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 When things get crazy, don't push me away [Eliam]
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Will Kaneki-BurbankAdministrateur
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MessageSujet: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Jeu 22 Mar - 14:06
[6 Janvier 2017] Quelque chose n’allait pas. Elias pouvait nier aussi vigoureusement qu’il le voulait, Will refusait de changer d’avis à ce sujet. La tension était devenue palpable depuis quelques jours. Ça ne se jouait pas à grand chose, mais c’était bel et bien là. Les portes qui restaient ouvertes sans arrêt, Elias qui l’écoutait à peine quand il lui racontait l’avancée des travaux ou les choses ridicules avec lesquelles il occupait ses journées, le fait qu’ils se soient à peine touchés depuis des jours et les nuits agitées du soldat. Tout cela rendait Will particulièrement nerveux et, stupidement, il avait d’abord cru qu’il avait fait quelque chose de mal. Une petite erreur ridicule, oublié de ranger quelque chose ou fait une remarque déplacée sans le savoir. Ou peut-être tout simplement que la cohabitation devenait trop. Ils avaient avancé dans cette relation à la vitesse de l’éclair, ça n’était pas complètement idiot de se dire que, peut-être, la période toute rose durant laquelle les jeunes couples ne vivaient que d’amour et d’eau fraîche était finalement passée à la même vitesse que tout le reste.

Il avait rapidement rejeté cette possibilité au loin, mais le sentiment que quelque chose allait terriblement mal refusait de s’envoler. Au point qu’il en devenait stressé et irritable lui-même, bien plus qu’à l'accoutumé du moins et que même Joy commençait à avoir du mal à le supporter. Au point, aussi, que pour la troisième nuit d’affilée, Will n’arrivait pas à dormir. Il avait fait semblant un moment, s’était couché en même temps qu’Elias et était resté allongé à ses côtés, les yeux résolument fermés et sans bouger pendant un moment. Comme si de rien était, fuyant clairement une nouvelle dispute ou une quelconque conversation. Il s’était redressé dès qu’il avait entendu la respiration de l’homme se faire plus régulière, signe qu’il s’était finalement endormi. Aussitôt, le jeune homme avait mis fin à sa comédie et s’était redressé. Il était assis là depuis ce qui lui semblait être des heures et il ne savait pas vraiment pourquoi. La partie la plus irritée de sa personne mourait d’envie de descendre lire ou dormir sur le canapé, mais malgré sa mauvaise humeur, il restait là. Si Elias refusait de lui parler, tant pis, ça ne l’empêcherait pas de continuer à chercher à comprendre et faire son possible pour être là. C’était tout ce qu’il pouvait offrir, de toute façon.

Il avait fini par fermer les yeux sans s’en rendre vraiment compte, toujours appuyé contre la tête de lit, la fatigue le rattrapant doucement, lorsqu’un gémissement l’avait ramené à la réalité dans un sursaut. Ceux d’Elias étaient fermés aussi, mais même dans le noir, on voyait les traits tirés de son visage, loin du masque apaisé qu’il portait généralement lorsque Will se réveillait à ses côtés. Un autre cauchemar et c’était affreusement frustrant de ne pas savoir quelles images hantaient son esprit. À défaut d’autre chose, Will posa une main sur l’épaule de l’homme, le caressant aussi doucement que possible pour ne pas le déranger tout en marquant sa présence. Ça n’avait pas totalement fonctionné les nuits précédentes, mais il continuait de croire que ce serait quelque chose de rassurant.Ce fut encore plus inutile cette nuit que celles d’avant et ce qui n’avait commencé que par quelques gémissements se transforma rapidement en ce qui ressemblait sérieusement à une crise de panique qui parvint même à atteindre Will. Le souffle d’Elias devint incertain et il ne faisait plus que seulement remuer, il donnait l’impression de se débattre, assez pour que la main de Will soit plus ou moins expulsée de son épaule et que le jeune homme ne commence à s’inquiéter sérieusement. Il se redressa et se réveilla pour de bon, agrippant le soldat de ses deux mains pour le secouer légèrement et l’empêcher de bouger en même temps. “Elias ? Elias, réveille-toi !” Son propre coeur commençait à s’affoler doucement. Quelques sons plus rauques s’ajoutaient aux sifflements du souffle incertain du soldat, probablement des mots dont Will ne comprenait pas tellement le sens. Et il n’était toujours pas sûr de savoir quoi faire, continuant de le secouer légèrement en l’appelant, probablement trop bas pour être réellement entendu.

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Jeu 22 Mar - 14:56
J'avais pas réalisé directement qu'en changeant d'année, je me rapprochais de cette date qui m'avait été difficile, mais à mesures que les jours passèrent, involontairement, je me mis à y penser. Ils étaient morts à cause de moi, ils étaient morts... Ça avait commencé par une mission ou je m'étais ouvert un flanc, rien de grave, une vitre cassé que je n'avais pas vu, mais je m'étais blessé. Et puis j'avais commencé à tout laisser ouvert, pour m'éviter d'être piéger, devenant silencieux je fixais de plus en plus le vide, incapable de penser à autre chose. J'étais responsable d'eux et j'avais merdé. Will avait cherché à comprendre, mais inutile de lui faire porter ça. J'étais le seul à pouvoir traverser ça dans l'histoire, le seul responsable. Il avait perdu Aiden, je tenais Aiden en partie responsable du manque d'effectif que nous avions eu. Je n'avais pas envie de lui donner l'impression que son ex pouvait m'avoir détruit. Il suffisait d'accepter les faits. Mes les nuits étaient devenu difficile, des cauchemars, des réveils en sursaut, mais c'était tout. La date était passé après tout, j'allais m'en remettre. N'ayant presque pas parlé à Will de la journée, je m'étais couché avec lui, fermant les yeux et sombrant rapidement avant de laisser mes rêves me reprendre. Je pensais à eux, bien plus que je ne l'aurais voulu, je pensais à elle, à son innocence. Et puis il y avait la chute, brutale, violente. Je perdis rapidement conscience de la réalité, les images étant bien trop réel dans ma mémoire, bien trop réelle pour être fausse.

Le sang, encore le sang, du sang sur les mains, je voulais m'en débarrasser, je voulais le retirer. J'avais du sang partout. Et puis la douleur, elle était atroce, la gamine, non.. Non. Non ca ne pouvait pas être vrai, pourtant ça avait l'air si réel, si vrai.. Tout revenait en boucle, en continue, comme si cela pouvait changer quelque chose, j'avais mal, mes poumons me faisait mal, mon cœur me faisait mal. J'avais envie de crier et j'avais beaucoup me débattre son cadavre restait là, il refusait de tomber... Elle se réveillait et... Sa morsure me fit mal, la chaleur de ses mains sur mes épaules, je tremblais jusqu'à imploser. Ouvrant alors les yeux, tout était noir, on me tenait, je me dégageais avec brutalité. Je transpirais, ma respiration n'avait plus la moindre cohérence, mon cœur battait à m'en faire mal. Portant une main à mon torse, je gémissais de douleur, me pliant en deux alors qu'elle refusais de partir. La morsure, ou était la morsure ? Nouvelle panique, nouvelle douleur. Mon coeur allait lâcher je ne voyais que ça. Je n'arrivais pas à savoir ou j'étais, le sol n'était pas froid, il y avait quelqu'un avec moi, il y avait quelqu'un, j'entendais respirer, mais je ne voyais rien, il y avait trop de... Larmes ? Une première perle salé brûla ma joue bientôt suivit par ses jumelles. J'avais mal, la douleur était réelle, la panique aussi alors que je fixais ce qui semblait être un matelas, « Elle est où ? Elle est où ? », ou était la gamine ? Qui était la... Sortant du lit je me cognais une première fois dans un mur, c'était pas ma chambre, on était pas à l’hôpital... Me prenant les pieds dans des vêtements, je me cognais une nouvelle fois jusqu’à trouver la porte, jusqu'à trouver l'interrupteur, jusqu'à ce que la lumière se fasse sur l'endroit ou j'étais, « C'est pas mon lit... C'est pas mon lit... », je déglutissais avec difficulté, j'avais l'impression de me briser de l’intérieur au point qu'un nouveau spasme me plia en deux durant quelques secondes. Ou elle était, ou était le sang ? Touchant mon torse précipitamment je ne trouvais rien, pas de sang, pas de blessure, rien..

J'étais ou... J'étais ou... Qui ? On venait de nous attaquer, on venait de nous attaquer, « On doit sortir d'ici, on va mourir, il va mourir... », il ? Will. Qui ? Will, « Will... Je dois sauvé Will, je dois la sauver aussi, on doit partir, on doit pas rester là, on doit pas rester là... », la gorge sèche, la respiration rapide, je regardais autour de moi finissant par le voir lui. J'aurais du réaliser plus vite qu'il n'avait rien à faire dans cette réalité, qu'il n'était pas présent, mais il était là, on allait nous tuer, ils allaient être massacré et il était là, il devait pas mourir, il ne devait pas mourir. Il... Le fixant, mon regard tomba à nouveau sur lui avant de balayer la pièce, avant d'assembler les pièces du puzzle, ce n'était pas l’hôpital, c'était la vrai vie, ce n'était pas... Avalant le peu de salive qui me restait, je me perdis dans le vide, ma main glissant sur la cicatrice, elle était refermé... Ce n'était qu'un cauchemar ? Pourtant la douleur, les larmes... « Fort Hope... Je suis à Fort Hope... », on était en sécurité, j'étais ici, j'étais ici pas ailleurs, je devais me reprendre. Me répétant en boucle qu'il n'y avait rien, je me répétais en boucle que c'était ok... Alors que non, c'était pas ok, c'était pas ok du tout...   

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Jeu 22 Mar - 15:41
Sous le coup de la surprise, Will n’eut pas vraiment l’occasion de réagir quand Elias sembla se réveiller plus ou moins, se dégageant de l’emprise de l’ingénieur assez violemment, son épaule frappant contre le mur lui arracha une vague de douleur rapidement balayée par ce qui se passait sous ses yeux et qui semblait un peu plus urgent. Interdit, le jeune homme se laissa retomber contre la tête de lit et plissa les yeux pour essayer de voir un peu plus clairement ce qui se passait dans l’obscurité. Elias s’était redressé à son tour, il n’avait jamais été aussi agité, il parlait, mais rien de ce qui se passait en ce moment n’avait de sens aux yeux de Will. “Elias !” Il se leva quelques secondes après le soldat, essayant tant bien que mal de suivre sans oser réellement approcher, seule sa voix tentait désespérément d’attirer son attention, mais ça ne servait à rien. Il aurait aussi bien pu ne pas être dans la pièce en ce moment, il aurait pu ne pas être là du tout, c’était comme s’il n’existait pas. Et il n’arrivait vraiment pas à comprendre. Il savait, pourtant. C’était un peu trop tard, mais il comprenait maintenant que ce qui hantait son petit-ami trouvait sa source dans ses traumatismes passés. L’hôpital. Will s’était toujours évertué à ne surtout pas imaginer les horreurs qu’Elias lui avait raconté à ce sujet. Tout ce monde était baigné d’horreur, à quoi bon s’en rajouter une couche ? Mais ils s’en sortaient, tous les deux. C’était la première fois qu’Elias avait une réaction aussi violente et Will n’avait aucune idée de quoi faire pour l’aider, paralysé par la peur et l’inquiétude.

La lumière l’étourdit une seconde et il regretta presque qu’Elias ait réussi à l’allumer, l’obligeant à voir sa détresse de pleine face. Will resta où il était, debout au pied du lit, les bras à peine tendus devant lui comme s’il s’apprêtait à toucher l’homme, mais il ne tremblait même pas tellement il craignait qu’un seul geste de sa part n’empire les choses. Il fit un pas en avant lorsque le soldat prononça son nom, mais s’arrêta aussitôt qu’il réalisa que ça n’était pas pour lui parler. Il ne devait toujours pas se rendre compte qu’il ne dormait plus. “Je suis là, Elias. C’était juste un cauchemar, tout va bien.” tenta-t-il une fois de plus, toujours sans véritable effet. Il osa faire un autre pas, réduisant beaucoup trop la distance entre eux pour se sentir totalement rassuré. Sa gorge commençait à se nouer méchamment et il avait l’impression que son coeur finirait par exploser tellement il battait fort contre ses côtes.

Enfin, le cauchemar sembla s’estomper légèrement et la réalisation se faire dans l’esprit d’Elias. Il n’apparaissait pas beaucoup plus calme, mais il parlait de Fort Hope, c’était bon signe, non ? Will leva les mains un peu plus devant lui, ses doigts effleurant à peine le bras du soldat. En l’absence d’un nouveau mouvement de recul, son geste se fit un peu plus ferme, ses doigts se refermant doucement autour de l’avant-bras du soldat et il fit le dernier pas qui les séparait encore. “Je suis là. Tout va bien, c’était juste un cauchemar.” répéta-t-il avec autant de conviction que possible. Tout n’allait pas bien, loin de là, mais les dangers qu’Elias s’imaginaient n’existaient pas pour l’instant. Will était assez proche pour sentir son souffle complètement incohérent sur sa peau, désormais et il décida de ne pas attendre davantage pour prendre l’homme dans ses bras et le serrer contre lui, un peu trop fort sans doute, mais ça lui était complètement égal. “Tout va bien, mon amour, tout va bien. Je suis là.” Ses mains dessinaient de larges cercles sur son dos et il continuait sa litanie à voix basse, imperturbable, dans l’espoir qu’Elias finirait par le croire et par se calmer totalement.


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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Jeu 22 Mar - 16:35
Baissant les yeux sur les mains qui venaient de me toucher, j'essayais d'écouter l'homme, j'essayais vraiment, mais la douleur, je pouvais pas l'imaginer, je pouvais pas l'inventer. Mes bras pendaient le long de mon corps lorsqu'il me prit dans ses bras, lorsque la réalité reprit un peu plus ses droits pour me faire revenir sur terre. Il était là, on allait pas le toucher, on allait pas le tuer. Ceux qui devaient mourir était déjà mort... Fermant les yeux, de nouvelles perles glissèrent le long de mon visage alors que je refermais enfin mes mains sur lui, comme rattrapé par ma conscience. Tout ça c'était passé, c'était fini, alors pourquoi j'avais autant mal, pourquoi je me laissais détruire alors que j'avais tout ce que je voulais ici. Je n'arrivais pas à l'expliquer. Abandonnant finalement, je m'accrochais avec bien plus de force, avec désespoir même, dans son dos, la douleur revenant de plus belle aussi alors que je tremblais de tout mon être contre lui « J'arrive pas à respirer, j'arrive pas... », j'y arrivais parfaitement, j'avais simplement dépassé mes limites, atteint le maximum que je pouvais supporter et chaque mouvement de mes poumons me brûlaient les chairs et rien ne suffisait à effacer cela. Rien ne pouvait diminuer ça. Je n'arrivais même pas à me calmer, je n'arrivais même plus à me détendre, j'avais peur que chaque silence me propulse à nouveau dans le passé. Ils étaient morts par ma faute, uniquement par ma faute. Ils me faisaient confiance, tout simplement et j'avais pas été à la hauteur...Me tendant légèrement en la revoyant elle, la douleur revient d'elle-même dans ma poitrine, faisant céder mes jambes alors que je m'accrochais à lui comme un condamné à mort à la vie. Un nouveau gémissement de douleur trouva le chemin de mes lèvres alors que je le lâchais pour appuyer sur ma poitrine. Le souffle coupé, j'avais l'impression de recevoir une balle à chaque battement de mon coeur. Les yeux fermé par la douleur, je m'accablais, « J'aurais du les protéger, j'aurais pas du les laisser mourir... Je vais remerder, je vais pas y arriver ici non plus. », si il se passait quelque chose à Fort Hope... J'avais déjà laissé la mort frapper bien trop de personne ici. Ezra avait disparu, et si il était mort ? Lui aussi je lui avais promit de le protéger et il était mort... C'était sur, Ezra serait pas partie sans prévenir. Et ça allait arriver aux autres, Harvey allait mourir, Logan allait mourir, Noah, Fern, Joy, Azia, Will, ils allaient tous mourir, ils allaient tous mourir...

« C'est pas un cauchemar, j'ai pas su une fois, j'y arriverais pas ici... », ce qui c'était passé la-bas avait tout d'un cauchemar, un cauchemar éveillé. Un nouveau spasme, des nouvelles visions. Mon coeur allait imploser alors que peu-à-peu c'était son image à lui que je voyais. Son corps sans vie, vidé de son sang. « Je veux pas que tu meurs, je pourrais, je vais pas y arriver... », la pression qui écrasait ma poitrine s'intensifia. Les yeux fermé, j'allais devenir dingue, j'arrêtais pas de voir et revoir la même image et c'était d'autant plus violent que je n'avais plus vécu ça depuis qu'il était là, depuis qu'on partageait le même lit. J'étais passé au dessus, j'étais allé de l'avant, alors pourquoi ? C'était l'anniversaire, le début d'un long combat contre la fièvre, contre une blessure bien trop grave. Ca avait été le début du chute, mais j'avais dépassé ça et aujourd'hui, revoir tout ça... J'étais incapable de le supporter, incapable d'avancer ainsi. Je ne voulais pas revoir le sang, l'horreur figé sur des visages sans vie, je ne voulais plus sentir le sang, la mort... Je ne pourrais pas. Je ne pouvais pas.  

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Jeu 22 Mar - 18:18
Quelques secondes, Will caressa l’espoir que la situation se calme aussi simplement que ça. Il n’avait pas fait grand chose, mais il ne pouvait pas réellement faire plus que d’être présent en ce moment. Et quand il sentit les bras d’Elias autour de lui, il s’imagina réellement que sa seule présence suffisait, jusqu’à lâcher un soupir soulagé qu’il regretta presque aussitôt qu’il mourut sur ses lèvres. Une nouvelle vague d’angoisse sembla s’emparer du soldat et c’était profondément frustrant de ne pas savoir quoi faire pour le rassurer. Will ne s’était jamais senti si impuissant et il n’y avait pas de sentiment plus désagréable au monde. D’une façon ou d’une autre, ils y arrivaient toujours. Le monde à l’extérieur était affreux, leurs vies complètement désastreuses et les cicatrices profondément ancrées dans leur chair, mais ensemble, ils s’en sortaient. Ensemble, tout allait toujours parfaitement, aucune dispute ne survivait très longtemps, aucun cauchemar ne perçait leur bulle. Ils y arrivaient toujours. Mais pas ce soir. Il n’arrivait même plus à trouver quoi répondre pour raisonner face aux craintes du soldat. Il fallait qu’il se reprenne rapidement.

Se détachant doucement de son corps, Will prit les mains d’Elias et l’attira avec lui alors qu’il reculait et s’asseyait sur le bord du lit, forçant le soldat à en faire de même, doucement mais fermement. Il attrapa son visage entre ses mains et essuya grossièrement les larmes qui coulaient inlassablement sur ses joues, son propre coeur serré face à la détresse de l’homme qu’il aimait. “Je ne mourrais pas.” souffla-t-il avec fermeté, quand bien même il n’avait aucun moyen de faire une telle promesse. Mais pourquoi est-ce qu’il faudrait s’inquiéter de sa vie maintenant ? “Elias, écoute-moi, je t’en prie.” Il n’était même pas certain d’avoir son attention, en fait et c’était peut-être le pire. Il était invisible, totalement invisible. “Rien de tout ça n’est ta faute, tu m’entends ? Tu as toujours fait de ton mieux pour protéger les autres, t’as fait tout ce que tu pouvais.” Il savait pertinemment qu’il parlait dans le vide, pas parce qu’Elias ne l’écoutait pas, mais tout simplement car ce qu’il disait sonnait creux face à l’angoisse qui secouait le soldat. Mais que pouvait-il dire d’autre ? “Tout ira bien, on est en sécurité ici. Personne ne mourra. Et moi encore moins que les autres, tu n’arriveras jamais à te débarrasser de moi.” Il était à court d’option, déjà. Comment pouvait-il raisonner avec une angoisse comme celle-ci ? Il n’y avait rien de cohérent et aucune preuve logique et palpable à apporter. Il ne pouvait pas sortir un argument implacable d’un bouquin, il voguait dans un océan d’inconnu.

De nouveau, il chassa des larmes du bout des doigts et posa son front contre celui de l’homme, retenant un soupir, retenant toutes les émotions qu’il pouvait vouloir laisser s’échapper pour ne se concentrer que sur Elias. Il aurait tout donné pour trouver les mots magiques qui feraient passer cette crise miraculeusement. C’était comme si les engrenages de son cerveau tournaient dans le vide et il s’obligeait à respirer lentement pour ne pas se mettre à paniquer à son tour. “Tu dois arrêter de te torturer pour les choses que tu ne peux pas changer, Elias. J’ai besoin de toi, tu ne peux pas imaginer à quel point, ne laisse pas le passé te détruire.” Il n’avait pas envie de faire dans l’égoïsme, mais à la fin, c’était ce qu’il était, pas vrai ? Il n’aurait pas hésité une seconde à laisser n’importe qui ici mourir tant qu’Elias était en vie. Mais jusqu’à maintenant, il n’y avait eu aucun problème. “Fort Hope tient debout depuis plus d’un an, personne n’a cherché à vous attaquer, à vous détruire. La seule personne que tu as besoin de protéger maintenant, c’est toi.” Il avait officiellement fait le tour de tout ce qui aurait un tantinet de logique dans cette histoire.

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Jeu 22 Mar - 21:34
J’avais l’impression de tomber à chaque pas jusqu’à rejoindre le lit, jusqu’à m’y assoir sous une impulsion qui n’avait pas été la mienne. Je ne contrôlais pas ce qui se passait, je suivais alors qu’il affirmerait qu’il ne mourrait pas. Si j’échouai, si je n’arrivais à rien ? Il mourrait. La respiration toujours douloureuse je peinais déjà beaucoup à rester concentrer sur ce qu’il disait sur le fait qu’il puisse penser que tout cela n’était pas ma faute, sur le fait que j’avais fait de mon mieux. Non je n’avais pas fait de mon mieux, j’étais resté là à regarder la catastrophe arriver. Je n’avais pas réagit. J’avais merdé et la douleur que je ressentais maintenant n’avait aucune putain de justification. Je ne pouvais pas juste penser à moi, mais je pouvais penser à lui. Il avait besoin de moi, il avait vraiment besoin de moi… Ouvrant difficilement les yeux, je fixais le vide pendant de longue secondes avant de relever les yeux vers lui, glissant mes mains sur sa nuque pour l’attirer contre moi, pour décoller son front du mien avant de l’embrasser, les larmes se mêlant à cet instant à ce baiser qui était déjà brisé. Je cherchais à faire quoi ? À fuir ? Comme avant ? Me figeant à cette pensée, je me dérobais dans son cou, m’y nichant. Combien de temps je n’en sus rien, j’imaginais sans doute plusieurs minutes, surement pas plus, mais durant tout ce temps, ma main était resté figé sur mon torse, cherchant à mettre fin à la course de mon coeur, cherchant à le ralentir, cherchant à moins souffrir. « Je… J’ai… Je serais là pour toi. », soufflais-je en le pensant, mais en n’arrivant pas à être convaincant dans la voix, en n’arrivant pas à chasser cette partie douloureusement de mes veines. Il ne pouvait rien faire… En fait si, être là suffisait, mais si je continuais à m’aveugler rien n’avancerait.

Me décollant de lui, je me remis debout, toujours tremblant avant d’ouvrir une fenêtre pour m’y pencher. Je ne ferais aucune connerie, rassurez-vous, j’avais besoin d’air et le froid mordant de l’hiver vient mordre ma peau nu avec beaucoup trop de facilité que cela en était presque fascinant. Fascination éphémère qui précéda simplement une douleur de plus. Une douleur qui aurait le mérite de rester alors que les larmes avaient cessé de couleur. Je reprenais le contrôle, doucement, non difficilement, mais je le reprenais. Tout était fini depuis des années, ma vie n’était plus avec eux, ils m’avaient forgé, mais c’était tout… Comment le passé pouvait faire aussi mal ? Je n’en savais rien. « Je serais toujours responsable, quoi que je puisse dire. », ils me faisaient confiance, tous. Refermant la fenêtre, je reviens à ses côté, le thorax toujours aussi brulant. « J’aurais du réagir plus vite. », m’accusais-je avant de poser à nouveau mon front dans son cou, un nouveau tremblement me secouant alors que certaines images revenaient me hanter. Je ne pouvais même pas modifier quoi que ce soit, je ne pouvais que subir… « J’ai besoin de toi Will… », murmurais-je à nouveau, des nouvelles larmes traversant mon visage avant que mes poings ne se ferme sur les draps. J’avais besoin de lui, de le savoir là pour avancer… Et si en cet instant la douleur ne semblait pas vouloir disparaitre, la raison était suffisamment revenu pour savoir que là, sans lui, je ne pourrais pas me redresser…  

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Jeu 22 Mar - 22:30
Peut-être que Will ne s’était pas montré totalement inutile, après tout, mais il en doutait sérieusement. Pourtant, Elias semblait vouloir reprendre son calme. Il essayait en tout cas et c’était tout aussi douloureux à regarder. Will avait été parfaitement inutile, il en était désormais persuadé. Il fallait qu’il trouve une autre stratégie, une autre manière de ramener Elias avec lui et pour le moment, à en croire la saveur plus salée de ses baisers, c’était loin d’être gagné. Le plus agaçant venait sans doute du fait que Will restait là, immobile et stupide. Inutile. Ses gestes suivaient Elias comme s’il était devenu un automate et ses lèvres restaient désespérément closes, incapables de laisser s’échapper la moindre parole rassurante. Il resta comme ça une éternité, catatonique, à prier pour que la situation s’arrange d’elle-même en sachant parfaitement que ça n’arriverait jamais. Jusqu’à ce qu’Elias ne revienne s’asseoir près de lu, l’air toujours aussi hagard et les mêmes reproches lancés contre lui-même et ne retourne contre Will les mots qu’il avait tenté d’offrir en désespoir de cause. J’ai besoin de toi. Pourquoi est-ce que ça lui brisait à ce point le coeur d’entendre ça ? C’était le soupir de trop, en tout cas, celui qui réveilla enfin l’ingénieur. Il ne pouvait pas rester là à attendre sans rien faire éternellement. Il se redressa lentement, s’éloignant d’Elias tandis qu’il appuyait sur ses épaules pour l’inviter à se redresser aussi. À le regarder.

“Je suis là.” répéta-t-il encore une fois, quand bien même ça n’avait pas servi jusque là. Il prit la main du soldat dans la sienne et la guida jusqu’à son visage, comme pour donner un peu plus de poids à ses paroles. Qu’il sente réellement que Will était là, physiquement. Son regard s’échappa une seconde d’Elias pour balayer la pièce autour d’eux, pas plus d’une seconde avant qu’il ne se mette à bouger à son tour. Il se hissa entièrement sur le lit et s’asseya en tailleur, guidant toujours Elias avec lui, l’invitant à lui faire face. Clairement, Will n’était pas fait fait pour trouver les bons mots pour effacer d’un revers de la main les craintes qui pesaient sur l’homme, mais il pouvait faire autre chose, non ? “Regarde moi.” exigea-t-il en reprenant les mains d’Elias dans les siennes. “Je suis là et je n’irais nul part. Et je serais toujours là. À la fin de chaque journée merdique, quand t’auras envie de baisser les bras et que tout s’écroulera autour de toi, je serais ici à t’attendre, chez nous, dans notre propre monde à nous et je prendrais soin de toi et tout ira mieux. Comme je le fais déjà tous les jours.” Il n’avait peut-être pas le droit de promettre quelque chose comme ça, mais il n’en avait rien à faire. Qu’on essaye juste de l’empêcher de tenir cette promesse, pour voir.

L’une de ses mains se libéra pour se poser sur le visage d’Elias, le forcer encore une fois à le regarder droit dans les yeux et il ne manquait plus d’assurance, cette fois, peu importe que ce soit justifié ou non. “Quoi qu’il arrive, demain ou dans une semaine, dans deux mois, dans trois ans… Je serais toujours quelque part à t’attendre.” Fort Hope pouvait bien finir dans les flammes et Elias pouvait passer toutes ses nuits à regretter tous les pauvres crétins incapables de s’en sortir dans ce monde, ça lui était égal qu’ils soient ici ou ailleurs, qu’ils soient ensemble tous les jours ou non. D’une façon ou d’une autre, ils avanceraient, ensemble. C’était bien la seule chose dans ce monde dont Will était certain actuellement.


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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Ven 23 Mar - 9:50
Je m'étais laissé faire, me redressant à mon tour pour m'asseoir sur le lit ou j'avais manqué de perdre la raison un peu plus tôt. Il était là. Oui, il était la. Ma respiration reprenait difficilement alors qu'il me demandait de le regarder, alors qu'il m'assurerait qu'il sera toujours là, présent après chaque journée, il attendrait ici, chez nous. Dans notre monde, il prendrait soin de moi et tout irait mieux. Qui prendrait soin de lui ? Qui pour lui prouver qu'on l'aimer ? Fermant les yeux en sentant sa main se poser sur mon visage, ma respiration avait presque reprit son rythme normal, seul mon coeur continuait à brûler sous la douleur. L'entendre me promettre de m'attendre quelque soit le temps me noua la gorge, me serra l'estomac. Je ne voulais pas qu'il arrive quelque chose, je ne voulais pas qu'il arrive quelque chose, je ne tiendrais pas. « Quoi qu'il arrive, fuis, cherches à survivre... J'en ferais de même, promit, mais survie. », demandais-je alors. Le monde pouvait s'écrouler, tant qu'il serait vivant ça irait, tant qu'il survivait ça irait. Ouvrant de nouveau les yeux, je plongeais dans son regard sans chercher à comprendre, sans chercher à cacher quoi que ce soit. « Je te retrouverais, ou que tu sois je te retrouverais, alors si je dois pas regarder en arrière, regardes pas non plus et attends moi en sécurité, toujours. », je connaissais ses méthodes, je savais remonter ses traces. J'étais bon pisteur, très bon même, peut-être pas autant que je pouvais être bon tireur, mais je perdais rarement les personnes que je cherchais. Alors si il fallait le retrouver, j'y arriverais. Si il se sauvait, si il protéger sa vie, j'y arriverais. On était bon en individuel... Mais abandonner Fort Hope... Fermant à nouveau les yeux, je sentais un frisson désagréable me prendre.

C'était pas difficile pourtant de ne pas se laisser prendre par la peur non ? Je savais qu'il ferait attention, et c'était lui qui comptait vraiment, alors que chercher de plus. Finalement ma main se releva pour glisser sur la sienne, soupirant contre sa peau avant d'avouer, « Je pensais avoir dépassé ça. », c'était violent et douloureux. J'avais réussi à oublier tout simplement, j'avais réussit à ne plus y penser, du moins plus aussi souvent. C'était devenu davantage des interrogations, des questions sur leurs devenir, si quelqu'un avait nettoyé la zone ou non... Juste des questions. Mais aujourd'hui, enfin depuis quelques jours, les angoisses étaient redevenu les mêmes. Toujours les mêmes. « Je voulais pas que ça arrive, je voulais plus regarder derrière moi Will... Désolé... », murmurais-je presque alors que ma gorge se nouait de plus en plus. Je ne voulais pas le mêler à ça, je ne voulais pas le mettre face à une évidence qu'il ne pourrait contrôler. Je ne pouvais déjà rien y faire moi. Pourtant sentir sa main me faisait du bien, vraiment. L'idée d'avoir du gérer ça seul me fit soudainement peur, sans lui, avancer serait impossible. Respirer serait impossible.  

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Ven 23 Mar - 12:48
Retenant presque son souffle, Will attendait le moindre signe qui prouverait qu’il avait finalement réussi à calmer Elias. Il ne demandait pas la Lune, il n’exigeait même pas que tout rentre dans l’ordre soudainement et que le soldat soit de nouveau prêt à affronter toutes les batailles, seulement de voir s’effacer, même légèrement, les traces de l’angoisse sur son visage. Il n’était pas certain d’y être parvenu, mais Elias lui semblait un peu moins agité lorsqu’il se décida à reprendre la parole, exigeant que Will lui fasse une promesse qu’il n’avait même pas besoin de demander. “Je te le promets.” Il n’avait pas hésité, pas réfléchi, seulement répondu ce qui lui semblait évident. Il n’était pas un soldat, lui, il n’était pas entrainé à sauver le monde et penser aux autres, seule sa vie lui importait et celle d’Elias désormais, et il n’aurait jamais besoin d’y réfléchir à deux fois avant de faire tout ce qui serait nécessaire pour leur bien à tous les deux. Jamais. Il parvint même à étirer un sourire, maigre et triste, mais un sourire quand même, alors que ce fut au tour du soldat de lui faire une promesse tout aussi inutile. “Toujours.” Sa voix n’avait été qu’un murmure, mais il n’avait pas peur et ne doutait même pas un peu. Qu’importe s’il se berçait d’illusion ou faisait preuve d’un affligeant excès d’orgueil. Ils s’en sortiraient toujours, il en était persuadé. Parce qu’il avait réussi à respirer de nouveau grâce à Elias, qu’il avait retrouvé la petite étincelle d’espoir qui lui manquait pour continuer à vivre dans ce monde, une raison de se lever chaque matin et de survivre un jour de plus.

S’il était le seul, tant pis, Will avait réussi à se détendre un peu. L’ambiance changeait doucement, elle ne se réchauffait pas vraiment, mais il n’y avait plus la même urgence et la même panique. Et il continuait à sourire, il continuait à se sentir plein d’espoir et de certitudes. Même les plaintes d’Elias se faisaient plus douces. Le jeune homme détacha sa main de son visage et bougea de nouveau, s’approchant un peu plus de l’homme, il glissa ses jambes de chaque côté de son corps et embrassa sa joue avec tant de douceur qu’il sentit à peine la chaleur de sa peau sous ses lèvres. “Tu n’as aucune raison de t’excuser.” souffla-t-il. “S’il y a bien une personne avec qui tu peux te permettre d’être toi-même, c’est moi, non ?” Ses bras encerclèrent les épaules du soldat alors qu’il le pressait contre lui et glissait ses lèvres contre son oreille. “Je suis à toi, dans la joie et dans les larmes.” Même s’il n’était visiblement pas le plus doué pour l’apaiser et que ce constat avait quelque chose de particulièrement effrayant. Un nouveau baiser tout aussi imperceptible fut déposé et, imperceptiblement, Will ressera son emprise autour d’Elias, comme s’il avait peur de le voir s’envoler d’une seconde à l’autre. Il resta comme ça quelques secondes, probablement trop brèves, avant de s’agiter de nouveau et de repousser l’homme pour qu’il s’allonge. Il remonta la couverture sur ses épaules et vint se glisser à ses côtés, l’enlaçant de nouveau autant pour se rassurer tout seul que pour rassurer Elias. Se rendormir maintenant lui semblait parfaitement impossible et il n’avait même pas pris la peine d’éteindre la lumière, gâchant inutilement l’électricité sans en avoir rien à faire. Ses lèvres se posèrent de nouveau près de l’oreille du soldat et après quelques secondes de silence total, sa voix s’éleva dans un souffle. “Quand aux assises de ma pensée doucement recueillie…” Monotone, il récita les vers du poème qu’il avait laissé une fois au soldat avant de disparaître, les mots qu’il avait choisi pour lui expliquer la crainte qu’il avait à l’époque, la peur qui l’avait paralysé d’aimer à nouveau quelqu’un qu’il finirait par perdre. Ça ne servait à rien, mais c’était quelque chose de logique et de palpable et ce soir, il avait l’impression que ce poème marchait aussi bien pour l’un que pour l’autre et que le message qu’il voulait faire passer y reposait en pleine lumière. Le passé ne disparaîtrait jamais tout à fait, il continuerait de les hanter tous les deux probablement jusqu’à la fin de leur vie, mais ça n’avait aucune importance tant qu’ils seraient là l’un pour l’autre. Alors, il continuait, un vers après l'autre jusqu'au dernier, ses bras fermés autour d'Elias et ses lèvres contre son oreille, il soufflait chaque mot sur le même ton en espérant que ça suffirait à le calmer pour de bon. “Mais si pendant ce temps je pense à toi, cher ami, toutes mes pertes sont réparées et tous mes chagrins finis.”

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Ven 23 Mar - 14:09
Il ferait attention, il fuirait, il ne resterait pas sur place. Il prendrait garde. Je me sentais ridicule, bien plus que je ne l'aurais voulu, ce stresse, cette peur, elle était rationnel, mais rien ne la justifiait. Ces souvenirs n'avait rien à faire là. Me redressant légèrement en le sentant bouger, je retrouvais son cou alors qu'il m'assurait que je n'avais aucune raison de m'excuser car avec lui, je pouvais être moi-même. Je ne voulais pas que cette part de moi vienne le parasiter, vienne le faire sombrer avec moi. Gardant le silence, je sentais le calme revenir peu-à-peu alors qu'il parlait, affirmant être à moi dans les bons comme les mauvais moment avant de me serrer contre lui. J'en fis de même, le gardant contre moi avant qu'il ne me force à m'allonger, ce que je fis avant de me reposer à nouveau contre lui dans le silence. Je revenais, je reprenais le dessus peu à peu. Sans doute aurais-je du en parler de suite, mais j'en avais été incapable. Le sentiment m'avait étouffé peu-à-peu, il m'avait tenu à la gorge et je m'étais laisser noyer, je m'étais étouffé sans pouvoir lutter. Il brisa à nouveau le silence, récitant un poème qui me sembla familier jusqu'à ce que je le reconnaisse. L'entendre le dire était bien plus agréable que le lire et finalement quand les derniers mots échouèrent contre mon oreille, ce fut un sourire, fragile certes, mais un sourire qui anima enfin mon visage. « Tu viens de me faire aimer quelque chose que je détestais... », soufflais-je finalement en posant mon front contre son torse. Mon cœur me faisait de moins en moins mal, la sérénité commençant lentement à me prendre alors que mes yeux se fermaient à nouveau, non pas pour dormir, mais simplement pour m'apaiser.

J'étais bien là, les souvenirs disparaissaient peu-à-peu, laissant enfin un place à l'instant présent. « Je te cacherais plus quand ça va pas. », même si cela revenait parfois à ne rien dire, à ne rien faire faute de possibilité. Mais je ne me retiendrais pas, ce n'était pas l'épargner que ne rien dire, ce n'était pas non plus le respecter ou lui faire confiance. Will pouvait encaisser, moi aussi. Mais j'avais besoin de lui pour dépasser tout ça. C'était inutile de faire l'autruche, de le repousser, de simuler la joie ou le bien être. Cette période serait sans doute toujours un peu difficile, j'allais devoir m'en faire une raison. J'allais devoir apprendre à vivre avec. Tuer au moyen orient n'avait pas fait autant de dégât, pourtant, la j'avais eu la volonté de tuer, mais j'avais l'impression de faire le bien, la j'avais simplement échoué. « Je t'aime », finis-je toutefois par souffler à l'égard de l'homme sur lequel je me reposais. Relevant finalement la tête, je trouvais ses lèvres pour l'embrasser avec retenu pour le moment, avec prudence même avant de retrouver ma place initiale. « Je t'ai réveillé ? », demandais-je finalement. J'avais assimilé ses mains à celle de la gamine, et j'avais crier bien avant, j'avais eu mal aussi. Ce rêve avant dépassé la réalité sur bien des points, je voulais savoir si c'était resté dans ma tête ou si j'avais vraiment eu peur au point de m'exprimer pendant un cauchemar. C'était stupide sans doute, sans importance aussi, mais ça me préoccupait plus que je ne l'aurais voulu.  

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Ven 23 Mar - 14:48
Dans un souffle, les vers de Shakespeare laissèrent la place au silence et ce qui avait eu pour but d’apaiser Elias avait finalement le même effet sur Will. Il ferma les yeux en laissant un sourire étirer légèrement le coin de ses lèvres et son crâne se vider de toute forme de pensée. Le changement était discret, mais il avait réussi à calmer Elias, il l’entendait dans sa voix plus tranquille et le sentait dans ses muscles plus détendus sous ses doigts. Comme quoi, la réponse était bel et bien dans un livre depuis le départ et Will regrettait sincèrement de ne pas y avoir pensé plus tôt. Quoi qu’il se trouvât légèrement vexé d’apprendre que ce poème n’avait pas encore trouvé grâce aux yeux du soldat avant ce soir. Will conserva cependant le silence un moment, laissant Elias parler à son rythme, promettre qu’il ne lui cacherait plus ses mauvais moments à l’avenir. Doucement, il dessinait des arabesques du bout des doigts dans son dos et laissait le calme retomber entre eux. “Je t’aime aussi.” fut tout ce qu’il se permit de dire pendant un moment, jusqu’à ce que l’homme lui pose une question qui lui tira un soupir. “Non, pas vraiment.” admit-il avec quelques réserves. “Je n’ai pas tellement dormi ces trois derniers jours. Tu fais des cauchemars toutes les nuits et… Je n’en sais rien, j’étais trop occupé à te surveiller pour dormir.” Et il se félicitait de l’avoir fait, honnêtement, même s’ils seraient morts de fatigue tous les deux d’ici quelques heures.

“Tu te sens capable de te rendormir ?” demanda-t-il, pourtant déjà persuadé de connaître la réponse à cette question. Et, fatigué ou non, il n’avait pas spécialement envie lui-même de laisser Elias se rendormir maintenant, involontairement inquiet qu’un nouveau cauchemar de vienne le troubler. Ils avaient plus ou moins réussi à s’en sortir cette fois, mais s’il fallait retraverser ce genre de crise au bout de quelques heures à peine… Will n’était pas certain de s’en sentir capable. “Si t’es assez en forme, on pourrait s’habiller et aller faire un tour.” Il faisait nuit noire et probablement glacial dehors, mais ça lui était égal. “Retourner au lac ou… remplacer le pauvre type qui est de garde cette nuit. Tu ne m’as jamais emmené en haut de l’une de ces tours et puisque tu ne travailleras pas demain, ça compensera un peu le fait que tu te prennes un jour de congé en prévenant au dernier moment.” Oui, il imposait un jour de repos forcé au soldat et il ne comptait pas le laisser argumenter à ce sujet. Après des jours dans cette situation insoutenable, ils méritaient tous les deux un peu de repos et un moment pour se retrouver en tête à tête, pour s’enfermer dans leur bulle sans permettre au monde extérieur de les effleurer.


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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Ven 23 Mar - 15:54
Je ne l'avais pas vraiment réveillé car il n'avait pas vraiment dormi avec mes cauchemars... Il préférait me surveiller. Une part de moi était en colère qu'il se soit sacrifié pour moi, qu'il n'est pas dormi et que je n'ai pas réalisé ça plus tôt, mais de l'autre côté... Il l'avait fait pour moi, il s'était occupé de moi, c'était mignon. Très. « Je mérite pas un homme comme ça... », soufflais-je avant qu'il ne me demande si je pouvais me rendormir, répondant à la négative, j'avais peur de certaines images, peur de certaine sensation. Je ne pouvais pas aller dormir... Il proposa alors de s'habiller pour aller faire un tour, soit le lac, sois remplacer le pauvre type qui montait la garde cette nuit pour l'emmener dans une des tours de gardes pour lui montrer. Et puis cela compenserait le fait que je n'allais pas travailler demain. Fronçant les sourcils un instant, je me redressais, souriant malgré moi en croisant son regard, « Tu t'expliques au près de Logan, et on est d'accords que tu me chasses de ce lit super tôt le matin ? », ce qui était assez rare pour le signaler. Lui embrasser le front, je me relevais finalement pour quitter le lit, retrouvant mon pantalon, mes chaussettes et mes chaussures, je cherchais un t-shirt plus chaud avant de passer un pull et d'envoyer ce que j'avais de plus chaud à Will. On allait se les geler à rester immobile mais j'avais quelques idées pour nous garder au chaud. Enfin si ca pouvait surtout me forcer à me concentrer ca ne serait pas mal. Passant une écharpe, je prenais le fusil avant de descendre pour affronter le froid de l'hiver. Rejoignant rapidement la tour de garde, je trouvais un gamin à moitié endormi qui venait seulement de prendre son poste. Voilà ma porte de sortie, je n'avais qu'à échanger non ? Montant tout en haut, j'attendis que Will soit la pour l'attirer contre moi. Si on ne s'en sortait pas malade, on avait de la chance.

« La première fois que tu es venu j'étais là, et t'es resté beaucoup trop longtemps à observer les lieux, je devenais dingue. », lui confiais-je en fixant les voitures au loin. J'avais gardé Will dans mon viseur pendant de longues minutes, me demandant ce qu'il pouvait bien foutre avant qu'il ne se décide à venir. Il avait raison aussi de ne pas se jeter dans la gueule du loup, il avait raison d'être prudent, mais ca avait été une tension bien difficile. La nuit était profonde, on y voyait pas grand chose, mais c'était ce besoin d'être vigilant qui me faisait ignorer le reste. Ignorer le froid, la peur, les souvenirs. J'avais changé à son contact, j'étais moins prudent sans doute, la blessure que je m'étais faite en étant la preuve en quelque sorte. J'avais prit de l'assurance, sans doute trop, mais ici. Ici il fallait observer, l'on ne pouvait rien faire d'autre. « Tu commences à me connaitre un peu trop... », finis-je par souffler en embrassant sa joue. Il savait ou m'envoyer, quoi me faire faire au final. Il me connaissait bien trop pour mon propre bien. Enfin non, c'était très bien comme ça en vérité, il me sauvait de moi-même.  

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Ven 23 Mar - 22:36
Il était tôt, certes et ça n’était pas dans les habitudes de Will de vouloir quitter le lit à une heure pareille, pas quand il savait qu’ils auraient pu y passer la journée ensemble, en tout cas. Quand bien même, le jeune homme ne perdit pas plus de temps pour en sortir, suivant de près le soldat qui récupérait des vêtements et ramassa les siens rapidement. En quelques minutes, ils étaient dehors et Will regrettait d’avoir été si prompt à sortir quand le froid glacial de Janvier le frappa de plein fouet. Il resta pourtant silencieux et suivit jusqu’à la tour de garde sans se plaindre une seule fois, parvenant même à ne rien faire de plus que jeter un regard perplexe au jeune homme qui leur laissa sa place. Peut-être qu’il n’aurait pas dû se permettre de dormir si sereinement que cela, maintenant qu’il voyait la mine endormie du garde. Et malheureusement pour les pauvres âmes qui s’imaginaient probablement bien en sécurité dans leurs lits en ce moment, la relève ne serait pas plus sérieuse car Will n’avait aucune intention de laisser le soldat faire son travail convenablement.

Il semblait faire encore plus froid au sommet de la tour et l’ingénieur ne se fit pas prier pour se coller contre Elias dans l’espoir de se réchauffer un peu. Il regarda vaguement autour de lui, bien obligé d’admettre que la vue était plutôt appréciable, ne serait-ce que de nuit et un sourire douloureux gagna rapidement ses lèvres alors que le soldat lui parlait de sa première visite en ces lieux et réalisait peu à peu la supercherie de Will. “J’apprends vite, je pensais que tu le savais.” Et il n’allait certainement pas s’excuser, s’il fallait venir se geler ici pour changer les idées d’Elias, alors il accepterait l'hypothermie sans problème. Bon, peut-être pas sans lutter tout de même, puisqu’il frissonna légèrement et se pressa un peu plus contre le corps du soldat, cachant son visage dans son cou à la recherche d’un tout petit plus de chaleur. “J’étais terrifié, ce jour-là.” souffla-t-il, revenant à sa première visite d’un ton plus distant. “Je savais que je fonçais droit dans un piège et j’essayais désespérément de m’en empêcher. Visiblement, j’ai complètement écouché.” Il en riait aujourd’hui, mais se souvenait parfaitement de la panique qui l’avait maintenu perché sur cette camionnette un temps interminable ce jour-là. Et aujourd’hui, ça l’effrayait cent fois plus de quitter Fort Hope que d’y revenir. Étrangement, la raison qui lui avait causé cette peur le premier jour était exactement la même que celle qui continuait de lui faire peur aujourd’hui. Deux réactions diamétralement opposées pour une seule et même cause, sagement nichée dans ses bras en ce moment-même. L’univers avait un sens de l’humour assez discutable. “Faut croire que mon instinct de survie est beaucoup moins aiguisé que je ne l’imaginais.” Et maintenant qu’il repensait à tout ça, il commençait à se sentir légèrement moins serein lui aussi, chose qu’il voulait absolument éviter. “J’ai du mal à réaliser que ça remonte à seulement cinq mois…” Il s'éloigna d'Elias sur cette pensée et se retourna pour regarder l'extérieur, la rue complètement vide et plongée dans le noir au-delà de la palissade et resta silencieux, perdu dans ses pensées quelques secondes, jusqu'à ce qu'il ne se force à se reprendre. Ils étaient là pour aider Elias, pas pour qu'ils se mettent à paniquer tous les deux. “Alors, qu'est-ce que tu fais ici tous les jours ?” demanda-t-il en se retournant vers le soldat, essayant de se donner un peu plus d'entrain.

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Sam 24 Mar - 22:10
Il apprenait vite ? C’est surtout qu’il cernait les gens avec une telle facilité qu’il aurait pu être psy si il n’avait pas non plus tendance à vouloir écraser les gens qui le dérangeait un peu trop. Le laissant se coller à moi bien volontiers, il avouait avoir été terrifié à l’idée de venir ici, me faisant baisser les yeux presque aussitôt, je l’écoutais expliquer qu’il savait foncer dans un piège. Un piège plutôt agréable non ? Je ne pouvais pas lui en vouloir, en sachant ce que je savais aujourd’hui j’étais même étonné qu’il soit venu. Frissonnant à l’idée d’avoir du gérer cette nuit seul, je posais ma tête contre son cou, fixant distraitement le paysage devant moi. J’avais du mal à imaginer les choses sans lui en vérité. La vie, le quotidien, la maison même, rien ne semblait avoir la même saveur sans son odeur, sans son sourire, sans ses haussement de sourcils, son regard condescendant. J’espérais que son instinct de survie soit un peu plus efficace dehors, car l’idée qu’il puisse se faire chopper par abus de faiblesse… Il savait survivre seul, il me l’avait démontrer, mais si il tombait face à un autre groupe moins bien intentionné, il ferait quoi ? Il ne pourrait pas s’en… Sa phrase coupa mes réflexions, bien que l’angoisse avait retrouvé sa place, me tendant involontairement. Cinq mois, c’était en même temps si peu et tellement au vue de la situation, « Parfois j’ai l’impression de t’avoir rencontré hier et pourtant j’ai l’impression de te connaitre depuis toujours. », la réalité était toute autre, j’avais surtout commencé à revivre à ses côtés, avant, même à l’hôpital, ce n’était qu’une tentative de survie, je n’étais plus vivant depuis longtemps. Alors que lui, il avait redonné du gout, un sens, un intérêt à tout ça. Refermant mes bras sur moi, je m’accrochais pour ne pas repenser à ce qu’il y avait avant, ou à ce qu’il pourrait y avoir après. L’angoisse de devoir vivre sans lui alors qu’il faisait tant de chose pour moi… C’était inimaginable.

Mon regard était tombé sur le sol avant qu’il ne me pose une question. Que faire ici tout les jours ? Relevant les yeux sur lui je devais avouer que si j’étais précisément, ici, il n’y avait pas grand chose à faire. La prévention était souvent une histoire de patience, de longue attente sans jamais rien au bout. « Je suis pas ici tout les jours sinon je serais mort d’ennuis depuis longtemps. », soufflais-je en pensant aux nombreux tours que je pouvais faire pour vérifier l’état des palissades, les cours, les changements de postes, les expéditions, l’entretient des armes aussi. Il y avait beaucoup trop de chose à faire quand on acceptait de prendre des risques et quand on était bon, ce que j’étais. « Mais quand je suis ici j’attends, j’observe si personne ne s’approche et si c’est le cas, j’attends de voir une récurrence… », quelque chose qui pourrait ressembler à une prise d’information, à une mise en danger. Il y avait eu des curieux venant souvent, mais c’était juste des curieux, des gars refusant de venir mais venant sans doute vérifier si il n’y avait rien à vider sur le cadavre de Fort Hope. Le Labo avait du en faire les frais, même si après un incendie, il ne devait pas rester grand chose. Ma vie avait sans doute rien de passionnant, mais si je pouvais les sauver… Fermant les yeux, je pris une grande inspiration, comme pour chasser ce qui était en trais de m’envahir à tords. Je ne devais pas replonger. « C’est pas très stimulant intellectuellement parlant, je te le concède. », ajoutais-je en cherchant à refaire illusion. Il allait mourir de froid pour moi, je pouvais au moins faire un effort.

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Dim 25 Mar - 14:55
Dans une attitude admirablement nonchalante, Will s’appuya contre le bois derrière lui, tournant pour de bon le dos à la rue qu’ils étaient censés surveiller et croisa les bras sur sa poitrine, portant toute son attention sur Elias tandis qu’un sourire étirait ses lèvres. Il n’aurait jamais cru que ce soit possible, mais il comprenait très exactement ce que voulait dire le soldat et, pire encore, ressentait exactement la même chose. Un mélange improbable d’intimité rassurante et d’excitante nouveauté, comme si, finalement, l’idée qu’ils aient réellement été faits l’un pour l’autre n’était pas qu’une possibilité idiote et embarrassante, presque écœurante, mais juste la réalité. Et qu’importe combien Elias aimait se moquer de lui en l’accusant d’être un grand romantique, même lui aurait trouvé cette pensée complètement niaise à une époque. Mais plus aujourd’hui. Il ne répondit rien, pourtant, laissant son sourire idiot mourir tout seul avant de changer de sujet et de s’inquiéter de savoir comment on pouvait décemment occuper son temps lorsqu’il fallait monter la garde. La réponse se révélait, hélas, tout aussi déprimante que Will l’avait imaginé. “Je doute que qui que ce soit ose venir faire un tour dans le coin en plein milieu de la nuit avec un temps pareil.” fit-il remarquer sur le ton de la conversation. “On aurait du prendre une bouteille pour se réchauffer et passer le temps.” Bien qu’il devinait déjà qu’Elias n’aurait jamais accepté, même si Will n’avait proposé cette sortie que pour lui changer les idées et certainement pas pour le mettre réellement au travail, il aurait mis sa main à couper que le sérieux petit soldat se serait offusqué de cette idée. Et le pire dans tout ça, c’était certainement que cette pensée fendait une fois encore le visage de Will d’un sourire plein de tendresse - à peine légèrement teinté d’exaspération.

“Tant pis, tu vas devoir te débrouiller pour m’occuper et me tenir chaud.” décida-t-il finalement, laissant retomber ses bras le long de son corps alors qu’il se détachait des rebords de la tour pour revenir près du soldat, attrapant sa main avant de se laisser glisser sur le sol. Il s’appuya contre le bord opposé, faisant vaguement face à la rue dont il ne voyait quasiment plus rien une fois assis et releva les genoux contre sa poitrine, son bras libre s’enroulant autour comme pour retenir le peu de chaleur dont disposait son corps. Il souffla doucement et observa le petit nuage blanc qui se forma devant ses lèvres, frissonnant au passage. Enfin, du moment que sa diversion fonctionnait, il ne pouvait être que satisfait, n’est-ce pas ? “Parle-moi de San Francisco.” exigea-t-il assez soudainement. “Peut-être que de penser au soleil aidera un peu.” Après tout, l’esprit pouvait faire des merveilles, n’est-ce pas ? Et en ce moment, Will aurait sérieusement envisagé de tuer pour se trouver sur une plage de Californie plutôt qu’au milieu d’un hiver glacial dans le Michigan. Et puis, ça lui semblait être un bon sujet de conversation pour les satisfaire l’un et l’autre : l’esprit d’Elias serait occupé à penser à quelque chose qui n’avait supposément rien d’affreusement déprimant et Will pourrait assouvir sa passion plus ou moins secrète en l’écoutant parler pendant des siècles. Plus de six mois qu’il poussait le soldat à lui raconter chaque petit détail de sa vie et il ne s’en lassait toujours pas. Il lâcha un rire discret à cette pensée, en réalisant surtout qu’il avait eu tellement de mal à admettre qu’il était amoureux de ce mec, alors que vraiment tout le lui hurlait depuis le début. Et juste comme ça, son esprit engourdi par le froid se détacha même du moment présent et, au lieu d’écouter sérieusement la réponse à la question qu’il avait posé, il se laissa sagement divaguer sur Elias, chaque petit détail de sa personne, chaque petit souvenir.

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Dim 25 Mar - 23:05
J’avais eu aussi cette pensée à l’époque, la nuit, le froid, personne ne viendrait, sauf qu’en dix minutes nous étions tous condamnés à mourir. En dix minutes tout le monde était mort. J’avais cru aussi… Je m’étais trompé. Alors non, une bouteille n’aurait pas été la bien venu, réellement. L’angoisse remonta d’un cran alors qu’il affirmait que j’allais devoir me débrouiller pour l’occuper et le tenir au chaud. Répondant mollement à son sourire, je tentais inlassablement de me reprendre, de lui rendre ce qu’il me donnait, mais c’était loin d’être à son niveau. « Les seules idées pouvant te tenir occupé et au chaud ne sont malheureusement pas faisable ici, avec cette température… », répondis-je en bottant en touche. Je n’avais pas vraiment envie de ça qui plus est, mais je faisais l’effort de lui donner un peu de change. Gardant sa main dans la mienne alors qu’il trouvait sa place par terre, je fixais toujours le vide devant moi avant qu’il ne demande comment était San Francisco, imaginant que penser au soleil pourrait lui faire du bien. Si il savait. « C’est la seule ville ou tu passe de 10 degrés en plein brouillard à 35 en plein soleil en à peine quelques rues. », ce qui était totalement vrai, mais qui avait au moins le mérite d’offrir un peu de fraicheur en pleine été.

Soupirant finalement, j’acceptais l’idée que rien de mortelle n’arriverait, et ou j’étais, je l’entendrais. Me laissant glisser sur le sol, je glissais une mains autour de ses épaules pour le garder contre moi, espérant que ma chaleur le sauve un peu plus. Souriant malgré moi en repensant à tout ça, je sentis un nouveau point s’envoler, « La ville était immense, dense, pourtant j’ai jamais eu l’impression d’étouffer entre les forêts à 20 minutes, la mer, les collines… », pour courir ca pouvait vite devenir l’enfer entre nous, mais on s’y habituait et on finissait avec un cardio de malade. « La ville était ouverte, t’aurais des règlements de compte dans les quartiers chaud, mais sinon tout se mélangeait, tu trouvais de tout, tu pouvais parler plusieurs langues dans une conversation sans gêner personne. », y être né, y avoir grandit avait été un honneur que j’avais comprit en arrivant sur le front. Tout le monde n’avait pas été exposé de la même manière à ce bouillon de culture et avec le recul, j’aurais du en profiter davantage. Découvrir plus de monde, laisser les différences me frapper plus facilement. J’aurais du faire sans doute plus d’effort. « Je suis sur que tu aurais aimé la ville. », il y avait de quoi tout oublier, comme de quoi créer. Je ne comptais plus le nombre de galeries d’art, le nombre de boutique éphémère que comptait la ville. La diversité y était tellement grande qu’il était impossible d’y rester insensible. Certes parfois il fallait accepter de se mouiller, mais c’était des risques à prendre. J’étais sans doute loin d’être vraiment objectif sur ma ville, j’en avais conscience. Je n’avais jamais bougé réellement, enfin si pour la guerre, mais j’avais toujours vécu à San Francisco. Ici, j’étais venu en mission rien de plus. Alors sans doute n’avais-je pas assez de matière pour comparer.  

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Lun 26 Mar - 12:09
Certes, Will n’avait pas réellement suivi ce que lui disait Elias, mais il décida qu’il n’en avait pas dit assez en constatant beaucoup trop rapidement que le silence était retombé. Il avait du moins sérieusement espéré que le monologue durerait des heures et ça n’était pas le cas. Malheureusement, ne sachant pas vraiment ce qui avait été dit, il eut un peu de mal à relancer et se contenta d’un sourire tandis qu’il observait Elias avec attention. Il libéra ses genoux après tout juste quelques secondes de silence et posa ses doigts glacés sur le visage du soldat pour le tourner vers lui, lui volant un baiser qui semblait en bonne voie pour les réchauffer tous les deux, mais qu’il stoppa avant d’en arriver là. Ça n’était ni le lieu ni le moment pour ça, le froid jouant certainement plus que le fait qu’ils soient dehors dans cette décision. “Ça a l’air d’être un endroit génial.” souffla-t-il en s’éloignant juste assez pour laisser le soldat respirer. “Quoi qu’en ce moment, n’importe où ailleurs qu’ici a l’air parfait.” Il n’avait pourtant jamais rien eu contre Détroit, mais contre l’hiver, c’était une autre histoire. “Si j’avais su que les choses tourneraient comme ça, je me serais offert quelques semaines de vacances au soleil juste avant la fin du monde.” souffla-t-il, pensif, en jetant un nouveau regard au-delà de la tour. Il ne voyait rien d’autre que le ciel noir devant eux et ça n’était même pas si affreux que ça, en fait, même s’il commençait à se dire que forcer des survivants à monter la garde par des nuits pareilles tenait plus de la torture qu’autre chose.

Poussant un soupir, Will reposa finalement sa tête contre l’épaule d’Elias et se replongea dans le silence. Il n’était peut-être vraiment pas très doué pour occuper significativement l’esprit du soldat et l’aider à penser à des choses positives, mais il comptait bien essayer quand même. Et pendant un long moment, il s’efforça de trouver des sujets de conversation qui puissent remplir cette fonction, rien de particulièrement animé qui ne les occupe plus de quelques minutes d’affilés, mais par miracle suffisamment pour qu’ils tiennent sans longs silences jusqu’à ce que quelqu’un ne vienne prendre son tour de garde et ne les libère enfin de cette torture. Il faisait encore nuit quand ils retrouvèrent la maison, mais probablement plus pour très longtemps et Will aurait été vraiment incapable de dire combien de temps ils avaient passé en haut de cette tour, juste assez de temps pour qu’il sente la fatigue se réveiller et ses muscles s’endormir à cause du froid. Il faisait à peine un peu plus chaud dans la maison et c’était hélas entièrement la faute de sa sale habitude à ne pas abuser de l’électricité que le camp parvenait à fournir. Et il regretta un instant de ne pas avoir avancé aussi vite qu’il le voulait sur les nouvelles installations. “Attends moi au salon, je te rejoins dans quelques minutes.” demanda-t-il aussitôt qu’ils furent rentrés.

Il abandonna Elias pour rejoindre la cuisine et faire chauffer de l’eau et disparut quelques instants dans la chambre inutilisée au rez-de-chaussé, revenant un instant auprès du soldat pour lui donner la couverture qu’il avait arraché du lit fait qui ne manquerait à personne. Lorsqu’il revint pour de bon, il posa deux tasses de thé sur la table basse et retira quelques couches de vêtements pour venir se coller au soldat sur le canapé. Il n’aurait pas été contre une sieste, honnêtement, mais sa priorité pour la journée était Elias et malgré le long moment qu’ils venaient de passer dehors, Will avait encore un peu de mal à dire avec certitude que l’homme se sentait mieux. “Je ne pensais pas dire ça un jour, mais je crois que ce qui me manque le plus reste la télé.” souffla-t-il en attrapant sa tasse, avant de laisser son regard se poser devant lui, à l’endroit où aurait dû se trouver l’écran dans un salon d’autrefois. Dans un monde parfait, ils auraient pu passer la matinée à ne faire rien d’autre que de rester collés l’un à l’autre en regardant un film - ou une émission de téléréalité vraiment stupide, si c’était un monde vraiment, vraiment parfait - mais là… Il avala quelques gorgées de thé brûlant avant de reposer sa tasse et de se lover contre Elias. “Comment tu te sens ?” demanda-t-il à voix basse, comme s’il craignait d’entendre la réponse, ce qui était probablement un peu le cas d’ailleurs. “Dis-moi de quoi tu as besoin, je suis entièrement à toi pour toute la journée. Peut-être même plus, si besoin. En tout cas, je ne te laisserais pas tranquille avant que tu sois l'homme le plus heureux du monde et je conseille sérieusement de coopérer.”


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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Lun 26 Mar - 14:19
Un frisson me traversa lorsqu'il m'embrassa. Il était gelé, et on était dehors et... Il se reprit, laissant le sang monter à mes joues pour me réchauffer. C'était pas difficile de rêver mieux qu'ici. Pour ma part le choc avait été violent en arrivant ici, je passais de quarante degré dans le meilleur des cas à une dizaine. J'étais clairement mort de froid une père de fois avant d'arriver ici. Et là, si j'avais en effet froid, j'avais apprit à supporter les température. Souriant légèrement à son souhait d'avoir eu quelques semaines de vacances avant ce merdier, je repensais moi-même à ce que j'aurais pu faire si j'avais su. Ne pas m'engager dans l'armée déjà, j'aurais pu vivre autrement... Je n'aurais du coup pas eu tout ça sur la conscience. Mais y réfléchir ne changerait rien, pas plus que se voiler la face. Je m'étais à nouveau perdu dans mes pensées quand quelqu'un daigna venir me relayer. Me remettant alors sur pied, j'avais suivi Will jusqu'à la maison, jusqu'à ce qu'il me demande d'attendre dans le salon. Hochant la tête, j'en avais profité pour retirer mes chaussures et mes deux pulls avant de m'asseoir sur le canapé et regarder Will faire des aller retour. Il fabriquait quoi ? J'eu bientôt ma réponse alors qu'il revenait avec deux tasse et une couverture. Me penchant pour saisir une tasse, je souris un peu plus franchement lorsqu'il fut question d'une télé. Je pense que j'aurais même été jusqu'à regarder un télé achat si c'était pour voir le monde tourner un peu rond. Juste pour voir des humains bouger dans une boite. « Y'a une télé en salle commune... », soufflais-je en buvant une grande gorgée de thé. Ca faisait du bien terriblement même. Un peu de véritable chaleur. Reposant la tasse, j'eus à peine le temps de me réinstaller que déjà Will finissait dans mes bras, m'apportant quelque chose de bien plus précieux qui m'arracha un soupir de satisfaction.

Et puis une question, comment je me sentais, et sans vraiment prendre le temps de répondre, il reprit en affirmant qu'il était entièrement à moi pour toute la journée et même un peu plus si j'avais besoin. Dans tout les cas, il ne me laisserait pas en paix tant que je n'étais pas l'homme le plus heureux du monde. Souriant doucement, je fermais les yeux, laissant le calme réapparaître sur mon visage. « Je me sens étrange, j'ai l'impression d'être entre deux eaux. », conscient et inconscient terreur et bonheur. Resserrant mon emprise sur lui, j'ouvris à nouveau les yeux, de plus en plus fatigué par tout ça alors que les mots glissaient déjà naturellement hors de ma bouche. « Je suis déjà le plus heureux des hommes Will. Même si là c'est pas si évident que ça. », la j'étais au fond du gouffre, mais même là, je n'arrivais pas à me dire malheureux. « Et je ne mens même pas. », soufflais-je légèrement amusé avant d'embrasser son visage, « J'ai déjà beaucoup trop de chance de t'avoir, tu veux que je réclame quoi de plus en sachant que j'ai déjà l'homme parfait dans les bras ? », mais en réalité, je n'avais pas la moindre idée de ce qui pourrait être fait. Si ce n'est rester là, et laisser mon corps se réchauffer et mon âme s'apaiser d'elle même. Quand tout les cas, il n'y avait sans doute rien à faire, sauf ça, lui contre moi. 

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Lun 26 Mar - 16:56
Juste le temps d’une seconde, Will envisagea sérieusement l’idée de la salle commune, pour la repousser aussitôt. C’était peut-être un simple caprice, mais il voulait pouvoir profiter de ce luxe depuis son canapé, où il aurait pu porter aussi peu de vêtements qu’il le souhaitait ou se montrer aussi affectueux qu’il le souhaitait envers Elias sans risquer de choquer les pauvres enfants du coin et ça n’était certainement pas possible dans une salle où n’importe qui pouvait entrer à tout moment. Il rejeta l’idée d’un simple “hmpf” avant de s’intéresser de plus près à Elias. Et il ne savait vraiment pas comment prendre sa réponse, honnêtement. C’était plus ou moins positif, au point même de lui faire lever les yeux au ciel un instant, mais pas assez positif à son goût. “Très bien, très bien, je vais me débrouiller sans ton aide alors.” décida-t-il simplement. Oh, il sentait bien son coeur manquer un battement en entendant le soldat se vanter d’avoir déjà l’homme parfait dans ses bras, mais il aurait voulu que ça se voit directement sur son visage, sans qu’il n’ait besoin de le dire. Ou au moins que ça s’entende réellement dans sa voix. Il voulait que les cauchemars des derniers jours ne soient plus qu’un lointain souvenir et qu’un sourire rayonnant éclaire le visage de son homme, au point que ça en devienne gênant pour les autres de le regarder. Et il n’estimait certainement pas en demander trop.

Il se redressa tranquillement après un rapide baiser laissé au hasard sur le visage d’Elias et s’offrit encore un peu de thé pour se réchauffer, ce qui semblait franchement loin d’être possible, mais il gardait espoir. Dès que sa tasse presque vide retrouva la table, Will retira étonnement le reste de ses vêtements, frissonnant légèrement quand il se retrouva avec seulement son boxer et posa la couverture sur son dos avant de revenir s’installer sur le canapé. Il laissa sa tête reposer sur l’accoudoir et ouvrit les bras en soulevant la couverture contre son bras. “Viens par là.” Il avait une légère tendance à donner des ordres, aujourd’hui et n’avait aucune intention de s’arrêter là. Il referma la couverture autour d’eux lorsque le soldat fut installé contre lui, capturant ses lèvres aussitôt qu’il en eut l’occasion. Il s’éloigna tout de même avant de se laisser entièrement submergé par ses émotions. Ils n’étaient plus dehors, certes, mais le moment ne lui semblait toujours pas vraiment propice à ce qu’il aurait fini par vouloir à force d’insister et laissa finalement sa tête retomber contre les coussins en poussant un soupir. “Est-ce que t’as envie d’en parler ?” demanda-t-il après un silence. “De ton cauchemar ou de ce qui l’a causé.” précisa-t-il. “Ou de n’importe quoi d’autre de moins déprimant, si tu préfères. Mais je suis là, si tu veux vider un peu ton sac maintenant que la panique est retombée.” Sans le besoin urgent de calmer l’angoisse d’Elias, peut-être même qu’il parviendrait réellement à répondre quelque chose d’utile et de constructif pour le rassurer. Qui sait ?

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Lun 26 Mar - 17:27
Se débrouiller sans mon aide ? Souriant légèrement, bien que timidement, j'attendais de voir ça. Le regardant donc se redresser, retirer ses vêtements et m'ordonner de venir, je me laissais faire, enfin j'obéissais surtout, sans chercher plus que ça. Contrairement même à toute à l'heure, je répondis à ses lèvres, sentant même mon corps sortir de stase avant qu'il n'y mette fin et que je me reprenne. Laissant le calme revenir alors que mes doigts glissaient sur sa peau. Envie d'en parler ? Du cauchemar, de ce qui l'avait causé ? J'avais gardé le silence assez longtemps après ça. Comme si mon corps refusait de laisser sortir un fond. Un silence qui laissa naître à nouveau l'angoisse. Il n'y avait pas un millier de cause à mes cauchemars. C'était toujours la même. Toujours elle. Sa vision, son visage... Un frisson me traversa à nouveau, mon cœur se serrant presque aussi vite. « C'est toujours elle. », soufflais-je la voix noué. Toujours le même visage, d'abords joyeux, puis tordu de douleur. Brisé. Il n'y avait que elle pour me hanter. « J'arrive pas à comprendre que mon sacrifice est servie à rien. Elle a été fauché avec autant de facilité que si je n'avais pas été là... », mais soyons honnête, ça n'aurait que retardé sa mort et cette dernière aurait été bien plus violente. Elle aurait été dévoré par des morts. Sa peau aurait été arraché. Elle aurait souffert alors que là... Il y avait du y avoir la mort, puis plus rien. Elle avait du sombrer sans lutter. Mais elle m'avait fait confiance. « Ca n'aurait rien changé derrière, je le sais bien... Mais si t'avais vu son regard... Elle me suppliait presque, et la dernière chose qu'elle aura vu c'est mon visage paniqué. Elle est morte en ayant peur et elle me faisait confiance. », son dernier hurlement hantait d'ailleurs suffisamment bien mon esprit. Elle était terrorisé. Et mon esprit semblait enclin à me le rappeler.

Resserrant ma prise contre lui, je laissais les vérités tomber. J'abandonnais sans doute. Ou je reconnaissais que quoi qu'il aurait pu se passer, les choses n'auraient pas été différente. « On était pas assez armé, même si je les avais vu, j'aurais rien pu éviter. Au mieux on aurait pu fuir, mais c'était abandonner arme, médicament, abris. », et fuir dans la nature alors que les zombies étaient sans doute bien plus nombreux et en bien meilleur état, c'était inconcevable. On serait mort plus loin. Il y avait rien eu à faire. Si ce n'est peut-être avoir prit la route plus rapidement, avoir décidé de fuir avant que cela arrive, mais allez convaincre des survivants que dehors serait moins risqué. J'étais responsable de m'être voilé la face sans doute, d'avoir cru en la nature humaine alors que j'avais été confronté au pire de chaque homme. J'étais responsable d'avoir été surprit, mais pour le reste. Si, j'aurais pu m'en sortir avec une poignet, mais ça aurait été tout. Pas de miracle. Soupirant contre lui, ce constat me faisait bizarre, comme si mon corps et mon cœur avait du mal à accepter la vérité. Comme si me décharger maintenant, après ce vent de panique était trop... « Jamais aucun innocent n'était mort dans mes bras. », déclarais-je la voix noué. Des militaires oui, mais jamais une gosse, jamais une femme. Jamais de civil. Elle avait été la première et elle me hantait. « Je peux pas sauver tout le monde, mais si j'avais pu faire quelque chose pour ceux ne sachant pas se battre... », si j'avais pu, mais ca n'était pas arrivé. Ils étaient mort.  

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Mar 27 Mar - 12:06
Fut un temps pas si lointain, Will posait toutes les questions qui lui passaient par la tête, sans jamais chercher à savoir s’il dépassait les bornes ou non et, au contraire, plus la question était désagréable, plus il prenait plaisir à la poser. D’une façon ou d’une autre, Elias avait réussi à le guérir de cette mauvaise habitude, du moins quand il s’agissait de lui. Et en dehors des rares fois où le soldat avait accepté d’en parler de lui-même, Will ne forçait jamais une conversation sur ce qui était arrivé à l’hôpital. Il en savait pourtant assez pour qu’un frisson ne le traverse brusquement lorsqu’Elias accepta de lui parler de ce qui occupait son esprit depuis quelque jours. Et s’il s’était sérieusement imaginé qu’il saurait quoi dire ou quoi faire pour repousser les fantômes d’Elias, il se trompait lourdement. Il n’y avait pas grand chose qu’il puisse faire de ça et, pendant un instant, Will se contenta donc d’écouter en serrant l’homme contre lui, le caressant doucement dans l’espoir que cela suffise à l’aider un peu. “Tu fais ce que tu peux, maintenant.” souffla-t-il finalement lorsque le soldat cessa de parler. “Ça ne ramènera pas ceux que tu as perdu à la vie, mais tu fais de ton mieux pour donner une chance à ceux qui sont encore là. Et, bien sûr, il y a encore des ratés...” Brièvement, le visage d’Ezra passa dans son esprit, mais l’ingénieur fit de son mieux pour le chasser aussi loin que possible. “...Mais tu fais une différence et c’est ce qui compte réellement.”

Il n’était pas certain d’être convaincant, à vrai dire. Comment aurait-il pu l’être ? Il y avait fort à parier que d’autres mourraient encore à l’avenir, qu’ils aient suivi ou non les cours d’Elias, qu’ils aient été capable de se défendre ou non et ils le savaient tous les deux. C’était le prix à payer dans ce monde. “Tu es clairement l’homme le plus merveilleux ici à mes yeux, mais tu n’en restes pas moins un seul homme, Elias. Tu ne peux pas sauver tout le monde et tu ne peux pas faire de miracle tout seul, mais au moins t’essayes. Tu restes et tu continues d’essayer, là où tous les autres ont abandonné. Et c’est grâce à ceux que tu n’as pas réussi à sauver que tu t’accroches, mais tu ne peux pas les laisser te tirer vers le bas, seulement te souvenir d’eux pour éviter de faire deux fois les mêmes erreurs.” Une fois encore, l’égoïsme de Will menaçait de refaire surface, mais au moins, il parvenait de mieux en mieux à le retenir et gardait pour lui les pensées les moins glorieuses. Et il essayait, tant bien que mal, de raisonner avec autant de bon sens que possible. Il suffisait de sauver une seule vie et ça valait le coup, pas vrai ? Du moins, il imaginait les choses ainsi, s’il tentait de se mettre à la place d’Elias. Et malgré son habituelle facilité à cerner les gens, il avait un mal de chien à se mettre à sa place.


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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Mar 27 Mar - 17:14
Faire ce que je pouvais, j'avais de toute façon comprit depuis longtemps que je ne pouvais faire aucun miracle, je ne pouvais déjà pas sauver tout le monde, je n'allais pas ramener ceux que l'on m'avait prit à la vie. Faire une différence... Ouais si seulement. Me reposant contre lui, je ne savais pas affronter son regard, surtout lorsqu'il fut question de n'être qu'un homme. Ne pas pouvoir sauver tout le monde, mais essayer, continuer d'essayer, et garder ceux que je n'avais pas réussit à sauver comme un moteur, pas comme un frein. Ne pas m'écrouler pour eux. Il avait raison. Je le savais. Glissant mes mains sur son corps, je pris son visage en étaux avant de l'embrasser avec retenu pour commencer, avant de laisser l'amour que je lui portais prendre le dessus, me réveiller, me faire sortir de cet état second. Je l'aimais, je l'aimais d'être là pour moi, je l'aimais de me soutenir. Je l'aimais, tout simplement. Sans lui je serais encore dans ce lit, brisé. Même si ma gorge restait noué, mon corps se détendait, et c'est un peu moins crispé que je finis par souffler contre ses lèvres. « Ca va passer... », ça ne resterait pas là. Ca ne serait pas définitif. Ca ne serait pas éternel. J'allais me reprendre, forcément. « J'ai réussi à admettre que je n'aurais rien pu y faire déjà... », c'était un bon point, quelque chose qui n'aurait pas été possible un peu plus tôt dans la journée. Il n'y avait toutefois aucune joie dans ma voix, aucune fierté. C'était une simple constatation. Nichant mon visage dans son cou, je laissais le silence retomber une minute, puis deux avant que sa chaleur ne traverse mes doigts. Il était temps de passer à autre chose. Il était temps de sortir de ma torpeur.

« Loin de moi l'idée de me plaindre, mais pourquoi tu es en boxer au juste ? », souriant dans son cou,  je me décollais de lui, prenant un peu de distance pour l'observer avant d'agrandir mon sourire, glissant mes doigts sur son visage avec douceur. « Merci d'être resté. », de s'être battue pour moi. Il aurait pu ignorer, travailler... Il y avait un million de façon de ne pas soutenir, de ne pas rester, mais il avait accusé le coup et le sourire que je lui offrais n'était pas forcé, il était réel. Sans lui je me serais écroulé, littéralement. Je n'aurais pas su faire semblant, continuer. Je me sentais déjà suffisamment minable comme ça, j'avais une maison bien aménagé, un homme parfait, un travail reconnu par des personnes importante pour moi et si tout le reste était secondaire, moins cool, moins parfait, ce n'était pas grave. Lui, nous, ici, c'était le principale. « J'ai l'air heureux là non ? », demandais-je timidement, rappelant sa mise en garde précédente. 

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Jeu 29 Mar - 11:47
S’il répondit par un sourire, Will n’était pas plus convaincu par les paroles d’Elias que le soldat ne devait l’avoir été par les siennes. Ça passerait, oui. Il ne doutait pas que d’ici quelques jours, quelques heures s’il parvenait à faire des miracles, Elias reprendrait le cours de sa vie et qu’il serait égal à lui-même, à l’homme qu’il était au quotidien. Mais ça ne passerait pas tout à fait, n’est-ce pas ? Les craintes, les doutes, les fantômes seraient toujours là, tapis dans l’ombre jusqu’à l’année prochaine. Will aurait vraiment voulu être capable de les faire disparaître pour de bon. Mais comment ? En attendant de trouver cette solution miracle, le jeune homme se contenta donc d’un hochement de tête pour approuver les paroles du soldat et d’un baiser plus bref et plus calme. Il n’avait qu’un seul moyen d’aider et c’était d’être présent. Il le ferait, du mieux qu’il pourrait. Il resserra ses bras autour du corps d’Elias et laissa le silence prendre toute la place, permettant à ses propres pensées de prendre un peu l’air sans qu’il n’essaye de les retenir. Il arrivait à vivre avec ses fantômes, alors pourquoi pas Elias ? La situation était différente, bien sûr, mais le traumatisme pas moins violent.

Le visage d’Aiden fut chassé d’un revers de la main alors que le silence était enfin brisé et, sans aucun mal, Will afficha un sourire alors qu’il baissait les yeux vers Elias. “Parce que je déteste rester sous la couette en portant des vêtements. C’est totalement inconfortable.” répondit-il avec légèreté. Et puis, ils n’allaient aller nul part, n’est-ce pas ? Qu’importe qu’ils portent des vêtements ou non aujourd’hui. “Et puis, j’espérais que mon corps ferait une bonne diversion.” Son sourire prit de l’ampleur quelques secondes, jusqu’à disparaître totalement lorsqu’Elias se sentit obligé de le remercier. C’était ridicule. Pourquoi aurait-il mérité des remerciements pour être resté ? “Et où est-ce que tu voudrais que j’aille, exactement ?” demanda-t-il tout de même, repoussant cette déclaration inutile sans lui offrir plus d’importance qu’elle n’en méritait. Sa main se faufila sous le menton du soldat et il releva son visage vers lui, prenant quelques secondes pour l’observer sérieusement. “T’as l’air un peu plus heureux, mais ce n’est pas encore suffisant pour moi.” lâcha-t-il très honnêtement, malgré la tentative d’humour dans son ton. Il l’avait déjà vu plus souriant, plus insouciant que ça et il voulait revoir cela aujourd’hui. Qu’importe ce qu’il fallait faire pour ça.

“Je pense que tu serais bien plus heureux si tu enlevais tes vêtements, toi aussi.” souffla-t-il finalement. Tout en parlant, il attrapa le bord du t-shirt d’Elias et tira dessus légèrement pour l’inciter à l’enlever. “Je sais que moi, je le serais en tout cas.” Il cessa de tirer sur le vêtement pour glisser ses mains sur la taille du soldat et le presser un peu plus contre lui, trouvant ses lèvres quelques secondes. Il ne cherchait pas grand chose de plus qu’une véritable diversion, qu’un moyen de le faire sourire et n’alla donc pas plus loin dans cette tentative de le déshabiller. Ses poings se refermèrent sur le vêtement et il chercha le regard d’Elias, un peu plus sérieux cette fois. “Promets-moi que tu me le diras tout de suite la prochaine fois que ça ne va pas.” souffla-t-il. Il l’avait déjà promis et Will s’en souvenait très bien, mais il avait besoin de l’entendre encore une fois, juste pour être sûr que ce genre de chose n’arriverait plus. “Je viens de passer trois jours à me demander ce que j’avais bien pu faire pour t’énerver, c’était vraiment insupportable. Je t’interdis de me refaire ça.”

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Ven 30 Mar - 16:06
Il détestait être sous la couette avec des vêtements ? Il y avait bien des choses qu’il détestait, mais je n’allais pas les lister, ca serait trop long. En revanche, il était vrai que sentir sa peau bruler sous mes doigts était plaisant, même si mon esprit avait du mal à s’y accrocher encore. Le remerciant d’être rester, il s’insurgea sur là ou il aurait pu aller. N’importe ou sans doute. « Avec Azia, à un endroit ou ton colocataire de lit n’hurle pas. », mais je suppose qu’il aurait pu fuir. Souriant à la suite, je baissais les yeux sur ses doigts accrochant mon t-shirt alors qu’il était question d’être heureux sans vêtement. Autant l’argument de me rendre heureux pouvait-être difficilement acceptable, autant celui de le voir heureux lui… J’avais de suite envie de le faire. Il m’avait sauvé. Toutefois mon sourire mourut assez rapidement lorsqu’il fut question de lui promettre de lui dire de suite la prochaine fois que ça n’irait pas, de ne pas le laisser sans savoir. Il avait passé trois jours à se demander ce qu’il avait bien pu faire pour m’énerver et ça lui avait été insupportable. Il m’interdisait très clairement de refaire ça. Je l’avais entrainé dans ma chute, je ne lui avais pas seulement prit du sommeil, j’avais aussi préoccupé son esprit avec des choses dont il ne pouvait être responsable. Glissant une main sur son visage, j’aurais bien aimé lui promettre que jamais il ne pourrait m’énerver, car c’était faux et car je l’aimais en partie pour ça… Mais je ne serais pas resté tant de temps sans lui dire. « La prochaine fois j’irais t’en parler, je ne me cacherais plus… », soufflais-je avant de l’embrasser avec douceur.

Et puis je finis par m’échapper de ses bras, sortant de la prison de couverture pour me lever, et remettre les pieds par terre et de retirer mes chaussettes, mon jeans, un pull et un t-shirt pour les abandonner sur le sol et ne me retrouver qu’en boxer. Fixant ce dernier, je relevais les yeux vers Will avant de sourire et de retirer mon boxer, le laissant tomber un peu plus loin avant de remonter sur le canapé et de le laisser me couvrir à nouveau. Oui, il y avait une différence entre être nu et habillé. Surtout avec la température de la maison. Laissant ma peau épouser la sienne, je sentais sa chaleur m’irradier avec douceur. « T’as dit que ça te rendrait plus heureux, et au final t’en a autant besoin que moi mon coeur… », soufflais-je avant de l’embrasser dans le cou, mes mains glissants toujours sur lui, sur sa peau, sur son corps. J’avais toujours cet retenu qui m’abrutissait légèrement, et il n’y pourrait rien dans le fond, ça devait passer. Être avec lui, contre lui était déjà suffisant à me changer les idées en soit. Je ne sais pas à quel moment mon esprit avait pu validé qu’être loin de lui suffirait à me faire avancer. Je ne savais pas qui avait pu croire que ca ne serait pas plus compliqué. Être sans lui était un combat, et si je n’avais pas été con, sans doute que tout cela n’aurait pas été aussi violent. « On ne traversera plus rien seul ok ? Car ça compte aussi pour toi. », murmurais-je contre sa peau avant d’embrasser sa mâchoire. « Je t’aime Will. », beaucoup trop pour avancer sans lui.  

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MessageSujet: Re: When things get crazy, don't push me away [Eliam]   Sam 31 Mar - 16:25
D’un simple hochement de tête, Will accepta de croire à la promesse d’Elias et ferma les yeux le temps d’un baiser. Il doutait que le soldat trouve vraiment le courage de lui parler de ses problèmes sans un peu d’encouragement, mais comment le savoir avant qu’il y ait un autre problème, après tout ? Pour le moment, il avait plutôt envie de croire que tout rentrerait dans l’ordre et il repoussa toutes ces pensées au loin pour se concentrer sur l’homme dans ses bras. Un léger grognement échappa à Will alors que ledit homme lui échappait, l’obligeant à rouvrir les yeux et un sourire vint tout de suite s’imprimer sur ses lèvres en avisant Elias qui acceptait enfin de retirer ses vêtements. Ses sourcils remontèrent de quelques millimètres lorsque le soldat se retrouva complètement nu sous ses yeux, mais loin de s’en plaindre, le jeune homme ouvrit simplement les bras le temps qu’il revienne s’allonger contre lui et les enveloppa de nouveau sous la couverture, un sourire au coin des lèvres. Son corps se réveillait à une vitesse impressionnante sous les attentions d’Elias, c’en était presque effrayant, à vrai dire. Après tout ce temps, c’était encore comme si Elias le touchait pour la première fois après des mois d’abstinence. Malheureusement, il n’eut pas tellement l’occasion de faire plus que d’effleurer le corps du soldat du bout des doigts que déjà, ce dernier reprenait la parole et la fièvre de Will se calmait aussitôt qu’il rouvrit les yeux pour le regarder. “Je t’aime aussi.” souffla-t-il, sans relever le reste. Il n’avait pas tellement de problème, lui, après tout. Rien qui n’aurait dû peser réellement sur sa conscience, rien qu’il n’avait envie d’étudier de plus près pour le moment.

De nouveau, il s’appropria les lèvres du soldat pour appuyer ses paroles, offrant toute la tendresse du monde dans un baiser qui ne dura probablement pas assez longtemps avant qu’il ne laisse sa tête retomber en arrière sur le coussin derrière son crâne. Quelques secondes, Will profita simplement du silence confortable qui prenait place autour d’eux, ne faisant rien de plus que de glisser ses doigts de haut en bas sur le dos nu du soldat. Il était relativement satisfait de la tournure des événements, Elias lui semblait définitivement plus calme qu’au réveil, mais de là à dire que c’était encore suffisant… “J’ai beaucoup réfléchi, dernièrement…” lança-t-il finalement à voix basse, comme s’il était en train de réfléchir en ce moment-même. “Et je me disais… Enfin, ça fait un moment qu’on est ensemble maintenant. C’est sûr que quelques mois, ce n’est pas vraiment beaucoup, mais dans un monde comme celui-là, où nos vies sont plus en danger que jamais... “ Il devait se retenir de toutes ses forces pour que son ton reste égal et distant et pour contenir le sourire qui menaçait de s’étirer sur ses lèvres. “Enfin, si t’es d’accord, je me disais que je pourrais m’installer ici. Je sais que normalement, ça devrait être à toi de le proposer puisqu’on est chez toi, mais toutes mes affaires sont déjà là, je passe pratiquement toutes mes nuits ici et j’ai déjà refait toute la déco, donc…” Il avait un mal fou à s’empêcher d’afficher la moindre réaction, ses yeux ne retenant définitivement pas la lueur d’amusement qu’il aurait voulu masquer. Il était ridicule et il le savait, mais s’il parvenait à arracher un rire au soldat, ou une vraie lueur de bonheur, alors ça valait le coup de passer pour un crétin une seconde.


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When things get crazy, don't push me away [Eliam]
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