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 "and I won't ever let you go" eliam
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Elias KanekiWe have ashes, fire and hope
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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Ven 26 Jan - 17:50
On venait de vider presque deux chargeurs pour le coup, je pouvais comprendre son point de vue, il se défendait, mais à Ikea, par exemple, si la sortie avait été bouché, on aurait pas eu le choix. Ca m'arrangeait personnellement qu'il rentabilise sa survie, je voulais qu'il évite de faire le con. « Tu peux garder tes réflexions quand tu es en flux tendu, sinon, tires. Chaque situation à sa meilleure réaction. », déclarais-je avant qu'il ne se vente d'avoir le meilleur prof de tir de la ville, avançant que ca pourrait s'avancer. J'étais surement l'un des derniers tireurs d'élite sur Détroit, après le meilleur, j'étais pas sur. Reprenant la route, nous retombions dans le silence bien rapidement. La route était dangereuse et Will semblait réfléchir. Moi aussi, j'allais devoir mener une nouvelle expédition pour des minutions, j'allais aussi devoir prendre le temps de lui faire gagner en réactivité... Ce qui serait chiant dans un sens, il serait sans doute plus éteint, moins vivant si il devait conditionner son esprit. Je n'avais pas envie d'en faire un tireur, pas comme moi, je ne voulais pas le priver de son libre arbitre. Mais avant de m'enfoncer plus loin, il brisa le silence pour me demander comment s'était la première fois, quand j'avais tiré sur quelqu'un. Pas forcement efficacement, mais la première fois que je suis passé sur une cible vivante... Le regardant un instant, je posais les yeux de nouveau sur la route alors que ma réponse tombait elle-même. « Faut savoir qu'à l'armée, tu peux passer une carrière à apprendre à tirer, à faire du dissuasif, mais sans jamais avoir besoin de tirer. », et certains se retrouvaient un jour sur le terrain sans base, si ce n'est la mort à réaliser. C'était plus ou moins mon cas, j'avais passé des années à apprendre à tirer, en stand, en champ, mais jamais sur des hommes, du moins jusqu'à ce qu'on m'envoie sur le terrain. « Sur le papier j'étais le meilleur sniper de mon régiment quand j'ai été envoyé sur le front. ». Soupirant un peu, je repris, conscient que ce n'était pas la meilleur chose à expliquer, « La première fois que j'ai tiré, j'ai tué. J'ai vu son regard, et j'ai senti quelque chose se briser. D'un gosse faisant une rébellion, je venais de passer à militaire ayant du sang sur les mains. ». Le silence retomba de lui-même quelques minutes avant que je ne finisse par dire, « Il y avait tirer sur quelqu'un pour un danger imminent, et tirer en préventif. Quand j'étais pas sur, j'avais l'impression d'être un dieu abattant aléatoirement des gens simplement car je pouvais. Et au final, le seul moyen de nettoyer la culpabilité, la peur, l'angoisse, c'était de tirer aussi souvent que nécessaire, pour banaliser la chose, pour qu'une mort ne soit qu'une mort, pas un meurtre. »

On était entraîné à bien des choses, mais pas à ça sans doute, « Je sais pas si tu as déjà entendu cette phrase, mais un soldat tirant contre un ennemie dans un combat de tranchées tue sans le savoir. Il tue car la balle a touché quelqu'un dans le chaos. », serrant légèrement les poings sur le volant je continuais, « Un sniper tue car il l'a décidé. Il n'y a aucune place au hasard. », et le sentiment qui nous prenait n'était rarement agréable. « Tu te sens fort avec une arme, jusqu'à ce que tu tires la première fois, à raison ou à tords, mais après, tu te sens minable. Du moins je me suis sentit minable. », tu avais un pouvoir de vie ou de mort et tu choisissais la mort, voilà ce que cela signifié et aujourd'hui encore, je ne considérais pas que tuer sur un homme soit anodins. Sur des cadavre oui, je n'en ressentais pas la crainte, mais tirer sur un homme vivant, savoir que lorsque la balle atteindrait sa cible, je pourrais voir la vie quitter son regard... C'était difficile. « Pour ça qu'amis ou ennemis, soit le plus létale possible, pour ne pas avoir le temps de réaliser… », que la mort fauche, qu'il n'y ait pas de souffrance, pas de remord.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Ven 26 Jan - 23:22
Un peu trop tard, Will réalisa qu'il avait peut-être mis les pieds dans le plat une fois de plus en posant sa question. Il n'y avait pas d'intention cachée pourtant, mais s'il pouvait poser cette question à quelqu'un un jour, ce serait bien à Elias. Et malgré ce qui lui sembla être une légère hésitation au départ, le soldat ne se fit pas trop prier pour s'expliquer. Un sourire étira d'abord les lèvres du jeune homme, réalisant qu'ils étaient plutôt loin de l'époque où il devait pousser pour avoir des réponses. Mais son sourire se fana assez rapidement alors que les mots faisaient leur chemin jusqu'à son esprit. Tout cela semblait sincèrement affreux et Will n'était pas tellement convaincu par les solutions que proposait Elias pour ne pas y penser. Il savait en tout cas qu'il n'en serait jamais capable lui-même et ça lui allait très bien comme ça. La conversation l'avait attristé quand même un peu et, sans trop réaliser, il tendit une main pour la poser sur le bras du soldat et le pressa légèrement. « Je crois que je vais en rester aux rôdeurs, va, c'est déjà suffisamment salissant comme ça. » souffla-t-il en retirant sa main, dans une tentative de détendre un peu l'atmosphère qu'il venait d'alourdir comme un grand.

Il se réinstalla bien rapidement dans son siège et reposa son regard sur le paysage à l'extérieur, commençant peu à peu à reconnaître certains détails autour de lui, qu'il avait du voir la veille avant de perdre totalement le fil. Ils se rapprochaient, lentement mais sûrement et rien de fâcheux n'était arrivé si l'on oubliait cette question pas très joyeuse. Et au bout de ce qui lui sembla une éternité, les palissades se dessinèrent enfin de l'autre côté du pare-brise. Et pour le coup, ça faisait plaisir de les voir, celles-là. Se garer devant la maison encore plus. Le voyage avait occupé toute la matinée et honnêtement, Will ne se sentait pas de commencer l'installation maintenant. Raison pour laquelle, avant de sortir du van, il se tourna vers Elias, lui tendant son arbalète au passage. « Comme promis... » Et le plus étrange, c'est que ça ne le dérangeait même plus tellement de se séparer de son arme. Cet endroit allait finir par l'avoir, vraiment. « Et pendant que tu vas remettre ça en place discrètement, je nous prépare à manger. » Ce qui était une idée vraiment désastreuse, mais il évita de partir défaitiste. Faire cuire des pâtes, ça ne pouvait pas être si compliqué que ça, pas vrai ? Avant d'aller le découvrir, Will se permit de se pencher pour embrasser Elias rapidement, histoire d'y avoir eu droit une dernière fois avant de les empoisonner tous les deux et il sortit enfin de la voiture.  

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Sam 27 Jan - 18:44
Assez salissant comme ça ? Baissant les yeux sur sa main puis sur lui, je lui souris doucement, si le fait d'avoir vécu métier d'une des pires façon n'était pas un drame. J'avais apprit à défendre, à être utile, à protéger, et ça aujourd'hui, me donnait sans doute une raison de continuer à avancer chaque jour, de dépasser les cauchemar et de savoir que je pourrais faire la différence à condition de rester concentrer. Roulant sur des routes de plus en plus connu jusqu'à voir Fort Hope se dessiner au loin je sentis un poids s'ôter de mes épaules jusqu'à ce que l'on soit enfin arrêté devant la maison et que Will me rende son arbalète sans que je n'ai eu à lui demander, souriant doucement en la prenant, il reprit, m'affirmant qu'il allait nous préparer à manger, arquant légèrement les sourcils, je le regardais légèrement suspicieux, « Tu sais faire à manger toi ? », soufflais-je avant d'accueillir ses lèvres et de filer discrètement pour aller ranger l'arme, détournant quelques conversation avant de revenir tout aussi discrètement et profiter d'une absence de trafic dans la rue pour prendre un sac et le rentrer dans la maison. Le posant rapidement sur le sol, j'abandonnais mes armes à leurs places avant de regarder autour de moi, conscient qu'il y avait bien très peu de chance que je reconnaisse les lieux le lendemain. « Ca va aller, ces dernières heures sans mobilier son encore supportable ? », m'avançant finalement dans la cuisine je ne voyais rien en feu, ce qui m'arracha un sourire, « T'as bien mit de l'eau ? Pas du javel ? ». Je ne connaissais pas les talents de cuisinier de Will et j'étais peut-être en train de vexée un très grand cuisinier, mais soyons honnête, je ne l'avais jamais vu toucher une casserole, juste une cafetière et pour commencer à le connaitre, il n'était pas du genre à se faire à manger, je le voyais plus sortir pour aller manger au restaurant ou se faire livrer.

Ok je devais pas être mieux, mais disons que le salaire de l'armée ne m'aidait pas à aller manger dehors, du moins à mon grade, et sinon j'avais Lucy qui s'occupait de nous faire à manger ou de nous empoisonner ça dépendait des jours. Quoi qu'il en soit j'avais peut-être jugé l'homme un peu vite et pour me faire pardonner, je mis la table presque aussi rapidement. Evitant aussi de lui laisser tout faire, la cuisson des pâtes c'était déjà beaucoup pour lui non ? Souriant d'ailleurs à cette pensée, je ne pus m'empêcher de penser à la relation que nous avions enterré à mesure de vivre celle la. Il y a des choses que je n'aurais jamais fait avant et lui aussi.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Dim 28 Jan - 19:43
Will savait-il faire à manger ? Une question que n'importe qui le connaissant un peu était en droit de se poser. Bien sûr, il savait se servir un bol de céréales pour manger le matin avant d'aller travailler et il était devenu très doué pour trouver des manières plus inventives les unes que les autres d'ouvrir des boites de conserve. Mais cuisiner, réellement... Ça n'avait clairement jamais été son truc. Il y avait toujours eu quelqu'un pour le faire à sa place, en fait. Mais faire cuire des pâtes, ça ne pouvait pas être si difficile que ça et il y avait franchement peu de chances qu'un homme doté d'un Q.I au-dessus de la moyenne soit totalement démuni face à une casserole d'eau, pas vrai ? En tout cas, lorsqu'Elias vint le retrouver dans la cuisine, Will n'avait rien fait brûler et il regardait intensément l'eau chauffer dans la casserole. « Je ne tiens le coup que parce que je sais que dans quelques heures, je pourrais m'effondrer sur le canapé. » souffla-t-il sans relever les yeux. Du moins jusqu'à une nouvelle question, qui, franchement, était profondément blessante. Là, le jeune homme regarda Elias, secouant la tête en levant les yeux au ciel. « Va donc t'asseoir et laisse faire les pro, tu n'auras jamais mangé de pâtes aussi bonnes de toute ta vie. » Hors de question qu'il se laisse impressionner par cette tentative de le déstabiliser. Il allait réussir ce repas si bien que monsieur le prendrait bientôt pour un chef étoilé.

Bon, à en croire le résultat, peut-être pas un chef étoilé. Mais les pâtes semblaient plutôt réussies, d'un œil parfaitement objectif. Peut-être un peu trop cuites, d'accord... mais avec la sauce versée dessus, ça ne se verrait même pas, ça ne se sentirait pas. L'assurance de Will était, en tout cas, encore bien présente lorsqu'il alla à table armé de sa casserole et, sans laisser le temps à Elias de réagir, il les servit tous les deux avant de s'asseoir. « J'aurais voulu pouvoir faire mieux, mais il n'y a rien qui soit réellement comestible dans tes placards, désolé. » souffla-t-il avec un sourire en coin. Il commença à manger aussitôt, tout de même bien heureux d'avoir quelque chose pour se remplir le ventre après cette petite sortie plutôt éprouvante. « Quand est-ce qu'on pourra lancer les travaux pour l'eau chaude ? » demanda-t-il après quelques minutes. « Dès qu'on aura installé les meubles, il ne manquera plus que de pouvoir remplir la baignoire pour que tout soit réellement parfait... Tu as eu le temps d'en discuter avec Logan ? Il approuve mes conditions ou il va falloir négocier ? » Il espérait bien que non, que tout s'arrangerait exactement comme il l'avait demandé et qu'il puisse se pencher rapidement sur les travaux à réaliser. Même si c'était se tirer un peu plus dans le pied tout seul, dans le fond. Des meubles, de l'eau chaude, la sécurité, Elias... Il n'allait clairement plus jamais sortir d'ici sans un regard en arrière, sans un pincement au cœur.
 

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Dim 28 Jan - 22:15
Il tenait uniquement car il savait qu'il pourrait s'écrouler dans un canapé d'ici quelques heures ? J'avouais très sincèrement que je n'allais pas faire long feux ce soir, vraiment pas. Ou du moins que j'allais pouvoir me laisser mourir sur un meuble sans soucis. Doutant donc de ses capacités de cuisinier, il m'envoya m'asseoir, m'assurant au passage qu'il était professionnel et que je n'aurais jamais mangé de pâte aussi bonne de toute ma vie, « La barre est haute du coup. », soufflais-je avant de l'embrasser dans le coup et disparaitre pour mettre la table et m'asseoir comme demandé. Il ne tarda alors pas vraiment à arriver, m'indiquant que si il avait voulu faire mieux, s'était impossible au vu de l'état de mes placards. Souriant alors, je ne pouvais pas nier, j'avais le strict minimum car c'était impossible d'avoir plus avec l'état actuel du monde. Même en étant ici. De toute façon je n'eus pas mon mot à dire que déjà mon assiette était pleine, commençant donc à manger, c'était évident que c'était trop cuit, mais je n'allais pas lui briser ses jeunes rêves de chef cuisto. Je me contentais donc de manger, jusqu'à ce qu'il coupe le silence pour me demander quand il pourrait se lancer dans les travaux pour l'eau chaude. Car en effet, dès que les meubles seraient monté, il n'y aurait plus qu'un baignoire pleine d'eau pour que cela soit parfait. « Il approuve les conditions. », soufflais-je dans un premier temps en me disant que si il restait ici pour un bout de temps, j'allais devoir lui apprendre deux-trois trucs sinon la rentabilité de sa présence serait gâché. Posant donc ma fourchette je buvais un peu avant de reprendre, « Simplement il aura besoin de te voir, ce qui implique que tu vas devoir revoir ta façon d'aborder les gens. Logan c'est… », réfléchissant un instant, j'hésitais sur le terme à employer, sur comment présenter les choses. « C'est pas Joy. ».

Clairement pas, il n'était pas méchant, mais face à Will, j'avais des doutes sur sa patience. « Donc serait-il envisageable que je n'ai pas à m'interposer, parce qu'il m'entraine toujours en combat corps-à-corps et que je finis toujours par terre, donc je pourrais rien faire pour toi si tu vas trop loin. », et que donc il allait devoir accepter de faire face à quelqu'un qui pourrait prendre éventuellement l'ascendant sur lui, sans qu'il ne le veuille, sans qu'il ne le supporte aussi peut-être et c'était de ça dont j'avais peur, qu'il ne supporte pas d'avoir des comptes à rendre car il faudrait bien que Logan sache, qu'il ait une idée de ce qui était en train de se faire, de se passer à Fort Hope. Et si Will pouvait-être inoffensif avec moi, c'était déjà suffisamment rare pour que l'exploit se reproduise avec d'autre.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Dim 28 Jan - 22:52
Après s'être montré si frileux à rendre service à Fort Hope par pure bonté d'âme, Will devait bien admettre que l'idée de ce projet lui plaisait bien. Avoir quelque chose à faire, quelque chose d'intéressant, qui mette réellement à l'épreuve son cerveau et lui donne une excuse parfaite de passer son temps ici, c'était finalement parfait. Alors, l'air de rien, en s'assurant de montrer au maximum que tout cela lui était égal et qu'il ne s'y intéressait uniquement que pour son intérêt personnel, il osa enfin remettre le sujet sur le tapis. Logan acceptait ses conditions, première bonne nouvelle à laquelle le jeune homme ne trouva rien à redire. Quant à la suite... Son regard se posa lentement sur Elias, tandis qu'il cherchait à savoir s'il y avait plus d'humour ou de sérieux dans cette mise en garde. « Serais-tu en train d'insinuer que je suis le genre de personne qu'on pourrait avoir envie de frapper ? » demanda-t-il après quelques secondes, fronçant légèrement les sourcils, son ton excessivement outré. « Ou même que je ne serais pas en mesure de me défendre s'il prenait l'envie à cet homme de Cro-Magnon de m'agresser ? » Il plissa les yeux un peu plus, jusqu'à retrouver finalement un air plus détendu, amusé. Il ne connaissait pas ce Logan, mais la façon dont Elias en parlait ne lui donnait vraiment pas envie de changer cela. Malheureusement, s'il voulait continuer de profiter de ses avantages ici, il faudrait bien s'y résoudre, n'est-ce pas ?

« Je ferais un effort pour rester courtois. Je ne veux ni t’embarrasser, ni prendre le risque qu'on abîme ta belle gueule par ma faute. » souffla-t-il finalement, détournant le regard pour se ré-intéresser à son assiette. Ce serait complètement contre sa nature, mais pour Elias, il pouvait bien faire ça, pas vrai ? Il savait très bien comment se comporter dans ces cas-là, de toute manière, les interminables soirées avec les donateurs de l'hôpital lui avaient au moins appris cela. Si seulement monsieur le chef ne le cherchait pas trop, ce serait mieux, mais il pouvait se comporter correctement et mettre sa fierté de côté lorsque la situation le réclamait. Difficilement, mais il pouvait. « Je dois m'attendre à quoi, d'après toi ? » Qu'il sache au moins, pour pouvoir se préparer un peu. « C'est le genre de mec gonflé d'orgueil qui ne supporte pas qu'on soit plus malin que lui ou qu'on le contredise d'une quelconque manière ? Il faut que je fasse semblant d'être un peu idiot ou que je le caresse dans le sens du poil ? Je ne pourrais malheureusement rien faire pour lui masquer mon physique de rêve ou le fait que tu es complètement fou de moi et qu'il n'a aucune chance... Mais je peux m'arranger pour le reste si je sais ce que je ne dois pas dire ou faire. » Un nouveau sourire étirait ses lèvres, bien conscient qu'il était insupportable dans le fond, mais il était adorable aussi, n'est-ce pas ?
 

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 29 Jan - 9:14
« Je suis en train d'insinuer que tu peux être légèrement agaçant quand on te n'aime pas assez pour en être charmé. », soufflais-je lorsqu'il fut question de déterminer si il pourrait-être frappé par manque de courtoisie. Je pense que Will serait même du genre à se faire tuer si il ne faisait pas attention entre nous. Il était évident que sa survie tenait sans doute du fait qu'il n'ai pas fréquenté grand monde, pas de son charisme naturellement gâché par ses airs hautains et supérieur. Quand à prendre sa défense… J'avoue que le terme pour désigner Logan ne me plaisait pas. Il était certes un peu bourru, pas adepte de la réflexion, mais il n'était pas primaire et il fallait un courage et un esprit, bien plus développé que celui de Will pour le coup, pour construire une communauté comme Fort Hope. « Il fait genre deux mètres pour quatre vingt kilos ? Et encore il a maigri je suppose, il te met une claque tu tombes. Donc non tu serais pas en mesure de te défendre. Sans offense. ». Soufflais-je avant qu'il ne me concède le fait qu'il fasse un effort pour rester courtois pour ne pas m'embrasser, ni prendre le risque qu'on abime ma… Levant les yeux au ciel, je soupirais doucement, il n'était pas question de moi, mais les mutineries, Logan n'aimait que très peu, comme le fait de jouer au plus malin avec lui. Ok Will surpassait sans doute Logan sur bien des domaines, mais face aux punishers par exemple… Will serait mort, là ou Logan avait réglé le problème. Certes Will aurait avancé une stratégie se basant sur la disparition et la non mise en danger de lui-même, ou tout autre choses lui permettant d'affirmer qu'il était détaché, mais il n'aurait pas prit ce risque. « Merci. », soufflais-je simplement.

Et puis, après un silence, il demanda à quoi il devait s'attendre, demandant le genre de mec qu'était Logan, si il refusait qu'on le contre dise, si il fallait jouer l'idiot en le brossant dans le sens du poil, ajoutant qu'il ne pourrait rien faire contre son physique de rêve mais il pouvait s'arranger pour le reste. Je n'étais pas intime avec Logan, je savais ce qu'il y avait à savoir, je savais les épreuves, je savais les douleurs, mais je ne pouvais pas non plus lui dire tout. « Logan a vécu des choses auxquelles je n'aurais pas pu survivre, je n'aurais pas pu le relever après un quart de ce qui lui est arrivé, mais lui si. », j'avais toujours été admiratif qu'un homme n'ayant aucun rapport avec l'armée soit aussi dévoué, soit aussi capable de détermination, de force. « Il est un peu brute, il est pas forcément dans les compromis, il préfère l'action en effet, mais il est pas con, alors le prend pas pour ça. Il aime le silence, la franchise certes, mais sans gratuité, il accepte les critiques constructives, quand tu te fous pas de sa gueule encore une fois. », si il ne n'était pas, il y aurait rapidement un problème de taille entre les deux, et je n'avais pas envie de gérer un Logan agacé, et un Will complaisant. « T'es pas un crétin, il le sait déjà, joues pas à ça avec lui. Juste, sois pas arrogant. Il se doute bien qu'un mec du MIT est plus intelligent que lui, alors lui donne pas envie de te prouver qu'un esprit brillant à moins son mot à dire qu'un mec sachant utiliser un flingue. », j'avais peur que ce soit éléctrique, bien trop pour que les deux puissent se supporter.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 29 Jan - 12:18
L'humour que Will tentait d'insuffler dans cette conversation pour qu'elle reste légère ne semblait pas particulièrement toucher le soldat, qui paraissait même parfaite hermétique aux efforts du jeune homme. Était-il à ce point insupportable ? Probablement que oui, dans le fond, mais il n'y pouvait rien après tout. Il était comme ça et pas sans raison, c'était une manière comme une autre, une technique développée au fil des ans pour se protéger et s'intégrer dans un monde qui ne lui correspondait pas. Le sourire de l'ingénieur parvint tout de même à se faner jusqu'à n'être plus qu'une mince expression de tendresse à entendre Elias le mettre en garde et presque le gronder. Il ne devrait pas jouer au crétin, donc, certainement se montrer respectueux et laisser de côté son arrogance pour ne pas énerver monsieur le géant musclé. « Je me tiendrai bien, je te le promets. » souffla-t-il une fois de plus. Et il le ferait, c'était sûr et certain, qu'importe ce que ça lui coûterait de la fermer et de ne pas rétorquer s'il en avait envie. Il bosserait sagement sur ce projet jusqu'à pouvoir, enfin, s'offrir un bain chaud et retourner à sa vie d'ombre de Fort Hope. « Je suis prêt à le rencontrer dès qu'on aura terminé avec nos meubles et qu'il sera disponible. » lâcha-t-il finalement, avant de se replonger sur son assiette, mettant fin à la conversation à ce sujet.

Quelques minutes, il ne s'intéressa plus qu'à ses pâtes, qui n'étaient finalement peut-être pas aussi parfaites que ça, même avec la sauce, mais dès qu'il reposa ses couverts, ce fut pour lever de nouveau les yeux vers Elias. Son sourire était revenu et il attendit que le soldat en ait terminé avec son repas pour ramasser les assiettes. « Prêt à passer aux choses sérieuses ? » demanda-t-il en se relevant pour débarrasser. Il pourrait se rendre un peu plus utile qu'au magasin, cette fois, sans chariot pour transporter les cartons, Elias le laisserait bien aider à les porter... Que monsieur l'accepte ou non, de toute manière, dès que les assiettes furent déposées à la cuisine, Will s'empressa de retourner auprès du van pour imposer son aide. Chose qu'il regretta bien rapidement lorsqu'ils commencèrent à entrer les cartons dans la maison. Ils étaient lourds et il y en avait trop. Beaucoup trop. Le salon autrefois vide s'était transformé en champ de bataille quand ils eurent tout rentré et, planté au milieu, Will regardait l'ampleur des dégâts autour de lui. « Pourquoi est-ce que tu m'as laissé prendre tout ça ? » demanda-t-il en lâchant un soupir. Ça leur avait déjà pris un siècle pour tout transporter, maintenant il fallait installer... Pour commencer, le jeune homme arracha le plastique autour du tapis qu'il déroula au milieu de la pièce avant de se laisser tomber dessus. Quelle idée avait-il eu de prendre un tapis, en plus ? Ils n'allaient jamais pouvoir le nettoyer, la poussière s'accumulerait jusqu'à ce qu'ils doivent s'en débarrasser. Mais pourquoi Elias s'était-il laissé faire comme ça ? « Heureusement qu'on s'est rencontrés dans un monde où tout est gratuit, j'aurais vidé ton compte en banque en moins d'une semaine sinon... »
 

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 29 Jan - 13:15
Je savais qu'il essayerait, mais j'avais peur que le naturel revienne un peu trop facilement au galop avec lui. Qu'une remarque le fasse vriller. Souriant à ses derniers mots, j'irais voir Logan dès que possible avant que ces bonnes résolutions ne disparaisse. Ou qu'il ne réalise qu'il ne pourrait pas ronger son frein sans s'oublier. Mais faire semblant il devait pouvoir ? De toute façon il avait promit. Je n'avais rien à craindre. « Je lui dirais. », concluais-je avant de finir ses pâtes franchement pas extraordinaire. Me gardant bien de lui dire afin de passer à la suite en effet. Et après ce qui me sembla être une éternité, je réalisais qu'il n'y avait plus le moindre mètre carré de parquet visible. Il avait en effet un peu beaucoup forcé. L'avoir fait en plusieurs fois m'avait un peu endormi, mais là, j'étais conscient du carnage et avant que cela ne devienne gênant, je tirais les paquets de rideau. On avait attiré des curieux qui fixé un peu trop l'intérieur de la maison, et je n'étais pas super à l'aise. Alors, après avoir mit une chaise devant la fenêtre, je sortait la barre à rideau avant de les mettre et descendre de mon perchoir pour les tirer et allumer la lumière. J'étais dans l'économie en générale, mais là, tant que l'effervescence ne serait pas retombé, je n'aimerais pas vraiment voir tout les regards se tourner vers nous. On s'était déjà donné en spectacle une fois, et je préférais éviter d'échauffer les esprits maintenant. Will posa alors une simple question, pourquoi l'avoir laissé prendre tout ça, « Parce que ça te faisait plaisir et que c'est la fin du monde ? », avouons surtout que je savais pas lui dire non, et qu'il avait eu l'air d'un fou. Il s'occupa de déballer le tapis pour mettre au sol avant de laisser tomber dessus, affirment que j'avais eu de la chance de le rencontrer dans un monde gratuit, sinon il aurait vidé mon compte en banque en moins d'une semaines. Sans doute. « Crois le ou non, il était pas mal plein avant que ça parte en vrille, parait qu'on peut pas être trop matérialiste sur le front. », j'aurais pu tenir une semaine je pense, en revanche la suite… J'en étais moins sur. « Mais j'aurais du te rappeler assez rapidement que de mémoire, même si j'étais loin de me plaindre de mon salaire, tu devais gagner plus. », même si quelque chose me disait que si nous accumulions nos salaires, on devait vite se retrouver avec trop d'argent à dépenser.

M'avançant vers Will, je lui tendis la main pour l'inviter à se relever, « Me force pas à te rejoindre sinon je vais plus me lever et je préfère abuser de toi quand tout sera en place et qu'on devra baptiser les lieux. », je me suis retenu de dire comme un jeune couple venant d'emménager ensemble car je n'étais pas certain que cela soit très opportun même si on avait encore une fois avancé, franchissant de nouvelle limite à deux. Nous avions été de l'avant et ce n'était pas négligeable. J'étais crevé déjà, mais monter des meubles me ferait sans doute souffler, sauf si on était con et qu'on montait certain ici au lieu d'en haut, mais ça c'était une autre histoire. « Dis moi ou tout va. », demandais-je dans un sourire, le bras toujours tendu pour le faire remonter à la surface.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 29 Jan - 14:08
Fallait-il réellement monter les meubles maintenant ? Peut-être qu'ils auraient pu payer un gosse du quartier pour le faire à leur place ? Quoi que, mieux valait éviter de se lancer dans une idée de ce genre, peu probable que Will apprécie le résultat. Poussant un soupir, il attrapa donc la main que lui tendait Elias et se remit sur ses pieds, jetant un nouveau regard autour de lui pour faire un rapide état des lieux. « Ceux là vont dans la chambre... Ceux-là aussi. » lança-t-il en pointant du doigt quelques cartons beaucoup trop nombreux pour leur bien. « Mais, on n'a pas réellement besoin d'installer le nouveau lit aujourd'hui et puis... Tout le reste peut rester en bas, ça suffira à nous occuper pour le reste de la journée et probablement la soirée aussi. » Assez aisément, le jeune homme entrait dans la peau du superviseur qu'il savait être à la perfection et s'affairait déjà à tirer certains cartons dans le coin qui leur servirait de salon. « Je vais monter les étagères pour les livres, on les mettra contre le mur au fond. Le canapé à gauche ici. Le fauteuil là et pour le reste, ce ne sera pas compliqué de trouver de la place. » Ils auraient même l'embarras du choix, à vrai dire, ce qui n'était pas forcément une très bonne chose. Trop d'options, ça pouvait vite devenir un poids en plus.

Une fois ces directives données, le jeune homme se mit tout simplement au travail, déballant les étagères et dépliant le plan sur le sol pour construire sa future bibliothèque qui serait, clairement, beaucoup trop grande pour les quelques livres qu'il possédait actuellement. Mais il aurait au moins une bonne excuse pour continuer d'en ramasser, après tout... La tâche se révélait encore moins compliquée que ce qu'il aurait imaginé, presque ennuyante en fait, le poussant rapidement à perdre de sa concentration pour se lancer dans une nouvelle conversation tout aussi banale. « Combien on payait nos soldats, alors ? 3 000 ? » Sans doute pas suffisamment en échange de risquer sa vie pour la patrie, mais bon, s'il fallait que ce soit moins que ce que lui touchait à traîner un peu trop près des radiations... « Il aurait fallu que ce soit moi qui subvienne à nos besoins, du coup... Je crois que j'aurais vraiment adoré te rencontrer dans une autre vie. » En fait, il se mettait peut-être un peu à parler tout seul, tout en continuant tranquillement son travail, sans réellement se soucier de savoir ce que faisait Elias ni même s'il l'écoutait encore. « Me battre encore une fois avec ton hétérosexualité avec plus de contraintes sociales pour s'amuser, te faire vivre la grande vie pour t'attirer dans mes filets... Me plaindre de ta cuisine, de ton appart trop petit... » Tout un monde de possibilités dans lequel il se serait probablement révélé encore plus imbuvable qu'il ne l'était aujourd'hui. Un doux rêve qui étirait un sourire sur ses lèvres et le laissait pensif.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 29 Jan - 14:43
Une fois debout, Will sembla regarder autour de lui pour regarder ce qu'il y avait à faire sans doute. Donnant des indications avant de confirmer que l'on aurait pas besoin d'installer le lit aujourd'hui, déjà que le reste devait en effet nous occuper pour la fin de journée, voir soirée. Le laissant donc commencer, je m'occupais du canapé qui ne fut pas bien compliquer, juste les pieds à fixer, puis les coussins à mettre, d'ou les cartons supplémentaire, le soulevant jusqu'au salon pour ne pas rayer le parquet, je finissais par ranger les cartons déjà éventré avant d'ouvrir ce qui semblait être la table basse. C'est à ce moment là qu'il demanda combien était payé les soldats, estimant à 3000 dollars, je tournais la page d'un plan avant de répondre, « C'est ce que je touchais juste avant, la j'étais à 6 000 en tant que Lieutenant, et si j'avais accepté de tirer sur un gosse, j'aurais fini ma carrière militaire à 9 000 de mémoire. », il n'y avait rien de négatif dans ma voix, loin de là. Secouant légèrement la tête à la suite, j'arrivais pas à croire qu'il réussisse encore à imaginer notre rencontre dans une autre vie, affirmant que se battre avec mon hétérosexualité avec davantage de contrainte pour s'amuser n'aurait pas été sans intérêt. Tout comme me faire vivre la grande vie pour m'attirer dans ses filets. Ces derniers mots me firent lever les yeux au ciel alors que je fixais le dernier pied. « J'ai rien dit sur tes pâtes sois mignon avec les miennes. ». Rangeant à nouveau le carton, il y avait déjà un passage de créer, mais j'avais pas l'impression que ça se vidait, comme j'avais l'impression d'aller un peu trop vite par rapport à lui. Sans doute l'idée de n'avoir rien à faire après qui me motivait.

« C'est pas plus glorifiant de se dire que je suis avec toi pour ta personnalité, et pas pour ton mode de vie ? », car il était évident que j'étais tombé pour ça, il commençait à reprendre du poids, mais c'était pas encore assez flagrant pour me dire que j'étais venu pour son physique et fondamentalement, son métier, l'argent qu'il aurait pu gagné n'aurait jamais pu me convaincre ici. Alors bon, je l'aimais pour lui, pas pour ce qui l'avait défini. Il n'y avait donc pas plus parlant non ? Au contraire tout ça aurait pu me faire reculer non ? Je n'en savais rien au finale. « Je croyais que ça t'avait emmerdé que je sois un hétéro bloqué dans une case ? Ca te manque ? », il y avait un certain amusement dans ma voix, me relevant alors, j'allais jusqu'à lui m'accroupissant dans son dos, embrassant sa nuque, son cou alors que mes mains glissaient sur ses flancs, son ventre, « Le challenge est plus intéressant que ça ? », murmurais-je contre son oreille, glissant sur sa mâchoire avant que main ne glissent sous son t-shirt, contre son corps. J'avais fait gaffe à ce qu'il ne fasse rien d'important pendant que je le perturbais volontairement, juste pour savoir si le jeu était plus intéressant que la récompense pour ce genre de situation.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 29 Jan - 17:38
Eh bien... Will n'aurait finalement pas eu à subvenir à leurs besoins, en fait. Six mille pour un lieutenant, il ne l'aurait pas cru, mais c'était le genre d'idée avec laquelle il aurait pu vivre parfaitement dans sa vie d'avant. Peut-être pas très reluisant, mais il était au moins honnête : oui, ça aurait eu de l'importance pour lui de faire sa vie avec quelqu'un qui ait un salaire conséquent et surtout équivalent au sien. Ce qu'on pouvait en penser, ça n'avait plus aucun intérêt aujourd'hui cependant et Will ne s'éternisa donc pas sur cette information, continuant sagement de divaguer sur les « et si ». Peut-être que ça ne servait à rien, mais il fallait admettre que sa vie d'avant lui manquait sincèrement et y penser... C'était une façon comme une autre de faire passer la pilule, tout simplement. Son attention toute entière parvint tout de même à se reporter sur Elias alors qu'il prenait le parti de poser des questions auxquelles il n'aurait probablement pas voulu de véritable réponse. Le jeune homme commença par lever les yeux au ciel, bien caché du regard du soldat, jusqu'à le sentir se coller contre lui. « Mon mode de vie et ma personnalité étaient très liés, tu sais. » Sur ces mots, Will reposa la planche de bois qu'il était sur le point d'ajouter à l'édifice pour parfaire la construction de la bibliothèque et se retourna doucement, se redressant en entraînant Elias avec lui.

Un rapide regard devant lui et les mains du jeune homme se glissaient sur la peau du soldat tandis qu'il s'emparait de ses lèvres et le poussait doucement pour le faire reculer. Jusqu'à ce qu'un obstacle ne se dresse sur leur chemin, le canapé qu'ils s'étaient donnés tant de mal à trouver. Will continua de pousser un peu pour inviter Elias à s'y laisser tomber, le suivant de près, toujours accroché à lui. « Et je ne dirais pas que le challenge me manque réellement... » souffla-t-il contre ses lèvres, se glissant au-dessus de lui sur le canapé. « Mais ça avait quelque chose de grisant et de glorifiant aussi de devoir redoubler d'efforts pour te faire craquer et de te voir lutter un peu contre toi-même... » Et pourtant, son cœur continuait de s'emballer à la même vitesse complètement ahurissante en ce moment, son corps était toujours traversé de la même chaleur enivrante à sentir celui du soldat et ses lèvres s'activaient avec le même zèle contre sa peau. La soif de l'autre ne se tarissait pas encore, mais Will n'aurait pas su l'admettre à voix haute et gâcher une occasion parfaite de se révéler profondément casse-pied. « On va devoir trouver autre chose si on ne veut pas réellement devenir un vieux couple aussi vite. »

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Lun 29 Jan - 17:59
Je ne doutais pas que Will soit complètement raccord avec chaque fragment de sa vie, que ce soit au travers de ses choix, de sa personnalité ou de son mode de vie. Il fallait beaucoup de chose pour faire un homme, mais c'était ce côté arrogant, sur de lui qui avait su faire la différence, rien d'autre. Et qu'il ait de l'argent ou non n'avait fondamentalement plus d'importance. Glissant mes mains dans son dos alors qu'il se tournait contre moi, je fus rapidement obligé de cesser mes conneries pour le laisser se redresser. Quelque chose cloché ? Je n'étais pas sur, alors dans le doute je ne dis rien, me laissant repousser jusqu'au canapé que je venais tout juste de monter, je me laissais tomber sagement sur ce dernier, tandis qu'il pensait presque à haute voix que le challenge ne lui manquait pas réellement. Mais il y avait quelque chose de grisant, de glorifiant à devoir redoubler d'effort pour me faire craquer, pour me voir lutter contre moi-même, un combat épuisant, perdu d'avance, surtout lorsque l'on voyait le résultat. Répondant à ses lèvres, mes mains le retrouvaient sans difficulté, s'accrochant à lui, s'y armant. Et puis une phrase, suffisamment proche de ce à quoi il m'avait habitué pour me faire lever légèrement les yeux au ciel. Trouver autre chose pour ne pas devenir un vieux couple ? Je ne nous jugeais pas être un vieux couple, loin de là. Chaque regard, chaque contact, chaque souffle suffisait à mettre le feu à mon corps, et je n'étais pas certain de savoir éteindre un jour l'incendie qui se répandait dans mes veines. Sans doute me faisais-je des illusions, je n'avais jamais aimé personne d'autre avant lui, mais le fait est que je doutais pouvoir me lasser un jour, car il secouait mon corps et mon âme sans que je ne puisse jamais lutter. « Je pensais pas avoir déjà fait le tour de notre relation. », soufflais-je sur le même ton, bien que prudent en le sentant légèrement différent, à moins que ce soit moi, je ne saurais dire. « Sauf si t'as besoin de nouvelles choses et que je ne suis plus aussi attractif qu'avant. », quand je ne voulais pas lui céder, quand je résistais de plus profond de mon âme.

Mais je doutais de tout ça, je sentais les réactions de sa peau, des frissons, son coeur battant contre le mien, je sentais tout ce qu'il y avait à sentir. Tout ce qu'il y avait à démontrer, à prouver. Je ne pensais pas être arrivé là. Mais il était peut-être temps d'arrêter de jouer, du moins un instant, « T'es sur que ça va ?», finis-je par demander simplement, alors que mes mains s'étaient de nouveau posé sur ses flancs, mes doigts jouant sous son vêtement, sur sa peau. Il savait détourné les choses et parfois, je pouvais tomber dans le panneau. Etrangement, en cet instant, je me retrouvais à nouveau entre deux décisions, ne sachant pas ce qui se tramait dans son esprit, à raison fort heureusement, mais ça me perturbait légèrement. Je reconnaissais le ton, son baiser, mais il y avait un truc qui clochait et je ne saurais dire quoi.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 30 Jan - 9:28
Loin de se douter des questions et des craintes qui venaient perturber l'esprit du soldat, Will souriait légèrement pour ne pas trop gâcher le jeu qui l'amusait pourtant complètement. Ses lèvres s'activaient au rythme de moins en moins ordonné de sa respiration pour couvrir de baisers le cou d'Elias et le pousser, une caresse après l'autre, à perdre l'esprit complètement. Il s'amusait, réellement et pour lui, cela passait par des taquineries peut-être pas très judicieuses. Mais il était comme ça et, dans son esprit, c'était un fait suffisamment établi pour qu'il s'imagine qu'Elias le savait tout aussi bien. Pourtant, bien avant que le jeune homme n'ait eu l'occasion de faire disparaître quelques vêtements devenus gênants, quelque chose changea. Quelques mots, une simple question qui n'avait rien d'incroyable, rien de désagréable, firent froncer les sourcils de l'ingénieur. Ses lèvres perdues quelque part sur la mâchoire du soldat s'immobilisèrent soudainement et, doucement, il se redressa, s'appuyant sur ses genoux pour observer Elias. Il y avait quelque chose dans le ton de sa voix, dans son expression, quelque chose d'étrange qui inquiéta légèrement Will. « Bien sûr que ça va. » souffla-t-il tout de même en étirant un sourire.

Il ne comprenait vraiment pas d'où venait cela. Quelque chose qu'il avait dit ? Cette historie de trouver de quoi raviver la flamme avant de devenir un vieux couple, sans doute... Une plaisanterie qui passait mal, visiblement. Lâchant un soupir, le jeune homme se détendit tout de même légèrement, s'asseyant sur ses talons pour être un peu plus confortable. Visiblement, il venait de dire une bêtise et il allait falloir parler pour rattraper le coup. Il secoua la tête, son sourire s'évaporant pour de bon. « Pas toi ? » demanda-t-il, plutôt rhétorique. « C'était seulement une mauvaise plaisanterie, Elias. Je ne crois pas le moins du monde qu'on ait déjà fait le tour de notre relation et tu me plais toujours autant qu'avant. Peut-être même plus, à vrai dire. » C'était ce genre de moment où il parvenait généralement à se foirer en beauté, où il fallait dire les choses et s'essayer à rassurer l'autre, le genre de moment qui l'aurait fait fuir si seulement la simple idée de s'éloigner de cet homme ne l'avait pas rendu complètement malade. Mais il n'était pas doué pour cela, malgré les nombreuses références dont il disposait, malgré son goût pour la poésie et les histoires d'amour. On aurait pu croire que c'était facile, il aurait même pu voler les mots d'un autre pour rassurer le soldat, mais il ne savait pas faire. Et il essayait pourtant. « Je n'arrive pas à croire que tu puisses en douter, surtout après... après hier. » Son regard s'échappa légèrement, glissant à peine plus haut sur le visage du soldat, uniquement pour éviter de le regarder droit dans les yeux. Ça ne faisait pas vingt-quatre heures qu'il lui avait dit qu'il l'aimait, ils n'en avaient pas parlé certes, mais commet pouvait-on passer d'un « Je t'aime » à « Courage, fuyons » en si peu de temps ?

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 30 Jan - 10:14
Une variation suffisait à me faire douter, pourquoi, comment, je n'en savais rien, mais cela suffisait à le faire s'éloigner. M'assurant qu'il allait bien dans un léger sourire. Me redressant moi aussi, ça aurait pu s'arrêter là, si son sourire n'avait pas fini par disparaitre. Pas moi ? Si, enfin je crois. Il expliquait que c'était une mauvaise plaisanterie, il ne pensait pas le moins du monde d'avoir fait le tour de notre relation, je lui plaisais toujours autant qu'avant sans doute même plus. Mon coeur loupa un battement. J'étais stupide, pour sur. Et puis une phrase, une simple phrase. Il n'arrivait pas à croire que je puisse douter après hier. Me laissant retomber dans le canapé, le souvenir de ses mots tournant en boucle dans mon esprit m'arracha un nouveau frisson. Je t'aime. Je ne doutais pas ça, mais plus de moi, et si c'était une plaisanterie, je réalisais que j'avais encore peur de certaine chose, soupirant contre ma main, je m'excusais la gorge nouée, « Désolée. », me redressant alors, je me pinçais les lèvres mesurant ce que je pouvais dire, ce que je pouvais exprimer sans pour autant lui donner l'impression du contraire. « J'en doute pas, enfin… », enfin non. Pourquoi enfin ? Me redressant un peu plus, je m'avançais à son niveau, conscient que la vérité était que je venais de flipper sur aucune base, j'avais juste flippé, comme ça, parce qu'il avait des mots, pas blessant, mais qui me firent douter d'un coup. Je ne voulais pas que ça s'arrête, jamais. Et si je n'avais strictement aucune expérience, je voulais juste passer ma vie avec lui, à ressentir tout ça, à me sentir vivant, humain. Mais c'était grisant, sans doute un peu trop parfois et là, une brèche, suffisamment grande pour que mon coeur se soulève un peu trop.

« Désolé, je doute pas de toi, pas de nous, c'est juste que parfois, j'ai peur de te perdre, de perdre tout ça. », et dans ces moments là je cherchais des excuses ? Je ne savais pas. « J'ai jamais aimé quelqu'un avant toi, je suppose que je suis un peu… Enfin un peu ce que tu veux, mais je doute pas de toi, je doute pas de nous, de ça, je te le promets. », le coeur battant, je tremblais légèrement, pourquoi ? Car j'avais l'impression de l'avoir vexée, d'avoir posé une question sans fondement qui remettait tout en question ? Pourquoi je parlais ? Pourquoi je paniquais au juste ? Pourquoi je pouvais pas nourrir son jeu, rester là, contre lui, à continuer à l'aimer. Simplement.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 30 Jan - 12:05
Tout doucement, Will perdait de son calme pour sentir monter dans son estomac le poids familier de l'angoisse. Pour n'importe qui d'autre au monde, il aurait compris que cette blague ne passe pas, mais pas Elias. Ils se connaissaient, pas vrai ? Peut-être pas parfaitement, peut-être pas suffisamment, mais assez pour que le soldat sache que le jeune homme s'amusait toujours à dire des choses légèrement acerbes, qui résonnaient douloureusement. Il l'avait fait la première fois et il le faisait sans arrêt, mais Elias ne s'en était jamais offusqué, il avait même appris à en jouer aussi. C'était sa version très personnelle des préliminaires et généralement, ça fonctionnait plus que bien pour eux. Sauf aujourd'hui, sauf maintenant. Difficilement, le soldat essayait pourtant d'expliquer ce changement soudain d'humeur, de rassurer un peu Will aussi, peut-être. Mais tout ce qu'il parvenait à faire, c'était d'amplifier l'incompréhension de l'ingénieur. Juste peur de le perdre. Pourquoi ? Juste pour une blague ? C'était complètement dingue, non ?

« Pourquoi est-ce que tu me perdrais ? » demanda-t-il tout de même, se retenant admirablement de faire remarquer qu'il trouvait cette crainte complètement ridicule. Pourtant, il la partageait. Ou il l'avait traversée aussi, du moins. Il avait pris la fuite pour ça, il s'était angoissé pour ça. Il se sentait mieux maintenant, plus serein quant à leur histoire, mais il était assez bien placé pour comprendre. « Tout va bien entre nous, non ? » Ses sourcils se froncèrent de nouveau, quelques secondes, avant qu'il ne bouge pour prendre la main d'Elias dans la sienne, assez maladroitement sans doute. Peut-être qu'il avait manqué autre chose, un autre détail qui faisait douter le soldat à ce point. Ça l'aurait étonné, sincèrement, il était généralement attentif au moindre détail, il laissait rarement les choses au hasard. Mais pour qu'ils en arrivent là, il devait bien s'être passé quelque chose qui aille au-delà d'une simple plaisanterie. Dans tous les cas, il ne comprenait pas bien et, même s'il aurait pu se contenter de la promesse que venait de lui faire le soldat, en rester là sans chercher plus loin, il n'arrivait pas à s'y résoudre. S'il y avait un problème, il voulait le résoudre maintenant, au lieu de prendre la fuite comme il le faisait généralement. « Explique-moi, s'il te plaît, parce que je suis un peu perdu, là. »

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 30 Jan - 13:34
Paniquer, à raison ou à tort, je n'en savais rien, je savais juste que j'avais ressenti un vent de panique. Pourquoi le perdre ? Car le monde était à chier, qu'il pouvait arriver des drames, mais qu'il pouvait surtout se lasser, j'étais pas le plus présent, pas le plus intéressant, j'avais apprit à lui répondre, mais j'étais bien plus effacé que lui, bien moins brillant. Pourquoi je paniquais ? La maintenant. Ouvrant la bouche un instant, je sentis mes justifications disparaître. Je n'avais aucun mot, aucune raison. J'avais simplement paniqué. Quand à la deuxième question, si tout allait bien entre nous, j'hochais simplement la tête, sentant un poids s'effacer lorsqu'il prit ma main dans la sienne. Il fallait raisonner non ? Il fallait lui expliquer surtout. Fermant un instant les yeux, je soufflais un coup, « Je suis pas sur que ce soit... Rationnel en fait. », j'en étais même certain et c'était ça le problème. C'était pas rationnel. Détournant de nouveau les yeux je fixais pendant de longues minutes le dossier du canapé. Conscient à présent que ces nouveautés, conscient que de tout évidence, pendant un instant, voir mon monde se reconstruire solidement à su me faire peur. J'avais pas peur de Will, pas peur de vivre avec lui, pas peur de tout ça. J'avais simplement peur de cet inconnu qui disparaissait. C'était irrationnel. « Je t'aime, et c'est effrayant de me dire qu'aimer quelqu'un c'est avoir tout ça... Enfin je parle pas du salon, ça c'est juste que j'ai aucune autorité sur toi et qu'il te suffit de me sourire pour avoir ce que tu veux. », j'avais ri un peu parce que j'avais réalisé en court de discours ce que je disais, et que le salon c'était juste hors propos, quoi que... Il s'installait ici et je l'avais comprit, il faisait son nid en quelque sorte et j'étais incapable d'aller contre car c'était Will, car il ne fuyait pas et car ça le faisait rester, un peu. Car il était plus sur le départ... Et moi aussi du coup, ca devenait chez nous ?

« C'est pas cohérent, c'est tout, j'avance, pour la première fois depuis longtemps et c'est juste... Je sais pas, je me demande tout le temps comment j'ai fait pour me retrouver là, pour découvrir ça et j'ai peur qu'un jour t'en... », soupirant à nouveau, je me laissais retomber dans le canapé, une main sur mon visage alors que mes mots franchissaient enfin la barrière de mes lèvres, « Que t'en ai marre, et ça fait putain de lycéen de dire ça, mais... Je sais pas, tu m'apportes genre un million de truc et j'ai pas l'impression que ce soit réciproque, je veux dire, j'ai juste des bouquins d'adolescent à te conseiller car c'est la seule référence littéraire gay que j'ai et encore ça vient pas de moi, j'ai juste l'impression de te tenir en laisse pour pas que tu t'attires d'ennuie et j'ai pas envie que tu changes, pourtant à chaque fois je te dis de pas faire ça ou un truc, et j'ai pas envie que ca te fasse partir, parce que... Je sais pas, je veux dire, je suis pas con, mais je me suis formaté tout seul et toi t'as pas étouffé ta curiosité du monde, et je me dis qu'un jour, je vais pas savoir suivre, et que voilà... », je paniquais, la maintenant je paniquais. Lâchant sa main pour porter les deux à mon visage, je soufflais un bon coup. « C'est pas rationnel, pas maintenant, désolé. », si encore il y avait quelque chose ok, mais là...  

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 30 Jan - 15:46
Hum. Tout ce qui échappait au rationnel échappait souvent à Will et cet aveu ne l'aida pas à se sentir plus calme. Pourtant, il resta silencieux et attentif, laissant à Elias tout le temps dont il aurait besoin pour exprimer ce qui le rendait si nerveux, si angoissé. Ça l'étonnait lui-même de conserver autant de calme, au moins en apparence. D'être capable de rester assis là sans bouger, à tenir la main du soldat dans la sienne en essayant sincèrement de comprendre le problème. De vouloir le régler, de vouloir se battre pour cette histoire, pour cet homme. Et de sentir son ventre se tordre d'un coup en l'entendant dire, une fois encore, qu'il l'aimait. Tout le reste, par contre, ça n'était en effet pas rationnel du tout. Et tellement à côté de la plaque que tout ce que Will parvint à faire au final, ce fut de sourire sincèrement, jusqu'à devoir se mordre la lèvre pour retenir un rire. « Tu sais que t'es vraiment un crétin, hein ? » demanda-t-il tout de même, amusé. « Elias... » Ce fut son tour de passer une main sur son visage, lâchant un soupir au travers de ses doigts. « Tu me rends complètement dingue, sérieusement. » Il laissa sa main retomber sur ses genoux, sans rien perdre de son air heureux et amusé. « Je viens de passer une année entière à fuir les gens comme la peste et à me cacher loin du monde. Et toi, en à peine quelques semaines, t'as réussi à me faire dire des mots que je ne pensais pas pouvoir prononcer de nouveau un jour, que je ne pensais même pas être capable de penser et de ressentir à nouveau. T'as réussi à me faire choisir des meubles avec toi et à me donner envie de venir me cacher à Fort Hope alors que ça me fait complètement flipper. »

Fallait-il réellement plus de preuves ? Probablement que oui, en fait. C'était désespérant et à la fois tellement... Parfait. Difficile à expliquer, pas plus cohérent que l'angoisse que traversait inutilement Elias en ce moment. « Je t'aime, Elias, et je me fiche totalement que tu connaisses quoi que ce soit à la littérature gay ou que tu sois un grand angoissé de la vie. C'est pas parce que tu me tiens en laisse que je suis là, mais parce que j'en ai envie, parce que tu me passionnes depuis notre première rencontre et que tu continues de le faire jour après jour depuis des semaines. Et je pourrais te citer un million de choses qui font que je t'aime et que je ne crois pas pouvoir un jour me lasser de toi, mais on y passerait la soirée et on est loin d'en avoir terminé avec les meubles à monter... » Il était redevenu sérieux jusque là, mais un nouveau sourire fit son apparition à cette dernière remarque et il s'amplifia encore un peu quand une idée complètement stupide lui traversa l'esprit, qui aurait au moins le mérite « Je vais regretter pendant des jours d'avoir fait ça, je le sens, mais... Je vais m'arrêter sur une citation de Shakespeare, après quoi tu pourras te foutre de moi pendant des heures, parce que ça va devenir vraiment compliqué de te faire croire que je ne suis pas un grand romantique. Enfin bref... » Une petite pause suivit, tandis qu'il essayait de retracer au mieux la citation. « Mon amour ! je te l’ai donné avant que tu l’aies demandé. Et pourtant je voudrais qu’il fût encore à donner. Rien que pour être généreuse et te le donner encore. Mais je désire un bonheur que j’ai déjà : ma libéralité est aussi illimitée que la mer, et mon amour aussi profond : plus je te donne,  plus il me reste, car l’une et l’autre sont infinis. » Si avec tout ça, Elias ne lui offrait pas un rire et une méchante moquerie, il ne saurait plus quoi faire...

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 30 Jan - 16:39
Je n’avais pas su à quoi m’attendre en toute franchise, mais le voir devoir se retenir de rire quand il me jugea d’être un crétin, c’était bien que sur l’échelle du drame, je ne devais pas être bien loin. Le fixant sans jamais vraiment savoir quoi penser, à savoir si j’avais été trop loin ou non, il continua en soufflant que je le rendais complètement dingue, c’est à dire ? Dingue dingue ou dingue ça va ? Il reprit en affirmant avoir passé une année entière à fuir les autres, à ne rien partager, à se cacher et moi, j’avais réussi à lui faire dire des mots qu’il ne pensait plus prononcer depuis bien longtemps. Ou qu’il n’imaginait plus dire. Et il j’avais réussi à lui faire choisir des meubles aujourd’hui, je lui avais donné envie de venir se cacher ici alors que l’endroit lui faisait peur… J’avais besoin de plus de détail ? De plus de mots ? Probablement pas, pourtant il reprit, secouant mon coeur avec ses premiers mots avant d’affirmer que même si je ne connaissais rien à la littérature gay, si j’étais un grand angoissé de la vie, il s’en fichait. Et ce n’était pas une laisse qui le faisait rester ici, mais moi et si j’avais besoin de preuve, il pourrait m’en donner un million. Il ne pensait pas un jour pouvoir se lasser de moi, mais il était préférable de reprendre la construction de nos meuble en effet. Et puis, sil il avait su être sérieux, il y eu un sourire, le genre qui me fit froncer les sourcils avant qu’il n’avoue regretter la suite, mais il allait s’arrêter sur une citation de Shakespeare, et j’avais même le droit de me moquer de lui derrière car ça allait en effet devenir vachement compliqué de ne pas passer pour un romantique derrière ça. J’avais ma petite idée d’ou elle venait, de mémoire c’était un incontournable à l’école, mais je n’avais pas envie de me bruler les ailes en affirmant connaitre la mauvaise oeuvre. Me redressant donc, un sourire sur les lèvres, je posais mes mains sur ses genoux, conscient qu’il venait littéralement de se saigner pour me faire sortir de ma torpeur, avec succès d’ailleurs. « Romantique cultivé, c’est une semi moquerie non ? », soufflais-je avant que mes mains ne glisse le long de ses cuisses pour m’accrocher sur ses hanches et me permettre de l’embrasser, doucement d’abords, jusqu’à ce mes mains glisse sous son t-shirt et que je me fasse un peu plus passionné. « J’ai le droit de te ramener des fleurs tout les jours ? », murmurais-je en lui rendant ses lèvres. Il n’était pas question que je loupe une occasion de le piquer, même si c’était loin d’être méchant et parfaitement acceptable au vu de ce que j’aurais pu dire. L’embrassant à nouveau, mes mains retrouvaient ses jambes, l’invitant à se laisser guider alors que je le repoussais lentement sur le canapé, sans lâcher ses lèvres, juste pour l’allonger, me reculant un peu pour le permettre d’être plus à l’aise.

« Merci, j’avais besoin d’un prince charmant pour m’ouvrir les yeux sur le sens du mot amour. », l’embrassant une nouvelle fois, mes mains avaient glissé le long de son corps, dépassant son torse pour retrouver sa ceinture, pour l’ouvrir jusqu’à faire céder son pantalon, glissant ma main entre son vêtement et son sous-vêtement, je glissais dans son cou, caressant sa peau de mes lèvres avant de souffler, un peu plus sérieux à présent, quoi que le ton soit toujours léger, « J’ai le droit d’être un peu moins romantique et un peu plus passionné ou tu préfères que nos familles se rencontrent ? », j’avançais un peu trop sur ce que j’avais cru reconnaitre, et si c’était pas Roméo et Juliette j’aurais l’air con, quoi que, ça pouvait passer non ? Quoi qu’il en soit, j’avais pas envie d’en rester là, je n’avais aucun moyen de le remercier si ce n’est en l’aimant un peu plus, même si la situation pouvait manquer de spontanéité. La faute à son romantisme inavoué.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mar 30 Jan - 21:00
Will venait de se donner un foutu mal pour allier à la fois vérité et tentative désespérée de détendre un peu l'atmosphère qui s'était tendue pour une crise de panique inutile et il fut presque déçu, presque, de ne recevoir ni véritable moquerie ni même un petit rire en échange. Seulement un baiser qui parvint tout de même à apaiser légèrement sa déception. La question qui suivit tout autant. Lui ramener des fleurs tous les jours ? « Je dirais même qu'après une déclaration d'amour comme celle-là, une rose par jour jusqu'à la fin de ma vie serait la moindre des choses. » souffla-t-il pour toute réponse, le rire allant avec se retrouvant trop rapidement étouffé sous les lèvres du soldat. Il n'essaya pas de s'en plaindre, cependant, s'allongeant simplement sur le canapé en suivant le mouvement qui lui était imposé sans perdre son sourire. Il se laissa faire en silence, bien heureux que le moment sérieux semble définitivement derrière eux maintenant et qu'ils reviennent enfin à des choses plus détendues, heureux aussi d'entendre Elias continuer de se moquer de lui sans grande conviction. Il faudrait qu'il lui apprenne un jour comment manier les mots pour faire vraiment mal, mais pas contre lui. Et puis, il reconnaissait au moins la référence, quoi que ça ne devait pas être très compliqué pour quiconque ayant mis les pieds au lycée dans sa vie. « Restons-en là avec les tragédies pour ce soir, si tu veux bien. » répondit-il simplement, fermant les yeux en laissant sa tête reposer contre l'accoudoir.

Toute pensée shakespearienne s'envola bien rapidement de l'esprit du jeune homme tandis qu'Elias le précipitait à sa chute par des attentions poussées. La tension monta lentement, au même rythme que Will perdait son souffle et sentait ses muscles se tendre un à un jusqu'à ce que ça ne devienne insoutenable et qu'il s'abandonne totalement aux lèvres du soldat. Le vide vertigineux qui suivit le laissa sans aucune force, allongé sur les coussins du canapé, trop occupé à retrouver la cohérence des battements de son cœur pour bouger. Il était usé, épuisé par ces deux journées beaucoup trop éprouvantes physiquement et l'envie de poursuivre avec les meubles s'échappait complètement, trop aisément remplacée par celle de rester là sans bouger jusqu'à la fin de ses jours. « Et si on arrêtait là pour ce soir ? » souffla-t-il au bout d'un moment, regardant toujours le plafond. « À moins que tu n'aies envie de me prouver qu'il n'y a pas besoin d'un diplôme du M.I.T pour monter des étagères... » ajouta-t-il avec humour. Lui, en tout cas, il se voyait prendre une douche et aller mourir un moment, peut-être juste une heure ou deux avant de se remettre au travail. Qu'importe, après tout.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 31 Jan - 9:44
Une rose par jour jusqu’à la fin de sa vie, c’était jouable, même si je doute qu’il dise ça pour de vrai, mais justement, il y avait quelque chose de presque marrant à cette idée, à celle d’abuser de son romantisme en lui offrant ce que toute femme aurait voulu. Pardon, tout homme. Commençant à jouer avec sa patience, je fis une référence que j’espérais bonne, de toute façon il m’aurait très certainement pas loupé si je m’étais trompé, alors le fait qu’il me demander d’en rester là avec les tragédies pour ce soir m’irait en effet très bien. Mais j’avais eu ce que je voulais dans un sens, l’autorisation de le pousser à bout, de le remercier silencieusement d’être parfait, du moins à mes yeux car je doutais que cela fasse l’unanimité aux yeux des autres. Abandonnant son visage pour glisser le long de son corps, je retrouvais l’expression de son plaisir, le portant, le poussant à bout, jusqu’à ce qu’il ne se libère dans un spasme significatif. Le rhabillant légèrement alors qu’il demandait à s’arrêter là pour ce soir, je souris glissant de nouveau contre lui pour embrasser son front. J’avais sans doute abusé au vue de ce qui s’était passé, mais je ne regrettais rien, au contraire. Souriant à ses mots je fus obligé de commenter, « Je pense qu’il ne faut pas être un brillant ingénieur pour monter un meuble suédois, mais par respect pour ton amour propre, je vais prétendre qu’il m’est impossible de suivre un plan sans l’assistance d’un homme de science. », embrassant chastement ses lèvres, je l’abandonnais le temps de retrouver des plaids que je libérais rapidement de leurs emballages, puis des coussins que je posais sur le canapé avant de disparaitre à l’étage pour prendre un tas de livre que je descendis avec moi pour les poser sur la table basse fraichement monté. Trouvant une bougie à laquelle je mis le feu, du moins à la mèche, je la posais sur cette dernière avant de revenir vers Will. « Je te propose une lecture romantique pour t’aider à te reposer. », le problème de Will était bien qu’il lisait vite, et beaucoup, et du coup, je n’avais pas su choisir un livre en particulier. Mais dans le tas il devait bien y avoir un truc pour lui plaire non ?

Me glissant entre le dossier et Will, je posais mes mains sur ses flancs, embrassant son épaule avant de briser à nouveau le silence. « Vu que j’ai enfin fini le seul bouquin qui m’appartient dans cette maison, que me conseilles tu ? », je voyais déjà venir certaines choses, mais je préférais ne tendre aucune perche pour me faire battre et dans tout les cas, j’avais ramené que ce qu’il avait laissé ici en gage de son retour, je n’avais donc clairement pas tout ce qu’il nous faudrait. Enfin tout ce qu’il voudrait lui surtout. Et j’avais pas encore trouvé les 15 000 livres qui feraient son bonheur. J’allais peut-être devoir faire un tour dans certaines librairie prochainement.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 31 Jan - 13:17
L'amour propre de Will se porterait bien encore quelques heures donc, bien que le jeune homme suspectât que le ménager ne soit pas la seule raison qui poussait le soldat à accepter son offre. Il ne s'en plaignit pas, cependant, parvint même à n'exprimer aucune exaspération, ses yeux restant bien en place dans leurs orbites tandis que le soldat prenait la fuite. Quelle mouche l'avait piqué, encore ? Les deux hommes ne disposaient visiblement pas de la même définition du mot « repos », mais cela ne surprenait pas tellement Will, à vrai dire. Cet homme était monté sur ressorts, sérieusement, il ne tenait jamais en place au point que ça en devenait parfois épuisant juste d'essayer de suivre ses déplacements. Aussi, le jeune homme n'essaya même pas et ferma plutôt les yeux en écoutant vaguement le soldat s'activer autour de lui, jusqu'à ce qu'il revienne en proposant une lecture « romantique »... Un soupir s'échappa des lèvres de Will alors qu'il se redressait légèrement sur un coude, souriant tout de même et observait les livres disposés devant lui. « Fais attention ou tu vas finir par devenir romantique, toi aussi. Ça m'a l'air d'être un mal contagieux... » souffla-t-il en pointant la bougie d'un geste vague.

Enfin, la moquerie lancée d'un ton peu convaincue s'arrêta là tandis que le soldat venait se glisser dans son dos et qu'il réclamait l'aide du jeune homme pour la suite. Choisir un livre, donc... Avant de s'y mettre réellement, Will ne put cependant s'empêcher de lever les yeux en fronçant les sourcils, lançant d'un ton exagérément choqué pour ce qu'il souhaitait relever : « Tu es en train de me dire qu'il t'a fallu presque deux mois pour lire Catch-22 ? » Le genre de truc qui lui aurait pris la soirée, à tout casser... Ahlala... Enfin, pour l'heure, Will ne savait pas tellement quoi conseiller et c'était bien un problème, ne sachant pas tellement ce qu'Elias voulait de lui ou ce qu'il imaginait quand il parlait de lecture romantique. Mieux valait ne pas poser la question, cela dit et il finit plutôt par attraper quelques ouvrages pour les présenter au soldat. « Hmm... Pourquoi pas le Grondement de la montagne, si tu ne l'as jamais lu ? J'ai beaucoup aimé, pas sûr que ça te plaise aussi, mais c'était intéressant. Sinon... La confusion des sentiments, je pense qu'il te parlera un peu plus. » Il lui passa les deux premiers livres et souleva fièrement le troisième, son visage se parant d'un sourire moqueur. « Mais si tu veux ouvrir ton esprit à l'amour, je te conseille évidemment la poésie de Shakespeare, d'autant que j'ai cru comprendre que tu n'avais pas eu le temps de te pencher suffisamment dessus la dernière fois que je te l'ai prêté. » Lui en tout cas, il commençait à se retrouver légèrement à court et s'ils avaient pu perdre du temps et de l'énergie à piller un magasin de meubles, peut-être qu'une libraire pourrait être envisagée aussi. Surtout maintenant qu'ils auraient largement la place de ranger tout ce que Will voudrait ramasser. Cela ne l'empêcha pas de prendre un quatrième livre au hasard, qu'il l'ait déjà dévoré ou non n'ayant pas tellement d'importance. Et il ne l'ouvrit même pas tout de suite, se tournant plutôt pour poser sa tête sur l'épaule d'Elias. Il ferma rapidement les yeux, profitant de l'instant, ses doigts filant doucement sur la taille du soldat pour caresser sa peau. Si on lui avait dit un mois plus tôt que quelque chose de ce genre arriverait un jour, il ne l'aurait pas cru, il aurait fui aussi sans doute. Et pourtant, il s'était rarement senti aussi bien, à sa place et épuisé aussi, accusant le manque de sommeil de la nuit précédente.

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MessageSujet: Re: "and I won't ever let you go" eliam   Mer 31 Jan - 14:25
Faire attention car j’allais finir par devenir romantique ? Souriant légèrement, j’avais quelques doutes quand au fait de devenir romantique comme ça, par simple contagions, mimétisme peut-être mais bon, si il y était sensible, ça n’allait pas me tuer, et puis, je n’avais rien contre ça, c’était plus un moyen de me moquer de lui, pas un jugement, souriant donc simplement je lui répondis, « Évites de me le faire remarquer et profite. », finissant simplement par m’installer dans son dos, je lui demandais de l’aide pour un livre et sa réponse me plongea dans l’hésitation. Lever les yeux au ciel ou rire ? Le ciel. j’avais en effet mit presque deux mois à lire un livre, mais en même temps, il était bien placé pour savoir que j’avais beaucoup de chose à faire, beaucoup trop et que quand il était pas là, j’évitais de ne rien faire chez moi, et quand il était là, et bein… Il était là, et j’avais pas spécialement envie de lire, sauf là. Je l’avoue, j’avais envie de partager des choses, et lire, et bien c’était sa passion de toute évidence, ça et prendre les gens inconnus de haut. « Je suis un homme occupé moi monsieur, j’ai des élèves à entrainer, du moins ceux n’étant pas traumatisé par toi. J’ai pas le temps de lire des livres ! », je ne me donnais pas le temps, encore une fois. Mais pour répondre à ma question, il me renvoya sur le livre que je lui avais donné, lui il avait aimé, mais pas sur que ça me plaise, sinon, la confusion des sentiments, un livre qui me parlerait sans doute plus. Prenant les livres sans pouvoir en placer une, il enchaina avec une proposition des plus comique, la poésie de Shakespeare, il voulait que je lise ? C’était évident maintenant. Prenant donc le troisième, je les regardais un moment avant de souffler, « J’ai le choix entre un livre profond, un message caché et un concentré de romantisme… Le choix est complexe. », mais j’allais lui faire plaisir, j’allais lire des poèmes. Tendant le bras pour reposer les deux autres, je voyais Will s’installer pour tout sauf de la lecture. Il n’avait pas beaucoup dormit il faut dire, alors si il venait à abandonner le combat ici, je n’irais pas le réveiller, loin de là. De toute façon, avec ce que j’avais ramener, il n’y avait aucune raison de bouger. Il était au chaud, contre moi. Ses doigts se laissant aller.

La dernière fois j’avais cédé à la fatigue, simplement, sans forcé. Aujourd’hui, j’avais l’impression que l’esprit de l’homme ne serait pas plus combattif. Mon bras entourant ses épaules, je le laissais sombrer, m’assurant pour ma part qu’il ne se laisserait pas tomber au sol pendant un moment d’égarement. Certains sonnets me passaient complètement au dessus, sans doute car les journées n’avaient pas été reposante, mais je comprenais l’idée. Et je me rappelais pourquoi je n’avais pas accroché au lycée. Il y avait une brutalité dans sa douceur qui était sans doute réelle, mais qui me faisait décrocher trop facilement. Sans doute avais-je été aveugle jusque là aussi. Tout comme relire ce sonnet me sembla plus simple, plus acceptable. Plus compréhensible aussi.

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