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 "you build me up and then I fall apart"

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MessageSujet: "you build me up and then I fall apart"   Lun 9 Avr - 15:26
you build me up and then I fall apart
i can stay awake for days, if that's what you want


11 janvier 2017, jour un, j’avais toujours du mal lorsque Will sortait, aujourd’hui sans doute un peu plus au vue de la période. J’avais du mal à ne pas voir le pire scénario et me réveiller dans un lit vide de toute compagnie quand l’angoisse me prenait n’était pas pour m’aider. Mais Will était un grand garçon, il savait s’en sortir. Si je ne faisais pas confiance aux autres, je lui faisais confiance à lui et puis il m’appelait, tous les soirs, je n’avais aucune raison de penser au pire. Alors j’étais sortie, j’avais accompagné un nouveau venu, du moins si on estimé que deux mois étaient encore de l’ordre du nouveau. L’une de ses filles ayant été gravement malade, il avait eu besoin d’aller chercher des médicaments spécifiques, d’où ma présence ici. Autant m’occuper en l’absence de Will, autant sortir un peu du camps qui n’était plus vraiment à la joie au vue de ce qui se passait dans certains coeurs. Cela faisait déjà quelques semaines que je ne pouvais plus soutenir le regard d’Harvey par exemple et lui offrir un chien pour qu’il s’occupe un peu l’esprit n’était qu’une parade. J’avais merdé avec Ezra, je lui avais promis d’être là et il s’était volatilisé en mission. J’avais cherché après lui, j’avais presque fait que ça, ratissant la zone, fouillant les immeubles, mais rien. Alors j’avais trouvé un chien, pensant qu’au fond, Harvey compenserait la perte d’un de ses amis. C’était insultant envers Ezra. Mais je n’avais pas su trouver d’autre solution. Me concentrant à nouveau sur cette expédition, nous enchainions les bâtiments potentiels, les pharmacies, mais nous ne trouvions pas ce que Noah avait demandé. De la cortisone, c’était pourtant pas le médicament le plus compliqué à trouver, mais il fallait croire que justement, les gens l’avaient prit. L’état de santé de la gamine n’était plus aussi alarmant, mais il restait fragile, et un rien pouvait la faire retomber. Alors il fallait chercher. Nous aventurant dans des endroits de plus en plus sombre et exigu, nous nous étions retrouvé en position difficile dans un vieux centre commerciale lorsque de mon talkie se mit à grésiller comme pour me signaler un début de communication. Presque aussitôt je l’avais coupé, préférant éviter de mourir alors que je m’occupais encore des autres. Will ne m’aurait pas vraiment pardonné de me faire tuer pour une gamine. Surtout pour une gamine. Je n’étais pas un super héros, je n’avais pas à en prendre le rôle. Survivre, c’était le plus important.

Trouvant une sortie au niveau inférieur, nous avions au moins eu le mérite de trouver une boite, mais rien de plus, et le risque n’en valait certainement pas la peine. Ne perdant pas plus de temps, nous étions rentré, sans s’arrêter, ne retrouvant notre sérénité que lorsque les palissades de Fort Hope furent dans notre dos. J’avais avertis Logan de la grande quantité de rôdeurs présente dans le Mall. Plus il y avait d’obstacle, plus les ressources pouvaient-être préservé. C’était quelque chose à étudier, même si d’après ce que j’avais vu, un grand nombre de munitions devrait être utilisé. Ce n’était pas comme Ikea, il n’était pas question de bouger en terrain dégagé. Quittant l’homme pour la maison, ce n’était qu’en me faisant attaquer par une Clary déchainé que je réalisais que je n’avais pas allumer le talkie. Rectifiant mon erreur, j’appuyais rapidement sur le bouton pour briser le silence, « J’ai sans doute loupé tes allusions graveleuses, j’ai du couper, c’était un peu chaud sur le terrain. », je plaignais souvent Azia d’être branché sur le même canal, car les rares fois ou l’homme disparaissait, ou quand je partais en mission, nous n’étions pas les plus sages. Attendant une réponses qui ne vient pas, je me demandais un instant si il n’était pas exactement dans la même position, ce qui me fit garder le silence durant les heures qui suivirent.

J’avais été incapable de manger en vérité, je fixais le talkie comme si ma vie en dépendait. Il devait être arrivé chez lui et il aurait du appeler. Appeler avant qu’il fasse nuit, assurer que la zone était sécurisé. Mais la un silence radio un peu trop inquiétant. Pourtant je refusais de paniqué pour le moment. L’appareil pouvait-être abimé, il avait pu tomber et Will ne donnerait simplement pas de nouvelle deux soirs de suite, il n’y avait pas mort d’homme. Je devais lui faire confiance. Et puis si il y avait eu un problème, il l’aurait signalé au talkie, et si j’avais coupé, Azia aurait entendu, il n’y avait pas de raison de s’inquiéter. « Azia ? » avais-je fini par demandé avant de tenter de dormir, la voix de la jeune femme ne tardant pas à se faire entendre, « Will a tenté une communication aujourd’hui ? », non. La réponse était non. L’optimisme de la jeune femme la poussa à me dire de ne pas m’inquiéter, les raisons d’un silence pouvant-être multiple et sa présence dans son appartement avait peut-être plongé l’homme dans des souvenirs parfois douloureux. J’avais tendance à oublier que Will était un être humain, qu’il n’était rien d’autre qu’un homme, qu’il ne pouvait guère faire de miracle, rendre sa vie meilleure. Il avait perdu Aiden. L’homme qu’il avait sincèrement aimé quand le monde s’était écroulé. Il avait sans doute perdu ses parents, ses proches, tout ceux qu’il connaissait. Et sans doute qu’avec tout ça, un retour chez lui, là ou il y avait sans doute des photos, des souvenirs, il pouvait-être chamboulé. Il pouvait garder le silence. C’était légitime après tout. J’avais tourné le dos à Will quand les souvenirs de l’hôpital étaient revenu me hanter. J’avais été silencieux, distant. Je ne pouvais pas lui reprocher de vivre la même chose. Je devais respecter son silence, même si la peur pouvait me ronger les sang. Je ne devais pas m’avancer. Je ne devais pas prendre la route maintenant et retrouver son appartement, même pour me rassurer. Si il voulait y aller avec moi, il aurait sans doute fait appel à moi dès le début. On aurait emprunté une voiture, et on aurait simplement été là ou il habitait avant ce merdier. Mais il ne m’en avait pas parlé pour me dire de venir, alors je n’avais pas de sur réaction à avoir. Tous irait bien, il n’y avait aucune raison de croire le contraire. Tous n’allait pas toujours mal…  

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MessageSujet: Re: "you build me up and then I fall apart"   Mar 10 Avr - 10:43
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12 janvier 2017, jour deux, j’avais été incapable de trouver le sommeil, incapable de fermer les yeux, de trouver le repos. J’étais obnubilé par Will, par son silence. Je savais que quelque chose n’allait pas, je le savais, j’en étais sur. J’étais incapable de rationaliser, incapable de me raisonner. Will ne se serait pas donné tort, il aurait répondu, il n’aurait pas balayé du revers de la main tout ce qu’il avait pu dire, il n’aurait pas menti. Will ne s’encombrait pas de ça. Quelque chose déconnait. Ok, il y avait des raisons d’être silencieux, ok il y avait des raisons de ne pas s’étendre, mais il aurait répondu, même succinctement, il aurait répondu, j’en étais sur. Les rares avec qui j’en avais parlé me disaient que je me faisais des idées. Will ne se serait pas fait mentir, mais il pouvait avoir eu un problème de talkie. Il pouvait. Mais j’avais du mal à y croire, du mal à accepter l’idée qu’il puisse ainsi disparaitre, faire silence radio et me laisser paniquer. Il serait revenu en cas de problème non ? Mais même si il revenait, il ne serait pas là avant ce soir, tard dans la nuit, et je lui avais interdit de sortir de nuit. Enfin interdit, j’avais exprimé ma crainte de le voir évoluer de nuit et il n’était pas assez fou pour le faire. Dans tout les cas, il serait la ce soir, ou demain matin. J’aviserais. Enfin… Si il était en danger, attendre autant de temps pouvait lui couter la vie. Je n’étais pas rationnel. Je devais lui faire confiance, il se battrait pour survivre. Il me l’avait promis. Will ne se faisait jamais mentir.

Appuyant sur le bouton du talkie, j’avais brisé le silence pour la première fois de la journée, « Will. Réponds s’il te plait. », ma voix étouffé par l’angoisse, j’avais fini par me lever, par sortir après avoir glissé ma main sur les draps laissés froid par son absence. Je ne me faisais pas à son absence, je n’arrivais pas à ne pas le chercher. Soupirant, j’avais été mécanique toute la journée, enchainant les heures en appelant Will régulièrement, et de moins en moins serein. Je n’étais pas de Détroit, je n’avais aucune idée de ce qui pouvait se trouver dans les parages. Des buildings, des centres commerciaux, de tout ce qui pourrait contenir beaucoup trop de danger. Je ne connaissais pas les lieux, le seul que je connaissais, c’était Logan. J’avais besoin de Logan, j’avais besoin de savoir. Alors après ma garde, j’avais retrouvé l’homme, inutile de lui mentir, il savait quand j’étais nerveux, il savait quand j’étais préoccupé. Je n’y avais pas été par quatre chemins, j’avais demander comment était le quartier, les dangers qui pouvaient s’y cacher. On était en plein centre, les fuites pourraient se révéler difficile. Mais ce n’était plus comme aux premiers mois de l’épidémie, il était possible d’y naviguer sans problème si on demeurait attentif. Il s’était passé quelque chose. Si c’était compliqué pour lui… Will était pas moins bon, il était prudent, il avançait lentement. Il n’était pas forcément en danger, je ne devais pas assimiler le pire des scénarios. Je le savais bien. Envoyer des gens ? Si ça pouvait me confirmer que la zone était dégagé oui, peut-être. Je n’en savais rien. Si je retournais Fort Hope pour une supposé disparition et que Will revenait le soir même, j’en entendrais parler pendant des semaines. Mais le risque ne pouvait pas être prit. Logan avait beau suivre l’évolution de la zone, il n’y avait pas été hier, alors s’assurer qu’il n’y avait aucune horde ne serait pas de refus.

J’avais laissé Logan sur ça, j’avais laissé quelqu’un d’autre gérer le problème pour ne pas me convaincre du pire. Will irait bien. Will ne pouvait pas avoir eu d’accident. J’aurais voulu en être sur, mais malheureusement, j’avais trop peur de ce monde en l’état actuel pour ne pas angoisser. Il y avait mille raison de disparaitre, mais je suppose que je ne devais pas m’affoler. Will était assez intelligent pour ne pas tomber dans le panneau et se faire avoir par des humains, quoi qu’il soit suffisamment antipathique avec les gens de l’extérieur pour se retrouver avec une balle entre les deux yeux. Non, Will n’aurait pas fait cette erreur. J’avais commencé à tourner en rond chez moi. Exposant des centaines de scénario, fixant cette carte un peu trop longtemps. La nuit était tombé. J’étais sortie avec une lampe torche et de quoi tuer un régiment. Si il s’était fait surprendre par la nuit, peut-être qu’il n’était pas loin. J’avais fouillé les environs de Fort Hope, ignorant combien cela serait stupide de la part de Will de venir jusqu’ici et de ne pas franchir les derniers mètres jusqu’à chez nous. Il n’aurait pas fait cette erreur. Il n’aurait pas été aussi stupide. C’était certain. Pourtant j’étais rentré dans chaque maison, dans chaque garage, chaque commerces, j’avais appelé, attirant sans doute quelques rôdeurs que j’évitais pour ne pas en attirer plus en tirant. J’étais trop prêt de Fort Hope pour ça. La nuit était noir, profonde, et j’avais bien plus en commun avec ces êtres décharnés que je l’aurais voulu. Stupidement, j’étais remonté jusqu’à l’endroit ou nous nous étions rencontré. Retrouvant les chaises là ou nous les avions laissé. Si il avait du fuir, il serait venu ici non ? « Azia ? », soufflais-je dans le talkie, attendant de longue minutes qu’elle se réveille sans doute, « Il avait l’air comment en partant ? », stressé ? Angoissé ? Bien ? J’avais besoin de savoir si le fait de retourner chez lui, ou du moins d’y penser aurait pu lui faire faire une erreur. C’était stupide, je le savais bien, mais le vide dans lequel j’évoluais actuellement ne me laissé pas croire le contraire. Je l’aurais vu si il était ici. Non, en fait je ne pouvais pas avoir tout vu. Et si ca se trouve, il était déjà à la maison. Oui il était rentré, juste après que je sois partie, juste pour me rappeler que j’étais stupide de croire qu’il pourrait lui arriver un truc. Notre discussion daté de quoi ? Quelques jours ? Le monde n’allait pas me faire un doigt d’honneur aussi vite. Faisant demi-tours, j’avais eu pendant de longues minutes un sentiment d’euphorie qui m’avait poussé à courir sans laisser la fatigue prendre le dessus. J’avais couru, beaucoup trop longtemps pour que mon retour à Fort Hope ne soit pas tremblant. Mais je m’en fichais, j’avais simplement foncé chez nous, j’étais rentré en trombe en voyant une lumière allumé à l’étage, « Will ! Tu vas me prendre pour un débile, mais j’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose. », soufflais-je en montant jusqu’à la salle de bain allumé avant de tomber sur une pièce vide. Éteignant la lumière, j’avais commencé à chercher ailleurs, le soulagement que j’avais ressenti s’effaçant peu-à-peu. « Will ? », mais aucune réponse. Il n’y avait personne. Personne à la maison. Juste… Personne. Me laissant tomber sur le canapé, je sentis une vive douleur me prendre la poitrine. Je devais rationalisé, il pouvait rentrer demain. Il pouvait rentrer demain… Quoi que vu l’heure… Plus que quelques heures, il reviendrait. Il reviendrait.

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MessageSujet: Re: "you build me up and then I fall apart"   Mer 11 Avr - 10:57
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13 janvier 2017, jour trois, je n’avais pas su fermer l’oeil de la nuit. Je n’avais pas su trouver le sommeil, pas plus que j’en avais eu envie en fait. J’étais resté sur le canapé, fixant la porte en étant emmitouflé dans un plaide. Couper le chauffage n’allait pas le faire venir, soyons clair, mais je me disais que si tout se passait comme il le voulait ici, je sais pas, ça l’invoquerait. J’avais même fait du café, sa tasse trônant sur la table. J’étais ridicule très certainement. Mais je n’avais pas réussi à agir autrement et lorsque le soleil finit enfin par se lever dans le ciel, je quittais à nouveau le canapé, montant prendre une douche et m’habiller jusqu’à ce que je sois prêt. Sortant, j’avais rapidement rejoints les autres à l’entrée principal, et ce juste à temps pour voir Logan envoyer quelques hommes dans une voiture pour vérifier les lieux. La suite n’avait été qu’une longue agonie durant laquelle chaque ombre se profilant devant les portes devenait un espoir. « Des hommes vont venir, si t’es blessé te caches pas… », si il était blessé il aurait répondu. Il ne m’aurait pas laissé comme ça. Il n’aurait pas été aussi négligeant. Will, je t’en supplie, ne te fais pas mentir. L’angoisse m’avait finalement prit en fin d’après midi, quand après un cours, je retrouvais à nouveau la maison vide. Quoi qu’il aurait pu se passer, il aurait du être là à présent. Il s’était passé quelque chose et le fait que la voiture revienne déjà ne m’aida pas. Ok, ils étaient en voiture, ils allaient plus vite, mais ils n’avaient pas fouillé, c’était impossible. J’avais été à leurs rencontre avant même qu’ils ne trouvent Logan, demandant des comptes pour m’entendre finalement dire qu’il n’y avait rien de suspect. Pas plus de rôdeur que d’habitude, pas de sang frais sur la route, rien. Ils n’avaient fait qu’appeler avant de rentrer. Ils n’avaient pas cherché, voilà tout le problème. Devant me contenir pour ne pas leurs exploser au visage, je leur avais faussé compagnie avant de rentrer pour préparer mon sac. J’allais y aller seul.

Ration, eau, munition, carte, corde, briquet, couverture de survie, lame torche, tout ce qui avait un peu d’utilité finit dans mon sac avant que je ne sorte à nouveau, bien déterminé à ne pas perdre plus de temps. J’avais rejoints Logan au moment ou les autres venaient de finir leur rapport et sans attendre quoi que ce soit, je lui dis visiblement nerveux, « Tu ne m’empêcheras pas d’y aller Logan. Je te dois la vie, je t’en suis reconnaissant, mais je quitte Fort Hope le temps de vérifier moi-même les lieux. Je le connais, je sais comment il procède pour se déplacer, pas vous. », je ne resterais pas ici à croire que rien n’était arrivé alors que j’étais sur du contraire. Il s’était passé quelque chose, quelque chose de grave. Will ne pouvait pas disparaitre du jour au lendemain comme ça. « Je serais prudent, aucun risque inutile, je te donnerais ma fréquence, je te donnerais des nouvelles à heures fixe, mais je dois aller vérifier. », je me sentais sombrer et mon réflexe premier était de devenir mécanique, de dresser des murs pour ne pas craquer, je ne devais pas mettre Will en danger avec mes erreurs. « Je peux pas le perdre, ça fait 24 heures qu’il aurait du rentrer et ça fait 72 heures que j’ai plus eu de nouvelles, c’est pas le genre de Will de disparaitre, je peux pas l’abandonner. », je reviendrais, même si c’était avec un cadavre. À cette pensée, ma gorge se noua, ignorant le reste de la conversation, je quittais rapidement le camp alors que la nuit menacée déjà de tomber. Je m’en fichais un peu, je n’avais plus de temps à perdre et je devais rejoindre le camp d’Azia. De là, je remonterais le chemin de Will jusqu’à chez lui et je reviendrais sur Fort Hope.

Je le retrouverais. Qu’importe ce que je devais faire, j’y arriverais. J’en avais pour quelques heures avant d’arriver au près d’Azia, de là, j’attendrais le levé du jour pour repartir, conscient d’avance que la femme voudrait me suivre, j’allais devoir faire preuve d’inventivité pour l’en dissuadé. Will devait être dans une position délicate pour garder le silence et avoir une autre personne à surveiller ne m’aiderait pas. Sincèrement, dans tout les scénarios possible, j’espérais très sincèrement qu’il ait simplement perdu connaissance. Que le sol se soit écroulé sous ses pieds, ses affaires trop loin pour les prendre. J’espérais qu’il n’ait qu’une jambe cassé, rien de plus. Après tout c’était possible, au vu des manœuvres militaires pour éradiquer le problème et en plus, si il était préoccupé par quelque chose, peut-être qu’il avait pu ne pas faire attention et… Il n’y aurait aucun scénario catastrophe dès lors. Simplement un mauvais concours de circonstance. Je n’avais pas besoin d’imaginer le pire, pas besoin de le croire mort. Il pouvait tout à fait aller bien. Tout irait bien si je me dépêchais un peu plus. Se bercer d’illusion n’était pas bon, mais il l’avait dit, il avait promit et je devais croire en lui. Même si cela m’avait fait perdre déjà beaucoup trop de temps. Je devais croire en Will, en ses capacité de survie. Il n’aurait pas commis de telle connerie, je le savais bien. J’avais de nouveau mal à la poitrine en marchant, une envie de pleurer irrationnelle me traversa même au moment ou je réalisais que j’avais oublié le chat. J’allais partir quoi, cinq jours ? Si il arrivait quelque chose au chat… Changeant de fréquence, j’avais contacté Logan, attendant d’avoir son attention en ignorant parfaitement que peut-être je le réveillé lui et ses enfants. Quoi que, il n’était même pas encore minuit, Logan ne dormait certainement pas. « Tu pourrais aller nourrir le chat pendant mon absence ? C’est ouvert à l’arrière. », j’aurais du y penser avant, mais j’avais agis sur un coup de tête, « Logan… », soufflais-je alors, « Merci pour tout. », n’attendant pas sa réponse, je fermais le talkie avant de reprendre ma marches sous quelques flocons. Génial, il n’y aurait pas pu neiger avant ? Histoire qu’on voit les traces ? J’étais bon pisteur, mais aussi bon puis-je être, avec de grand changement météorologique, j’allais être en difficulté. Sentant de nouveau mes bras trembler, j’avais marché, tête baissé jusqu’à la maison choisi par Azia. Jusqu’à pouvoir souffler. Elle était la dernière à l’avoir vu, elle devait savoir quelque chose.                    

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MessageSujet: Re: "you build me up and then I fall apart"   Jeu 12 Avr - 16:34
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14 janvier 2017, jour quatre, la nuit avait été particulièrement courte et les négociations bien longues avant qu’elle n’accepte de me faire partir sans elle, à ne pas m’accompagner. Je ne pouvais pas m’occuper d’une autre personne tant que je n’avais pas retrouvé Will, tant que je ne le savais pas en sécurité. M’occuper de quelqu’un serait donc trop difficile. Impossible même, et je ne pouvais pas me permettre de perdre une nouvelle personne. J’étais donc sortie, j’étais partie de cette maison pour commencer une longue traversé du désert, un désert blanc, froid. La tempête semblait s’être levé et très peu de traces jonchant le sol devenu incertains alors que l’obscurité semblait avoir bien du mal à se lever. Si il était inconscient comment tiendrait-il avec ce froid ? Je devais faire vite. Pourtant, chaque maison, j’entrais à l’intérieur, vérifiant si il n’y avait aucun mort avec un carreau d’arbalète, un trou, significatif. Il y en avait quelques uns, mais pas énormément, l’homme ayant du éviter au possible de s’exposer sans doute. Je réussissais à remonter sa route, du mieux que je pus, mais la neige compliqué tout. J’étais ralentit, obligé de faire plus attention encore pour ne pas me blesser, pour ne pas tomber sur une irrégularité. Il ne manquerait plus que je me fasse mal, il ne manquait plus que je m’immobilise. Je devais faire attention, le plus que je pouvais.

Avancer au ralentit faisait se répéter la discussion que j’avais eu avec Azia. Naturellement qu’elle était inquiète, mais elle restait positive. Ce qu’elle avait déjà vécu avec lui devait l’encourager à croire qu’il s’en sortirait toujours ? Will n’était pas fragile, pas facile à abattre et si au début il était maigre avec cette fin du monde, vivre à Fort Hope avait eu le mérite de lui rendre quelques muscles. Lui évitant de souffrir peut-être d’une immobilisation. J’avais l’espoir de réussir à gagner du temps. Mais j’étais lent, trop lent. Je perdais du temps avec cette putain de neige et plus j’avançais, plus le froid me scié les jambes. Mais je ne pouvais pas m’arrêter, si il était en danger, toute arrêt inutile serait potentiellement dangereux, potentiellement risqué. Je ne pouvais pas. Je n’avais pas le droit. La fatigue, pourtant, réussissait à me ralentir, réussissait à m’épuiser. Les nuits étaient bien trop compliqués sans lui et la poignet d’heures que j’avais sur prendre chez Azia n’avaient su qu’éveiller un nombres conséquent de cauchemar. Des cauchemar pourtant j’en avais fait des tas, mais aucun le concernant lui. Jamais je ne l’avais imaginé mort, jamais j’avais eu ce sentir d’impuissance. Je m’étais déjà senti incapable, mais là. Je l’avais vu pour la première fois mort, son visage livide, son corps froid. Je refusais de croire au signe me disant que si inconsciemment je le pensais mort, c’était pour une raison. Sauf que non. Il ne pouvait pas mourir. Il ne se serait pas laissé mourir. Will n’était pas du genre à se faire mentir alors il n’allait pas commencer aujourd’hui, ici. Il n’allait pas me donner une raison de ne pas le croire. Il était vivant, il ne pouvait pas être mort, c’était trop facile comme façon de partir. Comme façon d’abandonner. Je lui avais apprit à tirer, à anticiper certains mouvement, je doutais qu’il puisse se faire surprendre par un mort. Mais un vivant ? Aurait-il pu se faire surprendre ? Depuis que certains endroit avaient disparu les gens étaient plus nerveux, mais ils auraient du être trop nombreux, et Will n’aurait dans tout les cas pas été assez stupide pour ne pas se cacher. Non, il était quelque part, j’en étais sur.

La nuit retomba avec presque autant de facilité. Trouvant un abris ou passer la nuit, j’avais sécurisé le périmètre avant de rejoindre un chambre à l’étage, proche d’un arbre elle m’offrait une sortie de secours en cas de soucis. Je suis sur que ce genre de réflexion lui avait aussi traverser l’esprit. Loin d’avoir faim, j’avais simplement finit par sortir mon talkie pour souffler quelques mots à Logan, « Je suis sur une piste, j’ai trouvé des traces de son passages. », attendant confirmation de la réception de son message, je fis passer le même message à Azia. J’étais sur ses traces, et il n’y avait eu aucune trace de lutte jusqu’ici. J’étais à plus de la moitié du chemin, demain je serais sans doute chez lui et cette proximité m’avait redonné un peu d’espoir, espoir fragile qui finirait sans doute par mourir pendant la nuit. Je devais garder en tête que tout pouvait arriver. Je ne devais pas me bercer d’illusion. Je ne devais pas non plus croire au pire. Tout était possible, mais je refusais de faire de mes cauchemars une réalité.  

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MessageSujet: Re: "you build me up and then I fall apart"   Ven 13 Avr - 13:44
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15 janvier 2017, jour cinq, encore une fois la nuit avait été atrocement longue, mon sommeil léger étant continuellement mis à mal par des visions d’horreurs. Quittant mon abris aux première lueurs du jours, j’avais continué ma route, suivant toujours le plan de route que j’avais décidé pour rejoindre son appartement. Je n’avais plus trouvé beaucoup de trace de son passage, jusqu’à mon arrivée dans son quartier. De nouveau cadavres tirés à l’arbalète. Mais moins. Il y en avait davantage ayant reçu une lame entre les deux yeux et ils n’étaient pas plus vieux. Intrigué, et surtout inquiet, j’étais remonter jusqu’à ce qui m’avait semblait-être un campement de fortune. Quelqu’un avait passé du temps ici, mais ce n’était pas Will, pas quand il était question d’être à quelques centaines de mètres de chez lui. Et sauf urgence, il ne se serait pas arrêté ici. C’était trop dégagé, trop ouvert. Il y avait eu quelqu’un ici, le fait est que je ne savais pas si ils s’étaient croisé ou si c’était une coïncidence. Dans tout les cas, la vue sur la rue était très bonne et ça m’inquiétait plus que je voulais l’avouer. Sortant de l’immeuble, je repris ma route, appelant plus sérieusement Will, montant sur les voitures pour gagner de la hauteur, j’avançais à pas de loup, écoutant tout les bruits pour ne pas louper des gémissements de douleurs, quoi que ce soit me disant qu’il était en vie. J’avais envie de courir dans son appartement, mais si je le loupais… Je m’en voudrais. Alors j’avais fait tout les bâtiments jusqu’au sien, jusqu’à rentrer, jusqu’à voir la boite au lettre avec son nom. Jusqu’à ce que la pression monte d’un cran. Je ne m’étais pas arrêté dans les autres logements en toute franchise, j’avais simplement avancé. Fébrile, tremblant.

Les derniers mètres avaient été difficile, mes jambes tremblaient en voyant peu à peu des trainées nettes se dessiner dans la poussière. Ce n’était pas un mort, c’était un être humain qui avait fait ça, des êtres humains qui avaient fait ça. Les doutes que j’avais eu un peu plutôt en traversant un immeuble se confirmaient ici. Des gens avaient attendu. La gorge noué, j’avais franchi les dernière mètres me séparant encore de l’appartement avant d’y découvrir un champ de ruine. En générale, les gens rentrés, fouillaient dans les endroits évident, puis ils partaient. Mais là. Là c’était le chaos, il y avait la table de poussé, le canapé de renversé, comme si il y avait eu… Une lutte. Quelques gouttes de sang noirci par l’oxydation courraient sur le parquet, une trace de main sombre brisant la monotonie d’un mur. Je n’eus qu’à suivre les traces, à remonter les marques jusqu’à trouver là ou tout avait commencé. Jusqu’à trouver ce pourquoi je n’avais plus de réponse. Le talkie était là. Repoussé au loin dans un angle comme pour éviter à son propriétaire d’appeler une quelconque aide. Et comme pour me convaincre que c’était bien lui, j’avais appuyé sur le bouton du mien, entendant le sien grésiller presque aussitôt. J’étais resté un moment comme ça, immobile, les yeux brulant. Je fixais le talkie sans jamais oser m’en approcher, sans jamais oser franchir la dernière limite. Je réalisais, lentement. Ce bruit, ce simple bruit aurait du me faire comprendre. J’étais pas si loin non ? J’aurais pu prendre la voiture, conduire jusqu’ici et arrivé à temps. Si je ne m’étais pas concentré sur le problème de cet homme, si j’avais réalisé qu’il y avait un problème. J’aurais pu arriver à temps. J’aurais pu… Prenant conscience qu’il n’y avait pas juste un problème de batterie, prenant conscience qu’il n’y avait pas juste eu un problème de structure, je réalisais qu’il avait réellement disparu. Quelqu’un était venu ici. Quelqu’un s’en était prit à lui. Quelqu’un me l’avait prit. On me l’avait prit ? On me… Quelque chose de chaud tomba sur mes mains, me faisant réaliser peu-à-peu que je pleurais, que ce qui m’empêchait de respirer était simplement un sanglot, une lame douloureuse m’arrachant le coeur. J’avais tué Will ? J’avais… lâchant ce que j’avais dans les mains, j’avançais finalement vers l’appareil. Je titubais, je trébuchais, et finalement, je tombais. Mes bras tremblant trop pour me porter, je restais là, face contre terre, incapable de réagir correctement alors que je le fixais. En cet instant, tout espoir m’avait abandonné. Si même Will ne pouvait pas tenir sa promesse, comment j’étais censé tenir la mienne ? Comment j’étais censé me relever, et partir pour chercher ne serais-ce qu’une raison de croire qu’il était en vie. Là… Là il ne me resterait que des souvenirs. Juste des souvenirs. Simplement ça… Des simples fragment d’une vie qu’on venait de me prendre. Il n’y aurait plus que l’odeur du café froid, les pages jaunies d’un livre pour me rappeler son existence. Il n’y aurait que des objets inanimé ne pouvant pas me rappeler son rire, sa voix, ses je t’aimes. Qui pourrait me les rappeler ? J’avais acquis tout ça et aujourd’hui… Je n’étais même pas sur d’avoir pleinement écouté. Comment je ferais moi sans lui ? Comment je pourrais ne serais-ce qu’avancer ?

J’étais resté là, à pleurer en silence, visage éteint, contre le sol poussiéreux. J’avais fixé l’objet jusqu’à ce que l’air ne finisse par me manquer, me forçant à me relever fébrile. Me forçant, à regarder autour de moi. Sa cuisine avait été entièrement ouverte, mais les livres étaient resté à leurs places, les photos aussi. Tout ce qui me restait de lui était ici et chez nous ? Il ne me restait plus que ça ? Ma douleur finit par percer le silence, mes sanglots prenant vies avec puissances alors que je m’écroulais de nouveau contre un mur. Je fixais ce qui avait du abriter un combat pour la vie. Je fixais les dernières sphère de sa vie. Je… Je l’avais abandonné, comme j’avais abandonné Ezra. Et lui aussi ne deviendrait qu’un souvenir dans l’esprit des gens alors qu’il demeurait le spectre douloureux de tout ce que j’avais raté. Je ne pourrais pas le faire revivre avec des stigmates du passé… Et pourtant…

Dans un gestes que je ne compris pas vraiment, j’avais fini par me lever, effaçant mes larmes pour me plonger dans un silence terrible. Avançant dans les pièces, j’avais rejoints sa chambre, ouvrant un tiroir pour en tirer un pull qui ne portait plus son odeur depuis longtemps, pour le serrer contre moi avant de m’asseoir sur son lit. Avant de rester là, à basculer d’avant en arrière dans l’espoir que tout s’efface. J’étais en état de choc. J’étais loin de toute vérité. Je fixais simplement le sol, la douleur me privant de tout autre choix. J’avais envie de revenir quelques jours en arrière, quand je lui déconseillais d’y aller seul, je lui avais dis qu’il ne connaissait plus les lieux, que le chemin n’était pas comme pour aller chez Azia, mais j’avais fait preuve d’un excès de zèle qui ne lui avait pas donné envie de me croire. Je m’inquiétais pour rien, il ferait attention. C’était moi l’homme en charge de la sécurité, c’était à moi de définir si oui ou non il y avait un danger, et il y avait un danger. Ce… La nuit avait commencé à descendre quand je repris un peu conscience de tout ça, lorsque les larmes cessèrent aussi de couler. Descendant du lit non sans trembler, j’avais reprit mon talkie, recherchant la fréquence de Logan avant de souffler la gorge nouée, « On me l’a prit. », Will ne m’appartenait pas, je le savais, mais on m’avait arraché le droit de l’aimer, de vivre à ses côtés. On me l’avait prit. « Il est… », mort ?

J’eus réflexe sans doute étrange, sans doute stupide, celui de chercher un sac à dos dans son appartement, celui de mettre son pull dedans, puis de faire le tour. Il y avait un tas d’objet visiblement déplacé sur la table basse que je mis dans le sac. Photo, bouquins, bref, des choses qui avaient été choisi de toute évidence. Et puis je pris d’autres trucs. Je fouillais, clairement, mais… J’avais l’impression que plus j’en trouvais sur lui, moins cette possibilité s’imposait. Moins la mort devenait possible. J’avais trouvé et prit son diplôme du MIT, le mettant en sécurité dans une pochette, j’avais prit d’autre photo encore. Celle de sa famille, celle de son grand père que j’observais un moment. Et puis d’autre vêtement, ce qui n’avait pas été endommagé ni volé. Je me disais que si tout ce qu’il avait voulu prendre ici se retrouvait à la maison, il reviendrait. Non. Il ne reviendrait pas… Laissant son sac tomber sur le sol avec le mien, je sentis la colère monter en moi, si bien que je me mis à taper un mur, jusqu’à ce que le placo cède, jusqu’à ce que j’ai mal. Glissant sur le mur que je venais de frapper, je finis par lever les genoux contre mon torse, les entourant de mes bras, avant d’y plonger ma tête et de me contenter de pleurer. Je n’avais plus l’esprit libre, je n’avais plus la capacité à réfléchir. Je ne pouvais tous simplement plus. Sans lui, sans possibilité de m’assurer que tout allait.. Comment je pouvais croire que… Je ne pouvais pas.

Mon talkie grésilla plus d’une fois, la voix de Logan raisonnant sans que je ne puisse lui répondre. Je n’arrivais déjà pas à comprendre ce qu’il disait. Je n’arrivais déjà pas à saisir ce qu’on me voulait. Je me coupais du monde. Je ne voulais plus rien entendre. Je voulais disparaitre. J’étais plongé dans une torpeur qui sembla me faire perdre le fil du temps car lorsque mes yeux acceptèrent à nouveau de voir. Il faisait nuit, et les mouvements qui me secouaient depuis quelques minutes se révélèrent être Logan, accroupit devenant moi. Il n’était pas seul, je pensais distinguer des ombres, mais il était le seul à me parler, sans que j’entende réellement. J’étais de nouveau en état de choc, j’étais à nouveau perdu. Je ne comprenais pas le moindre mot de ce qu’il me disait, je ne comprenais rien. Je me contentais de le fixer, mon corps suivant le mouvement lorsqu’il me fit me relever, lorsque sa main se posa sur mon épaule, me poussant à avancer alors que je n’avais toujours pas le son. J’étais vide, réellement, je sus à peine prendre mes affaires, à peine descendre les escaliers pour monter dans la voiture, je ne vis pas les regard se poser sur moi. Je restais là, à fixer le vide, sans rien dire.

Je ne vis pas la route se faire, reprenant conscience devant la porte de la maison, voyant Logan l’ouvrir avant de rentrer avec mes affaires. M’invitant avec un peu plus de force à en faire de même, je restais planté au milieu du salon. Je restais là, abandonnant mes affaires au sol, le fixant, incapable de comprendre ce qu’il faisait dans ma cuisine, incapable de comprendre ce qu’il me préparait. J’étais vide. Le son de sa voix me parvins finalement alors qu’il me tendait une tasse que je saisis plus par réflexe qu’autre chose. Ouvrant finalement la bouche pour la première fois depuis longtemps, je soufflais d’une voix rauque, « On l’a chassé… On l’a repéré et on l’a chassé. », le camps de fortune, le nettoyage de la zone, les traces de luttes. Il avait été chassé. « Y’a quelqu’un dehors qui kidnappe des gens. Ezra passes encore, il était inexpérimenté, sensible, il a pu se faire piéger. Mais Will, Will ne fait confiance à personne, il est entrainé, il sait se défendre, il est discret, il s’assure toujours de pouvoir fuir. », Will n’était pas aussi fragile. « Il n’y a aucun corps, comme pour Ezra…On doit les trouver. Ils sont en vie. Il faut reprendre les cherches pour Ezra, croiser les deux secteurs pour voir si une zone correspond, il faut les trouver. », si Ezra était vivant, Will aussi non ? J’espérais sincèrement que ce soit la même personne, que ce soit si simple, qu’on puisse les trouver. J’espérais pouvoir trouver une solution. Le choc passé, je rentrais dans le déni. Celui de sa mort malgré les évidences.

Bougeant pour la première fois depuis longtemps, je posais la tasse, sortant son sac pour mettre les livres dans sa bibliothèque, pour mettre son diplôme en évidence sur cette dernière, pour en faire de même avec les photos. J’avais mit son pull sur le canapé, ignorant les tremblements de mes bras, espérant que si tout était là, il rentrerait, comme il l’avait toujours promit. Il allait rentrer, ou j’allais le retrouver. « Il faut qu’on s’organise. Il faut qu’on s’organise… », soufflais-je en fixant sa bibliothèque.    

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MessageSujet: Re: "you build me up and then I fall apart"   Lun 16 Avr - 11:44
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16 janvier 2017, jour six, j’avais trouvé le sommeil cette nuit, mais je pense qu’il s’agissait davantage d’épuisement, que d’une véritable fatigue. J’avais marché sans vraiment prendre le temps de me reposer. Mais c’était psychologiquement que j’étais épuisé. Je n’avais aucun souvenir de ma fin de soirée, ni de comment j’avais fait pour arriver là. J’avais simplement ouvert les yeux, laissant ma rétine bruler sous la lumière alors que je tenais toujours contre moi un pull. Alors que je tenais de toute mes forces un vêtement qu’il n’avait pas porté depuis des années. C’était stupide, réellement. Tout comme dormir à sa place l’était, tout comme sortir du lit et allait préparer deux cafés l’était, tout comme pleurer en fixant un plan de travail pouvait l’être. C’était… Affligeant. Je ne savais pas comment agir. J’avais été prendre mon poste, fixant le vide sans réellement comprendre ce qu’il se passait. Je fixais juste. Entendant les autres parler dans un bourdonnement qui me faisait les regarder sans réellement comprendre de quoi il en retournait. Je les voyais à nouveau bouger, je revois le monde tomber dans un ralentit long et usant. Je ne savais pas comment agir. Je ne savais pas quoi dire. Quoi faire. J’étais simplement spectateur, incapable de faire preuve de quoi que ce soit d’autre. La journée sembla glisser sans que je ne le réalise vraiment, la prise de conscience quand à sa disparition se faisant de plus en plus difficile. J’étais incapable de quoi que ce soit. Du moins jusqu’à ce que je rentrer à la maison. Jusqu’à ce que la porte soit refermé.

Retirant ce qui pouvait gêné, je dégageais un mur du salon pour y accrocher la carte, pour commencer à créer des zones. Pour commencer un quadrillage des zones se trouvant autour des disparitions. Il y avait une chance que ceux qui ait prit Ezra soit aussi ceux qui on prit Will. Et si c’était le cas, je ne pouvais pas me permettre de laisser une possibilité de côté. Je ne pouvais pas faire d’erreur. Si il y avait une chance je devais la saisir non ? Me reprenant un peu plus je notais sur des papiers tout ce que j’avais à retenir. Tout ce que j’avais vu de suspect sur mon chemin. La route avait été nettoyé de deux façons. Une significative, l’autre inconnu. Il fallait que je trouve d’autre cadavre avec les même blessures. Il fallait aussi que j’y retourne, que je regarde d’un peu plus près le camps de fortune que j’avais trouvé. Les traces dans l’appartement de Will était sans doute devenu inutilisable avec l’arrivée des autres, mais pour ça. Il y avait encore quelque chose à faire, une piste à trouver. Ce n’était pas le moment d’abandonner. Will ferait tout pour vivre, pour survivre. Je ne devais pas l’abandonner. Je ne pouvais pas. Il m’avait sortie de l’enfer, à moi de le faire aujourd’hui. J’avais commencé à faire une liste des lieux, notant là ou il serait possible de cacher des gens, excluant presque naturellement les zones ouverte. Maintenir des gens silencieux serait impossible dans ces zones alors que des grand espaces… Il suffisait de sécuriser un accès, et c’était bon. Pareil, il faudrait privilégier tout ce qui est en retrait et profiter de la neige pour remonter les traces. Il fallait s’organiser. Autre point et pas des moindre, on allait devoir vérifier cache cadavre, chaque mort se dressant face à nous. Et cette simple pensée arracha à mes yeux quelques perles saline. Ma gorge se nouant à nouveau, mon coeur se serrant et compressant ma poitrine avec violence, me forçant à décrocher le regard de cette carte. Mes mains tremblaient à nouveau et rapidement tout sembla tourner autour de moi. Reculant un peu plus, je m’assis à nouveau à table, posant mon front sur la surface de cette dernière avant de sentir le monde s’écrouler autour de moi. Je pouvais faire illusion autant de fois que je le voudrais, rien ne suffirait à effacer cette peur, cette souffrance. J’étais tétanisé à l’idée de le trouvé, à l’idée de devoir l’enterrer ou abréger ses souffrances. Je ne pourrais pas le faire sans me détruire et pourtant. Je n’aurais sans doute pas le choix. Personne ne devrait le faire à par moi. Fermant les yeux, j’étouffais la douleur une nouvelle fois, refusant de céder, de laisser tout ça m’envahir. Il avait promit, il ne mentirait pas. Il ne pourrait pas. Je devais lui faire confiance.    

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MessageSujet: Re: "you build me up and then I fall apart"   Mer 18 Avr - 12:08
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17 janvier 2017, jour sept, Je n'avais que très peu dormi, ayant passé une bien trop grande partie de la nuit à fixer le plafond dans l'espoir d'y trouver une réponse, d'y trouver une solution. Il fallait reprendre les recherche aujourd'hui, mais je n'étais pas sur que Logan l'entende de la même façon. J'étais irritable, clairement épuisé, pas en état de réfléchir et si c'était pour refaire les mêmes conneries qu'un peu plus tôt dans le mois c'était inutile. Alors pas la peine d'aller lui présenter quoi que ce soit pour le moment. Pas sans me reprendre, pas sans avoir l'air paniquer, pas sans perdre le contrôle. Je devais me reprendre. Pourtant, dès qu'il fut l'heure de se lever, je m'habillais, préparant de nouveau deux tasses de café en en abandonnant une sur la table avec sa jumelle de la veille. Boire le mien ne ferait sans doute qu'empirer les choses, j'en avais conscience, mais je devais faire illusion, pour aujourd'hui du moins. J'avais tenu mes postes sans vague, j'avais donné des cours et je n'avais jamais perdu patience jusqu'à ce que je vois Logan, lui explosant les différents plus de recherche que j'avais pu avoir. J'avais cherché Ezra, sans doute moins intensément que Will, mais j'avais cherché Ezra. Là, j'avais besoin de deux personnes pour fouiller un plus large périmètre, même si pour commencer, une personne pour me couvrir le temps que je remonte les traces serait pas mal. Ouais, en fait j'avais besoin d'une seule personne le lendemain. Pas une expédition d'une journée, une demi irait très bien, juste le temps de voir si ce que j'avais raison, si cela constituait une piste. J'avais besoin d'une demi journée à l'extérieur et d'un véhicule. Le reste, je respecterais mes gardes, je ne changerais rien. J'étais pas sur d'avoir besoin de justifier tout ça. Pas sur d'avoir une raison à donner, mais j'étais tellement fébrile, tellement face au gouffre que je ne savais pas, c'était nécessaire.

Mais Logan me connaissait, bien plus que j'aurais voulu, il savait que ce n'était qu'une façade, que rien n'allait que le calme apparent n'était là que pour une raison, cacher la misère. Il ne se faisait aucune illusion. Au final, la seule instruction que j'avais c'était de ne pas déraper, de ne pas perdre le contrôle. Je n'aiderais personne en paniquant, en commençant par Will si il était encore en vie. Je devais me raisonner, même si j'avais envie de retourner Détroit. Je savais qu'à l'époque, si la personne n'était pas retrouvé dans les 48 heures il y avait de grandes chances de mort. 48 heures ou les 24 premières s'avéraient cruciales déjà. Mais pour sept jours ? Personne ne parlaient de sept jours ? Je n'avais aucune statistique pour sept jours. Je n'avais rien, pas d'espoir, que des chiffres loin de la réalité. On parlait d'une semaine. On parlait de rester calme, de ne pas agir de façon déraisonné pour ne pas perdre de chance de survie. On parlait d'un adulte dans une apocalypse Zombie. Passait demain, je saurais si je devais changer l'organisation de la sécurité de Fort Hope, je saurais si il y avait une piste nécessitant mon absence quotidienne avec d'autre. Oui je faisais très clairement du favoritisme, mais je craignais sincèrement d'arriver au jour ou je perdrais espoir. Au jour où Will serait décédés à mes yeux, aux yeux de tous. Ce jour la je m'écroulerais tout simplement.

Je ne sauvais pas l'expliquer, mais il y avait des choses que je savais insurmontable. Je savais que si je devais survivre à Fort Hope, je serais en lambeau. Je savais que si je voyais Logan mourir, je serais fou de rage au point de chasser le responsable et le faire souffrir pour m'avoir prit mon ami. Alors si on me prenait Will, si je n'avais aucun responsable à blâmer, je pense que la dépression serait tel que je ne pourrais pas l'assumer. Que la mort serait la seule issue. Je ne pourrais plus faire illusion. Et si il y avait un coupable ? Un responsable ? J'espérais sincèrement pour lui qu'il n'aurait aucune famille, car sa mort serait semblable à une lente agonie, il souffrirait autant que j'aurais à souffrir de l'absence de l'homme que j'aimais. Ces simples pensées suffisaient à justifier l'inquiétude de Logan. A justifier qu'il me mette en garde. Je n'étais pas contre lui, je savais qu'il avait raison, mais tant que je chercherais, tant que j'avais une raison d'espérer, je tiendrais le coup. Je pouvais le faire, Will était vivant, c'était une évidence.        

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MessageSujet: Re: "you build me up and then I fall apart"   Ven 20 Avr - 16:08
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18 janvier 2017, jour huit, J’avais eu plus d’entrain à sortir de mon lit aujourd’hui qu’hier. L’optique de pouvoir retourner sur les lieux et peut-être retrouver des traces me semblait bien plus motivante que jamais. J’allais trouver quelque chose, il ne pouvait pas en être autrement. J’avais rejoint mon poste, ayant été moins fermé que les jours précédents, j’avais fait en sorte que la journée passe vite. Et pour cela, il fallait travailler, s’occuper l’esprit. Ce n’était pas compliqué avec tout le travail à faire ici, mais les regards… Je ne pouvais pas tous les ignorer. On attendait que je m’écroule ? Que je craque ? Que j’abandonne ? Non. Je n’allais pas abandonner Will, je n’allais pas m’estimer perdu, perdant. Il était capable de survivre, ça ne faisait que huit jours. C’était loin d’être dramatique. Finissant ma matinée par la formation d’un nouveau à son poste de travail, je ne perdis pas plus de temps lorsque midi fut sonné. Non, je n’avais pas faim. Mais ma garde du matin était fini et il était temps pour moi d’aller récupérer ce que l’on m’avait promit. Une voiture, un homme. Retrouvant d’ailleurs ce dernière à l’entrée du camps, nous avions filé, laissant Fort Hope derrière nous alors que j’empruntais une route que je commençais déjà bien trop à mon gout, voyant les maisons, les bâtiments, les arbres défiler bien trop lentement sous mes yeux. Le temps semblait s’être alors ralentit. Plus je m’approchais de son quartier, moins ma patience demeurait. Après ce qui me sembla être une éternité, je finis par me garder devant le bâtiment en question, sortant du véhicule mon arme à la main je dis presque aussitôt à l’homme qui m’accompagnait de rester ici, de monter la garde. Je n’avais pas besoin qu’on détruise plus que ça les traces que j’avais vu.

Rentrant dans le bâtiment sans me faire prier, j’avais sortie ma lampe de poche, commençant à remonter tout ce que je voyais, identifier même des semelles. Sortant mon téléphone portable pour prendre une photo, je comptais bien utiliser tout ce que j’avais à ma disposition pour regrouper des preuves, des indices. Il y avait bien eu deux hommes et les petites gouttes noirs accompagnant leurs empruntes de pas ne pouvait signifier qu’une chose, ils avaient des armes blanches. Aucun bruit, une totale discrétion donc. C’était réfléchit, et pas qu’un peu. En y regardant de plus près ils étaient venu par l’arrière du bâtiment, mais la neige ne me permettait pas d’en savoir plus. Retrouvant la rue, j’avais commencé à retourner les cadavres au sol, identifiant qui avait reçu un carreau d’arbalète et qui pouvait avoir était tué à une autre arme. Je l’avais déjà fait, mais analyser les plaies, j’avais oublié. Hors là, il semblait y avoir des larges entailles semblables à des coups de haches… Non trop fin, pas assez pour un sabre, les plaies étaient trop grossières. Alors des coup de machette ? C’était bien possible, le seul soucis dans tout ça, c’était bien que si c’était ça, l’on ne pourrait pas trouver de trace précise. Beaucoup avait opté pour ce genre d’arme, elles étaient légères, facile d’entretien, bref, trouver une piste ce révèlerait beaucoup trop compliqué. Un nouveau coup de massue venait de s’abattre sur moi. Sur mes espoirs. Je pourrais remonter des dizaines de personne dans ce périmètre. Là ou une arbalète était plus simple à trouver…

J’avais fini par monter sur un toit, m’y asseyant pour regarder la rue devant moi. J’espérais presque d’y voir quelqu’un, un être vivant pouvant répondre à mes questions, mais à la place, j’avais simplement le silence. Baissant les yeux sur l’homme qui m’avait accompagné, je ne pus que constater combien il n’était pas concentré. Il était bon, je le savais, mais comme beaucoup, l’ennui finissait par lui faire perdre sa concentration. Ça avait couté la vie à Ezra surement… Ça et d’autres allaient mourir car nous n’étions plus assez attentif. De mon calme presque morbide naquit une colère sourde qui me fit tirer pile au pied de l’homme qui sursauta en cherchant paniqué le danger, Glissant mon arme sur mon épaule, je l’engueulais injustement, « Si t’étais un peu plus attentif tu n’aurais pas eu la peur de ta vie. », retrouvant le sol, je l’avais rejoints, évitant de monter en pression sur lui sans raison. Certes j’étais à même de me défendre, mais ce n’était pas une raison pour m’estimer invincible.

Reprenant la route pour Fort Hope, ni lui, ni moi ne parlèrent. Je contentais de contenir ma colère de n’avoir rien trouvé ici, je me contentais de ne plus rager sur ces maigres trouvailles. Quand à lui. Je pense qu’il finirait par en prendre pour son grade, mais pas aujourd’hui, je serais injuste et méchant. Retrouvant les portes du camps, je garais la voiture, le laissant rentrer ou il voulait pour me laisser rejoindre Logan à qui j’exposais des faits trop maigre. J’avais besoin d’être accompagnant sur toute les sorties. J’avais besoin de sortir et si lui n’était pas arrangeant pour une vague histoire de contrôle, ca ne serait pas le cas des autres qui n’oseraient sans doute pas me dire non. J’avais besoin de le faire, j’avais besoin d’y arriver. J’avais besoin de sortir, de trouver plus de chose. Je ne pouvais pas rester ici, quelque soit les ordres que je devais transgresser. Il y avait deux personnes dehors avec des machettes, deux mecs ou deux femmes, je n’en savais rien, mais il y avait deux personnes mettant la vie des habitants de Fort Hope, et si je n’étais sur de rien concernant Ezra, ils étaient bien trop près de Will pour être ignoré.   

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MessageSujet: Re: "you build me up and then I fall apart"   Ven 20 Avr - 16:58
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19 janvier 2017, jour neuf, Je n’avais pas dormi, j’avais tourné tout ça dans ma tête sans trouver le calme, sans trouver de logique. Il fallait rationalisé, ce n’était pas un échec, on savait que si certaines armes étaient là, ce n’était pas sans raison. Il pouvait y avoir une chance même minime de trouver quelqu’un. Il y avait une possibilité de croiser le chemin d’une personne et ainsi de peut-être trouver Will. Descendant, j’avais voulu nous faire un café, mais… Le nombre de tasse présente sur la table m’en empêcha dans un premier temps. Faisant la vaisselle, j’avais fini par refaire le café, et d’abandonner une tasse sur la table. Toujours dans la même idée de le voir rentrer. Toujours dans le même espoirs. J’étais sortie à peine la tasse bu, rejoignant un groupe sur le départ. Demandant rapidement ou ils allaient, cela pouvait correspondre avec Ezra et sans chercher à comprendre, j’échangeais ma place avec un gars avant que l’on parte, préférant ne pas perdre plus de temps, préférant éviter de croiser Logan. J’avais promit de ne rien faire de stupide, mais ce départ n’était pas vraiment le plus rassurant. La route avait été assez rapide et les objectifs positionnés sans perdre de temps. Accompagnant quelqu’un j’avais sécurisé un bâtiment pour lui avant qu’il ne le fouille, me laissant dehors, j’en profitais pour vérifier les alentours, retourner tout les cadavre que je pouvais trouver. Beaucoup de blessure à l’arme blanche… Ca servait à rien d’être parano, si il y avait vraiment un malade ici… Soupirant, je reportais mon attention sur les alentours jusqu’à ce que quelqu’un ne hurle. La direction était à l’opposé de là ou j’avais laissé l’autre… Retournant dans le bâtiment, j’avais prévenu l’homme de ne pas bouger, que j’allais vérifier moi-même. Me mettant à courir en direction du cri, je fus rapidement aiguillé par des sanglots qui me conduirent à une femme, agenouillé dans la neige, en pleur.

M’approchant avec précaution, j’estimais être à presque trois cents mètres de ma position d’origine. M’arrêtant à un mètre d’elle, je m’abaissais doucement, demandant alors, « Madame ? Vous avez été blessé ? », elle sursauta, levant sur moi un regard désorienté et paniqué, elle répondit dans un sanglot, « Mes filles ont disparu, mes filles ont disparu… Pitié aidez moi ! », mon premier réflexe fut d’aller vers elle, l’aidant à ce redresser avant de lui demander le plus calmement possible, « Montrez moi, je vais vous aider, elles ont du avoir peur et se cacher. », fébrile, chancelante, elle se mit à marcher devant moi, me guidant dans son sillage vers une direction inconnu, je regardais tout autour de moi, identifiant chaque chose jusqu’à ce qu’elle m’arrête devant un immeuble vide, désaffecté, et beaucoup trop sombre. Elle ne pleurait plus. Depuis quelques minutes elle ne pleurait plus, elle se contentait de marcher. Je l’avais longuement observé, elle était maigre, elle ne semblait pas tenir sur ses jambes… Elle ne pouvait pas être à l’origine de tout ça. Mais je m’en méfiais, de toute les mères que j’avais croisé, elle était la plus calme. Aucune n’était comme ça. La folie ? Sans doute. Comme beaucoup vivant dehors elle avait du être confronté au pire… J’avais eu envie de la laisser là, mais si il y avait vraiment une gamine en danger la dedans… Elle serait morte, elles seraient mortes. Je ne pouvais pas prendre le risque. Sortant mon Berretta et ma lampe torche, j’avançais dans l’obscurité alors qu’elle s’était arrêté à l’entrée, stoïque, telle une poupée décharné. Qui était-elle ? Avançant dans le bâtiment, je constatais qu’il était étrangement calme, vide, nettoyé et au moment ou je pris conscience de ce fait, le piège se referma sur moi. Un coup dans la nuque, j’avais basculé en avant, mais si j’étais sonné, je ne l’étais pas assez pour tomber. Je m’étais redressé, me retournant presque aussitôt pour faire face à un molosse qui brandit une machette sur moi. Non. Non. Je n’avais pas… Je commençais à trembler, la colère me consumant et me faisant louper mon premier tire. Battant en retrait, j’avais monté quatre par quatre les marches dans mon dos jusqu’à tomber sur un deuxième, un peu plus trapu. C’était eux. Ils étaient là. C’était eux. Je ne pouvais pas les tuer, si je le faisais je perdrais mes preuves, mais les laisser en vie… Je mis trop de temps à réfléchir, la présence de Will dans l’équation me faisant perdre mes moyens. Alors je sautais par dessus la rambarde, les hommes à mes talons jusqu’à voir une branche en bordure d’une fenêtre cassé. Je n’avais pas réfléchit, j’étais passé à travers me précipitant sur les branches avant de glisser sur la glace. Merde. La chute fut violente. Brutale. Étourdit, je la vis arriver alors que les cinq mètres que je venais de traverser m’empêchait de réellement réagir. « Je vais te sauver, rassures-toi. », me souffla-t-elle avant que l’on de ses chiens ne débarque derrière elle pour me redresser, pour me mettre sur pieds.

J’avais Logan comme instructeur, je n’allais pas me faire avoir. Tapant alors pour faire mal, je le fis lâcher, reculant alors suffisamment pour tirer et le blesser au flanc, je sus fuir. Mon genoux me faisait mal, mon dos aussi… Mon instinct de survie avait prit le dessus, à tord. Je les avais. Je les avais. C’était eux. Deux hommes, des machettes… C’était évident. Et cette femme, elle avait du avoir Ezra comme ça, avec ses pauvres petits enfants mort et Will ? J’en savais rien de comment elle aurait pu avoir Will, mais c’était eux, j’en étais sur. Ne pouvant faire demi-tour pour le moment, je me réfugiais dans un arbre, les entendant me chercher de longues heures comme si j’étais un animal blesser à sauver. Ils me traquaient. C’était eux putain, c’était eux. Tapant ma tête contre l’arbre, j’avais envie de rire tellement c’était con. J’avais failli me faire avoir. MOI, l’un des mecs les plus entrainé du camp. Putain c’était pas possible… Comment j’avais pu croire qu’il y aurait une bonne fin ? J’AVAIS. FAILLI. ME. FAIRE. AVOIR. Will était mort. Will était mort. Cherchant mon talkie, je réalisais qu’il avait été laissé dans la voiture et au vu de mon état… J’allais devoir rester ici… J’allais passé une nuit d’hiver, sur un arbre ? J’allais crever, sérieux, j’allais crevé.  

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MessageSujet: Re: "you build me up and then I fall apart"   Jeu 3 Mai - 12:07
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20 janvier 2017, jour dix, J’étais complètement engourdi aux première lueurs du jour, frigorifié, tétanisé par un froid qui m’empêcha pendant longtemps de réagir. Jusqu’à ce que le peu de conscience que j’avais ne réalise que plus je restais là, plus je risquais de mourir. Réussissant tant bien que mal à rejoindre le sol, j’avançais hagard dans l’espaces, me laissant guidé par je ne sais quelle étoiles. J’avançais juste. Jusqu’à ce que le sang recommence à affluer, que des picotements significatifs me fasse réaliser que j’étais toujours vivant. J’avais mal au dos, je boitais, je sentais le gout du sang dans ma bouche et chaque respiration m’arrachait les poumons. Je devais rentrer, je devais simplement rentrer. Mais j’en étais incapable, je ne savais pas dans quelle direction je marchais. Je marchais simplement, non, je me trainais. J’avançais sans but, inconscient de ce que je pouvais croiser, inconscient de ce qui m’entourait. Je marchais simplement, je savais que je devais marcher, mais le reste. J’ignorais tout ce qu’il pouvait m’entourer, j’ignorais ce qu’il pouvait y avoir. Je marchais simplement, la douleur me sciant les reins. J’étais pas bien, j’étais tellement perdu qu’il me fallut un moment pour comprendre que l’on m’appelait, je mis du temps à répondre à mon nom. Me retournant, je vis un homme dont le visage ne m’était pas inconnu. Il s’approchait, tremblant, il me parlait, mais je ne comprenais rien. Je me contentais de le suivre, juste de le suivre. La route fut longue, la douleur importante, vivre à mesure que l’on marchait. Et puis il y eu ces portes, l’homme derrière. Et puis plus rien. Une nouvelle fois l’obscurité venait de me prendre, une nouvelle fois je me sentais sombrer. Le froid m’avait peut-être permit de m’épargner, de comprendre , mais c’était tout, ça n’avait été qu’un répit de plus dans une vie sans avenir. Qu’une pose, juste ça.

J’avais fini à l’infirmerie, une cheville sous attelle, des bandages sur les torse, un pansement dans le cou. La douleur ayant fini par faire son chemin dans mon esprit alors qu’elle m’arracher des soupires de douleurs. J’avais reprit connaissance en fin d’après midi, et dès que cela fut fait, l’homme que j’avais aidé le jour ou j’avais perdu Will prévint Logan avant de revenir à mon chevet, s’asseyant en essayant sans doute de ce faire compatissant. « Je sais ce que c’est… Si vous av… », « Non, ça ira. », soufflais-je en refusant de rester ici plus longtemps, de rester là ou tout le monde pourrait me voir. Malgré la douleur, je sortie du lit, prenant mes affaires pour me trainer jusqu’à la porte, jusqu’à chez moi ou je fermais tout les volets, ne laissant plus la moindre trace de lumière pénétrer dans les lieux. J’avais mal. Physiquement et mentalement alors qu’il apparaissait claire qu’il était mort. Si il était tombé sur cette femme comme je le pensais. Si il avait eu à faire à ses hommes… Will n’était pas un combattant, sans son arbalète, sans son arc, il n’était pas capable de se défendre. Ses coups étaient approximatifs, faibles, il n’était pas fait pour se battre, juste pour survivre et si il était tombé sur eux… J’avais failli y rester alors que j’avais des années d’entrainement derrière moi… Alors c’était fini. Tout simplement. Montant jusqu’au grenier, je m’assis contre un mur, mon Berretta dans la main, la douleur dans ma poitrine alors les larmes remontaient à mes yeux. Je pouvais pas. Je ne pouvais pas avancer, je ne pouvais plus maintenant. Il était mort. Il était mort. J’avais accepté de reprendre le combat pour lui, mais maintenant… J’allais me battre pour quoi ? Pour Clary ? Quelqu’un l’adopterait bien. Logan ? Avec tout le respect que j’avais pour lui, il ne pourrait jamais remplacer Will. Pour Harvey ? Pour Azia ? Leurs routes seraient bien plus agréable sans moi. Montant fébrilement l’arme jusqu’à ma tempe, je glissais mon doigt sur la gâchette, prêt à tirer. Pourtant, il n’y eu rien, je tremblais, je pleurais, j’avais mal, pourtant, l’espoir qu’il soit encore vivant demeuré, tout comme son interdiction de mourir… Si il était vivant et que je me tuais… Je ne le pensais pas assez stupide pour me suivre dans la tombe à l’instant d’une Juliette au suicide de son Roméo, mais…

L’on toqua avec force à la porte d’entré, le bruit me faisant sursauter, sortir de ma torpeur alors que j’appuyais sur la détente sous la surprise. Le coup partie, pas dans mon crâne, la balle préférant allait se loger dans une des poutres apparente. La détonation m’avait vrillé l’ouïe, mais ce ne fut pas suffisant pour étouffer le bruit de la porte cédant sous un coup d’épaule, pas plus que cela ne couvrit l’appel de l’homme. Avais-je envie de descendre ? J’aurais réellement voulu abandonner tout les combats que j’avais à mener. Pourtant, si il était vivant… Me remettant debout, je retrouvais la trape que je fis descendre, rejoignant le premier étage de la maison pour trouver Logan qui m’arracha l’arme des mains. Il avait raison, même si le bourdonnement raisonné toujours dans mon esprit il avait raison. Si j’abandonnais ici et qu’il était vivant, je m’en serais voulu. Je ne l’aurais pas supporté. Je ne pouvais prendre aucun risque… Pourtant… « Je suis presque sur d’avoir trouvé ceux qui s’en sont prit à lui… », soufflais-je abrutis par tout ça, « J’ai failli y rester… Il y est resté… », quoi qu’il puisse dire en cet instant, ça n’avait plus d’importance. J’étais persuadé que l’homme que j’aimais était mort. J’avais accepté d’aller de l’avant pour lui, mais maintenant ?

Logan prit mes armes, il savait parfaitement ce que j’avais, un couteau, une arme de poing, une arme à longue porté. Il prit tout avant de m’interdire de sortir de Fort Hope tant que je n’aurais pas un minimum conscience de mes actes. Tant que je n’aurais pas comprit un minimum que ça n’aiderait personne, pas plus moi que les autres. Voyant que je refusais de parler, il était partie. Me laissant sans doute le temps de digérer ce qui s’était passer. Ce que j’avais voulu faire. Pourtant, mourir, j’en avais encore envie, car la douleur était bien trop sourde pour être ignoré, pour être oublié. Tant qu’il n’y avait que des doutes, tout était permit, mais là… J’allais me battre pour quoi ? Pour un cadavre ? Pour une certitude ? Pourtant j’aurais du. J’aurais du me battre pour ça. Juste pour m’en assurer, mais j’étais incapable de bouger. J’étais là, assis par terre, de nouveau dans un état de choc que je pensais avoir dépassé depuis longtemps… Je n’étais rien sans lui, je ne pouvais plus faire illusion.  

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MessageSujet: Re: "you build me up and then I fall apart"   Lun 14 Mai - 15:48
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21 janvier 2017, jour onze, j’étais assis sur mon lit depuis que Logan était partie, j’étais assis et je fixais le mur en face de moi. Je ne faisais rien d’autre. Je fixais juste le mur, mon esprit ayant rapidement décroché face à ce qui venait de se passer. Je ne pouvais rien faire de toute façon, j’étais blessé, sans arme, et de toute évidence il était inutile de m’envoyer sur le terrain. Alors je ne pouvais que rester là, fixer ce mur jusqu’à ce que quelque chose arrive, quelque chose se passe. Je savais que je pleurais, je le savais car je sentais les larmes couler, mais c’était tout. J’en venais à me demander si il n’aurait pas été préférable que je me laisser attraper. Que je les laisse me sous estimer volontairement pour savoir ou ils étaient et agir à ce moment. Là, je me demandais si je venais pas de condamner Will en réalité. J’aurais du mieux réfléchir, mais de base je n’avais même pas mon talkie, si je me foirais, si je découvrais son cadavre au final… J’aurais tout gagner. Rien ne changerait. La journée avait avancé, sans vraiment y prêter garde, j’avais vu le soleil monter et commencer une descente au travers de la luminosité de la pièce. Mais je n’avais pas bougé. Je restais là attendant un miracle. Clary avait fini par monter sur le lit, me griffant le bras, me mordant les doigts. Elle devait avoir faim sans doute, tout comme j’aurais du avoir faim… Et puis il y avait eu ce bruit de porte, quelqu’un rentrait chez moi. Sans doute Logan, je ne voyais que lui, Harvey n’oserait sans doute pas et Azia… Je n’avais donné aucune nouvelle, refusant de lui annoncer sans preuve, sans cadavre que son meilleur ami était mort… Logan quand à lui… Il perdrait son temps avec moi, tout simplement. « Elias ?! », s’éleva une voix du silence, une voix qui me fit tourner la tête brusquement, fixant le couloir au travers de la porte ouverte. Cette voix… Ma gorge se noua, m’empêchant de répondre, mon coeur s’emballa, m’empêchant de bouger pendant un temps. « Logan m’a dit que tu serais ici… Il m’a expliqué et Richardson aussi… Elias ? », me levant brusquement, je m’avançais dans la chambre, descendant du lit avant de rejoindre le couloir et de passer les marches avec une lenteur militaire. Si c’était un blague, elle était de très mauvais gout… Vraiment très mauvais gout. Pourtant, une fois le tournant de l’escalier passé, ce que je vis c’était lui, lui affaibli, maigre, des pansements traversant la barrière de ses vêtements. « Je suis rentré… », les quelques marches qui restèrent entre lui et moi furent dévalé à une vitesse impressionnante, réduisant la distance jusqu’à ce que mes bras ne se referme autour de son corps. Jusqu’à ce que je sente sa chaleur perler sur mon torse.

Il était rentré…. « T’es rentré… », soufflais-je alors que je sentais ses mains se refermer sur mon dos. Je sentais ses os, il n’avait pas mangé depuis combien de temps ? Il était exactement comme le premier jours, comme après des mois de privation… Sa colonne perçait à travers la surface de son t-shirt, comme pour me rappeler l’enfer qu’il avait du vivre. « Tu m’étouffes… », murmura-t-il contre mon oreille avant que je ne le lache brusquement et qu’il chancelle. Je ne voulais pas savoir comment il s’en était sortie, je voulais m’assurer qu’il allait bien. Glissant mes mains sur son visage, j’en caressais la peau avant de l’inspecter, « T’es blessé ? », demandais-je rapidement, « Un poignet foulé, quelques égratignures, mais Richardson a vérifié que tout allait bien avant de me laisser rentrer. Logan voulait s’assurer que tout allait bien car il semblerait que tu es déjà suffisamment tendu comme ça… », souffla-t-il en glissant une main sur mon visage pour replacer une mèche de cheveux tombant sur mon front. « J’ai promit Elias, je ne mens jamais. », il avait promit… Il n’avait pas menti, je le savais… « Faut que tu manges. », murmurais-je alors qu’il glissait ses mains sur les miennes pour reprendre, « Je dois pas être le seul à reprendre du poids. », sans me laisser en dire plus, il m’avait embrasser, doucement, dans un échange presque effacé qui me fit mal au coeur. Retrouvant ma liberté, j’avais fait à mangé, j’avais même posé un café sur la table, mais il n’y avait pas touché. La fatigue peut-être… Et puis nous étions monté. J’avais fait chauffé de l’eau en suffisamment grande quantité pour l’aider à se laver, découvrant ses blessures. Découvrant des cicatrices similaires aux miennes. Et puis je l’avais aidé à s’habiller, l’amenant dans le lit avant qu’il ne se glisse sous les draps pour se lover contre moi. Il avait chaud, du moins son front l’était, mais je n’y fis pas attention. Il était rentrer, qu’est-ce qui pouvait arriver de plus ?

Je me laissais alors sombrer dans le sommeil, un sommeil vide, sans songe, pesant, jusqu’à ce qu’une douleur me scie le torse, le bras. Me réveillant d’un coup, je le vis lui, le visage terne, les yeux vitreux, du sang sur le bas du visage. Et… Je saignais. J’avais un beau de chaire en moins sur le bras et… Je me mettais à hyperventiller, je ne comprenais pas comment c’était possible et… Je sortie du lit en panique, les bras tremblant, la créature que j’avais aimé à en mourir sur mes talons alors que je descendais, mettant du sang partout sur les murs jusqu’à la cuisine. Rien, il n’y avait rien pour le… Il m’avait suivit, il s’approchait et… Son arc, son arc était ici… Je l’évitais, cherchant l’arme avant de la bander et de le viser, mais… Je ne sus pas, je ne sus pas tirer. Il… Il était là il a même pas dix minutes, c’était lui. Il s’était endormie en étant en sécurité. En étant lui et je ne l’avais pas protéger, je n’avais rien pu faire et là… Je lui avais promit moi. Je lui avais promit de le protéger. Et… Et… Je venais seulement de le retrouver, comment ? Il fut à nouveau à mon niveau, le poids se son corps appuyant sur le mien alors qu’il plantait à nouveau ses dents dans ma peau, m’arrachant un nouveau lambeau… J’avais lâché l’arc, j’avais mal, terriblement, mais j’avais peur, j’avais peur de cette réalité. Pourtant ma main se posa sur une des flèches et après une énième morsure, je la plantais dans on crâne. Il cessa de bouger presque aussi vite alors que je pleurais. J’allais mourir aussi, et je pleurais. Je pleurais car je n’avais pas su le protéger, je n’avais rien vu venir et je l’avais laissé mourir dans mes bras… Sortant de chez moi en titubant, je m’avançais dans la rue, remontant les bras en l’air jusqu’à la porte d’entrée. Là, la lumière et les armes se braquèrent sur moi avant que Logan ne vienne à moi. J’avais été aveuglé jusqu’à ce qu’il me plonge dans le noir et qu’il ne point une arme sur mon front. Je m’étais appuyé dessus, pleurant toujours jusqu’à ce qu’il ne tire et que tout s’arrête.  

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MessageSujet: Re: "you build me up and then I fall apart"   Lun 14 Mai - 15:50
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22 janvier 2017, jour douze, du moins c’était ce que j’avais cru. Me redressant d’un coup dans le lit, je transpirais, je tremblais et bien rapidement une main vient se poser sur moi, le menton de cette personne se reposant sur mon épaule. « Elias… Ça va ? », me souffla-t-il avant que je ne tourne la tête vers lui pour découvrir une chambre que je ne connaissais pas. C’était bien Will, mais les draps, la configuration, c’était pas chez moi… « Tu vas réveiller les garçons à hurler comme ça… T’es sur de vouloir retourner en Irak ? Ils t’ont dit que tu pouvais te faire réformer après ce qui était arrivé… On te trouverait une occupation cool à faire, et je m’occuperais du reste… », j’ouvris la bouche, sonné face à temps d’informations, avant de reposer les yeux sur le lit, « Parles moi Elias, je suis pas uniquement là pour faire beau, je suis ton mari… », mon mari ? Les garçons ? L’ Irak ? C’était quoi ce bordel ? « J’ai… J’ai besoin d’air.. », soufflais-je avant de quitter le lit et de sortir de la chambre ou deux enfants attendaient derrière la porte. Deux enfants… « Papa ? Pourquoi tu cris ? », Papa ? Je… Je débloquais complètement non ? Il y a deux minutes Will se faisait tuer, je me faisais tuer et là ? « Max, Theo, venez ici, Papa à besoin de sortir car il n’arrive pas à dormir… »souffla la voix derrière moi avant que les enfant ne me prennent dans mes bras pour aller rejoindre Will. Traversant la maison, j’y découvris un milliard de choses, des photos heureuses, un planning sur le frigo, une vie bien structuré qui me fit peur. Sortant alors, je m’assis sur le porche avant de fermer les yeux.

« Vous rêvez encore de mort vivant Major ? », levant les yeux, je vis un homme, vieux, assis sur un siège en face de moi, comment ? Il dut comprendre mon incompréhension car il reprit rapidement, « Votre mari nous a parlé de vos absences, vous en avez encore eu une ? », hôchant la tête, je le vis soupirer pour reprendre, « Écoutez Major, vous avez fait beaucoup pour notre nation, mais vous n’est pas un sur homme, ce qu’il s’est passé, le fait d’avoir était piégé sous plusieurs tonnes de béton n’est pas de votre ressort. Certains de vos hommes se sont livré à des actes de cannibalisme car ils voulaient survivre. Vous n’auriez rien pu faire, la moitié de votre unité s’en est sortie et ceux que vous avez du abattre auraient sans doute tué d’autres personnes. Vous cherchez quelque chose pour justifier qu’un être humain puisse en arriver là, vous imaginez un monde post-apocalyptique car c’est plus évident pour vous de projeter cette horreur dans un univers irréel. Mais la fin du monde n’est pas pour maintenant, les mort vivants ne sont que le fruit de votre imagination et si vous me permettez, y retourner ne vous aidera pas à aller mieux. », secouant la tête, je refusais cette hypothèse, « J’ai pas pu inventer autant de personnes, c’est vous qui n’êtes pas réel… », l’homme posa son calepin pour se redresser légèrement, « Major, ils existent, mais ils ne forment pas un camps de survivant. Azia Sanchez est la femme qui vous a tatoué avec votre amie Lucy. Lucy est réelle, cette femme aussi. Logan Carter n’est rien d’autre que le mécanicien qui vous a dépanné quand vous êtes allez à Détroit avant que Will soit muté ici. Quand à Harvey Queen, ce n’est rien de plus qu’un gamin dans une classe ou vous êtes allez faire une campagne de sensibilisation. Ezra Young est un tatoueur, il s’est occupé aussi de vous, quand à Joy Carter, elle est étudiante en psychologie, elle a fait un exposé sur un cas semblable au votre, tous existe, mais aucun n’est obligé de lutter contre une horde de mort vivant… », ils existaient, je les avais réellement connu ici, dans cette vie ? « Vous avez été gravement blessé Major, vous êtes longtemps resté dans le coma, vous avez du mal à reprendre votre vie car vous avez connu l’horreur. Personne ne vous en voudra, mais acceptez l’idée que c’est fini pour vous. Qu’il faut avancer maintenant. Vous avez deux enfants, vous êtes marié, vous serez logé à vie par le gouvernement pour service rendu à la nation, vous avez été décoré. Vous n’avez plus rien à prouver. », j’avais vu Will mort, je l’avais tué… « Ne perdait pas de précieuses années avec votre famille, vos enfants auront bien plus besoin de vous que votre unité. Il y a beaucoup d’autre façon de se rendre utile et d’occuper votre temps. Mais n’y retournez pas, vous n’êtes plus apte à combattre pour votre pays. ». Cette réalité était fausse, rien de tout ça n’était vrai, pourtant, je retrouvais naturellement le chemin de chez moi, je trouvais la bonne clé dans le trousseau, je sus poser mon manteau au bon endroit avant de me faire agresser par un chat que je reconnus. Clary… Ce fut alors au tour d’un enfant de me sauter dans les bras, Max… Je n’eus aucun doute la-dessus, je savais que c’était lui, il était malin comme son père. « Papa, on peut aller manger au restaurant, papa il essaie de faire à manger depuis une heure et l’alarme incendie c’est déjà déclenché deux fois… », si cette vie était vrai ? Je ne pouvais pas inventer des visages que je ne connaissais pas et ces visages là… Je souris malgré moi en m’avançant dans la maison, je reconnaissais de loin de que Will essayait de faire et ça me fit chaud au coeur, j’avais épousé l’homme parfait ? Me glissant dans son dos, j’avais embrassé son cou, puis sa joue avant de souffler à son oreille, « Ton fils se plaint déjà de manger quelque chose de médiocre, tu veux que je m’en occupe ? », il refusa simplement d'un signe de tête, se vantant très rapidement, « J’ai réussi les Pancakes de ce matin, je peux réussir t’es putain de boule de pâtes à crêpe avec du pouple. », « Papa gros mot ! ». Will se libéra de mes bras pour sortir un billet d’un dollar de sa peau qu’il déposa dans une tirelire. La fameuse boite à gros mot que les enfants avaient fini par nous faire instaurer quand le premier mot de Theo avait était un magnifique putain.   

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MessageSujet: Re: "you build me up and then I fall apart"   Lun 14 Mai - 16:02
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23 janvier 2017, jour treize, tous semblait reprendre sa place. On avait finalement commandé chinois, j’avais lu une histoire au garçons avant de les embrasser et les border, j’avais rejoint Will dans la salle de bain, me glissant avec lui dans une baignoire affreusement grande ou il m’avait raconté sa journée, avant qu’il n’évoque l’Irak. Il ne voulait pas que j’y aille, il ne voulait pas que je l’abandonne. Ces mots eut un drôle d’effet sur moi, je m’étais sentis étrange, comme entre deux eaux, mais je ne dis rien. Je laissais la soirée courir, puis la nuit passé. Au matin j’étais descendu faire le petit déjeuné avant que l’on toque à la porte, me forçant à couper le gaz pour rejoindre la porte d’entrée en pantalon de pyjama et pantoufle. La gamine, la gamine de mes rêves, celle qui mourrait dans mes bras était là, devant moi. « Désolé, mais j’ai perdu mes parents, vous pouvez les appeler ? », la voix de Will répondit derrière moi alors qu’il invitait la petite à rentrer. Il appela alors que je la fixais. Je me sentais de moins en moins bien, de moins en moins à l’aise et finalement, elle souffla, « Ça fait quoi de s’inventer une petite vie agréable quand toute les personnes que tu aimes meurent autour de toi ? », j’avais lâché ce que j’avais dans la main, la douleur se faisant de plus en plus vive dans ma poitrine, comme si on me tirait dessus. « J’avais confiance en toi et tu m’as laissé mourir. Tu m’as tué Elias. », je n’arrivais plus à discerner le vrai du faux en cet instant, je reculais alors que Will parlait à son tour, « Et moi ? C’est plus simple de me présumer mort peut-être ? Il serait temps de te réveiller. », reculant un peu plus j’eus encore plus mal, fermer les yeux ne m’aida pas, jusqu’à ce qu’une voix ne me les fasse réouvrir, « Elias réveilles-toi ! ».

Tout était flou, j’arrivais pas à respiré et j’avais mal au bras. Très mal même. Secouant la tête, je découvris Logan. Il me secoua encore un peu avant que je ne reprenne pleinement conscience de ce qui se passait autour de moi. J’étais… À Fort Hope. Et si j’étais là… Des larmes coulèrent d’elle-même alors que je réalisais en cet instant que cette vie de famille, je l’aurais voulu, j’aurais préféré porté le traumatisme que je m’étais imaginé et le voir heureux, avoir cette chose unique avec lui. Mais à la place, je n’avais plus rien, même plus d’homme à aimer. « T’as dormit deux jours, si ce n’est plus… Sors de là. », dormir ? Je n’avais fait qu’en rêver, car sans doute, tout cela était plus simple ainsi. Vivre cette vie était préférable à celle là. J’étais épuisé, affamé et assoiffé, mais sans qu’il me laisse le choix, j’avais de nouveau fini à l’infirmerie. Je n’écoutais pas ce qu’on me disait, je me concentrais sur tout ce que j’avais loupé. Le fait qu’il soit aussi maigre après dix jours, même en ne mangeant pas c’était impossible. Le fait qu’il appel Richardson comme ça, le fait qu’il n’ait pas de tatouage, qu’il ait les même blessures que moi. Le fait qu’il me renvoyait le fait que je n’avais pas mangé non plus, que j’avais perdu du poids. J’aurais du réaliser avant que tout ça n’était qu’un rêve. J’avais du m’endormir à un moment, ne pas réaliser que je ne fixais plus vraiment le mur et tout était partie en vrille. J’aurais du me réveiller plutôt que d’entrevoir ce que mon cerveau aurait voulu pour nous. Un monde sans mort, ou Will pouvait briller, et ou il n’y avait plus d’insécurité. Un monde ou il aurait été possible d’élever des enfants sans que cela soit dangereux. Un monde ou l’on aurait pu avoir une boite à gros mots comme toute les familles normalement constitué et suffisamment moderne pour ne pas se croire supérieur au point de ne pas en dire.

Cette vie était déjà atroce au quotidien, la vivre sans lui… Je préférais tomber dans le coma pour le reste de ma vie et ne plus jamais avoir à faire au monde. Pourtant, même dans mes rêves, Will avait raison, je ne pouvais pas le présumer mort. Je ne pouvais pas l’abattre aussi facilement. Je ne pouvais pas. Je devais assumer, me battre jusqu’au bout, même si cela voulait dire tomber sur une réalité décevante. Il était tout, aussi stupide, romantique cela puisse-t-être Will était mon soleil, cette étoile mère sans qui la vie était impossible. Je l’aimais à en mourir et l’absence prolonger de l’homme a mes côtés finiraient par me tuer. Mais avant de mourir, je devais tout faire pour lui, car il l’aurait fait. Je ne pouvais pas m’avouer vaincu après une poignée de jour. J’avais trouvé une piste, j’étais tombe sur un os. J’allais le ronger jusqu’à la moelle, mais j’allais trouver. Je ne pouvais pas tourner le dos à ce qu’il était, à ce qu’il me faisait imaginer. J’étais prêt à devenir un père au foyer dans un rêve pour lui, je pouvais perdre ma vie à le chercher, il le méritait.    

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