mort.

Je restais alors immobile, les bras légèrement tremblant, la peur encore présente de la possibilité même fine qu'il est pu descendre, qu'il est pu s'y retrouver. J'avais manqué de me faire avoir, et si je n'avais pas fait preuve de sang froid, ça serait arrivé. Ne pas paniquer, rester calme. C'était la clé, mais je me rendais compte que lorsqu'il était dans l'équation ça devenait plus difficile. J'en avais loupé, plusieurs fois, j'avais dépensé beaucoup, beaucoup trop de balle, 21. Mais pas une seule fois la balles n'avait pas atterrie dans la tête. L'exercice forcé aura au moins une le mérite de me faire travailler un peu. Retournant au niveau du monstre d'acier ou je l'avais laissé, je levais finalement les yeux pour dire, encore un peu éprouvé, « Zone nettoyer, tu vas pouvoir commencer ton shopping. », et moi j'allais pouvoir souffler et éviter de réaliser un peu trop que la situation avait été beaucoup trop limite, j'aurais du faire demi-tour, 21 balles ne valait pas un canapé aujourd'hui. Mais 21 balles n'était rien pour lui ? Visiblement. Souriant doucement, j'observais les morts au sol, j'écoutais ce calme, je soufflais.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 23 Jan - 0:27
Qu'il tente de se rattraper ou qu'il soit simplement concentré à surveiller les arrières d l'ingénieur, Elias laissa au moins l'occasion de briller au jeune homme qui passa un bon moment à arpenter les rayons pour s'assurer que chaque rôdeur subirait le courroux de ses flèches. Il y en avait finalement assez peu et il n'eut pas trop de mal à s'en débarrasser, perdant seulement un peu de temps à chaque fois pour ramasser ses projectiles encore utilisables. Le seul problème, c'est que le murmure menaçant des créatures continuait de s'élever légèrement autour d'eux et qu'il avait beau regarder dans tous les coins, Will n'en voyait pas un qui soit caché sous un meuble ou derrière une étagère. Le bruit s'intensifia alors qu'ils approchaient de l'entrepôt et la remarque pour le moins pessimiste d'Elias arracha une grimace au jeune homme qui releva son arme devant lui. Il avait perdu quelques carreaux dans l'exercice précédent, mais hors de question qu'il laisse tomber après avoir perdu tout ce temps. Du moins, c'était sans compter sur le soldat qui reprit rapidement les choses en mains pour donner les directives. Will ne chercha pas à protester, suivant simplement les déplacements de l'homme en restant sur ses gardes. Ils prirent de la hauteur et tombèrent bien trop rapidement sur le cœur du problème. C'était une véritable marée qui aurait poussé n'importe qui de sensé à faire demi-tour. Tant pis pour le temps et les munitions déjà perdus. Et c'était exactement ce que le jeune homme s'attendait à entendre lorsqu'Elias se retourna vers lui, mais il n'eut droit qu'à l'ordre de rester en place quoi qu'il arrive, un baiser beaucoup trop bref pour la situation et se retrouva seul avant d'avoir pu opposer la moindre résistance.

Ne pas bouger, sérieusement ? C'était franchement au-dessus de ses forces et son regard s'accrochait assez désespérément au soldat qui se déplaçait plus bas, son arbalète le suivant à la trace juste au cas où un rôdeur un peu trop zélé oserait s'approcher. La partie logique et cohérente de son cerveau savait parfaitement que sur un terrain de ce genre, Elias devait parfaitement savoir ce qu'il faisait, que si l'un d'eux pouvait se le permettre ce serait lui. Mais à chaque détonation, à chaque morceau de cadavre entrant dans son viseur, Will sentait ses muscles se tendre un peu plus et son impatience grandir encore et encore. Tout ça l'énervait, le remplissait d'une réelle colère qu'il contrôlait difficilement quand Elias lui semblait dans une situation délicate et qu'il restait là, comme un crétin, à le regarder faire au travers de son viseur. Inutile. Si le soldat se faisait bouffer sous ses yeux, il n'aurait même pas le temps de réagir et pourtant, il restait sagement perché, obéissant, bien conscient que de se mettre en danger n'aurait qu'un seul effet : rendre la situation encore plus compliquée pour le soldat. Il ne baissa son arme que lorsque le silence revint, beaucoup trop profond, pourtant vite perturbé par la voix d'Elias qui l'autorisait enfin à se mettre à son shopping. Fermant les yeux, Will prit une profonde inspiration avant de ranger son arbalète pour de bon et de retrouver le sol. Il était nerveux, agité, lorsqu'il croisa le regard de l'homme. Peut-être que les sorties à deux n'étaient pas une si bonne idée, finalement. Quoi que rester à la maison l'aurait rendu encore plus inutile.

« On devrait retourner de l'autre côté pour les références, c'est un trop gros bordel ici. » souffla-t-il en détournant rapidement le regard, se mettant en marche sans attendre une quelconque réponse. Il fallait qu'il se calme, rien de grave n'était arrivé après tout. Mais rester sur la touche, devoir regarder le spectacle sans pouvoir faire quoi que ce soit, attendre avec la peur au ventre... Il n'arrivait pas à s'y faire, qu'importe la vitesse à laquelle il dévalait les mètres pour retrouver la partie exposition du magasin, il ne se détendait pas. Il ne rouvrit même pas la bouche jusqu'à ce qu'il voit un premier canapé, dans lequel il se laissa tomber rapidement, prenant son visage entre ses mains en soupirant. « Je peux t'aider, tu sais. Tu n'es pas obligé de tout faire tout seul. » souffla-t-il sans jeter un regard à Elias. « En fait, non. Tu n'as pas le droit de me demander de te regarder risquer ta vie sans bouger le petit doigt. » se reprit-il, laissant sa colère prendre un peu plus le dessus. S'il fallait qu'une telle situation se reproduise, ils allaient devoir apprendre à coopérer plutôt que de se passer la balle sans arrêt, ça ne pourrait pas fonctionner autrement. Mais pour l'instant, Will n'était pas trop en état de discuter concessions et arrangements. Une nouvelle inspiration souleva ses épaules avant qu'il ne se remette debout, acceptant enfin de regarder Elias, brièvement. « Quel genre de canapé tu veux ? » demanda-t-il en se détournant pour regarder autour de lui. Il y avait de quoi faire, largement, des morceaux de salons presque encore appréciables de tous les côtés, d'autres canapés renversés ou prenant seulement la poussière. Il ne manquait que l'envie de se bouger et de se mettre à chercher sérieusement ce pourquoi ils étaient venus ici en premier lieu, mais ça, ça manquait légèrement à Will en ce moment, bien qu'il s'approchât quand même d'un autre meuble pour en observer l'étiquette et le prix exorbitant inscrit dessus.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 23 Jan - 9:31
Il n'y eut qu'un échange de regard avant qu'il ne propose d'aller de l'autre côté, ce que l'on fit sans un mot. Traversant les pseudo rayons jusqu'au canapé ou il finit par se laisser tomber, se prenant le visage dans les mains avant de souffler qu'il pouvait m'aider, que je n'étais pas obligé de tout faire tout seul. Marquant une pause, il reprit bien rapidement pour se contredire, pour m'affirmer que je n'avais pas le droit de lui demander de rester la à me regarder risquer ma vie sans bouger. Je ne pouvais pas le laisser sur la touche. Il était en colère, un simple regard suffit à m'en convaincre. Et son changement de sujet, pour un retour à la normal ne m'aida pas à ignorer sa colère. Je ne savais pas quoi faire, je ne savais pas comment faire pour lui exprimer ce que je pensais, ce qu'il y avait. Restant silencieux un long moment, je finis par rompre la distance, glissant ma main sur son bras, j'attirais son attention, simplement, sans chercher plus loin. Juste à attirer son regard, pour qu'il ne m'évite plus, pour avoir le courage de le faire, de le regarder dans les yeux, de lui répondre. « Will... », soufflais-je dans un premier temps pour m'assurer son attention, pour m'assurer qu'il ne me fuira pas. Je comprenais, je savais qu'il avait toutes les raisons du monde de m'en vouloir, il avait toutes les raisons du monde de refuser mes décisions. « J'ai jamais eu personne comme toi avec moi dans ce genre de situation. », personne que j'aimais, que des gens que j'appréciais, alors prendre un risque avec lui me semblait tellement inconsidéré... Tellement immorale de lui imposer ça. « J'ai estimé les risques acceptable pour moi, uniquement car j'avais assez de munition et un fusil me permettant des éliminations groupés et encore j'ai été surprit. Même avec le Beretta, le risque que tu te retrouves sans munition, en danger, parce que j'avais jugé l'élimination possible était trop grand. », car vu la vague, avec son arbalète il n'aurait pu prendre que les extérieurs, mais il suffisant d'un bruit, et il était hors porté, et il risquait d'être mort. Je ne pouvais pas l'envisager. Je ne pouvais pas le risquer, pas après le coup qu'il m'avait fait. « Je te fais confiance pour éliminer en petit groupe, là, même moi j'ai été surpris... Désolé, mais j'ai... », j'ai peur de te perdre, de ne pas réussir à protéger une nouvelle fois. J'ai peur d'entendre un cri, d'arriver trop tard, j'ai peur de ne pouvoir qu'abréger tes souffrance et non t'offrir tes années. J'ai peur. Ce que j'avais rejeté pendant des semaines, ce que j'avais évité d'envisager se réveillé peu-à-peu. La peur au ventre. La peur d'échouer pour lui. Lâchant finalement son bras, je soupirais en faisant quelques pas en arrière conscient que ce n'était pas tant de l'avoir laissé sur la touche qui pouvait l'avoir déranger, mais bien ce qui avait pu se passer, ce dont je ne connaissais pas les détails et qui pouvait faire echos ici. « Je te promets de plus te laisser sur la touche, promets moi simplement d'être honnête si jamais tu te sens dépasser. ». Pour qu'on puisse reculer, et le faire à deux, pas lui uniquement, pas moi uniquement, nous deux.

Perdant mon regard sur les meubles présent, je revenais à sa question finale ce que je voulais comme genre de canapé... Si j'avais donné le mieux c'était bien que je n'avais pas la moindre idée de ce qu'un canapé pourrait apporter en plus chez moi. Enfin si, maintenant que je n'étais plus toujours seul, qu'il était là, je ne pouvais pas lui couper ça. Avançant aléatoirement parmi les exposition, je finis par le laisser tomber dans l'un d'entre eux, confortable au demeurant, mais j'étais pas certain d'avoir la tête à chercher ça. Silencieux, je regardais l'étiquette, plus par curiosité qu'autre chose. Presque 700 dollars... Putain. Bon après, pour la première fois de ma vie le nom semblait prononçable. Tidafors, il y avait des voyelles. Posant les yeux sur lui, je finis par souffler, « Viens là. », je n'étais pas un expert, mais si on pouvait s'y installer à deux, ça m'arrangerait, surtout si je pouvais effacer l'angoisse qui était monté brutalement dans ses bras.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 23 Jan - 10:29
Accusant un frisson trop intense, Will laissa retomber l'étiquette tandis qu'il tournait légèrement les yeux pour les poser sur la main qui venait de se poser sur son bras. Et peu à peu, alors que les mots du soldat se succédaient, il acceptait de remonter son regard vers lui, lentement et de se laisser gagner par les arguments. Il savait très bien qu'Elias avait raison, qu'il n'aurait servi à rien avec son arbalète et les quelques carreaux qu'il lui restait. Il savait qu'au moindre danger contre lequel il se serait exposé, l'attention du soldat n'aurait pas été posée sur autre chose que lui et que ça aurait pu rapidement mal tourner. Et il n'était absolument pas question de son orgueil ni de quoi que ce soit de ce genre, là. Simplement d'un mélange d'impuissance et de culpabilité étouffant, de la crainte trop puissante de devoir rester à regarder sans pouvoir changer la donne si les choses tournaient mal. Jamais plus il ne voulait se retrouver dans une situation semblable. Et pourtant, au-delà d'un hochement de tête positif pour confirmer qu'il acceptait plus ou moins de promettre ce qu'Elias lui demandait, le jeune homme ne chercha pas à s'expliquer, détournant simplement le regard, laissant le soldat s'éloigner tandis que sa rage passagère commençait à s'éteindre lentement. Il fallait désespérément qu'il trouve de nouvelles munitions, voilà tout ce qu'il parvenait à penser pour le moment. Il ne pouvait plus se permettre de ne se balader qu'avec quelques flèches dans son carquois et compter sur d'autres solutions pour éviter d'affronter la situation.

Le silence retomba quelques secondes, que le jeune homme mit à profit pour tenter de se raisonner. Tout s'était bien passé et pour le moment, il n'avait aucun besoin de s'en faire pour un avenir encore incertain qu'aucun d'eux ne pourrait deviner. Et lorsque le soldat l'invita à venir le rejoindre, Will était presque convaincu de s'être calmé et, une fois encore, il se contenta d'obéir sagement. Abandonnant son sac et son arme sur le sol, il s'installa aux côtés du soldat, sans prendre réellement le temps de décider si ce canapé lui convenait ou non. En fait, il ne resta en place, assis bien droit sur le fauteuil, que l'espace de quelques secondes avant de se déplacer pour se rapprocher réellement, laissant ses genoux remonter sur les coussins et son flanc reposer contre l'appui. Il permit à ses doigts de courir quelques secondes sur la mâchoire du soldat tandis qu'il le forçait plus ou moins à tourner le visage vers lui. Et puis, comme portés par un violent spasme secouant ses entrailles, des mots se pressèrent contre ses lèvres qu'il gardait résolument closes. Des mots qu'il ne saurait pas cacher sous le couvert d'une langue étrangère, mais qui voulaient sortir presque malgré lui. Il n'avait qu'une seule manière de les retenir et c'est ce à quoi il s'employa, étouffant le son aux lèvres du soldat avant qu'ils n'aient le temps de s'échapper. Les secondes s'étirèrent jusqu'à ce qu'il n'arrive à perdre ce besoin dans ce baiser et il s'éloigna finalement, dès qu'il fut certain qu'ils ne chercheraient plus à s'échapper. « Tu m'apprendras à me servir d'un fusil ? » Il n'en avait jamais eu l'envie malgré les occasions s'étant présentées par le passé, mais les choses avaient changé. « Peut-être pas à devenir aussi doué que toi, mais presque. » Il avait déjà quelques bases solides, ne serait-ce que pour viser juste, réfléchir vite. Tout ce qu'il manquait réellement, c'était de s'habituer à l'arme, non ? Ainsi il saurait se rendre utile dans les situations périlleuses au lieu de rester en place à attendre.

Ses doigts caressèrent un instant le tissu du canapé, avant qu'il ne reprenne : « Il me plaît bien ce canapé. On devrait prendre le fauteuil qui va avec. Et une table basse, pour combler un peu le vide. » Ils auraient presque un vrai salon, un peu plus de normalité à leur vie déjà bien ordinaire. Et un peu moins de vide, surtout. « Je t'épargne les bibelots décoratifs si tu acceptes d'y ajouter un tapis. » souffla-t-il en retrouvant enfin son sourire. « J'aime bien celui-là. » Il désigna le tapis d'exposition sous leurs pieds et son regard balaya finalement l'espace autour d'eux. « En fait, on devrait prendre tout ce qu'il y a dans ce décor. » Peut-être qu'il cherchait un peu à noyer le poisson, du moins essayait-il réellement de remettre le shopping à l'ordre du jour et la légèreté qui devait aller avec. Ils avaient entrepris cette sortie à cause d'une blague, ça n'aurait pas du être un moment sérieux maintenant que les dangers étaient écartés.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 23 Jan - 11:23
Un simple hochement de tête en guise de réponse, voilà ce que j'avais eu, je savais que le connaissant, c'était mieux que rien, et c'est sans doute pour ça que je ne dis rien de plus. Me contentant de reculer pour trouver un canapé ou me laisser tomber. Soufflant un coup avant de l'inviter à venir, ce qu'il finit par faire, restant dans un premier temps distant avant d'attirer mon attention sur lui, m'embrassant, faisant naître une douce chaleur, nouant mon estomac alors que j'y répondais avec autant de force que lui, avec autant de passion. Jusqu'à ce que la possibilité de respirer me soit rendu. Lui apprendre à se servir d'un fusil, non sans devenir aussi doué que moi, mais pas loin. J’entraînais des gens que je ne connaissais pas, je donnais tout ce que je pouvais pour les rendre plus fort, moins faible. Pour leurs donner toutes les cartes. Alors lui, c'était presque naturel de lui offrir une corde de plus à son arc. Et contrairement à d'autres, je ne considérais pas ça comme une part nécessaire à mon travail, mais un besoin, celui de le protéger un peu plus que je ne le faisais déjà, celui de lui permettre de se défendre plus facilement à l'extérieur. « Bien sur. », pas besoin d'hésiter, pas besoin de réfléchir, bien sur que je l'aiderais, bien sur que je lui apprendrais. Je ne pouvais pas pas lui refuser ça. Et puis, changement de sujet, il sembla reprendre conscience de la raison de notre présence ici. Ce canapé lui plaisait bien, le fauteuil qui allait aussi avec, et une table basse dans le lot. Secouant légèrement la tête, je voyais déjà le van se remplir, mais je n'allais pas lui dire non. Il commença alors à négocier, acceptant de ne prendre aucun bibelots décoratifs si j'acceptais un tapis. Ah car il voulait décorer en plus ? Baissant les yeux sur le tapis, j'avais l'impression qu'une excitation nouvelle le prenait peu-à-peu alors qu'il affirmait que l'on devrait prendre tout ce qu'il y avait dans le décor. Regardant autour de moi, le showroom était bien remplit, vraiment bien remplit, mais soyons honnête c'était cohérent. « Y'a des bibelots dans le décor, tu essayerais pas de me la mettre à l'envers là ? », demandais-je dans un premier temps avant de me lever pour faire quelques pas, cherchant dans mes poches quelques choses qui n'existait pas entre nous. « J'ai pas encore touché mon salaire, on va devoir faire un choix. », bon, le taquinais ça allait bien cinq minutes, mais la réalité était bien différente.

Glissant mes mains dans poche, je finis par hausser les épaules, avouant une réalité qui n'avait rien de dérangeant, si ce n'est dans l'aveux qu'il y avait derrière, quoi qu'il choisisse ou fasse, je n'irais pas contre tant qu'il pouvait se faire plaisir et avoir envie de passer plus de temps ici. « En vrai pas la peine de négocier un tapis, c'est pas un tapis ou des bibelots qui vont prendre de la place, donc même si je reconnais plus la maison, c'est pas grave, dans le fond fais-toi plaisir, je pense survivre à une maison chaleureuse. », c'était même sur, et puis c'est vrai que c'était pas mal, même le pot de fleur avec la fausse plante, et le truc à magasine habillé même. Et contre toute attente, je repris, « Du coup le canapé, le fauteuil, la table basse, le tapis, le pouf, les trente coussin, le plaid, enfin tout les trucs qui sont ici seront forcément dans des cartons… Du coup ca devrait passer. », c'était même certain. Me mordant légèrement les lèvres en réfléchissant un peu plus, je proposais enfin un plan d'action. « Ce que je te propose, on prend les refs des gros trucs ici, on va chercher les cartons, on charge, et on voit ce qu'il reste en place pour le reste justement. Comme ça si tu trouves d'autres truc gros, on pourra les prendre et tout les petits trucs à la fin… », qu'on y aille par étape, ça nous éviterait des surprises. « Après, si y'a des trucs qui te tape dans l'oeil, tu pourras les prendre toute de suite, mais je doute qu'on te pique tes trouvailles. », concluais-je dans un sourire. J'étais bien plus large avec lui que je ne l'aurais pensé. Mais dans le fond, si j'avais personne pour me secouer, pour me faire avancer, je n'irais nul part. Alors entre nous. Je lui confirmais donc bien sa carte blanche.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 23 Jan - 14:47
Comme une menace invisible rampant dans l'obscurité, le souffle glacé venant balayer légèrement la nuque de sa victime, le désir proche du besoin vital de parler continuait de peser sur les épaules de Will, prêt à se jeter sur lui pour mener à bien ses sombres desseins. L'ingénieur luttait pourtant, ramenant le sujet de la conversation à des choses plus légères, plus triviales, qui ne risqueraient en rien de prendre des tours plus dangereux. Un sourire sincèrement amusé s'installa même à ses lèvres alors qu'Elias regardait le faux salon dans lequel ils étaient installés tous les deux et soulevait un point important : la présence de bibelots dont Will venait pourtant d'affirmer qu'il saurait se passer sans problème. « Ce n'est pas ma faute, mais on ne peut pas prendre la table basse sans le bougeoir qui va avec, ce serait totalement inutile. » affirma-t-il, comme s'il était devenu tout à coup décorateur d'intérieur et qu'il prenait tout cela très au sérieux. De toute manière, Elias l'autorisa rapidement à prendre tout ce qu'il voulait, bibelots, tapis ou trucs réellement importants, du moment qu'ils parvenaient à tout faire entrer dans le van. Aucun problème là-dessus, Will comptait bien mettre tous ses talents à profit pour qu'ils puissent sortir d'ici avec le maximum de mobilier pour donner un semblant de vie à la maison du soldat et pouvoir prétendre que quelqu'un vivait réellement là. Et puis, ce serait cent fois plus agréable pour lui plutôt que de rester dans une pièce vide les journées qu'il passait chez lui. Et le soldat lui proposait un plan d'attaque parfait. « Très bien, on fait comme ça ! » souffla-t-il en se relevant à son tour, un peu plus motivé.

Il s'affaira à arracher purement et simplement les étiquettes du canapé, du fauteuil et de tout ce qui était à peu près consistant autour de lui, se retrouvant rapidement avec un petit tas entre les mains, dont il n'y aurait plus qu'à trouver une équivalence dans les stocks. Et lorsque le salon fut passé au crible, le jeune homme fit signe à Elias de le suivre, expliquant : « Il nous faut d'autres étagères pour mes livres, j'ai entendu dire que le proprio n'aimait pas trop le désordre. » En route, il ramassa un panier dans lequel il déposa les étiquettes et, aussi, un petit mannequin en bois articulé qui trouva parfaitement sa place au milieu des morceaux de papier plastifiés. Ce serait encore mieux sur une étagère à prendre la poussière. Et en plus d'une jolie bibliothèque qui suffirait à supporter ses livres et tous ceux qu'il voudrait encore ramasser à l'avenir, le jeune homme jeta son dévolu sur un vrai hamac pour remplacer son installation de fortune et divers accessoires dont ils n'auraient sans doute jamais l'utilité, mais quelle importance ? Il n'y avait, finalement, que le strict minimum pour donner l'impression que des gens habitaient cette maison et tant qu'ils n'avaient pas vu les cartons, impossible de dire s'il exagérait ou non.

D'ailleurs, parlant des stocks... « Je crois que j'ai à peu près tout ce qu'il faut, on discutera de la déco de la chambre selon la place qu'il nous reste dans le van. » Et de nouveau, le jeune homme s'engagea dans l'enfer de cadavres, désormais inoffensifs, que représentait l'entrepôt du magasin. Il attrapa une étiquette au hasard dans son panier, plissant les yeux pour déchiffrer la référence avec le manque de lumière. Devoir enjamber des cadavres pour retrouver les bons cartons rendait le moment shopping un peu moins joyeux, mais rapidement, Will retrouva un premier étalage qui lui convenait et tenta d'effacer la grimace de dégoût sur son visage, la remplaçant par un sourire en tapotant une boite du bout des doigts. « Et voilà notre canapé. »

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 23 Jan - 15:44
On ne pouvait pas prendre la table basse sans prendre le bougeoir qui va avec... Hum. Sérieusement ? Le regardant un instant pour chercher si il disait vrai ou non, je finis par baisser les yeux sur le fameux bougeoir avant de souffler, « Techniquement la table ne va pas disparaître sans ce bougeoir, mais on va le prendre. », soufflais-je avant d'exposer le plan que Will accepta avant d'arracher toute les étiquettes avant de commencer à marcher, me faisant le suivre, je l'écoutais affirmait qu'il faudrait aussi d'autres étagères pour ses livres car il avait entendu dire que le proprio n'aimait pas le désordre. Secouant la tête, il marquait un point, même si la vérité était toute autre entre nous. « On marche pas sur un livre. », simple, basique. Il commença donc à avancer, cherchant l'essentiel pour le salon, on s'approchait à nouveau des stock lorsqu'il fit le point, rappelant que l'on discuterait de la déco quand on aurait fini et que les places dans le van serait défini. J'avoue que là je ne pouvais que le croire, je n'avais pas la moindre idée de quoi foutre dans le salon, mais concernant l'étape suivante.. Je pouvais faire. On avait trouvé le canapé, mais sortir par les caisses serait plus simple, sortant ma lampe torche de mon sac, je lui donnais pour l'aider à se repérer. Reculant de quelques pas, je trouvais une sorte de chariot que je pus faire rouler jusqu'au carton et à peine avais-je soulevait le carton que je comprit ma douleur... Soixante kilos au moins... le tirant donc jusqu'à mon assistant métallique, je commençais un manège assez simple se résumant à prendre un carton et à le tirer jusqu'à l'extérieur devant le van pendant que Will cherchait les suivants. Dix, quinze aller-retour plus tard, j'avais tellement transpiré que j'avais abandonné mon pull, mon t-shirt et même mon sac dans le véhicule. Revenant un peu à bout de force pour récupérer le dernier carton. Trente kilo, ok là ça passait. « Je vais avoir besoin de toi pour le tetris, j'en peux plus là. », même froide, j'aurais tué pour une douche. Clairement, je priais pour trouver n'importe quelle source d'eau pour me rafraîchir et ce malgré le temps. Il commençait à faire froid, suffisamment pour que les gouttes saline se transforme en lames acérées lorsqu'elles glissaient dans mon dos. Sortant à nouveau du bâtiment j'abandonnais le carton sur le sol avant de m'asseoir, la respiration lourde, l'épuisement certain.

« Bonne nouvelle, à première vu tu pourra continuer à te faire plaisir. », mauvaise nouvelle, j'allais avoir besoin de repos. Tout du moins de quelques minutes, juste pour récupérer. « Si le salon ressemble pas à un showroom, tu dors dans le canapé. », ajoutais-je, toujours essoufflé. Finissant par me lever, je rejoignais le van pour prendre mon sac et l'eau qui avait avec. Me permettant de prendre une longue gorgée avant de revenir. « Je vais avoir besoin de toi là. », pour porter et ranger. A ce stade de fatigue, Will était plus logique que moi, alors, clairement, je ne remis jamais une décision en cause, me contentant de porter, pousser et placer. C'était un peu plus simple avec lui, un peu plus rapide aussi. Et après ce qui sembla être une heure, le coffre fut déjà bien charger. Mais il restait de la place. Clairement, Will avait bien gérer son truc. Fermant à nouveau le coffre, je prenais mon sac et mon arme avant de rentrer à nouveau. Heureusement que j'avais un t-shirt de rechange, et heureusement que l'une des première porte que l'on vit était un raccourcis pour les chambres. J'avais besoin de me poser. « Pause déj. », poussant les battant je trouvais le premier lit propre, avant de retirer le couvre lit d'exposition et la poussière qui allait avec avant de me laisser tomber dedans. « Aies pitié, trouve des petits trucs... Genre des coussins, des couvertures, même des rideaux, mais attend avant de me retrouver un canapé à porter. ». En attendant, je devais récupérer moi.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 23 Jan - 16:45
Dès qu'il entreprit de tirer le carton du canapé pour le sortir, Will comprit qu'ils allaient avoir une difficulté à laquelle il ne s'était pas préparé. Porter des trucs, ça n'avait jamais tellement été l'une de ses activités préférées. Par le passé, il avait bien quelques muscles, une silhouette agréable à l’œil, mais c'était une totale question d’esthétique. Et là, sans réelle stature, ça allait être compliqué. Il laissa donc Elias se débrouiller avec le voyage vers le van et se contenta plutôt de faire le tour des lieux, armé de la lampe torche et des étiquettes, pour amener les cartons dans les allées et dégager l'espace encombré de rôdeurs et d'autres obstacles pour permettre au soldat de ne pas trop se prendre la tête avec son chariot. Rien que tout cela était épuisant, honnêtement, mais peut-être pas autant que ne semblait l'être Elias à mesure de ses allers-retours. Il ne se fit donc pas prier pour suivre le soldat à l'extérieur et prendre en main le rangement dans le van, faisant vraiment de son mieux pour occuper le moins d'espace possible avec les dizaines de cartons qu'ils venaient déjà de choisir pour le salon. Il restait même assez de place pour que Will puisse continuer à se faire un peu plaisir, mais à voir la tête d'Elias, il renonça rapidement à en rajouter une couche avec d'autres meubles. Il ne voulait qu'un canapé, à la base et là, il venait de lui faire transporter un salon entier...

Ils retournèrent dans le magasin, mais la visite s'arrêta aux lits où Elias s'écroula littéralement sur le premier qu'il trouva, arrachant un sourire au jeune homme qui vint le rejoindre tranquillement, s'asseyant simplement sur le rebord. « Je vais me limiter à des coussins et des couvertures. Quelques jouets pour les gosses. Deux ou trois bêtises faciles à porter. Promis. Et toi, reste là et repose-toi, je reviens vite. » Il se pencha un instant pour l'embrasser, avant de se remettre debout et, gardant seulement son arme plus par habitude que réelle crainte, retourna faire ses emplettes. Il ne prit rien qu'il ne puisse pas soulever lui-même, rien que des coussins, des plaids, des peluches, des bougies et d'autres bêtises encore emballées, qui s'entassèrent assez facilement à l'arrière du van et ne finirent même pas de combler totalement l'espace disponible. Mais ils n'avaient vraiment besoin de rien d'autre, après tout, tout cela représentant déjà un luxe bien inutile aux yeux de n'importe quel survivant un tant soit peu sensé. Et après trois bon quarts d'heure à tourner et faire des allers-retours vers l'extérieur, le jeune homme retrouva le soldat, se laissant tomber à ses côtés dans le lit après avoir récupéré son sac. Il en sortit ce qu'il lui restait de rations de sa dernière sortie, en donnant une à Elias et en posant une autre sur son ventre sans se jeter dessus malgré la faim qui se faisait sentir depuis un petit moment tout de même. « Ce matelas est carrément confortable. » souffla-t-il après quelques secondes de silence, sentant ses lèvres s'étirer doucement. « Mais ne panique pas, je ne vais pas te demander de le porter. J'ai assez abusé de ta patience pour la journée, on n'aura qu'à revenir quand ils sortiront la nouvelle collection. » Rien qu'avec la route et le temps passé pour trouver et empiler les meubles dans le van, ils venaient de perdre une bonne partie de la journée et la seule idée de devoir encore se ramasser cinq heures de voiture pour rentrer épuisait déjà Will. « T'as déjà vu ce film avec ce mec... Comment il s'appelait déjà ? Joseph je sais plus quoi... Enfin peu importe, ça parle d'un couple et il y a cette scène dans laquelle ils passent la journée à Ikea tous les deux et s'inventent une vie de petit couple rangé au fil des décors. » Un rire suivit cette déclaration, alors qu'il réalisait qu'encore une fois, il parlait d'une histoire d'amour, ce qui ne manquerait probablement de lui attirer les moqueries du soldat. Il allait vraiment se retrouver avec ces putains de romans pour ado, s'il continuait comme ça.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 23 Jan - 17:25
J'aurais sérieusement pu m'endormir si le fait qu'il se balade seul dans les liens n'avait pas occupé mon esprit, écouter malgré mes yeux fermé le moindre mouvement, le moindre bruit. Je l'avais laissé partir, remplir le van de tout et n'importe quoi surement. Et puis après un moment, il revint vers moi, se laissant tomber sur le matelas avant de sortir des rations de toute évidence, ce qui me fit d'ailleurs me relever pour manger. Alors qu'il déclarait que le matelas était confortable. Ouais, c'était sur, bien plus que le mien d'ailleurs, mais avant d'avoir pu dire quoi que ce soit, il me rassura, affirmant qu'il n'allait pas me demander de le porter, il avait suffisamment abusé à son sens de ma patience, nous n'avions qu'à revenir quand la nouvelle collection serait sortie. Finissant bien rapidement ma rations, je retrouvais un t-shirt propres pour le mettre avant de retrouver le lit, profitant du calme, du matelas aussi, clairement, « Je doute qu'on puisse partir maintenant de toute façon, avec le poids, on va pouvoir prendre moins de risque, alors je suppose que la nuit portera conseil et tu auras un matelas quand j'aurais récupéré. », quand j'aurais récupéré. J'étais incapable de lui dire non ? Soyons honnête. Quand il envisageait des choses qui ne le mettait pas en danger, j'approuvais ses décisions, à chaque fois. Je ne savais pas comment il avait fait pour me faire revenir sur là moitié de mes décisions, mais il avait réussit.

Et puis il parla film, d'un film ou un couple passe sa journée à Ikea, ou ils se rejouaient des scènes de la vie quotidienne d'un couple bien rangé au fil des décors. Souriant franchement, je tournais la tête vers Will, conscient qu'il y avait bien des choses sur lesquelles j'aurais pu rebondir et ou il m'attendait vraiment. Mais là, les perches étaient trop grande. « Tu es très clairement fleur bleu Will… », me tournant vers lui, je me redressais sur mes bras avant de me pencher vers lui pour l'embrasser avec retenu, le temps de souffler contre ses lèvres, « Dans 500 jours ensembles c'est marrant car il y a des gens pour admirer le spectacle. », l'embrassant une nouvelle fois, je me laissais à nouveau retomber sur le matelas. Soyons honnête, si je connaissais le film ce n'était pas sans raison, il était bien je devais le reconnaître, Lucy l'aimait bien aussi. Alors le fait que j'en sache autant était déjà beaucoup trop préjudiciable face à Will, il n'allait de toute façon pas me louper, « Mais dans notre monde, la petite séance de shopping ici n'est pas comparable à une vie de petit couple rangé ? », c'était bizarre dit comme ça. Suffisamment pour me faire froncer les sourcils en réalisant ce que je venais de dire. On le savait que ce n'était pas juste une relation simple, et à croire nos comportements, clairement, j'étais loin de me voiler la face sur ce point, mais le dire. C'était étrange. J'étais un crétin, je lui disais Je t'aime, certes dans une autre langue, mais je paniquais à moitié en nous désignant comme couple. Me redressant finalement, je détournais le sujet, lui concédant une vérité, « Ce film était bien, du moins je me suis jamais ennuyé quand je le regardais, comme un hétéro un peu con refusant de partager plus de vingt quatre heures avec une femme. », déclarais-je en théâtralisant un peu la fin, pour appuyer le ridicule de la situation et continuer de noyer le poisson.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 23 Jan - 18:55
Ils ne rentreraient pas ce soir, donc. Passer la nuit dans un lit d'exposition à Ikea, c'était une idée assez spéciale, mais ça avait un petit quelque chose d'amusant qui poussa rapidement Will à faire la chose la plus stupide au monde : partager ses pensées à voix haute et se lancer dans un résumé assez peu fidèle d'un film d'amour à la con qu'il avait vu une fois des siècles plus tôt. Pas de sa faute, aussi, s'il se sentait suffisamment à l'aise avec le soldat pour se permettre de dire les choses qui lui passaient par la tête. Mais il devina dès l'instant où il ferma la bouche que ça allait lui retomber dessus après la conversation qu'ils avaient eu sur son goût improbable pour les romans d'amour dernièrement. Et ça ne manqua pas, Elias le qualifiant de « fleur bleue », forçant le jeune homme à rouler des yeux. Et non content de se moquer de lui, le soldat alla même jusqu'à gâcher l'effet de ce geste en l'obligeant à fermer les yeux avant la fin alors qu'il rencontrait ses lèvres. Et la conversation s'étirait, parvenant au moins à rendre Will d'une humeur plus joyeuse. Il attendit sagement d'avoir assez d'arguments, offerts sur un plateau d'argent par le soldat, avant de se pencher à son tour sur lui, glissant directement sa main sous son t-shirt sans perdre une seconde, avant de souffler : « Tu connais le titre, tu arrives même à dire à voix haute que c'est un bon film et tu trouves encore le moyen de me juger ? » Et ça n'était même pas le pire crime dont il se rendait coupable en ce moment, honnêtement. Il était largement temps que l'ingénieur reprenne les choses en main avant qu'Elias ne s'imagine qu'il pouvait faire et dire n'importe quoi sans craindre une quelconque conséquence de lui retomber dessus. « Ensuite, insinue encore une seule fois que toi et moi on a quoi que ce soit de comparable à un petit couple bien rangé et je te jure que je ne reculerais devant rien pour nous ramener des pyjamas assortis et te faire regretter cette assertion jusqu'à la fin de ta vie. »

Peut-être que l'idée de parler de couple quand il s'agissait de leur relation aurait du le faire paniquer, mais ça n'était pas tellement le cas en ce moment. En fait, il donnait même l'impression que presque rien n'aurait pu le faire paniquer, là. « Et pour terminer, je peux savoir qui t'as donné l'autorisation de te rhabiller ? » Il attendait une réponse, clairement, mais prit quand même le parti de commencer à retirer tout seul le t-shirt que venait d'enfiler l'homme, tirant dessus sans trop de soin jusqu'à pouvoir l'abandonner sur le matelas à côté d'eux, profitant de la diversion pour voler les lèvres du soldat un instant, peut-être un peu trop long pour rester tout à fait innocent. Il se força tout de même à s'éloigner avant de perdre totalement le fil, soufflant : « Tu veux qu'on essaye tous les lits jusqu'à trouver celui qu'on ramènera avec nous ou tu ne peux pas faire ça sans un public ? » S'ils ne rentraient pas ce soir, il faudrait quand même s'occuper encore quelques heures, sans doute réserver un moment pour sécuriser au mieux l'endroit, mais au-delà de ça, ils allaient devoir se montrer invetifs.  

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 23 Jan - 21:28
Souriant doucement en le voyant se pencher sur moi, de légers frissons traversèrent mon corps alors que ses mains glissaient déjà sous mon t-shirt. En effet je connaissais le titre, je reconnaissais que c'était un bon film et je trouvais encore le moyen de le juger. Riant clairement là, je me redressais légèrement sur mes coudes avant de répondre à ses mots, « Hum, j'avais peur de te vexer si je comprenais pas tes références. », la phrase suivante sous couvert d'une menace légèrement effrayante laissait entendre que si je nous comparais une nouvelle fois à un couple bien rangé, il ne reculerait devant rien pour nous ramener des pyjamas assortis, et me faire regretter mon allusion jusqu'à la fin de ma vie. Haussant un sourcils, mon sourire ne disparaissait absolument pas lorsque je repris la parole, « Manque de crédibilité, tu dors sans pyjama. ». Et il n'avait pas finit, visiblement le fait de m'être rhabillé dérangeait l'homme qui partageait ma vie à présent. Et bien que je doute pouvoir le laisser sans réponse, il commença tout de même à retirer mon t-shirt. « Moi, mais j'aurais du te consulter. », au début, cette phrase aurait pu passer pour un reproche mais là, me retrouver torse nu alors que ses lèvres venaient retrouver les miennes dans un échange de moins en moins mesuré, pouvait faire comprendre à n'importe qui combien nous avions évolué. Sans pour autant perdre ce qui nous définissait, juste en changeant, en devenant une version amélioré de nous même.

Essayer tout les lits ? Glissant mes mains sur ses hanches, je l'attirais contre moi avant d'inverser nos positions sans attendre, sans lui laisser réfléchir aussi. L'embrassant à nouveau pour faire disparaitre la frustration qu'il avait crée en se reculant ainsi. Il pouvait avoir de très bon argument si il voulait, je reconnaissais avoir bien du mal à rester concentrer lorsqu'il s'éloigner de trop. Même si pour lui répondre, je dus remettre une certaine distance. « Un lit carrément ? Tu préfère pas plutôt les matelas ? », car mon lit ne me dérangeait pas dans le fond. Retrouvant ses lèvres dans une sorte de jeu, je m'éloignais à nouveau, le temps de souffler contre ses lèvres, « J'ai peur que les autres ne soient pas prêt, mais la prochaine fois qu'on fait ça devant notre fenêtre je laisserais un mémo en salle commune. », d'autant que je doutais sérieusement que le nouveau mobilier ne nous aide à éviter ce genre d'accident. Il nous fallait des rideau, réellement. Et moi ? Il fallait que je me reprenne, que je me raisonne, car bien qu'il soit évident que le côté nature, extérieur, espace ouvert soit excitant, je ne me voyais pas perdre entièrement tout contrôle ici. Même si Will, plus nouveauté, plus interdit, plus danger était en tout point excitant et qu'il fallait vraiment une très grande motivation en cet instant pour ne céder à rien d'autre que l'envie de l'embrasser.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 23 Jan - 22:49
Dans un rire, franc, de ceux qui ne lui échappaient presque jamais, Will se laissa retomber contre le lit sans résister, se perdant de nouveau aux lèvres du soldat qui avait décidément un talent indéniable pour lui faire oublier tout ce qui pouvait se rapprocher de près ou de loin du bon sens. Ils s’essoufflèrent un instant, s'éloignant l'un de l'autre uniquement pour continuer mollement la conversation irréelle qu'ils entretenaient. Pas de lit, donc, tant pis pour Will, mais il se sentait d'humeur à faire quelques concessions, d'humeur à poursuivre sur cette voie à grande vitesse en tout cas. « Je peux me contenter du matelas si tu acceptes qu'on y ajoute des tables de chevet. » Il ne comptait pas réellement repartir d'ici avec un matelas, de toute façon et il n'avait même pas le temps d'y réfléchir réellement qu'Elias l'agressait de nouveau, jusqu'à le convaincre d'arrêter même d'essayer de suivre le fil de ce qu'ils disaient. Ça n'avait rien de très important, de toute façon, mais il faudrait peut-être qu'ils trouvent des rideaux car même si la plaisanterie l'amusait actuellement, il n'était pas certain de vivre très sereinement l'idée d'avoir un public. Et avec ce nouveau salon en projet, il y avait fort à parier qu'il aurait aussi beaucoup moins de motivation à monter à l'étage chaque fois qu'il aurait envie de se laisser aller dans les bras du soldat.

Il avait déjà un peu de mal à se retenir ici, à vrai dire, ses doigts s'étaient accrochés bon gré mal gré à la ceinture de l'homme et ils avaient clairement l'intention de le dévêtir un peu plus. Il ne valait mieux pas, cela dit. S'il avait réussi à se détendre et à se laisser aller quand ils se retrouvaient dans des appartements choisis au hasard dans Détroit, là, Will avait un peu plus de scrupules. Tout simplement parce que l'endroit n'était pas sécurisé et que le van plein garé dehors avait toutes les chances d'attirer l’œil. Ça aurait été bien dommage qu'ils se fassent surprendre par des survivants mal intentionnés en plein acte. Un moment fort gênant qui persistait à passer en boucle dans sa tête malgré son esprit difficilement concentré. Au prix d'un effort improbable, l'ingénieur se détacha donc d'Elias, attrapant son visage entre ses mains pour le forcer à s'éloigner. Une remarque désobligeante concernant la situation prête à fuser pour calmer leurs ardeurs à tous les deux mourut pourtant lorsque leurs regards se croisèrent. Tout ça était idiot, ils étaient idiots, ridicules. À prendre des risques comme ça, à raconter n'importe quoi et à pouvoir tout juste réfléchir dès qu'ils s'effleuraient. Mais pour la première fois depuis longtemps, Will se sentait bien. Il se sentait comme un crétin et il aimait ça. Il aimait raconter des conneries et perdre son temps à choisir des meubles, il aimait les frissons qui le secouait à chaque caresse. Et même les spasmes légers qui tordaient ses entrailles en ce moment, ramenant avec violence ce besoin étrange qu'il avait ressenti tout à l'heure et qu'il n'arriva pas à retenir, cette fois. « Je t'aime. » Les mots lui avaient échappé avant qu'il ne réalise que c'était bien sa voix qu'il entendait. Ses yeux s'écarquillèrent aussitôt, retenant son souffle, alors qu'il ne parvenait plus à bouger, à penser.  

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 23 Jan - 23:19
Il était sérieusement en train de négocier uniquement un matelas avec des tables de chevet ? Il était si perturbé que ça à l'idée de devoir laisser un lit de côté ? Il fallait absolument qu'il réussissent à avoir d'autre chose ? Soupirant contres ses lèvres, je finis par répondre, ou céder, « Choisis le lit, le matelas et les tables de chevets, le lit en trop ira dans la pièce du bas. », ne pas pouvoir lui dire non. Comme être incapable de se contenir, de faire preuve de contrôle lorsqu'il était question de lui, lorsqu'il répondait à mes lèvres. Me faisant oublier tout danger, toute crainte, ou les nourrissant, je n'en savais rien dans le fond, tout pouvait se passer, mais sentir ses mains glisser, jouer avec ma ceinture me vrillait suffisamment l'esprit. Du moins jusqu'à ce qu'il y mette fin. Glissant ses mains sur mon visage, me forçant à rebrousser chemin , à m'éloigner de lui, à le regarder. Quelque chose venait de changer, imperceptiblement. De l'extérieur seulement. Pourtant, là… Son regard suffit. Son attitude suffit. J'étais tétanisé avant même qu'il le dise, avant même qu'il brise le silence autour de ça. Je n'en avais eu le courage uniquement car je savais qu'il ne comprendrait pas, pourtant, lui, il ne chercha pas à se mentir, à pervertir la vérité et soudain, l'aveux raisonna dans l'espace. Je t'aime. Une seconde, peut-être deux à s'échanger des regards interdit, comme par peur que la réalité nous reprenne. Comme par peur qu'il réalise avant que je n'aille trop loin. Avant qu'il ne prenne conscience de ses propres mots.

« Je t'aime aussi. » s'échappa pourtant de mes lèvres, sans que je ne sois sur de la vérité de ses mots, sans être certain qu'il ne tendait pas un énième teste. Non, je fus simplement capable de lui répondre, de lui dire ce que je n'avais pas su dire jusqu'à présent. Et sans chercher à comprendre plus loin, mes mains glissèrent sur son visage pour caresser sa peau de mes doigts avant de l'embrasser après un ultime regard. Il n'y avait pas la même intensité dans mon baiser, pas la même fièvre. J'avais l'impression d'avoir le coeur au bord des lèvres, des millions de poignard me brisant les entrailles pour en libérer une chaleur bien étrange. Je l'avais déjà dit, mais là, il me comprenait, comme je le comprenais. Mon coeur sembla accepter l'idée, comprendre aussi qu'il ne s'agissait là de tout sauf d'une mascarade. Il implosa, projetant au premier plan tout ce qui pouvait encore me traverser, me briser. J'avais eu peur pour lui aujourd'hui, maintenant j'avais peur d'éprouver un sentiment partagé pour la première fois de ma vie, j'avais peur du prix à payer pour une poignée de bonheur. Alors doucement, je libérais ses lèvres, évitant d'y mêler ce qui n'y avait pas la place, ce qui avait nul besoin de ternir l'instant, en fait, aucune de mes pensées allant contre ça ne devait prendre le dessus. J'avais une chance, celle de l'avoir lui. Celle de ressentir ça pour lui.


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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 24 Jan - 0:27
Pendant une seconde, le temps sembla s'arrêter, comme suspendu à cet instant d'angoisse plus profonde que jamais. Il l'avait dit. Son cœur s'était arrêté en même temps et son regard fut incapable de se détacher de celui d'Elias. La panique avait remplacé son sang pour couler dans ses veines au ralentit. Il l'avait dit. Juste comme ça, juste parce qu'il le fallait. Parce que les mots pesaient sur son cœur. Ça ne faisait qu'un instant, peut-être, mais ils étaient si lourds et si brûlant, il fallait qu'il s'en défasse. Et c'était chose faite. Le silence qui suivit renforçait cette impression de moment suspendu dans l'air. Il aurait du se taire, les retenir encore un peu, jusqu'à ce que ça passe pour de bon. Cette certitude commençait à s'imprimer douloureusement dans son esprit à mesure que le silence s'étirait. Elias ne répondait rien et pour cause. Qu'y avait-il à répondre ? Il était encore trop tôt pour ça. Oui, mais trop tôt ou non, ça n'en restait pas moins la vérité. Une vérité qui le rongeait désormais, le silence fissurant son cœur. Tant pis. Il n'avait qu'à trouver quelque chose, forcer un sourire moqueur et balancer une remarque désagréable pour prétendre que tout ça n'était qu'une blague et ensuite... Ensuite, il trouvait un autre moyen de s'échapper, il... La voix d'Elias lui redonna tout l'air dont il manquait encore et l'empêcha finalement de suffoquer. Il l'aimait aussi. Sans se cacher derrière une langue que Will ne pourrait jamais comprendre, sans se cacher derrière un geste pour fuir la réalité. Leurs lèvres se rencontrèrent pourtant, mais ce baiser n'était pas tout à fait semblable aux autres. Pas totalement différent non plus.

En fait, peu à peu, Will retrouva même son calme et réalisa un peu mieux. Il l'avait dit et ça n'était pas un drame. Rien n'avait changé réellement, ils étaient toujours couché dans un lit qui n'était pas à eux au milieu d'un magasin de meubles, les lèvres d'Elias avaient toujours le même goût et sa peau la même chaleur sous ses doigts et le monde continuait de tourner dans le même sens. Alors, doucement, le jeune homme s'éloigna de nouveau, affichant un sourire. Il laissa passer quelques secondes de silence avant de se permettre de reprendre la parole. « Tu ne veux pas qu'on retourne faire un tour ? Tu n'as rien pris qui te plaise à toi. » souligna-t-il, aussi simplement que ça. Rien n'avait changé, ça n'était pas un drame, ils pouvaient reprendre le cours de leur vie en ayant seulement cela en moins à cacher, à porter. Et puis, ce moment ne serait que ce qu'ils en feraient et Will n'avait pas envie de le rendre pesant. Ils étaient venus là pour passer un bon moment, il y avait eu quelques ratés, mais la journée avait été presque parfaite. Comme presque toutes celles qu'ils passaient ensemble depuis qu'ils avaient décidé d'accepter de lâcher prise. Il suffisait de continuer sur la même voie, sans se laisser retenir par des souvenirs et des craintes accrochés à leurs chevilles comme des boulets.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 24 Jan - 9:24
Il y avait des choses que je n'aurais pas pensé dire, pas tout de suite, pas comme ça. De quelle façon m'imaginais-je lui répondre ? Lorsque nous n'aurions plus le choix, lorsque la mort nous prendrait ? Non, le moment était le bon, malgré le fait que l'on soit dehors, en dangers constant, l'on maîtrisait la situation, elle ne nous échappait pas. Il fallait le dire, ne pas le retenir. Sentant Will briser à nouveau notre baiser, je le regardais un instant, son sourire entraînant le mien alors qu'il me proposait de retourner faire un tour, instant sur le fait que je n'avais rien prit qui me plaise. Souriant à nouveau, mon regard tomba sur ses lèvres que j'embrassais à nouveau, un instant avant de me redresser pour de bon, ne me penchant que pour saisir mon t-shirt que j'allais remettre avant de froncer légèrement les sourcils pour demander, « Je peux le remettre ? », étant donné que je n'avais pas eu l'autorisation un peu plus tôt, je ne voulais pas le faire m'en vouloir. Bon en vrai j'étais pas certain que quoi que ce soit puisse briser l'instant, le moment. La journée, à quelques exceptions près s'était parfaitement bien déroulé. Le réveiller en douceur ayant été particulièrement agréable, surtout pour moi, surtout en le voyant lutter entre deux envies, celle de céder et celle de jouer au con. Et puis, là, cet instant... Quelques lettres, mots, suffisant à faire bondir mon coeur, à faire naître une chaleur rassurante. Tout ce qui s'était passé entre nous avait son importance, du premier jour et mon déni, à ces premières fois sans le frein d'une façade, même le fait que Joy est pu nous voir n'avait plus vraiment d'importance, enfin, si sur un point. « Des rideaux, genre opaque, pour pouvoir baptiser ton salon sans spectateur. », soufflais-je mon t-shirt à la main avant de prendre l'arme dans une main, inutile de s'ajouter des risques en laissant une arme ici non ? Surtout qu'il voulais se rebalader dans les rayons alors autant ne se donner aucune raison de paniquer, aucune raison de briser l'instant de le rendre moins particulier. J'avais l'impression d'être encore sur un nuage. A l'écart du monde, dans une bulle. Il me sortait des réalités avec tellement de facilité, que laisser la panique me reprendre était de plus en plus difficile. De plus en plus compliqué.

« Trouves déjà un lit et un matelas, et on je verrais après. », je ne cherchais rien, il n'y avait donc aucune urgence par rapport à lui qui semblait savoir déjà assez bien ce qu'il voulait. De toute façon, à moins qu'il ne choisisse quelque chose d'énorme avec une tête de lit abusément grande, je ne doutais pas que l'on puisse tout ramener, et puis j'avouais qu'ici, je n'avais rien à voir de plus. Il n'y avait que des lits et si le matelas était en effet super confortable, ce n'était pas une urgence, comme le salon en fait. En fait cette sortie était irréelle, étais-ce pour ça que j'avais l'impression de vivre un moment hors du temps ? Car si l'on omettait les cadavres, le sol et les signes de lutte, il y aurait clairement un air de normalité à cette scène qui ne pourrait-être ignoré ? Dans un monde parfait, sans horreur, je ne l'aurais jamais rencontré, alors, quelque part, cette apocalypse m'avait apporté une chose dont le prix ne pouvait être donné.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 24 Jan - 10:25
Se redressant à son tour, Will jeta un regard autour de lui, sur les meubles poussiéreux et les rayons trop sombres. Ils en avaient fait le tour avec soin, s'il restait un rôdeur en vie dans ce magasin, il voulait bien se laisser faire bouffer. Pourtant, malgré le moment assez léger, ça ne le rassurait pas spécialement d'être ici. « Exceptionnellement, tu peux. » souffla-t-il donc à Elias qui demandait l'autorisation de se rhabiller. Et doucement, le jeune homme sortit du lit aussi, ramassant son arbalète, mais laissant son sac sur le sol. Il prit quelques secondes pour s'étirer légèrement et récupérer aussi la ration qu'il n'avait toujours pas touché, se décidant enfin à l'ouvrir pour combler un peu le creux dans son estomac. Elias voulait des rideaux et il n'avait rien à redire là-dessus, trop réaliste pour prétendre qu'il ne finirait pas par déshabiller le soldat quelque part dans leur nouveau salon quand il serait installé. Et même si ça l'éclatait de penser à cette pauvre nana complètement rougissante à l'image qu'elle n'aurait jamais du voir par la fenêtre, mieux valait éviter de choquer tout le quartier. Il avait droit aussi à un lit et un matelas, les tables de chevet qu'il avait réclamé, bref encore un peu plus de mobilier pour faire de cette maison autre chose qu'un grand espace vide. Alors, son arme dans une main, sa ration dans l'autre, le jeune homme entreprit de chercher le matelas de ses rêves, se fiant surtout au prix inscrit sur l'étiquette pour en choisir un qui lui semblerait convenable. Et d'autres s'ajoutèrent à sa collection, beaucoup moins étendue cette fois, juste avant que Will ne s'éloigne de la partie chambre pour avancer au hasard dans les autres rayons.

« Tes voisins risquent de se poser des questions quand ils vont nous voir faire rentrer tous ces cartons dans la maison... » lança-t-il vaguement en regardant ses étiquettes. Et encore, il s'était retenu de se pencher sur les autres pièces de la maison, de même y penser, mais ils auraient déjà de quoi faire avec le contenu du van et il allait falloir faire rentrer tout ça dans la maison, en plein jour, sous le regard des voisins qui se demanderaient certainement ce qui prenait à ces deux-là. Un grand moment que Will avait déjà hâte de traverser, en fait. Il aimait peut-être un peu trop être au centre des attentions et des critiques de la foule... Ce qui ne l'empêcha pourtant pas de s'arrêter devant une paire de rideaux qu'il inspecta sans réel intérêt. « Ça t'ennuie, que les autres sachent ce qui se passe entre nous ? » demanda-t-il en passant ses doigts sur le tissu. « Ce n'est pas que j'aime me donner en spectacle en pleine action, loin de là... » précisa-t-il tout de même. « Mais... Enfin, on n'a jamais vraiment discuté de ce qu'on peut dire ou non aux curieux qui oseraient poser la question. Ni de comment tu vivais les choses, maintenant. » Bon, certes, les seules personnes à qui Will ait parlé à Fort Hope depuis qu'il y venaient régulièrement savaient déjà, soit qu'Elias leur ait dit ou qu'ils aient eu l'occasion de le découvrir par eux-mêmes en passant devant la fenêtre au mauvais moment, mais... Les choses avançaient assez rapidement entre eux, dernièrement, beaucoup plus que ce que Will avait envisagé du moins et il réalisait assez tardivement qu'ils n'étaient jamais vraiment revenus sur le sujet du coming-out un peu forcé du soldat. Entre eux, à l'abri derrière les portes closes, la question ne se posait jamais, mais à l'extérieur ?

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 24 Jan - 11:34
J'avais le droit de me rhabiller, je ne me fis donc pas prier, repassant mon t-shirt en suivant Will faire un shopping assez étrange, c'est moi ou sa base de référence était les prix ? Bon, je n'allais rien dire, j'avouais facilement avoir fait la même chose il fut un temps. Sortant peu-à-peu de l'endroit, je laissais mon regard courir un peu partout lorsqu'il évoqua ce que le retour pouvait provoquer. Il était exacte que je n'avais pas forcement envisager ça, de toute façon quoi qu'on fasse on nous aurait regardé non ? « Ils ont prit tout mes meubles, alors j'ai le droit dans prendre des nouveaux non ? », soufflais-je dans une question plus rhétorique qu'autre chose. J'avais en effet tout donné, j'avais le droit de récupérer quelques meubles non ? Et puis en connaissant le chemin, il serait plus évident de le faire pour le reste de la communauté non ? Nous avions agit pour le bien de tous. Ca ferait un très bon argumentaire. Mon regard finit pas se faire attirer par un élément assez improbable qui me fit arracher l'étiquette sans vraiment réaliser que je venais de choisir un meuble, tout seul, comme un grand. J'étais en train de revenir vers lui pour lui donner lorsqu'il me demanda si j'étais ennuyé à l'idée que d'autres sachent ce qui se passe entre nous. Ajoutant qu'il n'était pas du genre à aimer se donner en spectacle en pleine action, loin de là, mais on avait jamais parlé de ce que l'on pouvait dire ou non à ceux qui poseraient les questions, ni même comment je vivais les choses à présent. On avait vécu dans une bulle, dans notre monde et je n'avais jamais vraiment parlé de tout ça. Lui donnant finalement l'étiquette, j'avouais être tombé face à une colle. « Non, pas vraiment, mais ce qui m'ennuie le plus c'est de faire exactement ce que je leurs reproche à tous. », soufflais-je avant d'enfoncer mes mains dans mes poches, je me tournais vers lui avant de reprendre. « En gros, vivre comme si il n'y avait pas d'apocalypse, de pas s'investir et de profiter de Fort Hope sans prendre la peine d'y mettre un peu d'énergie, juste penser à qui les attends à la maison... », avais-je commencé à dire pour lui expliquer, mais je nuançais rapidement, « Tu ne vis pas à Fort Hope, tu vis chez moi, nuance. », contrais-je dans le doute. Souriant légèrement, je repris, « Et je sais que je suis pas vraiment comme eux car je continue à tout donner pour les protéger, les former et j'en passe, mais je me sens un peu moins légitime de les secouer pour bosser quand je suis le premier à quitter dès que j'ai fini pour te retrouver. », je faisais toujours des heures supp, mais quand on avait concrètement plus besoin de moi, je disparaissais.

« J'ai jamais vraiment parlé de quoi que ce soit avant, je parlais pas déjà, j'étais discret et j'ai flirté avec personne, dans le fond personne devait vraiment savoir jusqu'à ce que t'arrive. », repris-je en avançant un peu dans l'espace, conscient qu'en ayant été si invisible sur ce point, j'avais un peu éviter le pire en terme de question. Haussant finalement les épaules, je reprenais, « Je sais pas ce qu'il en ait pour toi, mais pour moi, je suis avec toi, tu vis partiellement chez moi, et je cherche pas à cacher ton existence, ni ce qu'il en ait. Que les gens parlent ou non après, je t'avouerais que je m'en fiche un peu. Je reviendrais pas sur le fait que t'es beaucoup trop important pour être ignoré. Après je reste moi, je ne parle pas, pas parce que j'ai honte, simplement car ma vie privé ne regarde que toi et moi. », même si j'en avais parlé à Logan, évoqué à Azia, après, je ne répondrais que si on me demande, je n'avais aucune raison de m'étendre sur le sujet. Avançant toujours, je souriais en voyant certaines étiquettes absente, me faisant réaliser peu à peu quel meubles nous allions avoir. « Me concernant, je suis pas gay, ni bi, ni quoique ce soit, qu'on me colle l'étiquette qu'on veut, je suis simplement... », arrêtant ma phrase, je me retournais pour le dire à haute voix. Comme si le fait de le redire comme ça avait une importance nouvelle, que ce n'était plus simplement une réponse à ce qu'il avouait, mais une déclaration. « Je suis simplement amoureux de toi, bien dans cette situation, sans doute plus épanouie que je ne l'ai jamais été et fier de tout ça. ». J'avais un sourire stupide sur le visage, sourire qui ne disparue pas lorsque je repris, « La première fois que j'ai parlé de toi à Logan, j'étais complètement bourré, je me réfugiais dans l'idée que sexuellement, tu m'étais bénéfique et j'avais honte de t'avoir cédé, même si on final je te défendais. La dernière fois que j'ai parlé de toi pour l'histoire de panneau solaire, le discours était différent, déjà y'avait un peu d'arrogance à l'idée de penser que mon mec pouvait faire ça, mais en plus, Logan me voyait plus détendu, moins nerveux, davantage dans la communication et dans les éloges multiples faisant passer tes pipes magique au second plans. », je ne savais pas si c'était les réponses qu'il voulait, mais c'était ce qui était sortie.

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