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 we've come a long way from where we began

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MessageSujet: we've come a long way from where we began   Mer 13 Juin - 22:41

We've come a long way
from where we began

Aaron & Jordan


La jeune femme s’était pensée à l’abri. Elle et ses proches d’ailleurs. Et par là, elle entendait surtout Olivia. La militaire avait pris pour acquis le toit qui trônait au-dessus de leurs têtes et tout s’était effondré en l’espace de quelques secondes. Enfin plutôt tout était partie en fumée. Parce que la catastrophe était bien là : c’est un incendie qui a ravagé le labo. Il n’en a fait qu’une bouchée, laissant ses anciens occupants complètement désemparés et à la rue. C’était le cas de son petit groupe. Ils avaient erré quelques jours, avaient regoûté à l’insécurité et à la crainte avant de finalement tomber par chance sur Abel qui s’était établis à la prison. Le blond avait offert au club des 5 –comme ils aimaient les appeler- un endroit où s’établir et surtout se reposer. Enfin, ça c’était surtout Olivia et Darren qui en avait besoin. Même si le destin semblait les malmener, celui-ci avait tout de même attendu qu’ils trouvent un endroit sûr pour qu’Olivia mette au monde son enfant. Une fille, comme elle l’avait prévu. Cette naissance était un petit rayon de soleil dans leur quotidien morose. Effy apportait un peu de joie et de baume au cœur à Jordan. Mais même si cette petite bouille l’émerveillait, les nuits à l’entendre pleurer et les problèmes liés à la prison étaient trop présents et trop importants pour que cela suffise à lui redonner confiance en l’avenir. Un avenir qui personne ne verrait s’ils ne trouvaient pas de solutions pour tous s’alimenter correctement. Une ombre avait rapidement assombri le joli tableau que représentait la naissance de la petite. Cela leur rappelait la difficulté de leurs nouvelles vies dans leur nouvel environnement. La seule solution qu’ils avaient était de sortir. Souvent. Très souvent. Au point que la fatigue se joigne à la faim. Et l’hiver n’était pas encore fini.

C’est pour cette raison que dès le lever du jour, la militaire avait pris ses affaires et avait rejoint la ville. Elle n’avait pas pris la Jeep de Nora pour appuyer ses dires : elle n’irait pas très loin. C’était la seule solution pour que Darren ne l’accompagne pas. Les deux compères avaient pris l’habitude de s’éclipser, parfois quelques jours dans le but de trouver de quoi les aider à tenir quelques semaines de plus. Lui n’avait pas trop le choix, il portait sur ses épaules tous les membres du club des 5. Il devait assumer, les aider et les protéger. Jordan, elle, n’était forcé en rien mais bizarrement c’était elle qui était venue se placer en tant que second aux côtés de Darren à la place de Thomas.  Ce dernier s’était effacé ces derniers mois et moins elle le voyait, mieux elle se portait.

La jeune aurait été incapable de dire depuis combien de temps elle marchait. En tout cas, elle avait rejoint des quartiers qu’elle n’avait pas l’habitude de fréquenter du temps où le labo était encore debout. C’était plus loin, mais toujours assez proche de la prison pour qu’elle puisse rentrer avant la nuit. C’était ça l’important : qu’elle ne dorme pas dehors. D’abord parce que c’était plus dangereux, surtout là où elle ne connaissait pas les lieux et en ensuite car elle était sûre qu’Olivia et Darren lui tomberont dessus si elle ne revenait pas d’ici à ce soir pour la gronder comme une ado qui avait fait le mur. Même s’ils étaient une famille et qu’elle leur était reconnaissante, elle avait besoin d’air. C’était aussi ça qui l’avait motivé à sortir seule. Elle n’oubliait pas ses objectifs : trouver de quoi les nourrir pendant plusieurs jours, mais l’air frais de l’hiver et la solitude lui faisait réellement du bien.

Après une longue marche, elle arriva dans un quartier qui semblait avoir plutôt bien tenu depuis ces dernières années. Rien annonçait qu’il était fréquenté et après avoir fait le tour deux fois de suite du pâté de maisons elle pénétra à l’intérieur d’un immeuble presque entier, qui semblait vide. Prenant encore d'autres précaution pour être sûr de ne croiser aucun autre être humain, elle gravit petit à petit les étages, fouillant soigneusement et le plus silencieusement possible chaque étage, chaque appartement. Cela ne l'empêcha pas de tomber sur quelques-unes de ces créatures, mais peu importe. Confinée de la sorte, elle s'en débarrassa assez rapidement. Lorsque le soleil entama le début de sa descente dans le ciel, elle en déduit que midi était passé. Elle avait trouvé pas mal de conserve, pas de truc forcément très intéressant, mais en tout cas ça leur remplirait le ventre le temps de quelques jours. Jordan s’était installée dans le canapé d’un des appartements situés dans les hauteurs du bâtiment. Elle n’était pas allé plus haut à cause des débris et puis son sac à dos était à présent rempli de denrées pour leur survie. Ca ne servait à rien d’en chercher plus si elle ne pouvait pas les porter.

La blonde était avachi en train de grignoter un morceau d’une barre de céréales qu’elle venait de trouver quand elle entendit des pas dans les escaliers. Par précaution, elle avait laissé toutes les portes ouvertes pour guetter le moindre bruit anormal et elle se félicita d’y avoir pensé. C'était un pas lent, mais pas assez pour la rassurer sur la nature de l’intrus. Le plus silencieusement possible, elle récupéra son arme à feu et se releva avec précaution. Le bruit de pas s’arrêta sur le seuil de l’appartement. Arme levé, elle avança prudemment le doigt sur la détente vers l’entrée. Son souffle se coupa et son cœur bondit dans sa poitrine quand elle reconnut l’homme qui se tenait à quelques mètres d’elle. — Aaron ?
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MessageSujet: Re: we've come a long way from where we began   Dim 24 Juin - 23:34
Je souris finement, respirant avec lenteur l’air qui s’anime autour de moi. Je frissonne, lorsque je me rends compte qu’encore une fois et malgré les épreuves, je suis retombé sur mes pattes et que tout semble aller correctement. J’ai encore des plaies ouvertes, mentales ou physiques, mais aujourd’hui je ne suis plus seul. Il faut savoir que, Fort Hope, est une communauté encore assez vague pour moi. Je n’ai pas encore mon rôle au sein de cet endroit, mais je ne chôme pas. Même si la douane me sermonner parce que je sors un peu trop souvent sans autorisation réelle, ils me laissent généralement parce que je ramène des trucs qui peuvent être intéressantes à qui les veux dans le camp. Il faudra un jour que je me trouve une place précise mais pour le moment, j’admets être encore un peu volatile, un peu instable dans mes idées et mes envies. Revoir Anja, est quelque chose de très bizarre. Savoir que Joey va bien, est un réel soulagement. Savoir que mon frère est loin m’inquiète, mais après tout, il s’est éloigné du centre de détroit, à la recherche d’endroits vierges de tous problèmes de maladies mortelles. Je suis sûr qu’il est déjà dans un encore sauvage et plein de promesses… Pour ma part, je tente de me reconstruire un but. Je cherche simplement une raison, pour ne pas rester inactif. De toute façon, la boule d’énergie qu’est Shadow, ne me permet pas de rester bien longtemps à ne rien faire. Je n’ai pas pris mon cheval, auquel un jour il me faudrait trouver un nom d’ailleurs, mais fais le chemin à pied.

J’avance simplement, grimpant sur les débris avec précaution, tendant l’oreille, jetant loin mon regard, pour m’assurer qu’aucun danger n’est encouru. J’admets, que les gens du laboratoire me manquent. Je pense qu’inconsciemment je les cherche, que c’est pour ça que je viens si souvent dans Détroit même lorsque je fais mes petites excursions. J’ai l’espoir de trouver l’un d’eux, pourquoi pas un petit groupe qui s’est réunis et de leur dire ‘’ Hey, venez avec moi. Fort Hope est une communauté pacifique et même si ce n’est pas vraiment le laboratoire, au moins vous seriez à l’abri’’... Je sais que ce n’est pas si simple. Certains survivants étaient au laboratoire comme chez eux. Il y a peut-être eu des morts dans l’incendie, peut-être des disparus… Je suis conscient qu’on ne peut pas faire confiance à une autre tribu aussi facilement. Soudain, mon regard est attiré par du mouvement, m'extirpant de toute rêverie possible. J’indique aussitôt à Shadow le bâtiment et en effet, cette dernière avance vite et avec enthousiasme, reniflant le sol en remontant la piste que je lui ai indiqué. Je suis sûr, d’avoir vu passer quelqu’un. Une silhouette que je commence à pouvoir reconnaître entre milles. Shadow avance, tandis que je la suis. Rapidement, elle monte les escaliers, en montant surement trop à mon goût. Finalement, Shadow bloque à un étage précis. Nous nous y aventurons, curieux, lorsque soudain, mes doutes furent certifiés. Jordan, un flingue pointé sur moi, est là. Le silence règne, quelques instants, sans que nous n’ayons rien à nous dire. Elle prononce mon nom, comme si elle n’y croyait pas.

- J’ai déjà eu meilleur accueil. Un taré, un incendie m’ont pas tué. Fais attention avec ton jouet, ça peut blesser…

Fidèle à moi-même, je ne pouvais pas résister à l’envie de faire une blague. Mais trêve d’idioties. Cette fois, je me fiche pas mal de savoir si, je me prendrais un coup de poing. Si ça va la vexer. Si ça va l’énerver… Je parcours lentement les quelques mètres qui me séparent, venant l’étreindre avec douceur et force à la fois.

- Tu m’as manqué, Tigresse...

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MessageSujet: Re: we've come a long way from where we began   Lun 9 Juil - 19:18

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La journée avait été calme. A part quelques-unes des créatures qui rodaient dans la ville, la jeune femme n’avait croisé personne. Ces quelques heures de silence étaient à la fois un bonheur mais aussi une source d’angoisse. Vivre entouré de mondes et surtout d’un jeune bébé était épuisant, c’est vrai. Mais entendre les gens rire ou râler avait quelque chose de rassurant. C’était le signe que la vie continuait. C’est un signe d’espoir pour la militaire. Ce long silence, était donc quelque chose dont elle n’avait plus l’habitude et c’était assez perturbant que chaque petit son anormal accélérait les battements de son coeur. C’est pourquoi, malgré le bruit assourdissant des céréales qui craquaient dans sa bouche, Jordan n’eut aucun mal à distinguer les bruits de pas qui avaient commencé à résonner dans la cage d’escalier de l’immeuble. Paralysée sur place, elle eut un léger moment de flottement où elle ne savait pas quoi faire. Déjà, il lui fallait connaître l’origine du son. Cela ne fut pas le plus difficile, c’était forcément un humain. L’avancée était bien trop délicate et bien trop réfléchis pour que ça soit l’un de ces morts. Quand elle comprit ce qui s’apprêtait à la coincer dans l’appartement, son coeur ne cessait d’accélérer. Ses pensées se dirigèrent immédiatement vers ceux qu’elle considérait maintenant comme ça famille et l’idée ne pas voir grandir la petite lui comprima le coeur. Elle comprit qu’il lui fallait agir. Vite mais précautionneusement.

Sans plus attendre, elle se releva aussi vite et silencieusement qu’elle le put. Ses doigts se referment en peu de temps sur la crosse de l’arme qu’elle avait à la ceinture. Elle ôta la sécurité et leva le bras, ferme, devant elle. Si elle voulait avoir la surprise de son côté, elle devait agir la première et surprendre son adversaire. Elle n’avait plus le temps d’attendre. Sauf que quand elle sortit de sa cachette pour faire face à l’entrée, elle se figea sur place. Aucune pensée ne traversa son esprit tellement elle fut sous le choc de la personne qui se trouvait sous ses yeux. Les lèvres entrouvertes de la jeune femme ne laissaient même plus passer l’air, le temps de quelques secondes. Quand finalement elle fut capable de respirer à nouveau, la seule chose qui lui échappa fut le prénom de l’intéressé. Le bras armé se baissant déjà, juste avant la blague de son ancien acolyte. Toujours incapable de bouger, elle le laisse parcourir les derniers mètres entre eux et le prend dans ses bras fermement.

La militaire avait du mal à y croire et reste silencieuse entre les bras de son ami. Cela fait des mois qu’elle n’a pas vu son visage, ni même entendu sa voix et d’un coup tout ce qui s’est passé lui revient en mémoire. L’incendie au laboratoire et l'errance qui en a suivi. Même si elle est retournée sur les lieux plusieurs fois avant de réellement se poser à la prison, Jordan n’avait croisé personne qu’elle avait côtoyée à cette époque-là, ne sachant pas qui avait survécu et qui avait perdu la vie. Aaron faisait des personnes qu’elle appréciait, mais avec qui elle avait été froide et parfois dure. C’était d’ailleurs un échange de la sorte qu’ils avaient eu la dernière fois qu’ils s'étaient retrouvés tous les deux. Songeant à cela elle resserra sa prise sur lui, respirant l’odeur familière et même réconfortante qu’il dégageait. — T’es vivant…, murmura-t-elle doucement. Ce moment semblait irréaliste. Doucement elle se détacha de lui, pour venir lui faire face et pouvoir l’observer. Elle n’avait aucune idée de ce qui s’était passé dans sa vie depuis des mois maintenant. La dernière fois, il semblait abattu mais aujourd’hui son regard était différent ce qui la rassura immédiatement. — Ça va ? Qu’est-ce que tu fais ici ?, demanda-t-elle dans un premier temps, toujours sous le coup de la surprise. — Tu me suis encore ?, dit-elle avec un large sourire.
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MessageSujet: Re: we've come a long way from where we began   Dim 15 Juil - 23:14
La surprise. Ce ne fut cette vieille amie qui visiblement, s’empara de Jordan à peine nos regards se sont-ils croisés. Je n’ai pas attendu son feu vert, je n’ai pas attendu sa réponse. Je me suis contenté de l’attraper et de la serrer dans mes bras, avec toute la force et la tendresse qui me sont aujourd’hui disponibles et dieu sait que pour elle que je savais disparue, j’en avais. Une éternité me semble s'être écoulée alors que je la relâche enfin. Je suis sûr de ne pas avoir rêvé, mais la douce sauvageonne semble elle aussi m’avoir prise dans ses bras. Mon fin sourire joueur et charmeur s’étire sur mes lèvres alors que je la regarde dans les yeux. Son inquiétude me fend le cœur et d’autant plus quand je sais, que j’avais la même à son sujet. Mais les récents événements ont fait, que je me suis bien vite refusé à penser à sa plausible mort, trop vite absorbé dans un tourbillon de tristesse, j’avais simplement refoulé mes pensées à son sujet. Trop de personnes ont quitté ma vie ces derniers temps, trop de changements violents et imprévus ont fait surface et c’est pour moi trop douloureux de penser aux douleurs des autres. Jordan, avait évidemment traversée par plusieurs fois mes pensées. Mais justement, je la connais bien à force. Je sais que ce n’est pas l’incendie du labo, aussi douloureux a-t-il pu être, qui pourrait mettre à terre Jordan.

- Vivant. Et en bonne santé.

Je souffle ces quelques mots pour lui répondre, la rassurer. Mais je pense que ça doit se voir su mon visage que je vais bien. La dernière fois que l’on s’est vu, le stricte opposé bercé mon coeur et mon âme. Mais aujourd’hui, je parviens à me relever, un peu plus chaque jour. La voir aujourd’hui saine et sauve, me rajoute d’ailleurs un peu de baume au coeur. Les prochaines questions finissent par arriver, celles que j’avais évidemment vu venir, dans la suite logique des choses.

- Je vais bien et je me balade. Et évidemment que je te suis, pour changer !

Je l’attrape par les épaules et sans attendre, je l’entraine vers le canapé, la poussant dedans avant même qu’elle ne puisse résister. Shadow, traîtresse en puissance, vient d’ailleurs vite nous rejoindre, poussant la main de Jordan de son museau froid. Elle sait la reconnaître à force.

- Je veillerais toujours sur mes amis proches même si on se sépare. Surtout s’ils me croient morts c’est la meilleure des façons de revenir ! Il faut plus qu’un petit incendie pour m’achever beauté.

Mon sourire s’agrandit évidemment, sans que je ne cherche à le réprimer. C’est sincèrement confortable pour moi de la retrouver là, une assurance certaine s'empare de moi, franchement à l’aise. Une joie certaine me berce, alors que je savoure d’avoir retrouvé quelqu’un comme Jordan. Ma voix se brise légèrement, mon regard trahit un instant ma tristesse. Je la fixe droit dans les yeux, me frottant doucement le front pour cacher mon regard. Toutes mes inquiétudes refoulées remontent en flèche, avant de doucement s’évanouir dans la nature…

- J’étais tellement inquiet de te voir disparaître à jamais toi aussi...

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MessageSujet: Re: we've come a long way from where we began   Jeu 19 Juil - 18:39

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Les prunelles bleues de la jeune femme scrutaient soigneusement celles de l’homme en face d’elle. Oui, il était vivant et en bonne santé comme il s’amusa de la dire. Il semblait heureux même. Bien plus que la dernière fois qu’elle l’avait vu. Un léger sourire étira les lèvres de la militaire tandis qu’elle commençait seulement à réaliser qui se trouvait réellement devant elle. Non ce n’était pas un rêve et encore moins un délire de sa part. Le manque de nourriture ne lui avait pas encore fait perdre la tête. Jordan ne devenait pas folle, pas encore. Il était bien là, elle pouvait l’entendre et le sentir sous ses doigts. Elle se met même à rire quand il avoue la suivre. La militaire sait bien que ce n'est pas vrai mais ça lui fait du bien de s’imaginer que c'est le cas. Comme avant, comme à l’époque du laboratoire. Cela allège l’atmosphère, allège son humeur et lui réchauffe le cœur.

Jordan n’a pas le temps de répondre quoi que ce soit qu’il enroule son bras autour de ses épaules pour l’entraîner vers le canapé qu’elle occupait quelques secondes plus tôt avant qu’il ne l’interrompre en lui donnant presque un arrêt cardiaque. Son maigre repas y traîne encore d’ailleurs et elle le récupère rapidement avant qu’il ne la pousse dans le sofa avec lui. Elle s’écroule à moitié avachi, toujours sous le coup de la surprise. Si elle s’attendait à le voir aujourd'hui ! Et même Shadow qui vient frotter son museau froid contre les doigts de la jeune femme. Elle tend alors la main pour venir faire une caresse à l’animal qui semble elle aussi très heureuse de ses retrouvailles. La jeune femme se redresse pour mieux pouvoir offrir les papouilles qu’elle lui réclame. Elle finit même par lui lécher les doigts ce qui laisse penser à Jordan qu’elle s’intéresse finalement plus à son casse croûte qu’à elle. Résignée, voir amusée elle décide de lui donner le dernier petit goût de sa barre de céréales. De toute façon ce n'est pas ça qui allait lui caler le ventre et l’animal méritait bien un petite récompense.

— Je ne t’ai jamais pensé mort… ,commence d'une petite voix la militaire. C'était la vérité. Elle avait des craintes, des doutes mais jamais aucune certitude. Si ce n’est que ça vie ne sera plus jamais comme avant. Plus comme au laboratoire. Même si Jordan était habitué à n’avoir aucun point fixe dans sa vie, que ça soit dans son métier ou dans ce nouveau monde, elle avait grandement apprécié la stabilité que lui avait offert l’établissement. C'est ce qui l’avait sauvé. Ca et Liv. — Je suis juste soulagée que ça ne soit pas le cas. finit-elle avec un nouveau regard en biais et un sourire. Aaron était quelqu’un de bien. Parfois un peu trop naïf au yeux de la jeune femme mais c’était son caractère. Elle préférait voir la vie comme elle était. Dure, froide et sans pitié. Cela ne voulait pas dire qu’elle ne se sentait pas heureuse parfois ou qu’elle trouvait que la vie ne valait pas la peine d’être vécu. Bien au contraire. Seulement la militaire avait appris à voir le verre à moitié vide et pas à moitié plein.

Jordan sent le regard de son ami sur elle et lui offre un nouveau sourire. Ceux-là sont rares, mais aujourd’hui elle pouvait dire que c’était un cadeau d’être tombé sur lui. Sauf que l’attitude enjouée du jeune homme s’effrite en une fraction de seconde. Cela suffit pour inquiéter la jeune femme dont les sourcils barrent déjà le front. Bien des choses se sont passées depuis le début de l’hiver et elle ne connaît rien de ce qu’il a vécu jusque-là. La sincérité de ses propos la touche profondément. Surprise, une fois encore, elle n’arrive pas à prononcer le moindre mot. Baissant les yeux, elle joue nerveusement avec ses doigts. — Je suis increvable, tu sais bien. dit-elle en faisant référence à son ancienne morsure avec un léger rire. — Je ne vais pas disparaître. Il n’en était pas question. Même si elle était épuisée, elle était loin d’en avoir fini avec la vie. Ce n’est plus ce virus qui lui poserait des problèmes, elle n’avait rien à craindre contrairement à lui. — Tu risques bien plus que moi à l’extérieur… Où est-ce que tu vis ? demanda-t-elle pour s’assurer qu’il avait un endroit sûr où s’abriter. Sinon, elle était décidée à le ramener avec elle à la Prison.
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MessageSujet: Re: we've come a long way from where we began   Mar 24 Juil - 9:30
Tu risques bien plus que moi à l’extérieure.
Cette phrase résonne dans ma tête, alors que je ris légèrement. Comment peut-elle avoir ce discours à mon sujet ? Elle n’est pas sans savoir que j’ai fait l’armée, que j’ai vécu très longtemps dehors et qu’en plus Shadow est un atout de taille dans la survie en extérieure. Un léger rire me prend, tandis que je me demande vraiment, si elle me prend pour un enfant à qui on aurait offert son premier couteau.

- Risquer bien plus que toi ? Je ne pense pas être sans ressources. En plus, j’ai une combinaison épaisse, une arme, un chien et même un cheval.

Je souris doucement, c’est en effet la seule bonne chose que l’incendie du labo a révélé, un cheval. Si jamais je croise son propriétaire, je suppose que je lui rendrai. Mais je n’étais pas au laboratoire depuis suffisamment de temps pour connaître tout le monde et, occupé avec la garde des lieux, on ne peut pas dire que je me sois vraiment intéressé aux chevaux, n’ayant jamais vraiment monté, j’apprends encore, en autonomie à monter cette bestiole. J’ai vite assimilé les bases, mais il faudra bientôt que je demande plus sérieusement à quelqu’un qui s’y connaît. A part le fait de devoir bouger mes fesses en rythme avec lui, serrer les jambes pour le faire avancer et tirer les rennes pour l’arrêter, je ne connais rien de plus. Cette bête est d’ailleurs d’un calme olympien et d’une force insoupçonnée. Il m’a porté de nombreuses heures et de nombreux jours sans se plaindre avant qu’Anja ne me ramène à Fort Hope.

- Et puisque tu me penses trop bébête pour vivre seul, saches que j’ai rejoint les rangs de Fort Hope.

Un nouveau sourire tendre s’étend sur mes lèvres. Je sais que ce n’est pas vraiment ce qu’elle a dit, mais elle m’a trop manqué pour ne pas l’embêter un peu.

- Et toi Jordan… J’aimerais savoir où tu es, comment tu t’en sors. Je prédis que tu es quelque part avec Olivia et Darren ?

Je l’espère. Et de par mes mots, j’espère aussi ne pas avoir mis les pieds directement dans le plat. J’espère que ces deux-là vont bien, surtout la blonde qui me semble-t-il attendait un heureux événement. Même s’ils n’ont peut-être pas rejoint de groupe de survivants, je me dis qu’à eux trois, ils sont tout de même forts. Je regarde un instant autour de nous, espérant secrètement que tout aille bien pour elle.

- Ecoute, Fort Hope est un bel endroit, très propre et bien organisé. Tu n’aurais pas envie de venir avec moi ? Emmener les autres et se présenter aux portes du camp ? Y a de la place pour toute âme volontaire si tu veux mon avis. Et je serais plus que soulagé d’avoir un œil sur toi…

Tous mes mots sont sincères. J’aimerais vraiment qu’elle et Olivia viennent avec moi. Pour dire, Jordan me manque vraiment et en plus, on peut clairement affirmer que je tiens à elle et j’apprécie aussi beaucoup Olivia. Les savoir dans un camp sécurisé serait très rassurant, surtout pour Olivia qui bénéficierai d’une sérieuse aide médicale. J’ai cru comprendre qu’ils avaient une infirmerie avec quelques volontaires dedans.

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MessageSujet: Re: we've come a long way from where we began   Mer 25 Juil - 19:39

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A la plus grande stupeur de la blonde, l'homme assis en face d'elle se met à rire. Ce qui, évidemment, l'étonne grandement puisqu'elle ne comprend pas la raison de cette hilarité. Cette dernière gagne même en intensité, bloquant davantage la militaire dans son silence et sa surprise. Qu'avait-elle dit de si marrant ? Puis finalement, c'est les propos de son vieil ami qui lui font comprendre ce qui lui semblait comique. Même si un faible sourire étire les lèvres de la jeune femme, elle penche légèrement la tête sur le côté en prenant un air blasé. Elle secoue ensuite la tête tandis qu'il se contente de sourire. — Je ne parlais pas de ça, et tu le sais très bien… répliqua-t-elle quelques secondes plus tard. — Mais me voilà rassuré pour toi si tu as une combinaison épaisse et, surtout, le plus essentiel : un cheval ! Dit-elle un peu moqueur. Niveau survie, elle n'avait pas à s'inquiéter. Mais concernant une morsure ou le virus en lui-même, elle ne pouvait qu'avoir des doutes. De ce côté là, elle n'allait pas être sereine surtout maintenant qu'il venait de lui avouer se balader avec 500 kg de viande fraîche. Quelle idée. — Tu l'as garé en bas de l'immeuble ? demanda-t-elle en rigolant. — Buffet pour les morts ?

Elle posa un nouveau regard las sur lui quand il ouvrit à nouveau la bouche mais la fin de ses dires la stoppa dans son attitude. Fort Hope ? Il avait rejoint ce groupe ... pourquoi ? Abel lui avait déjà parlé d'eux à une époque. Ils s'étaient alliés contre un ennemi commun mais chacun vivait sa vie, dans son coin. Tant qu'il n'y avait pas d'interférences, tout allait bien. Leurs camps ressemblaient à des baraquements bien ordonnés, comme la vie d'avant dans un quartier résidentiel. Même si elle n'avait rien contre eux, Jordan n'avait vu aucun membre de cette communauté venir les aider après l'incendie du laboratoire. — Je savais que tu ne pouvais pas vivre tout seul dehors, dit-elle calmement en baissant doucement les yeux. — Même avec un cheval, un chien et une armure épaisse. ajouta-t-elle néanmoins pour adoucir ses propos. L'idée qu'il les ait rejoint la troublait bien qu'elle ne sache pas pourquoi.

Comment elle s'en sortait ? Certainement pas aussi bien que lui finalement. Non qu'elle aille mal... c'était juste que la vie était plus rude encore qu'elle ne l'avait été jusque-là. La jeune femme n’avait pas réalisé à quel point elle était attachée à sa vie au laboratoire jusqu’à ce qu’elle le perde. Heureusement, elle avait des gens sur lesquels elle pouvait compter, mais cela ne faisait pas tout, plus maintenant. Il en vient d’ailleurs à mentionner deux des personnes qui l’aide à tenir dans ce monde apocalyptique et forcément, un large sourire se dessine sur son visage. Oui, elle était bien avec eux, mais pas que. Elle était avec l'être le plus adorable et le plus mignon du monde. Relevant doucement la tête, elle adresse son large sourire à Aaron. — Je suis la marraine d'une magnifique petite fille Jordan était complètement gaga de cette enfant. Ses yeux brillaient rien que d’en parler et elle aurait aimé avoir la chance de posséder une photo de ce petit être pour le montrer fièrement au brun.  Elle n'aurait jamais pensé une telle chose possible, mais la vérité était là : Emily n’avait pas qu’envoûté que ses parents.

La dernière demande qu'il lui fait l'étonne encore plus. Bien plus que n'importe quoi depuis de longues semaines. Venir avec lui à Fort Hope ? C'était impossible. Elle ne pouvait pas abandonner les autres, ni même la Prison. Ils étaient bien trop nombreux dans cette galère pour qu'elle tourne le dos à son nouveau camp. Surtout en ce moment, où le quotidien était difficile. Abel connaissait Fort Hope et il avait décidé de son plein gré de ne pas s'y montrer : cela donnait une idée plutôt mauvaise de l'endroit à la militaire. — Je… commença-t-elle sincèrement touché par la demande du brun. — Ce n’est pas possible Aaron, dit-elle doucement. — Il n'y a pas que moi, Olivia et Darren. Nora est présente aussi. Thomas également. Et encore, s'il n'avait s'agit que de nous six.. ajouta-t-elle lentement. — On a trouvé refuge à l’ancienne Prison, avec Abel et sa fille. Lui aussi les connaissait, peut-être serait-il content d'avoir de leurs nouvelles. Après de nouvelles secondes de silence où elle songea à nouveau à sa proposition, elle laissa un soupir franchir ses lèvres.  Le nom de Fort Hope traînait maintenant dans la tête de la blonde et malgré elle une vague d'espoir ou d'envie la parcouru. La militaire n'avait aucune envie de lui raconter les problèmes qu'ils rencontraient au niveau des réserves de nourriture. Ils n'avaient que le nécessaire pour une semaine, tout au plus. En plein hiver c'était vraiment problématique. — J’ignore tout de ce groupe… Et c’était bien vrai. Du temps du labo, très peu d’entre eux avait réellement cotoyé les membres de ce groupe. Gagnée par la curiosité, elle avait besoin d’en savoir plus. — Comment tu t'es retrouvé là-bas ? demanda-t-elle les sourcils légèrement froncés.
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MessageSujet: Re: we've come a long way from where we began   Mar 7 Aoû - 11:25
Embarquer un cheval dans une excursion où je sais que je vais être à pied et fouiller pas mal d’endroits, ce n’est peut-être pas la meilleure des idées. C’est pour cette raison que le canasson est resté bien protégé entre les murs de Fort Hope. Je ne le mets pas en danger, il ne me cause aucun cas de conscience à le laisser dehors et petit bonus, je fais une promenade plus ou moins détente avec Shadow, en plus de faire travailler mes jambes. La musculature gagnée grâce à tous ces mois de survie en milieu hostile, ça doit s’entretenir. Et quoi de mieux pour ça que de longues randonnées silencieuses et périlleuses en compagnie d’une superbe coéquipière courte sur pattes et obéissante. Shadow est clairement taillée pour ce poste, c’est clair et nette.

- Non je ne suis pas cruel. Le cheval est bien en sécurité à Fort Hope. Disons qu’après nos mois de cavale, il avait bien maigri, vu qu’il se nourrissait que d’herbe qu’il trouvait pendant nos pauses. Je lui laisse le temps de se remettre avant de sortir à nouveau ensemble et surtout, je profite de cet instant pour privilégier un peu, les sorties avec Shadow.

Pourtant, ses dires suivants me mettent un peu mal à l’aise. Que je ne pouvais pas vivre seul dehors ? Est-ce l’image de non-survivant qu’elle a de moi la tigresse ? Mon égo en prend évidemment un coup, puisque je m’en sors très bien seul. Je n’avais pas vraiment prévu de rejoindre un groupe, mais bien de retrouver tous les miens. En revanche et par chance ou malchance, je ne saurais dire, une des femmes de ma vie m’a retrouvé et m’a conduit à Fort Hope. De là, j’ai retrouvé mon frère qui s’en est finalement allé et j’ai également pu retrouver quelques jours après Joey, puis finalement est venu le tour de Jordan m’apprenant que Olivia et son enfant allaient bien. Il ne me resterait plus qu’à croiser Caoilinn et Charlie pour être rassuré sur le sort de mes proches après cette catastrophe au laboratoire...

- Tu me crois incapable de vivre dehors tout seul ? Je me suis toujours bien débrouillé en solitaire tu sais.

J’avais en effet rejoint le laboratoire par nécessité, ça je l’admets, nous avions mal géré nos vivres à l’époque et les rues étaient encore plus remplies de morts qu’aujourd’hui. Mais ma dernière séance de survie intensive, seul avec le cheval, Bandit et Shadow s’est bien déroulée dans l’ensemble. Je me suis bien débrouillé, bien qu’un peu amaigri éventuellement.

- Je peux comprendre ta réticence. Je ne te forcerai pas à me suivre, mais saches que si besoin, c’est là-bas que tu pourras me trouver. Et ça sera avec plaisir que je viendrai te voir dehors si tu le souhaites.

Je souris néanmoins. A sa dernière question.

- J’y suis rentré d’une façon tout à fait admirable qui ne me ressemble pas et qui a donné lieu à une situation qui n’a aucun sens. En gros, un poil plus déprimé que la dernière fois qu’on s’est vus, je me suis bourré la gueule, avec Shadow pour monter la garde et me prévenir si quelqu’un approchait. Et en effet, quelqu’un est venu. Figure-toi qu’avant l’apocalypse, j’étais fiancé et que ma promise s’est enfuie du jour au lendemain sans crier gare. On s’était croisés une fois dans la ville et là, c’est sur elle que je suis tombé. Du moins, elle qui m’est tombée dessus. Comme j’étais ivre, elle m’a ramené de force à Fort Hope et finalement, j’y suis resté.

Je ricane, profondément amusé autant que ennuyé par cette situation.

- Et toi, ton groupe se porte bien ?

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MessageSujet: Re: we've come a long way from where we began   Mar 14 Aoû - 19:49

We've come a long way
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Aaron & Jordan


Les lèvres de la jeune femme s’étirent doucement lorsqu’il lui pose la question. La militaire n’aurait pas honte à le dire : elle se joue totalement de lui en cet instant. La blonde n’a pas vraiment de doute sur les capacités de survie de l’homme. Nullement, la preuve en est qu’il a dû vivre au moins aussi longtemps qu’elle dehors. Bien qu’il fut en compagnie d’un frère et d’un chien, contrairement à elle qui avait traversé la moitié du pays seule. Ces premiers dires concernaient principalement l’immunité qu’elle possédait et lui nom. Mais quand elle en rajoute une couche, c’est bien plus par taquinerie qu’autre chose. Et sa remarque semble faire mouche, le visage d’Aaron change et la jeune femme a bien du mal à réprimer un autre sourire, bien plus grand cette fois.

Malgré un soulagement profond et une envie de profiter de cette rencontre, l’évocation de Fort Hope à plusieurs reprises jette un voile sur l’humeur de la pilote. Immédiatement elle se referme et le doute s’installe en elle. Qui sont vraiment ces gens ? Elle n’en a aucune idée. La raison de la présence d’Aaron chez eux est un mystère encore plus grand. Elle se demande combien du labo ont finalement fini là-bas, égarés comme des âmes en peines. Dans ce cas, faut-il se méfier de cette communauté qui semble avoir ouvert les bras à plusieurs réfugiés ? Jusqu’à quel point pouvait-on considérer ce groupe comme sécurisé ? Jordan n’avait aucune confiance. Et touchée par la proposition d’Aaron, elle ne peut que se dire qu’ils ont tout ce qu’il leur faut là où ils sont. Comme pour la contredire son estomac se contracte sous l’effet de la faim. Loin d’elle l’envie de faire migrer toute sa troupe vers une destination inconnue. Qui sait comment cela allait se passer. De plus ils avaient un nouveau-né avec eux, et la route ne serait pas des plus simples. Encore moins avec le froid ambiant. C’était l’excuse derrière elle allait se cacher : Effy n’était pas assez robuste pour pouvoir faire cette route.

Les premiers mots qui sortent de la bouche du brun ne la rassurent pas. Que c’était-il passé pour qu’il rejoigne finalement Fort Hope ? Silencieuse, elle écoutait sagement ce qu’il est en train de lui raconter. Néanmoins, son visage se fige et se contracte à mesure qu’il parle. Les sourcils de la jeune femme se froncent quand il évoque son ancienne dépression. Lorsqu’enfin il a fini de tout lui expliquer et qu’il ricane la militaire se contente d’un faible sourire. Pour une raison qui lui est complètement inconnue, elle se méfie immédiatement plus du groupe. Face à la gaieté de son ami, et des propos qu’il tient, Jordan à l’impression qu’il venait de retrouver un semblant de vie d’avant. Il avait le parfait petit groupe et la parfaite maison dans le quartier dans lequel Fort Hope était établie. Un chien, un cheval et une fiancée. Que pouvait-il espérer de mieux dans cette nouvelle vie ? La blonde ne voulait pas exploser la petite bulle dans laquelle il flottait et se contenta de pincer les lèvres, amère. Un sentiment proche de la jalousie s’était emparée d’elle et fidèle à son caractère elle se referma une nouvelle fois sur elle-même. — Ta vie semble presque parfaite à présent, ajoute-t-elle tout de même d’une voix neutre.

Son groupe ? Étonnement, elle reste silencieuse, le regard fixé dans le sien. Elle n’a pas vraiment envie de lui parler d’eux. Comme si maintenant qu’il était parmi d’autres elle devait imposer une limite à ce qu’il devait savoir. Parce que de leur côté, tout n’est pas aussi rose que pour l’homme en face d’elle. Ils ont faim. Pas mal de bâtiments ou de structures internes comme externes nécessitent un bon rafraichissement ou un coup de nettoyage. Et par là, c’était nettoyer les zombies qui s’y trouvaient. Leur potager est loin d’être en place par le temps qu’il fait dehors et les réserves sont plutôt maigres. Tout ça concernait la survie pure : leur vie était en jeu, ça n’allait pas être simple mais ils avaient tous signé pour cela. Jordan aurait pu se raccrocher à ses amis, sa « famille ». Mais là également les choses n’étaient pas franchement si simples. Darren était épuisé. Olivia en pleine déprime post-partum et la blonde se sentait inutile pour essayer d’arranger les choses. Thomas tirait la gueule et elle n’avait pas autant de liberté qu’elle l’aurait espéré. La moindre absence prolongée provoque de nouvelles montées de stress chez les jeunes parents, comme sur le reste du club des cinq. La militaire pris une inspiration avant de simplement répondre : —  On s’en sort pas si mal, se contenta-t-elle de dire.
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MessageSujet: Re: we've come a long way from where we began   Mer 15 Aoû - 18:59
L’ambiance semble s’assombrir. Je n’aurais jamais pensé que l’évocation de Fort Hope puisse déranger la blonde à ce point et pourtant, malgré tous mes arguments, elle est fermée et n’avance rien pour me contrer, ni rien pour m’acquiescer. Elle est simplement plus froide, secrète... Aurait-elle eu des mauvaises expériences avec ce groupe ? Si c’est le cas, ça me paraît clairement étonnant. Je n’ai pas eu le moindre problème avec qui que ce soit depuis que je suis là-bas, c’est même assez surprenant. Pourtant, brisant le silence et mes questions, j’entends un léger gargouillis, qui doit venir de l’estomac de Jordan. Je fronce légèrement les sourcils, me trouvant légèrement étonné qu’elle ait faim. Dans le laboratoire, nous n’avions pas faim. A Fort Hope, je n’ai pas faim. Mais si son groupe est victime de la faim, il s’agit peut-être d’un souci d’effectif ou plus simplement mais plus dangereusement, d’organisation. Très vite, je suis distrait, par les réponses que la blonde me donne et qui ne me conviennent, pas du tout. Ta vie semble parfaite ? On s’en sort pas si mal ? Etonnamment, ces réponses me laissent un goût franchement amer sur le bout de la langue. Ses propos transpirent la négativité, pourquoi ai-je même l’impression qu’ils transpirent le ressentit ?

- Si je ne te connaissais pas, je dirais que tu m’en veux d’avoir un groupe organisé. Et j’affirme même que tu me caches des choses.

Je fais quelques mouvements d’épaules, laissant glisser à terre mon sac à dos. J’en sors un sachet de fruits secs et je me redresse, avant de lui tendre. Sans un mot, sans quoi que ça soit d’autre. J’ai entendu les gargouillis de son ventre et ça suffit à m’inquiéter, surtout si le groupe a un enfant en bas âge dans leurs rangs.

- Fort Hope est un bel endroit. Je ne sais pas si t’es au courant mais ce groupe c’était déjà unis au laboratoire dans le passé pour nettoyer une route allant du labo au fort sécurisé. Si tu me donnes votre position et que je rentre en parler aux gérants de l’endroit, je suis certain que vous pourriez bénéficier d’un peu d’aide pour passer l’hiver. Et si c’est question de fierté, rappelle-toi que vous avez un bébé avec vous, une jeune maman et surement d’autres personnes qui ont un besoin sincère d’apports nutritionnels par jour.

Ma voix est un peu plus ferme, parce que je suis un peu agacé contre elle. Avoir parlé de la situation de son groupe avec elle, a eu le même effet que si je venais piquer la tête d’une tortue avec un bâton. J’allais changer de sujet pour détendre un peu les choses quand un bruit soudain se fit entendre. Le genre de gros bruit violent suivi de vibrations qui n’annoncent jamais rien de bon. Shadow aboie, et aussitôt je file dans le couloir. Que ne fût pas ma surprise, de constater que l’escalier, venait de s’effondrer de plusieurs marches. Je fronce un peu les sourcils, visiblement agacé, surpris.

- La vache… Ça aurait pu se péter la gueule quand l’un de nous trois était dessus…  

Visiblement, l’escalier n’avait pas envie de nous tuer, mais je suis maintenant un peu sur ma réserve.

- T’as vu une issue de secours dans le coin toi ?  

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MessageSujet: Re: we've come a long way from where we began   Ven 17 Aoû - 10:39

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Aaron & Jordan


—  Quoi ? demande-t-elle complètement surprise. Pour quelle raison devrait-elle lui en vouloir d'avoir un groupe ? Elle préfère ça que de le savoir errant dans la rue. Même si c'est en compagnie de Shadow ou de toute autre personne. Ne pas avoir de point d'ancrage fixe est bien trop dangereux à présent. C'était peut-être possible au début de ce nouveau monde chaotique, mais à présent c'était bien trop dangereux d'être seul. Et cela ne concernait absolument pas les morts, mais plutôt les vivants. Le stress des premiers mois était parti. Les moins habiles également. Les survivants qui foulaient encore le sol de cette Terre étaient soit des gens extrêmement chanceux, soit des communautés, soit des barbares de la pire espèce. Et c'était de cette dernière catégorie qu'il fallait se méfier le plus. La blonde aurait pu se dérider ici, ça aurait été plus simple. Mais l'emploi du terme organisé dans sa phrase la froisse au plus haut point. Entendait-il par là que son groupe, dont il ne connaissait rien, ne l'était pas ?

Lorsqu'il défait son sac ses yeux l'observent avec réserve. Elle ne sait pas ce à quoi il songe en ce moment mais quelque chose au fond d'elle lui laisse penser que la militaire ne va pas bien aimer cela. Il farfouille quelques secondes dans le sac à dos qu'il vient d'ôter et lorsqu'il sort un sachet de fruit sec qu'il tend dans sa direction elle reste immobile et muette. C'est une blague ? Jordan sait bien que la proposition est plus que bienveillante mais elle ne peut s'empêcher de songer que l'homme en face d'elle lui fait la charité. Et elle déteste ça. Les prunelles perçantes de la jeune femme se posent ensuite sur Aaron qui reprend son discours. La blonde reste bouche bée devant les propos qu'elle entend. Une question de fierté ? Je pense qu'aucun membre de la Prison n'a ce genre de problème. Et quémander de la nourriture à un autre groupe, c'est surtout un aveu de faiblesse. c'est un risque qu'ils ne sont pas prêts à courir tout simplement. — Nous n'avons besoin d'aucune aide. Le timbre de voix de la pilote s'était également raffermi. La mâchoire crispée, elle toise presque son vieil ami.

— Tes propos sonnent comme de la propagande, tu t'en rends compte au moins ? demande-t-elle prestement. Sans pour autant être réellement remontée contre lui, elle ne lui laisse cependant pas la peine de pouvoir répondre à sa précédente question. — Vu que tu te sens obligé d'apporter un jugement sur mon groupe que tu ne connais même pas, je tiens tout de même à te rassurer sur un point : Olivia et son enfant sont en bonne santé et mange à leur faim. Darren, Nora et elle-même s'assuraient au moins de cela. Quitte à se priver pour elle. — L'hiver n'est simplement pas la meilleure des saisons pour faire pousser quoi que ce soit pour constituer des stocks. Leur communauté était toute fraîche. Ce qui voulait dire qu'aucun d'eux n’avaient eu le temps de constituer des stocks suffisant pour les mois froids de l'année. Les environs proches avaient déjà été dépouillés de toute denrée ce qui complique légèrement la tâche. C'est tout. Voyant toujours le paquet de fruits secs devant elle, la blonde le balaya négligemment. — Et je n'ai pas besoin de ça, ajouta-t-elle.

Au même moment la militaire sentit un tremblement anormale. Son cœur s'emballe, ses pensées avec. Shadow se mit instantanément à aboyer et un bruit violent ampli l'endroit. En alerte, Jordan bondit sur ses pieds, incapable de connaître l'origine de ce bazar. Est-ce que c'était un tremblement de terre ? Le fracas de béton résonna quelques secondes avant que le silence et le calme ne retombent lourdement. Lorsque Aaron se dirige vers la sortie, la blonde le suit silencieuse, guettant la moindre alerte. Ne voyant pas encore ce qui vient de se passer, la militaire dépasse l'homme pour se trouver face à un nuage de poussière et un trou béant devant eux. Plaçant son bras devant sa bouche pour éviter de respirer les particules de béton dans l'air, la jeune femme fronce les sourcils. L'espace qui les sépare à présent des marches de l'escalier est plutôt conséquent. Du genre à se tuer si on se rate. — Putain de merde ! rugit Jordan comme seule réponse. Non il n'y a pas d'autre issue. C’est bien pour ça qu’elle avait choisi ce bâtiment.

Elle fait demi-tour pour récupérer ses affaires prestement, comme si ça allait arranger les choses. Il faut qu'elle parte maintenant. Comment ? Elle l'ignore complètement et ça commence à lui faire peur. Elle longe le mur de l'appartement dans lequel il se trouve pour tenter d'observer d'un meilleur angle l'entrée du bâtiment. Elle soulève finalement l'une des fenêtres pour se pencher dans le vide. L'air frais lui glace le sang. La luminosité semble encore avoir décliné ce qui a le don de l'inquiéter encore plus. De là, elle observe mieux la structure de leur actuelle prison. C'est une construction récente. Bien trop récente pour qu'elle ait un escalier de secours extérieur comme elle s’y était attendu. En bas, elle observe déjà les quelques morts du quartier attiré par le bruit. De mieux en mieux ! Elle referme brusquement la vitre en claquant à moitié des dents. Se retrouvant face au brun à quelques mètres d'elle, elle passe ses doigts dans ses cheveux. — Je dois partir... Il faut que je rentre, c'est pas possible, je peux pas rester là ! L’idée simple de sauter à travers le trou la prend aussitôt. — On doit sauter Déterminée, elle avança d’un pas bien décidée à traversa l'appartement en direction de la cage d’escalier et donc de la seule sortie restante.
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MessageSujet: Re: we've come a long way from where we began   Ven 17 Aoû - 23:51
Pourquoi. Pourquoi faut-il, que toutes les retrouvailles que j’ai en ce moment avec les gens qui me sont chers, doivent se finir en bataille stupides. Joey la dernière fois ne voulait pas écouter et m’a carrément foutu une gifle violente que je suis sûr, de ne pas avoir entièrement méritée. Mes retrouvailles avec Anja, c’est clair c’est de ma faute j’étais ivre. Mais là, putain, j’en ai marre de leurs sauts d’humeur de princesse. Tout ce que j’ai fait pour Jordan, c’est lui râler dessus parce qu’elle n’accepte pas mon aide, mon invitation dans le fort et lui proposer de la bouffe. Wha, on peut parler d’un crime odieux, d’une insulte à sa personne… Pourtant, presque comme si une âme charitable habitait le bâtiment, l’effondrement a tout arrêté avant que ça ne parte totalement en vrille avec elle aussi. Pareil à Jordan, je me contente de vite observer ce qui m’entoure, les dégâts qui ont opérés suite à l’éboulement, les morts qu’il y a en bas, attiré tel des charognards sentant l’odeur de la mort de loin... Rien ne va pour nous rassurer, mais Jordan panique totalement. Elle fait des allers-retours dans tous les sens, récupère ses affaires et file observer dehors. Ses mouvements, ses ordres, m’irritent et une fois de plus, je suis obligé de lui montrer une facette de moi que je n’aime pas montrer. Lorsqu’elle s’avance vers le trou après avoir lâché ‘’on doit sauter’’, je la brutalise un peu, sans m’en rendre compte. Je lui attrape les deux épaules et je la pousse contre le mur, sans pour autant être violent dans l’impact. Mon regard jette des éclairs. J’ai laissé Joey partir la dernière fois, avec elle je ne ferais pas la bêtise de la laisser se mettre en danger sans réfléchir. Je tiens trop à elle...

- Putain de merde, NON. Jordan, là tu ne vas pas me faire le coup deux fois. La dernière fois je t’ai écouté et malgré nos blessures, je t’ai porté chez toi, au laboratoire voir Olivia. Je vais le faire, mais là, on va communiquer, on va s’écouter et trouver un moyen plus sûr que ''fonce dans l’tas'' Ok ? LA ! Tu vas m’écouter. On va passer de l’autre côté, oui. Mais on ne va pas le faire sans s’assurer un minimum d’abord ! Déjà on va jeter nos sacs en face, ensuite on va s’encorder l’un à l’autre pour être sûr de ne pas crever stupidement. Genre un éboulement d’une nouvelle partie des fondations, un mauvais pas ou j’en sais rien. Tu vas la revoir ta Olivia, Ok ?

Je la maintiens encore un peu au mur, histoire d’être sûr qu’elle ne fasse rien de stupide puis enfin, mes mains crispées se détachent de ses épaules. J’ai horreur de lui parler ainsi, au moins autant qu’elle doit avoir horreur de m’entendre parler comme ça. Mais peut-être que je me suis montré trop doux avec mon entourage jusqu’à maintenant, mais cette fois, mon aura transpire la rage. J’espère qu’elle comprend que là, j’aimerais juste qu’elle prenne le temps de respirer, de réfléchir ensemble à une solution. Je sors de mon sac la corde et je regarde d’un air inquiet Shadow près de nous. Elle trépigne, elle est anxieuse… Clairement, je ne sais pas si elle est capable de sauter la distance, mais chose certaine c’est que je ne partirai jamais sans elle. Corde à la main, je l’accroche fermement autour de mon corps, venant faire pareil avec plus de douceur vers Jordan. Je serre bien le nœud et je l’observe plus calmement. Ma voix est plus apaisée, tandis que mon cerveau lui, cogite à toute allure.

- Tu as une autre idée ? Ecoute. Si ta requête c’est de revoir Olivia, moi c’est de rentrer à Fort Hope. Et je ne pars pas de là sans Shadow, donc on va trouver un moyen de traverser. Tous les trois.

Les grondements des bestioles d’en dessous ne sont pas rassurants. Mais il m’est interdit de penser à ce qui pourrait arriver de pire. On va sortir tous les trois de ce mauvais pas, je vais présenter des excuses à Jordan même si j’ai rien fait de mal suivant mes critères et on se dira au revoir dans la paix. Et il y a intérêt, à ce qu’on se revoit rapidement tous les deux...

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MessageSujet: Re: we've come a long way from where we began   Ven 24 Aoû - 22:54

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Aaron & Jordan


Tandis qu’elle s’avance d’un pas ferme vers le trou béant, les mains d’Aaron l’arrêtent net dans son élan. Moins d’une seconde plus tard son sac tombe à ses pieds et son dos heurte le mur derrière elle. Le mouvement n’est pas vraiment violent mais cela a le don de surprendre assez la militaire pour qu’elle en reste muette. Il la bloque en la tenant fermement par les épaules. La surprise marque les traits de la blonde une seconde mais elle se ressaisit rapidement et laisse l’agacement s’emparer de son visage. Les prunelles bleues perçantes de Jordan viennent trouver celles ténébreuses de son bourreau qui l’accueillent plutôt froidement. Elle fait mine de se débattre mais abandonne rapidement la partie, n’ayant pas l’envie de se confronter une nouvelle fois à lui. Les paroles du brun sont dures et la blonde ouvre la bouche pour le contredire avant de se raviser. Les sourcils froncés elle comprend qu’une amertume règne toujours en lui concernant la nuit où elle fut blessée. Contrarié, voire même vexée par ce qu’il lui dit, elle ne bronche pourtant pas d’un sourcil et lui assène également un regard froid. Quand il dérive sur la situation dans laquelle ils sont, elle le laisse mener la danse. Il s’affirme et pour une fois elle l’écoute et est bien décidée à le laisser faire. La pilote est fatiguée de tout et pour une fois elle préfère lui donner toutes les cartes. Aaron a toujours été plus posé et réfléchit qu’elle. Dans ce nouveau monde du moins. Avant elle n’avait jamais été une “fonce dans le tas” comme il vient de la qualifier. Chaque élément était soigneusement évalué lors de ses missions. Plusieurs plans de replis étaient même préétablis : elle ne laissait rien au hasard. Mais tout ça remonte à bien loin à présent. Aujourd’hui, à cause de ce monde chaotique, elle réagit bien plus à l’instinct qu’auparavant. Et ce n’est pas toujours bon mais ça reste grandement utile puisqu’elle est toujours en vie.

Son regard se durcit encore plus lorsqu’il parle d’Olivia. — Comme s’il n’y avait que ça qui m’importait. Comme si elle était insensible à toute autre personne sur cette terre ou tout autre créature. Il comptait donc lui en vouloir pendant encore combien de temps ? Allait-il ressasser cette histoire, encore et encore ? Au moment des faits, la militaire se pensait condamnée, n’avait-elle pas le droit de paniquer sur l’instant et de vouloir revoir un être cher ? Déstabilisée, elle passe une main sur son visage et lâche finalement l’emprise de son regard. Il finit par la lâcher pour farfouiller dans son sac. Ses yeux l’observent et elle comprend quand elle voit le bout de corde qu’il en sort. Elle suit le regard qu’il porte à son compagnon à quatre pattes et réalise seulement maintenant que cela va être bien plus compliqué qu’elle ne l’avait prévu. Elle voit Shadow s’agiter et le regard de son maître qui ne semble pas plus serein. — On va trouver une solution, dit-elle doucement. Elle aurait pu avoir un geste réconfortant envers lui mais ses récents propos l’avaient trop blessé pour le moment. Il devait bien exister un moyen de sortir d’ici, non ? Cela ne pouvait pas s’arrêter comme cela. Et même si son idée de sauter en fonçant dans le tas ne semblait pas l’emballer lui, elle n'hésitera pas à passer la première pour s’assurer du bon fonctionnement de ce plan-là.

D’un geste rapide il enroule la corde autour de son corps et sert fermement le noeud. Avec plus de calme, ses mains s’enroulent autour du bassin de la jeune femme pour venir faire la même chose. Toujours soumise à sa volonté, elle relève un sourcil sans le lâcher des yeux. Une fois fait, les deux sont à présent attachés l’un à l’autre. — Avoue que ça fait longtemps que tu rêves de m'attacher à cette corde, qu’elle lâche avec un petit sourire. Pour le moment, elle n’a pas d’autres idées, mais il fallait bien en trouver une pour l’animal qui l’accompagnait. — Tu vas m’en vouloir encore longtemps ? qu’elle demande finalement sans se rendre compte de sa question. Quand elle croise à  nouveau son regard elle reprend aussitôt la parole. — Tu sais quoi, laisse tomber. Laisse-moi réfléchir. Elle s’éloigne vivement de lui, ignorant totalement la longueur de corde dont il disposait. Il sera bien obligé de la suivre si ça ne suffit pas. Elle commence par arpenter les différentes pièces de l’appartement. La cuisine, la salle de bain, puis l’une des chambres. Finalement elle décida de s’approcher de la sortie et des escaliers.

Au bord du mini-gouffre qui s’était ouvert, elle pose son regard sur les étages du dessous. Des morts étaient présents, il y en avait même qui commençaient à grimper les étages praticables. Avec la chance qu’ils avaient, ces merdes finiraient par les attendre juste de l’autre côté du fossé. Génial. — Tu sais qu’il y a un grand risque pour que si l’un de nous tombe, l’autre soit entraîné dans la chute avec ça ?, demanda-t-elle en désignant la corde qu’elle arborait autour de ses hanches. Sa remarque ne se voulait pas du tout blessante. Mais en voyant les mètres sous elle, Jordan venait de réaliser qu’elle serait incapable de le retenir et serait très probablement entraînée avec lui. Sans non plus douter des ses capacités physiques, avec l'inertie, il y avait de grandes chances que ça soit également son cas s’il s'avérait que ce soit elle qui finisse par chuter. Posant une main dans un geste se voulant amical, elle vient simplement ajouter : — Ne fais pas cette tête, c’était une bonne idée. J’aime bien l’idée que nos vies soient une fois de plus,  liées l’une à l’autres. Un demi-sourire plus tard, elle rejoint à nouveau l’intérieur de l’appartement. — J’ai peut-être une idée, dit-elle pour qu’il la suive jusque dans la chambre du fond.

Une fois dans la pièce, celle d’un enfant ou d’un adolescent, elle s’avance vers le lit simple qui y est installé. Une couche de poussière le recouvre mais ça n’a pas d’importance. Elle glisse les mains sous le matelas qu’elle soulève et finit même par faire retomber un peu plus loin. En dessous se dévoile comme elle l’espérait un sommier en bois avec des lattes. C’était instable, oui, mais s’il était assez long, c’était déjà ça. Ça pourrait au moins permettre à Shadow de traverser si chacun d’eux se trouvait à l’extrémité de chaque côté pour stabilité le support. — Pour Shadow, ça peut être une solution ? Pour nous… un peu moins. C’était pas glorieux. — C’est tout ce que je vois pour le moment. Mais il va falloir agir vite car si ces choses grimpent trop rapidement et nous attendent, on ne pourra rien faire. Pour quelques heures du moins. — A moins qu’on ne reste là et qu’on attende. C’était aussi une solution, bien que temporaire. Cela leur donnerait le temps d’élaborer un plan un peu moins foireux et d’éviter d’affronter une armée de morts qui les attendaient à présent en bas. La militaire passa ses mains sur son visage. Le jour déclinait et elle était encore loin de la Prison. Même s’ils arrivaient à sortir, la nuit sera probablement tombée avant qu’elle ne puisse rentrer. Et parcourir ce chemin dans l’obscurité était loin de l’emballer.
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MessageSujet: Re: we've come a long way from where we began   Sam 1 Sep - 16:18
Les choses se calment, aussi rapidement qu’elles se sont envenimées. Pourquoi, dès que l’on se rencontre, il se passe un truc. Pourtant et heureusement, Jordan semble avoir compris, car en effet, même si elle me regarde de travers, elle ne conteste rien. Elle se contente de me fixer, en me regardant d’un air assez froid, sombre, voir énervée. Cela me rassure, assez rapidement. Je n’ai jamais voulu que son bien. Et je pense que mes mots, l’ont touché ou au moins, qu’elle a compris. Car finalement, ses premiers mots se veulent plus calmes. Osons même le dire, plus coopératifs. Sa blague me fait même doucement sourire. Oh oui ! Et malheureusement pour moi, elle n’est pas la seule que j’ai envie de saucissonner pour la ramener en sécurité. Joey et Anja sont aussi très têtus. Il est difficile de les détourner d’une idée lorsqu’elles l’ont en tête. Si je ne m’étais pas tant énervé, je doute que ma blonde m’aurait vraiment écoutée. Hors là, elle semble plus attentive. D’ailleurs, tout se passe vite. Jordan, décide de faire demi-tour, m’entraînant dans une chambre d’enfant. Je ne comprends pas vraiment ce qu’elle fait, tirant le matelas à terre, pour en découvrir le sommier de bois qui se trouve en dessous. Je ne comprends pas vraiment où elle veut en venir, mais très vite, des explications intéressantes viennent avec.

- Shadow pourrait traverser dessus, tu n’as pas tort… Ça peut fonctionner.

Mon regard vol par instinct vers le trou, même si d’ici on ne le voit pas.

- Ok. Je sais comment on va faire alors. Je vais passer en premier, toi, faudrait que tu sois sûr d’être bien stable de ton côté… Je suis plus lourd, donc si moi, je peux sauter de l’autre côté sans causer d’éboulement, toi, tu pourras passer sans problème. Shadow aura confiance si je suis passé, elle viendra vers moi. Et ensuite, ça sera à toi. Si jamais tu fais un faux pas, on est attachés, donc ça devrait aller.

Je me baisse un peu, évaluant l’état du sommier. Ce qui me rassure, c’est que c’est un petit sommier de bois. Il a l’air robuste, mais assez léger. Ca nous évitera de faire des conneries… Je me tourne donc vers Jordan, puis je hoche la tête. Son idée est bonne. Aussi, je viens me mettre à un bout du sommier et j’attends que Jordan face de même. Comme je l’avais supposé, nous arrivons à soulever le sommier sans trop de mal. Puis, nous entraînons vers le trou. Une fois en face, je le pose à terre et évalue l’éboulement qui a eu lieu. Ca va… La structure semble encore assez stable pour l’idée que nous avons eue.

- Bon, tu es prête ? On va s’en sortir comme des chefs.


J’ai retrouvé mon calme, voir même, ma bonne humeur. Je suis étrangement serein, au final. Malgré les grognements en bas, je prends quelques secondes pour lui prendre doucement l’épaule.

- Je ne t’en veux plus Jordan. J’ai confiance en toi. Mais c’est juste que, je veux éviter une nouvelle catastrophe. Si on ne s’était pas entraîné la dernière fois, je ne te raconte pas comment ça aurait pu mal terminer. Là, on s’entraide encore. Donc, aucune raison que ça ne se passe mal.

Mes mots sont sincères. Je pense qu’en réalité, si je suis si calme, c’est parce que ce n’est pas la première fois que je vis une aventure du style avec Jordan. A notre niveau, on pourrait presque parlé d’une routine de retrouvailles…

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