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 I would leave this world

L'Arène
Aube GreerL'Arène
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MessageSujet: I would leave this world   Jeu 15 Fév - 7:32


Le Pont
Aube

«Au bord du gouffre l'homme continue d'avancer.....»
Entre les rues mornes et silencieuses de cette satanée ville. Cette ville qui rassemblait tous les malheurs de l’humanité dans l’Avant, cette ville qui était l’exemple parfait des conséquences de la boîte de Pandore....Entre les rues mornes et silencieuses de cette satanée ville. Les vêtements en lambeaux, le chevelure hirsute et le teint de sa peau presque caché par la saleté qui se dégageait d’elle. Elle avançait le regard baissé, le pas traînant. Des putrides se tournait à sa suite et commencèrent à la suivre, mais elle ne fit pas attention à ces affreux et se contentait d’escalader un grillage et de se retrouver dans une autre rue. L’exacte semblable de l’autre. Cette fille, Aube comme l’appelait ses proches....que diraient-ils d’elles maintenant...Elle ne ressemble plus qu’à une sauvage accablé par la pluie qui rendait sa progression plus compliqué du sang sur la commissure de ses lèvres. Et elle en voulait au Monde. Elle en voulait pour Mère Nature d’être née et d’avoir vécu une vie si remplis de désespoir et d’abandon...Sa avait commencé par sa Mère biologique...son beau-père, sa mère adoptive, son père, sa petite-amie, sa cousine....la liste est encore longue. Et elle n’a plus la force de se remémorer leur visage, de se souvenir des moments si bref, mais heureux qu’elle a vécu. Rongé par la solitude, elle s’accablait sur son triste sort. Au final n’est-ce pas le Destin pensa-t-elle. Elle aurait tant voulu vivre plus longtemps, mais à quoi bon ? Après avoir survécu à l’impossible...ils ne lui restaient plus grand-chose, elle n’avait plus aucun pilier sur lequel se reposer, rien....Peut-être devrait-elle rejoindre les rangs toujours plus grands des morts.... Et elle n’a plus la force de se remémorer leur visage, de se souvenir des moments si bref, mais heureux qu’elle a vécu. « Tu n’es qu’une lâche Aube, une lâche couplé à une idiote». Son épée rebondissait contre son genou. Sa poignée était usé par le temps, son casque anti-émeute qui commençait à devenir à sa taille, pendouillant contre son sac de camping beaucoup trop lourd pour son frêle dos. Il était tâché de sang et des griffures le parcourait. Parti comme elle était, tout l’équipement qu’elle récupérer au long de ces années servira bien plus à une autre personne....Elle n’avait jamais pensé à être une guerrière, elle ce se saurait jamais imaginé comme ça en tueuse de sang-froid. Mais une voix dans sa tête lui murmurait inlassablement : Forcé de s’adapter, elle était devenue violente , insolente, imprudente. Tout ça l’a entraîner à perdre une main et une part de son âme d’enfant. Elle voulait vivre une vie tranquille, mais ce monde l’avait changé en profondeur ( peut-être trop ). Pour accompagner la pluie, le vent fouettait ses vêtements et soulevait son manteau de cuir glané dans une boutique de luxe en périphérie de la banlieue aisé. Elle se rapprocha d’un pont, en dessous le fleuve se déversait en torrent dans le lac. Elle s’approcha du bord incertaine et contempla le vide devant-elle...Ses mouvements était incertains....


Voilà c’est comme ça, que je vais en terminer...Alors autant abréger et crever dans l’œuf toutes ces souffrances.Ma vie ne pourrait pas s’arranger... Encore innocente et pas consciente de l’horreur qu’un humain peut orchestrer. Je me souviens encore de la phrase d’un acteur d’un vieux film s’apprêtant à faire la même chose.. «Au revoir monde cruel». C’était bien les bon pour décrire cette ville. Je m’accroche à un des câbles relié à une des poutres du pont. J’ai laissé tout ce que j’ai pu garder comme souvenir au cours de ces années dans la cave d’une maison. Un jour, peut-être, quelqu’un se souviendra de mon passage sur Terre, il me traitera peut-être de lâche mais honnêtement ça ne me toucheras pas. J’abandonne ce monde comme l’ont fait tout mes proches...Le destin peut-être si cruel par moment... Je me souviens encore de la phrase d’un acteur d’un vieux film s’apprêtant à faire la même chose.. Mon visage se crispe et je n’arrive pas à me résoudre à lâcher ce câble...Je m’étais pourtant préparé à ça ! Je ferme les yeux et mets un pied dans le vide.
Quand soudain !
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MessageSujet: Re: I would leave this world   Mer 21 Fév - 0:06
Comme chaque fois qu'il lui restait un peu de temps, Malou en profitait pour sortir afin de renouer avec la solitude et errer dans les rues au volant de son ambulance.
Grâce à l'arène, elle n'avait plus besoin de chercher à manger ni même de vêtements, elle avait tout sur place et quand elle ne prospectait pas pour recruter, elle se promenait tout simplement en savourant sa chance.
Naturellement ces genres de virées n'écartaient pas le danger mais il était bien moins fréquent qu'avant puisqu'elle n'avait plus à prendre de risques inconsidérés pour survivre.

Aujourd'hui il faisait un temps de chien. Le vent soufflait par rafales soulevant les feuilles mortes, la pluie tombait avec violence et il faisait froid; l'automne était bien engagé et elle espérait qu'ils n'auraient pas un hiver trop précoce car cela ralentirait les réflexes des morts-vivants prévus pour les combats.
Tout en laissant ses pensées filer selon leur gré, elle se dirigeait vers Grosse Pointe; elle avait envie de voir la rivière et le lac; peut-être même stationnerait-elle là un petit moment, le temps de se faire un thé, la camionnette garée face à l'étendue d'eau, en contrebas du pont.

Arrivée sur place, elle roula lentement afin de choisir un parking pas trop boueux, mit le chauffage à fond pour profiter d'encore un peu de chaleur une fois le moteur coupé puis tourna sur sa droite pour se garer exactement comme elle l'avait désiré.
Elle s'apprêtait à passer à l'arrière du véhicule pour chauffer de l'eau quand elle aperçut une silhouette sombre marcher sur le pont.
Curieuse, elle se pencha vers le pare-brise et leva la tête. Que pouvait faire une personne seule ici par un temps pareil ?
Elle tenta de détailler l'individu malgré la brume qui se levait et en conclut que ce devait être une enfant étant donné la petite taille et les cheveux longs.
La gamine fit un arrêt au niveau de la rambarde; elle semblait regarder l'eau tout simplement.
Haussant les épaules, elle fit un mouvement pour retourner à ses occupations quand soudain un mouvement étrange la fit sursauter.
L'inconnue avait saisi un des câbles métalliques comme si...
Putentrailles !!!
s'exclama Malou qui venait de comprendre ce que ce geste signifiait: l'enfant là-haut n'était pas là pour profiter du paysage maussade mais pour mettre fin à ses jours. En un flash, elle se revit quelques mois plus tôt, en plein désarroi, à faire la même bêtise, persuadée qu'il ne restait plus que cet échappatoire dans ce monde de merde. S'il n'y avait pas eu le docteur Alair pour la sauver, elle ne serait plus là à profiter enfin de jours meilleurs.

Il fallait agir vite ! Elle espérait seulement ne pas arriver trop tard, ce qui n'était pas sûr.
Sautant sur son siège, elle démarra sur les chapeaux de roues et partit en trombe en direction du pont.
Arrivée presque à hauteur de la personne, elle serra le frein à main et c'est alors qu'elle la reconnut.
Elle la regarda à deux fois, héberluée et secouée de constater à quel point elle avait changé.
Elle était devenue maigre et le long manteau noir qui battait au vent de chaque côté de son corps accentuait l'impression fantomatique.
Ses cheveux longs, en batailles, plaqués par la pluie, pendaient lamentablement sans aucun soin et son petit visage jadis joli était d'une saleté repoussante au point qu'elle aurait pu la comparer à un enfant sauvage.
Etait-ce qu'elle était devenue ?
Craignant de lui faire peur, elle descendit de la camionnette mais resta auprès de la portière sans bouger tout en criant par-dessus le vent qui sifflait:
Aube ! Aube, ne fait pas ça ! viens avec moi, je vais t'emmener au chaud !

Malou état désagréable et avait beaucoup de défauts par contre, elle n'était pas rancunière et avait oublié leur première rencontre houleuse. De plus, grâce à l'amitié joviale de Dean et d'Adam, elle avait mûri au point qu'en voyant la petite jeune fille en grande détresse, un désir nouveau lui serra les entrailles: le besoin de protéger quelqu'un de plus faible et de plus malheureux qu'elle.
Etait-ce la femme qui naissait en elle après une adolescence ravageuse ? Elle n'en savait rien et ne prit pas la peine d'analyser cette aspiration, elle avait toujours écouté ses instincts, elle écouterait celui-ci aussi.

Elle ne pouvait pas rester plantée là indéfiniment, cela pouvait donner le temps à Aube, une fois l'effet de surprise passé, de finir son geste désespéré.
Alors elle avança doucement, les deux mains vides tendues vers elle, tout en disant doucement mais avec insistance:
viens... Ce que tu fais n'est pas la bonne solution.
Enfin arrivée à sa hauteur, elle continua:
Je vais t'emmener dans un endroit confortable où il ne t'arrivera plus rien de mal et je te ferai couler un bain bien chaud.

L'enfant avait-elle hésitée ? avait-elle amorcé un geste d'espoir ou articulé un mot ?
Malou ne percut rien en cette seconde car, comme par miracle, sa main avait saisit la petite main valide tandis qu'elle attirait le corps dévasté par les tremblements vers elle.
Tu veux bien monter dans mon ambulance ? J'avais mis le chauffage, il doit y faire encore bon...
Malou se sentait toute décontenancée; si elle avait eu la Lune, elle la lui aurait donné pour apaiser la douleur accablante qui se lisait dans les yeux clairs de la jeune fille.
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MessageSujet: Re: I would leave this world   Mer 21 Fév - 14:29


Call 991
Aube

«Au bord du gouffre l'homme continue d'avancer.....»
J’entends quelque chose crisser derrière moi, je n’y prête pas attention....Ça à l’air d’être un gros véhicule peut-être une ambulance qu’elle ironie. Si tout ça ne c’était pas produit, les urgences serait là pour me secourir...Mais personne ne me protège, personne ne m’aime...Je regarde à nouveau le torrent en bas j’hésite tant à lâcher la corde. Quelque chose me dit que ce n’est pas mon heure mais quoi....J’entends quelqu’un se rapprocher, je continue de serrer cet corde qui me rattache à la vie, mes jambes ne réponde plus je suis comme obnubilé par la vie. Je reconnus cet voix, sûrement la dernière que j’aurais pensé revoir...Elle me pria de venir avec elle, j’essayais de lui répondre, mais aucun son ne sortit de ma bouche. J’avais si peur de la mort, si peur d’elle...Elle me promettait tant de chose..Mais est-ce un mirage ? Je suis à deux doigts de lâcher la corde quand je sens sa main chaude prendre la mienne...Je me laisse faire vidé de toute envie et de toute force, je me laisse attiré contre elle pleurant comme une fontaine, je la regardai quelques instants les larmes a yeux.

«J’ai froid....» Dis-je l’air accablé par tout les malheurs du monde

Mes pensées tourbillonnent dans ma tête. Un coup j’ai l’impression d’être près d’un feu avec pour ma compagnie ma Mère, un autre, je me sens chuter inexorablement... Pourquoi ai-je voulu faire ça ? Je m’en veux tellement ! Que penserait mon Père et ma Mère, j’ai déshonoré leur mémoire...il serait pas mort sans les affreux. IL SERAIT PAS MORT SANS CE MONDE. Les émotions se mélangent en moi, je bouillonne intérieurement et le désespoir m’assaille...Je suis sauvé mais à quoi bon qu’est ce que je ferais après ? Tant de questions mais aucune réponse.

«Il faut...que....je...récupère mes affaires » Demandais-je avec une voix rocailleuse une boule dans la gorge. Je m’accroche à elle comme si elle était ma bouée. Et que j’étais perdu dans l’océan mon bateau coulé par un iceberg.

«Pardon.....pardon......Pardon» Marmonnais-je entre deux hoquêtement
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MessageSujet: Re: I would leave this world   Ven 23 Fév - 20:15
Malou eut à peine le temps de faire ouf qu'elle reçut dans ses bras le corps frigorifié et trempé de l'adolescente en larmes.
Peu maternante, la jeune fille ne savait pas trop quoi faire face à cette situation embarrassante et caressait gauchement la chevelure crasseuse d'Aube tout en murmurant:
ça va aller, ça va aller...
Quand l'enfant (car pour Malou, Aube était une enfant) lui dit qu'elle avait froid, elle réagit au quart de tour vu qu'elle était bien plus douée pour trouver des solutions que pour câliner.
Oui, tu es glacée, tu vas attraper la mort, viens vite dans l'ambulance et installe toi.

Les deux fille se mirent à courir, la grande soutenant la plus jeune qui s'accrochait à elle comme à une bouée de sauvetage tandis que la pluie cinglait leur visage.
Arrivées devant le véhicule elle s'empressa d'ouvrir la porte passager et poussa la gamine qui peinait à monter.
Elle même sauta sur le sien, mit le contact et poussa à fond le chauffage avant de passer dans l'habitacle afin de trouver une serviette de toilette.
Tiens, dit-elle essuies-toi un peu, tu dégoulines de partout.

Elle allait passer la première quand Aube lui annonça qu'elle devait récupérer ses affaires.
Ok, répondit Malou, on y va; donne moi juste l'adresse ou des indications pour les trouver.
Pendant ce temps la jeune fille réfléchissait ou plutôt tentait de rafraîchir sa mémoire.
L'adolescente ne lui avait-elle pas dit avoir une mère ou un père ? Ou peut-être même les deux ?
Six mois ? Un an s'était-il écoulé depuis leur première entrevue sur le parking d'un supermarché ?
Elle ne savait plus mais si l'enfant avait voulu attenter à ses jours cela voulait dire que des choses très graves s'étaient produites.
Cherchant à en savoir plus, elle hasarda une question:
tu... Tu as encore de la famille ou des amis quelque part ? Tu voudras que je te dépose chez eux ?

Elle roula encore un moment et stoppa sur les indications de Aube. Elles devaient certainement être arrivées sur le lieu où ses affaires étaient entreposées.
Coupant le moteur, Malou attendit que la môme raconte son histoire avant de descendre.
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MessageSujet: Re: I would leave this world   Sam 24 Fév - 1:01


Cette situation est dantesque
Aube & Malorie

«Au bord du gouffre l'homme continue d'avancer.....»
A l’intérieur de la voiture je tends ma main vers la serviette et commence à m’essuyer replié sur moi-même tel un insecte. J’ai l’impression d’être dans un cauchemar et dès que je me réveillerais je serais au côté  de ma Mère qui aura  préparé le petit-déjeuner....Mais je sais pertinemment que cela ne sera plus et jamais le cas. Il paraît que quand un Homme est en état de choc il n’est plus à même de rationaliser ou de penser correctement est-ce mon cas ? Je me sens complètement déconnecté de la réalité, déconnecté de ce monde qui grignote ma conscience chaque jour, si loin des montres qui rôde dans la nuit tel un mauvais conte qu’on raconterait aux enfants pour leur faire peur. Tout au long du trajet je marmonne des paroles incompréhensible pour qu’elle arrive jusqu’à ma cachette...Je fixe les gouttes qui tombe avec force sur le pare-brise...J’essayais vainement de me rappeler ma rencontre avec elle, tout c’était bousculé après et des mauvais souvenirs m’avait presque jusqu’à oublié son nom...C’est Maloro....Malora....Malorie...c’est ça songeais-je. Je la regardais discrètement du coin de l’œil me sachant incapable de soutenir son regard par honte...Bon dieu ce qu’elle avait changé, quand je l’avais rencontré sur ce parking poursuivis par un salopard se prenant pour un Psychopathe d’un mauvais film j’avais cru voir un fantôme, ou une drogué tellement en manque qu’elle en serait devenu pâle, et que seul ses os saillait sous ses vêtements. Qu’est-ce qui avait pu la changer comme cela ?! Je détourne le regard et regarde par la fenêtre de l’ambulance j’entrevois une main sale, blanchâtre, cadavérique se poser sur celle-ci. Ne m’y attendant pas je frisonne en reculant  légèrement, malgré la chaleur presque réconfortante de l’habitacle je grelotte toujours mettant la serviette mouillé sur mes épaules et m’enveloppant de mon manteau j’essaye tant bien que mal de réchauffer un peu plus. Quand l’ambulance s’arrêta j’étais entre un état d’inconscience et de vivacité, je reconnus mon abris d’un temps une simple librairie mais une librairie ayant un sous-sol. C’était presque un miracle que Malorie soit arrivé à trouver cet endroit avec mes indications digne des meilleurs co-pilote....

Elle me posa la question que je redoutais le plus entendre et que je préférais absolument garder sous silence. Je baissais le regard regardant mes bottes puis je me décida à parler entre deux reniflements sonore...

-Si tu veux me ramener au près-d’eux...la prochaine...destination...est le cimetière anonyme...

Ce dernier mot me brisa le cœur et j’éclatai en sanglot...continuant mon récit entre les reniflements et les hoquetements

-Ils ont tous disparu...Ils m’ont abandonné...Ma Mère, mon Père, ma meilleur-amie enfin si on pouvait qualifier notre relation comme ça...ma cousine. Je...je ne sais pas même s’ils sont mort ou vivant....J’a...j’avais envie de les rejoindre

Je pleure de plus belle

-Ça fait des mois que je n’ai plus parlé à personne...à part mon PROPRRREEE refleettt

Mes pleurs sont déchirant, toute ma peine, toute ma tristesse mais surtout toute ma haine envers ce monde que j’avais contenu durant ces mois de solitude s’exprimaient à ce moment précis

Je tapa rageusement contre le boîte à gant.

-Pourquoi moi !!! Me lamentais-je. Ne m’oblige pas à te raconter la suite pour le moment s’il te plaît...

Sans lui demander quoique ce soit je sortis rapidement voulant me détendre les nerfs et respiré l’air dehors..

Je rentra dans la librairie la porte était encore ouverte, comme celle de la cave que j’apercevais plus loin....le plus dur avait été de laisser Dante mon chien dedans...Je me souviens à la perfection c’est cri déchirant, les mêmes cri que quand il était un chiot apeuré....C’était maintenant un beau chien adulte prêt à tout pour me défendre....Mais sa maître était incapable de se faire défendre elle-même dans son état...Sans me soucier de Malorie je continua vers la porte d’un pas traînant presque de mort...J’étais décidé à brûler tout les souvenirs de mes parents et de n’en garder qu’un. Une rage indescriptible flambait en moi, elle se mêlait à la tristesse...comme si je faisais enfin mon deuil....d’eux.
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MessageSujet: Re: I would leave this world   Dim 25 Fév - 21:17
La môme avait tenté de se réchauffer tout en grommelant de vagues indications quant au chemin à prendre jusqu'à sa planque. Heureusement que Malou connaissait la ville comme sa poche sinon, elle auraient perdu un temps infini et beaucoup de carburant à sillonner les rues les unes après les autres.
Elle avait semblé en état de choc et s'était contenté durant une bonne partie du trajet à fixer les gouttes de pluie qui s'écrasaient sur le pare-brise, régulièrement avalées par les essuies glaces quand tout à coup une main cadavérique s'était plaquée sur son carreau la faisant sursauté.
Furieuse, Malou avait fait une embardée qui avait fait valdingué le mangeur d'homme quelques mètres plus loin. Personne ne toucherait plus un cheveu de sa nouvelle protégée, elle s'en ferait un nouveau code d'honneur se rajoutant aux deux autres: Nounours et Logan.
Enfin, elle avait reconnu la librairie qui abritait ses trésors et tandis que la jeune fille se garait avant de couper le moteur, l'enfant raconta brièvement son histoire puis éclata en sanglots.

Malou ne bougeait pas et restait raide sur son siège. Que faire ? Que dire en pareils situations à part des banalités ? Présenter ses condoléances n'avaient plus cours depuis longtemps dans ce monde mortifère où chacun perdait régulièrement un puis deux puis plusieurs êtres aimés en moins de temps qu'il en fallait pour le dire.
Elle allait balbutier un : « je suis sincèrement désolée... » de circonstance quand Aube s'énerva subitement face à l'injustice de la vie et surtout de la mort.

Là encore Malou ne fit aucun geste, il fallait que cela passe, c'étaient les étapes obligatoires à expérimenter avant de pouvoir faire le deuil, elle en connaissait un rayon, elle qui avait tout perdu depuis un moment.
Immanquablement une pensée fugace se dirigea vers Seattle, le quartier pauvre où logeait ses parents puis le centre ville où elle avait connu l'ami Josh, Brinnon où elle avait aimé Nounours, la forêt où elle avait retrouvé son frère adoré transformé en immondice et la ferme enfin où le bon docteur Australien avait rendu l'âme.
Tout cela à cause des Puants !!! pour un peu elle aussi allait s'énerver mais ce n'était pas le moment, la gamine était sorti et se dirigeait à l'intérieur de la boutique.

La jeune fille prit soin de refermer les portières et la rejoignit pour lui dire simplement:
je ne t'en demanderai pas davantage, je connais et je comprends; je suis passée par là moi aussi.
Sur ces propos elle souleva les manches de son blouson et découvrit deux avants-bras entièrement lacérés de longues cicatrices rosâtres.
C'était en juillet, précisa t-elle et moi non plus je n'ai pas envie d'en raconter plus pour l'instant.

L'intérieur du magasin était calme mais dévasté; il n'y régnait plus qu'une vague odeur de papier, de poussière et de cendres. Des survivants avaient dû vouloir se réchauffer ici en faisant un feu avec les étagères et les livres dont il ne restait plus que quelques débris balayés par le vent.

Elle passèrent ensemble la porte de la cave et commencèrent à descendre les escaliers glissants.
Méfiante, Malou tenait en main une arme très étrange dont l'extrémité était composé d'une boule surmontée d'une sorte de pique à glace. Sur le manche des signes mystérieux avait été gravés pour elle par Adam l'Arpenteur de Feu, son nouvel ami.
C'est tout en bas ta planque ? Murmura t-elle.

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MessageSujet: Re: I would leave this world   Mer 28 Fév - 11:17


Retrouvaille mouillé
Aube & Malorie

«Au bord du gouffre l'homme continue d'avancer.....»
Elle me raconte qu’elle a aussi vécu ça...cela me réconforte un peu même si....elle à dû plus souffrir que moi, j’étais prête plus rien à me raccrocher à part à mon chien, elle peut-être que si...Elle me montre ses marques et je grimace, ce n’est pas très beau à voir, comme la longue griffure d’infecté dans mon dos. La douleur qui  lui avait succédé était horrible, indescriptible. Cette-nuit là je pensais qu’elle saurait la dernière de mon existence. Je me suis réveillé toute endolorie, un rayon de soleil m’aveuglant je pensais être au paradis mais j’étais bel et bien vivante encore, combien de temps je suis resté sur ce parquet à me tordre de douleur et  à halluciner...Longtemps c’était comme si mon corps finissait un travail particulièrement physique et éprouvant. Je n’en ai parler à personne pas même à ma meilleur amie tout ça est du passé de toute façon.


Je m’avance lentement dans le magasin évitant les pièges que j’ai posé dans certains allées, on est jamais trop  prudent et ça peut avoir le don d’éloigner les visiteurs indésirable...Derrière la porte j’entends quelque chose s’agiter quand je pense que j’ai pu le laisser là, en partant les bras ballant sans nourriture ou aide....Dante est intelligent il a même comprit que je m’en allais pour toujours ce matin...je l’ai entendu hurler à la mort, chacun de ses aboyemments me brisait le cœur et broyait ma conscience. Je l’avais laissé là, abandonné comme si je l’avais jeté dans une fosse sans fond...J’ouvre en grand la porte qui était déjà entrouverte quand même je n’allais pas l’enfermer dans cette cave...Je sens quelque chose me sauter dessus et me faire basculer en arrière, puis une langue rêche me lécher la joue

-Oui, oui Dante moi aussi je suis contente de te revoir ! Dis-je en arborant pour une fois un air  presque heureux. Il me regarde dans le bleu de ses yeux et j’y vois de l’amour pour son maître...Dante était maintenant un beau husky adulte fier et fort. Mais il avait gardé son âme d’enfant si on peut décrire ceci comme ça
Je continue de le caresser hors du temps, ne pensant plus à rien juste profité de l’instant avec mon compagnon de malheur, il se rends compte après de la personne derrière moi et retrousse ses crocs...

-T’inquiète pas, elle est pas méchante...Soufflais-je à son oreille

Je me lève ceci dit et descend les escaliers lentement m’imprégnant une dernière de ce lieu, remplis d’humidité, de moisissure et d’un sentiment de coupure avec l’extérieur incroyable . En bas mes affaires sont bien rangé contre le mur, comme je les avais laissé là. Ma tenue de cuir, mon casque, mon épée , mon grappin mes affaires les plus précieuses...Et au dessus de ce tas un mot d’adieu, que j’arrache et broie rageusement. Les tripes toujours sans-dessus, dessous et la mine affreuse je me retourne vers elle, ayant déjà oublié le moment de réconfort avec mon chien

-Est-ce....que on peut y aller ? Je n’ai pas envie de rester ici plus longtemps....

Trop de souvenirs entre ces murs, trop d’émotions partagé et seul ici. En sortant de là ça sera le début de ma véritable vie, destiné pensais-je avec déterminisme
Et rien n’y personne ne mettra en travers de ma route et surtout pas ces sales cadavres
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MessageSujet: Re: I would leave this world   Sam 3 Mar - 19:57
Dans la semi obscurité Malou suivait Aube pas à pas de crainte de trébucher sur quelque chose puis avait commencé à descendre les marches humide de la cave quand elle entendit du bruit et distingua une masse sombre débouler vers elles à la vitesse de l'éclair. Instinctivement elle leva son casse-tête Iroquois et allait frapper la chose quand elle se rendit compte à l'odeur que c'était un chien.
Mais qu'avaient donc tous ces survivants à s'encombrer de clebs qui bouffaient au moins autant qu'eux, qui vous collaient aux baskets à chaque instants et qui étaient incapables d'autonomie ?!
La jeune fille n'aimait pas trop la race canine mais quand elle vit l'adolescente le câliner comme un bébé elle se dit qu'elle n'avait peut-être plus que lui dans la vie et prit son mal en patience.
Afin d'y voir un peu plus clair, elle fouilla dans son sac à dos et en sortit une lampe torche qu'elle alluma.
L'animal était vraiment beau, c'était un husky et il eut beau grogner vers elle quelques instants elle ne se méfia pas une seule seconde. Elle avait appris que les chiens de traîneaux n'attaquaient pas l'homme puisqu'ils travaillaient avec eux. En fait, ils étaient doux comme des agneaux et joueurs comme des enfants.
Histoire de faire connaissance elle le flatta rapidement et son regard dériva sur les affaires à emporter tandis qu' Aube froissait nerveusement un morceau de papier qui devait être une lettre d'adieu.
Le cœur de Malou se serra et elle revit mentalement l'ultime petit mot que Nounours avait laissé sur son pare-brise avant de disparaître à jamais.

La gamine voulait partir rapidement à présent. Elle comprenait très bien; ce lieu avait désormais quelque chose d'oppressant et de malsain qu'il fallait quitter. Elle n'était pas certaine de lui promettre le paradis en l'emmenant à l'arène mais au moins pourrait-elle jouir d'une chambre à elle seule, du confort, et d'une certaine forme de protection.
Sans mot dire elle opina du chef, attrapa quelques paquetages et remonta afin de charger les affaires dans la camionnette.
Quand tout fut déposé au sol, elle fit monter le chien, ferma les battants arrières, ouvrit la portière passager pour Aube et sauta elle-même sur son siège pour démarrer le moteur.

Elle reprit la route en sens inverse en direction du centre de Detroit. La pluie n'était plus qu'un crachin automnal mêlé au brouillard et la jeune femme peinait à avancer tant la visibilité était brouillée; c'était vraiment un sale jour d'octobre !

Histoire de remplir un peu l'atmosphère morne elle dit:
comme je te l'ai dit tout à l'heure, je vais t'emmener où j'habite et te faire couler un bain chaud... et ne me regarde pas comme si je te faisait croire au Père Noël car c'est vrai ! Là où tu logeras tu auras droit à ce confort, à de la nourriture sans aller piller et à une chambre qui ferme la clé, parole d'honneur !

Elle laissa un temps et rajouta pour information:
par contre, c'est un lieu un peu spécial...
En fait, c'est une arène de combats comme chez les Romains avec des gladiateurs, des champions, des esclaves, des vestales et le grand chef se fait appeler César.


Elle étaient presque arrivées; le complexe ovale, entouré de bâtiments s'offrait à la vue des deux jeunes filles.
L'ambulance s'engouffra sur un parking protégé tandis qu'elle reprit la parole:
ici je suis tribun, bras droit du directeur artistique et coach pour gladiateur. J'ai beaucoup de pouvoir, c'est pour cela que je pourrai te loger, te protéger et te faire rencontrer plein de monde si tu veux.
En échange, quand tu iras mieux, il faudra que tu te trouves un rôle ici. Naturellement, je te déconseille celui d'esclave ! Conclut t-elle en riant légèrement afin d'alléger ses propos.
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Aube GreerL'Arène
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MessageSujet: Re: I would leave this world   Lun 5 Mar - 20:16


Tel un Phénix
Aube & Malorie

«Au bord du gouffre l'homme continue d'avancer.....»
Toujours choqué par ce qui m’est arrivé je monte le regard dans le vide dans l’ambulance avec entre mes jambes Dante que je n’arrête pas de caresser pour m’assurer que je suis bien vivante. L’ambulance démarre au quart de tour, je suis pressé de partir d’ici et Malorie à l’air d’être dans le même état d’esprit. Une pluie diluvienne s’abat sur le pare-brise, je ne sais comment elle fait pour circuler avec toutes les carcasses et les obstacles en plus de ça. Une fois j’ai fait l’expérience de conduire une voiture...Cela ne, c’est pas trop bien passé je préfère largement avoir des courbatures et le poids de mon sac en marchant. On est plus libre de ces mouvements, je trouve...D’ailleurs, pourquoi je pense à ça ? Peut-être un moyen de ne pas repenser à ça... Aller Aube, c’est du passé ça laisse tombé. Oublie ! Oui, oui oublié, mais à quoi bon penser ?

Je sors de ma torpeur et la regarde les yeux exorbité quand j’entends ces deux mots devenu presque un rêve maintenant : bain et chaud. Mais cette promesse me fait douter sur son honnêteté je ne peux plus croire à ça. Même si elle m’a sauvé la vie deux fois je ne sais pas si je peux lui faire confiance. Peut-être qu’elle me manipule qui sait ? Ma mère aurait dit de lui foutre un coup d’épée sans prévenir si elle commence à faire n’importe quoi. Couic même si Malorie doit être la seule personne à qui j’ai adressé quelques mots depuis quelques mois à part à moi-même. Je pose ma tête contre le fauteuil passager et ferme les yeux voulant faire le vide..
-Merci....Pour tu sait quoi. Murmurais-je

Quand je l’entends dire qu’il y a un «Mais» je grimace légèrement c’était trop beau pour que ça soit aussi simple. Je l’écoute, me retenant de poser des questions avant qu'elle est terminé puis curieuse comme je le suis je lui demande :

-Euh c'est quoi une vestale ? Dis-je dans un souffle

Combien de temps se passa-t-il entre ce moment et celui où l’ambulance à commencer à ralentir alerté par ce changement de vitesse j’ai ouvert les yeux timidement pour contempler un stade brillant de mille-feux à travers la vitre embué . En entrant dans un parking entouré de grillage,et protégé par un garde elle me raconte qu’elle a de l’influence ça me rassure et dans le même temps absolument pas. Ça veut dire qu’elle peut faire absolument ce qu’elle veut. Par respect je lui laisse terminer son monologue et j’enchaîne avec cette fois détermination :

-Je veux être une gladiatrice. Rien d’autre. Sur un ton intransigeant

Je ne sais faire que ça,j’ai été élever pour ça. Je sens quelque chose bouillonner en moi près de ce bâtiment comme une soif de reconnaissance. Et je ne suis plus que colère ! En colère à cause de ce putain de monde, à cause de mes proches, à cause des bouffeurs de merde ! Je n’ai rien à perdre de toute façon, qui me pleurera ? Même avec une main coupé je suis sûr de pouvoir rivaliser avec les gens à l’intérieur de ce complexe sportif reconvertis en ARENE si ce n’est pas déjà vu ! Essayant de reprendre des couleurs et une vivacité, je descends et ouvre la porte arrière du fourgon pour récupérer mes affaires que j’arrive à porter tant bien que mal.

-On y va ? Ou on reste sous la pluie à se les geler ?
(c) DΛNDELION

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I would leave this world
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