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In Your Flesh :: Michigan State :: Fort Hope

 In the Mood for Love

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MessageSujet: In the Mood for Love   Lun 2 Avr - 22:37
A la suite d’événements forcement éminemment rocambolesques et certainement particulièrement héroïques mais, pour des raisons qui échapperaient a votre conception temporelle trop linéaire, je ne serais pas en mesure de vous les exposer. Ma chance et Cassie seront les seuls indices quant à ma survie De toute façon, je ne suis pas convaincu que ce genre de banalités triviales qui commence par un enlèvement dans un coffre de voiture de forbans et se terminent sains et sauf a Fort Hope vous intéresseraient.

Bon oui je sais que ça vous intéresse forcement puisque ca parle de moi et que je ne vois pas ce qu’il pourrait y avoir de plus intéressant que moi, mais je préfère recentrer ce récit non pas au comment je suis arrivé ici mais plutôt au pourquoi j’ai entrepris cette folie.

Pour une rare fois je vais faire bref : en tant que questeur des tréfond de l’âme humaine, parce que c’est bien tout ce qu’est un acteur, je me dois d’expérimenter l’ensemble des émotions offertes par la palette humaine. Je sais ce qu’est le désir, le mariage et l’affection, fraternel et amicale. J’ai quand même été marié plus d’une 15aine de fois a la fille Warner et une fois, mais longtemps, a Neil. J’ai eu moult enfants de par le monde dont certains que je n’ai vu que sur photo, mais j’ai quand expérimenté la paternité de par ce biais. Bref, je pensais avoir toute la palette d’émotions humaines existantes et que les autres étaient un mythe une quête inespérée vers une forme del dorado mystique et fantasmer. En gros un truc inexistant. De toute façon, comment quelque chose que je n’ai pas expérimenté alors que je l’ai simulé des centaines de fois, ne pouvait pas exister ? Du moins c’était ma certitude avant de tomber sur deux drôles d’oiseaux a Detroit.

Ils me l’ont faite façon on se sauve a tours de rôles, on se serre les coudes, il y en a un qui a un soucis, l’autre est déjà la pour le protéger et l’aider a ce relever. Dans un premier temps j’ai trouvé qu’ils étaient bons dans leur jeu. Ca rendait bien dans le show, ca aidait une esclave a se la jouer dame intouchable et un combattant sans envergure de sortir du lot pour devenir champion. Et puis, a un moment, j’ai compris qu’ils ne faisaient pas ca par intérêt. D’ailleurs, ils faisaient les pires choix du monde, sevrant à leur détriment, juste pour l’autre. Et c’est là que j’ai compris.

Il aura fallu une apocalypse pour que je puisse découvrir que ca existait pour de vrai l’amour. Pas l’amour fraternel, non, le truc vrai entre un homme et heu… bah un autre homme ou une femme... Et du coup, c’est impensable que Dean Caulfield puisse mourir sans connaitre ça. J’ai bien pensé a retenter l’expérience avec Phoebe, mais je me suis dit qu’après autant d’essai, il valait mieux éviter de donner une nouvelle bonne raison a Sam de la tuer pour de bon lors du prochain échec. Mes pensées ont immédiatement été vers la jolie blonde qui avait perdu son frère.

C’est donc avec retard et pas mal d’émotions que je me suis retrouvé à l’infirmerie de Fort Hope, gentiment ramené par Cassie, tout nu devant un pseudo médecin, a attendre que l’on me dise que je peux enfin voir l’objet de ma visite
. Mince, dans mes mésaventures j’ai perdu mon bouquet. J’ai peur de mal commencé, j’aurais dû demander plus de détails a Robin avant de partir.

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Dean Caulfield Arene
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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mar 3 Avr - 19:50
Comment dire, que certaines événements et détails de mon histoire, n’ont jamais de cesse de m’étonner. Par exemple, avant l’apocalypse, avant d’avoir vu de mes propres yeux un infecté se traîner au sol parce qu’il lui manquait ses mollets, j’étais étonnée de penser qu’un truc aussi moche tenait tant à la vie et à son repas. Et aujourd’hui, alors que je m'entrainais simplement dans mon salon à faire un peu de musculation de base pour entretenir mes muscles neufs, je n’ai pu être qu’étonnée, quand une jeune femme est venue sonner à la porte. Elle me dit venir de l’infirmerie et qu’un homme m’y attendait. Elle m’a subtilement glissée qu’il était blond, et venait de dehors. Rien de plus. Aussitôt, je pense évidemment à Dean. Mais ça n’aurait pas le moindre sens, que ferait-il ici, loin de son château incroyable et surtout de la protection de son frère ainé ? Je pense ensuite à Arthur, mais ce dernier est bien plus roux, qu’il n’est blond… Et la dernière option est finalement la meilleure, Abel ? Mais pourquoi voudrait-il me voir, il a peut-être besoin d’une nouvelle coupe de cheveux et une taille de la barbe comme la dernière fois… Congédient poliment la jeune femme, je m’empresse de faire demi-tour. Après une douche rapide pour me rincer, j’enfile un jean, un t-shirt et mes pompes avant de filer vers l’infirmerie, déjà plusieurs fois visitée pour mon retour à Fort hope.

Milles questions tourbillonnent dans ma tête, alors que je suis impatiente de découvrir l’homme mystérieux qui m’a fait demander. C’est bien connu, je suis pas fan des surprises, ni qu’on me fasse patienter. Je souris légèrement, me mettant à imaginer par exemple Dean et son potentiel périple s’il devait un jour arriver jusqu’ici. Vu les péripéties qu’on avait traversé pour retourner à sa fameuse arène, je commence à me rire et à imaginer les pires scénarios pour savoir comment il serait arrivé là. Le blond a dû s’attirer des embrouilles pas possibles, surtout pour qu’on me demande directement de l’infirmerie. S’il allait parfaitement bien, il serait surement venu directement chez moi, à moins que personne ne veuille renseigner un inconnu sur la localisation, de la maison du grand chef… Pourtant, je n’ai pas la moindre crainte, je ne m’attends pas à voir celui qui m’a fait demander dans un piteux état. Il doit juste être entrain de se faire examiner ou soigner pour une blessure futile. J’entre finalement dans l’infirmerie, alors que rapidement et après quelques questions, on m’oriente vers une chambre et que ne fût pas ma surprise. Me calant discrètement contre l’encadré de la porte, j’observe la scène des plus tordantes. En effet, celui qui trône au centre de la pièce est Dean et je suppose que ce qui gigote entre ses cuisses, se sont ses attributs viriles. Il a un docteur face à lui et ne pouvant plus taire ma présence, je toc doucement sur le mur.

- Comment on fait. C’est la deuxième fois qu’on se voit et c’est la deuxième fois, qu’il ne s’agit pas de rencontres normales.

Il est debout, nu, et un médecin est présent. J’en conclue bien rapidement et surtout grâce à ce tableau on ne peut plus douteux, que le cher monsieur est, mine de rien, en forme.

- Je tombe mal peut-être ? Vous préférez que je vous laisse en tête à tête ?

J’aime à l’embêter, à sous-entendre une petite idylle avec un médecin. Mais rapidement et me rendant compte qu’il n’a aucune plaie grave de visible, je me dis finalement que c’est simplement le contrôle de routine pour les personnes qui rentrent dans Fort Hope. Etrangement, ça aurait été un autre homme, j’aurais peut-être été un poil gênée de le trouver nu comme un verre et aurais pris la peine de patienter à la porte. Mais avec le personnage de Dean, je ne suis pas vraiment surprise et pas du tout gênée au final. Le docteur, une fois fini de l’inspecter, lui indique des vêtements présents sur la commode avant de s’éclipser.

- Comment t’es arrivé jusqu’ici dis-moi ? Je ne m’attendais vraiment pas à te retrouver entre ces mûrs. Je suis étonnée que tu sois arrivée jusqu’ici.

Je le taquine un peu, mais c’est vrai. Vu qu’ils étaient partit à plusieurs la dernière fois pour le rattraper, je me demande combien de voitures sont entrain de le chercher dans les parages ?

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mar 10 Avr - 19:33
Quand la jolie doctoresse m’a demandé de me dévêtir, j’ai tout de suite compris que c’était pour un motif purement contemplatif. Même si j’ai une charmante mission en tête, qui serais je pour refuser de donner un peu de ma magnifique personne pour embellir le quotidien d’une pauvre femme ? Après tout, même si j’avoue m’entretenir pour rester aussi parfait, mon corps est d’abord un don de Dieu et je m’en voudrais de ne pas le partager avec toute la générosité qui me caractérise.

La coquine a vraiment été voir dans tous les recoins et a même poussé le vice jusqu’à vraiment rester dans son personnage. Je me suis senti quand même de lui faire remarquer, le plus délicatement possible, vous me connaissez, que j’étais, hélas, venu ici en quête d’une autre demoiselle, même si elle m’avait l’air charmante.

J’ai bien vu sa déception a sa façon d’arquer ses sourcils et de me regarder avec un surjeu d’étonnement choqué. J’ai respecté sa pudeur face a cette déconvenue qui a forcement du l’ébranlée au plus haut point. Après cela je l’ai quand même sentie un tantinet moins délicate avec mon humble personne. Et ca petite remarque qu’elle n’était là que pour vérifier que je n’avais pas été mordu me fit sourire, ce qui n’arrangea rien à la situation.

Heureusement ma sauveuse habituelle fit irruption pour interrompre le manage de la rouquine. Je ne suis pas sûr de comprendre son évocation sur le fait que nos rencontres ne seraient pas normales. Je ne suis pas pendu par les pieds et je viens lui rendre une visite de courtoise comme tout bon prétendant que je suis. Je ne vois pas le souci. Aurais-je omis un détail ? Dans le doute je lui souris car elle doit forcément faire de l’humour. Tout comme sa remarque sur le fait qu’elle pourrait déranger de cette fan déçu et revancharde.

« Ha Miss Alix, j’ai bien cru ne jamais te  voir, pourrais-tu expliquer a ton amie que j’aimerais bien un moment d’intimité avec toi? »

La rouquine se contente de lever les yeux au ciel, le même tic que Jésus quand je lui parle, c’est colique. Ils sont peut-être de la même famille. Ele ne laisse pas le temps a Miss Alix d’intervenir et part en maugréant a l’intention de la blonde :

« Je te souhaite bien du courage. »

Ralalala la jalousie rend les femmes mauvaises. Mais j’occulte rapidement ce petit désagrément à poils roux pour me concentrer sur le but de ma visite ici, surtout après les évènements rocambolesques que j’ai du vivre.

« Ces fans qui veulent toutes me mettre a nu, c’est épuisant. »


Visiblement, comme tout le monde, cette partie de ma vie, comme le reste, j’imagine, semble l’intéresser, mais il se trouve que Robin m’a bien préciser d’entretenir le mystère. Alors, tout nu que je suis, je décide de préserver pudiquement quelques secrets sur ma personne. Surtout lorsqu’elle insinue que je ne suis pas un bon survivant alors que sans être méchant, vu dans l’état ou je l’ai trouvé, j’ai envie de dire « balle au centre Darling »

« Je suis plein de ressources, que veux tu ? Mais ne nous égarons pas dans des peccadilles inintéressantes, je ne suis pas venu te parler de moi mais bien pour te voir et prendre de tes nouvelles. Tu m’as l’air bien remise et tu es resplendissante. C’est un plaisir pour les yeux que de te voir. Penses-tu qu’il serait acceptable que nous fassions une petite promenade pour deviser quelque peu toi et moi ? »

Sans trop m’inquiéter de ma tenue d’Adam, je vais déjà vers la porte.

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mer 11 Avr - 14:54
La rouquine qui s’occupe de Dean, semble avoir bien du mal. Cela ne m’étonne vraiment pas pour être franche. Quand on ne le connaît pas, ses airs hautains et simplets à la fois peuvent mettre en déroute avec beaucoup de facilité. Je l’observe, je l’écoute. La pauvre médecin se voit vite congédiée par Dean, qui semblerait-il oublie de porter des gants pour se faire, comme d’habitude. Je ne retiens pas mon sourire, lorsqu’elle finit par céder et s’en va, passant à côté de moi pour me souhaiter bonne chance. Hm. Je pense que je vais pouvoir gérer l’animal en question sans trop de mal… Toujours nu comme un verre, je continu de le fixer droit dans les yeux, bien trop curieuse de savoir comment il est arrivé là. Il m’informe sur son ton fier et faussement lasse, que la jeune femme est une de ses fans, sous-entendant que c’est ainsi qu’il s’est retrouvé à nu. Je n’ose pas briser ses rêves et ses airs d’enfant. Même s’il ne doit s’agir que d’humour, j’aurais aimé lui annoncer que ce n’était pas la star déchue qu’il est, qu’elle souhaitait observer nu. Mais tout simplement qu’elle cherchait d’éventuelles traces de morsures et autres griffures… Il m’informe qu’il est heureux de me revoir, que je suis selon ses dires, resplendissante. C’est sûr que je dois avoir bien meilleure mine que lorsque nous nous sommes rencontré. Aujourd’hui, j’ai repris la masse que j’avais perdue, que ce soit de graisse ou de muscle, j’ai pris le temps de guérir ma cheville et peu à peu, l’interdiction de mon cher frère semble s’envoler petit à petit. Je serais bientôt complètement libre à nouveau, j’aurais le droit de filer où bon me semblera, toujours en le prévenant évidemment. Qu’il sache où venir me récupérer si je m’attire des ennuis…

- Hé là, Dean. T’oublie pas un truc ?

D’un pas précipité, il se dirige vers la porte. Je ris très légèrement. J’aurais adoré, vraiment, l’accompagner marcher tout nu dans la rue. Mais j’ignore si les habitants du coin apprécieront la vue. J’ignore si mon frère ne lui filerait pas un coup de taser en le voyant déambuler comme ça à mes côtés…

- Habilles toi, tu veux ? Gardons cette vision pour la doc. et moi.


Au moins, on est certain d’une chose c’est que la pudeur est un mot qui ne fait pas partie de son lexique de base. J’attends qu’il se vêtisse, patiente. Et une fois qu’il est à nouveau prêt à se montrer en public, je me lève et ouvre la porte tranquillement. Sortant de l’infirmerie sans trop me presser, c’est une fois au grand air que je l’attends calmement. Il finit par me rattraper, alors que je commence doucement à marcher.

- T’es vraiment venu là juste pour me retrouver ? Plutôt cool comme attention. Comme tu vois je me porte très bien. J’ai plus mal nulle part, je suis propre, je suis nourri et ma soif est étanchée.

Un léger flash me revient soudain, suite à mes retrouvailles avec mon frère aîné. Il m’avait posé milles questions sur l’arène, auxquels je n’avais pas pu répondre. En vérité, je ne suis toujours pas d’accord pour jouer les espionnes que ça soit pour l’un ou pour l’autre. Mais c’est vrai que Logan aurait droit à être informé de ce qu’il se passe là-bas. Et hors de tout ce qui peut le concerner, je n’ai vu que les coulisses de l’endroit. Je suis bien curieuse d’en connaître davantage. Sur son propos ou même sur l’endroit si curieux dans lequel il m’avait conduit.

- Alors Dean. Dis-moi, comment t’es venu jusqu’ici. Et aussi, comment se porte ton domaine. J’ai pas souvenir que tu m’aies expliqué ce que tu y faisais vraiment là-bas…

J’avance doucement, l’entraînant marcher sans pour l’instant n’avoir aucun but précis. On réfléchira à la destination plus tard, pour le moment, je suis juste curieuse d’entendre ses réponses...

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Lun 16 Avr - 19:14
A oui, mes vêtements, j’oublie toujours ce petit détail. Il faut dire que, contrairement a d’autre, je suis très à l’aise avec mon corps et autant je puisse comprendre d’éventuelle malaise face à des difformités disgracieuses, autant j’éprouve la sensation de faire un cadeau a l’univers en me dévoilant à lui vêtu seulement de ma plus simple perfection.
Il faut dire que c’est difficile de rester pudique quand on doit tourner des scènes de nu ou d’intimité. Si sur l’écran on a l’impression d’une ambiance intimiste, des les studios il faut bien accepter de se balader le bel oiseau à l’air.

Néanmoins, je suis quand même la pour conquière la demoiselle, alors autant essayer de m’adapter a sa demande. Qu’est ce que Robin m’a dit déjà, a oui, essayé de faire passer son plaisir avant le mien. Ca reste quand même assez abstrait comme concept puisque dans sa façon de raisonner, mon plaisir devait aussi être son plaisir, donc pour lui faire plaisir, je devrais me concentrer sur mon propre plaisir. Quand j’ai essayé de débattre de ce point avec le gladiateur, rien qu’à sa tête j’avais senti que je l’avais perdu. Il est tellement limité que c’est compliqué d’échanger avec lui. Dommage que c’est l’une des seules personnes de sexe masculin de ma méconnaissance qui a découvert ce qu’était l’amour.

J’essaye de réfléchir a ce qu’il répondrait a Joséphine a ma place, mais il est tellement primaire qu’a part un "gneu" interrogatif, je l’imagine peu tenir une conversation digne de ce nom.

Nous sortons donc profiter avec ravissement de cette modeste petite installation bucolique. Une petite ville de banlieue ressuscité, celle du genre que sans la fin du monde, personne ne voudrait habiter autrement que des petits cadres passant plus de temps au travail que dans leur bicoque.

J’essaye de rester souriant et positif en me concentrant sur la raison de ma venue qui a beaucoup de question. Bien que Robin m’a répété qu’il fallait garder un semblant de mystère, je trouve très discourtois de ne pas répondre a des interrogations.

« Mon trajet jusqu’ici est d’une trivialité sans aucun intérêt a coté de toi ma chère Alix, et oui, je e remercie de t’inquiéter pour les affaires de mon frère, tout se passe bien pour ne pas dire très bien. Mais laissons là ces futilités. Il se trouve que j’ai découvert, récemment, ce qu’était un couple, un vrai, pas comme moi et mon ex-femme entre chaque divorce. De ce fait, je venais avec une demande très spécifique a ton attention. Me donnes tu la permission de te courtiser ? Sans restaurant ni boite de nuit, je t’avoue que l’affaire me semble des plus ardues, mais quitte a découvrir les joies d’un couple, j’entends que cela soit avec toi, si tu l’acceptes, bien entendu. »

Ai-je été assez mystérieux ? J’ai un doute pour le coup. Au moins je pense qu’elle ne pourra qu’apprécier ma franchise.

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mer 18 Avr - 21:15
Ce personnage n’a de cesse de m’étonner. Pour ne pas dire qu’il s’agit d’un petit vent de fraîcheur inattendu dans ma journée, ce qui me ferait très mal d’admettre, je peux au moins prétendre qu’il est du genre très divertissant. Nous avançons ensemble, tandis que je l’entraîne vers ma demeure. Du moins celle dans laquelle j’habite et où mon frère me loue une chambre et une partie de la salle de bain… Je suis assez partagée, me questionnant sur les réactions multiples que mon frère pourrait avoir face à ça. Ramener un inconnu à la maison. Mais c’est pas un drame, il ne verra que la cuisine, où nous nous poserons pour discuter bien gentiment autour d’une bière. Je ne compte pas m’envoyer en l’air dans le lit de mon frangin, même si ça pourrait être une drôle de façon de l’embêter… Le blond qui regarde et analyse les alentours, prend soudain la parole. Son petit monologue me laisse presque sur le cul en réalité, une fois que je l’ai entièrement écouté. Lui qui parlait de spontanéité la dernière fois, de prendre la belle par surprise pour l’embrasser comme dans le film horriblement romantique qu’il a joué, je suis étonnée qu’aujourd’hui, il me fasse une telle demande. Puis soudain, je me souviens. Je me souviens que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Je lui avais presque ordonné sur un ton mordant de me demander la permission quand il avait envie de me tripoter, que je n’aimais pas le contact avec des inconnus. J’étais faible et en position de faiblesse ce jour-là. J’avais dit ça sur le coup du traque d’aller en endroit inconnu avec un mec inconnu mais aujourd’hui, je sais que je suis seule responsable de mes paroles. Pourtant, même si ça pourrait être clairement un tue l’amour pour certaines barbies roses romantiques, qui auraient attendues un traitement, justement commun à ce film horrible avec le bateau, c’est pas mon cas. Sur mon visage pourtant si neutre habituellement, se dessine un petit sourire en coin, visiblement amusée. Voilà aujourd’hui la première victoire du blond. Un sourire amusé qui a failli à ma vigilance l’espace d’un court instant.

- On peut dire que tu ne fais pas les choses à moitié toi… Niveau surprise, tu te places là.

Tranquillement, je l’invite à entrer. Normalement, à cette heure la maison est vide. Et en effet, le silence qui y règne me le confirme rapidement. Seul mon renard à la queue coupée se ramène, arrive en courant dès que je passe la porte, me réclamant quelques caresses que je lui accorde rapidement.

- Voici Kecourte. Mon fidèle Rottweiler qui pourra te manger si jamais tu es finalement une mauvaise personne.

Je ricane un peu et sans plus m’attarder, je l’entraîne vers les cuisines, lui laissant le rôle de fermer la porte. Je l’invite autour de la table, où nous pourrons discuter je pense plus aisément autour d’une boisson fraîche.

- Ta demande est particulière… Chercher un couple avec quelqu’un ça veut dire vouloir être stable, fixe, avoir confiance l’un en l’autre, désirer l’autre et même s’accorder le luxe de tomber amoureux. Le concernant je ne sais pas, mais personnellement j’ai du mal avec ce terme depuis certains événements. Depuis mon premier « copain » en fait. - T’es conscient que la demande que tu fais est surprenante et un peu vive ? Parce qu’on s’est vu que deux fois, aujourd’hui étant la deuxième.

Me regard bleu acier se pose sur lui intensément, alors que je lui ouvre une bière et que je la pousse du bout de mes fins doigts dans sa direction. D’un geste souple, je m’assois confortablement, croisant les jambes sous la table. Je m’installe tranquillement, car même si cette demande me surprend, elle m’attendrit un peu aussi de par sa naïveté sans limite. M’appuyant sur la table à l’aide de mes coudes, je bois ma première gorgée, laissant les bulles me piquer la langue. Je me surprends à me poser milles questions. Est-ce que j’étais vraiment prête à recevoir une telle proposition ? Je n’ai pour ainsi dire jamais eu de réelle aventure stable depuis mes 16 ans. Depuis ma « première fois » et je serais du genre à dire que former un couple aujourd’hui, c’est peine perdue vu notre monde. Pourtant et je suis sûr qu’il en est fier, il a un petit côté charmeur et doux, pas déplaisant.

- Mais disons que j’accepte. Tu as le droit d'essayer de me courtiser...

Simple, efficace. Je suis en effet très curieuse de savoir ce qu’il va répondre à tout ça… Je n’ai pas dit oui au couple. Mais juste, au fait qu’il pouvait tenter de me séduire. Quant à moi, je vais tenter de lui apprendre ce qu’est un couple de par ce que j’en connais. Il devra s’accrocher un peu, parce que je sens qu’il a pour habitude d’avoir simplement à retirer ses vêtements pour avoir une femme à ses pieds… Sans pour autant le rendre fou comme ces bécasses capricieuses d’autre fois, je compte lui enseigner ou au moins essayer, ce que signifie « récolter le fruit de son travail ».

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Lun 23 Avr - 20:53
Le plaisir de revoir ma charmante compagne dont le verbiage est aussi agréable que son minois a du mal a compensé le cadre spartiate de son habitat. Je dois faire appel à tous mes talents d’acteur pour ne pas dévoiler ma stupeur de découvrir la modeste habitation qu’elle partage avec son frère et, a priori, d’autres personnes. Je sais bien que nous sommes en situation de survie mais une telle précarité me serre le cœur. Même avant l’apocalypse je ne suis pas sûr que des gens vivaient dans ce genre de maison pour de vrai autrement que dans des séries dramatiques sur des femmes au foyer désespérées. Du coup, je ne sais pas trop commente réagir quand elle me montre un renard en m’annonçant que c’est un chien. Son quotidien l’a-t-il usée à ce point ?

Par tous les saints de toutes les religions, je me retrouve soulagé quand elle me fait comprendre qu’il s’agit d’un trait d’humour. Bon au moins il m’a l’air sympathique le petit rouquin, et c’est toujours plus original qu’un chien, et plus facile à gérer qu’un tigre. Je pense qu'il faudrait que je présente Alix a mon ex femme, elle pourrait lui apprendre la mesure.

Au moins elle me signifie son consentement pour que je puisse essayer de la courtiser. Je lui souris plus chaleureusement à cet accord, oubliant même le décor. Je ne vais pas dire que je doutais que l’on puisse refuser une telle offre, je suis même sûr que certaines se seraient damnées pour que je leur fasse cette proposition, mais Alix ne marche pas dans les clous des femmes que je fréquente habituellement. Elle a une façon étrange de penser qui la rend imprévisible, même pour moi. D'ailleurs sa définition du couple est un peu longue et compliquée. Personnellement je voudrais juste une histoire d'amour mais bon... Il parait que dans un couple c'est la femme qui même la danse. J'aurais peut être dû prendre des notes si je savais écrire.

« Personnellement je ne vois pas en quoi c'est surprenant et vif de venir te voir pour essayer de te plaire. Tu es une femme merveilleuse et je pense avoir passer l'age de ne pas savoir ce que je voulais. »


Au moins, l’étape administrative est passée. C’est vrai que ce formalise auquel elle tient est un peu déconcertant mais je compte bien lui montrer que j’essaye de faire des efforts, que je l’ai écoutée, voir même comprise… bref tout le truc dont les femmes en générales sont censées raffoler.

« Avant que je te demande ce qui pourrait te faire plaisir pour une première sortie, crois-tu qu’il serait possible de me laisser une marge de manœuvre sans devoir de demander la permission. Non pas que je ne respecte pas tes convictions sur ce point-là, mais j’ai peur que cela manque cruellement de naturel si toutes les trois minutes je dois t’interrompre pour savoir si je peux te prendre la main, ou te remettre la mèche rebelle qui te cache un bout du visage depuis tantôt…. »

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Jeu 26 Avr - 18:36
Tout ceci est vraiment surprenant pour moi. On peut pas dire que je me sois attendue un jour à me mettre en couple. Surtout après la fin du monde. Non pas que je le sois avec le blond, mais c’est en tout cas la demande qu’il me fait sur le long terme. Le pauvre a tout intérêt à s’accrocher. Non pas que je souhaite le repousser, mais il m’a l’air très maniéré. Lui qui gère des chorégraphies de combat si j’ai bien tout suivit, ne me semble pas tomber la chemise très souvent pour mettre lui aussi la main à la patte. Sait-il déjà servi de ses muscles autrement qu’en faisant de la musculation pour un de ses rôles ? C’est le genre de questions que je pourrais lui poser sans filtre. Finalement, il me pose une question, qui me renvoie de nouveau à notre dernière visite. Je ne peux m’empêcher de m’amuser intérieurement de tout ça. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, après tout.

- Oublie cette histoire de permission. J’étais dans un moment de faiblesse, physique et mentale. Dans un endroit inconnu, entourée d’inconnue, c’est ma peur qui a parlé pour moi. Je me redresse un peu, buvant encore quelques gorgées de bière avant de l’observer fixement. De toute façon, tu risques de savoir très rapidement si tu fais quelque chose de déplacé avec moi…

Je me rassois un peu dans ma chaise, alors que rapidement Kecourte grimpe sur mes genoux. Il se roule en boule et love son museau humide contre mon ventre, alors que je me mets à grattouiller sa douce fourrure rousse pendant que je continue ma discussion avec ce cher acteur Dean. Je suis vraiment très curieuse personnellement. J’ai réellement envie d’en savoir plus sur lui, sur l’arène qu’il gère indirectement, mais il semble esquiver ces choses et revenir toujours vers un autre sujet ; moi. Ça me frustre un peu, autant que ça me met l’eau à la bouche. Au moins, il est sûr d’attirer ma curiosité, ainsi que mon impatience.

- Je suis assez peu sortie depuis que Jesus m’a raccompagné ici. Pour guérir dans un premier temps.

Je finis rapidement ma bière, avant de le fixer. Les flatteries avec moi ne marchent pas vraiment, mais il est comme il est et au moins, il a plus de classe qu’avec les vilains garçons que j’avais l’habitude de fréquenter c’est clair. Peut-être un peu trop de classe et de manières pour un monde pareil, mais au moins, on peut dire qu’on voit une certaine amélioration sur les gars que je fréquente normalement. Son style un peu coincé pourrait me plaire, voir déteindre un peu sur moi, pour m'ajouter un peu de tact. Et moi, peut-être que je pourrais le décoincer un peu à force de le fréquenter, le rendre plus brute… Ne nous emballons pas. Je ne vais rien lui lâcher avec trop de facilité. Je ne résisterais pas trop non plus, mais il va apprendre ce que c’est que d’être aux yeux de quelqu’un, un simple homme avant d’être un acteur de renom.

- Alors si tu veux, on peut prendre mon Impala et aller faire un tour. Sois simplement faire une petite excursion, soit aller voir ta chère arène dont je n’ai vu que les coulisses la dernière fois.

Logan me fera surement la tête. Mais je lui laisserais un mot sur le frigo, qui devrait suffire à le rassurer. Je lui ferais la promesse de rentrer mais pour ça, il faut que le blond soit d’accord pour bouger.

- Sinon on a une jolie ferme avec plein d’animaux. Faudra juste faire attention, c’est boueux à cette période de l’année…


Tel que je crois le connaître, c’est sûr que là il risque de dire oui pour la balade. Tâcher ses si belles affaires serait un drame...

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mer 2 Mai - 11:22
J’essaye de ne pas m’offusquer quand elle me dit qu’elle se sentait entourer d’inconnus quand je l’ai secouru. Je veux dire, avec les autres je comprends, mais moi ? Qui a l’impression d’être avec un inconnu avec l’un des acteurs les plus connus du monde ? Heureusement que j’ai une grande maitrise de toutes mon expression corporelle pour ne rien démontrer de mon état d’esprit, mais tout dans la façon d’être et de discourir d’Alix illustre que la tache de trouver l’Amour sera une véritable quête qui aurait pu faire le scenario de film a suite.

Dieu merci, je ne suis pas homme à baisser facilement les bras. D’ailleurs, repenser au rire moqueur de Phoebe lorsque je lui avais expliqué mes intentions quant à la jeune fille me conforte dans mon entreprise. Ça sera la jolie blonde ou personne d’autre, même si, sur certain point, elle reste quand même singulière pour ne pas dire un extraterrestre a mes yeux.

Au moins l’histoire des interrogations semble ne plus être d’actualité, ce qui n’est pas plus mal je vous l’avoue. Pour autant sa petite phrase sur le fait que je le saurais si je fais un truc de travers me ramène a une mise en garde sinistre faite par Robin. Se méfier des femmes qui sont sournoises et essayer de comprendre ce qu’elles veulent dire plus que ce qu’elles disent.  

Sauf que la je ne suis pas sur de ce qu’elle veut me dire. En fait je ne dois plus lui demander la permission mais deviner ce qu’elle aimerait ou pas faire sans avoir à lui demander. Subtile, périlleux, mais j’aime les challenges. Bien. Je la regarde câliner son faux chien en me disant que ça a l’air plus simple pour lui. Peut-être aime t’elle les roux ?

Je l’écoute me faire la liste de ce qu’elle aimerait comme activité, et soyons honnête, mais si je reste avec ce sourire charmeur et mon visage avenant, les péripéties subies pour venir ici ne me donnent pas envie de retourner affronter le vaste monde dans la minute. Au moins elle s’intéresse a l’arène, cela est une bonne chose. Je lui prends la main sans réfléchir et plonge mon regard dans le sien avec toute l’intensité dramatique qu’un acteur tel que moi sait prodiguer.

« Ma merveilleuse Alix, voilà un programme alléchant sur lesquels je vais me faire fort de te faire plaisir. Samedi soir je t’enverrais un chauffeur pour te conduire a l’arène. Attentant toi a un diner aux chandelles dans la loge VIP pour assister aux combats de Saturne. Je ferais en sorte qu’il soit aussi éblouissant que ma belle invitée. Ensuite, si le cœur t’en dit, nous feront une visite privée des coulisse. Par contre, dans l’instant, sauf a me prouver que ton frère serait d’accord que je t’embarque dans mon impala pour faire une viré pleines de dangers et sans garde du corps en ville, je pense que nous allons nous contenter d’une pommade champêtre vers votre ferme. T’ai-je déjà dit avoir même supervisé l’implantation de la nôtre à l’arène ? Je crois que j’ai gardé de bons restes de mon rôle de Jacques Ingalls dans le remake de la petite maison dans le pâquis. Vu la promiscuité de ton compagnon rouquin, j’imagine que tu aimes les animaux ? »

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Dim 6 Mai - 20:10
Je sens sa main se saisir de la mienne, son regard se figer dans le mien, mon nez se retrousser très légèrement. Au départ, je ne comprenais pas vraiment ce qu’il faisait, mais c’était avant d’entendre sa déclaration si soudaine. Je l’écoute en entier, finalement étonnée de ce retournement de situation. Moi qui pensais, qu’il accepterait sans trop de réflexion de me sortir de là, il oppose un argument de poids, auquel je pense j’avais omis volontairement de songer. Mon frère aîné. C’est vrai, il risquerait de me posait problème, de m’arracher la tête si je rentre tard sans avoir prévenu de ma sortie, ou si je rentre carrément demain… Dean a tristement raison. Attendre une petite semaine ne serait pas de trop. Nous sommes dimanche. Je sais donc d’ores et déjà que je serais sage cette semaine et que samedi soir, mon carrosse viendra de lui-même. Après tout, j’ai la meilleure des excuses du monde. Même si on en a pas reparlé, Logan m’avait glissé l’idée d’être ambassadrice pour l’arène et le fort. Même si rien n’a encore été décidé, je pourrais lui envoyer ça dans les dents s’il me dit que j’ai pas le droit d’y aller samedi. Une ambassadrice se doit d’accepter les invitations non ? En revanche, je me sens un peu naze, maintenant qu’il accepte avec tant de hâte d’aller visiter notre ferme. J’ignorais qu’il y en avait une à l’arène, j’aurais surement pas parier sur le fait qu’il aurait aidé à son installation… il en profite pour dériver la fin de son monologue sur Kecourte, attirant mon attention sur ce dernier que je caressais toujours machinalement.

- Hm… J’avoue que je n’ai pas de tendresse particulière pour eux. En fait, disons juste que Kecourte est particulier. Nos chemins se sont croisés, depuis on ne s’est pas quitté… Mais je n’aurais pas pris sous mon aile un autre animal. C’était le hasard où rien je pense…

Je mens un peu. Comme tout le monde, je suis toujours contente de pouvoir caresser un animal. Mais bon, j’ai pris cette fâcheuse habitude de ne rien montrer alors on ne peut pas dire qu’eux, m’aiment bien quand ils me voient.

- On y va ? Tu me montreras comment tu murmures…

Je pousse doucement Kecourte, qui râle un peu avant de sauter au sol et de filer bondir sur le canapé, disparaissant comme à son habitude, sous les coussins. Je l’entraîne rapidement dehors, avant de me diriger vers la ferme. Il y a plusieurs bestioles, c’est le principal. On a des chevaux, une chèvre, des lapins… De quoi nourrir et aider le fort en fait. Nous approchons et comme promis, le sol devient rapidement boueux, piétiné par les chevaux et autres animaux y passant. Nous arrivons aux abords de l’enclos, où je m’appuie doucement.

- Alors… Ici, on a des poules, des vaches, des biquettes, des lapins et des canassons. Je pense pas avoir oublié quelque chose mais j’avoue que je m’y connais bien mieux en mécanique qu’en animaux. Je les caresse des fois, mais je risque pas de grimper dessus.

Comme s’il m’avait entendu, un cheval s’approche doucement. Ils sont dociles malgré tout, même si j’ai pas envie de monter dessus je sais que certains le font. Sur les chevaux en général, j’ai encore vu personne essayer de monter sur l'énorme taureau pas du tout accueillant de la ferme… Doucement, je laisse ma main glisser sur la joue de l’animal, alors qu’il renifle doucement l’inconnu, les oreilles tendues. On dit que les animaux sentent ce qu’il y a vraiment dans les gens. J’aimerais bien voir l’intérieur de Dean, au-delà de ce qu’il laisse montrer de l’acteur de renom.

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mer 9 Mai - 21:20
Je la suis en me laissant bercé par sa voix. L’étrange petit rouquin nous suit joyeusement et j’évite de lui faire remarquer qu’un renard dans un endroits ou se trouve des poules n’est peut-être pas des plus pertinent. Mais dès qu’elle a le dos tourné, je fais signe au fameux Kecourte que je le tiens à l’œil qui retourne sur le canapé.

Je suis un peu étonné qu’elle n’apprécie pas les animaux. Qui n’aime pas les bêbêtes ? Personnellement je préférais ma collection de poney a celle d’orphelins. L’une était plus silencieuse et aimante que l’autre et plus facile à dresser. C’est d’ailleurs ma facilité avec les animaux qui m’a valu bien des rôles, notamment dans la série de péplum Minimus contre Pacomodus.

C’est donc main dans la main que nous nous baladons dans les rues de Fort Hope. Pour moi un camp c’est plus une vaste habitation regroupant tout le monde. Ici ça ressemble vraiment à un quartier figé dans le temps, ou plutôt une série genre deseparte housewife. C’est déprimant, heureusement que la compagnie est plus qu’agréable et que, malgré la fraicheur, il fait beau. Je ne regrette pas d’avoir porter mon choix sur l’étrange Alix sont la beauté et le caractère font un cocktail des plus atypiques.

Mon œil exercé est immédiatement attiré par leur installation électrique que je distingue de loin. Panneau solaire et générateur, un bon choix. J’ai bien envie d’aller voir ça de plus près en laissant l’électricien contrarié qui sommeille en moi s’exprimer, mais je me retiens fasse à ce mystère de murmure que souhaite Alix. Est-ce sexuelle ? Personnellement je n’aime pas trop faire ça dans la paille ou devant les animaux, même moi j’ai mes limites.

Nous quittons la rue principale ou les gens s’affaires gentiment comme une masse de figurant pour donner vie aux décors. La suite du quartier, entièrement clos et surveiller me faire penser à un vaste champ aménagé d’enclos et de serres. Les gens d’ici sont bien organisé et je suis admiratif en regardant le nombre d’animaux qu’ils ont su sauver. Bon ok, ils n’ont pas de tigre, mais de toute façon si un jour on en trouve ça va être la guerre a l’arène pour savoir a qui il est et qui doit le nourrir, alors c’est peut-être pas plus mal que l’on n’en trouve jamais. En plus c’était une espèce en voie de disparition non ? Au moins l’apocalypse aura accéléré les choses. Et dire que les pseudo écolos ont vu en cette épidémie un renouveau de la nature, si on leur listait le nombre de bestiaux partis rejoindre la liste des dinosaures et des licornes, ils feraient moins les malins.

Par contre je la regarde avec un intérêt décuplé quand elle me parle de chevaux. Bon sang !! Des chevaux !! Je n’ai pas le temps de formuler a haute voix mon ravissement qu’un des équidés vient nous saluer. Ce n’est pas pour rien que j’aime les licornes, c’est un peu un cheval avec un corne ? Quand il passe d’Alix a moi, je ne peux m’empêche de lui flatter le flanc et de lui caresser le cou. Cela fait combien de temps que je ne suis pas monté a cheval ?

« C’est formidable !!! Bon Dieu !!! T’avais je dit que j’étais né dans un ranch ? Comment s’appelle ce coquin qui va être déçu ? Je n’ai pas de pomme mon bonhomme, mais promis, la prochaine fois je ne viens pas les mains vides. »

Je ris en le cajolant et visiblement, il est comme tous les autres quand il s’agit de se faire gratouiller. Il nous en faut dans l’arène. Demain je passe commande a Jésus. Je ne peux décemment pas montrer notre ferme a Alix sans cheval dedans ! Je me sens comme un gosse de 10 ans devant ses cadeau de Noel.

« Tu sais monter ? Ca fait tellement longtemps que je n’ai pas fait une balade a cheval. Il y a un espace pour leur dégourdir les pattes ici ? »

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Jeu 10 Mai - 21:47
Je ne peux m’empêcher de retenir un sourire, c’est plus fort que moi. Moi qui aime me montrer imperturbable, je faillis parfois face à lui. C’est assez inhabituel, il a une certaine chance de pouvoir observer ça chez moi. Je ne sais pas, je pense que ce ne sont pas ses airs de séducteurs qui me séduisent, mais les moments où je peux le voir aussi naïf et enfantin que possible. C’est indéniable, il est canon quand il joue les beaux gosses. Mais disons simplement que ce n’est pas sa part la plus craquante si on va par là. J’ai l’impression d’entendre ‘’je sais pas si je t’avais dit’’ ou un truc du style, à chacune de ses nouvelles phrases. Il m’apprend toujours des choses improbables sur lui et en même temps, un acteur de renom doit avoir eu une vie bien remplie par rapport à celle d’une boxeuse-serveuse classique comme moi. Je n’éprouve aucune jalousie, simplement une profonde curiosité. Qu’a-t-il fait d’autre dans sa glorieuse vie ? Verrais-je un jour d’autres émotions sur son visage que celles de classe et de contrôle de soi qu’il montre ? Je l’écoute parler de chevaux, avec autant d’amour que moi pour parler de la boxe. J’ai pourtant l’impression qu’il n’a pas jeté son dévolu sur la bonne personne… même si je trouve les chevaux très beaux, je pense que j’ai peur de monter. La vie est paradoxale… Un mec de deux mètres près à me coller une droite ne m’effraie pas, mais monter sur un animal me semble une mauvaise idée. Pourtant, cette mauvaise idée, germe rapidement dans ma tête.

- Je ne crois pas que l’on puisse les monter. Je t’avoue que je ne suis pas vraiment renseigné sur la chose, mais je pense qu’ils ont tous plus ou moins un propriétaire… Mais bon. Si tu le souhaites, on aura qu’à demander si on croise quelqu’un qui s’occupe d’eux.

Je caresse doucement l’encolure de la bête aux poils sombres, avant de sourire légèrement.

- Au risque de te décevoir, je n’ai jamais monté à cheval. Mais tu sais quoi, pour te récompenser d’avoir fait un tel chemin pour venir me faire des déclarations si hautes en couleur, ça mérite bien une récompense. Si on a l’occasion, je te propose de m’apprendre à monter.

Je parle parfois sans réfléchir et avec stupidité. Mais finalement et à bien y réfléchir, dans un monde où un jour l’essence ne devrait surement plus exister, il faut que je trouve un autre moyen de locomotion. Et même si je me soupçonne avoir peur, peut-être que je m’en sortirais bien. Après tout, le cheval n’est rien d’autre qu’un autre genre de voiture. Les rênes sont le volant, les étriers sont les pédales et la selle est le siège point. Pour ce qui est du frein à main en revanche, je crains de ne pas le voir. C’est ce qui m’inquiète un peu surement sur le fait de monter dessus. On a aucune certitude que la bestiole restera calme, elle demeure imprévisible… Je me demande comment il monte à cheval lui en revanche, j’admets intérieurement seulement que je demeure très curieuse.

- Ta condition d’acteur a vraiment dû t’offrir pas mal d’opportunité. T’es déjà monté sur autre chose qu’un cheval ? Je sais pas moi. Eléphant, trucs insolites… Tu dois être adorable sur le dos d’un poney shetland…

Le shetland, le percheron et le pur-sang arabe sont les trois seules races que je connais. On a la plus petite taille, la très grande et celle avec le nez bizarre… J’admets qu’un éléphant, ça j’aimerais monter dessus. Ça doit être impressionnant et finalement, je pense que c’est mon animal préféré en réalité.

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mar 22 Mai - 19:38
Bien que j’écoute la belle Alix, j’ai du mal a détourner mon intention du cheval en manque d’attentions qui est visiblement décidé a se taper l’incruste. Un caractère fort et demandeur de contact, tout ce que j’aime. Je me penche légèrement pour vérifier que c’est un monsieur tout en continuant de lui flatter la croupe.

Elle ne sait pas si on peut les monter, je devrais dire que celui-ci ne semble demander que ça. Je ne peux pas savoir que ce cheval blanc avait été trouvé par le Robin qui se bat dans mon arène, offert a son ex-femme défunte et depuis laissé ici sans de réel propriétaire attitré. A part un besoin évident de contacts, ce n’est pas simple a deviner tout cela. Je pense que si je connaissais son nom, tondeuse a gazon, je poufferai, mais pour le moment c’est juste un étalon blanc qui nous bouscule presque pour se faire papouiller de part et d’autre.

Je hausse un sourcil, malgré le fait que je sais que c’est fortement disgracieux, lorsqu’elle m’annonce n’être jamais montée a cheval. Ça me parait aussi irréel que si elle m’annonçait ne jamais marcher sur ses pieds. Forcément, je suis né dans un ranch, pour moi c’est inconcevable de ne pas savoir monter à cheval, nager par contre, c’est autre chose.

Je lui souris quand elle me donne la permission de lui apprendre. Moi qui pensais en avoir fini avec les jeux de demande et permission, il faut croire que Miss carter aime garder le contrôle de tout en tout moment. Je ne peux me retenir de rire quand elle évoque le nombre de mes monture exotique. Si seulement elle savait tout, mais il y a des détails que je préfère garder loin des chastes oreilles. Au moins, si on reste dans le registre de l’arche de Noé, c’est vrai que j’ai pu chevaucher presque tout ce qui existe et même ce qui n’existe pas. Dans qui veut de la tequila pour les éléphants, autant emporte le dragon, unicorne wars, Andromède s’accroche et même dans le dico de la jungle Mowgli vs Tarzan, j’ai vraiment eu le droit à presque tout ce qui se faisait en image de synthèse et animatronique.

Après un petit sourire enfantin laissant envisager que je vais faire un truc « hors cadre » et un murmure pour prévenir tondeuse a gazon de mes intentions. Je saute avec facilité sur son dos façon cow boy. Monter a cru ne me gène pas. Je laisse le temps a l’étalon de s’habituer a ma présence et reste confiant de le voir vite se calmer sous mon poids. Comme je suis prêt a le gager, il ne doit pas être monté aussi souvent qu’il en a besoin, en espérant qu’il soit monté.

« Et bien, ma belle Alix, il semblerait que notre première leçon commence tout de suite. »

Je lui lance un clin d’œil avant de tendre le bras pour la hisser devant moi. L’étalon accepte sans broncher ce poids plume de deuxième passager. Je laisse un peu de temps à la jeune femme pour se détendre a cette hauteur avant de claquer de la langue. Nous voilà partie dans une petite promenade durant laquelle j’explique patiemment a Alix comment guider la bête. Pour le moment nous faisons juste des tours dans le champ. Je n’ai pas la sensation qu’être ici soit bien naturelle a la sœur de Logan. Cela reste pourtant des plus amusants de la surprendre ainsi.

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mar 29 Mai - 22:48
“Notre première leçon, commence aujourd’hui…”
Ces quelques mots résonnent dans mon esprit et me laissent sur la langue, un arrière goût pour le moins désagréable. Je l’observe faire, alors qu’avec des gestes assurés, il passe la barrière, venant flatter l’encolure de l’animal. On ne peut pas lui retirer, qu’il a une certaine capacité à se montrer toujours sûr de ses mouvements. La bête est en confiance, semble même ravi qu’on lui porte ce type d’attention. J’ignorais que les animaux étaient heureux d’avoir des gens, souvent des inconnus, sur le dos. C’est pas le travail le plus gratifiant qu’il puisse exister, de promener des gens comme ça… Pourtant, l’animal semble calme, paisible. Après quelques caresses supplémentaires, Dean grimpe avec agilité sur l’animal, qui se décale un peu et piétine le sol jusqu’à ce que l’homme se place bien. Je trouve personnellement, qu’il n’y a rien de moins sûr que ces animaux. Je préfère les voitures, car au moins, ces destriers sont parfaitement obéissants et demandent beaucoup moins de délicatesse pour les manier. Hors, moi et la délicatesse, on ne peut pas dire que cela soit mon point fort d’ailleurs… Dean, me tend la main, une fois qu’il est parfaitement stable sur lui. Normalement, ces canassons, on doit pas grimper dessus avec un genre de matériel obligatoire ? Je n’ai pas peur de la douleur, ni de me prendre des coups, ça serait amusant et surprenant pour une championne de boxe par ailleurs. Pourtant, je suis prête à grimper sur cet animal avec un équipement complet de football américain.

Prenant mon courage à deux mains, consciencieuse de vouloir tenir ma parole, je monte devant lui. Je me tends légèrement, lorsque sous mes cuisses, je sens la peau, les muscles et les os de la bête se mouvoir. Je m’appuie contre Dean, essayant de trouver mon équilibre. La vache, l’os qui dépasse à la base de la nuque de l’animal est sacrément dure, me ferait presque mal. C’est surement pour ça qu’on utilise une selle normalement… Pourtant, lorsque Dean fait avancer l’animal dans le pré, je ne peux pas dénigrer le fait que c’est fort agréable. La balade est intéressante, pour ne pas dire surprenante. C’est la première fois que je monte sur un cheval, et c’est la première fois que je me sens si haute. Une chute de cette hauteur doit faire relativement mal, même si l’herbe doit faire amortisseur.

Je profite de la balade, avant que l’on ne décide de descendre enfin. J’ai l’intérieur des cuisses qui chauffent, à cause de la chaleure de l’animal. Je souris finement, avant de le ravaler. Non, je veux lui compliquer un peu les choses, pas lui céder tout facilement.

- Hm. J’avoue, c’est plutôt sympa… Merci pour l’instant.

Il a eu beau essayer de m’apprendre à le guider, on peut dire que j’étais pas à l’aise. Quand je conduis, mes mains sont verrouillées en parallèle, rien à voir avec l’animal qu’il faut guider avec davantage de subtilité. J’apprendrais à monter, juste pour lui en mettre plein les yeux la prochaine fois…

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mer 30 Mai - 19:14
Bon, soyons honnête, Alix n’est pas vraiment l’archétype d’une amazone, loin de là. Je ne la sens pas a l’aise voir tendue et je ma soupçonne d’avoir peur du plus noble animal qui soit. J’essaye pourtant de me montrer rassurant et au moins a-t-elle la combativité de s’accrocher et d’essayer ? Et puis comme dirait ma mère, dans la vie, c’est pas de savoir monter les chevaux le plus important pour une femme.

Je l’aide a descendre de notre monture quand elle estime que c’est suffisant pour la journée et la rejoint souplement au sol. Je prends le temps de caresser l’animal et de le remercier de nous avoir accepter sur son dos. J’ai vraiment la passion des chevaux. Cela me rappelle tellement de bons souvenirs, quand la vie était encore simple sans les projecteurs, ou les morts qui veulent nous croquer. C’est vrai que j’aurais peut-être dû acheter un poney a mes enfants et je me jure que si un jour ils me retrouvent, je leur trouverais des montures pour prouver que je ne suis pas ce père adoptif aussi indigne que les médias aimaient a le sous-entendre.

« Crois tu que son propriétaire accepterait de me le céder ? J’ai un bon feeling avec lui et je pense que pour t’apprendre a monter, cela serait bien que nous ayons un partenaire attitré sans nous soucier du bon vouloir de son maitre ? Qu’en penses-tu ? »


J’imagine que cela serait plus rassurant pour elle de ne pas a avoir a changer de monture tous les 5 matins. Qui plus est je sens que celui-ci aime la compagnie. Je le sens jeune et pourtant patient voir heureux que nous aillons partager ce moment avec lui. Bref que des qualités appréciables pour une élèves en manque de confiance avec des équidés.

« Que souhaites tu me montrer de ton camp maintenant ? Je suis curieux de découvrir un peu mieux l’endroit ou tu vies. »

Même si j’avoue avoir un peu de mal avec le coté banlieue de cadre moyen et le côté « rustique » de la vie ici, il me semble important, pour un soupirant attentif, de bien connaitre les conditions de vie et les gouts de la femme que je souhaite séduire.

« Au fait, t’avais je dis que j’avais rencontré ton frère ? Je crois qu’il m’adore. J’imagine qui sera ravi quand tu lui diras que tu as accepté que je courtise. D’ailleurs, je connaissais aussi son ex, Miss Whitman, c’est elle qui avait été mon coach artistique pour le tournage de Pika Piccaso. Je ne sais pas si tu as été voir ce film ? »

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mer 30 Mai - 20:50
Je pense que nous sommes bien malheureusement d'accord lui et moi, je suis semble-t-il une bien piètre cavalière. Le stresse n'a pas manqué pendant cette balade et malgré la position de Dean, qui m'indiquait que normalement on doit être un minimum détendu quand on monte à cheval, j'ai été tendue une bonne partie de ce cours. Au moins, j'ai l'impression de lui avoir fait plaisir en essayant. Ce qui valait bien ses efforts d'ailleurs. Que ça soit pour venir ici, déclarer ses intentions ou même simplement me supporter. Je ne suis pas femme à sourire rapidement, ni facilement, mais le blond semble y parvenir lentement. Mon visage, à défaut d'être dur et observateur, semble plus détendu et curieux. Si l'acteur de génie l'a remarqué, ça doit être une petite victoire supplémentaire qui vient s’accommoder à celle du cheval.

Il flatte doucement la peau dure de l'animal, tandis que je regarde ce dernier tendre les oreilles et le nez vers Dean. Prodigieux. Lorsqu'on dit qu'un cheval aime l'exercice de porter des gens sur son dos, c'est en effet une réalité bien singulière. Fascinée par ce nouveau milieu que je ne connais d'aucune façon, je me surprends à tendre l'oreille et à figer mon regard, essayant de récolter le plus d'informations possibles.

- Hm... Je t'avoue que personnellement, je suis plutôt branchée voiture. Je sais pas si t'as fait attention à l'impala 1967 garée devant la maison dans laquelle on est entrés, mais c'est ma monture. Du coup, je ne peux pas te renseigner sur l'animal... Je pourrais glisser un mot pour toi au grand patron si tu veux.

Le grand patron, c'est évidemment mon frère. Sa nouvelle question, fût tournée vers, ce que je voulais lui montrer de ce camp. La question est intéressante, elle l'aurait été davantage si elle n'avait pas été posée, à moi. J'ai adopté depuis ma guérison, le traditionnel métro boulot dodo. Je vais au garage, je travaille au mieux, je rentre m'entraîner un peu pour ne pas perdre la main et finalement, je file me poser lorsque le soleil se couche. C'est ainsi assez naturellement, que je songe à l'entraîner vers le garage. A cette heure, il doit être calme...

- Je vais te montrer mon lieu de travail. C'est pour moi, l'un des endroits les plus distrayants ici.

Je l'entraîne rapidement, vers le dit lieu, tout en prenant soin de l'écouter avec beaucoup d'attention. Il connaît Logan et Juliet ? C'est assez amusant pour moi, d'apprendre ça. Mais si Logan ne m'en a pas parlé, c'est qu'il a soit en effet apprécié le blond auquel cas, l'avouer est douloureux pour son ego. Soit il n'a pas compris qu'il s'agissait de lui, mon sauveur. Soit il le déteste et préfère éviter l'affrontement avec sa sœur adorée... Je ne manquerais pas d'y faire allusion ce soir, pour guetter ses réactions et écouter sa défense.

- Oui, je suis sûr qu'il adorera apprendre que tu me convoite. Lui l'ours mal léché, ça lui fera tant plaisir...

Finalement, nous nous arrêtons devant ce qu'il doit comprendre être, le garage. Sans trop de cérémonie, j'entre avec calme. Étrangement, comme si j'allais immédiatement me mettre à travailler, je me mets dans l'ambiance et la motivation du garage. La musique tourne assez bas, le calme règne. C'est assez calme, depuis le départ d'Isha. Je m'approche d'une voiture, surélevée sur un pont. Je souris en baladant mon regard sur son ventre mécanique avant de fixer Dean.

- C'est pas mon métier de prédilection. Mais je m'en sors relativement bien. J'aurais préféré continuer à être boxeuse mais on peut pas dire que ça soit le genre de métiers utiles et rentable dans ce monde... Si t'as le moindre problème avec ta voiture, tu sais qui venir chercher n'est-ce pas ? Merveilleux prétexte pour revenir ici.

Je ne peux que sourire en coin. La dernière fois que nous nous étions vus, il me semble que j'avais évoqué bidouiller des voitures, savoir me battre ou les deux. A voir s'il s'en souvient.

- Tu aimes bien le garage ? Dans mes souvenirs, le camp complet semble plus précaire que ton arène.

Ce n'est pas un mal. Au moins, on s'entraide tous et c'est bien ainsi également.

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Jeu 31 Mai - 22:25
Alors je vous avoue, venant d’Alix, je m’attendais bien a être surpris, même Au fond, j’espérais une petite balade romantique près du lac que j’avais remarqué en arrivant. Je la sentais capable de mon montrer l’affreux bateau géant à côté de chez eux, l’antre de son frère ou pourquoi pas leur installation électrique, mais elle choisit de me montrer… leur garage.


Si c’est le lieu le plus distrayant du coin, heureusement que l’arène est arrivée a Detroit ? Au moins nous avons, ici, un merveilleux vivier de clients potentiels. Dieu que la survie doit être éprouvante pour eux. Je pense qu’il faudrait que je voie avec Logan pour des entrées gratuites en paiement de la dot pour sa sœur. Je ne laisse rien paraitre de l’épouvante qui est la mienne d’imaginer la chiantitude de vie ici. J’essaye de rester positif.

« Toi aussi tu as une Impala !!! Moi j’ai récupéré celle du tournage d’Ultranatural. C’est mon bébé même si elle est gourmande comme pas deux. D’ailleurs, c’est grâce a elle que j’ai rencontré ton frère. Il l’a sauvée d’une pluie de danseuses zombies !! »

Mon self contrôle faciale faillit lorsqu’elle m’indique qu’elle travaille dans le dit garage. Je la croyais boxeuse. Au moins elle n’est pas taillée comme l’archétype de la garagiste allemande qui soulève des fontes et va faire du lancer de poids entre deux pauses choucroutes. Je n’ai rien contre les femmes musclés, mais si un jour elle doit devenir taillée comme son frère, la barbe en moins, j’entends être prévenu préalablement.

Je la suis, donc, en écoutant son joyeux babillage et en notant qu’elle ne m’a pas répondu pour Pika Picasso. Peut-être n’a-t-elle pas aimé ? Pourtant ce film a reçu une critique excellente. Peut être que le coté artistique lui a déplus ? Certain reprochait un trop plein de culture autour du monde des Pokemon. Alix semblant être une vraie blonde, très certainement qu’elle n’a pas été enchanté de ne pouvoir comprendre le scenario et qu’elle n’ose me le dire pour ne pas avoir l’air cruche devant son idole. Je ne vois que ça.  Je regarde avec encore plus d’affections cette petite chose fragile derrière ses airs de boxeuse.

Je m’amuse de son humour quant à son frère des ours. Qui ne voudrait pas d’une star comme moi dans sa famille ? Franchement ? Et puis, le courant passait bien entre nous, c’était même a la limite d’etre calliante. Il aurait moins ressemblé a Jason Momoa, j’aurais peut etre tenté ma chance.

« Ne t’inquiète pas pour ton frère, je te l’ai dit, il m’adore. En tout cas je trouve ca bien de partager une passion dans la famille. Regarde-moi, l’arène n’était pas non plus mon métier rêver, mais ca me permet d’être avec mon frère et puis, comme le disait ma chère maman, quand on fait quelque chose, on s’applique a bien le faire. Du coup, grâce à lui, je pense être un bon organisateur de show. »

Ce qui est loin de mes envies d’être électricien comme papa, mais être avec Sam est tout ce qui compte pour moi.  Je découvre son antre et c’est … bah c’est un garage en somme. Personnellement, je n’y connais pas grand-chose, c’est bien dommage puisque cela aurait pu nous faire une activité de couple un peu hors normes.

« Je dois te faire une confidence, puisque la clause de non divulgation doit bel et bien être caduque avec l’apocalypse. Je devais jouer dans une adaptation d’un livre, captive de l’ours sauvage, je ne sais pas si tu connais. Et tiens-toi bien, j’aurais dû avoir le rôle d’un petit délinquant sauver d’une famille de cas sociale et de la drogue par un mécanicien qui lui apprenait le métier. Pas de chance pour moi, j’ai commencé mon immersion du personnage dans les centres de délinquant plutôt que dans un garage… du coup, je ne sais même pas changer un pneu. Mais je note que j’ai une bonne adresse maintenant. J’espère que tu me feras un prix. »

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Sam 2 Juin - 16:04
Il semblerait que parler de voiture lui plait, surtout lorsqu’il m’apprend avec son air si dynamique et ravi, qu’il possède lui aussi une impala. J’affiche un léger sourire en coin. Au moins, il a du goût pour ce qui est de se véhiculer. C’est bien dommage que les routes soient si peu sûrs, si peu accessibles et l’essence, de moins en moins trouvable… Franchement, je roule très peu avec afin d’éviter les accidents extérieurs et surtout, de brûler toutes mes réserves d’essence. En revanche, la tentation de sortir n’est pas moins grande. Je m’y refuse bien souvent, lorsque je me souviens à quel point, c’est de plus en plus dur de trouver une route qui soit encore praticable, sans carcasses de voitures, sans débris en tous genres et surtout, sans morts-vivants près à se jeter sous les roues ou pire, sur le capot sans aucune crainte. C’est étonnant, car avant d’en renverser un une fois qui m’avait légèrement plié la tôle à l’avant, j’aurais vraiment cru que… Disons que la viande était trop décomposée pour résister au choc. C’est depuis ce jour, grâce à ce minuscule accident qui m’aura coûté un petit pli sur le capot, que j’évite un maximum de renverser quelque chose, même si ça paraît peu solide. Aussi étrange que cela soit, je ne retiens pas vraiment le fait qu’il me parle de la série dans laquelle il a joué, mais surtout de zombies danseuses ? Je préfère ne pas poser de question, mon imaginaire débordant déjà beaucoup trop.

- Je trouve que les impalas font partie des voitures les plus belles et les plus identifiables. Leur nez est vraiment caractéristique de leur marque. Je prends soin de la mienne comme du plus précieux des diamants. Mais je me fais pas d’illusions. Un jour viendra où elle ne pourra plus rouler…

Comme prévu, on s’approche dangereusement d’un retour à la précocité des plus inévitables. Certains en sont ravis, je pense là à tous les écolos coincés… Mais moi, qui adore la boxe, les voitures et tout un tas d’autres trucs qui n’existent plus ou qui sont en voie de disparition, ça me lève quelque peu frigide. Quand je pense que je pourrais plus jamais me tuer à la tâche dans une salle de sport, que je ne pourrais plus participer à une compétition de boxe, ça me mine carrément. Finalement, je reconnais là un nouveau point commun avec Dean. On a une part de superficialité… Moi pour le sport, lui pour les fringues… Et pleins d’autres trucs. Je suis sûr qu’il a un genre d'hôtel à son effigie quelque part chez lui, avec tous les DVDs de sa carrière.

- En parlant de ces shows que tu organises. Y a intérêt à ce que tu me montres ça un jour. Me vanter tant de choses sans me les accorder, c’est légèrement cruel.

Il en revient à me parler d’un film de sa carrière, mais cette fois, dans un film qui n’a jamais abouti. Il raconte qu’il aurait dû y jouer un genre de garagiste, et qu’il n’a pas eu le temps de jouer ces scènes-là. C’est en effet bien dommage, il aurait pû apprendre les rudiments de ce métier et ça lui aurait été bien utile sans doute.

- Je t’apprendrais quelques trucs si on en a un jour l’occasion dans ce cas. Bon, maintenant que t’as vu ça, je suppose que le dernier endroit que tu dois voir ici, c’est éventuellement le lac qui borde notre camp.

L’invitant à me suivre d’un mouvement simple de la main, je ressors de l’endroit qui, vu sa tête ne lui plaisait pas des masses. En même temps, vu le personnage, je ne suis qu’à peine étonnée au final. Je l'entraîne rapidement vers le lac, attentive à ce qu’il pense de Fort Hope. C’est sûr que comparé à son empire, et ça malgré le peu que j’en ai constaté, notre camp de fortune est plus précaire que sa zone de confort. J’ai même du mal à comprendre ce qui l’envoute chez moi. Peut-être justement ce décalage ? Il en a marre d’avoir tout trop facilement, de côtoyer des gens avides de luxe et de richesses, comme il doit supposer que j’en ai marre de traîner avec des bourrins sans cervelle. C’est peut-être vrai. Où simplement qu’il est maso, qui sait… la question me brûle les lèvres, c’est certain. Arrivant devant l’étendue d’eau, je m’arrête avant de croiser les bras sur ma poitrine. Mon regard glisse doucement dans sa direction, alors que mes yeux trahissent mon interrogation. Sans laisser traîner le suspens davantage, je me lance.

- Pourquoi t’as choisi de tenter cette expérience avec moi. Toi qui cherche à être romantique, ça doit t’embêter de répondre. Hm… mais j’avoue que je suis si curieuse.

Mon regard se fait plus doux, plus interrogateur. Peut-être même, plus envoûtant. Peu à peu, on dirait que je baisse les armes face à lui. Le chemin est encore long, mais il a réussis à retenir ma curiosité.

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mar 5 Juin - 22:56
Si j’étais omniscient, je pense que je m’inquiétais de réaliser que mes compétences d’acteurs ne sont plus ce qu’elles étaient et que, malgré le soin pris pour rester des plus « ouverts » à cette étrange lubie de trainer dans la cambouis, Alix, m’a percée a jour. Certain que cela serait un vaste sujet de drame personne et d’effondrement de moi, alors, bénissons le fait que je me pense encore doué dans mon ancien gagne-pain.

Je ne peux que plussoyer les gouts de ma charmante partenaire quant aux voitures, mais je n’ai pas le temps de renchérir sur ma propre passion sur les Impalas, en particulier ce modèle, qu’elle est déjà en train de noircir le tableau. Oui c’est sûr, les routes, c’est plus trop ça, et même si nous sommes dans une capitale de l’automobile, des idiots ayants brulé General Motors et ses réserves d’essences, on viendra forcement au biocarburant. Ou au cheval.

Au moins, si un jour je lui offre une monture, je sais déjà comment je l’appelais. Je remarque un magazine dont elle fait la couverture. N’étant pas capable de lire, je ne peux que deviner pourquoi une jolie blonde fait la une. Elle était donc mannequin la cachotière ? je vais lui poser la question quand elle aborde les combats en arène. Mais bien évidement je compte lui en mettre plein la vue, elle croit quoi ? Que Dean Caufield fasse les choses a moitié lorsqu’il sort le grand jeu ?! Je compte bien faire quelques choses de dantesque et ouvre la bouche pour me lancer dans le discours inspirant de ma vision du samedi de l’amour qu’elle aura… sauf que c’est sans compter sur ma volubile compagne qui parle presque autant que moi !! Elle a de la chance d’être aussi mignonne pour que je lui pardonne de me voler la vedette.

Je suis, du coup, un peu perdu et étourdi par le fils de la conversion mené par une main de maitre, enfin une langue de maitresse, par la belle Alix a la constance d’une puce sautillante.  Elle part sur le lac... bonne idée le lac… voila on va faire une promenade autour du lac mais heu... pas le temps de répondre qu’on y est et qu’elle enchaine sur le pourquoi elle… Je n’avais pas fait attention que le lac était aussi près du garage. Un autre que moi, après ce tourbillon, aurait peut-être perdu pied, mais bien heureusement, je suis l’incarnation de l’amour et du romantisme du 7e art.

Je lui attrape la main avant qu’un nouveau sujet se profile, oui je sais, j’ai fait ça sans demander sa permission, mais je suis un rebelle, que voulez-vous.

« L’amour ne peut être définit ou réduit a une réponse qui se baserait seulement sur ta beauté, ta façon si pétillante de mener ta vie de survivante avec ce brin de joie de vivre ou encore ce côté espiègle et surprenante. Alors je vais me contenter d’un, parce que c’est toi.»

Sur ces doux mots, prononcer avec mon regard plongé dans ses yeux je porte sa main a mes lèvres et déposes un doux baiser dessus. Avec la lumière du lac et la douceur de la brise, le cadre me semble parfait pour ce genre de déclaration, il manquerait que des caméras.

« Et toi Alix, pourquoi tenter l’aventure ? »

Oui je sais, la question est rhétorique. Je suis Dean Caulfied tout de même.

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mer 6 Juin - 19:05
Mes questions ne semblent pas vraiment l’ennuyer. Moi qui habituellement parle peu, ou juste pour dire des choses assez négatives, je fais aujourd’hui l’effort, de dire beaucoup de choses, peut-être trop. Il semblerait parfois que je le perde, mais par une pirouette, il retombe sans arrêts sur ses pieds et c’est plutôt intéressant de le voir faire. L’ambiance qui règne autour du lac doit finalement bien l’arranger, puisque je l’ai tiré là sans vraiment songer aux connotations romantiques qu’il pouvait y avoir derrière cela. Un lac, dans un endroit parfaitement calme et désert. Ai-je finalement une part de romance inconsciente enfouit autour de moi ? Je ne saurais dire. Lui en tout cas, n’en rate pas une. Moi qui attendait une réponse assez bateau au ‘’pourquoi moi’’ je me retrouve avec une réponse, que je ne saurais réellement interpréter. Je crois avoir brièvement compris qu’il me trouve canon, qu’il me trouve joueuse et espiègle et que ça lui convient. Je suppose que c’est un peu de défi qu’il cherche inconsciemment. Je suis sûr qu’attraper toutes les filles qu’on veut en un simple claquement de doigts, c’est plutôt ennuyeux à force. Le sexe ou l’amour ne doivent plus avoir de réelles saveurs et je pense comprendre que c’est pour ça, qu’il me choisit moi. Il doit se dire que je suis chiante à avoir, et il n’aurait pas tout à fait tort de le penser. Disons qu’avec les temps qui courent, nous avons tous des raisons plus ou moins réelles de devenir sélectifs dans nos fréquentations. Finalement, Dean exécute un geste, qui me surprend, même si cela ne devrait plus à force. Après tout, acteur hollywoodien oblige, je ne devrai pas être surprise, et pourtant. Je pensais que ce type de bassesses romantiques ne me faisait rien, mais d’aussi loin que je me souvienne, on ne m’avait jamais fait ça. Et moi ? Pourquoi j’accepte ? Hm…

- Je dirais, que je suis curieuse. T’as pas l’air méchant, même plutôt sympa. T’es un tendre, un romantique et même si j’ai l’impression d’avoir compris ton genre, j’ai surtout l’impression d’être toujours surprise par tes actes et ta façon de penser.

Je ris doucement, en profitant qu’il soit à genoux pour le rejoindre. Je reprends ma main et m’assois sur l’herbe légèrement sèche à cause de la saison déclinante, qui borde le lac. Je pose mes coudes sur mes genoux et fixe les eaux calmes et lisses.

- Tu me rends attentive. Et crois pas que c’est parce que t’es le célèbre Dean Colfile. Je me moque bien de ton titre. C’est juste que je suis curieuse de découvrir, ce qu’il y a effectivement derrière ce nom célèbre.

Écorchant son nom de façon volontaire, je souris légèrement en coin. C’est en effet profondément sincère. Je suis très curieuse d’apprendre à connaître les véritables émotions de cet homme. J’ai l’impression, de le voir toujours dans un rôle. Est-ce humainement possible de ne jamais arrêter d’être joyeux et détendu comme il l’est ? Il doit se dire la même chose de moi, mais à l’inverse… Est-ce normal de trouver une femme aussi peu souriante et toujours stressée ?

- Et puis, je trouve tes façons de faire assez amusantes. Faut avouer, qu’en plus de ça j’ai une dette. Souviens-toi que tu m’as sauvé la vie et rendue à mon frère alors que j’étais perdue, affamée et blessée. Beaucoup auraient juste pu me laisser crever sans se retourner.

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Jeu 14 Juin - 14:21
Le cadre est vraiment formidable. Je crois que j’ai trouvé l’endroit que je préfère ici, même si pour le coup cela manque un peu de cheval, ça reste lumineux et bucolique à souhait. Il ne manquerait qu’un petit fond sonore, un truc simple sans fioriture, une harpe ou un autre instrument a corde façon acoustique et je pense que cela rendrait pas mal a l’écran.

Sans lâcher sa main et en la fixant avec intensité, je ne peux cacher mon amusement face a sa réponse. Oui il y avait pas mal de possibilité et j’avoue avoir déjà reçu un certain nombre d’adjectif pour me qualifier lors d’un rendez-vous galant, mais pas l’air méchant façon de faire amusante je crois qu’on me les avait jamais sorties celles-là. Je ne la reprends pas quand elle écorche mon nom et lâche un soupire volontairement surjoué pour lui montrer qu’il y a bel et bien des fessées qui se perdent.

Au moins, cela a le mérite d’être plutôt drôle et je dois dire que je suis dans une situation des plus atypiques. Moi qui aime les challenges, je suis servie, et puis, femme qui rit, femme a moitié dans son lit. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais cela me semble bien partie.

« Et bien, ma chère Alix, je dois te retourner le compliment question capacité a surprendre, et j’avoue que même si je n’ai jamais percé dans le style comédie, c’est possible que je m’amuse follement a ce petit rendez vous. »

Je lâche doucement sa main et me redresse pour considérer le panorama pensivement. Je crois que j’ai trouvé l’endroit que je préfère dans son camp. Il faudra aussi que l’on discute de son lieu de vie lorsque l’étape de l’amour courtois sera passé. Je pense que ca sera a voir avec elle et son frère pour qu’elle vienne s’installer dans un lieu un peu plus… enfin... un peu moins … « classe moyenne ».

Je repose toute mon attention sur elle pour revenir sur une de ses phrases qui m’a intriguée :

« J’espère que tu es plus du genre a préférer un gentil garçon qui sauvent les belles blondes qui ont perdu leur grand frère, et qui sont drôles, a côté des bad boy mystérieux. Et attention a ta réponse parce que sinon je ne suis pas sûr que je te ferais visiter les loges des gladiateurs. »

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Lun 25 Juin - 12:45
Le soupir exaspéré qu’il laisse échapper, lorsque je fais exprès de me tromper dans la prononciation de son nom de famille me fait légèrement sourire. Il me tient toujours la main, l’air désespérément romantique. C’est agréable, aussi bien que surprenant. Il a là le record du type à avoir tenu ma main pendant aussi longtemps. Je ne saurais dire si c’est agréable ou bien désagréable, mais en tout cas, je comprends mieux l’acte en lui-même. Ça rapproche… Continuant sur mon étude et mon analyse mentale de lui et surtout des actes tendres dont il fait preuve, je reste attentive. Il m’avoue finalement qu’il s’amuse bien, à notre petit rendez-vous qui est pour moi un rendez-vous surprise à la base. Finalement, il libère ma main pour admirer les lieux et finalement, revenir avec une réplique de force, que je n’avais pas vu venir. Je ne peux m’empêcher d’afficher un léger sourire amusé avant de hocher la tête simplement.

- On a tous un faible pour les corps musclés et huileux. Mais en effet, je pense préférer les naïfs et innocents acteurs attentionnés et sauveurs de ces dames, aux bourrins qui tapent sans réfléchir.

Je pose un pied à plat sur le sol, venant m’appuyer sur mon genou en laissant mon autre jambe mollement à terre. Je souris finement, avant de lui lancer un regard plein d’ardeur et de promesses.

- J’espère bien pouvoir découvrir tous les recoins, toutes les loges de l’endroit. Ça a l’air imposant et mystérieux… J’aime bien l’action et le mystère.

Je ne peux m’empêcher de sourire pour moi-même, face au je crois subtil air que je viens de lancer. Je ne suis même pas sûr qu’il comprenne le léger double sens à tout ça, je m’attends à peu près à tout avec lui. Mon regard glisse finalement sur le lac. C’est vrai que cet endroit est beau. J’y viens assez peu souvent et en même temps, à raison. Qu’est-ce que je pourrais faire ici, si ce n’est m’entrainer un peu, alors que j’ai déjà un sac de sable dans le jardin de mon frère aîné. Finalement, mon attention se reporte sur le blond à la gueule d’ange. Je le regarde rapidement, de haut en bas. J’espère qu’il a conscience qu’il devra rentrer chez lui avant la nuit. Pas question que je le ramène à la maison, car même s’il m’a informé que mon frère était censé l’apprécier, je ne suis pas vraiment certaine que ça soit vrai. Mon frère est un nounours compliqué à approcher. Il n’aime pas qu’on touche à ceux qu’il aime ou à ce qui lui appartient. Si Dean a décliné son identité et que Logan a fait le rapprochement, je donne pas cher de ses fesses à ce pauvre artiste aux élans tendres. Enfin, je me redresse, lui tapotant la cuisse.

- Il est peut-être temps pour toi de rentrer. T’as toujours les baraqués à tes trousses, comme la fois où on s’est rencontré ou t’as prévenu quelqu’un à ton camp que tu venais là ?

Bizarrement, j’ai déjà ma petite idée personnelle de sa réponse...

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Lun 25 Juin - 16:18
Au moins me voila rassurer sur son sens de l’humour, parce que, pour le reste, je n’avais pas vraiment besoin de l’être. Je suis Dean Caulfield quand même. Toutes les femmes rêveraient que je leur porte au moins 1/10e d’intérêt que je porte a Alix. 1/10e ou 1/100e… c’est quoi le plus fort ? bref, je ne sais plus mais voilà, un bout de l’intérêt on va plutôt dire.

Je reste a la considère avec étonnement avec sa phrase ambiguë avant de me rappeler qu’Alix est la pureté incarnée et qu’il s’agit forcement d’un double sens fortuit. C’est bien dommage mais je suis sûr qu’il faudra attendre le 3e rendez vous en essayant de savoir quoi qualifié de rendez-vous dans nos rencontres. Sans resto et sans champagne je suis un peu perdu (et peut être habitué a des personnes plus volages aussi)

Si elle aime le mystère et l’actions elle va être servie et j’espère moins dépitée que moi pour le coup. Pour l’action, les gladiateurs ont parfois du mal a attendre d’être sur la lice pour se bagarrer, pire qu’un bac a sable avec un seul sceau a l’heure de sortie des crèches. Et coté mystère, si on met de coté que je me demande toujours ce qui peut se passer par leur petite tête quand ils me font n’importe quoi, il y a pas mal d’intrigue dans les bas fond de l’arène. Mais ça, je préfère rester loin de ce qui s’y passe et laisser les amis de mon frère gérer les petites querelles qui prennent parfois des proportions déraisonnables. Avec Alix nous nous contenterons des délices des mystères de l’amour cela me semble beaucoup plus approprié.

Je ne peux m’empêche de lâcher un petit rire quand elle me fait gentiment comprendre qu’il est grand temps pour moi de lever les voiles. Je sors avec malice :

« Serait-ce une invitation à quitter Fort Hope avant qu’un mari jaloux ou un père possessif ne viennent perturber notre petite entrevue ?»


Je suis un gentleman et un gentleman sait quand il ne doit pas indisposer une femme par sa présence, aussi, je lui prends la main pour déposer un nouveau baser avec tout le savoir faire acquis en Angleterre. A Downtown Abbey ils n’auraient pas fait mieux.

« Alix, mon frère et mes gardes du corps n’ont pas forcement besoin de tout connaitre de mon emploi du temps, mais tu marques un point, cela serait assez dommage qu’ils débarquent de façon peut diplomate en imaginant je ne sais qu’elle bêtise sur ma sécurité. Je vais donc devoir te quitter, le cœur lourd, pour éviter un drame géopolitique et que notre histoire ne soit qu’une mauvaise parodie de Romeo et Juliette. Avant de partir, penses-tu qu’il serait préférable que j’aille présenter mes amitiés a ton frère ? »

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mar 26 Juin - 14:21
Vu comme ça, on pourrait croire que je le fous dehors… Disons, que je le fais mais pas dans l’optique de lui faire juste déguerpir le plancher parce qu’il m’embête. Je le fais filer, parce qu’il devient urgent que l’acteur aux milles rôles quitte les lieux, avant que mon frère nous voit où que son frère débarque… J’imagine déjà ce tableau scandaleux dans mon esprit et ça me suffit pour me dire que cette entrevue devrait vite prendre fin. Je me dis que ça ne pourrait que rendre plus compliquées de possibles retrouvailles si un tel scénario arrivait. J’admets être également assez curieuse et hâtive de voir l’antre de la bête et donc, de le revoir. Je suis sûr qu’il a une bibliothèque ou un autel consacré à sa carrière. Aussi charmant soit-il, j’ai le sentiment qu’il est un peu mégalo sur les bords. Personne n’a jamais vraiment dû lui faire de reproches et les quelques fous à avoir dû essayés se sont surement retrouvés nez à nez avec un possible garde du corps pour lui faire ravaler ses mots.

- En effet, je t’invite à quitter les lieux. Mais ce n’est qu’un au revoir… J’ai cru comprendre que tu me proposais un rendez-vous pour un soir prochain au début de notre rendez-vous non ?

Je me surprends à parler ainsi. On peut dire que c’est pas dans mes habitudes de mettre des négations dans mes phrases et de parler si joliment, disons. J’aurais normalement lâché quelque chose comme ‘’Ouai je te fous dehors. Mais t’inquiète, on va vite se revoir…’’ A croire que ses manières déteignent un peu sur moi. J’espère le rendre un peu rustre sur les bords aussi, l’entendre une fois prononcer un gros mot ou une phrase perverse devrait être bien amusant. Je souris finement, avant de me redresser et enfin, de me lever. Je mets les mains dans les poches et d’un coup de tête, je l’invite à me suivre.

- Aller viens gueule d’ange. Je te raccompagne… Inutile d’aller voir Logan. Je lui dirais que tu le salue.

Bizarrement, non. Je ne lui dis pas mais je compte éviter de saluer mon frère de sa part. Déjà, ça va le surprendre qu’il soit entré sans qu’il soit au courant, mais moi ça ne m’étonne plus de ses qualités d’enchanteur. Un pas après l’autre, je l'entraîne sur les pas du chemin que nous avons fait. Je vais devoir penser, à éviter l’écurie, autrement je sens que je ne le verrai pas quitter le lieu de sitôt. Je pense que pour notre prochain rendez-vous, je tiendrai à le surprendre. Lui qui doit me prendre pour une rustique, je compte bien arriver apprêtée pour une fois. Rien de bien fou, mais j’aurais surement des talons et une jolie robe. Juste pour contraster d’habitude avec les baskets jeans et chemise ou débardeurs habituels. Il faut dire que l’apocalypse me plait pour ça, c’est que je peux m’habiller mode confortable tous les jours, sans avoir à subir les traditionnels railleries et reproches de ‘’garçon manqué’’. Mais j’aimerai bien les voir en robe talons un jour. Quelle torture futile…

- Je dois m’attendre à quoi pour la prochaine fois ? Quelque chose de sobre ou haut en couleurs ?

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MessageSujet: Re: In the Mood for Love   Mar 26 Juin - 15:06
Je souris en la voyant essayer d’enrober de sucre le fait que je suis bel et bien congédiée. J’en ai eu des scénaristes et des agents qui faisaient pareil pour me vendre LE rôle de ma vie ou m’empêcher de faire celui qui TUERA ma carrière seulement pour ne pas a avoir a me dire que je ne l’avais pas décrocher. Je n’irais pas me plaindre, j’aime que l’on fasse attention a moi et j’apprécie qu’on prenne en compte mes ressenties. Je trouve que ça donne plus de profondeur et d’humanité a mon image de star parfaite.

Bref, je me laisse gentiment raccompagné en essayant de deviner les motifs de la brièveté de cet échange. Il est vrai qu’au regard des mésaventures que j’ai eu pour venir lui conter fleurettes, j’avais espéré au moins un petit diner romantique ou, au minimum, comme les règles de la bienséance le veulent, une boisson chaude. J’imagine qu’au regard du coté trivial de son camp, elle ne doit pas être en mesure de m’offrir de tels privilèges. Ils doivent manquer de tout ici a coup sûr. Je devrais peut etre prendre contact avec Logan pour faire un point avec lui de comment amélioré le confort de sa sœur.

Mis a part que Logan est le sosis de cet imbuvable Jason Momoa, je ne peux rien lui reprocher. Ce sale acteur dont a toujours la sensation qu’il manque de laxatif et qui grogne plus qu’il articule, rien que de repenser a lui, je me sens des idées peut agréables. Je n’en reviens toujours pas qu’il ait pu me voler la vedette dans les adaptations des livres de Miss White sur la vie d’un mécanicien barbu de Burlington !!

Heureusement que je suis un parfait acteur pour masquer mes sombres pensées et loué le ciel que Logan soit beaucoup plus agréable que son sosie. C’est bien dommage d’ailleurs que je ne puisse discuter avec lui, histoire d’éviter certain malentendu sur mes intentions vis a vis de sa sœur par exemple. Ensuite, je peux comprendre que cela soit peut etre un peu tot pour Alix. Elle doit etre encore dans le stade ou elle a besoin de réaliser que le grand Dean Caulfield s’intéresse a elle. Autant ne pas la brusquer.

Arrivé a la porte, je me garde bien de lui voler un baiser comme un de ces jouvenceaux enamourés et trop pressants. Je me contente, une nouvel fois, d’un baise main plein de promesses. C’est tellement plus classe, tellement plus moi.

« Je préfère te laisser la surprise pour notre prochain rendez-vous, et si tu le souhaite, je choisirais moi-même une tenue que Jésus te soumettra lorsqu’il viendra te chercher. Tu auras tout le loisir de décider si tu préfères une de tes robes ou ma proposition. Et je suis sûr que quoique tu porteras, tu seras forcement parfaite. »

Je lui fais un petit clin d’œil. Bah oui, être avec un Apollon de perfection comme moi magnifie n’importe quelle femme. Je suis sur qu’Alix, même en salopette sera impériale a mon bras… enfin, avec des talons aiguilles et un minimum de make-up quand même, mais pas plus.

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In the Mood for Love
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