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 I left my room from the west side...

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MessageSujet: I left my room from the west side...   Sam 26 Mai 2018 - 18:31
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Une vie. C’est ce que j’ai perdu. Toute une vie de souvenir. A tel point que je ne sais plus qui je suis réellement en ce moment même. J’ai bien croisé ma fille. Elle s’est détournée de moi, un regard plein de haine. Suis-je un monstre ? Un type impitoyable qu’il vaut mieux ne pas avoir dans sa vie ? Assis sur l’un des sièges d’une tribune, je regarde l’arène, vide. Je fais parti du public, selon Robin. Je sais bien que je ne fais parti que du public. Je suis spectateur des conséquences à mes actes passés donc je n’ai plus de souvenir. Je regarde ma main. Une vieille entaille donc je ne me souviens même pas. Je caresse la plaie qui a cicatrisé en laissant une marque. Je remets mon gant par-dessus et sèche mes yeux du revers avant de me lever. Je marche dans l’allée et descends pour rejoindre l’entrée. Je n’ai plus rien à faire ici si personne ne veut de moi.

J’aurai pu devenir un combattant par ici, mais je ne suis pas sûr que me battre soit une réelle passion. L’est-ce ? Est-ce quelque chose qui m’animait auparavant ? J’utilise mon arc sans réel plaisir. J’ôte la vie pour survivre. Mais je tente de faire le moins de mal possible aux vivants. C’est comme ça que je fonctionne. Est-ce-que ça l’a toujours été ? Alors que je marche dans le couloir, je remarque qu’une autre voie s’offre à moi : les vestiaires, les douches, certains logements. Tout ce que je n’ai pas le droit de visiter. Il me semblait que l’allée était surveillée un peu plus tôt. Je dois essayer de la revoir.

Je me détourne de ma route, usant de ma discrétion pour avancer sans bruit dans le lieu. Les ombres sont mon refuge. Je m’y tapis lorsque quelqu’un passe à côté de moi et n’en sors que lorsqu’il est hors de portée. Je finis par arriver dans une pièce qui ressemble à une espèce de salle de vie commune. Presque déserte elle aussi. Une femme, fine, presque squelettique, se tient au fond. Je ravale ma salive. Dois-je rester discret et me détourner d’elle ? Ou… Non. Assez de ce petit jeu. C’est ridicule leurs règles à la con. Je m’avance vers elle et tente le tout pour le tout. Je pose ma main sur son épaule pour attirer son attention et ouvre la bouche « Je cherche une petite fille. Une main en moins. Treize ans, peut-être quatorze. J’aimerai… J’aimerai lui dire au revoir avant de partir. » Pourvu qu'elle n'ai pas parlé de moi en disant qu'elle ne veuille plus jamais me voir. Si la jeune femme se met à hurler, je suis dans une merde noire.
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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Sam 26 Mai 2018 - 20:10
Malou n'avait rien à faire cet après-midi. Dean travaillait sur une nouvelle mise-en-scène, Robin était introuvable, Adam était retourné à Fort Hope et Aube s'était enfermée à double tour dans sa chambre.
Elle songea un instant à sortir mais quand elle vit le vent glacial secouer les branches des rares arbres environnants elle se ravisa et tourna en rond quelques instants avant de décider d'aller dessiner dans son petit bureau aménagé à côté de la forge.

Elle avait entreprit d'apprendre à esquisser autre chose que des portraits mais pour cela il lui fallait encore des modèles.
Elle fit demi tour et se dirigea vers la salle commune des gladiateurs où se trouvait une petite bibliothèque essentiellement composée de livres illustrés.

En tant que tribun, même si elle en avait le droit, elle n'avait rien à faire dans un tel lieu essentiellement masculin mais une fois n'était pas coutume d'autant qu'à cette heure-ci il n'y avait pas grand monde.

Composant un visage autoritaire de circonstance, elle salua vaguement les deux ou trois gus vautrés sur leur chaise et se dirigea vers les rayonnages afin de choisir un bouquin de photos de paysages.
Elle était en train de feuilleter un ancien magazine de voyage quand tout à coup une main se posa sur son épaule.
Peu habituée à être touchée, elle sursauta et lança agacée, tout en découvrant l'inconnu:
qu'est-ce que vous foutez-là ? Vous n'avez pas le droit, c'est privé ici !
Elle s'apprêtait à lui ordonner de sortir sur le champs quand l'homme prit la parole pour demander quelque chose de très surprenant.

Quand il eut terminer d'articuler sa requête la jeune fille plissa les yeux de manière soupçonneuse avant de planter son regard froid et aussi acéré qu'une lame d'acier dans le sien.
Elle resta ainsi en silence tout en reposant la revue et en croisant les bras.
Les trois types qui connaissaient son caractère, se retournèrent discrètement afin de profiter du spectacle. Pour une fois que ce n'était pas après eux qu'elle en avait !

Qui était cet olibrius qui réclamait après Aube sans véritablement la connaître ?
« Une petite fille de 13 ou 14 ans... » avait-il dit. Cependant ses pas l'avaient dirigé dans l'arène pour demander cela, dans quel but ? Et pourquoi s'adressait-il à elle plutôt qu'à un responsable ou une sentinelle ? Parce qu'elle était une fille ? Et qu'elle serait plus facile à duper ? C'était mal la connaître !
Jamais au grand jamais elle ne dévoilerait quoi que ce soit à un inconnu, encore moins quand il s'agissait d'une protégée.

Sans le savoir, l'étranger n'avait pas pu aussi mal tomber en allant vers elle; même un cerbère lui aurait fourni plus d'explication.
L'adolescente était son poulain depuis le jour où elle l'avait sauvé du suicide pour l'amener ici. La « petite fille » était aujourd'hui apprentie gladiateur. Elle avait grandi et forci à force d'entraînements mais restait sous la garde rapprochée de Malou et d'Adam son coach.

Sèchement elle annonça:
je n'ai pas à donner d'information quelle qu'elle soit à quelqu'un qui n'appartient pas à l'arène.
Elle laissa un temps et continua sur un ton qui n'admettrait aucune rétorque:
où vous me montrez votre marque au fer rouge ou vous sortez avant que je n'appelle les gardes.
Comme l'homme semblait hésiter, elle sortit de sa poche un calepin, un crayon et demanda d'un ton cinglant:
qui êtes-vous ?
Il n'allait pas se foutre de sa gueule longtemps.

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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Dim 27 Mai 2018 - 21:00
Comme j’aurai pu m’y attendre, la jeune femme m’envoie sur les roses. Il n’y a dont aucun humain qui ne ressente de la compassion dans ce monde ? La description que je lui fais de ma fille semble la perturber. Elle la connait ! J’en suis sûr. L’espoir me gagne jusqu’à ce qu’il se dissipe de nouveau lorsqu’elle me fait son sketch procédurier. « Quoi ? Tu veux une marque ? Quelle marque ?! Faut s’adresser à qui pour en avoir une ? La seule que j’ai à t’offrir c’est celle-ci ! » J’écarte ma veste de mon cou, dévoilant un bout d’épaule et montrant une morsure qui a cicatrisée. « Si ça te suffit pas, fais la moi cette foutue marque. Tout ce que je veux c’est parler à ma fille… » Le désespoir s’empare de plus en plus de moi et me rend légèrement agressif.

Je soupire et replace ma veste. Est-ce qu’elle va m’aider ? Elle m’a demandé qui je suis non ? Autant obtempérer. D’une voix dépitée je lui réponds « Tout ce que je sais, c’est que je m’appelle Declan Traeger. Et je n’ai presque plus de souvenir. Cette fille que j’ai et dont j’ai tout oublié en dehors de son visage… C’est tout ce qu’il me reste de mon passé. J’ai juste besoin d’avoir des réponses mais… Elle a l’air de m’en vouloir… » Les yeux chargés de larmes, mon regard se plante dans le sien.

« Je veux savoir qui je suis et revenir pour elle… C’est… C’est pas un crime, si ? Je ne sais même pas ce que je lui ai fait à cette enfant… » Je comprends bien que je n’ai vraiment rien à faire ici quand des types entrent et grognent en me voyant. « Vous savez quoi ? Laissez tomber… » Je tour les talons et des pas lent, je me dirige vers le couloir. A quoi bon suivre les traces d’un fantôme que je suis devenu et que ma propre fille rejette ? A quoi bon continuer à suivre un chemin qui n’est clairement plus le mien ?

Si personne ne veut m’aider, alors je vais le faire moi-même. Je vais retrouver ces souvenirs que j’ai enfouis dans le fin fond de ma mémoire. Que cela me prenne des jours, des semaines, des mois voire des années, peu importe. Je veux découvrir ce que j’ai bien pu faire dans mon ancienne vie pour mériter ça.

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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Mer 30 Mai 2018 - 21:48


Un démon
Aube

«Ne renie jamais ta famille»
Une journée banale. Le poids de mon passée sur mes épaules, je pensais avoir eu tout les malheurs du monde, je pensais juste tout recommencer après avoir manqué de mourir. Je pensais n’avoir plus rien à faire avec les démons de mon passée, les moments heureux devenu des moments douloureux tellement il me manque. Je ne voulais plus en entendre parler, juste continuer d’avancer sans ne plus me soucier des autres comme j’étais arrivé à faire bien ça avant de les rencontrer. Résultat, j’avais écouté mon cœur et je n’ai récolté que de la pur tristesse et de la douleur. J’allais m’entraîner sur le stade pour me défouler après une longue journée teinté de dégoût et de colère quand je l’ai vu lui, dans les gradins. Nous nous sommes regardés longuement, comme si le temps n’était plus, qu’il ne restait que lui et moi. Je l’ai regardé méchamment voir trop...Il avait l’air si désespéré, comme si j’étais son seul salut. Mais je ne pouvais lui pardonner. Je le croyais mort, envolé, disparu. A cause de lui, je n’ai eu plus aucun repère. Rien, j’ai vécu tel une sauvagesse avec mon chien, dans une sombre cave humide. J’étais à deux doigts de briser la petite ficelle qui me retenait à la vie à cause de son absence. Et il espérait revenir comme ça ? Comme si cela ne faisait que quelques jours que l’on ne s’était pas vu, que rien ne s’était passé. Mais les fait était là, une rage indescriptible montait en moi, mais aussi quelque chose que je n’arrive à m’avouer, j’aurais bien aimé me réfugier dans ses bras, à l’abri des autres, là où je n’aurais pas à me soucier, de comment je ferais pour survivre après mon premier combat. Forcement une gamine qui combat des poids lourds, voir des affreux en bande ça attire du monde.

Je me suis enfermée à double tour dans ma chambre et je me suis énervé contre tout et n’importe quoi, j’ai crié, j’ai pleuré ne voulant point admettre la vérité...

Il fallait que j’affronte mes vieux démons, en face, il faut que j’aille le voir. Je ne peux être cruelle au point de l’ignorer encore plus longtemps. Cela ne me ressemble pas.

Je sors de ma chambre et vagabonde, ne sachant pas où aller. Je suis certaine, qu’il a eu les cojones de s’introduire dans les quartiers du personnel tel que je le connais. Je m’aventure près de la bibliothèque quand je le vois au pas de la porte l’air passablement énervé. Je m’arrête avec stupéfaction, je n’ose pas faire un pas de plus nous nous faisons face maintenant, je n’arrive pas à laisser une petite larme d’un de mes yeux.

-Papa....Dis-je d’une voix étranglé. Tu as m'a tellement manqué.

Puis je me rapproche de lui et lui fais un câlin sans attendre sa réaction me contrefichant de ce qu’il allait faire. J’avais eu tort de réagir comme ça tout à l’heure. J’ai besoin de lui...et il a besoin de moi. Nous sommes une drôle de famille après tout ?
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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Jeu 31 Mai 2018 - 22:51
L'homme était en train de la prendre de haut, s'octroyant le droit de la tutoyer, elle, une tribun qui côtoyait régulièrement les hautes instances et qui avait tous les autres habitants de l'arène à sa botte. Il n'allait pas s'énerver longtemps; elle se chargerait personnellement de le calmer.
Quand il écarta sa veste pour montrer son cou orné d'une morsure pas très jolie à voir, Malou y posa un oeil vague avant de planter à nouveau un regard mauvais et plein de cynisme dans ceux aux abois de l'inconnu.
Lentement, tout en le fixant, elle remonta les manches de son blouson et lui dévoila ses deux avants-bras entièrement recouverts de longues et profondes scarifications.
tout le monde a des cicatrices, lui jeta t-elle froidement en pleine figure, alors arrête de faire le mariole, tu n'as rien à exiger, c'est moi qui pose les règles ici.

Les trois hommes assis avaient légèrement pivoté leurs corps afin de ne pas perdre une miette de l'altercation tout en se lançant des oeillades de connivence. A tous les coups, ils étaient en train de parier mentalement pour qui aurait le dernier mot, sachant pertinemment que le gus aurait du mal à finir gagnant.
La jeune fille les regarda l'espace d'un quart de seconde et poursuivit:
par contre, si tu veux être marqué du sceau de l'arène, il n'y a aucun problème cela se fera très vite. Elle lança à nouveau un œil vers les gladiateurs et conclut: il faudra juste aller chercher Jésus, c'est lui qui s'occupe de ça.

Elle s'apprêtait à lui annoncer avec aplomb qu'elle comptait en faire un esclave sur le champ quand il poursuivit son récit.
A nouveau elle le regarda sévèrement avec un air soupçonneux. Elle ne croyait pas une seconde à son histoire.
Elle l'avait vu avec Robin sur les gradins et comme par miracle, cet inconnu au bataillon s'improvisait amnésique lui aussi pour pénétrer dans les lieux ? Et prétendait de surcroît être le père de Aube alors qu'il ne portait pas le même nom de famille ? Il l'a prenait pour un jambon ou quoi ?

A l'instant précis où le roublard tournait les talons pour s'en aller, Malou fit un signe aux gladiateurs et leur annonça:
repas premium pour le coup de main !
Les trois mastodontes se levèrent d'un bloc soudainement très intéressés tandis qu'elle ordonnait:
Immobilisez moi ce gus et emmenez-le à Jésus !
Les hommes ne se firent pas prier pour obéir; les fameux « repas premium » étaient réservés à l'élite et tous rêvaient de s'en voir servir un au moins une fois dans leur dans leur vie.

Les balèzes avaient dû n'avoir aucune difficulté à attraper Declan; ils étaient surentraînés et ce qui leur était demandé n'était qu'un jeu d'enfant mais Malou ne portait plus d'attention à voir comment elle était obéi car un détail d'envergure se pointa soudainement dans l'encadrement de la porte.

Aube en personne était là et jaugeait l'inconnu avec un regard étrange avant de courir dans ses bras en l'appelant «papa».
Estomaquée, la jeune fille ne savait plus que dire tandis que les trois gladiateurs retenaient fermement l'individu.
Elle lança un regard froid teinté d'incompréhension vers sa protégée et dit:
tu aurais pu m'en parler, cela aurait été la moindre des choses ! Moi qui croyait en une confiance réciproque, tu m'as bien bernée !

Elle était profondément déçue et même si elles ne s'étaient jamais déclarées amies toutes les deux, Malou pensait sincèrement qu'Aube l'appréciait suffisamment pour n'avoir aucun secret de ce genre entre elles deux.
Cet homme est entrée ici sans en avoir l'autorisation, c'est très grave pour la sécurité, continua t-elle afin que l'adolescente se rende bien compte de la situation.
S'il avait eu le malheur de rencontrer une sentinelle de César il aurait été abattu sans sommation, conclut-elle avant de lancer son dernier ordre vers les gardes du corps improvisés:
emmenez-le à Jésus; qu'il le marque au fer rouge en temps qu'esclave.
Et toi, inutile de tenter de te défendre avec une arme quelconque sinon tu es un homme mort, articula t-elle à l'intention du fameux Declan.

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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Sam 2 Juin 2018 - 13:57
La jeune femme est imbuvable, et je ne suis pas au mieux de ma forme morale. Les mauvais jours, ça arrive à tous, et je sens que celui-ci est à ajouter à la longue liste. Elle prend au sérieux ma demande d’être marqué. Je soupire et me détourne d’elle, commençant à partir lorsque je l’entends parler de repas. Les trois mastards s’approchent de moi et me saisissent par les bras et les épaules, comme pour m’immobiliser. Je grogne en regardant le contact que l’un a envers moi. Soudainement ils se figent et me lâchent lorsque la petite fille apparaît et me dit que je lui ai manqué. Elle me prend dans ses bras. Je m’agenouille pour la prendre contre moi. Pas si mauvaise que ça la journée finalement.

Des larmes de joies coulent sur mes joues. L’aboutissement de longs mois à déambuler. « Je suis tellement désolé… Je… J’aurai aimé te retrouver avant… Tu es la seule raison pour laquelle je suis encore vivant… » Même si ma mémoire me fait défaut, mes émotions n’en sont pas moins absentes, au contraire. Je sais qu’elle est mon enfant, et c’est pour elle que j’ai traversé cet enfer. Je sais aussi qu’elle a les réponses dont j’ai besoin sur celui que j’étais avant. « J’ai besoin de toi… Ma fille. Je suis… » Coupé par la jeune femme squelettique, elle se met à prendre Aube de haut. Je me relève et lui fait face. « Eh ! Je n’en ai rien à foutre de qui tu es dans cette arène, ok ? D’ailleurs tout ça, c’est que du vent. Lâche-nous. » Piètre choix de mots, lorsque l’on sait que les gladiateurs me saisissent de nouveau, et un peu plus fortement. La femme squelettique se tourne vers nous et commence son speech. Je dois prendre ça comme une menace ? Je la laisse montrer son pouvoir si ça peut l’aider à se sentir supérieure. Elle parle d’exécution, d’enfreint à la sécurité, et de faire de moi un esclave. Inutile de me défendre ? Vraiment ? C’est mal me connaître.

Les hommes m’entraînent dans le couloir et il semble que je ne puisse rien faire. Hormis… J’écrase le pied de l’un d’eux assez fortement. Mon escorte et moi-même pivotons. Je profite de leur prise pour lever mes deux pieds et donner un coup sur le mur face à moi afin de reculer avec assez de force pour que leur dos claque contre la paroi opposée. L’homme au pied écrasé tente de me donner un coup d’épais verticale. Je lève une nouvelle fois ma jambe et donne un nouveau coup de pied dans sa main, faisant voler son glaive qui se plante dans le plafond. J’en attrape le pommeau et me fait balancer pour que mes pieds écrasent sa face. Il tombe en arrière.

Je me tourne vers les deux autres qui ont aussi sortis leurs armes. Une attaque horizontale cette fois. Je me baisse pour l’éviter. La troisième attaque vient une nouvelle fois du haut. J’attrape le manche du glaive et tente de le repousser lorsque je vois le troisième type tenter un coup tranchant. Je fais craquer le coude de l’homme dont je maintiens le glaive à distance et contre le troisième avant de lui donner un coup d’épaule pour le déstabiliser. Je profite de l’occasion pour lui asséner un coup de boule. Lorsque mes opposants sont à terre, je reviens vers Aube, peu importe le regard de la jeune femme.

« Il faut qu’on s’en aille. C’est notre seule chance de se retrouver… J’ai tellement de choses à te demander… Laisse-moi être une chance de reprendre mon rôle de père… » en espérant que j’en étais un pour elle avant que je ne perde la mémoire.

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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Mar 5 Juin 2018 - 20:52


Choix cornélien
Aube

«Ne renie jamais ta famille»
-Mais je...euh...Dis-je en rougissant comme une tomate. Je...pensais...qu’il

Je n’ai pas la force de terminer ma phrase, je vois Malorie me regarder durement et cela me fend le cœur. Je suis déchiré entre deux parties...

-Tu es ? Demandais-je une boule dans la gorge. J’ai l’impression d’être en deux feux, les gladiateurs sont prêt à lui sauter dessus et Malorie le regarde avec une méchanceté que je ne n'avais jamais vu jusqu'à lors en me réprimandant les actions de mon Père.

-J’arrangerais ça...Il est disons spécial ! Dis-je en me forçant à sourire !

Je les vois s’approcher de lui, avec un sourire dans le coin de leur bouche. Ils pensent vraiment avoir des lauriers pour ce qu’ils vont faire. Je fronce les sourcils, et serre mes poings la colère grondant en moi.
Je me plante devant mon Père, l’air prêt à en découdre.

-Vous devrez me passer sur le corps même toi Malorie. Articulais-je méchamment. Si j’ai hésité à sauter, si j’ai tenu autant de temps dans cette foutue cave, c’était seulement pour lui. Alors je ne le perdrais pas encore. S’il est esclave, je suis esclave. Continuais-je froide, une autre partie de moi-même prenant le pas sur moi

Un des deux colosses hausse un sourcil, je suis David et il est Goliath sauf que cette fois je n’ ai rien pour me défendre contre un gars qui pourrait m’écraser avec son poing seulement, il me balaye d’un revers de main dans les côtes et je suis projeté avec violence contre le mur d’à côté. Tout l’air de mes poumons sort en un douloureux expire et des étoiles couvre ma vision. Je me redresse lentement toujours sonné par le choc, mais foudroyant quand même du regard Malorie. Il revient vers moi et collé au mur je l’écoute.

-Papa...je...

Bon sang, c’est tellement dur. Jamais je n’avais été confronté à un choix aussi dur. Je ne veux pas le perdre, je ne veux plus jamais perdre un membre de ma famille mais je ne peux abandonner ceux qui m’ont récupérer, nourris, logé, protéger et qui ont contribué à ce que je suis maintenant aussi. Je ne peux aussi rien choisir de rester neutre...Mais ça serait comme une trahison envers les deux...Finalement mon cœur choisit pour moi, je me retourne vers mon père et me rapproche de lui faisant face à Malorie l’air sombre, des larmes coulant sur mes joues.

-Pardon...Articulais-je silencieusement avec un air de chien battu.

Je me recule, prête à partir. J'aimerais qu’elle m’empêche de partir par n’importe qu’elle moyen, j’aime cet endroit mais je ne peux pas abandonner mon Père, il à l’air tant perdu. Je me dois de l’aider même si je perds ma place que j’ai gagner durement. Mais j’hésite encore je sais pertinemment que je suis sur le point de faire un choix qui changera à jamais mon destin. Fébrile j’attends la réaction de Malorie, mon Père à mes côtés.
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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Sam 9 Juin 2018 - 22:25
L'homme avait braillé qu'il n'en avait rien à foutre de tout ça en pointant l'arène du menton et en méprisant la position hiérarchique de Malou. Il ne savait vraiment pas où il était tombé ni avec qui !
Il réussit toutefois à mettre à terre les trois gladiateurs, il était fort mais pas suffisamment.
Tandis que Aube prenait la parole pour s'expliquer, Jésus, alerté par le bruit anormal dans les couloirs habituellement calmes à cette heure était arrivé de son pas pesant et avait pointé son flingue sur la tempe de l'intrus. La jeune fille n'avait plus qu'à faire un geste, il tirerait sur le champs sans état d'âme car le géant baraqué au front bas, à l'oeil mauvais et éteint à la fois n'avait pas d'âme; à peine d'intelligence. Il était là pour faire respecter l'ordre et le faisait à merveille, froidement, implacablement. C'était un tueur de métier et un tortionnaire à ses moments perdus.
La seule chance que pouvait avoir Declan dans cette affaire, c'est que Malou était son supérieur. Il n'y avait plus à espérer qu'il le comprenne très vite et qu'il se mette en veilleuse.

L'affaire réglée de ce côté là, Malou porta toute son attention sur sa protégée.
Il était hors de question qu'elle parte avec ce looser, père ou pas. Ici elle avait acquis un équilibre de vie, ne songeait plus à se foutre en l'air et tout laissait à penser qu'elle serait bientôt une excellente gladiatrice junior, elle travaillait dur pour cela.

Esclave ? Toi ? Mais tu n'y penses pas ! Lança fraîchement la jeune fille qui perdait pied face à cette situation.
La môme allait partir et Malou ne pouvait rien faire pour l'en empêcher si tel était son désir. A contre cœur elle demanderait à Jésus de les raccompagner vers la sortie et le tour serait joué sauf qu'une petite voix au fond du crâne lui soufflait que la gamine n'avait pas vraiment envie de tout plaquer alors, jouant le tout pour le tout elle se tourna vers l'homme et dit :
vous pouvez partir avec votre fille, personne ne vous retiendra ici sauf que si vous faites cela vous agissez en égoïste.
Elle laissa et un temps et poursuivit:
Aube est bien ici, elle a pris ses marques, elle est en sécurité et elle travaille dure pour être gladiatrice, cela lui plaît. Elle sera bientôt prête pour entrer en scène et vous seriez sur le cul de voir comme elle se bat à merveille.
Concentrée comme elle était à tenter d'expliquer la situation et de convaincre le paternel, elle ne voyait pas s'il se rendait ou non à l'évidence aussi continua t-elle avec véhémence:
votre fille est ma protégée, elle à droit à un bain chaud toutes les semaines dans ma suite et nous en profitons pour nous mitonner des petits plats. Elle fait les gâteaux, ils sont excellents.
Cette fois elle le regarda intensément et lança:
vous voulez l'arracher à sa nouvelle demeure pour qu'elle vous raconte votre vie passée sous prétexte que vous avez perdu la mémoire ? Mais ça aussi c'est égoïste !
Aube est libre de sortir de l'arène tous les après-midi sauf les veilles de combats, ne pouvez-vous pas vous voir à ces moments là plutôt que l'entraîner à nouveau sur la route avec tous ces dangers ?

Malou à présent était lancée et ne s'arrêtait plus, tous les arguments seraient bons pour garder sous son aile l'adolescente à présent épanouie.
Sans compter qu'avec ce monde de merde qui vous dit que demain ou après-demain vous ne serez pas mort ?
Elle laissa peser une seconde de silence et conclut:
sauf que moi, je ne serait peut-être pas une deuxième fois au bon moment sur un pont pour la sauver d'un nouveau suicide...

Elle se tut un moment et proposa:
soit vous partez avec elle, ce qui serait une très mauvaise idée, soit vous voyez votre fille les après-midis, soit vous entrez vous-même dans l'arène si vous voulez la garder à vos côtés en toute sécurité.
Si vous choisissez la troisième option vous serez mon esclave. Rassurez-vous je ne vous maltraiterai pas, au contraire. Je me débrouillerai pour que vous ayez une chambre à côté de celle de Aube et ne vous commanderait pas de travaux ingrats.

Je ne fais pas cela pour vous mais pour elle. Et elle a confiance en moi, elle sait que je dis vrai: je n'abuserai pas de votre position.
C'est à vous de décider, pas à Aube, elle a assez souffert. Vous ne pouvez pas arriver comme cela et lui demander à la seconde de se déchirer entre deux choix. Si vous l'aimez vraiment, vous comprenez ce que je dis.

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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Sam 23 Juin 2018 - 23:57
Je serre ce petit bout de femme contre moi. Elle m’appelle « Papa ». Elle me regarde comme un enfant regarde son père. Même si j’ai tout oublié, ce sont des choses qui restent, ça. Mon cœur se fend pour se recoller aussitôt. Et une valse plus tard, trois gladiateurs à terre, je reviens vers elle. Ils m’ont énervé, surtout lorsque l’un d’eux a levé sa main contre elle. S’ils ne sont pas morts, c’est uniquement car je ne veux pas avoir d’emmerdes. C’est pour cette même raison que je n’arrache pas le flingue que j’ai sur la tempe et n’étale pas le monstre qui se tient à mes côtés. Je ne suis qu’un père qui cherche son enfant. La jeune fille s’excuse auprès de la demoiselle. Je comprends qu’un lien existe entre elles. Je l’arrache à sa vie ?

Et là j’ai droit à tout un discours. Abandonner mon enfant ici ? Avec des hommes qui la frappent ? Elle combat ? Sérieusement… Mais c’est quoi leur problème à ces gens ? Ils ne savent pas que c’est la fin du monde dehors ? Je voulais juste parler avec mon enfant. Je voulais juste demander des renseignements. Et là j’ai droit à mon égoïsme jeté en pleine face. Je regarde Aube droit dans les yeux. Est-ce ce qu’elle veut ? Trouve-t-elle son bonheur dans cette… Cette imitation de l’empire romain ? Je pose ma main sur son épaule. Elle me parle d’égoïsme. Fait battre une enfant pour la gloire et le confort, ça s’appelle comment ça ?!

Mais l’argument de la sécurité vaut par-dessus tout. Et elle me laisse un choix à trois réponses. Partir avec Aube. Partir sans. Rester. Je veux ma fille. Je veux être là pour elle. Mais j’ai tant de questions. « Je… J’en sais rien… J’ai… J’ai besoin de savoir qui j’étais avant tout ça mais je veux le bien-être de ma fille. Malheureusement il n’y a que la sécurité qui compte pour ça… » Dis-je en regardant Malorie. Mes yeux dévient sur Aube. « Compte sur moi pour venir dés que possible. Je serais là. Je compte bien reprendre ma place. Mais je veux que tu aies des repas chaque jour et que tu dormes sans te soucier de l’état de l’abri dans lequel tu te trouves… Même si pour ça tu dois jouer aux gladiateurs… »

Je la reprends dans mes bras fermant les yeux. Je préfère ne pas voir le visage de Malorie, à me juger de la sorte. Techniquement, mes souvenirs valent ceux d’un nourrisson de six mois. Pas sûr que dans l’ancien monde -dont j’ai tant entendu parler- on reproche à un amnésique son égoïsme. Je murmure pour que seule mon enfant entende « Je reviendrai dés que possible. Ce n’est pas ces murs ni ces gladiateurs qui m’empêcheront d’être là pour toi. Tu es l’étincelle qui a éclairé mon chemin. » Je me recule et avise son visage un moment. Mais le poids du regard de Malorie pèse. J’ai l’impression d’entendre une horloge dans sa tête. Les secondes passent et je dois décider. « Je pars seul. Mais je reviendrai. Si un de vos chiens la touche encore et lève la main sur elle, je compte sur vous pour faire ce qui devra être fait. Sinon je m’en chargerai moi-même. Et je ne parle pas à la chef ou je ne sais quoi. Je parle à la femme. Je vous confie mon enfant. Elle est la seule que j’ai sur cette terre…. En tout cas, la seule qui compte vraiment à mes yeux au point que je me souvienne d’elle malgré ma perte de mémoire… »

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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Mar 26 Juin 2018 - 22:08


Un arrangement ?
Aube

«Ne renie jamais ta famille»
Les bras ballants, j’assiste à cet échange impuissante et ça m’énerve. Je ne peux choisir, je ne peux prendre parti sans prendre le risque de perdre un être cher.
Je me contenta de sécher mes larmes, pendant que Malorie tentant de convaincre mon Père, mais pourquoi faisait-t-elle ça ? Ce sent-elle encore obligés de me sauver du mauvais sort tient-elle-elle vraiment à moi ? Comme une grande sœur le ferait envers sa petite sœur, je m’étais promis de ne plus m’attacher. De ne laisser plus personne m’influencer, je voulais que plus personne ne soit capable de blesser mon âme même sans le vouloir. Mais je découvre avec horreur qu’au final, je me suis encore attaché.

Je fais ce que je veux...

Bon, honnêtement je préfère être gladiateur, que de devoir récurer le sol de quelqu’un d’important ici. Mais je n’abandonne personne ici, s’il chute je chute. S’il se relève je le fais aussi. C’est comme ça que marche une famille ? Elle s’entraide non ?

J’observe Malorie s’acharner à me garder ici, auprès d’elle sans néanmoins me priver de mon Père, je ne peux qu’être heureuse par cette réaction. Mais d’un coup je la foudroie du regard après qu’elle ait remis sur le tapis mon ancienne lâcheté.

C’est de l’histoire ancienne, et ce n’était pas que de sa faute ok ? Lançais-je plus froide que je ne l’aurais dû.

Je ne me dérobe quand il pose sa main sur mon épaule, ce geste à quelque chose de réconfortant. Comme si malgré tout ces événements, toutes ses mésaventures, il reste et restera une sorte de couverture me protégeant de la nuit glacial jusqu’à la fin de sa vie...
J’approuve d’un signe de tête en croisant le regard de mon père. Malgré toutes les brutes ici, tout ceux qui voudrait me voir trois pieds sous terre au lieu que je leur fasse de l’ombre, c’est ma maison, mon nouveau repair . Je n’ai plus peur, je peux me défendre et d’autres personne peuvent me défendre aussi, je n’ai rien à craindre à part dedans. Mais alors tel sera mon destin non ?

Il me prend dans ses bras et je me serre un peu plus contre lui, tel une enfant serrant sa peluche la nuit en proie à de terribles cauchemars.

Ne t’inquiète pas pour moi Papa, je m’en sortirais....Dis-je tentant de le rassurer.

Il s’approche de mon oreille et comme si nous faisions des messes basses devant Malorie je lui réponds

Alors je serais là à t’attendre, mais je resterais ici tel est mon destin ou mon avenir voit le comme tu veux.

Nous nous séparons après un long moment et je m’éloigne des deux me collant à un mur, n’ayant plus envie d’être coincé entre les deux duelliste qui semble avoir déjà conclus leur pseudo-combat

Elle s’occupe déjà bien de moi, alors pourquoi elle arrêterait maintenant...Et je ne suis une enfant, je peux me débrouiller seule... Lançais-je une boule en travers de ma gorge.
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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Mar 31 Juil 2018 - 14:09
Après avoir soumis au paternel les trois propositions, ce qui était déjà un énorme privilège dans cet endroit où régnait une discipline quasi totalitaire, son regard dévia vers Aube qui semblait mal à l'aise, presque furieuse de se sentir l'otage d'un tel affrontement.
Cette fois Malou en était certaine, la môme allait partir.
Que valait une arène et toute cette violence face à l'amour pour ce qui lui restait de famille ?
Sans savoir pourquoi son cœur sec et atrophié lui fit mal. Aube n'était pourtant pas une amie; jamais elles ne s'étaient confiées de choses intimes, jamais elles ne s'étaient trimballées ensemble en riant bêtement à propos du sujets futiles et l'on ne pouvait pas dire que leurs deux caractères s'accordaient harmonieusement. Alors que représentait cette gamine à ses yeux ? L'enfant qu'elle n'aurait jamais ?
Certainement pas ! Malou détestait les chiards qui ne savaient que brailler des conneries à longueur de journée.

Quand le gus posa sa main sur la frêle épaule d'Aube au risque de se faire cramer le ciboulot par Jésus, la jeune fille repensa à son frère Erik qui avait si souvent eu ce geste de soutien consolateur quand leur mère était tellement bourrée qu'elle faisait n'importe quoi tandis que leur père une fois encore, jouait les grands absents.
« Une petite sœur ? » songea t-elle.
Oui, grosso modo, cela pouvait être cela: une pseudo sœur. Elle l'aimait bien, elle avait à cœur de la protéger, de ne pas la tromper même si elle avait parfois du mal à la supporter, surtout quand elle devenait caractérielle.

Elle fut interrompue dans sa rêverie par la réponse digne du dernier des demeurés: « je n'en sais rien... » qui tomba mollement comme une fiente de mouette sur la tête de la statue de la Liberté.
Avec une réponse pareille la gamine n'allait pas aller loin ! Malou ne lui donnait pas trois jours hors de l'arène sans se retrouver dans de sales draps et avait déjà décidé de tout plaquer momentanément pour les suivre discrètement afin d'être là pour protéger Aube du moindre danger.
Malgré tout, elle ne moufta pas, laissant l'un et l'autre arranger leur vie ou ce qu'il en restait, à leur sauce.
Elle ne manqua pas toutefois de toiser plusieurs fois avec mépris l'énergumène à la santé mentale plus que défaillante, atteint de la maladie d'Alzeimer et qui se permettait de revendiquer une banale partie de jambes en l'air vieille de 13 ans, laissant entendre qu'il saurait s'occuper à merveille du rejeton qui en avait découler.
S'il était si génial, pourquoi l'avait-il abandonné au point qu'elle s'était retrouvée à loger dans une cave pleine de salpêtre avec un chien pour seul compagnon ?

Elle le laissa déblatérer sa tirade sur la sacro-sainte sécurité à n'importe quel prix et le laissa croire tout seul comme un grand qu'il pouvait se la péter genre Superman en revenant ici n'importe quand.
L'espace d'une seconde un rictus mauvais déforma les lèvres de la jeune fille:
qu'il vienne et il serait abattu sur le champs, sans sommation, tel serait son sort s'il continuait de penser qu'il pouvait jouer au con chez César.
Elle se ravisa l'instant d'après. Aube serait trop malheureuse de perdre une fois de plus ce père d'autant qu'en définitive elle avait décider de rester.

Malou planta son regard glacial et acéré comme une lame d'acier dans ceux de Papa Poule, attendit qu'il ait fini de la prendre pour une « femme » alors qu'elle avait 18 balais et  une mentalité d'ado attardée et articula lentement afin qu'il comprenne bien, mais alors vraiment bien le message:
quand tu reviendras, présente toi à la sentinelle devant la porte et dis-lui: « Miss Malou m'attend »; ce sera ton mot de passe.
Elle n'allait pas lui répéter encore une fois que sans cette phrase il serait un homme mort car elle espérait qu'il possédait un QI légèrement supérieur à celui d'un flic. Dans le cas contraire, Aube se ferait un plaisir de le mettre garde au moment des embrassades.

Sans plus regarder l'un et l'autre elle repartit à ses occupations. Jésus se chargerait de le raccompagner.

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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Ven 3 Aoû 2018 - 11:49


Nous nous séparons, ma fille et moi. Elle me dit qu’elle m’attend, elle me dit que Malorie veillera sur elle. Cette dernière s’adresse à moi, me regarde dans les yeux, me disant que que j’ai un laissé passé avec un mot de passe : Miss Malou m’attend. J’acquiesce d’un mouvement de tête mais elle se détourne de nous et s’en va, ne me laissant pas l’occasion de la remercier. Je me redresse et regarde Aube « Je te promets de faire vite. Je ne vais pas prendre beaucoup de plaisir, dehors, loin de toi. Ma place… Si la tienne est ici alors la mienne aussi. Sois forte. Je… Je tiens à toi. Tu es l’étincelle qui m’a permis de voir dans l’obscurité la plus totale ces derniers mois. »

Mais c’est à mon tour de me détourner d’elle pour le moment. Et c’est si difficile les au revoir. Je dépose mes lèvres sur sa joue et ne laisse pas ce moment duré. Plus vite parti, plus vite revenu. Je ne tiens pas à ce qu’elle me voit ravaler ma peine à l’idée de m’éloigner d’elle. Ce petit bout de femme qui m’a aidé à tenir et à ne pas douter de moi, malgré les difficultés pour la rejoindre.

Je traverse ce couloir dans le sens contraire, récupérant mes armes là où Isha et moi les avions laissé, et ressortant de cette arène.

Alors que je m’éloigne, j’avise le lieu un dernier instant, me soufflant à moi-même : « A très vite, mon ange. » Je rabats la capuche sur mon crâne et me mets à courir vers un petit immeuble de trois étages, non loin, que je gravis sans difficulté.

Maintenant ? Retrouver mon fantôme, mes souvenir, recouvrer mon passé. Et si ce que j’y trouve ne m’y plaît pas ? Peu importe, je dois m’assurer que je ne laisse personne d’autre derrière moi. Mais le doute s’installe. En faisant ça, je laisse derrière moi ma fille, ma chair, mon enfant. Sans compter ces quelques personnes qui m’ont tendus la main, à commencer par Isha et Malorie. Certes, j’ai fichu un sacrée pagaille à l’arène, mais au moins, ils se souviendront de moi lorsque je reviendrai, pas vrai ?


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