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 Treasure hunt

Sharpshooter
Barry ChurchillSharpshooter
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MessageSujet: Treasure hunt   Ven 26 Jan - 19:50


Treasure hunt
FT. Aby Stanford

Le vétéran entreprit de finaliser les derniers préparatifs de son sac à dos et de quitter cet îlot salvateur de ces deux derniers jours. Barry et la jeune rousse sulfureuse du prénom d’Aby avaient fouillé de fond en comble la maison délabrée pour trouver quelques subsistances et un indice de la fillette disparu. Depuis le sauvetage de la jeune femme, un appel que l’éclaireur avait capté sur sa radio portative, le maraudeur accompagnait sa protégée dans une sorte de chasse au trésor. Une série d’indices dans des cachettes pour découvrir une enfant perdu. La vieille maison de style coloniale était le dernier refuge que la rouquine avait partagé avec la dénommée Clarice. Mais comme de raison, quelques âmes en perditions avaient complètement mis sans dessous dessus chacune des pièces pour en dérober chaque parcelle de nourriture et mis la main sur chaque objet utile. Mince consolation, un cygne de papier dans la chambre d’enfants fit bondir Aby juste au plafond de joie. Le chien de guerre passa au peigne les autres pièces pendant qu’elle lisait le message. Trônant au milieu de la chambre principale, sous le matelas retourné au sol dans une piètre tentative pour bien vérifier la pièce, l’armurier trouva une relique du passé, un objet permit d’avoir une lueur joyeuse dans le regard d’azur glacé du blondinet taciturne. Une boite à demi éventrée contenant 6 cartouches de calibre 12 semblait attendre la main ambitieuse de l’homme, qui ne se fit pas prier pour s’en saisir. L’œil exercé de l’ancien agent de terrain confirma la première impression qu’il s’était fait, à savoir des cartouches de fusil de chasse. Un mince sourire avait flotté sur les lèvres charnues de Barry en pensant que les munitions étaient de l’or en barre pour se prémunir de nouvelles sources de dangers.

Barry- Bordel pas de fusil. Pas grave je vais surement être capable de faire du troc contre des vraies munitions. Dommage que Skipe n’est plus là, il aurait apprécié.

Le visage taillé à la serpe de l’armurier se transforma en un masque de tristesse et de déception. Les fines pattes d’oies aux commissures de ses yeux s’accentuèrent et des rides peu profondes apparurent sur son front songeur. Au loin les zombies entreprirent de chanter leur morne mélodie de faim et un coup de feu solitaire fit écho à leur prestation des plus chaotiques. De la totalité de son cœur torturé de plaies à peine cicatrisé, Barry ne put que souhaiter que cette détonation ne fût pas le chant du cygne d’une âme courageuse. Chaque vie humaine était rendue précieuse dans ces temps troublés, mais l’armurier ne put s’empêcher de souhaiter, même d’espérer que ses rares compagnons d’armes étaient sains et saufs.

Aby était assoupie dans le lit défoncé dans la chambre adjacente du vétéran. La jeune femme au sourire rayonnant ne dormait guère, comme bons nombres des gens qui vivent dans un état de stress et de peur perpétuelle qui est la norme de cette époque. Mais la rouquine essayait de rester elle-même, retranché dans son passé et sa bonne humeur contagieuse. Mais les mots qui sortaient librement des lèvres pulpeuses d’Aby procuraient un sentiment de sécurité et d’apaisement au soudard. Il repensa au calvaire des dernières années.

Depuis la mort de sa famille bien aimée, la vengeance l’avait proprement sauvé de ses idées suicidaires. Presque deux ans de lutte pour la survie, de sacrifice et mort. Elliot, Leïa, Celeste, Succube. Elles qui avaient su donner un peu de chaleur au musculeux homme. Maintenant elles avaient toutes péri loin de lui. Maintenant il se devait de se concentrer sur ses buts en ce moment. D’aider des gens à essayer de survivre, de chasser des pistes illusoires des responsables de ce génocide humain. Mais le prix c’est qu’il était devenu un esprit vengeur, un fantôme. Un être de glace aux sentiments presque éteint sous le feu roulant de la colère.

La nuit avant leur départ, la pluie automnale cessa et le vétéran sut que le chemin vers leur destination leur ouvrait les bras. Un magasin d’art et de jouet du nom Micheal’s dont la fillette avait désigné comme point de ralliement. Un véritable torrent avait chuté du ciel comme si Dieu avait décidé de purifier par l’eau les immondices putrides qui se promenaient en chancelant. Regardant par la fenêtre sale, l’esprit du vétéran semblait à des milliers de kilomètres de là. Un petit poème lui revint en mémoire et sans le savoir sa voix rauque s’éleva dans la chambre. Pour une rare fois les lèvres charnues n’esquivaient pas un ordre ou bien des directives à sa protégée.

Barry- À l'orée du soir chuchote une pluie douce. Chaque goutte d'eau semble encore hésiter.Puis s'enhardit. Les doigts nombreux de l'averse. Tambourinent légèrement la terre qui avait soif...


Tout en regardant vers la fenêtre de la chambre l’armurier put voir les étoiles pour la première fois depuis fort longtemps. Sans peine, son regard bleuté d’azure repéra une constellation. Barry sut que sa famille l’attendait en temps et lieu dans cette nymphe scintillante. À l’instant que son corps physique allait pousser son dernier soupir, l’éclaireur avait la certitude que Kathy allait venir le chercher et le ramener à la maison comme elle lui avait promis. Une larme solitaire glissa tout doucement. Intense diamant liquide dégringolant de sa paupière et roulant sur sa joue pour finir sa course dans son cou. Il ne cherchait pas à l’éponger, car un tel mouvement allait réveiller à coup sûr sa rage omniprésente. Quand ses yeux englobèrent le lumineux astre de Kathy, une douce chaleur lui envahit son cœur et un apaisement gagna tout son être. En son for intérieur, l’ancien soldat sut que son véritable premier amour allait bien. Que son regard si semblable au sien contemplait le ciel étoilé à cet instant même dans le lieu de paix ou elle et les enfants reposaient. Leurs esprits se touchèrent brièvement pour se porter un peu de réconfort. Comme si toute la puissance de l’univers ne pouvait empêcher la connexion de ces deux êtres et Barry ne put formuler la promesse muette que toute son affection et son cœur ne pouvaient que seconder.

Barry- Nous allons nous retrouver Kathy. Je te le promets, car je dois te parler et revoir ton sourire qui a illuminé ma vie. Je m’ennuie de toi ma perle du ciel…

Une caresse fantomatique effleura alors la joue rêche du vétéran et le blondinet ne sut si c’était la réponse spectrale de sa femme ou bien son imagination galopante de l’instant. Mais par ce contact imaginaire, le cœur de du briscard fut apaisé et il put dormir quelques heures sans que de mauvais rêves l’accompagnent et lui pourrissent ce laps de temps de béatitude.

Les deux êtres si différents furent prêts pour commencer leur pèlerinage vers leur objectif du jour. Tout en passant par le garage pour rejoindre la rue et commencer leur périple vers le sud, le pied du Barry percuta un cylindre métallique et la curiosité du vieux briscard le fit se pencher pour en saisir cet objet. À la lueur matinale, il comprit que c’était des bouts de tuyaux. Un peu plus et on aurait pu entendre Archimède hurler dans sa baignoire dans le subconscient du vétéran. Il pourrait se faire une bombe improvisée, histoire d’économiser les précieuses munitions de son arme de poings. Un air soucieux se peignit sur son visage taillé à la serpe, car il savait que l’arme serait peu maniable et assez lourde. En deux temps et trois mouvements, l’arme fut réalisée avec des boulons et de la poudre des cartouches trouver la veille. Mais en relevant son regard aussi froid que des icebergs, il vit la jeune femme s’éloigner de lui en marche assez rapide. Serrant les dents, il pensa à cet instant devrait la laisser seule à son destin. Mais il était du genre à ne pas abandonner des gens dans le besoin et Aby avait besoin des compétences du maraudeur pour réussir à trouver la petite fille.

Barry- Comment une lunatique comme elle a survécu ?

Regardant d’un œil observateur le nouveau type de trafic sur l’autoroute au loin, circulation dense de corps en pétrification et îlots métalliques couverts d’aïoli parsemé au gré de la frayeur d’un autre âge, Barry remarqua une migration d’ouest en est et la raison était des plus évidentes. Les retardataires arrivaient enfin à la destination du coup de feu de la veille pour réclamer les restes d’un faste et écœurant festin. Le duo se dirigea alors vers l’ouest, pour essayer de trouver une accalmie dans la horde en progression. Passant par les petites rues de quartiers autrefois tranquilles et ordonnés, maintenant à la merci des morts-vivants et commençant à s’écrouler faute d’entretien, les deux survivants ne rencontrèrent que peu de résistance. Aucunement humaine et les rares zombies, des trainards ou ceux n’ayant plus la mobilité de progresser vers les anciennes festivités morbides des environs, furent soit éviter sans peine ou bien réduit au silence par une combinaison de coups de pieds bien placés et de coup de poignard dans leur cerveau sans vies des zombies. Au bout d’une quinzaine de minutes de marches et de jeu de cachettes impromptues, en passant par la Win Street, Barry put voir le magasin de grande surface tant désirer.

Bien que le vétéran se doute qu’il fut maintes fois visité et pillé, à ses yeux le jeu valait doublement la chandelle. Car si des survivants passaient par là, il ne manquerait pas de passer par cet appel de sirène. Le vétéran et sa compagne de route rasèrent le dernier mur de jardin pour se trouver dans un stationnement passablement désert. Ils durent éliminer un trio de zombies, des consommateurs d’une autre époque ayant peut-être une dernière parcelle d’intelligence et éprouvant le besoin de magasiner. Contournant le coin de l’immeuble, le vétéran remarqua quelques silhouettes décharnées se dirigeant vers le nord, ayant peut-être l’instinct que des vivants se trouvaient dans cette direction. Barry n’en savait rien et il s’en balançait un peu. Son problème le plus urgent était d’amener la rouquine à destination. Il put progresser juste au niveau du marché d’arts et de jouets et regarda en vitesse les alentours de son regard de vieux maraudeurs et d’éclaireur. De son côté, silencieux pour une fois et surtout comprenant d’instinct la tentative de l’ancien soldat, Aby se positionna dans son dos pour faire le guet. Un murmure sec, autoritaire, s’extirpa des lèvres de l’armurier.

Barry- Je passe par-derrière. Je vous ouvre la porte et vous entrez à la seconde. Compris ?


D’une légère tape du l’épaule du massif éclaireur, la technicienne en communication signifia alors que c’était d’accords et qu’ils devaient bouger.

Barry- Miracle elle n’a pas parlé pour une fois !


Décidant tout de go un itinéraire, l’index levé de l’ancien paramilitaire pointa une façade ravagée et aux portes défoncées pour s’y réfugier et essayer de trouver la fillette et aussi des éléments pour leurs survie commune. Ensuite il indiqua un lieu obscur comme cachette pour la jeune femme. S’assurant que la rousse se cache adéquatement, l’ancien agent du SWAT progressa alors vers son objectif. Barry voulait passer par l’arrière et nettoyer la totalité du bâtiment avant que faire signe à Aby. Dégainant son pistolet modifié avec amour de son étui de cuisse, le vétéran fit glisser la culasse pour armer le mécanisme. Ensuite, rapidement et avec un silence stupéfiant, l’homme devint un courant d’air. Le pas léger, discret et leste de l’homme le propulsa sans peine vers la porte de service du dépanneur. Les instincts du vieux soudard étaient poussés au paroxysme, les réflexes augmentés par la soudaine poussée d’adrénaline. La porte était entrouverte en haut d’une volée de marché. Poussant le battant avec sa main, l’éclaireur fit un in et out rapide. Il entra sa tête pour embrasser le regard délabré de l’entrepôt, cherchant un signe de vie ou de non-vie. Rien à signalé et il se replaça de nouveau dos au mur. De sa main libre, il pivota sa caquette pour mettre la visière en arrière de sa nuque. Respirant un grand coup, il entra en vitesse, sûre de son trajet que son esprit combattif avait sélectionné. L’arme pointée vers l’avant à deux mains pour assurer un maximum de stabilité, le briscard foulèrent la poussière au sol sans aucun bruit. Résultat d’une grande expérience matière de discrétion, l’armurier était devenu un ombre parmi les ombres, un esprit vengeur en quête d’une proie. Le son d’une clochette le fit stopper complètement, pétrifier comme un malheureux qui venait de rencontre le regard de la méduse. Une exclamation de surprise que Barry reconnut entre mille le fit grincer des dents.

Barry- Elle n’a pas encore attendu mon signal. Damnation.

Il fit mouvement pour enfin sortir de la zone inspecté et déclaré vide de toute menace hostile. Une voix décidée fit freiner la progression silencieuse de l’éclaireur. Il vit des lambeaux d’un uniforme de la garde nationale et une arme de poings vers la jeune femme. Sans hésiter, l’ancien militaire se plaça en position classique du tireur debout. Les mains solidement ancrées sur la crosse de son arme. Les pieds stables et écartés pour empêcher des mouvements saccadés. La voix du militaire claqua sèchement, avec une autorité froide semblable au regard de glacier sans vie de son propriétaire. Mais ce fut dicté dans un murmure pour ne pas alerter les voisins putréfiés du quartier.

Barry- Tu tires, tu meurs avant que le cadavre de ladyfire touche au sol. Baisse ton arme.


Le militaire était de dos de l’assaillant d’Aby. Il n’avait aucun tremblement, juste un constat qui serait prophétique si l’agresseur de sa protégée décidait de commettre l’irréparable. De nouveau l’ancien agent de terrain parla.

Barry- Ladyfire vous allez me rejoindre et on part.


Les traits ciselés à la serpe de l’armurier ne laissaient voir que l’intransigeance et la détermination à l’état brut qui l’habitait. Si la technicienne en communication n’était pas la possible trajectoire des balles, Barry aurait fait feu sans aucun remords. Le son des détonations aurait été étouffé par son silencieux…



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MessageSujet: Re: Treasure hunt   Jeu 8 Fév - 21:40
La vie avait changée. Pas à cause des non-vivants, non, Aby ne pensait presque plus à cette ancienne vie, comme si c’était un passé oublié. Elle pensait à cette vie récente. Elle avait été dans un groupe longtemps et ses trop courtes semaines avec Clarice quand elle la libéra de la colère constante de son paternel, mais jamais elle n’avait survécu comme cela. En nomade. Elle était assez brillante pour savoir qu’elle n’aurait sans doute pas survécu toute seule n’ayant pas les connaissances primaires. Cependant, depuis son évasion avec Barry, elle apprenait. La rouquine notait ce qu’il faisait, comment il le faisait. Naturellement, l’homme avait une avance avec son métier d’origine, pas comme elle. Mais elle apprenait rapidement, ou du moins elle essayait. Aby était une femme de tête, elle se défendait certes, mais ce n’était que dans l’espoir de s’en sortir, pas pour combattre. Elle ne manquait pas de courage, mais elle n’était pas suicidaire non plus. Donc quand elle s’extasiait devant un cygne en papier, Barry lui s’occupait de finir de faire le tour des pièces dans cette demeure qu’elle avait habitué avec Clarice. Le message que contenait l’animal de papier lui chavira le cœur. Elle avait tellement espoir de retrouver la gamine, de la retrouver en un morceau que le cygne ne faisait que lui donner de l’espoir. De l’espoir fou peut-être, mais elle s’y accrochait. Tant qu’elle ne voyait pas la gamine, morte ou vive, elle n’arrêterait pas de la chercher. C’était presque devenue une obsession, une raison de vouloir continuer à avancer. Aby voyait tellement ses nièces en Clarice que c’était plus fort qu’elle de vouloir la retrouver.

C’était sans doute cela qui animait la rouquine. Qui semblait lui donner vie parce qu’elle parlait souvent, trop souvent peut-être pour le militaire qui était beaucoup plus silencieux qu’elle. Visiblement, cela n’avait jamais dérangé la technicienne, elle, elle parlait. C’était peut-être une facette, c’était peut-être une façon de gérer son stress aussi. Peut-être que le silence lui semblait trop déplaisait également. Ça c’était une forte possibilité. Elle aimait bien mieux entendre le son de sa propre voix que les gargouillis grotesques et effrayants des morts. Couché sur le flan sur le lit quand même plus confortable qu’un plancher, elle fixa la fenêtre en repensant à ses quelques jours passés avec Barry. Il l’avait mené à un endroit pour prendre des provisions et avoir quelque chose dont elle rêvait tous les jours : Une douche. Vraiment, elle avait sans doute remercié trop souvent Alair et Barry pour cette chance. Oui bon, ça revigore une douche. Ça donne de l’énergie.  Et visiblement les batteries de la rouquine furent bien remplies quand ils partirent de cet endroit.

Finalement, le matin, ils prirent la route du Micheal’s. Abby était pressée, elle avait cette énergie au ventre qui ne semblait pas vouloir diminuer, elle ne se rendit presque pas compte qu’elle marchait seule…en fait…elle ne s’en rendit pas compte du tout. Bon rapidement, elle fut rejointe par Barry et ils marchèrent vers leur destination. Sans doute qu’il devait s’en rendre compte que parfois, quand il réduisait au silence les morts, qu’elle observait ses techniques, sa façon de procéder. Elle apprenait. Il fallait bien. Son cœur manqua finalement un battement quand ils arrivèrent au magasin. Elle avait l’espoir tellement de retrouver Clarice et ça lui semblait l’endroit qui allait l’aider. Abby décida d’être silencieuse pour une fois, ou c’était seulement la circonstance qui la rendait silencieuse, plus perdue dans ses pensées et aussi dans une douce nervosité. Une fois la bâtisse longée, elle ne fit qu’hocher la tête à ses mots accompagnés d’un petit geste à l’épaule. Elle avait compris.

Enfin. Elle avait compris pour un court laps de temps parce qu’elle commençait à le trouver long à venir lui ouvrir. Peut-être qu’il avait eu des ennuis? Bon… des deux, il était le mieux équipé en termes d’expériences pour survivre à quelques morts ambulants… mais on ne sait jamais non plus. Et c’était long. Dans sa tête parce qu’en réalité, ça ne devait pas être si long que ça. Elle finit cependant par céder à sa petite inquiétude, à son impatience et entra dans le magasin. Elle la connaissait bien cette boutique, elle y était déjà venue, elle n’aurait sans doute pas de mal à… Merde. La clochette. Elle s’était jurée la dernière fois de la retirer quand elle était passé avec Clarice, mais elles avaient sorti par derrière alors… Bah, le point positif était que si Barry était en mauvaise posture, il allait avoir un bruit pour attirer les corps à moitié décomposés!

Elle était en train de se conforter dans cette idée quand on vint la surprendre par derrière, elle sentit le bout métallique et froid d’une arme contre sa tempe et une voix sèche résonner à ses oreilles. Elle fut si surprise qu’elle ne comprit pas ce qu’on lui disait, mais elle comprenait que ça impliquait de ne pas tenter de s’enfuir sinon… Tout se passa tellement rapidement par la suite, Barry se pointa le bout du nez au-devant d’elle. Elle murmura un léger ‘’merde’’ en se disant qu’elle devait avoir l’air bien idiote en ce moment! Abby n’avait pas attendu comme il lui avait dit, mais non. Encore une fois. Heureusement, il ne la réprimanda pas devant le mec qui avait son arme dans ses cheveux de feu. En fait, elle ne le voyait pas, comme il était derrière eux, mais elle entendit le cœur battre à tout casse dans la poitrine de l’homme qui la maintenait. Il semblait avoir bien plus peur maintenant qu’il découvrait que la rouquine n’était pas seule. C’est peut-être justement cette peur qu’elle sentait qui l’incita à bouger en premier, à donner un coup dans le ventre de son assaillant et de prendre son arme, celle que Barry lui avait donnée pour la viser sur le gars. Elle n’avait jamais tué personne, mais elle aimait mieux donner l’impression que oui en ce moment.

Elle était dos maintenant à Barry, son mouvement avait fait pivoter l’étranger vers Barry et elle avait suivi pour pouvoir pointer son arme vers lui, Barry décalé derrière elle. Elle put mieux voir comment le gars ne semblait pas être en bon état et que possiblement il était seul. Il leva son arme, plus maladroitement, moins certain de lui maintenant qu’ils étaient deux à l’avoir dans la mire.

‘’Écoute-moi bien toi. J’ai pas fait tout ce chemin pour partir parce que espèce d’enculé tente d’attaquer d’autres vivants dans un magasin de jouets et d’arts! (Elle parlait fort, elle parlait avec une voix assurée et un peu exaspérée.) On est deux contre toi et je suis pas mal certaine que Barry vaut plus qu’une seule personne alors soit gentil et fiche le camps, on prendra pas la peine de te poursuivre.’’

Nah, mais elle se prenait pas pour rien ce petit bout de femme hein? Elle était trop motivée à retrouver Clarice. Elle ne pouvait pas partir les mains vides. Ils étaient trop près du but. Elle avait le souffle court. Le gars sembla hésiter. Trop longtemps. Elle baissa le cran de sécurité et d’un coup le gars détalla comme un lapin. Elle resta stupéfaite sur le coup…ah bon? Elle avait l’air si menaçante? Bon, elle aurait pas tiré! Elle voulait juste lui faire peur… Abby pivota son regard ensuite vers Barry avec un sourire pas peu fière.

‘’Bon alors, on les cherche nos cygnes en papier? On vient de tomber sur une poule mouillée, ils doivent pas être bien loin…’’

Le pire, c’est qu’elle se trouva un peu drôle là-dedans…
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MessageSujet: Re: Treasure hunt   Dim 11 Fév - 12:09


Treasure hunt
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L’index du maraudeur n’était qu’à quelques milligrammes de pression avant d’écraser la détente et de mettre la tête de l’agresseur de la rouquine dans le même état qu’une pastèque trop mur lancer sur le bitume. Un geste, une lueur de résolution ou même un tremblement de lèvre de trop et la vie de cet homme sera consigner dans l’ardoise de la vie que la Faucheuse remplissait avec soin après avoir pris son dû. Mais à la grande surprise du musculeux blondinet Aby se dégagea de la prise mal habile de l’homme et se plaça en position de tir près de l’ancien agent de terrain. Alors la rouquine parla cela fit hausser un sourcil de surprise de la part du vétéran de si nombreux conflits. Elle était ferme, décider et abaissa même le cran de sécurité du Desert Eagle que l’armurier lui avait prêté pour se défendre en cas de besoin. L’homme semblait hésiter et alors le chien de guerre leva les trois doigts de sa main vers le ciel. Son arme costumisé ne tremblait aucunement, démontrant le savoir et la maitrise du soldat d’élite. Il descendit alors un doigt dans un compte à rebord silencieux. Alors l’homme paniqua totalement devant la promesse de sa fin silencieuse et détala ventre au sol. Sans un mot l’ancien agent de terrain replaça sa main pour englober l’autre qui tenait la crosse de son arme de poing. Le canon continuait à pointer de manière inflexible vers la dernière position connu du fuyard. La clochette se fit alors entendre, signalant aux deux survivants que l’homme avait bien mis les voiles. Aby semblait si fière d’elle que le briscard descendit un peu son pistolet vers le sol.

Les paroles de la jeune femme fut alors la goutte de trop et le mercenaire descendit complètement son arme vers le sol. Dans un premier temps ce fut l’incompréhension dans son regard, mais vient ensuite un maelstrom de sentiments qui gagna l’azur froid des yeux du maraudeur blondinet. Les traits sérieux et marquer par la robustesse du combat s’effacèrent pour laisser entrevoir le vieux Barry du temps où la vie primait sur la survie. Le visage en entier s’adoucit, devenant charmant et harmonieux. Une lueur espiègle, comique et enjouer se propagea dans le regard alors qu’il replaçait d’un geste vif et sûr son pistolet dans le holster de cuisse. Alors comble de la blague et de la fierté le briscard au corps d’apollon fit le tour de la rouquine comme un visiteur appréciait la Venus de Milos dans un musée d’autrefois. Il applaudit alors de manière sincère et amusée quelques fois dans ses mains gantées. Le ton autoritaire, sec et direct, fut remplacé par une galéjade et une voix agréable et rauque à souhait.

Barry- Je suis bluffé mademoiselle Standford! Dans pas long je vais devoir vous donner un grade fictif de colonel et je serais sous vos ordres directs!

Il s’arrêta alors devant elle et avec une délicatesse qui camouflait sous une armure de force et de professionnalisme le vétéran déposa la main sur l’épaule de sa compagne de survie.

Barry- Votre désengagement manquait de rapidité et de technique. Ce soir je pourrais vous enseigner les bonnes façons de vous libérer d’une prise.

Portant alors son index à ses lippes charnues, le chien de guerre réclama le silence. Aucun gémissement ni de bruit suspect ne vint alerter son instant de combattant et il hocha la tête.

Barry- En espérant que cette poule mouillée n’a pas pissé sur toutes les feuilles de ce magasin. Cherchez les cygnes et pour ma part je vais sécuriser le reste du magasin. Faites attention aux flaques d’eau que votre agresseur a pu laisser derrière lui en laissant sa vessie parler!

L’éclaireur se pencha alors tout près de la rouquine et il se releva en faisant un clin d’œil complice. Dans sa main se trouvait un sac en plastique du magasin d’art. Il le tendit alors à la sublime jeune femme si pleine de vie, alors que lui était mort à la seconde que sa Marine avait disparu des radars avec un petit sourire qui démontrait une gentillesse qui devait exalter de l’ancien agent de terrain autrefois.

Barry- Tant qu’à être ici, vous pourriez faire une provision de matériel de bricolage pour la petite. Comme ça quand vous allez vous revoir vous aurez un présent pour elle.

Mais trop vite le professionnalisme et le stoïque du vétéran en situation de combat retomba sur les traits si humain de l’éclaireur. Il était redevenu le chien de guerre à l’esprit analytique et de combattant. Hochant la tête il partit reconnaître un coin du magasin pour le purger de toute présence hostile. Tel un spectre, le pas du briscard se fit furtif et il devient un fantôme à l’instant qu’il rejoignit la pénombre…

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MessageSujet: Re: Treasure hunt   Mer 14 Fév - 19:39
La position d’Abby pouvait laisser à désirer, elle manquait clairement d’expérience, mais elle ne manquait pas d’assurance par contre. Ça compensait un minimum tout de même. Elle fixait l’homme avec un regard confiant, elle ne voulait pas tirer et fort probablement qu’elle n’allait pas tirer de toute façon, mais il fallait vraiment qu’il croit qu’elle était plus facile sur la gâchette qu’en réalité. D’ailleurs, ça devait faire son effet comme il détala comme un animal en chasse. Cela surpris un peu la rouquine. Elle n’avait pas vue le compte à rebours silencieux de Barry. Au son de la clochette, elle s’était détendue et avait même lancé une phrase remplie d’humour. Un humour un peu douteux, presque un humour de papa! Le genre de blague qui fait presque seulement rire la personne qui la dit! Ou pas, parce qu’elle vit quand même la blague faire son chemin dans le regard de Barry. Le sourire à ses lèvres ne la quittant pas, mais son regard devint un peu plus curieux. Elle ne l’avait jamais vu ainsi, peut-être qu’elle avait vu seulement ses expressions froides et distances et c’est cela qui fit qu’elle remarqua encore plus ses nouvelles émotions grimper sur ses traits. Elle garda ce sourire à la pointe de ses lèvres alors qu’il faisait le tour d’elle, le suivant des yeux. Bon bon bon, elle le surprenait, c’était ça? Normal quand on y pense, elle avait agi différemment que d’habitude aussi! À son applaudissement, un rire franchi ses lèvres alors qu’elle repliait un bras contre son corps en élançant l’autre dans l’air en se penchant en une révérence théâtrale alors que lui-même laissait place à l’humour dans ses mots.

En se redressant et toujours en l’écoutant, elle rangea son arme, bien sûr il avait noté ses maladresses, mais ce n’était pas un reproche, c’était constructif. Elle alla pour réagir verbalement. Elle parlait beaucoup Abby après tout, mais son geste la mit au silence et ouvrit ses oreilles pour être aux aguets. Silence qui ne dira pas longtemps, autant par les mots de Barry que par le rire qui traversa ses lèvres. Elle répliqua alors.

‘’Bon sang, Barry, je savais pas que tu savais faire des blagues, ça te va plutôt bien. (C’était dit avec un sourire gentil, c’était une blague sans malice, juste espiègle comme la rouquine savait l’être. Alors qu’il lançait l’idée d’un sac surprise à Clarice, l’idée l’attendrit alors qu’elle rajoutait) C’est une excellente idée… Merci.’’

Elle prit le sac avec un regard brillant, vraiment cette journée s’annonçait bonne. Elle l’était déjà. Elle avait cet optimisme qui l’envahissait alors que la technicienne pivotait déjà vers les allées pour partir à la conquête de petits cadeaux pour Clarice. Abby se permit d’être encore moins vigilante, elle faisait confiance à Barry pour s’occuper des morts et elle avait bien l’impression qu’ils en auraient déjà vu avec le bruit qu’il avait fait plus tôt. Ses pas la menèrent dans les rangées que Clarice adorait. Choisissant les articles que Clarice aimait, elle s’en souvenait bien, elle avait le souvenir de la gamine qui marchait en prenant les objets avec le regard plus brillant que d’habitude. C’est sans doute pour cela qu’elle trouva relativement rapidement un premier cygne. Derrière un paquet de crayons à colorer. Elle figea sur le coup en avalant difficilement sa salive pour le prendre. On dirait qu’elle était nerveuse à chaque fois qu’elle ne voyait un, c’était un signe qu’elle était vivante et un indice pour la retrouver pour sûr. Elle déplia délicatement le cygne en espérant avoir une adresse, un indice, une rue… n’importe quoi…

‘’Tu me manques.’’

Les mots la prirent en plein cœur, ses lèvres se serrèrent pour contenir l’émotion qui débordait de son cœur. C’était un mélange étrange de tristesse et de bonheur. Elle lui manquait aussi ce petit brin de gamine. Elle porta une main à ses lèvres en sentant son regard s’embuer un peu. La détermination à la retrouver devint encore plus forte. Ça ne devait pas être le seul cygne qu’il avait dans l’endroit. Elle se fit plus rapide pressée dans ses recherches. Suivant la même logique, elle alla dans les sections préférés de Clarice, fouillant plus qu’elle ramassait des choses pour elle-même si le sac du magasin pendait encore au creux de son coude. Elle en trouva un autre… une adresse. Quelques minutes plus tard, elle ne trouva un troisième avec un nom de rue. Et finalement un quatrième avec un autre nom de rue. Avec son butin, elle retourna vers Barry, ses recherches avaient pris un petit moment, mais elle revenait avec ses quatre bouts de papiers bien précieux qu’elle tendait de suite au militaire.

‘’Elle m’a laissé des indices… je pense qu’on a une nouvelle destination. Si ma mémoire géographique n’est pas trop brisée, je pense que ce n’est pas si loin que ça, non?’’

Il avait les deux rues transversales, l’adresse serait utile une fois sur les lieux. Elle semblait encore débordante d’énergie. D’une énergie nouvelle même. Elle avait cette belle détermination dans les yeux. Elle attendit donc que Barry décide de la prochaine étape, après tout, à ses yeux, c'était lui le pro du terrain.
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MessageSujet: Re: Treasure hunt   Ven 16 Fév - 18:43


Treasure hunt
FT. Aby Stanford

Le bon père de famille, l’amoureux tendre et doux et l’homme débordant de gentillesse n’était plus. Barry était devenu Ghost, le spécialiste de l’infiltration et le tueur sans cœur. Le maraudeur avait vécu un dernier élan d’amour, vécu un moment de tendresse exquis en compagnie d’Elliot. Elle avait su tirer des ombres l’homme qui avait été autrefois. Mais un groupe obscur d’assaillants avait osé lui enlever au nez et la barbe. Depuis ce jour l’armurier sillonnait les rues puantes et grouillantes d’une nouvelle forme de mort pour retrouver la brunette. En attendant l’appel de détresse d’Abby, le chien de guerre avait cru avoir retrouvé les agresseurs de l’ancienne lieutenante de police. Il avait fouillé chaque centimètre carré du refuge fortifier, fais prisonnier et torturer un des hommes présents. Mais Elliot n’était pas là. Suivant son crédo, chaque vie devait être soit occis ou bien sauvé, le musculeux blondinet à la barbe de trois jours avait libérer la jeune femme qui lui avait raconté son histoire. Au début le vétéran n’écoutait qu’une oreille celle qui allait s’avérer une véritable pie. Comme avec la majorité des survivants qu’il extirpa de l’horreur de ce nouveau monde, l’armurier les conduisait chez le bon docteur pour que celui-ci les aide à rejoindre une zone sécurisé. Mais au moment où elle parla de la fillette, le briscard de l’apocalypse avait accepté de lui venir en aide. Aux yeux de l’homme, une enfant ne devait pas être seule dans ce monde infernal. Maintenant l’esprit frappeur qu’était le mercenaire suivait maintenant la rouquine dans sa chasse aux trésors. Il devait la prémunir de toute agression et blessure le temps que la survivante soit en sécurité dans un groupe et que l’enfant soit près d’elle. Aucune goule, aucun agresseur de bas étage ne pourra tromper la vigilance de l’ancien agent de terrain. Barry vit Abby les yeux plein d’eau et galvanisé d’un espoir nouveau en découvrant les cygnes de papier.

Sans un bruit, le pas feutré et le corps se mouvant furtivement, Barry la laissa pour l’attendre un peu plus loin. La rousse arriva avec un immense sourire et lui tendit des petits papiers. Tendant une main gantée pour saisir les mots griffonnée par la main de la fillette. Une certaine mélancolie et un fond de tristesse firent une petite apparition dans le regard froid d’azur du mercenaire. Ce que le chien de guerre ne donnerait pas pour avoir un signe de sa Marine, d’avoir un petit mot de ses filles qu’il avait tué délivrer de leurs damnations? Hochant gravement la tête, le musculeux homme dégagea des objets hétéroclites de la table devant lui. D’un geste sûr et d’une économie de mouvement trahissant le statut de vétéran de si nombreux conflits, Barry sortit une carte de la région dans une pochette de plastique. Sa voix douceâtre, laissant brièvement apparaître le père aimant qu’il ait été dans une autre vie, le blondinet parla.

Barry- Elle est très intelligente cette fillette. Elle a éparpillé les informations pour que personne ne trouve son refuge. Ma fi…

Une soudaine douleur noua la gorge du soldat de fortune et il porta sa main à sa tempe comme pour réfléchir en regardant la carte. Mais en vérité le gant de kevlar de combat écrasa une larme de souffrance pour éviter de montrer cette faiblesse. Se ressaisissant, reprenant contenance avec une certaine aisance dut au masque de professionnalisme qu’il venait de se forger, l’éclaireur pointa un bâtiment sur la carte qui semblait avoir du vécu. Plusieurs annotations étaient inscrites en crayon de plomb sur le papier. Des dates, des estimations des présences des hostiles et des fortifications, des planques, des points de ravitaillements camoufler, tout étaient minutieusement reporter par l’esprit combatif et analytique du vétéran. Une voix sûr, franche et surtout forte avaient pris le pas sur sa soudaine détresse.

Barry- Voilà où ça nous conduit. Un édifice du gouvernement. Une sorte de laboratoire qui a été fortifié. Une bonne présence de survivants. Des gardes avec fusils de précisions sur le toit. Une clôture de chantier avec des blocs de béton fait une bonne protection contre les hostiles. Présence possible de pièges dissimulés.

Il releva son regard d’azur qui était devenu froid et calculateur.

Barry- Mademoiselle Stanford. Je ne connais pas le groupe qui réside là. Je crois que vos dons en transmissions pourront nous être utiles pour éviter une approche direct.

Un clin d’œil espiègle surgit de manière surprenante.

Barry- Je crois que vous allez faire une longue distance sur la radio. J’ai un point d’observation tout près du bâtiment et la présence d’hostiles est minime dans ce coin… Alors je propose une progression directe vers la cachette et on évalue la situation pendant deux heures. Ensuite la radio si les risques sont acceptables.

De nouveau les traits harmonieux du soldat d’élite se transformèrent en robustesse et dureté qu’exige l’état de concentration qu’il venait de plonger. Ses sens étaient devenus ceux du briscard, analytique et combattifs à l’extrême. Barry était devenu un roc de calme et de stabilité. Patiemment il attendit que la rouquine soit prête et silencieux comme la mort il prit les devant pour reconnaître le chemin. Il progressait rapidement, d’une furtivité à toute épreuve que même les goules ne savait que le maraudeur était là seulement lorsque sa lame de trente centimètres tranchaient les fils répugnants qui les maintenant dans une non-vie. L’ancien militaire dû faire usage de son arme de poing doté d’un silencieux à deux reprises en couvrant l’avancé de la civile sous sa garde. Bientôt un immeuble à bureau apparut à l’horizon et l’éclaireur fit signe à sa protégée de ravir l’escalier de secours. Bientôt ils furent au dernier étage dans le bureau d’un président de compagnie dont le cadavre était évaché derrière du bureau de sa secrétaire. Il s’assit alors sur le coin du bureau et laissa la chaise de direction à la jeune femme si vivante. Un air moqueur dans son regard d’azur glacé, le chien de guerre parla avec un rire dans la voix.

Barry- Voilà pour vous colonel. On patiente et on observe. Je me doute que vous n’allez pas être silencieuse donc je vais vous écouter. Je peux savoir comment vous avez rencontré l’enfant?

Il prit un crayon dans sa main et commença à noter sur une feuille ce que son esprit analytique relevait sur le refuge et les mouvements…


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MessageSujet: Re: Treasure hunt   Dim 25 Fév - 21:07
Abby n’avait fait que survivre depuis le début de tout ça. Utilisant ses talents pour un bien ou un mal, tant que ça lui permettait de ne pas se faire dévorer. Ce n’était pas le comportement le plus louable. Elle voulait vivre même si ce n’était pas la peur qui armait ses gestes, mais un instinct de survie puissant. Elle n’allait pas céder au désespoir. D’autant plus qu’elle rêvait d’avoir des nouvelles de sa sœur et ses nièces. Ça, c’était la chose qui lui faisait le plus peur. Ainsi, dans cet état d’esprit et considérant le groupe dans lequel elle était, elle ne s’était pas attachée vraiment à d’autres personnes que Clarice. Et niveau discussion, on s’entend que Clarice n’était pas très bavarde, elle avait bien subi le blabla incessant d’Abby. En théorie, Barry n’était pas le plus bavard non plus, mais dans ses temps troubles et dans le contexte actuel, il était ce qui se rapprochait le plus d’un ami. Il l’aidait par choix et au final c’était plus elle qui avait besoin de ses talents que l’inverse. Ne pas avoir eu de talent du tout, elle serait déjà morte et elle en avait plus que conscience. Et en ce moment, sans Barry, elle n’aurait sans doute pas eu la possibilité de retrouver Clarice. Malgré son masque froid et distant, pour elle, Barry restait une bonne personne.

Elle revint avec ses précieux indices vers le militaire pour établir l’endroit où se trouvait le lieu indiqué par Clarice ainsi que de voir ce qu’allait être la plan d’action. Elle vit peut-être ce changement dans ses yeux, mais elle ne commenta pas. Abby ne voudrait pas le plonger dans des souvenirs douloureux et comme elle ne le savait pas très loquace, elel ne le forcerait pas à discuter. De toute façon, il se mit rapidement à réagir en repoussant des objets de la table près d’eux en étalant une carte qui semblait des plus utiles. La rouquine se pencha un peu vers cette dernière en l’observant longuement, intriguée par les différentes inscriptions. Son regard quitta rapidement la carte quand il parla. Un autre moment où il quittait le militaire qu’il était pour redevenir l’homme. Elle eut un élan de compassion pour lui. Fille, c’est ce qu’il avait dit. Elle voulut faire un geste pour montrer sa compréhension, mais elle n’osa pas, encore une fois. Préférant serrer ses lèvres et se taire comme elle le faisait rarement dernièrement. Les yeux clairs d’Abby suivirent alors les indications que lui montrait Barry. Elle hochera la tête lentement à ses mots, son regard revenant vers lui en ayant un petit sourire à son clin d’œil. Oui, dans une autre vie, il avait dû être une personne bien.

‘’Ça me semble un très bon plan. De toute façon je te suis. Moi, mon truc c’est la radio alors… (Elle hochera les épaules en se redressant de la carte.) Et on peut s’entendre encore pour que tu me tutoies? Vraiment, ça me vieillit de 20 ans…’’

Bah quoi? Elle le tutoyait sans gêne elle après tout. Elle ne voulait pas se faire vouvoyer, pas à ce point quand même. Elle devait lui avoir dit des dizaines de fois de la tutoyer. Après ses mots, elle se prépara alors pour se rendre à la cachette qu’il avait dit être près du nouvel endroit où vivait Clarice. L’idée de la retrouver ou du moins… de savoir son sort rapidement la rendait un peu nerveuse. C’était si près qu’elle devait maintenant se préparer réellement à n’importe quelle éventualité. Elle espérait grandement qu’elle était en sécurité, dans un groupe plus aimant. C’est donc dans un silence qui montrait ses réflexions qu’elle rangea bien le sac avec les surprises pour Clarice, qu’elle s’assura de tout avoir au bon endroit pour suivre Barry. Les expéditions comme ça la rendaient anxieuse, mais elle apprenait vite et elle ressortait son sens analytique et minutieuse pour s’assurer d’être bien prête. Barry pouvait bien voir lors de leur déplacement que chaque fois qu’elle arrivait à tuer définitivement un mort, il avait un sourire un peu fier et un éclat dans ses yeux. Pas une fierté pour ses talents, mais elle se disait que ça restait quand même un mort de moins qui n’allait pas dévorer des gens. C’était un petit pas, mais c’était tout de même ça, ses pensées positives l’aidaient en pensant ainsi. C’était plus rassurant de se dire cela après tout.

Une fois à la cachette, au dernier étage, son regard parcoura l’endroit, curieuse. Hm. C’était chaleureux avec ce cadavre définitivement mort, mais la réalité était que cela ne dérangeait pas vraiment Abby. Elle se dirigea vers la chaise devinant que le militaire lui laissait volontairement. Elle eut un soupir de soulagement une fois bien assise. Bon, ça allait bientôt être l’heure… La rouquine avait bien l’impression que ça serait les deux heures les plus longues de sa vie. C’était dramatique dit comme ça, sauf que pour la Technicienne, c’était la réalité. À ses mots, un sourire vint naître sur ses lèvres douces.

‘’J’aime bien, Colonel. Ça me va plutôt bien je trouve. (Elle avait un sourire espiègle aux lèvres. Elle observa quelques secondes Barry avant de commencer son histoire, lentement.) J’étais dans un groupe qui n’était pas… le meilleur disons… qui survivait plus sur l’existence des autres groupes que sur une pratique plus humaine. Je ne suis pas fière d’avoir été dans ce groupe… (Elle se détourna alors, pivotant la chaise vers la fenêtre pour regarder vers le laboratoire) C’était malsain, mais j’étais à l’abri si on veut parce que je savais utiliser les radios efficacement, c’est seulement pour ça qu’on ne m’a pas tué. Aucune bouche ne devait être de trop à nourrir. (Abby se sentait s’emporter dans son histoire, comme si ça faisait du bien de pouvoir au moins en parler un peu, de se livrer sans gêne ou presque) Clarice était la fille du chef de groupe et avant son arrivée, je ne faisais que survivre… mais cet homme n’était pas gentil avec elle. (Elle soupira longuement, cela la replongeait dans des souvenirs douloureux) Il l’a séquestré et battue… elle me rappelait tellement mes nièces que je ne pouvais pas le supporter… J’ai fini par la sauver un soir et nous sommes partis toutes les deux. (Elle retourna son regard vers Barry) Elle ne parle pas Clarice…et je suis certaine que c’est la faute de son père. Elle a fini par m’écrire après quelques jours seulement… Quand nous nous avons été séparées… il n’avait rien d’autres qui comptait que de la retrouver. Ça faisait des semaines, des mois que j’étais enfermé là-bas quand tu m’as trouvé.’’

Une vraie pie. Pourtant, c’était plus calme comment elle parlait. Elle vidait son âme en ce moment, comme elle ne l’avait sans doute jamais fait depuis le début. Son regard semblait s’embuer de larmes et pourtant, elle força un petit sourire en passant ses doigts sous ses yeux, comme pour se retenir de pleurer et elle rajouta avec un nouveau brin d’énergie.

‘’Bon alors… au moins ça passe le temps, non?’’
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MessageSujet: Re: Treasure hunt   Jeu 1 Mar - 22:03


Treasure hunt
FT. Aby StanfordTout en laissant son regard d’azur glaciale se focaliser sur la ronde du garde armé sur le toit du supposé refuge de la fillette, le maraudeur écouta les paroles hésitantes de la rouquine. Une survie ardue, l’espoir d’avoir rejoint un groupe et la compréhension abrupte que ces gens n’étaient que la lie de l’humanité. La noblesse de s’occuper d’une enfant traumatiser par une ordure qui l’avait engendré. La culpabilité d’avoir été le la cause du meurtre de bien des gens piéger par un appel radio frauduleux. Mais au travers du flot de paroles, le militaire comprit aussi le soulagement de se vider le cœur et de pouvoir avoir une oreille compatissante à se confier. Voyant les quelques diamants salé qui menaçaient de briser la digue des paupières de la jeune femme, le briscard farfouilla dans une des poches de sa veste tactique. La main gantée extirpa un mouchoir d’une blancheur spectrale ayant comme initiale A.W. Un sourire compatissant et doux écorcha les lippes charnues de l’éclaireur à la mine patibulaire alors qu’il tendit le morceau de tissus avec une sollicitude réelle. Un instant où l’homme d’autrefois put émerger de l’armure de pierre du soldat d’élite. Au même moment une photo plastifiée tomba de la même poche. L’image des quatre visages souriants figer par le temps virevolta gracieusement et par un coup du destin se déposa tout près de la main de la jeune femme. Le ton autrefois autoritaire et direct fut remplacer par un murmure rempli de compassion et d’une douceur surprenante.

Barry- Le mouchoir vient d’Alair. Il m’oblige à en prendre un pour faire, selon lui, le dernier acte de galanterie qu’on peut tendre envers une dame… Vous… Tu peux le garder le vieux rosbif va m’en refiler un autre. Il doit en avoir une centaine.

C’est alors que le regard d’azur glaciale mais si pur du blondinet s’accrocha au portrait de famille tomber sur le bureau. Devant l’air inquisiteur de la rouquine qui venait de prendre la scène heureuse immortalisée dans le temps et l’espace dans sa main, le militaire souleva ses épaules massives. Reportant son regard vers le bâtiment dont le garde semblait s’ennuyer ferme, le musculeux homme soupira avec douceur. Un sourire mélancolique sur ses lippes charnues, le regard perdu dans des scènes que seul l’éclaireur pouvait entrevoir, la voix douceâtre et triste du vétéran s’éleva dans les airs.

Barry- C’était ma famille… Kathy ma femme et mes filles Moira et Bess. C’était à la fête de Moira et nous avons été à la fête foraine… C’est la dernière fois que je les ai vus vivantes… Le jour après j’étais dépêcher près de mon unité pour aller au Moyen-Orient.


Tendant la main pour récupérer son bien, le chien de guerre laissa rouler son pouce sur les visages rayonnants des fillettes avec une affection d’un père envers ses enfants. Il continua tout de même son monologue d’un passé que peu de gens connaissait l’existence.

Barry- Nous devions extraire un scientifique prisonnier d’un groupe de terroriste… À la place de soldats fanatiques, il y avait que ces charognards… Nous n’étions pas prêts et sur mon escouade de douze, seulement quatre s’en sont sorti… Un qui fut placer en isolement car il était mordu…


Replaçant la photographie dans sa poche, le militaire passa ensuite sa main dans sa chevelure blonde. Ses traits se durcirent, signifiant que la suite sera douloureuse pour lui.

Barry- Nous avons été les premiers en contact avec le virus… Si j’avais pu le contenir, les infectés n’auraient pas débarqué aux États-Unis… J’ai pu revenir à la maison, mais le quartier si calme que j’habitais était devenu à feu et en sang… Ma famille…

Une larme solitaire roula sur la joue du soldat de fortune, glissant dans sa barbe de trois jours et s’écrasa dans l’encolure de sa veste tactique.

Barry- Trois coups de feu et l’homme que j’étais à disparu avec mes raisons de vivre… J’ai voulu me suicider, mais je n’ai pu commettre ce geste… Depuis lors je vadrouille un peu partout, aidant les gens qui le méritent et tuant le maximum de ces infectés… Comme Alair et toi… Aussi je recherche une certaine Elliot… Elle a été kidnapper et je vais tourner chaque caillou de la terre pour la retrouver…

Les derniers mots résonnaient d’un amour et d’une tendresse profonde. Il ne fallait faire qu’un pas pour comprendre que cette jeune femme était devenue le dernier éclat de lumière dans la noirceur du mercenaire. Le soldat d’élite pivota un peu la tête pour ancrer son regard froid et calculateur dans ceux de la rouquine.

Barry- Je sais que tu as fait des choses moches pour survivre… Mais je sens que tu es une bonne personne… Si tu aurais tombé avec Alair ou d’autre gens bien ou lieu de se ramassis de coupe-jarret, je sais que tu aurais pu les aider… Maintenant tu vas avoir une seconde chance alors saisis-là.

Décrochant sa radio portatif de sa veste de combat, le musculeux homme tendit l’appareil de communication à la jeune femme. Il fit un petit clin d’œil presque amical et dit de son ton autoritaire et démontrant sa force de caractère.

Barry- Je crois que tu peux appeler le groupe… Je te couvre et si tu as un problème juste à m’appeler je vais aller te chercher…




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