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 If you starting running away there'll be no where to hide

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Jordan B. WilsonIndépendant
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MessageSujet: If you starting running away there'll be no where to hide   Sam 3 Mar - 18:35

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Aaron & Jordan


[22 OCT 2016] La vie était étrange, différente. Olivia et Darren étaient à présent mariés et c’était elle qui les avait liés à jamais. Elle espérait pour le bonheur de sa meilleure que ce n’était pas une connerie et que l’enfant à naître vivrait de merveilleux moments avec ses parents et les gens qui les entourent actuellement. Evidemment, elle s'inclut dans le lot même s’il faut l’avouer que depuis des semaines elle est plus distante. Elle se met quelque peu à l’écart, ronger de l’intérieur. Quelque chose s’est immiscé dans son esprit depuis un petit moment et elle ne peut s’empêcher de craindre le pire. Presque continuellement prit dans une humeur morose, la blonde préférait s’isoler que de dépeindre sa mélancolie sur les futurs heureux parents. C’est d’ailleurs cet évènement si important qui avait poussé Jordan à ne pas trop s’éloigner de la petite tribu. Elle comptait bien être là pour la naissance, que Liv le veuille ou pas, idem pour le père de l’enfant. Jordan n’avait nullement l’intention de se tenir à l’écart de cette arrivée pour la simple et bonne raison qu’elle voulait s’assure que la mère et l’enfant se porteraient bien. Elle ne sera pas rassuré tant que la petite tête blonde n’aura pas pointé le bout de son nez. C’était la raison pour laquelle, la militaire faisait les aller-retours entre le labo et l’extérieur plusieurs fois par jour. La date approchait et elle ne voulait pas que ses escapades quasi quotidienne ne la privent de cela.

Elle venait justement de passer voir Olivia qui semblait aller plutôt bien. Du moins pour une femme enceinte de 8 mois dans un monde post-apocalyptique. Ce qui n’est franchement pas trop mal. Elle mangeait apparemment assez pour elle et son enfant. Jordan se privait quelquefois pour lui laisser une partie de sa portion et elle savait que Darren en faisait autant. C’était un geste qu’elle trouvait normal, elle n’avait pas besoin d’autant de force. La seule chose qu’elle n’avait pas à disposition c’était un vrai médecin. Un vrai praticien qui serait là pour l’aider et la rassurer le moment venue. La militaire ne l'avouera jamais, même devant sa meilleure amie, mais c’était ce qui lui faisait le plus peur. Que l’accouchement se passe mal, pour elle comme pour l’enfant. Des tas de choses pouvaient mal tourner et personne ne serait en mesure de faire quoi que ce soit si la situation tournait mal. Plus la date approchait, plus Jordan sentait une boule se nouer dans son ventre.

Reprenant son petit rituel, elle s’éloigna, traversant les rues en étant en alerte. Cela n’avait pas changé. Ou plutôt si. Depuis l’incident où elle s’était retrouvé blessée, elle faisait attention à tout. Ou presque. Perdu cette insouciance et cette facilité avec laquelle elle sortait avant. Maintenant ce n’était plus les morts qui lui faisaient le plus peur mais bien les vivants. Sa chasse à l’homme n’avait pas vraiment avancé. Perturbée par d’autres évènements, elle avait plus au moins laissé tombé mais aujourd’hui pourtant elle voulait se rendre dans un bâtiment proche de l’endroit de son accident. Elle entra rapidement dans le lieu dit, la porte étant déjà défoncée ce fut facile. Elle grimpa les deux étages pour vérifier que personne ne se trouvait dans la bâtisse. Son tour était presque fini, elle pourrait enfin faire une fouille plus approfondie des lieux. Mais avant ça, elle s’approcha de la fenêtre d’où elle remarqua une personne dans la rue. Elle sourit malgré elle quand elle reconnut le jeune homme et se pencha par la fenêtre entrouverte. Usant de ses doigts, elle siffla bruyamment le jeune homme pour qu’il puisse lever la tête vers elle. — Encore toi !T’as fini de me suivre ?, demanda-t-elle en plaisantant.

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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Mer 7 Mar - 19:36
Un grognement après l’autre, j’avance, mes chaussures venant faire craquer les débris jonchant les sols poussiéreux et démolis de cette rue déserte. Je suis presque sûr d’être tranquille ici. Seul face à moi-même, je pourrais surement avoir le temps de réfléchir, avoir le temps de respirer loin du vacarme sans fin du laboratoire. J’adore tous les habitants, mais bon sang, les derniers événements ne m’ont pas vraiment laissé de répit. Entre mon agression et la perte de mon doigt, la disparition de Joey, la réapparition d’Anja, on peut dire que j’aurais bien envie de hurler actuellement. Mais je me contrôle. Même si ma joie semble doucement se faner, qu’une rage et qu’un stresse violent me vrillent les tripes, à toutes heures du jour et de la nuit, je tiens le choc. J’ai simplement besoin de solitude, d’aller casser des trucs, avant de me réveiller un matin en gerbant du sang à cause d’un ulcère surprise. Ma route se trace simplement, en silence. Shadow m’accompagne, mais même si c’est à présent à moi de m’occuper de Bandit, le chien de Joey, je l’ai laissé à ma pseudo chambre. Même s’il est obéissant, je ne le tiens pas en main comme je tiens Shadow encore. Il me faut répéter mes ordres plusieurs fois et ça, avec un extérieur aussi dangereux que l’est le monde réel et sauvage, je ne peux pas me le permettre. Il en va de la sécurité de Bandit, de Shadow ou encore et je considère ça moindre, de ma sécurité personnelle. Un nouveau grognement franchit la barrière de mes lèvres quand j’arrive finalement au sommet d’un genre de tas de merdes empilées. Je scrute un instant l’horizon et soupir avec force. Cette fois d’ennui, plutôt que de fatigue. Tout me paraît si vide. Si triste. Si peu intéressant… Aujourd’hui, est pour moi un mauvais jour. Mes muscles semblent un peu avoir fondu en ces quelques jours coincés au labo. D’abord pour éviter que mon doigt coupé ne s’infecte, ensuite pour la disparition de ma meilleure amie et enfin, parce que j’avais tout simplement plus envie de rien. Heureusement, le surplus d’énergie de Shadow a fini par me convaincre. Et voilà que j’ai repris mes sorties.

J’arrive finalement à un carrefour. Je fronce les sourcils, m’interrogeant vers où aller à présent. Quand soudain, une voix féminine m’interpelle depuis les hauteurs. Je fais volteface, pour finalement trouver Jordan, penchée par une fenêtre. Elle me lâche une punch line qui m’aurait normalement faite rire, mais cette fois, j’ai du mal à réagir. Au bout d’une courte seconde, je me force légèrement à rire, d’un rire assez convaincant et sourit, simplement.

- J’arrêterais de te suivre quand t’auras plus besoin du héros que je suis !

Aussitôt, je me dirige vers le bâtiment où elle se situe. Ma blasance aurait surement eu raison de moi si je m’étais écouté, au lieu de quoi, je rejoins l’entrée du bâtiment et y pénètre. En bas des escaliers, je lève soudain un sourcil. Jordan. Je crois lui tenir une certaine rancune pour l’histoire de la dernière fois. Après avoir tout donné pour la sauver, j’ai été obligé de l’escorter jusqu’au laboratoire. Elle était sûre qu’elle allait crever, elle voulait revoir Liv avant. Cette nuit, reste définitivement une mauvaise étape pour moi. De nature pourtant peu rancunière, je me surprends un instant à lui en vouloir sincèrement. Sincèrement, des efforts que je fais pour tenter de la faire un peu sourire en échange de quoi, je me fais généralement envoyer paître. Mais bien vite, je me souviens d’un détail. Elle n’est pas Joshua. Elle n’est pas la cause de mes malheurs. Elle a un caractère dur, mais ça ne me gênait pas avant. Ce n’est pas aujourd’hui que je me montrerais de mauvais poil avec elle. Aussi, je monte les escaliers et tente de détendre mes muscles, d’afficher au moins un air calme. J’entre dans la pièce où j’ai vu la blonde et sourit doucement, cette fois, d’aussi près, ce sourire ne trompera personne. Il est factice. Mais pour une fois, Jordan m’a souri. Par la fenêtre, elle semblait presque… contente de me voir. N’allons pas ruiner nos efforts communs aujourd’hui. Je l’observe un instant et reste planté dans l’entrée. Avec elle, impossible de savoir comment agir. La bise, un câlin, surtout pas la toucher ; je préfère la laisser gérer ça.

- Comment va la tigresse. La forme ? Surement que oui si t’as le courage de t’aventurer dehors sans ton super sauveur !

J’en reste pour le moins crispé, assez mauvais menteur, mais déconner un peu, semble m’apaiser au final, même si ce n’est que minime…

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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Ven 9 Mar - 19:42

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Même si son altercation n’était pas très amicale, le geste de Jordan l’était. Et le sourire qu’elle affichait aurait dû renseigner son interlocuteur du ton qui était de mise. Mais pendant une seconde elle crut qu’elle venait de vexer l’homme dans la rue. Il se figea tout en levant les yeux vers elle. Le silence tomba doucement dans l’espace après le sifflement sonore qu'elle avait émis et elle douta. Elle s’attendant presque à ce qu’il lui réponde par un  bras d’honneur et ne rebrousse chemin mais finalement il répondit. Réponse qui fit davantage sourire la blonde. L’homme se dirigea vers l’entrée alors elle s’éloigna de la fenêtre non sans prendre soin de la fermer. En plus de cela elle prit la précaution de se trouver hors d’atteinte du dehors. En face il y avait des bâtiments et ceux-là elle ne les avait pas vérifiés, alors autant se méfier. Elle avait fait l’erreur une fois d’être trop sûre d’elle et elle avait appris sa leçon.

Tranquillement le brun fit son apparition dans la pièce. Enfin, dans l'entrée et resta planté sur place. Distant. La militaire pinça les lèvres. Il avait changé depuis la première fois qu’ils s’étaient vu. L’homme joyeux et plein d’espoir en l’avenir avait laissé place à un homme grincheux qui se forçait à paraître bien et amical. Il faut dire que ces derniers mois n’avaient pas été simples pour lui. Même si tu avais vécu des tourments tu avais eu vent des siens. La question qu’il pose ne semble pas naturel et un poil forcé. Comme son sourire. — Ca va. elle répond doucement. J’ai hâte de voir le bébé arriver. Même si cet accouchement l’inquiétait, pour sa plus grande surprise elle avait réellement hâte de voir l’enfant d’Olivia naître. Le monde était difficile pour une mère et un bambin, mais au labo ils ne risquaient rien. Un instant, Jordan se demande s’il lui en veux. Les mois se sont enchaînés et même s’il elle lui avait déjà présenté ses remerciements, elle n’avait guère eu le loisir de se retrouver en tête à tête avec lui pour en reparler. Baissant les yeux dans un premier temps, elle observa ses pieds. — Tu m’en veux encore, c'est ça ? Elle demanda de but en blanc en reportant son regard sur lui. — Je suis peut être pas la personne la plus sociable du monde mais j’ai l’impression qu’il y a un truc qui ne va pas.

Dans ce monde, il avait toutes les raisons possibles et inimaginables pour être de mauvais poil ou de ne pas avoir le moral. Ça aurait pu être n’importe quoi. Les yeux bleus de la militaire se posèrent une seconde sur sa main. Celle à laquelle il lui manquait à présent un doigt. N’importe quoi et surtout ça. En plus de sa petite crise post-traumatique évidemment. — C'est cette histoire ? Celle où t’es rentrée avec une sale tronche et ton doigt coupé ? La jeune femme n’aimait pas se mêler des affaires des autres… mais si elle était prête à aider Abel dans sa chasse à l’homme, elle pouvait très bien le proposer à Aaron aussi. — Tu sais… tuer ne me dérange pas. Traquer et torturer quelqu'un non plus. , dit-elle avec un regard glaçant. Jordan avait une part d’ombre en elle. La jeune femme le savait et même si ça l’effrayait, ça pouvait se montrer utile par certains aspects. C’était peut-être devenir un monstre, mais c’était ainsi à présent. La loi du plus fort : voilà leur quotidien. Et cette fois, après tout ce qu’elle avait traversé, elle serait la plus forte.  — Tu crois que je suis ici pour m’aérer ? Elle bougea négativement la tête en réponse silencieuse, son regard toujours posé sur lui.


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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Lun 12 Mar - 12:23
Cette fois, mon faux sourire n’a pas marché. Est-ce mal ? Je pense surtout qu’il s’agit de quelque chose qui devait arriver. Tout le monde s’est bien foutu de ma gueule selon moi. Malgré mes efforts pour ne pas devenir comme eux tous, des âmes vides et solitaires, malgré mes efforts pour garder cette faculté à me sociabiliser, on dirait qu’ils ont gagné. Leur pessimisme a déteint sur moi, je n’aime pas ça. Un jour, je devrai me ressaisir mais je n’ai pour l’instant qu’une envie ; continuer dans ma tristesse. Ca défoule, d’une certaine manière.

- Oui Jordan, je t’en veux. Pour la nuit dernière et parce que je ne sais pas comment nous définir.

Face à tout ce qu’elle pouvait dire, c’était évident. Au dépit de sa vie, mais aussi de la mienne, elle m’avait tannée, pour rentrer au laboratoire. Hors, j’étais épuisé, il faisait nuit noire et nos attaquants n’étaient sûrement pas loin. Nous étions pourtant rentrés, encore en vie, certes. Mais je me suis senti profondément heurté cette nuit-là. C’est con à penser, mais si j’aide autant de monde, c’est surement parce que j’essaye d’éviter quelque chose. Mes mauvais sentiments surement, enfouis depuis des années sans que personne ne demande ou ne réussisse à les écouter.

- Je n’ai pas besoin de ton aide pour le traquer. Pour être franc, je ne compte même pas essayer. Ce malade m’a l’air plus fort que moi, même si c’est chiant de l’admettre. Et j’ai aucune envie de dire de qui il s’agit. Je ne suis pas fou pour envoyer quelqu’un risquer sa vie. Surtout qu’il avait l’air de faire ça tous les jours, aussi fréquemment qu’on pouvait sortir faire du jogging autrefois.

Je soupir franchement, Shadow restant assise sagement, collée à ma jambe. Je reste froid, fermé, incapable de montrer celui que je suis en temps normal. Je devrais surement le lui pardonner. Elle aime Liv plus que tout, seule cette dernière a de l’importance à ses yeux. Elles sont comme des sœurs, je peux le comprendre. Mais ça n’en reste pas moins frustrant pour moi, vu qu’on s’est déjà côtoyé plusieurs fois, je m’attendais à ce qu’on puisse se décrire comme des amis. Peut-être que j’exagère les choses. Jordan, qui comme elle l’a soulignée n’est pas sociale, m’a pourtant sourit. Mais encore une fois, je ne sais pas quoi faire face à elle. J’ai pleins de choses à lui reprocher, à elle comme à beaucoup d’autres. Mais ça serait inutile et abusif de ma part. Ce n’est pas parce que je suis triste, rageur, furieux, que les autres doivent déguster. J’aimais déjà pas quand les gens se défoulaient sur moi à l’époque, là, je ne suis pas loin de le faire pour Jordan.

- Alors dis-moi. Pourquoi tu es dehors si ce n’est pas pour prendre l’air ?

J’anticipe la réponse. Si elle me dit qu’elle est là pour tuer quelqu’un ou quelque chose, je sens que je vais l’assommer et la ramener au laboratoire. Parce que je serais tout simplement incapable de l’empêcher de faire quelque chose mais surtout ; si je ne peux pas l’empêcher, ma loyauté maladive me poussera à la suivre, pour la protéger. Je ne peux plus me résigner à laisser quelqu’un face au danger. J’ai l'impression d’adopter peu à peu en continuer, le caractère que j’avais sur le champ de bataille quand j’étais soldat avec Lucky, mon chien de l’époque. Je suis sur le qui-vive en permanence, stressé au moindre son, à l'affût d’un moindre mouvement suspect.

- Je vais pas te cacher, que je ne suis pas en forme. Excuse-moi d’avance si je suis pas super joyeux, comme d’habitude. Ca a rapport avec … Mon doigt, oui. Mais y a un tas d’autres événements en plus que ne me rendent pas très loquas.

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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Mar 13 Mar - 20:31

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La réponse était franche et cinglante. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, c’était elle qui avait posé la question après tout. Bienheureux est l’idiot qui ne sait rien. Jordan, elle préférait connaître la vérité. Elle pinça doucement ses lèvres jusqu’à ce que ses dernières blanchissent légèrement. Que pouvait-elle répondre ? “Pardon d’avoir pété les plombs au point de nous avoir mis tous les deux en danger” ? La jeune femme s’était déjà excusé, elle n’allait pas passer les six prochains mois à le faire. Ce n’était pas son genre. Elle paierait sa dette un jour, quoi qu’il en soit. Elle n'était pas prête d’oublier le geste qu’il avait eu envers elle. Jordan était bornée, mais pas ingrate. C’est d’ailleurs pourquoi elle venait de se proposer pour aller elle-même se débarrasser de ce gars qui semble tant le tourmenter. S’il était dangereux, il le devenait pour ses proches, comme pour le reste des gens du labo. Et pire encore : pour toutes les autres âmes innocentes qui arpentaient encore cette terre, aussi rare soient-elles. — Et tu crois que le laissé roder c'est une meilleure option? Ce n'est qu’un homme. Un seul homme ! Qu’il s’amuse à torturer des gens devrait t’inquiéter. Bien plus qu’il soit plus fort que toi. Ça reste un être mortel Aaron. Et comme tout être de cette terre, il allait mourir, que ça soit de sa main à elle ou de celle du temps. Si la jeune femme pouvait accélérer les choses pour rendre le quartier plus sûr, ce n’était pas un problème. Les pensées qu’elle eut en cet instant envers cet individu lui auraient glacé le sang quelques années auparavant. La vie était dure. Elle l’avait appris à ses dépends. C'était un choc brutal mais au moins maintenant sa vision était éclairée sur ce monde. Jordan ressentait toujours de la joie et du bonheur, notamment dans le fait de devenir très prochainement marraine. Mais plus jamais elle ne sous-estimerait un quelconque danger extérieur.

Son regard était figé dans le sien et elle eut l’impression que selon la réponse qu’elle donnerait cela provoquerait sa colère ou non. Elle pinça une nouvelle fois les lèvres, assez pour ça lui fasse mal cette fois. — Contrairement à ce que tu crois, je n’ai pas oublié ce jour-là. C'est même ancré dans ma chair. Elle émit un petit rire ironique. Ce n'était peut-être pas le pire instant de sa vie, mais il n’en était pas loin. Elle aurait dû mourir, elle le sentait. — Ces gens sont mauvais. Ce sont des barbares et je suis sûre que… Elle s’arrête de parler. Ça ne servait à rien de toute façon, il n’était pas là pour être convaincu après tout. Cela faisait des mois qu’elle les traquait. Qu’elle ait son accord ou non, elle ne changerait rien à son nouveau quotidien. — T’as pas besoin de le cacher, ça se voit. N’importe qui,qui te connaît un minimum s’en rendrait compte.. Et pourtant on dirait que je suis la première a te le dire. , dit-elle en laissant une petite pause. — Crache le morceau. Balance ce qui ne va pas, encore plus si ça à un rapport avec moi. J’ai toujours l’impression que t’essaye de préserver les gens de tous les maux de la terre. Mais tu peux pas. Tu pourras jamais protéger tout le monde. Aaron était le genre d’ami fidèle. Celui sur lequel on pouvait compter mais qui se retrouvait à porter le poids d’un fardeau qui n'était pas le sien. S’il lui en voulait encore, qu’ils en parlent maintenant. — Je peux encaisser tout ce que t’auras à me dire, alors vas-y, lâche-toi.


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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Mer 14 Mar - 19:07
Jordan parle. Et à chaque mot qu’elle prononce, fait grossir sans le savoir en moi des pulsions violentes. Evidemment que non, le laisser rôder n’est pas la meilleure des idées que j’ai pu avoir. Mais je refuse de demander à qui que ce soit de le traquer. Je refuse de mettre la vie de quelque personne que cela puisse être en danger. Surtout ceux à qui je tiens. Une vie est une vie, qui que cela puisse être, je ne veux pas envoyer quelqu’un vers la mort ou pire, la torture. Mon regard devient dur comme le roc, sombre, vide.

- Je sais que je ne peux pas sauver tout le monde. Mais je préfère mourir en essayant. Tu veux que je te dise quoi Jordan ? Que l’équivalence de Liv à tes yeux, a disparue pour moi ? Joey. Ma meilleure amie, a disparue. Et je suis incapable de dire où elle est. Je me sens incroyablement seul, désemparé, impuissant. Imagine le tableau blondie, on t’accroche à une chaise, face à Olivia et on te force à la regarder se faire frapper. Tu le vivrais bien ?!

Je me lève, frappant du plat de ma main sur la table poussiéreuse, faisant trembler les lieux, peut-être même l’immeuble entier suite à la violence de mon coup. Je m’approche à grand pas de la blonde, la mâchoire complètement crispée.

- J’ai perdu un doigt, après m’être fait casser le nez et taser. Tout ça, en étant obligé de regarder, incapable d’agir, Joey se faire torturer et insulter. Heureusement, la torture s’est écourtée quand des morts-vivants ont débarqués. Une fois dehors, j’ai appris qu’elle m’avait caché une relation depuis tout ce temps. J’ai beau aider les gens, leur donne confiance, je ne sens pas que cela soit réciproque. On en parle de toi ? Miss insensible ? J’essayais de te faire sourire, de t’apporter quelques conneries à ressasser quand tu serais tristes et quoi, maintenant que je vais mal tu t’intéresses à ce que je pense ?! Tu me souris enfin ? Ça marche pas comme ça bordel, je refuse que ça se passe comme ça !


Si un mot de plus était sorti de ma bouche, je suis sûr que j’aurais hurlé. Que j’aurais jeté Jordan a terre ou que j’aurais brisé un meuble soudainement. Respirant doucement, je regarde ailleurs, toujours aussi crispé qu’un pitbull en cage depuis des semaines.

- Le pire. Le pire dans tout ça, c’est que j’aurais normalement pu surmonter ça. J’aurais pu, si tous les souvenirs, de toutes ces années à refouler de gros comme de petits problèmes, ne remontaient pas. Je suis quasiment sûr, que c’est un ras le bol général de ma part. De mon corps, de mon âme, de mon esprit et de ma putain de conscience qui ne trouve rien de mieux à faire que de me torturer elle aussi.

Ce doigt en moins, est loin d’être la première de mes cicatrices. Relevant subitement le tissu qui cache mon bras, je la laisse voir la trace de crocs sur ce dernier.

- Seul souvenir palpable de Lucky. Le malinois que tu as vu dans l’hélico à notre première rencontre. Je remonte mon jean, la laissant voir la longue crasse qui part de mon mollet pour remonter sous le tissu, continu à lézarder le long de ma cuisse. L’accident qui l’a tué, qui aurait dû me tuer. Parce que putain à cet époque, tout aller bien ! J’avais mon chien, j’étais soldat jeune et fort, naïf de tout. Avec mon frère ça allait, j’étais fiancé, j’avais ma meilleure amie à une porte de là et dans la rue, des gosses pouvaient jouer sans que la seule chose qu’on en retrouve ne soit qu’un bras !

Ma frustration, atteint son paroxysme lorsque je remarque que Jordan a eu gain de cause. Elle m’a fait vider une partie de mon sac. Et pourtant même si elle espérait que j’en sois calmé, ça ne semble pas avoir fonctionné.

- Et maintenant. T’es fière ? Je t’ai déballé le plus gros de mes blessures. J’ai “vidé” mon sac. J’ai l’air d’aller mieux tu crois ?
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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Jeu 15 Mar - 21:24

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La provoque n’est pas réellement dissimulée. Jordan fait exprès de le forcer à se livrer même si elle ignore l’issus de sa manoeuvre. Aaron est au labo depuis des mois et même si elle le connaît , elle ignore comment l’homme pourrait réagir. En réalité, même en connaissant très bien la personne, ce genre de pratique est toujours risqué. Dans ce monde apocalyptique encore plus. Les épreuves sont plus compliquées, plus sérieuses et bien plus dures à surmonter. Il y a tout de même une fond de vérités dans les propos de Jordan. Elle ne souhaite pas qu’un dégénéré, qu’importe qui il soit, se balade en toute liberté, ayant le loisir de s’en prendre à d’autres personnes. Fini, la carapace du brun commence à se fissurer. Son visage se ferme et son regard s’assombrit. Observant correctement l’homme, la militaire analyse le moindre signe d’agression ou de méchanceté qu’il pourrait avoir envers elle, même si elle en doute encore pour le moment. Les mots sortent de sa bouche, il est énervé, ça se ressent. Quand il l’appelle blondie, elle pince les lèvres. Ses pensées s’égarent alors vers la vision qu’il décrit : Olivia torturer devant ses yeux impuissants. Fronçant les sourcils, elle ne comprend davantage pas pourquoi il reste si passif alors. — Je ne m'enfermerai pas dans ma morosité comme toi !, elle répond tout aussi vivement que lui.

Son corps sursaute lorsque le plat de sa main vient frapper la table dans la pièce. C’est un pur réflexe évidemment, mais les muscles de la jeune femme commencent à se tendre. Son instinct l’alerte d’un danger car Aaron en face d’elle commence à adopter une posture qui ne lui plaît pas. Vivement, il s’approche d’elle et toujours par instinct, la militaire se saisit de sa lame accrocher à sa ceinture. La main armée derrière son dos, elle se tient prête à la moindre alarme pour sa vie. Jordan ne le croyait pas capable de la blessée, mais ces derniers temps elle s’était tellement trompé sur les gens. Darren se serait défendu pour sa vie si Thomas ne les avait pas séparé. Et Thomas justement ! Lui qui était si amicale envers Liv et Darren, mais qui par deux reprises avait déjà failli la tuer. Qui sait ce qu’était réellement capable de faire Aaron ? Personne à part lui-même. Même si elle avait cherché à lui faire cracher le morceau, elle commençait à s’agacer de ses paroles et de son attitude. Elle n’était pas la raison de tous ses maux après tout ! — Miss insensible ? Je régis mon comportement comme j’en ai envie ! Mais si tu te donnes pour mission de faire de moi la personne la plus joyeuse du monde, ne vient pas te plaindre si tu échoues !

Les  sourcils toujours davantage froncés et ses doigts crispés autour du manche de son couteau, Jordan adopte elle aussi un regard mauvais. Le monde est pourri : comme si c’était une nouveauté ! Comme si elle allait pouvoir arranger des années à refouler ses problèmes et ses émotions ! Mais il continue, il diverse toutes ses paroles dans un flot qui semble n’avoir aucune fin. Il dévoile sa cicatrice et fait sa crise existentielle. Sa vie d’avant lui manque. Ok. Elle avait compris. Des tas de choses lui manquaient à elle aussi. Son père et sa mère. La glace à la fraise. Ses amis et son hélicoptère. Sauf que ça ne servait à rien de regarder en arrière. Elle gardait les meilleurs souvenirs de tout ce qu’elle avait vécu mais elle ne s’épancherait jamais sur ce qui n’était plus. Jordan avait bien été formé pour ça. — Fière ? Non. Mais peut-être que ça y est, tu réalises enfin que le monde était tout aussi injuste et pourri avant ? Le monde n’est pas devenu un enfer, il l’était déjà Aaron ! Et apparemment à cette époque-là, tu te voilais déjà la face mais pas moi ! Et si tu veux me juger pour ça très bien , mais au moins moi j’arrive à gérer mes émotions. C’est pas en refoulant les tiennes que tout va s’arranger. Cette fois, la blonde se mit réellement en colère. — J’arrive pas à croire tout ce que tu me dis. Tout ce que t’as à balancer maintenant. Tu pensais qu’on était chez les bisounours ? Quand tu me parles de ta meilleure amie torturée, tu sais à quoi ça me fait penser moi ?

Elle fit un pas en avant elle aussi. Elle voulait lui montrer qu’il n’était pas le seul à pouvoir élever la voix et en avoir marre. Car oui, elle en avait marre. La vie n’était qu’une pute qui vous mettait toujours à l’épreuve. Elle testait vos limites et jamais Jordan n’avait abandonné, même si c’était dur. La militaire s’était toujours relevée.  — La guerre. Mon quotidien, TON quotidien. Combien de fois j’ai perdu des hommes ? Mes coéquipiers, mes amis. On a la vie de toute son unité sur le terrain et tu connais cette sensation lorsqu’on en perd un ! Ca n’a finalement pas vraiment changé, on lutte toujours pour nos vies mais ça t’as pas l’air de l’avoir bien compris.  Ses prunelles bleues étaient ancrées dans les siennes. C’était un duel de regard et des étincelles auraient pu jaillir à tout moment de cet échange. — Arrête d’aider les gens et de leur donner ta confiance si tu supportes pas la nature humaine. Ne tends pas l’autre joue pour venir t’en plaindre après. Jordan s’était mise à trembler. Maintenant c’était son tour. Elle n’avait jamais été aussi loquace. Surtout pas concernant tous les problèmes qui avaient pu lui arriver. —Tu crois être le seul à avoir subi ? Que la vie n’est injuste qu’avec toi ? Mais c’est des conneries, on est tous à la même enseigne. Personne n’est privilégié dans ce monde et j’suis bien placé pour le savoir. J’ai mes propres cicatrices. Dans mon âme et dans ma chair. Et le jour où t’auras vécu c’que j’ai… mais la militaire garda sa phrase en suspend, incapable de prononcer un mot de plus. La gorge nouée, Jordan fut la première surprise de l’émotion qui venait de la saisir. Sa fureur grandit, plus contre elle que contre lui et prise au dépourvu, elle s’éloigna vivement de lui. Le contournant, elle gagna les escaliers qu’elle dévala à toute vitesse.

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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Jeu 15 Mar - 22:34
Mon corps est tendu. Mes muscles sont tellement noués, que j’ai du mal à ne pas subir les tremblements de ces derniers. Mes ongles s’enfoncent dans mes paumes avec force, les marquant sans que je ne me rende tout de suite compte de ça, malgré la douleur qui remonte le long de mes veines. Ma mâchoire est scellée, tellement close que je sens mes dents claquer sous la tension… Je ne me rappelle plus avoir été aussi énervé, depuis si longtemps. Jordan a raison, tout refoulé n’est jamais bon. Mais qui peut supporter à l’inverse quelqu’un qui râle tout le temps ? Je préfère n’exploser qu’une fois tous les cinq à dix ans, maudire le monde entier et cogner sur tout ce que je trouve. Puis finalement, me calmer à nouveau, être prêt à tenir encore quelques années. J’écoute attentivement Jordan, sans que cela ne m’apaise, sans qu’elle ne m’apprenne rien de neuf. Le monde a toujours été une pute comme elle dit. Ce n’est pas nouveau, on le sait tous. Mais je fais partit, de ceux qui veulent réduire les catastrophes. Si le monde était peuplé de gens pessimistes et de personnes introvertis, on n’irait pas voir bien loin, c’est bien plus que certain. Finalement, à la fin de sa tirade ou plutôt, après l’avoir subitement interrompue, Jordan s’enfuit. Elle dévale les escaliers et aussitôt, comme dans un automatisme inexpliqué et imprévu, je la suis. Je m’empresse de suivre ses pas, Shadow faisant de même pour moi.

C’est con. Il suffit que quelqu’un soit dans une mauvaise passe, pour me faire tout oublier. Voilà pourquoi généralement jamais, les gens n’arrivent à me voir mal. Parce qu’il suffit que je vois en eux le moindre signe, la moindre bribe de douleur, pour m’oublier instantanément moi-même. Voilà pourquoi je ne serais jamais à cent pourcent heureux. Parce que le malheur des uns, fait le mien. Si ceux à qui je tiens ne sont pas bien dans leur peau, je ne le serais jamais dans la mienne. C’est stupide, puéril, mais incontrôlable. Je suis comme ça depuis le terrain militaire. Comme ça, depuis que j’ai dû goûter à la compassion extrême dont j’étais obligé de faire preuve pour ne pas simplement devenir une arme de guerre, une machine à tuer. Voilà pourquoi aujourd’hui et à jamais, je me trouve incapable d’effacer une part agaçante de ma personnalité ; mon aveugle loyauté. Rapidement, à l’aide de rapides enjambées, je rattrape Jordan. Ma main meurtrie se resserre sur son poignet, alors que je la freine et la retourne subitement vers moi. Par réflexe, par sécurité mais surtout parce que je commence à la connaître un peu, je lui saisis également l’autre poignet pour éviter un coup, et la pousse doucement contre le mur. Ma poigne est ferme, mais loin d’être brutal. Elle ne peut pas s’enfuir comme ça, mais sans pour autant que je ne sois collé à elle. Le mur la retient, elle n’a pas d’autre choix que d’affronter mon regard, alors que je la fixe sans méchanceté aucune. Elle semble en sursis.

- Pardon, si j’ai pu te laisser entendre à un moment que je comparais nos vies. Je ne sais pas ce que tu as vécu, parce que tu ne me l’as jamais raconté. Je ne compare jamais mes blessures à celles des autres. Chacun son chemin, chacun ses cicatrices. Si je t’ai montré, c’est parce que tu l’as demandé. J’ai fait ça sous le coup de l’impulsivité.

Mes mains quittent doucement ses poignets, pour que finalement, une seule de mes mains ne reste contre le mur, l’empêchant malgré tout de continuer sa fuite quoi qu’il arrive.

- Je n’ai jamais prétendu que le monde était beau et sans entrave. Mais si tu m’avais rencontré, que j’avais râlé de tout et sur tout. Tu m’aurais accordé ce ne serait-ce que cinq minutes de discussion ? Ne me dis pas oui. C’est parfaitement faux. J’ai bien fait de m’acharner, non pas à te rendre la plus heureuse du monde, mais au moins à te mettre à l’aise. J’aurais jamais eu le sourire que tu m’as jeté par la fenêtre sinon.

Je ne me sens pas mieux. Ma rage est toujours coincée en moi, nouant mes tripes, broyant ma gorge, elle va me hanter pendant un bout de temps, surement jusqu’à ce que je retrouve quelques bonheur pour me sortir de là.

- Jordan. Tu n’aurais pas une phrase à terminer ?

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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Ven 16 Mar - 22:07

If you starting running away
there'll be no where to hide

Aaron & Jordan


La gorge serrée, Jordan préfère faire ce qu’elle sait le mieux faire : fuir. Oui, elle n’aime pas montrer ses sentiments, comme ses faiblesses. Ça avait toujours été ainsi. Il était rare qu’elle ressasse son passé et qu’elle se torture avec les épreuves qu’elle avait surmonté. Tout ce qui était derrière elle devait y rester, personne n’avançait en regardant continuellement en arrière. La militaire l’avait bien compris. C’est ce qui lui avait permis de tenir seul tout ce temps. Même si elle ne l’avait pas avoué et qu’elle gardait son côté sauvage, Liv lui avait sauvé la vie. Elle était arrivée à un point où elle n’aurait pas pu tenir plus longtemps dans les rues. Ses forces et son mental s’épuisaient. Mais cette blonde, tout aussi dégénérée qu’elle l’était, avait croisé sa route et lui avait apporté l’aide dont elle avait besoin. Alors oui, elle était distante. Elle n’aimait pas se perdre à bavarder pendant des heures comme si tout allait bien dans ce monde. Ce n’était pas le cas. Ça ne l’avait jamais été à ses yeux mais c’était sûrement la faute de l’armée. Ses pensées et sa vie étaient déjà souillées par la mort et la survie. Peu loquace, froide, insensible. On pouvait la juger autant qu’on voulait, ça lui importait peu. Jordan savait gérer ses craintes et ses peurs mieux que quiconque et le pétage de plomb du brun en était bien la preuve.

Le bruit de ses pas sur les marches était assourdissant et frénétique. Elle n’avait qu’une envie s’en aller. Ça ne la dérangeait pas de le laisser sur place, après tout c’était un grand garçon. Qu’il aille ressasser tous ses problèmes dans son coin au lieu de les régler, elle n’était ni son psy, ni sa babysitter. Mais alors qu’elle atteignait le rez-de-chaussée, elle entendit des pas derrière son dos. — Arrête de me suivre !, hurla-t-elle dans son dos. Mais à peine avait-elle rejoint le rez-de-chaussée qu’Aaron lui attrapa le poignet fermement, l’obligeant à lui faire face. Sous la rapidité, elle lâcha le couteau qu’elle avait toujours dans sa paume. Sa main libre partit dans un réflexe mais ayant anticipé son acte, il lui bloqua également l’autre poignet et la coinça contre le mur. Son regard froid se posa sur lui. Elle détestait ce qu’il était en train de faire. Elle détestait se sentir piégée de la sorte. — Laisse-moi tranquille !, répliqua-t-elle immédiatement mais il l’ignora complètement. Elle fit la moue en détournant du mieux qu’elle pouvait les yeux. Elle ne voulait pas l’écouter, pas savoir ce qu’il souhaitait répondre. Sa voix était plus calme et elle se demanda s’il s’était finalement calmé ou s‘il avait une fois de plus refoulé ses vraies émotions pour se la jouer à nouveau chevalier servant.

— J’ai jamais dit que tu comparais nos vies. C’est pas ça le souci. J’ai aucun problème avec mon passé moi. Et elle pensait. Doucement, l’homme lâcha sa prise sur ses bras et l’envie de s'éclipser était redevenue tentante. Elle n’avait nullement l’envie d’être là, à parler de ses soucis ou des siens mais il entrava sa route en plaquant sa main contre le mur derrière elle. Levant les yeux au ciel, elle reposa son regard dans le sien pour la suite de ses propos. — Ca, c’est ta version des choses Aaron. Mais tout le monde ne raisonne pas comme toi. J’en ai rien à foutre de faire la causette avec les gens que je croise, ou qu’ils essaient de me faire rire ou non. Je juge pas les gens sur leurs manière d’agir et de vouloir sympathiser avec la moitié d’la terre. J’ai faillis me battre avec Abel la première fois qu’on s’est parlé et maintenant je couvre ses arrières. J’ai cassé la gueule à Darren - et Dieu sait qu’il a redonné chacun de mes coups - et je l’ai marié il y a peu ! Elle le regarda froidement en se demandant comment ils avaient pu en arriver à parler d’elle. — Arrête de te chercher des excuses et de changer de sujet. Et arrête de refouler tes problèmes : tu ne vas pas bien.

La militaire passa une main sur son visage et dans ses cheveux. Et dire qu’elle était de bonne humeur il y a peu de temps. Elle n’était pas là pour raconter les merdes qui lui était arrivée, même si c’était un gros tas de merde qui lui était tombé sur la gueule. — Fait face à tes problèmes, et arrête d’être passif. Bats-toi pour les régler. Bats-toi pour arranger les choses et arrête d’accuser les autres de tous tes maux. Elle soupira légèrement. — Ah, et tu peux me juger autant que tu veux, je m’en fiche. Je suis parfaitement bien dans mes baskets d’insensible. Elle plissa légèrement les yeux en lançant cette pique. Au moment où elle allait ajouter quelque chose, un bruit de pas trop irrégulier attira son attention. Il n’y avait personne dans l’immeuble, mais l’entrée était restée ouverte et leur discussion animée en avait attiré plus d’un. La militaire soupira à nouveau, fatigué de ce schéma infini. N’allait-il pas y’en avoir de moins en moins dans le coin à force d’arpenter la ville ? Apparemment, non. — C’est bon, tu me libères maintenant ? Ou tu préfères qu’on serve de sashimi à ces trois-là ? Tout en disant cette phrase elle repousse légèrement l’homme en face d’elle du plat de la main. Quand l’espace est suffisant, elle se faufile sous son bras et est libre de se mouvoir dans l’espace. En frappant dans ses mains elle en attire un vers elle dans un coin. Cela sera bien plus facilement pour les éliminer.

Alors que l’une de ces choses s’approche d’elle, la main de la militaire cherche à accrocher son arme mais après un coup d’oeil elle réalise qu’elle ne l’a plus. Le couteau trône sur le sol à 5 mètres d’elle, et surtout derrière ce mort qui s’avance vers elle. La blonde ne peut s’empêcher de lever les yeux au ciel face à sa connerie. Lorsqu’il approche de trop, elle n’a plus vraiment le choix et est obligée de le retenir à mains nues. Partie de son corps que les mâchoires de cette créature frôlent plus d’une fois. Agacée, la militaire fit une béquille à ce montre pour le faire chuter en prenant soin d’éviter de perdre elle aussi un doigt. N’ayant pas vraiment le choix, elle attrape le crâne de cette chose et commence à la cogner contre le mur derrière elle. Ce n’est ni rapide, ni efficace et cette chose reste increvable mais un regard lui apprend qu’Aaron n’en a pas fini avec les deux autres. Tant pis. Elle continue sa technique peu efficace jusqu'à ce que les mains squelettiques de cette chose lui attrape le bras. Jordan est surprise de la violence de cette poigne et réalise qu’elle devait en finir avec si elle ne voulait pas qu’il la marque dans sa chair. Poussant l'individu décédé, elle utilisa le talon de sa chaussure pour venir éclaté la boîte crânienne de cette menace. Tout danger écarté, ses yeux se posent immédiatement sur son avant-bras qu’elle tend devant elle pour l’inspecter. Des traces à vifs sont ancrées sur sa peau et ses yeux bleus se relèvent juste au moment où son regard croise celui du brun.

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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Sam 17 Mar - 10:45
Encore une fois, Jordan me parle. Je l’écoute, du mieux que je peux et c’est à n’y plus rien comprendre… Elle qui me poussait à lâcher ce que j’avais sur le coeur, et maintenant se voit à me siffler dessus que je dois arrêter de penser que le mal vient des autres, que je dois relever la tête… Notre discussion, est une discussion de sourds. Je n’ai jamais accusé les autres, du moins je ne crois pas… Et je crois avoir tenu la tête levé assez longtemps pour me permettre de la baisser un peu pour une fois, voir même de la laisser tomber par terre quelques heures. La seule chose contre qui j’ai la haine, ce n’est pas le monde entier, mais c’est bien contre moi-même. C’est vrai, même si j’avoue que je tiens une rancoeur minime contre tous ceux que j’ai aidé. Non pas que je considère qu’ils me sont tous redevables, mais de par ma loyauté extrême et mon envie de toujours aider les autres, je me retrouve finalement bien trop facilement seul, face à la solitude à mon goût. Après m’avoir feulé dessus comme un chat sauvage, Jordan m’esquive, passant sous mon bras. Je soupir, visiblement rageur. Jordan est compliquée. Tous mes efforts jusqu’ici pour la mettre à l’aise jusqu’ici semblent avoir été réduits à néants. Je m’inquiète peut-être pour rien, car la tigresse est particulièrement imprévisible. Mais j’admets, que j’aurais aimé ne jamais craquer. J’aurais respiré quelques instants de plus en bas de l’escalier avant de la rejoindre, j’aurais eu un sourire davantage plus convaincants et nous aurions probablement quittés les lieux, à la recherche de morts à trucidés pour se défouler. En parlant de morts, c’est pour ces derniers que Jordan m’a finalement fait faux bon. Elle m’en laisse deux et n’en prend qu’un. Je déguaine aussitôt ma hache, grognant et maugréant que nous soyons dans un couloir aussi étroit. Je ne peux pas m’y mouvoir comme je veux, j’ai donc le droit à seulement deux coups. Deux coups brutaux, partant du haut, pour atterrir sur le crâne de ces choses. Aussi, je lève mon arme et l’abaisse avec brutalité, sciant le crâne pourri en deux. Une odeur immonde s’en échappe, alors que je grimace et lovant mon nez contre mes vêtements. Si je crève un jour, qu’on me brûle par pitié. Je tire sur mon arme pour la relever, alors que l’autre créature approche. Shadow, bien dressée reste en arrière, mais je peux l’entendre grogner de plus en plus fort à mesure que la créature m’approche. Je recule de quelques pas, pour rester hors de sa portée, alors que je grogne en voyant que ma hache est peut-être un peu trop enfoncée dans la chaire du mort, peut-être même coincée par un os… Je recule, tirant le corps avec moi pour ne pas lâcher ma hache et d’un coup, je me redresse. Le plat de mon pied, frappe le plein centre du torse de l’infecté, ce dernier chutant sur le dos. Ses muscles rongés ou absents, rendent l’exercice de se lever plus compliqué visiblement, ce qui m’offre juste le temps qu’il me fallait…

Je réussis à retirer ma hache du crâne du premier, avant de marcher littéralement sur le corps du second. Je lève ma trancheuse et l’abats d’un coup. Cette fois-ci, je n’ai aucun mal pour retirer ma hache. Un coup d’oeil rapide vers Jordan, m’apprend qu’elle vient tout juste d’en finir avec le sien. Je prends le temps d’essuyer le sang infecté sur les lambeaux de fringues qu’il reste et me redresse. Soudain, un long frisson me parcours l’estomac. A grands pas, je rejoins la blonde, qui fixe son avant bras avec un air qui m’inquiète au plus haut point. Sans attendre son autorisation, j’attrape doucement sa main, pour voir si mes craintes sont fondées. Heureusement, la pression retombe, aussi vite qu’elle est montée. Jordan n’arbore qu’un bleu sur sa peau. Aucune morsure, aucune griffure. Je suis persuadé, que je n’aurais pas hésité la moindre seconde à lui couper le bras pour lui sauver la vie si j’avais découvert une quelconque plaie sur sa peau… Je lui lance un bref regard, ce dernier semble si vide, que je me fais peur moi même. Rassuré qu’elle aille bien, je me retourne simplement. Rangeant ma hache entre mon dos et mon sac, là où est sa place. Je marche jusqu’à la sortie de l’immeuble, et sors. Shadow me suit, se collant à ma jambe sans que je n’ai rien besoin de dire. Je n’ai de toute façon rien à ajouter. Mon regard glisse sur les alentours, ce dernier semble calme. Les morts ne rampent visiblement pas trop près, Jordan va bien, le ciel est clair. Pourtant, je me sens toujours aussi vidé, aussi épuisé à l’intérieur. En grand ras le bol, un épuisement qui arrive surement trop tôt. Une pression dans mon estomac, un stresse tenace, m’annonce que ça ne sera pas la dernière de mes épreuves difficile. Tout ce que j’ai pu voir ces derniers jours, ces derniers mois, ne sont que l’échauffement de quelque chose de plus gros. J’en suis certain...

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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Ven 30 Mar - 12:57

If you starting running away
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Aaron & Jordan


Encore une fois, c’est les morts pas tout à fait morts qui viennent interrompre la conversation. C’est une habitude après tout. Ils viennent toujours. Tout le temps. Sans cesse et il semblerait qu’il ne changera pas de sitôt. Jamais. Ou alors elle sera morte quand ça arrivera. Si ça arrive... A force de pratique, la chose est rapidement réglée. Pas pour dire facilement pour une fois et Jordan s’étonne même de la fermeté d’une poigne soi-disant sans vie. Comment cette force pouvait-elle habiter encore ces choses ? Son regard croise rapidement l’homme quelques mètres plus loin qui les franchit en peu de temps. Ses doigts viennent se poser sur sa main sans permission pour tenter d’observer l’alarme dans le regard de la militaire. Non il n’y avait rien. Presque rien. Et si ça avait été une griffure, que lui aurait-elle dit ? La vérité peut-être, même si celle-ci effrayait la jeune femme. Autant qu’elle ne la comprenait pas. Mais elle ne dit rien et garde les lèvres scellées. La blonde reste immobile et silencieuse. Son regard croise celui d’Aaron qui semble vide. Ses mots ont été bien trop brutes. Ses paroles ont dépassé ses pensées et comme à chaque fois, elle sait qu’elle a été mal comprise. Quand il se détourne et sort du bâtiment, elle ne fait rien. Elle observe la surface de sa peau légèrement meurtrie. Ca ne lui fait pas vraiment mal. Elle avait déjà vécu pire. Subit des choses plus difficiles, autant mentalement que physiquement. Ses yeux glissent jusqu’aux trois corps inertes et un soupire franchit ses lips. La vie ne devrait pas s’arrêter à la survie. Elle en a conscience mais pour elle c’est plus dur de faire semblant que tout va bien. Que le monde peut changer, s’améliorer et qu’un jour peut-être tout rentrera dans l’ordre des choses. Peut-être que ce jour, elle ne sera plus. Ou alors ce serait tous les gens autour d’elle qui ne seront plus. Mais qu’importe. L’homme s’était confié à elle, en détresse et qu’avait-elle fait ? La jeune femme avait pointé du doigt ses problèmes sans lui offrir de solution. Elle se passa ses mains sur son visage. — Eh merde !, jura-t-elle.

Elle sauta par-dessus les corps encore à ses pieds et se précipita dans la rue. Le soleil soudain l’aveugla quelques secondes mais elle para les rayons en levant son bras en protection. Elle regarda à droite puis à gauche avant de distinguer la silhouette de son compère. — Aaron !, hurla-t-elle avant de se mordre la lèvre. Ils avaient fait assez de boucan comme ça sans en rajouter. Elle était imprudente et risquait d'entraîner le brun dans sa chute. Elle n’aimait pas ça. Elle s’élança à sa suite, courant aussi vite que son corps le pouvait, manquant clairement d’énergie pour un sprint à vive allure. De nouveau à hauteur du jeune homme, elle le double avant de se placer devant lui. — Attend, c’est pas ce que je voulais dire !, elle fit quelques pas en marche arrière tandis qu’il avançait toujours. Inquiète, elle leva les yeux pour observer les recoins des immeubles aux alentours. Elle avait à présent toujours la crainte d’une mauvaise rencontre. — Je voulais pas te dire toutes ces choses… enfin si… enfin pas comme ça. Non, elle n’était pas douée pour ça. Pas du tout même. — Ce que je voulais dire… enfin ce que j’essayais de dire… Plus elle voulait s’expliquer, clarifier la brutalité de ses propos plus elle semblait s’embrouiller. — Aaarh! Ce que je veux dire, c’est ne compte pas sur les autres pour t’aider à te relever. Jamais. Si t’as un problème, bats-toi !

C’était aussi simple que ça. Sauf qu’elle avait eu des mots très durs envers lui.  — Pardonne ma rudesse. Je suis comme ça et je pense que tu l’as compris depuis le temps. Les mots, les gens, ce n’est pas... La militaire laissa les mots en suspens. Tout lui semblait bien compliqué. La vie était simple. Il fallait agir. Mais dès que les gens mettaient leurs émotions et leurs sentiments au premier plan ça donnait ça : des gens vexés ou blessés et des situations gênantes. Tournant le coin de la rue, elle s’arrête. — Je te demande pas de me comprendre. Je suis peut-être insensible à tes yeux mais je comprends pas ce besoin de mettre des mots sur tout... Pourquoi compliquer les choses encore plus ? Sauf qu’une fois de plus, elle s’éloignait du sujet. — Ce que je voulais te dire, c’est que je fais mes choix et je les assume. Si tu as besoin d’aide, je serais là. Et ça ne veut pas dire que tu es fou ou que tu risques ma vie. Si c’est au-delà de mes capacités je dirais non. Ca paraissait con, mais oui, c’était sa façon de lui dire qu’elle le suivrait s’il avait besoin d’elle. — La vie est trop courte pour que tu culpabilises et que tu te mettes dans de tels états…. Même si c’est dur, relèves-toi. Toujours. Ne gâche pas ta vie dans ce genre d’émotions… Tout peut s’arrêter demain et là tu regretteras. Là tu réaliseras toutes tes erreurs passées et ce jour sera le pire de ta vie. Tu comprendras la vraie importance des choses. Crois-moi… C’était bien pour cela qu’on disait survivre et non vivre non ? Car la vie était une bataille de tous les jours.


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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Mar 3 Avr - 14:24
J’avance doucement, à petits pas, laissant Jordan derrière moi. J’ai le coeur qui bat anormalement fort, c’est à ni rien comprendre. Un profond soupir traverse la barrière de mes lèvres, alors que je regarde autour de moi tout en avançant. Je ne sais décidément pas quoi faire, pas quoi dire. Jordan m’a pour ainsi dire, coincé. Je ne suis pas du genre à me plaindre mais cette fois que je craque, j’aurais voulu avoir un minimum de soutien en face. En revanche, la tigresse me repousse dans mes retranchements, me faisant comprendre que je suis mon propre soucis. J’aurais dû craquer devant quelqu’un d’autre c’est sûr, voir face à moi même pour n'embêter personne, mais je me sens actuellement blessé et inconscient de la solution à appliquer. J’entends des pas s’activer derrière moi, alors que mon prénom résonne dans la rue vide. Je continu d’avancer, même si je décide soudain de ralentir, pour laisser la blonde me rattraper. Elle me parle un peu, tente de se défendre alors que je l’observe avec un air parfaitement neutre. Finalement, je décide de m’arrêter, d’écouter ce qu’elle a à me dire. J’entends ses arguments, j’entends évidemment tout, pas vraiment énervé contre elle si ce n’est plutôt triste. Ce qu’elle me dit, ce qu’elle m’explique ne m’apaise pas. Pas le moins du monde même.

- Jordan… Je ne cherchais pas à me prendre une claque quand je te parlais. D’ailleurs, c’est toi qui m’a demandé de te parler de mes mots… Ce que j’avais besoin, c’était d’un brin de réconfort, rien de plus. Tu comprends ? Et par là j’entends pas que tu me prennes par la main et que tu me dise ‘’Oh mon pauvre loulou, ça va aller !’’ Non. Ce que j’aurais souhaité, c’est juste… Un preuve de tendresse. Un sourire, un hochement de tête, j’en sais rien. Ca m’aurait suffit…

La blonde est une femme forte, je n’en ai jamais douté. Mais elle oublie aussi d’être objective parfois. Si Olivia avait souffert ou était portée disparue par sa faute, je doute vraiment qu’elle se serait montré aussi calme et droite qu’elle me demande de l’être. Ne pas culpabiliser, avancer malgré tout, si c’était Olivia qui était impliquée, je doute qu’elle aurait le même discours. Je doute qu’elle n’aurait pas peur, je doute qu’elle serait si forte.

- Joey, est l’équivalent de Olivia pour moi. Elle est ma meilleure amie, on se connaît depuis avant la fin du monde, elle était là dans tous mes moments difficiles. Et j’ai pas été capable de la protéger. Peux-tu affirmer là, maintenant, que si Olivia disparaissait du jour au lendemain sans explication, tu serais si forte, tu n’aurais pas une once de culpabilité, de détresse ?

Je ne prétends pas la connaître. Je ne prétends pas avoir sa vision des choses. Je ne prétends pas comprendre absolument tout ce qu’elle veut me dire… Mais je sais ce que moi, je ressens.

- Evidemment que je me redresserai. Évidemment que ça ne m’abattra pas. Tant que je n’aurais pas la preuve concrète qu’elle est morte, je n’arrêterai jamais de chercher. Mais Jordan. Je pense que j’ai le droit d’être à bout de force, ne serait-ce que pour aujourd’hui. Et tu commences à me connaître, ce n’est pas tous les jours que je montre mes émotions. Ce n’est pas tous les jours que je révèle aux autres que je ne vais pas bien. Si aujourd’hui je le fais, c’est que j’en ai sincèrement besoin. Parce que si je ne le fais pas, je vais exploser. Et par là j’entends, faire une connerie.

Loin d’être une menace, c’est terriblement vrai. A la disparition de Joey s’ajoute un tas de facteurs qui me font parfois songer à l’irréparable. Mais heureusement je le sais, ce n’est qu’une idée passagère, fugace, qui ne s’éternise jamais assez pour vraiment arriver.

- La question à se poser Jordan, c’est pourquoi. Pourquoi toi, comme moi, on ne se permet jamais de montrer vraiment ce qu’on sent. Moi, je le camoufle par les rires et toi, par une carapace de neutralité.

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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Mer 4 Avr - 19:17

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Face à lui elle se mord la lèvre et passe une main dans ses cheveux. Non elle ne voulait pas non plus lui balancer ces choses et lui foutre une claque pareille. Bien sure que non ! Mal à l’aise, elle ne sait même pas quoi répondre. De la tendresse, c’était pas son fort, mais un hochement de tête, bien sur que c’est dans ses cordes. Elle avait eu l’impression qu’il allait laisser tomber, c’était pour ça qu’elle avait réagi si vivement. — Tu te méprends sur ce que je voulais dire… c’est toi aussi qui as dévié sur ton passé... Quand il reparle d’Olivia, la blonde pince les lèvres. Elle comprend ce qu’il veut dire, mais lui ne comprend pas ce qu’elle a à dire. — Je n’ai jamais dit que tu ne devais pas te sentir coupable, Aaron., elle commence avant de faire une pause. Elle pince de nouveau les lèvres, regarde à gauche, puis à droite avant de reposer son regard dans le sien. — Bien sûre que ça me ferait un mal de chien. Bien sûre que je serais mille pieds sous terre… Mais je ne préfère pas imaginer une situation pareille, parce que je pense que ça ne serait pas mon chagrin qui prendrait le dessus. Jordan cachait des démons bien trop sombres et que beaucoup trop de monde semblait ignorer. Elle était capable de faire des choses… Un frisson parcourut sa colonne quand elle y songea.

— La vengeance et la colère sont des émotions tellement puissantes dit-elle simplement en évitant le regard du brun. — Tant que tu n’es pas sûre du contraire, bats-toi pour elle. C’est tout ce que je voulais dire. Et que j’étais là pour toi, si tu avais besoin d’aide. C’était pourtant tout con à formuler. Alors pourquoi avait-elle fallu qu’elle le pousse à bout? C’était sûrement son côté militaire. C’était sa façon de faire avec ses hommes pour qu’ils se relèvent et se surpassent. Car même quand on en chiant, il ne fallait pas s’arrêter d’avancer. Jamais. C’était marche ou crève. Et elle ne voulait pas envisager la seconde option. Écoutant sa réponse, elle hocha en silence. Plusieurs fois, recroisant son regard et le fuyant lorsqu'il avoua être à bout. Sauf qu’une phrase attira bien trop son attention, éveillant en elle une nouvelle colère qu’elle tâche de contrôler pour le moment. Plaquant son regard sur lui, elle fronça si brusquement des sourcils que son front lui fit mal. C’était quoi cette histoire de connerie ? Il n’était pas sérieux tout de même ? Savait-il la chance qu’il avait de respirer ? — C’est… commença Jordan, avant de froncer encore plus les sourcils. — Attends, t’es sérieux quand tu disais de faire une connerie ? Elle prit la peine de prendre une respiration et tenta de poser calmement chaque mot. Sans méchanceté. — Tu peux pas être sérieux. Pas dans le monde dans lequel on vit. Honnêtement. Avec tous les gens que t’as dû perdre, tous ceux que t’aurais voulu sauver… tu peux pas dire une chose pareille.

Malgré tous ses efforts, sa voix gagnait en sècheresse au fur et à mesure qu’elle parlait. —Tu veux savoir ce que je ressens là, tout de suite ? De la colère. De la honte aussi, mais surtout de la peine. Ce qu.. , incapable de finir sa phrase sans vouloir balancer une insulte, plus contre ses paroles que lui-même, elle ferma la bouche et se détourna de lui. Elle fit quelques pas et agita les bras en se retournant vers lui. — La vie n’est pas un jeu. Même au plus bas, comment tu peux penser à ça ? , cette fois sa voix était bien plus calme. Passant une nouvelle fois ses mains dans ses cheveux, elle s’avança de nouveau vers lui. — Tu sais ce que ça fait de se voir mourir ? De se penser condamné ? De prier des dieux inconnus pour ne pas pousser son dernier souffle, de ressasser pendant des heures les choses qu’on aurait voulues ou put faire ? Réellement culpabiliser pour les saloperies qu’on a faites, pour les gens qu’on abandonne. Et avoir le coeur si lourd que chaque respiration est un calvaire ? Elle planta ses yeux bleus dans les siens durant de longues secondes. Ce qu’il avait dit lui faisait peur en cet instant. La gorge serrée, les yeux brillant, elle ajouta simplement : — Bien sûre que non, tu n’oserais même pas songer à ce que tu m’as dit. Secouant la tête, elle hésita. La nervosité s'était emparé d’elle. Toute vie était précieuse. A quoi bon la gaspiller ? — Puisque tu veux absolument savoir ce que je cache sous mon insensibilité, ou neutralité, comme tu préfères… Ça t'éclairera peut-être les idées… Craignant de se faire épier, la blonde balaya la rue. Elle regarda à droite puis à gauche. Presque rassurée, elle saisit le coin de son haut qu’elle releva légèrement, offrant la vision de son ventre au brun. Juste là, sous ses côtes se dessinait la trace presque cicatrisée d’une mâchoire humaine.


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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Sam 7 Avr - 18:11
Jordan semblait soudain calme, gênée, patiente. C'était une vision, une sensation très étrange en réalité. Je n’avais pas du tout l’habitude de l’observer ainsi. Les hurlements, les combats de regards, les éclaires de colères semblaient avoir disparus. Au moins pour un moment en tout cas. Je l’observe, je l’écoute à nouveau. Elle a du mal à s’exprimer, sûrement consciente que je suis actuellement à fleur de peau pour ne pas dire au bord du gouffre, qu’un rien peut m’énerver, m’affaiblir, me mettre à terre. Qu'elle choisisse ses mots, me touche. Elle qui est d’un naturel si sanguin, est actuellement calme à sa manière et prend le temps de formuler des phrases. Elle soulève un point intéressant en disant que ce n’est pas le chagrin qui prendrait le dessus. Je veux bien la croire. J’ai dans un premier temps était submergé par la colère. Mais en réalisant quelles idées stupides pour agir me passaient par la tête, je suis vite tombé dans la tristesse. Est-ce un genre de deuil ? Suis-je entrain de passer par plusieurs phases comme si je me résignais lentement à perdre tous les miens ? Impossible. Ça aussi, ça n’est que temporaire. Je finirais par me réveiller, du moins je l’espère… Soudain, Jordan reprend un peu dans sa colère, lorsqu’elle prend conscience que j’ai fait une brève allusion au suicide. Elle se mit à inspecter farouchement les lieux, soudain, elle lève son haut. Je fronce les sourcils, en constatant la marque d’une morsure. Elle n’est pas récente, très clairement ça se voit. Et c’est ce qui me fait frissonner. Je tends légèrement la main vers son corps, j’aurais souhaité effleurer sa marque, mais je repère très vite que ça serait un geste déplacé. Aussi, j’avorte l’idée et me contente de fixer sa plaie. Je suis sûr que ce n’est pas ce qu’elle veut, mais étonnement, un large sourire vient déformer mon visage, en légère contradiction avec mes yeux, qui expriment décidément toujours la tristesse en ce moment.

- Ça me soulage énormément Jordan… Tu n’as pas idée… Ça fait une inquiétude en moins te concernant.

Je suis presque certain, qu’elle était loin de s’attendre à cette réaction. Mais bon sang, ça me fait beaucoup de bien, de la savoir immunisée contre cette merde de virus. J’ignorais parfaitement que c’était possible mais après une rapide réflexion, je me rends compte de ma bêtise. Après tout, même à l’époque de la peste noire, certains étaient immunisés. Il y a toujours des résistants aux maladies, Jordan fait partie de ceux qui ne pourront jamais en souffrir physiquement.

- Je n’avais… jamais croisé personne d'immuniser. Disons que j’ai surement dû, mais ce n’est pas le genre d’infos qu’on crie sur tous les toits, vous devez être si peu nombreux… C’est une chance incroyable. Je suis content que tu ne puisses rien risquer.

Je souris niaisement. Ça me fait quelque chose en réalité. Je ne saurais dire quoi, mais je me sens bien d’apprendre cette simple nouvelle… Si d’un coup, Daemon et Joey venaient m’apprendre qu’ils le sont aussi, je crois que je m’en ferais déjà beaucoup moins pour eux. Mais ce don doit être si précieux… Aussitôt je sursaute, reprenant un air sérieux.

- Je n’en parlerais à personne ça va de soi. Ton secret est bien gardé avec moi… Je souris très légèrement, assez détendu. Pour répondre à tes paroles, oui. Je sais que la vie est un trésor. Je ne pense pas véritablement au suicide. Mais oui, ça m’est déjà passé par la tête mais je me connais, je n’irais jamais jusque-là, même si je me retrouve un jour plus désespéré que ça. Je t’ai montré ma cicatrice le long de ma jambe. Elle est due à mon accident de voiture. J’ai faillis y rester ce jour-là. Quelques millimètres plus profonds, ça touchait mon artère fémorale. Je me serais vidé de mon sang. Et puis, tu connais les problématiques des missions de terrain… On a déjà vu la mort de trop près de multiples fois.

Je l’observe. Fixement. La voir me fait du bien, même si c’est pour se témoigner notre affection en se braillant dessus.

- Je t’aurais fait un câlin si je n’étais pas sûr de me recevoir une gifle en contrepartie. Ça te dit d’aller se balader un peu ? Histoire d’arrêter de piétiner sur place…

Mon sourire, même s’il est moins large qu’à l’accoutumé, est de retour. Léger, détendu, mais sincère au moins.

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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Lun 16 Avr - 18:30

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Soudainement nerveuse, la blonde pèse le pour et le contre. En agissant ainsi elle s’expose à bien plus de danger qu’elle ne l’aurait pensé avant de se rendre compte qu’elle aussi était immunisée au mal qui rongeait les morts. bien qu’ignorant réellement ce qui coule dans ses veines ou son ADN et qui la protège, certains ne se gêneraient pas pour la saignée jusqu’à trouver un moyen de s’emparer de ce don. En soulevant ce simple bout de tissu, Jordan faisait preuve d’une grande confiance envers Aaron et espérait ne pas se tromper. Ses yeux se braquent immédiatement sur sa cicatrice et le malaise s’empare d’elle. Elle se sent exposée, nue et n’aime vraiment pas ça. Lorsqu’il amorce un mouvement vers sa peau, elle retient sa respiration, se concentrant pour ne pas réagir vivement. Heureusement, il ne va pas jusqu’au bout et continue cependant d’observer l’ancienne blessure. Le sourire qui s’affiche sur son visage la déconcerte totalement. Relâchant le t-shirt pour camoufler à nouveau son secret, elle croise à présent les bras sur sa poitrine. Jordan est de plus en plus étonné. — Tu n’as pas de soucis à te faire pour moi. Même avant que je ne sache pour mon immunité… J’ai vécu en pleine guerre, ça.., elle dit en désignant la rue en ruine, je peux gérer aussi.

Lorsqu’il parle de la chance qu’elle a, du nombre d’entre vous qui doivent l’être, Jordan songe immédiatement à Olivia. Elle aussi possède ce don incroyable. Et au final, combien d’autre ? Combien l’ignore encore et devront passer un jour par les dures épreuves qu’elle et sa meilleure amie on subit. Il avait raison sur un point, la militaire n’allait pas le crier sur les toits. Elle n’avait nullement envie que ça se sache, Cinq personnes étaient à présent au courant de son immunité et c’était bien suffisant. Elle allait conserver jalousement ce secret aussi longtemps qu’elle foulerait cette terre. Cependant, il y aura toujours des dangers auxquels elle ne sera pas à l’abri, mais ça faisait déjà un poids en moins. — Je sais pas si j’ai eu de la chance… Immédiatement elle baisse les yeux, joue nerveusement avec un caillou à ses pieds. Quand elle s’est fait mordre, ça ressemblait plus à un cauchemar, une malédiction. Rien que d’y songer un frisson lui parcourt la colonne vertébrale.  — C’est surtout une malédiction le jour où tu te retrouves confronté à cela. Et malgré tout, j’espère que tu n’y feras jamais face. A une morsure je veux dire. Car lui aussi pouvait très bien l’être, même si les chances étaient très faibles. Et elle ne voulait surtout pas qu’il lui arrive quoi que ce soit qui leur permettrait de découvrir si oui ou non, il avait la même “chance” qu’elle.

Plantée un instant son regard dans le sien, elle jauge les propos de l’homme en face d’elle. Rapidement, elle sait qu’il dit la vérité. Elle peut lui faire confiance. — Merci. , répond-elle. Puis silencieuse, elle écoute la suite de son discours. Pas vraiment calmer des propos suicidaires qu’il a pu avoir quelques minutes auparavant. Elle l’entend parler de son accident et puis de la guerre. La mort y est effectivement omniprésente mais jamais de sa vie Jordan n’avait songé à cela. Même abattu, accablée de chagrin elle n’avait songé à mettre un terme à ses tourments de cette façon. — C’est justement parce qu’on a vu la mort de près que tu ne devrais jamais songer à cela. Même si tu ne passeras jamais à l’acte., ajouta-t-elle quand il eut terminé ses propos. Elle sourit légèrement avant de hausser les épaules. Non, les câlins ce n’était pas son truc et il semblait l’avoir compris même si ça semblait le gêner. Elle hoche la tête pour simple réponse et emboîte le pas à l’opposé du quartier dans lequel elle s’était rendu avant.

— C’est préférable de ne pas trop traîner dans le coin. Avec le temps, elle avait commencé à connaître les endroits fréquentés de ceux qui ne l’étaient pas. Même si c’était long, elle avait rassemblé quelques éléments sur les personnes qui l’avaient agressée quelques mois plus tôt quand elle était avec Aaron. — Quand je pense à Liv, j’ai envie que son enfant vienne au monde dans un monde plus sûr. C’est pour ça que j’ai à coeur de retrouver ceux qui m’ont tiré dessus… Fort heureusement, elle n’en avait gardé aucune séquelle. Si ce n’est une cicatrice sur la surface de sa peau. — Avant que tu protestes, je vais t’expliquer un truc… ça va surement t’aider à comprendre pourquoi j’avais tellement envie de rentrer au labo ce soir-là. Elle prit une grande inspiration avant d'enchaîner. — Si c’était toi à leur place. Si ton but était d’abattre des passants… quel est la première chose que tu ferais ? Attentive à sa réaction, elle jette un coup d’oeil. Elle était presque certaine qu’il n’y avait pas pensé. Sauf qu’elle, avec son esprit tordu et surtout de trop long séjour en Afghanistan n’avait songé qu’à ça. — Comment être sûre de tuer sa cible, même si on ne la blesse pas mortellement ? Nouveau regard, nouveau silence. —Du poison. C’est ce que j’aurais utilisé moi. Or, aujourd’hui, quel est le pire de tous ? Elle en était persuadée de ses dires et elle n’avait rien eu car elle était immunisée.  Sauf que ça, elle l’ignorait encore à l’époque. — Finalement, je suis plutôt contente d’avoir reçu cette flèche plutôt que toi., dit-elle avec un léger sourire.


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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Mer 18 Avr - 19:27
Jordan reste pour moi, un personnage haut en couleurs. Je ne lui en veux pas d’être aussi radicale, pourquoi pas même dire glaciale et distante… On a tous traversés des choses peu agréables dans nos vies de survivants et je serais prêt à parier que cela n’est largement pas fini ! On en a encore beaucoup à voir, de toutes formes et de toutes couleurs. Rapidement, elle accepte de bouger, et je lui emboîte le pas, la laissant choisir de la direction. De toute façon, je n’avais pas de but précis en sortant promener Shadow et franchement, je n’en ai rien à faire de savoir où on va et comme un sort déjà deux trois accrochages de suite, autant rester calme. Nous commençons à avancer, Shadow toujours entrain de me suivre et attentive à ce qu’il se passe. Soudain, Jordan attire mon attention lorsqu’elle reprend la parole et que ses phrases, semblent doucement m’entraîner vers un sujet précis. Elle me dit qu’elle aimerait que Liv mette au monde son enfant dans un beau monde, qu’elle veut que ce dernier soit sûr. Je hausse légèrement un sourcil, alors que je l’observe de biais, faisant tout de même attention aux endroits où je mets les pieds.

Comment je m’y prendrais pour tuer quelqu’un ? Personnellement, je mettrais des pièges. Je privilégie ces derniers, car un coup de feu ou un tir quel qu’il soit s’il est raté, pourrait offrir chance à ma proie de s’enfuir, comme pour Jordan et moi. Hors, si je veux vraiment la peau de quelqu’un, je prendrais soin de ne pas lui laisser le loisir de s’échapper, lui et ceux qui l’accompagnent. Je poserais surement plusieurs pièges, mortelles ou non, et j’immobiliserais ma victime, pour mettre fin à ses jours proprement. C’est surement le soldat qui parle en moi. Il est bien plus simple de tuer une ou plusieurs personnes lorsqu’on les tient pris au piège. Sur un champ de bataille inconnu par exemple, aucun de nous deux aurait l’avantage et ça serait à celui qui est le plus rapide. Jordan en revanche, apporte à cela une nouvelle idée. Du poison ? C’est vrai que c’est efficace. Mais suivant ce dernier et la victime que tu auras choisie, il pourrait bien s’en tirer… La blonde m’avance soudain une théorie, qui me laisse à réfléchir. Elle pense que sa flèche était empoisonnée si je comprends bien ? Ca n’est pas impossible après tout… Elle est immunisée contre le virus si c’est à ce dernier qu’elle pense. En revanche, je ne suis pas vraiment sûr de ça… Les survivants cherchent à fuir les morts vivants. Je ne suis pas sûr qu’il leur soit judicieux d’en créer de nouveaux, puisque le chasseur deviendrait ainsi la proie.

- T’es entrain de me dire que tu comptes empoissonner ceux qui t’ont fait ça ? Ou tous ceux que tu veux éliminer d'ailleurs. J'ai pas intérêt à te faire chier de trop alors...

Je ris légèrement, alors que j’hoche la tête.

- Clairement dans tous les cas, il fallait mieux que ça soit toi qui prennes la flèche. Moi j’ai réussis à te porter, mais je crois que la tâche inverse aurait été plus compliquée et plus amusante pour nos bourreaux.

Je la suis sagement, supposant qu’on ne fait rien d’autre que d’une balade, parce que je ne vois pas encore vers où la tigresse nous oriente…

- Le poison est une bonne idée je pense, si tu cherches à les tuer… Mais penses au fait que si on pense au poison qu’est ce virus mortel qui prospère partout dans nos rues ; ça ferait un infecté de plus à rôder autour de nous tu sais...

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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Mar 1 Mai - 18:52

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Elle se contente de parler en y mettant le suspens. Elle lui laisse le temps de réfléchir, d’analyser les situations qu’elle lui décrit pour voir s’il arrive à la même conclusion qu’elle. A dire vrai elle n’est pas sûre à 100% du raisonnement qu’elle annonce, mais en tout cas, c’était ce qu’elle aurait fait. Lorsqu’il finit par répondre, elle éclate de rire. — Non mais ça va pas ? qu’elle réplique aussitôt. Nooon. Je n’ai pas l’intention de tuer tout le monde en les empoisonnant avec le sang de ces choses. C’était pas du tout dans ses intentions. Même ceux qui lui avait fait ça. Eux, elle comptait bien les éliminer mais elle ne leur laisserait certainement pas 24h à vivre si elle leur mettait la main dessus. Leurs morts seraient bien plus rapides et définitives. Lorsqu’il dit que ça avait été plus simple qu’il la porte elle pose ses yeux sur lui. —Parce que tu doutes de ma force naturelle ?, elle dit d’abord en plaisantant. Mais pour le coup, il n’avait pas franchement tort. Elle aurait pu le traîner, mais sur combien de mètres avant que ces mecs ne leur tombent dessus ? Trop peu. Ca aurait fini en bain de sang et ils auraient eu que très peu de chance de survivre. — Je les aurais tous tués. répliqua-t-elle avec un ton plus froid que prévu. Mais c’était bien ça qu’elle venait de penser. Elle n’aurait pas fui. La militaire n’avait pas ce genre de comportement et ne l’aurait jamais. Elle se serait battue même si c’était perdu d’avance.

Quand il reprend la parole elle comprend sa réflexion, mais n’est qu’à moitié d’accord. — Pas si tu es un bon chasseur et que tu traques ta proie. dit-elle en haussant un sourcil dans sa direction. Empoisonner ses ennemies ne voulait pas forcément dire les laisser se transformer tranquillement en l’une de ses créatures. — C’est juste une manière d’être sûr d’être débarrassé des gens nuisibles. J’imagine qu’à un moment, où le virus fait son effet, tu n’es plus apte à rien. Ni marcher, ni parler, ni même te défendre. C’est à ce moment-là que tu mets un terme à la vie de l’autre. Jordan laissa le silence s’installer. Elle eut l’impression d’être devenue un monstre à son tour. Sa façon de parler lui provoqua un frisson le long de sa colonne vertébrale. A quel moment avait-elle eu ce genre de pensées ? Et surtout à quel moment cela était devenu un sujet de conversation banal ?

La blonde passa une main sur son visage puis dans ses cheveux. Elle inspira profondément avant de reprendre la parole. — J’ai l’air d’une folle. Je m’en rends compte. Je n’ai jamais eu l’intention de m’en prendre à des gens, des innocents surtout. Certainement pas de la manière de laquelle on vient de parler. Je pense que toute vie est précieuse et c’est bien pour cela que j’élimine le plus de ces morts que je croise. Sauf que même avec les meilleures intentions, on n’était pas forcément une bonne personne. Et Jordan n’en était certainement pas une. — Je sais pas à partir de quel moment je suis devenue obsédée par cette vengeance. Au final je ne vaux pas mieux que ces gens… Toi-même tu ne préfères même pas rechercher ce taré qui s’en ait prit à vous…. Contrairement à elle qui ne désirait qu’une chose : qu’il paie de leur vie ce qu’il lui avait fait. — Même si tu es à bout, sache que t’es certainement une bien meilleure personne que moi. dit-elle en un murmure.


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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Jeu 10 Mai - 21:53
Au moins, si Jordan et moi nous avons bien quelque chose en commun, c’est que l’abandon d’un soldat ne fait pas partie de notre formation. Ce n’est que sous cette condition que personnellement j’accepte de terminer une mission. Le moins de perte humaine est souhaitée, ça a toujours été mon objectif. Je souris très largement parlé, en l’entendant parler comme la guerrière qu’elle est. On ne peut pas dire cependant que ses dires me rassurent. A vrai dire, je perçois même énormément de noirceur dans ses songes et cela me déplait évidemment. J’ai toujours connu Jordan comme une personne assez négative, mais en vérité je ne l’avais jamais entendu parler avec réelle violence. Pourtant, j’entends dans le grain de sa voix que tout ça sort naturellement. Heureusement pour elle, comme pour moi je présume, elle se rend très vite compte que ses paroles sont pour le moins sanglantes et dénués de partialité. Personnellement, je trouve l’usage du poison assez nul. Mais je suis quelqu’un d’assez loyal et franc jeu. J’aime pour ne pas dire, adore me battre à armes égales.

Rapidement, la blonde se freine pourtant, comprenant avec aisance qu’elle parle avec un tranchant qui pour elle-même, a un goût amer. Je l’observe et comme d’habitude quand elle déborde sur des choses qui ne lui ressemblent pas, je me permets de me faire ma propre opinion des faits. Jordan n’est pas mauvaise, même si elle le croit. Elle est simplement épuisée et chacun de nous fait un certain nombre de conneries ou pense à en faire lorsque nous sommes à bout. Que ça soit de la rage, de la tristesse, de la rancune qui l’anime, je suis certain que vu nos critères de vie actuelle au final, ses idées sont presque… dans la norme. Je fais le brave à dire que je ne cherche pas Joshua, mais clairement, quelles seraient mes envies, mes pensées et mes actions si je tombais face à lui ?

- Jordan, tu n’es pas une mauvaise personne. Tu es juste quelqu’un qui a de mauvaises pensées et putain, t’as pas idée comme ça fait de toi, quelqu’un d’humain. Comprends-le. La colère, la rage, la fureur ça fait partie de nous. Y a qu’à nous regarder 5 minutes pour comprendre qu’on les ressent tous les deux, mais qu’on les extériorise tous les deux différemment.

Je souris doucement, alors que je me risque à lui frotter l’épaule avec affection.

- Tu sais pourquoi je t’apprécie tant, que je tiens tant à te considérer comme une amie, une proche malgré ta carapace ? C’est parce qu’on se ressemble autant qu’on est différents. Ce qu’on cherche, c’est à sauver les nôtres, assurer le bonheur de ces derniers. On veut malgré l’actualité, qu’ils soient bien. Bien souvent, au détriment de notre bonheur.

Je me redresse doucement, continuant d’avancer.

- Aujourd’hui, on est face à certains échecs, mais aussi à des réussites. Je pense qu’on doit, que je dois, aussi penser à ce que j’ai accompli plutôt qu’à ce que j’ai foiré.

Je lui souris avec entrain. Même si c’est un sourire fatigué, il est au moins sincère.

- Malgré mon doigt en moins. Je peux encore tuer du mort-vivant. On va chasser ensemble beauté ?

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MessageSujet: Re: If you starting running away there'll be no where to hide   Mer 13 Juin - 22:06

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Aaron & Jordan


Les prunelles de la jeune femme étaient fixés sur ses pieds. Elle n’arrivait plus à penser correctement. A comprendre ce qui était bon et à l’inverse ce qui était mauvais. Le monde avait toujours été cruel et injuste. Il avait toujours abrité les pires abominations et les personnes les plus viles de l’univers. Cela n’avait franchement pas changé. Sauf qu’à une époque, la blonde était en mesure de distinguer ce qui lui semblait juste ou injuste. Aujourd’hui, sa place dans ce maigre équilibre lui était bien inconnue. La militaire savait au fond d’elle qu’à présent elle ne pouvait plus dire qu’elle faisait partie de ces gens qui s’évertuent à faire de la Terre un monde meilleur. Elle était devenu un animal, et comme tel, ses instincts basiques avaient pris le dessus sur tout sens moral. Fronçant les sourcils, elle leva le regard vers lui. Elle une bonne personne ? Elle écouta ce qu’il lui dit mais ne répondit pas cette fois. Simplement parce que ce n’était plus de simples pensées. Ce n’était pas que des émotions qui prenaient vie au fond d’elle. C’était devenu sa personne, tout entière. Puis il dit combien il se ressemble. C’est certainement un fait. Le but est le même mais leur agissement creuse leur différence. Jordan esquisse un mini sourire jusqu’à ce qu’il parle de bonheur. Elle lève volontairement les yeux au ciel avant de continuer d’avancer. Cette notion, il y a bien longtemps qu’elle l’a oublié. La blonde ne sait même pas ce que c’est. Le bonheur est un faite bien trop abstrait et inatteignable qu’elle n’y pense même plus.

— Tu ferais mieux de te focaliser sur tes réussites dans ce cas. Car on foire tous. Et certaines conséquences sont plus lourdes que d’autres… . Elle songe un instant à sa morsure et croit même la sentir sur sa peau comme si elle était récente. Un franc sourire s’affiche finalement sur les lèvres de Jordan. — Ce n’est qu’un doigt après tout, balance-t-elle pour le charrier. — Allez, passe devant cette fois ! Shadow peut ouvrir la voie plus discrètement que nous deux ! répondit-elle simplement.

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I'm never gonna let you close to me even though you mean the most to me. 'Cause every time I open up, it hurts. So I'm never gonna get too close to you even when I mean the most to you. I'm way too good at goodbyes.

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