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 "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥

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MessageSujet: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Mar 27 Fév - 14:35


Dernière édition par Maryse Osborn le Mar 27 Mar - 10:54, édité 1 fois
17 novembre, Deux m'avaient cédé, et pourtant, je n'avais pas ce que je désirais, le monde ne changerait pas sans mon aide, je devais les sauver tous. Je devais vous sauver mes chéries. J'étais partie, sans un regard en arrière, les jambes tremblantes et la respiration douloureuse, je naviguais et divaguais dans l'espace, sans en faire la distinction, sans savoir qui primerait sur l'autre. Les eaux sombres de mon âme m'âppant avec elles vers des ténèbres plus obscure encore que la démence. Et puis il arriva, lui, j'en avais vu des centaines dans son genre et tous avait la même souffrance ancré sur le visage. Je m'étais alors remise à marcher, tanguant vers lui, balançant ma douleur alors que le sol semblait s'écrouler sous mes pieds. Mes cheveux sauvage ayant quitté la droiture de mon chignon, la blancheur de mon chemisier s'étant encré de poussière alors que ma jupe cintré n'avait plus d'élégant que le nom. Ce simple constat me fit m'arrêter un instant pour me regarder. Je dépréciais, j'étais affublé d'une couronne de gloire fané et j'allais me présenté ainsi à lui, à ce jeune éphèbe dont l'avenir m'appartiendrait sans doute. La douleurs sinueuse remontait mon sang alors que je marchais à nouveau vers lui, m'avançant d'un pas calme avant que mes doigts ne se renferme sur du vide. Ou étaient-elle ? Les larmes me prirent alors que je cherchais à nouveau autour de moi. Mes anges, ou étiez-vous ? Qu'avez vous fait ? Pourquoi n'êtes vous plus là ? La gorge nouée, tendu dans le renvoi acide de la réalité, je courus vers lui, m'écroulant dans ses bras, mes larmes ne tarissant guère, mes bras tremblant alors que mes genoux cédaient sous mon poids. Qu'avais-je fait pour perdre mes anges, mes amours. Qui était-il au juste ? Rien de plus qu'une âme ayant sombré dans une vaste comédie. Je devais le sauver lui. Il sauverait mes filles. Il les sauverait car c'est ainsi que le monde devait tourner. Les hommes, toute aussi fragile étaient ils de l'extérieurs, devaient s'acheter des couilles et offrir à mes princesses une chance de vivre. Le monde était fait pour tourner ainsi. La rage traversa mon regard avant que je n'ai pu le remonter sur lui, la colère me parcourant l'échine avant que je ne puisse la dissimuler. Je l'avais. Il était à moi.

« Mes filles... Il faut que vous sauviez mes filles. », soufflais-je alors que j'étais à présent sur d'avoir entendu l'une d'elle hurler. Il devait la protéger, j'allais le sauver du monde. Semblable à une araignée surmontant l'insecte pathétique qu'elle avait prit dans sa toile, je me redressais, les yeux meurtrie par les larmes, bouffi par une souffrance dont il n'imaginerait jamais la souffrance. J'avais accouché de deux princesse, mon corps s'était tordu sous la douleur, dans un spasme déchirant ayant offert la vie à deux créatures du seigneur. Il ne connaissait pas cette douleur et elle n'était rien face à cette perte, face à cette disparition. Lui, pauvre créature. Il allait les protéger non ? Mes chéries, un homme allait vous sauver, j'en étais sur. Il allait vous sauver, ou j'allais le briser ? Je n'en sus rien. Glissant mes mains le long de ses épaules, je me ressaisis, « Aidez moi à les sauver, je vous en supplie. Ayez pitié de leurs pauvres âmes... », ayez pitié d'elle et j'aurais pitié de vous...
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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Jeu 1 Mar - 12:34
Cela faisait un moment qu'Ezra n'était pas sortie de Fort Hope, en effet depuis sa mésaventure précédente, il éprouvait quelques soucis à mettre les pieds en dehors du camp. Mais aujourd'hui, il décida de se joindre à un gros groupe en sortie. Ainsi en nombre, et s'il ne se séparait pas de ses camarades, il ne risquait strictement rien. Le tatoueur était en confiance et partait le sourire aux lèvres. Finalement il était assez heureux d'aller voir ce qu'il se passait de l'autre côté des palissades. L'ambiance était bonne, tout le monde discutait. Mais cela ne les empêchait pas de rester des plus attentifs à ce qui pouvait leur tomber dessus. Ils arrivèrent à l'endroit qu'ils devaient fouiller durant la journée. Tout le monde se réparti des zones en fonction de leur affinité de recherche, et le groupe s'éclata peu à peu. Mais Ezra, prudent, resta dans celui qu'il jugeait le plus sûr : le mieux armé, le plus gros.

Les heures s'égrainaient au fur et à mesure des trouvailles de chacun. Mais, pour le tatoueur la récolte n'était pas au beau fixe. Il suivait toujours sa petite troupe, mais il prenait de plus en plus de distance pour examiner des endroits auxquels les autres ne prêtaient pas attention. Toujours dans un souci de sécurité, il ne les perdait jamais de vue et restait à porté de voix, il s'était fait avoir une fois, il ne recommencerait pas une seconde fois.

Au détour de quelques épaves, Ezra aperçu une silhouette qui paraissait l'avoir aussi remarqué. Il fronça les sourcils et sortie son couteau. Un rôdeur, seul, cela ne lui disait rien qui vaille. Mais alors que la chose se mettait à courir vers lui et qu'il faisait déjà un pas en arrière pour penser à s'échapper et prévenir le reste du groupe, il remarqua que la chose en question n'en était pas une, mais que c'était une femme, qui paraissait assez bouleversé. Il rangea son arme juste avant qu'elle ne lui tombe dans les bras. Ezra la soutient pour ne pas qu'elle s'écroule, ce n'était pas bien compliqué pour lui, cette femme était des plus fine, paraissant exténuée voir même malade. Passé les premières secondes de questionnement, il essaya de la calmer. Elle paraissait chercher ses filles. Avait-elle perdu ses enfants ? Ezra comprenait alors pourquoi elle était si perturbée.


" Madame ... je ... oui ... oui ... mais qu'est-ce qu'il se passe ? Je suis avec un groupe, je peux aller les chercher si vous voulez ? Enfin, non je vais aller les chercher. Je suis pas un super combattant ... Et je ne pourrais pas vous aider en cas de gros soucis ... Vous vous appelez comment ? Moi c'est Ezra ... Reprenez-vous madame ... On va vous aider. On va retrouver vos enfants ... "

Il releva la tête, la femme toujours dans ses bras. Il chercha du regard le reste de son groupe, mais personne en vue. Un frisson de panique le traversa, comment avait-il pu être si négligent et se retrouver seul ? Puis, il réussit à se calmer. Cette femme n'était pas dangereuse, seulement seule et effrayée par la perte de ses gamines. Il ne risquait rien, même si une petite voix au fond de lui, lui disait de ne pas la suivre et de retrouver d'abord les autres ...

" Calmez-vous ... Je ... Fais chier ... Putain. "

... Mais si Ezra était quelqu'un de raisonnable, cela se saurait. Il secoua la tête et souffla un grand coup. Se promettant qu'en cas de gros problème, il retournerait chercher les autres pour avoir un coup de main. Mais autant ne pas leur faire perdre du temps maintenant et aller par soi-même jeter un oeil à la situation.

" Arrêtez de pleurer madame, s'il vous plaît ... Je vous accompagne. Où sont-elles ? "



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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Lun 5 Mar - 11:45
Un groupe ? J’étais partagé entre l’angoisse de le voir rameuter des personnes pouvant me comprendre, me découvrir et le challenge de le savoir entouré. Si il disparaissait maintenant, peut-être que les âmes en peine lui servant de compagnon de route finiraient par saisir, par comprendre que leurs âmes devaient-être purifier. Mais là n’était pas la question, j’allais le sauver lui et il allait vous sauver mes amours. Il allait vous protéger de la mort… Toujours accroché à son corps, je cachais mon sourire dans ses vêtements alors qu’il jurait. En voilà une belle façon de souffler sa résignation, une belle façon de me céder. J’aimais entendre les réflexes primaires prendre le dessus, dominer le reste. Il me conjura d’arrêter de pleurer, mais quelle mère saurait tarir ses larmes lorsque la vie de sa propre chairs était en jeu ? Aucune. Aucune digne d’être ainsi nommé. Il me cédait, il acceptait. Me détachant de lui, le sourire à présent absent, j’enfermais son poignet dans ma main tremblante avant de le tirer à ma suite. Brutale, je venais sans doute de l’être, mais mon corps chancelait avec tellement de facilité qu’il n’y aurait aucun doute dans son esprit, je n’étais guère femme de combat, il saurait m’immobiliser avec une facilité sans doute déconcertante, je ne devais guère l’inquiéter. Ma brutalité devant être alors rien de plus que le cri de désespoir d’une mère perdu sans sa progéniture. Les bras tremblant, je finis par m’arrêter, brusquement, mon regard se perdant dans le vide, ou étaient-elles ? Je… J’avais oublié, j’avais oublié ou elles étaient. Lâchant alors sa main, je les posais sur ma bouche, mon esprit cédant un instant, me brisant, je sentais mon corps m’échapper alors que je me tournais vers lui, « Je… Je… », je ne savais plus, je ne savais plus ou je devais aller. Mes chéries, où êtes vous, que faites vous, comment allez vous ? Je ne savais plus, depuis combien de temps je ne les avais pas vu ? Non, non, non, je les avais vu tout à l’heure… Refermant à nouveau ma main sur son poignet, je le tirais à ma suite alors que je me mettais à courir, courir, jusqu’à l’éloigner, je devais le sauver lui, il allait les sauver. Ce jeune éphèbe pourrait y arriver non ? Il saurait ? Oui. Bien sur.

J’y étais presque, je voyais le refuge animalier se dessiner au loin, la prison se refermait, tu ne pourrais plus fuir, tu ne pourrais que les sauver mon ange… « La, elles sont là. », déclarais-je en m’arrêtant soudainement. Lui faisant face, les yeux plein de larme alors que le feu montait dans mes poumons, m’obligeant à me détourner pour tousser une fois, deux fois… Du sang ? Encore et toujours la mort se rappelait doucement à moi, mais je n’en avais rien à faire, si je purifiais le monde, il ne ferait aucun doute que je le sauverais. Je l’épargnerais, je lui rendrais sa superbe, car nul ne devait en souffrir, tout le monde devait avoir sa chance. Et leurs chance c’était moi. Combien la douleur pouvait-être forte, grande. J’étais la seule à pouvoir les purifier. « Elles sont petites, elles sont si petite, j’ai pas su, j’ai pas réussi… », murmurais-je alors que je fixais le bâtiment, effrayé par cette réalité qui m’effleurait le visage. Par cette voix lugubre qui raisonnait dans mon crâne. Il allait les sauver non ? Oui, il n’aurait pas le choix, sinon je serais dans son ombre, prête à lui arracher le coeur si il ne me le rendait pas. Toutes mères devait avoir un enfant, toutes mères devaient avoir le droit de choyer ses enfants. Il ne devait pas m’en priver.        
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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Mer 7 Mar - 10:40
Ezra, ne trouvait pas grand-chose à dire. Cette femme paraissait des plus bouleversée. Mais il la comprenait. Il ne pourrait même pas imaginer la détresse que devait engendrer le fait de perdre ses enfants dans un environnement pareil. Il n’était pas père, pas encore, mais il se dit que dans la même situation que cette dernière, il ne serait pas dans un meilleur état.

Il se laissa guider, ne manifestant aucun signe d’inconfort quand elle lui agrippa vivement le poignet pour le trainer à sa suite. Ce n’était pas très agréable, loin de là, mais elle devait avoir besoin de se raccrocher à quelque chose. Le tatoueur ne broncha donc pas et la laissa faire, sans un mot.
Elle s’arrêta ensuite une première fois, bafouillant et semblant perdu. Ezra s’inquiétait sincèrement pour elle, se demandant si elle allait tenir le coup jusqu’à ce qu’il puisse enfin avoir le fin mot de l’histoire et qu’il puisse peut-être l’aider.

Ils arrivèrent enfin devant un bâtiment, le tatoueur le regarda de loin et se tourna vers la femme qui semblait avoir un peu retrouvé ses esprits. Puis, elle fut prise d’une quinte de toux, qui le fit frissonner. Un être-humain n'était pas censé émettre ce genre de son. Il s’approcha d’elle, lui attrapant le bras pour la soutenir, alors qu’il remarquait un peu de sang dans sa main. Il fronça les sourcils.

« Madame, vous allez bien ? Vous voulez vous asseoir ? Vous êtes blessée ? Venez. »

Alors qu’elle continuait de parler, répétant toujours la même chose, Ezra la guida doucement vers un endroit ou elle pourrait s’asseoir. Essayant de garder lui aussi son calme, il essaya de récupérer plus d’information par de nombreuses questions. Il se doutait bien qu’il ne devait pas y avoir une horde de fillettes perdue dans ce bâtiment, mais, connaître le nom des ces petites l’aiderait peut-être à les attirer à lui pour les sortir de ce dernier.

« Comment s’appellent-elles ? Elles ont quel âge ? Si je dois vous aider, il me faut plus de détail. Calmez-vous s’il vous plaît. Qu’est-ce qu’il vous est arrivé ? Il y a des rôdeurs là dedans ? »

Il fit une pause, tant pour la laisser répondre que pour enregistrer ce qu’elle lui disait. Puis, sans vraiment la regarder, posa une question détournée.

« Sont-elles blessées ? »

Ezra n’avait pas osé poser la question qui le taraudait réellement. Et il se disait bien que ce n'était pas une bonne idée de parler de ça avec une femme aussi fragile. En effet, au vu de l’état de détresse dans lequel elle se trouvait, il avait peur qu’un grand malheur soit arrivé aux fillettes. Il ne connaissait pas grand-chose en psychologie mais il avait déjà vu des personnes en état de choc, tout au long de son périple jusqu'à son arrivée à Fort Hope, qui ne réalisait pas ce qu’il s’était passé et qui faisait un déni quant à la mort de leur proche. Peut-être que cette femme était dans un de ces cas-là et que, quoi qu’il fasse, il ne pourrait pas lui ramener ses enfants.

Ezra baissa la tête, il sentait vraiment mal cette histoire, mais il se promit que, quoi qu’il arrive, il ferait tout pour que cette pauvre femme récupère ses enfants. Que les fillettes soit dans le meilleur des cas vive ou dans le pire, morte, il les ramènerait à leur mère.

« Restez-là madame. Je vais jeter un coup d’œil. »

Ezra lui adressa un sourire rassurant, autant pour essayer de la réconforter que pour se donner du courage à lui-même.



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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Mar 13 Mar - 11:51
Doux agneau, comment peux-tu être encore en vie lorsque la gentille qui se tend dans ta voix vibre au même son morbide que la mort ? Qui t’as épargné ? Qui t’as laissé être aussi faible qu’une simple femme pourrait t’abattre. Je vais te sauver avant que tu sauves mon âme. Je n’irais jamais bien, pas tant que la mort habitera mes poumons mais ça personne ne peut le savoir, personne ne peut s’en douter. L’ignorance est mère de sureté dans ce monde ou la mort est notre âme soeur. Me laissant guider, je m’assois pourtant, le corps tremblant d’un manque qui menace de refaire surface. Qui est le monstre qui pourrait courir dans mes veine pour me rappeler que… Mes filles. Posant une main sur mes lèvres, je sens les larmes regagner mes paupières alors qu’il me demande comment elles s’appellent, quel est leurs âges… Il lui fallait des détails, il fallait qu’il comprenne ce qui était arrivé, si il y avait des rôdeurs. Mais mes larmes se font à nouveau forte, je ne voulais pas vous abandonner mes chéries, je vais vous sauver, il est encore temps de le faire, je peux encore y arriver, je peux encore vous tirer d’affaire, vous sortir de là… Je peux encore… « Elisa et Alexandra… », murmurais-je alors que j’aurais voulu me lever, mais mes jambes m’en refuse la possibilité. « Elles sont si petite… Elles ont 12 ans et 8 ans… », je vous sauverais, je vous entends, pourquoi riez-vous ? Pourquoi ne vous à t-il pas encore sauver ? Pourquoi perd-t-il son temps ici ? Pourquoi est-il toujours là ? Le vide. Un instant de vide avant la chute, avant la fin. Le vide. Mes bras retombent le long de mon corps alors que mon regard plonge sur le sol, les larmes se tarissent d’elles-même.

« Je ne sais pas… », comment allaient-elle ? Je n’en savais rien, mais il me demandait de restez-là, il allait y aller. Il allait perdre sa liberté au profit de la vie. Il allait perdre son libre arbitre… Doux agneau, tu n’es pas fait pour vivre dans ce monde… Tes faiblesses me crèves les yeux alors que tu danses lentement vers ta fin. Tu ne pourras t’en sortir et pourtant, tu l’ignores. Ton instinct ne te dis pas de faire marche arrière ? De ne pas y aller ? Non, car je suis une femme, une femme pleurant ses filles, mais mes filles sont là, avec moi, devant tes yeux. Il ne voit rien mes chéries… Il ne vous entend pas rire. Il ne voit pas votre sourire. Il doit être sauvé, quelqu’en soit le prix, cet âme perdu ne pouvant continuer à se mettre ainsi en danger, il a besoin d’une mère, il a besoin qu’on l’aime et qu’on l’aide. Je le ferais. Je l’aiderais, une fois qu’il sera tomber, une fois que l’humanité se sera dérobé sous ses pieds. « Je ne sais plus ce qu’il y a, je… Faites attention… », murmurais-je d’une voix cassé alors que je relève les yeux vers lui avant de réaliser que mes filles avaient disparu… Ou êtes vous ? Il doit les sauver, il doit les sauver…
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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Ven 16 Mar - 16:46
Ezra écoutait les réponses, il était un peu rassuré de ne pas se retrouver avec des enfants en bas-âge. Ce serait plus facile pour lui ainsi, enfin il l'espérait. Il commençait vraiment à avoir peur et regrettait déjà de ne pas être allé chercher du renfort.

" Elisa et Alexandra ... D'accord. Je prends note. Ce sont de très jolis prénoms. Et le votre ? J'en aurais peut-être besoin pour les convaincre de me suivre ... "

La femme ne se rappelait pas ce qu'il y avait dans le bâtiment qu'elle avait désigné. Cela effraya encore plus notre tatoueur. Comment pouvait-on oublier ce qui été arrivé à ses enfants ? À moins que ... Non, il ne pouvait pas penser à ça maintenant. Elles ne pouvaient qu'aller bien. Il fallait qu'il entre et qu'il voit dans quelle situation les petites pouvaient se trouvait. Il devait faire ça pour cette pauvre femme que personne n'avait semblé vouloir aider avant lui. Comment les vivants pouvait-il encore se considérer comme des humains alors que cette pauvre femme était seule et désemparée avec ses deux enfants perdues ? Il la regarda de manière compatissante et lui répondit :

" Madame je ferais attention ... si jamais c'est bien trop dangereux pour moi, j'irais chercher les autres. Je suis désolé, je veux vous aider plus que tout, mais j'ai des limites ... Mais n'oubliez pas, je ferais tout ce que je peux pour vous les ramener ... "

Il se redressa et posa une main compatissante sur l'épaule de la femme. Il tenta de lui sourire pour la rassurer, mais son regard n'exprimait pas de joie, mais seulement de l'inquiétude. Il dégaina son couteau et tourna le dos à sa nouvelle compagne.

" Allé c'est partie ... "

Ezra n'était pas rassuré du tout. Il ne sentait vraiment pas bien cette histoire. Cette femme était désespérée, il le sentait, mais il n'arrivait pas à comprendre réellement la raison de son émoi. Le fait qu'elle soit aussi perturbée pouvait refléter tellement de choses. Et si les petites étaient mortes, qu'allait-il faire ? Il les ramènerait à leur mère, mais comment il arriverait à gérer la situation après.

Alors qu'il réfléchissait, il se dirigeait vers le bâtiment que la femme lui avait désigné quelques minutes plus tôt. Il lui semblait que c'était un refuge animalier. Le tatoueur espérait seulement qu'il n'y aurait pas d'animaux encore enfermé et que ces derniers avaient été libéré par les employés.

Il restait sur ses gardes, mais pour le moment, il n'y avait aucun mouvement : que ce soit des humains, des animaux ou des rôdeurs, rien a l'horizon. Mais Ezra ne savait pas si cela été bon signe ou pas. Il se méfier de tout et sursautait à chaque craquement non identifié. Il arriva finalement contre le bâtiment et colla son oreille à la porte pour entendre s'il y avait du mouvement à l'intérieur, puis se glissa vers une fenêtre pour avoir un point de vue sur ce qu'il pouvait se passer dedans.


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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Jeu 22 Mar - 13:52
Leur prénoms ne pouvaient-être que parfait, elles étaient parfaite, tout simplement. Il n'y avait rien à dire, rien à faire, à rajouter ou autre. Et lui il était définitivement trop aimable, trop gentil pour sa propre survie. « Maryse. », répondis-je simplement avant de lui conseiller de faire attention et si il pouvait me dire ce qu'il voulait, prendre toute les précautions du monde, si il ne prenait pas garde, il tomberait de haut. Aucune aide ne lui serait utile. Le regardant s'éloigner, j'attendis qu'il y rentre enfin pour me relever, le laissant chercher dans le calme olympien des lieux. Une entrée, aucune sortie. Fixant les hommes qui m'accompagnaient sortir de leurs cachette, j'attendis encore qu'il s'enfonce dans l'obscurité des lieux. Les fenêtres étaient recouverte de journal pour limiter les curieux. Y rentrant finalement, mes hommes se postèrent devant la porte pour en bloquer l'accès alors que j'avançais, suivant les pas lourd de l'homme traverser les marches menant au sous sol. Je le suivis dans l'obscurité. Il n'allait pas les trouver, mes filles étaient en sécurité depuis longtemps. « Je ne sais même pas comment tu t’appelles jeune éphèbe... », soufflais-je dans la nuit avant de m'arrêter sur les marches, m'y asseyant avant qu'un rire glaciale et psychotique ne brise le silence, « Tu es tellement généreux, mais inutile de chercher mes filles, elles attendent sagement à l'étage. », mais tu devais sentir le piège se refermer sur toi et cela n'avait aucun prix. Je devais te protéger du monde, t'offrir un avenir. Il serait sauvé, avec moi il serait sauvé. Le trouble sema ses graines dans mon esprit, convulsant un instant, la panique me prit le temps que je me reprenne. Non, elles étaient à l'étage, elles ne risquaient rien.

« Restes avec moi, d'autres que moi te veulent du mal... », soufflais-je en entendant un craquement, il comprenait, il comprenait bien. Me redressant alors, je pris mon arme dans ma main, m'avançant vers lui lentement. Je connaissais les lieux, pas lui, et au détour d'un couloir que je savais étroit, je la lançais. Aucun bruit métallique, un bruit sourd, il avait été touché, pour sur. Mais ou, je n'en savais rien, ses gémissements me donnerait sans doute la réponse, je savais qu'il ne serait pas blessé mortellement, mais sans doute assez pour le faire paniquer, pour le faire courir, pour qu'il s'échappe et s'écrase avec violence face à la réalité qui l'attendait en haut. Ils le détruiraient, je le sauverais, c'était ainsi que le monde tournait. C'est ainsi que je comptais le reconstruire. Détruire l'existant pour revenir à des bases saines... La purification par le feu.    
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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Jeu 22 Mar - 19:40


Ezra pénétra dans le bâtiment. Ce dernier paraissait calme, s'était d'ailleurs très rassurant. Les rôdeurs étaient rarement parfaitement silencieux et il avait, grâce à la lumière du jour qui avait filtré par la porte d'entrée, confirmé que pour l'instant, ce dernier était vide. Il se sentit un peu soulagé, mais au fond de lui une petite voix lui criait de sortir de là au plus vite.

" Elisa, Alexandra ? "

Un premier appel, pas de réponse ... Le tatoueur en fit un second, puis un troisième et ainsi de suite, essayant de par son intonation d'être le plus rassurant possible. Rien au premier étage. La luminosité n'était pas top, mais il arrivait à déambuler sans trop de soucis.

Une porte.
Un escalier qui descendait vers des profondeurs encore plus sombre.
Un tatoueur complètement inconscient qui s'enfoncer vers sa propre fin.

Descendant les marches, il continuait à appeler les gamines. Il entendit un bruit, comme une phrase prononcée dans un souffle. Il devait rêver. Les battements de son coeur était bien trop bruyant pour qu'il arrive à entendre des sons si faibles.

Et puis tout devint clair pour lui, que faisait-il là ? Seul ? Dans le noir ? Il s'arrêta net, alors qu'il n'était réellement avancé que de quelques mètres dans le sous-sol et fit demi-tour pour retrouver la volée de marches qui l'amènerait vers l'extérieur. Il voulait aider cette femme, mais ce qu'il faisait là, était trop dangereux. Il lui fallait de l'aide.

Un rire, un rire à faire frémir d'angoisse n'importe qui. Et cette voix, il la connaissait. Les enfants étaient sauves ? Mais qu'est-ce qu'elle lui racontait ? Avait-il était aussi con que cela pour se faire avoir par cette femme ? Non, elle paraissait tellement sincère, c'était impossible, il devait se tromper.

" Maryse, c'est vous ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ? "

Il s'était fait avoir ... Et il n'en revenait pas, mais c'était la vérité. Les larmes de cette femme n'était pas réelles. Restant pétrifié, il fixait les ombres devant lui, complètement désemparé. Puis soudain, à la dernière réplique de la femme, son instinct de survie se réveilla.

" Putain ! Mais vous croyez que je vais vous croire maintenant ? Je peux être naïf, mais pas complètement abrutie ! "

Ezra tâtonnait. Il ne voyait rien, ses yeux ne semblaient pas vouloir s'accoutumer à l'obscurité. C'était la fin. Il ne savait pas où il était, pas où il allait et n'avait aucun moyen de replis. Si cette tordue ne lui voulait pas de mal, comme elle le laissait entendre, c'était "eux" le problème, mais qui étaient-ils ? Qu'allaient-ils lui faire et puis il n'avait vu, ni sentit personne pour le moment, cette situation était irréel. Ce donnant une claque mentale pour ne pas paniquer, le tatoueur poursuivit son chemin, une main glissant sur le béton froid du mur dans l'espoir de trouver une ouverture par laquelle il pourrait s'enfuir.

Soudain une violente douleur le fit trébucher. Il avait l'impression qu'on venait de lui arracher le mollet. Retenant difficilement un cri de surprise, il s'appuya de tout son poids contre le mur, il n'arrivait plus à marcher. Dès qu'il se préparait à appuyer son pied au sol, la déchirure semblait se faire plus douloureuse. Il avait tellement mal ... À tâtons, il chercha ce qui le gênait et senti un liquide visqueux lui enduire les mains, par réflexe il attrapa ce qui dépasser de sa plaie et le jeta au loin, tentant d'un geste désespéré de boucher le trou qu'il avait dans sa jambe. Cette odeur métallique ? C'était l'odeur de son propre sang ?

Non, non, non, non, non ... pas possible ...

Perdant toute notion de raison, sa respiration se fit de plus en plus courte et son rythme augmenta en flèche. Il n'arrivait plus à réfléchir, il devait fuir, vite, loin et retrouver sa maison, retrouver Fort Hope.

Laissant tombé l'idée d'arrêter son saignement, il reprit son chemin en clopinant laissant une traînée carmine et visqueuse derrière lui. Mais rapidement, il ne put plus marcher aussi vite, il avait l'impression de déambuler dans du coton. La tête lui tournait. Était-ce l'hyperventilation, la perte de sang, il s'en foutait royalement, il ne voulait juste pas s'écrouler. Pas maintenant, pas ici ... Car sinon, il se doutait que ça serait sûrement sa dernière action dans ce monde.

S'enfonçant toujours plus profond dans le sous-sol, il buta contre un mur et là, se fut fini, la panique l'envahit en entier et il ne savait absolument plus quoi faire. Il taillait l'air de manière anarchique avec son couteau, coincé dos au coin de la pièce dans lequel il se trouvait. La tête lui tournait de plus en plus, c'était la première fois qu'il faisait une crise d'hyperventilation de cette ampleur, mais elle était totalement incontrôlable. Tout lui échappait. Absolument tout.



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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Mar 27 Mar - 10:53
Naïf, il l'était sur bien des aspects, mais lorsque mon arme se planta dans sa chaire, il l'était sans doute beaucoup moins. Il avait paniqué, reculé, se traînant dans l'obscurité qu'il ne connaissait pas. Puis sa respiration avait gagné en intensité. Sifflant un de mes hommes, il finit par descendre, me rejoignant alors que l'autre semblait désemparé à l'idée de voir sa vie révolutionné. Un bruit sourd, un gémissement, puis un second bruit sourd. Il y avait eu une lutte dont le gamin n'était pas sortie indemne. Remontant le corps inerte à l'étage, la lumière éclaira enfin son visage, son corps. Il avait été blessé à la jambe, les marques sur son visage me signalaient bien qu'il avait été frappé alors que les marques à son cou étaient là pour rappeler qu'il avait perdu connaissance en se faisant étrangler. Le pauvre avait sans doute du voir sa vie défiler devant ses yeux, mais qu'il se rassure, sa vie ne lui serait pas prise, loin de là. Il serait sauvé. Il serait sauvé de ce monde, mais avant, il devait être sauvé de lui-même. Tirant un bout de tissus pour lui apposer autour de sa jambe meurtri, je laissais mes doigts caresser son visage si paisible. Nul doute que ses songes ne le seraient pas autant. Me redressant alors, je fis signe aux hommes de le prendre, de le porter jusqu'à cette cuve ou il passerait les prochaines heures, journées de sa vie. Une cuve ou aucune lumière, aucun son ne pouvait lui parvenir, une cuve ou il n'aurait ni à manger, ni la chaleur d'une maison. Seul une bouteille d'eau serait là pour lui éviter là mort. Pour le reste, il ne pourrait compter que sur ses vêtements que sur cette chaîne lui sciant le poignet. Il serait seul, seul avec lui même. Je n'étais pas cruelle, je ne faisais pas ça pour le faire souffrir, uniquement pour le libérer de ses espoirs inutile. Ses amis qu'il pensait fidèle, ses confiants, ses alliés... Aucun ne viendrait le chercher ici. Il serait seul avec lui-même jusqu'à ce que je le sauve, jusqu'à ce que je le libère. Je serais la seule à pouvoir le sauver comme j'avais pu sauver les autres.

Sept jours ou ses cris ne pourraient à peine percer l'épaisse couche d'acier qui le gardait. Sept jours durant lesquelles j'avais raconté les histoires de ce monde à mes filles. Elle dormait si paisiblement, tout comme le soleil qui montait dans le ciel avec une lenteur incroyable. Il ferait beau aujourd'hui. Il renaiterait de ses cendres sous les doux rayons de l'astre solaire. Il avait assez attendu, si l'esprit avait pu commencer à se fêler, il était temps qu'il apprenne à voir en moi la liberté. Il avait donc été sortie, hagard, tiré jusqu'à l'endroit ou il avait perdu connaissance une semaine plutôt, éclairé par de simple bougies. Il avait été assis sur une chaise, enchaîné à nouveau avant qu'un de mes hommes n'aille lui arracher la douleur de ses cris. Des entailles, loin d'être profonde pour commencé, puis du sel pour s'assurer que la douleur ne s’immisce bien dans ses chaires, des coups à nouveau, dans le ventre, jusqu'à ce qu'il abdique à nouveau. Le laissant à nouveau seul pendant de longues heures, je l'avais rejoints au crépuscule. Un linge comme seule arme, j'avais nettoyé ses blessures, l'eau retirant le mal salin qui avait imprégné son corps. « Ca va aller, ce n'est que moi… », soufflais-je en effaçant le sang, « J'ai de l'eau et de quoi te nourir... », repris-je avec douceur alors que mes filles riaient dans mon dos. Elles étaient amusé de le voir ainsi, mais bientôt ils joueraient ensemble...
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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Mer 28 Mar - 15:31
Tout semblait s’écrouler autour de lui. Mais que c’était-il passé entre le moment où il avait pris la décision d’aider cette femme et là, ou il était blessé et acculé dans un coin. Il avait tellement peur, il n’arrivait plus à se calmer et battait toujours l’air de manière désorganisé avec son couteau. Puis tout à coup il reçut un coup sur le poignet qui lui fit lâcher sa lame, le fracas de son cœur ainsi que sa respiration haletante lui avaient dissimulé l’arrivé d’un autre protagoniste. Il se prit un coup en plein visage et se retrouva plaqué au mur des mains lui enserrant la gorge.

Point positif à l’étranglement, sa crise d’hyperventilation se calma, mais il vient rapidement à manquer d’air il essaya de retirer les mains qui essayer de le priver d’air, mais pas moyen de desserrer l’étreinte et plus le temps passait, plus il lui devenait difficile de réagir. Il fixait l’ombre en face de lui, cette personne était en train de lui ôter la vie et il était impuissant. Incapable de crier, ou de fuir ... Sa vue se voila et il perdit connaissance.

***

Noir … Tout était noir autour de lui … C’était ça être mort ? Pas de son, rien … le vide, le néant … Enfin non … c’était sa respiration ça ? Ça sifflait, ça luttait, c’était un bruit bizarre mais c’était bien ça non ? Puis arriva la douleur … la douleur de son mollet lacéré, la douleur de sa gorge écrasée, et celle autour de son poignet. Il était attaché mais pourquoi il n’y avait pas de lumière ? Était-il aveugle ? Il se passait quoi bordel ? Que lui était-il arrivé ? Elle cette femme … Elle l’avait piégé, il s’était fait avoir. Comment avait-il pu être aussi bête. La panique le reprit encore une fois et sa respiration devint à nouveau erratique … Pourquoi lui … Pourquoi …

Ezra perdait la notion du temps. Il ne savait plus quand il était, ni où ? Il passait des heures à hurler à l’aide, tambourinant sur les murs de sa prison a s’en faire saigner les mains, dans l’espoir vain que quelqu’un vienne à son secours. Mais jamais personne ne venait. Il s’accrochait à sa seule bouteille d’eau, se demandant combien de jour il tiendrait encore. Sa mort n’était que partie remise. Mais il n’avait pas envie d’abandonner … Il voulait s’accrocher encore un peu … Il voulait s’en sortir … Mais était-il encore seulement vivant ?

Puis un jour on répondit à ses cris, mais sa joie laissa vite place à de l’angoisse. Quittant la puanteur et la crasse de sa cuve on le traîna à l’extérieur de ce qu'il pensait être son tombeau. Il n’arrivait plus à se déplacer seul. Ses jambes ne l’écoutaient plus et encore pire, il avait peur de rouvrir sa plaie au mollet en s’appuyant trop franchement sur sa jambe. Il aurait voulu poser des questions à l’homme qui le malmenait. Mais sa voix n’était plus là. Il réussit à sortir une sorte de râle rauque mais aucun mot intelligible ne franchit ses lèvres. Il avait peur … Non, c’était bien plus fort que ça, il était terrorisé.

Puis on l’attacha sur une chaise, et on commença à lui faire du mal, beaucoup de mal. Le tatoueur était exténué, sûrement le manque de nourriture, mais il essayait de se débattre. Peut-être pas aussi fort qu’il l’aurait voulu mais il essayait. La douleur le rendant tellement fou qu’il ne pouvait que continuer de bouger en tous sens pour se libérer.

Le sang, la douleur, les coups, la douleur plus rien d’autre ne franchissait les portes de son esprit. Il n’était que douleur. Puis un dernier coup au ventre, Ezra vomit un mélange de bile et d’eau et s’évanouit. Il avait déjà pris des coups, plusieurs fois, mais la c’était autre chose, il n’avait aucun moyen de se défendre ou de fuir. Il devait faire face à cette épreuve … il ne savait pas encore comment mais il allait y arrivait … il allait vivre …

Puis ça s’arrêta. On le laissa seul … Mais contrairement à sa cuve, il se sentait moins isolé, se laissant hypnotiser par la danse des flammes des bougies, entre conscience et inconscience. Son esprit partait parfois, la fatigue, la douleur et le manque de nourriture prenant le dessus puis il revenait. S’endormait-il ? Perdait-il conscience ? Même lui était incapable de le dire. Mais il était vivant et tout s’arrangerait …

Il se réveilla en sursaut en sentant du froid sur une de ses plaies. Elle était la en face de lui. Avec son air maternel qui le rendit mal à l’aise et raviva sa frayeur. Il essaya de parler une première fois, mais rien, tirant sur ses chaînes enfin … plutôt essayant de tirer sur celle-ci mais son énergie était inexistante. Elle parlait calmement comme si elle essayait de le consoler. Pourquoi ne se taisait-elle pas … pourquoi le soignait-elle ? Pourquoi tout ça ? Pourquoi lui ? Oui, bordel ! Pourquoi lui ?

« Touchez … pas … laissez … tranquille … »



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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Jeu 29 Mar - 10:35
Il avait encore la force de se débattre après tout ça ? Il refusait que je ne l’aide ? Que je le nourrisse ? Il était plein de ressource, battant. J’aimais ça, il se battrait avec conviction plus tard, il serait un soldat armé du changement, de la réussite. De notre réussite. Mais il était faible, il était incapable de porter ses gestes là ou ses ambitions le voulait, il était incapable de vraiment s’en défaire. D’une façon ou d’une autre, il finirait bien par céder, son instinct de survie le poussant sans doute bien plus loin que lui. Il avait été prit au piège, il avait été poussé à ses ultimes limites, mais cela ne signifiait pas en mourir. Il pourrais s’en sortir, il fallait simplement se montrer un peu plus conciliant. « Je ne te force à rien mon ange… Je reviendrais plus tard. », glissant mes doigts sur l’arrête de sa mâchoire, je finis par reculer, reprenant la nourriture et l’eau que j’avais ramené pour lui. Je ne le ferais pas manger de force, pas plus que je ne le ferais boire de force. Il finirait bien par réclamer seul. Pour le reste, je laissais ses futurs frères lui montrer combien le monde serait cruel loin du chemin qui lui avait été proposé. Loin du chemin que je pourrais lui offrir. Il n’était pas un enfant, certes, mais il pouvait être protégé par moi comme je protégeais mes filles.

Glissant hors de la pièce, j’étais remonté alors que les hommes le laissait tranquille pour la nuit. Nous avions partagé un repas, puis nous avions dormit, l’un ayant perdu son combat sur mes jambes, j’avais longuement caressé ses cheveux. Longuement attendu le sommeil avant d’y céder. Et puis le petit matin était venu, l’un de mes compagnons de route disparu pour rendre visite à notre jeune éphèbe, pour briser sa détermination. J’avais été brulé par la folie, cédant à une puissante démence alors que mes filles disparaissaient à nouveau de mon esprit avant de me reprendre, avant de retourner le voir. Il l’avait frappé. Les entailles étant un peu plus profonde. À mon arrivée, je compris aussi qu’il venait de le bruler, les paumes de ses mains étant à vif, il n’y avait pas été de main morte une nouvelle fois. Nettoyant à nouveau ses plaies, j’avais profité de son inconscience pour le faire boire, quand à manger, je préférais éviter qu’il ne s’étouffe, cela devrait attendre son retour d’entre les morts. Ce qu’il finit par faire, la douleur ayant du prendre le dessus lorsque j’entrepris de nettoyer ses mains. « Ne te débat pas, cela sera bien plus douloureux si tu le fais. », posant un linge froid sur ses brulures. Je constatais les dégâts, il n’avait été gère patient avec lui, « As-tu faim ? », demandais-je en épongeant le sang qui coulait de ses plaies. Plus il luttait plus il souffrirait. Il devait le savoir. Quand à avoir faim, bien sur qu’il avait faim, mais je doutais qu’il soit réellement en mesure de l’exprimer. Il devait être épuisé, brisé par la douleur, et la faim ne devait pas lui sauter au visage.
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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Ven 30 Mar - 10:55


Ezra se raidit alors que Maryse semblait l’écouter, elle n’ajouta rien de plus et le laissait tranquille. Mais cela voulait-il dire que son tortionnaire aller revenir ? Finalement il n’aurait peut-être pas dû la rejeter et profiter de ses quelques instants de répit ? Son cœur s’emballa une nouvelle fois, il paniquait, il ne tiendrait pas plus longtemps à ce rythme-là. Mais, après plusieurs minutes d’attente interminable, rien. On le laissait tranquille. Enfin. Ezra n’avait même plus la force de réfléchir et se laissa envelopper par un sommeil sans rêve.

On le réveilla par un bon coup au visage … Ses yeux s’ouvrirent, mais Ezra ne cria et ne montra aucun signe de douleur. Il se passait quoi ? Cela faisait combien de temps qu’il dormait ? Il était réveillé ou dormait-il encore piégé dans un cauchemar ? Il n’arrivait plus tellement à faire la différence, il était hébété et perdu.

Deuxième coup … Aïe … Bon, finalement, il était peut-être conscient parce que ça lui faisait mal, très mal. Dès qu’il essayait de bouger un peu, chaque parcelle de son corps hurlait de douleur. Et tout recommençait comme quelques heures plus tôt, les entailles, les coups … Il n’en pouvait plus … Il était exténué et sentait qu’il allait bien finir par perdre connaissance à nouveau. Puis une pause, seulement de quelques secondes, mais une petite pause. Ezra eut l’espoir que cela s’arrête, mais l’homme s’approcha de lui avec une bougie. Et quand il commença à lui brûler les mains avec, Ezra ne put retenir un cri. Un cri affreux, roque, déformé par la fatigue et la douleur. C’était interminable, mais que ça s’arrête ! Vite ! Plus on lui infligeait de blessures, plus il avait l’impression de quitter son corps. C’était un moyen de résister ou était-il en train de mourir ?

Puis plus rien …

Une voix, une voix triste … celle de sa mère ? Qu’est-ce qu’elle faisait là ? - Maman, pourquoi tu pleures maman ? - Les sanglots étaient plus fort, il la voyait penchée au-dessus de lui. Elle lui caressait le visage, c’était agréable, chaud, elle lui donnait à boire. Il était … Il était dans une chambre d’hôpital. On l’avait sauvé ? Non, il connaissait cet endroit … - Dis pourquoi tu pleures ? Je vais bien … Regarde – Ezra essaya de lever un bras mais quelques choses le retenait cloué dans son lit. Pour il ne pouvait pas bouger ? Pourquoi il était immobile, pourquoi personne ne l’entendait ? Non, non, non pas ça !

Une vive douleur le ramena à la réalité. Il rêvait ? Non … Maryse était de retour et il était toujours enchaîné sur sa chaise. Elle recommençait à le soigner, mais le simple contact de l’eau lui faisait encore plus mal. Le froid ne le soulageait absolument pas et malgré les conseils de cette dernière, il essayait de se débattre. Tant qu’il pouvait bouger, c’est qu’il était vivant. Alors il se débattrait jusqu’à l’épuisement. Il ne pouvait pas rester ici. Pourquoi faisait-elle ça ? C’était à cause d’elle qu’il était là … Mais si elle faisait cela c’est qu’elle avait bien une raison … Non ?

« Pourquoi ? … Qu’est-ce que j’ai fait ? »

Il reprit son souffle, sa gorge lui faisait toujours mal. Il passait ses journées à crier, si ça continuait encore longtemps, il n’aurait bientôt plus de voix.

« Laissez-moi partir … J’ai mal … »





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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Jeu 5 Avr - 9:54
Il semblait être perdu entre deux eaux, il semblait être prit dans ses songes, si bien que mes attentions pour le soigner ne font que le ramener brutalement à la réalité. Pourquoi quoi ? Il n’avait rien fait de mal, au contraire, il méritait de découvrir le monde, il méritait un avenir radieux, mais pour cela il devait me faire confiance. Il devait me laisser lui montrer le chemin. Il serait libre de partir lorsqu’il aura comprit combien le monde pourrait-être beau, puissant. Il pourrait partir lorsque le paradis nous ouvrirait enfin ses portes et que la fin du monde ne le serait plus que pour les âmes impures. « Tu n’as rien fait mon ange… », murmurais-je avec douceur alors qu’il semblait en proie à la douleur. Il n’avait fait que naitre dans le mauvais monde. Il était si gentil, si doux, il serait injuste de le laisser ainsi tomber, de le laisser ainsi souffrir. Et même si il pensait être en enfer, la souffrance qu’il ressentait ici n’était que la douleur propice à chaque renouveau. L’enfer était pavé de douceur, le paradis de souffrance pour nous libérer du secondaire. De l’inutile. Il serait bientôt bien plus compréhensif, réaliste sur ce que le monde était et sur combien je le l’en libérais. Il comprendrait qu’il avait bien plus à gagner ainsi, avec nous, avec moi, même si en cet instant son monde n’était que souffrance.

« C’est le monde qui veut te détruire. », pas moi, même si il était tenté de penser le contraire. Il allait être libéré, il allait être soulager une fois que tout sera fini. « Une fois que le monde méritera de t’avoir tu pourras partir, mais acceptes de me faire confiance, je suis là pour t’offrir le bonheur, pour te protéger… », il verra, je serais là pour lui, pour lui offrir un nouveau monde dans la sécurité, dans la joie, dans le bonheur. « J’ai besoin de ta confiance, le monde t’as déjà brisé, si tu te débats, je ne pourrais pas te sauver. », murmurais-je à nouveau avant de porter de l’eau à ses lèvres, « Maintenant bois et manges, sinon tu seras malade. », cela pouvait paraitre tellement en décalage avec la réalité, je pouvais le comprendre. Il avait été élevé dans le culte d’une réussite sociale qui nous avait poussé ici et personne ne pouvait lui en vouloir. Simplement, aujourd’hui, il devait accepter l’avenir que je lui offrais. Accepter d’être libéré. Mais pour le moment il devait prendre des forces, si il ne mangeait, il mourrait, et il n’aurait jamais l’occasion de vivre. Il ne pourrait pas. Il avait le droit de vivre, mais il devait se battre pour ça. Si il refusait encore longtemps, nous serions obligé de l’obliger, je n’aurais pas d’autre choix. Je n’aurais pas d’autre possibilité que de le pousser à ça. Je le gardais déjà l’homme captif, plus je le forçais, plus longue serait l’adaptation. Il devait me faire confiance, il ne devait pas avoir peur. Il devait.
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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Jeu 5 Avr - 20:03


A sa question du pourquoi, Maryse lui expliqua. Enfin elle sortit des phrases qui sûrement avait en sens pour elle mais qui pour notre pauvre tatoueur ne signifiait absolument rien. Les mots "bonheur", "confiance", "protéger", "sauver" paraissait avoir perdu tout sens en sortant de sa bouche. S'il avait pu ... il lui aurait dit qu'elle délirait complètement et lui aurait dit que le bonheur ce n'est pas de se faire torturer sur un chaise. Mais il était bien trop lasse et la vision de ses mains abîmée lui briser le coeur. Il essayait de se persuader que ce n'était rien ... Mais maintenant qu'il n'était plus en train de hurler sa douleur, il se demandait s'il arriverait encore à tenir un crayon après ça.

" Laissez-moi ... Je veux rentrer chez moi ... "

Par pur réflexe, Ezra bu ce qu'elle lui présentait. Il mourrait de faim et de soif, alors son instinct de survie avait pris le dessus sur son esprit. Ce dernier était de toute façon bien trop embrumé pour arrivée à fonctionner correctement. Après deux ou trois longue gorgée, peut-être même plus, Ezra détourna la tête s'étouffant à moitié. Et si cette eau était empoisonnée ? Si elle souhaitait juste le tuer ... Le tatoueur eut un haut le coeur, mais son corps bien trop frustrer par le manque d'eau et de nourriture ne put se résoudre à vomir ce qu'il venait de boire.

Il mourrait littéralement de faim, la soif était moins prononcée, mais il se sentait faible. Pas que les supplices qu'il subissaient l’amenaient au bord du point de non-retour, mais les privations qu'il endurait étaient finalement bien plus terrible pour son état général. Mais qu'est-ce qui lui disait qu'il n'y avait pas de la drogue ou du poison dans ce qu'elle lui distribuait. Il ne pouvait se permettre d'ingérer ça en toute confiance. Il ne se ferais pas avoir une deuxième fois par cette Jézabel.

Elle souhaitait qu'il lui face confiance, mais c'était à cause d'elle qu'il se retrouvait là, à cause de ses pleurs et de ses gamines imaginaires. Il ne lui ferait jamais plus confiance ...

" Non ... Stop ... "

Ezra laissa sa tête tomber vers l'avant et se mit à pleurer. Il voulait y arriver, il voulait survivre, mais il ne pouvait pas rester aussi solide qu'un roc toute la journée. Il tenait le coup comme il le pouvait avec son tortionnaire, essayant de ne pas passer ses journées à pleurnicher son salut. Mais là, s'en était trop pour lui, il était seul, en face de cette malade ... Alors il ne pouvait que pleurer. Cela soulagerait peut-être un peu son coeur, même s'il savait que cela allait lui coûter les dernière réserve de force qu'il avait. Il ne pouvait rien faire. Il allait sûrement y rester. Les liens qui le retenaient à cette chaise n'allaient jamais céder, et si cette femme ne le libérait pas, il allait sûrement mourir dans cet affreux sous-sol.
Puis les sanglots s'arrêtèrent et sa voix, toujours aussi cassée, réussie a brisé le silence qui s'était installé dans cette pièce à l'atmosphère lourde.

" Laissez-moi ... tranquille ... J'ai pas besoin de vous ... Je ... je ... veux sortir ... "

Mais contrairement aux fois précédentes, il ne se débâtit pas ... Il n'en avait franchement plus la force. Il voulait seulement sombrer dans un sommeil sans rêve et se dire que le lendemain n'arriverait jamais.




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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Ven 6 Avr - 10:58
Il avait bu, mais je ne pouvais pas en espérer plus de toute évidence, il ne voulait pas que je l’aide, il n’était pas assez épuisé pour comprendre que le monde irait mieux avec moi. Il avait été tellement façonné à l’image de ce monde perverti qu’il ne réalisait pas encore combien cela le ferait souffrir. Le laissant donc en silence, je remontais bercer mes filles alors que d’autre s’occupait de lui. Un jour passa, mais je ne lui rendis pas visite, il ne voulait guère de mon aide, comment l’y forcer ? C’était impossible. Je n’étais pas là pour contraindre, simplement pour révéler la vérité. Un second jour passa sans que je n’aille l’aider, j’avais à faire ici, mes filles avaient à nouveau fugué et la douleur qui irradiait mes poumons m’avait bloqué ici. J’avais souffert, comme si dieu me faisait payer le prix de mon abandon. Mais je ne l’avais pas abandonné, loin de là. Je lui avais donné plus de temps pour réaliser combien je n’étais pas si mauvaise. Certes, si son esprit s’attaché à la vérité, il pouvait sombrer, mais là. Il devait réaliser que ce qu’il avait considéré comme vrai ne l’était plus. Ce monde le tuerait avec froideur, la preuve, il demeurait ici, dans l’indifférence de ses compères, seule moi semblait vouloir l’aider. Seule moi était suffisamment humaine pour m’occuper de lui, pour lui ouvrir les yeux, pour en faire un homme nouveau, heureux, fort. Je serais la seule à pouvoir lui offrir un renouveau.

Alors lorsque l’on me dit qu’il avait à nouveau perdu connaissance, j’étais descendu, prenant de quoi nourrir et le faisant avec difficulté, mais les réflexes était toujours présent, il avala sans grande difficulté, tout comme il bu. Son corps serait bien moins éprouvé lorsqu’il reprendrait conscience. Nettoyant ses blessures, j’avais fini par poser mes bras sur ses genoux, posant ma tête sur ses derniers avant de fermer les yeux, attendant simplement qu’il reprenne conscience. Personne ne pouvait s’aveugler éternellement, pas même lui. Il finirait par comprendre que j’étais là pour lui, pour le sauver, pour l’aider. Il comprendrait. Finalement sa respiration se fit un peu plus bruyante, me forçant à sortir de mes songes, je le voyais reprendre conscience alors que la nuit était déjà fort avancé. Il craquerait, son conditionnement ne pourrait pas durer. « Tu as réussi à manger un peu, mais si tu as encore faim, je peux t’en redonner. », bien évidemment qu’il aurait encore faim, son corps était tellement sollicité qu’il ne pouvait pas en être autrement. Il était sans nul doute affamé. « Je suis désolée… Sincèrement désolée… », désolée que le monde se soit ainsi joué de lui. Désolé qu’il ait eu à souffrir. Je ne pouvais pas le sauver si il luttait, si il refusait de me voir en allié. Souriant en entendant mes filles rires au loin je repris, « Tous le monde est heureux ici, tout le monde est libéré. Laisses toi sauver. ». J’allais devoir lui répéter sans cesse, j’en étais sur, je ne lui avais donné très peu de raison de me croire après tout. L’expérience restait toutefois bonne à prendre, je ne devais plus m’en prendre de face. Je devais me faire passer autant pour une victime que lui, ou je ne sais quoi. Je ne devais pas le laisser croire que je pourrais le détruire car c’était faux. Je ne lui ferais aucun mal. Je ne serais là que pour l’aider. Il devait me laisser l’aider.

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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Dim 8 Avr - 11:36


Ezra était exténué ... Il était tellement fatigué que la douleur ne parvenait plus à lui tirer un seul cri. Il ne s'habituait pas à cette souffrance physique, mais la plus dure était finalement la souffrance psychologique qu'on lui infligeait. Il ne savait plus quel jour on était, il ne savait même plus si c'était le jour ou la nuit, il ne voyait personne à part son bourreau et cette femme ... Celle à cause de qui il était là. Les coups, les entailles, les brûlures ... il avait l'impression que plus le temps passait et plus la douleur augmentait. Il n'était pas sensé s'habituer et ne plus rien sentir ?

Il avait l'impression qu'on ne le laissait tranquille que quand il s'évanouissait. Et finalement, il en venait à désirer de perdre connaissance, et même parfois à désirer de mourir pour que tout s'arrête. Il n'en pouvait plus ... Il voulait tellement sortir d'ici, mais au fur et à mesure du temps qu'il passait dans ce sous-sol, il commençait à se rendre compte qu'il ne sortirait sûrement jamais d'ici. Il aurait préféré mourir autrement, tué par un rôdeur ou de manière propre et rapide. Mais là ... c'était pire que tout. Il avait l'impression d'être dans un brouillard constant et passait plus de la moitié de son temps de torture à se demander s'il était encore conscient ou non.

Son esprit se perdait entre les sentions insupportables qu'on lui procurait et son envie de continuer à lutter, quitte à s'infliger lui-même de la douleur. Il ne se débattait plus depuis un petit moment, gémissant seulement quand les coups se faisait trop violent. Il n'avait plus la force de crier. Mais alors qu'il se sentait glisser doucement vers l'inconscience, une sensation de fourmis l'envahissant, une vive douleur au niveau de son épaule gauche le fit hurler de douleur, avant de finalement l'envoyer directement dans un état d'inconscience.

Il riait ... Il regardait les personnes autour de lui et il riait. Devant lui, un magnifique hamburger dégoulinant de fromage fondu l'attendait. Il n'arrivait pas à reconnaître les personnes autour de lui, mais il savait qu'il les aimait. Il tendit ses mains pour attraper sa nourriture et mordit avec envie dedans. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas mangé quelque chose d'aussi bon. Il s'en rappelait, il venait juste de sortir de l'hôpital et ses amis lui avaient offert un repas au McDonald's pour fêter ça. Il était heureux, heureux de les retrouver mais aussi heureux de manger quelque chose qui avait du gout. Mais quand il commença à mâcher, cela n'avait absolument pas goût de ce à quoi ça ressemblait, cela n'en avait pas la texture non plus, il avala par réflexe, mais il sentait que quelque chose clochait ... Il mangeait ... mais ... il n'en avait pas envie ? Pourquoi ... Tout devint flou autour de lui et ...

... Retour à la réalité ... enfin ... Il le supposait.

Sa respiration exprimée son état de panique, mais il n'hyperventilait pas non plus. Maryse était là ... Sur ses genoux. Mais qu'est-ce qu'elle faisait encore là ? Il ne voulait plus la voir, tout était sa faute. C'était elle qui l'avait entraîné ici. C'était à cause d'elle qu'il souffrait depuis des jours ...

Non ... En fait, c'était sa faute à lui ... Il aurait dû aller chercher les autres ... Il aurait dû demander de l'aide au lieu de jouer les héros. Tout était de sa faute, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même.

Elle lui parlait, il avait énormément de mal à comprendre ce qu'elle lui disait. Mais il y arrivait, il avait l'impression que son cerveau ne fonctionnait plus comme à son habitude. Puis la dernière phrase qu'elle prononça le fit sursauter.

Tout le monde est heureux ici ? Elle se foutait de lui ... Lui, il n'était pas du tout heureux ... Il était même très triste de se retrouver là ...

" J'suis pas heureux ... détachez-moi maintenant ... Je veux rentrer chez moi ... Pourquoi vous me faites ça ? Je voulais vous aider ... Pas vous faire du mal ... "

Il la fixait d'un air ahuri. Il ne comprenait pas cette femme. Il ne comprenait plus rien. Elle allait le tuer ... Même si elle disait l'aider, il sentait qu'il ne sortirait jamais d'ici. Alors il éclata en sanglots, c'est tout ce qu'il pouvait faire pour le moment. Il pleurait de fatigue, il pleurait de désespoir, il pleurait de douleur, de solitude ... Il essayait d'évacuer sa souffrance en pleurant, mais il savait très bien que cela ne le ferait que s'épuiser un peu plus vite ... Entre deux sanglots, il parla.

" J'ai froid ... J'ai faim ... Me laissez pas mourir ici ... je veux rentrer ... "




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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Ven 13 Avr - 12:19
Il n’était pas heureux, je le croyais bien, un esprit aussi pure que le sien ne pouvait qu’être corrompu par la douleur de ce monde, et la libération pouvait-être bonne. Il ne pouvait pas donner de suite immédiatement, il ne pouvait se projeter aussi rapidement. Il ne pouvait pas voir. Je ne lui en voulais pas. Je ne pouvais pas. Mais je ne pouvais pas non plus le détacher, ni le laisser rentrer chez lui. Il y avait eu trop de mouvement dans les parages pour que je fasse une telle erreur. Naturellement il s’interrogea sur pourquoi je faisais ça, sur pourquoi je le gardais ici. Je savais qu’il voulait aider, qu’il ne voulait pas me faire de mal. Je savais qu’il n’aurait jamais fait de mal à quiconque. Justement, il était trop doux, trop humain pour représenter un danger et le monde l’aurait contraint, brisé. Autant le libérer de ce qu’il avait cru normal, autant le libérer de ce qu’il avait pensé normal. « Je veux t’aider, rien de plus. Ce monde n’est pas fait pour toi. », pas en l’état, alors que si il me faisait confiance, si il croyait aveuglément en moi, il ne risquerait plus rien. Il serait protégé, mit dans une bulle de douceur et de sécurité. Il serait à jamais heureux.

Ses larmes poignardèrent sans doute un peu trop mon coeur, mais il fallait qu’il comprenne, qu’il accepte. Il était à bout, mais pas suffisamment pour me céder. Il me fit alors quelques requêtes, certaines que je pouvais comprendre alors que d’autres… « Je te ferais apporter une couverture, quand à la faim, j’ai ramené de quoi te nourrir, tu en veux encore ? », demandais-je avec sincérité. Voulait-il manger à nouveau ? Posant une main sur son genoux, je repris, « Tu ne vas pas mourir, je ne l’autoriserais pas. Je te l’ai dit, je suis là pour te protéger du monde. », de sa perversion. Pour accéder au paradis il fallait accepter l’enfer sur terre. Accepter les souffrances que dieu pourrait nous confier pour renaitre plus fort. Tous ce qui nous semblaient aujourd’hui important ne le serait pas éternellement, il devait le savoir, le comprendre. « Tu es déjà à la maison. », il finirait par le comprendre, un jour. L’esprit humain n’était pas assez fort pour lutter, pour comprendre ce qui était en jeu. Il comprendrait un jour. Il accepterait. Il devait me faire une confiance aveugle pour ne pas en souffrir. Il devait accepter de me voir comme une alliée, une mère, car c’est ainsi que je le protégerais. Il ne craignait rien avec moi. Cette souffrance était temporaire, le savait-il ? « Acceptes de me faire confiance et tu renaîtras. », il verra le monde se profiler autrement, plus proprement, plus doucement. Il en serait même heureux. Libéré de ne plus souffrir avec des choses n’étant pas faite pour lui.
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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Lun 16 Avr - 11:04


Les sanglots d'Ezra ne semblaient pas vouloir s'arrêter. Plus il pleurait plus il avait envie de pleurer à croire qu'il s'était retenue trop longtemps et que la digue qui retenait ses émotions négatives venait de céder. Il était submergé par la détresse qu'il éprouvait. Il n'arriverait jamais à se calmer. Mais, finalement, au bout d'un moment, les larmes finirent par se tarir d'elles-mêmes.

Maryse lui promit une couverture et elle lui reproposait de la nourriture. Ezra hocha aussi vivement la tête qu'il le pouvait, il se lécha aussi les lèvres, mourant littéralement de faim. Il cherchait du regard la dites nourriture. Il voulait manger, tant pis pour le poison, de toute façon il fallait bien qu'il meurt de quelque chose. Il n'avait pas le souvenir, même dans ses mois d'errances solitaire d'avoir eut aussi faim. Alors qu'il recommençait à bouger sur sa chaise, un vif élancement lui irradia l'épaule. La même sensation horrible qu'il avait eut quelques minutes auparavant, sa vue se brouilla sous l'effet de la douleur. Il se mordit la langue a sang pour étouffer un cri qui se transforma en long gémissement plaintif. Cela lui coupa même sa respiration et se désintéressant quelques instants de son interlocutrice, il tourna son regard vers son épaule gauche qu'il trouva drôlement affaissée.

Puis sa tortionnaire repartie dans son tripe de protection, comme si laisser quelqu'un attaché dans un sous-sol en train de crever de faim, de soif et se faire taper dessus était l'illustration même du principe de protection. S'il avait pu lui hurler dessus il l'aurait fait. Elle pouvait bien essayer de l'amadouer avec ses couvertures et ses bon petit plat, le tatoueur n'en oublier qui l'avait conduit jusqu'ici.

Il lui lança un regard qui exprimait sa rage quand elle lui dit que sa maison était désormais ici.

" C'est pas ma maison ... Je veux retrouver mes amis ... "

Oui, il voulait revoir Elias et Anja et pouvoir discuter de mec avec eux, il voulait revoir le mignon petit Harvey et repartir à la pêche avec Noah, il souhaitait même revoir Will qui lui ne devait pas avoir envie de le revoir. Alors il ne serait jamais chez lui ici. Son chez lui s'était l'endroit ou se trouvait ses amis et entre ses quatre murs, il n'avait pas d'amis.

Puis, loin de se calmer, il cracha sa dernière réplique sur Maryse. Elle le prenait peut-être pour un parfait abrutie, mais il s'était fait avoir une fois, mais pas deux. Il n'avait plus la force de se débattre ou de hurler, ou de manifester autrement son mécontentement que par des phrases simples prononcées à mi-voix dans un souffle, mais il n'était pas encore près à capituler devant cette garce.

" Confiance ? Je suis là à cause de vous ... et de vos filles imaginaires. Vous pensez que votre histoire de maman éploré ... quelques coups et vos petits soins ensuite vont faire de moi votre obligé ? Foutez-vous les au cul vos bons sentiments ... Laissez-moi partir ! "

Ce n'était pas dans ses habitudes de parler comme ça, mais il ne lui restait plus que ça pour arriver à tenir. Quand il n'aurait plus la force de prononcer le moindre mot, il serait proche de la fin ... il en était persuadé. Pour le moment, il avait l'impression de flotter entre deux eaux, pas encore tout à fait noyé mais pas à l'air libre non plus. Mais il était bien conscient que chaque heure qu'il passait ici le rapprochait du fond et de sa perte.



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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Lun 16 Avr - 16:56

Il voulait manger. Bien. J’allais me lever lorsqu’il eut un soubresaut de douleur. Lui expliquant alors qu’il était ici chez lui, il sembla le refuser, réclament à nouveau des amis qui ne viendraient jamais. Fronçant alors les sourcils; je m’étais mise debout alors qu’il parlait de fille imaginaire, ma rage montant d’un coup avant que ma main ne s’abatte sur lui dans une gifle des plus violente. M’approchant de lui alors que ma mâchoire se serrait de plus en plus. « Je t’interdis de parler d’elles ainsi… », soufflais-je avant de le baffer à nouveau, « J’ai porté mes filles pendant neuf fois, elles ont grandit dans mon ventre, je les ai nourris, je les ai fait vivre, je les ai vu grandir ! », une nouvelle baffe arriva, brisant le silence avant que je ne reprenne, « Le monde t’as entièrement manipulé, et tu t’en prends à mes filles ? Sale petit avortons ! Tu refuses la main nourricière que l’on te tends ! », une nouvelle baffe, encore une, jusqu’à ce que je sois épuisé, jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Je me mis alors à hurler, à crier ma colère. Ou était mes filles. Je ne les voyais plus, je ne les voyais plus. Hurlant et frappant tout ce qui passait à ma porté, mon esprit se fissura à nouveau, mes hommes devant intervenir pour me calmer.

Je ne savais pas combien d’heure j’avais passé là, enroulé dans une couverture, devant lui, le regard dressé sur le ciel. Que c’était-il passé au juste ? Je n’arrivais pas à me rappeler, ce ne fut que ses gémissement de douleur qui finirent par me faire baisser les yeux sur lui. Sur sa carcasse. Pourquoi me sentais-je vide ? Je n’en avais pas la moindre idée. Je ne savais déjà plus pourquoi j’étais là. « Tu as faim ? », soufflais-je finalement, comme pour reprendre là ou mon esprit c’était arrêté. Prenant une barre de céréale dans les mains, je l’observais un long moment avant de reprendre, « On a trouvé ça dans une maison, elle est aux noisettes et au chocolat… », mes filles auraient aimé, mais je lui gardé pour lui, pour lui prouver qu’il était important. Il avait le droit à de la bonne nourriture, il avait le droit d’avoir quelque chose qui changeait. « J’ai ta couverture aussi, tu as toujours froid ? », ma tête basculé de gauche à droite sans réelle logique, j’étais simplement désorganisé, déboussolé, à cause de lui, à cause de ce qu’il avait dit sur mes filles. Personne ne parlait de mes filles ainsi. Tiens, c’était pour ça en fait ? Mon esprit divagué complètement, mon état faisant peur à voir surement. J’avais les mains taché de son sang à lui et pour une fois je n’avais pas cherché à le soigner. Il devait payer, mais maintenant je devais le protéger.
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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Mar 17 Avr - 21:15



Ezra n'eut pas vraiment le temps de méditer sur ce qu'il venait de dire, qu'il aperçut une lueur effrayante dans le regard de Maryse. Et bien vite, une première gifle envoya la tête du tatoueur sur le côté. Ce n'était pas de la colère, non, on était bien au-dessus de ça. Il n'avait jamais vu ce genre de regard chez un autre être humain et il était en train de se dire que c'était peut-être le dernier qu'il verrait. En effet, alors qu'elle lui hurlait dessus, elle lui assénait gifle sur gifle. Ezra n'avait même pas le temps de redresser sa tête, qu'il s'en prenait une nouvelle.
Il n'écoutait rien de ce qu'elle lui disait, il ne pouvait pas. Comment cette femme d'apparence si frêle pouvait frapper aussi fort. Il avait l'impression que plus elle frappait, plus cela devenait fort. Puis, à un moment il ne sentit plus rien ... plus de douleur, plus aucune ... Il avait l'impression de glisser vers un endroit bien plus sympathique.

... C'était doux ... Moelleux ... Chaud ... Oh ! Mais il avait de la compagnie ... Lui aussi été doux et chaud ... Ezra se rapprocha du garçon qui dormait à côté de lui et posa sa tête sur son ventre. C'était agréable, alors que de doux rayons de soleil traversaient la fenêtre et réchauffaient leur peau, il entendit du bruit à l'extérieur de sa chambre. Il réveilla son amant en rigolant et l'embrassa en lui disant de sortir par la fenêtre. Alors qu'il le saluait d'un geste de la main le regardant quitter la propriété sur son vélo, la porte de sa chambre s'ouvrit à la volée et son père entra en furie. Il avait trouvé une boite de capote et du lubrifiant dans la cuisine ... Oups ... Ezra rit et se moqua de son père lui expliquant que c'était quand même plus agréable de s'enfiler avec du lubrifiant que sans. Mais une gifle monumentale le fit taire et une autre le mit au sol ... Pourquoi me détestes-tu autant papa, pourquoi ne m'aimes-tu pas comme je suis ? Une autre gifle et ...

Ezra eu un sursaut ... Dieu ce qu'il avait mal ... Il n'arrivait presque plus à redresser la tête, il avait un côté de son visage en feu et un gout métallique dans la bouche. C'était douloureux ... Il avait mal à la nuque ... Cette folle lui avait presque dévissé la tête à coup de gifle. Il n'en revenait toujours pas. Mais qu'est-ce qu'elle lui voulait vraiment à la fin. Il ne comprenait en rien son discours. Si elle voulait tant le protéger, pourquoi était-il toujours attaché à cette chaise.

Ezra essayait de redresser sa tête, mais c'était hors de ses forces. Il releva un peu le regard et la vit elle, immobile, dans une couverture. Qu'est-ce qu'elle faisait encore là ? Est-ce qu'elle attendait qu'il se réveille pour le frapper à nouveau. Même si elle tapait moins fort que l'homme qui s'acharner sur lui depuis tout ce temps, cela n'en restait pas pour le moins violent et douloureux. Pourquoi tout le monde le détestait autant ? Alors qu'il reprenait peu à peu procession de son corps meurtri, il ne pouvait s'empêcher de gémir à chaque muscle qu'il bougeait.

Puis il entendit sa voix et il sursauta de la voir reprendre vie et ramener son regard autrefois empli de haine et de violence sur lui. Il tressaillit et essaya de gigoter un peu. Mais comme il n'arrivait toujours pas a redresser sa tête, il s'arrêta bien vite, restant plus ou moins pétrifié devant la femme. Plantant son regard inquiet sur elle. Il laissa toutes ses questions sans réponse. Il n'arrivait plus a parler. Il ne comprenait pas pourquoi, mais il avait l'impression que son coeur allait sortir de sa poitrine et encore une fois sa respiration s'emballa. Non ... pas encore ... pas maintenant ... il ne pouvait pas refaire une crise de panique maintenant. C'était beaucoup trop dur, beaucoup trop éprouvant, mais plus il pensait à sa plus sa crise, plus cette dernière s'accentuait. Il avait déjà la tête qui tournait et avait l'impression grandissante de s'étouffer.

Elle était toujours là, en face de lui. Elle le fixait ... Elle le regardait mourir ... C'est ça qu'elle attendait ?

Au bout de longue, de très longues minutes, il finit par reprendre une respiration calme. Il ne tiendrait plus ... il n'y arriverait pas. Il frissonnait devant Maryse, le regard vide, il était fatigué ... il avait froid, faim ... Il était seul, personne ne viendrait l'aider, il n'avait plus envie de continuer à se battre ... Même si au fond de lui quelque chose se débattait encore et cherchait à s'échapper, le reste de son esprit, de son corps commençait à capituler.

" Pitié ... Aidez-moi ... À l'aide ... "

Sa voix n'était qu'un simple souffle, mais il arriva a parler.



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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Lun 14 Mai - 11:33
Il avait eu peur en m’entendant, je pouvais le voir. Et ça continuait, durant quelques temps. Il ne semblait pas à l’aise à l’idée que je sois là et je ne pouvais pas lui en vouloir, changer sa vision du monde n’était jamais aisé jamais. Je pouvais comprendre son malaise, je pouvais comprendre sa peur. Je ne lui en voulais pas. Mais je n’allais pas lui céder. La facilité ne l’aiderait pas, moi si. Alors je restais là, assise à le regarder céder peu-à-peu. Si il continuait, si il s’entêtait, il mourrait, de faim, de soif, de fatigue même. Il devait céder pour sa survie. Il demanda à nouveau pitié, il demanda à nouveau de l’aide. Je pouvais lui apporter. Me mettant debout, j’avançais vers lui, ma main se posant sur son visage avec douceur, comme une caresse alors que je lui souriais. Bien, il lutterait sans doute encore un peu, mais il m’avait laissé prendre une avance. Il m’avait laissé m’approcher. M’abaissant à nouveau à son niveau, je posais mes mains sur ses genoux, lui demandant sans plus attendre, « Que veux-tu manger ? J’ai des barres de céréale, du boeuf séché, j’ai même des fruits sec pour toi. », j’avais tout ce qu’il lui fallait pour se sentir mieux, pour reprendre des forces. Plus il me céderait, plus il se sauvera, plus il ira mieux. Je pouvais lui assurer.

« Tu acceptes que je m’occupe de toi mon ange ? », demandais-je doucement, mes mains glissant de ses genoux aux miens. Il devait me faire confiance, il devait accepter ce passage dans le feu pour renaitre. Rien n’était jamais facile, rien n’était jamais évident. Je le savais. J’avais suivi des gens, vu des hommes sombrer et revenir après s’être complètement détruit. Une renaissance sur des bases saines n’étaient possible que si on acceptait l’idée de reprendre de zero. Il aurait sans doute encore du mal sur ce point, d’ou ses réticences. D’ou le fait qu’il soit encore sensible, qu’il ne demande de l’aide qu’à bout de souffle. D’autres avaient résisté avant lui. D’autres avaient voulu le faire plus longtemps. Mais au final, tous avaient acceptés leurs sort. Ils avaient accepté de ne pas avoir le droit à une liberté pour un temps, ils avaient accepté de devoir s’écrouler. Certains n’y arriveraient sans doute jamais, certains ne sauraient pas y arriver. Mais j’avais confiance en lui, en son avenir. Il avait le profil que j’avais cherché durant des années, celui qui était si facilement brisable qu’une reconstruction plus forte serait possible. Il était de ce qui serait à la tête d’un nouveau monde quand je partirais, de ceux que j’aurais libéré pour de bon.
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MessageSujet: Re: "where you hurt, where you sleep and you sleep where you lie" ezrouille ♥   Mer 16 Mai - 13:37


Ezra était perdu, chaque parcelle de son corps lui était douloureuse et il ne savait plus quoi faire. Il n’avait jamais autant souffert de sa vie. Il avait déjà eu peur de mourir, plusieurs fois même. Il savait ce que ça faisait, mais là, il n’était plus très sûr des intentions de la femme en face de lui. Voulait-elle vraiment le sauver ? Souhaitait-elle vraiment l’aider ? Son esprit embrumé n’arrivait plus à fonctionner correctement. Il était à bout, il n’avait pas envie de rester ici, il voulait rentrer chez lui, mais avait-il encore un chez lui ? C’était peut-être ici sa nouvelle maison ?

Non, non, non, non, non il ne pouvait pas penser à cela. Il devait rentrer à Fort Hope, on devait sûrement l’attendre et s’inquiéter pour lui. Mais s’il comptait un jour pouvoir revoir le camp qu’il chérissait tant, il devait la laisser le nourrir et l’aider. Il n’avait pas le choix. Il avait mis plusieurs longues journées à s’en rendre compte, mais il devait accepter le peu d’aide qu’elle lui proposait.

À sa première question, il ne savait pas quoi répondre. Il ne savait même pas s’il avait encore la force ou la capacité de mâcher. Il pouvait encore parler, donc sa mâchoire n’était pas cassée, mais il se sentait incapable d’absorber la moindre nourriture solide. Mais il avait faim, ça oui, il ne pouvait l’oublier tant cela lui tordait l’estomac. Il ne voulait pas se laisser mourir comme ça, il ne pouvait pas abandonner sa vie ainsi, alors que tant d’autres personnes la perdaient sans le désirer. Il devait survivre ne serrait-ce qu’encore un peu plus.

« Oui … aidez-moi … Je veux pas mourir … »

Le tatoueur avait presque oublié que quelques minutes plus tôt cette dernière avait essayé de l'achever. Mais, ce n’était pas la première fois qu’elle le faisait et il sentait que cela ne serait sûrement pas la dernière. Mais pour l’instant, cette femme était la chose la plus sympathique qui l’avait approché dernièrement. Et il ne pouvait se raccrocher qu’ à elle s’il voulait un jour sortir d’ici et revoir la lumière du jour. D’ailleurs, peut-être, qu'ainsi il donnait un peu plus de temps à ses amis pour le retrouver ? Car malgré le fait qu’il pensait que tout le monde l’avait déjà enterré, au fond de lui il ne pouvait pas douter que quelqu’un viendrait encore le sauver.

Mais pour l’instant tout ce qu’il voulait c’était boire, manger, dormir et oublier ou il se trouvait. Il voulait seulement survivre, mais ce qu'il voulait plus que tout, c'était que tout s’arrête, rapidement, très rapidement . Qu’il oublie cette fatigue, cette faim, cette douleur qui le rendait peu à peu complètement fou et que tout s'arrange.




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