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 Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri
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MessageSujet: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Ven 9 Fév 2018 - 19:51
Bon, qu’on se mette d’accord de suite, j’avais pas l’intention de dormir. Je voulais juste m’allonger un peu et m’assurer que le môme dormait lui… ouais enfin bref. Je me réveille à moitié en sursaut, avant de me figer en voyant le petit. Mais si le renardeau ouvre un œil, roulé en boule contre son copain, Peter lui ne bouge pas. Au moins, il dort bien, c’est le bon côté, parce qu’il en a besoin le pauvre, même si je pense qu’il commence à reprendre un peu le dessus. J’espère du moins. Faut dire qu’on essaie tous d’être gentils avec lui, même les mecs. Et j’ai même le droit à des câlins pour dormir… ou juste comme ça, comme hier. Et c’est cool. Pas pour le câlin en soi, même si j’aime bien, mais parce que ça veut dire qu’il est pas totalement… brisé ? Qu’il se remet et puis… c’est un gosse, alors ça reste un peu le truc improbable quoi. Même avec l’autre taré, je sais pas comment il a fait pour survivre aussi longtemps. Et je préfère pas me demander comment il fera par la suite, comment nous on fera, si on y arrive, etc. Parce que si je commence, je m’en sortirai jamais et j’aurais juste envie de me foutre en l’air. alors
Je me lève sans faire de bruit, récupérant mes chaussures, mon blouson et ma batte, plus par habitude que par réel besoin, et je sors. J’aime bien cette maison, même si je sais qu’on va pas y rester plus longtemps que dans les autres endroits où on a squatté, elle est plutôt grande, mais elle est… chaleureuse. Malgré les pillages et quelques dégâts qu’elle a subi. J’enfile mes chaussures dans l’escalier, et fronce les sourcils en ne trouvant personne. C’est pas leur genre de tous partir sans prévenir. Je veux dire, ils m’auraient réveillée non s’ils étaient sortis ? Je pose mon blouson sur mon sac toujours dans le salon, sans bruit, serrant ma batte un peu plus fort. S’il y avait eu du bruit, des cris ou quoi, j’aurais entendu, on a tous le sommeil léger maintenant, faut bien, sinon tu te fais bouffer en moins de deux. Mais du coup, ils sont où tous ? Il y a encore certaines de leurs affaires, donc ils sont pas partispartis. Oui, ça m’a traversé l’esprit, oui, j’y pense de temps en temps, qu’ils pourraient en avoir marre et vouloir se barrer sans moi, pour de bon. Je sais qu’ils m’en veulent encore de m’être barrée y a 6 ans, mais moi, je dois dire quoi ?… Je sais, c’est stupide de rester accrocher sur ce genre de trucs.

Et je le vois, sur les marches dehors, assis à regarder le ciel. Et je soupire de soulagement en fermant les yeux. D’accord, j’aurais préféré que ce soit quelqu’un d’autre qui reste avec nous. Peut-être pas Sid, parce qu’il fait encore plus la gueule que lui, entre Peter qu’on a ramené, ce qu’il apprécie pas des masses même s’il fait bonne figure et qu’il essaie malgré tout d’en prendre soin, et notre virée à Fort Hope. Mais… ça se passait un peu mieux avec lui, sans doute parce que j’ai arrêté de lui faire la gueule H24 je sais. On a pas mal parlé et… ça m’avait manqué oui. Il m’avait manqué. Fait chier. Sauf qu’il s’est complètement renfermé quand j’ai parlé de Fort Hope, il a fait la gueule, et je pige pas pourquoi. Et c’est toujours le cas. Sauf que merde. Faire des efforts, je veux bien, mais là, j’y suis pour rien, c’est encore lui qui joue au con, encore lui qui décide de s’éloigner et de… Ma mâchoire se crispe et je retourne dans le salon. Je savais que c’était une mauvaise idée de lui reparler et de me rapprocher, ne serait-ce qu’un peu, de lui. Parce que maintenant, j’ai envie de savoir pourquoi il fait la gueule. Pas comme y a 3 ans et que j’ai laissé coulé, m’enfermant à mon tour loin de lui. On peut plus faire ça, on vit les uns sur les autres, et ça pourrit l’ambiance et le groupe… Je m’assure que la porte de devant est bien fermée et bloquée, j’attrape mon blouson et je retourne en arrière. J’hésite une seconde, avant de pousser la porte et d’aller m’asseoir sur les marches non loin de lui, posant ma batte et mon blouson à côté de moi.

« … Désolée, je voulais pas m’endormir, mais le petit est une vraie bouillotte et... » Je soupire et fronce les sourcils en voyant qu’il a viré une de ses chaussures. « C’est la chaussure ou tu t’es fait mal sans en parler à personne encore une fois ? »

Non, je suis même pas accusatrice, juste un peu blasée et inquiète. Non, je devrais pas, surtout après tout ce qu’il fait pour de nouveau m’éviter...

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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Dim 11 Fév 2018 - 18:52

Je soupire alors que je regarde l'espèce de petit jardin et les trois mauvaises herbes qui se courent après. C'est des pissenlits non ? J'avais pas lu un truc comme quoi on pouvait faire des soupes avec ça ? Ouais, possible, suffirait de les balancer dans une casserole pleine de flotte ou un truc du genre. Des trucs frais, si on peut dire comme ça, ce serait cool. Pas qu'on meurt de faim, on s'en sort même pas si mal que ça je trouve, pour des gens qui bougent tout le temps. Mais au final, je me rappelle même plus de la dernière fois où on a pu manger un truc qui sorte pas d'une boite. Ca fait aussi partie des raisons pour lesquelles il faut qu'on trouve un pied-à-terre. Parce qu'on y arrivera pas autrement sinon. Et pour qu'on puisse se reposer. Un peu. Je me dis qu'il faudrait qu'on se décide. On a déjà prospecté, sans grand succès, mais Sid' a parlé d'une école l'autre jour. Ce serait un bon plan. Je suppose. Enfin, du coup, ils sont partis prospecter pendant que Kennedy et le gamin dorment à l'étage. Moi je monte la garde tant bien que mal, avec mon nouveau jouet et je profite d'un peu de répit pour laisser ma cheville respirer.

Je sais, je fais encore la gueule. Je devrais pas pourtant. Je veux dire, elle a le droit de faire ce qu'elle veut avec qui elle veut. Je suis qui moi, pour me dire qu'elle mériterait mieux qu'un mec baraqué, plein de tatouages, ouais je sais pas s'il en avait mais j'ai décidé que oui, et avec une moto. Une saloperie de moto. Je crois que c'est à partir de là que j'ai arrêté d'écouter en fait. Et j'ai pas vraiment demandé comment s'était passé leur petite virée là-bas. De toute façon, on décidera de rien tant que tout le monde est pas d'accord et, pour le moment, on en a pas vraiment reparlé. Donc, j'arrêterais de jouer au con en temps voulu. Pour le moment, je rumine, essayant d'occulter le moment où on finira pour tomber sur des gens intéressants et qu'elle en aura marre de me parler. Ou, pire encore, quand elle dira qu'elle est amoureuse d'un connard pas assez bien pour elle. Je soupire profondément à cette pensée, ma botte à la main, et je ferme les yeux quelques instants, avant de sursauter quand je sens qu'on se pose pas loin de moi. Je suis pas inquiet. Tout est verrouillé de tous les côtés de toute façon. Je m'assois à côté d'elle et j'esquisse un sourire en haussant les épaules. "Pas de soucis. Il s'est rien passé d'intéressant et les autres sont partis en exploration. Et... ouais, il tient chaud." A quel point c'est con d'être jaloux parce qu'elle se sert du môme comme doudou ? Je me rends pas compte. Faut dire que de toute façon, plus ça va et moins ça va dans ma tête dès que ça la concerne.

Oh, mais quand même, y a un truc intéressant. Notez que j'ai même pas été agressif pour le coup. Je suis fier de moi. Je hausse les épaules avant de lui montrer l'intérieur de la botte avec une grimace. "La semelle s'est barrée. Du coup, j'ai de nouveau mal à la cheville." Je lui montre ma cheville un peu rouge et je reprends, toujours sur le même ton. "C'était passé depuis le temps. C'est revenu depuis deux, trois jours. J'sais pas pourquoi." Dis donc, plus de deux phrases sans que je fasse la gueule, pas mal non ? Il ont su, que j'ai eu des soucis y a quelques semaines, même si je suis pas entré dans les détails. Et, vu ma gueule, ils ont pas spécialement insisté. J'avais pas grand-chose et juste une cheville en vrac, ça aurait pu être pire. Surtout que c'était après notre virée entre frangins et qu'on était vraiment revenus avec les têtes de mecs à qui il faut pas parler. Je me demande si elle va remettre ça sur le tapis tiens. Tout, sauf la vraie raison qui fâche, j'aimerais autant. Parce que j'ai pas spécialement envie qu'elle confirme ce qui tourne en boucle dans ma tête. J'inspire, la main toujours crispée sur ma botte et je reprends, à mi-voix. "Bien dormi au moins ?" Okay, j'aurais pu faire pire et parler du temps qui fait. Enfin, je sais même pas si ça aurait vraiment pu être pire en vrai. Fait chier.


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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Jeu 15 Fév 2018 - 18:55
Je pourrais presque regretter le avant. Avant quand je m’étais faite à l’idée qu’il ne voulait plus de moi. Avant quand j’avais dépassé la tristesse et cette horrible impression de solitude quand il s’était mis à m’éviter chaque seconde. Avant que j’avais réussi à me convaincre que j’en avais rien à foutre surtout. Parce que j’avais transformé tout ça en colère et en rancune, et que c’était vachement plus facile à vivre. Oui, bon, c’est toujours là faut pas déconner. C’est pas parce que ça c’est un peu amélioré, par la force des choses, depuis quelque temps, que j’oublie pour autant. Ce serait trop facile. Ouais, je suis rancunière, et pas qu’un peu, alors oui, évidemment que je lui en veux. Je leur en veux tous un peu de m’avoir juste laissé et oublié, comme la cinquième roue du carrosse que je suis, comme ils doivent m’en vouloir de m’être barrée sans donner de nouvelles et d’être restée aussi longtemps dehors et d’avoir… Hum. Enfin je sais que c’est pas seulement ça, j’essaie de me convaincre qu’ils savent pas et qu’ils peuvent donc pas me mépriser pour ça, ou un truc du genre. Ça marche pas terrible en général. Tout ça pour dire que lui, c’est pire. Pire parce qu’il était plus important et que je pensais stupidement, du haut de mes 15 ans, être importante aussi à ses yeux. Sauf que non, évidemment que non. Et ça fait mal de s’en rendre compte quand on est amoureuse. Ça fait mal de base de se rendre compte qu’un pote vous tourne le dos aussi facilement, alors le mec que vous aimiez…

Mais ça, c’était avant donc. Là, ça me gave donc, d’avoir essayé, d’avoir voulu un peu dépasser tout ça, pour peut-être retrouver un minimum la complicité qu’on avait avant, pour le retrouver un peu lui. Idiote. Et le pire, c’est que maintenant que j’ai donc enclenché tout ça comme une cruche, je peux plus faire comme avant et passer outre. Je pourrais peut-être de nouveau, me retrancher derrière l’indifférence, la colère, tout ça. Mais… même si je le lui dirais jamais, ça m’a fait du bien. De lui parler, d’être avec lui, sans avoir envie de lui balancer ma batte à la gueule. Et puis, sans parler de moi, même les autres l’ont ressenti, et j’ai pas trop su quoi dire à Drew… Si ça plombe l’ambiance du groupe, on est d’accord, c’est pas cool hein ? Donc je suis obligée d’aller lui parler. Voilà.

Je me retrouve donc assise dehors, à côté de lui, alors que le môme dort encore à l’étage et que les autres se sont volatilisés. Oh en exploration donc. Pas abandonnée donc. J’esquisse un sourire et j’inspire profondément. Bon, il me parle, c’est déjà ça. Je sens même pas d’agacement dans sa voix. Dans un sens, je suis contente que Drew l’ait remarqué aussi, sinon j’aurais pensé m’être monté la tête toute seule. Je regarde sa botte en grimaçant. Grimace qui s’accentue quand je vois sa cheville.

« Tu veux qu’on essaie de t’en trouver une paire ? Ça devrait être faisable non ? » J’hésite un instant. « Si t’avais mal de base, avec la semelle en moins, ça a dû aggraver le truc... Il doit rester de la crème que j’avais trouvé pour ton poignet, tu veux tenter ? Ça te ferait du bien. »

Je le regarde, me mordillant l’intérieur de la joue en silence. Je suis quasi sûre qu’il avait rien fait pour se soigner quand il était revenu. Il faisait la gueule, pour pas changer depuis quelque temps, et même si je lui parle, j’en suis pas non plus à aller le poker dès qu’il fait un truc ou que ça va pas. Et vu qu’il parle pas plus… Je sais, je suis hyper mal placée pour râler et me plaindre qu’ils nous parlent pas davantage, on a tous notre jardin secret, blablabla… mais quand même, ça pourrit l’ambiance un peu. Je fronce un peu les sourcils, levant le visage vers le soleil, les yeux fermés, juste quelques secondes pour profiter de sa chaleur et de l’impression d’être encore en vie.
Je ramène mes genoux vers moi, et croise les bras dessus pour y poser ma tête que je tourne vers lui, curieuse. Sérieux ? Je dois être contente parce qu’il me parle ou m’offenser de cette question bateau ?

« Oui, pas si mal… J’ai juste flippé en me réveillant et en trouvant personne… »

On chasse pas aussi facilement des peurs aussi ancrées en soi hein… Je le dévisage un peu. Okay, même sans la confirmation des autres, je saurais qu’il fait la gueule. Qu’il me fait la gueule donc.

« Ils sont partis tous ensemble ? Explorer quoi ? Pourquoi t’es pas allé avec eux ? » Oui, bon, d’accord, je fais pas forcément mieux, mais c’est pas pareil, je veux savoir, même si je le fixe les sourcils froncés. « Tu veux que je te laisse seul ?… J’ai pas envie de t’emmerder davantage. »

Voilàvoilà. Au moins c’est dit. Quoi ? Je demande. S’il me dit oui, que je le fais chier, je… Non, il le dira pas, pas aussi cash en tout cas. Mais je le verrais bien non ? Enfin, encore plus nettement que là donc. Fait chier.

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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Ven 16 Fév 2018 - 8:34

Je devrais peut-être lui dire ce qui va pas. Surement même. Ça éviterait que ça s’engraine tout seul et que ce soit encore pire qu’avant. Sauf que je sais pas comment lui dire et, pire encore, j’ai peur de sa réaction. Parce que j’ai aucune légitimité à réagir comme ça en vérité. J’ai pas le droit d’être jaloux, de pas vouloir qu’elle rencontre d’autres mecs qui ont l’air tellement plus intéressants et sympas que moi. Sauf que ça se saurait si j’étais rationnel hein. Je réprime difficilement un soupir, quand même content qu’elle s’installe à côté de moi malgré tout. Parce que ça veut dire que c’est pas complètement foutu non ? Je veux dire, si elle me détestait vraiment, elle serait repartie avec Peter. J’essaie de m’en convaincre et, pour le coup, ça marche plutôt pas mal. Je continue de regarder ma botte, la mine circonspecte avant de hausser les épaules. « Je leur ai demandé de me trouver des semelles déjà. Elles tenaient bien les chevilles ces bottes, ça me ferait chier de devoir en changer vu que ça va pas forcément beaucoup mieux. » Ouais, ouais, je parle botte et semelles. Toujours mieux que le reste comme on dit. J’ai un sourire narquois quand elle parle de la pommade et je rétorque, retrouvant un instant ma tête de petit con habituelle. « Sauf si Sid’ l’a confondu avec un tube de fromage et l’a bouffée. » Je sais, c’était petit, mais ça a le mérite de m’amuser. Je me masse la cheville tout en parlant, dévoilant l’espèce de bande qu’elle a fini par me bricoler au poignet. Là, au moins, j’ai plus mal. Point positif non ? Bon après, je l’enlève que pour me laver ou rincer ce truc-là, donc je suis pas vraiment sûr que je sois vraiment soigné. Mais on va pas s’arrêter à des détails hein.

Je réfrène l’envie qui me prend soudainement de la prendre dans mes bras quand elle se replie sur elle, arquant un sourcil à sa réponse. Si ma question était plus que bateau et aurait certainement mérité un taquet, ce qu’elle dit, c’est autre chose. « … flippé ? Pourquoi ? Tu sais qu’on partirait jamais sans toi hein…» Je sais, c’est une évidence mais pour le coup, j’ai comme un doute sur le fait qu’elle en ait vraiment conscience. J’en oublie même de faire la gueule pendant une minute tiens. Bon je me renfrogne à ses questions, me demandant si elle aurait pas préféré que je sois parti moi aussi en fait. Et je pique du nez, jouant de nouveau avec ma botte avant de me décider à lui répondre. « Bin j’avais mal à la cheville et je voulais pas que tu restes toute seule avec le petit. Enfin surtout que t’avais l’air de bien dormir en fait… et je… enfin je voyais pas l’intérêt de te réveiller pour te faire monter la garde. Autant que t’en profites un peu. » Je me sens tellement con à dire ça. Bon ce serait encore pire je suppose si je lui dis que je l’ai regardée dormir avant d’aller me trainer dehors alors, avant qu’elle s’en rende compte, j’embraie. « Ils sont allés voir l’école que Sid’ a repérée. Parait qu’elle serait pas mal pour qu’on s’installe un peu… même si ce sera jamais aussi classe que ton Fort Hope là… avec ton pote tatoué.»… ah ouais, même moi je l’entends la jalousie dans ma voix. Ça craint quand même. Je finis par laisser tomber la botte à côté de moi et je lâche en fronçant les sourcils. « Si t’as envie de me laisser, je comprendrais. » On parle juste de maintenant tout de suite ou d’une façon plus générale ? Je me rends pas compte. « … mais tu m’emmerdes pas. Jamais. » Et j’ai le droit à une récompense pour être le type le plus pathétique de Détroit ou pas ? Oh allez, je mérite un peu quand même !


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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Dim 18 Fév 2018 - 22:58
Lui demander. Il en a de bonnes Drew parfois. Comme si c’était aussi facile. Ça devrait l’être, et avec les autres, ça le serait sans aucun doute. Sauf que c’est Luke et que c’est tout de suite plus compliqué. Si j’avais pas cherché la première fois, il y a 5 ans maintenant, c’était pas pour rien. Oui, je suis grande gueule et trop souvent téméraire, mais en vrai, sur certains sujets, je suis carrément lâche. Et je n’avais aucune envie de savoir ce qu’il me reprochait, ce qu’il pouvait savoir pour me mépriser comme ça, quelles étaient ses raisons pour qu’il ne veuille plus ni me parler, ni même me voir ou passer du temps avec moi. Alors à défaut, j’avais appris à faire avec, faisant à mon tour la gueule et transformant la peine et la désillusion en colère et hostilité. Et ouais, j’avais mis du temps à réussir à le dépasser… à dire vrai, je commençais tout juste… Sauf qu’il gâche tout, en s’énervant de nouveau… et que j’ai pas forcément plus le courage de chercher à savoir, même maintenant. Mais au moins, à défaut de lui demander en direct comme l’a suggéré Drew, je me mets pas à l’éviter ou de nouveau en colère contre lui. La preuve que je muris donc. Ou une connerie du genre ouais.
 
« Okay. Des semelles, c’est pas si mal… et s’ils trouvent pas, on pourrait chercher des bottes qui tiennent bien, ça doit se trouver aussi ou… je pourrais essayer de bricoler une autre attelle… enfin si tu veux quoi. » Vu qu’il met la première, pour son poignet. Ce qui m’arrache un léger sourire sans que j’y pense. C’est cool si ça l’aide. Et je fronce les sourcils en le fixant, me demandant un instant s’il se fout de moi ou pas. « Tu rigoles ? Je sais que mon frangin est pas un génie, mais pas à ce point. Même s’il avait goûté en confondant… le goût est dégueu en plus, et elle marche bien cette crème… Tu te fous de moi hein ? »
 
Allez, dis-moi oui. D’un autre côté, Sid est parfois tellement têtu et bouché qu’il en serait capable ce crétin. Et c’est pas comme s’il était prévisible, ou comme si… s’il n’avait pas changé au point que j’ai parfois du mal à le reconnaître. Enfin, j’avais dû changer tout autant, donc bon… Pas forcément en bien non plus. La preuve, les peurs et les doutes eux ne me quittent malheureusement quasiment jamais. Pas plus que mon sale caractère je sais. Je me recroqueville un peu, enserrant mes jambes de mes bras, posant ma tête sur mes genoux, avant de lui jeter un coup d’œil hésitant.
 
« Ouais, évidemment que ouais je le sais. Juste un cauchemar, c’est rien. »
 
Ouais, voilà, un putain de cauchemar éveillé. Mais ça va, j’ai eu l’air convaincue, c’est le principal. Et je me retrouve à le fixer, un peu trop longuement, avant de hocher la tête.
 
« C’est bien d’admettre que ta cheville a besoin de repos… Et merci. De m’avoir laissé dormir. C’était gentil. » D’avoir sacrifié une sortie avec tout le monde, sans moi pour emmerder. De… J’en sais rien. Et si je hoche de nouveau la tête quand il reprend la parole, je me fige un peu, avant de tourner davantage la tête vers lui, en bloquant un peu. Je fronce les sourcils en le dévisageant. « Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ? Comment ça mon Fort Hope ? Et quel pote tatoué ? Je connais personne là-bas, encore moins tatoué… » Bon, j’avais vu de loin, un mec torse nu vachement tatoué, mais… Je le fixe en secouant la tête, alors que je commence lentement mais sûrement à me mettre en colère, dépliant mes jambes devant moi. « T’as même pas demandé comment ça c’était passé, t’as même pas cherché à savoir comment c’était, tu t’en es totalement foutu et là tu… Je cherche un endroit où on pourrait tous se reposer, parce qu’on en a tous besoin, t’étais d’accord non ? Alors… C’était quoi ça ? C’est quoi le problème ? » Je fronce les sourcils et je soupire, toujours mécontente, toujours sans piger. « Si j’avais pas voulu te voir, je serais retournée avec le môme… » Et je le dévisage un instant en silence. « Alors pourquoi j’en ai toujours l’impression ? Pourquoi même là que tu me dis le contraire, j’en ai l’impression ? »
 
C’est Drew qui serait fier de moi dis donc. Et si ça merde totalement, je pourrais donc dire que c’était son idée à la con. Ou que c’est encore Luke qui a déconné. Et le mieux, ou le pire, c’est que j’ai demandé ça d’une voix bien plus douce et plus posée que je ne le pensais… plus attristée aussi…

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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Lun 19 Fév 2018 - 9:20

L’espace d’un instant, je repense à ma discussion avec Axel… ou avec Robin. Comme quoi ce serait pas si mal qu’elle sache ce que je ressens. Mais je lui dis comment moi ? La bouche en cœur et on verra bien ce que ça donne ? Franchement, j’ai quand même de sérieux doutes sur le fait que ça se passera bien. Et si c’est pire après ? Si elle me déteste encore plus ? Je suis pas sûr que je pourrais tenir le coup, surtout maintenant qu’elle semble avoir décidé que j’étais pas si insupportable que ça. Déjà que je gère que dalle, ce serait pas très intelligent d’en rajouter une couche. Sans compter le fait que cette histoire m’a saoulé et que je déteste l’idée qu’elle puisse avoir envie de… d’un tas de trucs. Qui ne m’incluent pas donc. Hum.

Et du coup, comme je suis quelqu’un d’intelligent, je parle de la semelle de mes bottes. Un sujet neutre, qui fâche pas. C’est pas mal non ? J’arrive même à esquisser un sourire à sa proposition. « Je vais finir par avoir des attelles de partout à la longue, je te dis pas la dégaine… enfin, on avisera en fonction de ce qu’ils trouvent… » Et je peux pas m’empêcher de rire en la voyant froncer les sourcils. « Nan il a pas essayé. Mais je trouvais l’idée marrante. Et j’ai peut-être, je dis bien peut-être, tenté de lui faire croire que c’était du fromage. » Histoire de me donner l’impression, l’espace d’un instant, que tout était comme avant. Que j’avais pas le sentiment d’être en train de perdre mon meilleur pote. Autant dire que ça a pas duré longtemps. Je retiens un soupir avant de me focaliser sur elle. Et je fronce les sourcils à mon tour, hésitant parce que je suis pas super convaincu par sa réplique. « …juste un cauchemar hein… tu le dirais, s’il y avait autre chose ? » J’ai envie d’une réponse à cette question ? Je suis pas sûr. Et j’arrive même à m’auto-dépiter pour le coup.

J’ai même du mal à soutenir son regard quand elle me fixe comme ça, mais j’arrive à grimacer un sourire. « Je voulais éviter de me faire de nouveau pourrir. Et autant une main, ça se gère, autant si j’arrive pas à courir, là ça commence vraiment à devenir handicapant… de rien pour le reste. T’avais l’air de bien dormir. C’était mignon. » Oui, j’aurais mieux fait de me taire. Enfin, encore que, c’est moins pire que le reste au final. Je pique du nez en réalisant ce que je viens dire parce que, bien évidemment, elle bondit dessus direct. J’aimerais bien dire que je me la joue cool, mais autant dire que le sujet est un peu sensible. Et que je suis un peu con. Ca aide pas. Alors je marmonne, d’un ton bougon, sans même m’en rendre. « Ouais ton coin super, où y a ton super pote-là et sa moto… un vrai paradis quoi. » Je sais, on dirait un môme qui se prend la tête tout seul. Autant dire que ça m’agace encore plus. D’autant que je continue, toujours sur le même ton. « … parce que j’avais pas envie de t’entendre dire à quel point c’est merveilleux et à quel point t’as envie d’y aller, même sans moi… sans nous. Et à quel point t’as envie de passer du temps avec l’autre… » La dernière phrase, je l’ai prononcée dans un murmure à peine audible tellement je me sens con de penser ça. Et surtout, parce que je sais que ça devient réel si je le dis à haute voix. Surtout si elle le confirme. Et je dis quoi, moi, si elle me dit que ouais, elle a envie de rejoindre ce type ? J’aurais pas le droit de lui dire quoi que ce soit en plus. Je soupire longuement, sans bien trop savoir où me mettre, alors que je me demande vaguement à quel point elle va mal prendre tout ce que je lui dis.

Et je me frotte l’arrière de la tête, fixant le vide alors que je sens son regard peser sur moi. « … tu pourrais avoir envie… de retourner avec le môme. Ou de pas rester avec moi. Je suis pas de la meilleure compagnie du monde, surtout ces derniers temps. » Parce que j’ai l’impression que tout se casse la gueule et que je suis même pas foutu de dire ce que je pense ou ce que je ressens vraiment. Et que ça me bouffe de l’intérieur. Et comment je lui balance tout ça moi ? Je cille à sa question et je soupire, cherchant mes mots sans succès. Mais je finis quand même par souffler, d’un ton hésitant. « … parce que c’est moi le problème. Tu… tu fais des efforts, je le vois bien. J’ai presque plus l’impression que tu vas m’en coller une dès que tu me vois. Mais… je sais pas. Parait qu’il faut que je dise les choses mais je sais pas… si c’était pire après ? J’ai déjà l’impression de perdre Sid’… si je te perds toi… enfin encore plus que ce que je t’ai déjà perdue… je… » Et je pousse la botte du bout du pied, le visage fermé. A quel point je suis pas du tout clair là ? Je me rends pas compte. Enfin, c’est encore moins pire que si je disais vraiment les choses. En fait, j’en sais rien du tout.



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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Mer 21 Fév 2018 - 20:41
Si on m’avait dit que ce serait si compliqué d’être grande, j’aurais refusé. J’aurais dit non, je préfère continuer de jouer avec mes putains de barbies et ma cabane dans l’arbre. Quoique je suis pas sûre de jamais avoir vraiment joué avec ces poupées. Hum, bref. En même temps, il aurait fallu prévoir la fin du monde, là maintenant de suite je veux dire, pas dans 50 ou 500 ans, et ça, c’était pas gagné, ça aurait même été un peu la merde, mais bon… Toute façon, ça a toujours été compliqué, ça a toujours été la merde, même avant tout ça, et pas que avec lui, même si avec lui, c’est pire en quelque sorte. Parce que c’est toujours pire non avec les personnes qui nous sont proches, celles à qui ont tient vraiment… ou tenait… je sais plus trop. Ou peut-être que si, mais j’ai pas trop envie d’y réfléchir. Pas du tout même. Malgré le blabla de Drew donc.
Alors je fais des efforts, et on parle godasses à défaut d’autre chose… Sisi, sérieusement.

« Tu ressembleras à Robocop, c’est cool non ? Enfin, on dirait qu’il a un balai dans le cul, mais on peut pas tout avoir. » Je hausse les épaules, avant de soupirer de soulagement - ça aurait pu être vrai !- et je lui assène une bourrade dans l’épaule sans y penser. « Peut-être hein… Crétin. Et ça vaut pour tous les deux ! » En même temps, ils étaient pas potes pour rien non plus. Pas un pour rattraper l’autre je vous jure. Enfin, pas en ce qui concernait les conneries… pour le reste non plus tu me diras. Oui, bon, j’ai pas été si convaincante que ça. On va dire que c’est ça plutôt que de se dire qu’il me connaît un peu trop… Je le regarde, haussant les épaules et hochant la tête. « Y a rien d’autre. Juste un mauvais rêve. »

Pourquoi j’en parlerai ? De cette peur stupide et infantile qu’ils m’abandonnent encore, de cette angoisse latente de me retrouver de nouveau vraiment seule. C’est pas comme si ça changerait quelque chose, pas comme si, tous autant qu’ils sont, me promettraient pas le contraire. Sauf que non, c’est pas aussi facile. Et ils l’avaient déjà promis y a 5 ans… il m’avait déjà promis. Mais même ça, j’arrive à passer outre, à ne pas m’y appesantir de nouveau, et j’esquisse un sourire compréhensif quand il commence à parler. Avant de me figer un peu. Mignon. Super.

« Ouais, on serait mal barré si tu te pétais vraiment la cheville j’avoue, c’est pour ça aussi qu’il faut pas trop laissé traîner… Et euh ouais, j’ai bien dormi… Mignon dans le genre j’étais en train de baver sur la tête du môme c’est ça ? Au moins, moi, je ronfle pas. »


Bon, lui non plus, mais c’est pas l’important. Et non, je veux pas vraiment qu’il réponde, mais c’est sorti tout seul. Sauf qu’en fait, je préférerais presque une réponse à ça plutôt que d’enchaîner sur le reste, parce que presque de suite, ça me gave et je me braque. Je comprends pas, j’essaie, encore, promis, mais je pige pas. Et je le fixe, alors qu’il reprend, faisant a moitié la gueule,  comme un môme pris en flag.

« Mon… quelle moto ?... Logan ? C'est de Logan que tu parles ? Et… Quoi ? » Je continue de le fixer, un peu incrédule, comprenant encore moins de quoi il peut bien parler ni ce qui lui prend. Et je me retrouve à le dévisager, les yeux ronds, et j'hésite durant un instant entre rire et... je sais pas trop, m'énerver je suppose. Et je dois tendre l'oreille pour entendre ce qu'il dit, et même là, je suis pas certaine d'avoir bien entendu. « Mais de quoi tu parles ? D'où je voudrais aller là-bas sans vous ? C'est pour nous tous que je cherche un coin sympa, pas que pour ma gueule ! Je veux juste que vous puissiez souffler et vous reposer, un truc sécurisé, avec de quoi manger, un endroit ou ta putain de cheville pourrait se remettre ! Et toi tu... Tu crois vraiment que je... Je suis pas comme ça ! » Okay je suis un peu en colère maintenant, mais il cherche. Bon peut-être beaucoup, vu que je me retrouve debout à le fixer. « Et j'ai jamais dit que c'était merveilleux ou magique putain, mais oui ça a l'air clean et protégé, c'est si mal que ça de vouloir tout ça ? De se dire qu'après deux putain d'années, ça nous ferait du bien a tous de pouvoir se poser et se reposer vraiment ?... Et de quoi tu parles encore ? Tu joues à quoi ? C'est quoi le problème encore bordel ? »

Sans déconner, plus ça va, moins je le pige ce mec. Je le connais pourtant, malgré tout ce que je peux dire, mais j'avoue que là je sèche un peu. Il me saoule et je comprends pas a quoi il joue ou ce qu'il attend, et ça m'énerve d'autant plus. Sans parler du fait qu’il pense que je puisse me casser sans eux. Oui, j’ai peur de la même chose avec eux tous, et ouais, okay, je me suis cassée une fois, mais c’était différent, ça n’avait rien à voir et… Je soupire, exaspérée. Mais pour autant, je reste à le fixer et je hausse les épaules, le visage fermé. Ouais je pourrais me casser, et c'est peut-être ce qu'il attend, mais ça s'arrangera jamais si je fais ça, pas vrai ? … Et puis, même s'il réussi comme pas deux à me foutre en rogne, il a l'air tellement pas bien que je peux pas vraiment le laisser comme ça... Alors, encore une fois, je cherche à comprendre. Je dois être maso un peu. Surtout que même là, alors qu’il semble réfléchir, j’ai l’impression de le faire chier... Et je me retrouve à secouer la tête, en le fixant. Au moins, je fais pas tout ça pour rien faut voir le bon côté. Et je me fige quand il poursuit, avant de détourner les yeux pour fixer mes mains.

« Sid est en train de merder hein ?... Tu crois... On va pas vraiment le perdre hein, je... Ou alors on l'a jamais trop retrouvé...» J'inspire profondément avant d’oser le regarder de nouveau. « J'ai presque plus envie de t'en coller une à chaque fois... » Je fronce les sourcils alors que je capte ce qu’il a pu dire. « Pire après quoi ? Me perdre ? Quoi ? Je suis là non ? Pourquoi tu me perdrais ?... Tu sais quoi ? Tu fais chier Luke. Tu dis que je fais des efforts, mais visiblement, ça suffit pas, ça marche pas… Je sais que je suis pas hyper maline, mais là, franchement, va falloir m’expliquer et être plus clair, parce que ça me gonfle vraiment. »

Oui, bon, ça doit se voir vu que je le toise, la mâchoire crispée et les bras croisés, debout face à lui.

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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Jeu 22 Fév 2018 - 9:14

Chaque jour qui passe, je me dis que je regrette de pas lui avoir tout avoué avant. C’est même pas que c’était pas aussi fort que maintenant hein, c’est juste que si je lui avais dit quand elle est revenue, j’aurais pu digérer le fait de me faire jeter et je risquerais pas de pourrir l’ambiance maintenant. Alors que là, si elle … quand elle va piger et m’envoyer chier, je vous dis pas les incidences sur le reste du groupe. C’est en partie pour ça que je dis rien. Et aussi parce que j’ai pas envie de l’entendre dire ce que je soupçonne depuis toujours ou presque. Qu’elle veut pas de moi, pas que je veux en tout cas. Déjà qu’en tant que pote, c’est pas gagné mais alors là… Je retiens un soupir à cette pensée, préférant tousser un rire à sa répartie. « T’es en train de dire que j’ai un balai dans le cul ? » Et je fais mine de me frotter le bras où elle m’a frappé avec un large sourire. « Oh arrête, t’aurais fait exactement pareil à ma place, juste pour voir si ça marchait. »

Je retrouve mon sérieux au reste de ses propos et je la fixe un instant avant de souffler, d’une voix plus douce. « Rien d’autre… okay. T’hésite pas si… y a autre chose donc. » Parce que c’est le cas, ça se voit. Mais si elle veut pas en parler, je vais pas la forcer. On a tous du mal à parler de ce qui va pas, je suis pas le mieux placé pour dire le contraire. Je grimace quand on parle de ma cheville avant de hocher la tête. « Ce serait vraiment handicapant ouais. Mais ça va mieux déjà, c’est le principal. Et mignon dans le genre… apaisant. Mais tu bavais un peu désolé…» J’arque un sourcil et je reprends, curieux. « C’est une allusion sur le fait que moi je ronfle ? » Je pense que je me serais déjà pris des coups si c’était le cas en vrai. Et puis, on dort jamais assez profondément pour que ça arrive au final. Ce serait chouette ça. Dormir plusieurs heures d’affilée sans se réveiller du tout. Se sentir vraiment reposé et pas avoir l’impression d’avoir constamment les nerfs à vif.

Et du coup, je suis peut-être pas très objectif concernant son histoire de Fort Hope… bon okay, pas du tout en vrai. Mais j’aime pas ça d’accord ? J’ai le droit non ? Bon, j’ai peut-être moins le droit de me comporter comme un sale con jaloux. Sauf que ça, j’y peux pas grand-chose. Et à sa question, je continue de marmonner, toujours en faisant la même tête. « Il a une moto lui. Et il a l’air cool. Tu fronces pas les sourcils quand tu parles de lui…» Je pique encore plus du nez quand elle commence à s’énerver. C’est légitime, surtout vu ce que mes propos peuvent sous-entendre. « … tu pourrais avoir envie d’aller là-bas juste parce qu’il est… et… enfin t’as dit que t’irais toute seule si on venait pas…» Oh merde, je peux avoir l’air encore plus pathétique ou pas ? Je me rends pas compte. Mais j’avoue que même si c’était juste une menace en l’air pour nous bouger, j’ai totalement bloqué dessus. Entre ça et le fait qu’elle ait parlé d’avoir rencontré un mec, c’est bon, j’étais plus du tout open à la discussion. J’ai même pas réussi à faire semblant. Et ça me gonfle de pas y arriver, ça me gonfle d’avoir l’impression qu’elle me déteste toujours, quoi qu’elle puisse dire. Que rien ne changera jamais. Enfin si, y a un truc qui change. Et je hausse une épaule à sa question, déglutissant. « J’en sais rien… c’est peut-être moi qui merde au final, ce serait pas si absurde. Il a toujours été en colère mais là… c’est autre chose. On s’est pris la tête la dernière fois, quand on était avec Drew. Et j’ai eu l’impression de… enfin qu’il nous jugeait de pas arriver à aller au-delà de certains trucs. Qu’il voulait pas parler du passé et que si on le faisait on était des sous-merdes. Un truc du genre. C’était… méchant. Et Sid’ avait jamais été méchant comme ça. » Okaaaay, on dirait un gamin de 8 ans qui parle. C’est parfait.

Je lève un regard vers elle, incapable d’esquisser un sourire à sa répartie. « Ah ouais ? Cool…» Avant de soupirer de plus belle quand elle continue. Je la regarde se lever, clairement fâchée et là, j’hésite. A tout lui balancer. A tout lui dire. Peut-être qu’elle comprendra enfin, qu’elle acceptera. Et si c’est pas le cas ? Si elle m’envoie chier de plus belle et se précipite chez son Logan hein ? Si elle me déteste encore plus ? Je murmure alors, pas vraiment décidé. « T’expliquer hein… je sais pas comment…» Et j’inspire longuement en me relevant, mon regard accrochant le sien. « Je suis pas doué pour dire les trucs Kenny, c’est pas nouveau ça. J’ai tendance à … me renfermer, faire comme si je m’en foutais, donner l’impression que je prends tout à la légère. Ça marche plutôt bien en général. Sauf qu’avec toi, j’ai jamais su comment faire… Et qu’à chaque fois que j’ai cru faire comme il faut, j’ai merdé…» Ca va probablement être le cas là aussi en fait. Surement même. Pourtant, c’est le seul qui me vient à l’esprit en vrai. Ça sera peut-être plus parlant qu’un long discours, j’en sais trop rien. Mais ça fait des mois, des années même, que j’attends de faire ça. Et ça me fait flipper à mort. Pourtant, j’attrape son menton du bout des doigts et je l’embrasse doucement, juste assez longtemps pour que mon cœur ait un raté de malade, avant de souffler, dans un murmure. « C’est plus clair là ? »


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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Sam 24 Fév 2018 - 12:33


Dernière édition par Kennedy Lancaster le Lun 26 Fév 2018 - 21:23, édité 1 fois
Je souris alors qu’il rit, oubliant un instant qu’il me fait de nouveau la gueule pour x sombres raisons inconnues, et je secoue la tête.
 
« J’ai dit que Robocop en avait un, comme Batman. Toi, t’as fait de la taule, t’es du mauvais côté de la barrière, et les méchants sont pas coincés en général. Heureusement, tu serais insupportable sinon. » Genre pour de vrai, pas seulement parce que je lui en veux ou qu’il me tape sur les nerfs pour des raisons à la con. Il va faire la gueule que j’ai parlé de la prison au fait ? J’espère pas, c’était pas dit… Oh et puis merde. Et je grimace un sourire, avant de rire un peu, juste peu. « Je dirais bien que non, mais ouais, j’aurais tenté, juste pour rire un peu. »
 
Et mon sourire disparaît, alors que je hoche la tête en le regardant, pour lui promettre quelque chose qui n’arrivera jamais. Qu’il s’en doute ou qu’il le dise juste comme ça ne change rien. J’ai pas envie d’en parler, parce que j’aurais l’air ridicule et qu’ils arriveront pas à me défaire de cette peur comme ça de toute manière. Alors autant passer à autre chose. Genre lui et ses multiples blessures. Les mecs, tous des bébés. Même si on en revient un peu à moi, ce qui me fait de nouveau grimacer.
 
« C’est le principal oui, surtout si t’as capté qu’il fallait pas forcer… » Je plisse le nez en faisant une moue incertaine. « Apaisant hein… et je… Fait chier. » J’esquisse un sourire. « Ça arrive. Quand tu dors vraiment bien, c’est-à-dire pas souvent. Comme Sid…. Ou Robin... »
 
Oui, bon, j’exagère, ils ne ronflent pas vraiment, sauf comme dit, quand ils arrivent à vraiment dormir. Donc pas souvent, pas assez en tout cas pour qu’on puisse se plaindre. Et puis, si ça leur arrive, on va pas non plus les réveiller, ce serait franchement con vu que ça veut dire qu’ils dorment bien non ? Vu qu’ils en sont pas non plus à en attirer les morts…  Mais c’est pour ça aussi que je le pige pas dans l’immédiat. Ce serait pas cool de pouvoir se poser, dormir, manger, arrêter de sursauter au moindre bruit et de se figer à la moindre ombre qui passe ? Et Fort Hope nous permettrait de le faire, de vraiment nous reposer. Surtout que Logan a été super cool et nous a proposé des maisons. Des maisons quoi ! Mais non, lui, il fait sa tête des mauvais jours, avec l’option bougon et grognon en rab. Et comme pour lui donner raison, je fronce les sourcils en le fixant.
 
« Pourquoi je froncerais les sourcils ? Et… t’es jaloux ? Une moto ça se trouve hein, je me doute bien que t’aimerais en avoir une, mais franchement, faire la gueule pour ça, c’est ridicule un peu. » Oui, je m’énerve, mais c’est normal non ? D’autant plus quand il continue en parlant comme si j’étais la dernière des connasses non ? Je me crispe un peu et je le dévisage, avant de secouer la tête en haussant le ton. « Juste parce qu’il est quoi ? Le camp est sécurisé, ils ont de la bouffe et oui, ils ont l’air cool. Alors oui, il se peut que je veuille y aller. Mais… Putain mais t’es vraiment chiant ! J’irai pas toute seule pour de bon, je parlais d’aller y faire un tour pour voir justement espèce de crétin ! Parce que vous me faisiez la morale alors que je pensais que vous seriez peut-être content ou au moins curieux ! Ce serait toi ou Sid qui en aurait parlé, ça aurait été trop cool et tout le monde aurait sauté sur l’occasion de peut-être avoir un endroit tranquille ! Mais non, c’est moi et ma grande gueule, résultat, c’était une idée de merde, parce que je suis donc une connasse qui pense qu’à sa gueule et à sa survie. Super. Vraiment. »

Ça se sent là que je m’énerve tout seule ? Que ça me fait stupidement mal tout ça ? Je suis vraiment trop conne, même s’il m’aide pas, je devrais pas lui montrer ou être aussi amère. Mais faut croire que j’arrive pas à tout garder et qu’il faut que ça fuite de temps à autre. J’aurais autant aimé que ce soit pas avec lui. Mais bon, il est tellement en train de bouder, c’est pas forcément important. Ou pas important du tout quand j’écoute la suite. Parce que la suite me serre le cœur bien davantage. Je le fixe, sans parvenir à détourner le regard pour le coup, et je déglutis avant de souffler dans un murmure.
 
« Il s’est passé quoi ? Pour que ça tourne aussi mal ? Il… Il a toujours eu cette colère oui, qu’il arrivait pas trop à gérer, mais… non, il était pas méchant, ou blessant, pas avec nous en tout cas et… Je suis sûre qu’il le pense pas. Qu’il a juste dû parler trop vite, ça arrive, ça peut pas être aussi grave. »
 
Mais tout en parlant, je ralentis le rythme, finissant de nouveau dans un murmure. On doit se gourer, c’est tout. Imaginer des trucs. Tous les deux. Et ça me laisse assez perdue pour ne pas capter de suite, pour mettre quelques secondes à essayer de comprendre ce qu’il vient de dire. Je le dévisage, les sourcils froncés, et j’essaie vraiment. Parce qu’en vrai, si Sid est sur la mauvaise pente, si même Luke n’arrive pas à le retenir,si j’y arrive pas hein ? Il me restera quoi ? Oui, eux tous, je sais bien, mais c’est pas pareil. D’autant plus depuis que j’ai commencé à faire des efforts pour retrouver ce qu’on avait tous les deux et que mes défenses, ma colère, ma rancune et le reste, se cassent la gueule petit à petit.
 
« Tu me parlais avant, même quand tu semblais déjà tout prendre à la légère, je savais que c’était pas vrai, ça l’a jamais vraiment été. Et pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait pour que ce soit différent et que... »
 
Je me fige et mes yeux s’écarquillent alors que je n’ose même plus respirer. Même mon cœur cesse ses battements alors que ses lèvres se posent sur les miennes. Je ferme pourtant les yeux, n’osant les rouvrir que quand il reprend la parole. Et mon cœur repart. En même temps que ma main. D’accord, j’ai une force de mouche, mais quand même, pour le principe. Il n’avait pas elle droit hein ? C’était quoi ça ? Pourquoi il a… m’a embrassé ? À quoi il joue ?
Je le fixe, mes yeux toujours trop grands, et je déglutis.
 
« Plus clair? Qu’est-ce qui est plus clair ? » Je cligne des yeux, portant ma main à mes lèvres. « C’est pas plus clair. Pourquoi tu… C’était… Je… » J’inspire, serrant mon poing contre moi, et je fronce un peu les sourcils, comme pour me donner une contenance que je n’ai pas, alors que je n’ose même pas bouger. « Tu cherches à faire quoi là ? Pourquoi… C’était pour quoi ce… ce bisou ? »
 
Ouais, ce baiser, c’est pareil… ou presque. Bref. Il se fout de moi là hein ? Parce que j’ai dit que je savais qu’il prenait pas tout à la légère et que… Non, bon, ça marche pas trop, mais… Et je dois avoir l’air tellement conne à le fixer comme un lapin aux joues rouges en face des phares d’une voiture…

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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Lun 26 Fév 2018 - 20:43

J’arrive à souffler un rire et à oublier tout ce qui me prend la tête, l’espace d’une seconde. Parce qu’elle est là et qu’elle arrive à passer outre le fait que je fais la gueule comme un crétin. « Ah si j’avais su qu’être un taulard faisait de moi un mec cool, je l’aurais mis en avant plus souvent. Et moi, insupportable ? Jamais voyons. » Bon, on sait bien que si mais c’est un détail. Et j’ai un clin d’œil dans sa direction à sa répartie. « Ah, tu vois ! Personne peut résister. Mais du coup, en vrai, elle doit être dans mon sac à dos. Là-haut. J’irais la chercher après, t’embête pas. » Quand son sourire disparaît, je vois bien qu’elle me dira jamais si ça va pas pour de vrai. Et ça me serre le cœur, comme à chaque fois que j’ai l’impression qu’il y a un gouffre entre nous. Que j’ai creusé en grande partie, je sais bien. Et mon attitude actuelle aide pas du tout. Je soupire doucement avant de hocher la tête, le regard un peu perdu dans le vide. « Je suis un peu con mais je finis par piger. A la longue. Et Peter m’a fait les gros yeux aussi ce matin en regardant ma cheville. » Il m’aide à faire gaffe à moi ce gamin, plus que je voudrais bien l’admettre. « … apaisante ouais… c’est grave ? » Je grimace avant de hausser les épaules. « … dormir vachement bien… c’est pas arrivé depuis quand ? »

Je me frotte les cheveux, les ébouriffant sans même m’en rendre compte. Surtout que le peu de légèreté qu’on avait réussi à trouver s’efface… parce que je joue au con. Je sais, j’aurais dû me taire et garder les choses pour moi. Pour ce que ça aurait changé de toute façon. Enfin, ce serait moins pire en tout cas. Mais je continue, d’un ton aussi penaud que le sien se fait énervé. « … t’as pas de raison de froncer les sourcils avec lui justement. Il te prend pas la tête lui. » Et puis là, elle part un peu en sucette. Je fronce les sourcils et je la fixe un instant avant de souffler, d’un ton un peu plus sec. « J’ai jamais dit ça ! Que tu pensais qu’à ta gueule et à ta survie bordel ! Et c’est pas parce que ça vient de toi que c’est une idée de merde. » Bon, si, peut-être un peu d’accord. Ca a pas aidé à ce que j’écoute vraiment quoi. Mais pas de la façon dont elle le croit. « … c’est pas aussi simple que ça, aussi évident que t’as l’air de le croire. Je… je veux juste peur que t’aies envie d’y aller sans nous d’accord ? Que tu te sentes pas bien avec nous, que tu… enfin… bref... » Comme Sid’ qui a plus l’air de se sentir à sa place non plus. Je veux pas les perdre un par un.

Et je baisse les yeux, les mâchoires contractées, avant de finir par murmurer. « Il a dit des trucs… pas cool. Soit disant pour me filer un coup de main. Et ça m’a rappelé des mauvais souvenirs. Que j’arrive pas à gérer. Sauf que visiblement, je pense trop au passé, je suis pas capable de passer à autre chose et… ce genre de trucs. Je me suis senti… faible. Inutile. Incapable de veiller sur moi… encore moins sur qui que ce soit d’autre. » Je renifle un coup et je fixe le vide avant d’inspirer. « Il pensait ce qu’il disait. Il… y a un truc qui a changé chez lui. Et je suis incapable de piger ce que c’est... » J’ai un regard vers elle, espérant qu’elle saura me donner une réponse que je cherche depuis cette histoire. Pendant que moi, j’essaie de lui expliquer ce qui se passe entre elle et moi. Sauf que j’arrive pas à trouver les mots, que je suis incapable de lui faire comprendre ce que je ressens. Alors, j’essaie. Autrement. Et autant dire que c’est un échec cuisant. Je me frotte la joue, même si elle m’a pas vraiment fait mal et je souffle un « pardon... » à mi-voix.

J’arrive au moins à ne pas baisser les yeux, c’est pas mal non ? Surtout que bon, je m’attendais à quoi ? A ce qu’elle me tombe dans les bras et me rende mon baiser ? … peut-être un peu ouais. Autant dire que là, ça me conforte dans l’idée que j’aurais mieux fait de m’abstenir. Mais bon, c’est un peu tard on dirait. Et je hausse les épaules, enfonçant mes mains dans mes poches avant de lui répondre, d’un ton hésitant. « … plus clair sur… ce que je ressens pour toi. Sur le fait que je suis jaloux, que j’arrive pas à savoir comment me comporter avec toi. Que j’ai l’impression de te faire chier mais que j’ai envie de… d’être avec toi. Que je sais pas comment te le faire comprendre. Que je suis un crétin incapable de dire les choses et… bref… voilà ce que c’était ce baiser pour moi. » Je laisse filer un silence avant de me rendre compte que je suis en train de me mordre l’intérieur de la bouche à un point que ça en devient douloureux. Et je finis par souffler, toujours sur le même ton. « … je suis vraiment désolé. J’aurais pas dû... » Parce que là, c’est encore pire hein, elle va me détester à quel point maintenant ?


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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Mar 27 Fév 2018 - 20:44
« J’ai pas dit que ça faisait de toi un mec cool, mais que t’étais pas coincé, note la nuance. » Et je lève les yeux au ciel, un mince sourire aux lèvres, en réponse au reste. Ouais, pas plus insupportable que moi quoi, ça veut tout dire donc. « Okay. T’as intérêt d’en mettre quand même. »

Quoi ? Mais non, j’ai pas de côté maman poule… Ou peut-être un peu, mais on l’est tous plus ou moins maintenant. Faut bien, vu qu’il y a plus de docteur ou de trucs du genre, et qu’on a plus vraiment le droit à une seconde chance. Quant au reste, je me fous un peu qu’il remarque ou pas que j’ai pas spécialement envie d’en parler, du moment qu’il insiste pas, ça me va. Et j’esquisse un nouveau sourire sans m’en rendre compte.

« Oh. Il faudra que je pense à l’envoyer si ça marche aussi bien venant de lui. C’est mignon qu’il s’inquiète pour toi… ça ira pour lui hein ? » Question à la con, mais à défaut de pouvoir demander pour nous, pour lui, pour moi… Et je soupire en faisant la moue. « Non, c’est pas… grave donc. Juste chelou. Mais okay. » Je suis pas censée être apaisante, si ? Bon, c’est pas non plus primordial, donc on s’en fout ouais. Et je grimace à mon tour. « Trop longtemps ? Je sais même plus. Mais j’aimerais bien... »

Et c’est l’une des raisons qui fait que je pige pas vraiment la suite. Bon, ça se saurait si je comprenais ses réactions, mais quand même, c’est abusé là non ? Je secoue la tête en écartant les mains dans un geste d’incompréhension, les sourcils toujours un peu froncés, mais il continue et ma mâchoire se crispe.

« Prends-moi pour une conne ! Bien sûr que si c’est parce que ça vient de moi. Quoique venant de n’importe quelle fille, ça serait pas passé en vrai. Et si… en sous-entendant, non en disant que je pouvais y aller seule, sans vous, c’est exactement ce que tu as dit. » Et heureusement que je suis en colère là, parce que ça fait mal. Et je m’en fous de savoir si j’ai dit une connerie qui aurait pu faire croire que, ou si je me suis déjà barrée sans eux… ouais bon… mais ça n’avait rien à voir. Et je le fixe, ma colère s’évaporant un peu. Merde. « Pourquoi je voudrais y aller sans vous ? Est-ce qu’une seule fois, j’ai pas pensé à vous, j’ai pas fait en sorte d’essayer de vous aider ou… Vous êtes tout ce que j’ai… crétin. »

Bon, je finis pas en murmurant, mais pas loin. Et je suis plus vraiment en colère non plus. Enfin si, mais c’est passé en second plan. Pourquoi je voudrais quelque chose d’autres ? Je me sens parfois pas trop à ma place d’accord, j’ai peur qu’ils en aient marre, qu’ils me laissent, mais… et oui, j’ai déjà fait cette connerie une fois. Raison de plus pour pas recommencer, tant qu’ils voudront de moi quoi. Et pour finir, ma colère disparaît bel et bien alors qu’on parle de Sidney. Et ça, ça fait vraiment mal. Pour de vrai. Parce que si même Luke, son idiot de meilleur pote, à cette impression… Je secoue la tête, les sourcils froncés.

« T’es ni faible ni inutile. » Et non, j’ai même pas besoin de réfléchir ou de savoir si je dois lui dire ça, c’est juste évident. «  C’est pas en essayant de tirer un trait sur le passé que ça va s’effacer, ça va juste rester là et te bouffer… T’es pas obligé d’en parler, mais… ça fait partie de toi et faut faire avec. Il doit le savoir non ?  » Je le fixe alors qu’il regarde dans le vide. Et j’essaie d’ignorer cette boule que j’ai dans le ventre. Je lui rends son regard, cherchant désespérément une réponse, tant pour lui que pour moi. « Je sais que c’est mon frangin, mais… tu l’as vu plus longtemps que moi, tu le connais même sans doute mieux que moi, et… je… je sais pas. »

Je déteste ça. Me sentir aussi démunie et incapable de faire quelque chose. Et ça s’arrange pas avec la suite. Je sais pas trop ce à quoi je m’attendais avec lui, mais certainement pas à ça. Mon cerveau a un peu court-circuité et j’arrive même plus à réfléchir vraiment. J’arrive pas à comprendre le pourquoi du comment, ni ce qui peut l’amuser là-dedans. Parce qu’il doit forcément trouvé ça drôle non ? Pourquoi il m’embrasserait sinon ? Et bizarrement, je trouve ça encore plus agaçant qu’il s’en excuse. Pourquoi il le fait s’il veut pas ? Et non, je m’en veux pas de l’avoir giflé, je lui ai certainement pas fait mal et c’était mérité. Je lui rends son regard, m’en voulant d’être au final plus gênée que lui visiblement. c’est lui qui a fait une connerie, pas moi ! Il enfonce ses mains dans ses poches, en mode sale gosse qui a fait une connerie et qui sait pas trop où se mettre... Bien fait. Sauf que non. Je cligne des yeux comme pour essayer d’intégrer ce qu’il dit, mais j’ai du mal à percuter. Avec moi ? Jaloux… genre de moi ? Enfin à cause de moi ? Mais c’est n’importe quoi. Comme s’il pouvait vouloir… de moi ? Il se fout de moi là non ?

« Désolé ? T’es désolé ? Comme y a 10 ans quand tu m’as embrassé et que tu t’es barré en te marrant ? C’est si drôle que ça de te foutre de moi ? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça putain ? » Je le repousse un peu, avant de croiser les bras sous la poitrine que je n’ai pas comme il s’est bien chargé de me le rappeler chaque fois que c’était possible, et je fronce les sourcils, la mâchoire crispée, les yeux un peu trop écarquillés. « Tu peux pas être jaloux, y a pas de quoi être jaloux ! Et… Et putain, y a rien à me faire comprendre non plus ! Ça fait des années que j’ai compris hein, ce que tu ressentais, même si j’ai jamais pigé ce que j’avais pu faire de si dramatique et horrible pour que tu m’en veuilles autant ! Enfin si j’ai bien une idée, mais c’était pas pour autant t’avais le droit de m’ignorer comme ça et de… » Je soupire, exaspérée, et je le dévisage en essayant de respirer, alors que je sens la panique, ou quelque chose s’en approchant, prendre le pas sur le reste. « Joue pas avec moi ! T'as pas le droit... T’as pas besoin de faire tout ça. t’as pas le droit de faire ça ! Et je me fous de ce que j’ai pu faire ou dire, j’ai pas mérité ça ! Je... J'ai fait des efforts pour arranger tout ça, pour essayer de... te retrouver un peu, si tu voulais pas, il suffisait de me le dire bordel, pas besoin de tout ce cinéma ! »

C'est vrai quoi merde ! Il a pas besoin de jouer à ça et de... Ouais de me faire souffrir encore. Parce que je l'ai bien senti ce putain de sursaut et de pincement au coeur... Et j'ai déjà donné, merci bien.

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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Mer 28 Fév 2018 - 11:41

J’ai un sourire en coin à sa remarque, oubliant l’espace d’un instant de faire la gueule. « Oh, admet un peu que je suis cool, ça me ferait plaisir. Et je mettrais de la crème chef ! » Je mime un garde-à-vous, gardant mon air malicieux encore quelques instants avant de hocher la tête quand on parle de Peter. « … ouais, il est mignon ce gamin. Et j’espère que oui, que ça ira. On fera ce qu’il faut pour ça non ? » Bon, par contre, mon sourire finit par se faner un peu alors qu’on continue de parler. Je vous jure, je fais pas exprès hein, c’est juste compliqué. Pourtant, on parle pas d’un truc vraiment conséquent et je me contente de hausser les épaules. « Chelou ? Pourquoi ? Et j’aimerais bien aussi ouais… »

Mais du coup, c’est un peu contradictoire avec le reste de mes réactions. Sauf que je suis un peu con, personne n’ira dire le contraire. Et que je réagis comme je peux en vrai. Je fronce les sourcils à ses propos et je lâche, d’un ton plus sec que je le voudrais. « C’est TOI qui as dit que t’irais seule si besoin alors ouais, je suis un peu con et j’ai tendance à me dire que tu ferais ce que t’as dit… parce que t’aurais envie d’y aller. Et que tu me supportes pas trop alors, ce serait d’une pierre deux coups. Ce genre de trucs. » Je sais, dit à voix haute, c’est encore plus pathétique que ça ne l’était dans ma tête. « … tout ce que t’as… tu sais que c’est… pareil pour moi. Même si je suis un crétin. » J’ai parlé sur le même ton qu’elle et je déglutis, pas super à l’aise. Ce qui va pas en s’arrangeant quand on parle de Sidney. Je me contente de hausser les épaules quand elle dit que je suis ni faible, ni inutile avant de murmurer, dans un souffle. « Si je l’étais pas, ça me toucherait pas autant. Je suis pas capable de passer à autre chose, il a pas tort dans le fond. » Et je vois bien dans ses yeux qu’elle a pas de réponse elle non plus, qu’elle est tout aussi paumée que moi le concernant. « … j’ai tellement l’impression qu’il nous échappe pour de bon. Et je sais pas quoi faire…»

Et c’est juste insupportable en réalité. C’est peut-être pour ça que je finis par l’embrasser, pour arriver à essayer de faire comprendre au moins à quelqu’un ce que je peux ressentir, ce qu’elle peut représenter pour moi. Sauf que ça se passe pas du tout comme prévu. C’est même pire que dans mes pires suppositions. Enfin non, le pire, c’est qu’elle éclate de rire en fait. Donc c’est à la deuxième place là. Et voilà qu’elle s’emballe, qu’elle me repousse alors que je la fixe, les yeux écarquillés. Et je lâche, incapable de m’en empêcher. « … quoi ? » Ouais, je sais, on repassera pour la qualité du discours hein. Mais je comprends que dalle à ce qu’elle est en train de me dire. Et en vrai, ce qu’elle me dit aurait plus tendance à m’énerver qu’autre chose si j’y réfléchis. Je sais même pas par où commencer pour lui répondre en fait, tellement elle a réussi à m’embrouiller totalement et à partir dans tous les sens. Je souffle alors, d’un ton hésitant. « … me foutre de toi ? Je me fous pas de toi … je… je me souvenais même plus que je t’avais embrassée y a 10 ans. Je voulais pas te … blesser. » Je vous jure, j’ai beau essayer de me rappeler, y a vraiment rien qui me vient. Mais pour qu’elle s’en rappelle, j’ai bien dû faire le connard donc. Fait chier. Mais le reste là, je comprends pas, mais alors pas du tout. Du coup je fronce les sourcils et je la fixe, perplexe. « … t’as compris depuis des années que je… que j’ai envie d’être avec toi ? Et tu mérites pas ça donc ? Parce que c’est horrible et dramatique et… Okay je… je pensais pas être si horrible à vivre en fait… Et donc… si je veux être avec toi c’est parce que je t’en veux ? Je pige pas là…» Je laisse filer un instant de silence, essayant vaguement de démêler tout ce qu’elle dit et je finis par souffler, d’un ton plus sec que je le voudrais. « … je viens de te dire que je veux être avec toi et toi tu me dis que je veux pas te retrouver ? Va falloir m’expliquer là. Mais tsais, si … enfin si tu veux pas de moi, suffit juste de le dire, pas la peine de me balancer des trucs sans queue ni tête pour m’embrouiller. » Et je baisse de nouveau les yeux, pour pas qu’elle voit à quel point l’idée qu’elle me rejette autant me fait mal. Je savais qu’elle me détestait, mais je pensais pas qu’elle me retournerait le cerveau comme ça juste pour m’envoyer bouler. Finalement, ça aurait peut-être été moins pire si elle s’était marrée en fait. Et merde, je vais me mettre à chialer quand même, faudrait voir à pas déconner.


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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Lun 12 Mar 2018 - 22:18
C’est marrant comme ça passe du tout au rien avec lui. Quoique je suis pas sûre que marrant soit le terme, mais passons. Disons que j’ai un peu l’impression de retrouver ce qu’on avait avant. Pas seulement avant tout ça, mais avant quand on était encore proches, avant la prison et ma fugue donc. Quand on pouvait parler de tout et de rien, sans conséquence, quand on pouvait passer d’un sujet à l’autre sans difficulté, quand on pouvait s’engueuler, rire, se réconcilier, se prendre la tête en cinq minutes montre en main. Enfin un truc du genre… Je secoue la tête en souriant un peu.
 
« Ça te ferait trop plaisir. Et y aurait plus de suspens et tout... » Et je hoche la tête, souriant en retour. Oui, on fera ce qu’il faut, même si une partie de moi se rend compte que ce gamin a pris presque trop de place trop rapidement dans nos vies, dans la mienne en tout cas. Et je fronce un peu les sourcils. « Je sais pas. Je suis pas.. apaisante ? Ça, c’est Robin ou Drew à la limite… Mais bon, peut-être qu’en dormant… bref on s’en fout non ? »
 
Et il aimerait bien sauf qu’il cherche même pas à comprendre et qu’il se braque de nouveau, sans que je pige pourquoi. Et si ça me gênait pas avant de me prendre la tête avec lui sur des broutilles, c’est plus le cas. Déjà parce qu’on est plus les mêmes, ni notre relation, mais qu’en plus, c’est pas non plus une broutille ça… Je le fixe.,les sourcils froncés
 
« Quoi ? Mais non ! Pour aller faire un tour et voir comment c’est en vrai ! Pas pour… C’est n’importe quoi… » Je continue de le fixer, la mâchoire crispée et je soupire, fermée, les bras croisés. « … Et tout crétin que tu sois t’en fais partie oui… même si parfois je te supporte pas trop… tu me manquerais aussi… Un peu quoi. » Plus qu’un peu, mais faut pas déconner ni trop m’en demander là maintenant de suite. Parce que passer de la colère au désarroi, c’est déjà pas facile, mais pour moi, c’est presque insurmontable. « Non, s’il comptait pas pour toi, ça te toucherait pas, c’est pas pareil. Et c’est compliqué… de passer à autre chose. »
 
Je reste à le fixer un peu sans trop savoir quoi dire, sentant cette angoisse prendre un peu le pas sur le reste.Il nous échappe… S’il sait pas quoi faire lui non plus, on est censés faire quoi ? Juste laissé courir ? Lui sauter dessus et le prendre entre 4 yeux ?… Je sais pas, pas plus que lui visiblement. Et cet abruti trouve rien de mieux à faire que de jouer, encore, au con, avec moi pour changer. Je sais pas trop pourquoi, j’arrive pas à piger, pas plus que je ne comprends ce qu’il me raconte. Alors forcément, ça m’énerve. Parce qu’il a pas faire ça. Qu’il s’ennuie, qu’il soit en manque, qu’il soit paumé, qu’il trouve ça amusant, je m’en cogne, c’est juste dégueulasse. Même s’il se fout de ma gueule, même si je suis la cinquième roue du carrosse, même si… Et je le fixe, les yeux écarquillés, un instant trop choquée, trop blessée pour répondre. Je suis tellement idiote, d’avoir pensé même une seconde qu’il pouvait s’en souvenir… Évidemment qu’il s’en souvient pas, pourquoi il s’en souviendrait ? C’était que dalle pour lui, tellement insignifiant… comme moi quoi. Et malgré tout le temps passé, tout ce que je peux dire, ça fait mal.
 
« Oui. Tu veux jamais me blesser, mais t’es plutôt fort pour ça visiblement. Sid t’a foutu un pain après, parce que t’avais volé le premier baiser de sa sœur et que ça te faisait rire, tu t’en souviens de ça ? Enfin c’était visiblement pas très important, donc on s’en fout. » S’il était hésitant, pour le coup, je le suis beaucoup moins. Sauf qu’il continue et que je pige encore moins. Résultat, je le regarde un instant, les yeux comme des soucoupes, à me demander d’où il sort ça et qu’est-ce qu’il raconte. « Hein ? » Okay, c’est pas mieux que lui tout l’heure, surtout avec l’air et le ton qui vont bien… « Que tu quoi ? De quoi tu parles ? Que… Qu’est-ce que tu racontes ? Je… Quoi ? » Enfin non. C’est lui qui n’a absolument rien pigé à ce que moi j’ai dit. Il le fait exprès ou quoi ? Il est quand même pas si con hein ? Peut-être qu’il le fait exprès, pour continuer de m’emmerder. « J’ai jamais dit ça ! Je… Tu… T’as pas envie d’être avec moi, tu m’en veux ou t’es en colère, j’ai jamais trop su, et je sais que j’ai fait des conneries, mais non, j’ai jamais compris ce que j’avais fait de si terrible pour que tu m’ignores et t’éloignes de moi comme ça ! Pour que tu me détestes autant ! Et je comprends rien à ce que tu racontes, mais je trouve pas ça drôle. Du tout. »
 
J’inspire pour chasser ces saloperies de traîtresses de larmes et cette peur qui continue de monter. Je comprends pas trop où il veut en venir, ni ce qu’il veut pour se prendre autant la tête, ou pour me prendre autant la tête. Je le dévisage, secouant la tête. Il… quoi ? Moi ? C’est ridicule. Et je le vois qui baisse les yeux, et je déteste le voir comme ça, aussi triste et vulnérable. Oui, même si c’est lui, même là… surtout là… Genre, il est vraiment triste ?
 
« Si je veux pas ?… Je cherche pas à t’embrouiller, je… » Je cligne des yeux et cherche à capter son regard, juste pour voir une étincelle, un truc qui me prouverait qu’il va se marrer et que c’est des conneries. Parce que je pourrais de nouveau le détester et lui en vouloir et l’envoyer chier. Alors que là… j’entends juste mon coeur battre beaucoup trop vite, et pire que tout, derrière… « Je comprends pas. Ce que tu veux. Ce que tu dis. Je suis pas très maligne, je sais bien, mais là, j’avoue que je sèche. Parce que ça colle pas du tout. Parce que t’as jamais… Parce que tu peux pas vouloir que… de… A quoi ça rime Luke ? Je… Pourquoi ? »
 
Parce que derrière putain de bordel de merde, ce que je crois comprendre me fait plaisir… ça devrait pas. Pourtant… beaucoup trop plaisir même…



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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Mer 14 Mar 2018 - 10:07

Et comme d’habitude avec elle, ça fait les montagnes russes. Y a pas une seule seconde où elle me laisse indifférent et ça, je me demande à quel point c’est pathétique en vrai. A mort probablement, mais c’est pas comme si je pouvais vraiment y faire quelque chose en vrai. « Et tu veux pas me faire plaisir alors ? » Je sais, ça pourrait être carrément mal interprété. Et je m’attends à un taquet ou un truc du genre même si on parle du gamin et que je hoche la tête, conscient de l’importance qu’il a pris en si peu de temps. Je hausse une épaule au reste de ses propos avant de souffler, d’une voix plus douce. « Moi tu m’apaises en tout cas. » Fondamentalement elle a raison, on s’en fout. Mais j’aime bien la regarder dormir, ça me fait vraiment du bien. Enfin, je vais éviter parce qu’elle risque de m’engueuler parce que je la regarde, parce que je dors pas ou je sais pas encore quoi du même genre.

Et puis, de toute façon, on est déjà en train de se prendre la tête. Il aura pas fallu longtemps tiens. Montagnes russes j’vous dis. Et j’arrive pas à rester fâché, en colère, à l’idée qu’elle ait envie de se tirer. Parce que visiblement, c’est pas le cas. Et je lâche, dans un murmure. « … t’as pas envie de le suivre alors ? » Je fronce les sourcils à mon tour avant de reprendre, toujours sur le même. « Genre, je te manquerais… » A quel point c’est ridicule de demander une confirmation ? Pas plus que le reste en fait quand j’y pense. On va dire que je suis plus à ça près. Je soupire longuement quand on parle de Sid’ avant de fixer le vide un instant. « Je pensais qu’on avait passé tellement de trucs ensemble que ça arriverait jamais … mais faut que je me rende à l’évidence en fait. Et j’ai tellement pas envie de le perdre lui aussi. » Pourtant, c’est exactement ce qui est en train de se passer.

C’est peut-être pour ça que je l’embrasse. Pour essayer de lui faire comprendre à quel point elle est importante, à quel point j’ai pas envie de la perdre. Je sais, c’est hyper maladroit et niveau timing, je pense que je pouvais difficilement faire pire. Mais c’est un peu tard pour changer d’avis je pense. Et si je pensais qu’elle le prendrait pas super bien, en fait c’est encore pire que tout. Je savais qu’elle me détestait, je pourrais dire à Axel que j’avais raison tiens. Parce que ça se voit non ? Je fais tout de travers et elle va juste m’en vouloir un peu plus au final. J’avoue, j’ai qu’une envie, c’est me tirer en courant. Sauf que ça marche pas comme ça. Je baisse la tête, la mine un peu butée avant de lâcher, les mâchoires contractées. « Ouais, je suis doué qu’à ça on dirait. Te faire du mal… et je… j’étais un ado un peu con, je me souviens pas. Je… fait chier. » Comment je peux être aussi con en vrai ? Je pensais même pas que c’était possible en fait. Et ce qu’elle me dit me fait encore plus mal. Bon, visiblement, j’ai pigé des trucs de travers mais elle m’embrouille à un point que ça va me filer mal au crâne pour les jours à venir en vrai. « Tu l’as peut-être pas dit mais c’est l’idée générale non ? Enfin l’impression que tu donnes. Que je t’insupporte au plus haut point et que t’as juste envie de m’en coller une quand on se voit. Ouais, t’as fait des efforts mais… voilà, ça porte bien son nom. Tu te forces pour moins me détester, ou que ce soit moins flagrant et… et merde Kenny, je t’ai jamais détestée et je sais encore ce dont j’ai envie ! » Je me rends compte que j’ai un peu la voix qui tremble et je me force à parler un ton plus bas sinon, je vais me mettre à gueuler et ça va pas le faire. « … t’as rien fait de mal. Je… »

Et je soupire, incapable de finir ma phrase, le regard dans le vide alors que je réalise qu’il se passe exactement ce que je craignais. Elle veut pas de moi et maintenant, je vais le savoir pour de bon donc. Alors qu’avant, je pouvais imaginer que ça pouvait bien se passer, qu’elle me dirait que oui peut-être, qu’on pourrait essayer et… bref. Là, c’est clair au moins. « … si tu veux pas de moi. Parce que c’est ça non ? Je savais que ça se passerait comme ça. Ca pouvait pas être autrement de toute façon. Comment tu pourrais avoir envie qu’on… enfin de… d’être avec moi. C’est tellement débile. » Je secoue la tête avec un rire sans joie, sans bien savoir si je lui parle ou si je parle tout seul. Je finis par me rassoir, les poings enfoncés dans mes poches et je reprends, à mi-voix. « Pourquoi c’est toi que je veux ? C’est ça ta question ? » Ou alors j’ai pas tout pigé. Bon, ce serait pas déconnant, je veux bien le reconnaitre. J’inspire longuement et je reprends, sur le même ton. Foutu pour foutu de toute façon… « … j’en sais rien. Parce que quand tu souris, ça me réchauffe le cœur. Que j’ai l’impression de manquer d’air quand t’es pas là. Que … laisse tomber, c’est totalement stupide. Ca sert à quoi que je te dise tout ça de toute façon… c’est pas comme si ça allait changer quoi que ce soit et… désolé. J’aurais dû me taire et rien faire. Je… ouais pardon. » Ouais voilà. Un truc du genre. Il est où le trou pour m'enterrer dedans ?



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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Jeu 15 Mar 2018 - 21:44
Je le fixe et hausse un sourcil. Lui faire plaisir. Je vais éviter de dire une connerie hein ? La dernière fois, il avait déjà mal pris quand… ouais, bref, j’avais peut-être été un peu loin je le reconnais, mais il m’avait emmerdé aussi, avec sa tête de poisson mort. Et c’est pas le sujet.
 
« Non, te faire chier, c’est plus amusant. »
 
J’esquisse un sourire, comme pour amoindrir mes paroles, parce que ça se passe remarquablement bien et que… bah j’ai pas envie que ça change pour le moment. Même s’il m’aide pas vraiment. Je l’apaise ? Mais attends, ça veut dire que genre il m’a regardé dormir ?… Non, je me monte la tête toute seule, on va arrêter, avant que ça tourne mal… Quoique, ça tourne mal, mais au moins, c’est pas de mal faute et j’ai rien à me reprocher. En plus, c’est n’importe quoi ce qu’il raconte. Ça m’énerve bien plus qu’il me pense capable de me tirer comme ça, sans eux, en pensant qu’à ma gueule, que je ne l’admettrais, même si ça doit bien se voir quand même. Je le fixe et soupire, levant les yeux au ciel.
 
« Bien sûr que non ! Je l’avais rencontré une fois Luke !  Il est plutôt cool, mais ça reste un mec que je connais pas. Comment tu peux croire que je voudrais le suivre ?… Vous, vous êtes ma famille bordel ! Même toi, même si t’es relou… et ouais, tu… j’aurais personne avec qui me prendre la tête sans toi... » Ça me manquerait pas forcément, quoiqu’on puisse croire, mais… bref. Déjà que Sid… Je lui jette un coup d’œil, les sourcils un peu froncés. « Lui aussi ?… et tu vas pas... je veux pas le perdre. »
 
A quel point j’ai l’air d’une gamine abandonnée et pathétique là ? Je déglutis et toussote, histoire de reprendre un peu contenance. Et ça marche, quelques secondes. Avant qu’il ne m’embrasse et que tout parte en vrille. Avant que mon cerveau ne décide de cramer les quelques neurones encore en marche et que je me retrouve à le fixer comme une conne, les yeux un peu écarquillés, mes pensées s’entrechoquant trop rapidement pour que j’arrive à comprendre. Donc ça me saoule. Donc ça m’énerve. La colère, je connais bien, je maîtrise. Ce qui n’est pas forcément une bonne chose. Mais ça sort tout seul et j’arrive toujours pas à savoir ce qu’il attend de moi, pourquoi il a fait ça et encore moins ce qu’il raconte. Sauf qu’à la colère se mêle de la tristesse je crois, et de la douleur un peu aussi, qu’il s’amuse ainsi avec moi.
 
« Un peu con ouais. c’est dommage, parce que moi, je m’en souviens parfaitement. » C’est pas tous les jours que le garçon dont on est amoureuse vous embrasse après tout, surtout quand c’est le premier baiser… le pire étant que ma colère m’échappe, ne me laissant que l’incompréhension et la peur. Ou des sentiments s’en approchant fortement. Et derrière, caché, tapis, camouflé… peut-être un peu d’espoir. Ce qui m’énerve et me perd davantage en vrai. Cool, la colère revient ! J’arrive pas à le quitter des yeux, ne sachant toujours pas comment me comporter, et je secoue la tête. « Tu m’as jamais détestée ? Sans blague ? Et tout ça, c’était quoi alors ? Juste du mépris ou de l’indifférence ? Super, c’est vachement mieux, ça change tout ! Tu m’as laissé toute seule Luke ! Tu n’étais plus là, tu me parlais même plus, tu te cassais même quand on se retrouvait à deux ! Tu voulais que je fasse quoi ? Que je reste là les bras ballants ? J’ai fait comme toi ! Tu voulais pas me voir, je t’insupportais alors je… j’ai fait des efforts pour m’éloigner… c’est con ouais, mais je… je savais pas comment faire. Et du coup, oui, je dois faire des efforts maintenant pour passer outre toutes ces années et outre cette… rancune que j’ai accumulée contre toi. Ce qui est encore plus con j’imagine oui. »
 
J’inspire et j’essaie de rattraper cette exaspération qui se barre de nouveau. Rien fait de mal… je comprends pas. Pourquoi alors ? Bien sûr que j’ai dû faire un truc, ou des trucs, il y a forcément une raison derrière tout ça. J’ai pas subi tout ça pour rien, il a pas fait tout ça juste par plaisir pas vrai ? Surtout en me sortant maintenant qu’il a envie d’être avec moi, c’est carrément pas logique on est d’accord ? Je sais, il a jamais forcément été trop logique, mais quand même…
Et s’il est sérieux ? S’il se fout pas de moi ? Si jamais en vrai, je l’intéresse ? Non, c’est juste pas possible. Et moi ? Comment ça, c’est ça ? Comment ça ça peut pas être autrement ? Je sais pas moi, ce que je veux, j’ai jamais pensé que… Quoi ?… Oh putain que je déteste ça, être perdue à ce point et ne pas arriver à réfléchir.
 
« Débile ? Parce que ce serait débile de vouloir être avec toi ? C’est sympa pour toutes tes copines ça… C’est cool si tu savais, parce que je t’avoue que moi, je suis toujours paumée là… »
 
Je continue de le dévisager, sans voir de lueur de plaisanterie ou autre, juste de la tristesse et une pointe de résignation et… je sais pas quoi encore. Mais ça fait juste louper un battement supplémentaire à mon cœur quand je me rends compte qu’il semble sérieux. Et c’est pas cool. Bon, c’est encore moins cool quand mon cœur se serre en l’entendant, sans que je sache si c’est de plaisir, d’angoisse ou d’autre chose encore.
 
« Tu… Non, je laisse pas tomber ! Non, t’auras pas dû te taire putain ! Tu… C’est stupide ? De vouloir de moi ? De penser ça de moi ? Enfin, je suis plutôt d’accord, mais ça reste pas super à entendre. » Je me passe la langue sur les lèvres, dépitée par mes propres conneries. « Depuis quand ? Pourquoi t’en as jamais parlé ? Pourquoi t’es pas venu me voir ? Pourquoi maintenant ?… Je… Tu… Je comprends toujours pas comment c’est possible Luke, ni pourquoi… Et puis… D’où tu crois pouvoir décider à ma place ? »
 
Non mais c’est vrai quoi merde à la fin ! Et je veux quoi moi ? Je dois le croire ? Je peux le croire ? Pourquoi il me dirait tout ça sinon ? Je sais bien que c’est pas tant un connard que ça… Mais… Je cligne des yeux en cillant un peu, avant de m’asseoir à la même place qu’avant, pas trop loin de lui. Inspire, expire.

« Je…  Moi ? Pour de vrai ? » Je tourne un peu la tête, sans le regarder pour autant. « … Je suis censée faire quoi maintenant moi ? »


Ah. La gamine paumée de retour. Super. Et il voudrait vraiment de ça ?



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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Lun 19 Mar 2018 - 10:39

Je me rends compte qu’après lui avoir demandé de me faire plaisir que ça pourrait être super mal interprété. Mais elle sait que ce serait pas mon genre. Enfin si mais… bref… je vais arrêter de m’embrouiller tout seul et de chercher des prises de tête là où y en a pas hein… alors je me contente de sourire en secouant la tête. « Marrant, c’est une phrase récurrente pour chacun des membres de notre joyeuse famille ça…» Bon, évidemment, ce semblant de complicité, ce petit interlude ne dure que quelques instants. Faut que ça parte en vrille. Par ma faute, je sais bien. Pour autant, ça rend pas le tout plus agréable à supporter. Et si je me suis énervé, ça retombe comme un soufflé à mesure qu’elle parle.

Je laisse même filer quelques instants de silence avant de hausser les épaules à ses propos. Dit comme ça, ça fait super logique, cohérent et tout. Mais ça se saurait si j’arrivais à l’être quand ça la concerne. C’est probablement pour ça que je souffle, d’un ton bougon. « … j’en sais rien moi. Il avait l’air tellement cool. T’aurais pu avoir un coup de foudre ou une connerie du genre. Et te dire que tu serais carrément mieux avec lui qu’avec un relou comme moi. » J’ai qu’une ombre de sourire quand elle dit que, sans moi, elle aurait personne avec qui se prendre la tête. Parce que je pense aussi à Sid’. Et je lève les yeux vers elle, retrouvant probablement la même détresse dans son regard que dans le mien. « Je t’ai déjà perdue toi. Ça va commencer à faire beaucoup à force. » Oui, je suis pathétique, je sais bien, mais je peux pas m’en empêcher. Comme je peux pas m’empêcher de l’embrasser. Je sais, j’aurais pas dû et je devrais le regretter. Mais difficile d’oublier le raté de mon cœur au moment où j’ai posé mes lèvres sur elle. Si j’avais le moindre doute sur mes sentiments, autant dire qu’ils se sont envolés, quand bien même ça se passe pas du tout comme je voudrais. C’est même encore pire que je l’imaginais. Bon, pas tout à fait, elle aurait pu se tirer directement après m’avoir giflé. Au moins là, elle reste. C’est mieux. Je suppose.

Mais je soupire, alors qu’elle me rappelle que ce baiser que je lui ai volé et que j’ai mais genre totalement zappé, elle, elle s’en souvient parfaitement. Qu’est-ce que je peux être con quand même. Ça craint à un point… « … c’était pas du mépris non plus. Et encore moins de l’indifférence. J’ai…jamais été doué pour ce genre de trucs. Et c’est pas allé en s’arrangeant avec la prison. T’étais pas toute seule. Ils étaient tous là pour toi. Je veux pas que tu penses que je t’ai détestée parce que ça a jamais été le cas. Pas une seule seconde. Je… mais ouais je comprends maintenant. Que tu doives faire des efforts pour me supporter donc. Je voulais pas. » Et j’arrive pas à lui faire comprendre ce que je ressens, l’importance qu’elle a pour moi. J’ai juste l’impression de m’enfoncer un peu plus à mesure que je lui parle, d’autant que je comprends qu’à moitié ce qu’elle me raconte. Et encore, à moitié, c’est beaucoup. Je soupire longuement avant de souffler, en secouant la tête. « Débile parce que je… j’en vaux pas la peine. Et j’ai jamais vraiment eu de copine en vrai. C’était juste des filles comme ça. » Je laisse filer un rire sans joie avant d’ajouter, le regard fixé dans le vide. « Ouais, c’est super cool de savoir que tu voudras jamais de moi, t’imagine pas à quel point. »

J’avoue, j’ai juste envie d’aller me poser dans un coin et d’attendre que ça passe. Je pensais pas que ça pourrait faire aussi mal de lever le voile sur ce truc-là en fait. Je dis pas que je m’attendais à me sentir super bien et à bondir un peu partout, mais pas non plus à ce que ce soit aussi… enfin bref. Je finis par m’assoir donc et je secoue la tête à ses propos. « … ah parce que ça me réussit de te dire que j’ai envie d’être avec toi ? Et toi ? Ca te fait plaisir ? Pas vraiment non. Et c’est pas ça que j’ai voulu dire quand je parlais que c’était stupide. Parce que ça l’est pas de vouloir être avec toi. Mais de croire que toi, tu pourrais vouloir, ça c’est totalement idiot. » Je soupire de nouveau, grimaçant à ses questions, incapable de répondre. Et je la regarde quand elle s’assoit à côté de moi avant d’effleurer le dos de sa main du bout des doigts. « Ca fait… longtemps. Je t’en ai pas parlé parce que ça se faisait pas… et parce que je savais pas comment te le dire. Et après, c’était trop tard. Tu m’en voulais trop, t’étais trop en colère contre moi, j’avais l’impression que tu pouvais tout juste me supporter. Et avec cette foutue fin du monde, je me suis dit qu’on avait d’autres priorités alors je l’ai enfoui dans un coin. Sauf que c’est toujours là, que je le veuille ou non. Comme si c’était totalement indépendant de moi et… bref… Avec l’histoire de Sid’, je me suis rendu compte qu’il fallait que je dise certaines choses avant que ce soit trop tard, que je pourrais pas toujours le garder pour moi… Mais je sais pas ce que t’es censée faire. Je sais juste que je suis là. Que tu veuilles de moi ou non, je le serais quand même. Je te laisserais plus tomber. Et je te demande rien. Enfin si… que tu me détestes pas plus à cause de ça. S’il te plait. » Wow, j’ai dépassé le stade du pathétique et du paumé là… Mais je vais pas la perdre hein ? Pas à cause de ça quand même ? J’ai… je pourrais pas.



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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Mer 21 Mar 2018 - 21:44
Comme dans un moment suspendu, hors du temps, me ramenant près… me ramenant pour de bon 10 ans en arrière, je me retrouve à lui sourire, amusée, en l’entendant. Bon, c’est jamais très long ces moments-là avec lui, et celui-là ne fait pas exception malheureusement. On déconne un peu, on plaisante, et le présent et ses merdes nous rattrapent. Pas comme si j’avais pas l’habitude avec lui dans un sens malgré tout. Mais ma colère disparaît aussi vite qu’elle est apparue, la sienne aussi visiblement, et je suis pas du tout convaincue que ce soit une bonne chose. Parce que son comportement me laisse passablement perplexe entre autre chose, et d’ailleurs, je me retrouve à le fixer, les yeux ronds.

« Un quoi ? Genre ça existe en vrai ça ? » Je souffle un rire sans joie, court et silencieux, avant de me figer et de le dévisager de nouveau. « Mieux avec lui que… Non, je suis mieux avec toi… enfin avec vous. Y a même pas à discuter. » Franchement, c’est vraiment chiant oui, et vexant, qu’il s’imagine que je puisse me barrer comme ça. Enfin, oui, je sais, blablabla donc… et si je m’interroge ou que ça m’énerve de nouveau, ça disparaît, de nouveau aussi, quand on parle de Sidney. Je cligne des yeux et fronce les sourcils, avant de répondre sur un ton aussi bougon que le sien auparavant. « Tu m’as pas perdue espèce de crétin. Je suis toujours là, non ? Je suis comme la mauvaise herbe, même si tu voulais, tu pourrais pas te débarrasser de moi. »

Même si j’ai mis du temps à le piger moi-même. Mais au final, je me suis rendue compte que, de tous, non seulement, je dois être la plus teigneuse, même si on dirait pas, mais que je dois aussi être… pas la plus dépendante d’eux, parce que c’est pas vraiment ça, mais disons que je serais capable de beaucoup plus que la plupart d’entre eux pour les protéger et les préserver. Des autres, pas de moi. D’où la claque et le retour de la colère. Puis de son évaporation. C’est tellement saoulant sérieux, de pas être capable d’avoir le même sentiment et une réaction logique plus de deux minutes avec lui ! Mais comment vous voulez que je sois cohérente en l’écoutant ? Comment vous voulez que je reste claire, normale, logique, calme quand je le vois comme ça ? Déjà que je le suis pas en temps normal...
Alors c'est un peu les montagnes russes, la colère va et vient, même si l'agacement reste en fond, avec l'incompréhension et la peur. Ma mâchoire se crispe en l'écoutant.

« Les autres, c'était pas toi ! C'est pas les autres qui m'ont manqué, ! C'est pas avec eux que je passais tout mon temps avant ! C'est pas eux qui m'avaient promis de toujours être là ! » Je secoue la tête, toujours butée. « Tu comprends rien. Je peux pas effacer des années comme ça, juste parce que tu me le dis. C'était tellement évident que tu voulais rien à voir à faire avec moi, que tu m'en voulais… Et là tu me dis qu'en fait... » J'inspire et j'essaie de comprendre, je vous jure, mais mon cerveau et mes quelques neurones restants refusent. Et il m'aide clairement pas. « Pourquoi t'en vaudrais pas la peine ? C'est quoi ces conneries encore ? Et… Ouais, il y en a eu vraiment beaucoup, des filles justes comme ça… »

Quoi ? Non, je fais pas la gueule pour ça, ce serait débile…Pas comme si ça m'avait empêché d'aller le voir, avant que ce soit trop tard… Okay, je suis totalement conne, je sais. Et son rire me fait mal. Jamais ? Tu veux vraiment pas de lui ? Et après ça, vous allez pas me dire qu'il est pas chiant quand même à décider et choisir à ma place ? Et je suis tellement paumée que je reste à le fixer, les yeux un peu trop écarquillés, tentant toujours désespérément de raccorder A et B.

« Mais t'en sais rien putain ! Arrête de croire que tu sais tout et que t'as deviné mes réactions et décisions avant moi bordel ! Oui, t'es un crétin et un simplet, mais c'est pas plus intelligent de vouloir de moi et tu le sais très bien ! »

Et plutôt que de continuer à gesticuler, je finis par m’asseoir à côté de lui. Je fixe sa main qui effleure la mienne, sans oser en faire plus, en inspirant lentement. Et je me retrouve, je ne sais comment, les larmes aux yeux. Enfin si je sais très bien comment et pourquoi. Parce qu'il tape juste. Parce qu'il est agaçant au possible. Parce que je commence à le croire. Parce que malgré cette foutue, ou salutaire, colère, j'ai envie de le croire… Et que ça me fait du bien. Même un peu plus que ça. C'est de la joie ça au fond cachée là-bas ? Je suis pas sûre de vouloir savoir, d’avoir envie de soulever le voile. 

« Longtemps... Genre depuis quand ? T'es vraiment en train de me dire que tout ça, toutes ces années pourries, toute cette merde, c'était juste parce que t'étais trop con pour me parler ? Parce que ça se faisait pas ? Et puis quoi encore ?! Tu...» Je le fixe et je secoue la tête, le regard paumé. « Et si tu me laisses de nouveau ? Si toi, tu trouves mieux ailleurs, si t’en as marre, si… » Je ferme les yeux un instant, avant de les rouvrir, mécontente, et de souffler d’un air boudeur, dans un souffle. « Je te déteste pas… Enfin, je crois pas. Je t’en veux, c’est pas pareil. Et je… » Je suis paumée et j’ai mal et je sais pas quoi faire. « Je te déteste pas. » Voilà, là, même si je ne parle pas plus fort, j’ai l’air plus convaincue et convaincante. J’esquisse un sourire incertain, presque inexistant, même si je sais pas plus où je vais. « Pourquoi est-ce que j’ai envie de te croire hein ? Sur tout ça… et quand tu me dis que tu seras toujours là ? Je… Je sais pas Luke. Tu… tu te fous pas de moi hein ? Sinon, je serai obligée de te tuer et de t’enterrer au bout du jardin là. Je comprends toujours pas, et je suis pas sûre d’avoir quoi que ce soit à donner, et je veux pas que les autres… Je sais pas. Et si Axel m’en veux, t’as pensé à elle, t’en fais quoi ? Je peux pas lui faire ça ! Et puis… Je suis en colère et je t’en veux et t’es encore plus con que ce que je pensais, parce que ouais, t’aurais dû m’en parler et me chercher et être là et pas me laisser toute seule, comme si j’étais pas importante, et comment je fais moi si tu changes d’avis, si ça se passe mal, si j’arrive pas, si ça suffit pas, si... ? »
 
Je le fixe, les yeux écarquillés, les larmes aux yeux. Oh putain. Mais sérieusement, qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Et pourquoi je me mets dans cet état-là ? Comment je fais pour m’en sortir… et puis, surtout, je veux quoi moi ?

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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Lun 26 Mar 2018 - 19:23

C’est marrant, dans ma tête, j’arrive toujours à trouver les mots pour lui parler, pour qu’elle me comprenne. C’est facile, évident et on s’en sort toujours bien Sauf que, bien évidemment, ça se passe jamais comme ça en vrai. Et le pire, c’est que j’arrive encore à en être surpris. Enfin là, je vais pas me plaindre, ça aurait carrément pu se passer plus mal. Surtout que je suis pas de la meilleure compagnie du monde ces derniers temps, c’est en grande partie de ma faute. J’en ai conscience, mais ça m’empêche pas de continuer. Je grimace à sa remarque et je hausse une épaule, un rien plus sérieux que d’habitude. « Parait que ça existe ouais. » Genre en la voyant descendre les escaliers y a un peu plus de cinq ans. Voir son rire et avoir l’impression que son coeur part en mille morceaux. Comme un tas de confettis. Mais je vais éviter de lui dire hein, ça risquerait de pas trop passer. « … t’es sûre ? Tu… enfin tu pourrais vouloir autre chose. Être mieux ailleurs. Je comprendrais. Même si j’aimerais pas ça. » Et je la fixe longuement, sans rien dire, au reste de ses propos. « T’es toujours là ouais. Je… j’ai pas envie de me débarrasser de toi. Et c’est joli la mauvaise herbe. » Ah putain, dans le genre ridicule et pathétique je me pose là. J’ai envie de me mettre des claques en vérité, mais vu qu’elle le fait à ma place, ça tombe plutôt bien au final.

Enfin, on va dire ça comme ça quoi. Je sais pas pourquoi j’ai fait ça, c’est encore plus con que d’habitude en fait. Et je comprends pourquoi elle fait cette gueule, pourquoi elle m’en veut. Par contre, je pige pas pourquoi elle est toujours là. Parce qu’elle devrait se tirer non ? Me gueuler dessus et partir, parce que je mérite pas vraiment mieux. Enfin, peut-être qu’elle a pas fini de tout me balancer à la gueule, ce serait pas étonnant. D’ailleurs, elle continue. Bon, okay, j’ai un peu cherché et je soupire à ses propos, incapable de la regarder en face. « Ma promesse a été foirée le jour où je me suis retrouvé en taule. Après ça, je valais plus grand-chose en fait. Et… je sais que tu peux pas effacer toutes ces années. Surtout si t’en as pas envie. Je... » Et je fixe le vide, mâchoires contractées, incapable de dire quoi que ce soit de plus. Je me contente de hocher la tête, comme si ça répondait à la question qu’elle n’a pas vraiment formulé. Je hausse une épaule à sa question avant de froncer légèrement les sourcils. « Parce que je… je suis pas doué pour avoir une vraie relation. En fait, j’ai jamais vraiment été avec quelqu’un. Et j’en sais rien pour les filles, j’ai pas compté. J’ai… quand je suis sorti de prison j’ai eu besoin d’oublier. Ce qui s’était passé, ce que j’avais ressenti en te voyant. C’est le seul moyen que j’ai trouvé. Sauf que ça a pas marché. » Je continue de fixer le vide, alors que là, ça devient évident qu’elle aurait jamais, mais alors jamais, pu me dire oui. Pas avec le passif qu’on a, pas avec l’impression que j’ai en la regardant qu’elle m’en veut tellement que ça disparaitra jamais.

Et je lève un regard triste vers elle avant de sourire. « Pourquoi tu voudrais de moi ? Vu que j’ai pas la moindre réponse à cette question, ouais, je déduis des trucs logiques. » Je soupire avant de secouer la tête. « Pourquoi ce serait pas intelligent de vouloir de toi ? » Je pourrais lui lister tout ce qui fait que je suis amoureux d’elle mais j’ai comme l’impression qu’elle y croirait pas de toute façon. Je finis par m’asseoir et elle aussi, alors que j’effleure sa main sans vraiment oser la toucher. Et elle se remet à parler, j’arrive pas à l’interrompre pour lui expliquer, parce que dans ses yeux, je lis tellement de sentiments contradictoires que je commence… ouais, à y croire en fait. A me dire que, peut-être, dans un moment d’égarement, elle pourrait envisager qu’il y ait un nous deux. Et j’avoue que ça fait boumboum dans mon coeur à cette pensée, même si, pour le moment, je suis plutôt focalisé sur les larmes qui perlent de ses yeux. Alors, je réfléchis pas et je l’embrasse de nouveau. Un baiser un peu plus appuyé. Je sais que c’est totalement stupide mais foutu pour foutu… Et je finis par souffler, dans un murmure, sans m’éloigner d’elle. « Quand je suis venu vous chercher Robin et toi, t’es descendue des escaliers. Tu venais de faire une couleur, t’avais un mini-short et un pull trop grand. Je crois même qu’il était à moi. Et tu m’as souri. Un putain de sourire qui m’a fait un effet que je pensais même pas possible. Mais t’avais 15 ans. Je sortais de taule. J’étais paumé. Je me suis dit que… que j’étais qu’un pervers qui voulait se taper sa sœur ou tout comme. Alors j’ai fait de la merde. »

Je finis par inspirer et par m’éloigner un peu, baissant de nouveau les yeux, avant de reprendre, toujours sur le même ton. « J’ai pas d’argument pour que tu me crois. Je… je suis toujours le même crétin qui a pas envie de trouver mieux ailleurs, qui en aura pas marre. Si t’as quelque chose à donner, si tu veux me le donner, je veux une chance. Mais je comprendrais que tu m’en donnes pas. Que t’aies pas envie. Je veux juste que t’y penses en vrai et... » Je tique alors, incapable de réprimer un rire nerveux. « Quoi Axel ? Pourquoi tu… oh putain, tu crois quand même pas qu’Axel et moi on... » A cette idée, j’écarquille les yeux avant de souffler un « mais c’est dégueulasse ! Je… en plus elle est toujours amoureuse de Drew et... » Je me fige avant de mordre la lèvre. « … ouais alors ça si tu peux éviter de t’en rappeler, j’aimerais autant... » Bien, j’ai assez cumulé de conneries ou pas ? Je me rends pas compte.


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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Sam 31 Mar 2018 - 0:06
Je fais la moue et je hausse les épaules en le regardant. S'il le dit. Perso, j'aurais plus tendance à me dire que ça se construit ou une connerie du genre, ou mieux, que tout ça c'est des conneries pures et dures inventées par les fabricants de chocolats et de roses, comme la Saint Valentin. Sauf que je sais bien que non, mais bref, passons.

« Mais évidemment que je suis sûre, merde à la fin !... Tu pourrais être mieux ailleurs toi ? » Je fronce les sourcils et soupire en levant les yeux au ciel. « N'importe quoi, tu me diras ce que tu trouves joli dans un chardon, et c'est pas la question de toute façon. »

Ou peut-être que si au final. Je sais pas trop. Je sais pas du tout même. S'il y arrive déjà souvent à me perdre avec son comportement, là, c'est encore pire. Je comprends rien, je veux peut-être pas c'est vrai, pas avec tout ce que ça implique et signifie. Trop de temps a passé comme ça, trop de choses aussi, et c'est devenu beaucoup trop compliqué, surtout avec lui. Je sais pas plus comment réagir, j'ai encore envie de le gifler, j'ai envie de l'engueuler, j'ai envie de me barrer, j'ai envie peut-être aussi de pleurer, et puis j'ai envie.. De le croire peut-être, de me dire que non seulement quelqu'un pourrait vouloir de moi, pas juste pour mon cul, mais qu'il tiendrait à moi ce quelqu'un... Et cette petite voix me souffle que c'est d'autant plus important si c'est lui... Vu que c'est lui.

« C'était pas de ta faute, enfin t'as pas choisi de plus être là. Et avant ou après, t'étais toujours toi, ça change rien ! » Quant au reste, je sais pas. J'ai rarement été aussi paumée de toute ma vie et autant dire que ça me manquait pas. J'ai l'impression de plus rien gérer et je déteste ça. La dernière fois... Je m'étais barrée, parce que je m'étais retrouvée seule avec les vieux et que c'était le seul moyen que j'avais trouvé pour avoir la sensation de contrôler et de choisir un peu... C'était con oui. « T'es pas doué ? Alors c'était quoi ? Non laisse tomber, tu... Je comprends que t'aies voulu oublier la prison, mais... Ce que tu as ressenti ? Non j'ai dit laisse tomber, je... C'est pas important. Juste des filles comme ça... Okay... »

Ou pas, mais bon... Moi pour oublier, j'ai fait le contraire, mais c'était pas vraiment pareil on est d'accord. Et ça, même si je dis oui, même si j'accepte d'essayer... Il doit savoir non, il a le droit non ?.... Comment je pourrais lui dire, comment je pourrais encore le regarder en face ? Bon c'est pas le truc qui me prend le plus la tête, c'est même un peu contradictoire avec mon râlage. Je fronce les sourcils et secoue la tête. Comment il peut être aussi agaçant ? Comment je peux le trouver soudainement aussi attendrissant et mignon ?... Okay c'est pas vraiment soudainement, mais merde, j'arrive à passer outre normalement.

« Et toutes ces filles, pourquoi elles voulaient de toi hein ? Ça peut pas marcher pour moi ? T'as bien quelques qualités cachées quelque part ! Et parce que tu sais pertinemment que je suis chiante, et têtue, et tête brûlée, et colérique... J'ai un caractère de merde bordel, et je ressemble même pas aux canons que tu te tapais pour rattraper le coup ! »

Je suis pas sensée plutôt l'envoyer chier et le descendre ? J'ai pas dit à Drew que je me dévalorisais pas ni rien ?... Fait chier. J'y arrive pas. Plus le temps passe, plus j'ai envie de le croire, plus j'ai envie de... Et j'essaie de lui expliquer, mes peurs, mes questions, mes doutes, mes sentiments, mais vu que je comprends pas moi-même, c'est un peu compliqué...  La colère restante se mêle à la peur, le doute à l'espoir. Trop de choses contradictoires et incompréhensibles.
Pourtant... Pourtant, mon cœur s'arrête quand il m'embrasse de nouveau. Un vrai baiser. Enfin je crois. Je rouvre les yeux quand il prend la parole, ses lèvres toujours contre les miennes. Pas de gifle ce coup-ci, loin de là, je me contente de tenter de calmer les battements trop rapides de mon cœur. J'inspire lentement, et ne bouge pas plus que lui, mes lèvres frôlant les siennes quand je murmure

« C'était à toi. Je t'avais piqué la moitié de tes fringues et... » Je fronce un peu les sourcils sans me résoudre pour autant à m'éloigner. « Tu... T'avais envie de moi ? Pourquoi là ? Je veux dire on était venus te voir pas longtemps avant, je... Ça fait 6 ans ? Pourquoi... Pourquoi tu t'accroches autant je pige pas, et pourquoi t'as rien dit ou fait, je... J'aurais... »

J'aurais quoi ? Je lui aurais sauté dessus. J'aurais dit oui sans même y réfléchir, sans même songer à tout ce qui semble encore lui prendre la tête. Même si une partie de moi comprends pourquoi il ne l'a pas fait. Et je cligne des yeux quand il s'éloigne, retrouvant ma moue mécontente habituelle. Et je me renfrogne davantage quand il se met à rire. Avant de me figer un peu.

« Encore ? Sérieusement ?... Elle... Vous... Pourquoi elle tente pas avec lui ? Et genre je vais oublier ça... » J'ai une moue alors que je le regarde, toujours incertaine. « Vous êtes jamais... Sortis... Vous avez jamais... Couchés ensemble ?... Et c'est pas différent d'avec moi, donc si c'est dégueulasse avec elle, ça l'est avec moi et... Et ça voudrait dire que tu me prends la tête depuis tout à l'heure pour rien, que je me dis que peut-être... » Je le fixe un instant, avant de détourner les yeux. « Tu peux pas... Vouloir de moi. Si tu savais tu voudrais pas. Tu me parlerais même plus. J'ai pas envie que tu m'en veuilles ou quoi alors que... Que ça va mieux... Même après tout ça. Et j'ai pas envie de continuer à me dire que t'es sérieux pour encore une fois me ramasser derrière. Y penser en vrai, c'est... Je veux pas revivre ça, je veux pas me retrouver seule, et te perdre encore, même si okay, j'ai rien fait pour améliorer la situation et que je t'en veux encore et que... Ça fait trop mal. »

Voilà. Super. On échange les rôles et j'en deviens pathétique, alors que, encore une fois, ça devrait pas. Plus facile à dire qu'à faire. Je peux pas l'ignorer ou faire comme si ça me faisait rien tout ça, pas vrai ?... Si ?

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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Mar 3 Avr 2018 - 11:56

Je vois bien que je l’énerve. Et pourtant, je continue d’en rajouter une couche. Je dois vraiment être maso en fait quand on y pense. Elle a pas vraiment l’air d’accord avec moi mais, pour le coup, on dirait qu’elle a pas envie d’argumenter. Ca m’arrange, ça m’évitera de devoir changer de sujet moi-même. Et, à sa réponse, j’ai un haussement d’épaules. « J’en ai jamais douté perso. » Je sais, c’est un peu petit de sous-entendre que vu qu’elle est déjà partie, elle pourrait le refaire. Sans compter le fait que, rien que d’y repenser, ça fait bien plus mal que je l’aurais cru. Mais je me contente d’esquisser un sourire et de souffler, à mi-voix. « J’aime bien les couleurs des chardons. C’est rose. Ou violet. » Mais peut-être qu’elle a raison et que c’est pas le sujet, j’en sais trop rien. En vrai, je suis un peu paumé mais ça, je saurais pas trop comment lui dire en fait.

Et plus ça va moins j’ai l’impression qu’elle comprend ce que je lui dis. C’est quand même un peu dingue tout ça non ? Déjà que j’ai souvent le sentiment d’être à côté de la plaque, avec elle, c’est encore pire. J’hésite un instant à lui répondre que si, d’une certaine façon, j’avais choisi ce qui m’est arrivé, mais je suis pas sûr que le moment soit optimal. Je me contente de murmurer, d’un ton beaucoup trop pathétique. « C’était plus vraiment moi. Je me suis un peu… perdu là-bas. Et je suis pas sûr d’avoir vraiment réussi à me retrouver. » Et je soupire longuement, totalement largué par ses questions contradictoires. Du coup, comme je sais pas trop ce que je dois répondre, je me contente de lâcher, d’un ton neutre. « J’ai jamais vraiment eu de copine. Quelqu’un avec qui j’aurais envie de passer du temps, de… bref. C’était juste des filles comme ça oui. Pour essayer d’effacer ce que j’avais pu vivre. Autant dire que ça marche pas terrible. Et… » Je sais pas trop s’il faut développer sur ce que j’ai pu ressentir en la voyant, parce que, là encore, j’ai pas la moindre idée de la façon dont elle va bien pouvoir réagir. Alors je me contente de la fixer, la mine interrogative avant de hausser les épaules. « J’ai peut-être pas de qualités. Ce serait pour ça que tu veux pas de moi non plus. Et oui t’as un caractère de merde mais ça fait aussi partie de ton charme. Tu ressembles peut-être pas aux autres filles mais… justement, t’es unique. »

Là, je sens que je vais m’en prendre une. Alors, tant qu’à faire, je l’embrasse de nouveau. Et je crois qu’elle me rend mon baiser. Ou alors elle est trop surprise pour me repousser. Ce qui serait pas terrible en fait. Je déglutis à ses paroles et je laisser filer un silence, savourant ce moment qui ne dure vraiment pas assez longtemps à mon goût. Avant de murmurer, effleurant toujours ses lèvres. « J’en sais rien. Y a des trucs qui s’expliquent pas. C’était juste… une évidence. Et t’aurais quoi ? Tu m’aurais envoyer chier plus tôt ? J’ai … t’étais trop jeune. J’étais trop stupide. Et après c’était trop tard. Là j’ai un peu l’impression de te retrouver alors je me suis dit que je devais saisir le moment avant que ce soit de nouveau trop tard… j’aurais pas dû hein… » Du coup, je m’éloigne, encore plus paumé à chaque seconde qui passe. Je grimace à sa question avant de hausser les épaules. « Parce qu’elle a peu de le perdre pour de bon. De tout foirer. Qu’il sente mal à l’aise avec elle si c’est pas réciproque. Moi j’ai de la chance, c’était déjà foiré entre nous, alors c’est plus simple de tenter le coup. » Et je secoue la tête avant de grimacer de nouveau. « Jamais non. Ca m’a même jamais effleuré et… c’est pas pour rien que j’ai fui il y a 6 ans. Parce que je trouvais ça dégueulasse de vouloir coucher avec toi. Sauf que c’est resté. Et que ça a fait que s’amplifier avec le temps. »

Je cille au reste de ses propos, fronçant les sourcils avant de souffler, d’un ton piteux. « … c’est pour ça que tu veux pas de moi ? Parce que tu sais ce que j’ai fait ? C’est pour ça que tu me parlais plus non plus ? » Je baisse le nez, fixant mes pieds avant de continuer, dans un murmure à peine audible. « … moi ça change rien. Je me doute bien de ce que t’as dû faire. Mais je m’en fous. Enfin, je veux dire… comment je pourrais t’en vouloir ? Parce que je suis sérieux, c’est pas des conneries pour moi tout ça. » Je soupire, frottant mes mains sur mon jeans, mâchoires contractées. « Mais je… je comprends. C’est… okay. Je suis désolé. Et ça change rien. Tu me perdras pas. Plus jamais. Même si tu veux pas de moi. » J’ai tellement envie d’aller me planquer au fond de mon lit que ça en devient presque pathétique. Bon, pas presque, d’accord. Ca l’est totalement. Fait chier.



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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Jeu 5 Avr 2018 - 22:46
Ça tourne n’importe comment cette discussion. Enfin, c’était déjà n’importe quoi à la base, mais là, ça empire et je perds le peu de repères et de contrôle que j’avais. Je le fixe en clignant des yeux, les sourcils froncés, sans rien trouver à rajouter. Il m’embrouille, il sort des trucs contradictoires et improbables, et je sais même pas comment réagir. Le bonheur quoi. Et comme dit, ça va pas en s’améliorant. Non parce que son truc sur la couleur des chardons là, c’est n’importe quoi… pas vrai ? Enfin, oui, j’adore le rose, mais bref. Et donc le reste c’est pire. Je le dévisage, et mon cœur se serre de nouveau en l’entendant. Et c’est sans doute ce qui me fait reprendre d’une voix douce.  

« Tu… Nous... on t’a retrouvé non ? Toi, on t’a retrouvé. Même si ça a mis du temps. » Et contrairement à Sid qu’on a vraiment un peu perdu là-bas. Ma mâchoire se crispe un peu malgré moi quand il enchaîne sur les nanas qu’il s’est juste tapé comme ça donc. Est-ce que ça change quelque chose ? Qu’il ait jamais vraiment eu de copine ? Je suis pas sûre. Et je fronce les sourcils. « T’es pas obligé d’acquiescer non plus à ce genre de phrases… surtout que c’est n’importe quoi. J’ai donc un caractère de merde et je suis pas jolie, ça fait peut-être quelqu’un d’unique, mais ça donne pas envie pour autant. Et t’as des qualités… crétin. »

Non, je boude pas. Mais il est vexant un peu là quand même ? Et ça rend le reste encore plus confus et illogique du coup. Pourquoi il voudrait de moi ? Comment il pourrait encore vouloir de moi après autant de temps ? Et pourquoi je me dis que peut-être c’est vrai dans ce cas ? S’il se moque pas, s’il est sincère… et merde, ce baiser, il l’était, sincère, non ? Je sais pas, en même temps, je peux pas trop me targuer de pouvoir comparer. Mais lui là, si je le regarde dans les yeux… Et comment vous voulez que je réfléchisse putain avec ses lèvres toujours contre les miennes ? Je secoue vaguement la tête. Mais je peux pas lui dire, si ? Ça va faire plus de mal que de bien si je lui dis que jamais je l’aurais envoyé chier.

« On a toujours la même différence d’âge, alors quoi ? J’ai passé la barre des 21 ans et ça change tout ?… J’étais une évidence ? » C’est pas vraiment ce qu’il a dit je sais, mais chut. Et j’essaie de pas trop faire la gueule quand il s’éloigne. Non mais, je vais pas non être contente qu’il m’ait fait un bisou ! Faut pas déconner… Et c’est pas plus mal qu’on parle un peu d’Axel et de Drew donc, ça me permet de reprendre un peu contenance. « Ouais, je comprends. Je crois. Mais ça reste con de pas savoir et de pas tenter par peur de ce qui pourrait se passer… Et c’était pas… T’as dit que ça allait un peu mieux justement et que tu voulais saisir le moment, c’est un peu contradictoire avec le fait d’être déjà foiré non ?… Je complique tout, c’est ça ? » Je le fixe, les sourcils toujours froncés, avant de hausser une épaule. « Elle est aussi jolie que toutes tes pas copines pourtant, et vous vous entendez super bien en plus… »

Je déglutis avant de détourner le regard. Il veut toujours coucher avec moi. Super. Je dois lui dire non ? Avant de me monter encore plus la tête, avant que lui ne s’imagine encore plus de trucs… et je soupire, avant de tourner la tête en le regardant avec des yeux ronds.

« Quoi ? » Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Et j’inspire profondément, avant de me figer en l’entendant. Non, il peut pas dire ça. Il peut pas le penser. Il peut pas savoir. Pas vraiment… si ? Je reste les yeux fixés sur lui. Les larmes reviennent et me montent aux yeux, et j’ai du mal à reprendre ma respiration. « Non, ça n’a rien à voir avec toi ! Je parlais pas de toi, je parlais… de moi. De… Je sais ce que tu as fait, enfin non, subi, t’as pas choisi, t’as pas décidé, tu… Juste… Je… » Je pique du nez, fixant à mon tour mes chaussures, essayant tant bien que mal de ne pas pleurer, les yeux toujours écarquillés. « Tu peux pas t’en foutre. Que ce soit sérieux ou pas. Je pensais que c’était pour ça que toi, tu t’étais éloigné et… enfin, un truc du genre. Tu sais pas. Et tu peux pas vouloir de moi avec ce que j’ai fait, j’ai choisi moi, j’ai été tellement idiote et… Mais c’est moi qui ai décidé et… » J’ai pas envie d’en parler, j’ai pas envie d’y penser… Même si c’est trop tard ouais…  J’entoure mes jambes de mes bras, me tassant sur moi-même. « T’as dit que t’avais envie de moi, mais moi, je peux pas. Tout ça, je… Je veux pas te perdre en vrai, j’ai jamais voulu, même si t’es chiant, mais non tu comprends pas, ça change quand même tout ce que t’as dit. Parce que je pourrais pas te donner ce que tu veux. Même si je voulais… veux… de toi… ce serait pas ce que tu veux toi. »

Je parle trop vite, je m’en rends compte, mais j’arrive pas à me calmer. Et putain de merde, ça fait mal. Je l’avais dit pourtant, qu’il fallait pas que j’écoute et que j’y crois. Et ça lui a pris quoi ? Quelques minutes pour briser ce que j’avais mis des années à bâtir ? Enfin non, ça c’était un peu effrité dernièrement, mais là, je me retrouve comme y a des années et c’est vraiment nul. Mais je pleure pas, pas encore, tant que je bouge pas tout ira bien, faut juste que je me reconstruise ma bulle et que j’oublie les possibilités idiotes qu’il m’a lancé au visage. Parce que c’est un sale con. Voilà.

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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Ven 6 Avr 2018 - 20:40

Alors, la prochaine fois que j’ai une idée à la con comme ça, je vous garantis que je ferais en sorte de me péter une jambe à la place. Et je sais même pas pourquoi je parle de ces foutus chardons, je dois vraiment avoir un problème. Je suis peut-être tombé trop souvent en moto et le casque a pas réussi à tout amortir, allez savoir. Je lève un œil vers elle, un peu surpris de sa voix douce avant de souffler, en fronçant les sourcils. « … pas complètement, si ? Y a une part de moi qu’est jamais revenue de là-bas. Je sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose. Ca m’a obligé à grandir mais… je sais pas. Je... » Je soupire longuement, incapable de mettre des mots sur ce que je peux ressentir, piquant même du nez quand je pense à Sidney. Avant de secouer la tête. « Bien sûr que si t’es jolie. T’as un sourire magnifique, des jambes à tomber par terre, un regard hypnotique et… bref. Et ça donne envie. » J’ai prononcé ces derniers mots dans un murmure avant de hausser les épaules, clairement pas convaincu par le reste de ses propos. Des qualités. Tu parles. Je suis qu’un paumé c’est tout.

Mais ce baiser, aussi fugace qu’il puisse être, me remue tellement que j’ai l’impression de rêver. Malgré le reste, malgré nos échanges houleux. Ca me donne envie de me raccrocher à cet espoir fugace qu’elle pourrait vouloir de moi, même si tout ce qu’elle dit ne fait que me confirmer le contraire. « Je sais pas je te dis… enfin si… le fait de réaliser que j’avais perdu Sid’, je me suis dit que… enfin que tu devais savoir… que t’es une évidence pour moi. » C’est tellement débile de dire ça comme ça, surtout qu’elle a tellement l’air de pas me croire. Parler d’Axel et de Drew, même si c’est improbable qu’elle puisse croire qu’il se soit passé un truc entre nous, ça me permet de me remettre les idées en place. Un peu en tout cas. « … je sais que c’est contradictoire. J’ai jamais dit que j’étais le mec le plus malin du monde. J’ai… pas vraiment réfléchi. Mais je te confirme que non, il s’est jamais rien passé avec elle. Je l’ai jamais vue autrement que comme une sœur, contrairement à toi. »

Et là, d’un coup, je comprends un peu mieux pourquoi elle voudra pas. A cause de ce que j’ai vécu. Ca me fait mal, encore plus que ce que j’aurais cru et je me mords la lèvre jusqu’au sang pour garder un semblant de contenance. Avant de froncer les sourcils quand elle se remet à parler, la fixant sans bien comprendre. Elle parle pas de moi ? Je pige pas là. Et chacune de ses paroles me fait mal. Qu’elle puisse croire que je voudrais pas d’elle pour des conneries pareilles, que je me suis éloigné d’elle pour ça, que… qu’elle veut pas de moi. C’est bien ce qu’elle vient de dire hein. Au mot près. Même si je voulais de toi... Et merde… merde, merde. Je déglutis avant de battre des cils, incapable de retenir une larme qui déborde malgré moi. Du coup, je détourne les yeux, fixant le vide longuement, sans rien lui dire. Avant de me décider à lâcher, d’une voix tremblante. « … si je m’en fous. Complètement. La terre entière pourrait t’être passée dessus que ça changerait rien pour moi, pour les sentiments que j’ai pour toi. Si, j’aurais juste envie de te protéger un peu plus des connards dans mon genre. Mais… tu veux pas. Okay je... » Je me passe une main tremblante sur le visage, déglutissant une nouvelle fois et reniflant. « Je t’intéresse pas comme ça donc. C’est l’idée hein... T’es… okay… moi j’aurais voulu que… qu’on… mais... » Je hoche la tête, essuyant mes yeux avant de reprendre, toujours sur le même ton. « … tu me perdras pas. Me faudra du temps pour… digérer que … tu veux pas. Mais je te laisserais pas tomber. » Hein, je suis mature et raisonnable et… putain, je vais éclater la tête d’Axel qui m’a dit de tenter ma chance. Sérieusement, quelle merde.


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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Lun 9 Avr 2018 - 21:42
J’aime pas vraiment l’entendre parler comme ça… ou de ça. Ouais, faire l’autruche, c’est pas mal parfois. Faut dire qu’en plus c’est pas évident de passer du tout au rien, d’autant plus avec lui, et de me faire à l’idée de tout ça… alors le voir comme ça, en plus de tout le reste, c’est hyper perturbant.

« Je… On s’en fout que ce soit une bonne ou une mauvaise chose non ? T’es très bien comme t’es et… Tu t’en es pas si mal sorti. » Je sais très bien que ça le travaille, et pas uniquement pour lui.Mais qu’est-ce que j’y peux ? Je suis déjà super gentille de lui remonter le moral non ? Surtout que lui fait rien que m’embrouiller un peu plus à chaque minute qui passe. Chaque seconde même. Et je me fige, le fixant avec des yeux ronds. « N’importe quoi. J’ai pas un regard hypnotique et… ni le reste. » Je fronce les sourcils. « Ouais, je donne envie malgré tout il parait. Super. Cool. »

Mon murmure n’est pas plus haut que le sien et je déglutis en essayant de chasser tout ça de mon esprit. Je suis donc visiblement assez bonnasse, même si je suis aussi place qu’une limande, mais j’ai un caractère de merde. Ouais, super cool. Et ça devrait pas me prendre autant la tête. Bon à dire vrai, c’est momentané, parce que le baiser, l’autre, le nouveau, oblitère le reste. Et me fait peut-être des papillons dans le ventre, aussi fugace soit-il. Et je comprends un peu. Pourquoi il me le dit maintenant, même si ça m’empêche pas de quelque part au loin regretter qu’il ne l’ait pas fait bien plus tôt. Et malgré moi, j’esquisse un sourire hésitant.

« Alors je suis pas… la petite sœur reloue ?… Et jamais donc. J’ai toujours cru… Enfin tant mieux si y a jamais rien eu, c’est déjà moins… compliqué. »

Je sais pas trop ce que j’aurais fait sinon. Rien sans doute. Enfin, je veux dire, c’est Axel, j’aurais jamais pu… En même temps, il y a pas 20 minutes, j’envisageais pas de pouvoir faire autre chose qu’être peut-être un peu sympa avec lui… ou que lui pouvait faire autre chose que me détester… comment c’est possible de changer autant ? Au final, c’est peut-être pas Drew le bipolaire… ou peut-être plus probablement que j’ai jamais réussi ni à le détester ni à lui en vouloir pour de bon. A dire vrai, c’est à moi que j’en veux. Mais c’est pas nouveau. Pourtant, ça passe pas avec le temps, ça s’amenuise même pas un peu. Et il comprend pas. c’est fou d’être aussi obtus et de tout prendre autant de travers. Il veut pas juste entendre ce que je dis et comprendre ce que j’essaie de lui dire ? Et je fixe mes pieds, incapable de le regarder alors que je lui parle.

Et je crois que mon cœur s’arrête en l’entendant. Bon, une flambée de colère renaît malgré tout, assez suffisante pour que je relève la tête et le regarde. Sauf que lui me regarde plus et… Merde, il pleure ? Pour de vrai ? Je cligne des yeux en le voyant, cillant un peu en le dévisageant. Okay.

« T’es vraiment un boulet hein ? » J’inspire profondément, mon attention toujours fixée sur lui et ses yeux humides. « T’es pas un connard. » Je fronce les sourcils et lui donne un coup dans l’épaule, les lèvres tremblantes, aussi tremblante que ma voix. « Même si la terre entière ne m’est pas… J’ai pas… enfin… Pas autant. Et… Comment tu peux t’en foutre ? » Et sans que je réfléchisse vraiment, ma main va se poser sur sa mâchoire pour le tourner vers moi et je pose mes lèvres sur les siennes. Pas un smack, juste assez appuyé pour que ce soit un baiser. Et je finis par retirer ma main tremblante de sa joue en secouant la tête, les sourcils froncés. « Et t’es vraiment trop con. J’ai pas dit que je voulais pas de toi. J’ai dit que je pourrais pas te donner ce que tu veux, c’est pas pareil ! Je… t’as dit que t’avais envie de moi… Que tu voulais… Mais moi, ça… je peux pas. Et pas parce que c’est toi, je te vois venir, juste que je… je vois pas ce qui y a de bien là-dedans et je… je peux pas. Plus. Je… Et si je peux, veux pas coucher avec toi, c’est un peu stupide et pas cool pour toi, vu que c’est ce que tu attends et… je… » J'ai une moue boudeuse, l'air pas contente, la mâchoire de nouveau crispée.  « Et fais pas exprès de rien comprendre encore une fois, c'est saoulant. Oui je... Tu... J'aimerais bien. Essayer donc. Mais j'ai pas envie de coucher avec qui que ce soit, alors... On pourrait essayer, mais ça ira pas du coup si on fait rien... Je suis pas sûre de pouvoir un jour tu comprends ? Et enfin je... »


Je soupire. Il va encore trouver un moyen de tout prendre de travers ou quoi ? Et moi, je fais quoi maintenant du coup ? Je ferme ma gueule et essaie de faire taire tout ça de nouveau ?... Bon plan. Je chasse ces larmes et je m'y mets ouais...

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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Jeu 12 Avr 2018 - 9:21

J’aurais peut-être pas dû parler de tout ça. Surement même. J’aurais dû me taire et attendre que ça me passe. J’ai toujours fait ça, pourquoi changer cette fois ? J’en sais rien. De toute façon, c’est carrément trop tard. Mais merde, si je l’ai perdue pour de bon à cause de ça, je m’en voudrais tellement. Enfin encore plus quoi. Je me contente de grimacer à sa réponse, avant de souffler, hésitant. « J’en sais trop rien. Je suis pas sûr de m’en être si bien sorti que ça mais bon, pas comme si je pouvais vraiment changer la donne hein… » Et je laisse filer un silence avant d’arquer un sourcil dans sa direction, quand elle me regarde avec ses yeux ronds. « Bien sûr que si. Tu peux quand même me croire pour ce genre de trucs non ? Et… malgré tout ? Comment ça ? » J’ai vraiment envie d’entendre une réponse à ma question ? Je sais pas trop en fait. M’enfin, foutu pour foutu.

Et puis ce baiser. Ces baisers même. Qui me réchauffent le cœur. Qui font naitre un espoir totalement débile alors qu’au final, elle me dit clairement qu’elle veut pas de moi. Pourtant, elle me les rend ces baisers non ? … pas vraiment, elle se contente juste de pas me repousser violemment, c’est pas tout à fait la même chose. Je secoue la tête à sa question, regard toujours rivé au sol, sans voir son sourire. « Non. T’as… peut-être au tout début, quand je suis arrivé. T’étais comme une petite sœur. Mais ça a pas duré longtemps. Et je te promets qu’il y a jamais rien eu avec Axel. J’ai jamais été attiré par elle… y a… enfin y a que toi. »

Sauf que ça va pas en s’arrangeant. Elle le dit qu’elle veut pas de moi. Je suis pas totalement stupide, j’ai bien entendu. Du coup, par contre, le reste, j’ai du mal à percuter ce qu’elle raconte. Ah ouais, je suis un boulet. Ma foi, pourquoi pas. C’est pas pire que le reste de toute façon. Mais je pensais quand même pas que ça pourrait faire aussi mal. J’avais eu beau me convaincre ces dernières années qu’elle était pas intéressée, que c’était pas pour rien que je tentais pas ma chance, tant que c’était pas acté, dit clairement, j’étais assez con pour croire que peut-être ça pourrait marcher. Je souffle, essayant quand même de garder un semblant de contenance alors qu’elle continue de parler. Faut que je suive donc. Et que je réponde des trucs. Intelligents si possible. Okay. On va tenter même si ouais, je suis pas convaincu du résultat. Et je me frotte le bras, là où elle m’a mis un coup en murmurant, le regard toujours dans le vide. « … comment je peux m’en foutre ? C’est ta vie. J’étais pas là. T’as fait… des choix. Pour t’en sortir. Je suis carrément mal placé pour juger. Je peux dire que je suis jaloux ouais, que j’aurais aimé être là, que… plein de trucs. Mais pas que ça pourrait m’empêcher de vouloir de toi. Ça aurait rien changé pour moi. Rien du tout. » Ouais je parle au passé, parce que c’est pas comme si j’avais ma chance. Va falloir que je m’y fasse du coup et…

… alors, le baiser, je m’y attendais pas. C’est pas vraiment ce que j’avais prévu dans la suite du programme. Je fronce les sourcils alors que je la fixe, sans vraiment comprendre, alors que mon cerveau est en train de totalement disjoncter. « … j’comprends pas…» Bon, vu ma gueule, je pense que ça se voit que j’ai pas compris ce qui se passe. Et puis, je crois que ça commence à faire tilt. Que ce qu’elle me dit finit par monter au cerveau. Enfin je crois. Ou alors je pige encore tout de travers et la suite risque d’être autrement plus délicate. Ou gênante. Ou les deux. Hum. Je déglutis avant de poser une main dans son dos et d’accrocher son regard On s’enflamme pas, on essaie de pas écouter ce foutu cœur qui s’est de nouveau accéléré comme un crétin au moment où elle a posé ses lèvres sur moi. Et on reste posé, même si j’ai encore les yeux brillants. « … t’as pas compris que c’est toi que je veux ? J’attends pas de coucher avec toi ou je sais pas quoi du même genre. Oui j’ai envie de toi parce que je trouve attirante depuis des années. Mais je… enfin j’ai pas touché une fille depuis plus de deux ans, je m’en fous si ça change pas. Tant que… tant que je peux faire ça…» Et ma main se pose sur sa taille pour la rapprocher de moi. Je sais, c’est pas le meilleur des plans mais je réfléchis pas vraiment là. Genre quitte ou double ou une connerie dans le genre. Surtout vu sa moue boudeuse. Mon autre main se pose sur sa joue et mon pouce glisse sur ses lèvres alors que je continue, toujours sur le même ton. « … je veux juste une chance de te montrer à quel point t’es importante pour moi. Et tant pis si ça va jamais plus loin, tant pis si tu veux pas coucher avec moi. Je ferais avec. » Comme je fais depuis deux ans. Ouais non, on va éviter de dire ça à haute voix, ce serait carrément moins classe pour le coup. Et je la fixe, la mine interrogative. Je sais que là, si elle dit pas oui, ce sera foutu pour de bon. Mais j’aurais essayé. Pour de vrai. Quand bien même je commence déjà avoir le cœur qui se serre à cette pensée, quand bien même je déteste un peu plus Axel d’avoir réussi à me foutre cette idée à la con dans la tête. Mais si elle dit oui ?

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MessageSujet: Re: Le noir se marie très mal avec le rose....Chéri   Jeu 19 Avr 2018 - 21:19
Je pensais pas être de nouveau un jour si troublée et perdue face à lui. Comme quoi, tout arrive. Sauf que la dernière fois, ça m’avait juste fait horriblement mal de me rendre compte qu’il voulait plus avoir à faire à moi. Bon, c’était pas le cas donc visiblement, il avait juste été passablement con, mais le fait est que ça ramène pas de supers souvenirs. Pas plus que la conversation en fait. Je déglutis et hausse les épaules. Non, c’est pas comme si on pouvait y changer quelque chose… même si j’aimerais bien. Encore plus maintenant, avec tout ça, qu’avant. Et je le fixe, avant de baisser le regard.

« Oui, si tu le dis. Et je… malgré mon absence flagrante de formes… je plais quand même… même si je pensais pas que… ça te plairait à toi. Mais bref. »

J’ai pas vraiment envie d’en parler. J’ai pas vraiment envie d’y croire, parce que c’est trop d’un coup, trop de vérités, trop de nouveautés, trop... tout en sachant qu’il oserait pas se moquer de moi comme ça, pas pour ça.  Et je suis juste un peu plus perdue, même si je commence à comprendre le pourquoi du comment de cet aveu à l’instant T, même si quelque part au fond, j’aime bien ses baisers. Je souris un peu, idiotement, soulagée que je suis, plus que je ne le devrais, qu’il n’y ait jamais rien eu avec Axel…

« Pas longtemps… J’étais quoi alors, avant que t’aies soudainement envie de moi ? Je… d’accord. »

Même s’il n’y a pas que moi, qu’il y a eu des dizaines d’autres filles. Et j’aime pas cette pensée. Encore moins la jalousie et la tristesse qui en émanent. Parce que c’était il y a longtemps, parce que j’avais enterré tout ça. Pas assez bien on est d’accord. Et tout m’échappe. Quoique je maîtrisais rien effectivement. Mais il n’empêche que tout se barre à vau-l’eau, avec lui, les larmes aux yeux, qui pige rien et se fustige, moi qui parle de tout et n’importe quoi et surtout de ce dont je ne voulais pas me souvenir. c’est n’importe quoi. Et j’ai beau être paumée et avoir du mal à y voir clair sur ce que je veux - je parle même pas de ce que je ressens, ça on oublie – j’essaie malgré tout de lui dire, de lui faire comprendre. Sauf qu’il veut pas. Il n’entend que la moitié de ce que je dis et déforme le reste. Quant à moi, ça doit pas être mieux, à le regarder comme un poisson mort sans arriver à concevoir qu’il puisse vraiment de moi en sachant tout ça.  Et la petite flambée de colère s’embrase, même si ses paroles étaient faites pour me rassurer ou être gentilles.

« Jaloux ? De quoi tu pourrais être jaloux ? Des mecs qui me sont passés dessus pour que je puisse dormir au chaud ? Jaloux de ceux qui m’ont tripoté pour que je puisse manger un jour sur trois ? Sérieusement ? T’aurais voulu être à leur place ? Dans ces conditions ?… Putain Luke, tu… c’était des choix de merde, parce que j’étais trop conne, enfin encore plus que là, et que j’étais trop têtue et trop accro pour… Laisse tomber. »

On va pas dire que je pouvais pas revenir parce que je voulais pas le voir avec d’autres filles hein ? On va éviter oui. Je me force à respirer lentement, les larmes toujours pas loin, la gorge toujours serrée. Je sais que c’est pas ce qu’il a voulu dire. Je sais tout ça. Mais… quel crétin. Il est vraiment pas doué. Moi non plus. On est bien dans la merde. Et juste pour prouver que je peux faire pire, ou au contraire que, pour une fois, je peux faire un truc clair, je l’embrasse. Ce qui a l’air de marcher. Ou pas. On est vraiment des boulets tous les deux donc. Et oui, ma colère s’est de nouveau évanouie, faut pas déconner, je vais pas être cohérente avec lui plus de deux minutes, ça ferait tache. J’inspire quand il pose sa main dans mon dos. C’est rien, c’est à peine s’il me touche en vrai, mais… je le dévisage, mon cœur battant trop vite, et mes sourcils se froncent de nouveau. Et je me fige alors qu’il me rapproche de lui. C’est rien non plus. Et puis, c’est Luke, je crains rien. Je bouge pas, comme si j’allais le faire fuir en bougeant, ou plus certainement, comme si je craignais de fuir en bougeant, et ma respiration cesse quand son pouce glisse sur mes lèvres. Je secoue la tête, indécise et tiraillée.

« Tu as dit que t’avais envie de moi, que… » Les yeux un peu trop grands, rivés sur lui qui m’interroge du regard, je me passe la langue sur les lèvres avant de reprendre dans un murmure. « Tu feras avec ? Mais je… ça se fait pas. Et t’as peut-être pas touché une fille depuis deux ans, mais ce sera pas pareil si on… enfin si on est… » Je fronce un peu les sourcils. « On parle bien de sortir… d’être ensemble hein ? Je euh… Désolée, c’est juste que j’ai un peu de mal, y a trop de trucs et je suis pas sûre de vraiment tout intégrer, passer du tout au rien… ou plutôt du rien au tout… Je suis importante ? Pour de vrai, pas juste parce que tu me trouves attirante ou parce qu’on a grandi ensemble ou une autre connerie. » Okay, c’est pas vraiment une question. Même si une confirmation serait la bienvenue, histoire d’être sur que je déraille pas.  « Je… On est obligés de le dire aux autres ?…  » Ma mâchoire se crispe un peu. « Et pas parce que je veux pas qu’ils sachent. Enfin si, mais juste parce que ça peut être que à nous. Au moins un peu, non ? »

Et parce que je veux pas qu’ils nous prennent la tête. Et parce que je vais avoir besoin de temps, pour accepter, me rendre compte, comprendre, tout ça… Et je crois que j’ai jamais été plus rouge de ma vie alors que je franchis les centimètres qui nous sépare et que je l’embrasse, rapidement ce coup-ci, avant de déglutir, toujours contre ses lèvres. Je sais pas trop où je vais, où on va, mais ça va aller… ouais… carrément… ou pas. Mais on verra non ?

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