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 Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia

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MessageSujet: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Ven 16 Fév - 18:31

Il faudrait que j’arrête de faire ça. Sortir tout seul, partir en balade sans leur dire où je vais. Je sais, on fait tous ça de temps en temps, histoire d’éviter de péter un câble à force de rester tout le temps les uns sur les autres mais, à force, il va finir par m’arriver des bricoles. Parce que je me rends compte que je fais vachement moins gaffe quand je suis pas accompagné. Quand j’ai quelqu’un avec moi, vu que je veille sur lui ou sur elle, plus ou moins consciemment, je regarde où je vais, ce que je fais et j’évite de me retrouver dans un plan foireux. Mais tout seul, c’est carrément une autre histoire. La dernière fois, je m’en suis sorti avec une cheville foulée, on peut dire que j’ai eu du bol, mais est-ce que ce sera le cas tout le temps ? Du coup, comme je suis un malin, je me suis dit que renter le truc et repartir en vadrouille c’était le meilleur moyen de le savoir.

… hum. Je sais, je sais. Mais d’un autre côté, ça fait du bien de sentir aucun regard peser sur moi. Que ce soit celui des mecs qui ont l’air d’attendre que je craque de nouveau, celui de Kenny qui se demande si je vais pas encore faire la gueule, et les filles qui s’inquiètent. Bref, en ce moment, c’est un peu tendu. Ce qui est pas non plus surprenant après deux ans à passer à crapahuter sans jamais se poser. Alors, cette école qu’on a visitée, ça me paraît une bonne idée. Et en attendant, je prends l’air donc. Ou un truc du genre. Faudrait que je me trouve une excuse, du genre, je suis en train de chercher de la bouffe fraîche, un truc qui nous change des boites de conserve et des pâtes. Ouais, c’est pas ça non ? Enfin, sauf que ce genre de trucs, c’est pas dans une pseudo-banlieue que je vais le trouv… ah non. Ça non.

Je me fige totalement alors que je vois mon pire cauchemar agiter les oreilles au milieu de la rue.

Un. Lapin.

… Okay, à quel point c’est ridicule alors qu’il y a des trucs morts pourrissants qui se baladent autour de nous ? Franchement, aucune idée. Mais j’y peux rien moi d’accord ? Là, mon premier réflexe, serait de me tirer. Sauf que bien évidemment, je suis figé comme un idiot à le regard avec ses petites oreilles qui s’agitent et son museau tout mignon. Tu parles. Espèce d’arnaqueur. Et, l’espace d’une seconde, je me demande à quoi ça pourrait ressembler un lapin mort-vivant. A cette pensée, j’écarquille les yeux en réalisant que j’aurais préféré que mon imagination ne se mette pas en route à ce moment-là. Et pourtant, y a une part de moi, tout au fond, qui me souffle que c’est de la bouffe. De la vraie nourriture fraîche. De quoi faire un ragoût qui ferait du bien à tout le monde.

Mais ça reste un lapin. Qui relève la tête dans ma direction de plus. Je suis assez loin pour pas qu’il m’attaque là non ? Je me rends pas compte. Et si je bouge pas, il me verra pas, c’est comme ça que ça marche. Ah non, c’est pour les raptors. Ou les t-rex. Je me rappelle plus, ça fait trop longtemps que j’ai pas vu ce film. Et puis, alors que je suis en train de me perdre tout seul dans les méandres du néant, si, si, au moins tout ça, j’entends du bruit derrière moi. Ce qu’a du voir le lapin donc. Je tourne la tête pour voir un couple de jeunes cadres plus trop dynamiques. Je peux pas m’empêcher de me dire que c’est marrant, elle a perdu un escarpin et lui a toujours sa cravate. Même si le reste de leur tenue a sacrément morflé. Et donc là, c’est le moment de me rappeler que j’ai un instinct suffit. Je regarde autour de moi, remarquant une maison ouverte un peu plus loin et je me précipite par là-bas, chopant le lapin par les oreilles alors que je trace vu qu’ils m’ont repéré. Et ouais, mon instinct de survie est plus fort que ma phobie des lapins. Étonnant.

Je continue de courir et je claque la porte derrière moi, reprenant mon souffle alors que j’engouffre le lapin dans mon sac à dos. Il se débat même pas cet idiot. Probablement un lapin domestique qui a dévoré son jeune maître ou un truc du genre. Je jette un bref regard dans la rue pour voir le couple continuer de tracer. Bon, je devrais être tranquille de de côté-là.

Sauf que j’entends un râlement à quelques mètres à peine de moi. Et je lâche, dans un murmure « Et merde... » Ouais, c’est clair, concis et ça résume plutôt bien la situation non ?


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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Lun 26 Fév - 20:11
Une journée de plus égale, une exploration supplémentaire. Me voilà sur mes deux pattes, à fouiller mon nez partout dans les environs, en quête de quoi que ce soit qui pourrait s’avérer utile. Dans ma liste de choses à chercher ; une serviette, des chaussettes et pourquoi pas des chaussures un peu plus épaisses. Le froid revient lentement, il faut s’y préparer ! J’ai pris le pli, d’être la plus silencieuse possible quand je cherche des vivres ou autre. Je n’ai que peu envie de tomber sur des morts-vivants qui arpentent le coin et qui par leur visite surprise qui pourraient me forcer à abandonner un possible butin. Mes pas me guident, jusqu’à une maison isolée, l’air clairement abandonnée mais en assez bon état ! Les fenêtres ne sont globalement pas brisées, la porte principale n’a pas été enfoncée et vu le silence paisible, aucune mauvaise surprise n’a l’air dissimulée derrière la peinture assez peu écaillée du bâtiment. Prenant le temps d’observer autour, je m’approche de la porte d’entrée, cette dernière étant légèrement entrouverte. Le verrou n’est pas endommagé visiblement, la poignée bouge correctement sous mes fins doigts. Je m’avance ainsi dans la maison, observant autour de moi la pièce vide. Ce n’est pas super en désordre, ça paraît même pas trop mal. Seul un petit tapis de poussière jonche le sol actuellement. Je m’aventure dans le lieu, alors que d’instinct et surtout d’appétit, je me tourne rapidement vers la cuisine. Avec méthode, je fouille le lieu.

Les placards se voient ouverts un à un et je retourne tout. Les paquets ouverts ont vu leur intérieur pourrir complètement mais ce qui m’intéresse, ce que je convoite par-dessus tout, c’est évidemment les conserves. Je finis donc à quatre pattes, les bras au fond du placard alors que soudain, je touche les rondeurs séduisantes de ce que je déduis être une boîte de conserve. Je m’en saisis et la tire à moi. Une boîte assez copieuse de petits pois, rien de tel pour un repas bien lourd dans l’estomac mais riche en apports ! Laissant tomber mon sac à côté de moi, j’y range proprement ma trouvaille, mon trésor, mes vivres d’un soir. Tranquillement, je remets sur mon dos le contenu de ma maison à bretelles et reprends l’exploration. Finalement, j’atterris à l’étage et c’est les chambres, que je fouille une à une. Rien de bien intéressant n’est à trouver, si ce n’est des jouets et autres effets personnels sans grande valeur si ce n’est sentimental. J’arrive finalement face à la dernière porte. La salle de bain ! Je vais pouvoir surement trouver une serviette là-dedans. C’est quand j’ouvre, que la surprise me saisis. Je recule soudain, repartant dans la direction opposée au galop. Un infecté m’a surpris. Quelqu’un a dû l’enfermer là, pour ne pas avoir à l’affronter et moi, je viens de le libérer ! Je dévale les escaliers rapidement, mais ma surprise se lit sur mon visage quand je tombe nez à nez avec un infecté qui lui aussi est rentré derrière moi. Note à moi-même ; toujours fermer derrière soi ! Faisant vite demi-tour, jugeant qu’ils sont tous deux biens trop proches de moi pour prendre le temps de dégainer ma machette, je file au salon pour espérer avoir le temps… Mais en se faisant, dans un geste trop précipité, ma machette vole à l’opposé de ma localisation. Note à moi-même ; serrer les doigts plus forts la prochaine fois. Mon instinct me dicte soudain quoi faire. Je galope vers l’armoire du salon et l’escalade littéralement. Heureusement que le plafond est haut ! Je me hisse bien vite au sommeil du meuble, avant de m’y asseoir. Réfléchissons ; je suis bloquée. Le temps passe, surement une bonne heure à attendre que ces charognes ne se fatiguent, mais rien. Soudain, un bruit extérieur me fait relever le nez. La porte claque, précisément celle que j’avais oublié de fermer en rentrant.

- Hé ! Je sais qu’il y a quelqu’un ! Aidez-moi !! Je suis coincée !
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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Lun 12 Mar - 16:56

Bon, se la jouer cool. Je sais bien faire ça en temps normal non ? Genre, je suis pas inquiet par ces bruits qui grattent derrière la porte du salon vu que la dite porte est fermée. En vrai, je suis plus en stress à cause de la boule de poils que j’ai ramassée dans un moment d’égarement que je vais probablement regretter le reste de ma vie. Si ça se trouve, il va me bouffer quand je vais glisser ma main dans le sac à dos pour le sortir de là. Je laisserais faire les filles, là, voilà. Hum. Ouais, je suis super courageux comme mec. Tellement que je me demande si je peux visiter la baraque sans passer par la case salon en vrai. Ce serait pas con non ?

Comme ça, je regarde les trucs intéressants ailleurs, je chipe deux trois trucs et hop, retour à la maison ni vu ni connu. Enfin, quand la rue sera tranquille quoi, d’ici quelques heures du coup. Je pourrais piquer un roupillon avec un mort pas mort juste à côté ? Je me rends pas compte. Mouais, non, ça doit être un peu bizarre en fait. Je me frotte la tête, un peu indécis. Avant d’entendre une voix. Humaine. Féminine. Ou alors c’est un mec qui a des petits soucis.

… ouais, je me fatigue tout seul. Je sais. Du coup, j’hésite un peu. Parait que ça se fait pas de laisser les gens dans la merde, mais si c’est pour me prendre un infecté dans la gueule, je suis pas sûr que j’en ai vraiment envie. Et ma mauvaise conscience s’accommoderait d’un abandon de plus, surtout si je la vois pas. Bon alors, si je m’en fous, pourquoi je suis en train de prendre une grande inspiration et de poser la main sur la poignée de la porte ? Parce que je suis un crétin. Ah oui, ça c’est acté depuis un moment déjà. Ca me tuera probablement un jour. Remarquez, je préfère ça aux lapins.

J’ouvre la porte aussi doucement que possible, essayant d’aviser rapidement la situation. Une nana perchée sur un meuble et une saloperie de mort debout qui essaie de l’atteindre. Okay, tout va bien. Pour le moment, il m’a pas vu. Mais elle si on dirait. Je pose mon index sur mes lèvres pour lui dire de la fermer même si je fronce les sourcils l’espace d’un instant. Sa tête me dit quelque chose. Bon, d’accord, on a tous la même tête d’halluciné ces derniers mois mais, quand même, je pourrais parier que je l’ai déjà croisée. Mais alors où… difficile à dire. Sortir mon flingue me parait pas l’idée du siècle, ça risque d’attirer les copains du dehors. Dégainer mon lapin aussi, ça ferait tâche un peu. Alors je regarde autour de moi, sourcils froncés… pour aviser la machette plantée dans le mur.

Parfait. J’inspire longuement et j’attrape le manche pour me positionner juste derrière. Et je réprime un sourire alors que des souvenirs de vieilles parties de baseball me reviennent à l’esprit. Sauf que d’habitude, la balle ne se retourne pas avec une haleine dégueulasse. « … hum. Salut. » J’hésite pas et je frappe de toutes mes forces en pleine tête avec la machette. Dans un monde normal, j’aurais fait le strike du siècle. Là je me retrouve à essayer de faire sortir la machette du crâne de ce pauvre type alors que je lève les yeux vers le chat perché. « Y en a d’autres ? » Les politesses, ce sera pour plus tard hein. Et regarder dans mon dos, c’est surfait.



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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Mer 21 Mar - 10:57
Perchée là-haut, sur mon bout de meuble, je ne suis persuadée que d’une chose ; l’incertitude de ma survie. Si jamais l’inconnue décide de passer chemin, je pense avoir une idée pour me sortir de cette impasse, mais elle est pour le moins périlleuse. Et je n’aime pas ce qui est périlleux en général… Ma vie me semble précieuse et je préfère ne pas penser à l’éventualité de la perdre. Ça serait nul, soudain, peu glorieux. Ça serait simple ; pousser l’armoire sur laquelle je suis depuis le mur, pour qu’elle écrase le mort ici présent. Il en resterait un, mais au moins, j’aurais une chance de m’enfuir si la chute n’est pas trop brutale, que je tombe bien. Hors finalement, quelqu’un entre dans la pièce, sûrement la personne que j’ai appelée à l’aide quelques instants plus tôt. Je souris légèrement, le voyant franchir l’encadré de la porte. Finalement, il semble venir à mon aide, entrant en silence pour que celui qui veut me manger, continue à me convoiter, sans détourner son attention ailleurs. Ramassant ma hachette, il avance et d’un coup bien placé alors que le mort qui désirait me croquer un bout se retourne vers lui, il lui brise le crâne. Sagement, je descends avec une certaine rapidité. Comme toute réponse à sa question, je lui vole ma hachette et hoche la tête. Dans le fond de la pièce, on peut voir un mort vivant, entravé par une simple chaise. Ce dernier traîne une jambe morte et semble essayer de manœuvrer désespérément. M’avançant vers lui, je lui tranche rapidement la tête, alors qu’il s’effondre dans un bruit significatif.

- Tout va bien ! Maintenant, y a plus besoin de me secourir, je peux te saluer ! Et te remercier.

Nettoyant ma hachette sur un morceau de tissu présent là, je la range finalement, avant de me tourner vers mon sauveur.

- Merci. C’était très gentil de ta part. Mais dis-moi… On ne s’est pas déjà vus ? J’ai l’impression que ça date d’avant l’apocalypse…

Un peu naze comme approche, mais pourtant si véritable… J’ai vraiment l’impression de le connaître. Soudain, je sursaute. Evidemment que l’on se connaît, nous avons même eu une aventure pour un soir. Après une séance de tatouage pour le moins mouvementé et qui s’est conclue par pas de tatouage du tout ! Le grand gaillard avait eu peur et finalement, nous n’avons pas pu exercer mon art. Je finis donc par sourire avec amusement avant de hocher la tête, tout doucement.

- Oh, Luke, c’est ça ? Tu ne dois pas te souvenir vu que c’était il y a un petit moment quand même… Je suis Azia. Celle qui devait te tatouer. Et si, nous allions nous asseoir aux cuisines ? On pourrait trouver un truc à boire ou à manger et discuter de comment, on en est arrivés là. Et … Pourquoi ton sac bouge ?
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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Mar 3 Avr - 10:41

Vous savez ce qui est le pire ? C’est de commencer à se dire que tout ça, cette façon de vivre est en fait normale. Manquer de se faire buter toutes les cinq minutes, croiser une nana perchée sur un meuble… ah ouais, alors en fait non, ça c’est pas habituel ou normal. Mais on se fait à tout en fait, avec la fin du monde. La logique voudrait que je me tire et que je demande pas mon reste, que je cherche à sauver ma peau d’abord mais, quand même, ça se fait pas de laisser quelqu’un en plan comme ça non ? Surtout qu’à sa place, j’aimerais bien qu’on me file un coup de main. Alors, sans vraiment trop réfléchir (qui a dit comme d’habitude ?) je m’attaque au machin mort vivant dont je me débarrasse sans trop de mal, même si c’est particulièrement dégueulasse. Je la regarde descendre sans vraiment répondre à ma question et je reste un peu con quand je la vois prendre la machette. C’est qu’elle va pas m’attaquer quand même, si ? Ca ce serait tellement con…

Mais en fait non, ça va. Enfin, façon de parler. Elle va s’occuper de l’autre machin qui grogne derrière moi et lui tranche la tête sans la moindre hésitation. Je laisse échapper un sifflement avant de souffler, avec une ombre de sourire. « Impressionnant dis donc. T’as un sacré coup de machette… » Et je tousse un rire avant de reprendre, en secouant la tête. « Dans le genre entrée en matière, si on m’avait dit que je balancerais ça un jour, je l’aurais pas cru. Et pas besoin de me remercier, c’est normal. » Au reste de ses propos, je plisse les yeux, pensif, essayant de me rappeler si je l’ai déjà vue quelque part. Faut dire que si elle est plutôt mignonne, y a un sacré paquet de nanas qui sont passées dans ma vie. Et dans mon lit. Surtout après ma sortie de prison. Du coup, j’ai un peu de mal à la situer, d’autant que, si ça se trouve, il s’est jamais rien passé avec elle.

Ou alors elle essaie de me draguer. Nan, vu le contexte, ce serait l’approche la plus pourrie que j’ai jamais vue. Et pourtant, y a quelque chose de vaguement familier dans sa façon de me regarder. Je laisse filer un silence avant que ça finisse par faire tilt quand elle reprend la parole. Et j’ai un rire alors que je hoche la tête. « Mais oui ! Azia ! Je me souviens. Tu t’étais tellement foutue de moi que j’ai cru que t’allais tomber de ton tabouret. Et on avait fini par boire des coups pour que j’oublie ma honte et on a… » Je toussote avant de regarder autour de moi, me demandant si c’est ce qu’on peut ressentir quand on croisait une ex dans le monde d’avant. Faut dire que j’étais doué pour les éviter et que je suis pas vraiment sûr de pouvoir la qualifier tel quel. « … hum ouais. Les cuisines. Bon plan tiens. Je suis content de voir que t’es toujours en vie en tout cas. C’est tellement rare de croiser des gens qu’on a pu connaitre dans cette vie d’avant. J’ai pas encore eu le temps de fouiller la baraque non plus d’ailleurs. » A sa dernière question, j’ai une grimace alors que je jette un regard au sac. « Oh, je l’avais oublié lui. J’ai trouvé un lapin dans la rue. Vivant. Me suis dit que ce serait un bon plan de le récupérer. » J’hésite avant d’ajouter, un rien penaud. « Sauf que j’aime pas trop les lapins en vrai. »



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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Jeu 5 Avr - 21:14
Le blond ne me reconnaît pas vraiment, du moins même si son regard me fixe, le reste de son visage témoigne de son air perplexe. Comment lui en vouloir ? Nous ne nous sommes vus qu’une fois, il y a de ça plusieurs années. Si je n’avais pas travaillé dans le commerce, habituée à voir énormément de clients réguliers et à devoir me rappeler de leur nom et de leur visage, je pense que nous serions d’ailleurs passés à côté de ce détail ; nous nous connaissons en effet.  N’importe qui aurait pu vite oublier. D’ailleurs, il n’y a rien de moins incertain que la mémoire humaine paraît-il, rien de plus simple à pirater et à chambouler. Finalement, il se rappelle d’un coup. Il énumère notre rencontre histoire de s’assurer que c’est bien moi et de par un hochement de tête, je lui confirme le tout. En tant que tatoueuse, qu’ex avocate également, j’ai un certain tact normalement. Je me sais être rassurante mais ce blond-là m’avait vraiment fait rire à en pleurer, les joues rouges et les yeux mouillés. Il avait joué les Don Juan, les mecs balaise, m’annonçait qu’il sortait de prison et s’est littéralement liquéfié à l’approche de mon aiguille. Après plusieurs tentatives pour le rassurer, nous avions finalement opté pour l’option la plus sage ; aller se détendre autrement, laisser tomber l’idée du tatouage. Mélanger vie professionnelle et vie privé, j’ai évidemment appris à ne surtout pas le faire. Mais je savais qu’il ne rentrerait jamais ni dans l’un, ni dans l’autre. Une rapide histoire d’un soir et derrière, aucun tatouage ne serait fait aussi, nos vies n’étaient juste plus destinés à se recroiser.

Pourtant il est là, et semble finalement assez content de me voir. Rapidement, il m’informe qu’il trimballe dans son sac un lapin, qu’il l’a attrapé sur son chemin. Une petite boule de poile toute mignonne… personnellement, j’ai assez de nourriture en ce moment pour ne pas avoir à chasser. Je suis prête à passer des heures entières à fouiller une simple maison pour gagner un simple paquet de biscuit et ça m’aide franchement ; je ne perds pas d’énergie inutile à chasser. Aussi, sous son approbation, je me permets de nous diriger vers la cuisine, où je commence à fouiller les placards. Je trouve rapidement deux verres. Avec un peu de chance, je trouverais rapidement un fond de bouteille ?

- Tu comptes le manger ? Ou tu l’as attrapé pour qu’il te serve de compagnie ? Même si t’aime pas trop les lapins, ça peut être d’un solide réconfort, c’est certain…

Tout en parlant, je continue ma fouille des lieux. Rapidement, je tombe sur un fond de whisky. J’en suis évidemment contente, mais que de tristesse de ne même pas avoir de glaçons… je trouve que ce qui me manque le plus dans mon quotidien, ce sont les petits avantages peu utiles d’un foyer. Un glaçon, quand on se fait un bleu, quand on se tord la cheville, quand on a trop chaud ou qu’une boisson est froide, c’est parfait. Hors ici, je ne suis pas sûr que nous puissions en trouver. Revenant vers Luke, je nous offre équitablement, le fond de la bouteille à se partager avant de pousser vers lui, le verre qui lui revient de droit.

- Tu appartiens à un groupe ? Ou tu cours les rues tout seul ? Peut-être que tu es avec quelques personnes, quand je dis groupe ce n’est pas forcément Fort Hope ou le laboratoire…

C’est vrai qu’on pourrait plutôt considérer que Fort Hope est un camp vu son ampleur. Le laboratoire, n’y étant jamais allée, je ne sais pas s’ils sont nombreux, mais ce qui est certain, c’est qu’ils sont évidemment plus nombreux que les petits groupes de nomades que je peux souvent croiser. Attrapant un vieux torchon, je m’empresse de nettoyer ma lame avec une grande attention. Quand j’aurais du feu, je la stériliserai, mais en attendant, je m’empresse de retirer le sang, afin d’éviter qu’il sèche sur ma fidèle arme… Je me dois de l’entretenir un maximum, sans elle, je ne tiendrais pas bien longtemps.

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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Mer 11 Avr - 12:15

Maintenant que sa tête me revient, le reste aussi et, autant dire que je suis pas super fier pour le coup. Pas d’avoir couché avec elle hein, autant dire qu’à l’époque, j’ai un peu fait n’importe quoi de ce côté-là mais que je regrette pas. Enfin si, quand je vois la façon dont Kenny peut l’avoir vécu, je m’en veux, mais sinon, en soit, j’ai pas mauvaise conscience par rapport à ces filles. D’autant qu’Azia était marrante, carrément mon genre et que, si je me souviens bien, on avait passé un bon moment sans se prendre la tête. Mais y a le reste, ce moment où j’ai fanfaronné pour avoir un tatouage, arguant que je sortais de taule et tout. Pour me débiner dès que j’ai vu l’aiguille. J’suis pas trouillard ou douillet d’habitude mais là, autant dire que j’ai pas fait mon malin.

Pourtant, je l’avais bien en tête ce foutu tatouage. Un truc pour les représenter eux. Pour me rappeler à quel point je les aurais toujours dans la peau. Même pas capable de faire ça. C’est moche hein. Bon, ça va qu’elle met pas trop ça en avant du coup, mais c’est quand même marrant de tomber sur elle. Et plutôt cool de voir que tout le monde n’est pas mort. Je la suis sagement, espérant, sans trop y croire, qu’elle trouvera de quoi remplir nos verres avec autre chose que de l’eau croupie depuis des mois. Et j’ai un rire à ses propos alors que j’ai quand même un regard mauvais en direction du lapin. « J’sais pas trop en fait. J’ai pas réfléchi. D’un côté, je me dis que je vais pas cracher sur la bouffe fraiche. De l’autre, ça reste un foutu lapin. Et j’ai pas l’intention de m’en faire un pote. J’espère qu’il s’imagine rien. »

Je laisse échapper un sifflement admiratif en la voyant tomber sur une pépite. Un peu d’alcool. Le paradis. Y a pas grand-chose, mais je bois de toute façon tellement rien que ça risque de vite monter au cerveau. « Oh, pas mal, t’es douée pour trouver des trucs on dirait. Je pensais vraiment qu’il y aurait rien à tirer de cette baraque. » Et j’attrape le verre, le levant dans sa direction. « On trinque aux grandes retrouvailles ? Ca se passe comment dans ces cas-là ? Je dis que je suis heureux de savoir en vie ? Tu réponds pareil et on est contents ? » Je lui décoche un large sourire tout en parlant, reniflant le verre avec circonspection. Et, cette même question, qui revient à chaque fois qu’on croise un survivant. Vous allez voir, ça deviendra bientôt le « comment ça va ? » dans le futur. « J’ai ma famille. Je sais plus si je t’en avais parlé. Mais on a du bol, on a réussi à rester tous ensemble. Je connais quelques types de Fort Hope ou du labo. Et toi ? Tu viens d’où ? Enfin t’es avec des gens ? Tu t’en sors ? » Je suis des yeux ses mouvement alors qu’elle nettoie sa lame avec application avant d’ajouter, en la désignant d’un mouvement du menton. « T’as l’air de bien te démerder avec ça. L’habitude ? »


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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Lun 16 Avr - 14:21
J’irais presque jusqu’à croire que ce lapin lui fait peur. A l’entendre et à le voir agir, c’est comme s’il avait vraiment peur de cette petite boule de poiles aux si grandes oreilles absolument toutes mignonnes et douces. Le lapin, c’est pas la viande que je préfère. Déjà parce que je chasse pas au top, ensuite niveau goût elle laisse à désirer selon mes papilles mais aussi parce que c’est horriblement long et compliqué à manger. Quand on a un rôdeur qui arrive vers nous, c’est compliqué d’embarquer la viande. Au moins, avec tout ce que je peux trouver dans les maisons qui est emballé, c’est plus simple de ranger ça sans abandonner mon repas aux mains pourries de ces anciens-êtres. Mais bon, on peut pas dire que par des temps pareils, refuser de la nourritures est chose imaginable. Même si vu la tête du blond, j’ai du mal à savoir s’il compte le laisser dans ce sac, le relâcher ou se décider à le manger un jour. Je l’observe se remémorer notre rencontre, terriblement amusée de me rappeler la tête de six pieds de longs qu’il a tiré en voyant mes aiguilles.

- Je pense… Qu’il doit pas s’imaginer grand chose. En revanche, je le soupçonne d’être mort de trouille. Et toi, je te propose de pas trop tarder à décider de son sort… Un lapin quand ça a peur, comme beaucoup d'animaux, ça stresse. Tu crois qu’il pourrait faire ses besoins dans ton sac ?

Je pose cette question là avec un petit sourire, consciente que ça pourrait vraiment se produire s’il laisse stresser l’animal trop longtemps. Finalement, il semble heureux que je nous ai dégoté de l’alcool et trinque à nous, d’une façon pour le moins amusante. Je me contente de ça et hoche la tête, un fin sourire aux lèvres et un sourcil levé. Buvant une gorgée de ma boisson forte, je l’écoute sagement, alors qu’il me raconte d’où il vient. C’est bien, personne ne mérite d’être seul en ce monde. Même si ça peut parfois faire du bien, que c’est aussi une façon d’être discret comme pour moi ; se balader seule évite bien des ennuis comme cela peut en attirer… Il me ramène finalement sur mon arme, une fois cette dernière nettoyée.

- Oh… oui ! Je me débrouille bien avec. C’est un ami qui me l’a offert, pour que je puisse me défendre. Je suis loin d’être une experte, vraiment, mais ça fait quand même du bien. Disons même que ça aide à se sentir protéger et même plus qu’à simplement se sentir d’ailleurs.

Je la range rapidement, avant de boire une nouvelle gorgée.

- Personnellement je vis et voyage seule. Mais j’aime bien proposer à des groupes de survivants quelques nuits ensembles pour se reposer, partager un repas, discuter. Ca m’a déjà sauvé la vie… Et aussi, j’ai des amis à Fort Hope. Donc si jamais j’ai besoin de me reposer ou de panser une quelconque blessure, les portes me sont ouvertes.

Je ne pu m’empêcher de sourire largement, alors que je relève le nez vers lui. Il semble s’être bien débrouillé jusqu’ici. Je suis sûr que ça continuera, il m’a l’air quand même assez débrouillard !

- Je suis contente pour toi, que toute ta famille soit encore à tes côtés. Mais dis moi, tu ne te fais jamais râler dessus quand tu disparais trop longtemps ?

Personnellement, Elias me tappe sur les doigts dès qu’il repère que j’ai perdu ce ne serait-ce que 1 gramme de ma masse corporelle...

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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Mar 24 Avr - 8:47

Bon, maintenant que les choses sont un peu calmées, je me sens quand même un peu plus à l’aise. Et j’ai même le temps de me sentir ridicule face à Azia, de penser à ce foutu lapin et de me dire que, quand même, j’ai déjà fait des choix plus judicieux dans ma vie. Si, si, je vous jure. Point positif, je regrette pas d’être entré dans cette baraque. Parce que ça fait toujours plaisir de voir une vieille connaissance toujours en vie, malgré les circonstances qui aident vraiment pas, on va pas se mentir. Du coup, je me mets presque à espérer que je croiserais d’autres gens. Bon, même si, dans le fond, les plus importants, je les ai pas perdus. J’ai quand même une chance qui confine à l’insolence, même si j’ignore soigneusement la petite voix qui me parle de Sid’. Pour la peine, je préfère de loin me focaliser sur Azia, à qui plus de deux ans de vadrouille n’ont rien ôté à son charme. Même si j’ai l’image de ma petite boudeuse qui se superpose à tout le reste et qui me donne envie de sourire comme le dernier des idiots. Et je dresse un index en direction d’Azia. « Que tu crois ! On sait jamais avec ces bestioles. Et… ah merde, j’ai pas pensé à ça. J’ai pas envie qu’il me pourrisse mon sac. Mais je me dis que si on lui trouve une nana, on aura largement de quoi bouffer. Et ça fait pas de bruit les lapins. » J’ajoute, marmonnant pour moi-même. « Pour ça que c’est des vraies saloperies… »

Bon, au moins, elle trouve de quoi picoler. Et ça, autant dire que c’est carrément cool. Et vu que j’arrête d’agiter le sac, l’engeance démoniaque se tient bien tranquille, espérant probablement que je l’oublie. Je lui rends son sourire alors que je bois une nouvelle gorgée, essayant cette fois de réprimer ma grimace et m’intéressant à l’arme qu’elle trimballe avec elle. « C’est impressionnant quand même. C’est pas une arme hyper commune. Mais ça a l’avantage d’être discret. Et je suppose que ouais, avec le temps, t’as du bien apprendre à ton servir hein… » Faut dire que, pour être en vie, c’est pas comme si on avait bien le choix.

Je fronce les sourcils et je la fixe, curieux, avant de reprendre, d’un ton tranquille. « Et ça te dérange pas d’être toute seule ? Enfin, je veux dire, j’ai pigé que t’étais pas contre croiser des autres survivants et te faire des potes. Mais au final, repartir seule c’est… un choix ? » Je me renfrogne un peu à l’évocation de Fort Hope, sans le vouloir, toujours aussi stupidement jaloux. « Ca m’a l’air d’être un vrai paradis ce coin-là. T’as jamais eu envie de te poser et de profiter de la sécurité des lieux ? » Chuis étonné, j’avoue. Parce que ouais, pendant des mois on a tous rêvé d’un coin où on pourrait rester plus de quelques jours sans avoir à se soucier de quoi que ce soit. Ou pas trop en tout cas. De s’installer un peu, de se sentir chez soi. Et depuis qu’on a trouvé l’école, ça va quand même carrément mieux.

Je tousse un rire à sa question et je hoche la tête « Oh, bien sûr que si. Je vais me faire défoncer la gueule en rentrant là. Même si je pourrais gagner quelques minutes en reportant leur attention sur l’engeance démoniaque. Et je suis pas sûr que je leur dirais que j’ai croisé une… enfin une fille que je connaissais d’avant. Y en a à qui ça plairait pas des masses. » Genre une blonde aux cheveux roses qui ferait la gueule comme pas permis. Mais je fais un peu plus pensif et j’ajoute, la fixant avec curiosité. « T’en parles comme si tu connaissais bien le sujet. T’es pas vraiment toute seule au final non ? » Je suis ptet un peu trop curieux non ?


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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Dim 6 Mai - 20:03
A l’entendre, je suis maintenant sûr qu’il a peur des lapins. J’en suis même clairement certaine en vérité ! Mais malgré ça, il semble avoir pensé à son petit groupe en essayant de rapporter de son excursion par ma faute périlleuse, un lapin. A priori, il a déjà vérifié si c’était un mâle. Il ne lui manquera qu’une compagne pour leur apporter rapidement de la nourriture. C’est assez mignon comme attention mais aussi ingénieux ! Encore faut-il qu’ils aient un lieu fixe et de quoi faire un enclo, mais ça, le blond y a surement déjà pensé. Cela me rappelle Elias en fait. Il a fait exactement pareil pour Fort Hope mais la différence, c’est que lui ne semble pas en avoir peur. Il semble même adorer ses lapins. Autant qu’un éleveur peut aimer son élevage en fait.  J’espère que Luke pourra se créer l’élevage qu’il souhaite. Ça ne pourra être que satisfaisant et profiteur pour sa petite bande. Quoi qu’il en soit, toute cette histoire est très amusante. Ces circonstances pour se retrouver sont franchement inhabituelles. Rapidement, il vint à aborder le sujet de mon arme. Je souris avec amusement.

- Oui… Je préfère la discrétion personnellement. Même si c’est pas vraiment la partie de moi que je t’ai montré aujourd’hui, je préfère me mouvoir et me débarrasser des gênes de tous les jours dans le silence et la discrétion. En plus, je soupçonne les armes à feu me faire peur. Même si je suis pas une trouillarde, j’ai pas encore eu l’occasion de tirer avec une arme et je suis pas sûr d’en avoir envie.

Je l’écoute me parler de la sûreté d’un refuge fixe. C’est évident, que ça peut manquer parfois. C’est évident, que je frôle souvent la catastrophe. Mais suite à mes mésaventures, aux cicatrices que je m’efforce de cacher, autant physiques que mentales, la vie en communauté m’inquiète autant qu’elle m’attire. Parfois, c’est évident que la solitude me pèse, que je suis parfois épuisée de devoir partir, marcher, bouger en permanence. Mais aussi, je m’endors au moins avec la certitude de ne perdre personne durant la nuit…

- Disons que j’aime voir des personnes de temps en temps. Trop longtemps, trop de monde, ça me fait bizarre aujourd’hui…

Et finalement, je pense que c’est chose normale. Perdre l’habitude de voir trop de monde, aujourd’hui, je pense que c’est le cas pour tous. Si on nous lâche d’un coup dans un grand endroit propre, sûr et peuplé, moi clairement je trouverais ça étrange.

- J’ai quelques amis que je vois de temps en temps. Mais sinon si, je voyage seule. Par contre oui, j’ai déjà vécu un temps avec un groupe. Finalement j’ai décidé de m’en détacher. Comme dit tout à l’heure, je préfère la discrétion.

C’est une façon comme une autre de dire qu’ils sont morts, mais je préfère éviter le sujet aussi élégamment que possible. Mon attention se porte soudain sur le dehors.

- Fais tout de même attention au couché du soleil… Je préfère que ça soit eux qui te tuent quand t’arriveras plutôt qu’un mort-vivant que t’auras pas vu dans le coin d’une ruelle sombre !

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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Lun 14 Mai - 11:28

Comment j’en suis venu à parler de ce foutu lapin et d’un potentiel élevage déjà ? Ah ouais, pour paraitre un peu moins ridicule avec ma phobie de ces bêtes à poil. Et justifier pourquoi j’en ai un dans mon sac, parce que ouais, ça peut paraitre un peu bizarre du coup. Enfin, c’est pas comme si tout était devenu bizarre ces derniers temps en fait et que des trucs qui nous auraient paru normaux il y a quelques années sont devenus totalement improbables. Je saurais pas dire à quel point c’est une bonne ou une mauvaise chose en vrai, d’autant qu’on a pas vraiment le choix et qu’on doit le subir de toute façon.

J’ai un sourire en coin quand elle reprend, jetant des regards alentours avant de souffler, avec un brin de malice. « Tu m’as montré ta souplesse aujourd’hui, t’étais quand même tout en haut d’un meuble. Remarque, si mes souvenirs sont bons, je connaissais déjà cet aspect de ta personnalité. » J’esquisse un sourire à la con avant de reprendre, un rien plus sérieusement. « J’avoue, les flingues, c’est pas le top de la discrétion. Mais ça permet de taper à distance et ça te laisse une marge de manœuvre si tu dois te tirer. Le souci des armes au corps à corps c’est… bin le corps à corps justement. Et je me sens pas trop de devoir jouer à chat de trop près avec ces saloperies perso. T’as plus de cran que moi on dirait. Pourquoi les flingues te font peur du coup ? »

Je suis un peu étonné, j’avoue, d’autant qu’en étant toute seule, ça pourrait lui être sacrément utile. Et je lui parle un peu d’un refuge fixe, sans trop entrer dans les détails. Je tousse un rire à ses propos avant de hausser une épaule. « Marrant, moi le monde, ça me rassure en fait. J’ai presque l’impression que c’est comme avant à l’idée de voir un tas de gens s’agglutiner au même endroit. Comme si c’était assez sûr pour ça. Mais je peux piger que tu sois plus habituée en fait. » J’avoue, je pense qu’à sa place j’aurais pas trop envie de voir trop de monde. Surtout si tu sais pas trop à qui tu peux faire confiance et tout. Je fronce quand même les sourcils quand elle reprend, me grattant l’arrière du crâne, un rien sceptique. « Mais ça fait pas trop... bizarre ? Autant, éviter les endroits surpeuplés, je dis pas. Surtout à force de vivre tranquille dans ton coin. Mais on a tous besoin de vivre avec des gens. On est pas faits pour être tout seul quand même… non ? »

Je la regarde, curieux, avant de jeter un regard aussi au dehors avant de hausser les épaules. « Ca aide à être discret l’obscurité. Surtout que les nuits tombent tôt. Et tu sais pas de quoi ils sont capables, les morts-vivants sont presque moins flippants parfois… » Et je me penche vers elle, avec un sourire en coin. « Tu serais pas en train de me foutre dehors là ? »


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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Mar 29 Mai - 22:36
Les flingues, ne me font pas peur. Ca devrait être les lames qui m’effraient d’ailleurs… Quand on connaît la provenance de ma cicatrice, on peut se demander pourquoi je possède moi-même une lame. En revanche, j’ai mes raisons de ne pas vouloir d’arme à feu. C’est affreusement assourdissant comme bruit, pire encore, un problème de visé et on peut blessé par inadvertance… Pour blesser sans le vouloir une personne avec une lame, c’est qu’il faut vraiment ne pas être habile de ses mains.

- Je n’ai pas peur des armes. Je trouve juste que c’est "trop" facile de tuer avec une arme, même quelqu’un qu’on voulait seulement menacer. Hors avec une lame, on peut vraiment choisir l’endroit où on frappe. Un peu moins vite mais avec plus de vivacité… Derrière une arme à feu, on se sent tout puissant et on oublie parfois qu’une pression du doigt, peut ôter la vie. Avec une lame, on a disons plus de temps pour réfléchir.

J’ai subtilement esquivé sa petite blague sur notre ancienne parti de jambes en l’air, même si j’ai avec plaisir esquissé un sourire. Oui, on peut dire que je suis relativement souple, à défaut d’être vraiment musclée. Un problème auquel je devrais un jour trouver résolution, ça fait assez peu de doute. Dans ce monde, plus on a de capacités, plus on a des chances de survivre longtemps et de rattraper les pots cassés.

- Je suis d’accord avec toi. Parfois, la solitude me pèse c’est évident. En revanche, je traîne derrière moi certains événements, qui me poussent à préférer être une vagabonde. Un jour je suis sûr que je passerai au dessus de tout ça, mais pour l’instant j’ai encore peur qu’il ne m’arrive une bricole.

J’écoute attentivement, son analyse du dehors. Au moins il est sûr de lui et n’a pas facilement peur, c’est un atout comme un handicap, même si je ne doute pas vraiment de l’adresse du blond pour se sortir de diverses situations. Je finis par sourire, amusée de ses mots. Non ! Je ne cherche absolument pas à le mettre dehors. Mais c’est une réalité, le soleil ne tardera plus à se coucher. Il m’a dit que son groupe pourrait le disputer, je sais comme c’est angoissant pour une communauté de ne pas voir l’un de ses membres revenir. A l’époque où j’habitais dans la grange avec le petit groupe de survivant, c’était notre crainte de chaque jour, de chaque nuit.

- Reste avec moi si tu veux ! Moi ça me convient, si tu me tiens compagnie. C’est juste que j’ai pas vu de talkie dans ton matériel, j’aurais pas envie que tu te fasses embrouiller en rentrant. Mais s’ils ont l’habitude, reste encore bavasser avec moi, je pense que ça sera très bien ainsi aussi.

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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Dim 3 Juin - 12:28

J’essaie de détendre un peu l’atmosphère. Bon, ça a pas l’air super probant, on va pas se mentir mais, au final, je me rends compte que je la connaissais pas vraiment déjà avant la fin du monde. Et que, depuis, on a tous changé. Bref, on évite les digressions j’ai dit. Même si ça aussi, avec le temps, ça va pas en s’arrangeant. Je fronce les sourcils quand elle parle des armes, passablement perplexe. « J’avais pas vu les choses sous cet angle… mais c’est… enfin on est plus vraiment à un stade où on peut menacer les saloperies qu’on peut croiser. Et tu peux viser avec un flingue quand même… Mais je comprends. Je crois. Pourtant, on continue de blesser les gens, que ce soit avec un flingue ou u couteau. Je me dis juste qu’avec le couteau c’est plus direct. Et ça peut marquer davantage non ? »

J’avoue, je suis partagé. Mais dans tous les cas, j’aime pas tuer qui que ce soit, déjà morts ou pas. Ouais, cette pensée est presque aussi bizarre que les autres. Enfin, c’est pas comme si les dernières années ne l’avaient pas été. J’ai une grimace compatissante au reste de ses propos et je hoche doucement la tête. « Ouais, je peux comprendre que ce soit dur. Mais ces évènements t’empêchent de passer du temps avec d’autres personnes, c’est ça ? T’as peur de t’attacher ou un truc du genre ? Et j’avoue que je serais vraiment incapable d’être tout seul, surtout aujourd’hui. C’est tout ce qui nous reste aujourd’hui. Les autres. » Je toussote avant de souffler, avec une nouvelle grimace. « Hum, j’aurais peut-être pas dû dire ça vu que t’es toute seule et tout. Ca craint, désolé. Mais enfin… si t’as envie de parler, dis-toi que t’es pas vraiment toute seule en fait. Et si t’as envie d’en parler avec un mec que tu risques pas de croiser dans cinq minutes, ça marche aussi. »

On sait jamais, des fois, c’est plus simple de parler à des inconnus, ou des gens qu’on fréquente pas vraiment. C’était bien à ça que servaient les psys non ? Je suppose en tout cas. Après, elle peut toujours me dire non, c’est pas comme si j’allais me vexer parce qu’elle préfère garder des trucs pour elle, à la différence de ses proches. Et j’ai pas spécialement envie de lui prendre la tête donc. Ou de me prendre la tête, ça marche aussi pas mal.

Et puis, je me demande vaguement si elle voudrait pas que je me casse. Du coup, comme je vois pas trop l’intérêt de cacher cette impression, je lui pose la question. Elle sourit, donc elle est pas vexée j’imagine. « Je me ferais engueuler dans tous les cas, donc autant que je profite un peu de ta compagnie avant de finir au coin avec le bonnet d’âne parce que j’ai oublié de rentrer à temps. Et puis, quelque part, de nuit, c’est moins flippant. Ouais c’est un peu paradoxal, je sais bien, mais je connais le coin par coeur et, au moins, on voit les lampes torches des humains arriver de loin quand la nuit est tombée. Et le reste… ça change pas grand-chose qu’il fasse jour ou nuit de toute façon... » J’ai une grimace à cette pensée avant de loucher sur la bouteille. « Il en reste? » Quoi ? Quitte à me faire engueuler, autant que j'ai un verre dans le nez, ce sera moins chiant.


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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Dim 24 Juin - 13:25
Chacun ses aspirations, chacun ses préférences. Je sais que les armes à feu sont utiles en des temps pareils, je sais que c’est un moyen sûr et efficace d’éviter le contact de ces choses, que c’est également une façon d’éviter de voir de trop proche la personne à qui l’on retire la vie. Personnellement, je préfère esquiver les morts quand je les croise et ne me servir de ma machette qu’en dernier recours. La discrétion, est pour ainsi dire, l’une de mes meilleures qualités lorsque je pars en excursion.

- Je comprends aussi qu’on puisse aimer les armes à feu, ne t’en fais pas.

Après tout, qui suis-je pour juger ? Surement personne. La suite de son discours m’interpelle évidemment, puisque je me rends compte, qu’il m’a un peu mal évalué. Je n’ai pas peur de m’attacher à des gens, bien au contraire, je dirais juste que j’ai peur des autres. Ceux qui n’ont aucun scrupule à t’attaquer, en sachant qui tu es ou en l’ignorant d’ailleurs peu importe. Ce qui me fait peur, c’est le combat, l’affrontement et les trahisons entre survivants. On devrait tous s’entraider et pourtant, l’attaque sur mon ancien groupe montre bien les choses. Ils ne nous connaissaient pas, convoitaient nos équipements et ont choisi de nous exterminer pour les obtenir gratuitement. Le prix du sang, a été payé, même le mien. Si le fond de teint ne cachait pas si bien ma cicatrice le long de ma gorge, tous pourraient se demander, comment j’ai survécu à cette entaille horizontale. Heureusement, le type qui m’a attaqué, ne semblait pas être très expérimenté, sinon, je ne serais plus là pour témoigner de ce miracle et pire, de la bêtise de certains survivants.

- Non, m’attacher ne me fait pas peur. Ce qui me fait peur, c’est la méchanceté humaine. L’instinct de survie, comme on n’aime à l’appeler pour dé diaboliser la bêtise et la cruauté de certains actes désespérés…

Je souris finalement, lui servant la fin de la maigre bouteille que nous avions récoltée sous sa demande. Je ricane légèrement, prenant le temps de savourer le mien.

- Tu le vois comment toi l’avenir ? Côté positif je veux dire.... Qu’est-ce que tu attends de ton futur et de celui de ton groupe.

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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Dim 1 Juil - 18:57
Elle est un peu bizarre. Mignonne, sexy même, on va pas se mentir, mais elle est bizarre. Faut dire que, si elle est toute seule, ça doit pas aider à garder les idées claires. Déjà que j’ai l’impression qu’on a tous le ciboulot sacrément fêlé depuis le début de toute cette merde, je me dis qu’en étant tout seul, ce serait pire. Je serais peut-être même plus là je dois être parfaitement honnête avec moi-même. Du coup, à sa réponse, j’arque un sourcil, un rien dubitatif. « C’est pas tant que j’aime ça… je suis pas sûr que le terme aimer soit vraiment approprié. J’aimerais autant n’avoir à me servir de rien et retourner dans ma petite vie d’avant. Là ce serait carrément cool. » Ouais, ouais, je suis naïf de croire que ça pourrait revenir cette vie qu’on a pu avoir y a si longtemps.

Quand elle reprend, je me rends à quel point on vit quand même dans deux univers totalement séparés. On attend pas la même chose, on a pas du tout la même définition du mot confiance, c’est évident. Et, très égoïstement, je me rends compte que je suis bien plus content d’être à ma place qu’à la sienne. Je sais, je devrais pas penser comme ça mais bon, dans le fond, c’est pas très important, tant que je le dis pas à haute voix. « Sauf que l’instinct de survie, il vient en s’attachant. Tu deviens prêt à faire n’importe quoi pour les gens que t’aimes. Et je suppose que tu peux facilement passer pour un monstre. En tout cas, si c’est le prix à payer pour les miens, je peux passer pour un mec cruel et ce que tu veux sans hésiter. » Donc ouais, je pense qu’on est pas sur la même longueur d’ondes. Ca m’empêche pas d’apprécier le moment et d’être content qu’une fille que j’ai pu croiser dans notre vie d’avant soit toujours de ce monde. Parce que ouais, c’est assez rare pour que ce soit appréciable.

J’imagine déjà bien ce qui m’attend quand je vais rentrer. Au moins, cette fois, je serais entier, pas comme celle d’avant. Mais je vais puer l’alcool. Je vais me faire interdire de sortie à force en fait. Du coup, autant boire un coup de plus, tant qu’à faire. Je lui rend son sourire et je louche sur mon verre avant d’en boire une gorgée. Ses propos me font tiquer et il me faut bien quelques secondes de réflexion avant de souffler, pensif. « … j’aimerais déjà croire qu’il y a un avenir. Pour eux. Pour nous. Ca se serait super positif. Et recommencer à vivre. Tu sais de quoi je rêve ? D’aller au ciné et me faire un resto. Du coup, j’aimerais qu’on arrive à reconstruire quelque chose qui ressemble au monde d’avant. Je sais que ce sera pas pour demain hein, mais ce serait carrément cool. Et toi alors ? »

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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Mar 10 Juil - 15:05
La philosophie de Luke est intéressante. Même si on ne pense pas pareil, j’adore lui parler. Je souris finement, en l’entendant finalement cracher le morceau sur ce qu’il espère pour la suite. Un cinéma, un restaurant, je suis sûr qu’un jour ça sera de nouveau viable. Après tout, c’est dommage qu’aujourd’hui aucune étude ne soit faite. Mais après tout, je pense que nous sommes arrivés à un point où durant la sortie et l’exploration d’un survivant, il doit tuer en moyenne en un jour, plus de morts vivants, que des morts vivants ne recrutent de vivants. Je suis sûr qu’on est arrivés à un stade qui stabilise plus ou moins le virus et que les morts seront un jour annihilés. Du moins, j’en garde un espoir secret très fort et je me refuse de toute façon d’abandonner ça. Je finis par sourire doucement, en comprenant qu’en effet, ce qui manque le plus à l’homme aujourd’hui, c’est de pouvoir se divertir, de profiter d’une vie paisible et heureuse…

- Comme je te comprends. Je tuerais pour avoir encore une journée de boulot épuisante et finir de nettoyer le salon avec mes collègues. On irait boire des bières et j’irais trouver un amant attentionné…

Étrangement, ma première lumière s’allume pour Logan. C’est surement parce que je l’ai revu il y a peu et que ça me rappelle que je n’ai plus côtoyé un homme depuis si longtemps, surement trop longtemps.

- Mon rêve le plus pressant, serait surement de pouvoir un jour rouvrir mon salon. Ça me manque vraiment de tatouer. Surtout que c’est un des métiers qui risque de vite se perdre avec les futures générations… Tatoueur, pâtissier, et j’en passe pour de nombreux métiers… ce ne sont plus des métiers vitaux. Je crains que ces arts ne disparaissent si les derniers représentants ne transmettent pas le savoir.

Je suis évidemment pensive en racontant cela. On peut clairement dire que je suis en voie de disparition, moi et tous les artistes. Nous sommes dans une lutte pour la survie mais si la situation n’est pas si désespérée, j’espère bien pouvoir un jour reprendre mon métier. J’aimerais pouvoir recommencer à donner un peu de baume au cœur des gens, leur offrir un petit dessin indélébile qui pourrait leur servir de souvenir, d’une pointe de courage et qu’en sais-je encore...

- Tu sais… Fort Hope serait un bel endroit pour toi et les autres. Penses au fait, qu’ils vivent dans un endroit figé dans le temps, sûr et très propre. Alors, oui c’est sûr je n’ai pas entendu parler d’un cinéma ou d’un restaurant qui ouvrirait, mais ils ont des maisons, des lits, de quoi manger convenablement, alors… Peut-être que ça pourrait être ta belle opportunité.

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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Dim 29 Juil - 0:12
Malgré tout ce bordel, malgré tout ce qui se passe, il y a toujours ce foutu espoir qui me donne envie de croire que, demain ou après-demain, on s’en sortira. Qu’on arrêtera de ne faire que survivre et qu’on finira par se reconstruire une vie. Je sais, c’est facile de le croire quand on est entouré des gens qu’on aime, quand finalement, la fin du monde m’a permis de me rapprocher de Kenny. Difficile de pas être optimiste quand je vois Peter me sourire et arriver à communiquer à sa façon.

Et c’est probablement pour ça que je suis là à cause avec une nana que j’avais pas recroisée depuis des années. Parce que je me dis qu’un jour, on sera contents d’avoir fait ça, d’avoir eu un semblant de normalité dans ce monde parti totalement en vrille. Comme si c’était le début d’un mieux. Ou un truc du genre. Ouais, je sais, je suis encore en train de me perdre dans des pensées totalement débiles, mais c’est toujours plus cool que de me demander quand on est-ce qu’on va crever non ?

J’ai un sourire à la réaction d’Azia et je hoche la tête, me faisant rêveur. « Une putain de bière fraîche. Et j’irais me vautrer dans le canapé avec ma… enfin avec ma copine ouais. Remarque, je peux le faire quand même, me manque juste la bière. Le petit détail qui changerait tout. » Je me fais plus malicieux quand elle parle d’amant attentionné avant d’ajouter, taquin. « On dirait que t’as quelqu’un en tête non ? » Quoi, je suis indiscret ? On est plus à ça près de toute façon non ? Je continue de l’écouter avec attention, hochant la tête au reste de ses propos. « Ouais… je me demande qui se rappellera ce dont il était capable avant tout ce bordel. Ca fait deux ans maintenant. Tu crois que les instits sauront encore enseigner ? Que tu saurais encore tatouer ? Qu’un boulanger saurait encore faire son pain ? Tu crois qu’on sera capables de refaire comme avant ? »

Je suis tout aussi pensif qu’elle en vrai, alors que je me demande à quel point notre culture, notre civilisation même, seront perdues à mesure que le temps passe. On fera quoi quand y aura plus personne pour expliquer les choses ? Si ça se trouve, c’est déjà le cas, y a peut-être plein de savoirs qui sont déjà perdus pour toujours. Et on peut pas y faire quoi que ce soit, je crois que c’est ça le pire. J’ai un léger froncement de sourcils quand elle parle de Fort Hope et je souffle, pensif. « Pourquoi t’y vas pas toi ? Ca a l’air d’être l’endroit idéal pourtant. Et tu crois qu’ils accepteraient un groupe aussi nombreux ? Ca fait un paquet de bouches en plus à nourrir. Tu connais bien le coin ? » Mouais, à force d’en entendre parler de partout, je vais peut-être fini par me poser des questions. Peut-être hein, faut pas trop déconner, j’ai pas oublié la tête de Kenny en parlant de son super héro là.

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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Dim 12 Aoû - 19:36
Étrangement et contre toutes attentes, cette rencontre qui ne devait être que banal, pas très positive voir même catastrophique vu qu’au tout début j’étais en train de me faire menacer de me faire bouffer, ça se passe bien. On n’en rencontre peu des gens heureux. Souvent, les gens sont aigris et méfiants, ce que je peux comprendre sans mal vu les horreurs qu’ils ont traversés. Généralement, se sont de bonnes âmes qui ne cherchent qu’à survivre. Et Luke, est quelqu’un d’assez souriant et qui n’a pas de mal à répondre à mes questions sur le futur. Une bière fraîche, un canapé, sa petite copine. Une utopie simple et surement réaliste en vérité. Fort Hope a des bières, des canapés et lui, il a sa copine. Si un jour il décide de s’y installer, son rêve pourra s’exaucer mais en attendant, je ne compte pas l'influencer. Il a un groupe, la décision ne vient pas que de lui et même s’il pourrait en effet les rapatrier aux portes du fort, je pense lui avoir déjà suffisamment vanté les mérites de ce lieu calme et tranquille pour le laisser se forcer son idée à présent. A partir de maintenant, ça deviendrait du bourrage de crâne.

- Et non, personne en tête mon cher. On ne peut pas dire que l’apocalypse m’ait permis de rencontrer l’homme de mes rêves.

Je ris doucement. C’est sûr que ce n’est pas le genre de moment parfait, au détour d’une journée entière à chercher un abri ou de la nourriture selon les besoins, de chercher les hommes ou les femmes célibataires du quartier. Les sites de rencontres n’étant plus d’actualité et les bars bondés non plus, pour moi, ça sera la solitude ou une rencontre fortuite mais étonnement intéressante. Vient vite une question intéressante. Si tout s’arrête demain, pourrons-nous reprendre le cours de nos vies là où il s’était arrêté ?

- Hm… Honnêtement, oui et non. Je pense que si demain, tout s’arrête et que tout reprend, comme si de rien n’était, les gens vont se réveiller. Ceux qui aimaient leur métier, le reprendront surement avec hâte et les autres, ils se diront que la vie est trop courte, qu’il faut travailler dans un truc qu’on aime. Un reboot total de la société, serait sûrement assez extraordinaire je pense. L’humanité, surprendrait l’humanité.

Je souris finement, heureuse qu'il soit si curieux.

- J’irais peut-être un jour, pour y vivre un peu plus que quelques nuits comme invité, mais pour le moment j’aime bien ma solitude et mon petit repaire. Mais oui, je suis presque sûr que vous seriez acceptés. Tant que les survivants qui intègrent le fort sont prêts à travailler en retour, je crois que c’est avec plaisir qu’ils ouvrent aux autres. Will, un ami très proche, y vit comme moi, de temps en temps. Il les aide avec les pannes en tout genre, il bricole et le fort n’hésite pas à le nourrir en retour. Même moi qui n’y vais que parfois et qui n’aies rien à offrir, je suis toujours bien accueillie. C’est plaisant, très plaisant et je suis sûr que toi et les tiens vous pourriez y être bien, même très bien.

Oui, finalement il s’agit maintenant de bourrage de crâne. Mais en même temps, c’est lui qui a commencé à me poser toutes ces questions...

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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Mer 22 Aoû - 11:43
Finalement, ça aurait pu se passer carrément plus mal. Surtout quand on voit ce qui s’est passé à mon arrivée, on aurait pu se faire bouffer par ce mort pas mort, elle aurait pu être relou ou, pire encore, on aurait pu ne rien trouver à boire. Ouais, je sais, j’ai un sens des priorités un peu particuliers. Mais je le vis bien. Et puis, c’est plutôt cool de discuter avec quelqu’un sans se demander comment ça peut partir en vrille non ? Pas que je pense à ça avec les autres, mais avec des gens inconnus ou presque, c’est pas pareil. Enfin, je suis pas sûr que je puisse la qualifier d’inconnue quand même, vu ce qui s’est passé entre nous. Mais c’était dans une autre vie.

J’arrive quand même à tousser un rire quand elle reprend avant de souffler, la regardant un instant de bas en haut. « C’est con. Surtout qu’avec l’apocalypse, on perd carrément moins son temps en rencards et autres joyeusetés. Au moins, quand quelqu’un te plait, c’est qu’il a réussi à survivre à tout ça, c’est déjà énorme. Bon après, ça limite les possibilités de rencontre, c’est sûr… » J’arque un sourcil, pensif, me demandant ce qu’aurait été ma vie sans eux. Avant de chasser cette pensée aussi loin que possible, me focalisant sur le reste de nos échanges, tout aussi intéressant. « T’es plus optimiste que moi on dirait. Tu penses vraiment que ça pourrait repartir comme si de rien était. Alors qu’on en est parfois à avoir autant peur des vivants que des morts ? Mais j’aime bien l’idée de nous surprendre en fait. D’arriver à être enfin qui on veut, sans avoir à se glisser de nouveau dans des moules. Bon, ni toi ni moi n’avons jamais été dans un moule je crois, donc c’est peut-être plus simple à faire quand on est déjà en dehors des cases. »

Et on parle de Fort Hope. Ouais, je sais, j’ai dit que j’aimais pas, par principe. Parce que je suis relou et jaloux. Mais c’est pas ma faute, je vous jure. C’est Kenny qui parlait de ce type avec les yeux brillants, ça aide pas à être objectif. Sauf que là, elle me vendrait presque du rêve à en parler comme ça. « On a des compétences… enfin je suis doué en mécanique, j’ai un pote chimiste et… ouais, ça pourrait être un bon point de chute. Où on pourrait vraiment être en sécurité. Mais t’as pas peur que ça finisse par se casser la gueule ? Que des gens aient envie de tout péter par jalousie ou je sais pas quoi ? » Pessimiste ? Moi ? Pas spécialement. Je sais juste que l’humanité ne se montre pas particulièrement brillante ces derniers temps. Et que la survie fait faire des trucs pas très jolis à force. Alors, un peu plus ou un peu moins…

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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Ven 24 Aoû - 23:54
T’es plus optimiste que moi on dirait.
Cette phrase est celle que j’ai entendue surement le plus souvent dans ma vie pourtant si courte aux yeux des sages. Ça serait presque déprimant, tant je l’ai entendu. Les gens à force d’avoir vu trop d’horreurs, ne savent plus voir rien d’autre. Tous sont déprimés, tant déprimés que ça en deviendrait presque contagieux. Pourtant, même si Luke ne semble pas trop prendre au sérieux mes mots, qui ne sont d’ailleurs là qu’en hypothèse, il semble tout de même y prêter l’oreille et finalement, c’est chose importante. Soyons clair, c’est même très important. Après tout, rêver à tous les scénarios c’est une garantie de ne pas être trop surpris dans le futur qui s’avérera réel.

- Honnêtement, je n’en sais rien. J’ignore totalement comment la société va évoluer. Mais tu sais quoi ? Je suis sûr qu’on est juste naît dans la mauvaise période. Chaque siècle a son malheur, voir ses malheurs. Par exemple la Guerre mondiale avec Hitler. Ils étaient dans une terreur similaire à la nôtre. Pourtant, notre catastrophe à nous n’a même pas duré encore aussi longtemps que cette dite guerre. On ignore dans quel état sont les autres pays, les autres continents. Moi, je dis qu’il faut attendre, ne pas désespérer et trouver de quoi patienter. Apprécier et trouver des petits bonheurs même s’ils sont futiles. C’est mieux que rien soyons francs… L’espoir est très important dans des cas comme celui-ci.

La remarque que fit ensuite Luke, est plus pertinente que beaucoup pourraient soupçonner. J’ai déjà vécu ça. Une attaque, faite par un autre groupe pour nous exterminer et s’attribuer nos équipements et ressources. En revanche, ce qui a le don de me rassurer milles fois, c’est que Fort Hope est sacrément bien barricadé et semble s’améliorer en confort et en armement chaque jour un peu plus.

- D’après ce que je sais, Fort Hope est l’endroit le plus organisé de Détroit. Je ne connais pas de groupe qui puisse lui faire opposition… Et d’ailleurs, je pense que ça serait très compliqué. Fort Hope est bien organisé et a de vrais murs de défenses. Il a des gardes qui patrouillent tout le temps, enfin bref… Le chef n’est pas vraiment un gros bourrin. J’ai beau traîner là-bas très souvent, je n’ai jamais entendu de rumeurs sur de quelconques plans maléfiques. J’ai même entendu dire qu’ils étaient alliés avec un groupe de survivants qui s’étaient établis dans un ancien laboratoire. Celui-ci a été détruit, et certains survivants de cette structure se sont réfugiés là-bas. Ils ont eu porte ouverte pour ceux qui le souhaitaient. Donc franchement… Je pense que c’est pas vraiment plausible comme scénario.

Je souris largement avant de terminer mon verre et de ramasser mon sac à dos.

- Je suis désolée, mais je crains de devoir écourter nos retrouvailles. Je n’ai pas prévu de dormir à Fort Hope et je dois trouver un abri avant la nuit pour dormir en sûreté…

Revoir quelqu’un, surtout quelqu’un qu’on a connu avant tout ce cirque de la terreur, c’est toujours agréable. Surtout quand nos entrevus sont assez neutre en terme d’émotions. Pour aujourd’hui, pas de pleurs mais peu de rires, je pense que ça nous aura fait du bien à tous deux...

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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia   Mer 5 Sep - 8:45
Parfois, j’essaie de me dire qu’on arrivera à faire quelque chose de nos vies, qu’on s’en sortira et, qu’à un moment ou à un autre, on pourra recommencer à vivre. Et puis, c’est généralement là qu’on croise des rôdeurs ou des mecs bien vivants qui essaient de nous flinguer. Autant dire que ça vend pas du rêve. Mais là, cette rencontre me réconcilie un peu avec le monde. Pas tant que ça hein, même si c’est déjà pas mal. J’arrive à esquisser un sourire à ses propos et je finis par hocher la tête. « Ouais, c’est pas déconnant ce que tu dis. Mais c’est quand même une putain de mauvaise période hein… enfin la comparaison est intéressante, je l’avais pas vue comme ça. Et oui, peut-être qu’on est les seuls touchés. Ca laisserait de l’espoir sur l’issue de tout ce bordel. Donc, faut juste tenir le coup en attendant que ça se tasse. Sans perdre notre humanité. Facile. » J’ai un clin d’œil, même si ses propos me donnent carrément à réfléchir.

Et encore une fois, ce fichu Fort Hope. Je sais, va bien falloir que j’arrête de déconner et que je réfléchisse à tout ce qu’a pu dire Kenny dessus. Même Drew a eu l’air de trouver ça plutôt cool. S’ils sont en sécurité là-bas, ça mérite qu’on se penche dessus non ? « Tu vends vachement bien ton truc en tout cas, une vraie agence de voyage. » Là encore, je suis plus pensif qu’amusé, mon cerveau se mettant à se questionner dans tous les sens. « J’espère pour eux que t’as raison et que personne aura envie de tout péter donc. » Je lui rends son sourire alors que je la vois ramasser son sac à dos. Et je laisse filer un silence avant de faire de même. « Ouais, normal. J’ai de la route à faire aussi avant de me faire défoncer parce que je suis rentré trop tard. En plus, j’ai rien à ramener pour me faire pardonner, ça craint. » Je secoue la tête, comme attristé de ma soirée à venir avant de reprendre, d’un ton tranquille. « Fais attention à toi Azia. J’espère qu’on se recroisera. C’était cool… une discussion normale. » Sans avoir à tout remettre en question, sans avoir à vraiment penser à tout ce qui va nous tomber sur la gueule en sortant. Je me sens presque apaisé d’une certaine façon. Oh, y a pas eu de grande révélation ou de chamboulement dans ma vie, mais c’était sympa ouais. Alors, forcément, j’espère vraiment qu’elle s’en sortira, seule ou avec un groupe.

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Ce matin, un lapin... a tué un ... mort-vivant ? | Azia
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