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 On another love, all my tears have been used up [Eliam]
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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Mar 13 Fév - 21:40
Pour la millième fois au moins, Will se sentit obligé de faire rouler ses yeux dans leurs orbites à une nouvelle liste de bêtises plus grosses les unes que les autres. Une chance pour Elias qu'il l'aimait sincèrement et aussi qu'il ne soit pas totalement sobre non plus, sinon autant dire qu'il aurait pu se montrer beaucoup moins sympathique. Voilà exactement pourquoi Will était un petit con arrogant, moqueur et désagréable, le genre de type à attaquer de la manière la plus détestable qui soit au lieu de laisser une chance aux autres. Pour tous ces stéréotypes crétins dont on abreuvait le peuple sur tout et rien. « Tu réalises bien que tout le concept d'être gay, c'est justement de ne pas se conformer à l'habituel schéma homme-femme, hm ? » demanda-t-il, se retenant très difficilement de se changer immédiatement en casse-pied. Il savait bien que l'alcool n'aidait pas non plus Elias à faire attention à ses mots et qu'il ne cherchait qu'à prouver un point parfaitement compréhensible en disant toutes ces bêtises. Mais ça n'en restait pas moins agaçant et maintenant que le monde ne tournait plus rond, Will caressait l'espoir, vain, de pouvoir aussi oublier les stéréotypes et les jugements. Mais puisque, comme le faisait si bien remarquer Elias, il était encore un « bébé » dans tout cela, la lourde tâche de l'éduquer revenait indubitablement à Will. « Je laisse passer pour cette fois, parce que tu as trop bu et que tu ne sais pas ce que tu dis, mais à l'avenir laisse les clichés à la porte. » souffla-t-il, toujours très calme, toujours souriant et le ton léger et moqueur. « Les crétins en dehors de cette maison peuvent bien penser ce qu'ils veulent, toi et moi, on est pas un couple gay dans une série télé pour ado, seulement deux personnes amoureuses l'une de l'autre et il n'y a pas de règles ni de clichés là-dessus. Alors j'ai le droit de t'en vouloir si j'ai envie quand tu te tortures pour des bêtises de ce genre. Heureusement pour toi, ça me fait trop marrer pour que je t'en tiennes rigueur. »

Son sourire s'agrandit un peu, avant qu'il ne se penche légèrement pour retrouver ses lèvres. Il n'allait pas s'énerver pour tout ça, ça ne servait vraiment à rien et il ne croyait pas Elias assez coincé pour penser réellement les bêtises qui pouvaient encore s'égarer dans son esprit après des années de formatage médiatique. Pas après ce qu'ils avaient fait ensemble, en tout cas, ce qui n'aurait jamais été possible si ça avait été réellement son opinion sur le sujet. Et puis, il y avait un autre problème bien plus important qui persistait aux yeux de Will actuellement. Un problème qui se faisait bien plus tangible maintenant qu'ils étaient collés l'un contre l'autre, et qui l'amusait davantage. Ses doigts descendirent lentement sur le dos nu d'Elias alors que ses lèvres glissaient contre sa mâchoire au même rythme. Il ne forcerait rien du tout, mais il avait bien le droit de s'amuser un peu, non ? De pousser un peu. Pas sa faute s'il aimait à ce point la version alcoolisée du soldat, sans filtre, sans retenue et beaucoup plus facile à manipuler. Ça restait gentillet, sans mauvaise intention derrière. « Je préfère largement que tu arrêtes de penser à tous ces préjugés stupides et que tu continues de penser à moi, à mon corps entièrement à ta merci... » souffla-t-il à son oreille, profitant qu'Elias ne le voit pas pour étirer un sourire satisfait. « Même si, je te l'ai dit, je ne suis pas un homme facile. Tu vas devoir te montrer un peu plus convaincant si tu veux parvenir à tes fins. J'accepte la possibilité, maintenant à toi de te débrouiller pour l'amener. » Il irait sûrement brûler en Enfer un de ces jours, à force de jouer à ce petit jeu, surtout que ça n'était pas très sympa de laisser Elias ramer ainsi et de l'encourager en plus, en admettant clairement qu'il prenait plaisir à le voir lutter pour se contenir. Mais tellement satisfaisant aussi.

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Mar 13 Fév - 22:20
Ouais je me doutais bien que c’était ne pas répondre aux critères habituels d’homme femme, mais bon quand même, c’était dans l’inconscient collectif je pouvais rien y faire non ? Enfin j’étais obligé d’en parler non ? « Ouais mais je parle des autres ! Des méchants ! », soufflais-je à moitié comme un gosse voulant exprimer une idée. Mais il ne me sermonnerait pas plus pour ce soir. J’avais en effet trop bu, je n’avais pas de frein, mais j’essayerais de me rappeler de ne plus parler de cliché, si j’arrivais à me rappeler de tout ça demain. La suite, j’aurais carrément pu l’épouser pour ça. On était deux personnes amoureuses, sans règles ni clichés, du coup il avait le droit de m’en vouloir si je me torturais pour des bêtises, mais pour le moment, il semblait préférer en rire. Bon en même temps, clairement, je savais pas comment le prendre autrement moi. J’étais un peu au bout de ma vie. Alors, lorsqu’il m’embrassa, je profitais du répit pour essayé de reprendre le dessus, sauf que bien rapidement ses lèvres dérivèrent et ses mains aussi et ses mots aussi, fermant les yeux et pinçant mes lèvres, un frisson de plus me parcourus le corps alors qu’il affirmait ne pas être un homme facile, affirmant que j’allais devoir me montrer un peu plus convaincant et que si il acceptait l’idée, c’était à moi de me débrouiller pour y arriver. Il allait me rendre fou et il le savait. « Arrêtes d’en parler, j’ai déjà un million d’image de toi, de ta peau sous mes doigts, de ton souffle contre le mien, de tes jambes contre… Re concentres toi Elias… », soufflais-je un peu fiévreux alors que je secouais la tête. Si il me poussait trop loin j’allais devenir fou, clairement…

Et ce fut en quelque sorte le cas lorsque qu’une de mes accrochait son t-shirt pour l’attirer à moi, pour l’embrasser alors que je dépliais les jambes pour repousser le canapé d’un coup sec, pour l’éloigner, simplement pour que je puisse me redresser sans quitter ses lèvres avant de l’allonger sur le sol, rencontrant un nouveau problème lorsque mon bassin rencontra le sien et que malgré le tissus, sentir quoi que ce soit presser l’expression de ce désir était déjà de trop. « Je suis bourré, je veux pas être bourré pour ça, je vais faire n’importe quoi, j’ai pas envie de faire n’importe quoi… », murmurais-je contre lui alors qu’une main glissait le long de son corps pour remonter légèrement sa cuisse, pour me sentir légèrement prisonnier de son corps alors que mon visage glissait dans son cou pour le couvrir d’attention, alors que mon bassin bougeait lentement contre le sien jusqu’à me pousser au supplice. Seul. J’allais me bruler les ailes seul. La pression se fit plus forte, l’envie aussi, si ça ne tenait qu’à moi ca serait fait comme ça, mais là. « Je peux pas, je peux pas, je peux pas. », me redressant alors je quittais son corps jusqu’à me lever, sautillant légèrement avant d’appuyé mes mains sur mes genoux et de reprendre clairement en souffrance, « Pourquoi j’ai bu ?! Putain. Je peux pas faire ça comme ça, pas pour la première fois de moi, pour la première fois de nous comme ça, genre non, c’est évident que ça doit être spéciale, comme quand on a couché ensemble, comme quand on a couché ensemble de face, genre… Ah… Pourquoi t’es aussi… ARG ! », ça faisait mal en plus cette connerie. Mais c’était vrai, je voulais pas être par terre, je doutais d’ailleurs que lui l’apprécie. Je dis pas quand c’était lui au commande je m’en fichais un peu de là ou nous étions, j’étais plus à ça. C’était lui, et moi. Mais là c’était… Un cap dans mon avancé, dans notre avancé, c’était pas à faire à l’arrache sur le sol, surtout que là, j’étais pas bien sur de tenir. Soufflant bruyamment, je devais penser à un truc moche pour que ça parte, mais là, franchement… « Te marres pas ! Tu me diras merci d’avoir été romantique ! Attends quoi… Aaaaah t’as vu t’es partout dans moi ! Dans mon cerveau, dans mon coeur, dans mon… Enfin là aussi ! », il fallait que je fasse un truc là, j’allais vraiment exploser. « Mais te marres pas, je vais y arriver, et à ce moment là tu comprendras ce que je vis là maintenant, genre toi aussi tu seras tellement excité par moi que tu auras du mal à le cacher ! Et bein ce jour là… Ne bois pas comme un trou ! C’est pire ! », me redressant alors, je fermais les yeux, réalisant que les mouvement et la pression du jean rendait le tout bien plus difficile.  

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Mar 13 Fév - 23:15
Se mordant la lèvre, une fois de plus, pour retenir un rire, Will permit à ses doigts de repartir dans l'autre sens et de remonter avec douceur le long de la colonne vertébrale du soldat en écoutant d'une oreille attentive la petite lutte pas très convaincante qui s'élevait. Ça lui rappelait les jours anciens où il devait encore pousser pour qu'Elias se laisse aller et accepte d'assumer ses désirs, même s'il réalisait tristement que ce serait probablement la dernière fois qu'ils seraient confrontés à cette situation une fois cette dernière étape franchie. Il n'eut, hélas, pas le temps de regretter plus que cela qu'Elias se jetait soudainement sur lui, lui volant toute chance de former une pensée cohérente. Son dos rencontra rapidement le sol, trop peu de temps après qu'il ait eu l'occasion de comprendre ce qui se passait, mais son sourire revint rapidement. Il comprenait l'idée et, sans se sentir vraiment coupable, l'une de ses mains encercla la taille du soldat, appuyant volontairement les mouvements de son bassin. Ils jouaient avec le feu là, l'un comme l'autre et la chaleur qui en résultait, se dispersant dans les veines de Will, était trop agréable pour qu'il ait envie de laisser tomber maintenant. Malheureusement, Elias n'était pas aussi facile à convaincre non plus et après avoir affirmé plusieurs fois qu'il ne pouvait pas, il s'éloigna si brusquement que le jeune homme en eut presque un frisson. Rouvrant les yeux, en réalisant seulement qu'il les avait fermé, il le chercha et se redressa à son tour, appuyant les paumes de ses mains sur le tapis.

Et de nouveau, il eut droit à un petit monologue survolté, presque incohérent, profondément amusant et peut-être un peu désespérant aussi. En fait, peu à peu, Will commençait peut-être à se sentir légèrement coupable. Pas beaucoup, pas assez pour s'arrêter de s'en amuser réellement, mais Elias lui semblait traverser une telle souffrance qu'il lui laissa tout le temps de relâcher la pression, sans essayer de l'interrompre ou de le démentir. Il riait doucement, levait les yeux au ciel, mais attendit patiemment que le silence ne revienne pour se lever à son tour, s'approchant légèrement d'Elias en prenant soin de laisser une distance de sécurité et de lever ses deux mains à hauteur de sa poitrine, comme s'il voulait lui prouver qu'il ne ferait rien de regrettable. « Ne me fais pas des promesses si tu n'es pas sûr de pouvoir les tenir. » souffla-t-il, essayant de ravaler son sourire. « Je vais m'approcher, maintenant. Reste calme, je veux voir ce que ça donne quand tu essayes d'être romantique et de me rendre fou, alors je ne tenterais plus rien pour te détourner du droit chemin ce soir. C'est promis. » Il souffla un instant pour s'empêcher de rire de nouveau, retrouver un peu son calme et s'approcha finalement, s'arrêtant tout de même avant d'être trop prêt pour prendre la main d'Elias dans la sienne. Il lui lança un regard, comme s'il attendait un genre de confirmation et tira doucement sur la main du soldat alors qu'il s'éloignait du salon, non sans avoir récupéré la bouteille au passage. Il passa devant la table pour arrêter la musique, sans prendre la peine de ranger quoi que ce soit ou d'éteindre le téléphone, reprenant rapidement sa route pour rejoindre la chambre à l'étage.

Ne prenant même pas la peine d'allumer la lumière, dès que la porte fut refermée derrière eux, ses mains filèrent directement se débattre pour ouvrir le pantalon du soldat, l'en débarrassant rapidement avant d'effleurer légèrement le renflement de son boxer. « C'est ma faute si t'es dans cet état, alors permets-moi de te soulager pour me faire pardonner. » souffla-t-il, repoussant doucement Elias vers le lit. Il posa la bouteille sur le sol, avant de s'agenouiller à côté, sans rien ajouter. Il s'était assez amusé pour la soirée, il pouvait bien participer à éteindre le feu qu'il avait allumé. Même si ça avait commencé avant qu'il ne fasse quoi que ce soit. Et que ce ne serait sans doute pas suffisant pour calmer réellement les ardeurs du soldat. Plus maintenant que l'envie de plus s'était installée, il était bien placé pour le savoir.

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Mar 13 Fév - 23:41
Il devait rester à distance si il voulait que je me calme, pourtant après un moment, il finit par se lever, par me rejoindre avant de montrer pattes blanche, me demandant de ne pas faire de promesses que je ne pouvais pas tenir avant de s’approcher, de m’inviter à rester calme, en parlant du fait qu’il était sans doute curieux de me voir essayer d’être romantique et le rendre fou. Tous ça c’était du détail, ce qui m’importait c’était qu’il allait plus jouer pour ce soir. Hôchant la tête, je le suivais dans la maison, ma main dans la sienne alors qu’il nous faisait monter à l’étage après avoir éteint la musique et prit la bouteille. Prenant rapidement la direction de la chambre, il ne perdit pas plus de temps, s’attaquant à mon pantalon avant que je ne réagisse, « Mais… », il avait dit qu’il allait rester sage. Enfin du moins il n’allait pas me pousser à m’occuper de lui mais bien de moi. J’étais de toute façon trop alcoolisé pour lutter et c’est sans grande résistance que je finis sur le lit. Il n’avait pas eu non plus besoin d’insister très longtemps, mais la finalité semblait m’avoir autant épuisé qu’un marathon à en voir comment je venais de peiner à me glisser sous la couette après qu’il m’est délivré. J’étais à bout là, l’énergie qui me tenait debout commençant à partir alors qu’après un long silence, je soufflais en pleine souffrance visiblement, « J’arriverais jamais à aller travailler demain je crois. Tu soutiens mon témoignage si jamais je me fais porter malade ? », déjà rien que l’idée de devoir bouger, l’idée de devoir imaginer me lever demain m’épuisé. Et j’allais devoir me trainer jusqu’à chez Logan pour ça ? J’espérais qu’il n’irait pas m’envoyer à l’infirmerie pour ça… Bon, on y était pas encore, mais quand même. Je doutais d’être en état de protéger qui que ce soit là.

Un autre truc auquel je n’avais pas douté, c’était être tranquille après ça, mais si l’épuisement de mon corps me faisait rester calme, l’idée restait là quelque part. C’était normal de ressentir les choses ainsi ? Franchement ? Comme c’était normal qu’il ait prit la bouteille ? Il allait se tuer non ? « Pourquoi je suis bourré avant toi alors que toi t’as pas de gras et moi si ! », l’alcool jouait sur la composition et Will était pas bien gros encore. Ok j’avais perdu, mais je restais plus épais, certes j’avais plus de muscle que de gras, mais je devais pas être si facilement à l’ouest. Encore une fois la journée avait été rude, aussi bien dehors qu’ici, et à bien y réfléchir, j’étais pas certain d’avoir mangé. J’avais pas faim aussi, un autre truc qui allait bien m’aider à me lever demain. J’allais mourir, mais en même temps, pour le moment, j’avais toujours le même sourire débile sur le visage, comme si mon cerveau prenait tout comme une bonne nouvelle. « Avoues tu vas me faire boire plus souvent ? », vu que je satisfaisais ca curiosité avec une simplicité plus déconcertante que d’habitude. J’avais même l’impression qu’il était sobre lui. C’était blasant, comment vouliez-vous que je lutte, c’était impossible. J’étais sur que son corps était en train de synthétisé l’alcool pour en faire des neurones alors que les miennes elles se noyaient dans la tequila. Boire moins vite, et moins. Je l’avais déjà dit avec Logan, mais j’avais visiblement pas encore comprit.

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Mer 14 Fév - 11:19
Sourire satisfait aux lèvres, Will regarda Elias s'éloigner et se glisser sous la couverture après avoir subi ses assauts sans essayer de résister. Il se releva à son tour, attrapant la bouteille au passage pour s'offrir ce qui serait sans doute sa dernière tournée pour ce soir. Le lendemain allait être douloureux, oui... Mais Will n'ayant aucune réelle obligation, il n'en avait rien à faire et se contenta d'offrir un léger rire en éloignant la bouteille de ses lèvres. « Je ferais de mon mieux. » affirma-t-il à Elias qui lui demandait de témoigner en sa faveur s'il ne parvenait pas à aller bosser. Difficile de promettre qu'il ne finirait pas par dire des conneries plus grosses que lui, mais l'intention prévalait, n'est-ce pas ? Légèrement vacillant, le jeune homme contourna le lit, se délestant avec quelques difficultés de ses vêtements sur le chemin, pour venir se glisser aux côtés du soldat, déposant la bouteille sur sa table de chevet légèrement désespéré par cette idée et se tourna pour faire face à l'homme et lui offrir un nouveau sourire. « T'as du gras, toi ? » s'étonna-t-il en arquant un sourcil. Il voulait bien le croire, mais il ne l'avait jamais vu en tout cas. « Et je ne suis pas totalement sobre non plus, va. C'est juste que t'es parti trop loin pour y faire attention. » L'ivresse d'Elias le poussait, étonnement, à se montrer plus calme, mais l'euphorie était bien là, le filtre légèrement flou aussi et la chaleur dans ses veines le faisait se sentir bien, si bien. Il n'avait juste pas l'occasion de le montrer vraiment, profiter de l'occasion pour faire parler le soldat était bien plus appréciable et pour ça il fallait qu'il conserve un minimum ses moyens. « Je vais te faire boire chaque fois que j'en aurais l'occasion. Ou chaque fois que j'aurais envie de te demander quelque chose. Ou de profiter de toi ou de t'entendre me réciter de la poésie, m'avouer que tu m'aimes et me dévoiler chacune des pensées qui te passent par la tête... Oui, en fait, prépare-toi à devenir alcoolique. »

Un nouveau rire accompagna ce projet avant que Will ne s'approche un peu plus. Sa main se posa sur les reins du soldat et il le pressa assez brusquement contre lui, laissant à leurs corps une nouvelle occasion de se rencontrer, à l'imagination d'Elias de s'enflammer un peu. Il avait promis, certes, mais bon... Il n'y pouvait rien, cette information tournait en boucle dans son propre crâne et ne le laissait décidément pas indifférent non plus. Et de sentir la peau d'Elias brûler contre la sienne, sa poitrine se soulever au rythme indécent auquel battait son cœur, son souffle caresser son visage... Il aimait tout ça, se sentir comme ça, impatient et fiévreux, même s'il fallait le cacher derrière un air supérieur de petit crétin arrogant et un peu cruel. « Quand est-ce que tu as eu le temps de lire Roméo et Juliette ? Surtout sans que je ne le remarque. » demanda-t-il comme il aurait envoyé une nouvelle pique, son nez effleurant légèrement celui du soldat. Ses lèvres filèrent sur sa joue, caressant sa peau avec douceur, jusqu'à ce qu'il ne s'éloigne soudainement en inspirant profondément. « Désolé. » souffla-t-il. Il avait promis d'être sage, de ne pas insister et il pouvait bien y arriver.

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Mer 14 Fév - 12:02
Bon en gros il allait me balancer dès qu’on viendrait ici pour savoir pourquoi j’étais pas là ? Car avant de prévenir Logan, il fallait déjà que je me lève non ? Et ça déjà, j’étais pas certain d’y arriver, soyons clair, « Collabo… », soufflais-je en guise de simple réponse avant de me plaindre de son état par rapport au mieux. J’étais plus épais que lui, soyons clair, alors pourquoi ?! Il s’interrogea sur la présence de gras et sans vraiment réfléchir, je répondis d’une façon à contrer mon propre précédent argument, « Comment tu voudrais que j’ai du gras en faisant autant de cardio ici ? », nouvelle preuve que je n’étais pas vraiment moi-même. Quoi qu’il en soit il n’était pas sobre ? Sérieusement ? Ok j’étais loin d’être sur la même planète mais quand même. Je ne pensais pas à ce point. Tant pis en quelque sorte, ça m’apprendra à boire trop. Ce qui n’était pas dans ses plans, il voulait me faire boire dès qu’il le pourrait, ou dès qu’il aurait quelque chose à me demander, pour profiter de moi, ou m’entendre réciter de la poésie, pour que je lui avoue que je l’aime, pour que je lui exprime tout ce qui me passait par la tête, riant légèrement, j’avais l’impression que de base je répondais un peu aux critères, mais il ne me laissa pas plus de temps pour réfléchir. S’approchant à nouveau, jusqu’à presser son corps contre le mien avec une certaine fièvres qui me fit déjà perdre pieds. Mes mains se posant déjà sur lui tandis que mon souffle perdait en longueur, sa question eut du mal à trouver son chemin dans mon esprit, d’autant plus lorsqu’il glissa ses lèvres le long de mon visage. Ce fut son éloignement qui me fit cligner des yeux pour reprendre, pour tenter de me ressaisir alors qu’il s’excusait et que je sentais mon corps s’enflammer à nouveau. Sérieusement ? Heureusement que j’étais fatigué et bourré, sinon j’aurais pu être à nouveau d’attaque sans le vouloir. « Tu travail en ce moment, et il manque un livre en bas qui est sous le lit… Du coup j’avais juste à le poser quand tu revenais dans la chambre… », soufflais-je en me redressant conscient sans l’être que la suite ne serait pas décidé par moi, enfin pas exactement par moi.

M’approchant de lui, je me glissais entre ses jambes, retrouvant ses lèvres alors que mes mains glissaient sur son torse, jusqu’à son bassin. M’y accrochant, je le tirais un peu plus bas, doucement, certes, mais je le positionnais de façon à ce que nos bassins se rencontre à nouveau, de façon à ce que mes mains puisse glisser sur ses jambes, sur sa peau, mes doigts s’accrochant à l’occasion sur son boxer pour le tirer légèrement, alors que mes lèvres dessinaient des arabesques de feu dans son cou, alors que je bougeais lentement entre ses jambes, roulant mon bassin contre le sien alors que la fièvres grandissait. J’avais beaucoup trop envie de lui, j’aimais beaucoup trop son corps. Et il avait refait le con. Glissant mes mains sur son corps, je glissais ma main sur sa nuque, l’attirant à nouveau contre mes lèvres alors que je me faisais plus pressant, un peu plus brusque aussi alors qu’un orage semblait s’être décidé à secouer mon corps. J’étais pas violent, loin de là, j’était juste paralysé par le feu que son corps alimentait, lui rendant ses lèvres, je retrouvais son cou, le mordant légèrement je soufflais, « Comment t’as fait pour tenir sérieusement ? », caressant sa mâchoire du bout du nez, je l’embrassais plus chastement encore alors que je reprenais, « T’avais dit quoi au sujet des promesses qu’on est pas sur de pouvoir tenir ? », je parlais bien de lui. Si encore l’idée m’avait traversé l’esprit sans contact, ok, mais là, c’était ce qui s’était passé tout à l’heure qui m’avait provoquer cette envie, alors forcement… Je ne pouvais pas rester aussi calme que je l’aurais voulu. Et tout aussi bourré puisse-je t’être, ça, je doutais que ça passe aussi vite. Et il n’aurait clairement pas besoin de me faire boire pour profiter de ça.

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Mer 14 Fév - 13:12
N'importe quel autre soir, Will aurait certainement beaucoup, beaucoup, beaucoup apprécié l'aveu d'Elias sur comment il s'était retrouvé à lire du Shakespeare en secret. Il aurait accepté cette information avec plaisir et aurait trouvé un million de manières différentes de s'en servir contre le soldat jusqu'à l'agacer sérieusement, probablement. Mais là, cet aveu lui passa presque complètement au-dessus, alors que sa respiration peinait à retrouver un rythme convenable et qu'il n'essayait même plus de faire semblant de vouloir détacher son regard des lèvres d'Elias. Aucune réponse moqueuse ou intelligente ne lui vint et il perdit l'occasion de faire le malin au bout de quelques secondes à peine, jusqu'à ce que le soldat ne se jette sur lui de nouveau. Il ne pouvait même pas prétendre en être étonné, malgré le frisson qui secoua son corps à ce contact. Ses jambes se pressèrent presque contre son grès contre la taille d'Elias, ses mains dans son dos dans l'espoir de le rapprocher davantage bien que ce soit probablement impossible à ce niveau. Il avait de plus en plus de mal à respirer, même quand les lèvres du soldat ne venaient pas lui couper le souffle. Un soupir plus bruyant se fit finalement entendre, alors qu'il renversait la tête en arrière pour offrir son cou à d'autres attention. Comment avait-il fait pour tenir ? Il ne savait plus tellement. La frustration s'était mêlée à la colère si souvent que ça n'avait pas été si compliqué, sans doute. « T'étais cent fois plus agaçant à l'époque, ça aidait. » souffla-t-il pour répondre quand même. Comme si ça remontait à des siècles plus tôt, alors qu'il ne s'était écoulé que quelques semaines. Ce serait donc à lui de l'être maintenant ?

Il était partagé. L'envie d'en finir maintenant lui brûlait littéralement les entrailles. La patience n'était pas son fort, pas quand on parlait d'Elias et de son corps parfait sous ses doigts. Il voulait tout, maintenant, tout de suite. Mais d'un autre côté... Les images sous-entendues par la promesse faite plus tôt par le soldat refusaient de disparaître. Le romantisme lui était bien égal, là, mais perdre la tête, encore plus que maintenant... Laisser le feu le dévaster complètement, pendant des heures, des jours avant d'avoir droit à l'absolution. Ses ongles s'enfoncèrent légèrement dans le dos du soldat, laissant probablement quelques traces sur sa peau, comme s'il essayait de se raccrocher à quelque chose ou qu'au contraire, il perdait tout contrôle. « Je peux m'arrêter quand je veux. » S'il ne l'avait pas dit comme ça, dans un souffle presque douloureux, ça aurait sûrement pu être crédible, mais là... Il laissa glisser ses mains contre sa taille, pressant leurs bassins une fois de plus, une fois de trop. Ni l'un ni l'autre n'était en contrôle, là et ce fut finalement cette pensée qui termina de convaincre Will. C'était amusant et aussi plus fort que lui, mais il ne voulait pas non plus que ça se passe comme ça, qu'ils soient tous les deux sous l'emprise de l'alcool et incapable de maîtriser suffisamment la situation pour que ce soit vraiment parfait. Il déplia ses jambes, libèrent un peu Elias même s'il le gardait contre lui et que ses lèvres exigeaient un nouveau baiser auquel il eut un mal fou à mettre fin. « Tu m'as laissé languir pendant des semaines avant de me donner ce que je voulais, c'est ton tour de souffrir un peu. » Ses mains appuyèrent un dernier mouvement avant qu'il ne les laisse retomber contre le matelas elles aussi, il se mordit l'intérieur des joues un instant pour se contenir sans laisser voir à Elias que c'était compliqué aussi pour lui de se contenir et ne reprit la parole que quand il eut la certitude que son ton serait plus calme. « Dors maintenant. »  

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Mer 14 Fév - 15:10
Plus agaçant ? Quoi ? Ah oui comment il avait réussit à tenir. J’étais tremblant entre ses jambes, non pas de peur, mais d’envie alors qu’il me maintenait un peu plus contre lui à chaque fois qu’il en avait l’occasion. J’étais perdu contre lui, mon esprit s’envolant dès que possible. Je ne l’écoutais plus, je me contentais de me bruler à mesure que mon corps répondait au sien, à mesure que mes lèvres rencontré les siennes. Et puis sans comprendre, le froid, il avait relâché sa pression de mes hanches, il avait reprit son calme ? Je n’en savais rien, ses lèvres contre les miennes m’empêchaient de penser à quoi que ce soit. J’étais incapable de réfléchir, jusqu’à ce qu’il me rende mon souffle et reparle à nouveau. Je l’avais fait languir pendant des semaines, c’était à mon tour de souffrir ? Avais-je été aussi excité que lui quand les rôles étaient inversé ? J’en doutais sérieusement. Soupirant, je laissais ma tête retomber sur son épaule, cherchant à retrouver un calme bien difficile alors qu’il me conseillait de dormir. Je voudrais bien, mais mon coeur battait bien trop vite et bien trop fort à cet instant. Et rester contre lui ne devait sans doute pas aider. Il me fallut bien cinq minutes pour que mon souffle retrouve son calme, et une bonne autre minute pour que je réussisse enfin à me laisser tomber à côté de lui. Pourquoi j’avais bu ? « Ça va être la pire gueule de bois de ma vie… », soufflais-je avant de tourner contre lui. J’étais incapable de ne pas le toucher, même bourré. Posant ma tête sur son torse, ma main échoua sur son ventre tandis que les battements de son coeur me guidait.

Mettez ça sur le dos ce qui vous voulez, mais je finis par m’endormir à peu près rapidement, ce fut le réveil qui fut un peu plus brutale, j’avais la tête dans un étaux, le coeur au bord des lèvres… Me levant du lit, j’étais descendu jusqu’au jardin pour aller vomir. Il fallait que je boive, vraiment beaucoup, ce que j’entrepris de faire avant de m’écrouler sur la table, les papiers de Will pas loin. Il s’était passé quoi ? J’avais un trou de mémoire tellement énorme… On s’était engueulé, on s’était expliqué, on avait finit au lit. J’avais cherché à comprendre ce qu’il faisait, j’avais rien comprit, puis j’avais proposé de boire - bonne idée au passage. -, de danser, j’avais fini sur le canapé, j’avais dit que… Oh… On avait ? Regardant partout autour de moi, je ne trouvais d’ailleurs aucun emballage vide de préservatif, d’ailleurs il était ou son sac ? Commençant à fouiller partout, je finis dans la chambre, mais là encore rien, et si je continuais à faire du bordel, j’allais le réveiller et mes propres pas me faisaient déjà mal à la tête. J’allais jamais réussir à bosser comme ça sérieusement. Alors, dans un énième effort, je pris de quoi m’habiller avant de sortir, marchant approximativement jusqu’à chez Logan avant de voir de la lumière, bon, j’allais pas réveiller tout le monde au moins. Je n’avais eu qu’à toquer, lui expliquer qu’aujourd’hui je n’allais pas pouvoir et déjà il prit l’initiative de me remplacer. J’avais le droit de m’en vouloir ? Oui, surtout que cette gueule de bois là allait avoir du mal à partir. Promettant donc d’aller à l’infirmerie au plutôt, j’étais rentré chez moi, remontant me coucher bien rapidement alors que mon esprit récupéré peu à peu les morceaux de la soirée. Bon, je n’avais pas suffisamment bu pour oublier vraiment, j’avais juste énormément de mal tellement de mal que même si j’avais envie de dormir, j’avais besoin de refaire le point sur ce qui s’était passé. Certains point étaient obscures. J’avais pas l’impression qu’on avait… Mais j’avais ces images, son corps se tendant sous moi, sa tête basculant en arrière… J’allais devenir fou sérieusement. Régler tout ça après aurait été plus logique, mais non, mon esprit faisait une fixation sur ça. Et malgré les maux de tête, je m’acharnais à vouloir retrouver tout la chronologie de cette nuit. En vain, sans doute agacé, je me tournais à nouveau vers Will, posant une main sur lui avant que ma tête ne se pose contre son dos. Il n’avait pas à payer mon agitation. Et vu dans l’état ou j’étais, je lui conseillais de profiter encore de sa nuit.

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Mer 14 Fév - 17:27
Un dernier rire secoua les épaules de Will avant qu'il ne ferme les yeux à son tour, pas vraiment convaincu par la déclaration d'Elias, mais n'ayant aucune envie de le détromper à ce sujet. Il continuerait de croire que la pire gueule de bois de sa vie avait forcément eu lieu un jour où il avait bu plus d'alcool que ça de toute façon, alors inutile de perdre du temps. Un long moment, le jeune homme resta allongé sans bouger, une main vaguement posé dans le dos d'Elias, l'autre sur le matelas, alors qu'il essayait de se concentrer pour penser à des choses stupides ou au contraire profondément compliquées, juste pour s'éviter d'inviter le soldat dans ses rêves aussi. La lente agonie avait commencé, au cours de laquelle il attendrait, tremblant et impatient, d'obtenir satisfaction, laissant le soin à Elias autant qu'à son propre cerveau de le torturer doucement. Le vrai pouvoir c'était la connaissance, mais pour le coup, de savoir ce qui l'attendait le laissait sans le moindre contrôle. Et c'était étrangement agréable, grisant, l'alcool aidant sûrement un peu. La fatigue lui tomba dessus sans qu'il n'y prenne garde, le plongeant dans un sommeil trop profond pour qu'il puisse échapper aux attaques de son imagination et de son subconscient alliés contre lui au profit d'Elias. Il ne pouvait rien y faire et ça lui était bien égal.

Ça ne posa problème que lorsqu'il se réveilla en sursaut, étonnement essoufflé. Caché sous les couvertures, son corps subissait encore les conséquences des images fabriquées par son crâne. Crâne qui le faisait affreusement souffrir, d'ailleurs. Il y porta une main comme si ce geste pouvait le soulager de la migraine, lâchant un grognement douloureux en pliant légèrement les genoux pour tendre la couverture et pouvoir espérer conserver les apparences. Il faisait jour et Elias était toujours dans le lit à côté de lui. Il avait donc bel et bien séché le travail ? Vu comme Will se sentait ce matin, il n'osait pas imaginer ce que ça aurait du être pour le soldat de se réveiller au milieu de la nuit pour aller monter la garde dehors. Et, plus égoïstement, il appréciait l'idée d'une journée en tête à tête plutôt que de devoir la passer seul à attendre que le temps passe. Discrètement, il s'extirpa des draps et fila se cacher dans la salle de bain, où une douche glacée fut exactement ce dont il avait besoin pour faire passer à son corps l'envie d'exprimer un quelconque désir. Ses muscles apprécièrent beaucoup moins, mais il avait beaucoup trop froid pour se concentrer sur les courbatures et le mal de tête. Il ne s'y éternisa pas pour autant, se séchant rapidement pour éviter de tomber vraiment malade et descendit à la cuisine trouver de quoi manger et préparer du café, servant deux tasses avant de remonter dans la chambre. Il les posa à côté de la bouteille presque vide de tequila sur sa table de chevet et retourna se cacher sous la couette, laissant ses doigts encore froids glisser doucement sur le corps dénudé du soldat et ses lèvres faire de même sur son épaule. « Elias ? T'es en vie ? » demanda-t-il contre sa peau. « Je t'ai amené le petit-déjeuner au lit. Et je te promets que je n'ai rien cuisiné moi-même, c'est juste du café et des gâteaux que j'ai réussi à soutirer à Joy. » reprit-il, insistant pour que monsieur ouvre les yeux. 

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Mer 14 Fév - 17:51
Je m’étais rendormi ? Visiblement car ce fut la chute de mon bras dans le vide qui me sortie à nouveau du coma. Je n’avais même pas la force de suivre Will du regard je préférais me recoucher. Au moins, j’avais eu la présence d’esprit de me mettre à nouveau en boxer, et je ne m’étais pas écroulé en jeans. Refermant les yeux, j’avais l’impression de retomber lorsque Will revient après un certain temps, il posait quelque chose, mais quoi ? Je devais ouvrir les yeux pour ça. Ce fut finalement ses doigts gelée qui me firent ouvrir les yeux, réalisant qu’il avait de toute évidence prit une douche et non qu'il avait froid comme ça sans raison. Vivement l’eau chaude… En vie ? La question semblait bien difficile, vivre semblait difficile, mais il réussit à m’arracher un sourire lorsqu’il m’informa avoir amené le petit déjeuner, me promettant qu’il n’avait rien cuisiné et qu’il ne s’agissait que de café et de gâteau venant de Joy. Ouvrant les yeux à nouveau pour le regarder, je pris conscience de deux choses, déjà, j’avais fermé les yeux sans faire attention et puis, il était parfait, « Je sais pas si je te l’ai déjà dit, mais je t’aime… », me redressant légèrement, je me laissais retomber mollement sur mon oreiller avant de dire, « Je pense, même si tout à l’heure, j’ai cru mourir en allant chez Logan… », soupirant à nouveau, j’avalais difficilement ma salive avant de reprendre, « Je suis officiellement malade pour aujourd’hui. », une journée de gagnée juste avec lui, je n’allais pas m’en plaindre. D’ailleurs, je retrouvais rapidement une proximité à la fois rassurante et dangereuse avec l’ingénieur, collant ma tête sur son torse encore froid pour me ramener un peu sur terre, je profitais d’être caché pour demander, bien plus gêné que dans mon rêve. « Les derniers souvenirs que j’ai d’hier c’est toi… Tendu sous moi et… Je sais que j’ai demandé, je me rappel pas encore de tout, mais je pense avoir saisit le principal… Sauf que… », prenant une grande inspiration, je repris, « J’ai rien trouvé me prouvant qu’on l’a fait et ça m’arrangerait de croire qu’on a rien fait de plus que se chauffer car j’ai un peu envie de m’en souvenir quand même. », décollant ma tête de son torse, je plissais les yeux aveuglé par la simple luminosité du jour pour demander clairement, « C’est la première fois que je vais dire ça, mais pitié, dis moi qu’on pas couché ensemble hier, enfin sauf la première fois. Dis-moi juste que j’ai pas été con et qu’on en est au même point pour le moment ? ». Ça m’épuisait clairement.

Me laissant de nouveau tomber sur le lit je passais une main sur mon visage, avant de souffler en riant à moitié, « Je sais je me prends la tête pour des conneries dès le matins. », entre nous rire était pas une bonne idée, j’avais un mal de crâne de l’enfer. Mais ce qui me déranger le plus était bien qu’à chaque fois que je fermais les yeux, je voyais ça. Et sincèrement, c’était loin d’être la pire image au monde, au contraire, mais déjà j’aimerais bien garder mon calme, ce qui était impossible quand j’imaginais Will comme ça, mais surtout, j’avais pas envie de faire ça avec lui en étant bourré. Je dis pas dans quelques mois, années, l’alcoolémie ne serait rien de plus qu'un détail, on aurait déjà expérimenté bien des choses, on aurait rien à préserver dans une bulle de découverte, mais là, non, j’espérais sincèrement avoir su me contrôler… Car sinon, je n’aurais aucun souvent fiable et ça m’emmerderait.  

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Mer 14 Fév - 20:03
Les draps retenant encore la chaleur de la nuit appelaient Will à se laisser faire et à prolonger encore un peu la nuit, mais la migraine et ses muscles endoloris suffisaient à le convaincre qu'il ne pourrait plus fermer les yeux. Aussi, il attendit sagement qu'Elias n'accepte d'ouvrir les yeux lui aussi, en continuant d'embrasser son épaule. Il se redressa légèrement en entendant enfin sa voix encore enrouée par le sommeil, étirant un sourire heureux à cette déclaration bien trop matinale. « Jamais, c'est la première fois de ma vie que j'entends ça. » souffla-t-il, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. Il était étonnement de bonne humeur malgré le réveil difficile, voilà tout. Elias se secoua difficilement, uniquement pour affirmer qu'il était bel et bien en vie. Et même s'il bougeait, un peu, et qu'il parlait, Will continuait d'en douter sérieusement. Il ne dit rien, pourtant, se contentant de sourire plus franchement alors que le soldat venait se coller contre lui, passant ses doigts sur sa peau dans des gestes vagues et légers. Et puis, ce ton... Comme si les mots lui faisaient mal, probablement plutôt l'idée qu'ils portaient. Ce qu'ils avaient fait hier soir. Ou ce qu'ils n'avaient pas fait, plutôt. Will leva les yeux au ciel, effectivement Elias se prenait la tête pour rien dès le réveil et ça n'était franchement pas bon pour lui, mais bon...

« Hum... » lâcha le jeune homme en se tournant à son tour vers le soldat, dont l'air dépité et souffreteux lui arrachait un sourire qu'il tenta de ravaler. Il se pencha au-dessus de lui, laissant ses lèvres courir lentement sur sa mâchoire. « Je peux te dire qu'on n'a rien fait si ça t'aide à te sentir mieux, mais... » Il avait du mal à garder un air impassible, continuait donc d'embrasser Elias pour cacher son visage dans son cou et ne pas lui laisser la moindre chance de le voir réellement. C'était un peu cruel, il s'en rendait bien compte, mais il n'arrivait pas à se sentir coupable, pas vraiment. « C'est dommage que tu ne te souviennes de rien d'autre, c'était... » Il marqua une pause, laissant les possibilités se bousculer et peser dans l'air, histoire d'en rajouter une couche. S'éloignant légèrement pour mettre fin à ses baisers, Will ferma les yeux et inspira bruyamment, comme s'il se permettait de se repasser les souvenirs de la nuit et qu'il en tirait les mêmes frissons de plaisir, obligé de se mordre l'intérieur des joues pour empêcher à un sourire de s'imprimer. « Hmm... » Il s'éloigna pour de bon, posant son regard sur Elias après s'être assis à côté de lui, parvenant par miracle à feindre un air sérieusement triste. « Ce n'est pas grave, ne t'en fais pas. » souffla-t-il. « On recommencera plus tard, on a toute la journée devant nous... Bois ton café pour l'instant, avant qu'il ne refroidisse. » Et aussi simplement que ça, il se détourna pour récupérer une tasse sur la table et la tendre au soldat. Du coin de l’œil, il surveillait son visage, en ayant de plus en plus de mal à conserver son sérieux et fut même obligé de se cacher derrière sa propre tasse pour éviter que ça ne commence à voir vraiment. Il était méchant, d'accord, ça venait de devenir officiel. Mais il lui dirait la vérité, bientôt. Pour le moment, il était d'humeur à jouer et il n'y avait pas de mal à ça, n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Mer 14 Fév - 21:56
Genre il n’avait jamais entendu ça ? Secouant la tête, je retournais sur ce qui m’inquiétait le plus en ce moment. Si on avait oui ou non couché ensemble, si j’avais mené la danse, si les positions avaient été inversé… Il sembla réfléchir avant de glisses ses lèvres sur ma mâchoire, ce qui m’arracha un bref sourire avant qu’il ne parle. Il pouvait me le dire si ca m’aidait à me faire sentir mieux, mais … Mais quoi ? Non ? Ma tête bougeait légèrement alors qu’il embrassait mon cou mais moi je m’étais figé, j’avais pas fait ça ? Non mais c’est pas si difficile de garder sa… Enfin je veux dire je suis pas obliger de coucher à chaque fois que l’envie m’en prend, c’était impossible d’être aussi intenable, clairement, il allait penser quoi ? Dommage de ne pas m’en rappeler car c’était quoi ? Putain le regardait ne m’aidait pas… Pas grave ? Si, si c’était grave ! Recommencer plus tard ? Non c’était mort, j’avais niqué l’instant, le moment, maintenant ça ne serait que des rappels, ça serait jamais comme ce monte là. Prenant la tasse, je ne pouvais pas m’empêcher de m’en vouloir, « Mais non ! C’est injuste ! Genre ça devait pas se passer comme ça, je devais pas te sauter dessus en étant bourré, genre ok, t’étais ok, mais tu méritais mieux qu’une première fois comme ça. Enfin pas une vrais première fois, mais voilà ! Toi t’avais été conscient… Et moi je… Je couchais avec des nanas bourrés quand je m’en fichais, mais je m’en fiche pas de toi ! », buvant une large gorgée de café, je repris paniqué, toujours, je regard fixé sur le torse de Will. J’avais beau m’être redressé pour prendre la tasse, j’étais pas en état de tenir encore correctement mon corps là ou je voulais, « Genre ouais, tu méritais un strip-tease, que je t’embrasse pendant des heures en te récitant tout ce que j’ai apprit par coeur dans Roméo et Juliette, tu mérites genre que la maison soit rangé, que le repas soit exceptionnel… Tu méritais du lapin genre ! Que j’ai des vêtements plus correcte ? Que, que… Que je te masse, qu’il y ait des bougies partout, des roses partout, et euh, genre que ce soit différent, parce que t’es pas une meuf dans un bar, ni un mec dans un bar, t’es pas quelqu’un que je lève, t’ai genre, l’homme que j’aime, t’es parfait, t’es le seul que je veux à vie, le seul à qui je dirais je t’aime, t’es genre la meilleure chose qui aurait pu arriver et moi je décide que j’ai envie de toi différemment de d’habitude et sous prétexte que je suis bourré je me suis servit ! ».

Finissant ma tasse, je la posais sur ma table de chevet, je me pinçais à nouveau les lèvres avant de reprendre, « Il fallait pas me laisser faire, même si j’ai insisté, t’aurais du me foutre sous la douche et me faire dormir sur le canapé, mais t’aurais jamais du te laisser convaincre… », me levant alors, je commençais à faire les cents pas le long du lit, me triturant l’esprit dans tout les sens, « Je vais me faire pardonner… Hum, genre… Ok, on va aller dans la librairie à quelques kilomètres avec la voiture et on va mettre tout les livres que tu veux dans le coffre, on va genre ramener six cents livres si tu veux et… euh… On va trouver des cochons et je vais trouver comment faire du bacon et t’auras plein de bacon et euh… Je t’apporterais toujours le petit déj au lit, je, je, je, je ferais n’importes quoi mais pitié donne moi une chance de recommencer, de rendre ça spéciale ! Je veux pas juste recommencer, non, tu mérites pas ça, je veux que ce soit magique… Ah merde, si ça se trouve j’ai été nul et du coup tu dois bien te marrer quand je dis ça ! », je devais plus marcher, il fallait que je m’assois, retrouvant ma place dans le lit, je me mordais de plus en plus les lèvres, jouant avec mes doigts par pur nervosité, « C’était comment ? Genre pas la peine de dire bien si c’était nul… », mon coeur allait exploser, pourquoi j’avais fait ça moi ?

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Mer 14 Fév - 22:50
C'était une blague. Cruelle peut-être, pas très drôle sans doute. Mais juste une blague. Will n'attendait pas de rire et plutôt une petite crise de panique, certes, mais celle à laquelle il eut droit allait bien au-delà de « petite ». Il soupira en laissant le soldat s'énerver tout seul, ne lui laissant pas en placer une alors qu'il s'agitait de nouveau et lui offrait un autre de ces incroyables monologues flirtant dangereusement entre des déclarations d'amour improbables et des révélations complètement loufoques. Mon Dieu mais qu'avait-il fait pour mériter cet homme ? Ses yeux roulèrent une énième fois lorsque le petit discours paniqué d'Elias prit fin sur une question inattendue. Secouant légèrement la tête, Will fut obligé de prendre une seconde de plus pour se mordre l'intérieur des joues et empêcher à un rire de s'échapper. Sans succès, malheureusement, mais au moins parvint-il à le faire cesser rapidement. « Mon cœur, calme-toi, c'était une blague. On n'a rien fait du tout. » assura-t-il quand il retrouva son calme, un peu. « Je suis désolé, je ne pensais pas que tu le prendrais comme ça... » C'était tout de même assez excessif, comme réaction, non ? Même s'ils l'avaient fait, ce qui aurait réellement pu arriver si Will n'avait pas eu un sursaut d'orgueil, quelle importance ? Bon, d'accord, il aurait aimé qu'Elias s'en souvienne aussi, mais les fleurs, les bougies, le dîner exceptionnel...

Reposant sa propre tasse qu'il n'avait même pas réussi à vider à force de s'empêcher de rire pendant le petit monologue d'Elias, Will se tourna vers lui et prit sa main dans la sienne, la pressant légèrement. « Faut vraiment que tu te détendes. C'est adorable que tu veuilles à ce point que ce soit inoubliable, mais ne te mets pas la pression pour ça, c'est le meilleur moyen pour que ce soit décevant. » expliqua-t-il, calmement, essayant très fort de se montrer compréhensif et compatissant. « Qu'il y ait des bougies, des fleurs, qu'on soit sobres ou non, ça n'a aucune importance. Tout ce qu'il faut pour que ce soit parfait, c'est toi et moi. » Il prenait sur lui d'expliciter quelque chose qui lui semblait d'une telle évidence que ça en devenait ridicule à ses propres oreilles. Poussant un nouveau soupir, plus discret, il se pencha pour embrasser le soldat quelques secondes, dans l'espoir de le rassurer pour de bon. Il le laissa respirer de nouveau assez rapidement, peinant tout de même à s'éloigner réellement. « Je me sens coupable, maintenant. » souffla-t-il en posant son front contre celui du soldat, imposant un contact un peu plus longtemps. Mais il se détacha rapidement et, sans aucune honte, décida de voler la solution qu'Elias venait tout juste de proposer dans l'espoir de se rattraper. Une main toujours posée sur la joue de l'homme, il se plongea dans son regard et étira un léger sourire. « Dis-moi comment me faire pardonner, tu auras tout ce que tu voudras, quoi que ce soit. Le petit-déjeuner au lit, c'est déjà fait, mais il y a forcément quelque chose que je peux faire pour que tu te souviennes que tu m'aimes, même si je suis un vrai crétin.»

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Jeu 15 Fév - 9:15
Il riait ? Pourquoi il riait ? Me calmer ? Une blague ? Rien n’avait été fait ? Oh… J’avais dit tout ça pour… Rien ? Sérieusement ? Enfin non, c’était pas le dire le problème c’était ce que j’avais dit en paniquant, en ayant une gueule de bois aussi. Il s’excusa avouant qu’il ne pensais pas que je puisse le prendre comme ça… Oui moi non plus mes les images… J’avais pas inventé de toute pièces non ? « Gueule de bois ça compte ? », tentais-je de me justifier alors qu’il glissait sa main dans la mienne. Me détendre ? Ouais j’étais d’accords. Tout ça pour dire que j’avais pas à me mettre la pression sinon ça allait être décevant, je n’avais pas à penser à tout ça, juste à nous. Il ne fallait que nous pour que ça soit parfait. J’étais d’accords sur le principe, j’avais juste encore beaucoup trop de blanc pour être parfaitement détendu. Répondant à son bref baiser, je souris malgré moi lorsqu’il avoua se sentir coupable, au point que je n’avais qu’à lui dire comment se faire pardonner et il le ferait. Le petit déjeuner était déjà fait, mais pour le reste… Souriant légèrement, je glissais ma main sur son visage, l’embrassant doucement, je le repoussais juste pour le faire se rallonger et reposer ma tête sur lui. J’étais épuisé, c’était simple. « Je réagis au quart de tours sur tout ce que tu dis ou fais, te sens pas coupable pour ça. », déclarais-je dans un premier temps alors que ma tête me faisait moins mal. « J’aime le crétin je crois. », je me voyais mal réclamer quoi que ce soit, j’étais déjà bien trop soulagé de n’avoir rien fait pour paniquer à outre mesure, c’était la meilleure chose qui aurait pu arriver. Maintenant, j’étais tranquille en quelque sorte. Je savais que je pourrais faire comme je l’entendais. Même si la panique de me foirer été quand même là. « Mais occupes toi de mes électrons et pas ceux des panneaux photovoltaïques le temps que la gueule de bois passe et j’oublierais ton humour douteux. », acceptais-je de demander en me penchant pour embrasser sa clavicule avant de me re glisser sous les draps pour effacer le froid qui prenait peu à peu ses aises.

J’étais pas certain de re dormir, quoi que… Bon j’allais avoir du mal si à chaque fois que je fermais les yeux. D’ailleurs à ce sujet… « J’ai fait quoi hier soir pour te mettre dans cet état là ? Je veux dire, je me rappelle clairement de ça et t’avais pas l’air… Comme d’habitude ? », je parlais bien de l’image que j’avais de lui. Celle ou il était tendu sous moi, la tête basculé en arrière… J’avais une zone d’ombre sur ce que je faisais, mais je le voyais lui, au supplice presque. Et c’était ça qui avait fait tout ce merdier. Juste cette image. Ok, là j’étais plus curieux qu’autre chose, et je fixais son torse avec un peu trop d’insistance. J’étais assis sur lui ? Non trop haut… Un frissons me parcouru alors, un frissons qui me força à me détacher enfin de lui pour épouser le matelas de mon dos. Posant une nouvelle fois ma main sur mon visage, je tentais de reprendre contenance, mais ce n’était pas évident. Promis, la prochaine fois j’arrête si je bois, je bois moins, ou je m'entraine pour ne plus être aussi rapidement bourré.

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Jeu 15 Fév - 11:43
Accuser l'alcool commençait à sonner comme une excuse facile, qui poussa Will à secouer la tête, faussement exaspéré. Mais il essayait de se contenir et de retenir de nouvelles moqueries de lui échapper, pour se concentrer sur une manière de faire amende honorable. Il lui devait bien ça, n'est-ce pas ? Depuis qu'Elias lui avait avoué ce qu'il voulait, Will s'était laissé trop souvent aller à des plaisanteries et des taquineries dont lui-même se retrouvait parfois la victime. Et ça ne faisait qu'une nuit, autant dire qu'il y en aurait probablement d'autres dans les jours à venir... Alors s'il pouvait trouver dès maintenant une façon de se racheter, il se sentirait certainement plus à l'aise à l'idée d'insister sans arrêt, lourdement, comme il en avait le secret. Malheureusement, Elias ne lui donnait rien, exigeant seulement qu'ils restent ensemble le temps que la gueule de bois passe. « Je n'avais aucune intention de sortir de ce lit sans toi et encore moins de te lâcher avant des heures. » assura-t-il dans un sourire. « Si ce n'est pour aller te chercher de l'eau. Le seul remède contre la gueule de bois, c'est de bien s'hydrater. » Et pour cela, Will se sentait capable de faire le service au lit toute la journée s'il le fallait.

Mais il n'eut pas l'occasion de mener à bien ce projet qu'une nouvelle question tomba, Elias s'échappant bien trop rapidement de ses bras pour aller bouder dans son coin. Ou plus probablement respirer loin du corps de Will pour s'éviter une nouvelle vague de chaleur. Sauf que... Eh bien, Will n'était pas du tout de cet avis, voilà. Il allait finir par s'en prendre une, il en avait bien conscience, mais la question du soldat étira son sourire sans qu'il ne puisse rien y faire et la seule manière qu'il voyait pour y répondre... « Tu n'étais pas comme d'habitude, toi non plus. » lâcha-t-il en se tournant vers le soldat. Il appuya sa tête sur l'une de ses mains, l'autre filant rapidement vers le torse d'Elias pour le caresser légèrement. Ses doigts s'accrochèrent finalement à sa taille, tandis qu'il se glissait plus près de lui, contre son flanc. « J'avais trop bu, j'étais trop facilement impressionnable et toi... » Ses lèvres glissèrent dans le cou du soldat, ses dents s'invitant quelques fois. Il parlait plus bas, son souffle chaud caressant volontairement la peau d'Elias pour faire monter la pression, ses doigts s'amusant à effleurer son bassin et jouer avec son sous-vêtement. « Tu étais particulièrement entreprenant et pas très subtile... C'était troublant et... plaisant. » Beaucoup trop plaisant, en fait. Et l'alcool n'avait clairement pas aidé Will à se maîtriser. Il ne croyait pas en avoir besoin, de toute manière, il jouait le rôle de la proie dans cette configuration, il avait tous les droits de se laisser aller et de laisser à Elias le soin de prendre le contrôle. « J'aime bien te voir prendre les choses en main, mon seul regret c'est que tu avais beaucoup trop bu pour être vraiment en contrôle et tenir ta promesse de me faire perdre la tête. Sans ça, je crois que je n'aurais pas réussi à te résister plus de quelques minutes. Alors dépêche-toi de retrouver ton sang-froid, j'ai vraiment hâte de voir ce dont tu es capable pour me pousser à bout. » Et là, c'était clairement un euphémisme. Il parvenait très bien à l'imaginer tout seul, pourtant conscient que la réalité risquait d'être beaucoup moins intense, et il brûlait littéralement de voir ses fantasmes devenir une réalité.

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Jeu 15 Fév - 12:57
Il n’allait pas sortir, du moins pas avant quelques heures, sauf pour aller me chercher de l’eau qui était le seul remède contre la gueule de bois. J’avais déjà bu et ça passait pas. La seule chose que j’aurais voulu là c’était un jus d’orange de l’enfer, une nuit de sommeil de l’enfer, des vitamines par centaines. Bref, il n’y avait que de l’eau ici et j’allais devoir survivre avec ça. « Penses à boire aussi… » murmurais-je en me posant bien à côté de lui. Cherchant à reprendre mon calme avant qu’il ne détruise tout. Je cherchais à comprendre comment j’avais pu le pousser dans ces derniers retranchement sans rien faire, ce à quoi il répondit que je n’étais pas dans mon état habituel non plus. Frissonnant au contact de sa mains sur mon torse, il reprit, s’approchant toutefois un peu plus de moi avant ça. Il avait bu, il était facilement impressionnable et moi… Un nouveau frisson, basculant légèrement le cou en arrière, je lui laissais tout l’espace dont il aurai besoin pour m’embrasser. Pour jouer avec moi clairement, car tout ce qu’il était en train de faire ne m’aidait pas à rester calme, au contraire. Je n’avais pas été subtil, bien au contraire, et visiblement, il avait été agréablement troublé. Mon ventre s’était contracté en le sentant jouer avec mon boxer, me forçant à fermer les yeux pour garder le contrôle. Ce qui était impossible. Vraiment impossible avec ce qu’il ajouta. Qu’il aimait me voir prendre les choses en main. Au final, si j’avais su me contrôler hier, le cap aurait été franchit car il n’aurait pas réussi à me résister. Souriant à ces derniers mots, j’ouvrais les yeux, ma main se posant sur la plus aventureuse avant de répondre, « Tu m’aides pas vraiment à retrouver mon sang froid là… », au contraire, il allumait peu-à-peu un feu qui me sciait les reins. Et il était parfaitement conscient de ça, j’en étais sur.

Me redressant après avoir suffisamment reculé le visage pour qu’il arrête de jouer dans ma nuque, je me penchais à nouveau sur lui, l’embrassant en cherchant à contenir tout ce qui pouvait bien chercher à me dépasser. Que ce soit mon envie de le repousser dans le lit, de reprendre n’importe quel jeu, ou le simple fait de laisser mon corps être un peu trop expressif. « Et tu me pousses plus à bout que je ne le fais. », ajoutais-je alors que mon visage glissait dans son cou, puis sur sa clavicule, ses épaules. Il avait été le seul lucide, et à présent que nous étions deux, je doutais qu’il puisse parvenir à ses fins aussi facilement. Après tout je l’avais dit, il était question de rendre le moment un peu spéciale, et même sans me mettre la pression, je ne pouvais pas me laisser guider maintenant. « T’es maléfique en vrai… », murmurais-je dans un sourire avant de remonter le visage dans son cou, avant de caresser l’arrête de sa mâchoire avec mon nez, de retrouver ses lèvres dans un baiser un peu moins chaste, « Et je mentirais en disant que c’est pas plaisant de te savoir comme ça… », le voir fébrile à mon contact. Je ne pouvais rien nier, j’étais fragile à ses attentions, il l’était aussi. Je ne pouvais-être que ravi.

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Jeu 15 Fév - 15:11
Maléfique, carrément. Peut-être que Will l'était un peu, dans le fond. Ça n'était pas tellement pour faire le mal qu'il agissait comme ça, juste que c'était incroyablement satisfaisant et grisant de voir quelqu'un réagir si violemment à quelques mots, quelques caresses. Il n'y avait rien de mal à ça, tant qu'Elias était consentant. Et Will aurait joué aussi bien le rôle de bourreau que celui de victime, mais il fallait bien qu'il s'adapte à ce qu'il avait en face de lui après tout. Et tant qu'Elias ne retrouverait pas le contrôle, il en profitait, bien conscient qu'à l'instant où le soldat voudrait réellement inverser les rôles, il aurait un mal fou à résister. « Je l'admets, mais je n'y peux rien, c'est toi qui me rends comme ça. » se défendit-il tout de même, plein de mauvaise foi. Sa tête retomba contre l'oreiller, un immense sourire étirant ses lèvres. Il en avait presque oublié son mal de tête, la fatigue qui persistait malgré une nuit de sommeil bien mérité. « Mais je vais me calmer. C'est à ton tour de me séduire, n'oublie pas. » Lui n'oubliait pas, en tout cas et il serait à l’affût de la moindre petite tentative allant dans ce sens. Pour le moment, il se sentait prêt à se calmer réellement et même à rester sage s'il le fallait, même si l'idée de sortir du lit ne l'enchantait pas du tout pour l'heure. Il se redressa doucement, retenant une grimace alors qu'une légère nausée lui rappelait la présence d'alcool dans son sang et, s'appuyant contre la tête de lit, s'empara de nouveau de sa tasse. Le café plus vraiment chaud était beaucoup moins agréable, mais il l'avala d'une traite sans rien dire et retourna s'allonger dès que la tasse fut vide.

Un long soupir suivit tandis qu'il posait les yeux dans le vague et posait une main sur son front. « Combien de temps tu penses pouvoir tenir à rester au lit sans rien faire, aujourd'hui ? » demanda-t-il, simplement curieux. En étant malade, Elias accepterait peut-être enfin de se reposer sans en faire tout un drame, non ? Et si c'était le cas, Will saurait enfin comment faire pour y avoir droit un peu plus souvent, même s'il ne se voyait pas réellement pousser le soldat à boire pour autant de bêtises. Pourtant, c'était agréable, non ? De traîner là tous les deux, loin du froid qui régnait dans le reste de la maison, sans se poser de question, sans avoir besoin de s'occuper ou de discuter de quoi que ce soit. Que ça n'arrive pas tous les jours, Will pouvait l'accepter, mais une fois de temps en temps... « Si vraiment, ça te semble impossible, n'oublie pas que je suis à ton service. Je tiens vraiment à me faire pardonner. C'est ta journée, tu décides et j'exécute. » Il tentait sa chance une fois de plus, même si Elias ne semblait pas tellement lui en vouloir de sa mauvaise blague. Il n'en restait pas moins qu'à plusieurs reprises au cours de la soirée et de la matinée, le soldat s'était montré particulièrement... affectueux. Éloquent. Et que Will n'en avait pas fait autant. La moitié de ce qu'avait dit Elias lui filait des sueurs froides, honnêtement. Qu'il sache très exactement combien de jours s'étaient écoulés depuis leur première rencontre, qu'il puisse lui dire vingt fois par seconde combien il l'aimait et le trouvait merveilleux. C'était mignon, horriblement flippant et un peu bizarre. Sans l'alcool, le jeune homme aurait sûrement eu vraiment peur. Et puis leur dispute, complètement ridicule que Will avait provoqué tout seul, Aiden. Toute cette soirée avait été intense. Et maintenant, il se sentait un peu coupable de ne pas avoir su se montrer tout aussi... impliqué ? Il voulait vraiment trouver un moyen de lui rendre la pareille.

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Jeu 15 Fév - 16:22
C’était ma faute en plus ? Depuis quand j’étais responsable du fait que lui me rendait comme ça ? Souriant doucement, je le regardais s’éloigner légèrement, acceptant de se calmer car c’était à mon tour de le séduire, j’arquais un sourcils avant de demander, « Ca va ? Tu vas réussir à tenir ta promesse ? », vu que de mémoire, depuis hier c’était lui qui faisait le con. Qui remettait de l’huile sur le feu. Me laissant donc retomber sur le matelas, je posais une main sur mon front, cherchant à reprendre vie avant qu’il ne me demande combien de temps je pensais pouvoir tenir dans le lit sans bouger et rien faire. Bonne question en soit, je doutais un peu de la réponse. Je fis mine de réfléchir, finissant par poser les yeux sur lui pour répondre avec douceur, « En vrai j’ai juste pas envie de me lever, pour la première fois depuis longtemps, je veux abusé de ta présence ici et ne rien faire. », si ce n’est laisser l’alcool s’échapper de mon corps. Et ça aurait pu être possible, si Will n’ajoutait pas encore quelque chose. Il était à mon service, il voulait se faire pardonner, et je n’avais qu’à dire, il s’exécutait. Ça pourrait-être intéressant, mais je me voyais mal lui demander des trucs comme je le voyais mal accepter l’idée, alors je cherchais, pas bien loin certes, mais je finis par trouver. « Hum, déjà, tu reviens là, je sais pas qui t’as autorisé à arrêter de m’embrasser… », déclarais-je avec un sourire le temps de retrouver d’autre demande, car il allait pas s’en satisfaire de ça non ? Il allait demander d’autre trucs et puis pour une fois j’avais pas le droit d’abuser de lui ?

« Je me rappelle d’un massage d’épaule qui était plutôt cool, mais ça sera ma seule demande, après je veux juste squatter ton torse et jouer avec l’élastique de ton boxer. », fronçant légèrement les sourcils, je pris une minute, le temps de réaliser que j’avais bien dit ça. Moi. Ok, c’était sans doute vrai, mais c’était pas le genre de truc qu’on disait à haute voix en attendant. J’étais encore un peu trop sujet à mes émotions. J’allais devoir faire gaffe. Portant une main sur son poignet, je le tirais légèrement vers moi, ce qui me fit réaliser que je n’avais plus de force et donc après une semi roulade, je me retrouvais contre lui. « Sinon restes là, ça me va très bien. », pas de travail, pas besoin de sortir. Bref, c’était parfait aussi comme ça. Passer du temps avec lui me faisait du bien, vivre avec lui me faisait du bien. Je comprenais un peu plus pourquoi les gens en couple finissaient souvent par se mettre ensemble. Car c’était mieux ainsi, mieux pour vivre et survivre à l’absence de l’autre.

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Jeu 15 Fév - 22:44
Un sourire victorieux éclaira le visage de Will, qui acceptait de se tourner vers Elias ne serait-ce que pour le regarder. Cette réponse était inespérée. Le miracle de la gueule de bois venait de réaliser le rêve le plus fou de l'ingénieur : pouvoir traîner au lit avec son mec sans devoir redoubler d'efforts et de subterfuges pour le garder. Que demander de plus à la vie, hm ? « Je suis en train de rêver ? » demanda-t-il malgré tout, surjouant la surprise. Il n'insista pas plus, peu désireux de laisser passer cette occasion et laissa au soldat quelques secondes de plus pour exiger tout ce qui lui ferait plaisir. La liste n'était pas très longue et facilement réalisable, mais elle n'en fit pas moins lever les yeux au ciel à l'ingénieur. Et après, il viendrait accuser Will de ne pas pouvoir s'empêcher de le chercher... Non mais vraiment ! « Si c'est ce que tu veux, alors c'est ce que tu auras. » souffla-t-il tout de même. Il avait promis d'être entièrement au service de monsieur et il n'allait pas laisser tomber si vite, n'est-ce pas ? Ce serait juste un peu plus compliqué que prévu de rester sage, mais rien d'absolument impossible. Sûrement. Alors, très obéissant – et aussi un peu parce qu'Elias ne lui laissait pas vraiment le choix – Will s'approcha de nouveau, cachant son sourire derrière un baiser. D'autres suivirent, étirant le moment, jusqu'à ce que les mains du jeune homme ne commencent à se faire légèrement pressantes et à tirer avec un peu trop d'insistance sur la taille d'Elias pour l'attirer contre lui. Il n'avait pas le droit d'abandonner si vite, même si clairement, il n'arriverait jamais à se tenir tranquille pendant des jours, il pouvait tout de même essayer de résister ne serait-ce qu'une heure.

Bien décidé sur ce projet, il s'assit donc de son côté, laissant Elias tranquille quelques secondes. « Allez, retourne-toi ! » Il lui laissa le temps d'obéir à son tour et de s'allonger sur le ventre, profitant de la vue au passage. Il ne le faisait pas assez souvent, d'ailleurs, et c'était bien dommage d'avoir un corps pareil sous la main en permanence et de ne même pas prendre deux minutes pour l'apprécier réellement. Ses doigts glissèrent sur le dos du soldat, dessinant lentement des courbes sur sa peau, retraçant la cicatrice dont il connaissait désormais l'origine. Quelques secondes, minutes peut-être, Will ne fit rien d'autre que cela : profiter en silence de sa chance, complètement perdu dans ses pensées, dans son appréciation purement esthétique. Et après quelques minutes, se retrouvant à court d'une nouvelle surface à caresser de ses yeux ou de ses doigts, il bougea de nouveau pour venir s'asseoir sur le soldat. « Ne t'endors pas, hein. » demanda-t-il en commençant le massage tranquillement, par les épaules comme demandé plus tôt. Un autre sourire le gagna rapidement, qu'il perdit peu à peu, à mesure qu'il se concentrait sur sa tâche de la plus haute importance, laissant ses mains glisser un peu plus bas entre les épaules d'Elias. Il ne cherchait pas à forcer une conversation quelconque, profitant simplement d'avoir droit à sa matinée tranquille et se prenait au jeu facilement, totalement à ce qu'il faisait, surveillant seulement de temps en temps qu'Elias ne l'avait pas abandonné. 

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Ven 16 Fév - 10:46
Était-il en train de rêver ? Il était peut-être en effet en train de l'être. Souriant doucement, je ne doutais pas du fait qu'il amplifie sa réaction, mais quelque part, il le pensait, alors je ne pouvais pas lui concéder quelque choses ? « Si je dis que je suis prêt à rester dans le lit jusqu'à pas d'heure quelques fois par moi juste pour te faire plaisir, la tu rêverais surement ! », confiais-je donc avec une certaine vérité. Quoi qu'il en soit je ne lui demandais rien, rien de plus qu'un peu de temps avec lui. Acceptant donc d'y céder, il retrouva mes lèvres avec une certaine facilité qui me porta un peu plus loin. J'aimais beaucoup trop être contre lui. L'embrasser, le sentir, même quand il semblait perdre légèrement le contrôle, ce qui eu pour effet de m'arracher un sourire. Sourire qui devint un peu plus franc lorsqu'il me parut évident que passer à la suite du programme n'était qu'une diversion de plus. M'exécutant donc, je m'allongeais sur le ventre, frissonnant légèrement lorsqu'il glissa ses doigts sur mon dos pour quelque chose de bien différent. C'est moi ou il profitait ? Je ne dis rien, le laissant s'amuser lui aussi avant qu'il ne décide à s'asseoir sur moi avec une demande qui m'arracha un rire. Mauvaise idée, tête qui tourne... Enfin qui résonne... « T'abuserais de moi, je peux pas… », mais c'était difficile, sentir ses doigts sur ma peau me faisait voûter le dos, parfois. On va pas se mentir, les massages c'était la meilleure chose au monde, en fait non, ses massages. Il était vraiment beaucoup trop doué de ses mains, et moi j'étais beaucoup trop détendu sous ses mains.

Et puis il y avait ses micros pause, sans doute pour vérifier que j'étais toujours vivant, ce qui était appréciable, même si chaque arrête rappelé à mon esprit la situation, me faisant sourire de nouveau. Je n'avais plus la moindre notion du temps lorsque je finis par bouger un peu trop, me dégageant de sous ses bras, de sous sa taille. Me redressant pour lui faire face, je me penchais sur lui pour l'embrasser, glissant mes mains sur sa nuque avant de l'attirer avec moi dans ma chute, ne cessant pas de l'embrasser, même quand je du me débattre avec mes jambes et la couverture, en vain. Souriant contre ses lèvres, je nous fis rouler, me retrouvant sur lui alors qu'une de mes mains le quittait pour aller chercher le tissus et le remonter sur nos épaules. J'avais mit quoi ? Cinq minutes ? Et encore, j'étais sympas, mais le principale c'était qu'on était sous la couette et que j'avais réussi à continuer à l'embrasser. Et si j'avais réussi un miracle, je n'en réussirais pas deux. Clairement. Et rester là, sur lui, ca suffisait déjà à réveiller certaines fibres de mon corps qu'il était préférable de laisser re dormir. Libérant donc ses lèvres, je me dégageais d'entre ses jambes, me lovant à ses côtés, main sur son torse, jambe entre les siennes. J'avais l'impression d'être un peu trop expressif depuis hier, mais j'étais aussi bien depuis. La discussion ayant sans doute libéré plus d'un poids en moi. « Je devrais avoir la gueule de bois plus souvent... Ou je devrais t'écouter plus souvent et me laisser faire. », soufflais-je contre lui, « Mais j'aime pas trop te donner raison, après tu prends la confiance. », ajoutais-je dans un léger rire. A mon tours de faire diversion.  

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Ven 16 Fév - 12:53
Sous l'impact d'un mouvement un peu trop brusque, Will releva les mains, s'appuyant sur ses genoux pour permettre à Elias de bouger sans le renverser. Du moins l'espérait-il, sourcils froncés à se demander ce qu'il pouvait bien avoir fait de mal pour mériter que le massage prenne fin si soudainement. Peut-être que c'était juste trop bien, après tout et que le soldat avait besoin de s'agiter avant de s'endormir réellement. Ou bien qu'il avait finalement passé trop de temps à ne rien faire et qu'il n'en pouvait plus. Will n'éloignait pas la possibilité que son corps en vienne même à s'activer tout seul, comme un genre de réaction allergique à l'inactivité prolongée. Cette idée esquissa un rire silencieux, qui fut étouffé presque aussitôt par les lèvres d'Elias se pressant contre les siennes, ne faisant qu'agrandir son sourire. Au moins, le massage lui semblait avoir duré un certain temps, suffisant pour qu'il se sente un peu moins coupable, peut-être même satisfait d'avoir fait quelque chose de parfaitement altruiste pour faire plaisir à l'homme qu'il aimait. Et qu'il ne soi pas celui qui prenne la décision d'arrêter. Ses mains retrouvèrent pourtant rapidement les épaules du soldat, non pas pour poursuivre le massage, mais pour s'y accrocher alors qu'il se sentait tiré en avant, ballotté dans tous les sens. Une lutte inégale et désordonnée, à l'issue de laquelle le jeune homme se retrouva allongé à son tour et qu'Elias, dans ses bras, recommençait à dire n'importe quoi. « Que tu l'admettes à voix haute ou non, je sais que j'ai toujours raison. » souffla-t-il en réponse, assumant parfaitement son arrogance.

Ses doigts glissèrent au hasard sur le corps du soldat, effleurant sa peau dans une caresse tout juste réelle. Il ferma les yeux rapidement, ne luttant pas plus contre le calme qui s'imposait, son esprit vagabondant d'une pensée à une autre sans aucune cohérence. Aucun besoin de l'être maintenant, de toute façon. Et puis, un sourire grandit lentement à ses lèvres, alors que l'une de ces pensées ridicules semblait vouloir s'accrocher et il rouvrit les yeux brusquement. « Il y a un truc dont il faudrait qu'on parle. » annonça-t-il, retrouvant tout son sérieux. « Je sais que tu as beaucoup trop bu pour te souvenir de tout ce qu'il s'est passé cette nuit, mais moi, malheureusement, je n'arrive pas à oublier tout ce que tu m'as dit... » Il se mordit la lèvre un instant, l'air faussement hésitant, retenant surtout son sourire de revenir trop rapidement. « Des trucs du genre que tu lis du Shakespeare en cachette pour essayer de m'impressionner, tout le bien que tu penses de moi et de mon corps, mais surtout... » Il s'éloigna légèrement, juste assez pour pouvoir baisser les yeux sur le visage d'Elias, ne cherchant plus à retenir son sourire, qui n'avait pas grand chose de moqueur. Il essayait, pourtant, mais son regard débordant d'amour gâchait tout l'effet. « 80 jours, c'est ça ? T'as réellement compter ? » Le rire tant espéré lui échappa finalement, léger et silencieux, mais impossible à cacher. Après toutes les moqueries que Will avait eu à essuyer pour oser montrer un léger goût pour la littérature romantique, il avait bien droit à sa petite vengeance, non ? « Tu comptes ça comment ? Notre première rencontre réellement ou seulement les jours qu'on a passé en étant officiellement un couple ? Tu t'es dessiné un petit calendrier quelque part avec un cœur à la date où tu as pu poser les yeux sur mon corps parfait pour la première fois de ta vie ? » Il aurait pu continuer comme ça pendant des heures. Et peut-être même qu'il le ferait, d'ailleurs.

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Ven 16 Fév - 13:50
Secouant légèrement la tête, il était évident qu'il n'allait pas en manquer une, mais c'était pour ça que je l'aimais alors il fallait bien s'y faire non ? Souriant à cette pensée, je me laissais porter contre lui, ne cherchant plus à lutter, ni à opposer la moindre résistance. Je restais là, contre lui, simplement. Jusqu'à ce qu'il brise le silence, demandant à parler d'un truc... Quoi ? Et visiblement je pouvais avoir trop bu pour m'en rappeler. Du moins peut-être. Mais lui... Il n'oubliait pas. J'avais dit quoi ? J'avais dit que je lisais du Shakespeare... Ok, déjà là j'avais grillé un secret, mais j'avais peut-être un peu trop été expressif sur lui et son corps.. Ok. Il s'éloigna légèrement, donnant un chiffre inexacte, « 84. », si je voulais faire semblant de pas comprendre c'était raté. Et du coup, qu'il se moque était presque normal à présent. Il me demanda donc plus d'explication. Comment je comptais, si c'était à notre première rencontre ou seulement depuis que nous étions en couple ? Soupirant au reste, je ne pu contenir le sourire qui restait affichait sur mon visage malgré tout. Il avait fait d'autre truc, j'avais compté, comme je savais aussi que ça faisait 288 jours que j'avais échoué et que Logan m'avait sauvé. Je comptais, car ça me gardait sur terre. Car ça me forcé à rester dans l'instant présent. Alors si pour une fois je pouvais compter pour une chose bien...« Depuis notre première rencontre, mais si tu veux te repérer dans le temps, ça fait 35 jours qu'on a plus ou moins arrêté de croire qu'on pouvait faire illusion en tant que plan cul, et qu'on est donc ensemble. », souriant alors, j'étais à la fois gêné et niais. Basculant la tête en arrière je me cachais derrière ma main, « 34 jours que je t'ai dit je t'aime en Japonais, 24 que tu m'as retourné la politesse en Anglais. », comment tu voulais pas passer pour un psychopathe après ça ? C'était impossible.

« Je suis pas fou, je compte pas te séquestrer ou accrocher des posters de toi, c'est juste que les dates, ça me permets de me raccrocher. Savoir quel jour on est, savoir depuis combien de temps il y a quelque chose... C'est important. », ça permettait parfois de mettre une distance aussi. Arrêtant de me cacher, je le regardais quelques instant avant de reprendre, dans l'auto dérision. « Soit tu déteins énormément sur moi, soit j'étais romantique depuis le début et je l'ignorais. ». Je ne pouvais même pas savoir quoi était vrai, je n'avais jamais été en couple, jamais amoureux de qui que ce soit, du coup comment pouvais-je savoir si c'était le cas ou non ? Mais pour lui permettre de se moquer un peu plus, « L'amour, c'est la fumée qu'exhalent les soupirs, attisé, c'est le feu dans les yeux des amants, contrarié, c'est la mer que viennent grossir leurs larmes ». Un clin d'oeil plus tard, je soufflais dans un sourire, « Je m'arrête là, sinon je n'aurais plus rien pour te séduire… », surtout car j'avais pas encore fini et que je n'avais pas tout en tête. Me penchant légèrement, je retrouvais ses lèvres dans un baiser un peu plus doux, un sourire toujours sur le visage.  

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Ven 16 Fév - 15:19
Quatre-vingt-quatre... Malheureuse erreur de comptage de la part de Will, qui n'en sourit que de plus bel. Ce mec était complètement fou, tout le monde pouvait s'accorder là-dessus ? Et comme si Will n'était déjà pas suffisamment étonné qu'Elias sache si parfaitement depuis combien de temps ils se connaissaient, d'autres informations affluèrent, lui faisant réaliser un peu trop fortement à quel point tout était allé vite entre eux. Peut-être trop ? D'après la timeline d'Elias, il ne s'était écoulé que soixante jours entre leur première rencontre et la première fois que Will lui avait dit à voix haute qu'il l'aimait. Seulement soixante jours... ça ne faisait presque rien. Et pourtant, il se souvenait très bien, du moins maintenant qu'il avait le décompte exact, que dix jours plus tôt, entendre Elias lui dire la même chose l'avait flipper comme jamais. Le sourire de Will se faisait moins large à mesure que le soldat parlait, pourtant la lueur dans ses yeux refusait de disparaître, elle. Une pression étrange commençait à naître dans sa poitrine, brûlante, angoissante et pourtant agréable, chaque mot appuyant un peu plus sur son cœur. Et les quelques vers de Shakespeare qui finirent presque la tirade d'Elias la fit céder pour de bon, laissant violente vague de chaleur se déverser dans sa poitrine. Aussitôt, Will se pencha sur le soldat, emprisonnant son visage de ses mains en même temps qu'il s'emparait de ses lèvres. Quelques minutes, il laissa à ses lèvres la lourde tâche d'exprimer cet amour, presque brutal, qu'il ressentait en ce moment pour cet homme, qui en moins de quatre-vingt-quatre jours, avait réussi à bouleverser sa vie en profondeur. Plus que sa vie, d'ailleurs. Il s'était insinué dans son crâne, courrait dans ses veines, son image, le son de sa voix, son odeur, les idées ridicules qu'il se faisait de la vie, du monde, sa personne toute entière habitait Will et effaçait tout le reste, bon ou mauvais.

Un seul baiser n'expliquerait jamais tout cela alors, le souffle court et la peau rougit, le jeune homme finit par s'éloigner de nouveau et laissa sa tête retomber contre l'oreiller. Ses mains ne bougèrent pas, elles, restant accrochées au visage d'Elias comme une prison dont les barreaux légèrement tremblants lui interdisaient de détourner le regard. Un nouveau sourire éclaira brièvement le sourire de l'ingénieur tandis qu'il essayait de retrouver son calme et son indifférence moqueuse. « T'es complètement dingue, quoi que tu en dises. » souffla-t-il en parvenant presque à faire illusion. « Mais t'as de la chance, j'aime ça. » Il marqua une légère pause, se corrigeant rapidement. « Je t'aime, toi, aussi siphonné sois-tu. » Une autre pause, trop courte pour laisser Elias en placer une, juste assez longue pour que Will agrandisse un sourire plus narquois. « Au point que j'aurais pu envisager de poser, presque nu, pour un poster. Ça aurait été du plus bel effet dans le salon, nos invités auraient adoré... Mais si tu n'en veux pas, tant pis. » Il n'arrivait pas à rester sérieux plus longtemps. Quand Elias perdait les pédales et commençait à paniquer pour rien, c'était plus simple de s'exprimer sur ses sentiments. Il devait compenser, se battre pour le garder et le rassurer. Mais là... Il se sentait étrangement intimidé devant la facilité déconcertante avec laquelle le soldat parvenait à dire les choses, avec ou sans alcool dans le sang. Un peu effrayé, aussi, sans qu'il n'arrive à se l'expliquer vraiment. Ou bien qu'il ne le veuille pas.

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Lun 19 Fév - 9:39
Le baiser qu'il m'offrit n'avait rien à voir avec ceux que nous avions échanger jusque là, un baiser presque avide d'une vérité pourtant étouffé. Alors, une fois la surprise passé, j'entrepris de lui répondre avec autant d'amour que je n'en percevais au travers de ses lèvres. Il m'avait capturé de plus d'une façon, et je restais là, prisonnier d'une prison qui me rassurait en cet instant, qui enflammait l'amour que j'avais pour lui. Jusqu'à ce qu'il me libère, laissant une chance à ma respiration de se faire plus calme, plus posé. Du moins jusqu'à ce qu'on son sourire ne brise un peu plus mon calme. Complètement dingue ? Sans doute. Enfin c'était de lui que j'étais le plus fou, mais je ne suis pas sur que rentrer dans le débat nous aide. Il reprit alors, affirmant que j'avais de la chance car il aimait ça. Enfin il m'aimait moi, aussi fou puisse-je t'être. Un sourire plus franc traversa la barrière de mes lèvres sans pour autant pouvoir en placer une. Il aurait pu envisager de poser presque nu pour un poster, un poster qui aurait fini dans le salon d'après lui. Secouant la tête, j'attendis qu'il s'arrête pour pouvoir enfin en placer une, pas forcément très intelligente au passage, mais tout de même, « A choisir je préfère t'avoir à moitié nu dans mon lit. », mais ce n'était qu'un choix purement personnel entre nous, « Et j'ai pas non plus envie que d'autre te vois comme ça, j'aimerais éviter de créer des jalousies. », surtout que l'idée que Joy ait pu le voir nu me suffisait à ressentir un ressentiment étrange envers la jeune femme qui était pourtant marié et enceinte. Mais c'était comme ça. L'idée que quelqu'un puisse le voir comme je le voyais me dérangeais beaucoup plus que je ne l'aurais voulu. Mais j'allais me retenir de l'exprimer, de toute façon, je savais qu'il n'irait pas voir ailleurs, pas parce que je m'estimais supérieur aux autre, mais j'avais une sorte de confiance aveugle en lui. Et après ce baiser, de toute façon, je pense que je ne pouvais plus douter. Qu'il parte pour éviter à notre relation de prendre plus d'ampleur, sans doute, mais je ne pense pas qu'il briserait ce que l'on construisait avec un autre. J'en étais même sur. Lui faire peur en revanche, c'était possible, après tout il était devenu rare qu'il s'échappe à quelque chose en usant de son physique, et même si clairement ce baiser n'était pas une fuite, c'était sans doute une façon d'appuyer le fait que je sois fou et flippant ?

« C'est bien connu que tout le monde m'aime car je suis fou. », finis-je par souffler, brisant le silence qui venait de renaître. C'était mentir, j'avais l'impression d'être hors contrôle qu'avec une poignée de personnes, cette pensée m'arrachait d'ailleurs un sourire, le fait d'être aussi énervé, aussi agité, ce n'était pas habituelle. J'étais comme ça qu'avec des personnes de confiance. Et en parlant de confiance. J'en avais retrouvé une certaine, non pas comme les autres aurait pu croire ou penser, je n'étais pas du genre à rouler des mécaniques, mais je ne me définissais plus uniquement capable de tirer et c'était une bonne chose. De ne plus uniquement se limiter à l'arme que je portais. « T'as à me supporté comme ça depuis pas longtemps, imagine l'enfer que Lucy a vécu pendant autant d'année ?! », ce n'était pas un enfer à proprement parlé, mais il comprenait l'idée. Enfin j'espère qu'il le comprendrait. Certes l'alcool avait joué et continué à me faire parler et à m'exprimer sur tout ça, et je ne pensais pas être aussi expressif en tant normal. Si ? Non ? Bon ok, là j'étais un peu trop contre lui, acceptant un peu trop les contacts, sa présence pour quelqu'un se disant peut-être indépendant. 

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MessageSujet: Re: On another love, all my tears have been used up [Eliam]   Lun 19 Fév - 16:55
Complètement inconscient de ce qu'il faisait à Will, Elias parvint au moins à enchaîner assez rapidement de bêtises pour calmer le jeune homme, qu'il n'ait plus tellement besoin à se forcer pour retrouver sa légèreté et son indifférence. « Ils sont déjà tous jaloux de toi, même sans m'avoir vu nu. » assura-t-il, très sûr de lui, sachant pourtant parfaitement qu'il disait n'importe quoi et si quelqu'un aurait du être envié dans cette histoire, ce serait lui. La chaleur rassurante refusait de quitter ses veines, mais il s'autorisa à retirer ses mains du visage du soldat, les coinçant plutôt sous sa propre tête pour s'allonger dessus. Son sourire manquait sincèrement de conviction, lui, faisant de son visage un affreux masque de crétin énamouré plus qu'autre chose. Mais il n'arrivait pas à en rougir, pas réellement. Il laissa Elias rajouter d'autres bêtises jusqu'à ce que le nom de Lucy ne soit prononcé. Cela étonnait toujours Will, la façon dont le soldat parlait d'elle avec autant de légèreté et de naturel. Lui avait toujours un peu de mal, en tout cas, incapable de s'empêcher de se demander ce qu'il était advenu de la jeune femme. Mais hors de question qu'il pose la question, encore moins en ce moment. « Je me sens affreusement désolé pour elle. » souffla-t-il seulement, conservant étonnement son calme. À vrai dire, il l'enviait plutôt. Il en était peut-être même un peu jaloux, voir même complètement. Qu'elle ait eu la chance d'avoir Elias dans sa vie toutes ces années, de le connaître vraiment, qu'elle ait eu cette place si particulière dans sa vie au point qu'il aurait renoncé à son propre bonheur pour elle.

Mais ça non plus il ne l'aurait pas dit à voix haute, bien conscient qu'il n'était rien de plus que ridicule, là. Et après quelques secondes à repousser au loin toute pensée concernant Lucy ou le passé, ce fut, contre toute attente, Will qui se redressa le premier, s'asseyant dans le lit en jetant un regard autour de lui. Il ne bougea pas tout de suite, tournant le regard le plus menaçant possible vers Elias avant qu'il n'ait le temps de faire quoi que ce soit. « Je vais refaire du café. » informa-t-il. « Quant à toi, si tu sors du lit, je te le ferais payer très cher. Et je t'y ramènerais par la force, s'il le faut. » La menace était très sérieuse, bien que son sourire puisse en faire douter plus d'un. Mais ses plans n'avaient pas changé, il comptait bien perdre un maximum de temps à traîner au lit avec Elias et ils en étaient encore loin. Malgré tout, il se força à en sortir pour le moment, ramassant les deux tasses au passage, pour disparaître rapidement derrière la porte qu'il prit bien soin de refermer derrière lui. Au moins, de cette manière, il l'entendrait si Elias tentait de se sauver malgré l'interdiction qu'il venait de recevoir. Juste le temps de remplir leurs tasses et peut-être de trouver de quoi ramener de l'eau aussi et il serait de retour, de toue manière. Pas assez de temps pour que le soldat, et sa gueule de bois, n'arrive à s'impatienter.

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