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In Your Flesh :: Michigan State :: Arène de combat

 The slave who become doctor
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MessageSujet: The slave who become doctor    Ven 23 Fév - 22:33

« Hey, raclure, tu penses vraiment que tu peux devenir un champion ? tu t’es regardé ? T’es rien, t’entend, rien qu’un étron mal chier…Tu vas te faire bouffer tout cru ! »

Je ne regarde même pas le connard qui est en train d’essayer de me déconcentrer. Pourtant ‘ai bien envie de lui dire que s’il bouffe de la merde, ça explique pas mal de chose, et pas que l’haleine. Depuis le temps que je le dis qu’il est fini a la pisse celui-là. En fait, je me contente de lever un majeur dans sa direction. J’ai pas besoin de plus de pressions. Ce soir je vais jouer dans la cours des grands, ce soir je fais un nouveau pas pour devenir un champion d’arène, pour que notre confort a Tobby, papa et surtout Joséphine soit plus qu’amélioré.

J’aurais bien aimé que Miss Malou soit dans les parages pour me prodiguer ses derniers conseils pendant que je fini d’attacher mon casque qui évoque la forme d’un tigre ridicule. Joséphine m’aide a sangler l’armure sur ma cote de maille. J’essaye de lui sourire et d’avoir l’air calme, pourtant je suis on ne peut plus nerveux. Même si c’est la quatrième fois que je vais faire un combat chorégraphié avec d’autres gladiateurs, j’ai toujours cette même boule au ventre.

L’autre continu a aboyer ses conneries, mais je ne l’écoute plus, il m’a saoulé. La tension monte au fur et à mesure que j’entends la voix de Dean dans les hauts parleurs annoncer notre combat. C’est grave si je ne le sens plus ? Une des sentinelles nous annonce que dans 10 minutes c’est à nous. Je me tourne vers Joséphine et lui attrape doucement le menton pour lui lever son délicat visage.

« Vas t’installer dans les gradins, e ne serais pas tranquille de te savoir ici pendant le combat. »

Avant qu’elle ne puisse répondre j’ose l’embrasser sur le front. Je sais qu’elle déteste ce genre de démonstration de tendresse en public, surtout qu’on ne peut pas dire qu’il ait vraiment matière a être tendre entre nous, mais j’ai besoin de ce contact. C’est donc sans vraiment réfléchir que je viens de le faire. En fait j’ai vraiment la boule au ventre et j’ai besoin de sa force, j’ai besoin de savoir pourquoi j’y vais, pourquoi je suis là. Ce n’est pas tant le combat en lui-même qui me gêne, c’est surtout le nombre de personnes qu’il y a qui me stress.

« Dis adieu à ton maitre salope, quand il sera raide, c’est moi qui viendrait te réchauffer ! »

Je ferme les yeux devant ce vomi d’insultes menaçante. En temps ordinaire je pense que j’aurais déjà répondu avec provocation, sauf que là, c’est pas le moment. Je ne peux même pas le défoncer vu qu’il va se battre avec moi. J’articule un « désolé » muet contre le visage de Joséphine, je n’ai pas envie qu’elle s’éloigne de moi mais je n’ai pas envie, non plus, qu’elle devine que je me chie dessus. Je lui lance un dernier regard avant de la pousser gentiment vers les escaliers qui donnent accès aux gradins réservés aux personnels de l’arène. Les plus bas, les moins bien placés, ceux que les clients ne veulent pas.
Une fois que je la sais en sécurité j’entreprends de souffler par le ventre comme Dean nous l’a appris pour nous détendre. Mais je suis moyennement convaincu par son truc. J’ai juste à faire comme aux entrainements... rien de plus… Je me repère mentalement toute la chorégraphie vue et revue tantôt, et puis la porte qui donne sur la lice s’ouvre, la musique se lance, je ne sais plus reculer. J’ai l’impression, comme à chaque fois, d’être un taureau qui va à l’abattoir.

C’est assez mécaniquement que je suis le mouvement. Nous sommes 10 et nous allons nous battre par groupe de 5 les uns contre les autres, l’équipe des tigres et celle des dragons. Vous trouvez ca kitch peut etre ? Et si je vous disais que Dean a vraiment chercher un moyen de nous pendre a des câbles pour faire « asiatique ».  Je me mes dans la colonne des tigres et j’ai plus que l’impression de faire une tête de moins que tout le monde ici. Une fois devant la tribune d’honneur, face a Sam, Dean et leur Tribun, on fait le salut rituel a César sous les vivats d’une foule que n’essaye même pas de regarder tellement je me sens oppressé. Je lance juste un regard vers Joséphine et Tobby pour trouver du soutient en sachant qu’elles sont là. Mon père, il me fait un signe d’encouragement. Ca va le faire.

Au signal, c’est parti. La musique change, on se met en place et, avec un peu de raideur au départ, je fini par réussir les enchainements appris dans la semaine. Sans décorner le style ninja, c’est moyen mon truc, mais vu que je suis le plus léger de la bande, j’arrive mieux à faire mes petits effets. Finalement ce n’est pas si compliqué que ca, même avec mon arrachement qui me gêne. Tout se passe plutôt bien. Le publique semble ravi des pseudos rebondissements savamment prévus par Dean.

Je crois que je pense même bien m’en sortir quand tout part en vrille. Un type de mon équipe, par erreur ou pas, me fout un putain de coup de bouclier dans la gueule alors que je suis en plein saut. Je me vautre salement la tête la première. Ca aurait pu mettre KO pour un simple type, mais j’ai cette chance d’encaisser mieux que quiconque les chocs. Ma chance s’arrête là, car ma réception a bougé mon casque dans une position qui me masque la vue. Je me redresse maladroitement en essayant de régler le problème. J’ai pas le temps de m’en dépêtrer que je me prends un coup dans le genoux qui me fait trébucher. Ensuite, bah c’est une peu le merdier de mon côté. Je suis au sol, quand j’arrive, enfin, à retirer mon casque, je vois l’œil mauvais d’un des types des dragons, et très vite, je ne vois plus que son pied qui vient de me percuter le menton comme un ballon de soccer. Pour le coup, je suis propulsé et je vois trouble. Je crois avoir aperçu Tobby et Joséphine debout, j’en suis pas sur tellement je suis sonné. Les gens applaudissent, ils pensent que c’est dans le show, mais Dean ne commente plus. Si j’etais en état de me marrer je l’imaginerais bien en train de peter son câble genre « ils ont salopé ma choré ». Mais là, je m’en branle de la chorée, c’est mon instinct de survie qui prime.

Une pluie de coup m’empêche de me relever, mais, mû par une force invisible, je saute littéralement à la gorge d’un des mecs qui me tabassent et je lui fous un coup de boules qui n’arrange rien a mon état, surtout avec le casque tu type. Je distingue vaguement que c’est un tigre. Bordel, c’est quoi ce delire ? Ils sont tous contre moi ?  A l’aveugle, je me retourne vivement, l’épée en estoc, j’ai le plaisir de la sentir s’enfoncer dans de la chair et d’être éclabousser de sang chaud. Mais mon plaisir s’arrête rapidement car la torgnole que je me prends par derrière sonne bel et bien la fin de mon combat.

Je me sens trainer par les pieds pendant que je lutte pour reprendre le contrôle.

« Putain, il nous aura fait chier jusqu’au bout.
-Maurice, ouvre la trappe ! »


Hein ? Mais quelle trappe ? La trappe a moisi ? Non !! NON !! Ca avait beau ne pas être prévu, je reconnais les grognements qui retentissent. Les types sont en train de se barrer pendant que les morts viennent faire leur tour de piste et là. Mon espoir de « si je bouge pas, ils ne me verront pas » se brise vite. La suite est pêlemêle. J’entends le signale qui demande une intervention du staff en même temps qu’un moisi me saute dessus, j’ai le réflexe de lever le bras pour protéger ma tronche, mes ses dents mordes sur la cote de mailles. Je panique de ne pas être contaminé tout en essayant de repousser un deuxième qui me boufferait bien aussi. Je suis a moitié en train de suffoquer et de tourner de l’œil, pourtant je ne lâche rien, ma promesse, celle de rester en vie, seul vestige de mon passé, fait que je continu de me débattre comme un beau diable.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Dim 25 Fév - 16:12
Nouveau jour de combat, et je n’ai qu’un seul mot qui me vient à l’esprit : putain. Je déteste ces moments-là, où je suis supposée rester sagement en haut, dans les gradins, pour observer Isha prendre des risques inconsidérés, et manquer de se faire grignoter par un rôdeur. J’ai bien essayé de lui dire qu’être simplement gladiateur, ce n’était pas si mal, moins dangereux, et que je ne voulais pas qu’il prenne des risques inconsidérés pour moi, mais ce type est une vraie tête de pioche. Et en tant qu’experte en la matière, je sais très bien de quoi je parle.

On est dans une partie cachée de l’arène, sous les gradins j’imagine, d’autres gladiateurs autour de nous, et je vérifie les protections qui sanglent son corps, pour contrôler que je ne suis passée à côté de rien. Il a l’air ridicule avec ce casque immonde sur la tête, mais je me dis que si ça peut lui éviter un mauvais coup sur la caboche, le ridicule n’a jamais tué personne. J’ai beau faire semblant de ne pas entendre les remarques qui fusent depuis notre arrivée, les interpellations, les menaces à peine voilées, elles sont pourtant bien réelles, et je déteste cette situation. Je hais l’idée même qu’Isha soit censé se battre contre ces types, qui ont l’air d’en vouloir autant à sa peau. Sérieusement, comment est-ce que ça peut bien finir ? Au moins, le brun prend également le parti de les ignorer, ce qui n’est pas plus mal au vu de la situation, et après une dernière vérification, j’ai l’impression que ça y est, il est fin prêt.

L’un de ces barjots vient nous informer que ça va commencer, et je ne prends même pas la peine de protester quand je sens les doigts du mécano se refermer sur mon menton, et relever mon visage vers lui. Je fronce le nez, en me retenant de lui dire que j’aurai préféré aller l’attendre dans la chambre, mais je serre les dents, et me contente de hocher lentement de la tête, d’un geste raide. Je sens ses lèvres sur mon front, et je lui lance un regard désapprobateur. Il devrait vraiment éviter d’embrasser son esclave de la sorte en public, ce n’est pas franchement ce qui se fait de plus viril, et j’ai peur que des types qui ont de la semoule à la place du cerveau en tirent des conclusions hâtives. Du genre que c’est un faiblard sentimentaliste qu’ils pourront défoncer facilement. Je serre la mâchoire à la nouvelle provocation qui résonne dans mon dos, en prenant sur moi pour fermer ma gueule et éviter de répondre. Je préfère éviter que la rébellion d’une petite esclave de rien du tout n’ai des conséquences sur Isha, et je me souviens des avertissements formulés par le brun à propos de ces types-là. Je lis sur ses lèvres ses excuses, et je hausse négligemment une épaule pour lui expliquer que ce n’est pas grave. « -Fais attention à toi… » Je fais la grimace, et après un dernier regard, j’emprunte les escaliers qui me conduisent aux gradins, où Tobby a déjà pris place.

Je me sens nerveuse, comme à chaque fois que je sais ce qui va suivre, et la présence de la brune, juste à côté, n’aide pas vraiment. Je sais qu’elle me déteste, et que le fait que je n’ai pas accéder à sa demander de m’éloigner d’Isha n’a aidé en rien à améliorer nos relations. Je me triture les doigts, et enfin, il apparaît sur le sable, et s’avance d’un pas raide vers la tribune de César. Quand il se tourne vers nous, je lui adresse un petit sourire encourageant, même si cela me coûte à un point inimaginable de devoir me forcer comme ça.

Et puis le combat commence, sous les commentaires à la con de Dean, qui semble prendre son pied comme jamais, comme toutes ces personnes présentes dans les gradins. Ils sont à vomir. Je détourne un instant les yeux de l’arène pour le fixer sur la tribune où se trouvent les frères Caulfield, que je fusille du regard inconsciemment. Ils ont un sacré pète au casque ces deux-là. C’est un nouvel engouement de la foule qui me tire de cette vision, et je reporte mon regard sur l’arène, cherchant Isha des yeux…et ne tardant pas à le trouver au sol. Je maudis un peu plus Dean d’après prévu un truc comme ça, lui qui invente ces scénarios pourris pour distraire la foule en liesse. Pourtant, je crois deviner assez rapidement que quelque chose cloche, à cette façon dont un mec, de son équipe pourtant, s’en prend à lui. Instinctivement, je me retrouve sur mes jambes, debout près de la rambarde, Tobby bientôt à mes côtés. Son air inquiet m’indique qu’effectivement, les choses ne se passent pas comme elles le devraient. Et puis, tout semble s’enchaîner rapidement, les coups pleuvent, et le brun a de plus en plus de mal à reprendre le dessus. En même temps, à un contre neuf, le combat sera vite réglé, même s’il met toute sa hargne pour se défendre.

La dernière vision que j’ai de lui est celle de son corps heurtant de nouveau le sol après un nouveau coup en traître, à l’arrière de son crâne, et je me mets à dévaler les escaliers montés un peu plus tôt, sans même réfléchir. Mon cerveau est déconnecté, mon instinct a totalement pris le dessus. Je repasse par le couloir pas très éclairé de tout à l’heure, et j’arrive devant les portes par lesquelles Isha et les autres gladiateurs sont sortis, alors que le type censé garder les lieux se réveille un peu en retard pour me barrer le passage. Trop tard. Je me retrouve dans l’arène avant même d’avoir compris ce que je fais, et je me mets à courir vers un lieu où deux types sont en train de refermer une grille. Je n’arrête ma course qu’une brève seconde pour ramasser l’épée d’Isha, à la lame souillée de sang, et alors qu’une corne de brume ou je ne sais quoi retentit, j’arrive devant les grilles, mon sang se glaçant dans mes veines quand j’entends les grognements des rôdeurs. Oh non, pas ça ! J’entre comme une furie, oubliant de réfléchir, ou même de me montrer un minimum prudente face à la vu du brun, couché au sol, avec deux macchabées penchés sur lui. Je m’élance, et dégage le plus proche d’un coup de pied, alors que l’autre perd la moitié de sa tête molle suite à une coup d’épée. La vache, vachement affuté ce machin-là. Mais je n’ai pas le temps de profiter de cette petite victoire que d’autres grognements me parviennent. Heureusement, ces machins-là sont assez lents pour me donner le temps de réagir. Je plante la pointe de l’épée dans l’œil de celui qui revient déjà à la charge, avant de faire face aux deux autres qui restent dans cette espèce de pièce glauque à souhait. Je tente un coup d’œil vers le brun, sans être capable de pouvoir jauger ses blessures : « -Isha, tu m’entends ?! Est-ce que ça va ? »

Je préfère largement qu’ils s’intéressent à moi plutôt qu’au mécano, et je n’attends pas la réaction des morts vivants pour aller vers le premier, que je charge sans douceur en visant ses flancs, pour le faire tomber. Une fois au sol, je transperce son crâne mou d’un coup de glaive, et me retourne à l’instant où le dernier d’entre eux m’agrippe la robe, en essayant de me ramener vers lui. Je fais de grands gestes pour me dégager, et empêtrer dans le lourd tissu, je finis par me casser la gueule, sur le cul, l’épée m’échappant, mais ce n’est pas ce qui m’inquiète le plus, non. Ce sont plutôt ces mains avides qui s’avancent vers moi, ce visage émacié à la peau putride qui tente de me mordre. Bordel ! Je recule précipitamment en arrière, dans la direction opposée de l’épée, et me retrouve bien vite dos au mur, le rôdeur ne tardant pas à me rejoindre. L’adrénaline guide mes mouvements, comme en intervention, et je me décale au dernier moment lorsqu’il fond sur moi, empoignant ses cheveux, ou ce qu’il en reste, pour éclater sa tête contre le mur, à plusieurs reprises. Lorsque son crâne est suffisamment défoncé à mes yeux, je le relâche, une touffe de cheveux fins dans la main, et sans un regard vers lui, j’avance à quatre pattes vers Isha, toujours étendu au sol, le visage maculé de sang.

Mon premier réflexe est de vérifier qu’il ne présente aucune trace de morsure, et je ne me retiens pas de pousser un soupir de soulagement quand je constate qu’aucune marque de dents n’orne sa peau. Des bruits de pas précipités finissent par se faire entendre, et je sens plutôt que je vois plusieurs personnes arriver devant l’entrée de la prison à rôdeurs. « -Bouge-pas, d’accord ? » Je vois ses yeux papillonner, j’espère qu’il est toujours conscient et qu’il entend ce que je dis. Par habitude, mes mains commencent à explorer son corps, à la recherche de blessures sérieuses qui m’auraient échappé, mais je ne décèle rien de particulier, même si je ne doute pas que sa peau sera vite tâchée de divers bleus. C’est donc sa tête qui a prit le plus cher, et je trésaille en me rappelant du coup violent qu’il s’est prit derrière la nuque. Je tâte donc cette zone, avec délicatesse, c’est fou la vitesse à laquelle les gestes me reviennent, la facilité que j’éprouve alors que tout me revient en mémoire. Le visage de Dean est le premier que j’aperçois, et je le fusille du regard, le considérant responsable de tout ce merdier. « -Il me faut quelque chose pour immobiliser sa nuque. » Ma voix est froide, et je me moque totalement que ça ressemble indirectement à un ordre. Je me fous qu’il soit le grand patron, le président, le pape, il ne mérite aucun égard de ma part vu son comportement. « -Maintenant ! »

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Mer 28 Fév - 10:46
Mais non mais non mais non. Mais qu’est ce qu’ils me font mes beaux gladiateurs là ? Je sais qu’on me prend souvent pour un grand maniaque mais dans ce genre de show, si on veut éviter des blessés, ou des morts, enfin des trucs qui font taches et m’enquiquine C’est vrai quoi, avec 8 saison de Docteur mouse, c’est moi la grande référence médicale du coin, autant dire que des que c’est pas un lupus ou une maladie auto-immune c’est rapidement compliqué. Dieu merci, j’ai toujours été bon au point de croix, qui aurait pu croire que les atelier broderie avec Mamie Caufield me seraient un jour aussi utiles. Mais bon, quand mes compétences sont dépassées, ce qui arrive fréquemment quand il leur manque un morceau, c’est généralement Jésus qui prodigue les soins palliatifs. Parfois on recycle en héro zombifié mais la plupart du temps nous sommes des plus respectueuses faces a nos jouteurs, enfin… je pense. J’assiste rarement Jésus dans ces moments-là. Mais bon, avec un prénom comme Jésus, on est forcément miséricordieux non ?

Bref, n’étant pas très motivé a encore entendre Jésus me dire « on achève bien les chevaux » alors qu’on a aucun équidés, a mon grand drame, ici, je me pète les fesses a faire des chorégraphies pointues, a renoncer a un nombre de spectacle pour que les gladiateurs qui ont le vent en poupe sont plus que correctement entrainés. Chaque passe d’armes est orchestrée au millimètre. Tout est prévu malgré les tressaillements des spectateurs, la moindre chute, la moindre erreur, à leurs yeux, a été anticipée, répétée pour être jouée devant un public aussi naïf qu’un spectateur moyen devant de la téléréalité ou du catch. Je suis un magicien, un cuisinier, alliant les meilleures recettes pour créer du bonheur. Mais sans rire, vous en connaissez beaucoup, vous, des chefs qui doivent gérer une mutinerie de poisson panné (parce que vu les ingrédients que j’ai, on est pas dans la gastronomie de produit frais mais bien dans les fond de congélos de chez Picard.)

C’est pour ca que le coup de bouclier non prévu me fait déjà grincer des dents. Miss Malou a coté de moi s'est aussi redressée, visiblement autant choquée que moi de ce massacre de show. Alors, je ne vous parle pas de la suite. Les hourras de la foule ne rattrapent pas la sourde envie de meurtre qui m’assaille alors que des porcs dénature ma chorégraphie, mon chef d’œuvre et le petit morceau de mon âme que je mets dans toutes mes créations. En plus, je vais perdre le petit Cornwell. Après ses progrès et avec tout l’investissement que lui a prodigué Miss Malou, c’est d’autant plus inadmissible. D'ailleurs je la vois enrager a coté de moi et je la sens prete a aller réaliser mon fantasme du moment: les tuer. Quand je la vois se lever, je la suis prestement.

Je ne cours pas ca serait indigne de mon rang, mais je ne traine pas non plus pour descendre derrière elle avec Jésus et Moise vers l’arène arrêter ce massacre. Je continue a garder a l’œil le naufrage de mon spectacle et grimace en voyant le fils du tribun au sol avec des zombies sur lui. Joshua me bouscule presque en courant, une batte avec du barbelée qui ne doit pas être homologuée pour jouer au base ball je pense, à la main. On a tous les trois un temps d’arrêt en voyant une femme aller dans l’arène et se battre pour sauver Robin. Je n’ai pas a poser la question qui doit être lisible sur mon visage pour que Jésus se penche :

« C’est son esclave, Joséphine. »

Ha oui, c’est vrai, il y a aussi cette histoire qui m'a donné la migraine. Mais avec Miss Malou on avait pas dit que Joséphine devait se battre avec un rouleau a pâtisserie et faire plus potiche que ça. Cette jeune femme ne respecte pas le jeu de Miss Malou et d’ailleurs, elle ne lui ressemble pas des masses non plus. Heureusement le public n’est pas regardant. J’entends le tribun Cornwell se marrer un coup avant de reprendre sa route d’un pas décidé mais vers les loges cette fois. Miss Malou qui ne peut pas se montrer du fait qu'on aurait deux Joséphine sur la lice, suit l'autre tribun pour retrouver les fauteurs de trouble.

Je rejoins la scene avec Jésus qui termine d’achever ce qui bouge encore. L’esclave a l’air d’avoir déjà tourné dans une série médicale. C’est intéressant, mais moins que bien finir le spectacle. Je n’ai pas le temps de m’offusquer quand la femme s’adresse a moi irrespectueusement que Jésus la rappelle a l’ordre sèchement.

« Reste a ta place esclave. »

Je lui fais signe de cessé, la frapper en public serait néfaste a cette fin alternative. J’attrape la main de la jeune fille pour la relever en lui disant :

« On va te donner ce qu’il faut mais pour le moment, salut ceux qui nous nourrissent et ensuite César puis je ferais en sorte que tu puisses essayer de sauver ton maitre. Jésus, va lui trouver une minerve et un brancard.»

Le ton est aimable et gentil, je n’ai pas de raison d’être fâché après elle. C’est une victime dans l’histoire et le fait qu’elle ait été zélée pour sauver la brute qui la prise comme esclave sert la ligne scénaristique lancée par Miss Malou. Je lève donc le bras de la femme en lui faisant faire face a la foule. Dans mon Mégaphone je commente :

« La puissance de l’amour…. Une fois de plus les tourtereaux maudits de l’arène ont triomphé et risqué leur vie l’un pour l’autre ! Gloire a leur victoire et gloire a Cesar!!!!»

Je fais signe a la sono de balancer le thème des amoureux décidé par Miss Malou et moi même. Histoire qu'il y ai une signature sonore et je chante par dessus la chanson en même temps que le publique qui n’espérait pas voir ce retournement de situation et l’apparition de Joséphine ce soir. je lance le chant, avec toute l’émotion dû a ce grand moment, avant de m’éclipser en tenant toujours fermant la Joséphine de la soirée. Qu'est ce qui ne faut pas faire pour le show.


"We said goodbye, you told one so many times
We've made our peace
But this is love, I'll never give you up
I know your love is come haunting me
Like a river always running
I keep losing you
Like a fire always burning
I'll be here for you..."


Je la force a faire le salut a César pendant que Robin ne soit évacué. C’est le plus naturellement du monde que le lance le signal pour la suite du show et laisse le mégaphone a Moise. Les « vestiaires » ou on a déposé Robin font peine a voir, Joshua et Teddy, ou Terry, ont visiblement « remis à leur place » ceux qui ont essayé de gâcher le spectacle de ce soir. Je leurs en suis reconnaissant. Au moins des gens bien qui pensent à moi et au show.

Je me tourne vers Jésus, conscient que je ne peux pas décemment laisser Moise, qui a une voix a faire dormir un insomniaque et une repartie de moule morte, longtemps à l’animation. Il faut vraiment tout faire soit même ici !!! Je désigne l’esclave, puis les types mal en point qui ont failli tout gâcher.

« Fais en sorte qu’elle puisse soigner son maitre si elle en est capable. Quant a ses neuf là, des qu’ils sont en etat, tu me les envois au trous après avoir appliqué les sanctions d’usages pour le crime abominables qui ont osé essayer de commettre !»

Bien sur que je parle du show ! Sur ces bons mots, je vais relayer Moise pour éviter un nouveau désastre.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Jeu 8 Mar - 22:59
Je me fous que Dean soit le grand manitou du coin, et qu’il faille s’adresser à lui en le vouvoyant, et en lui faisant une révérence, ou je ne sais quelle autre connerie. Il est responsable de ce foutoir, avec ces idées à la con, et il a intérêt à faire ce qu’il faut pour réparer tout ça. Je lui adresse un regard noir, et un type qui le colle comme son ombre me demande sans douceur de rester à ma place, en d’autres termes, de fermer ma gueule. Je le fusille du regard, lui aussi, le gratifiant silencieusement d’un tas d’insultes pas très sympathiques, pourtant, c’est bien Dean qui reprend la parole, provoquant un froncement de sourcils de ma part, alors qu’il m’attrape par la main pour que je me relève. Que je salue César ? C’est une plaisanterie, je suppose ? Il est hors de question que je salue qui que ce soit, pas alors que je suis absolument contre tout ce qui se passe dans ce foutu endroit.

Mon bras se retrouve pourtant en l’air, et j’écarquille les yeux face aux nouvelles paroles du blond, ne comprenant rien au charabia qu’il est en train de débiter dans son mégaphone, à destination de la foule. Mais ce type est payé à l’idiotie, ou quoi ? C’est quoi ces conneries ? Les tourtereaux de l’arène, putain c’est gerbant. Je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit, ni même d’exprimer le fond de ma pensée que Dean me tord la main dans une position inconfortable qui me force à me plier pour atténuer la douleur qui remonte vers mon coude. Putain, le con, et voilà que je viens de saluer Caesar, juste comme il le voulait. Dès que je le peux, je récupère ma main sans douceur, l’arrachant à celle de ce malade, et je finis par suivre son gorille, qui a emmené Isha sur une civière.

Dans cette pièce pas très chaleureuse, on n’est pas seuls, les neuf types de l’arène sont là aussi, visiblement pas mal amochés, ce dont je me fous pas mal. Je me précipite vers le brun, la tronche ensanglantée, et je passe ma main dans ses cheveux poissés de sang, au moment où Dean donne ces derniers ordres, et se casse de la pièce. Je me tourne donc vers son bras droit, ou son petit chien selon les points de vue, et je m’adresse à lui avec toute la sympathie dont je peux faire preuve : « -Il me faut une bassine d’eau, du tissu, et une trousse de secours. » Mouais…est-ce qu’ils ont ça ici, au moins ? Vu le type de combats que mènent ces gladiateurs, j’espère que oui, parce que sinon je les imagine mal soigner les gros bobos qui doivent arriver ici. « -Et si t’as pas de trousse de secours, de l’antiseptique et des compresses. » Il me lance un regard peu aimable, et j’imagine sans peine que si Dean ne lui avait pas dit de me donner ce dont j’ai besoin, il m’aurait envoyée chier sans y mettre les formes.

Les minutes passent, sans que je me préoccupe des mecs qui se sont fait tabasser. Il y a des espèces de gardes ou je ne sais pas quoi, qui ont l’air de surveiller leurs faits et gestes, et je doute que dans leur état, ils aient envie de se faire casser la gueule une nouvelle fois. Je commence à retirer son espèce d’armure en cuir en évitant les gestes brusques, et me mord la lèvre quand je l’entends gémir. Merde…j’y ai pourtant été en douceur…Retirer sa côte de mailles n’est pas une mince affaire, surtout toute seule, mais il faut que j’en ai le cœur net, et que je vois de mes propres yeux qu’il n’a pas de blessures sur le reste de son corps. Je demande l’aide de l’un des types qui monte la garde pour finir de retirer la côte de maille, grimaçant en voyant les traces de dents, tout en me disant qu’il vaut mieux sur la protection plutôt que sur le corps du brun.

Je profite de l’absence du type en question pour aller me laver les mains, à défaut d’avoir des gants, il vaut mieux éviter d’avoir les mains crades. La bassine d’eau arrive enfin, et je plonge dedans un linge, l’utilisant pour nettoyer doucement le visage d’Isha pour pouvoir mieux voir ses blessures. L’opération prend du temps, le sang a séché par endroit, mais je hoche légèrement la tête de satisfaction en voyant que finalement, ça n’a pas l’air si terrible que ça. Enfin…d’après ce que je peux voir. Je prends le temps qu’il faut pour désinfecter son arcade sourcilière fendue, sa lèvre éclatée, et cette longue coupure qui longe son cuir chevelu. J’applique sur l’arcade et la coupure des petits straps censés rapprocher les bords de la plaie, et éviter de devoir faire des points de suture. Bon…maintenant il reste ce qui m’inquiète le plus, le coup qu’il s’est pris à l’arrière de la tête. Je fais courir mes doigts sur son crâne, sans trop savoir pour autant ce que je dois chercher. A l’époque, on ne se posait pas vraiment de question, on arrêtait les saignements, on immobilisait les membres blessés, et l’hôpital, ainsi que ses médecins compétents faisaient le reste. Là, ça va être bien différent. Je soupire, sans savoir trop quoi faire. Au moins, ses pupilles ne sont pas dilatées, ça semble être un bon signe. En ce qui concerne son cerveau, ou ce qu’il peut se passer à l’intérieur de sa boîte crânienne, malheureusement, j’imagine que mes compétences s’arrêtent là.

On finit par transférer Isha dans sa chambre, et on se retrouve tous seuls une nouvelle fois, dans le silence de cette petite pièce, pour trois longs jours d’incertitude. Il s’agite beaucoup, gémit, tremble, m’appelle en tendant le bras, et je ne sais pas faire grand-chose de plus que d’attraper sa main, de lui dire de se calmer, et que les choses vont aller bien, sans pourtant en être sûre. J’ai l’impression de passer mon temps à surveiller ses yeux, à lui passer un linge froid sur le front, à vérifier que ses blessures ne s’infectent pas. J’en oublie de dormir, de me nourrir, et je ne peux pas m’empêcher de me demander s’il est aussi passé par là quand on m’avait tiré dessus, et que j’ai atterri à Fort Hope. Ces longues heures d’incertitude me bouffent les nerfs, tout comme les paroles qui sortent de sa bouche sous l’effet du délire dans lequel il semble pris. Après avoir fait les cent pas dans la chambre pendant une éternité, je finis par m’assoir par terre en soupirant, les bras en appui sur le lit, sans quitter son visage des yeux, ce qui ne sera bien sûr pas suffisant pour qu’il se sente mieux.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Dim 11 Mar - 16:50
J’ai mal et, une fois de plus, la tentation de juste me laisser aller a me fondre dans les ténèbres pour y disparaitre emmenant avec moi mes doutes et mes douleurs est forte. J’ai l’impression d’être au bord d’un précipice sans fond dont les reflets me laissent aussi terrorisé qu’un petit garçon devant les monstres de son placard. Faute de vraiment savoir ce qui se tapis dans l’ombre de ces portes mal fermé que l’on devine plus que l’on voit, je préfère me terrer sous une couette de dénis épais et faire l’autruche. C’est bien connu, le danger ne frappe jamais les autruches. Pourtant je me vois enchainé dans une pièce sombre et frappée, encore et encore par un visage manger par la barbe et la haine, sans que je me souvienne à qui il appartient, je sais que c’est Logan Carter. Je sens ma peur qu’il me tue mêlée a mon envie qu’il le fasse pour que ça se termine une bonne fois pour toute. J’entrevois aussi un visage, rond, jolie et dure à la fois, d’une femme tatouée qui se moque de moi et me brise a chaque mots et chaque regard un peu plus… J’ai l’impression de chuter toujours plus loin sans arriver a me retaper, cette petite fille a qui je lis une histoire ? C’est qui ? C’est la mienne ? Pourquoi je suis incroyablement triste en pensant a elle ? Elle… elle est morte ? Je me sens coupable. Pourquoi ? J’ai mal et une parte de moi rejette en masse les images qui m’assailles de toute part. Ces sensations d’être entravé et violé, celle d’être impuissant, celle de faire du mal à mon tour… je n’ai plus de force, je ne veux plus lutter je ne veux plus souffrir ? je sais que j’ai promis de vivre, de me battre mais je ne sais même plus a qui… et je vois le malstrom de souffrances que j’ai a traversé pour reprendre pieds. Je ne suis pas sûr de savoir, de vouloir et de réussir a subir tout cela. Ce chemin de croix vers ma mémoire me terrifie.

Je me sens dérivé, incapable de lutter plus dans le courant qui m’emporte loin de tout cela, quand une main douce et chaude est dans la mienne et me tire loin de ce chaos. Je ne sais pas ou je suis, mais je sais déjà avec qui je suis. Elle est belle, lumineuse, radieuse, propre a me faire oublier tout le tumulte d’horreurs qui voulait me réduire en charpie. Je vois ma Joséphine devant moi, belle, dans une robe blanche en dentelle fine. Je me sens comme un con, ému et souriant devant cet ange qui vient vers moi. Peut importe a qui j’ai fait cette promesse, c’est avec elle que je veux être, c’est pour elle que je dois me battre. Je lui ai dit que j’allais la libérer, je n’ai pas le droit de l’abandonner. Je m’accroche à cette petite main. Parfois, j’ai l’impression de pouvoir lui parler. Je ne sais pas trop ce que je lui bredouille. A certaine minute j’ai l’impression que si elle reste près de moi elle va mourir et je la supplie de fuir, a d’autre je sais que je ne peux pas vivre sans elle et je lui demande de ne jamais me quitter. A d’autre moment j’essaye d’esquiver les points de Carter le suppliant d’arrêter, ou de me délivrer des entraves d’autres ombres plus anonymes. Tout est emmêlé, je n’ai aucune notion du temps et je me concentre juste sur sa présence a elle.  

Combien de temps ca dure ? Je n’en sais rien, mais quand mes idées me semblent plus clair je la retrouve au sol en train de me regarder. J’essaye de lui sourire et de me redresser en abandonnant vite ces deux idées aussi douloureuses l’une que l’autre. Je la regarde et je la trouve épuisée et pale et je n’aime pas cela.

« Salut toi… »

Bordel, j’ai la voix rauque. Je crève de soif et de faim. Et c’est pas top comme entrée.

« On t’as déjà dit que t’avais de beaux yeux. »


J’essaye de lui faire un clin d’œil et de garder mon sourire cette fois.  Je ne me sens pas de lui demander d'entrée de jeu ce qui s'est passé et surtout si elle a eu a manger.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Mar 13 Mar - 21:29
J’étouffe un long bâillement, alors que mes yeux s’humidifient subitement. La vache, je crois que je n’ai pas été aussi crevée depuis…depuis que je survivais en solitaire, et que chaque nuit rimait avec incertitude, et inquiétude. Je me souviens des milles précautions que je devais prendre, du moindre bruit qui me faisait tressauter et me faisait imaginer des choses qui n’existaient que dans mon esprit. Je gigote fréquemment pour éviter de m’endormir, il faut dire que j’ai les paupières lourdes, et que l’exercice devient de plus en plus difficile au fur et à mesure que les heures passent.

Je finis par me mettre à genoux sur le sol, et par poser mon menton dans le creux de ma main, mes yeux ne quittant pas Isha une seule seconde. J’aimerai simplement un tout petit signe qu’il va bien, mieux en tout cas, et qu’il est en bonne voie de rémission. Les heures continuent de passer, insensibles à mon inquiétude, ou ma fatigue, et j’ai de plus en plus de peine à rester lucide et concentrée. Je secoue la tête, espérant me réveiller un peu, quand soudain je me fige en le voyant bouger légèrement. Je me redresse, fixant mon regard sur son visage, qui semble s’éveiller un peu plus à chaque seconde. Finalement, ses yeux s’ouvrent enfin, et une expression soulagée se peint sur mes traits. Putain, enfin. Je fronce pourtant très vite les sourcils quand je le vois essayer de se redresser, la pire idée qui soit, et je pose ma main à plat sur son pectoral pour le forcer à rester couché. « -Ne bouge pas… »

Je me redresse pour venir m’assoir au bord du lit, prenant le moins de place possible. J’essaye de sourire quand je l’entends prononcer quelques mots, d’une voix que j’ai du mal à lui reconnaître, rendue méconnaissable par le silence imposé de ces derniers jours. Sa prochaine phrase m’arrache une moue exaspérée, alors que je lève les yeux au ciel, même si je suis ravie de constater qu’il semble avoir repris suffisamment du poil de la bête pour reprendre ses bêtises. Je passe la main dans ses cheveux encore collés par la sueur de ces derniers jours, en plongeant mes yeux dans les siens : « -Et toi, on t’as déjà dit que tu avais un sens de l’humour douteux ? » Je le fixe d’une mine faussement réprobatrice, avant de me lever pour aller chercher la bouteille d’eau dont je n’ai bu que quelques gorgées, juste par précaution, et qui se trouve sur la table un peu plus loin.

Doucement, je l’aide à redresser légèrement sa tête pour l’aider à boire un peu d’eau, en me doutant qu’il doit être déshydraté après ces trois jours. On a du mal à être totalement synchro, et des gouttes d’eau se perdent, coulant sur son menton, glissant sur son cou, pour finalement atterrir sur le matelas, qui les absorbe instantanément. Il est en boxer sous la couverture, le corps marqué à divers endroits de larges tâches violacées en voie de guérison, mais j’ai bien l’impression qu’il va s’en sortir, et je ne saurais dire à quel point ça me réjouit. « -Comment tu te sens ? » Je lui épargne les remarques du genre « j’ai eu tellement peur, j’ai cru que tu ne te réveillerais jamais » et toutes ces autres conneries qui peuvent me passer par la tête à cet instant précis.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Dim 18 Mar - 23:14
Je lui suis plus que reconnaissant qu’elle m’aide a boire. Ça fait un bien fou. Au moins je sais que ca ne fait pas deux heures que je dois être a me pieuter.

Je lui souris et attrape sa main quand elle me fait sa petite moue qui me dit que je la désespère mais peut être pas autant que ça. Je la serre fort cette main. Comment je me sens ? Douloureusement vivant ? Rassuré qu’elle soit là ? Inquiet qu’elle soit si pale et qu’elle ait l’air si épuisée ? Paumé parce que je ne sais pas trop ce que je fous ici ni comment c’est fini le combat ? Un mixe de tout ça. J’essaye de réfléchir et de rassembler les morceaux.

On me l’a faite à l’envers… je cherche rapidement les traces de morsure sur mon corps, pris par un vent de panique nouveau. Je respire a nouveau en constatant que seules des marques violacées viennent barioler ma peau, pas de plaie ouverte. Bordel je bénie cette putain de cotte de mailles et je me jure de plus jamais raler quand on nous forcement a porter tout cet attirail. Je regarde a nouveau ma Joséphine avec un grand sourire.

« Je crois que je vais pas oser me plaindre si je me souviens bien de la raclé que j’ai bouffé. »

Avec ce qui me reste de forces et malgré une petite grimace de douleur, je l’attire sur le lit contre moi et j’inspecte son joli visage, grognant sur chaque marque de fatigue. Je suis soulagé de voir qu’au moins elle ne semble pas avoir été frappée. Je crois que j’aurais tué si quelqu’un avait profité que je sois dans les choux pour lui faire du mal. D’ailleurs je suis resté combien de temps dans les vap’? Est ce que ces enfoirés lui ont donné a mangé au moins ?

Je reste un moment a a serrer dans mes bras. Il y a tellement de choses que j’ai envie de lui dire mais avec du recule je pense que de lui expliquer ce que je ressens depuis que j’ai poser les yeux sur elle, ne lui apportera rien de bon. Si je crève, il vaut mieux que j’apporte ça dans la tombe. Je me risque quand même de lâcher avec un peu d’humour.

« J’ai du me prendre un sacré coup sur le crâne, j’ai rêvé de toi en robe de marié… ça t’allait très bien ceci dit en passant. »

Avec plus de sérieux j’enchaine :

« Par contre ne me dis pas qu’ils t’ont filer a manger parce que je me suis crouté…. »

En fait j’ai aucune idée de la situation ni de ce que Sam et Dean ont pu décider après le merdage de … de.. bah de quand ca a eu lieu. Je la regarde avec inquiétude en espérant en apprendre rapidement plus et si possible, que ca ne soit pas le drame.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Lun 2 Avr - 20:38
J’essaye d’arborer un air détendu, mais je ne peux pas m’empêcher de continuer à le fixer d’un air inquiet, en attendant qu’il me dise réellement comment il se sent. Plusieurs expressions semblent passer sur son visage, qui ne font qu’accentuer davantage mon froncement de sourcils, et quand je le vois me lâcher la main pour vérifier sous les couvertures, je comprends que j’aurai dû commencer par l’information la plus primordiale : « -Tu n’as pas été mordu. Les dents se sont plantées dans ta côte de mailles. » Autant dire qu’il a été sacrément chanceux. En tout cas, il semble se souvenir de ce qu’il s’est passé, plus ou moins, si on en croit les paroles qu’il a utilisé. « -Ouais, c’était pas beau à voir. Tu t’es pris un sacré coup à l’arrière de la tête, qui t’as sonné pendant trois jours. Le reste de tes blessures était pas trop dur à soigner, heureusement… » Parce que sinon, je ne sais vraiment pas ce que j’aurai pu faire, à part me sentir totalement inutile et devoir le regarder mourir sans rien pouvoir faire.

Je proteste pour la forme quand il m’attire contre lui, ne voulant pas le voir faire d’efforts, et en même temps, craignant de lui faire mal. J’ai dû mal à ne pas m’interroger sur les raisons exactes de ce geste, alors que les paroles qu’il a eu pendant ces trois jours de délires me reviennent en tête. Il a dit tellement de choses, parfois si contradictoires, que j’ai même du mal à pouvoir démêler le vrai du faux. Dans le doute, je préfère me dire que c’était la fièvre et la douleur qui parlaient, sans doute parce que c’est préférable que d’admettre qu’il pourrait vraiment avoir des sentiments pour moi. Pourtant, je crois que, bêtement, j’ai besoin de ce contact rassurant, comme si sentir ses bras autour de mes épaules sera le seul moyen pour me convaincre qu’il est bel et bien vivant. Alors, je m’allonge à ses côtés, et après l’avoir laissé inspecter mon visage, je pose la tête contre son torse. Ce qui fait un bien fou. Je crois même que si je poussais le vice à fermer les yeux, je m’endormirais sans souci en moins de cinq minutes. Je passe ma main sous la couverture, et la fait glisser sur son flanc, me resserrant davantage contre lui. Pourtant, je ne suis pas installée depuis plus d’une minute qu’il lâche une nouvelle remarque, qui me déstabilise totalement. Je me redresse vivement, manquant au passage de me casser la gueule vu ma brutalité, alors que je plonge mon regard dans le sien, les sourcils froncés d’incompréhension : « -Tu viens de dire quoi là ? » Moi, dans une robe de mariée ?! Mais…est-ce que ce ne serait pas un souvenir, plutôt qu’un simple rêve ? Est-ce que le coup qu’il s’est prit sur le crâne a réveillé une partie de ses souvenirs ?! « -La robe, elle était comment ? » que je demande avec un peu trop d’empressement, tout en me rendant compte que moi-même, je n’en garde pas forcément tellement de souvenirs.

Je suis tellement perturbée par cette remarque qu’il croit anodine que je ne comprends qu’à moitié sa question suivante, à laquelle je réponds par une suite d’onomatopées inaudibles. On s’en fout de savoir si j’ai mangé, la perspective que ses souvenirs aient pu lui revenir, au moins en partie, est bien plus intéressante. Je me mords la lèvre inférieure, tiraillée entre le fait de savoir qu’il doit se reposer, et le besoin d’en savoir plus sur ce rêve qu’il dit avoir fait. « -Tu…y’avait quoi d’autre, dans ton rêve ? » Je me redresse sur un coude, sans pouvoir cacher l’incompréhension, ou peut-être l’espoir, sur mon visage, et alors qu’Isha ouvre la bouche, on toque sans douceur à la porte. Par reflexe, je tire le couteau que j’avais planqué entre le matelas et le sommier, trouvé dans la malle quelques jours plus tôt, et me redresse sur mes pieds, en position défensive. « -Dean veut te voir, l’esclave. » La voix du gros balourd. Je déglutis, remet le couteau à sa place, et vais ouvrir la porte, alors qu’il glisse immédiatement un regard dans la chambre, le posant sur Isha, et ses yeux grands ouverts. « -Ah, t’es réveillé. » Je lève les yeux au ciel face à tant de perspicacité, et soupire pour montrer mon agacement. « -Justement, il vient tout juste de se réveiller, je peux pas le laisser tout seul. » Jésus tourne vers moi son regard de bovin, et fait un pas dans ma direction, menaçant. La sympathie de ce type irradie dans toute la pièce. Je sens que je ne vais pas avoir le choix, ce qui se confirme vite. Sa main immense se referme sur mon bras, alors qu’il tente déjà de m’entraîner dans son sillage. « -T’expliqueras ça au boss. » Sa voix monocorde de robot m’arrache une moue limite dégoûtée, et j’ai tout juste le temps de lancer à Isha de se reposer, et de ne pas bouger de la chambre que le gorille m’emmène avec lui, refermant la porte derrière nous.

Et c’est comme ça qu’il m’entraîne dans les couloirs, pieds nus, vers des endroits où je n’ai jamais été. J’ai beau essayer de retenir quand on tourne à gauche ou à droite, je m’y perds vite, et je finis par simplement attendre que l’on atteigne notre destination. On finit par arriver devant une porte en bois massif, fermée, sur laquelle Jésus frappe du poing. « -Boss, c’est moi. » J’entends la voix de Dean lui répondre qu’il peut entrer, et sans un mot de plus, son garde du corps ouvre le battant, fait quelques pas et me balance dans la pièce, avant de se poster à côté de la porte, comme un fidèle toutou. Je pose mon regard sur les lieux, décorés avec une excentricité de mauvais goût qui permettrait d’identifier son occupant sans l’ombre d’un doute. Et finalement, après que mes yeux aient fouillé la pièce, mon regard se pose enfin sur lui : Dean, aussi décontracté que si on s’apprêtait à prendre le thé.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Lun 2 Avr - 20:54
Le petit Cornwell se remet vite, plus que je ne l’aurais estimé en voyant son état. Soit la petite esclave est plus douée que je ne pensais, soit le champion en herbe a la tête suffisamment dure pour bien encaisser. Les deux étant probables j’ai demandé a Jésus d’être mes yeux et mes oreilles auprès de la petite brunette, enfin, surtout mes yeux, les délires de Robin étaient gênant. Depuis le temps que je dis que ce gamin est perturbé. Je me demande comment un aussi gentil papa que Joshua a fait dans une autre vie pour mériter une telle tare familiale. Au moins, sous l’autorité de Miss Malou on commence a avoir du résultat et son histoire de romance apporte un plus au show, alors ca m’arrange qu’il est survécu même si j’émets toujours des doutes quant au fait que l’on arrive a cadrer suffisamment cette petite brute pour en faire un vrai champion.

En attendant, vu qu’il n’est pas prévu dans le show avant plusieurs jours et que je me sers du suspense de sa survie pour mieux vendre des entrées pour son « grand retour », ce n’est pas lui qui m’intéresse. Il y a plus important que des muscles ici pour faire tourner la maison si cette femme est médecin je serais encore plus décontenancé que la jolie Joséphine n’a pas été chez les Vestales.

J’ai envoyé Moise « négocier » avec Robin le temps que j’ai un entretien afin qu’il renonce a ses prérogative sur la femme et qu’elle aille la où elle aurait toujours dû être. Les rapports que j’ai eu du traitement que cette brave fille a subit son édifiant. Jésus m’a prouvé que Robin la laissait mourir de faim, en ne consommant que des rations pour une personne chaque jour. Je n’ose imaginer les autres brutalités que cette brave fille a dû subir. C’est révoltant. Tout ça parce que Sam ne veut pas revenir sur sa parole donnée en public.

Pour accueillir Joséphine j’ai pris un soin minutieux dans ma tenue et j’ai fait préparer ce qu’il y a de meilleure a boire et a manger. Tout est parfaitement disposé, prêt a accueillir mon invité. Pas la peine de dire que je suis on ne plus choqué de voir Jésus arrivé aussi brutalement avec elle. Mais quel empoté celui-là.

« Jésus !!! Qu’est ce que tu as pas compris quand je t’ai demandé de quérir Miss Joséphine avec respects… je t’aurais demandé de me la ramener violemment ca aurait donné quoi ?! »

Je le vois me regarder avec son œil bovin avant de lâcher la jeune fille.

« Bah, je ne sais pas, j’ai cru que c’était une façon de parler. »

Je lève les yeux au ciel avec un geste d’impuissance devant tant de bêtises. Je lui fais signe de disposer. Je suis a bout avec mes nounous. Ils vont me perturber tous mes chakras. Je vais immédiatement au-devant de Joséphine vraiment désolé par cette invitation des plus malheureuse.

« Veuillez le pardonner, j’ai peur qu’il n’ait pas de la lumière a tous les étages. C’est très pénible. Surtout que je ne conçois pas ce genre de traitement dans l’arène auprès de la gente féminine. »

Je l’escorte avec prévenance vers la table que j’ai dressée a son attention.

« Vous avez faim ? »

Je l’aide a s’assoir tel le gentleman que je suis avant de m’assoir en face d’elle.

« Miss Joséphine, il me semble des plus compliqués d’abordé cet entrevu avec simplicité après l’effroyable traitement que vous a fait endurer mon assistant. Je suis on ne peut plus désolé, comme je l’ai été que vous finissiez esclave d’une petite brute, vous avez la stature d’une Vestale d’exception. Vous savez que vous m’avez fait forte impression avec votre façon de sauver Robin dans l’arène. Mais avant de parler d’où vous vienne ces formidable connaissance, j’aimerais savoir comment ca se passe ici pour vous. Soyez Franche. »

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Lun 16 Avr - 21:38
Je me masse le bras quand le gorille décérébré me lâche enfin, sans pouvoir retenir une petite grimace. Grimace qui s’accentue d’ailleurs quand mon regard se pose sur l’allure de Dean, tout fier dans les fringues qu’il porte, comme s’il s’était mis sur son trente et un. J’affiche une moue crispée, et m’avance dans la pièce à son encontre, alors même que lui-même se tourne vers Jésus, pour le réprimander de m’avoir visiblement traitée comme un morceau de viande. Mon expression trahit l’incrédulité, l’incompréhension peut-être même, que je ressens à cet instant précis. Il est vraiment en train de lui faire la morale pour son manque de délicatesse, et je dois bien dire que je ne m’y attendais pas, à ce que Dean fasse preuve d’un minimum de…et bah, d’humanité, tout simplement. Je fais une moue moqueuse quand j’entends la réponse du toutou, qui a vraiment l’air aussi débile que soupçonné.

Quoiqu’il en soit, Dean finit par arriver à ma hauteur, alors qu’il s’excuse pour le comportement de son garde du corps, encore un truc que je n’avais pas vu venir. Je préfèrerai encore que ce soit un gros con, ça serait nettement plus facile pour pouvoir le détester. Je le regarde d’un air un peu paumé, totalement décontenancée par ses propos, et son attitude. Si bien que je me laisse entraînée à la suite du blond, alors qu’il m’emmène face à une table qui semble crouler sous les mets. Mes yeux glissent sur tous ses plats qui ont été préparé, et même si j’en ai l’eau à la bouche, affamée par mes heures de surveillance de mon petit patient, ma réponse est bien différente de ce que je ressens. « -Euh…non, je vais bien. Mais si je pouvais prendre quelques trucs pour Robin, je ne serai pas contre… » Je relève mon regard vers le jeune homme, qui ne semble pourtant pas prendre en compte ma réponse, alors qu’il tire déjà ma chaise, et qu’il m’aide à m’installer, ce qui me fait grimacer. Beurk, autant de bienséance, ce n’est vraiment pas pour moi.

Je ne le quitte pas du regard alors qu’il va lui-même prendre place de l’autre côté de la table, en face de moi. Ma lèvre supérieure se relève malgré moi, alors qu’il m’appelle Joséphine, lui aussi, à croire que je n’ai pas le droit de me faire appeler comme je le veux dans cet endroit. Il est désolé que je sois l’esclave d’une…comment il a dit ? Petite brute ?! Isha n’a rien d’une petite brute, surtout pas avec moi d’ailleurs. Il a bien essayé de faire le dur lors de notre première journée ensemble, mais c’est vite passé, et depuis…et bien depuis, pas la moindre once de brutalité. Je me demande d’ailleurs où il a été chercher ça, et je me demande si Joshua est derrière ces idées-là. J’ouvre la bouche pour protester, et dire que c’est absolument n’importe quoi, mais il me coupe l’herbe sous le pied, et continue sur sa lancée, sans même capter que j’ai essayé de parler. Il me parle encore de ces histoires de Vestales, ce qui me fait grimacer, mais je me dis qu’il ne vaut mieux pas réessayer d’en placer une, et que je devrais vraiment attendre qu’il ai fini son laïus. Je ne bronche pas quand il semble me féliciter pour avoir envahi son arène et sauvé Isha, alors même que je pensais que c’était la raison pour laquelle il m’avait convoquée.

Puis une nouvelle fois, je ne peux pas m’empêcher de froncer les sourcils, alors qu’il semble me demander comment se passent les choses ici. Sérieusement, est-ce que c’est une vraie question, ça ? Je reste silencieuse un moment, comme si je m’attendais à ce qu’il se mette à se marrer, et à me dire qu’il déconne, et qu’il se fout totalement de savoir comment je vais, que mon comportement a été déplacé, et qu’il va m’envoyer au trou, où je ne sais où. Mais Dean reste silencieux, alors qu’il me fixe avec insistance, attendant vraiment que je lui réponde. « -Euh…tout va…bien. Robin est un bon maître. J'ai de quoi manger, de quoi me vêtir, et il me protège contre ceux qui essayent de s’en prendre à moi. Vraiment, je ne suis pas à plaindre. » Je plonge mes yeux dans les siens, pour lui montrer que je ne suis pas spécialement impressionnée de me retrouver en tête à tête avec le big boss. Je me laisse aller contre le dossier de ma chaise, sans quitter les yeux du grand manitou. « -Et si tu me disais exactement pourquoi tu m'as convoquée ? »

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Lun 16 Avr - 21:47
La pauvre enfant. Robin, même loin, a encore tellement d’emprise sur elle au point qu’elle veut lui donner de la nourriture et le protège. J’ai déjà vu ce comportement dans des cas de violence psychologique. Le syndrome de Stockholm je crois. Ça me fait mal au cœur de voir ce qu’il a été capable de faire a cette pauvre fille en si peu de temps. Il a de la chance d’être le fils de quelqu’un de très bien sinon je pense que je pourrais perdre mon calme façon « y’en a marre des paparazzis ».

Je reste a lui sourire aimablement pour ne pas lui faire plus peur mais je pense que ca sera une bonne chose qu’elle n’ait plus à subir cet odieux tortionnaire. Dès que Moise revient avec l’accord de Robin, je lui trouve une chambre digne d’elle et elle change de vie. C’est avec douceur que je lui réponds quant à la nourriture. Je sais qu’il ne faut pas la braquer tant qu’elle ne sera pas délivrée de son bourreau.  Mais ça tombe bien, je suis un gentleman patient, comme je suis aussi particulièrement callé en équilibrage alimentaire, on ne peut pas rester aussi parfait et musclé que moi sans un calibrage nutritionnel dosé aux kcals près. J’ai moi-même même formé les préposés aux cuisines. Donc je sais très bien que ce que représente une portion de gladiateur.

« Miss Joséphine, je qui me dérange dans ce que vous dites, c’est que, soit Robin vous à peine nourri et que vous n’osez pas me le dire, soit il s’est privé au mépris du règlement pourtant strict sur l’hygiène physique et alimentaire de l’arène. L’alimentation est le fondement de la survie et de l’évolution d’un gladiateur vers un champion. Et, a moins qu’il ne soit un voleur, on m’a rapporté qu’il ne prend qu’une ration depuis votre arrivée… »


Je ne m’éternise pas sur le sujet et je lui offre un visage des plus amène, je ne veux pas qu’elle se sente prise la main dans le sac en plein mensonge ou qu’elle culpabilise. Je sais très bien qui est le coupable ici et qui est la victime.

« Mais ne vous inquiétez pas, tout va s’arranger. Mangez donc, il y a des fruits frais et même des pâtisseries. Si vous préférez du salé, je vous recommande les omelettes aux céréales de Jésus, elles sont merveilleuses. D’ailleurs, si je peux faire quoique ce soit pour votre confort et que vous vous sentiez à l’aise, n’hésitez pas. Il y a de la confiture ici, on a agrume, fraise, mures et abricot mais pas de beurre, j’en suis désolé.»


J’ai un peu honte de la recevoir comme ça. Même avec la fin des travaux, ma suite manque encore cruellement de panache.

« J’aimerais, une nouvelle fois, vous féliciter pour votre sang froid et votre doigté, quand aux soins a apporter a un blessé. Jusqu’à maintenant, c’est a moi seul que revient la lourde tache de soigner les petits bobos et les plus gros. Je ne dis pas que je ne suis pas apte, mas soyons lucide, je ne suis qu’un acteur qui a joué 9 ans le rôle d’un médecin, ca ne va pas plus loin. Alors que vous, ca a l’air beaucoup plus crédible. Racontez moi tout Miss Joséphine, avant de finir, par un véritable malentendu, esclave ici, qui étiez-vous et qui aimeriez-vous devenir ? »

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Dim 22 Avr - 21:05
Je ne peux m’empêcher de hausser un sourcil, et de lui faire un léger sourire provocateur quand il tente de me coincer en essayant de démontrer que je n’ai pu que mentir quand j’ai répondu que Isha me nourrissait et que je ne manquais de rien. Je n’ai pas eu à dire de mensonge, j’ai toujours eu suffisamment à manger, même s’il est vrai que je ne me suis jamais demandé d’où venait la nourriture en question. Je me contentais de manger, à ma faim, et c’était tout. Quoiqu’il en soit, je ne réponds pas à Dean, et m’installe plus confortablement dans la chaise, comme si je prenais mes aises, et que ce face à face ne m’impressionnait pas vraiment.

Le blond ne tarde pas à reprendre la parole, alors qu’il parle de nouveau de toute la nourriture qui est présente sur la table, à croire qu’il est obsédé par la bouffe. Je n’ai pas faim, et je n’ai d’ailleurs pas l’intention de manger quoi que ce soit. Néanmoins, l’odeur de café m’assaille les narines, et cela fait tellement longtemps que je n’en ai pas bu la moindre goutte que je me laisse tenter. Je me lève pour me servir une tasse de café, bien chaude, et me rassois sur la chaise à peine quittée. J’hume le contenu de ma tasse en fermant les yeux, comme la droguée à la caféine que j’ai pu être dans le passé, alors que je porte le liquide brûlant à mes lèvres, incapable de résister à la tentation. Ce que ça fait du bien.

Une nouvelle fois, mon sourcil se hausse face aux nouvelles paroles de Dean, qui ne manque pas d’éloges sur mon intervention dans l’arène, contre l’avis de tout le monde. Je n’ai rien fait d’exceptionnel, j’ai juste suivi mon instinct, et réagit à temps pour éviter un vrai massacre. Sérieux, ce type est acteur ? C’est dingue, je ne l’ai jamais vu nulle part. Est-ce qu’il était bon, ou son truc à lui, c’était plutôt les nanards ? Et ça m’étonne de savoir que c’est lui qui soigne les bobos ici, j’avais tendance à l’imaginer trop…et bah, trop précieux, pour mettre ses mains dans le sang, les tripes, ou la sueur. Je hausse un sourcil face à ses confessions, mais m’abstiens de tout commentaire, et porte une nouvelle fois la tasse à mes lèvres. « -C’est Joey, simplement Joey. » Je soupire, regardant partout autour de moi, alors que je prends mon temps, comme si je réfléchissais vraiment au fait de lui donner les réponses qu’il attend, ou pas.

Finalement, quand j’ai fini d’inspecter chaque recoin de la pièce, et que ma tasse est vide, je m’en ressers une nouvelle, et jauge du regard ce cher Dean. Il m’a l’air plutôt inoffensif, même si je n’oublie pas la présence de Jésus, dans mon dos. « -J’étais pompier. » Je bois une nouvelle gorgée de café, et dévisage ouvertement l’acteur face à moi. « -J’ai été formée à réagir rapidement, à prendre les décisions qui s’imposent quand la situation l’exige. » Je hausse une épaule, j’ai toujours eu du mal à expliquer exactement ce qui se passe quand je dois réagir vite, à quel point mon cerveau se déconnecte, alors que mon corps réagit de lui-même, guidé par l’adrénaline et mes instincts. Analyser les situations, détecter les dangers, ce qui pourrait tourner mal, chercher une solution alternative…autant de mécanismes acquis par l’expérience, avec les années de pratique. Et je ne doute pas qu’avec des années supplémentaires à mon actif, je n’aurai pu que m’améliorer. Malheureusement, j’imagine que je ne le saurai jamais. Je bois une gorgée de café pour éviter d’y penser, et rajoute au bout de quelques secondes : « -J’ai été formée au secourisme aussi. Ce n’était pas un module obligatoire, mais j’ai tenu à le suivre, ça m’accordait plus de polyvalence. » Je parle beaucoup, ça ne me ressemble pas vraiment, à croire que ces trois jours de silence m’ont un peu trop pesé. En revanche, maintenant que mon avenir de pompier a été balayé en même temps que le reste de la planète, j’ignore ce que je veux devenir, celle que j’aimerai être. Je ne suis d’ailleurs pas vraiment certaine qu’on ai vraiment encore notre mot à dire sur le sujet de nos jours. Alors plutôt que de répondre n’importe quoi, ou d’avoir à parler de mes rêves brisés, je hausse une épaule, sans savoir quoi répondre réellement à cette question-là.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Lun 23 Avr - 22:30
« Vous devriez manger quelques choses avec votre café ou vous risquez des remontrer acides. »

Presque autant d’année de régimes et de conseils de nutritionnistes que de bougies sur mon gâteau, c’est-à-dire 20 et quelques poussières. Je vais être honnête, je l’aurais adoré qu’elle me dise qu’elle était chirurgienne, docteur, même, à la rigueur, infirmière, mais bon, pompière c’est mieux que rien. D’ailleurs, des femme pompiers ca existe ? C’est intéressant.

Et puis, au diable l’intitulé de son gagne-pain, ce qui compte c’est qu’elle a l’air dégourdie. Bien trop pour rester à faire la poupée docile de Robin. Ces idiots incapables de retenir une chorégraphie ou ne pas profiter de la moindre occasion pour se foutre dessus et se blesser par la même occasion. Je suis quoi moi ? Un artiste !! Pas une brodeuse !!! Nononon il me faut un coup de main autre que Jésus et Moise qui sont toujours un peu expéditifs dans leur façon de traiter les patients

Ca ne m’empêche pas de considérer qu’on va quand même devoir avoir une alliance avec un véritable soigneur a terme, mais pour le moment, on a nouvelle couturière dans l’arène. Dès que le petit soucis de propriété sera réglé, elle pourra m’épauler, pour ne pas dire me suppléée, j’ai mieux a faire que me salir et risquer d’attraper on ne sait quoi, avec nos hommes.

« Hey bien Joey, vous êtes impressionnante, ce n’est pas tous les jours qu’on a le plaisir de rencontrer une femme qui a eu la vocation et les tripes de s’investir dans un métier qui demande autant de bravoure et de dévouement. Je suis sur qu’on vous en a demander deux fois plus du fait que vous êtes une femme… je me… »

Je suis interrompu par Moise qui ose entrer sans frapper, le nez en sang, l’œil poché et l’air pas aimable. Je le regarde outrer pendant qu’il fait ses messes basses a Jésus. Magnifique. On va jouer au téléphone arabe maintenant.

« Par tous les saints, quoique soit le problème, vous ne voyez pas que je suis en entretien ? Vous êtes de grands garçons, aller me régler ça comme des adultes et selon la loi de césar et si vous avez besoin d’une baby-sitter, allez voir Miss Malou mais pour l’amour du ciel, a moins qu’il y ai péril dans la demeure, épargner moi vos comportement de rustre devant mon invitée que vous avez suffisamment malmenée. »

Je me lève pour ouvrir la porte. Moise sort pendant que Jésus le regarde genre « pas de bol ».

« Jésus, toi aussi…
-mais…. Monsieur…
-Mais quoi ? Tu as peur qu’une femme qui a dévoué sa vie a sauver celle des autres veuilles me tuer parce qu’on a pas de beurre ? Non… ne dis rien par pitié, je crois que tu as eu ton quota de bêtises pour la journée. Allez régler la crise du moment et bonne journée. »


Je me sens rebelle !! Je claque presque la porte et revient vers mon invité avec un petit sourire enfantin. Puis c’est avec conviction et charisme, tel un chef e troupe motivant ses combattant avant un assaut suicidaire que je galvanise celle que je veux en auxiliaire de soin.

« Je ne suis pas aidé… si vous saviez. Avant de vous montrer ce qui pourrait être votre nouvelle chambre et vous expliquer les conditions de votre nouvelle, une fois deux ou trois formalités réglées, dites moi Joey, n’avait pas envie de faire plus que de suivre comme son ombre ce Robin ? N’avez-vous pas envie d’avoir un rôle taillé pour vous ? De renouer avec ce qui vous a fait que vous aviez envie de sauver des vies et d’embrasser un destin plus grand que vous. Alors Joey ! Dites moi tout ! »

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Dim 13 Mai - 21:05
Impressionnante, non, je n’aurais pas dit ça, loin de là, même. J’ai eu du mal à trouver quoi faire de ma vie, et contrairement à beaucoup de mes collègues, être pompier n’a pas été une vocation. Enfin, pas tout de suite, en tout cas. Il a fallu que je rejoigne l’académie pour vraiment comprendre que c’était le métier que je voulais faire, jusqu’à ce que je sois une vieille nana trop fatiguée pour continuer à me jeter dans des incendies, ou à être appelée sur des accidents de voitures, et autres. J’ai toujours eu du mal avec ces personnes qui adulaient les forces de l’ordre, les médecins, les pompiers ou autres. J’ai choisi de faire ce métier parce que c’est celui que j’aimais, il s’avérait que c’était également sans doute celui qui me convenait le mieux, et je n’ai besoin des louanges de personne sur le sujet. Je me contente donc de le fixer, sans afficher la moindre expression. C’est sûr que tu dois avoir nettement moins l’impression d’être utile à la communauté quand tu joues les vedettes devant des caméras, à faire semblant d’être un médecin pendant des années et des années.

Pourtant, il n’a pas le temps de finir sa phrase que nous sommes interrompus, la porte s’ouvrant dans notre dos, alors que je quitte lentement Dean du regard pour le poser sur le nouveau venu, qui semble passablement…irrité. Je suis certaine que les conversations entre lui et Jésus doivent être des plus joviales et amusantes. Je ne me gêne pas pour dévisager gorille n°2, qui semble avoir passé un sale quart d’heure, et ne bronche même pas quand Dean se lance dans une petite remontrance de diva, qui me force à cacher mon air moqueur derrière ma tasse de café. Sérieusement, comment fait ce mec pour avoir de l’influence ici, et pour être pris au sérieux ? L’acteur laisse une nouvelle fois sous-entendre que je suis une Sainte femme parce que j’ai choisi de revêtir l’uniforme de pompier, et je lève ouvertement les yeux au ciel, sans cacher mon agacement. La Sainte femme pourrait lui botter le derrière, sans même sourciller.

Dean revient à sa place, tout fier de lui, alors que je lui adresse un pauvre sourire contrit, façon polie de lui dire que je ne suis pas vraiment impressionnée par son petit numéro, et il semble alors revêtir un masque, comme s’il se croyait subitement sur la scène d’un théâtre, prêt à livrer la prestation de sa vie. Je plisse les yeux, alors qu’enfin, il se lance, comme s’il s’attendait à ce que je boive chacune de ses paroles, censées…quoi ? Me convaincre, attiser ma curiosité, me pousser à le suivre dans son délire ? Quoiqu’il en soit, je l’écoute, un sourcil haussé, alors qu’il se laisse emporter par sa fougue, sans que je parvienne réellement à comprendre le sens de ses paroles. Ma nouvelle chambre ? Mais de quoi parle-t-il ? Je ne l’interromps pas, de toutes façons, il ne m’en laisserait pas l’occasion, et j’écoute attentivement chaque détail, chaque bribe des idées étranges qui doivent passer dans sa tête.

Lorsqu’il a fini, et qu’il me fixe en me demandant que je lui dise tout, je le fixe les sourcils haussés, me demandant s’il attend de moi que je me mette à l’applaudir pour cette performance improvisée sur le pouce. A la place de ça, je porte la tasse à mes lèvres pour finir ce qu’il reste de café, et la pose sur la table, avant de glisser mon regard sur Dean. « -Je n’aime pas avoir la sensation que quelqu’un est en train de trop parler pour essayer de m’embrouiller. Et tu es une sacrée pipelette. J’imagine qu’on a dû t’apprendre ça, dans ton…métier. Charmer les gens, pour obtenir ce que tu veux. » Je ne doute pas que si Jésus avait encore été dans le coin, j’aurai eu droit à l’un de ses grognements d’homme préhistorique, et à sa voix mélodieuse qui m’aurait conseillé de rester à la place qui est la mienne. J’esquisse un léger sourire en coin, avant de reprendre. « -Si tu veux me demander, ou me proposer quelque-chose, ce serait mieux de le faire sans tourner trois heures autour du pot, ou me faire de grands discours. Je préfère qu’on soit direct avec moi, pas de jolies paroles. »

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Mer 16 Mai - 18:18
Je suis une peu désarçonné par la réaction de la jeune femme. Il y a deux types de femme. Celles qui assument de m’adorer et les autres. Les premières sont une véritable plaie gluante quand j’ai envie de tranquillité. Les secondes sont rafraichissantes pour ne pas dire pire qu’un climatiseur mal réglé. Le fait qu’elles n’assument pas l’attirance naturelle que j’exerce sur toute femelle normalement constituée, même celles indisposées, ce traduit par une armure de froideur et d’amosite qui cache souvent les torrents de lave et de la passion. En fait cette petite Joey doit être une sacrée coquine. En même temps, avec ce gros balourd pour s’occuper d’elle, je peux comprendre qu’elle est envie de raffinement.

Je finis donc par sourire façon Jacky dans « ils ont coulés le Titanic » et je la regarde comme si je pouvais voir son âme, dixit les magasine de critique qui n’avaient pas compris que j’avais juste la lumière dans la tronche et le pire moment de solitude de ma vie puisque j’étais incapable de lire les lignes de dialogues qu’ils venaient de me donner. Mais bon cela donne l’impression aux dames (même lors des mauvaises périodes) d’être la plus belle de l’univers.

« Joey, tu vas droit au but, j’adore ça ! Tu es fascinante ! Mais non, je n’essaye pas de te charmer, je ne dis pas que je n’essayais pas, je te l’ai dit, j’aime ton style, mais pas maintenant. Pour le moment dès que Moise aura régler les soucis de ta condition d’exclave, je voudrais que tu réfléchisses a l’opportunité d’être l’urgentiste de l’arène, la soigneuse, la sauveuse… »

Une fois de plus la passion du moment me reprend. Mais je ne vois pas comment elle pourrait refuser une telle proposition. Je lui offre une porte de sortie dantesque a sa condition de misérable petite esclave. Elle pourra avoir un rôle, de l’impact, être lire dans une certaine limite et, cerise sur le gâteau, je la laisserai peut-être avoir le privilège de profiter de mes ardeurs. Mais ça, on verra bien, même si j’ai un faible pour les petits glaçons, j’ai tendance a vite me laisser et me fatiguer de ces flirtes a la baffe.

« Est-ce que tu veux voir ta future chambre ? Il y a une baignoire a pieds de lion ! Tu aimes les bains ? »

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Lun 21 Mai - 21:51
J’ai du mal à museler mon sale caractère, visiblement même quand je le devrais, et je ne peux pas m’empêcher de fixer Dean avec tout le dédain dont je suis capable à cet instant précis. Je lève mes sourcils face à son comportement, alors qu’il fait une drôle de tronche suite à mes déclarations, tandis qu’il semble me regarder avec insistance. « -Quoi ? T’as quelque chose dans l’œil ? » que je lui demande, alors que ma lèvre supérieure se relève légèrement, perturbée par l’expression de son visage, que j’ai du mal à analyser.

Mais l’acteur ne semble même pas se rendre compte de mon incompréhension, alors qu’il enchaîne, en expliquant…en expliquant quoi, d’ailleurs ? Qu’il aime mon…mon style ? L’incompréhension marque un peu plus les traits de mon visage, alors que je ne comprends vraiment pas où il veut en venir. Putain, mais c’est quoi ce charabia ? Il n’essaye pas de me charmer, du moins pas pour l’instant, c’est bien ce qu’il a dit ? Je secoue la tête quelques brèves secondes, comme pour chasser ces drôles d’images dans mon esprit, et essaye de me concentrer sur le reste de ses paroles, espérant qu’il y aura du contenu intéressant, à un moment ou à un autre. Le souci de ma condition d’esclave ? Non mais sérieusement, c’est quoi ces conneries ? Je ne suis vraiment pas à plaindre, et je suis loin d’être tombée sur un maître tyrannique. J’ouvre la bouche…mais aucun son n’en sort, alors qu’il est en train de me proposer un job, au sein de l’arène.

La foule de questions qui passe à cet instant dans mon esprit est trop dense pour m’empêcher de réfléchir correctement, et je reste à le regarder stupidement, comme s’il me manquait soudainement la lumière à un étage, comme Jésus un peu plus tôt. Que j’aille voir ma future chambre ? Merde alors, il est vraiment sérieux. Quand il me demande si j’aime prendre des bains, je ne peux retenir un rictus moqueur, alors que je réponds spontanément : « -Seulement les bains à deux. » Je quitte la chaise, frissonnant quand mes pieds nus touchent le sol froid. J’ai encore trop de trucs qui tournent dans ma tête pour faire le tri, alors je lui réponds la seule chose qui me passe par l’esprit à ce moment-là. « -Ne prends pas ça pour un accord, mais…oui, je veux bien aller voir la chambre. » Et je le précède pour quitter ses quartiers, l’attendant de l’autre côté de la porte, pour qu’il me montre le chemin, espérant que je pourrais réfléchir un minimum pendant le trajet.

Qui au final n’est pas très long, et Dean finit par ouvrir une porte, alors qu’il se décale d’un air théâtral en m’invitant à entrer dans la pièce. Il a l’air sacrément sûr de lui, je lève un sourcil en réaction à cet excès de confiance, que je ressens moi aussi bien trop souvent, et après un dernier regard, j’entre dans la chambre, sans pouvoir retenir un sifflement d’admiration. La pièce a l’air gigantesque, sans doute en comparaison avec la piaule dans laquelle Isha et moi créchons, et il y a largement ce qu’il faut en termes de mobilier : un immense lit, une armoire où ranger des affaires que je n’ai même pas, une commode, une table et trois chaises, ainsi qu’un canapé dans un coin, et deux larges fauteuils Voltaire, qui ont l’air vraiment confortables. Et comme promis par Dean, une baignoire à pieds. La vache, cette chambre vend du rêve. Je me mords la lèvre inférieure, et plisse les yeux avant de me tourner vers Dean, qui semble attendre ma réponse avec impatience. « -Ta proposition, elle est ouverte à négociations ? » L’acteur semble surpris de cette question, peut-être n’allait-il pas l’habitude que l’on fasse preuve d’autant d’audace à son encontre. Il semble me jauger un instant, avant de me lancer une réponse énigmatique, qui me fait plisser légèrement les yeux.

Je le regarde en retour un court instant, avant de lui tourner le dos, pour examiner une nouvelle fois cette chambre grandiose qu’il me propose, en échange de mes services. Cet endroit aurait beau en faire baver plus d’un, j’émets quant à moi, une légère réserve sur le sujet. Il me faut quelques secondes de plus pour lui faire face à nouveau : « -Tu as raison, c’est une proposition généreuse, et je t’en remercie. » Est-ce que je suis en train de le caresser dans le sens du poil, de l’adoucir pour mieux faire passer mes revendications ? Non…après réflexion, ce n’est pas dans mes habitudes. Je me rapproche donc de Dean, pour planter mon regard dans celui de l’acteur. « -C’est une grande chambre que tu m’offres là…trop grande pour une seule personne. » J’ai du mal à trouver une façon correcte de formuler le reste de ma pensée, ou de demander à Dean ce qui me trotte dans la tête. J’ai un peu l’impression de jouer quitte ou double, et sa mise en garde me revient en tête. Et puis finalement, je comprends que je sais exactement ce que je voudrais, et que s’il me le refuse, ce ne sera vraiment pas un drame pour moi. « -Et…euh…je veux pas être séparée de Robin. Alors…si tu nous accordes d’emménager tous les deux ici, j’accepte ta proposition, immédiatement. » Je ne baisse pas la tête, je préfère le regarder droit dans les yeux, comme pour lui montrer à quel point je suis sérieuse.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Mar 22 Mai - 21:53
Soit cette fille est vraiment usée par Robin, soit elle est initiée aux arcanes secrètes de l’art de la négociation. Mais j’ai la chance d’avoir tournée les fauves de Wall Street, je suis loin d’être un néophyte. Aussi je garde un visage des plus neutre, même si je ne peux m’empêcher de sourire quand elle évoque son penchant pour les bains a deux. Nous y voilà, la fan frustrée qui ose enfin laisser s’épanouir ses fantasmes. Elles finissent toutes par vouloir la même chose : me masser les pieds dans le bain. Même si j’avoue être assez lassé de n’être qu’un objet sexuel aux yeux des femmes, et des hommes… et du reste de la planète, Joey est suffisamment mignonne pour que j’ai envie de donner un peu de ma personne pour la réconforter après l’épreuve qu’elle a subi.

Je la conduis donc sans attendre a la chambre que j’ai fait préparer a son intention. C’est assez spartiate, a peine 20 m2 chichement meublés avec de la récupération que j’ai essayé de coordonner au mieux que j’ai peu. Mais, même en étant versé dans l’art du Fen shui, difficile de faire des miracles avec le peu qu’on me donne. Rien a voir avec le plus modeste de mes lofts. Mais visiblement le passage a la vie d’esclave a dû suffire pour lui donner l’impression que l’on pouvait se contenter de trois fois rien. D’ailleurs elle en oublie presque le béaba de l’art d’un bon commercial, a savoir ne pas montrer ce que l’on eut vraiment. Ralalalala elle aurait du mieux regarder les fauves de Wall Street.

Je lui offre sur un plateau d’argent, que dis je, de platine, une chambrette douillette, un échantillon de luxe et de confort impensable sous la coupe de la petite brute de Robin. Je lui propose même de négocier sa liberté, et elle essaye quand même de négocier. Mais que peut elle vouloir de plus ? Au fond de moi je sais très bien ce que cache cette question. Que pourrait elle vouloir depuis qu’elle a poser ses yeux sur moi ?  Toutes les mêmes ! (sauf maman). Elle a de la chance que je sois enclins a l’humour en guise de préliminaire.

« Tout dépend ce que tu voudrais négocier, il me semble que mon offre est des plus généreuses, donc réfléchis bien si un tu l'as ne vaut pas mieux que deux tu l'auras »

Je ne peux m’empêcher de sourire quand elle me fait la remarque que cette chambre est trop grande pour sa petite personne seule. Je fais mon modeste prêt a faire la scène du surpris et flatté et patati et patata…  c’est fou comme la vie n’est qu’un remake des mêmes moments passés en boucle. Bien, il va falloir que je donne de mon corps pour que l’arène puisse avoir un médecin, enfin, un pompier de sexe féminin apte a faire le boulot a ma place.

Sauf que voila, Joey ne suit pas la texte et me fait une impro a la con. A mon avis je reste a la regarder avec des yeux de moule tout a fait indigne de ma personne. Dieu merci que quoique ce fasse, je sache le faire avec style (et que je sache me reprendre rapidement). Elle vient de me dire quoi là ? Stockholm… encore et toujours. Je m’approche d’elle avec douceur, saisissant sa main avec autant de compassion que lors de mes visites d’hôpitaux, les gants et le gel antibactérien en moins. J’aurais quand même dû demander a ce qu’on la récure avant de la faire pénétrer dans mon antre. Je n’aime pas toucher les gens sans être sur qu’ils sont propres, allez savoir qu’elle maladie on peut attraper comme ça.

« Joey, je sais que ca peut etre effrayant mais il va falloir apprendre a réapproprier votre vie. Moise est en train de négocier avec Robin pour qu’il accepte de vous rendre cette liberté qu’il n’aurait jamais dû pouvoir s’octroyer. Je serais là pour vous aider… et… si vous vous sentez trop seul, je vous promets de faire plus que des pieds et des mains pour que vous vous sentiez comblée dans votre nouvelle vie de femme médecin ! »

Ca sonne un peu docteur Queen non ? Hum… en pensant a Moise. C’est vrai qu’il avait la gueule en biais. Robin est une brute mais il n’aurait jamais osé taper sur un des hommes de Sam quand même ? Au pire Jésus est avec lui.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Sam 21 Juil - 16:49
J’ai l’impression de jouer gros, et en même, de me moquer totalement de la réponse qu’il pourrait me donner. S’il accepte, ce sera bien sûr un grand plus pour Isha et moi de vivre dans une chambre où on ne sera pas en permanence littéralement l’un sur l’autre. S’il refuse, je resterais l’esclave du brun, et on peut dire que ce n’est pas vraiment la pire situation qu’il soit. Quoiqu’il arrive, quoique Dean puisse me proposer, je ne veux pas être séparée du mécano, c’est tout ce que je demande. Il me regarde un instant d’un drôle d’air, comme s’il c’était attendu à autre chose, alors que je penche légèrement la tête, et me mords l’intérieur de la joue. Mince…j’aurai peut-être dû la jouer plus subtile…

Je fronce les sourcils sans comprendre ce qui lui prend quand il vient me saisir la main d’un geste théâtral, à croire que sa vie est une vaste comédie. Je ne peux pas retenir une moue légèrement embarrassée, instinctive, alors qu’il me regarde comme si j’étais une pauvre petite chose. Ce qui me met profondément mal à l’aise, alors que malgré moi, je fais un pas en arrière, sans pour autant que Dean lâche ma main. Il ne connait vraiment pas la notion d’espace personnel, qu’il est clairement en train d’outrepasser. Je me fige cependant en l’entendant dire que Moise est en train de parler avec Isha, à propos de ma condition d’esclave. Sérieusement, ce mec n’arrête jamais ses conneries ? Reprendre ma vie en main ? Ça me semble légèrement compromis quand on m’a arraché aux miens, et qu’on me retient prisonnière de ce lieu.

Quoiqu’il en soit, j’attends qu’il ai fini son laïus, et tire d’un geste un peu brusque pour récupérer ma main, toujours dans la sienne, avant d’enchaîner quelques pas pour m’éloigner du blond. Je déglutis, et serre un instant la mâchoire, sans savoir par quel bout commencer. Je soupire un long moment, comme si je tentais de vider mes poumons de tout l’air qu’ils contiennent, alors que mon cerveau semble sur le point de s’embraser sous mon cuir chevelu, tant il fonctionne à plein régime. « -Ecoute, Dean… » Ouais, bon début…mais en ce qui concerne les arguments, il va falloir faire mieux. Je me tapote la tempe en réfléchissant, avant de me dire que la situation est telle que je me moque de prendre des pinces, ou de ne pas me dévoiler. « -Je veux pas être séparée de Robin. Je tiens…réellement à lui, énormément même. Et ça m’intéresse pas d’avoir un boulot ici, une meilleure situation, plus de confort, cette chambre géniale, si je suis pas avec lui… » Beurk…ça me fait l’impression d’avoir avalé une bouteille de savon pour les mains tant ça laisse un drôle de goût de dire ça. Pourtant, c’est la stricte vérité, même si je ne savais pas que j’arriverai à l’exprimer à haute voix.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Dim 22 Juil - 0:24
Alors là c’est pire que je ne le craignais. Je suis partagé entre l’envie de prendre cette jeune fille par les épaules pour la secouer afin qu’elle réalise l’énormité de ce qu’elle venait de dire et l’envie de pouffer. On parle bien de Frankenstein là ? Elle veut rester avec ce type ? J’essaye de me reprendre, je ne suis pas certain que la braquer aiderait à la sauver d’elle-même.

Je mets mes mains façon prière sur mon visage, tel ma dernière couverture de vog magasine. Ma façon a moi de recentrer mes chakras et réaligné mon chi. Je viens de perturber mon aura de pensée malvenues sur le fils handicapé mentale du tribun Joshua au lieu de me focaliser sur cette pauvre petite créature en détresse qui se tient devant moi. Le pire, c’est qu’elle ne semble pas se rendre compte de la situation et de l’oppression qu’elle subit. Ce type doit être un sadique terrible pour qu’elle n’ose pas se délivrer de lui. Je dois y aller doucement, pas a pas. Je prends un peu de temps pour poser la situation.

« Si je résume bien, je t’offre la liberté d’être ta propre maitresse, de jouir de ta vie et d’un minimum de confort sans etre entravée par un … hum… un gladiateur balafré connu pour sa violence et son insubordination si on évite d’entrer dans ses déficiences mentales et toi, tu me dis que tu es prête à renoncer a tout ça pour rester avec lui ? C’est une farce ou un remake je la belle et la bête ?»

Je me rends compte que j’ai peut être été trop loin et je lève immédiatement les mains dans un signe d’excuse. J’ai trop besoin d’elle comme médecin même si je ne comprends pas ce qu’elle trouve a ce nabot et pourquoi elle ne peut pas se contenter de le voir lors des combats comme tout le monde. Hum… et si elle savait qu’elle a ses chances avec moi, peut etre qu’elle ouvrirait les yeux sur le fait qu’elle n’a pas a ce contenter des combattants de 2nd zone.

Je sens l’ébauche d’un plan façon love generaly se dresser dans ma tète. Je vais la séduire et voila ! Qui pourrait dire non a Dean Caulfiedl !?

« Et bien, Joséphine, peut etre que tu te hâte trop dans ta décision, c’est vrai que c’est une question importante que j’ai soulevée, aussi, ca me parait évident qu’il te faut du temps et qu’exiger une réponse aussi rapide est indigne d’un comportement courtois et poli. Je te propose de passer la nuit ici bien tranquillement et de jouir de ta chambre, de la baignoire, des livres… et demain nous débattrons devant un brunch. Tu aimes les brunchs ? Et si tu te sens trop seule, je me ferais un plaisir de te tenir compagnie. »

Je lui lance un grand sourire de charmeur. Avec ca, elle va forcement craquer.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Mar 24 Juil - 21:24
C’est moi, ou il prend un air outré, comme si je venais d’insulter sa mère, ou je ne sais quoi ? Je ne fais aucun commentaire, lui non plus, mais j’ai l’impression que ça le démange. Quoi, qu’est-ce que j’ai dit ? J’ai simplement exprimé mes souhaits, et je ne vois pas ce qu’il y a à redire sur le sujet. Je le vois porter les mains à son visage, d’un geste tout sauf naturel, comme s’il était en train de se demander ce qu’il me passe par la tête, ou si j’ai tout mon esprit, alors qu’il garde le silence un petit moment, et que je l’observe en levant légèrement les sourcils, même si je sens ma patience s’étioler peu à peu. Finalement, il me propose un résumé de ma demande, alors que je lui refais face, et ne peut m’empêcher de le toiser d’un air de moins en moins patient, alors que je hausse le menton malgré moi dans une attitude de défi, sans savoir réellement ce que je cherche. Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de froncer les sourcils quand j’entends les mots qu’il emploie : balafre, violence, insubordination, déficience mentale, autant de mots qui me font serrer brusquement les poings. Quand il me demande si c’est une blague, ou que j’essaye de faire un remake de la Belle et la Bête, j’ouvre la bouche, prête à lui exprimer le fond de ma pensée, avant de ravaler mes paroles in extremis. Non…le but n’est pas de m’énerver, mais d’essayer de le rallier à ma cause, et de m’accorder ce que je veux.

Alors je prends sur moi, même si putain, ça me coûte comme pas possible, et je me mords la langue dans le but de rester aussi silencieuse que possible face à Dean. De toutes façons, il ne tarde pas à lever la main, un geste qui me fait me taire, du moins pour l’instant, et je ne le quitte pas du regard, alors qu’il semble prendre son temps pour reformuler ses propos, ou s’enfoncer davantage. Et pourtant, dès qu’il ouvre la bouche, je sens qu’il n’en a pas fini avec ses conneries, ce qui use davantage ma patience. Mais putain, il ne s’arrête donc jamais ? Bien sûr que non, je ne me hâte pas dans ma décision, je lui explique simplement que s’il tient à ce que je soigne ses foutus gladiateurs, il faut qu’Isha puisse venir vivre ici avec moi. Ce n’est quand même pas si compliqué à comprendre, pas vrai ?

Cette fois, s’en est trop, et je lève ouvertement les yeux face à ce comportement Deanesque qui m’insupporte de plus en plus. Je le laisse malgré tout finir son blabla à la con, alors qu’il finit par proposer de me tenir compagnie pour passer la nuit ici. Mais…il me drague là ? Je fronce les sourcils, me demandant si j’ai réellement compris ses intentions, lorsque son sourire me convainc que je ne suis pas en train de rêver, et qu’il vient plus ou moins de proposer qu’on passe la nuit ensemble. Je me gratte l’arrière de la tête, réfléchissant à la façon la plus diplomatique de lui faire passer mon message. « -Ecoute, Dean…j’ai pas besoin de temps en plus, ma décision est déjà prise. La balle est dans ton camp, maintenant. Si tu acceptes que Robin et moi restions ensemble, je suis celle qu’il te faut. Sinon…sinon je renonce effectivement à ma liberté, et tout le bordel. » Je le fixe d’un air sérieux, implacable, pour bien lui faire comprendre que je ne reviendrais pas sur mes paroles. Finalement, je hausse une épaule, avant de croiser les bras sur ma poitrine, comme pour renforcer le fait que je ne changerai pas d’avis. « -Tu vois…peut-être qu’il y a un peu de vrai dans cette histoire d’amants maudits de l’arène, ou cette façon dont tu nous appelles toujours. »

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Mar 24 Juil - 22:04
« Attends…. Ouala… une minute s’il te plait. Tu es en train de me dire que tu as… vraiment des sentiments pour Robin ? »

Je prends sur moi pour ne pas exploser de rire. Ils vont autant ensemble qu’un personnage de Mad Max et celui d’une série historique sur l’Angleterre victorienne. Pas le même univers en bref. En même temps ça reste mignon, du moins ça le serait si c’était vrai. Je suis assez bien placé pour savoir que le sentiment amoureux n’est qu’un dérèglement hormonal, doublé d’un mensonge socialement bien vu.

J’ai suffisamment décortiqué la psychologie humaine (et pas que, mais ne parlons plus de l’Etoile des singes, cette trilogie est derrière mois maintenant.) pour être catégorique dans mon affirmation. Si l’amour existait, je saurais au courant. Bon maintenant je me souviens d’une chose : les femmes qui font des métiers d’hommes ont des caractères épouvantables, comme si elles avaient quelques choses de plus à prouver que les autres. Monsieur Freud parlerait bien de la recherche du zizi mais je pense vous épargner la grande explication qui fait que les femmes sont des créatures illogiques et incompréhensibles, même par elles-mêmes. Sur le coup j’hésite presque a plaindre Robin, elle doit pas être commode son esclave.

Je reste toujours aussi professionnel, elle marque un point sur le fait que je VEUX un autre « équivalent médecin » dans l’arène que moi. Ensuite il est ou mon problème ? Juste que je n’aime pas Robin, que ça me rassure pas d’avoir un handicapé mental si près de mes appartements et après ? Au fond, c’est pour elle que je suis en train de me démener. Mon altruisme et ma bonté d’âme, qui font de moi un être exceptionnel, me perdront. Je soupire ne sachant comment parler de Stockholm ou lui montrer qu’elle n’est pas à 24h près si c’est vraiment la love story du moment.

« Dis moi Joséphine, tu as vue la reine des neiges ? Tu te souviens de la moralité pour la jeune sœur qui se pensait amoureuse au premier regard ? En plus ce n’est quand même pas très sain comme couple avec lui qui fait le maitre… »

Rien qu’a son air, je sens que je pisse dans un violon en essayant de lui expliquer les choses. Mais se croire amoureuse de Robin quand même. Je veux dire de Robert, Julios ou Bernard à la rigueur, mais Robin…

« Bon j’ai du mal a comprendre le problème d’un délai de réflexion d’une nuit. A moins que tu le penses déjà en train de courtiser d’autres femmes. Après pourquoi pas, je ne vais pas me battre avec toi si tu ne souhaites pas être aidée. Laisse-moi juste une minute pour m’assurer que Moise et Jesus ont bien obtenu son accord de te libérer et on va revoir ensemble les modalités de ton nouveau poste… »

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Dim 12 Aoû - 21:32
C’est stupide, mais j’ai l’impression de me braquer à la question de Dean. Si j’ai des sentiments pour Isha ? Mais putain, qu’est-ce que ça peut lui faire ? Je hausse un sourcil, alors que mon expression se durcit subitement face à ce que j’estime être une intrusion pure et simple dans ma vie privée. Peut-être qu’afficher un air de pitbull enragé est la meilleure alternative que trouve mon caractère pour éviter de me mettre face à l’évidence que oui, j’ai des sentiments pour le brun, et que je n’envisagerais absolument pas de changer de situation si je ne peux pas en bénéficier avec lui à mes côtés. Quoiqu’il en soit, je ne pense pas, non je suis persuadée même, que Dean est la dernière personne sur cette Terre avec qui je voudrais parler de ce que je ressens pour Isha. Quoiqu’à la réflexion…Joshua lui dispute peut-être la première place.

Mon regard se durcit davantage quand je l’entends soupirer d’un air blasé, comme s’il avait l’impression de s’adresser à une débile, qui ne réalise pas ce qu’il est en train de lui proposer. Je sens ma patience s’effriter, je n’ai pas l’habitude de me contenir si longtemps quand je suis agacée par quelque chose. Il a l’air en pleine réflexion avec lui-même, et je préfère éviter d’intervenir, j’imagine que réfléchir un minimum ne doit pas forcément faire parti de ce qu’il sait faire le mieux. Le temps que la lumière s’allume dans son esprit, et qu’il connecte ses deux neurones, ça peut prendre du temps. Je ne le lâche pas du regard, alors qu’à mon tour je soupire pour lui montrer mon agacement, et les effets de son comportement sur moi.

Agacement qui s’accentue encore plus quand il me parle de la Reine des Neiges. Sérieusement, j’ai une tronche à regarder des dessins animés ? Je crois que l’expression de mon visage exprime mieux que n’importe quel mot du monde à ce moment-là que non, je n’ai pas vu son dessin animé à la con, et qu’il me soûle à me parler de trucs aussi dérisoires quand j’ai besoin d’une simple réponse. Oui, ou non, comment ça peut être plus compliqué que ça ? Amoureuse au premier regard ? Je ferme les yeux pour éviter de le fusiller du regard sur place, alors qu’il en train de me tuer avec ses conneries. Dommage que je ne puisse pas lui expliquer que ce premier regard dont il parle ne date pas du sauvetage stupide du mécano dans l’arène, et qu’on se connaissait bien avant ça, même si je n’ai toujours pas le droit d’en parler.

Le problème, c’est que je n’ai pas besoin d’un délai de réflexion, les choses sont déjà toutes réfléchies de mon côté, et il m’agace à ne pas le comprendre. Bien sûr que non, je ne l’imagine pas en train de courtiser qui que ce soit. Bon sang, il ne peut pas essayer de comprendre quelque chose ? Je lâche un « raaaaaah », qui exprime toute ma frustration, avant de laisser mes bras retomber le long de mon corps d’un geste brusque, furieux même. « -Tu sais quoi, Dean ? Ok, allons voir ce que tes gorilles ont fait à Robin… » Et sans attendre de réponse de sa part, je lui passe devant et quitte la chambre en essayant de me rappeler du chemin que j’ai emprunté un peu plus tôt, escortée par Jésus. Merde…on avait tourné à gauche ou à droite, déjà ?

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Dim 12 Aoû - 22:52
J’évite de lever les yeux au ciel. L’amour rend con comme dit la chanson, mais visiblement ça rend têtue comme une pioche aussi. J’espère que c’est pas contagieux au moins. Parce que c’est effrayant. A moins qu’elle n’ait toujours été ainsi. Je la suis donc en la guidant. Hors de question que je hâte le pas ou fasse quoique ce soit qui ne corresponde pas à ma classe naturelle. Je sens bien que ça l’agace et mesquinement, ca m’amuse. Je salue tout le monde, je passe même voir que tout va bien sur la lice.

Je pousse la générosité et la politesse au point de lui faire la causette en route. Je suis bien éduqué et même si elle ne montre pas le respect et la déférence qu’elle devrait, ça ne m’empêche pas de rester courtois. Mais elle ne semble pas faire de réels efforts pour converser. Je me lance toutefois sur mes projets d’alliances avec la clinique du coin, nos projets d’agrandissements et le fait que c’est grâce a moi que l' a de l’électricité… c’est moi ou ca la laisse de glace ?

C’est déprimant en fait. On finit par arriver vers le couloir des gladiateurs et je pense que mon sourire se fige en croisant du regard celui de Jésus qui vient vers nous l’air pas satisfait du tout et le visage sacrement retouché d'ecchymoses. J’essaye d’aller à son devant en laissant la demoiselle derrière moi, mais visiblement, l’esclave de Robin n’est pas très au fait de la politesse ou du respect de l’intimité entre un chef charismatique et son homme de main.

« Par tous les Dieux Jésus, que s’est-il passé ? Ne me dit pas que c’est ta crème antiride qui t’a lâché.
- On a essuyé un refus chef. »


Je mets un certain temps à comprendre ce qu’il essaye de me dire. Même avec mes efforts ça reste obscure. Oui Robin a dit non mais qu’elle rapport avec son ravalement de façade ? Quand il dit "on" j’imagine qu’il sous-entend "Moise et lui". Mais je ne vois que Jésus. Cette histoire commence a me donner la migraine.

« Et bien ce n’est pas grave je vais lui parler, tu as dû être malpoli et le froisser. »

Jésus est soufflé par ma pertinence et reste sans voix pendant que je vais vers la chambre de Robin, enfin j’ai un doute d’où elle se trouve. Je viens rarement dans les quartiers des petits gladiateurs, surtout celui-ci ou on met « ceux a problèmes » qui doivent être enfermés la nuit pour éviter les soucis. Je passe devant une porte ouverte presque défoncée sur un cagibi affreux et ravagé. Je ne savais pas qu’on avait des placards a balais meublés.

« On range des troupeaux de sangliers ravageurs ici ?! »

Je rigole de mon bon mot mais me gèle en voyant l’air plus froid que d’habitude de Jesus.

« Quoi encore, qu’est ce que tu as pas compris dans ma blague, bon, montre-moi la chambre de Robin et fais-moi ranger ce placard, je n’aime pas le désordre. »

Jésus tousse et ca m’agace je vais lui dire d’aller prendre du miel quand il me lâche enfin une information pertinente.

« Patron, Robin est au trou, il était fou, il a rien voulu entendre. On pensait le laisser mijoter le temps qu’il réfléchisse mais a priori il s’est frappé contre les murs et se comporte comme un dément. Moise est parti le calmer. »

Hum… pourquoi jamais rien ne se passe comme ça devrait se passer. On ne peut pas gentiment me laisser faire mon travail.

« Je préviens le Boss ?
-Surtout pas !! On va régler ca entre nous. »


Sauf que je ne sais pas comment, mais une chose est sur, si Sam s’en mêle, ca va se finir façon Sam, et je doute que Joséphine accepte de faire l’infirmière si son maitre amoureux finit en star morte dans l’arène sans que cela ne passe pour un accident. C’est très gênant tout ça.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Lun 13 Aoû - 21:41
Voilà, Joey caractère de cochon est de sortie, exacerbée par toutes les conneries de Dean, que j’ai encaissé, encaissé, encaissé, jusqu’à la goutte de trop, qui a fait déborder le vase, ou je ne sais quelle expression de grand-mère sur le sujet. Je déboule comme un ouragan dans les couloirs, vite obligée de ralentir le pas d’une part, parce que je constate que Dean ne suit pas, et semble même prendre tout son temps pour bien me faire chier, et que d’autre part, je suis légèrement paumée. Il se met à saluer la terre entière, à se pavaner, et je dois vraiment me retenir pour ne pas attraper sa manche, et me mettre à tirer dessus, sans me poser plus de question. Quelle plaie, ce mec. Il finit par me raconter sa vie, dont je me moque pas mal, me parlant de ses envies, de ses projets, et du fait que l’arène dispose de l’électricité grâce à lui. Et alors, il veut une médaille ? Je soupire bruyamment, pour lui montrer mon manque d’intérêt pour ce qu’il raconte, et même s’il se rend compte de mon agacement, il continue, comme si de rien n’était ses petites histoires. En d’autres circonstances, je ne doute pas que faire la conversation avec lui aurait pu être plus…agréable, mais là, à cet instant, j’ai d’autres préoccupations en tête.

On arrive finalement à un couloir qui m’est familier, alors que la massive silhouette de Jésus se détache finalement, et que mes sourcils se froncent, au fur et à mesure qu’on se rapproche. La vache…il s’est prit une porte, ou quoi ? Je marque un très léger temps d’arrêt en voyant Dean s’avancer vers lui, sans doute pour lui demander ce qu’il s’est passé, et je les rejoints très rapidement, alors que les deux hommes semblent discuter de la situation. Comment ça, il a essuyé un refus ? Pour le coup, je me sens conne, aussi paumée que Dean à cet instant précis, si j’en crois son air. Il compte parler à Isha, lui ? La vache, ça promet d’être marrant, les deux n’ont vraiment pas du tout le même style. J’emboîte le pas à Dean, alors qu’on avance vers ce qui est notre chambre, dont l’état de la porte me fait écarquiller les yeux. La vache, mais…qu’est-ce qu’il s’est passé ici ? Je me tourne d’un bloc vers Jésus, le fixant d’un air accusateur, alors qu’en retour, il me regarde de son regard vide. Le trait d’esprit du blond, ou du moins ce que j’identifie comme tel, me donne envie de gerber, alors que je le fusille du regard. « -C’est notre chambre. » Je ravale de justesse le « crétin » qui me brûle les lèvres, alors que je constate l’étendu des dégâts. Quoiqu’il se soit passé ici, ça n’a pas rigolé.

Mais je n’ai pas le temps de dire exactement le fond de ma pensée, et tout le bien que je pense de Dean et sa façon de prendre tout le monde de haut, que la voix de Jésus se fait de nouveau entendre, et me fait me retourner d’un bloc vers lui. Au trou ? Oh non, non, non. Il déteste ça, et c’est comme si je pouvais sentir la détresse dans laquelle il doit se sentir. Mon cœur se serre brusquement quand je l’imagine en train de se faire du mal volontairement, pour essayer d’échapper à ces entraves qui doivent l’empêcher de bouger. Je sens brusquement un élan de colère me prendre aux tripes, alors que j’avance d’un pas menaçant vers Dean. « -Alors c’est comme ça que tu traites les personnes qui ne veulent pas accéder à tes demandes ? Au trou, enchaîné comme un vulgaire animal ? Si tu veux que je vienne faire ton sale boulot et m’occuper de tes gladiateurs, tu as intérêt à réparer cette erreur… » Ce n’est pas bien malin de menacer le grand chef, encore moins devant son sbire, mais c’est plus fort que moi, et je me rends compte que j’agis déraisonnablement quand il s’agit d’Isha. Quelle conne.

Finalement, je me tourne vers Jésus, qui a l’air mi étonné, mi courroucé de voir quelqu’un s’adresser à son boss comme ça, ce qui lui donne clairement un air constipé, et je lève le doigt vers lui. « -Emmène-moi le voir. » Pas de s’il te plait, à quoi bon ? J’ai l’impression que ce ne sont pas des mots très courants dans cette arène de toutes façons. Jésus fixe Dean d’un air hébété, sans savoir quoi faire, comme s’il hésitait entre exploser de colère, et me plaquer contre le mur, ou me conduire auprès d’Isha. « -Je suis la seule qui arrivera à le raisonner. Et il ne t’écoutera même pas si je ne suis pas là. »[/color] Je ne sais pas pourquoi, mais c’est une certitude que j’ai. Et je dois être sacrément convaincante, parce que Dean finit par hocher brièvement la tête, et on se met en route tous les trois, vers une partie de l’arène que je ne connais absolument pas. Et qui est sacrément glauque. J’entends bientôt des éclats de voix, je reconnais sans peine celle du brun, alors que spontanément, j’accélère la cadence, jusqu’à me mettre à courir, sans même savoir où je vais. Je me repère au son des cris, et je rentre bientôt dans un malabar au visage ensanglanté, Moise, qui me bloque l’accès à Isha, en me demandant ce que je fous là. Heureusement, Jésus et Dean ne tardent pas à apparaître dans mon dos, et même si Moise me tient toujours par le bras pour m’empêcher d’avancer, Dean lui fait comprendre que tout va pour le mieux, et que cette situation incompréhensible est tout à fait normale.

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MessageSujet: Re: The slave who become doctor    Lun 13 Aoû - 23:16
Hum… ca ne sent pas bon du tout cette histoire. Je m’arme d’un mouchoir parfum a l’eau de Cologne pour m’avancer derrière la croupe, forte engageant ceci dit en passant, de Joséphine, qui court vers son pseudo amoureux comme si elle avait e feu aux fesses. C’est peut être ca d’ailleurs le problème. J’aurais peut être du insister tantôt, on passerait une meilleure soirée.

Je hais la zone de sanction, c’est sale, ca pue, il y a toujours des gens qui cris, c’est désagréable, ceux qui pleure, c’est pathétique. Je n’y vais jamais depuis qu’un jour, a la suite de coups de fouet sur un gueulard, j’ai eu plein de sang sur mes chaussures. Ça m’a brisé le cœur un tel manque de respect que je suis sorti de mes gonds. Je déteste ça.  C’est mauvais pour mes chakras et j’ai ruiné mon meilleur club de golf dans l’opération. Et puis après, l’histoire du sincère repenti sur un tas de viande, je ne suis pas sur que ca marche bien.

Malgré mon enthousiasme d’arriver au moins en même temps que ma future doctoresse, je suis obligé de ne pas courir pour respecter mon image de marque. C’est donc avec un temps de retard que j’arrive avec Jésus dans cet antre de perdition où sont matés les plus fortes têtes et les plus dangereux des gladiateurs de l’arène. Une sorte de purgatoire pour redonner une chance aux déviants. J’entends les cris de démence de Robin avant même de le voir. Moise a eu le réflexe d’intercepté Joey. Une bonne chose vu les hurlements bestiaux qu’il est en train de nous faire.

J’interroge Moise du regard ne sachant pas trop si on ne devait pas, Joey et moi, quitter cet endroit et les laisser gérer. C’est quoi la phrase de Sam déjà ? Ah oui, ne te salit pas les mains quand d’autres peuvent le faire pour toi.

« Il est devenu fou patron, il a même mordu Bob jusqu’au sang… il se bat contre on sait pas qui, il s’est presque exploser tout seul la tronche parce qu’il ne veut pas qu’on le touche. Si vous voulez mon avis il a pas de la lumière a tous les étages. »

Ah oui. Quand même. Je me sens légèrement dépassé par la situation surtout que j’ai l’impression que tous les regards convergent vers moi dans l’attente de mes directives. Mais moi je suis acteur, agent artistique, mais il se rendent compte que ca ne va pas plus loin ? Je veux bien jouer au mec qui sait quoi faire, c’est d’ailleurs ce que je fais, instinctivement. Mais rien qu’entendre l’autre handicapé hurler a la mort qu’on cesse de le toucher alors que personne ne le touche… j’ai des doutes. Cet idiot a tellement tiré sur ses entraves qu’il s’est écorché de partout. Je regarde Joséphine :

« C’est vraiment celui la que tu veux ? Tu es sûre de toi ? Si je m’arrange pour qu’une agression de garde ne lui coute pas la vie, et que je vois pour que vous déménagiez dans la chambre, j’imagine qu’on aura un accord ? »

Depuis le temps que je le dis que le tribun Joshua n’est pas fauché avec ce genre de fils. J’ai du mal a comprendre pourquoi cette jolie fille veut s’encombrer avec ça.

Le tribun Joshua !!! Mais voila la bonne idée. C’est pas a moi de gérer ça, je vais déléguer. C’est assez triomphalement que je donne mes directive, tel un PDG dynamique et visionnaire qui ne doute pas de sa réussite.

« Allez chercher son père qu’il le calme. »

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