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 Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler

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MessageSujet: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Mer 21 Fév - 21:50
Aujourd’hui j’ai rien fait, j’ai écouté les mooches voler.ft. Dylan Jensen

Dylan, où peux-tu être ? Je sais que j’ai l’air d’être un vulgaire harceleur à la chercher partout, mais j’ai dû agiter son nom devant le nez de Summer pour l’attirer jusqu’au motel. La moindre des choses c’est de prévenir Dylan que j’ai recueillie son amie, non ? Alors je me retrouve dans les mêmes rues que nous avons empruntés la dernière fois. Je dois avouer que l’idée de la revoir ne me déplaît pas. Mais l’idée que cette idée ne me déplaise pas, ça me fait flipper. Donc je ne sais plus trop sur quel pied danser au bout d’un moment. Je veux la revoir ? Ou je flippe ? Quoi qu’il en soit, je peux peut-être la revoir plus souvent afin d’être fixé sur ce que je veux. Et pour ça, quoi de mieux que de lui donner l’une des meilleures raisons du monde de nous rejoindre ?

J’arrive prés de la voiture où nous étions planqué-serré. Un agréable souvenir s’en dégage. Même si j’étais au bord de la syncope. Mais à quoi je pense ?! Depuis quand je suis fleur bleue ? Je soupire tourne les talons prêts à faire demi-tour, lorsque je vois une silhouette féminine au loin. Brune, l’air de la même taille que Dylan, le même style vestimentaire. Je m’en approche et arrive derrière elle. Je pose une main sur son épaule et lorsqu’elle se retourne, je vois la mort.

Non, ce n’est pas Dylan. C’est une immortuae qui ressemble à Dylan de dos, mais de face, elle ressemble à Ghost Rider. Les flammes en moins, bien sûr ! Je me recule en paniquant, manquant une nouvelle fois de faire un AVC. Lorsque je parviens à reprendre le peu d’esprit que j’ai, je fais demi-tour et commence à courir dans l’autre sens. Je n’essaye même pas de la tuer avec mon arme à feu… Dylan me dirait que c’est une mauvaise idée.

Et c’est en voulant mettre de la distance avec Deadylan que prend court vers la gauche, heurtant de plein fouet une masse humaine. Je sursaute et me recule d’un pas avant de voir que c’est la vraie Dylan ! Je la serre dans mes bras en exprimant ma joie « Dylan ! Tu ne peux pas savoir comme je suis heureux de te voir !! Mais euh… Y’a encore un truc derrière moi et… Je crois que je l’ai enervé… » Je me retourne vers la morte que j’ai touché peu avant. J’ai réussi à la distancer un peu, mais elle va vite revenir sur nous. « Et crois moi, Dylan, j’aimerai être encore content longtemps, donc… Soit on fuit soit tu fais… Genre tu sais… Ton truc avec les couteaux et tout ça ? Enfin décide toi ! » Je me recule encore jusqu’à me retrouver derrière elle. « Et crois moi, vu ce que j’ai à te dire, tu vas vraiment être contente de me voir aussi ! »



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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Ven 23 Fév - 4:03
Ridelle. Voilà, je l’ai dit. Oh, ce mot n’a rien d’important pour le rp, j’avais juste envie de me dire que je l’avais utilisé au moins une fois dans ma vie. Malgré que dans ce rp, je vais croiser Lazare, donc mieux vaux placer épectase pour la première fois. Oh ! Je lui souhaite l’épectase et sinon, finir dans un lit d’hôpital derrière une ridelle, pourquoi pas… Ok, j’arrête toute suite.

Bref ! Marcher était le meilleur des remèdes à l’ennui. J’en avais marre de passer ma vie à tenter d’aiguiser la pointe de mon bâton en quelque chose de plus meurtrier. C’était long et inefficace. Bon, en fait, c’était efficace, mais jamais assez à mon goût. J’aurais aimé quelque chose de plus réussi, mais j’avais le temps. Pour le moment, la pointe l’était assez pour que j’arrive à empaler, c’était déjà ça. Il faisait encore beau, même pas frais, la température était adéquate et « mon » loft semblait trop petit pour moi. La meilleure idée était de chasser à manger. Par chasser, je ne parlais pas de trappe ou de bêtes sauvages, juste de passer dans des boutiques et autres petits commerces à la recherche de nourriture ayant survécu à deux ans d’apocalypse et à la tempête du siècle, ouais bon, rien de facile donc, mais j’étais du genre coriace. Je ne comptais pas mourir de faim non plus, j’avais déjà perdu mes petits kilos en trop, maintenant j’étais en forme, peut-être légèrement trop maigre, mais ça… personne ne s’en était réellement plaint.

Bref, aller chercher de la bouffe, tuer des morts, trier la bouffe, en mettre dans mon sac, tuer d’autres morts, éviter des morts, ne pas faire de bruits, sortir de là, marcher jusqu’à mon loft. Bon d’accord, je ne m’étais pas encore rendu à mon loft qu’on me tombait déjà sur la gueule. J’aurais pu empaler le mort qui me percutait s’il n’avait pas porté un costume aussi propre. Trop pour un mort. Et il parlait trop pour un mort. Et en fait, il parlait déjà beaucoup trop et encore plus quand il me nomma par mon nom. Ah mais non. Nope nope nope nope. Bon d’accord, pas le temps de fuir qu’il me disait déjà beaucoup trop de mots et un câlin. Je m’étais figée, écoutant quand même. Donc, un mort à tuer, il l’avait énervé. Il proposait qu’on fuie ensemble ou que je tue le mort. Donc…

-Tu peux fuir par-là si tu veux.

J’avais mis de la distance entre nous pour pointer derrière moi et passer à côté de lui pour continuer dans le sens qu’il n’allait plus. Je me fichais bien d’un mort. Je m’aurais inquiété pour dix ou quinze. Je me fichais bien de ce qu’il avait à me dire, je ne comptais pas être heureuse de le voir. Rapidement, le mort s’approche de moi. Une femme, plutôt moche maintenant qu’on y pensait. Je l’avais pointé de mon bâton avant de simplement l’empaler du menton au cerveau. Une tête sur une pique, c’était toujours pratique. Le mouvement n’étais pas encore facile, je devrai continuer d’aiguiser le bout de mon Bō, mais un jour, j’aurais une arme décente et sincèrement pratique. La pointe de mon bâton était maintenant ensanglantée, mais je continuais de marcher. J’allais retrouver mon loft dans très peu de temps et c’était clairement mieux comme cela.
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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Ven 23 Fév - 8:44
Aujourd’hui j’ai rien fait, j’ai écouté les mooches voler.ft. Dylan Jensen

Je peux fuir par-là ? Pourquoi je fuirai ? Je veux te suivre, Dylan ! Bon, je ne te le dis pas, mais c’est pour toi que je suis là aujourd’hui ! Ok, c’est sans doute pour essayer de te convaincre de rejoindre mon groupe afin qu’on puisse se rapprocher… Mais j’ai une bonne raison de le faire ! Donc je ne vais pas fuir sans toi ! « Mon esprit me dit d’attendre que tu aies finis de le tuer pour te suivre. Mon instinct me dit clairement de fuir loin de ce monstre. Comment trancher ? Et ne me sors pas que je suis censé écouter mon cœur… Toi-même tu ne le fais sans doute jamais. Et dans mon cas, il n’y a pas grand-chose à écouter… Oh je sais ! Je vais voir si je me décide avant que tu aies tué ce mort ! » Je m’appuies contre le mur en réfléchissant, pesant le pour et le contre, mais les bruits dégueulasses indiquent qu’elle a fini de s’amuser. Je rejoins la distance entre nous pour venir à côté d’elle et admirer son œuvre. « Bon eh bien… Tes actes ont été plus rapides que ma réflexion ! Félicitations ! Tu as es l’heureuse gagnante d’une journée avec ton Bowman préféré ! » Je lui accorde un grand sourire mais voyant qu’elle continue de marcher comme si je n’existais pas, je me dois de presser le pas pour me maintenir à côté d’elle.

« Bon alors… Je ne sais pas si tu as entendu ce que je t’ai dit ou pas, mais j’ai une bonne nouvelle pour toi ! Mais vraiment hein ! Du genre qui va t’étonner !... Dis… Tu ne veux pas juste t’arrêter deux minutes pour qu’on en parle ? Non ? Bon, tant pis… » Je m’étais moi-même arrêté mais je reprends vite la route pour me hisser de nouveau à sa droite. « Alors je sais qu’on est pas parti sur de bonnes bases toi et moi. Et vu que tu m’as sauvé la vie l’autre fois, j’ai cherché un moyen de te remercier. Bon, ce moyen m’est tombé dessus, mais dés que je l’ai vu, j’ai pensé à toi ! Je sais que ça va te faire énormément plaisir ! Alors je t’ai cherché dans cette ville, de nouveau, pour te l’annoncer en personne ! J’ai pris beaucoup de risque pour toi, tu sais ? Parce qu’en plus de m’exposer à bien des dangers, je me suis même blessé ! Regarde ! » Je lui montre ma main ensanglantée. Elle n’est pas censée savoir que c’est le sang de la morte qu’elle vient d’achever et que j’ai touché un peu plus tôt... « Bon, jet e l’accorde, je ne suis pas vraiment blessé… Mais j’aurai pu, hein ! »

Je soupire voyant qu’elle n’en a presque rien à faire de moi. C’est un peu comme parler à un mur. Comment peut-elle me laisser une chance de me faire bien voir, si elle ne m’écoute pas quand je pense bien faire ? Et surtout lorsqu’elle est aussi bavarde qu’une carpe à qui on aurait arraché la langue -si tant est que les carpes aient des langues. « OK, donc je ne te dis pas que j’ai retrouvé ta meilleure amie et qu’elle vit actuellement avec mon petit groupe, que l’on se sert les coudes pour survivre et qu’elle m’a sauvé la vie ? » J’attends de voir sa réaction à un tel boulet de canon. Mais avant qu’elle m’accuse de mentir, je largue un nom afin qu’elle sache que je clame la vérité pure, pour une fois. « Summer Gardner est en train de faire amie-amie avec une amérindienne, un ex-biker blondinet et moi-même. Ouaip. » J’espère que ce nom lui rappelle quelque chose et qu’elle va enfin se mettre à m’accorder du temps, et non pas juste m’ignorer comme elle sait le faire.



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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Ven 23 Fév - 22:52
Oui, il pouvait fuir par-là. Comme ça, moi j’allais dans l’autre direction et tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf qu’il ne semblait pas très tenté par l’option que je lui proposais pour le moment. En fait, il préférait attendre et réfléchir à mon offre le temps que je tue la miss un peu morte. Il parlait trop, il disait trop de mots. Certaine personne ne devrait pas avoir le droit de parler autant pour dire n’importe quoi, sincèrement. Je ne le regardais plus, avançant simplement après avoir tué le mort. Je ne lui avais pas accordé un regard de plus, rien. J’étais l’heureuse gagnante d’une journée avec Lazare, mais… non merci ? Il souriait, me suivait, mais il était clairement comme les fantômes, si on les ignorait suffisamment, ils disparaissaient. Donc, je m’évertuais à l’ignorer complètement et il semblait le remarquer un peu.

Il continuait d’aligner des mots encore et toujours, mots que je n’écoutais pas réellement. Je crois qu’il voulait que je m’arrête, mais puisque je ne l’écoutais pas réellement, je ne pouvais pas réellement le savoir. Donc, je ne m’arrêtais pas, voilà tout. Je lui avais sauvé la vie, maintenant il voulait me remercier. Parler moins était la meilleure façon de le faire, mais à la place, il avait cherché un autre moyen. Moyen qui lui était tombé dessus. Il m’avait ensuite cherché et malheureusement, il m’avait trouvé. Il se vantait même de s’avoir blessé et j’avais haussé le sourcil en toute réponse. Il mentionna ne pas l’être pour de vrai et ça m’allait parfaitement comme ça.

J’avais continué ma route, tout bonnement. Rho, j’aurais dû être plus sympa, je le savais, mais c’était Lazare, c’était lui. Je n’allais pas lui faire une fleur maintenant vue l’apocalypse en cours. Il avait été un connard, je comptais lui en vouloir pour toujours. C’était simple, non ? Possible ? Tout à fait…

Sauf qu’il me balançait qu’il avait retrouvé ma meilleure amie, qu’elle vivait avec lui et son groupe. Bull shit, aussi bien avancé encore. Je ne le croyais pas. Je ne pensais pas non plus qu’il connaisse ma relation avec mon manager. En fait, il ne savait surement même pas qui était ma meilleure amie. Il avait peut-être croisé Allysa et il croyait tout savoir de moi. C’était surement ça, se serait logique en fait. Alors, je n’avais qu’à continuer de l’ignorer et avancer. Il finirait par en avoir marre de me courir après. Sauf qu’à l’entente du nom de Summer, je m’arrête net pour me retourner lentement vers lui. Il était sérieux ? Je le jaugeais de la tête au pied, je ne savais même pas quoi penser de lui, de tout ça. Pourquoi est-ce qu’il faisait cela ? Summer était à Détroit ? Avec lui ? Sérieusement ? Pourquoi tout le monde dans mon film ont des moustaches molles dit-moi ? Est-ce que j’avais envie de le croire ? Pas vraiment.

-Qui me dit que tu ne me mens pas ? Pas que ce soit ton genre de dire de la merde, mais… ouais, totalement.

Non mais sincèrement, Lazare était le roi pour dire n’importe quoi tant que ça lui rapporte à la fin. Alors, non, je ne lui faisais pas confiance, je n’y pouvais rien, c’était comme ça.

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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Ven 23 Fév - 22:59
Aujourd’hui j’ai rien fait, j’ai écouté les mooches voler.ft. Dylan Jensen

C’est dingue ça, elle ne daigne même pas m’écouter et je continue de la suivre à la trace. Avant, ç’aurait été l’inverse. Pas nécessairement entre nous ! Mais les femmes me suivaient partout et je ne leur faisais plus attention. Quoique. Même pour Dylan, si ma mémoire est bonne ! Je me souviens d’elle, étant enfant, venant me voir pour un autographe. La pauvre. J’étais imbuvable en ce temps. Au moins, ça, ça n’a pas changé. Hormis que maintenant, je ne l’envoie plus sur les roses. J’aimerai lui hurler dessus qu’elle doit me regarder, mais l’expérience me dit que ça ne porte pas ses fruits. J’ai réussi à avoir un semblant de regard en montrant ma main sale, la faisant passer comme étant blessée. Mais ça n’a pas durée lorsque j’ai avoué le stratagème. En même temps, ça se voyait pas mal. Alors je lui ai parlé d’un sujet spécifique. Une corde sensible sur laquelle je joue. Un fantôme de sa vie passée : sa meilleure amie. Par chance, quelques temps auparavant, j’ai retrouvé Summer et lui ai parlé de Dylan. Ce fût le principal argument que j’ai eu de la ramener au motel. Et c’est en parlant de Summer que je compte convaincre Dylan de me laisser une chance. Pas forcément un rencard ou autre ! Mais au moins d’exister à ses yeux. Ça paraît complétement stupide, surtout venant de moi, mais j’ai besoin de récupérer son regard. Un vrai regard. Je sais qu’elle en fait déjà beaucoup pour moi, mais elle m’estime autant qu’un paquet de nouille qu’on transporte. Non… elle m’estime sans doute moins. Elle remet même ma parole en doute.

« Hey! J’ai beau être le pire des salauds, je ne suis pas un menteur ! Jamais ! Et si je te dis que je dors dans la chambre à côté de Summer, c’est que c’est le cas ! » Je soupire. Pourquoi me suis-je énervé ? Car j’ai horreur qu’on me prenne pour un menteur. Même lorsque la police m’a embarqué pour m’inculper pour homicide involontaire, je n’ai pas cherché à mentir. « J’aurai bien pris un selfie pour te prouver que je ne mens pas, mais mon téléphone est en rade depuis deux ans environs. Il n’a pas fait long feu. J’ai pas mal tweeté pour rechercher des survivants… L’autonomie de la batterie de chez Apple est aussi légendaire que ce qu’on le dit… » Ce qu’il me manque ce smartphone. J’aimerai tellement que tout ça revienne. Les réseaux sociaux me manquent. Même les vidéos de chats sur YouTube me manquent… Mais là n’est pas le sujet ! « Dés que j’ai prononcé ton nom et ton prénom, elle est genre devenue… Bref… peu importe. C’est en parlant de toi, Jensen, que je l’ai convaincu de venir vivre avec nous ! Et c’est en lui promettant qu’on finira par te retrouver que je suis là aujourd’hui ! Comme je t’ai dit, je ne suis pas un menteur ! Pourquoi voudrais-je retourner précisément dans ce secteur de la ville ? J’ai failli y mourir la dernière fois… Et je sais très bien que sans toi, je n’ai aucune chance de survie. » Clairement, elle m’a sauvé. Et je lui en suis redevable. Quel dommage que je me sois évanouie. Cette proximité dans le coffre de cette voiture a changé pas mal de choses en moi.

« Alors il te faut quoi de plus, pour que tu acceptes ça ? Ton ancienne manager est en vie, à quelques miles à peine de Détroit, en train d’essayer de manger ce que Dwight a cuisiner, et sans doute en train de parler de technique de survie avec notre Pocahontas ! »


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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Dim 25 Fév - 4:26
Il continuait de me suivre, encore et toujours. C’était limite normal quand on y pensait, mais je n’appréciais toujours pas l’idée. Je préférais la solitude, ça m’avait bien réussi depuis la mort de Jared. Et encore une fois, juste d’y penser me chavirait de l’intérieur, complètement. Je n’étais pas prête à me rappeler ce moment de ma vie, pas prête à me souvenir de mon passé, les joies et le bonheur que j’avais connu et maintenant bel et bien perdu. Sauf qu’il était là à me parler de mon passé, de me rappeler ce que j’étais et je détestais cela. J’avais envie de lui crier que celle que j’étais était morte, mais rien à faire, les mots ne sortaient pas. À la place, je remettais sa parole en doute, je lui disais que Summer n’existait pas, parce que je n’avais pas envie qu’elle existe. Je préférais me dire que tout de mon passé était mort et enterré, que je pouvais me créé la personne que je voulais et que rien ne me ramènerait aux souvenirs que je tentais d’oublier. En fait, que j’arrivais à oublier, presque, c’était flou. C’était mieux comme ça.

Je pus me concentrer ailleurs quand des morts tournèrent le coin de la rue. Je m’en approchais, sans crainte, mon bâton à la main prête à les embrocher mâchoire d’abord. Le plus difficile avec une tête sur une pique, c’était de gérer le poids du cadavre une fois mort, mais je savais basculer le bâton pour que la gravité aide à m’en débarrasser. Je tentais parfois de viser les yeux, quand l’espace me le permettait. Je finirais bien par trouver une bonne technique sans mettre du sang partout, mais pour le moment, ce n’était pas gagné. Il m’avait parlé bien avant le débarquement des morts, mais je n’avais rien dit. Je n’avais rien dit et ne comptait pas réellement le faire, juste continuer mon chemin, mais ce n’était pas bien. Il avait fait tellement d’effort qu’il méritait quand même de savoir pourquoi je n’irais pas avec lui, que je n’accepterais pas de le suivre pour tomber dans les bras d’une amie même si elle me manquait comme l’oxygène à quelqu’un qui se noie. Juste que je devais trouver les mots et sa faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivée. Je m’étais donc tourné vers lui, cherchant son regard du mien pour une fois. Ça faisait combien de temps que je n’avais pas eu une conversation ? Que je n’avais pas pris la peine de regarder une personne ? Je n’en savais rien, ce n’était plus quelque chose d’habituelle chez moi.

-C’est réellement gentil de ta part Lazare et je suppose que ça t’en a couté d’aider une autre personne que toi-même dans toute cette histoire, mais la Dylan que tu as connu est morte depuis belle lurette. Je n’arriverais même pas à faire croire à Summer que je vais bien. Alors, aussi bien lui dire que tu m’as vu mourir aujourd’hui et que vous passiez à autre chose avec votre petit club de lecture. Je ne suis pas faite pour vivre avec des gens, je ne changerai pas en claquant des doigts. C’est peine perdue.

Voilà, j’avais parlé, je lui avais dit la vérité, maintenant je pouvais me retourner et continuer d’avancer. Je ne comptais pas rajouter à la conversation, j’avais même l’impression d’avoir été assez clair pour qu’il cesse toute revendication sur ma personne, mais au fond, je connaissais Lazare et il n’était pas réellement le genre de personne à abandonner. Qui sait, l’apocalypse l’avait peut-être changé lui aussi et il partirait sans demander son reste.

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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Dim 25 Fév - 11:45
Aujourd’hui j’ai rien fait, j’ai écouté les mooches voler.ft. Dylan Jensen

Pourquoi fallait-il qu’il y ait des morts partout où nous allons ? Je me fige le temps que Dylan s’occupe d’eux. Et quand je dis figer, je suis genre paralysé comme une planche de bois qui blanchit. Je la regarde agir avec grâce. Etonnement, je ne me suis pas mis à courir dans l’autre sens. Sans doute sa présence me rassure-t-elle. Puis je suis là pour elle, après tout. Ce serait stupide de le faire. Lorsque plus aucun mort ne bouge, je me calme un peu. Et encore plus lorsqu’elle revient vers moi et plante son regard dans le mien. Je ravale ma salive et souffle un peu. Ses mots me changent les idées. Je l’écoute sans l’interrompre. J’avais commencé à sourire lorsqu’elle a dit que j’ai fais quelque chose de gentil. Il a fallu qu’il y ait un mais… Mes traits se sont relâchés, balayant toute trace de sourire. J’étais même en train de baisser le regard, ressentant une déception palpable. Lorsqu’elle a fini, elle commence à s’éloigner.

Elle va penser que je la harcèle, mais je ne peux juste pas l’accepter. Je la rattrape en courant l’espace qu’elle a déjà mis entre nous et me place devant elle pour la stopper. Elle peut voir un air on ne peut plus sérieux sur mon visage, cette fois. « Je crois que tu n’as pas bien compris quand je t’ai dit que je ne mentais jamais. Je ne compte pas lui mentir. Je vais juste lui dire que tu ne vas pas bien car c’est le cas. Et que tu t’occupes de juste… Tuer des trucs et trouver de la nourriture pour survivre. Car il ne te reste que ça. Et que tu ne veux pas venir parce que tu as peur, Dylan. Ne fais pas semblant, ça se voit. » Dire à Dylan qu’elle a peur ? Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu’elle va me mettre un taquet. Je dois continuer avant que ça n’arrive. « Alors si tu veux que je te foute la paix pour l’instant ? Soit. Mais quand je vais rentrer et que je vais lui annoncer tout ça, elle va vouloir revenir avec moi. Encore et encore. Jusqu’à ce qu’elle te trouve. Et on va juste… On va juste crever à cause de tout ça. Non pas que l’idée d’y passer me dérange, personnellement. Même si j’avoues que je n’ai pas envie d’y passer sans voir comment tout ça va finir. Mais toi… Seras-tu capable d’ajouter la mort de ta meilleure amie à la liste des gens que tu as perdu, Dylan ? »

Je me surprends à parler ainsi, avec autant de sincérité. D’autant plus pour des propos aussi altruistes. Ces changements qui m’arrivent me font de plus en plus flipper. Et j’ai remarquais qu’ils sont présents lorsqu’elle est prés de moi. Influe-t-elle sur mon comportement ? Ma curiosité est piquée. « Et puis… Puis j’ai besoin de toi ! Ouai je sais… Dis comme ça, ça porte à confusion mais… J’ai un service à te demander, Dylan. Je veux que tu m’apprennes à survivre. Je veux que tu m’apprennes à me battre. Et surtout à garder mon sang froid face aux morts. » J’en ai réellement besoin. Certes, pas uniquement que pour ça, mais, j’ai besoin de savoir tout ça, tout en passant du temps avec elle pour comprendre ce qu’il m’arrive lorsqu’elle est dans les parages.


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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Dim 25 Fév - 23:56
Parce que c’était la fin du monde et qu’il y avait des morts partout, voilà. C’était logique vu le nombre de mots qui sortaient de sa bouche… il faisait trop de bruit, voilà. Il continuait de dire des bêtises, il ne mentait jamais, mais juste dire cela, c’était clairement faux, tout le monde mentait, c’était impossible de ne pas le faire. Je m’éloignais de nouveau, mais il m’arrêtait, m’obligeant à m’arrêter et l’observer. Il était clairement décidé à me faire chier, je le sentais. Sauf que mon regard passa rapidement de froid à fureur noir en trois secondes. Il se mêlait de quoi le musicien de pacotille hein ? J’avais peur ? Il n’allait clairement pas repartir et répandre des conneries de ce genre. Je ne voulais pas m’attacher parce que c’était le mieux à faire, pas parce que j’avais peur. Peur de quoi ? De jouer à la dinette avec un groupe de bourgeois ? J’allais lui en foutre plein la gueule que déjà, il enchainait. Il disait qu’il pouvait lui foutre la paix, mais qu’ils reviendraient à deux, jusqu’à ce que ça tourne mal pour eux et qu’ils meurent. C’était franchement désagréable comme propos. Alors, j’en avais marre, j’avais relevé mon bâton pour l’attraper des deux mains et le repousser contre ses épaules pour le plaquer contre le mur. Mon visage c’était approché du sien, la fureur se lisait clairement dans mes yeux. Je le regardais, mais trop rapidement ma colère s’amenuisait.

-Je n’ai pas peur, je ne veux juste rien avoir à faire avec des vivants. Comprit ? Toi inclus.

Et je m’étais éloignée rapidement comme pour oublier le fait que je n’arrivais pas réellement à lui en vouloir, il était juste… sincère et même si ce qu’il me disait me faisait chier, je n’allais pas lui faire réellement de mal. Je préférais lui montrer qu’il jouait avec une corde sensible, tout simplement.

-Je ne t’aiderai pas, tu as bien assez de copain pour qu’ils te montrent. Oublie-moi Lazare.

Non mais sérieusement, mieux valait qu’il comprenne toute suite. Je n’étais pas une fille de bande, je n’étais pas son amie, je n’étais l’amie de personne. Je ne sais pas pourquoi il c’était mis en tête de me ramener avec lui, ce n’était pas la première fois qu’il tentait, mais il finirait bien par comprendre mon point. Il n’avait que ça à faire de le comprendre, parce que mon poing, j’allais lui foutre à la gueule s’il continuait et abimer un aussi joli minois serait surement un crime contre l’humanité dans sa tête à lui. Donc, aussi bien résister à l’envie, mais pour ça, il devait être sage.

-Et si tu pouvais ne pas risquer ta vie et celle de Summer au passage, ça serait gentil.

Et je partais de nouveau. Parce que j’en avais quelque chose à faire d’eux, juste que je ne pouvais pas m’inclure dans leur petite bande. Je ne pouvais plus me permettre de craindre pour la survie des autres, la mienne était déjà bien assez compliqué à gérer comme ça.
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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Lun 26 Fév - 23:42
Aujourd’hui j’ai rien fait, j’ai écouté les mooches voler.ft. Dylan Jensen

Une nouvelle fois, elle me menace, me plaquant contre un mur. Je n’ai que le temps de saisir son bâton pour ne pas qu’il frappe directement mon torse. Elle était si proche de moi. J’aurai dû avoir peur pour ma vie. Mais c’était Dylan. Elle ne me fera pas de mal si ? Et puis… Si elle le fait alors soit. Elle commence son discours. Ok, elle n’a pas peur. Et moi non plus, actuellement. Il ne peut rien m’arriver tant qu’elle est aussi prés de moi. Je la regarde droit dans les yeux. Mais lorsqu’elle me relâche, là, je commence à flipper. Certes, j’ai touché une corde sensible, mais je ne lui ai dit que la vérité jusqu’ici. Elle me demande même de l’oublier en s’éloignant. Je suis bouche bée pour la première fois de ma vie. Je ne peux clairement pas l’oublier. Pas elle. Je peux essayer de draguer toutes les filles de la terre, sur elle, ça ne prend pas du tout. Et elle n’est pas une simple conquête que je veux ajouter à ma liste, loin de là. Elle m’intrigue et me fait peur. Mais pas de la manière dont on pourrait s’attendre. Elle me pousse à prendre des risques lorsqu’il semble que je n’ai rien à y gagner.

Elle s’inquiète pour moi. Elle me demande de ne pas prendre de risque, et que Summer n’en prenne pas non plus. Je lève les yeux au ciel « Allons, Dylan… Tu nous connais mieux que ça, quand même, non ? Je veux dire… Summer et moi, on n’est pas du genre à lâcher l’affaire. C’est sans doute pour ça que tu aimes autant Summer et que tu me déteste autant. Quand on a une idée en tête, on ne l’a pas ailleurs ! » Je rattrape la distance qu’elle a pu mettre entre nous pour revenir à ses côtés.

« Je suis désolé de devoir m’incruster autant, mais tu ne me laisse pas le choix. Sois-tu me tue pour me laisser pourrir dans un coin de la ville. Sois-tu prends vraiment en compte ce que je t’ai dit. Genre au niveau de Summer… Quoiqu’il en soit, je ne vais pas te lâcher une seule seconde ! Je deviendrai… Ton ombre ! Ouai ça en jette comme nom ! L’ombre de Dylan ! » Je marche à ses côtés d’un pas décidé. « Et quand je dis ça, tu sais à quel point je suis sérieux ! Je ne mens jamais ! Donc si je viens à promettre que je vais te saouler pour que tu me suivre… Vaudrait mieux que tu sortes les baillons immédiatement ! Oh… Dieu… Je viens d’avoir une idée ! »

Je lève les yeux au ciel un instant avant de la regarder de nouveau. « Si tu en viens à me bâillonner, tu vas peut-être m’attacher aussi, non ? Est-ce-que tu as une combinaison en latex pour cette occasion ? Ce serait juste énorme ! »


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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Mar 27 Fév - 1:57
Rho, je ne le menaçais pas très très fort, si je le menaçais il aurait mal en ce moment ce qui n’était absolument pas le cas. Même que je le laissais tenir mon bâton et que je ne poussais pas pour l’écraser, on avait établi une certaine proximité menaçante sans réellement chercher à se faire du mal, c’était parfait comme ça.

J’avais finalement reprit ma distance, j’allais mettre le plus de distance possible entre moi et lui et tout irait bien. C’est ce que je me répétais sans cesse, même si ça ne semblait pas être l’idée qu’il s’en faisait lui. Il avait raison de dire que lui et Summer ne lâcheraient pas l’affaire, mais si je demandais poliment ? Même pas ? Mais rho, c’est pas du jeu. J’avais envie de prendre le large, mais il me suit encore. Quand ils avaient une idée, ils ne l’avaient pas ailleurs ? Ouais bah, j’aimerais bien lui foutre ou je pense moi son idée de merde…

On marchait ensemble et j’étais limite heureuse quand un grognement de morts surgissaient, malheureusement, rien à l’horizon, tout était presque calme. Il y en avait surement à l’intérieur des bâtiments, mais pas assez pour qu’ils explosent une fenêtre. Il proposait de le tuer ou de le suivre. Le l’observait en silence, comme si je pesais le pour et le contre de sa proposition. Parce que bon, aucune chance que je le tue, mais il n’était pas obligé de le savoir ça. Il proposait de devenir mon ombre et ça… ça faisait peur un peu. Beaucoup en fait. En fait, c’était pire qu’une histoire d’horreur. En plus, il en rajoutait, parlant de bâillon, d’attache et de tenue en latex…. What the fuck mec… sérieusement ? Mais qu’il était con ce connard…

-Je peux aussi juste ouvrir une porte d’une des boutiques et voir à quel point t’es doué pour t’en sortir… et me barrer pendant ce temps. Pas besoin de corde, de baillons et de tenue en latex…

Non mais sérieusement, je ne pouvais pas accepter ? Sauf qu’étrangement, j’avais l’impression qu’il allait tenir sa promesse de ne pas me lâcher d’un centimètre, c’est donc avec le sourire que je rajoutais doucement :

-On tente le coup ?

Tout en m’approchant d’une boutique qui semblait grouiller de vivants à l’intérieur. Je n’étais pas gentille, mais on s’en fichait. On ne me payait pas pour être gentille.
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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Mar 27 Fév - 11:36
Aujourd’hui j’ai rien fait, j’ai écouté les mooches voler.ft. Dylan Jensen

Ok, je l’énerve. Elle menace d’ouvrir une boutique remplie de mort pour que je lui foute la paix. Mon regard la supplie de ne pas le faire. Tout autant que ma voix, d’ailleurs. « Euh… Non ? Enfin… Je veux dire. Ce n’est pas une bonne idée je crois ! Non parce que tu vois, les gens comme eux mangent les gens comme moi. Et que je n’ai pas très envie de servir de goûter. Autant que tu me tue directement ! » Mais elle n’en fait rien et s’approche d’une porte en me défiant. « Non! Non! Non! No… » Je n’ai pas le temps de finir de la supplier que je la vois vraiment bien trop proche de cette porte. Je tombe en arrière, dans les vappes. Pas encore assez pour être inconscient, mais suffisamment pour me sentir au plus mal. Je me redresse et me recule en rampant. « Le fais pas, Dylan ! » Je ramène mes genoux sous mon menton en entourant mes jambes de mes bras. Je planque ma tête entre ces deux derniers, tremblant.

Je suis vraiment au plus mal, rien que de les imaginer me dévorer. Je me mets à sangloter sans parler. L’a-t-elle fait ? Je n’ai pas la force de regarder pour le voir. Je me contente juste de me décomposer en direct. Si ça se trouve, une armée d’immortuae m’approchent à leur rythme pour me déchiqueter en lambeaux. Je ne veux pas mourir ainsi. Mais je l’aurai fait en tentant de ramener Dylan vers sa meilleure amie. On dit qu’il suffit d’une bonne action pour aller au paradis. Peut-être que j’y aurai ma place, après tout. Je ne sais même pas si elle m’entend ou si elle est parti mais je dis, plus pour moi-même qu’autre chose « Personne ne t’aime. Tu ne vas manquer à personne. T’es qu’un boulet qui dépend des autres. Tu ne sert à rien. Même ta mère n’a jamais voulu de toi. T’es qu’une faible. Personne ne te pleurera. »

Je me relève en tendant les bras comme si je m’offrais aux morts, les yeux fermés « Allez-y ! Faites-vous plaisir bande de connards ! » Mais… Rien. Je laisse mes bras retomber et ouvre les yeux. Dylan se tient toujours prés de la porte mais ne l’a pas ouverte. Elle a juste assisté à un spectacle qu’elle n’aurait pas dû voir. Je la regarde, les larmes dégoulinant encore de mes yeux « Pourquoi tu n’as pas ouvert ? Hein ? Pourquoi ?! Tu aurais dû ouvrir ! » Je m’approchais d’elle comme si j’allais la pousser mais au lieu de ça je m’arrête, les bras le long du corps. « Si je veux te ramener, c’est pour Summer. Si je n’y arrive pas alors c’est que je suis juste… Juste inutile. Je lui ai promis et je ne peux pas tenir mes engagements. J’ai beau t’harceler, tu ne veux rien savoir. Et je sais que tôt ou tard, elle va vouloir te chercher elle-même. Et je ne pourrais rien y faire. Elle va juste… Elle va juste y passer et ça sera de ma faute. Je ne veux pas vivre avec ça. Avec un meurtre en sursis. Je n’ai jamais été bon à rien, de toute manière. Ils se porteront bien mieux sans moi. Tout comme toi, tu as l’air de juste ne plus me supporter. » Je soupire et tourne le dos à Dylan pour aller m’appuyer contre une voiture, gardant mon regard fixé vers le sol.


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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Jeu 1 Mar - 5:27
Oui, tu m’énerves, beaucoup même. Non mais sérieusement, comment il pouvait insister autant sans ce dire que je trouverais un argument intéressant pour le contrer. Il voulait une tenue de latex, je lui proposais beaucoup mieux, d’ouvrir une porte, libérer des morts et voir comment il s’en sortait. En prime, il voulait que je lui montre, ce qui était une façon comme une autre de commencer son entrainement ! Sauf qu’il n’était vraiment pas d’accord avec mon idée. Vraiment pas. Je m’approchais de la porte et je ne m’attendais pas à cette réaction de sa part, pas du tout en fait. Je n’avais même pas eu le temps de toucher la poignée qu’il tournait déjà de l’œil. Sincèrement, c’était quoi ce mec ? Il ne pouvait pas tourner de l’œil à l’arrivé du premier mort, il n’allait clairement pas s’en sortir vivant à ce rythme… Oh ‘tain, il avait dit la vérité… il avait réellement besoin de moi pour apprendre ?

Je gardais mon regard posé sur lui pendant qu’il se laissait aller au sol, les genoux sous le menton, à parler de tout et de n’importe quoi. En fait, il tenait des propos vachement dur envers lui-même et même si je tentais de rester froide à tout ça, c’était difficile. J’avais le même genre de pensée à mon égard quand je me rappelais la mort de Ja… mais jamais à ce point. Il était tellement, démoli que s’en était triste à voir. Je le regarde sans savoir la réaction que j’aurais dû avoir, mais finalement, il avait les yeux ouverts ou je ne sais quoi. Il me regardait, me parlait. J’avais haussé les épaules à sa question. Pourquoi je n’avais pas ouvert ? Parce qu’il m’avait demandé de ne pas le faire. Il se rapprochait de moi et je n’avais pas peur, pas du tout en fait. Il était tellement, trop, mais rien d’inquiétant pour ma personne.

-Oh arrête tes conneries Lazare.

Et en disant cela, je me rapproche de lui pour lui faire face, je me rapproche encore d’un pas pour planter mon regard d’acier dans le sien tout en m’assurant qu’il me regarde bien. On était proche, mais je n’avais pas peur qu’il me frappe et avec de la chance, il n’avait pas peur que j’en fasse autant. Bref, mon regard était ancré dans le sien quand continua sur sa lancée :

- Tu n’es pas inutile. T’es incompétent avec les morts, mais ça, ça s’arrange. Arrête d’être aussi dur avec toi-même. Même moi j’en fais pas autant. Tu n’auras la mort de personne sur la conscience, mais si j’y vais avec toi, c’est pour t’apprendre à quitter la position fœtale et taper dans tout ce qui bouge, pas pour me faire des amis. Comprit ? Je vais dire à Summer que je suis en vie, qu’elle n’a pas à me chercher et je partirai. Marché conclue ?

Et je continuais de le regarder avec le plus grand des sérieux. Parce que sincèrement, je ne le laisserais pas penser des trucs aussi négatifs de lui. Si je n’avais qu’à lui apprendre à faire face à un mort et à taper dedans, c’était facile en prime.

-Tu te rends compte, tu auras droit de dire que c’est que pour toi que je fais tout ça. T’en a de la chance.

Et je lui avais même offert un sourire léger en prime, un peu froid, mais c’était un sourire quand même. Il en avait de la chance, j’avais envie qu’il se sente un peu mieux, sans trop savoir comment mit prendre.
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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Mar 6 Mar - 22:24
Aujourd’hui j’ai rien fait, j’ai écouté les mooches voler.ft. Dylan Jensen

Il a fallu une énième crise de parano pour qu’elle accepte enfin de venir jeter un œil à notre communauté. Elle me disait même des compliments. Et une raison de prendre ça comme je semblais toujours le comprendre. Sans compter cette esquisse de sourire. Mais j’étais dans un tel état et à un tel point de ma vie qu’elle ne semblait pas comprendre comment je percevais la situation. Je me réduisais à un simple type incapable de faire quoique ce soit. Tout ce que j’ai pu construire jusqu’ici n’a été que faire perdurer ma vie d’avant sans m’adapter. J’avais déjà dû m’adapter pour faire croire que tout allait bien alors que j’emplissais mes narines de coke, recevant les grands de Détroit, et sirotant du champagne. Ce n’était même pas l’ombre d’une vie. Tout était si factice. Mais dans ce monde en décomposition, le faux n’a plus de place. Seul le véritable a une valeur.

Je soupire, laissant mes bras pendre le long de mon corps, et murmurant entre mes dents « Tu repartiras dés la première occasion et tout ça n’aura servi à rien. Tu as beau dire le contraire, je n’ai jamais su protéger qui que ce soit. Pas même ma propre personne. Je n’ai même pas su garder mes amis proches de moi quand tout tournait encore à peu près normalement… » Je détourne mon regard du sien reculant d’un pas, ne voulant pas qu’elle me voit détruire cette façade que j’avais peiné à construire.

Pourquoi s’infliger ça ? Peut-être parce que je n’ai toujours connu que du rejet. Ma mère, mon groupe de musique et maintenant Dylan. Oh elle a beau essayé de se rattraper, j’ai bien saisi qu’elle ne voulait pas vraiment de moi. Pourtant elle est cette… Cette personne vers qui je me tourne quand tout va mal. Celle pour qui je fuis mon semblant de confort, bravant mes peurs pour la retrouver. Elle me pousse à donner le meilleur de moi-même. Et pourtant je me détruisais tout seul au moindre mort.

L’estime de soi n’a jamais été là. Et pourtant j’ai toujours eu l’air de ne jamais douter de ma connerie. Sauf là. Ce qui n’est pas arrivé depuis que je suis en âge de jouer le jeu. Je me fâche lorsque je dis que je ne mens pas, pourtant ma vie entière est un mensonge. Sans bouger mon regard, je continue mon propre procès « J’attends juste… J’attends juste le moment où tu vas finir par éclater de rire tant j’ai l’air pitoyable et que je dois ressembler à une blague vivante. » Pourtant, je crois que si elle se met à rire, j’apprécierai sans doute plus que ses silences qui eux, poussent mon rire à mourir.

Que m’arrive-t-il pour que je me mette dans des états pareils ? J’ai toujours gardé le contrôle sur tout. J’ai toujours entendu ce que je voulais entendre. Mais je n’ai jamais délaissé tout ce que l’on m’a dit. Je l’ai juste stocké pour m’en vouloir encore un peu plus dans mes moments de solitude. J’aimerai tellement reprendre les choses en mains. Me remettre à sourire et faire semblant que tout roule. C’est si… Compliqué.


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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Sam 10 Mar - 4:31
J’avais limite grogné à sa première phrase, mais c’est qu’il m’emmerdait un peu là quand même. Si j’allais quitter ? Bien sûr que j’allais quitter, mais au moins personne ne mourrait à cause de ça. Il n’aurait la mort de personne sur la conscience et c’était parfait comme ça, mais il voulait encore plus. Il voulait quoi de plus ? Parce que je n’avais absolument rien à offrir.

-Je suis une grande fille Lazare, je sais me protéger toute seule. Ce que tu étais avant ne compte plus, c’est ce que tu vas faire de ta peau maintenant qui compte et après. Alors arrête de te plaindre et botte toi le cul un peu. Si tu veux, je t’aide, j’adore ça moi.

Il s’éloignait de moi et je prenais bien soin de garder tout ce que je pouvais contrôler dans le dedans de moi. Genre, je suis calme et sagesse, tout ça. Je n’allais pas exploser, j’allais jouer les psys à deux balles et l’aider, voilà. J’allais le faire, sauf que je ne savais absolument pas comment le faire. Sérieusement… comment je pouvais faire mieux que ça ? J’avais tout tenté là, mais il continuait de se lamenter. Il s’éloignait et il en rajoutait, disant qu’il attendait juste le moment où j’allais finir par éclater de rire et dire qu’il avait l’air pitoyable, mais pourquoi j’aurais dit des conneries pareilles ? J’étais Dylan Jensen, j’avais toujours été gentille avec lui, d’aussi loin que je ne me souvienne et il ne me l’avait clairement pas rendu. Encore moins quand j’étais devenue douée dans mon domaine. Il m’avait toujours prit de haut, mais je n’étais pas le genre de personne à lui remettre sa faute sur le nez. Pourquoi il faisait ça ? J’en avais marre, voilà. J’avais atteint ma limite et puis tant pis pour lui. Alors, d’une main assurée, je m’étais rapprochée de lui et j’avais saisit son menton entre mes doigts pour qu’il n’ait d’autre choix que de me regarder droit dans les yeux. Pas de fuite possible pour le lamantin. Je m’étais même physiquement rapprochée pour lui éviter la fuite.

-Tu as fini oui ? Tu me prends pour qui Lazare ? Je n’ai jamais été chiante avec toi, pas trop en tout cas. J’ai jamais ri de toi. Ok, tu as été chiant avec moi et j’ai rêvé de rayé ta voiture pendant quelques jours, mais on s’en fou. Je suis devenue une pro de la musique pour t’en foutre plein la gueule, tu m’as rendu meilleure. Alors, arrêtes tes conneries et montre-moi ou tu caches ta voiture.

Non mais sérieusement, j’étais censée arriver à faire quoi de plus pour lui ? La confiance, ça ne se gagnait pas en un claquement de doigt. Il lui faudrait du temps, des preuves qu’il en soit capable, mais ce n’était pas pour aujourd’hui. Alors, j’allais faire quoi de lui ? Aucune idée.

-T’es pas aussi nul que tu le crois, faut juste te greffer un peu de courage, mais ça, ça s’apprends. Je ne dis pas que je vais rester pour toujours dans ta petite famille heureuse, mais promit, tu sauras toujours où me trouver, ça te va comme compromit ?

Genre… s’il continuait à s’apitoyer, je ne saurais pas quoi faire pour l’arrêter. Restait qu’à l’embrasser pour qu’il bug au point de ne plus rien comprendre… ça ou l’assommer. Ouais en fait, l’assommer c’était mieux quand même maintenant que j’y pensais.

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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Dim 18 Mar - 18:51
Elle ne comprend pas. Elle ne peut pas comprendre. Je ne parle même plus de cette apocalypse, mais bien du monde d’avant. Celui dans lequel je pensais être quelqu’un. Je n’étais qu’un connard de plus. Je m’éloignais d’elle. Je n’avais plus à faire subir ma décadence à qui que ce soit. Et à ma grande surprise, c’est elle qui me retient. Elle se colle à moi, si proche de moi. Ce contact physique. Je reste bouche bée, plantant mon regard dans le sien. Je ravale ma salive. Si je n’ai jamais eu peur qu’elle me tue car je ne pense pas avoir quelque chose de concret à perdre, en revanche, j’ai peur de cette proximité, soudainement. C’est clair que si je n’étais pas dans cet état, j’en aurai profité pour faire des allusions. Au lieu de ça, je reste silencieux, l’écoutant avec un certain sérieux.

Elle essaye très fort de regonfler ma volonté, de me tendre vers le haut. Elle m’assure même que je l’ai rendu meilleure. Mais elle a l’air brisée et si seule. Autant que moi. Peut-être plus encore. Quoique… m’entourer de monde est ma façon de me convaincre que je ne le suis pas. Mais ce n’est pas réellement moi. Ça ne l’a jamais été. Au fond, je n’ai toujours été qu’un petit garçon livré à lui-même, obligé de se voiler la face pour ne pas devenir aussi pathétique que je le suis actuellement. Elle reprend ses mots. Elle me promet d’être toujours disponible, même si elle ne compte pas rester. Je fais un oui de la tête. Je détourne doucement mon regard, me perdant dans mes pensées. Lazare, reviens ! Il ne faut pas que je reste là, planté comme un con, à juste être aussi… pitoyable. J’inspire, humant son parfum, me faisant relever les yeux vers elle.

J’entoure sa nuque de mes bras et colle ma joue à la sienne, la serrant contre moi encore un peu plus. Elle va me frapper. Elle va me frapper. Elle va me frapper. Je ne sais même pas pourquoi j’ai fait ça. C’est comme un… un besoin ? Mais je dois le faire. Si je l’ai rendu meilleur, alors… Me rend-elle meilleur à son tour ? C’est pour ça que je suis ainsi ? Mais cette proximité je ne me l’explique pas. Ou en tout cas, pas encore. Je me calme peu à peu et retrouve cette force qui maintien mon masque de starlette à deux balles. Je me recule, décroisant mes bras et lui offre un de mes visages souriant, ce regard avec des idées malsaine derrière la tête. Quoique ponctué de ce liquide lacrymal en bordure.

Être confronté au véritable soit est une épreuve. Bien pire que les morts, les gothiques et les araignées réunis. Je sais que ça se reproduira de nouveau, mais je ne veux pas lui faire peur. Pas maintenant. Pas ici. Je veux juste lui faire de nouveau croire que je suis revenu. Et même mes talents à faire croire que tout va bien sont clairement émiettés, je m’engage tout de même sur cette voie. « Alors la voiture… Oui… Euh comment dire… Je viens de là… ? » Je désigne une rue. J’attends qu’elle regarde dans la direction que je pointe pour la dévisager de nouveau. Elle est le déclencheur d’une tempête en mon âme que je n’ai pas encore identifié. Ce n’est qu’une question de temps, mais je compte bien ne pas la lâcher tant que je n’aurai pas compris de quoi il s’agit.

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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Mer 28 Mar - 6:14
Je ne savais pas comment gérer Lazare, je ne savais pas comment gérer qui que ce soit en fait. Alors, aussi bien ne pas en faire tout un plat et le laisser se débrouiller avec son dedans. J’avais quand même tenté vainement de le réconforter, mais j’avais vite abandonné pour simplement lui demander où il avait foutu sa voiture. Parce que comme ça, il avait autre chose à penser. Je l’avais secoué un peu avec de la proximité, rien de bien méchant et suite au changement de sujet, il donnait presque l’impression de se ressaisir. Il avait même presque réussi à être convaincant en souriant ! Bravo Lazare ! Bon d’accord, moi je ne souriais pas plus que cela, mais en même temps, ce n’était pas le genre de la maison. Dès que je revois son regard de prédateur sexuel à deux balles, je soupir de soulagement et m’éloigne de deux pas, voilà, il était quasi réparé.

J’allais clairement m’en contenter, avançant vers le « par-là » qu’il m’indiquait. Il n’avait pas l’air bien certain, mais en même temps, c’était Lazare, il ne fallait pas trop espérer. Sans plus, je m’avance dans la direction tout en sachant pertinemment qu’il va me suive. Je n’en doute même pas une seconde. Mon bâton en main, je reste sur mes gardes, ne sachant pas si on avait attiré la mort avec nos conneries. Je ne fus donc pas étonné lorsque le premier me tomba dessus. Un coup sec contre le genou gauche pour le faire basculer et un coup violent à la tête pour qu’il s’écroule au sol, complètement mort.

-Hm, tu me dis quand tu l’as voit ?

Parce qu’il n’avait que ça à faire lui, admirer le paysage pendant que je m’assurais de sa survie. C’était un marché honnête et il se devait de l’honorer. Maintenant, je devais faire quoi ? Parce que parler n’était franchement pas l’idée du siècle, mais il n’y avait clairement pas assez de morts pour donner l’impression que j’étais occupée. En prime, quand il y en avait des masses, on les évitait pour se rallonger un peu, mais pas beaucoup. Donc… parler où ne pas parler ? Ne pas parler, c’était clairement mieux comme ça. Il avait parlé pour douze un peu plus tôt, j’avais même tenté d’être sympa, maintenant c’était mon tour de prendre mon pied et ça se faisait dans un silence absolu et puis c’est tout. Il aurait même le temps de se recentrer sur lui et d’être de nouveau le Lazare emmerdeur que je connaissais si bien.




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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Jeu 12 Avr - 20:49
Je suis Dylan sagement, avec un peu de retrait pour pouvoir détourner mon regard sur tout ce qui m’est possible de regarder depuis l’arrière chez une femme. Et même si j’aime beaucoup sa chevelure, son dos et son bassin, c’est encore un peu plus bas. Mais au-dessus des pieds, tout de même, je ne suis pas un fétichiste ! Quoique… Les genoux… Non, encore un niveau et on y est ! Les jumelles rebondies, comme j’aime à les appeler. Bien évidemment, je relève les yeux l’air de rien lorsqu’elle tourne la tête vers moi. Et même si je la déshabille du regard, c’est pour me concentrer sur autre chose que sur l’épisode que je viens de vivre. Ces angoisses, je n’y suis clairement pas habitué. C’est vraiment trop compliqué pour moi tout ça. Alors autant les ignorer. L’exercice auquel je m’adonne s’appelle « La Cartographie Mentale Du Corps de Dylan ». Et les clichés que j’en tire, c’est pour quand ça ira mieux. Fantasmer de façon rétroactive.

Mais il faut qu’il y ait des morts. C’est toujours la même chose. Bon, en l’occurrence, un mort. Mais la voir passer à l’action, offrir sa souplesse à ma vue afin de rétamer le cadavre. Je ne me suis pas senti en danger comme à l’ordinaire. Bien au contraire, je me suis senti en sécurité avec elle à mes côtés. J’ai même lâché à demi-mot un « Trop cool… » et lorsqu’elle revient vers moi pour me demander si je la vois, je redresse la tête et jette un regard circulaire autour de nous. « Voir quoi? » J’espère qu’elle ne parle pas de ses fesses au féminin singulier car ça va devenir le bordel de suivre une conversation. Soudainement, ça me revient. « Oh, la voiture? Hm… » Je jette un nouveau regard circulaire en prenant mon temps de détailler la rue cette fois. Je ravale ma salive. Dylan ne va pas aimer ça.

Je lui fais de nouveau face « Je crois que… Je ne suis pas sûr, mais… On a dépassé la rue où je l’ai garé en fait… Je suis désolé, j’avais la tête ailleurs. » Ou en tout cas, une partie de la tête : les yeux, les nerfs optiques et un morceau de cerveau. Mais je ne suis pas sûr que ma bouche ou même mon nez soient vraiment utiles pour retrouver ma voiture. Je ne suis pas un lézard. Non. Je suis Lazare. Ce n’est pas pareil. Alors qu’on fait machine arrière pour retourner sur nos pas, je dois lui parler d’un nouveau sujet qui me semble suspect. « Tu sais, c’est la première fois que j’ai aussi peu peur d’un mort. C’est bizarre non ? Tu crois que c’est inquiétant ? Est-ce-que… Est-ce-que j’ai perdu le goût de la vie et que ça ne me fait plus rien ? Oh non… Même si je l’ai dit tout à l’heure, je ne veux pas mourir trop vite… Ou alors… Mais oui c’est ça ! C’est toi ! Tu me rassure ! Je me sens en sécurité avec toi ! Oh Dieu, ça devient vraiment bizarre tout ça… »

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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Mer 2 Mai - 1:15
Je marchais devant, comme toujours. Je ne savais pas quoi dire de plus. Non mais sérieusement, qui c’était dit que faire la discussion en pleine apocalypse était une bonne idée ? Donc, le silence, c’était bien. Il était derrière et ne parlait pas plus que moi, ce qui était une bonne chose. O.k. si je m’étais dit qu’il matait mon cul, je lui aurais peut-être foutu un ou trois coups de bâtons bien placé, mais puisque je n’étais pas omnisciente, il en avait de la chance. Bref, marcher, se taire, faire la paix avec la vie, toussa.

J’avais tué un mort pour finalement lui demander s’il voyait sa voiture, parce qu’il était assez avare d’informations à ce propos. Il aimait bien me voir tuer, ce qui était un peu bizarre pour monsieur peace and love, mais quand il balança qu’il avait oublié de regardé. J’avais relevé les yeux au ciel en grognant :

-T’es sérieux ? Tu n’avais que ça à faire regarder pour la voiture.

Non mais vraiment, il se foutait de ma gueule à me dire qu’il avait la tête ailleurs. On parlait de survie, c’était le plus important maintenant. Fallait donc faire demi-tour et c’était chiant. J’avais envie de massacrer des gens et Lazare était le seul qui soit présent, mais je n’allais pas massacrer Lazare.

Sauf que cette fois, il parlait. Finalement, je préférais peut-être quand il n’avait rien en tête. Au moins, le sujet était intéressant et au goût du jour. Donc, il n’avait pas eu peur du mort, bah non, parce que j’étais là pour le tuer. Il était en sécurité avec moi ? La belle affaire. Il me fit presque sourire avec ses bêtises.

-Bah, c’est soit moi, soit le bâton, y a qu’une façon de savoir.

Et tout en disant cela, je lui donnais mon bâton en main. Voilà, on allait rapidement savoir ce qui le mettait à l’aise. Pendant ce temps, moi je me glissais les mains dans les poches en rajoutant :

-Pendant ce temps, moi je vais chercher ta voiture les yeux fermés.

Et je lui souriais presqu’en disant cela. Parce que bon, il allait paniquer au premier mort venu et on allait confirmer que c’était le fait d’avoir un garde du corps qui le rassurait. Surement que ça lui rappelait sa vie d’avant et que le narcissique en lui aimait bien, qui sait. Bon, c’était peut-être le juger trop vite, mais… celui qui n’aime pas juger Lazare me jette la première pierre. Voilà, c’est ce que je pensais. C’est marrant de le juger, c’est aussi distrayant de lui faire la gueule. Le seul détail que je n’allais pas lui mentionner, c’était que je le testais un minimum, savoir par où commencer si je devais lui montrer un peu à survivre.
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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Jeu 3 Mai - 21:21
Une fois de plus je me fais disputer par Dylan. Un sourire se forme sur mes lèvres que je tente de cacher. Je crois que j’aime quand elle me dispute de cette façon. Même si officiellement je suis censé m’en foutre et faire comme si de rien n’était. Je crois que c’est pour ça que j’ai aussi l’air détaché, quand elle me dispute. La voir dans cet état me rappel à quel point certaines choses peuvent ne jamais changer, même après une fin du monde. Ça a quelque chose de rassurant, en soi. Je l’informe que je n’ai pas eu trop peur du mort et la voici à me jeter son bâton dans les mains.

J’avise l’arme et ravale ma salive. Sérieusement ? Elle ne sait même pas où est la voiture… Je le sais moi, mais j’essaies de faire durer le moment. Et pour le coup, j’étais vraiment perdu dans mes pensées. Mais c’est le clou lorsqu’elle fourre ses mains dans ses poches. « Ok… Euh alors… Bon… Me battre avec ça… ça va être compliqué, non ? Je veux dire… C’est du bois et leur tête c’est de la chair et de l’os… » Je gonfle mes poumons. « Bah… ça peut pas être aussi compliqué que de jouer de la clarinette, pas vrai ? » Je passe devant elle, fièrement, comme si je paradais. Et si c’était elle qui était perdu dans cette arme ? Je suis sûr que ça va bien se passer…

J’aurai dû taire mes pensées. A peine une vingtaine de mètre traversés, j’entends un gargouillis de monstre se faire entendre sur ma droite. Je le regarde approcher de sa marche difforme. Je serre un peu plus le bâton contre moi. Il s’approche dangereusement. Je croise son regard, vide. Je commence à trembler légèrement. Je ne suis même pas sûr que Dylan l’ait vu. Ou en tout cas, elle ne fait rien pour me protéger. Je voudrais lui crier à l’aide, mais rien ne sort. Il commence à passer sa main sur mon bras et se rapproche vraiment dangereusement. Je penche le bâton et bloque sa mâchoire avec. Je le repousse de toutes mes forces. L’arme de Dylan m’échappe, s’évanouissant avec le mort au sol.

Cette montée d’adrénaline a réveillé quelque chose en moi que je n’ai jamais exploré. Je dois reprendre cette arme. Elle appartient à Dylan. Je me rapproche du mort et attrape le bois, mais il saisit mon avant-bras. Je frissonne et lui donne un coup de pied par réflexe pour qu’il lâche le bâton de sa bouche.

Rien à y faire. Je donne un autre coup. Puis encore un. Et là, je sens ma rage monter. Je l’attrape par le col et le fait se relever pour l’envoyer en direction d’un mur, la tête la première. L’arme tombe au sol, mais je n’ai que faire. Le regard noir, je m’approche d’un pas décidé et froid vers le mort. Je lève sa tête et la claque encore et encore sur la brique. Au bout du dixième coup, j’ai bien entamé la boite crânienne. Le corps s’arrête de bouger et tombe au sol. « Relève toi, sale fils de… » Je m’arrête dans ma phrase pour lui donner un coup dans la pense. « Relève toi, je te dis! » Je réitère l’opération jusqu’à ce que je réalise qu’il est mort. Je me recule et regarde le corps scalpé d’une bonne partie de la tête. C’est moi qui ai fait ça ?

Je regarde mes mains et voit tout ce sang. C’est moi ?! Je me remets à trembler.

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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Ven 11 Mai - 4:09
Il me disait que pour une fois, il n’avait pas peur des morts. Bah voilà, il fallait peut-être que ça. Donc, je lui avais sagement donné mon arme avant de foutre mes mains dans mes poches et de ne rien faire. Parce que s’il n’était même pas capable de trouver sa voiture, alors au moins, il allait nous défendre. Il n’était clairement pas certain d’y arriver, hésitant même à la façon de le tenir. Il disait que ça allait être compliqué, moi je haussais les épaules en mode rien à foutre. Il y avait un bout pointu au bâton, il s’en sortirait très certainement. Je ne comptais rien répondre, mais là, il disait le pire des trucs, il parlait de clarinettes :

-La clarinette, c’est la mort. Le bâton c’est mieux.

Je détestais la clarinette, je détestais devoir téter l’anche de bois et jouer après. Pour les instruments à vent, j’étais plus du genre flûte traversière pour le grand cliché quoi. Donc, franchement, jouer du bâton c’était bien mieux. Il allait préférer cela, sincèrement. C’était agréable de défoncer des gueules au bâton.

On marchait tranquillement jusqu’à ce que ça se corse, un mort se pointait le bout du nez et c’était lui qui devrait nous défendre. J’aurais droit à un spectacle d’Enfer, j’en étais certaine. Genre, il allait se rouler en boule et j’allais devoir nous défendre ! Ça ou… non. Parce qu’il se dirigeait vers le mort avec mon bâton et moi, je gardais un regard interloqué. Il m’étonnerait toujours ce mec.

J’y avais presque cru, mais il figeait, près de se faire bouffer. Oh Dieu, il allait se faire bouffer par ma faute, mais, mais non ! J’allais prendre mon couteau pour en finir avec le mort, mais Lazare avait finalement décidé de s’aider lui-même. Il avait bougé, il c’était défendu et maintenant il massacrait le mort à main nu. Je n’étais pas certaine, mais… c’était pas mauvais pour l’infection ça ? Ouais, j’en étais presque certaine en fait. Il l’avait fait de façon enragé, le regard sombre, mais ce n’était pas lui, non ? Oui ? Ça pouvait être le Lazare que je connaissais ? Il avait peut-être changé lui aussi au final.

Il parlait finalement au mort, réalisant petit à petit ce qu’il était capable de faire je suppose, parce que ça tête n’avait rien de bon.. Je m’étais avancé vers lui, mettant ma main sur son épaule comme pour le rassurer.

-Tu sais, avec le bâton, c’est quand même un peu moins salissant…

Non mais vraiment quoi. Je m’inquiétais pour lui, mais en même temps, quoi dire de plus… J’étais retournée chercher mon bâton, pour retourner le regarder dans les yeux et dire :

-On sait maintenant que tu as les couilles pour manier le bâton, si tu ne le lâches pas...

Et j’avais même tenté de lui faire un sourire pour la peine. J’étais… sympa là, non ?


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MessageSujet: Re: Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler   Sam 19 Mai - 17:15
Je me tenais essoufflé, regardant de haut l’emplacement de la tête du mort. Mes yeux dérivent sur mes mains couvertes de sang. Son sang à lui. Pas le mien. Tout mon costume en est couvert. Et je peux sentir que mes traits se font plus difficile à manœuvrer. Je devine que du sang coagulé a fini par atterrir sur mon visage. Lorsqu’elle touche mon épaule, j’ai sursauté, me freinant à temps pour ne pas attraper sa main et lui briser, me rappelant que ce n’est que Dylan. Elle me dit une phrase cinglante, suivie d’une autre. Je n’ai étonnement pas besoin de ça pour le moment. Si à l’adolescence, le corps subit des transformations qui influent sur le psychisme, là, c’est tout autre chose… Mon esprit se met à divaguer dans une agressivité encore inconnue. Mon regard se relève vers le sien, se plantant dans ses yeux. Je vois bien qu’elle essaye de me sourire, mais je ne peux juste… Pas parler. Je ravale ma salive et en observant le mutisme, je reprends la route.

Je marche d’un pas lent. Une déambulation représentant ce que je suis en train de perdre : mon esprit. J’aimerai comprendre ce qu’il se passe dans ma vie. J’aimerai savoir pourquoi j’agis de cette manière si soudainement, et ce, à son contact. Quelque chose se brise en moi. Une barrière infranchissable que j’ai dressé trop jeune. Une scission entre ma raison et mes émotions qui se referme. Je m’arrête complétement et me tourne vers Dylan. Je ne dois pas pleurer. Pas encore. Pas devant elle. Je ne dois pas. Mais… J’en ai très envie car je réalise que toute ma vie j’ai toujours été seul, et qu’elle s’apprête à faire beaucoup pour moi. Plus que n’importe quelle autre personne. Si les autres m’ont toléré dans leurs groupes, c’est uniquement car ils ne se sentent pas de m’abandonner à mon sort. Mais Dylan, elle, elle en est capable. Pourtant elle ne le fait pas.

J’allais dire quelque chose du genre un merci, ou encore lui montrer toute ma gratitude et ce que j’ai réellement sur le cœur. Mais finalement, je préfère ne pas brûler les étapes. Si je ne sais pas ce qu’il m’arrive, autant laisser les choses telles qu’elles sont pour le moment. « Tu as beau dire ce que tu veux, C’est toi qui m’a laissé me salir ! Non mais regarde ce Gucci ! Tu sais à combien je l’ai eu ? Je vais pas le ravoir, c’est sûr… Dépêchons nous avant que les tâches ne sèchent ! Et je te laisse les prochains, hein ! La voiture est juste là ! » Je lui montre du doigt l’allée avec la voiture garée un peu plus loin. Mon masque revient. Lazare, celui que tout le monde a l’habitude de voir, se doit d’être toujours ainsi. Ne pas montrer de faiblesses.

Je me dirige vers la voiture et prends soin de retirer ma veste pour la mettre dans le coffre avant de prendre place au volant, attendant qu’elle monte pour démarrer.

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Aujourd'hui j'ai rien fait, j'ai écouté les mouches voler
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