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(Event #5) Run or Die

In Your Flesh :: Walking on the Streets :: Détroit :: Arène de combat

 I left my room from the west side...

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MessageSujet: I left my room from the west side...   Sam 26 Mai - 18:31


Une vie. C’est ce que j’ai perdu. Toute une vie de souvenir. A tel point que je ne sais plus qui je suis réellement en ce moment même. J’ai bien croisé ma fille. Elle s’est détournée de moi, un regard plein de haine. Suis-je un monstre ? Un type impitoyable qu’il vaut mieux ne pas avoir dans sa vie ? Assis sur l’un des sièges d’une tribune, je regarde l’arène, vide. Je fais parti du public, selon Robin. Je sais bien que je ne fais parti que du public. Je suis spectateur des conséquences à mes actes passés donc je n’ai plus de souvenir. Je regarde ma main. Une vieille entaille donc je ne me souviens même pas. Je caresse la plaie qui a cicatrisé en laissant une marque. Je remets mon gant par-dessus et sèche mes yeux du revers avant de me lever. Je marche dans l’allée et descends pour rejoindre l’entrée. Je n’ai plus rien à faire ici si personne ne veut de moi.

J’aurai pu devenir un combattant par ici, mais je ne suis pas sûr que me battre soit une réelle passion. L’est-ce ? Est-ce quelque chose qui m’animait auparavant ? J’utilise mon arc sans réel plaisir. J’ôte la vie pour survivre. Mais je tente de faire le moins de mal possible aux vivants. C’est comme ça que je fonctionne. Est-ce-que ça l’a toujours été ? Alors que je marche dans le couloir, je remarque qu’une autre voie s’offre à moi : les vestiaires, les douches, certains logements. Tout ce que je n’ai pas le droit de visiter. Il me semblait que l’allée était surveillée un peu plus tôt. Je dois essayer de la revoir.

Je me détourne de ma route, usant de ma discrétion pour avancer sans bruit dans le lieu. Les ombres sont mon refuge. Je m’y tapis lorsque quelqu’un passe à côté de moi et n’en sors que lorsqu’il est hors de portée. Je finis par arriver dans une pièce qui ressemble à une espèce de salle de vie commune. Presque déserte elle aussi. Une femme, fine, presque squelettique, se tient au fond. Je ravale ma salive. Dois-je rester discret et me détourner d’elle ? Ou… Non. Assez de ce petit jeu. C’est ridicule leurs règles à la con. Je m’avance vers elle et tente le tout pour le tout. Je pose ma main sur son épaule pour attirer son attention et ouvre la bouche « Je cherche une petite fille. Une main en moins. Treize ans, peut-être quatorze. J’aimerai… J’aimerai lui dire au revoir avant de partir. » Pourvu qu'elle n'ai pas parlé de moi en disant qu'elle ne veuille plus jamais me voir. Si la jeune femme se met à hurler, je suis dans une merde noire.
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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Sam 26 Mai - 20:10
Malou n'avait rien à faire cet après-midi. Dean travaillait sur une nouvelle mise-en-scène, Robin était introuvable, Adam était retourné à Fort Hope et Aube s'était enfermée à double tour dans sa chambre.
Elle songea un instant à sortir mais quand elle vit le vent glacial secouer les branches des rares arbres environnants elle se ravisa et tourna en rond quelques instants avant de décider d'aller dessiner dans son petit bureau aménagé à côté de la forge.

Elle avait entreprit d'apprendre à esquisser autre chose que des portraits mais pour cela il lui fallait encore des modèles.
Elle fit demi tour et se dirigea vers la salle commune des gladiateurs où se trouvait une petite bibliothèque essentiellement composée de livres illustrés.

En tant que tribun, même si elle en avait le droit, elle n'avait rien à faire dans un tel lieu essentiellement masculin mais une fois n'était pas coutume d'autant qu'à cette heure-ci il n'y avait pas grand monde.

Composant un visage autoritaire de circonstance, elle salua vaguement les deux ou trois gus vautrés sur leur chaise et se dirigea vers les rayonnages afin de choisir un bouquin de photos de paysages.
Elle était en train de feuilleter un ancien magazine de voyage quand tout à coup une main se posa sur son épaule.
Peu habituée à être touchée, elle sursauta et lança agacée, tout en découvrant l'inconnu:
qu'est-ce que vous foutez-là ? Vous n'avez pas le droit, c'est privé ici !
Elle s'apprêtait à lui ordonner de sortir sur le champs quand l'homme prit la parole pour demander quelque chose de très surprenant.

Quand il eut terminer d'articuler sa requête la jeune fille plissa les yeux de manière soupçonneuse avant de planter son regard froid et aussi acéré qu'une lame d'acier dans le sien.
Elle resta ainsi en silence tout en reposant la revue et en croisant les bras.
Les trois types qui connaissaient son caractère, se retournèrent discrètement afin de profiter du spectacle. Pour une fois que ce n'était pas après eux qu'elle en avait !

Qui était cet olibrius qui réclamait après Aube sans véritablement la connaître ?
« Une petite fille de 13 ou 14 ans... » avait-il dit. Cependant ses pas l'avaient dirigé dans l'arène pour demander cela, dans quel but ? Et pourquoi s'adressait-il à elle plutôt qu'à un responsable ou une sentinelle ? Parce qu'elle était une fille ? Et qu'elle serait plus facile à duper ? C'était mal la connaître !
Jamais au grand jamais elle ne dévoilerait quoi que ce soit à un inconnu, encore moins quand il s'agissait d'une protégée.

Sans le savoir, l'étranger n'avait pas pu aussi mal tomber en allant vers elle; même un cerbère lui aurait fourni plus d'explication.
L'adolescente était son poulain depuis le jour où elle l'avait sauvé du suicide pour l'amener ici. La « petite fille » était aujourd'hui apprentie gladiateur. Elle avait grandi et forci à force d'entraînements mais restait sous la garde rapprochée de Malou et d'Adam son coach.

Sèchement elle annonça:
je n'ai pas à donner d'information quelle qu'elle soit à quelqu'un qui n'appartient pas à l'arène.
Elle laissa un temps et continua sur un ton qui n'admettrait aucune rétorque:
où vous me montrez votre marque au fer rouge ou vous sortez avant que je n'appelle les gardes.
Comme l'homme semblait hésiter, elle sortit de sa poche un calepin, un crayon et demanda d'un ton cinglant:
qui êtes-vous ?
Il n'allait pas se foutre de sa gueule longtemps.
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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Dim 27 Mai - 21:00
Comme j’aurai pu m’y attendre, la jeune femme m’envoie sur les roses. Il n’y a dont aucun humain qui ne ressente de la compassion dans ce monde ? La description que je lui fais de ma fille semble la perturber. Elle la connait ! J’en suis sûr. L’espoir me gagne jusqu’à ce qu’il se dissipe de nouveau lorsqu’elle me fait son sketch procédurier. « Quoi ? Tu veux une marque ? Quelle marque ?! Faut s’adresser à qui pour en avoir une ? La seule que j’ai à t’offrir c’est celle-ci ! » J’écarte ma veste de mon cou, dévoilant un bout d’épaule et montrant une morsure qui a cicatrisée. « Si ça te suffit pas, fais la moi cette foutue marque. Tout ce que je veux c’est parler à ma fille… » Le désespoir s’empare de plus en plus de moi et me rend légèrement agressif.

Je soupire et replace ma veste. Est-ce qu’elle va m’aider ? Elle m’a demandé qui je suis non ? Autant obtempérer. D’une voix dépitée je lui réponds « Tout ce que je sais, c’est que je m’appelle Declan Traeger. Et je n’ai presque plus de souvenir. Cette fille que j’ai et dont j’ai tout oublié en dehors de son visage… C’est tout ce qu’il me reste de mon passé. J’ai juste besoin d’avoir des réponses mais… Elle a l’air de m’en vouloir… » Les yeux chargés de larmes, mon regard se plante dans le sien.

« Je veux savoir qui je suis et revenir pour elle… C’est… C’est pas un crime, si ? Je ne sais même pas ce que je lui ai fait à cette enfant… » Je comprends bien que je n’ai vraiment rien à faire ici quand des types entrent et grognent en me voyant. « Vous savez quoi ? Laissez tomber… » Je tour les talons et des pas lent, je me dirige vers le couloir. A quoi bon suivre les traces d’un fantôme que je suis devenu et que ma propre fille rejette ? A quoi bon continuer à suivre un chemin qui n’est clairement plus le mien ?

Si personne ne veut m’aider, alors je vais le faire moi-même. Je vais retrouver ces souvenirs que j’ai enfouis dans le fin fond de ma mémoire. Que cela me prenne des jours, des semaines, des mois voire des années, peu importe. Je veux découvrir ce que j’ai bien pu faire dans mon ancienne vie pour mériter ça.
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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Mer 30 Mai - 21:48


Un démon
Aube

«Ne renie jamais ta famille»
Une journée banale. Le poids de mon passée sur mes épaules, je pensais avoir eu tout les malheurs du monde, je pensais juste tout recommencer après avoir manqué de mourir. Je pensais n’avoir plus rien à faire avec les démons de mon passée, les moments heureux devenu des moments douloureux tellement il me manque. Je ne voulais plus en entendre parler, juste continuer d’avancer sans ne plus me soucier des autres comme j’étais arrivé à faire bien ça avant de les rencontrer. Résultat, j’avais écouté mon cœur et je n’ai récolté que de la pur tristesse et de la douleur. J’allais m’entraîner sur le stade pour me défouler après une longue journée teinté de dégoût et de colère quand je l’ai vu lui, dans les gradins. Nous nous sommes regardés longuement, comme si le temps n’était plus, qu’il ne restait que lui et moi. Je l’ai regardé méchamment voir trop...Il avait l’air si désespéré, comme si j’étais son seul salut. Mais je ne pouvais lui pardonner. Je le croyais mort, envolé, disparu. A cause de lui, je n’ai eu plus aucun repère. Rien, j’ai vécu tel une sauvagesse avec mon chien, dans une sombre cave humide. J’étais à deux doigts de briser la petite ficelle qui me retenait à la vie à cause de son absence. Et il espérait revenir comme ça ? Comme si cela ne faisait que quelques jours que l’on ne s’était pas vu, que rien ne s’était passé. Mais les fait était là, une rage indescriptible montait en moi, mais aussi quelque chose que je n’arrive à m’avouer, j’aurais bien aimé me réfugier dans ses bras, à l’abri des autres, là où je n’aurais pas à me soucier, de comment je ferais pour survivre après mon premier combat. Forcement une gamine qui combat des poids lourds, voir des affreux en bande ça attire du monde.

Je me suis enfermée à double tour dans ma chambre et je me suis énervé contre tout et n’importe quoi, j’ai crié, j’ai pleuré ne voulant point admettre la vérité...

Il fallait que j’affronte mes vieux démons, en face, il faut que j’aille le voir. Je ne peux être cruelle au point de l’ignorer encore plus longtemps. Cela ne me ressemble pas.

Je sors de ma chambre et vagabonde, ne sachant pas où aller. Je suis certaine, qu’il a eu les cojones de s’introduire dans les quartiers du personnel tel que je le connais. Je m’aventure près de la bibliothèque quand je le vois au pas de la porte l’air passablement énervé. Je m’arrête avec stupéfaction, je n’ose pas faire un pas de plus nous nous faisons face maintenant, je n’arrive pas à laisser une petite larme d’un de mes yeux.

-Papa....Dis-je d’une voix étranglé. Tu as m'a tellement manqué.

Puis je me rapproche de lui et lui fais un câlin sans attendre sa réaction me contrefichant de ce qu’il allait faire. J’avais eu tort de réagir comme ça tout à l’heure. J’ai besoin de lui...et il a besoin de moi. Nous sommes une drôle de famille après tout ?
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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Jeu 31 Mai - 22:51
L'homme était en train de la prendre de haut, s'octroyant le droit de la tutoyer, elle, une tribun qui côtoyait régulièrement les hautes instances et qui avait tous les autres habitants de l'arène à sa botte. Il n'allait pas s'énerver longtemps; elle se chargerait personnellement de le calmer.
Quand il écarta sa veste pour montrer son cou orné d'une morsure pas très jolie à voir, Malou y posa un oeil vague avant de planter à nouveau un regard mauvais et plein de cynisme dans ceux aux abois de l'inconnu.
Lentement, tout en le fixant, elle remonta les manches de son blouson et lui dévoila ses deux avants-bras entièrement recouverts de longues et profondes scarifications.
tout le monde a des cicatrices, lui jeta t-elle froidement en pleine figure, alors arrête de faire le mariole, tu n'as rien à exiger, c'est moi qui pose les règles ici.

Les trois hommes assis avaient légèrement pivoté leurs corps afin de ne pas perdre une miette de l'altercation tout en se lançant des oeillades de connivence. A tous les coups, ils étaient en train de parier mentalement pour qui aurait le dernier mot, sachant pertinemment que le gus aurait du mal à finir gagnant.
La jeune fille les regarda l'espace d'un quart de seconde et poursuivit:
par contre, si tu veux être marqué du sceau de l'arène, il n'y a aucun problème cela se fera très vite. Elle lança à nouveau un œil vers les gladiateurs et conclut: il faudra juste aller chercher Jésus, c'est lui qui s'occupe de ça.

Elle s'apprêtait à lui annoncer avec aplomb qu'elle comptait en faire un esclave sur le champ quand il poursuivit son récit.
A nouveau elle le regarda sévèrement avec un air soupçonneux. Elle ne croyait pas une seconde à son histoire.
Elle l'avait vu avec Robin sur les gradins et comme par miracle, cet inconnu au bataillon s'improvisait amnésique lui aussi pour pénétrer dans les lieux ? Et prétendait de surcroît être le père de Aube alors qu'il ne portait pas le même nom de famille ? Il l'a prenait pour un jambon ou quoi ?

A l'instant précis où le roublard tournait les talons pour s'en aller, Malou fit un signe aux gladiateurs et leur annonça:
repas premium pour le coup de main !
Les trois mastodontes se levèrent d'un bloc soudainement très intéressés tandis qu'elle ordonnait:
Immobilisez moi ce gus et emmenez-le à Jésus !
Les hommes ne se firent pas prier pour obéir; les fameux « repas premium » étaient réservés à l'élite et tous rêvaient de s'en voir servir un au moins une fois dans leur dans leur vie.

Les balèzes avaient dû n'avoir aucune difficulté à attraper Declan; ils étaient surentraînés et ce qui leur était demandé n'était qu'un jeu d'enfant mais Malou ne portait plus d'attention à voir comment elle était obéi car un détail d'envergure se pointa soudainement dans l'encadrement de la porte.

Aube en personne était là et jaugeait l'inconnu avec un regard étrange avant de courir dans ses bras en l'appelant «papa».
Estomaquée, la jeune fille ne savait plus que dire tandis que les trois gladiateurs retenaient fermement l'individu.
Elle lança un regard froid teinté d'incompréhension vers sa protégée et dit:
tu aurais pu m'en parler, cela aurait été la moindre des choses ! Moi qui croyait en une confiance réciproque, tu m'as bien bernée !

Elle était profondément déçue et même si elles ne s'étaient jamais déclarées amies toutes les deux, Malou pensait sincèrement qu'Aube l'appréciait suffisamment pour n'avoir aucun secret de ce genre entre elles deux.
Cet homme est entrée ici sans en avoir l'autorisation, c'est très grave pour la sécurité, continua t-elle afin que l'adolescente se rende bien compte de la situation.
S'il avait eu le malheur de rencontrer une sentinelle de César il aurait été abattu sans sommation, conclut-elle avant de lancer son dernier ordre vers les gardes du corps improvisés:
emmenez-le à Jésus; qu'il le marque au fer rouge en temps qu'esclave.
Et toi, inutile de tenter de te défendre avec une arme quelconque sinon tu es un homme mort, articula t-elle à l'intention du fameux Declan.
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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Sam 2 Juin - 13:57
La jeune femme est imbuvable, et je ne suis pas au mieux de ma forme morale. Les mauvais jours, ça arrive à tous, et je sens que celui-ci est à ajouter à la longue liste. Elle prend au sérieux ma demande d’être marqué. Je soupire et me détourne d’elle, commençant à partir lorsque je l’entends parler de repas. Les trois mastards s’approchent de moi et me saisissent par les bras et les épaules, comme pour m’immobiliser. Je grogne en regardant le contact que l’un a envers moi. Soudainement ils se figent et me lâchent lorsque la petite fille apparaît et me dit que je lui ai manqué. Elle me prend dans ses bras. Je m’agenouille pour la prendre contre moi. Pas si mauvaise que ça la journée finalement.

Des larmes de joies coulent sur mes joues. L’aboutissement de longs mois à déambuler. « Je suis tellement désolé… Je… J’aurai aimé te retrouver avant… Tu es la seule raison pour laquelle je suis encore vivant… » Même si ma mémoire me fait défaut, mes émotions n’en sont pas moins absentes, au contraire. Je sais qu’elle est mon enfant, et c’est pour elle que j’ai traversé cet enfer. Je sais aussi qu’elle a les réponses dont j’ai besoin sur celui que j’étais avant. « J’ai besoin de toi… Ma fille. Je suis… » Coupé par la jeune femme squelettique, elle se met à prendre Aube de haut. Je me relève et lui fait face. « Eh ! Je n’en ai rien à foutre de qui tu es dans cette arène, ok ? D’ailleurs tout ça, c’est que du vent. Lâche-nous. » Piètre choix de mots, lorsque l’on sait que les gladiateurs me saisissent de nouveau, et un peu plus fortement. La femme squelettique se tourne vers nous et commence son speech. Je dois prendre ça comme une menace ? Je la laisse montrer son pouvoir si ça peut l’aider à se sentir supérieure. Elle parle d’exécution, d’enfreint à la sécurité, et de faire de moi un esclave. Inutile de me défendre ? Vraiment ? C’est mal me connaître.

Les hommes m’entraînent dans le couloir et il semble que je ne puisse rien faire. Hormis… J’écrase le pied de l’un d’eux assez fortement. Mon escorte et moi-même pivotons. Je profite de leur prise pour lever mes deux pieds et donner un coup sur le mur face à moi afin de reculer avec assez de force pour que leur dos claque contre la paroi opposée. L’homme au pied écrasé tente de me donner un coup d’épais verticale. Je lève une nouvelle fois ma jambe et donne un nouveau coup de pied dans sa main, faisant voler son glaive qui se plante dans le plafond. J’en attrape le pommeau et me fait balancer pour que mes pieds écrasent sa face. Il tombe en arrière.

Je me tourne vers les deux autres qui ont aussi sortis leurs armes. Une attaque horizontale cette fois. Je me baisse pour l’éviter. La troisième attaque vient une nouvelle fois du haut. J’attrape le manche du glaive et tente de le repousser lorsque je vois le troisième type tenter un coup tranchant. Je fais craquer le coude de l’homme dont je maintiens le glaive à distance et contre le troisième avant de lui donner un coup d’épaule pour le déstabiliser. Je profite de l’occasion pour lui asséner un coup de boule. Lorsque mes opposants sont à terre, je reviens vers Aube, peu importe le regard de la jeune femme.

« Il faut qu’on s’en aille. C’est notre seule chance de se retrouver… J’ai tellement de choses à te demander… Laisse-moi être une chance de reprendre mon rôle de père… » en espérant que j’en étais un pour elle avant que je ne perde la mémoire.
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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Mar 5 Juin - 20:52


Choix cornélien
Aube

«Ne renie jamais ta famille»
-Mais je...euh...Dis-je en rougissant comme une tomate. Je...pensais...qu’il

Je n’ai pas la force de terminer ma phrase, je vois Malorie me regarder durement et cela me fend le cœur. Je suis déchiré entre deux parties...

-Tu es ? Demandais-je une boule dans la gorge. J’ai l’impression d’être en deux feux, les gladiateurs sont prêt à lui sauter dessus et Malorie le regarde avec une méchanceté que je ne n'avais jamais vu jusqu'à lors en me réprimandant les actions de mon Père.

-J’arrangerais ça...Il est disons spécial ! Dis-je en me forçant à sourire !

Je les vois s’approcher de lui, avec un sourire dans le coin de leur bouche. Ils pensent vraiment avoir des lauriers pour ce qu’ils vont faire. Je fronce les sourcils, et serre mes poings la colère grondant en moi.
Je me plante devant mon Père, l’air prêt à en découdre.

-Vous devrez me passer sur le corps même toi Malorie. Articulais-je méchamment. Si j’ai hésité à sauter, si j’ai tenu autant de temps dans cette foutue cave, c’était seulement pour lui. Alors je ne le perdrais pas encore. S’il est esclave, je suis esclave. Continuais-je froide, une autre partie de moi-même prenant le pas sur moi

Un des deux colosses hausse un sourcil, je suis David et il est Goliath sauf que cette fois je n’ ai rien pour me défendre contre un gars qui pourrait m’écraser avec son poing seulement, il me balaye d’un revers de main dans les côtes et je suis projeté avec violence contre le mur d’à côté. Tout l’air de mes poumons sort en un douloureux expire et des étoiles couvre ma vision. Je me redresse lentement toujours sonné par le choc, mais foudroyant quand même du regard Malorie. Il revient vers moi et collé au mur je l’écoute.

-Papa...je...

Bon sang, c’est tellement dur. Jamais je n’avais été confronté à un choix aussi dur. Je ne veux pas le perdre, je ne veux plus jamais perdre un membre de ma famille mais je ne peux abandonner ceux qui m’ont récupérer, nourris, logé, protéger et qui ont contribué à ce que je suis maintenant aussi. Je ne peux aussi rien choisir de rester neutre...Mais ça serait comme une trahison envers les deux...Finalement mon cœur choisit pour moi, je me retourne vers mon père et me rapproche de lui faisant face à Malorie l’air sombre, des larmes coulant sur mes joues.

-Pardon...Articulais-je silencieusement avec un air de chien battu.

Je me recule, prête à partir. J'aimerais qu’elle m’empêche de partir par n’importe qu’elle moyen, j’aime cet endroit mais je ne peux pas abandonner mon Père, il à l’air tant perdu. Je me dois de l’aider même si je perds ma place que j’ai gagner durement. Mais j’hésite encore je sais pertinemment que je suis sur le point de faire un choix qui changera à jamais mon destin. Fébrile j’attends la réaction de Malorie, mon Père à mes côtés.
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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   Sam 9 Juin - 22:25
L'homme avait braillé qu'il n'en avait rien à foutre de tout ça en pointant l'arène du menton et en méprisant la position hiérarchique de Malou. Il ne savait vraiment pas où il était tombé ni avec qui !
Il réussit toutefois à mettre à terre les trois gladiateurs, il était fort mais pas suffisamment.
Tandis que Aube prenait la parole pour s'expliquer, Jésus, alerté par le bruit anormal dans les couloirs habituellement calmes à cette heure était arrivé de son pas pesant et avait pointé son flingue sur la tempe de l'intrus. La jeune fille n'avait plus qu'à faire un geste, il tirerait sur le champs sans état d'âme car le géant baraqué au front bas, à l'oeil mauvais et éteint à la fois n'avait pas d'âme; à peine d'intelligence. Il était là pour faire respecter l'ordre et le faisait à merveille, froidement, implacablement. C'était un tueur de métier et un tortionnaire à ses moments perdus.
La seule chance que pouvait avoir Declan dans cette affaire, c'est que Malou était son supérieur. Il n'y avait plus à espérer qu'il le comprenne très vite et qu'il se mette en veilleuse.

L'affaire réglée de ce côté là, Malou porta toute son attention sur sa protégée.
Il était hors de question qu'elle parte avec ce looser, père ou pas. Ici elle avait acquis un équilibre de vie, ne songeait plus à se foutre en l'air et tout laissait à penser qu'elle serait bientôt une excellente gladiatrice junior, elle travaillait dur pour cela.

Esclave ? Toi ? Mais tu n'y penses pas ! Lança fraîchement la jeune fille qui perdait pied face à cette situation.
La môme allait partir et Malou ne pouvait rien faire pour l'en empêcher si tel était son désir. A contre cœur elle demanderait à Jésus de les raccompagner vers la sortie et le tour serait joué sauf qu'une petite voix au fond du crâne lui soufflait que la gamine n'avait pas vraiment envie de tout plaquer alors, jouant le tout pour le tout elle se tourna vers l'homme et dit :
vous pouvez partir avec votre fille, personne ne vous retiendra ici sauf que si vous faites cela vous agissez en égoïste.
Elle laissa et un temps et poursuivit:
Aube est bien ici, elle a pris ses marques, elle est en sécurité et elle travaille dure pour être gladiatrice, cela lui plaît. Elle sera bientôt prête pour entrer en scène et vous seriez sur le cul de voir comme elle se bat à merveille.
Concentrée comme elle était à tenter d'expliquer la situation et de convaincre le paternel, elle ne voyait pas s'il se rendait ou non à l'évidence aussi continua t-elle avec véhémence:
votre fille est ma protégée, elle à droit à un bain chaud toutes les semaines dans ma suite et nous en profitons pour nous mitonner des petits plats. Elle fait les gâteaux, ils sont excellents.
Cette fois elle le regarda intensément et lança:
vous voulez l'arracher à sa nouvelle demeure pour qu'elle vous raconte votre vie passée sous prétexte que vous avez perdu la mémoire ? Mais ça aussi c'est égoïste !
Aube est libre de sortir de l'arène tous les après-midi sauf les veilles de combats, ne pouvez-vous pas vous voir à ces moments là plutôt que l'entraîner à nouveau sur la route avec tous ces dangers ?

Malou à présent était lancée et ne s'arrêtait plus, tous les arguments seraient bons pour garder sous son aile l'adolescente à présent épanouie.
Sans compter qu'avec ce monde de merde qui vous dit que demain ou après-demain vous ne serez pas mort ?
Elle laissa peser une seconde de silence et conclut:
sauf que moi, je ne serait peut-être pas une deuxième fois au bon moment sur un pont pour la sauver d'un nouveau suicide...

Elle se tut un moment et proposa:
soit vous partez avec elle, ce qui serait une très mauvaise idée, soit vous voyez votre fille les après-midis, soit vous entrez vous-même dans l'arène si vous voulez la garder à vos côtés en toute sécurité.
Si vous choisissez la troisième option vous serez mon esclave. Rassurez-vous je ne vous maltraiterai pas, au contraire. Je me débrouillerai pour que vous ayez une chambre à côté de celle de Aube et ne vous commanderait pas de travaux ingrats.

Je ne fais pas cela pour vous mais pour elle. Et elle a confiance en moi, elle sait que je dis vrai: je n'abuserai pas de votre position.
C'est à vous de décider, pas à Aube, elle a assez souffert. Vous ne pouvez pas arriver comme cela et lui demander à la seconde de se déchirer entre deux choix. Si vous l'aimez vraiment, vous comprenez ce que je dis.
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MessageSujet: Re: I left my room from the west side...   
 
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