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 "and I won't ever let you go" eliam
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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 24 Jan 2018 - 13:11
Malgré l'impressionnante collection qu'il avait récolté aujourd'hui, Will n'avait jamais été un très grand fan des étiquettes. Du besoin perturbant que la plupart des êtres humains semblaient entretenir de se définir, de se ranger dans des cases et d'appartenir à un groupe. Il n'y avait qu'à voir le nombre plus impressionnant chaque année de labels qu'on rajoutait pour définir la sexualité de chacun pour mesurer pleinement le phénomène. Lui, ça lui était assez égal. Il aimait les hommes, on le définissait donc d'une certaine manière, on le rangeait dans la case « gay », mais il ne le disait que très rarement de lui-même, sans qu'on ne pose la question avant et même dans ces cas-là, il lui était arrivé souvent de refuser de répondre et de présenter plutôt un discours profondément agaçant pour expliquer à quel point il était ridicule de coller des étiquettes sur les gens comme on l'aurait fait sur des meubles. Rien que dans son ancien groupe, il s'était amusé longtemps des rumeurs et des questions plus offensantes les unes que les autres sur la relation qu'il entretenait avec Aiden. Pourtant, ni lui ni le défunt militaire n'avaient jamais eu honte de ce qu'ils étaient ou de ce qu'ils faisaient ensemble, ils assumaient tous les deux leur homosexualité depuis longtemps, mais de devoir expliquer à de pauvres gens bien pensants qu'ils n'étaient pas des bêtes de foire, juste des gens, agaçait trop Will pour qu'il se donne cette peine. La manière dont il vivait sa vie ne regardait que lui, après tout. Et pourtant aujourd'hui, le voilà qui osait demander son opinion à Elias sur ce qu'il aurait été plus juste de dire aux autres sur leur relation. Il conservait à l'esprit, de plus en plus difficilement cependant, qu'à leur rencontre, le soldat assumait peu son attirance et il n'y avait qu'à penser à la conversation plus que limite que Will avait eu avec cette rouquine la veille pour réaliser que peut-être, il dépassait un peu les bornes dans sa façon de présenter leur histoire. Si ça l'aurait amusé au point d'en jouer trois mois en arrière, aujourd'hui, il n'avait plus tellement envie de faire quelque chose qui puisse pousser Elias à se refermer.

Heureusement, le soldat le rassura assez rapidement, lui arrachant un sourire au passage alors qu'il s'expliquait longuement sur la manière dont il voyait les choses à présent. Vraiment longuement, en fait et à l'issue de ce monologue improbable, le sourire de Will était clairement victorieux. Moqueur aussi. « Ravi de voir que tu as enfin renoncé à te coller une étiquette sur le front. » lança-t-il de son petit air supérieur. Il avait eu le dernier mot, une fois encore et cette fois-là avait quelque chose de plus satisfaisant que jamais. « Et je vois les choses de la même manière que toi, ce n'est pas le problème. Mais je me rends compte que quand cette fille est venue hier, j'ai peut-être dit des choses que le gentil petit soldat coincé et clairement hétéro que j'ai connu il y a quelques semaines n'aurait pas été prêt à assumer. Et... Enfin, tu sais comment je peux être, parfois. On n'est pas à l'abri que d'autres voisins aient le courage de me tomber dessus un jour et me poussent à dire des trucs comme ça. Je préfère être sûr que tu ne vas pas me tuer si je laisse entendre que je suis un peu plus que le nouveau chef de chantier du groupe. » En tout cas, il était doué pour manier les euphémismes là, parce qu'il avait été clairement détestable avec cette nana et vraiment pas subtil sur sa vie sexuelle avec Elias. Et ils devaient déjà savoir l'un comme l'autre qu'il recommencerait sans hésiter si quelqu'un d'autre osait lui parler. « Cela dit, je suis profondément déçu d'apprendre que tu n'as pas profité de l'occasion pour insister auprès de Logan sur mes pipes magiques. C'était l'une des raisons pour lesquelles j'ai vraiment hâte de le rencontrer. » ajouta-t-il. Sur ces mots, le jeune homme s'empara d'une paire de rideaux encore emballée et se remit en route, son paquet sous le bras, pour arpenter un nouveau rayon au hasard. Il se retenait bien plus facilement de ramasser le moindre objet lui passant sous la main et ne conserva finalement rien d'autre que les rideaux quand la porte du magasin se présenta de nouveau dans son champ de vision. « C'est quoi, ce meuble que tu as choisi ? » demanda-t-il en soulevant l'étiquette devant lui. « On devrait mettre tout ça dans le van et s'occuper de la fermeture avant qu'il ne fasse nuit. »

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 24 Jan 2018 - 14:04
J'avais eu du mal à ne plus me définir comme quelque chose, mais à être quelqu'un, son air supérieur signifiait aussi combien il en était soulagé. Dans tout les cas, il voyait les choses de la même manière, même si il jugeait sa discussion avec Joy hier pas très appréciable par moi. Enfin pas par le soldat qu'il avait connu il y a quelques semaines. Il avoua même que parfois il pouvait-être compliqué, et si il était amené à communiquer avec d'autre, il ne voulait pas faire d'impair en disant quelque chose dont il n'aurait pas le droit, surtout si il laissait entendre qu'il était plus que le nouveau chef de chantier. Haussant un sourcil, je m'arrêtais, le regardant avancer avec un léger sourire qui ne mourut pas, au contraire. Il était déçu d'apprendre que je n'avais pas insisté sur les pipes magique, avouant que c'était une de ses raisons pour vouloir rencontrer Logan. Un duel au sommet que je ne voulais pas arbitrer. Nous étions arrivé au bout, encore une fois, sauf que pour le coup, je l’attrapais au passage, glissant mes mains sur ses flancs puis la chut de ses reins avant de l'attirer à moi, mes lèvres embrassant son cou avant de souffler contre ses oreilles, « Évites peut-être de donner trop de détail sur comment tu réussis à me faire jouir, mais pour le reste... », embrassant sa mâchoire quelques instants je finis par reprendre, « Mais ne deviens pas un autre pour moi, ma réputation ou ma patience, j'aime beaucoup trop cette version du petit con assuré pour en priver l'humanité. », le libérant je l'embrassais furtivement avant de continuer, « Laisses entendre ce que tu veux, je me tape le chef de chantier et je compte pas le nier. Tout comme rassures-toi, si on me demande, je continuerais à dire que tes pipes sont magique, même si depuis j'ai découvert d'autre truc tout aussi magique. », je n'avais plus de filtre, littéralement, j'avais l'impression de renaître en quelque sorte, c'était plaisant et perturbant en même temps.

Et puis il s'interrogea sur le meuble que j'avais prit, il faut dire que je n'avais rien choisi depuis le début, alors forcement, me voir ramener un truc avait de quoi interpeller, « Euh, une sorte de meuble d’apothicaire, avec plein de tiroirs que je vais détester monter mais qui est cool pour ranger des... Balles ? On verra. », oui, c'était un achat compulsif, je le reconnaissais. Ce qu'il proposa alors ne fut pas sans sens, hochant la tête, l'on retrouva le véhicule avant que je ne le cache en partie pour rentrer de nouveau dans le magasin. La nuit n'allait pas tarder, on pouvait le voir ou l'on pourrait se cacher pour dormir et j'eu une idée. Faisant signe à Will de me suivre, je retrouvais sans difficulté une simulation d'aménagement assez à l’écart et sans beaucoup d'ouverture. « Sois on condamne ici, mais c'est un peu gros si on tombe sur des survivants, sois. », allant quelques mètres plus loin j'exposais la seconde partie du plan, « Sois un bouge les armoires, on met à matelas derrière et y'a mois de risque. C'est l'option camping », j'avouais que la deuxième option était préférable, mais que dans les deux cas on allait devoir faire vite, si on voulait déjà pouvoir se repérer sans lampe. Ce qui était d'avance un peu mort, mais qui restait encore faisable. Ce que je voulais éviter c'était les blessures cons pour le moment, celle qui nous donnerait envie de nous en coller une faute d'attention.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 24 Jan 2018 - 15:11
De nouveau préoccupé par la réalité, Will observait la porte se dessinant à quelques mètres devant lui, sans plus réellement s'inquiéter de leur conversation beaucoup moins passionnante que leurs vies à ses yeux. Il fut donc légèrement surpris quand il sentit Elias l'attraper et l'attirer contre lui, mais retrouva rapidement son sourire alors qu'il glissait ses bras autour du soldat à son tour, souriant de plus bel en l'entendant parler. Il osait dire des choses, s'exprimer avec plus de facilité que jamais. C'était plaisant. « Je n'hésiterais pas. » affirma Will en se détachant doucement après un dernier baiser, pour retourner à son observation des lieux. Ils auraient tout le temps de jouer à ce petit jeu à Fort Hope ou ne serait-ce que quand l'endroit serait sécurisé, mais pour l'instant, malgré ses grands sourires et les légers frissons qui traversaient son corps, il tâchait de rester concentré. La lumière déclinait, doucement, mais ça se ressentait davantage dans ce grand espace privé de fenêtres et tout cet endroit lui semblait beaucoup trop vaste pour qu'ils puissent y passer une nuit entière sereinement. Il s'inquiéta donc de savoir déjà quel meuble il fallait remettre dans le van avant de pouvoir penser à barricader les lieux. Un meuble d'apothicaire ? « Je peux le monter pour toi, je ne pense pas qu'un meuble Ikea soit un véritable défi quand on est capable de comprendre le fonctionnement d'un générateur nucléaire. » Entre un circuit de refroidissement fonctionnel et quelques tiroirs, il y avait un monde de subtilités que Will se sentait parfaitement capable de traverser sans trop de mal. Mais pour l'heure, ils s'occupèrent d'abord de garer le van à un endroit un peu plus discret et rentrèrent rapidement dans le magasin où le soldat proposa un endroit où passer la nuit. Camping ou chambre d'exposition, un dilemme cornélien pour l'ingénieur.

« Va pour le camping. » décida-t-il finalement. Le vrai lit était un peu plus tentant, mais la remarque sur les possibles survivants suffisait à Will pour décider qu'il ne voulait pas prendre le moindre risque d'attirer l'attention ce soir. « Allons-y pour le déménagement, alors. » souffla-t-il en déposant son arbalète sur une commode qui ne bougerait sans doute pas. Il commença par dégager suffisamment la zone pour qu'ils puissent déplacer un matelas contre le mur, puis ils montèrent leur forteresse de fortune tout autour avec les armoires. Heureusement qu'elles étaient vides et que la qualité du fabricant laisse à désirer, cela dit, bien que Will fut pris de quelques doutes quant à la véritable sécurité que ce bois leur apporterait contre des coups de feu. Au moins, ça n'était pas complètement épuisant et leur petit campement monté attirait peu le regard dans son coin sombre, comparé à l'espace qui s'étendait tout autour. N'importe qui ayant déjà mis les pieds dans un Ikea finirait par comprendre que cette installation n'avait rien de très réglementaire, mais ils auraient sans doute le temps de réagir avant si cela devait arriver. Finalement, il ne manquait plus qu'un léger détail lorsque le tout fut en place et, regardant autour de lui, Will repéra ce qu'il lui fallait. Pointant du doigt meuble composé de casiers en escaliers qui lui semblait assez simple à déplacer, il se tourna vers Elias. « Tu peux mettre ça près du matelas ? Je reviens. » Il s'éloigna aussitôt, commençant par aller récupérer son sac oublié près du lit et s'emparant d'un autre de ces immenses sacs en plastique bleu affreux propre à ce magasin, refit un petit tour entre les étalages. Il revint près d'Elias au bout d'une bonne dizaine de minutes et jeta quelques coussins et plaids encore emballés sur le matelas, avant d'ouvrir les emballages de quelques grosses bougies ramassées un peu partout qu'il déposa sur les étagères. « Un peu de lumière, ça ne nous fera pas de mal. » commenta-t-il. « J'ai un briquet dans mon sac. » Et finalement, l'ensemble était plutôt correct, peut-être pas le top en matière de sécurité, les grandes portes d'entrées continueraient certainement de l'angoisser toute la nuit, mais peu importe. « On pourra se relayer pour monter la garde. S'il faut encore que tu conduises pendant des heures demain, tu as intérêt de dormir un peu. »

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 24 Jan 2018 - 16:03
Levant les yeux au ciel lorsqu'il fut question de ses talents d'ingénieur, je finis par m'activer pour préparer la nuit, remontant avant de proposer nos options. Il choisit celle qui me rassurait le plus et après avoir tout bougé pour y jeter un matelas, Will sembla prit d'une idée de génie. Le regardant donc partir, je m’exécutais à ramener un meuble, le mettant donc près du matelas avant de m'y allonger attendant que Will revienne, ce qui ne tarda pas à me faire part de ses trouvailles. Des coussins déjà, et des plaids, mais surtout, des bougies. L'idée était bonne, je devais le reconnaître, sortant du lit alors qu'il expliquait avoir un briquet je refermais finalement dernière. L'on ne pourrait pas nous surprendre, trop de vaisselle cassé des deux côté pour ne trahir aucun mouvement et ici, les rôdeurs ne pourrait abattre aucun meuble. Il nous faudrait juste partir aux premières lueurs du jour, pour s'éviter une exposition plus grande. M'abaissant pour prendre ses bougies, je regardais l'heure indiqué, 10 heures pour celle la... « Faudra surveiller la flamme pour se donner une idée du temps passé, je veux bien prendre le début, et il me faut juste quelques heures avant de conduire, genre deux ça ira très bien. », on pariait combien qu'il allait protester ? Mais avant de l'entendre, je m'asseyant pour déballer tous ce qu'il avait prit, jetant les déchets dans un coin avant de tout laisser tomber sur le lit, posant ses bougies à des endroits ou personne ne risquait de se cramer, je le laissais les allumer avant de lui prendre le briquet des mains, le reposant dans son sac avant de repousser son propriétaire sur le lit. Je pensais sincèrement que la bougie finirait quand le jour se lèverait, ça qui était un timing assez parfait. Glissant une mains sans son t-shirt, je laissais mes lèvres retrouver son cou alors que mes doigts glissaient sur sa peau, « Je pense qu'on à dix heures avant qu'il fasse à nouveau jours, si ce n'est plus. », mais il faudrait bien porter deux trois derniers trucs, ce qui serait possible aux première lueurs du jours. « Tu préfères qu'on mette les bougies sur le dos d'une idée de génie ou je t'accuse encore d'être excessivement romantique ? », libérant sa peau de mes mains et de mes lèvres, je m'allongeais à nouveau sur le matelas, jouant avant le plaid et testant la résistance de ce qui nous hébergerait pour la nuit. « C'est ce matelas là que t'as choisi ? », demandais-je simplement, cherchant à refréner mon esprit pour ne pas me jeter simplement sur Will.

Et sachez que c'est compliqué. Même si je doutais sincèrement que quelqu'un vienne ici, je devais rester attentif, même en admettant que si danger il y avait eu, on aurait déjà été surprit. Mais sur le principe. Même si depuis ses quelques mots échangeaient dans un moment d'intimité profond j'avais du mal à refréner l'envie de maintenir un contact à jamais, j'allais devoir être raisonnable. Oui, raisonnable en parlant de Will, c'était possible. Du moins je pense, je n'avais jamais réussit à l'être jusqu'à présent, car il avait toujours été parfaitement... Parfait ? Mais bref, je devais être raisonnable, et l'avoir avec moi, savoir que je devais et pouvais le protéger suffisait. Aujourd'hui j'avais essuyé l'une des plus grosses vagues de zombie qu'il me fut donné de croiser, et il était évident qu'on en ressortait jamais parfaitement bien, même si rien n'était arrivé. Il y avait eu un risque, même infime, que quelque chose déconne. Et c'était pour ce risque que je devais faire preuve de concentration.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 24 Jan 2018 - 21:24
Déposant une bougie sur l'étagère, Will se retourna dans une lenteur exagéré vers le soldat, un sourcil relevé. Deux heures avant d'aller dormir, c'est tout ? Ça faisait un peu juste, tout ça... Sauf si le jeune homme avait mal compris quelque chose dans cette déclaration, mais il n'y croyait pas tellement. Enfin, il pouvait toujours essayer de se contenter de deux heures, juste pour voir. « Bien sûr, deux heures, dans tes rêves. » Rapidement, le jeune homme alla récupérer son briquet et entreprit d'allumer les nombreuses bougies aussi rapidement que possible, ramenant un peu de lumière et un peu de chaleur, ça en devenait presque agréable. Il eut à peine le temps d'en finir avec la dernière que déjà, Elias lui sautait dessus. Peut-être pas aussi violemment que ça, mais tout de même. Dans un sourire, Will se laissa retomber contre le matelas, ses mains s'accrochant fermement aux hanches du soldat pour le presser contre lui alors que ce dernier revenait à la charge avec des moqueries. Tout ça pour quelques bougies... Alors que clairement, c'était une idée bien plus intelligente de profiter des ressources présentes sur place plutôt que de gâcher inutilement des piles, non ? Enfin, visiblement le romantisme ne convenait pas à monsieur puisqu'il tentait de prendre la fuite et changeait de sujet en parlant du matelas. « Je n'en sais rien du tout, j'ai choisi le plus cher, vu que ce n'est pas moi qui paye. »

Ne s'attardant pas plus sur cette plaisanterie, Will se déplaça à son tour pour surplomber le soldat, laissant ses lèvres redessiner tranquillement sa mâchoire. « Qu'est-ce qui se passe ? Ça ne va pas ? » demanda-t-il à voix basse, légèrement inquiet. Tout se passait très bien, ils étaient installés pour la nuit et puisque visiblement personne n'avait l'intention de dormir, le jeune homme ne comprenait pas bien ce besoin soudain de mettre de la distance entre eux. « Si ça t'ennuie que je sois légèrement romantique, on peut mettre tout ça sur le compte de mon génie, il n'y a pas de soucis. » souffla-t-il dans une tentative d'humour. « À moins que ce ne soit le matelas qui te déplaise ? Ou l'idée de devoir payer la facture ? Je pense que tu peux faire passer tout ça sur des notes de frais, Logan n'a pas l'air de savoir te refuser quoi que ce soit, lui non plus. » Il n'y avait sans doute pas de quoi, mais il s'en faisait réellement. C'était peut-être juste la fatigue, le fait d'être à l'extérieur ou une bêtise qu'il avait fait sans s'en rendre compte... Le contre-coup de la journée qui, une fois encore, se révélait un peu plus intense que prévue.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 24 Jan 2018 - 21:52
Choisi le plus cher ? En générale, pour les matelas surtout, ça fonctionnait pas mal, mais le mouvement de Will me fit comprendre que si il avait répondu c'était plus pour la forme, mais que la diversion n'avait pas fonctionné, mon coeur s'accéléra une nouvelle fois en le sentant si près et sans pouvoir répondre, il reprit que si ça l'ennuyait qu'il soir romantique, il pouvait mettre ça sur le compte de son génie. Secouant légèrement la tête, un sourire étira mes lèvres, ne cessant de grandir à mesure qu'il parlait. Glissant mes mains sur lui, je laissais mes doigts courir sur sa peau alors que je lui répondis, sans chercher à me cacher ou autre. « Rien, c'est juste que j'ai plus l'habitude de dormir dehors, encore moins à avoir quelqu'un sur qui veiller… », et la peur qu'il arrive quelque chose était quand même assez grande, même si je rationalisé du mieux que je pouvais, je ne pouvais pas ignorer certaines choses, je ne pouvais pas faire de faux pas juste pour lui, juste pour moi en fait. « Et le problème c'est que si je m'écoutais, on ferait tout sauf être discret, parce que tu es particulièrement attractif comme homme. », et qu'après cette journée, après ce qui avait été dit je voulais passer toutes ces foutus seconde à lui exprimer combien il me faisait vivre, renaitre. Combien ce qu'il avait fait naitre me maintenait en vie. Combien je pouvais passer des heures à partager son souffle si cela me permet de lui prouver un peu plus que je n'avais pas fait que répondre à ses mots. Mais c'était risqué, comme toutes les fois ou l'on s'était vu avant Fort Hope, mais là, l'endroit était grand, ce qui ne le rendait pas plus ou pas moins dangereux dans le fond. Simplement aujourd'hui, je l'aimais, je le sentais prendre une part de plus en plus importante dans ma vie, et ce n'était pas sans risque. « Alors rassures toi, je me fais simplement tout un film sur mon manque de détermination ou de résistance au choix à tes côtés. », ajoutais-je avant de trouver ses lèvres, lui volant son souffle sans ménagement, le privant d'oxygène avec une ardeur naissante que je ne pouvais réfréner quand imposant une nouvelle distance.

« Et on peut être romantique et tenir du génie non ? Parce que c'est deux parts que j'apprécie, n'en doute pas. », souriant, je cherchais à regagner un peu de contrôle, en mêlant plaisanterie et réalité. Will n'avait pas besoin de choisir l'un ou l"autre, même si je poussais la blague à ce niveau là. Il était entier, et c'était justement pour ça que je m'accrochais autant. Car même si il n'était pas toujours évident de savoir sur quel pied danser avec lui, il restait lui, dans les deux extrêmes.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 24 Jan 2018 - 22:46
Quelqu'un sur qui veiller... Pour retenir un soupir, Will se mordit la lèvre à cette réponse. Comme s'il n'était pas assez grand pour veiller sur lui-même tout seul. C'était mignon, dans le fond, mais ça n'en restait pas moins une inquiétude absolument inutile à ses yeux. Il passait ses nuits dehors, tout seul de surcroît, depuis des mois et tout allait très bien pour lui, non ? Il lui était bien arrivé quelques emmerdes parfois, mais jamais rien dont il ne soit pas capable de se tirer, visiblement. Ce serait peut-être un peu hypocrite de sa part de le souligner après la manière dont il avait paniqué à voir Elias affronter seul cette horde tout à l'heure, cela dit, raison qui le poussa à garder le silence jusqu'au bout, se contentant d'observer le soldat en caressant négligemment la peau sous son t-shirt. Un baiser particulièrement avide sembla vouloir mettre fin à la partie sérieuse de la conversation et Will aurait parfaitement pu s'en accommoder, à vrai dire, mais il retrouva trop vite son souffle alors que le soldat revenait à la charge avec une tentative pas très subtile de changer de sujet. C'était mal connaître Will s'il croyait s'en sortir si simplement. « Tu n'as pas à veiller sur moi, Elias. » déclara-t-il d'abord, très sérieux. « Ce serait même plutôt à moi de le faire, pour le coup. Les nuits dehors, ça me connaît. » Doucement, le jeune homme se redressa sur ses genoux, pour se déplacer une fois de plus, se frayant une place entre les jambes du soldat. Il se pencha de nouveau sur son corps, retrouvant ses lèvres quelques secondes tandis que ses doigts s'emparaient de ceux de l'homme et qu'il le forçait à relever les bras au-dessus de sa tête. « Tu dois apprendre à te reposer un peu sur moi. » souffla-t-il contre ses lèvres. « J'ai passé un an à vivre comme ça et je n'ai jamais eu de problème. Et si tu tiens vraiment à passer la moitié de la nuit éveillé, t'as plutôt intérêt à m'occuper. »

Ses lèvres dévièrent lentement contre la mâchoire d'Elias, jusqu'à retrouver son oreille. Il ne libérait toujours pas ses mains, le retenant fermement de bouger. « Il suffit de faire attention... » Descendant sur son cou, il continuait d'embrasser sa peau avec ferveur. « … De me faire un peu confiance... » Très lentement, ses doigts se détachèrent enfin, pour glisser sur les bras du soldat, sur son corps, jusqu'à retrouver ses hanches. Il ouvrit finalement son pantalon, le libérant peu à peu alors qu'il s'éloignait un peu plus pour embrasser la peau qu'il découvrait progressivement. « ...De ne pas pousser sa chance... » Un sourire invisible aux yeux d'Elias commençait à étirer ses lèvres à mesure qu'elles descendaient sur son corps. Ça l'amusait, clairement et il ne faisait rien de mal après tout. Ce serait vraiment dommage que quelqu'un ne s'interpose maintenant, mais s'ils avaient réussi à passer toute une journée ici à déplacer des meubles, il n'y avait aucune raison de croire que la nuit serait plus agitée. « … Et d'être très, très, silencieux. » souffla-t-il finalement, avant que ses lèvres ne glissent définitivement sur son membre. Du moment qu'Elias respectait ses directives, il n'y aurait rien à craindre, Will en était persuadé. Il restait attentif, de toute manière, son attention certes particulièrement tournée vers le soldat, mais s'il parvenait à l'entendre lui, il entendrait bien le reste.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 24 Jan 2018 - 23:41
Je n'avais pas la moindre chance de m'en sortir contre lui soyons d'accords. Aucune chance de détourner une conversation qu'il ne voulait pas détourner lui même. Je n'avais pas à veiller sur lui. Retrouvant peu-à-peu mon sérieux, ma gorge se nouait un peu plus lorsqu'il affirma que c'était à lui de le faire pour le coup, étant plus coutumier que moi pour dormir dehors. Il marquait un point, et si j'avais voulu répondre, le sentir glisser entre mes jambes pour retrouver mes lèvres suffit à me faire perdre le fil de mes pensées, un peu plus encore lorsqu'il guida mes mains, les maintenant au dessus de ma tête. Enflammant mon esprit alors qu'il me demandait d'apprendre à me reposer sur lui. Cela faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas fait, que je n'avais pas retrouvé mon équilibre, que je n'avais pas eu quelqu'un sur qui me retourner. Il avait vécu un an comme ça, il ne lui était rien arrivé, mais il suffisait d'une fois. Mon esprit voulait absolument s'y accrocher alors que ma raison se faisait à cette idée. Il avait raison. Souriant doucement à ses derniers mots, je fus uniquement capable de répondre dans un souffle, « Je pense que tu sais déjà comment y arriver. », frissonnant lorsque ses lèvres glissèrent sur ma mâchoire, lorsqu'il souffla qu'il suffisait de faire attention, mettant ainsi le feu à un désir qui ne saurait se contraindre. Qui ne saurait s'effacer comme ça à présent. Je déconseillais à quiconque de venir troubler l'instant, sous peine d'en subir les conséquences. Mes muscles commencèrent à se contracter à mesure qu'il glissait ses lèvres le long de mon corps, réclamant une confiance qu'il avait déjà.

Ses mains libérèrent enfin les miennes alors qu'elles glissaient, brulant mon corps jusqu'à s'attaquer aux résistances de mon pantalon qui cédèrent bien rapidement sous ses doigts, grisant peu-à-peu mon esprit, paralysant mes pensées avant de m'inviter à un silence qui serait bien difficile au vue de la transe dans laquelle il plongea mon corps lorsque ses lèvres se refermèrent sur une virilité tendu par l'attente, par ses souffles. Devant mordre mes lèvres avant que mon corps ne se tendent dans un sursaut de plaisir. Comment rester silencieux alors le sentir ainsi me porter des attentions qu'il maitrisait que bien trop brisait déjà le calme de ma respiration. Alors que déjà à cet instant, j'étais hors d'état de penser à quoi que ce soit, incapable de me concentrer. Trop d'éléments se mélangeant en moi, me poussant à chercher un soutiens, quoi que ce soit. Quoi que ce soit pour contenir la chaleur qu'il faisait naitre. Je mettais quiconque au défie de savoir garder son calme dans ce moment… Quoi que non, je voulais être le seul à avoir la référence. Le seul à perdre pieds sous ses actions. Passant une main sur mon visage j'en profitais pour y étouffer un soupire plus bruyant qu'un autre, mais je ne pouvais sans doute pas faire mieux.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Jeu 25 Jan 2018 - 10:30
Après s'être amusé longuement, au cours de la journée, des talents dont Will disposait lorsqu'il s'agissait d'utiliser sa bouche, après avoir prétendu vaguement qu'il était vexé que le soldat ne profite pas de chaque occasion pour en parler à ses proches, le jeune homme semblait bien décidé à se révéler à la hauteur de sa réputation. D'une oreille, il restait attentif à leur environnement, bien que son attention soit peut-être un peu trop souvent portée à Elias, qui parvenait à arracher à Will un semblant de sourire chaque fois qu'il manquait de peu de briser la règle du silence, mais dans l'ensemble le jeune homme n'entendit rien qui soit inquiétant au-dessus des soupirs du soldat. La seule chose qui puisse réellement l'embêter dans tout cela restait probablement l'impression qu'il avait que monsieur confondait peut-être un peu rester silencieux et se retenir, l'obligeant à mettre tout son cœur à l'ouvrage. Ils avaient chacun un challenge, au moins, Elias celui de ne pas faire de bruit et Will celui de faire tout son possible pour qu'il soit obligé de lâcher prise. Et heureusement pour l'ingénieur, son esprit de compétition pouvait vraiment se réveiller à rien. Il s'activait pour être convaincant, pour devenir plus important que le reste du monde, remplir tout l'espace, chaque pensée et chaque cellule de l'homme. Opérant de sa magie, comme l'avait dit Elias, ça n'avait rien d’orgueilleux, ça n'était que reprendre ses mots et il devait le savoir mieux que quiconque sur cette Terre. Et après un temps presque interminable, abracadabra, le sort eut l'effet escompté.

Son sourire fier tirait peut-être un peu vers l'arrogant lorsqu'il se redressa et revint se glisser aux côtés d'Elias dans le lit. Il s'allongea sur le dos, levant les yeux vers le plafond beaucoup trop haut pour qu'il puisse le voir réellement dans l'obscurité et expira longuement sans chercher à bouger. Il attendit quelques secondes avant de lâcher, ouvertement insolent : « Tu vois, personne n'en est mort. » Il n'irait cependant pas plus loin, malgré son orgueil et son violent désir d'avoir toujours raison, la tentation était forte de prouver son point de manière un peu plus poussée, mais le bon sens ne lui avait pas encore totalement échappé. Peut-être que cela changerait. Ils avaient dix heures devant eux, n'est-ce pas ? Mais pour le moment, Will laissait le calme s'emparer de lui, gardant les yeux ouverts et l'oreille tendue vers les alentours. Il régnait un silence auquel il avait fini par s'habituer à force de fréquenter Fort Hope, mais un silence qui l'angoissait légèrement quand il se retrouvait au-delà des murs du camp et qu'il lui fallait briser rapidement. « Tu n'as jamais passé de temps hors d'un groupe ? » demanda-t-il au bout d'un moment, pensif.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Jeu 25 Jan 2018 - 11:10
Will avait un peu trop de talent, un peu trop de connaissance aussi pour que je ne cède pas. Il savait jouer, il savait me défaire de mes résolutions, et si j'avais su me contenir, il finit par me faire exploser. Ses lèvres trouvant le point de rupture alors que mes muscles se contracté tous, les uns après les autres. Me mordant un peu plus les lèvres, j'aurais pu me blesser, mais la satisfaction de n'avoir fait échapper qu'un soupire alors que mon corps avait subit bien plus me suffit à oublier ce détail. La respiration forte, je sentais mon coeur battre à tout rompre après la jouissance qu'il venait d'accuser. Incapable de bouger, de parler, je tombais dans un sentiment étrange alors qu'il soufflait avec insolence que personne n'était mort. Déglutissant alors, je glissais mes mains le long de mon torse jusqu'à me rhabiller, avant de répondre un peu fébrile. « Si, ma détermination à te résister. » et puis il y eut cette question, passer du temps hors d'un groupe... Me tournant vers Will, je glissais une mains sur son torse posant ma tête sur lui, non loin. Il n'y avait sans doute aucun piège, mais mon esprit ne cessait de voir les différentes réponses possibles. Les différentes réalités. J'aurais pu dire bien des choses, en éluder d'autre, mais finalement, après un long silence, je soufflais une réponse sans détour, sans mensonge, sans vraiment avoir peur de ce que cela voudrait dire, si ce n'est que j'avais toujours été épargné d'une certaine façon, que je n'avais jamais connu réellement la faim, réellement la fin du monde. J'avais été maintenu dans une bulle car j'étais intègre sans doute, apte à décider sans oublier la balade des pertes et des bénéfices, car j'étais bon.

« L'armée à l’hôpital, puis Fort Hope directement après... Après l'attaque. », ma gorge s'était noué, mais pas au point de m’empêcher de parler. Me détachant de lui, je retrouvais le matelas, posant mes mains sur mon ventre avant de souffler la suite. « Une semaine ou deux grand max une fois quand j'ai trouvé une connaissance mal en point, sinon j'ai jamais fait plus d'une nuit ou deux. Du moins sans groupe, enfin sans personne avec moi. », pour Azia j'étais partie un moment, pour la soigner, la rassurer, la protéger, et puis, parfois, pour des missions, mais j'étais toujours fort armé, nourrit, je n'avais jamais été vraiment en difficulté. Pas comme lui du moins. « Mais fondamentalement j'ai jamais été en solo. D'où le fait que je sois moins à l'aise hors d'un camp. », même si je savais me protéger, même si je n'avais rien à craindre dans le fond, que j'étais bon, que je ne me faisais pas piéger, pas bloquer. Je n'avais jamais agis en solo, mais toujours pour d'autres. On pouvait parler d'intégrité, d'Altruisme, de ce qu'on voulait, mais je l'étais, et je ne pouvais pas changer.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Jeu 25 Jan 2018 - 11:47
Perdu dans ses pensées qui s’enchaînaient sans véritable logique, Will ne capta pas tellement qu'il avait peut-être installé un malaise en posant cette question. Elle lui était seulement passée par la tête comme ça, parce qu'Elias lui paraissait affreusement tendu de passer la nuit dehors alors qu'elle s'annonçait d'un calme improbable. Il comprenait, pourtant, lui aussi commençait à sentir cette légère angoisse à être dehors, alors qu'il y passait encore tellement de temps. Sans réaliser, donc, il posa sa main sur celle que l'homme venait de laisser glisser sur son torse et continuait de se laisser porter par ses réflexions sans insister vraiment pour obtenir une réponse qui tardait à venir. Il crut même qu'elle n'arriverait jamais, jusqu'à ce la voix d'Elias ne vienne le détromper et qu'il s'explique et s'éloigne surtout. Il n'avait jamais eu à se débrouiller tout seul dehors, donc... ça n'avait rien de très étonnant à vrai dire, un type comme lui, un chef de groupe un peu malin se le serait arraché à tout prix. « Je trouve ça moins stressant de n'avoir que toi à t'occuper plutôt qu'une cinquantaine de personnes. » souffla Will en détournant finalement les yeux du plafond pour se tourner sur le côté et regarder Elias. L'une de ses mains se posa naturellement sur le corps du soldat, sans exercer de pression ni rien chercher d'autre qu'un simple contact et il prolongea le silence quelques instants pour se perdre dans sa contemplation.

« Repose-toi un peu, tout va bien là et on a une longue route qui nous attend demain. Sans parler de l'installation des meubles une fois rentrés. » souffla-t-il finalement, étirant un léger sourire à cette idée. S'il s'était imaginé un jour qu'il aurait à faire quelque chose de ce genre... Monter des meubles, non mais vraiment ? Même chez lui, quand le monde tournait encore rond, ça ne lui était jamais arrivé. L'avantage d'avoir du fric à perdre, sans doute. Et là, alors que sa seule préoccupation aurait du être de trouver un truc à manger ou un endroit où perdre du temps pour faire semblant de vivre encore, il ne s'intéressait qu'à l'idée de devoir déballer des cartons et monter des étagères... Qu'à l'idée de faire quelque chose de profondément banal et sans doute déplacé dans ce monde. Il fallait au moins un Elias dans sa vie pour le transformer tout à coup en homme d'intérieur. Il ne réalisait même pas encore vraiment qu'il passait de plus en plus de temps à Fort Hope, qu'il s'en éloignait de moins en moins quand il osait encore passer les palissades. Et ne parlons même pas de la multiplication des « nous » quand il parlait de la maison et de tout ce qu'ils venaient de prendre pour la remplir. Un peu plus et on aurait pu croire qu'il était en train d'emménager... Heureusement que cette idée ne le frappait pas encore réellement, trop préoccupé qu'il l'était à obtenir encore une fois le dernier mot. « Je monte la garde, promis. Et je te réveille dans deux ou trois heures pour me remplacer. Si t'es sage. »

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Jeu 25 Jan 2018 - 12:21
Moins stressant d'avoir à s'occuper de soit plutôt que d'une cinquantaine de personnes ? Je n'étais pas d'accords avec ça, sans doute car la guerre m'avait fait ouvrir les yeux sur certaines choses. Pourtant je gardais le silence, ne détournant simplement que le regard sur sa main, puis sur son visage. Il me conseilla de me reposer, car tout allait bien là, et que nous aurions une longue route à faire le lendemain, puis une installation de meuble. Souriant doucement, je fronçais légèrement les sourcils en commentant, « Sur une échelle de un à tous, je vais en porter combien pendant que tu superviseras l'installation ? », je le cherchais plus qu'autre chose, Will n'avait plus la masse pour porter autant et de toute façon, il mettrait plus de temps, se fatiguerait aussi plus vite. Quoi que. Il avait quand même bien reprit à force de se faire gaver par moi. D'autant qu'il finirait pas avoir gain de cause et à pouvoir manger normalement. Le moment ou il serait à peu près comme tout le monde ici, je risquais fort de ne plus le quitter, juste pour m'assurer qu'il reste comme ça, même si je m'en fichais un peu dans le fond, voir ses joues se remplir était quand même signe de bonne santé non ? Et puis il assura qu'il monterait la garde, le promettant même affirmant qu'il me réveillerait dans quelques heures si j'étais sage. Sage ? Secouant légèrement la tête, je fermais les yeux, sachant que lutter ne servirait à rien. Mais une question tournait sans cesse dans ma tête, seul ou en groupe... La réponse m'échappa après ce qui me sembla être une éternité.

« J'aurais abandonné des combats si j'étais seul, alors que savoir que d'autres dépendent de moi, ça m'interdit d'abandonner. », même si mon coeur était serré, ma voix restait incroyablement calme. « Quand l’hôpital a été attaqué, ils nous ont tous enfermé, sans arme dans une pièce avant de tirer dans le tas. J'ai essayé de servir de bouclier humain pour une gamine, mais face à une auto, la balles est passé comme dans du beurre. J'ai été touché aux côtes, aux poumons, et j'ai perdu beaucoup de sang. Je sais même pas comment j'ai fait pour me réveiller, mais quand j'ai reprit connaissance, la gamine était morte, en pleure, dans mes bras. J'avais envie d'arrêter là. J'étais blessé mortellement sans assistance rapide, et tous ceux avec qui j'avais vécu était mort, et tous allaient revenir car aucune balle dans la tête. Et puis j'ai réalisé que j'étais pas seul. Que deux autres étaient vivant. », comment je faisais pour rester calme ? Je n'en savais rien, pourtant, même si la douleur de ces souvenirs m'écorché vif, je continuais. « Je me suis relevé, malgré la douleur atroce à chaque respiration, je les ai fait sortir et j'ai appelé les secours, Fort Hope. J'ai tenu jusqu'à ce que Logan arrive et après plus rien pendant des semaines. Si j'avais pas eu deux personnes à protéger ce jour là, je serais mort Will, j'aurais pas cherché à sortir de là car le combat était inutile. », perdu d'avance, surtout.

« Je peux pas lutter uniquement pour moi, et pour moi, c'est plus stressant de mener un combat seul qu'à plusieurs, pour des gens. », la douleur fini par dépasser les limites de l'entendement, fermant les yeux pour retenir ces larmes acides qui menaçaient de partir. « C'est pour ça que je suis chiant, que j'insiste... Parce que je la vois elle à chaque fois que je ferme les yeux et que j'ai pas envie de te voir toi, aussi mignon puisses-tu être, je suis pas sur que le teint cadavérique t'aille très bien. », soufflais-je dans un rire étouffé par l'angoisse alors que je cherchais à m'en sortir comme je pouvais. Alors que j'essayais de reprendre le dessus. Ce qui n'était pas évident, ni facile, « Désolé... Je sais pas pourquoi c'est sorti. », murmurais-je finalement en détachant ma main de lui pour la passer sur mon visage. On se reprend Elias, on se reprend.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Jeu 25 Jan 2018 - 13:01
Un court instant, la surprise habilla Will entièrement, alors qu'Elias fermait les yeux et n'ajoutait rien, comme s'il pouvait accepter si facilement de se ranger à la demande de l'ingénieur. Peut-être qu'il savait tout simplement que ça ne servait à rien d'argumenter avec cette tête de pioche qui obtiendrait gain de cause d'une façon ou d'autre autre, même s'il fallait donner de sa personne pour épuiser le soldat au point qu'il s'endorme contre son gré. Quoi qu'il en soit, un sourire satisfait remplaça la mine étonnée du jeune homme face à cette petite victoire et il n'en avait aucunement honte. Après tout, il était clair depuis longtemps maintenant que le jeune homme avait un effet plus que bénéfique sur le sommeil du soldat et, à défaut de pouvoir lui offrir tout ce dont il aurait rêvé, Will s'attachait, plus ou moins subtilement, à prendre soin de lui comme il le pouvait, même si ça voulait dire l'obliger à dormir.

Mais, sans surprise, la voix d'Elias brisa finalement le silence, dans une déclaration qui laissa d'abord croire au jeune homme que monsieur avait finalement décidé de lancer un débat pour obtenir le dernier mot. Toujours souriant, il commença par rouler des yeux avant toute chose, car il n'y avait vraiment que cela comme réaction qui lui semblait appropriée, mais avant qu'il n'ait pu opposer le moindre argument logique, le soldat reprit la parole et... Le sourire de Will se figea jusqu'à disparaître totalement tandis que ses muscles se crispaient peu à peu et qu'il écoutait. Très sérieusement, sans laisser échapper ne serait-ce qu'un souffle, il écoutait l'histoire horrible que lui racontait l'homme, se contentant de presser ses doigts un peu plus fortement contre son corps, sans savoir s'il cherchait à l'apaiser par ce geste ou si ce n'était que le résultat de l'angoisse qui le gagnait. Jusqu'aux derniers mots, jusqu'aux excuses complètement inutiles auxquelles il eut droit, Will ne bougea pas, ne chercha pas à interrompre quoi que ce soit. Mais dès que le silence, beaucoup plus pesant tout à coup, retomba autour d'eux, le jeune homme se redressa brusquement et, s'asseyant sur le matelas, attrapa la main d'Elias pour l'inviter à en faire de même.

« Tu sais que je ne disais pas ça pour te faire sentir mal, hein ? » demanda-t-il d'abord, détachant doucement sa main de celle du soldat pour la glisser contre sa joue. La question ne se posait peut-être pas tellement, mais il préférait s'en assurer, légèrement angoissé que ce ne soit pas si évident après tout le mal qu'il s'était parfois donné pour le faire parler de sujets fâcheux. « Tu es la personne la plus incroyablement généreuse et combative que je connaisse, Elias... Bon certes, tu es quasiment la seule personne que je connaisse, mais là n'est pas la question. » Un sourire hésitant s'installa sur ses lèvres. Il ne savait pas tellement ce qu'il était en train de faire, mais l'air de rien, cette histoire le retournait un peu et la peine qu'il voyait sur le visage du soldat plus encore. Et, d'une façon ou d'une autre, il ressentait le besoin de l'effacer. « C'est l'une des choses que je trouve le plus agaçant chez toi, mais aussi ce que j'aime le plus, alors je ne suis pas en train d'insinuer que tu dois changer ça, surtout pas. Seulement... J'aimerais que tu sois un peu capable de te battre pour toi... » Il détourna le regard, juste un instant, avant de replonger dans les yeux du soldat et oser, enfin, sourire un peu plus franchement. « Parce que je suis complètement égoïste et beaucoup trop possessif et que je me dis que survivre pour toi, c'est un peu survivre pour moi aussi. » Il se pencha finalement, embrassant furtivement l'homme avant de se redresser légèrement pour reprendre la parole, sans rompre réellement la proximité. « Je suis désolé pour cette gosse. Mais tu as bien fait de continuer et même si tu perdais encore des gens, tu feras toujours bien d'essayer, tu trouveras toujours quelqu'un à sauver, c'est sûr et certain. » Il essayait peut-être de plus en plus de nier ce fait, mais dans le fond Elias restait un soldat. Il venait de le prouver encore une fois, il se vouait entièrement à protéger les gens autour de lui et, quoi que puisse en penser Will ou quoi qu'il en pensait du moins quand une opinion à ce sujet avait encore de l'importance, ça restait le but premier d'une armée, pas vrai ? Protéger le peuple, au péril de leur vie. Et ce petit défaut, Elias ne donnait pas l'impression de pouvoir s'en débarrasser un jour.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Jeu 25 Jan 2018 - 14:15
Le silence était retombé, en même temps que mon énergie a ce moment. Et pourtant, après un long moment, il finit par se redresser, s'asseyant pour me forcer à en faire de même, pour insister sur le fait qu'il n'avait pas dit ça pour ça. Pour que je me sente mal, pour que je parle aussi sans doute, ma réponse était venu d'elle même, sans que je ne sache la contenir, car il était temps que cela sorte. Fermant les yeux en sentant sa mains sur ma joue, mes muscles se tendirent légèrement lorsqu'il reprit. Affirmant que j'étais la personne la personne la plus généreuse et la plus combative qu'il connaissait. Et si je fus dans un premier temps touchait, bien que gêné d'entendre ses mots pour quelque chose de naturel, un sourire étira mes lèvres pour la suite. Oui, il n'y avait pas beaucoup de monde dans son entourage. Je doutais qu'il est matière à juger. Souriant doucement, je soufflais en réponse, « Faut sociabiliser pour comparer ça. », même si je me fichais pas mal qu'il le fasse, tant qu'il était heureux je m'en fichais pas mal. Reprenant alors, il avouait que c'était une des choses qui l'agacé le plus chez moi, et pourtant qu'il aimait le plus. Et il ne voulait pas que je change ca, mais il voulait que je sois capable de me battre pour moi. Car il était parfaitement égoïste et beaucoup trop possessif et que dans son inconscient, si je survivais pour moi, je le ferais déjà pour lui. Simplement car je ne voulais pas qu'il perde à nouveau quelqu'un, simplement car je ne saurais pas abandonner en sachant que je le replongerais dans la douleur, dans le chaos. Alors oui, je ne me battais pas pour moi, mais pour lui. Fermant à nouveau ses yeux lorsqu'il m'embrassa, je sentais une boule se reformer lorsqu'il parla de la petite, affirmant qu'il était désolé, mais que j'avais bien fait de continuer, et que si je perdais encore des gens, je devrais toujours essayer, car je trouverais toujours quelqu'un à sauver. Restant un moment silencieux, j'avais perdu mon regard sur le matelas alors que je brisais encore le silence, « Me battre pour toi ça serait pas plus simple ? Me battre pour me permettre de te retrouver ? », pour ne jamais avoir à le briser.

Et puis je me redressais me glissant contre lui, m'asseyant à côté de lui avant de le prendre dans mes bras pour relâcher un peu plus la pression. « Quoi que je dise, je continuerais toujours, parce que je peux pas m'arrêter. ». Et puis je fermais les yeux, restant contre lui, sans bouger jusqu'à lâcher complètement prise. Jusqu'à m'endormir. Un sommeil calme et profond jusqu'à ce que les bruit ambiant ne me réveille après un temps que je ne suis définir. Je m'étais endormi sur Will je reprenais conscience contre le matelas, la chaleur de Will non loin, mais pas suffisamment forte pour maintenir le calme. Me redressant d'un coup, ma main se posait sur mon arme alors qu'un craquement plus fort brisé l'espace. La respiration haute, je fixais l'espace devant moi, écoutant ce qu'il y avait, attendant de comprendre l'origine qui finit par s'éclairer avec force. Le bâtiment était délabré, ce n'était que la structure qui souffrait. Lâchant l'arme, je secouais légèrement la tête avant de chercher Will, la panique toujours dans le sang. « Combien de temps ? Si c'est plus de trois heures tu vas le regretter à la maison. Enfin regretter... », c'était relatif. Lui souriant doucement, l'angoisse de notre discussion ayant disparue tout simplement. Grace à lui pour changer, mais je n'allais pas m'en plaindre.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Jeu 25 Jan 2018 - 15:04
Toujours un peu inquiet, Will gardait ses yeux fixés sur le soldat. Après ses longs bavardages pour lui remonter le moral, faire passer le moment de malaise, il s'était attendu à quelque chose d'un peu plus positif. Il y avait bien eu des sourires, pas très résistants, des gestes d'affection légers, mais l'air contrit d'Elias s'accrochait et sa réponse, brève, laissait le jeune homme assez perplexe. Si ça n'avait tenu qu'à lui, les choses auraient été bien différentes pour eux deux, mais elles ne l'étaient pas et quand bien même ça lui arrachait le cœur d'y penser, il devait apprendre à vivre avec l'idée que malgré ses bonnes résolutions et les sentiments qu'ils partageaient, Elias finirait bien un jour par aller trop loin pour en sauver d'autres. Il suffisait seulement de ne pas se torturer avec cette idée tant que ça n'arrivait pas, même si ça n'était pas aussi simple que ça. Et Will n'avait pas grand chose à ajouter à ce sujet qui ne serait pas totalement déprimant ou énervant, alors il garda le silence, serrant simplement Elias contre lui un long moment. Jusqu'à réaliser le souffle plus régulier du soldat, son poids un peu plus fort contre son corps. Avec toutes les précautions qui soient, le jeune homme s'extirpa de l'étreinte, allongeant Elias sur le matelas, poussant même jusqu'à le recouvrir de l'un des plaids qu'il avait ramené et s'éloigna quelques instants. Il récupéra son arbalète avant de retourner s'asseoir sur leur lit de fortune, appuyant son dos contre le mur plutôt que de s'allonger à côté du soldat. Il restait juste à côté, au moins, il n'avait qu'un geste à faire pour le toucher, mais il s'en abstint pourtant, serrant simplement son arme contre lui.

La bougie supposée leur donner l'heure avait pas mal perdu en consistance lorsqu'Elias remua à côté de lui et qu'il se redressa, subitement, pour attraper son fusil. Sans rien dire, Will le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il se calme et qu'il lui prête un peu d'attention, lui lançant une menace qui le fit sourire. « Tu peux te venger autant que tu veux, je ne regrette rien. » souffla le jeune homme avant tout. Il avait bien hésité à le réveiller au bout des trois heures, mais difficile d'aller jusqu'au bout de cette idée en voyant le soldat si paisiblement endormi. « Si l'on en croit ta bougie, ça fait plus ou moins cinq heures. » De toute façon, il ne s'était rien passé, rien du tout si ce n'était quelques craquements et quelques grognements lointains venus de l'extérieur. Will avait même eut du mal à rester éveillé tout du long, ne devant sa motivation qu'à sa totale incapacité à dormir réellement quand il se retrouvait à l'extérieur. Les habitudes avaient la vie dure, décidément. « Tu peux prendre les quatre prochaines, je me sens l'âme généreuse. Ensuite, j'exige une petite sieste avant de reprendre la route. » Il n'aurait probablement pas gain de cause sur ce point, mais ça valait toujours le coup d'essayer, pas vrai ? Il reposa finalement son arbalète sur le sol, avant de se laisser glisser contre le matelas, abandonnant enfin le mur qui soutenait son dos. Mais loin de fermer les yeux et de s'endormir aussitôt, il commença d'abord par lever les yeux vers le soldat. « T'as bien dormi, au moins ? » Si ce n'était le réveil légèrement excessif, il n'avait pas eu l'impression que son sommeil soit réellement troublé par quoi que ce soit, mais sait-on jamais. « Sinon, je peux tenir encore un peu. » Un sourire clairement moqueur étira ses lèvres à cette proposition, il savait qu'il n'avait aucune chance d'obtenir une réponse positive, mais essayer ne coûtait rien.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Jeu 25 Jan 2018 - 15:53
Je pouvais me venger autant que je le voulais ? Regardant la bougie, je commençais à comprendre, le regardant un peu blasé alors qu'il me confirmait donc que ca faisait, genre cinq heures que je dormais. Soupirant alors, je ne jugeais même pas utile de répondre à sa proposition. Si un bruit ne m'avait pas réveillé, il m'aurait laissé dormir jusqu'au matin. Alors non, il allait dormir et il comprit qu'il allait avoir du mal à me convaincre car il sembla abandonner se couchant enfin avant de me demander si j'avais bien dormi au moins. Il n'allait pas dormir ? C'était pire qu'un gosse. Réellement pire qu'un gosse. Il avait besoin d'en rajouter toute le temps. « Oui, j'ai un somnifère personnel qui fonctionne pas mal. », et puis il en rajouta une couche, affirmant qu'il pouvait tenir encore un peu. Levant les yeux au ciel, j'avais l'impression d'avoir prit un tic de comportement à cause de lui, étant plus facilement exaspérable même. Soupirant alors, je me me penchais sur lui, embrassant sous cou avant de lui voler ses lèvres de longues secondes avant de lui rendre sa liberté. « Je te propose un jeu, faire confiance à mon mec pour monter la garde. Tu verras c'est pas mal, je viens d'essayer c'était franchement bluffant. », l'embrassant une nouvelle fois, je le dépassais avec mon arme avant de m'asseoir sur le bord du matelas, contre le mur. L'observant un bon moment, j'attendais qu'il sombre... A moitié. Sa respiration n'était pas entièrement calme, tout sensible aux éléments externes pour vraiment dormir. Mais comment lui en vouloir, c'était son quotidien, à l'origine du moins, depuis quelque temps il n'était plus aussi exposé. Il n'était plus autant en danger. Alors comment lui en vouloir ? C'était impossible. Fixant les bougies face à moi, je voyais les heures filer, les flammes s'éteindre lentement alors que la lumière semblait à peine percer le ciel. J'avais mal estimé ? Sans doute, mais je ne fis rien pour sortir Will de son état de semi-conscience. De toute façon, nous avions le temps, et si il voulait participer à la défense de son salon, autant lui laisser une chance de pouvoir le faire non.

Alors j'attendis, jusqu'à ce que le plafond soir à nouveau visible et que le bordel de notre campement me saute un peu plus aux yeux. Soupirant finalement, je me penchais pour déposer mon arme avant de glisser contre Will, l'embrassant dans la nuque alors que je savais qu'il n'était pas vraiment endormi. « Comment tu fais pour tenir en dormant comme ça ? », soufflais-je, le menton posé sur son épaule, une main sur sa taille. Nous ne tarderions pas à prendre les dernières choses et à partir, je pouvais bien passer quelques minutes comme ça, nous n'allions pas nous faire agresser maintenant. Et puis si c'était le cas, il suffisait qu'on se penche pour éliminer le problème. Alors l'un dans l'autre je ne craignais pas grand chose. « Bien pas dormi ? », demandais-je alors, conscient qu'il avait plus fait des micro siestes qu'autre chose. Je serais incapable de survivre, quoi que, je ne dormais réellement que depuis qu'il était dans ma vie alors je pouvais certainement parler.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Jeu 25 Jan 2018 - 16:59
Venant finalement à bout d'arguments face au jeu que lui proposait Elias, Will se contenta de lever les yeux au ciel pour lui faire savoir qu'il n'approuvait pas du tout sa technique, mais laissa tomber la bataille. « Encore un jeu auquel je peux gagner facilement. » affirma-t-il seulement en acceptant enfin de fermer les yeux. Ce serait mentir que de dire qu'il avait réellement lâché prise. Mais difficile de le lui reprocher aussi, au contraire, il aurait fallu plutôt saluer le fait qu'il ne perdait pas trop ses bonnes habitudes à force de traîner à Fort Hope, vu tout le temps qu'il passait encore dehors. Il resta dans un entre-deux qui ne lui permettait pas réellement d'être en forme, mais qui suffisait à lui apporter assez de repos pour tenir le coup jusqu'à trouver un abri plus tranquille comme il l'aurait fait habituellement. Et pour le coup, il n'y avait pas trop à se poser de questions à ce sujet, puisqu'il était déjà certain qu'il dormirait dans le lit d'Elias le soir-même. Voilà pourquoi il ne se sentit pas spécialement coupable lorsqu'il finit par ouvrir les yeux pour de vrai et, entre deux baisers, se prit quelques réflexions sur sa manière de dormir. Un sourire étirait déjà ses lèvres dès le réveil et il se retourna rapidement, venant faire face à Elias et l'enlacer. « Ça n'était pas aussi bluffant que tu me l'avais promis, mais plutôt agréable, en effet. » souffla-t-il. « Et ça valait le coup ne serait-ce que pour le réveil. Va pas falloir que tu m'habitues ou je risque de devenir exigeant sur la qualité de mes réveils. » Le soldat tenait là un argument de poids pour le pousser à s'éterniser un peu plus au camp, en tout cas et ce n'était peut-être pas une très bonne idée de le lui faire savoir. Et historie de tuer dans l’œuf toute tentative de le lui faire remarquer, Will s’accapara ses lèvres quelques secondes pour détourner son attention.

« Et toi ? Tu te sens d'attaque à porter quelques cartons et à rentrer ? » demanda-t-il finalement en s'éloignant légèrement. Ils pouvaient bien se permettre de traîner encore un peu, mais au bout de quelques minutes à profiter de ce début de journée plus que plaisant, le jeune homme se décida à se sortir du lit tant qu'il en avait encore la motivation. Il se remit sur ses pieds et entreprit assez inutilement de rassembler les emballages vides qu'ils avaient laissé autour d'eux pour les mettre tous dans le sac, mettant un peu d'ordre sans pour autant prendre la peine de ranger le reste. Encore une vieille habitude qui lui revenait à fort de côtoyer de trop près la civilisation. Et après quelques minutes, il se retrouva avec ses étiquettes à la main, son sac et son arbalète dans le dos et prêt à se remettre en mouvement. « On fait comme hier ? Je te sors les cartons et je te laisse le soin de les emmener à la voiture ? » Ça n'était sans doute toujours pas très juste de fonctionner comme cela, il se fatiguait beaucoup moins, mais ça avait le mérite d'être un peu plus rapide au final. Et sans plus s'éterniser, le jeune homme poussa l'une des armoires qui les enfermaient dans ce petit coin pour retourner vers l'entrepôt. Il avait fini par s'habituer à l'odeur de l'autre côté, mais ici, elle lui fila un léger frisson qui lui fit saluer le fait de n'avoir encore rien avalé. Ne restait plus qu'à scruter les étiquettes une à une pour retrouver ce qu'il cherchait et les installer de nouveau sur un chariot, ce à quoi il se concentra dès que le haut-le-cœur fut passé.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Jeu 25 Jan 2018 - 17:42
« Ca aurait été bluffant si tu avais dormi. », déclarais-je lorsqu'il m'affirmait ne pas avoir été bluffé par sa nuit. Il avait tristement pas respecté le contrat, mais il concédait que cela valait le coup juste pour le réveil. Bien qu'il n'allait pas devoir s'y habituer pour ne pas devenir exigeant sur la qualité de ses réveils. Souriant doucement, je n'ai pas le temps d'en dire plus que déjà il prend en otage mes lèvres dans un de ses échanges qui apaise mon âme. Il savait très bien faire ce qu'il voulait de moi. Mais je ne m'en offusquais pas. S'éloignant alors de moi, il me demanda si je me sentais d'attaque à porter quelques cartons avant de rentrer, l'embrassant une dernière fois avant de me redresser, je soufflais, « Ouais, j'ai le dos consentant et encore un peu d'énergie, par contre en rentrant faut que j'explose un paquet de pate. », assurais-je conscient que les efforts que j'avais produit en si peu de temps allaient finir par m'épuisait un peu plus dangereusement qu'il ne le faudrait. Survivre en mangeant moins était un jeu dangereux, il fallait doser ses efforts et là, je doutais sérieusement que mes activités physique soient en adéquation avec ce que je mangeais depuis qu'il était là. Mais inutile de rentrer une nouvelle fois dans le débat, il allait être nourrit d'ici peu, et il ne pourrait plus faire sa tête de mule. Nous préparant donc, l'on sortie rapidement de l'abris alors qu'il proposait de reproduire la même tactique que la veille, souriant légèrement, je lui répondis dans un clin d'oeil, « Rassures-toi tu me reverras torse nu un jour, pas la peine de t'employer à me faire travailler. », je savais que c'était pour une question d'efficacité, mais je ne pouvais pas lui épargner le commentaire, il était bien trop sensible à cet humour.

Rejoignant donc le hangars, l'odeur me frappa une nouvelle fois, mais je ne m'y arrêtais pas, préférant agir vite pour en avoir fini avec ça. Ce qui me prit quand même un peu plus d'une heure avant que Will revienne avec moi pour le côté Tetris de la journée. Finissant dans le même épuisement que la veuille, je n'eus pas le temps de réellement soufflé que l'on eut de la compagnie. Pas grand chose mais suffisamment pour me faire tirer en préventif. Le van était plein vraiment plein j'allais devoir faire gaffe sur la route ou Logan allait me tuer. Attendant donc que Will rentre aussi dans l'habitacle, je sortis une bouteille d'eau pour boire un coup avant de mettre le contact. « Avec la charge on va se marrer dans les montées... », j'allais devoir reloué à 10/15 kilomètres heures maximum si je ne voulais pas noyer le moteur. On allait en avoir pour des heures, réellement pour le coup. Car chaque bosses, chaque trou risquaient de nous pousser à l'accident. Sortant donc du parking, je repris, « Il va falloir que tu m'aides là, faut surtout pas que je me prenne de bordure. », et j'étais loin de pouvoir regarder partout.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Ven 26 Jan 2018 - 9:30
Sortir les cartons et les empiler de manière convenable dans le van était une tâche bien fastidieuse qui occupa les deux hommes pendant une heure entière, à l'issue de laquelle Will était bien content d'en avoir terminé et louchait déjà sur le siège avant du véhicule. Quelques rôdeurs retardèrent légèrement le moment du départ, mais ce qui inquiétait plus l'ingénieur, ce fut de savoir si Elias était vraiment assez en forme pour se permettre ce voyage. Ça se voyait aux regards appuyés qu'il lançait au soldat lorsqu'ils s'installèrent enfin. Le véhicule était trop chargé, il avait certainement abusé sur ce coup-là et, pendant une seconde, il eut même envie de proposer de se débarrasser de quelques meubles pas vraiment importants pour alléger un peu la charge, mais si ça signifiait devoir se fatiguer encore, mieux valait rouler lentement. « On va y aller doucement, du moment qu'on est rentrés à l'heure pour le couvre-feu. » souffla-t-il alors que le soldat s'inquiétait d'avance de devoir affronter quelques côtes. Ça n'allait pas être de tout repos, mais en quelques minutes, ils prenaient la route.

Et c'était long. Très long. Au moins, ils connaissaient la route, cette fois, les endroits qu'il valait mieux éviter et en ayant une tâche sur laquelle se concentrer, Will tenait un peu mieux le coup qu'à l'aller, mais il mesurait aussi plus sérieusement la distance et la stupidité d'avoir pris tous ces risques pour un foutu canapé. De temps à autre, quand la situation le réclamait, il indiquait au soldat les quelques obstacles plus subtiles qu'il voyait sur le bitume, mais pendant quelques heures, il n'y eut aucun soucis grave à déclarer au-delà de quelques nids-de-poule ou autres encombrements légers à éviter. Les problèmes survinrent alors qu'ils s'apprêtaient à traverser un large carrefour près d'Hazel Park. Une voiture couchée sur la voie, dont Will aurait juré qu'elle n'était pas là la veille, bloquait le passage à gauche, mais surtout, l'accident avait attiré pas mal de rôdeurs qui erraient autour de la voiture et à en croire ce qu'il voyait dans les débris, Will devina rapidement que le conducteur n'avait pas succombé sur le coup. Ils auraient certainement pu tourner d'un côté ou de l'autre pour éviter la horde, mais ils étaient déjà repérés avant d'approcher et, sans qu'il ne le réalise vraiment, Will avait déjà ouvert la bouche. « Arrête-toi. » Son regard balaya de nouveau la scène, comptant une petite dizaine de rôdeurs se traînant, hagards, autour du désastre avant de se reposer sur Elias. « Une première petite leçon, ça te tente ? » demanda-t-il, assez ailleurs. « On roule depuis des heures, une petite pause ça ne nous fera pas de mal. » Sa main s'accrocha à la portière pour l'ouvrir dès l'instant qu'il aurait obtenu l'accord du soldat et l'autre se tendit vers lui pour réclamer silencieusement l'arme qu'il lui faudrait pour mener à bien ce projet. Dix cadavres, c'était jouable, ça lui semblait assez simple comparé à la marée de la veille. Un bon exercice et une bonne occasion de débarrasser un peu les rues de quelques morts.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Ven 26 Jan 2018 - 10:26
On était chargé, bien plus que je ne l'aurais cru, l'on se traînait et la route semblait défiler sans vraiment nous faire avancer, du moins jusqu'à ce que Will ne me demande d'arrêter, me sortant d'un certain état de stase qui se limitait à écouter ses indications et rouler. Mais là... J'avais pilé par réflexe avant de voir ce qui lui avait fait décider ça. J'étais aveugle ? Secouant légèrement la tête, il sembla vouloir d'un premier cours de tire, avançant qu'une pause ne nous ferait pas de mal. Ca me réveillerait surtout. Fixant la main qu'il tendait vers moi, je finis par sortir le Beretta, éjectant le chargeur avant de le remplir au maximum, lui assurant 15 coups. Lui donnant alors, je donnais le signal en sortant, avec les clés, et le fusil sur l'épaule. Ils étaient encore loin, même si il n'y aurait pas beaucoup d'erreur possible avant qu'il n'arrive. M'avançant à son niveau, je donnais les première indication. « Trouves-toi un appuie pour pas reculer avec le tire, ensuite, essayais d'appréhender le recul, lorsque tu tires, le recul intervient avant que la balle ne parte, du coup, tant que tu n'as pas l'habitude, tires un peu plus bas. », l'invitant un tendre le bras, je lui montrais rapidement comment tenir l'arme. A deux mains pour le moment. Une sur la gâchette, l'autre sur la cross et sa propre main, pour limiter les vibrations. Pour éviter que sa déconne. « Le Beretta est puissant, mais ton arbalète l'est plus, grade ça en tête. », le recul était simplement différent. Pour ce qui était de viser, Will savait déjà le faire, caler sa respiration pour ne pas déraper pour atteindre sa cible, il savait faire, je ne m'inquiétais pas. Tout comme je doutais qu'il loupe de beaucoup la cible. C'était plutôt une question de précision, et de résistance aux coups. Il ne partait pas d'aussi loin que certain.

« Pour information, la vieille avec sa jupe écossaises, l'ado avec son short de sport, le business man et la Mary Sue sont les plus stable, ils ont un rythme de marche régulier contrairement aux six autres qui ont une blessures aux jambes et sont donc beaucoup plus irréguliers. », il suffisait de repérer les frames de tire, un peu comme les anciens jeu d'arcades ou les jeux plus récents à scripte limités. Il y avait une séquence de marche. Une minutes suffisait à isoler les temps de tires fiables. « Dis-moi juste sur qui tu vas tirer. », que je vois si il y arrivait quel était le degré de recul à corriger, comment l'aider, la position qui pouvait jouer aussi. Enfin dans le fond, je pouvais voir les défauts de tire, voir quel serait les axes de progression. Mais il fallait que je sache qui il visait. Pour savoir, dans le doute ou il abattrait quelqu'un par erreur par exemple. J'étais bien plus pédagogue avec lui qu'avec les autres d'ailleurs, quoi que Harvey n'avait pas trop à se plaindre. Là ou Logan se faisait humilier pour le principe, mais qui se vengeait pas mal en contre leçon. Ou encore Joy ou les cours finissaient plus en remise en question du bien fondé de mes exercices et ce qu'elle savait faire ou non, merci les hormones. Et j'en passe bien évidemment.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Ven 26 Jan 2018 - 11:50
Sans se faire prier, le jeune homme descendit sur le bitume, profitant quelques secondes de pouvoir enfin se tenir debout après tout ce temps coincé dans la voiture. La scène sous leurs yeux avait quelque chose d'assez dramatique, probablement ce qui donnait envie à Will de se débarrasser des charognards venus piller le cadavre du conducteur accidenté, d'ailleurs. Mais il ne montrait pas le moindre signe d'intérêt pour tout cela, portant plutôt son attention sur le pistolet que lui prêtait Elias pour cette petite séance de tir improvisée. Le poids de l'arme restait certainement ce qui le marquait le plus, elle était tellement légère comparée à son arbalète qu'il peinait peut-être un peu à la prendre au sérieux, à la considérer comme autre chose qu'un jouet. Il tâchait quand même de se concentrer sur les indications d'Elias, de se souvenir du recul qu'il avait eu la veille en tirant avec cette même arme. Rien d'exceptionnel, juste un peu plus marqué que ce dont il avait l'habitude. Ça avait été assez simple à encaisser quand Elias se tenait contre lui et le poussait à se tendre un peu plus que normalement. Là, il était seul, malgré quelques gestes du soldat pour l'aider à placer ses mains. Il se positionna assez naturellement comme il le faisait lorsqu'il tirait avec son arbalète, légèrement de biais, un pied en avant et balaya la horde des yeux.

« L'ado, le business man et celui avec le manteau à gauche, celui qui boite. Dans cet ordre. » souffla-t-il tranquillement. Pas sûr qu'il y parvienne réellement, du moins à les abattre tous les trois à la suite, mais il n'avait aucune envie de se contenter d'un premier tir facile en choisissant un rôdeur plus proche ou en délaissant les plus irréguliers. La première balle partit rapidement, juste le temps pour Will d'inspirer doucement et d'appuyer sur la détente. Elle toucha en plein milieu du front et l'adolescent s'écroula au sol pour se faire lamentablement piétiner par ses camarades. Chose que Will, dans son assurance légendaire, n'avait pas vraiment envisagé et qui lui posa un léger problème lorsqu'il pivota de quelques centimètres pour tirer sur sa seconde cible, sans prendre le temps nécessaire pour se réadapter. La balle toucha bien un second rôdeur, mais celui que le jeune homme visait fut éjecté de sa ligne de mire par une autre qui venait de trébucher sur l'adolescent et se retrouva le crâne percé à la place du business man. Secouant la tête face à ce semblant d'échec, le jeune homme prit un peu plus de temps pour s'intéresser à sa dernière victime et pour l'abattre, parvenant de nouveau à le toucher et à l'abattre sans réelle difficulté. « Ce n'est pas si compliqué que tu essayes de le faire croire. » lança-t-il dans un sourire en se tournant vers Elias. « Je te soupçonne d'en faire trop pour m'impressionner, en fait. » Il détourna le regard un instant, pour observer les rôdeurs qui continuaient d'approcher, excités par le bruit des coups de feu. Il croyait pouvoir gérer tout seul, même s'il lui faudrait peut-être un peu plus que dix balles en tout pour les mettre tous à terre. « Tu veux me prouver que je suis encore loin de ta maîtrise ou tu me laisses finir ? » demanda-t-il, un peu provocateur et certainement loin d'imaginer que le soldat pourrait avoir quelque chose à redire sur ce qu'il venait de faire.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Ven 26 Jan 2018 - 13:14
C'était toujours mieux de viser plus haut dans les objectifs, mais j'eus un doute, simplement car ce n'était pas le meilleur ordre et donc, sans attendre, les choses se compliquèrent. Certes, la première balle entre les deux yeux m'avait impressionné, mais il avait loupé sa deuxième cible pour en abattre une autre, certes, mais il s'était loupé. Quand à la dernière il sembla réfléchir un peu plus, mais il l'eut tout de même. Levant légèrement les yeux au ciel face à son arrogance mérité, il jugeait les chose pas aussi compliqué que je voulais le faire croire, il allait jusqu'à soupçonner d'en faire trop pour l'impressionner. Secouant légèrement la tête, je soupirais légèrement, cherchant quoi lui répondre sans relever l'intégralité de ses erreurs, il était bon, mais de là à reproduire l'essaie, j'avais une doute. « T'as tout comprit, mais tu t'es quand même louper, ton ennemie désigné est toujour vivant. », et c'était loin de signifier une réussite complète. Mais juste à 66% et il fallait un 100%.

« Finis donc, pour voir si je dois t'apprendre encore quelque chose ou non. », voir si il réussirait à finir tout le monde ou si la chance allait tourner rapidement. Je ne souhaitais pas qu'il échoue entre nous, mais j'avais surtout besoin de confirmer son essaie, j'avais déjà une idée de son niveau entre nous, je ne me faisais pas spécialement d'illusion à ce niveau là, mais j'avais besoin d'être sur. J'avais pas non plus besoin de lui prouver quoi que ce soit entre nous, il savait ce que je valais et en situation réelle, je ne m'inquiétais pas. Mais là, il était question de lui, et j'avais des doutes sur sa prise de confiance en cas de difficulté. Hier il avait manqué de faire un câlin à un mort juste par arrogance, là... Il n'y avait rien en périphérie, heureusement, sinon il aurait pu avoir de mauvaises surprise, il le savait, je le savais. La chance pouvait tourner, surtout ici. « Essaie d'en avoir deux d'un coup pour voir. », demandais-je avec un petit sourire, conscient que lui rajouter une difficulté de plus pouvait en effet le faire échouer, mais pouvait surtout lui faire prendre conscience de ses défauts de tire. Avec une armes, il fallait être humble, c'était la base si l'on voulait mériter sa place. Si l'on voulait pouvoir réussir et ne pas se faire abattre.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Ven 26 Jan 2018 - 16:03
Sans vouloir être désagréable, Will trouvait tout de même qu'Elias manquait cruellement de positivisme. D'accord, il n'avait pas touché le rôdeur qu'il voulait, mais il venait quand même d'en tuer trois et ça restait la première fois qu'il tirait tout seul avec un flingue. Les félicitations auraient du être de rigueur, non ? « Tu n'es pas le genre prof encourageant et fier de ses élèves, toi... » murmura-t-il en acceptant tout de même de se retourner vers la horde pour la suite de son exercice. Il en restait sept, rien de très grave, pas vrai ? Et cette fois, le jeune homme pensa même à vérifier autour de lui avant de faire quoi que ce soit, même s'il avait apprécié la proximité suite à son erreur de la veille, se faire frôler par une balle l'avait vacciné de jouer au con complètement. Pour l'instant en tout cas, la voie était libre et Elias exigeait qu'il abatte deux cibles d'un seul coup. Enfin un peu de challenge, donc. Ça n'était peut-être pas le prof le plus encourageant du monde, mais il avait au moins le mérite de savoir comment pousser Will à faire de son mieux. Et aussi de réussir à le faire taire durablement. Le jeune homme se retint effectivement d'ajouter une quelconque remarque désobligeante et s'intéressa sérieusement à la configuration face à lui, remerciant peut-être un peu le ciel d'avoir quelques connaissances plus que poussées en mathématiques et en physique. Et à tous les petits crétins qui prétendaient que ce qu'on apprend à l'école ne sert jamais dans la vraie vie, il allait donner une bonne leçon.

S'évitant de commettre tout de suite la même erreur qu'avec le cadavre en costard, le jeune homme commença par se pencher sur le cas de trois rôdeurs, suffisamment loin les uns des autres pour qu'ils ne puissent pas se marcher dessus. Celui le plus à gauche sombra au premier tir, celui du milieu aussi, même si la balle était un tout petit peu moins bien centrée ou du moins pas du tout là où Will l'avait voulu. Celui sur la droite lui donna un peu plus de fil à retordre à force de bouger et il dut user deux balles pour le mettre à terre définitivement. Plus que 4 et pour le coup, le jeune homme se retint aussi de crâner, réalisant bien que cette petite démonstration pas tout à fait parfaite avait peu de chance de satisfaire son professeur. À la place, il se déplaça de quelques mètres sur la gauche et perdit peut-être quelques minutes à se repositionner pour trouver l'angle idéal avant de tirer, rapidement, sans laisser le temps aux deux créatures de trop s'éloigner. Il eu un léger doute d'avoir réussi à atteindre le deuxième, mais les cadavres s'écroulèrent finalement tous les deux au sol, ne laissant plus que deux de leurs semblables sur leurs pieds. Malheureusement pas assez proches ni alignés pour qu'il puisse s'en débarrasser en une seule fois. En fait, il eut même besoin de trois balles pour mettre fin à ce calvaire.

Il conservait pourtant son air satisfait lorsqu'il se décida enfin à reporter son attention sur Elias et qu'il lui rendit le Beretta. « Alors, pas trop mal pour un débutant, non ? » Il en rajoutait un peu niveau confiance en soi, clairement, s'attendant déjà à essuyer des critiques qui seraient certainement justes mais probablement aussi amplifiées par sa sale habitude à en faire trop. Ça l'amusait, alors qu'importe. Malgré toute son assurance, il fallait bien admettre qu'il avait encore des choses à apprendre pour réussir à chaque fois, mais autant que ça lui serve d'avoir un tireur d'élite dans son carnet d'adresse, non ?

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Ven 26 Jan 2018 - 16:36
Je devais encourager, sauf quand il y avait déjà un minimum de maîtrise et là, je préférais pousser au challenge. Ne répondant rien, je le laissais y retourner, le voir réfléchir, globalement il était bon, mais ce que je craignais se révéla avec justesse. Il était lent. Trop lent. Après, je ne pouvais rien dire, il apprenait de ses erreurs, il réadaptait. Il était bon, il fallait juste donner un peu de vitesse à tout ça. Il se reposait sur certain de ses acquis, jugeant sans doute que tant que tout le monde était au sol, il avait bon, mais c'était pas le cas. Voyant le dernier cadavre, il finit par revenir, s'extasiant presque sur son résultat, il n'avait pas vidé son chargeur c'était une bonne chose, mais oui, ce n'était pas mauvais. Prenant l'arme, je lui concédais dans un premier temps, « Pour un baptême de l'air j'ai vu des biens moins bon. », soufflais-je avant de lui faire remonter dans le van pour reprendre la route et espérer croiser une nouvelle horde pour remettre un peu de sens à tout ce que j'allais dire. « Tirer c'est pas qu'une question d’efficacité, de létalité, il faut être précis, mais réfléchir et surveiller son environnement. Tu maîtrises tout ces points, c'est déjà bien plus que d'autres. Mais tu les équilibres pas et tu laisses pas de place à l'instinct. », il tirait à l'arc, il devait déjà connaitre toutes les données, la pénétration dans l'air et le reste. Il n'y avait donc rien à ajouter la dedans, il était inutile de revenir sur des acquis, mais il n'avait aucune efficacité réelle. « Tu réfléchis trop. Les constantes sont toujours les mêmes sur des distances aussi courte et sans grand vent, t'as juste l'angle à recalculer et ça encore, c'est détail pour toi. », je le savais, il le savait, « Tu es lent du coup, tu t'exposes trop, tu prends des risques. », la chance sembla être avec nous car après trente minute de route, un nouveau groupe de mort nous coupait la route.

« Fais moi confiance et viens. », descendant, arme dans le dos, chargeur de nouveau plein, redonnais l'arme à Will, le faisant me suivre pour s'avancer à trois mètres du premier avant de glisser dans son dos et de le guider. Marchant sur sa gauche, je le fis tirer, deux morts, avançant en crabe sur la gauche, un nouveau tire, un mort. Je le guidais jusqu'à ce qu'il finisse tous au sol. Presque deux morts à chaque tir, dix secondes d'analyse, de réflexion. J'avais fait en sorte de lui indiquer mes choix entre chaque tir. Pourquoi s'éloigner, pourquoi se rapprocher, pourquoi pivoter, pourquoi se baisser, se redresser. On venait d'en éliminer 9 en 5 balles, en deux minutes, peut-être même moins et il n'avait fait que tirer et moi ajuster les positions quand il se positionnait mal, ce qui fut assez récurrent quand je lui refusais du temps de réflexion. Je savais pas si j'avais aider, mais je finis toutefois par le lacher, lui refaisant face alors que je reprenais l'arme. « N'essayes pas de tirer entre les deux yeux toujours, pour en avoir deux, faut accepter d'être un peu moins propre. ». Le regardant un instant, « Tu comprends l'intérêt d'analyser la situation plus rapide, quitte à ne pas avoir toutes les données en tête ? », car je me doutais bien que cette partie devait jouer.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Ven 26 Jan 2018 - 17:22
S'il avait été de mauvaise foi, Will aurait certainement prétendu que l'application qu'il mettait à viser juste lui venait simplement de son envie de prouver à Elias qu'il était aussi doué que lui. En vérité, s'il y avait bien de cela, il écouta pourtant avec attention les remarques que lui faisait le soldat tandis qu'ils reprenaient la route, son besoin d'exceller prenant rapidement le pas sur le seul désir de jouer au plus malin. Ce qui n'était peut-être pas la solution à en croire les critiques d'Elias. Trop réfléchir, ne pas utiliser son instinct... Des défauts récurrents chez lui et plus encore quand il s'agissait de ce genre d'exercice. Seul, il ne s'exposait jamais, prenait toujours le temps d'évaluer les situations avant de gâcher inutilement des munitions et de se lancer dans des combats qu'il n'était pas certain d'emporter. Là, le soldat lui demandait quelque chose d'un peu différent. De très différent. La vitesse à laquelle Elias allait lorsqu'ils s'arrêtèrent auprès d'une nouvelle horde le dépassait complètement. Pas tant parce qu'il ne suivait pas le rythme des tirs, mais juste parce qu'il ne voyait pas tellement comment tout cela pouvait devenir instinctif, comme une seconde nature.

« Je comprends l'intérêt et le trou entre les deux yeux, c'était une simple question d'esthétique et de parader un peu. » souffla-t-il quand la seconde horde fut au sol, en un temps vraiment record. « On n'a simplement pas la même manière d'aborder les choses. Tu as appris à réfléchir avec une arme entre les mains, mais moi... J'ai appris à vivre sur mes réserves. » Un léger sourire étira ses lèvres. « Chaque seconde que je perds à réfléchir est rentabilisée dans ma survie. » Du moins, il le croyait dur comme fer et jusqu'à maintenant, sa manière de faire les choses ne lui avait jamais fait défaut. Mais un jour ou l'autre, éviter une situation périlleuse ne serait plus possible et savoir se débrouiller sous pression ne lui ferait pas de mal, c'était certain. « Mais maintenant que j'ai le meilleur prof de tir de la ville, ça s'arrangera rapidement. » Il retourna à sa place dans le van sur ces paroles encourageantes et ils se remirent en route rapidement. Quelques minutes, histoire de prouver à Elias qu'il avait raison sur toute la ligne, Will resta silencieux et perdu dans ses pensées, tout occupé à analyser et décortiquer dans tous les sens cette petite séance et surtout les problèmes qu'il rencontrait encore pour devenir un tireur d'élite à son tour. Ce ne fut que lorsqu'il mit le doigt sur un problème réel qu'il abandonna momentanément l'observation minutieuse qu'il faisait de l'extérieur pour poser les yeux sur le soldat. « Comment c'était, la première fois que tu as tiré sur quelqu'un ? » demanda-t-il très sérieusement. « Pas forcément... efficacement, juste la première fois que tu es passé d'une cible à une vraie personne. »

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