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(Event #5) Run or Die

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 Born to be wild easy rider ?

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MessageSujet: Born to be wild easy rider ?   Lun 19 Fév - 22:33
Malou venait de quitter l'arène à bord de son ambulance et s'enfonçait lentement dans le centre de Detroit.
Entre ses propres exercices de remise en forme et les séances de coaching des deux gladiateurs de Joshua, la journée avait été rude et elle éprouvait à présent le besoin de renouer avec la solitude pour quelques heures, quitte à devoir affronter les dangers de la rue.

En cette mi octobre, l'automne était déjà bien installé. Les arbres étalaient leur panache multicolore tandis qu'une bise assez froide balayait les feuilles qui jonchaient la route et les trottoirs, les rassemblant en petits tas le long des murs lézardés.
Une chance, pour cet fin d'après-midi le soleil avait enfin percé la barrière de nuages et miroitait sur les surfaces encore mouillées des dernières pluies et si la ville n'avait pas été envahie par l'odeur de mort qui stagnait à hauteur d'homme quelle que soit la saison, la jeune fille aurait ouvert légèrement son carreau pour profiter des effluves caractéristiques de l'humidité ambiante luttant avec les rayons de l'astre qui descendait doucement au bord de l'horizon.
A la place, elle se pencha et monta le chauffage d'un cran.

Cela faisait plusieurs jours qu'elle sillonnait régulièrement les avenues non plus pour fracasser des têtes de mangeurs d'hommes – quoique – mais pour chercher des survivants susceptibles d'appartenir d'une manière ou d'une autre à son nouveau lieu de résidence, l'arène.
En plus de toutes les casquettes qu'elle possédait déjà dans l'établissement, elle s'était improvisée recruteuse et cela ne marchait pas trop mal. Etait-ce parce qu'elle était convaincante ou plutôt parce que l'endroit offrait un confort qu'on ne trouvait plus ailleurs et qui alléchait bon nombre de ceux qui avaient froid et faim ?
Elle ne savait pas vraiment et s'en fichait. L'important pour elle étaient les résultats sans aucune considération pour les moyens et jusque là les choses se passaient bien.
Elle était même à deux doigts de signer un contrat moral avec un fournisseur d'armes; nouvelle qui avait enchanté Dean Caulfield mais il restait encore tellement de monde à trouver pour que l'antre de jeux prenne véritablement son essor...

Tout en conduisant, elle réfléchissait à son avenir.
Elle était le bras droit de Dean le directeur artistique, elle était coach de gladiateurs mais surtout elle était tribun, ce qui lui donnait presque plein pouvoirs. De cela elle savait en user, non pour les embrouilles mais pour que tout fonctionne bien et elle était assez douée pour cela aussi. D'un naturel pragmatique, un carré était un carré à ses yeux, ce n'était pas elle qui allait arrondir les angles ! sauf pour la bonne cause.
Le seul petit souci c'est qu'elle ne s'était pas encore trouvé de gladiateurs or, les tribun avaient le droit, en plus d'esclaves, de posséder un champion.
A force d'entraîner ceux des autres, elle n'avait pas eu le temps de penser à elle; il était temps d'y remédier.
Malou était très orgueilleuse. Un simple gladiateur à élever au rang de champion ne lui suffirait pas; il lui faudrait le meilleur. Un qui possède tous les atouts, une bête de scène. Elle y mettrait le temps qu'il faudrait mais elle le trouverait.

A force de gamberger de la sorte, elle faillit ne pas le voir et freina un coup sec à quelques millimètres de la moto.
Elle allait descendre son carreau et lancer sèchement: 
«  vous ne pouviez pas vous garer un peu mieux ?!!! »
quand elle se ravisa, non parce que l'homme était intimidant car la jeune fille était totalement insensible à ce genre de détail mais plutôt parce qu'il en imposait avec classe malgré sa posture à demi penchée sur son véhicule probablement en panne.
Il était grand, il était fort, plutôt séduisant et arborait un blouson noir qui n'avait rien d'une contrefaçon.
Ses cheveux sombres en bataille donnaient à l'allure générale une sorte de sauvagerie qui faisait un véritable plus. L'inconnu était apparemment taillé pour faire un bon gladiateur; il ne lui restait plus qu'à vérifier.

Ouvrant à demi le carreau elle demanda à peu près aimablement (ce qui relevait du miracle !):
vous avez besoin d'un coup de main ?
Si le gus répondait « oui », elle descendrait de la camionnette sans oublier son sac à dos. S'il répondait non, elle s'en irait ; elle n'allait pas non plus s'abaisser à insister !
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MessageSujet: Re: Born to be wild easy rider ?   Mar 20 Fév - 13:48
C'était pourtant il y a quelques jours que Zachary avait changé les pièces défectueuses de sa monture. Peut-être que celles qu'il avait emprunté au garage de Fort Hope étaient elles aussi en fin de vie, mais ce n'était vraiment pas pour l'arranger. Il avait pourtant testé suffisamment la mécanique avant de s'éloigner du camp. Il avait eu besoin d'une ballade, de prendre l'air. Il n'était pas arrivé depuis longtemps, mais les rencontres et les événements qui s'étaient produits jusqu'à maintenant le laissaient perplexes. Était-ce comme cela qu'on s'intégrait finalement à ces nouvelles communautés ?

Il n'y avait pas vraiment de passage, alors il était resté sur la route. Le bitume lui permettait de voir si du liquide s'écoulait de sa moto, et dans ce cas il repérerait la fuite. Dans l'herbe, il n'y verrait rien et les liquides seraient rapidement absorbés par la terre. Zachary s'accroupit à hauteur de la selle, une main sur le guidon. Un long soupir s'échappa de sa bouche, découragé devant l'ampleur du problème qui restait un mystère.

Un bruit de moteur le tira de sa rêverie, suivi d'un gros coup de frein comme si le conducteur ne l'avait pas remarqué, planté là au bord de la route. Il se retourna, une main près de sa hanche, prête à glisser à l'arrière de son pantalon où il avait son arme. Le biker n'avait jamais apprécié qu'on essaye de le tuer alors qu'il avait le dos tourné. Une voix de femme résonna alors que le carreau s'était légèrement abaissé, lui demandant s'il avait besoin d'un coup de main.

Il s'approcha lentement, un pas devant l'autre toujours sur le qui-vive. Zach se pencha légèrement pour être à hauteur de son interlocutrice. Il la toisa un instant, cherchant à savoir qui elle était et ce qu'elle pouvait bien lui vouloir.

« Elle s'est arrêtée là, impossible de re-démarrer. Il n'y a pas de place pour l'emporter, mais peut-être que vous pourriez me déposer chez moi... »

Il n'avait pas encore décidé s'il irait ou non avec elle. Après tout, il ne la connaissait pas. Et il ne l'avait pas encore vu à Fort Hope. Donc, elle ne faisait probablement pas parti de sa communauté. Et il n'était pas assez récent dans la région pour mettre un visage sur tous les noms qui lui avaient été évoqués jusque là. Il l'observa, ne se cachant pas d'être méfiant.
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MessageSujet: Re: Born to be wild easy rider ?   Sam 24 Fév - 17:36
L'homme était méfiant ce qui eut le don d'agacer Malou qui n'avait jamais eu beaucoup de patience et encore moins d'empathie.
N'avait-il pas remarqué ce benêt qu'elle était une toute jeune fille, plus petite que la moyenne et seule dans le véhicule sans armes dans les mains ?
Elle n'aimait pas les mecs qui flippaient outre mesure; à ses yeux cela signifiait qu'ils manquaient de sang froid, de self contrôle et c'est tout juste si mentalement elle ne le traita pas de poule mouillée.
Nan, y'aura pas de place dans ma camionnette pour emporter ton engin vu que j'ai un brancard à l'intérieur, répondit-elle froidement tout en ouvrant la portière pour descendre.
Le problème c'est que si tu laisses ta moto là, même pour un quart d'heure, tu vas te la faire piquer, continua t-elle sur le même ton glacial avant de conclure:
tu ferais mieux de tenter de la rentrer dans un hall d'immeuble ou dans un magasin, elle serait un peu moins visible.

Elle était complètement dehors à présent et l'homme pouvait se rendre compte à quel point elle était menue. Il était même peut-être à deux doigts d'imaginer avoir affaire à une môme de rien ayant survécu miraculeusement jusque là quand soudain, sans crier gare, elle s'élança rapide comme l'éclair derrière lui tout en sortant de son sac à dos une arme des plus étranges.
S'il avait de bonnes connaissances dans les pratiques guerrières Iroquoises, il saurait tout de suite que c'était un casse-tête, ultra léger mais terriblement efficace et dangereux, amélioré de surcroît par une sorte de pique à glace planté dans la boule qui composait la partie supérieure de l'objet.
S'il ne savait pas, il lui suffirait de se retourner pour constater qu'un mangeur d'homme avait profité de leur courte conversation pour s'inviter dans son dos, les deux mains tendues prêtes à s'accaparer le repas qu'il représentait.
Malou, toujours aussi rapide bondit souplement jusqu'à lui, cassa net les deux bras en deux mouvements de rotation contrôlés puis, déstabilisant le rôdeur trop grand pour elle d'un coup de pied dans l'estomac, profita de son oscillement provisoire pour emmancher un coup redoutable dans la mâchoire tandis que des dents tombaient sur le bitume.
Le mort vivant était devenu inoffensif mais comme il avait tendance à rester un peu trop collé à eux, elle décida de l'achever en transperçant sa tempe avec l'embout pointu.
Tout cela s'était passé en quelques secondes sans qu'elle ait eu à faire appel à une force surhumaine; seule l'habileté et la vitesse avait eu raison de l'ennemi à tel point qu'elle était presque sûre que l'inconnu n'avait quasiment pas eu le temps de réagir.

Une fois le travail terminé, elle planta dans les yeux sombres du quarantenaire un regard d'acier, juste histoire de lui faire comprendre qu'il était inutile qu'il joue les fiers à bras avec elle et demanda:
Et c'est où chez toi ?
Elle le laissa ranger sa moto et répondre à sa question avant de décider quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: Born to be wild easy rider ?   Mar 27 Fév - 11:18
Lorsqu'elle sortit du véhicule, il put constater que malgré sa petite stature par rapport à lui, la jeune femme ne manquait pas de mordant. Elle devait avoir à peine dix huit ans, et n'était qu'une ado lorsque tout cela s'était déclenché. Elle lui rappelait un peu la fille de Cale, qui devait avoir à peu près le même âge. Impossible de dire néanmoins, si son interlocutrice avait eu droit à un protecteur ou non depuis le début de ce bourbier.

Elle lui conseilla de cacher sa bécane puisqu'il était effectivement impossible de l'emmener avec eux. Elle transportait déjà un brancard... Il lança un coup d'oeil curieux vers l'arrière du van, pour voir si le brancard était occupé ou non. Des coups de Trafalgar dans le genre organisés par des jeunes, il connaissait et ce n'était jamais bon.

« Je vais faire ça... » lui répondit-il en observant autour de lui la meilleure cachette possible.

Alors que son regard dérivait sur les alentours, il n'entendit pas le rôdeur arriver dans son dos. Zachary vit du coin de l'oeil la petite blonde sortir une arme et passer à côté de lui très rapidement. Lorsqu'il se retourna pour voir l'objet de son attention, elle était déjà en train de l'achever après l'avoir rendu inoffensif, bras et dents désarmés.

« Bordel... Jamais tranquille... » soupira-t-il en donnant un petit coup de pied dans celui du mort. « Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il faut pas t'emmerder, qui t'a appris à te battre comme ça ? »

L'homme n'était pas certain d'obtenir une réponse, et se dirigea vers sa moto alors qu'elle lui demandait où c'était « chez lui ». Il ne répondit pas tout de suite, prenant le temps de relever la bécane et de la pousser à l'abri. À son retour, il se frotta les mains qui étaient noires de graisse avant de répondre.

« Chez moi, c'est Atlanta. Mais pour l'instant je me suis installé à Fort Hope. Ça fait pas longtemps. Ils m'ont filé une baraque... alors je profite du confort. »

Il observa la réaction de la jeune femme, puis dériva vers sa main et jugeant qu'elle était acceptablement propre, la tendit vers elle.

« Moi c'est Zach. »

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MessageSujet: Re: Born to be wild easy rider ?   Jeu 1 Mar - 14:42
Malou jubilait intérieurement, l'homme avait compris de lui-même qu' « il ne fallait pas l'emmerder », tels avaient été ses propos.
Je vadrouille seule depuis le début de ce merdier et j'ai eu la chance de rencontrer plusieurs personnes qui m'ont enseigné pas mal de choses, répondit-elle à sa question.
Elle ne put s'empêcher de repenser à Mani l'Indien qui lui avait appris le déplacement silencieux et à marcher contre le vent, à Duncan « le Maître » qui l'avait initié au krav maga ou même, plus récemment à Adam mais s'il y avait bien un lieu où elle avait eu l'occasion de faire des progrès spectaculaires c'était l'arène.
Le reste je l'ai appris toute seule, continua t-elle, et je me perfectionne tous les jours à l'arène, conclut-elle en rangeant son arme.

Elle le laissa pousser l'engin vers un lieu sûr, consciente qu'elle ne serait pas d'une grande efficacité pour ce genre de chose et attendit qu'il revienne tout en guettant les alentours.
Il ne faudrait pas traîner ici, ils avaient fait du bruit et même si la horde était encore à distance respectable, elle se dirigeait vers eux.

Moi je viens de Seattle, répondit-elle, mais je connais Detroit et les environs comme ma poche à présent.
Elle laissa passer l'information du lieu de résidence de l'inconnu et enchaîna en tendant la main également:
Malou... Articula t-elle seulement tout en détaillant le nommé Zach avec circonspection.
Apparemment, il était arrivé là depuis peu et ne connaissait pas grand monde mais quels rapports entretenait-il avec Logan ?
Brûlant d'en savoir un peu plus elle dit:
qui t'a attribué la maison au camp ? et... Tu t'y sens bien ?

Elle jeta un coup d'oeil vers les mangeurs d'homme qui gagnaient du terrain; il fallait partir à présent.
Je peux t'emmener à Fort-Hope, t'attendre et te ramener à ta moto, monte !
Ordonna t-elle en ouvrant la porte passager de la camionnette.
Le trajet ne fut pas trop long du fait que la jeune fille savait quelles rues étaient bouchées par des véhicules abandonnés ou non. Elle eut le plaisir de percuter plusieurs rôdeurs grâce au pare-buffle installé à l'avant et annonça au gus pour information:
c'est ton chef qui m'a bricolé ça, il y a quelques mois. Si j'avais voulu j'aurais pu habiter à Fort-Hope moi aussi mais j'avais préféré la solitude à l'époque.
Elle laissa un temps et ajouta:
maintenant je réside à l'arène; j'y suis tribun, bras droit du directeur artistique et coach pour gladiateurs débutants ou récalcitrants.
Elle avait dit cela avec une pointe d'orgueil. Elle qui n'avait été rien d'autre qu'une adolescente trop petite et trop maigre, elle s'était vue propulsée à l'aube de sa vie d'adulte dans les arcanes du pouvoir et elle adorait cela.

Ils étaient arrivés.
Elle arrêta les moteur non loin des hautes palissades tandis que la sentinelle en haut de son mirador surveillait dans leur direction et lança à Zach qui allait sortir:
si tu croises Logan, donne-lui le bonjour de ma part et dis-lui que je vais bien !
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MessageSujet: Re: Born to be wild easy rider ?   Lun 19 Mar - 17:47
Il écouta la réponse de la jeune femme, elle aussi se retrouvait seule dans ce monde pourri. Enfin, lui ne l'avait pas été jusque là. C'était son choix d'avoir fait bande à part, car plusieurs charters de leur club étaient encore en vie dans les principales villes. Certes, les effectifs étaient réduits, mais les solitaires se ralliaient maintenant au plus grand nombre. Pourtant, lui avait fait l'inverse. Il avait préféré s'éloigner de ses compatriotes motards pour aller découvrir Détroit de lui-même. Pas vraiment de but précis en tête, mais peut-être simplement besoin de prendre de l'air et de réfléchir à la suite. S'il y en avait une. Peut-être que finalement plus personne n'avait besoin de penser à son avenir. Le seul but maintenant, c'était de survivre non ?

Elle avait parlé de plusieurs personnes rencontrées, qui lui avaient enseignées différentes choses. Et par là, il avait bien compris que son agilité et son aisance au combat ne lui avaient pas été donnés par la baguette magique d'une fée penchée au dessus de son berceau à la naissance. Non, elle avait dû faire comme tout le monde : apprendre à survivre. Et maintenant qu'ils savaient comment survivre ? C'était quoi le but ? Encore cette foutue question.
La blonde fit référence à "l'arène". Il avait peut-être entendu quelques bribes de conversation concernant ce lieu, mais cela ne l'avait pas tiqué jusque là. C'était visiblement un lieu d'entraînement, où ceux qui savaient apprenaient aux autres. Il n'avait pas l'âme d'un professeur, et quant au reste, il se débrouillait très bien tout seul jusque là.

« L'arène hein... » dit-il perplexe, mais sans poser de questions.

Alors elle venait de Seattle, de l'autre côté du pays. Qu'est-ce qui avait bien pu l'emmener ici, allez savoir. Mais elle semblait bien installée ici maintenant. Détroit était-il un centre névralgique pour les survivants en mal de la nouvelle société, c'était ici qu'on s'intégrait ?

« J'ai jamais été à Seattle... Ni ici d'ailleurs. J'avais jamais vraiment quitté Atlanta avant tout ça... Pourquoi t'es pas allée au Sud, paraît qu'y a des camps près de Los Angeles, ou c'est le climat qui t'aurait manqué ? »

Il termina sa phrase avec une pointe de sarcasme, car oui, lui aussi se posait la question. Il aurait pu aller à la Nouvelle Orléans, en Floride, n'importe où. Pourquoi Détroit ? Peut-être que le froid ralentirait les morts, peut-être qu'eux aussi préférait le soleil. Au moins là-bas, on les sentait venir à des kilomètres...

Elle se présenta comme étant "Malou". Un charmant nom pour une charmante jeune femme. Apparemment elle connaissait bien la communauté de Fort Hope, puisqu'elle lui demanda qui lui avait attribué sa maison. À vrai dire, après des jours de trajet et l'interrogatoire obligatoire qu'il avait subi au départ, il n'avait pas vraiment cherché à retenir les prénoms. Tout ce qu'il savait c'est que celui dont il avait entendu parler à des centaines de kilomètres à la ronde, ce fameux héros, s'appelait Logan. En fait, c'était la curiosité qui l'avait emmenée ici.

« J'en sais rien du tout... » lança-t-il, désinvolte. « Une nana... En fait, j'étais pas vraiment d'humeur à faire connaissance à ce moment là, j'ai plus de mémoire pour les visages que pour les prénoms... » Il marque une pause avant de reprendre pour répondre à sa deuxième question. « Et si j'm'y sens bien... Y a de la bière, un canapé, et de la tranquillité... Jusque là ça me va. J'suis pas compliqué, j'ai pas besoin de la cheminée et du jacuzzi... »

C'était une question qu'il ne s'était même pas posé à lui-même. Il s'était toujours contenté de ce qu'il avait, et quand les choses commençaient à sentir le roussi, il se cassait ailleurs. Aussi simple que ça.

Le groupe de rôdeurs se rapprochait et Malou lui fit signe de monter dans le véhicule. Elle lui ouvrit la porte passager, et il grimpa à l'intérieur. Il la claqua un bon coup avant de lui faire signe de la tête qu'il était prêt. Elle démarra au quart de tour et emprunta des ruelles dont il n'avait pas connaissance. Il n'y avait pas à dire, elle savait se repérer ici. La jeune femme lui proposa de le déposer chez lui pour récupérer ce dont il avait besoin avant de revenir chercher sa moto. Il la remercia et acquiesça. Malou s'en donna à coeur joie durant le trajet, utilisant le pare-buffle du véhicule à bon escient : écraser des morts. Elle avait l'air d'apprécier cela tout particulièrement, et il devait bien avouer que c'était plutôt drôle. Elle lui expliqua que c'était Logan qui lui avait construit cela, mais qu'elle avait refusé de vivre à Fort Hope préférant la solitude à l'époque. Elle refit référence à l'arène comme étant sa demeure actuelle, et apparemment elle n'était pas n'importe qui là-bas...

« Des gladiateurs... ? Tu vas finir par me dire ce que c'est exactement cette "arène" ? J'te rappelle que je suis pas là depuis très longtemps, même si j'en ai vaguement entendu parler... Alors quoi, vous faites des combats, avec un public comme à l'époque des vrais gladiateurs ? Entre vous, ou contre des morts ? »

D'accord, elle avait fini par piquer sa curiosité à ce sujet. C'était fou de penser que des humains pouvaient encore se battre pour le divertissement de la chose... Ok, il n'avait jamais craché sur une bonne bagarre mais ça, c'était son monde de bikers et de truands. Qu'est-ce que des gens comme Malou ou Logan ou autres pouvaient bien trouver d'artistique à faire combattre les leurs alors qu'il n'y avait pas de danger de vie ou de mort ?

Ils étaient arrivés et elle le déposa devant les palissades. Zach sortit du véhicule et fit un signe à la sentinelle. Avant de refermer la porte, il promit à Malou qu'il ne manquerait pas de saluer Logan de sa part.

« Je me dépêche, je prends quelques trucs... Elle va redémarrer... Merci... »

Zachary passa l'entrée, prévenant qu'il allait ressortir pour aller récupérer sa monture. Il alla jusqu'au garage et demanda à ses collègues sur place d'emprunter quelques pièces. Fourrant tout ce dont il avait besoin dans une sacoche, il s'empressa de rejoindre Malou qui l'attendait toujours dans le van. Il remonta à côté d'elle et lui signifia qu'il était prêt.

« Je n'ai pas vu Logan, il ne travaille pas au garage aujourd'hui, mais j'y manquerai pas la prochaine fois, promis. »

Il attendit qu'elle redémarre avant de reprendre. Se renseigner sur son chef, comme elle l'avait appelé, et sur les gens qui vivaient à deux pas de lui à Fort Hope n'était peut-être pas une mauvaise idée, surtout si elle ne faisait pas partie de la communauté.

« Ça fait longtemps alors que t'es dans le coin... Comment t'as connu Logan ? »
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MessageSujet: Re: Born to be wild easy rider ?   Sam 24 Mar - 21:01
Au final l'homme n'était pas désagréable et avait la conversation facile, il n'y avait donc peut-être pas lieu de s'inquiéter outre mesure.
Elle était restée un peu sur ses gardes par principe mais s'était légèrement détendue pour répondre à sa question:
je n'ai pas vraiment eu le choix de la direction à prendre quand j'ai quitté ma ville natale mais de toutes façons, je n'aurais jamais choisi d'aller dans le sud parce que c'est pire qu'ici.
Elle laissa un temps et expliqua:
avec le soleil et les températures clémentes, les mangeurs d'hommes se portent comme un charme, sont plus vifs, plus agressifs et sentent mille fois plus mauvais que par chez nous. Je ne te parle même pas des mouches, des rats qui pullulent et des épidémies...

Ainsi Zach ne connaissait pas vraiment Logan et n'avait pas d'avis déterminé à son sujet. Il se plaisait bien là où il était et ne se posait pas de questions du moins pour le moment.
Le long du trajet l'ancien biker éprouva soudain le désir d'en savoir plus sur l'arène ce qui eut le don de ravir la jeune fille qui ne laissait passer aucune occasion de vanter les mérites de ce lieu.
Oui, il y a des gladiateurs. Au début, ils sont coachés puis Dean Caulfield l'ancien grand acteur que tu as forcément vu au moins une fois à la télé ou au cinoche, règle avec eux une mise en scène avant de combattre devant un public, d'abord contre des morts vivants et ensuite entre eux. A l'issue de ces matchs, certains sont sacrés champions et deviennent des stars.

Comme il avait l'air de tirer une drôle de tête en entendant ces détails, elle crut bon de préciser:
ce monde est tellement merdique que les gens ont besoin de s'évader et de se défouler pour oublier qu'ils n'ont pas d'autre avenir pour l'instant que survivre coûte que coûte ou crever la gueule ouverte au coin d'une rue.
Ici, ceux qui y habite ont un statut, de l'esclave au tribun et les spectateurs se défoulent comme avant pendant les matchs de foot.

On va même bientôt ouvrir une taverne. Il y aura à manger, à boire, des prostituées et des chambres à louer.
C'est pas forcément le top mais c'est la preuve qu'une nouvelle société est en train de s'organiser; tu commences chez les Romains, tu traverses des guerres et tu finis par la mondialisation; finalement c'est assez banal.

Sans le savoir, Malou tentait d'expliquer que l'histoire du monde n'était rien d'autre qu'un éternel recommencement et qu'il n'y avait pas lieu de pousser les hauts cris parce que des gus se battaient sur un stade.

Ils étaient arrivés.
Zach fit un signe à la sentinelle, descendit de la camionnette en promettant qu'il n'en aurait pas pour longtemps et passa la porte qui se referma sur sa silhouette.
Malou en profita pour faire un vague ménage dans l'habitacle qui dura à peine plus de dix minutes car l'homme revenait déjà avec une sacoche probablement pleine de pièces et d'outils.
C'est pas grave. Répondit la jeune fille quand il lui annonça ne pas avoir vu Logan.
Elle démarra et reprit à peu près le même chemin sans se soucier des sens interdits
qui n'avaient plus grande utilité.
Cela doit faire un an ou un an et demi que je suis dans le coin. En fait j'ai débarqué là parce que je devais déposer quelqu'un à Grosse Pointe puis finalement j'ai décidé de rester. C'est pas pire qu'ailleurs... Conclut-elle songeuse.

Après avoir encore écrasé une paire d'immondices elle dit en guise d'explication: je tue, je massacre ou j'écrase tous les mangeurs d'hommes à ma portée pour venger l'Homme de ma Vie qu'ils ont tué et pour débarrasser la planète de ces infections ambulantes. Je sais que cela correspond à trois fois rien mais je fais ma part; c'est important pour moi.
Elle laissa un passer un bon moment de silence, perdue dans ses pensées puis continua:
Pour Logan, c'est pareil, il fait sa part. C'est lui qui a construit tout seul les palissades qui entourent Fort Hope pour tenter de sauver le maximum de survivants. C'est lui qui a été le grand vainqueur des Punishers, des mecs et des nanas qui semaient la terreur partout où ils passaient et qui étaient anthropophages, en plus ! Ton chef, c'est un héros. Il est peut-être un peu sévère parfois mais il est droit, loyal et humain.

Malou aurait bien continué à parler de lui pendant des heures tant elle le vénérait mais ils étaient arrivés.
Elle se gara sommairement à l'endroit où était cachée la moto, stoppa le moteur et descendit.
Tout en regardant Zach oeuvrer, elle observait les alentours afin de donner l'alerte au moindre danger.
Et toi ? qu'est-ce qui t'a amené ici alors que tu étais à Atlanta ?
Elle écouta la réponse et tout à coup, elle proposa:
si tu veux, quand tu auras fini de réparer ton engin, je pourrais te la faire visiter cette arène. En plus il y a un parking fermé et protégé...
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Born to be wild easy rider ?
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