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 La rage au ventre

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Nathaniel JenkinsI walk a lonely road
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MessageSujet: La rage au ventre   Mer 28 Mar - 11:03

Nathaniel et Alix

La rage au ventre



Le 06 novembre 2016

Le soleil se pointe à travers les nuages, nous laissant heureusement profiter de ses rayons par ce froid de canard! L’hiver arrive, je le sens. Tiens, soudain j’ai l’impression de pouvoir comprendre les personnages de Game of Thrones! Ou du moins la crainte qu’ils auraient ressentie s’ils avaient été réels. Bon, pas que notre hiver à nous dure des années, mais vu les ressources qu’on a, c’est un peu l’impression que ça donne!

J’ai de la chance d’avoir emporté avec moi, quelques vêtements chauds, que j’ai enfilé sous ma veste de cuir. Malgré le froid, j’ai décidé d’aller me balader un peu dans le coin. La voiture est à l’abri des regards un peu plus loin et j’ai toute la journée pour explorer les alentours et me changer les idées. Je repense aux évènements des derniers jours. À ce type que j’ai tabassé. Je ferme les points tout en fixant les blessures sur mes jointures. Je n’y suis pas aller de main morte, j’espère qu’il s’en sortira. La culpabilité me frappe de plein fouet. Mais qu’est-ce qui m’a pris de péter les plombs comme ça? Si j’avais pas déjà fini cette fichu bouteille de gin, je serais probablement saoul mort en ce moment même. Du coup, autant passer ma frustration dans le seul exutoire qu’il me reste : le kickboxing.

Je repère rapidement un terrain vague où je me dirige sans hésitation. Retirant ma veste de cuir et la jetant dans l’herbe à côté, je débute l’entrainement avec quelques étirements. Fermant les yeux pour mieux me concentrer, je peux presque imaginer le gym autour de moi : le père du propriétaire qui s’obstine à boxer malgré son arthrose, les gars que j’ai vu devenir doués en même temps que moi, le regard des nouveaux qui découvrent une passion, l’odeur de la sueur et de la rage. Bordel, qu’est-ce que cet endroit peut me manquer!

Faisant craquer bruyamment mon cou, je commence à boxer dans le vide. J’imagine un adversaire me faisant face et je joins les coups de pieds aux coups de poings. Je suis comme en transe quand je boxe, il n’y a que comme ça que je sais évacuer ma rage. Bon, c'est vrai qu'il vaut quant même mieux éviter de l'évacuer en cognant sur les autres. Ça semble pourtant si facile à appliquer, mais quant on trahis ta confiance c'est autre chose...

Je frappe et frappe encore, laissant échapper un cri de rage, alors que je me rappelle toute les fois où j'ai eu tord d'accorder ma confiance à quelqu'un.


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MessageSujet: Re: La rage au ventre   Lun 2 Avr - 6:31
Un petit rire s’échappe de mes lèvres, alors que d’un pas actif je m’avance. Je me retourne de temps en temps, observant au loin les palissades du camp s’éloigner. Je suis folle de joie, limite hystérique, ce qui ne me ressemble pas du tout. Suite à ma foulure à la cheville, Logan m’a littéralement séquestrée, interdit de bouger, pendant un certain temps. Je peux le comprendre, je pense que je l’aurais fait de moi même s’il ne m’avait pas obligée à ça… Mais voilà, je suis assez têtue et recevoir des ordres peut parfois m’irriter à cette simple idée, aussi qu’il m’oblige à rester enfermée m’a un poil frustrée. Aussi, après quelques jours de remise en forme, d’entraînements, me revoici sur pattes et décidée à sortir faire une petite promenade. Aussi, après m’être pointée à l’entrée du camp, j’ai finalement obtenue l’autorisation de sortir. Et ça fait beaucoup de bien ! Je sens le vent sur ma peau, les oiseaux qui chantent… Évidemment, il y a tout ça dans le camp. Mais c’est encore plus savoureux lorsque nous sommes dehors en vérité.

J’avance tranquillement, observant avec beaucoup d’attention ce qu’il se passe autour de moi. Le froid est là, aussi, j’ai enfilé quelque chose de chaud, pour pouvoir mener mon expédition tranquille, sans claquer des dents ou ramener à Fort Hope les maladies du dehors. Je respire tranquillement, continuant d’avancer sans but. J’aurais peut-être dû prendre ma voiture, voilà un certain temps que je ne l’ai plus démarrée la pauvre. Kecourte aurait surement été ravi lui aussi de sortir, mais peut-être qu’à cause de mon expédition, je n’y ai même pas songé. Voilà bien longtemps que je n’ai pas conduit au final…

Perdue dans mes pensées, j’avance un peu au culot, sans me soucier du temps que j’ai mis à marcher. Je pense être assez loin de Fort Hope pour me poser quelque part un instant et souffler. Une petite pause s’impose après toute cette marche. Je ne sais pas trop pourquoi je suis sortie. Peut-être que je trouverais une ancienne salle de boxe pour aller me défouler, peut-être que je croiserais une maison à fouiller, peut-être que je serais juste sortie pour m'aérer. J’ai proposé à Anja ou Harvey de m’accompagner; mais aucun d’eux n’était libre et ils m’ont répondu ‘’dans quelques heures si tu veux’’ c’est hors de question. Je n’ai aucune envie d’attendre autant ! J’avais envie de sortir maintenant. Soudain, assise sur mon rocher, j’entends quelque chose. Comme un cri ? Doucement, je me redresse et reste à l'affût. Commençant à avancer tranquillement, vers la source du bruit. J’ai mon couteau, j’ai mon glock. Si ça se trouve, quelqu’un a besoin d’aide pas très loin. D’un pas peu rassuré, je m’avance lentement. Je finis par atterrir sur un terrain vague et observe en son sein, un homme. Il frappe le vent avec rage, s’applique à gainer complètement son corps… Je m’approche discrètement et finit par m’asseoir derrière lui, sur un pneu abandonné là. Je l’observe faire, avec attention.

- Tu es énervé contre quelqu’un ?

C’est sortit tout seul, le meilleur moyen d’engager la conversation selon moi. Je l’observe de haut en bas, avant de hocher doucement la tête.

- Tu as un beau crochet...

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MessageSujet: Re: La rage au ventre   Mar 3 Avr - 13:15

Nathaniel et Alix

La rage au ventre



Alors que je continue à lutter dans le vide et que mes points fendent l’air à toute vitesse, une voix féminine se fait entendre derrière moi. Elle me demande si je suis énervé contre quelqu’un. Je me retourne brusquement pour faire face à une splendide blonde confortablement installée sur un vieux pneu. La voilà qui me complimente en me laissant savoir que j’ai un beau crochet. Un peu surpris d’entendre le jargon habituel sortir des ravissantes lèvres de cette demoiselle, je la fixe en passant une main dans mes cheveux.

«Si j’suis énervé contre moi-même, ça compte?»

Je m’approche d’elle, relevant un bout de mon pull pour venir essuyer la sueur qui s’est dégagé de mon front, avant de lui lancer mon sourire le plus ravageur.

«Merci. Moi c’est Nathaniel…et tu es? Tu t’y connais en boxe? Parce que, si c’est le cas, je ne dirais pas non à un partenaire d’entraînement…ou, si j’ai de la chance, un adversaire.»

Je lui lance un sourire amusé, en plaçant mes points devant elle et en mimant quelques mouvements de boxe. Il y a longtemps que je n’ai pratiqué avec personne et si elle ne connait que quelques mouvements de base, j’en serais déjà comblé de joie!

«Alors…est-ce que tu sais danser?»

Lui demandais-je, tout en continuant mes mouvements et en prenant un air faussement arrogant. L’idée de pratiquer avec cette inconnue apparue de nulle part, me fait marrer. Mais je sais très bien qu’il ne faut pas sous-estimer une femme au combat. Souvent elles sont foutrement rapides et certaines ont une force assez surprenante. Je l’avais appris à mes dépends en acceptant le défi d’une amie, qui m’avait battu à plate couture! Inutile de dire que les mecs en avaient profité pour me charrier pendant des semaines, jusqu’à ce qu’elle soit recrutée au professionnelle.

Mon regard observe attentivement la jeune femme qui se trouve devant moi. Au fond, je ne sais rien d’elle. Ça m’étonnerait qu’elle ait de mauvaises intentions. Si elle avait voulu s’en prendre à moi, elle aurait très bien pu le faire pendant que je n’avais pas encore remarqué sa présence. Elle a choisi de s’adresser à moi, c’est plutôt bon signe. J’attends de voir sa réaction, espérant qu’elle n’ait pas peur de se frotter à un mec. Je ne suis pas stupide non plus, si elle n’a pas le niveau, je compte bien y aller mollo ou juste lui montrer à perfectionner sa méthode. Ça serait déjà le top!


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MessageSujet: Re: La rage au ventre   Sam 7 Avr - 9:18
Après ma petite interpellation, l’homme semble prendre conscience de ma présence. Arrêtant d’agresser avec ferveur le vent, il se tourne donc vers moi, me détaillant d’un regard curieux. Il s'ébouriffe le crâne, avant de finalement s’approcher de l’intruse que je suis, tout en s’essuyant la sueur qui venait à perler sur son front. Il me sourit très largement, tandis que de mon côté je reste fidèle à moi-même, calme, à l’écoute, secrète. Il m’informe qu’il est simplement énervé contre lui-même, qu’il se prénomme Nathaniel et cherche à se renseigner sur mes connaissances dans le milieu du combat au corps à corps. J’hésite encore à lui dévoiler les choses ou à lui garder secret ma profession. Il a l’air curieux comme tout et ça éveille en moi cette question ; je le fais patienter et découvrir mes dons de par lui-même ou est-ce que je me mets à lui raconter brièvement que j’étais championne de boxe avant la fin du monde ? Je suis joueuse et j’aimerais bien voir sa tête surprise quand il mordra la poussière. Mais bon, autant la jouer tendre pour commencer.

- Je sais danser. Mais avant de danser avec toi, j’aimerais instaurer une règle, non négociable.

Je me lève, ne le regardant pas même s’il s’est mis en garde, je commence doucement à échauffer mes muscles, bougeant doucement mes articulations, tendant mes muscles, histoire de réveiller un peu mon corps et éviter les blessures stupides…

- Interdiction de frapper à la tête. C’est pas très traditionnel, je sais, mais disons déjà que c’est la zone qui saigne et marque le plus rapidement et je n’ai pas envie de me faire grogner dessus en rentrant auprès de mon groupe parce que j’ai une lèvre déchirée ou un cocard énorme.

Mon frère me fait pas peur. Mais le pauvre, a déjà eu bien trop de frayeurs me concernant. Autant prendre soin de lui et le ménager un peu, au moins pour quelques mois. Après tout, mon but n’est pas de lui faire avoir un arrêt cardiaque à chaque fois que je quitte le Fort… Aussi, je finis mes petits échauffements avant de saisir mon sac. Je l’ouvre et en sors ma paire de gants. Jamais je ne sors sans eux. Réflexe jugé jusqu’à maintenant inutile, mais qui tend aujourd’hui à être plutôt intéressant. Je les enfile avec patiente et enfin, après une attente qui a dû lui paraître bien trop longue, je me mets en garde à mon tour. Face à lui, je l’observe en 1sec top chrono, sa garde n’est pas mauvaise. A voir s’il sait s’en servir maintenant. Je commence doucement à rôder autour de lui, changeant de jambe, partant de droite à gauche, je m’amuse un peu, je bouge et j’en profite indéniablement pour m’échauffer les derniers muscles plus profonds. Soudain, je lui fonce dessus, frappant vers son épaule et vers ses côtes. Je ne frappe pas fort, portant des coups assez simples. Il s’agit là d’un match amical, qui vise à nous entraîner ensemble, pas de raison de se faire vraiment mal donc. Surtout que ma technique repose sur l’esquive et l’épuisement de l’adversaire plutôt que sur la frappe concrète. Même si j’ai une droite et un uppercut assez puissant, nous faire mal aujourd’hui serait surement de trop dans cette rencontre ma fois sympathique et sportive…

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MessageSujet: Re: La rage au ventre   Lun 9 Avr - 21:07

Nathaniel et Alix

La rage au ventre



La jolie blonde se lève, affirmant savoir danser, elle commence à faire quelques étirements. Elle accepte le défi à condition qu'on ne porte aucun coup à la tête, ce qui est plus qu’acceptable pour un combat amical. J'imagine qu'elle ne veux pas se blesser pour rien dans ce monde déjà suffisamment dangereux. Elle a même précisé qu’elle ne voulait pas inquiéter son groupe en arrivant avec des blessures au visage. Elle fait donc partie d'un groupe. J'avoue qu'elle a de la chance d’avoir des gens qui se soucient d’elle.

«C’est noté, pas touche au visage.»

Alors que je sautille à mon tour sur place, histoire de me garder réchauffé, elle retire son sac à dos pour en sortir une paire de gants de boxe. Les yeux grands ouverts, je ne peux m’empêcher de fixer ce trésor qu’elle vient d’exhiber. Elle à penser à prendre ses gants. J’imagine qu’elle ne débutait pas si elle les a emportés. La boxe à sûrement eu une place importante dans sa vie.

Ses prochains mouvements me le confirme. Sa garde est impeccable et elle se déplace comme rarement j’ai vu, pour venir me foutre deux coups de poings dans le côté. Je vois bien qu’elle retient sa force. Décidé à riposter, je tente une feinte, qu’elle voit malheureusement venir, s'esquivant d’une rapidité impressionnante.

«Ouais, ben j'constate que tu ne mentais pas. Tu bouges bien…mieux que moi, même!»

Je lui offre mon sourire charmeur. Inutile de me mentir, cette femme est bien plus douée que moi. À croire que je suis destiné à me faire battre par des filles. Heureusement que personne ne nous observe. Pas que je sois très orgueilleux, mais quand même. Jusque-là, j’avoue que ma garde était plutôt relâchée, mais maintenant que je sais qu’elle a largement le niveau pour m'affronter, je ne compte plus lui faire de cadeau!

Remontant ma garde, je fonce à mon tour sur elle pour lui asséner un coup de poing ou deux. Je ne frappe pas non plus à ma pleine puissance, mais le défi est tout de même des plus palpitants. J’aurais pu m’asseoir et la regarder se battre pendant des heures, mais me retrouver face à elle est beaucoup plus stimulant. Mon regard est planté dans le sien, histoire d’essayer de décoder ses prochains mouvements. Il faut avouer qu’en bonus, elle n’est pas du tout désagréable à regarder! Un nouveau sourire ce dessine sur mes lèvres.

«Hé ben...si on m'avait dit que j'allais transpirer avec une jolie blonde aujourd'hui, ce n'est pas tout à fait ce à quoi je me serais attendu!»

Je lui fait un clin d’œil à deux balle avant de me marrer. J’espère qu'elle a un bon sens de l'humour, parce que sinon je sens que j'vais m'en prendre une qui sera beaucoup moins amicale!


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MessageSujet: Re: La rage au ventre   Mar 10 Avr - 10:10
Il faut le dire, affronter un mec qui a un petit niveau, c’est quand même très agréable. Voilà un certain temps que je n’avais pas affronté autre chose qu’un sac de sable. Moi qui suis pourtant la championne de l’esquive, je me rends compte qu’après tant de temps sans pratiquer, j’ai évidemment perdu un peu de ma rapidité. Mais ça ne m’empêche pas de mener un combat très intéressant. Et même si mon adversaire me touche parfois, j’arrive tout de même à éviter avec une certaine aisance les coups les plus simples. Je sens l’adrénaline monter, mais je ne la laisse pas m’emporter. Je ne suis pas seule ici et on a décrété qu’il s’agit d’un match amical. Même si on ne s’est pas salué dans les règles de l’art, on se témoigne quand même un certain respect. Même si je crois capter deux ou trois fois son regard se balader ailleurs que sur mes poings ou mes pieds, je ne dis rien et m’amuse même de ces petits moments de distractions dès qu’ils me sont offerts. Les moments d’inattentions, sont définitivement les meilleurs pour frapper. Je suis très attentive, ne sous-estimant pas mon adversaire, je reste à l’écoute et alerte. Il a accepté la règle du visage avant de commencer et il respecte cette règle avec attention, alors que je le vois s’étonner finalement de mon niveau. Oh oui, décidément, ne rien avoir dit était finalement le meilleur des choix qui m’était donné.

- Te sens pas nul. Tu te défends bien, c’est le principal ! J'ai triché, je te l'ai pas dit. Mais j'étais championne de boxe de profession.

Les phrases de provocation, les critiques en bien ou en mal, tout un jeu oral. Ca fait partit du sport. Mais il n’y a qu’en match amicale qu’on peut se le permettre. En réel affrontement, le public hurle généralement plus fort que vous, si bien qu’on a souvent du mal à entendre son propre battement de cœur, parfois du mal à sentir sa propre respiration. Hors là, on a tout le temps qu’il nous faut pour continuer à s’envoyer des piques et c’est parfait comme ça. S'ensuit de son compliment, une petite blague. Sur notre jeu, la sueur et la couleur de mes cheveux. Avec un petit sourire, je prends soin de taper avec le plat de mon pied sur sa cuisse, mon talon venant taper juste au-dessus de son genou, sur cette petite zone sensible.

- Si on m’avait dit que j’allais affronter un quinquagénaire, je ne l’aurais pas cru non plus.

Il est loin d’avoir la cinquantaine. Mais je remarque sans mal qu’il est un peu plus vieux que moi et c’est chose amusant que de s’envoyer une pique là-dessus.

- Mais tu te bats bien, pour un quinqua !

Toute combative, avec ce sourire purement provocateur, je recule un peu, histoire de pas me prendre un revers à trop faire la maligne. Nous échangeons encore quelques coups, avant que je ne me recule, en riant ‘’fin du premier round.’’ Voilà déjà quelques minutes qu’on boxe. Il ne faut pas qu’on se brusque de trop, nous avons tous deux un retour à assurer vers nos foyers respectifs. Je retire doucement mes gants, reprenant mon souffle alors que je recule pour m’asseoir de nouveau sur ma roue. Je grimace légèrement, lorsqu’un genre de morceau de métal qui dépasse du sol, entaille légèrement mon mollet. J’avais pas vu cette merde… Je soulève mon jean, soupirant légèrement. Je sens que je vais devoir rester quelques heures à l’infirmerie. Même si ça a des allures de griffures de chat, j’en connais un qui voudrait éviter les risques. Je me retourne vers mon adversaire et l’observe.

- T’es solitaire ? Ou ta bande se cache non loin de là ?

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MessageSujet: Re: La rage au ventre   Mer 11 Avr - 13:11

Nathaniel et Alix

La rage au ventre



C’est fou comme ça peut faire du bien de s’entrainer avec quelqu’un qui connait la boxe et qui l’apprécie réellement. Bon, il faut dire qu’elle la connait peut-être un peu trop. Si ça avait été un vrai combat, elle m’aurait certainement déjà mis KO. C’est alors qu’elle m’avoue qu’elle était boxeuse professionnelle, ce qui ne m’étonne pas du tout.

«Ah! Une pro! J’aurais dû m’en douter, petite cachotière. Tu dois en avoir cassé des gueules, parce que t’es sacrément douée!»

Puis son pied vient alors me frapper juste au-dessus de mon genou, qui se dérobe sous la douleur. Je recule d’un bond, en affichant un sourire amusé au moment où elle me traite de quinquagénaire. Je lâche un juron, accompagnant le tout d’un geste provenant de la langue des signes. Vieux réflexe. Me voilà qui pense à Ruth. Il faut dire qu’avec elle, c’était devenu notre langue de conversation principale, puisqu’elle était sourde. De plus, je m’exprimais presque uniquement en langue des signes, au boulot. Les langues, j’ai toujours été doué en la matière. C’est dommage que je n’ai plus trop l’occasion de pratiquer, maintenant. La plupart des survivants que j’ai croisés parlent l’anglais, comme tout le monde. Je m’adresse alors à ma jeune adversaire, sur un ton moqueur :

«Hé bien, sache que de nous deux c’est clairement toi qui est la moins éloignée de la période couche-culotte. T’es majeure, au moins? J’vais devoir te demander tes cartes si l’envie me prend de te draguer?»

Je me marre, alors qu’elle s’éloigne pour mettre fin au premier round. Elle retire ses gants et s’assoie sur la roue, tandis que je me laisse tomber sur le sol, à côté d’elle, m’allongeant là comme si c’était confortable. Le sol est froid, mais je m’en fiche. Je prends une grande respiration, comme pour savourer encore plus ce moment fort agréable. Je remarque qu’elle s’est éraflé le mollet et elle soupire avant de me demander si je suis seul ou si j’ai une bande quelque part dans le coin.

«J’suis tout seul. J’ai rencontré des groupes, mais je ne suis jamais resté. Et toi?»

Je me redresse légèrement, pointant sa blessure du menton.

«Tu veux que je désinfecte ça? Si t’as de la chance, il me reste un petit fond de gin dans mon sac à dos. Ça n’a pas l’air bien grave, mais comme on dit : vaut mieux prévenir que guérir. Surtout que les anti-inflammatoires ce font rare.»

Pendant un instant, il me semble pouvoir entendre la voix de Mathilde remplacer la mienne. Ça n’avait pas que des côtés néfastes, le mariage avec un médecin. Dommage que je n’ai jamais vraiment pris le temps de mémoriser les trucs utiles en cas d’apocalypse!

Sans attendre sa réponse, j’agrippe mon sac à dos qui trainait près de ma veste et j’en sors une bouteille de gin pratiquement vide. Il ne reste qu’un petit fond, à peine une gorgé, mais ça devrait suffire pour appliquer sur son entaille. Je sors également un bout de chiffon qui me semble propre. Je brandis ma trouvaille, tout fier, attendant son approbation avant de faire quoi que ce soit.


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MessageSujet: Re: La rage au ventre   Mar 17 Avr - 7:40
Notre combat fût beau, on peut le dire. Il fût même très intéressant et même si c’était un match amical sans réel but de blesser notre adversaire, je pense qu’on a tous deux pu voir que l’autre en face était tout de même pas manchot. Je suis pour ma part déterminée à gagner qu’importe l’affrontement. Même si dans un match amical comme celui-ci, nous n’établissons pas vraiment de vainqueur, je me considère comme gagnante. L’ambiance s’apaise, lorsque finalement il m’accompagne dans ma pause. Il vient s’allonger par terre à côté de moi, alors que je le regarde faire. Le sol semble lui être confortable. Pour ma part, je laisse ma petite blessure ridicule à l’air libre, histoire de faire sécher le sang qui se trouve à l’ouverture. Elle n’est pas profonde, mais le liquide rouge vient s’en échapper légèrement, sillonnant ma peau pour finalement laisser perler une goutte sur le sol. De nos jours, j’en suis consciente, chaque goutte est précieuse et ne saurait s’échapper inutilement de notre corps.

Assez réactif, mon adversaire se rend compte que je me suis fait cette ridicule entaille. Il se lève donc rapidement, m’indiquant avec pertinence qu’il faudrait mieux soigner cette entaille, juste au cas où. Après tout, c’est vrai que nous ne sommes jamais sûrs de rien et même si avec le retour à l’état brut de la vie, notre corps s’est endurci et notre système immunitaire aussi, mieux vaut ne pas courir de risque. Même si les morts ressuscités sont notre priorité, je ne pense pas que le tétanos et autres merdes soient disparus. Même si, désinfecter à l’alcool me sauvera pas du tétanos à y réfléchir… Le quinqua revient finalement vers moi, prônant avec triomphe un petit bout de tissu qui semble assez propre pour le coller à ma peau et un fond d’alcool. Je ne sais pas si c’est les restes de ce qu’il a bu ou les restes de chaque fois où il s’est occupé d’une de ses plaies, mais au moins, il partage avec moi et c’est aimable. Je sais pas si je l’aurais fait pour n’importe quel inconnu, même si je pense que notre petit match l’a séduit. Il s’approche et d’un petit hochement de tête simple, je l’autorise à me soigner, lui tendant la jambe pour qu’il puisse accéder à ma petite blessure plus facilement qu’en se tordant pour l’atteindre.

- Un vrai papa poule le quinqua.


J’échappe un petit sourire, avant de le laisser faire sagement.

- T’es un adversaire intéressant. Même si tes yeux tombent trop souvent sur mon décolleté, surement pour le surveiller qu’il t’attaque pas je me doute.

Je suis incorrigible, embêter les gens c’est ma passion. Certains en font d’ailleurs je pense, très souvent les frais. Mon regard virevolte rapidement autour de nous, avant que je ne me fixe sur l’horizon, le regard dans le vague.

- Tu te débrouille bien tout seul ? T’as une voiture, de la nourriture, j’en sais rien moi, des trucs pour t’aider à survivre comme il faut ?

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MessageSujet: Re: La rage au ventre   Sam 5 Mai - 22:26

Nathaniel et Alix

La rage au ventre



Alors que je suis en train de mouiller le tissu avec le fond d’alcool qui restait, elle me fait un commentaire, comme quoi je suis un peu papa poule. C’est vrai que mon côté protecteur s’est développer, après la naissance de ma sœur. Je sentais que je devais la protéger. Dommage que j’ai échoué à cette simple tâche. En fait, je n’ai réussi à protéger personne, hormis moi-même. Je fixe la jeune femme, elle est plutôt menue et musclée, avec de longs cheveux blonds et un regard déterminé. Je réalise alors qu’elle ressemble un peu à Leïa et ça me fait sourire.

«Un vieux réflexe, c’est bête, mais j’te regarde et tu ressembles un peu à ma petite sœur.»

Je rigole, puis je pouffe littéralement de rire quand elle me fait une remarque par rapport à mon regard sur son décolletée. Bon, c’est vrai que j’ai sûrement manqué un peu de discrétion, mais quand je vois une femme aussi belle, c’est plus fort que moi, surtout depuis l’apocalypse. Il faut dire que les occasions de prendre un peu de bon temps en charmante compagnie, se font plutôt rares.

«Ah ouais! Les décolletés c’est hyper dangereux. Il faut absolument s’en méfier et toujours les avoir à l’œil, crois-moi.»

Je lui balance un clin d’œil à la fois amusé et charmeur, puis je pose finalement le coin mouillé du chiffon sur sa peau pour venir nettoyer en douceur la blessure. Je ne peux pas m'empêcher d'avoir une pensée pour Ruth, c'est fou comme elle peut me manquer, mais je sais que je vais devoir tourner la page un jour. Les chances qu’elle s’en soit sortie sont tellement minces, à quoi bon se faire de faux espoir? Voilà que la boxeuse me demande si je me débrouille bien tout seul.

«Ouais j’me débrouille pas mal. C’est pas parfait, mais ça m’convient. J’ai une bagnole et un peu de bouffe caché quelque part. Parfois je fais des rencontres intéressante…comme aujourd’hui.»

Je lui offre à nouveau un de mes sourires les plus craquant, avant de finir de nettoyer sa blessure. Ce n’est pas bien profond, il ne devrait pas y avoir de problème.

«Et toi? Ça va? Tu te débrouille bien?»

Son éraflure désinfectée, je range mes affaires dans mon sac à dos et je m’allonge à nouveau sur le sol.


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MessageSujet: Re: La rage au ventre   Jeu 10 Mai - 16:42
Il finit par s’approcher de moi, avec de l’alcool sur son tissu et je le regarde faire. Mon regard comme à son habitude est simple, neutre, pourtant déterminé. Je ne sais pas comment lui dire, mais même si j’avais compté finalement céder à ses avances et coucher avec lui, maintenant qu’il me compare à sa sœur, c’est carrément mort ! Je l’écoute, sans qu’il soit conscient qu’il a mis les pieds dans le plat. Les rêves d’inceste, trop peu pour moi. Pourtant, et surement parce qu’il est un solitaire aguerri en manque de contact, il rebondit sur ma vanne sur mon décolleté, assurant que c’est finalement plus sage de les avoir à l’œil. On parle de quoi là, d’un cobra ? Cette pensée me fait rire. Le seul homme que je connaissais avant lui et qui avait peur des décolletés, c’est sans conteste Harvey.

Finalement, je le laisse s’agenouiller devant moi et me désinfecter la plaie. Rapidement, j’arrive à la même conclusion que lui, cette rencontre est divertissante. Il m’informe qu’en effet, il vit seul et qu’il se débrouille avec ça. Il a une voiture et de la nourriture, le principal pour un bon survivant ; de quoi manger et fuir une fois le ventre rempli. C’était plus ou moins mon mode de fonctionnement à l’époque où j’étais seule moi aussi. Finalement, il termine de me désinfecter et range le tout, avant de me retourner ma question.

- Disons même que je me débrouille très bien. J’ai une voiture, un renard et une maison dans un camp fortifié. Disons que j’y vis très bien… T’as déjà entendu parler de Fort Hope Community ? C’est un camp de réfugiés fondé par un gros nounours qui fout la trouille.

Je me relève rapidement, bougeant un peu la cheville, par réflexe je suppose. Comme si je voulais vérifier inconsciemment qu’il ne me l’ait pas trafiqué…

- Si t’es genre trop seul. Je suis sûr que le fort t'ouvrira ses portes. Sait-on jamais, tu pourrais te plaire dans un endroit calme et sûr. C’est tellement sécurisé, que c’est presque flippant. J’ai mis très longtemps à m’habituer à me réveiller sous une couette et à mettre le nez dans une rue parfaitement calme, même propre en fait.

Je m’étire doucement, consciente que parlant de ce dernier, il ne faudrait pas que je traîne de trop dehors sous peine de me faire encore une fois taper sur le nez par mon cher frère, le nounours qui fait peur.

- Faudrait que je tarde pas de trop d’ailleurs. Même si c’est pas une prison, faut faire attention à user de ses sorties avec ingéniosité.

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La rage au ventre
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