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 "I can't help but want you" eliam
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Elias KanekiWe have ashes, fire and hope
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MessageSujet: "I can't help but want you" eliam   Lun 19 Fév - 19:02
J’avais été honnête avec Will, et finalement, le moment ou nous allions nous retrouver devenait de plus en plus important dans mon esprit. Il avait du partir, surement pour Azia, et moi… Je m’étais réveillé une paire de fois avec une envie bien douloureuse de le sentir contre moi. Mais ca pouvait rester sous contrôle. Ça pouvait. Tout aurait pu bien se passer si Will n’avait pas communiqué autant ces derniers jours. Ok, avoir de ses nouvelles étaient clairement une base, mes les mots qui brisaient le silence… C’était pire que tout. Rester calme, maitre de moi-même avec cette voix, c’était de l’ordre de l’impossible. Il me cherchait bien trop, il jouait avec moi, et j’avais fini par penser que si il n’était pas partie, j’aurais pu attendre un certain temps avant de le toucher. C’était sadique, pire de tout. J’avais promit des choses, il les voulaient aussi, mais lui… Il était bien plus maitre de son corps de toute évidence. J’avais envie de me faire excessivement romantique du coup et je remerciais le ciel d’avoir mit une sortie sur ma route. Même si clairement, les messages de Will, pouvait tomber quand il y avait du monde autour de moi, j’aurais au moins le mérite de pouvoir trouver ce que j’aurais du chercher depuis le début. Il voulait le grand jeu, il allait avoir le grand jeu. Je m’y engageais. Il était partie depuis une semaine, une semaine tellement longue que je crue qu’elle ne finirait jamais. Je savais qu’il était à la maison, ce qui serait sans doute dérangeant, mais je trouverais bien un moyen de le faire sortir non ? Dites moi que j’allais y arriver, pas longtemps, juste le temps de préparer des trucs, ou l’envoyer sous la douche encore. Le plus dure allait surement être de jouer l’indifférence, de faire semblant, que là maintenant tout de suite, je n’espérais pas simplement me perdre contre lui.

Revenant donc un sac bien rempli et une envie assez forte de retrouver mon homme, j’avais fait un léger croché par les stocks, ayant demandé si je pouvais avoir un lapin pour le soir, ce qui avait été acceptait, on m’avait même donné l’animal déjà vidé, ca serait déjà un truc moins dégoutant à faire au soir. Je m’en fichais de tuer un animal, mais si je pouvais nous éviter cette déconvenue, je n’irais pas contre. Retrouvant donc le chemin de la maison j’avais à peine passé le pas de la porte que je vis Will par terre, assis sur le tapis, occupé à… Jouer avec un chat ? Fronçant les sourcils, j’eus un moment d’arrêt avant de souffler, « Salut… Tu m’expliques ? », déposant mon sac, j’avais prit la direction de la cuisine pour mettre la bête dans une casserole assez large et suivre la recette que j’avais lu, enfin lancer la cuisson à feu doux avec un fond d’eau quoi. Revenant  donc vers le salon, je finis par me pencher sur Will pour l’embrasser avant de reporter mon attention sur le chaton qui sautait comme un débile devant un bout de papier. Un chat… Ici ? Chez nous ? On avait pour projet d’adopter un chat nous ? Vraiment ? On en était là ? J’avoue que l’avantage certain du félin résidé dans le fait qu’il avait le mérite de m’avoir coupé dans mon envie d’embrasser Will jusqu’à ce que ça soit prêt. Et sans doute cela serait pas plus mal car j’allais vraiment avoir une chance d’y arriver. Du moins de tenir jusque là. Jusqu’à ce que le moment soit parfait. Quoi qu’il en soit, pourquoi il jouait avec un chat lui ? Il s’ennuyait ?  

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Lun 19 Fév - 20:13
Ce fut sans regret que Will laissa derrière lui la maison de banlieue qu'Azia et lui avaient finalement choisi d'investir pour leur QG, fonçant retrouver la sécurité de Fort Hope à une heure exceptionnellement matinale. Il n'avait quitté le camp que pour une semaine, ce qui ne battait certainement pas son record, mais ça avait été incroyablement long quand même. Ses appels constants à Elias pour l'échauffer plus que légèrement n'aidant probablement pas à lui faire mieux supporter la séparation. L'idée était clairement de jouer avec la patience du soldat, mais il avait eu raison de la sienne au passage. Malheureusement, il eut la mauvaise surprise d'apprendre que l'éminent chef de la sécurité de Fort Hope avait quitté les lieux depuis à peine une heure lorsqu'il passa les palissades, pour une expédition dont personne ne semblait savoir quand il rentrerait.  Conscient du danger, Will avait superbement résisté à la tentation de lui passer un autre appel, laissant sa radio désespérément silencieuse alors qu'il tentait de trouver un autre moyen de s'occuper, seul dans la maison vide. Comme n'importe quel autre jour si le soldat avait été simplement occupé à travailler. Will avait d'ailleurs passé la matinée à travailler lui-même, terminant de mettre à bien la partie théorique des travaux qu'on lui avait commandé pour l'eau chaude, mais peu désireux de faire enfin la connaissance de la responsable des travaux du groupe, il avait finalement abandonné là pour le reste de la journée et s'était plutôt retrouvé dans le jardin pour s'entraîner au tir à l'arc dès le début de l'après-midi. Utilisant la cible peinte sur l'arbre, il y avait passé de longues heures, s’entraînait avec un arc trouvé dehors au cours d'une précédente sortie, suppliant Elias de le laisser l'utiliser à l'intérieur du camp bien qu'il soit toujours obligé de laisser son arbalète à la porte. L'arme ne sortait jamais de la maison, Will ne passait jamais la porte avec autrement que pour aller pratiquer dans le jardin, mais pour le moment, il ne s'en plaignait pas trop.

Et puis, il y avait eu ce son incongru, un petit grognement profondément ridicule, précédant le galopement d'autant plus ridicule d'une minuscule bestiole qui traversa la large distance entre Will et sa cible pour aller cogner contre la porte de la maison. Sourcils froncés, le jeune homme avait baissé son arc pour se tourner vers la créature, un chat absolument affreux au pelage plus ou moins noir, si ce n'était la moitié de sa tête devenant soudainement rousse, la frontière entre les deux étonnement définie. Il était chétif, vraiment moche d'après l’œil tout à fait objectif de Will et pourtant, ses petits miaulements vindicatifs eurent raison du jeune homme qui s'était approché doucement et avait tourné autour de l'animal, les genoux au sol, pendant un bon quart d'heure avant qu'il n'accepte de se laisser toucher. Ce fut une violente démonstration de ce que pouvait être l'amour au premier regard. Ou au premier reniflement dédaigneux de doigts, dans ce cas précis. Will ne serait certainement pas prêt à l'admettre à voix haute avant des siècles – et encore – mais cette bestiole qui lui miaulait dessus comme s'il était le dernier des crétins le fit succomber aussitôt. Raison pour laquelle il le fit entrer dans la maison et passa encore une heure à tenter de l'apprivoiser avant de pouvoir enfin l'attraper et découvrir, au comble du désespoir, qu'il s'agissait en fait d'une femelle. Ce détail lui tira un moment d'hésitation, mais au lieu de la jeter dehors comme il prétendait le vouloir en premier lieu, il se contenta de lui donner de quoi boire et manger, scellant pour de bon leur relation alors que la petite chose acceptait enfin de lui offrir un ronronnement absolument adorable. À moins que ce ne soit à la nourriture qu'elle réagissait, mais Will préféra croire que c'était pour lui.

Voilà comment le jeune homme se retrouva installé sur le tapis au milieu du salon, à se moquer gentiment – et à voix haute – de l'animal qui frappait dans une boule de papier, lorsqu'Elias leur fit enfin l'honneur de sa présence, visiblement surpris de trouver Will ainsi accompagné. Sautant immédiatement sur ses pieds, les joues légèrement rouges de s'être fait surprendre comme ça, Will n'eut même pas le temps de se justifier que le soldat disparaissait déjà dans la cuisine. Cela lui laissa au moins le temps de retrouver un air parfaitement impassible avant de devoir faire face à l'homme de nouveau. « Ce n'est pas du tout ce que tu crois. » commença-t-il en s'éloignant doucement des lèvres de l'homme, passant une main dans ses cheveux. « Elle ne voulait pas me lâcher, j'étais obligé de la laisser entrer... » expliqua-t-il, mentant effrontément à son petit-ami. « D'où est-ce que tu reviens aussi chargé ? » demanda-t-il en pointant le sac que le soldat avait abandonné en entrant, dans l'espoir de faire changer le sujet de la conversation drastiquement. « Je ne savais même pas que tu devais sortir, heureusement que cette chose était là pour me tenir compagnie, finalement... » ajouta-t-il, exagérément accusateur alors qu'il contournait Elias pour s'approcher du sac, bien décidé à regarder par lui-même ce qu'il contenait.

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Lun 19 Fév - 21:11
Si ça n’avait pas été un chat, j’aurais pu avoir toutes les raisons du monde de m’inquiéter avec cette phrase. Ce n’était pas du tout ce que je croyais… Je croyais rien justement. Et c’était qu’un chat. Elle ? C’était donc une femelle, et elle n’avait pas voulu le lâcher… Souriant en m’approchant de l’animal, je m’accroupissais, tendant le bras alors qu’elle reculait pour lui laisser sentir mes doigts, du moins c’était le plan jusqu’à ce qu’il ne me parle de mon sac. Je n’avais pas l’intention de lui répondre, j’avouais être plus préoccupait par le fait d’avoir un chat chez moi. Un chat ça salissait tout non ? Et puis il y avait les puces, la saleté, bref tout ce qui pouvait rajouter du travail. On aurait pas du en parler avant ? Bon ok c’était un chat, mais bon, c’était une responsabilité. « Donc tu me dis qu’un chat t’as fait perdre ? Je devrais avoir une moustache du coup. », et puis une affirmation, il ne savait pas que je devais sortir et heureusement que le chat était là pour s’occuper de lui. Et en parlant de chat, elle frotta son museau sur mon doigt, y laissant son odeur avant que les mouvements de Will ne m’attire. Reculant avec précaution, je me relevais finalement, saisissant l’homme par les hanches avant de capturer ses lèvres avec un peu plus de fougue. L’attirant avec moi vers le canapé ou je finis par le faire asseoir avant de le chevaucher. Mes mains glissèrent alors dans ses cheveux alors que je nous autorisais à reprendre notre respiration, « Tu m’as manqué… », caressant son visage de mes lèvres, j’entendis un bruit ridicule, suivit d’un bruit désagréable, jusqu’à ce que quelque chose me saute sur les cuisses pour venir entre nous. Baissant les yeux sur l’animal, je souris doucement. La voilà donc ma diversion… Elle avait une robe approximative et elle avait déjà mit Will à terre, elle n’aurait qu’à recommencer non ?

« Elle est envahissante… », soufflais-je en laissant les cheveux de Will tranquille pour m’occuper de son museau, elle était encore farouche avec moi, mais elle adorait mon homme étant donné qu’elle commençait déjà à le patpat. C’était mignon, elle tentait de lui téter le torse. « Elle peut rester si tu la lave, j’ai pas envie d’avoir de puce ici, et vu qu’elle semble t’aimer, tu te charges du bain. », soufflais-je un léger sourire au visage. Elle voulait nous séparer, comme si elle était jalouse, il fallait assumer non ? Me penchant à nouveau sur l’ingénieur pour capturer ses lèvres, je l’embrassais, évitant bien évidemment d’écraser l’animal qui ne se retient pas pour me cracher ridiculement dessus et grogner, du moins je supposais, c’était trop… mignon pour être définie. « Et vu qu’elle m’aime pas, fais le maintenant, si elle veut s’interposer, qu’elle soit aussi soigné que son père ça serait pas mal. » ajoutais dans un sourire avant de l’embrasser et de le quitter, on aurait tout le loisir du parler du chat après non ? Quand j’aurais pu faire ce que je voulais. De toute façon, il allait devoir prendre son temps si il voulait la laver non ? Déjà pour éviter de se faire griffer. Mais pour le coup je mentais pas, je m’en fichais d’un chat, tant qu’elle avait pas de puce, et tant qu’elle était propre.  

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Lun 19 Fév - 22:32
D'accord. Ce chat était définitivement trop adorable pour que quiconque, même Elias, parvienne à ne pas le regarder. Et la diversion de Will n'eut absolument aucun impact sur l'homme qui conservait toute son attention tournée vers la petite créature, laissant même entendre qu'il lui manquait une moustache. « Pitié non ! » s'interposa Will, continuant quand même, curieux, de se déplacer pour aller fouiller dans le sac. Il n'atteignit hélas jamais son but, soudainement entravé par des mains qui se posaient sur sa taille et des lèvres qui lui firent oublier tout sens commun. Il se laissa faire docilement, reculant sans beaucoup de précautions vers le canapé où il se laissa tomber sans opposer la moindre résistance, un sourire mutin se peignant sur ses lèvres. Ses doigts filèrent directement dans le dos d'Elias, sans s'encombrer de faire semblant de quoi que ce soit, ils se posèrent tout de suite sur sa peau tandis qu'il le pressait légèrement dans l'espoir de réduire le mince espace qui s'étalait encore entre leurs corps. L'aveu d'Elias ne servit qu'à faire grandir son sourire et, de nouveau, ses mains appuyèrent le poids du soldat sur ses genoux, son bassin se soulevant doucement pour appuyer son mouvement. « Moi ou mon corps de rêve ? » demanda-t-il, son ton ne cachant pas la réponse qu'il espérait entendre. Il venait de passer deux semaines entières en étant sage au point que ses vêtements même étaient restés bien sagement à leur place sur sa peau. Ça faisait long. Peut-être pas aux yeux de la plupart des gens, mais quand on avait Elias dans son lit, Elias à fleur de peau et prêt à exploser au moindre contact, ça faisait très long. Et si Will s'était bien amusé de la situation et de la frustration qu'il faisait naître chez le soldat un peu plus chaque jour, il n'avait aucune intention de continuer sur cette voie ce soir. Tant pis pour ses bonnes résolutions de rester chaste jusqu'à ce que le bon moment ne se présente, il ne tiendrait pas encore des jours comme ça.

Le Diable qu'il avait fait entrer dans leur maison n'était cependant pas du même avis. Sautant sur les genoux d'Elias, elle s'imposait déjà comme une princesse capricieuse en venant se frotter à Will qui baissa les yeux vers elle pour lui jeter un regard noir. Il avait bien envie de la dégager aussi sec pour reprendre là où ils en étaient, mais... Mon Dieu, ça n'aurait pas du être autorisé d'être à la fois aussi moche et aussi mignonne ! « Je crois que je ne l'aime pas. » souffla Will, posant tout de même ses doigts sur le crâne de la petite chose pour la caresser évasivement. Et sans détourner les yeux, du moins jusqu'à ce qu'Elias n'annonce qu'elle pourrait rester s'il lui donnait un bain. Pardon ? Son regard se posa de nouveau sur le soldat, son air effaré presque comique s’agrandit davantage à de nouveaux mots. « Attends, attends, c'est censé être moi, son père ? » demanda-t-il, presque sur la défensive. « Je vais lui donner un bain, mais ne sous-entends plus jamais que j'ai un lien de parenté avec cette chose. » Il aurait presque pu être convaincant, mais le sourire qui fendit son visage alors qu'il attrapait le chat détruisit totalement cette tentative. « Allez, viens par là, sale bête. » lui souffla-t-il en disparaissant vers les escaliers.

Un bain... Une idée affreuse et désastreuse, sincèrement. La petite chatte n'aimait pas plus l'idée que Will et ce fut un véritable carnage. Du rez-de-chaussé, même Elias devait les entendre, elle et Will, se disputer fortement comme un... père et sa fille ? Le jeune homme n'avait de cesse de gronder l'animal ou de s'offusquer et s'entêter après elle, qui répondait de son miaulement vindicatif et mécontent, alternant parfois avec des cris profondément désespérant, à laisser croire qu'il la torturait. Une vraie petite peste autoritaire, une vraie princesse qui submergea Will d'eau des pieds à la tête avant qu'il ne considère qu'il en avait assez et qu'elle était suffisamment propre comme ça. Il l'enroula dans une serviette éponge et fit semblant de s'assurer qu'elle était plus ou moins sèche avant de quitter les lieux, retirant son pull trempé après avoir libéré le monstre sur le parquet au pied des escaliers, se lançant à la recherche d'Elias alors que la chatte filait à toute vitesse vers le salon, laissant de minuscules empruntes de pattes humides derrière elle. « Cette créature est un monstre. » se plaignit-il en allant vers la cuisine, son pull et son t-shirt dans une main, la seconde remettant un semblant d'ordre dans ses cheveux. « Il est hors de question qu'elle dorme dans notre chambre, je te préviens ! » Il releva les yeux pour regarder autour de lui, ses sourcils se fronçant alors que ses yeux balayait l'espace. « Elias ? »

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Lun 19 Fév - 23:06
Inutile de répondre, j’étais en manque de tout, mais son putain de chat nous priva d’un début de soirée bien plus intéressant, et si je lui en voulu au début, l’animal m’apporta finalement une solution. Souriant doucement, je réclamais à ce qu’il la lave si il voulait la garder et après avoir râlé sur elle, il s’offusqua d’être affilié à elle. Et bein voyons, ils semblaient avoir le même caractère mais ce n’était pas sa fille, à d’autre. « Oui c’est censé être toi. », il concéda toutefois à aller la laver, disparaissant enfin pour me laisser une chance de mettre en place mon plan diabolique. Quittant donc le salon, je me mis à allumer toute les bougies qu’on avait, plaçant même les deux bougeoirs et bougie haute que j’avais trouvé sur la table après y avoir mit une nappe. Une nappe s’il vous plait. Mettant la table, je repartais en cuisine, épluchant des carottes qui nous restaient de la récolte, je les mettais dans la casserole de viande après avoir coupé ses dernières en cubes. En vrais il manquait trop de truc, mais j’avais pas trop le choix. Le lapin rendrait du jus dans tout les cas… Mettant de l’eau à cuir, j’allais lancé les pâtes quand j’entendis un duel se lancer avec plus de force à l’étage. Ca râlait de tout les cotés. Sortant deux verres que je ne pensais jamais utiliser, je les mis sur la table avant de sortir une bouteille de vin d’un très grand cru ayant de toute évidence survécu au Napalm, il faut dire que j’étais allé la chercher loin celle là. Sortant deux paquet que j’avais emballé sur place pour les mettre sur son assiette, j’avais retourné une librairie, lu des dizaines de résumé de livre avant d’en trouver deux parlant d’amour, le premier, Un long dimanche de fiançailles était une façon de me tirer dans le pied, le second, un peu plus classique n’était rien d’autre qu’Orgueil et préjugés. J’avais tout de prêt, si ce n’est un truc. Levant la tête vers le plafond, l’eau avait cessé de couler lorsque je pris mon sac dans la cuisine, retirant mon haut pour passer une chemise que j’avais trouvé dans un magasin, si on m’avait dit un jour que je porterais du Boss… Bon elle était pas blanche, il ne fallait pas déconner, on parlait de faire l’amour, pas d’une demande en mariage, mais il avait demandé le grand jeu alors il allait l’avoir. L’entendant pester à nouveau, je souris en rangeant mon sac dans un coin de la pièce alors qu’il exigeait déjà à ne pas dormir avec elle. Il l’avait ramené non ? Il devait assumer.

Et puis sa voix changea lorsqu’il m’appela. Sortant de la cuisine, je dus faire face à un Will torse nue, ce qui me fit perdre légèrement le fils de mes pensées alors que je regardais son torse… Clignant plusieurs fois des yeux, j’avais fini par remonter le regard sur son visage avant de sourire et souffler avec une certaine envie, « J’avoue que je suis pas contre ces efforts vestimentaires là… », m’avançant de quelques pas, je regardais autour de nous, l’odeur du lapin bientôt cuit arrivant de plus en plus à nos narines. Je ne le touchais pas, j’étais pas assez près à raisons d’ailleurs, je devais garder mon calme pour la suite. « Je te propose une soirée romantique, avec un diner au chandelle, un repas complet, une bouteille de vin, des cadeaux, le tous dans l’espoir de te séduire pour te faire l’amour toute la nuit… », ma voix était parfaitement maitrisé, du moins jusqu’à ce que le chat se loupe sur quelque chose et fasse un bruit ridicule, « Sans le chat dans la chambre, je confirme. », espérons qu’elle ne miaulerait pas comme une folle à la porte.

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Lun 19 Fév - 23:56
La pièce sous ses yeux brillait d'une lueur intense et chaleureuse, à cause des bougies dispersées un peu partout. Du coin de l’œil, Will pouvait voir l'inhabituel tissus tendu sur la table et la courbe d'une assiette posée au-dessus. Et l'odeur. Sa curiosité le poussait à vouloir entrer davantage dans la salle à manger pour en voir plus, mais il restait pourtant parfaitement immobile, regardant simplement devant lui tandis qu'un sourire naissait au coin de ses lèvres. Pas d'étonnement, pas de surprise, il savait très exactement ce qui était en train de se passer dans cette maison en ce moment. Il l'avait attendu, imaginé, sans réellement l'espérer et que ça arrive ce soir avait de quoi le surprendre, mais la satisfaction et la perspective de la soirée qui s'annonçait faisaient taire sa curiosité naturelle. Son regard se posa sur Elias, affublé d'une chemise, qui lui expliquait le programme de la soirée, son sourire s'installant plus sérieusement. « Toute la nuit ? » s'étonna-t-il. « C'est une promesse ? » Il lâcha ses vêtements, les laissant tomber sur le sol en les oubliant aussitôt et s'approcha du soldat. Ses bras encerclèrent sa taille, l'attirant assez brusquement contre son torse alors qu'il se penchait sur ses lèvres sans attendre. Ses baisers restèrent étonnement pudiques malgré l'impatience qu'il sentait monter dans ses veines à l'idée de cette soirée et surtout de la manière dont elle terminerait. Mais il faisait un effort, réellement, pour se concentrer d'abord sur la partie séduction et ça l'aidait à rester assez mesuré. « Je suis impatient de découvrir si tu vas réussir à me mettre dans ton lit ou non. » souffla-t-il en s'éloignant légèrement pour chercher le regard d'Elias. Jouer le rôle de celui qu'il faut séduire lui plaisait bien, mais il avait peut-être encore un peu de mal à se montrer totalement convaincant.

« Laisse-moi juste enfiler quelque chose d'un peu plus approprié pour le dîner. Je ne voudrais pas que mon corps gâche tous tes efforts. » Et aussitôt, il relâcha son emprise autour du corps du soldat, s'éloignant pour retourner à l'étage en tâchant de conserver un pas calme et mesuré, de prendre son temps. Quoi qu'il passa si vite dans la chambre pour atteindre l’armoire qu'il ne constata même pas qu'il y avait eu quelques changements ici aussi. Il attrapa le premier pull qui lui passa sous la main dans les affaires d'Elias, s'empressant de l'enfiler alors qu'il retournait auprès de l'homme. Il n'était certainement pas aussi bien apprêté, mais ce serait largement suffisant puisqu'il avait bien l'intention de ne pas garder ses vêtements trop longtemps après le repas. « Alors, qu'est-ce que tu nous as préparé à manger ? » demanda-t-il en entrant dans la salle à manger, tirant la chaise devant l'assiette qui contenait les deux paquets. Ses doigts caressèrent brièvement le papier, un nouveau sourire relevant le coin de ses lèvres. Il avait hâte de les ouvrir, même si la forme et l'épaisseur lui laissait deviner qu'il s'agissait de livres, mais pour le moment, il se contenta de les retirer de son assiette pour les poser juste à côté sur la table et reporter son regard sur Elias. Le bruit léger des pas et des coups de la chatte qui continuait de vivre sa vie de son côté – et rencontrait visiblement de nombreux meubles et murs sur son chemin – ne résonnait déjà plus que comme un bruit de fond dans son esprit, toute son attention entièrement portée vers l'homme qui représentait à lui seul tout l'intérêt de cette soirée. « Comment s'est passé ta semaine ? » demanda-t-il, faisant signe au soldat de venir s'asseoir à son tour. Ils s'étaient pourtant parlés tous les jours, mais Will avait entièrement monopolisé leur temps de parole pour parler de choses beaucoup moins banales. Pour le moment et aussi longtemps que durerait ce repas, cependant, il ferait un léger effort pour s'en tenir à une conversation plus légère. Jusqu'à ce que sa patience s'évapore complètement, ce qui risquait d'arriver d'un instant à l'autre.

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Mar 20 Fév - 9:25
Dans tout ce que j'avais dit, il avait retenu le fait de m'occuper de lui et de son corps toute la nuit ? Souriant avant de rire à cette pensée, mon sourire resta figé sur mon visage lorsque les mots glissèrent sur mes lèvres, « Je peux essayer non ? », même si le problème de nos échanges charnelles reposaient bien dans le fait qu'ils étaient bien trop passionné et intense pour qu'on en ressorte toujours vainqueur. Regardant les vêtements échouer sur le sol, mon regard fut bien vite attirer vers lui, vers ses bras emprisonnant ma taille, par ses lèvres cherchant les miennes alors que nos torses s'épousaient, il était calme, là ou mon corps trahissait légèrement la fièvre qui menaçait de me prendre. Le soucis était que je n'avais plus de doute sur comment allait finir là soirée, bien que j'ai encore des doutes sur mes capacités à lui rendre un dixième de ce qu'il m'avait donné. « Te faire boire suffit pas ? Mince. », soufflais-je faussement déçu avant qu'il ne s'éloigne pour aller se changer, ou du moins s'habiller, avançant qu'il ne voulait pas que son corps presque nu gache mes efforts, secouant légèrement la tête en allant mettre les pâtes dans l'eau, je vérifiais le lapin qui me semblait bientôt prêt, ce qui n'était pas pour m'aider tant l'odeur me donnait faim pour le coup. C'était simple, mais ça resterait déjà plus que ce qu'on avait pu manger jusque là. Reculant en entendant Will redescendre, je sortais de la cuisine pour le découvrir avec un de mes pull, ce qui me fit presque aussitôt arquer un sourcil, un sourire naissant aux lèvres. « Lapin carotte, notes l'ironie et pâtes. Protéine, vitamine et sucre lent, de quoi tenir toute la nuit. », bon je rigolais, j'étais pas obsédé à ce point, je savais simplement pas comment présenter ça. Il s'assit donc, jouant un instant avec les paquets avant de les mettre sur le côté, il m'invita à m'asseoir avant de me demander comment ma semaine c'était passé, me forçant à garder un sourire un peu trop niais.

« Longue, beaucoup de cours, mais sinon pas mauvaise, pas de mauvaise nouvelle, pas de complication, si ce n'est mon mec qui m'a donné beaucoup de détail sur ses envies, mais je vais pas m'en plaindre. », il communiquait. « Et toi ? », lui retournant la question, j'attendis sa réponse avant de m'excuser pour filer à la cuisine. Il ne manquerait plus que je les loupe. Les retirant du feu, je les égouttais, laissant encore une ou deux minutes au lapin avant de le priver de chaleur, revenant vers Will, j'ouvris la bouteille de vin, lui en versant quelques gouttes dans un verre ballon, « Quelque chose me dit que tu t'y connais plus que moi, je te laisse goutter, je reviens. », prenant les assiettes, je partais dans la cuisine pour remplir les assiettes. Un demi lapin, ca irait non ? Même si c'était pas encore pas très gros, s'était inespéré. Les pâtes misent dans l'assiette, je revenais déposer le tout sur la table, en déclarant avec une voix un peu hautaine, « Lapin nain sur son lit de carotte mariné et son nuage de blé. ». Retrouvant ma place pour de bon, un bruit dans le salon m'attira, le chat encore, elle allait se prendre tout les angles ou elle allait finir par arrêter ? J'en doutais. Reportant mon attention sur Will je repris la conversation, « Du coup vous êtes ou ? C'est sécurisé ? », bon j'aurais pu être un peu moins sur ce genre de question, mais soyons honnête, j'étais préoccupé par leurs survie, je pouvais pas faire autrement que m'y intéresser. Même pendant un repas, même en amoureux.

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Mar 20 Fév - 10:21
L'odeur venant de la cuisine rendait toute tentative de concentration réellement difficile pour Will. Il ne pouvait pas se plaindre de mal manger, comparé à ce que d'autres vivaient dehors, mais l'idée d'un véritable repas ou de ce qui s'en rapprochait le plus, rendait cette soirée d'autant plus appréciable. Il se força tout de même à écouter la réponse que lui donnait Elias sur sa semaine, sans perdre son léger sourire et sans le quitter des yeux, silencieux et attentif jusqu'à ce que la question lui soit retournée. « Plus animée que la tienne, j'imagine. Avec Azia, c'est difficile de profiter du calme. » souffla-t-il, feignant difficilement l'exaspération. Il fallait qu'il s'en plaigne pour la forme, mais il avait passé un bon moment avec la jeune femme, ça avait été agréable de la retrouver sans se préoccuper réellement du passé et de tout ce qu'il pouvait y avoir de mauvais. Et puis, ils avaient trouvé leur QG, bien que cette partie-là restait encore un peu plus compliquée à aborder pour Will. Du moins avec Elias. Mais le soldat ne s'y intéressa pas tout de suite, filant plutôt à la cuisine, revenant brièvement pour servir le vin et disparaître aussitôt. Le jeune homme profita de ces quelques minutes de solitude pour goûter le vin, surpris qu'il soit encore buvable après les événements ayant décimés la ville. Il n'avait pas été servi correctement, mais il se garda de faire le moindre commentaire à ce sujet lorsqu'Elias revint avec le repas, posant seulement son verre pour offrir un sourire au soldat et s'intéresser à son assiette. « Ça a l'air délicieux. » admit-il en prenant sa fourchette. De la viande fraîche. Y avait-il quelque chose de plus incroyable que cela au monde ? À part Elias lui-même, Will ne voyait rien d'autre. Il ne perdit pas beaucoup plus de temps avant de s'offrir une première bouchée, en venant presque à fermer les yeux pour profiter de la saveur. Ça n'était peut-être pas parfait non plus, mais sans aucun doute la meilleure chose qu'il ait mangé en deux ans.

Et comme si Elias était décidé à gâcher ce moment magique, il osa enfin poser plus de questions sur le projet d'Azia et Will, arrachant une légère grimace au jeune homme qui reposa sa fourchette pour lever les yeux vers lui. Il laissa planer un court silence alors qu'il cherchait ses mots avec précaution, bien conscient que la moindre parole de travers transformerait cette soirée magique en zone de guerre. « On n'est pas très loin d'ici, à vrai dire. » commença-t-il. « Tout juste une demi-heure de marche. » Sa main glissa sur la nappe pour prendre celle du soldat, ses doigts se mettant à caresser doucement les siens comme s'il cherchait à le rassurer. Et à détourner son attention aussi, un peu. « On a choisi une petite maison discrète, solide. On a barricadé les fenêtres et on s'est installés à l'étage pour limiter les risques de se faire surprendre. Ce n'est pas parfait et tu trouverais sans doute mille choses à redire, mais c'est très bien, je te le promets. Et on va faire attention et sécuriser les lieux au maximum le plus rapidement possible. » Tout ce qu'il espérait, c'était de pouvoir mener ce projet à bien avec Azia et avec elle seulement. Malgré tout l'amour qu'il portait à Elias, il devinait déjà que rien de ce que la jeune femme et lui feraient de cette maison ne trouverait grâce aux yeux de son homme. Et il comprenait, vraiment, mais il refusait de laisser le soldat se prendre la tête – et lui prendre la tête au passage – pour un endroit dans lequel il ne passerait même pas tellement de temps. « Tu seras invité à la pendaison de crémaillère dès que les lieux seront suffisamment bien installés pour convenir à tes exigences de chef de la sécurité de Fort Hope. » ajouta Will, se faisant soudainement plus moqueur avant de se ré-intéresser à son assiette quelques secondes. « Alors... » reprit-il, relevant les yeux vers Elias après avoir profité encore un peu de son repas. « C'est ton premier dîner romantique, pas vrai ? » Ramener un sujet plus léger sur le devant de la scène lui semblait le plus important pour l'instant et il ne comptait pas lâcher l'affaire tout de suite. « Comment tu imagines la suite de la soirée ? »

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Mar 20 Fév - 11:16
Il trouvait à se plaindre d'Azia ? Sérieusement, il ne changerait jamais. Souriant, je l'abandonnais pour faire ce que j'avais à faire justement avant de revenir avec des assiettes pleine et un Will intéressait par le contenu. Commençant à manger, j'avais des question qui semblèrent déranger Will. J'étais intrusif non ? Il concéda qu'ils n'était pas loin, à une demi-heure à pied. Ok, donc 15 minutes en courant, en cas de soucis je pourrais encore agir. Baissant les yeux sur sa main se glissant sur la mienne, je remontais le regard sur lui quand il m'affirma avoir choisi une petite maison discrète, solide, barricadé. Ils étaient à l'étage pour pas se faire surprendre, et j'allais sans doute avoir dix milles choses à redire, mais ils feraient attention et ils sécuriseraient le plus rapidement possible. Certes... De toute façon je verrais en effet quand j'aurais le droit d'y aller. Le problème c'est que je n'avais pas confiance dans les gens. Et ça, je pourrais pas le changer. « Ok. », me contentais-je de dire alors qu'il retrouvait son assiette et son sourire. Alors quoi ? Secouant légèrement la tête, je m'étais redressé pour le servir en vin, et en faire de même, si il n'avait pas dit qu'il était atroce, ça devait donc aller non ? Retrouvant ma place, je buvais légèrement avant de souffler, « Oui, et j'ai fait à manger pour te convaincre que je suis bon à marier. », soufflais-je dans la même veine. Le mariage... Une connerie de plus dans ce monde au passage. Même si soyons honnête, si la vie avait été mieux, je n'aurais peut-être pas pensé la même chose. Comment j'imaginais le reste de la soirée ? Haussant les sourcils, je devais reconnaître que c'était une grande question, à laquelle je répondrais après avoir remangé de la viande. Putain ce que ça faisait plaisir et du bien d'en manger... C'était fou comme ce genre de chose pouvait m'avoir manquer. Vraiment manqué.

« J'ai le droit de jouer à ton jeu ? », demandais-je en souriant légèrement avant de poser mes couverts et reprendre, « Je comptais manger avec toi, te parler, te laisser ouvrir ces cadeaux avant d'abandonner la vaisselle dans l’évier, sans y toucher, de t'embrasser, avec passion, sans abuser, car tu n'es pas un mec facile, je l'ai comprit. Puis discuter avec toi, en te touchant, en t'embrassant, jusqu'à ce que je te fasse ce fameux strip-tease et que la vue de mon corps finement musclé ne te rende dingue. », soufflais-je dans un premier temps avant de reprendre, « Je t'aurais allongé dans notre canapé avant de te retirer mon pull, j'aurais embrassé ton torse, ton cou et puis je comptais sur le fait que tu me supplie, que je te porte jusqu'à notre lit avant de retirer tes vêtements, de glisser le long de ton ventre avant d'embrasser tes hanches, de glisser mes lèvres contre toi, de faire monter un peu plus la pression jusqu'à te rendre fou avant de retrouver tes lèvres, le temps d'un baiser pouvant durer des heures en fonction de la résistance que ton amour de la victoire aura refait naître, glissant entre tes jambes jusqu'à ce que ça devienne impossible de me dire non ou que tu en ai marre que je puisse te dire combien je t'aime et combien j'ai envie de toi, comme chaque jours depuis que je t'ai rencontré... », jeu à double tranchant étant donné que je voulais réellement finir à poil dans ce lit avec son corps contre le mien. J'avais envie de lui. Envie de son corps, envie d'entendre son souffle. Il avait bien sur me pousser à bout pendant sept jours, et je n'arriverais sans doute pas à le faire avec autant de réussite que lui. Reprenant ma fourchette, je demandais innocemment, « Mais tu t'y connais mieux que moi, du coup si t'as un meilleur programme ? », j'avais l'air assuré, mais soyons honnête, au moment ou ca serait à moi de le faire mieux, je n'étais pas certain d'être aussi franc. Mais passons ?

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Mar 20 Fév - 13:37
Juste un « Ok » c'était une bonne chose, non ? Très sincèrement, Will n'avalait pas une seule seconde qu'Elias se sente rassuré par le petit discours qu'il venait de lui offrir sur la planque qu'il comptait investir avec Azia. Et il savait parfaitement que même s'ils faisaient tout ce qu'il fallait pour que cet endroit soit mieux protégé que Fort Hope, jamais Elias n'en démordrait. Mais il n'insistait pas et ça, c'était... Appréciable aux yeux du jeune homme, même si ça n'était que pour ce soir, que le soldat accepte de lui laisser le contrôle de ce projet sans jouer au petit-ami inquiet. Pourvu que ça dure. Et dans cette optique, le jeune homme changea bien vite de sujet de conversation, ramenant leur soirée en tête-à-tête sur le devant de la scène sans tarder. Son cœur manqua un battement à la plaisanterie que lui renvoya Elias en retour. Parce que, c'était une plaisanterie, pas vrai ? Il l'imaginait mal être le genre d'homme à vouloir se marier, honnêtement. Will ne l'était pas, en tout cas, alors pourquoi la simple mention de ce mot l'angoissait comme ça ? « J'admets que tu ne t'en sors pas trop mal. Dommage que ce soit devenu impossible. » souffla-t-il, plaisantant à son tour en détournant pourtant rapidement le regard pour s'intéresser à son assiette qui devenait de plus en plus passionnante. Pourquoi est-ce qu'il jouait le jeu ? Ça commençait à ne plus aller très bien et c'était ridicule, Will le savait bien, mais son cœur battait un peu plus fort, tout à coup et une chaleur assez envahissante s'installait sur sa peau. Une chaleur qu'il n'aimait pas, qui n'avait rien à voir avec celle qu'il pouvait ressentir quand Elias le touchait ou lui déclarait sa flamme. Si bien que l'ingénieur ne comprit même pas tellement de quoi parlait le soldat quand il demanda l'autorisation de jouer à son jeu.

Jusqu'à ce que la longue tirade ne commence, remplaçant peu à peu la sensation désagréable en quelque chose de plus prenant. Son sourire en coin revint rapidement, aussi vite qu'il abandonnait son assiette pour s'intéresser pleinement à l'homme assis près de lui. La tension devenait palpable, insupportable. Jusqu'à donner envie à Will d'abandonner le repas pour passer directement à la partie qui concernait le canapé. Il parvint pourtant admirablement à se reprendre lorsque la voix du soldat ne résonna plus dans l'air chargé d'électricité de la pièce, secouant légèrement la tête en clignant des yeux pour retrouver pleinement le contrôle. « Le programme m'a l'air intéressant. Mais je passerais peut-être le strip-tease, j'ai envie de déballer mon cadeau tout seul comme un grand. » souffla-t-il en se détournant à son tour. Manger était devenu sa préoccupation principale, il voulait en finir vite avec cette étape, même si ça ressemblait à un crime de ne pas mieux profiter du repas. Quelques gorgées de vin l'aidèrent à calmer ses nerfs à vif et pendant quelques minutes, il mangea en silence dans l'espoir de se retrouver complètement et de trouver un moyen de tirer parti de cette situation. « Tu sembles avoir pensé à tout ça très sérieusement. J'admire ton sens de la préparation, j'espère que mes appels des derniers jours t'ont un peu inspiré. » Son assiette lui semblait vraiment trop pleine, pourtant, il continuait de manger très calmement, sans se presser. Il devait se montrer un tout petit peu difficile à convaincre, c'était le but du jeu, pas vrai ? « T'as prévenu que tu serais malade demain ? » demanda-t-il dans un sourire innocent. Et, presque aussitôt, une question bien plus importante lui brûla les lèvres, qu'il ne parvint pas à contenir davantage. « Tu crois que ce lapin sera toujours aussi bon une fois réchauffé ? »

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Mar 20 Fév - 15:02
Impossible de ? Se marier ? Théoriquement non, si on s'arrête au fait qu'il n'y a plus d'état, oui, mais si c'est religieux, la présence d'un pasteur ou d'une personne abilité fonctionne non ? Logan et Joy s'étaient bien marié non ? Pourquoi je parlais de ça ? Secouant légèrement la tête, je repris mes esprits, finissant par répondre à sa question, alors que j'avais de toute évidence un peu de mal à me reprendre. Il était intéressé, mais il préférait se passer du strip tease pour faire les choses seul comme un grand. Souriant alors, je commençais à ne plus avoir faim, il faut dire que je n'avais pas mangé de viande depuis longtemps et que par conséquent, je n'étais plus habitué à l'effet bourratif de cette dernière. Souriant un peu plus à sa remarque, je me mordais légèrement les lèvres avant de relever les yeux vers lui, « Inspiré oui, sans mauvais jeu de mot, certains matins étaient dur. », littéralement en fait. Et j'avais enchaîné les douches froides. Quand à si j'avais prévenu d'une potentielle maladie, non, inutile de faire le coup deux fois, mais j'avais d'autre moyens d'y arriver, « J'ai demandé ma journée. », j'avais simplement évité de préciser pourquoi. Même si on pouvait s'en douter, et puis une question qui me soulagea pas mal, le lapin serait bon réchauffé ? Merci mon dieu. « La viande est pas toujours meilleur réchauffé ? », me levant alors, je pris les assiettes pour tout remettre dans la casserole sans prendre garde avant de recouvrir d'une assiette propre et de revenir à Will en moins de deux minutes. Réellement. Poussant légèrement la chaise, je m'assis sur ses genoux avant de poser ma main sur les cadeaux pour lui donner, m'occupant déjà d'embrasser son cou, de jouer avec sa peau, « Ouvres les, j'ai des trucs à faire dans le canapé et j'ai besoin de t'avoir déjà un peu séduit pour ça. », soufflais-je en glissant toujours mes lèvres dans son cou, l'embrassant toujours, mordant légèrement sa peau.

J'étais impatient, plus que je ne l'aurais voulu, c'était évident. Et si j'étais complètement en flippe à l'idée de franchir cette étape avec lui, j'en avais surtout extrêmement envie. Tout ce que mon esprit me revoyait de cette nuit ou tout aurait pu basculer, c'était sans doute trop. Glissant mes bras autour de sa nuque, je caressais sa mâchoire avec l'arrête de mon nez, murmurant doucement, « J'ai passé un temps fou à les trouver, j'ai même fait preuve d'auto dérision... », embrassant la naissance de sa mâchoire, je repris, « Tu vas commencer à me transformer en un grand littéraire si tu continues. », glissant mes lèvres sous son menton, je continuais à y déposer des baisers jusqu'à retrouver ses lèvres dans un baiser qui perdait en chasteté avec les secondes. Finissant par sourire, je soufflais, « Je vais te laisser une chance de tomber amoureux et arrêter de t'embrasser. », si c'était possible encore.

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Mar 20 Fév - 17:43
Aussi longtemps que possible, Will avait joué le jeu du dîner aux chandelles. Il adorait cela, vraiment. Non seulement, c'était vraiment bon, mais en plus il appréciait sincèrement les efforts et l'ambiance instaurée par Elias. Il se moquait aussi souvent que possible de l'inexpérience du soldat, mais c'était la première fois que quelqu'un faisait ça pour lui aussi et c'était réellement agréable. Mais beaucoup trop long pour ce qui lui restait de patience après tout ce temps passé à refréner ses ardeurs juste pour avoir le dernier mot et la satisfaction de voir Elias s'épuiser à le désirer. Par chance, il n'était pas le seul à ne plus avoir faim et ce fut avec un sourire satisfait aux lèvres qu'il observa le soldat disparaître avec leurs assiettes encore pleines, pour revenir à une vitesse réellement impressionnante et forcer sa place sur les genoux de Will. Sans se plaindre, le jeune homme glissa ses mains autour de sa taille et ferma les yeux, laissant sa tête se renverser légèrement en arrière alors qu'un frisson courrait soudainement sur sa peau à sentir les lèvres d'Elias dans son cou. Les paquets cadeaux que l'homme l'incitait à ouvrir l’intéressèrent assez peu pour commencer, bien que ses doigts se posèrent dessus assez automatiquement, mais plus Elias en parlait, plus il était curieux de découvrir les titres sur les couvertures. Il se força même à retrouver un peu de sérieux lorsque les lèvres du soldat le libérèrent enfin, attrapant le premier paquet. « M'embrasser aide beaucoup à me faire tomber amoureux. » informa-t-il tout de même avant de se décider à déchirer le papier, sans aucun soin, pour découvrir le premier livre. Ses yeux roulèrent distinctement après avoir lu le titre, se reposant sur Elias alors qu'il secouait la tête légèrement. « Tu crois vraiment que m'offrir un livre qui parle d'une histoire d'amour tragique avec un soldat disparu est une bonne façon de me mettre dans ton lit ? » demanda-t-il, parvenant difficilement à ravaler son sourire. Il y avait de quoi casser l'ambiance dans ce livre, sérieusement, heureusement Will n'était pas à ce point égocentrique et parvint sans mal à reposer l'ouvrage sur la table sans rien perdre de sa bonne humeur, pour s'intéresser au second paquet. « Si celui-là parle aussi de soldat mort, je te préviens, tu en auras pour encore deux semaines à vivre sans mon corps. » menaça-t-il en déchirant de nouveau l'emballage. Son sourire s'étala davantage lorsqu'il déchiffra le titre, mais tout comme pour le premier, il parvint à se contenir et à le laisser de côté pour poser ses lèvres sur celles d'Elias.

Il eut beaucoup plus de mal à rester calme, cette fois, devant se faire violence pour s'éloigner après quelques minutes beaucoup trop courtes. « Merci, deux très bons choix, je suis sous le charme. » souffla-t-il contre les lèvres du soldat. « Pas encore complètement fou amoureux, mais tu as gagné le droit de m'emmener au salon. » Il ne prit pourtant pas la peine de s'y diriger immédiatement, préférant plutôt voler un nouveau baiser à Elias, qu'il laissa perdurer quelques secondes. Se levant finalement, sans mettre fin au baiser, il entraîna le soldat avec lui et le repoussa contre la table pour se coller contre lui, ses doigts n'ayant vraiment aucune difficulté à retrouver le chemin de sa peau pour emprisonner son visage. Ce fut cet insupportable petit miaulement autoritaire qui ramena Will à la réalité, le faisant sursauter légèrement. Il en avait oublié cet idiot de chat, à qui il jeta un regard noir malgré le léger rire qui traversa ses lèvres. « Désolé pour ce cadeau empoisonné. » souffla-t-il à Elias, alors qu'il libérait son visage pour prendre ses mains et reculer enfin jusqu'au salon, le chat sur leurs talons. Ça lui était égal, il ne laisserait pas cette chose lui gâcher la soirée, loin de là. Et, ignorant superbement les miaulements qui continuaient de les suivre à la trace, il s'installa sur le canapé, attirant le soldat dans son sillage, l'invitant à reprendre place sur ses genoux. L'une de ses mains s'accrocha à sa nuque, l'attirant contre lui pour un nouveau baiser, l'autre filant sous sa chemise pour retracer doucement la ligne de sa colonne vertébrale.

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Mer 21 Fév - 9:47
Dans le fond, je ne pense pas qu'il ai besoin de quoi que ce soit pour être amoureux, il l'était déjà, mais si ça pouvait l'aider, alors j'allais continuer, même si j'avais du lui libérer un peu d'espace pour qu'il puisse ouvrir. Souriant dans son cou, j'avouais que l'histoire pouvait paraître étrangement ironique, mal choisi, mais de mémoire, d'après ce que j'avais lu, il s'agissait surtout d'un réel combat contre la mort, pour l'amour non ? « Tu crois sincèrement qu'avoir comme livre de référence un bouquin parlant de deux adolescent se suicidant par amour est mieux ? », car Roméo et Juliette était pas le plus safe à ce niveau là. Le laissant ouvrir le deuxième, il finit par les abandonner pour retrouver mes lèvres. Je ne perdais pas exactement patience, ca serait mentir, mais plus il m'embrassait, plus je perdais ce qui me poussait à faire durer le plaisir. Si bien que lorsqu'il s'éloigna pour me remercier, mon premier réflexe a été de vouloir retrouver ses lèvres... Mais il n'avait pas fini... Parles moins Will. Parles moins. Surtout pour dire qu'il était pas complètement amoureux, mais que j'avais le droit de l'emmener au salon. Déjà une bonne choses non ? D'autant plus lorsqu'il se releva, me repoussant contre la table alors que je perdais de plus en plus ma maîtrise de moi. Mes mains avaient glissé dans sa nuque dans ses cheveux, mon bassin cherchait le sien jusqu'à ce qu'un miaulement intervienne. On aurait dit ma mère, en chat. Souriant face à sa réponse, je soufflais en réponse, « Si elle miaule derrière la porte de la chambre, agaçante ou non je m'en fous, je t'allongerais quand même sur le lit. », je savais ignorer ce qui me dérangeait, ce chat en faisait partie.

Me laissant guider jusqu'au canapé, je me glissais sur lui, retrouvant une position que nous avions eu un peu plus tôt. Je frissonnais au passage de ses doigts sur ma peau, de ses lèvres sur les miennes, de cette main sur ma nuque. Mon baiser ce fit plus passionné encore, alors que je vibrais contre lui. Mes mains avaient glissé le long de son corps jusqu'à accrocher son pull, mon pull, me séparant de ses lèvres non sans me contrarier pour lui retirer et laisser ce dernier tomber par terre, ce fut à moi de l'attirer à moi, de capture ses nuques, d'approcher son torse si c'était possible encore. Et puis mes doigts glissèrent sur lui. Le caressant, le découvrant à nouveau, jusqu'à ce que des pattes ne pose sur mes cuisses. Sérieusement ? Abandonnant son torse, une main captura l'animal qui ne sembla pas content avant de la lâcher dans le vide. Non la chut n'avait pas été violente, je m'étais quand même penché pour la lâcher à ce qui semblait-être 10 ou 15 centimètre à tout casser. C'était un chat, ca n'allait pas la casser. « Tu vas devoir te faire un peu plus amoureux pour de faire pardonner tu sais ? », soufflais-je alors que mes lèvres glissaient dans son cou, alors que mes mains commençaient lentement à trembler sous une excitation grandissante.

Et en parlant de perdre patience, je laissais mes mains retrouver la barrière de sa ceinture, jouant avec, la faisant céder, avant que mes mains ne s'en écarte brusquement pour retrouver ses lèvres dans un sourire, « Excuses moi, j'avais oublié que je devais te noyer de baiser, te montrer combien j'étais déjà fou de toi... », avais-je murmurer en lâchant momentanément ses lèvres, en les caressant avant de les capturer à nouveau, me coupant le souffle au passage. Je devais être patient. Aussi difficile cela puisse-t-être.

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Mer 21 Fév - 16:55
Si le plan avait été de garder le contrôle pour faire durer le moment, autant dire que ça ne fonctionnait pas très bien. Will, en tout cas, perdait de son calme trop rapidement et à en croire la vitesse à laquelle s'enchaînaient les baisers et où le pull qu'il portait s'envola au-dessus de sa tête, il n'était pas le seul à manquer de plus en plus de patience. Une part de sa conscience s'inquiétait de ce fait, ou du moins conservait le souvenir qu'ils auraient du prendre leur temps et qu'il était supposé résister un peu... Mais perdu aux lèvres d'Elias, ses mains s'accrochant à son corps et caressant sa peau, il n'avait aucun mal à faire taire cette petite voix. Heureusement, finalement, qu'il avait décidé d'adopter aujourd'hui un chaton profondément envahissant qui tenta une fois encore de les interrompre et offrit une petite pause aux deux hommes, alors que le soldat se débarrassait d'elle dans la plus grande indifférence, lançant quelques mots au passage. « C'est en cours, je fais ce que je peux. » souffla-t-il dans un sourire, laissant sa tête reposer un instant en arrière pour offrir son cou aux lèvres d'Elias. Son cerveau s'embrumait de plus en plus à chaque contact, jusqu'à faire taire presque complètement la voix de sa conscience. Presque. Il fallait qu'il se reprenne, mais sentir le corps pressé contre le sien rendait la tâche beaucoup plus difficile qu'il ne l'aurait imaginé. Cette idée de forcer l'abstinence aussi longtemps avait été complètement stupide et totalement néfaste pour son sang-froid.

Heureusement Elias semblait vouloir retrouver ses esprits avant lui, éloignant ses mains soudainement jusqu'à pousser Will à poser sur lui des yeux agrandis par la surprise. Il crut une seconde que le chat était revenu à la charge pour s'interposer, mais fut rapidement détrompé par le soldat qui s'expliquait et ne lui laissait même pas le temps de réagir qu'il lui volait déjà un nouveau baiser. Mais il avait raison, il fallait absolument qu'ils prennent un peu plus leur temps. Ou qu'ils en finissent maintenant, Will restait partagé sur la finalité. Ses mains se posèrent sur le visage d'Elias pour l'éloigner plus doucement. Il l'observa un instant, très bref, tenté de choisir la solution de facilité. Son corps s'embrasait à la seule idée de ce qui l'attendait ensuite, le poussant à revenir à la charge avec un baiser fiévreux, complètement désordonné. Mais il voulait respecter le choix d'Elias de faire de ce moment quelque chose de mémorable, le laisser être aux commandes pour son grand moment. Alors, il se força à s'éloigner de nouveau et à se reprendre légèrement. « On devrait monter, ce sera plus confortable. » proposa-t-il, attendant seulement une confirmation pour se relever et prendre la main du soldat dans la sienne pour s’exécuter. Il regrettait que la chambre soit si loin, qu'il faille monter des marches pour l'atteindre. Mais au moins, ces quelques minutes permirent à son corps de se refroidir légèrement et à son esprit de se libérer un peu de l'épais brouillard qui l'envahissait. Dès que la porte fut refermée derrière eux, il poussa Elias contre et retrouva ses lèvres tandis que ses doigts descendaient sur sa chemise pour en défaire les boutons. Ce simple effort lui demandait une concentration improbable qui l'obligeait au moins à aller plus lentement, ses doigts effleurant doucement la peau qu'il découvrait à chaque bouton. Il n'en avait défait que quatre ou cinq lorsqu'il abandonna les lèvres du soldat pour glisser dans son cou, ses doigts continuant leur manège tandis que ses lèvres et sa langue se relayaient pour couvrir la distance qui s'offrait jusqu'à la clavicule d'Elias.

Finalement, la chemise se retrouva complètement ouverte et ses baisers repartirent dans l'autre sens alors qu'il s'attaquait à la ceinture contre laquelle chutèrent ses mains. Cela lui prit beaucoup moins de temps avant qu'il ne puisse faire glisser le pantalon sur les hanches du soldat et s'y accrocher finalement de ses deux mains pour l'attirer contre lui. Lentement, alors que ses baisers continuaient de brûler sur le cou et sur la mâchoire de l'homme, il recula jusqu'à sentir le lit contre ses jambes. « T'es sûr de toujours vouloir faire ça ? » souffla-t-il à l'oreille d'Elias, cachant le sourire qui venait de naître sur ses lèvres, mais qui devait certainement s'entendre dans sa voix. Il ne changeait pas d'avis non plus, loin de là, mais utilisait plutôt cette question pour donner une chance au soldat de reprendre la situation en mains, en quelques sortes.

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Mer 21 Fév - 18:05
On allait perdre à ce jeu là, et même si j'avais essayé de nous raisonner, mais après un instant de doute, Will mit fin à tout mes efforts au travers un baiser qui secoua mon corps de choc électrique tous plus puissant les uns que les autres. Jusqu'à ce qu'il soit question de monter. Retrouvant difficilement mes esprits, je me redressais, le suivant sans m'occuper de la râleuse alors que l'on franchissait le pas de la porte. Porte qui fut vite claquer et contre laquelle je me retrouvais plaqué. Un sourire certain sur les lèvres, je répondais à ses baisers, m'enflammait sous ses doigts, même si il peinait à ouvrir cette chemise. Tendant le cou pour le laisser atteindre ma peau, soupirant même lorsqu'il ouvrit mon pantalon. Mes mains l'avaient déjà tellement parcouru que je ne fus pas contre bouger. Profitant de cette lente danse pour faire glisser mon pantalon sur le sol, il s'arrêta. Me demandant alors si j'étais toujours envie de ça, si j'en étais sur. Glissant mes mains vers son dos, j'arrivais sur ses hanches, glissant sur ses cuisses pour les soulever le temps de l'allonger sur le lit, sans vraiment donner de réponse. « J'ai envie de toi, j'en suis sur et je le veux. », murmurais-je contre ses lèvres avant de l'embrasser à nouveau, passionnément, sans retenu, jusqu'à ce que le souffle me manque. Glissant alors sur l'arrête de sa mâchoire, je commençais une chut lente, très lente vers son torse. L'embrassant, glissant ma langue sur sa peau pendant que mes mains le libérait de son pantalon, jusqu'à ce que mes lèvres embrasse son bas ventre.

Laissant le vêtement tomber au sol, je remontais le long de son corps jusqu'à ses lèvres. L'embrassant à nouveau alors que mes mains jouaient avec ses cuisses, alors que je les laissais m'emprisonner. Et puis une nouvelles chute, me débarrassant de son boxer, je glissais mes lèvres autour de lui, sans hésitation, lui procurant sans doute qu'un dixième du plaisir que je pourrais trouver en prenant possession de son corps. M'évitant aussi d'y penser, d'y réfléchir, je m'occupais uniquement de lui, le rendant fou sans doute et je m'en excusais, il ne méritait sans doute pas qu'on joue avec lui, mais j'avais toujours la même fascination, celle de son corps vibrant à l'instar d'un instrument sous les doigts de son musicien. Je n'étais sans doute pas le meilleur pianiste du monde, mais les notes s'élevaient tout de même dans les airs. Je finis toutefois par arrêter de jouer avec sa patience, sans pour autant l'avoir poussé à bout, j'avais besoin de me rassurer sur certains points. Alors j'embrassais la pointe de ses hanches, sentant une contraction un peu plus violente dans mon bas ventre au passage. Retirant à mon tours mon boxer dans une perte de contrôle certaine, je me repris à temps, même si nos virilités se frôlaient à présent, je tenais bon, malgré la douleur grandissante qui sciait mes reins. Je remontais le long de son corps, retrouvant ses lèvres dans un baiser puissant dévastateur qui me priva presque de ma conscience. Je devais me reprendre, je devais me reprendre.

« Tu le veux toujours ? », finis-je par demander, de nouveau sérieux. Je m'étais redressé sur mes bras, je le fixais avec envie, mais aussi une inquiétude. Le moment n'était plus loin, je ne saurais pas faire durer le plaisir, pas après une semaine loin de son corps, pas quand le simple fait d'être contre lui m'arrachait des frissons de plaisir. Alors oui, si moi j'étais sur de vouloir passer ce cap, le voulait-il lui ? Je m'embêtais sans doute de bien des choses, et si je me prenais une remarque cinglante, je ne serais pas étonné, mais c'était important, ça ma rassurait. Car dans tout ce bordel, il y avait bien un problème, j'avais besoin d'être rassurer, de savoir qu'il ne forçait rien, qu'il le voulait, avec moi. Si on en avait parlé une semaine plutôt, la fièvre que je ressentais à présent à l'idée de m'unir à lui ne devait pas m’empêcher de penser. A lui, à ses désirs.

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Jeu 22 Fév - 1:47
Le confort du matelas et des draps propres dans son dos suffisaient probablement à Will pour obtenir la réponse qu'il attendait à sa question, mais son sourire attendit que les mots confirment ce qu'il savait déjà pour s'étirer. Il peinait à croire que de simples mots puissent avoir tant d'impact sur lui et pourtant, un frisson le traversa bien avant qu'Elias ne revienne l'embrasser. Il se retrouva trop rapidement à bout de souffle, impatient et presque heureux de sentir le soldat s'éloigner pour lui permettre de respirer un peu. Profitant du moment, il se laissa reposer contre le matelas, fermant les yeux alors que son corps se retrouvait submergé par les lèvres d'Elias. Chaque baiser, chaque caresse laissait une trace brûlante sur la peau de Will qui se laissait gagner par le désir à la vitesse que voulait bien lui concéder le soldat. Trop lentement d'abord, malgré les décharges qui traversaient son corps régulièrement. Mais il se laissait faire, complètement, n'essayant pas une seule seconde d'augmenter la cadence. Ses mains glissèrent un moment sur le corps d'Elias, jusqu'à ce que l'une d'entre elles trouve sa place dans ses cheveux alors que l'autre s'accrochait au draps.


Et puis, le rythme s'intensifia soudainement et Will fait prisonnier dut se laisser malmener par les attentions d'Elias qui tenaient plus du supplice qu'autre chose. Ses doigts tirèrent un peu plus durement dans les cheveux du soldat, alors qu'il se mordait les lèvres dans le but complètement stupide de retenir ses soupirs de se faire trop bruyant. Ce qui était parfaitement inutile au demeurant et il abandonna rapidement cette idée, se laissant complètement aller. Pas assez longtemps, malheureusement, à peine quelques minutes de torture et Elias le laissait sur sa faim pour remonter contre sa peau. Il le savait, pourtant, mais la cohérence l'avait quitté pour de bon et un grognement frustré résonna sans qu'il n'arrive à le contenir, trop vite étouffé par un nouveau baiser qui l'essouffla immédiatement. Il perdait complètement le fil de ses pensées, son désir prenant le dessus et le poussant à enfermer de nouveau le corps du soldat entre ses jambes. Son impatience grandissait clairement, attisé douloureusement lorsque le baiser prit fin et que de nouveaux mots s'élevèrent. Une question inattendue qui lui fit rouvrir les yeux brusquement pour les poser sur Elias.

Il ressentait vraiment le besoin de se poser cette question maintenant ? Les réponses pleines de sarcasme affluaient presque naturellement à l'esprit de Will, mais aucune ne traversa la barrière de ses lèvres. Il n'avait pas le temps pour ça en ce moment. À la place, ses mains encerclèrent la taille du soldat pour le presser plus fortement contre lui, ses genoux se refermant un peu plus, ses hanches se soulevant légèrement pour appuyer le contact. Un nouveau frisson fit tressaillir Will et son regard, dans lequel il n'arrivait même pas à laisser percer une légère exaspération au travers du désir, se perdit dans celui d'Elias. « Je le veux toujours. » souffla-t-il, reprenant les mots qu'il venait d'entendre sans y prendre garde. Son cerveau ne fonctionnait définitivement plus de façon correcte, il en venait même à ne pas s'offusquer de ne pas encore avoir eu droit à son interminable déclaration d'amour. « T'es sûr que ça va ? » parvint-il à demander quand même, après quelques secondes à respirer profondément pour retrouver un peu de calme. Dans son esprit, il était pratiquement impossible qu'Elias puisse encore ressentir la moindre difficulté à une relation physique avec lui, peu importe les nouveautés, pas après tous ce qu'ils avaient fait ensemble. Mais peut-être qu'il était juste complètement à côté de la plaque pour le coup, ça n'aurait pas été tellement étonnant vu comme il se sentait en ce moment.  

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Jeu 22 Fév - 7:43
La question avait sans doute été stupide, je le sais, et sa réaction, la proximité qu’il imposa à mon corps me tirèrent des frissons brutaux, impossible à ignorer qui me firent fermer les yeux. Juste un instant, juste une poignet de secondes. Pourtant sa voix. Juste sa voix suffit à me ramener. Il je voulait toujours quand à étais-je sur que ça allait ? Souriant doucement, je penchais mes lèvres sur les siennes, l’embrassant sans chercher à me retenir, sans le vouloir aussi, je voulais simplement être contre lui, je voulais simplement l’embrasser, sentir sa peau. « Oui. », murmurais-je en guise de réponse. Ça allait, j’avais simplement des doutes stupides sur moi, rien de plus. Pourtant il n’y avait rien de nouveau en sois, j’avais déjà couché avec Will, j’avais sentit mon corps se tendre, trembler sous le rythme de son bassin, je savais comment faire. Et j’avais déjà pratiqué avec des femmes, il n’y avait aucune raison de paniquer, si ce n’est celle voulant me pousser à ce que tout cela soit parfait. Je voulais qu’il ne regrette rien.

Mais bientôt, mon bassin roula à nouveau contre le sien, forçant la fièvre à revenir, mes lèvres à se perdre à nouveau sur lui, sur ses lèvres, dans son cou, sur sa peau. Chaque contact me brisait un peu plus et pourtant, je ne savais m’en défaire. J’avais toujours se besoin de lui, de son contact et lorsque je dus m’éloigner pour saisir ce dont j’avais besoin pour la suite, le tremblement de mécontentement de mon corps suffit à me rappeler combien j’étais faible sans lui. Brièvement, l’idée que je sois entrain de mettre quelque chose que je n’avais plus vraiment approché depuis longtemps pour Will me fit sourire, mais le manque l’effaça rapidement. Retrouvant ses lèvres alors que dans un soucis de perfection sans doute, je laissais à mes mains tout le plaisir de préparer Will pour la suite, je me sentis brusquement fébrile lorsqu’il fut question de mettre fin à l’inconnu. Obligé de souffler contre lui pour me rassurer à nouveau, « Tu m’arrêtes si… Si ça va pas ok ? », l’embrassant une dernière fois, je plongeais mon regard dans le sien, y cherchant n’importe quoi avant que mes mains ne le tienne contre moi, le temps que je fasse de tout ça une nouvelle expérience. Je le fis mien d’un mouvement de bassin sans doute trop lent pour ne pas être une torture et pour lui et pour moi. Pourtant, à mesure que j’unissais nous corps, chaque cellule explosait sous ma peau au point de me figea dans un soupir de plaisir bien plus sonore. Je tremblais, forte, violemment même. La sensation de son corps contre le mien m’irradiait brusquement, créant une chaleur grisante et pourtant sourde. Il me fallu quelques secondes pour me reprendre, pour que le plaisir redescende légèrement pour me permettre d’ouvrir les yeux à nouveau, pour que mes mains cessent de se figer, de le maintenir contre moi. Il me fallut quelque seconde. La respiration déjà haute, je le regardais un instant, cherchant n’importe quoi pouvant me dire quoi faire, quoi arrêter, mais je ne reçus qu’une autorisation de continuer. Pas d’arrêter.

J’étais sans doute trop prudent, mais je n’avais pas envie de lui gâcher ça, de briser le moment, d’autres l’avait fait avant moi, il n’était pas novice, rien… Cette pensée me déplu d’ailleurs plus que je n’aurais pu le reconnaitre et c’est l’envie d’être le seul à pouvoir l’aimer qui m’anima. Engageant une danse qui me scia les reins, brisa la conscience à chaque mouvement, à chaque rencontre contre son corps. Si j’avais sur retrouver ses lèvres, mes mains l’attirant un peu plus contre moi m’en privèrent lorsqu’un soupir délicieux s’échappa de ma bouche, lorsqu’un tremblement incontrôlé prit le contrôle, paralysant ma colonne, mes muscles. Comment c’était possible de ressentir autant de plaisir avec une seule personne ? Comment on était censé le vivre ? Le supporter ? Mon front s’échoua contre son épaule, mon souffle se muant de plus en plus en gémissement, en supplique d’en sentir plus. J’étais totalement soumis à mon désir, à ce qu’il me faisait faire en cet instant, contre lui. Car c’était ce désir, cette satisfaction de le sentir sous ma peau qui me faisait bouger, qui me faisait sans doute ajuster involontairement mes gestes, mon rythme. J’étais resté attentif, c’était clair. Même si chaque mouvement devenait de plus en plus grisant, perdant sans doute en contrôle, en retenu à mesure qu’il poussait mes limites derrière moi.

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Jeu 22 Fév - 12:08
D'un simple hochement de tête, Will rejeta les inquiétudes d'Elias que dévoilait une nouvelle question parfaitement inutile, sans prendre la peine d'y répondre par des mots. Il aurait pu trouver cela mignon s'il n'était pas présentement trop occupé à se laisser consumer par le désir qui l’enflammait entièrement, mais ce recul lui manquait complètement pour l'instant. L'attente le rendait fou et ses mains se refermèrent une fois de plus sur la taille du soldat pour l'inciter à ne pas hésiter plus longtemps. Ils avaient pris leur temps, ils le voulaient tous les deux et tout avait été fait correctement, alors quelle raison y avait-il que ça se passe mal ? La réponse ne tarda pas à venir, alors qu'Elias cédait enfin. Aucune. Une légère gêne se fit sentir, mais là encore, Will avait choisi de l'ignorer. Il ferma les yeux, expirant profondément, le rythme de sa respiration se calquant inconsciemment sur les mouvements d'une lenteur insoutenable du soldat. Il y eut un moment de flottement, où Elias ne faisait plus rien et où l'impatience de Will atteint des sommets. Il en profita pour se détendre davantage et, de son mieux, pour aider l'homme à en faire de même, ses doigts caressant avec douceur ses flancs et son dos. Un nouveau hochement de tête fut nécessaire pour le convaincre d'arrêter de se poser des questions et de profiter du moment, mais au moins finit-il par y consentir.

La gêne fut oubliée en un claquement de doigt, en un coup de bassin plus naturel. C'était différent. Sûrement parce qu'il s'agissait d'Elias, de son corps brûlant et s'activant contre Will, de ses soupirs qui brisaient le silence, de ses lèvres qui lui faisait perdre le fil. S'il avait eu assez de conscience pour cela, le jeune homme se serait certainement traité d'idiot de penser comme ça, mais c'était vrai. Son subconscient jouait définitivement un rôle sur ses sensations physiques et chaque parcelle de l'homme qui l'assaillait, ses baisers, ses soupirs, ses mouvements, sa présence, participaient à attiser la flamme et soumettre Will au supplice du plaisir grandissant. Ses muscles se tendaient un peu plus à chaque frisson, ses soupirs qui se muaient en véritables gémissements répondaient inconsciemment à ceux du soldat et il en allait de même avec son bassin qui cherchait à prolonger chaque assaut en se mouvant presque tout seul. Ses doigts remontèrent une dernière fois avec douceur sur le dos d'Elias avant de se crisper réellement sur ses épaules pour le maintenir contre lui. Et pour la première fois de la soirée, Will se félicita finalement d'avoir su patienter deux semaines, cela aussi participant sans doute à l'emmener plus loin plus rapidement.

Le temps avait fini par suivre une toute nouvelle course, incohérente et anormale, calquée sur Elias une fois de plus, comme tout le reste. Il aurait pu s'être écoulé cinq minutes, une heure ou deux jours que Will n'aurait pas su l'expliquer. Il savait seulement qu'il était à bout de nerf, épuisé et mortellement essoufflé lorsque le plaisir le frappa violemment et de plein fouet. Son dos s'arqua tout seul et sa tête renversée en arrière exposa sa gorge au souffle incandescent d'Elias. La libération en était venue à être presque douloureuse, s'étirant en longueur jusqu'à ce qu'il n'en puisse vraiment plus. Son dos retomba contre le matelas où les draps collèrent à sa peau de manière assez désagréable. Ses genoux, puis ses mains suivirent le même chemin rapidement, lui permettant de constater au passage que ses ongles s'étaient enfoncés dans la peau du soldat sans qu'il n'y fasse attention. Le silence refusait de reprendre sa place, son souffle trop bruyant continuant de se soulever dans l'air au rythme acharné de son cœur battant douloureusement contre sa poitrine. Le frisson glacé suivit, comme toujours, le faisant trembler une seconde contre le corps qui pesait sur son torse et, sans qu'il n'arrive à les retenir, ses paupières trop lourdes se fermèrent à leur tour. Il n'avait aucune intention de s'endormir, pourtant, et profitait seulement du calme qui s'installait difficilement après la tempête. De ce moment parfait et irréel qui prenait place après que son corps ait subi le violent traitement de l'orgasme.

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Jeu 22 Fév - 14:57
Que s'était-il passé au juste ? Je n'en avais plus la moindre idée. Mon corps avait dansé contre le sien, se choquant se brisant contre lui de plus en plus, jusqu'à ce que ce soit trop. J'avais tremblé, énormément, avant de me figer dans un dernier mouvement libérateur. Une dernière tension. Un dernier mouvement. J'avais pu sentir le choc traverser mon corps de part en part, sans me laisser le temps de réaliser. Essoufflé, épuisé contre lui, mon front était posé sur son épaule alors que rien ne me laissait réaliser. Comment ? Comment on pouvait en arriver là ? J'avais aucune idée de ce qui venait vraiment de se passer, aucune idée de la cohérence de tout ça. Mon corps était choqué, brisé, anéantit par l'orgasme et pourtant une chaleur rassurante commençait à glisser dans mes veines après la tempête de plaisir qui m'avait ravagé. La jouissance ayant raviné chaque cellules, chaque diverticules de mon corps. J'avais été brisé, échiné par l'effort, par la rencontre de nos passions. Tout avait semblé aller si vite, et pourtant, dans mon âme résonné autre chaque souffle, chaque gémissement ayant pu trouver le chemin de ses lèvres. Tout venait à nouveau m'irradier de ces souvenirs qui berceraient mon âme. Il avait abdiqué, je demeurais contre lui, ayant peur que chaque mouvement ne fasse chanceler mon cœur. J'étais épuisé. Pourtant je ne pouvais pas rester là, m'imposer à lui alors que mon myocarde battait encore à tout rompre. Poussant sur mes bras trémulant encore d'une telle agitation, je me laissais tomber sur le lit à mon tour. J'avais atteins un point de non retour, comme si il était possible d'outre passer les limites imposé par notre mortalité pour effleurer une sensation que seul les dieux connaissaient. Will m'avait réanimé. Je n'en avais plus douté dès que mes phrases avaient tenu le mot amour dans leurs vers, mais aujourd'hui, j'entendais mon cœur battre dans mon être, mon âme vibrant encore au rythme de notre danse. Sans doute n'aurais-je jamais cru penser que pareil extase pouvait exister, mais j'en avais le cœur net à présent. Will m'avait rendu vivant, il avait donné un réel sens au mot passion.

Ma main, encore tremblante, avait fini par retrouver la sienne, si glissant fébrilement sur la sienne, sentant une nouvelle chaleur me traverser alors que l'épuisement m'harassait toujours autant. Attendre avait été sans doute la meilleure chose à faire, le moment s'imprimant à présent avec tellement de force dans mon esprit que je ne saurais l'oublier. Comme à chaque fois. Le désirer, si violemment, et finir par le gagner, il n'y avait sans doute rien d'autre à sacrifier. A donner. Il y avait déjà eu l'amour, l'union, la passion, et aujourd'hui le néant succédant la libération de nos corps, de nos âmes. Je l'aimais, je l'aimais vraiment. J'en deviendrais sans doute fou, et j'entretiendrais toute ma vie cette flamme qui rendait chaque jour passé à ses côtés unique. Différent. Je ne laisserais jamais le monde et sa chute nous y pousser. Le monde était suffisamment sombre, je n'avais pas besoin d'aujourd'hui pour réaliser combien ce que je partageais avec Will était fragile, non pas car nous doutions l'un de l'autre, simplement car le monde était fragile et que l'amour y trouvait difficilement sa place.

Lentement, les perles salée, qui s'étendaient sur mon corps, perdirent en chaleur, glaçant mon épiderme alors que mes muscles demeurait figé dans une douleur térébrante, semblable à une lente agonie. Une agonie délicieuse, douceâtre, enivrante. J'étais contaminé par son corps, il me mettait à genoux, pourtant rien dans ce qui venait de se passer me pousserait à l'abstinence, la douleur de mes muscles tordu par l'effort n'étant qu'un contre coup acceptable. Il m'avait apaisé, jusqu'à ce que mon esprit ne lutte pour reprendre la main, pour me rappeler ce qui venait de se passer. J'avais une appréhension certaine. Il était calme. La fatigue ? Cet état second dans lequel j'étais aussi ? Je n'en savais rien. En fait, j'étais épuisé et mon esprit s'accrochait à tant de chose que je ne savais pas par quoi commencer. Il fallait que je remette un peu d'ordre dans mes pensées.

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Jeu 22 Fév - 17:08
Un sourire rayonna timidement aux lèvres de Will alors que ses doigts se refermaient autour de ceux qui venaient de se glisser dans sa main. Pendant quelques minutes encore, il choisit pourtant de rester silencieux et immobile, permettant à son cœur de reprendre doucement son calme. Il entendait de légers miaulements à l'étage du dessous, affreusement déchirants d'ailleurs, mais même ça ne lui donnait pas envie de bouger et de s'éloigner d'ici. Rien ne l'aurait pu. Ses muscles hurlaient tous de douleur, mais ça ne l'atteignait pas même un peu. Tout était absolument parfait. Rien de moins que ça. Peut-être qu'il était totalement à côté de la plaque, que les substances qui courraient dans son sang, libérées par le plaisir, le rendaient aveugle et niais, mais ça lui était complètement égal. Il était comblé, heureux, totalement détendu. Amoureux. Et ses doigts se détachèrent finalement de ceux d'Elias à cette pensée, à cette constatation dont il avait pourtant conscience le reste du temps, mais qui venait de le frapper avec tellement de force qu'il en avait le vertige. Pas pour fuir, pas par peur. Seulement pour se tourner sur le côté et se glisser contre le corps du soldat où, pour le moment du moins, il avait envie de passer le reste de sa vie, sachant parfaitement que ce rêve finirait par s'envoler quand la réalité reviendrait se mêler de leurs affaires ou que son hyperactif de petit-ami retrouverait ses mauvaises habitudes. Sa tête se posa contre son épaule, ses doigts nouvellement libérés effleurant ses côtes. Son autre main se posa sur le ventre d'Elias, remontant doucement sur sa peau jusqu'à se poser sur sa poitrine où il sentit le battement régulier et étrangement apaisant sous ses doigts, ses lèvres filant doucement dans sa nuque.

« Je t'aime. » souffla-t-il contre son oreille, à défaut de trouver mieux. C'était profondément insuffisant, au point d'en devenir presque frustrant. Il aurait du exister d'autres mots plus forts pour exprimer convenablement ce sentiment. Ses lèvres s'activèrent de nouveau, repartant dans l'autre sens pour quelques secondes à peine. « Et je ne dis pas ça seulement parce que ce qu'on vient de faire était absolument incroyable. » reprit-il, un peu plus fort, un sourire s'étirant à ces mots, ses lèvres dessinant quelques baisers de plus sur la peau du soldat. Ça avait été réellement incroyable, complètement dévastateur et pourtant parfait. Ce mot, encore une fois. « Je le pense vraiment. Je t'aime plus que tout et plus que je n'ai jamais aimé qui que ce soit, Elias. Même si ça ne fait que... » Une légère pause le temps de compter, ou du moins prétendre qu'il comptait. « Quatre-vingt-quatorze jours qu'on se connaît ? » Comment était-ce même possible, d'ailleurs ? La nouveauté, peut-être, du moins était-ce la réponse qu'aurait donné un cynique et Will en était généralement un. Mais il ne croyait pas que ce soit seulement ça, principalement parce qu'il savait. Il avait déjà aimé, il savait ce que ça faisait de se bercer d'illusions sur l'amour qui rime avec toujours et comment ce sentiment finissait par s'éteindre un jour ou l'autre. Mais cette fois était différente, vraiment différente. Il ne revint pas à la charge avec des baisers, cette fois, mais bougea un peu pour s'appuyer sur son coude et lever les yeux vers Elias. « Tellement que tu noteras que je t'ai laissé me faire l'amour sans exiger la déclaration que tu m'avais promis avant. Ma réputation va en prendre un sacré coup... » Un rire silencieux le secoua quelques secondes, alors qu'il réalisait combien il était incapable de se montrer sérieux dans des moments comme ça. Clairement, il ne se révélait pas aussi doué pour les déclarations d'amour qu'avait pu l'être Elias lorsqu'il était trop ivre pour retenir les mots. Mais il était sincère et lui-même, ça rattrapait le coup, non ?

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Jeu 22 Fév - 17:56
Je reprenais difficilement contenance, je devais l'avouer. Certes mon coeur avait cessé de s'emballer, de perdre pieds, mais mon esprit. J'avais l'impression d'être au centre d'un événement dont je ne saisissais pas le sens. Du moins jusqu'à ce qu'il lâche ma main pour venir se lover contre moi, ses mains sur ma peau, ses lèvres dans mon cou. Et puis un aveux, si l'on pouvait décrire ça comme un aveux, je le savais déjà, mais ça sonnait différemment ici. Encore sans doute trop loin de la réalité, je ne fis qu'étirer mon cou pour le laisser jouer. Jusqu'à ce qu'il reprenne et qu'un sourire ne vienne fendre mon visage. Incroyable ? J'étais pas certain que cela suffise. Chaque étreinte l'était, mais là. Je ne savais toujours pas si c'était le fait d'avoir pu l'aimer, l'attente ou juste lui, mais les choses avaient été différente. Ouvrant la bouche pour répondre, il me coupa l'occasion en affirmant qu'il le pensait vraiment. Avouant qu'il m'aimait plus que tout ce qu'il n'avait jamais aimé. Mon cœur s'était serré, violemment, mes joues s'échauffant malgré moi alors qu'il continuait, me faisant sourire à nouveau en recomptant les jours. A quel moment je le méritais lui ? Il était incroyablement tout. Et il m'aimait, plus que tout ceux qui avaient pu passer avant moi, plus que lui ? Je n'avais pas envie de penser à lui. Pas maintenant. « Bonne mémoire... », soufflais-je en le regardant se redresser légèrement. Il faisait comment ? Moi juste l'idée de me redresser m'épuiser déjà. Quoi que. Sa note d'humour ne m'y force. Fronçant légèrement les sourcils en me redressant sur mes coudes, je me penchais sur lui, embrassant son cou, la mâchoire, avant de souffler « Des ailes légères de l'amour j'ai volé sur le haut de ces murailles, car des barrières de pierre ne sauraient interdire l'entrée de l'amour, et tout ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter. », retrouvant ses lèvres dans le baiser le plus retenu que je pus, je sentis mon bras trembloter à nouveau, me forçant dès lors à retomber sur le lit. « Ca se dit peut-être pas, mais merci de m'aimer comme ça... », il était une lumière irradiante dans une vie devenu trop sombre. Il m'avait offert plus que son amour, il m'avait apprit bien plus qu'à m'aimer. Will m'avait sauvé sur bien des plans. J'avais eu énormément de chance, la chance de le rencontrer, celle de le croiser. Il était sans doute une raison pour vivre encore aujourd'hui, pour ce battre. Il était tout.

Et puis, sans doute car cela devenait dur pour moi, je finis par demander, à la fois pour relâcher la tension de cette amour, mais aussi pour répondre à une question, « C'était genre... Vraiment bien ? Je veux dire, y'a des trucs que j'ai mal fait ? Que je devrais éviter ? », ce n'était pas parce que moi j'avais été transporté que lui l'avait été. Ok, il avait dire que c'était incroyable, mais c'était peut-être de l'humour ou je ne sais quoi d'autre pour dissimuler une vérité. Je voulais qu'il soit heureux, comblé. Je voulais pouvoir répondre à ses envies, à ses besoins, mais j'avais besoin de savoir. Et comme n'importe qui la première fois, je m'inquiétais un peu. Ok, si j'étais pas con, tout les éléments étaient réuni pour me le faire comprendre. Mais il était amoureux, clairement et l'amour ça faisait faire et dire n'importe quoi non ? Je venais de prendre mes propres lèvres en otage de mes dents, comme si stresser allait m'aider à être un bon coup, un copain correcte. Ça ne changerait rien, absolument rien. C'était inutile de stresser. Ça ne m'aiderait pas.

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Jeu 22 Fév - 21:08
Sourire aux lèvres, Will ferma les yeux alors qu'Elias récitait d'autres vers de Roméo et Juliette. Cet homme était incroyable, vraiment, à se demander s'il n'avait pas appris toute la pièce par cœur. Ce qui était complètement dingue, soit dit en passant. Et pourtant, ça rendait Will ivre de bonheur, de se dire qu'il s'était trouvé un homme capable d'apprendre et de lui réciter du Shakespeare juste pour lui faire plaisir. Et de lui faire perdre la tête d'un seul baiser après ça. Dès qu'il retrouva ses lèvres, Will reposa sa tête sur l'épaule du soldat et soupira doucement, se replongeant aussitôt dans ses pensées sans plus rien ajouter. Il n'y avait rien d'autre à dire, il voulait seulement faire durer ce moment aussi longtemps que possible, jusqu'à s'endormir peut-être et ça lui allait très bien comme ça. Malheureusement, Elias ne lui semblait pas être du même et avis et il brisa bien trop rapidement le silence en posant une question complètement ridicule.

Surpris, le jeune homme rouvrit les yeux pour les poser sur le soldat, ses sourcils se fronçant une seconde avant qu'un rire ne lui échappe. Il fallait toujours qu'il se pose des questions dans ce genre, celui-là, hein ? Accepter d'avoir confiance en lui et de lâcher prise, c'était beaucoup trop lui demander. Profitant que son visage soit caché, Will roula des yeux, mais ça perdait totalement de sa saveur quand personne ne pouvait le voir. « Il y a bien quelque chose... » admit-il après quelques secondes. Il laissa un peu de temps à Elias pour paniquer, bien conscient qu'il agissait encore une fois comme un monstre, mais c'était vraiment plus fort que lui. Dès qu'il sentit les muscles de l'homme se tendre sous ses doigts, satisfait, il reprit calmement : « Tu pourrais arrêter de te poser des questions comme ça. » Il méritait sûrement des gifles, à force, mais tant pis. Un nouveau rire filtra, qu'il ravala rapidement pour se forcer à retrouver un peu plus de sérieux. « C'était parfait, Elias. Ça l'est toujours avec toi. » Et même si ça ressemblait plus à une manière de rassurer son homme qu'à une vérité, il n'en était rien. Elias effaçait tout le reste, rendait toutes les expériences précédentes de Will fades et sans saveur. Peut-être que ça n'aurait pas été le cas sans les sentiments, mais puisqu'ils étaient là, pourquoi chercher plus loin ?

Bien décidé à ne pas le faire, Will mit fin à cette conversation en fermant de nouveau les yeux et en laissant ses doigts reprendre leur danse aérienne sur le corps du soldat. « Tu sais qu'on est monté en laissant toutes les bougies allumées en bas ? » demanda-t-il, beaucoup trop indifférent pour le coup. « À ton avis, ça va prendre combien de temps avant que cette chose qui hurle depuis le salon n'en fasse tomber une et que tout Fort Hope ne disparaisse dans les flammes ? » Un nouveau sourire s'installa alors qu'il tendait l'oreille pour écouter le chat qui continuait de se plaindre à l'étage du dessous. C'était un son affreux, déchirant, qui emplissait Will d'une improbable culpabilité qu'il ne se croyait pas capable de ressentir envers un chat rencontré quelques heures plus tôt. « On devrait peut-être lui trouver un autre nom que 'le Monstre' ou 'Créature de l'Enfer', c'est beaucoup trop long. » souffla-t-il, ne faisant toujours aucun geste pour bouger. Il faudrait sûrement aller éteindre les bougies, mais s'ils avaient réussi à survivre sans qu'aucun incendie ne se déclare jusque là, ça pouvait bien durer encore quelques minutes, non ?

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Ven 23 Fév - 13:42
J'étais légitime non ? Enfin ma question l'était non ? Pourtant, Will mit un peu de temps à répondre, avant de souligner finalement qu'il y avait bien quelque chose. Quoi ? Il y avait quoi ? La gorge nouait, mon estomac se serra avant de me figer un peu à cette annonce. Il y avait quoi qui déconnait au juste ? Arrêter de me poser des questions comme ça ? Ouais, mais.... Mais rien, il se foutait de moi, il riait. Y'avait quoi de drôle au juste ? Rien. Parfait, il jugeait ça parfait, comme toujours avec moi. Il mentait ? Il disait la vérité ? Je n'en savais rien. C'était vachement rassurant sur la forme, mais c'était limite trop non ? Je n'en savais rien et c'était sans doute ça. Ou pas. Mais tout me laissait croire que c'était bien et si j'en rajoutais il allait me taper non ? De toute façon ne ne put pas réfléchir davantage qu'il exposait un problème. Les bougies allumées en bas. Oups ? Enfin ça aurait pu aller si en effet il n'y avait pas un chat.. Un chat relou. « Avec un peu de chance elle va brûler avec et on l'entendra plus non ? », j'étais méchant, clairement. Surtout que si j'avais eu autre chose en tête, je n'aurais pas été si fermé à l'animal, mais là, j'avais eu pour projet de m'occuper de son père et c'était chose faite. Quand à lui donner un nom ? J'avoue que j'en avais aucune idée. Je savais simplement que je commençais à avoir froid sur la partie du corps que Will ne possédait pas. Me redressant légèrement, j'avais un peu mal dans le dos, enfin ca piquait plus que je n'avais mal, cela ne m’empêcha pas de prendre la couverture pour nous couvrir et attirer à nouveau Will contre moi, mais ça m'avait au moins sortie de mon état second. « Il faudrait trouver un truc petit, agaçant, limite roux, qui piaille plus qu'il n'est utile. », souriant doucement, je tournais la tête pour lui embrasser le front, lui demandant avec légèrement plus d'enthousiasme, « Tu saurais me dire pourquoi mon dos me pique ? Autre que le fait que ce qu'on a fait puisse être suffisamment intense pour ça. », car je n'étais pas certain que ce soit une réponse en soit. Et j'avoue que de toute façon, j'avais été trop occupé à m'occuper de lui pour penser à autre chose. La danse de nos corps ayant été un peu trop attractive.

« Je bouge maintenant pour aller éteindre le futur incendie et ramener ta bonne action de la journée ou on espère pour un miracle ? », demandais-je alors. J'étais pas certain d'avoir le courage et la motivation après et laisser les bougies se consumer entièrement n'était pas non plus l'idée du siècle. Will les aimaient bien et moi ca me permettait de mettre une ambiance. « Enfin surtout, tu m'autorises à bouger juste pour ça ? En sachant qu'après tu m'auras entièrement à toi ?  », car oui, les miracles consistait parfois à rester au lit des heures et des heures avec la même personne alors qu'il y a encore quelques semaines, le simple fait de devoir rester immobile aurait suffit à me faire bouger. Mais là. Il m'apprenait à rester calme, détendu. Il m'apprenait à rien faire en fait. Et c'était plutôt plaisant entre nous. Le genre d'activité que je ne refusais plus à présent. Même si là j'allais bouger pour nous éviter la mort et aussi car ce truc miaulait beaucoup trop fort pour l'ignorer.  

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Ven 23 Fév - 23:01
Pauvre chat... Vu comme Elias et Will en parlait, elle n'aurait probablement jamais autant d'amour qu'elle en rêverait. Et si la première remarque du soldat sur l'incendie laissa Will de marbre et peut-être même un peu étonné, il ne retint pas son rire quand il fut question de lui trouver un nom. La description était assez... Parlante. Et peut-être parfaitement adapté à la pauvre créature, mais ce ne fut pas la première idée de Will, loin de là. Il n'était cependant pas méchant à ce point-là Peut-être pas la personne la plus agréable au monde, d'accord, mais certainement pas assez con pour aller à de telles extrémités et il préféra donc ne pas partager cette idée lamentable avec Elias, pourtant sûr que le soldat aurait apprécié la plaisanterie. « On a qu'à continuer de l'appeler le chat jusqu'à ce que le nom parfait ne nous tombe dessus... » souffla-t-il simplement, ne cherchant pas beaucoup plus loin pour le moment. Heureusement qu'il s'agissait seulement d'un chat et pas d'un gosse, ils ne semblaient pas être plus doués l'un que l'autre pour s'en occuper convenablement. Sur cette affreuse pensée, Will poussa un nouveau soupir et tira un peu plus la couverture pour recouvrir son épaule, son regard se posant dans le vide. D'autres pensées pas très intéressantes l'assaillir, jusqu'à ce qu'une nouvelle question d'Elias ne lui fasse rouvrir les yeux brusquement, un sourire s'étirant aussitôt sur ses lèvres. « Je me suis peut-être légèrement emporté... Désolé » admit-il. « C'est juste quelques traces d'ongles, ça disparaîtra en un rien de temps. »

La conversation manqua de s'essouffler de nouveau, malgré le chat qui s'époumonait toujours et les bougies toujours pas éteinte, jusqu'à ce qu'Elias ne retrouve la raison. Il faudrait bien se résoudre à descendre, effectivement, mais Will se redressa avant de répondre quoi que ce soit, s'appuyant sur la paume de ses mains pour regarder le soldat, déposer un bref baiser sur ses lèvres. « Je m'en occupe, il faut que je passe à la salle de bain de toute façon. » Peut-être qu'il aimait bien ce chat, après tout, mais ça ne se voyait pas trop pour le moment, pas vrai ? Il vola un nouveau baiser à Elias avant de se lever, remettant son boxer au passage. Il fit un court détour à la salle de bain pour nettoyer les dernières traces de cette soirée de son corps et fila aussitôt au salon, où la créature du Diable lui sauta dessus immédiatement. Elle était vraiment trop petite pour son bien et vu d'en haut, vraiment trop adorable... « Toi et moi, on ne va vraiment pas s'entendre. » lui annonça-t-il en constatant qu'une si petite chose avait été capable d'envoyer valser les coussins du canapé. À moins que ce ne soit Elias et lui, mais il n'avait pas souvenir de ça. Soupirant légèrement, le jeune homme attrapa le chat et le garda dans ses bras tandis qu'il faisait le tour de la pièce pour remettre un peu d'ordre et souffler toutes les bougies, grattant évasivement la tête de l'animal, qui restait étonnement sage tout du long. Ce ne fut plus tellement le cas quand ils retrouvèrent la chambre et que Will lâcha la bête au pied du lit pour revenir se glisser sous les draps avec Elias. Il eut à peine le temps de reprendre sa place dans les bras du soldat que cette saleté de bestiole lui grimpait déjà dessus et réclamait encore de l'attention. « On devrait peut-être l'offrir à Logan... Je n'ai jamais pris la peine de le remercier de t'avoir permis de m'inviter ici. » proposa Will, passant de nouveau ses doigts sur le pelage de l'animal qui continuait son aventure sur eux comme s'ils n'étaient rien qu'un obstacle sur sa route. « Le temps qu'il réalise que c'était plus une malédiction qu'un cadeau, on sera loin d'ici et il ne pourra plus rien nous faire. »

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MessageSujet: Re: "I can't help but want you" eliam   Dim 25 Fév - 22:05
Le chat ? Ça me semblait-être une bonne idée, ça aurait au moins le mérite de lui donner un semblant de nom le temps de savoir si Will avait réellement fait rentrée le diable chez nous. Sans doute le félin finirait par être plus gentil et sans doute que je serais plus à même de l’apprécier à ce moment là. Quoi qu’il en soit, le chat ne resta pas longtemps le centre de mes préoccupations. Les légers picotement brulant modestement mon dos me ramenant à une réalité qui avait déjà commencé à s’effacer. Il sourit, expliquant qu’il s’était peut-être légèrement laissé emporter. Légèrement ? Souriant doucement, je soufflais, « Je vais pas m’en plaindre alors… », il n’était pas le genre à s’emporter pour rien, clairement. Alors savoir ça, c’était loin d’être le genre de chose donc je me défendrais. Mais le monde semblait vraiment nous en vouloir, les bougies allumés, le chat, tout ça. J’allais y aller, jusqu’à ce que Will ne se redresse pour m’embrasser et filer. J’avoue que me rafraichir ne serait pas de trop. J’étais pourtant incapable de bouger, mon regard se contentant de glisser sur lui alors qu’il s’habillait légèrement, me cachant sa nudité de mes yeux. Il avait disparu, et je me décidais à en faire de même lorsqu’il descendit. J’avais besoin de me passer un peu d’eau. Juste un peu. Humidifiant une serviette alors que je m’étais un peu trainé jusqu’à la salle de bain, j’avais délesté mon corps du poids inutile de nos ébats avant de retrouver le lit, et la chaleur des draps surtout. Will ne tarda dès lors pas vraiment, retrouvant le chemin de la chambre et de mes bras avant qu’une boule de poil ne suive.

L’offrir à Logan pour le remercier avant de fuir ? Souriant légèrement, je murmurais, « Ne sous estimes pas Logan, il nous retrouverait. », et bien plus facilement que prévu.  Il nous ferait manger le chat avec un peu de chance même. Le chaton continuait sa promenade sans vraiment se préoccuper de ce qu’elle piétinait, comme un peu tout les chats elle était au dessus de tout le monde. « Donc tu avoues nous avoir fait un cadeau empoisonné avec ce sac de poil ? », demandais-je avec un léger sourire. Elle l’avait eu, et elle finirait bien par m’avoir si elle continuait à se frotter à mon doigt quand je lui tendais. Couché elle m’aimait bien de toute évidence. Un peu comme son père non ? Cette pensée me fit rire, pas forcement pour les bonnes raisons, soyons clair, mais l’idée qu’elle puisse avoir exactement le caractère était amusant. « Juste pour être sur, je suis pas très gratouille sous le menton. », ajoutais-je légèrement amusé de voir Will aussi prompt à délivrer des attentions à l’animal. Embrassant son front, je regardais cette scène presque irréelle se jouer devant moi, devant nous, « Ca mettra un peu d’animation, et une bestiole comme elle pourrait pas survivre sans humain, c’est évident. », la moitié du règne animal en aurait eu après son cul à coup sur. Elle était trop agaçant pour son bien.

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