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 Let me help you — Clarice

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MessageSujet: Let me help you — Clarice   Sam 10 Mar - 17:57


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« Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. »
30 Novembre 2016 — Prison — 13h59Nous avions enfin pris nos marques à la prison. J’avais fait le tour à Noah de la prison, les endroits où il pouvait se balader sans problème et les endroits totalement interdit car dangereux. Je connaissais la prison comme ma poche. Et quelque part ça avait quelque chose de rassurant d’être dans cet endroit. Elle me rappelait beaucoup de bon souvenir, une certaine nostalgie, un temps qui n’existe plus. Mais je me sentais en sécurité, chez moi quelque part. Entourer des gens que j’aimais et protégeais du mieux que je le pouvais. On avait commencé à aménager une serre pour lancer une culture de légume, enfin… tout ce que l’on pourrait trouver et faire pousser. Ayant grandi dans une ferme, ça m’était assez facile, et avec l’aide de Jayden, on devrait pouvoir s’en sortir sans problème. Les mains dans la terre pour creuser et aménager la serre, on y a passé un bon moment depuis très tôt le matin, dès que le soleil se lève. L’hiver s’est installé et les jours se raccourcis très vite.

Je profite du zénith pour me dégourdir les jambes au soleil, profitant de ces quelques rayons de soleil, essuyant mes mains sur mon pantalon j’entre dans notre bloc pour me trouver quelque chose de plus à me mettre sur le dos, le temps allant bientôt se rafraichir. Les enfants jouaient dehors mais je n’avais pas croisé le regard de Clarice. Cette petite avait vraiment de gros souci et ça me tuer de ne pouvoir l’aider plus. Elle méritait vraiment d’avoir une vie mieux que celle-là. Mais en sortant de notre dortoir, j’entends une respiration un peu plus loin, je pousse une porte avec très lentement pour être prête si jamais un mort s’était faufiler jusqu’ici… Sur la défensive prête à frapper je me retrouve nez à nez avec Clarice, dans un coin de la pièce endormi.

Je laisse retomber mes épaules, soulager que ce ne soit qu’elle. Malheureusement je l’avais réveillé en poussant la porte. La pauvre gamine avait de gros problème à dormir, elle faisait beaucoup de cauchemar et elle n’était pas la seule ! « C’est moi, chérie, c’est moi, désolé ma puce… » J’entre dans l’espèce de placard, où visiblement elle aimait bien se cacher. Je m’accroupi devant elle, laissant la lumière du jour entrer pour qu’elle voit mon visage et soit rassuré... « Je ne savais pas que tu étais là. Je ne voulais pas te faire peur. » Je m’assoie juste à côté d’elle, regardant un peu autour de moi, comme si j’étais dans une maison de poupée. Alors c’est là qu’elle se cache. Je profite de ce petit moment pour rester avec elle, entre fille, sans Noah, ni Abel. Juste elle et moi. On est amené à vivre ensemble et j’ai envie que ça se passe bien… « Tu sais Clarice, on se connait toi et moi… depuis un petit moment et … je sais que, la vie n’est pas aussi rose qu’on l’aurait espérer mais… tu sais que tu peux compter sur moi si tu as besoin… Je… je ne remplacerai jamais ta maman, je ne peux pas mais… si tu as besoin de te confier, si tu as besoin d’aide tu sais que je suis là, qu’importe tes problèmes. Tu peux compter sur moi. » Je lui souris, m’assurant que son tableau soit bien dans les parages pour qu’elle puisse me répondre.

Délicatement je pose une main sur son épaule pour la serrer entre mes doigts. Ça ne doit pas être évident tous les jours. Je ne la jugerai jamais, je ne suis pas là pour ça, elle a Abel pour ça. Le fabuleux rôle de la belle-mère.




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MessageSujet: Re: Let me help you — Clarice   Sam 10 Mar - 22:40
Jouer à cache-cache, c’était bien un temps, mais l’envie de dormir se faisait de plus en plus souvent. Je ne sais pas trop pourquoi, tout allait bien et pourtant, je n’arrivais pas à me dire que tout était bien. Je continuais de faire des cauchemars encore et encore. La peur me prenait, j’avais du mal à respirer et même si j’étais entouré de papa et Winter, rien à faire. C’était encore pire quand papa était parti faire une ronde ou autre chose. Alors, maintenant que la journée était bien commencée, j’avais cherché mes marques sans réellement aider qui que ce soit. À la place, j’avais cherché un coin tranquille pour dessiner et j’avais trouvé, j’avais mon sac avec moi, triant les feutres pour le dessin de ceux pour mon tableau. J’avais pris le crayon à papier pour simplement commencer les traits que Bernadette m’avait enseigné. Elle me manquait elle aussi, le labo me manquait. Sauf qu’on était à la prison maintenant, presque tout seuls et je ne savais pas quoi faire pour me sentir mieux. Sans trop savoir comment, j’avais senti mes larmes coulés contre mes joues et imbiber le papier. Je ne me sentais jamais à ma place, encore moins ici. Parfois, avec Abby, ça allait un temps, mais ce n’était pas très efficace pour le moment. J’avais fini par m’appuyer contre le mur du placard et sans trop savoir pourquoi, le noir total.

Je m’étais réveillée en sursaut, paniquer qu’on ouvre la porte sur moi. J’imaginais déjà le pire, des morts, mon autre père, un pantin tueur, n’importe quoi qui fasse peur, mais la voix de Winter se fit entendre. Elle tentait de me rassurer pendant que j’ouvrais les yeux. Mes yeux se posaient sur elle pendant qu’elle se mettait à ma hauteur, je me passais les mains sur le visage comme pour en chasser la fatigue, mais ça ne changeait strictement rien. Elle ne voulait pas me faire peur, elle ne savait pas que j’étais là, mais pourquoi elle était rentrée dans mon placard alors ? Elle en était venue à s’assoir et je ne disais toujours rien, c’était habituelle de toute façon, personne n’allait s’en plaindre. Elle disait me connaitre depuis un moment et c’était vrai, elle me connaissait d’avant, du coup, je n’étais pas vraiment certaine que ça compte. La vie n’avait pas été rose, c’est vrai, mais de là à pouvoir compter sur elle, j’en savais rien. Je n’étais même pas certaine de pouvoir compter sur papa, encore moins sur moi. Alors sur elle… Elle avait raison, elle ne remplacerait jamais ma maman, mais je ne pouvais pas non plus la croire quand elle disait que je pouvais me confier à elle. Elle allait tout balancer à papa à la première occasion, c’était ça les adultes. De toute façon, je n’avais rien de bien intéressant à lui dire. J’avais juste remonté mes genoux sous mon menton pour m’appuyer dessus et la regarder sans rien dire. Je ne lui avais jamais réellement écrit, je n’allais pas commencer maintenant. Même si j’avais mon tableau. Elle était en train d’offrir à papa la parfaite famille qu’il avait toujours voulu, mais je n’avais rien de parfait, je ne pouvais pas en faire partie. Mon vrai père était encore quelque part dehors et c’était un monstre et j’étais sa fille. J’étais la fille d’un monstre, un monstre en devenir et j’allais finir par faire du mal à papa à force et je n’en avais pas envie.

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MessageSujet: Re: Let me help you — Clarice   Mar 27 Mar - 20:04


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Je n’avais doit à aucune réponse… Ça ne m’étonnait qu’à moitié mais j’aurais aimé un petit quelque chose. Même une grimace, un sourire, un geste de sa part. Une véritable statue. Et à ce moment, je ne sais absolument pas quoi faire… pas quoi lui dire non plus. Le dos contre le mur, les jambes en tailleurs, le dos de mes mains sur mes cuisses. J’attends, dans le silence, mes yeux se baladent sur le placard, ce qu’il y a à l’intérieur, les objets… attendant quelque chose de Clarice mais il n’y avait toujours rien. Je racle ma gorge annonçant ainsi que j’allais reprendre la parole.

« J’aimerai bien que … tu m’écrives quelque chose Clarice. S’il te plait… » Je la regardais gentiment, pour savoir si au moins je pouvais rester avec elle, ou si je devais partir pour la laisser tranquille. J’aurais aimé avoir une discussion avec elle, entre fille. Entre une enfant et un adulte, je suis sûr qu’on aurait des tas de chose à se raconter. J’essaye de nouveau une tentative pour la rassurer sur la situation, sur nos vies ensemble. « On va être amené à vivre ensemble maintenant… J’aimerai qu’on se parle un peu toutes les deux. Depuis l’incendie on n’a pas vraiment eu d’occasion de parler toutes les deux, sans les garçons. J’essaye vraiment de faire en sorte que tout ce passe bien pour tout le monde, autant pour mon fils que pour toi et ton père… Il a besoin de toi et il t’aime vraiment tu sais… Ça lui ferait plaisir qu’on essaye au moins d’avoir le sourire pour lui, pour tout ce qu’il fait pour nous. »

J’ai la posture d’une amie, envers Abel, une amie de longue date et surtout un soutien dans cette vie chaotique. On a besoin de tous se soutenir et se serrer les coudes. Clarice n’est plus un bébé, elle doit comprendre certaine chose et que son père a besoin d’elle, de ses sourires et de ses attentions d’enfant. Les relations ne pourront jamais être toujours rose et féerique mais qu’on moins le temps que l’on se mette tous en place, que la vie à la prison prenne son rythme qu’elle passe du temps avec son père et qu’elle profite du temps avec nous. Je la regarde, sans bouger, j’attends vraiment une réaction de sa part… même ses craintes, ses peurs, des questions, qu’importe…




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MessageSujet: Re: Let me help you — Clarice   Mer 28 Mar - 6:08
Je l’observais dans un silence de mort. Je n’avais pas l’intention de lui parler, mais au moins, je la regardais. Je ne l’ignorais pas totalement. C’était mieux que rien, non ? Elle c’était installée à côté de moi, elle était là pour rester et je n’en avais pas réellement envie. Elle avait bien mieux à faire, Noah devait l’attendre quelque part et papa encore plus. Parce que bon, il ne jurait que par elle quand même, alors bon…

J’aurais cru qu’elle partirait, j’en venais à bout généralement. Mon silence était toujours pesant, sauf que cette fois, elle persistait. Se raclant même la gorge pour se lancer de nouveau dans des mots. Elle voulait des mots, sauf que je n’avais rien à lui dire. Il n’y avait rien à dire, elle disait toujours la même chose et c’était jamais suffisant. Je continuais donc de la regarder, sans même chercher à bouger d’un centimètre. Elle avait raison en disant qu’on allait avoir à vivre ensemble, mais ça ne voulait pas dire qu’on était obligé de se parler ou de s’entendre. On pouvait simplement se croiser et puis voilà. Ce n’était pas comme si j’étais du genre sociable de toute façon. Elle donnait l’impression de croire que la seule chose qui nous empêchait de discuter, c’était la présence des autres, mais… mais non. C’était un grand tout. Je n’avais pas envie de parler, ça se voyait, non ? Elle faisait en sorte que tout se passe bien pour tout le monde ? Peut-être pour sa petite famille parfaite à elle, mais pas pour moi. Sinon, elle aurait compris que je n’étais plus une gamine, que papa ne me laissait pas l’être et que donc, j’avais mon mot à dire, qu’elle n’avait pas le droit de me donner des ordres, de décider pour moi ou pire, de faire changer d’idée papa. Si papa me forçait à ne plus être une gamine, fallait qu’elle se le mette en tête elle aussi et rapidement. Elle ne serait jamais ma mère, parce que je n’en avais pas besoin. La mienne était morte, Abel comptait tuer mon père. Je n’étais plus une gamine, un point, c’est tout. Elle voulait qu’on ait le sourire, qu’on le remercie, qu’on lui fasse plaisir, mais… mais j’en étais incapable moi. Je continuais de l’observer, un peu triste, mais ça, je l’étais tout le temps en ce moment.

J’avais étiré mon silence sans rien dire, sans bouger, la regardant toujours. J’avais gardé le silence plusieurs minutes avant de soupirer. Comme si elle me tordait un bras de devoir lui parler et c’était un peu le cas. J’avais simplement déposé mes doigts contre mon tableau pour le glisser bruyamment entre nous. J’avais ensuite prit mon feutre l’ouvrant avec mes dents parce que j’avais la flemme de changer de position. Elle me demandait déjà beaucoup trop d’effort. Lentement, j’avais commencé à tracer les lettres qui m’importait, je me fichais pas mal de ce qu’elle avait à en dire, j’allais juste lui expliquer pourquoi je n’allais pas devenir heureuse soudainement et que je n’allais pas leur faire des beaux sourires pour les féliciter de leur famille parfaite. Lentement, j’écrivais simplement : « Il te regarde comme il regardait maman » et j’avais déposé mon crayon de façon un peu sèche avant de ramener mon bras sous moi. Je n’allais pas non plus écrire un roman. Elle avait toute l’information nécessaire maintenant. Elle me volait mon papa.
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MessageSujet: Re: Let me help you — Clarice   Sam 14 Avr - 17:16


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« Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. »
Mon sourire s’est assez vite effacé entre le moment où Clarice décide de m’écrire et ce moment où je vois les mots prendre du sens. Un premier coup de boomerang vient me frapper en plein visage. Le genre de sujet totalement délicat, compliqué à expliquer, faire comprendre et puis aborder avec des enfants. Accepter les relations de ses parents, pas toujours évident. Je pince mes lèvres, pas la peine de mentir, ça ne ferait qu’aggraver la situation, Clarice est loin d’être bête. Elle est sèche et je vois très bien qu’elle m’en veut mais je comprends maintenant pourquoi.

« Tu as peur que … je te prenne ton papa… C’est ça ? » Trouver quelque chose d’intelligent à dire, qui va la rassurer et surtout lui expliquer la vérité. Simplement. Quelque part ça me toucher ce qu’elle me disait, car je sais à quel point la maman de Clarice avait compté pour Abel. Ca me faisait quelque chose au fond de mon cœur mais j’avais également de la tristesse pour la jeune fille. « Ecoute, je vais être sincère avec toi. Ton papa et moi, on a des… sentiments l’un pour l’autre. On ne sait pas encore où ça va nous mener mais pour le moment on essaye d’abord de vous protéger. » Je cherche mes mots, des mots justes pour la situation. « Je te promets que je ne cherche pas à te le prendre, je lui ai promis de veiller sur toi comme je le fais avec Noah… On peut… on va faire un marché toi et moi. On se parle franchement d’accord ? Quand tu as quelque chose à me dire, dit le moi sincèrement. Je commence si tu veux. Je suis contente que tu m’es écrit ça… on peut en discuter toutes les deux, sans garçons, juste toi et moi. Je suis désolé de ce qu’il est arrivé à ta maman et je sais qu’elle comptait beaucoup pour ton papa. Je cherche à remplacer personne, ni à voler personne, c’est ton papa il le sera toujours qu’importe tes bêtises, les hauts et les bras. »

Je prends le tableau de Clarice, efface ces mots avec le côté de ma main pour y écrire. « On essaye de partir du bon pied toutes les deux ? » Je dépose le tableau prêt de Clarice pour qu’elle puisse lire. C’est à elle de me faire part de ces reproches, de ses problèmes envers moi. Je pourrai faire en sorte de régler certaine chose entre nous pour diminuer cette tension entre nous.



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MessageSujet: Re: Let me help you — Clarice   Mer 2 Mai - 1:26
Comment je pouvais lui faire comprendre, si déjà en parler aurait été plus facile, je ne parlais pas. Je devais tout écrire sur mon petit tableau et je ne trouvais pas réellement les mots. En fait, j’y étais arrivée un peu, ça lançait au moins la conversation. Elle savait que je savais, c’était d’une évidence, mais maintenant c’était officiel si on veut.  Sauf que c’était la pointe de l’iceberg, je ne savais pas comment exprimer le reste.

Si j’avais peur qu’elle me prenne mon père ? Un peu, en fait, c’était déjà fait de toute façon. Sauf qu’elle disait que non. Elle continuait avec les discours typiques de belle-mère, j’en avais entendu parler à l’école, chaque fois qu’une nouvelles amies avaient une nouvelle belle-mère, c’était toujours ça. Elle voulait nous protéger, moi et Noah, mais ça aussi c’est un problème, mais comment lui dire ? Limite, qu’elle soit… avec Papa, je pouvais comprendre, mais je ne voulais pas d’une… d’une maman. Papa voulait que je sois grande et quand Winter était là, il me traitait comme un bébé. Faudrait expliquer ça aussi. Comment on explique ça ? J’avais hoché la tête à l’affirmative quand elle m’avait fait promettre de parler franchement. Comment je faisais ça ? Aucune idée. J’avais baissé mes yeux vers mon tableau, elle y écrivait une petite phrase et, je sais pas pourquoi, mais ça m’avait fait sourire, un petit peu. C’était bien la première à m’écrire aussi. Maintenant, expliquer. J’avais pris mon crayon pour écrire simplement une d’accord en haut de sa phrase. Ensuite, je m’étais mise à réfléchir à comment expliquer. Ok, les mots, trouver les mots. Je tapotais le crayons contre mes lèvres à la recherche d’une phrase pour finalement prendre mon tableau sur mes genoux pour effacer nos mots et expliquer un peu « Papa m’interdit d’être un enfant. Toi, tu me traites comme un bébé et il t’écoute. Je peux pas être une grande, sans avoir droit de l’être. »

Bravo, ce n’était pas clair, mais pas du tout. Alors je rajoutais : « Je ne suis pas Noah, je sais me défendre. » et je n’ai pas eu le choix de le faire. Chaque fois que mon père me tapait dessus, je me suis relevée, j’ai un couteau, je sais tirer, je ne fais pas de crise de bébés gâtées, je suis silencieuse, sage, je fais ce qu’on me demande, mais maintenant qu’elle est là, je n’ai aucun avantage à bien faire les choses. On me traite comme un bébé, tout en me demandant d’être sage comme une grande. Je refuse. Je vais me conduire comme une gosse chiante ou comme une grande, mais je veux ce qui va avec. Je veux qu’on réalise mes efforts. Je suis peut-être toute brisée, mais je suis moi et ça, je ne peux pas le changer. Si je dois les laisser vivre leur parfait bonheur pour être moi, je vais le faire.
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MessageSujet: Re: Let me help you — Clarice   Sam 26 Mai - 22:27


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J’ai l’impression que mes mots écrit ont fait mouche. Clarice ne peut pas parler, elle en fait qu’écrire alors autant que je fasse pareille pour lui montrer que je fais cet effort pour elle. J’ai réussi à lui arraché un sourire et j’en suis ravis. Ses mots font sens quand je les lis sur son tableau et je comprends. Même si quelque part ça me fait mal que Noah ne sache pas aussi bien se défendre que Clarice. Je suis sûr qu’avec Abel et les autres il va s’endurcir et réussir à se débrouiller tout seul… après il est aussi plus jeune…

Je reprends alors le tableau, efface ce que ma belle-fille a écrit pour lui répondre. « D’accord, je comprends, je vais avoir une discussion avec papa si tu veux. Comme ça, on se met d’accord lui et moi et tu ne seras plus perdu. » Je lui montre le tableau n’ayant plus de place, j’attends qu’elle est tout lu pour effacer et continuer. « Et je suis désolé de te traiter comme Noah, il est plus petit et ne sait pas se défendre mais je te promets de te traiter comme une grande si papa est d’accord. » De même je lui montre le tableau. La laissant lire, je suis contente de pouvoir échanger avec elle, sans boudin, sans ignorance. Elle se confit et me dit ce qu’il ne va pas, il n’y a que comme ça qu’on pourra construire quelque chose tous ensemble. J’efface de nouveau le tableau est écrit. « Tu vois c’est mieux de parler, comme ça on règle les problèmes. Tu pourrais peut-être apprendre à Noah comment se défendre ? »

Je lui donne enfin le tableau pour lui laisser la parole. J’essaye de la rapprocher de Noah, fut un temps où il était très proche. Il apprécie beaucoup Clarice et je sais que ça lui ferai plaisir de pouvoir retrouver ce lien entre eux. Puis à leur âge ils ont besoin d’avoir des amis pour être ensemble, s’aider et grandir. Je laisse Clarice écrire, les mains sur mes cuisses je la regarde faire. Je réfléchis à la discussion que je vais devoir avoir avec son père sur Clarice. Effectivement on ne peut pas lui donner des ordres contraires, au bout d’un moment s’est gonflant et être ado c’est pas une partie de plaisir. Il faut qu’Abel s’affirme avec Clarice et ne me laisse pas faire… je lui donne mon avis mais je ne suis pas parole d’évangile, c’est sa fille c’est à lui de prendre les décisions qui lui semble le mieux pour son enfant.



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