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 When the lion met the lamb...

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MessageSujet: When the lion met the lamb...   Dim 24 Juin - 20:19


Dernière édition par Jake Johnson le Dim 12 Aoû - 19:35, édité 1 fois
23 janvier 2017
Quand Jake avait une idée en tête, rien ni personne, ou presque, ne pouvait le faire renoncer. L'arène avait un petit côté confort et sécurisant dont Jake et sa fille n'avaient pas bénéficié depuis longtemps.
Malgré tout, Jake trouvait qu'il lui manquait quelque chose. Sans doute que de se retrouver ainsi à nouveau propulsé à une certaine position avait fait renaître en lui son désir de pouvoir. Et, allant de paire avec, son irrésistible goût pour le jeu avait refait surface.
Bien sur, il y avait les combats mais c'était surtout un défouloir. Non, ce que Jake désirait par dessus tout, c'était retrouver la sensation d'une partie endiablée de poker. Il ignorait s'il trouverait dans l'arène des adversaires à sa mesure, mais ce serait là l'occasion d'apprendre à sa fille comment duper son monde.
Mais pour cela, il lui fallait d'abord trouver de quoi jouer. L'arène n'était pas le moins du monde équipée pour cela et Jake avait donc quitté le confort de son nouveau logis pour se rendre au Greektown casino qui se trouvait à seulement quelques rues de l'arène.
Il préféra laisser Elie tranquille, considérant qu'elle en avait déjà assez bavé comme ça. S'il devait encore lui arriver malheur, il se débrouillerait très bien tout seul, voir même beaucoup mieux que s'il avait à s'inquiéter pour elle.
Il partit donc seul, sans vraiment expliquer à quiconque la véritable raison de cette sortie, puis se dirigea le long des rues désertes, son sac de sport sur son épaule droite, la gauche étant à peine remise de la flèche qui s'y était fichée le mois précédant.
Il prit part beaubien Street en véritable ligne droite pendant une quinzaine de minute à un rythme assez calme. C'était un accès presque direct au casino qui s'offrit à lui une fois qu'il eu tourné dans E. Lafayette Street et parcouru quelques mètres. Il n'avait croisé aucun revenant mais il savait très bien que les choses pouvait déraper en un quart de seconde. Il suffisait d'un instant d’inattention pour que tout dégénère.
Il resta donc sur le qui vive, son regard se perdant quelques instant sur les hautes fenêtres du bâtiment. Il pénétra sous la voûte que formait deux gros piliers de maintien et se retrouva sous une sorte de galerie où les voitures se présentaient pour ensuite accéder à l'entrée du casino. Un large sourire de requin sur les lèvres, Jake se retrouva devant les grandes portes vitrées qui étaient encore intactes. Le son résonnait bien ici. Si un revenant se pointait, il entendrait ses grognements assez rapidement. Mais pour l'heure, ils devaient dîner ailleurs car il n'y avait pas l'ombre d'un cadavre.

Les portes à double battant s'ouvrirent sans mal, le tenancier n'ayant sans doute même pas pris la peine de fermer les lieux avant de fuir. Et comme cet endroit n'était pas un lieu idéal où établir un camp, ses portes vitrées ne donnant aucune possibilité de se barricader, personne n'avait eu l'idée de s'y enfermer.
Jake entra donc comme s'il était chez lui et, après avoir fait un peu de bruit en martelant le comptoir de la réception avec un presse papier qui se trouvait là, il fut surprit de n'entendre qu'une faible série de gémissements lointains dans l'étage supérieur. Il monta les escaliers afin d'aller les localiser, pas vraiment tenté par l'idée de piller les lieux avec un mort ou plus, prêts à lui sauter dessus à tout instant. Et puis de toute façon, les tables de jeux et le bar se trouvaient à cet étage donc, d'une pierre deux coups.
Il régla son compte à un premier cadavre avant d'empaler un second avec ce qui lui tombait sous la main, en l’occurrence, le pied d'un tabouret de bar. Le cadavre tendait vainement les bras en avant sous les rires discrets de Jake qui lui enfonça le long manche en argent d'une cuillère à cocktail au fond de son orbite vide. C'était le seul endroit où aucun os ne risquait de venir entraver l'avancée de l'objet et bientôt, le cerveau transpercé, le mort s'effondra.
Plus rien ici ne risquait de lui sauter dessus pour le dévorer, Jake entama donc ses emplêtes.
Il fourra dans son sac deux mallettes de jetons et plusieurs jeux de cartes. Il aurait là de quoi faire pas mal de parties.
Puis, alors qu'il se demandait de quoi il pourrait encore avoir besoin, il songea qu'il pourrait carrément ouvrir un casino dans l'arène. Ce n'était pas une mauvaise idée après tout ! C'était un lieu ouvert aux jeux, quels qu'ils soient, alors un casino était tout désigné pour y avoir sa place.
Son sourire s'étendant plus encore sur son visage, Jake se demanda s'il trouverait ici tout ce dont il aurait besoin. Mais d'un autre côté, si Sam lui refusait la mise en œuvre de cette belle idée, il se retrouverait bien bête s'il emportait avec lui un jeu de roulette encombrante. Pour l'heure, il se contenterait du nécessaire.
Il ajouta quand même deux autres mallettes contenant des jetons dans son sac de sport ainsi que plusieurs dés et gobelets qui serviraient pour des parties de craps.
Il s'apprétait à reprendre les escaliers pour quitter les lieux lorsqu'un bruit inquiétant le fit se rapprocher d'une fenêtre pour regarder à l'extérieur.
Ce n'était sans doute pas le moment idéal pour repartir. Un véritable horde se dirigeait avec empressement dans la rue qu'il avait emprunté juste avant. Pour marcher aussi vite, ils devaient être à la poursuite de quelque chose, ou de quelqu'un.
Résigné, il pesta et se dirigea vers le bar où il avait empalé un mort quelques instants plus tôt, se disant que, quitte à patienter que l'orage passe, autant se mettre à l'aise. Il posa son sac non loin du comptoir et se servit une bouteille de tequila. Elle était tiède mais c'était toujours mieux que rien. Il la bu directement au goulot, se vautrant dans l'un des fauteuils moelleux destinés à mettre les clients le plus à l'aise possible. En face de lui, le mort dont la cuillère était toujours fichée dans l'orbite semblait se vider d'un liquide noirâtre par ce même orifice. Mais il en fallait plus pour dégoûter Jake qui tendit même sa bouteille vers le mort.
« À la tienne mon vieux. »
Puis soudain, un bruit de verre brisé le fit se lever d'un bond. Les portes de l'entrée venaient d'éclater sous la pressions des dizaines de mains avides qui s'y étaient opposées. Les portes de l'étage étaient heureusement plus solide mais, si les morts avaient décidé d'investir les lieux, cela ne pouvait signifier qu'une chose. Ils y avaient suivi quelqu'un qui s'y était réfugié.
Jake sortit aussitôt son Mateba, prêt à accueillir le ou les opportuns qui ne manqueraient pas de venir se réfugier à l'étage où il se trouvait, le rez-de-chaussée n'offrant aucun abris potable.
Il se positionna contre le mur, juste à côté de la porte qui, de toute façon s'ouvrirait vers le côté extérieur de la pièce, puis il attendit patiemment, captant des pas précipités qui montaient les marches. Il ne semblait y avoir qu'une seule personne. Jake arma le chien de son pistolet, le gardant relevé près de son visage en attendant que l’intrus passe la porte.
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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Lun 25 Juin - 15:28
La pluie. Elle est finalement là, abattue soudainement avec l’arrivée de nuages bien menaçants. Me voilà bien arrangée et surtout mille fois embêtée… Moi qui souhaitais éviter tout ça, rentrer avant la nuit et sans embarra, je suis finalement coincée sous le déluge qui ne semble pas près d’arrêter son œuvre. Rentrer au QG semble affaire compromise et plus encore, trouver un coin tranquille semble être encore plus compliqué. Beaucoup de bâtiments, ne possèdent plus de portes. Et d’autres qui en possèdent, semblent verrouillés ou carrément infréquentable. On ne peut pas dire que je sois dans la capacité de faire la difficile, mais je préfère me réfugier vraiment, plutôt que de me rendre compte trop vite que l’endroit n’est pas sûr. Moi qui suis d’habitude discrète, je n’ai cette fois-ci pas du tout géré la chose. Les premières gouttes ont rendues le sol glissant et comme une débutante, je me suis égratignée le genou en faisant le plus de bruit possible, après m’être lamentablement vautrée… C’est comme ça que depuis 10 minutes, j’ai cinq morts vivants qui marchent à ma suite. Je trottine, marche d’un pas actif, veillant à laisser une bonne dizaine de mètre si ce n’est plus entre ce groupe morbide et moi. Je commence à fatiguer, je me vois mal courir alors que la pluie est devenue encore plus intense, c’est un coup à tomber dans un piège ou à courir à la catastrophe, sans jeu de mot de mauvais goût… Aussi, mon choix le plus logique est de rapidement trouver un abri, qui tienne la route.

La silhouette imposante d’un casino, se dessine soudainement sous la pluie. Sans y réfléchir davantage, je m’empresse de rentrer dans ce dernier. Le bas, est évidemment l’endroit le moins sûr du monde, mais les bureaux à l’étage, je suis sûr qu’ils sont en bon état ! Nous ne sommes pas dans une région vraiment touchée par les bombardements et le casino, n’est pas un endroit qu’on vient piller. Je suis sûr que les pièces sont encore en bon état, qu’il y a un bureau encore sûr et une porte bien massive et résistance à ce dernier. Portée par cet espoir, je me dis qu’entrer est ma meilleure option. Comme même si je ne trouve pas ce que je cherche, ça va obliger les affreux à se ranger à la file indienne pour m’avoir et j’aurais surement la chance de pouvoir leur ouvrir le crâne à ce moment-là. Je déboule dans le casino, les affreux me suivant de quelques minutes tout au plus, alors que je renverse quelques tables pour leur compliquer la poursuite. Au pas de course, mais toujours sans sprinter, je grimpe à l’étage. Je m’engouffre dans une pièce et échappe un soudain cri.

- Tirez pas je suis en vie moi !

L’homme qui se tient là, m’a vraiment foutu la trouille. Je ne me pose pas la question, de s’il est méchant ou pas.

- Y a cinq morts qui me suivent, ils m’ont pas touché c’est promis, mais s’il vous plait aidez-moi à les tuer !

Doucement, je sors ma machette, reculant un peu, pour lui montrer que je ne cherche pas à l’attaquer, ni rien de ce genre. Je veux simplement me débarrasser des trucs qui me poursuivent...

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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Lun 25 Juin - 18:04
Jake avait mis en joue la demoiselle aussitôt après son entrée précipitée, le doigt déjà à moitié enfoncé sur sa gâchette. Une petite pression supplémentaire et s'en était fini de l'intruse. Cette dernière poussa un cri et le supplia de ne pas la tuer. Elle annonça ensuite la couleur. Il y avait cinq revenants. Seulement cinq ? Il aurait juré en voir plus dans la rue. Elle le supplia de lui venir en aide.
Sérieusement ? Il y avait encore des gens qui croyaient au père noël ? La seule façon dont Jake aidait les gens, c'était en les achevant pour abréger leur lente agonie.
Sans baisser son Mateba, relâchant toutefois la pression de son index, il observa la jeune femme dégainer une grande machette. Elle n'avait pas l'air d'être le genre de minette à tailler le bout de gras avec les morts, mais si elle voulait en découdre, après tout pourquoi pas.
Il n'eut cependant pas le temps de pousser plus loin sa réflexion car déjà les morts s'étaient agglutinés aux battant de la double porte. Par chance, comme la porte s'ouvrait dans l'autre sens, ils en bloquaient l'ouverture. Grâce à cela, ils pourraient les tirer un à un dans la grande salle de jeu où ils se trouvaient afin de se les faire à la queue leu leu.
Jake rengaina son Mateba et fit un signe de tête à la brunette pour qu'elle recule d'un pas.
« Je vais pousser la porte et en tirer un premier dans la pièce. J'espère que tu sais te servir de ce machin. » ajouta-t-il en désignant la machette.
Il fit ensuite pression sur l'épaisse porte. Les cinq morts agglutinés dessus ne lui rendaient pas la tâche facile mais très vite, un bras apparu dans l'embrasure ainsi créée. Il ne lui en fallut pas plus. Jake attrapa le bras du mort et l'attira à lui pour ensuite le projeter vers l'intruse à la machette. Déséquilibré, le cadavre se vautra sur le sol couvert d'une moquette aux motifs alambiqués et aux couleurs chaudes.
Une fois le premier mort négocié, Jake renouvela l'opération avec le deuxième, laissant à la jeune femme le soin de jouer de la machette.
Mais arrivé au troisième, un des morts avait agrippé le battant de la porte et, par chance ou dû à un vague souvenir de sa vie d'avant, il tira dessus et la porte s'ouvrit en grand, laissant passer les trois abominations d'un seul coup.
Surprit, Jake fit un pas en arrière et trébucha, se retrouvant dos au sol, un des morts s'étant déjà rué sur lui la bouche grande ouverte en faisant claquer sa mâchoire. Jake rampa sur les coudes pour tenter de se défaire du cadavre mais celui-ci mordit à quelques centimètres à peine de son avant bras.
Furieux, Jake l'attrapa par le cou pour essayer de le repousser mais un deuxième se présenta à lui, le troisième préférant la compagnie de la jeune demoiselle.
'Ah c'est comme ça hein...' songea Jake, sentant monter en lui une colère qui n'augurait jamais rien de bon. De sa main droite, il retenait la gorge du premier cadavre, de son autre main, il tentait de repousser les assauts du deuxième. La situation était en train de lui échapper.
Jake tourna la tête en tout sens, cherchant quelque chose qui pourrait lui servir d'arme. Non loin de lui, le cadavre qu'il avait auparavant empalé avec le pied d'un tabouret lui apparut comme le sain sauveur.
Il releva un peu les genoux et s'appuya sur ses talons pour se propulser un peu en arrière et se rapprocher du mort empalé. Une fois assez proche, il lâcha le cou du mordeur, lui assénant un violent coup de coude au passage puis agrippa le pied brisé du tabouret, l'extraya du corps mou en sans vie et le planta dans la tempe de son assaillant en poussant un cri de rage.
Le deuxième mordeur n'avait pas renoncé à le harceler et avait enroulé ses doigts en décomposition autour du cou de Jake, sa gueule à l'haleine fétide commençant à être dangereusement proche de son visage.
Une expression démente dans le regard, Jake repoussa le mort qu'il venait d’empaler et envoya une rafale de coups de poing violents sur le crâne du mordeur. Encore et encore il frappa, sentant à peine la douleur dans ses phalanges. Et même lorsque le mort cessa de bouger, son crâne ayant fini par se briser sous les assauts répétés, Jake continua de lui administrer ses coups les plus violents.
Finalement, à bout de souffle, la main douloureuse, il se releva, s'assurant que le dernier cadavre n'était plus un problème. Mais la jeune femme s'en était occupée.
Un instant, il cru voir de la peur passer dans son regard. Lorsque Jake était prit de ce genre de crise de violence, mieux valait ne pas se trouver sur sa trajectoire. Et en règle générale, personne qui soit sain d'esprit n'aurait eu l'idée saugrenue de l'interrompre ou même d’émettre le moindre commentaire.
Jake attrapa un torchon sur le bar et entreprit de s'essuyer la main. Elle était rouge et commençait à gonfler un peu mais il n'était pas écorché. Et au vu de la douleur, il ne semblait pas s'être fracturé quoi que ce soit. Il plia et déplia ses doigts plusieurs fois, se les massant de sa main épargnée puis il se tourna vers l'intruse, la fusillant du regard.
Pendant un instant il ne dit rien, se contentant de la regarder en silence tout en la détaillant. Inconsciemment, il étudiait les potentielles forces et faiblesses de la demoiselle. Elle semblait savoir se servir d'une machette mais n'avait néanmoins pas l'air très à l'aise avec le fait de tuer des revenants. Il était peu probable qu'elle ait survécu seule depuis le début de l'apocalypse, elle devait donc faire partie d'un groupe plus grand. Avait-elle été séparée d'un groupe en explorations ? Risquait-il de les voir débouler dans l'instant ? Et dans le cas contraire, quel serait le mieux à faire ? La tuer ou la laisser repartir ? Elle ne semblait pas avoir grand chose d'intéressant sur elle qui vaille la peine de la tuer et elle ne semblait pas avoir été mordue.
Finalement, Jake lâcha un juron, attrapa une nouvelle bouteille de tequila et se vautra dans le fauteuil qu'il aurait aimé ne pas avoir eu à quitter.
Il prit le temps de décapsuler sa bouteille et de s'enfiler une grosse gorgée tiède avant d'annoncer :
« On dirait bien que tu me dois un service. »
En disant cela, il avait renoncé à la fusiller du regard et avait même ponctué sa phrase d'un petit sourire charmeur. C'était plus fort que lui, face à une belle femme.
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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Mer 27 Juin - 23:29
Une journée comme ça, c’est ce que l’on peut qualifier d’une mauvaise journée. Tout semble s’organiser, se mettre en branle pour me coller le plus de stresse possible. Moi qui suis toujours avec un grand sourire bienveillant collé aux lèvres, je suis pour l’instant assez fermée. Je n’aime pas me mettre en danger inutilement mais cette sortie était importante. Avec la disparition de Will et Elias sur sa trace, je dois me ravitailler à la bonne vieille méthode de l’expédition hasardeuse. On peut le dire, l’homme qui est actuellement à mes côtés, me fait peur. Il a continué de pointer son flingue vers moi, même si je n’étais visiblement pas armée et bien vivante. Il me fait peur, me ramenant en un sordide écho, vers mon passé et cette nuit sanglante dans la grande où l’on s’est fait attaquer de sang-froid et tout ça pour un peu de matériel. J’ai cru voir cette étincelle de je m'en foutisme dans son regard, cette étincelle qui veut dire ; je suis un survivant et je n’hésite pas à tuer les autres pour continuer à survivre. Pourtant, je me rassure et cette impression, ne s’en va que très légèrement lorsque son attention se reporte vers les morts qui viennent lentement et de leur pas traînant vers nous. C’est avec une légère grimace que j’écoute son plan, mais avec docilité que je lui obéis. Je me place vers le fond de la pièce, prête à intervenir quand il me le demande. Les deux premiers, passent au compte-gouttes, à la file indienne et assez lentement pour que l’inconnu puisse s’en charger sans mon aide. Mais soudain et sans que je n’ai vraiment pu voir comment, surement parce que je fixais leurs yeux et surement pas leurs mains, la porte s’ouvre et les trois derniers entrent. Les deux premiers se ruent sur l’inconnu et le dernier, vers moi. Il ne m’en faut pas plus pour comprendre. Rapidement, je m’avance, je lance mon bras en arrière et dans un léger grognement dû à l’effort, j’abats ma machette sur le crâne de l’affreux, qui dans un bruit gluant et sinistre, voit le contenant noirâtre de sa cervelle tomber au sol, avant que son corps de l’accompagne. Juste à temps pour me retourner et voir qu’en effet, l’homme c’était bien accommodé des deux derniers. Je déglutis néanmoins, en remarquant comment il les a tués. Un frisson glisse le long de ma colonne vertébrale, alors que je me convaincs mentalement. Il n’avait pas le choix d’être aussi violent, on devient tous violents et dangereux pour sa survie. Il n’est pas fou, il n’est pas fou…

Finalement, il récupère un torchon pour commencer à s’occuper de sa main meurtrie. C’est selon moi un exploit que ses os n’aient pas cédés sous des assauts si violents, sans maintien dans la main. L’instant qui suit, est pour moi lourd. Moi qui hésite entre la peur et la fuite, son regard assassin ne m’aide pas. Moi qui suis d’habitude si bienveillante avec les autres, je ne comprends pas bien pourquoi je suis dans cet état. En même temps, je suis trempée, je sors d’une petite course contre des morts et lui, a été obligé de m’aider et a failli y laisser sa vie. Non, il n’est pas fou. Je lui en dois une. Comme s’il lisait dans mes pensées, voilà qu’il prononce l’écho de ces dernières. Aussitôt, je sursaute un peu.

- Ecoutez… J’étais sortie de mon petit repère pour trouver à manger. On ne peut pas dire que la chasse a été très bonne. Mais j’ai trouvé une boite de fruits en sirop. On peut la partager si vous le souhaitez ?

Doucement, je retire mon sac. Je viens m’asseoir près de lui, mais pas trop, on ne sait jamais. Je m’assois sur une caisse qui traîne là, visiblement vide vu le léger son sourd qui résonne lorsque je m’assois. Je m’emploie à sortir la dite boîte, maigre magot de la journée, avant de grimacer. Je me suis égratignée le genou et déchirée le jean. Ce n’est pas très grave et heureusement pour ma vie, on voit clairement que c’est le résultat d’une chute un peu maladroite et non une morsure. Mon regard se pose rapidement sur la bouteille de téquila de l’homme.

- Vous m’autorisez ? Juré, je n’en utiliserai même pas une gorgée, vous pouvez me faire confiance.

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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Jeu 5 Juil - 15:20
La jeune femme semblait nerveuse. Après ce qu'il venait de se produire, et après le coup de sang de Jake, il n'y avait rien d'étonnant à cela. Elle lui proposa bien volontiers de partager le peu de nourriture qu'elle possédait. Était-ce une façon d’apaiser les esprit ou bien était-elle d'un naturel avenant ? Dans un cas comme dans l'autre, Jake n'était pas du genre à refuser ce genre de proposition, surtout qu'il ne pourrait sans doute pas retourner à l'arène dans l'immédiat. La pluie s'était mise à tomber à verse et de nombreux échos de grognements, à l'extérieur, indiquaient que les rues étaient devenues fréquentées. Les revenants ne faisaient sans doute que passer mais le temps qu'ils déguerpissent, la nuit serait tombée.
Mais après tout, l'endroit était douillet et la compagnie charmante. Que demander de plus. Avec un grand sourire des plus chaleureux, il acquiesça.
« Avec plaisir. »
Jake avait vu juste. Elle était nerveuse. Plutôt que de prendre place sur l'un des confortables fauteuils qui jouxtaient celui où Jake s'était vautré, elle préféra se mettre face à lui, à une distance respectable, sur une vulgaire caisse qui traînait. Ce petit détail l'amusa et fit naître un rictus au coin de ses lèvres.
La jeune femme sortit la fameuse conserve et Jake remarqua son genou écorché. Son regard s'attarda dessus mais il sembla évident que ce n'était ni une griffure ni une morsure. Elle avait sans doute dû tomber.
La voix de la jeune femme le tira de sa réflexion et il quitta son genou du regard. Sans un mot, il la toisa un moment avant de lui tendre la bouteille. Sans le vouloir, il lui frôla les doigts en la lui passant et un étrange sentiment commença à poindre en lui. Était-ce dû à la quiétude du moment qui suivait une intense poussée d'adrénaline ? La pluie au dehors masquait presque tous les autres bruits et l'obscurité commençait à les entourer doucement tel un cocon bienveillant. Il n'avait pas quitté la demoiselle du regard et il avait parfaitement conscience du malaise que celle-ci semblait ressentir à son égard.
D'ordinaire, lorsqu'il était en pareille compagnie, il sortait le grand jeu, il faisait son séducteur et mettait tout en œuvre pour paraître le plus charmant possible. En contre partie, sa proie du moment se laissait charmer, papillonnait des paupières telle une biche enamourée et après quelques habilles échanges, la conclusion ne se faisait pas attendre. Mais sans doute que la fin du monde avait quelque peu bouleversé ses habitudes. Depuis combien de temps ne s'était-il plus prêté à ce jeu ? Depuis combien de temps n'avait-il plus ressenti cette fièvre de la chasse ?
Mais ce qu'il ressentait en cet instant n'avait rien à voir avec tout ce qu'il avait pu éprouver autrefois. Non, cette fois-ci, tout était bien différent. Le contexte, l'ambiance, la proie... Il se sentait tel un loup affamé face à une brebis sans défense. Et cette sensation grisante de supériorité fit naître une étrange expression sur son visage.
Il ne la quitta pas du regard lorsqu'elle se désinfecta rapidement le genou avec l'alcool et s'arrangea pour lui frôler les doigts à nouveau lorsqu'elle lui rendit la bouteille. Sans savoir pourquoi, il s'amusa de voir son expression. Était-elle apeurée ? Troublée ? Ou juste très mal à l'aise ?
Il se décida néanmoins à briser le silence.
« Tu as eu de la chance que je me sois trouvé là. Un peu plus et tu finissais en apéritif. »
Par réflexe et sans s'en rendre compte, il massa les phalanges de ses doigts meurtris qui tenaient la bouteille de tequila avant d'en boire une petite gorgée.
« Je m'appelle Jake. » conclut-il, un sourire de requin accompagnant l'information.
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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Mer 11 Juil - 23:54
L’homme, sembla plutôt heureux de ma proposition. Il acquiesça, avec un regard et une voix qui me rassuraient déjà au moins un peu, par rapport à ce qu’il avait usé comme ton juste avant. Je suis un peu secouée en cet instant, ce qui doit m’empêcher d’être aussi que je peux l’être en conditions plus anodines. Mais je me dis qu’après avoir fuit des rôdeurs, avoir déchiré l’un de mes seuls jeans plus ou moins neuf que j’avais sous la main et après avoir reçu un regard noir lancé comme celui qu’il, m’a offert, je pense que j’ai le droit d’être un brin heurtée mentalement. Il faut cependant vite que je me ressaisisse, surtout après l’avoir entraîné dans un affrontement où il a failli perdre un bras. La mort avait ses crocs tendus vers l’avant à quelques centimètres de son cuir et je me serais sentie mille fois coupable si j’avais causé la perte d’un membre ou pire, la perte de sa vie. Le temps semble s’écouler très lentement, comme si chaque seconde en coûtait cinq. Je pense que le blond en ma présence m’intimide, surement à cause de la rage que j’ai lu dans ses yeux quand il était pris de sa frénésie meurtrière contre les morts ambulants. J’ai beau me rassurer et me dire qu’on doit tous avoir cette lueur de folie dans les yeux, cette rage de vivre et de pouvoir continuer à respirer, il m’a quand même filé un frisson assez intense dans le dos.

- Enchanté Jake, moi c’est Azia. Je suis désolée pour tout ça et merci de m’avoir secouru. On peut dire que j’ai eu de la chance qu’il y ait quelqu’un dans ce casino.

J’arrive étrangement à lui proposer un charmant sourire, simple mais finalement honnête. Oui, malgré la première impression un peu brutale, il me paraît finalement sympathique et à bien y réfléchir en réalité, il m’a même sauvé d’un mauvais pas sans y être obligé. Il aurait pu me tuer immédiatement puis s’occuper des autres bestioles ou pire, m’enfermer dans le couloir avec eux pour leur offrir une distraction assez appétissante pour fuir, mais il n’en a rien fait. Finalement, j’ouvre la boîte de fruits que je lui avais sagement proposés, avant de me saisir d’un petit fruit. Je souris finement et lui tends la conserve ouverte avec bienveillance. Je suis assez triste de ne plus avoir le privilège de manger une bonne poire juteuse. Maintenant, il faut trouver attendre la vraie saison, prier pour qu’il n’y ait pas d’intempéries et avoir la chance de trouver l’arbre fruitier qui pourra ravir nos papilles. Au moins, même si le goût n’est pas le même, on peut dire que les conserves abandonnées sont toujours très plaisantes à dénicher.

- Tenez, servez-vous sans crainte.

Je croque et mâche mon petit encas, avant de l’observer avec un peu plus d’attention. Un casino est un curieux endroit pour s’arrêter. Les choses qu’on y trouve ne sont pas vitales et relèvent souvent du divertissement. Peut-être que cet homme fait partie d’un groupe ? Aux dernières nouvelles, je crois qu’il existe plusieurs groupes, dont un dans la prison, un dans une arène et Fort Hope, d’après les gens de passages, les survivants avec qui j’avais pu converser. J’ai surement raté d’autres groupes car après tout, beaucoup d’alliances doivent naître un peu partout dans le coin. Mais de toute manière, si cet homme est ici pour jeux de cartes et autres distractions, c’est qu’il doit appartenir à un groupe ! Ou alors a-t-il fait comme moi et il est venu ici, pour s’abriter de la pluie ?

- Vous aimez les jeux du casino ou la pluie vous a poussé à trouver vite refuge dans un bâtiment quelconque ?

J’annonce ça en souriant, cherchant à me montrer plus calme, détendre l’atmosphère et à réorienter notre sujet de discussion sur quelque chose de moins sanglant.

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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Lun 23 Juil - 21:28
Elle s’appelait Azia. C'était un nom qui semblait exotique bien que la jeune femme n'avait pas l'air si exotique que cela. Peut-être une origine du côté du Mexique ou de l'autre côté de l'Atlantique.
La jeune femme lui servit alors un sourire et la boite de fruits confits. Le premier était bien plus attrayant que le deuxième mais Jake s’empara de la boite sans emmètre de commentaire et sans la quitter un seul instant du regard. Lorsqu'il fixait ainsi les gens dans les yeux, il suscitait en général deux réactions parfaitement opposées selon le type de personne qu'il avait en face de lui. Les personnes faibles et soumises baissaient les yeux ou décrochaient simplement le contact en focalisant leur attention sur un élément du décor alors que les personnes sûres d'elles maintenaient le contact le plus longtemps possible, consciemment ou pas d'ailleurs.
Jake s'amusait beaucoup de ce petit jeu dont il avait, pour sa part, parfaitement conscience.
Azia entamma alors la conversation de la façon la plus anodine qui soit. Il fallait bien commencer par quelque chose cependant. Le sourire de Jake s'étendit à moitié et il avala quelques fruits supplémentaires avant de se lécher les doigts et de finalement répondre. Il rendit la boite à la jeune femme.
« Je ne suis pas un chat. La pluie ça n'a jamais tué personne. »
Il s'adossa nonchalamment dans le petit fauteuil bas et confortable. Tout en continuant de fixer Azia, il laissa planer un léger silence avant de faire un mouvement ample des bras pour désigner la pièce.
« Je cherchais de quoi m'amuser un peu. Black-jack, Poker, jeux de dé et j'en passe. Tout ça me manque et je voulais retrouver le frisson du jeu. »
Il se pencha alors en avant et, une lueur diabolique dans le regard, il eut une idée qui accentua la drôle de sensation qu'il avait déjà au creux du ventre.
« Tu es joueuse ? »
Un large sourire laissant apercevoir ses dents s'étendait sur son visage. Sans même attendre la réponse d'Azia, il se leva et alla fouiller dans son sac de sport. Il en sortit un paquet de 52 cartes sommes toute banal. Il se réinstalla, sortit les cartes de leur paquet et, d'une main experte qui prouvait qu'il avait fait ça toute sa vie, il commença à battre le jeu.
« Il y a longtemps que je n'ai pas pu jouer. Offre moi une partie du jeu que je veux et on aura qu'à dire qu'on est quitte. »
Bien entendu, le seul et unique jeu qui lui venait à l'esprit était le poker. Et pas n'importe quel poker. Pour une fois, il n'avait pas envie de jouer de façon classique. Non. Il voulait un peu plus de piquant. Il voulait un bon vieux streap poker auquel s'adonnaient les étudiants lors de leurs soirées un peu trop arrosées, lorsqu'aucun adulte n'était là pour surveiller.
Azia n'avait aucune chance de gagner, qu'elle sache bien jouer ou non. Car au poker, Jake était un champion et l'idée que la demoiselle finisse par inexorablement se retrouver en sous-vêtement le rendrait plus redoutable encore.
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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Mer 25 Juil - 20:10
Toute cette situation, me semble très étrange. Il règne une lourde atmosphère, qui ne cesse de changer et de prendre des courbes sincèrement malsaines… L’homme qui est avec moi, ne cesse de passer du coq à l’âne, me lançant des regards sympathiques voir neutre, pour l’instant d’après me lancer des sourires et des regards très appuyés, qui après le regard noir et le flingue pointé dans ma direction laissent un goût amer en bouche. Se faire braquer par une arme, est pour moi toujours une épreuve. Je n’aime vraiment pas les armes à feu et pour l’instant, ayant toujours été très souriante et avenante avec les survivants, je n’ai été braquée d’une arme sur la tête que deux fois. Une fois par Elias, que j’ai pardonné vite, puisque je le connais et qu’il s’est platement excusé. Puis ensuite, par cet homme. Qui lui, n’éprouve aucun remord et ne s’excusera surement jamais. Et sincèrement, je ne suis pas prête d’aller le lui demander. Un intense frisson glisse le long de ma nuque, alors que je redoute le pire. Même si depuis tout à l’heure, je me bats pour ne pas condamner cet homme sans en savoir davantage sur lui, la suite des événements ne semblent pas vraiment jouer en la faveur de l’apaisement, surtout pour moi. Chaque seconde qui s’écoule semble durer deux, voire trois fois plus longtemps. Si je prétexte maintenant de devoir partir, j’ai l’étrange sensation que je finirai avec un couteau planté entre mes deux omoplates à l’instant même où je ferai demi-tour.

- Joueuse ?
 
Avec un tel air, ce mot ne peut paraître que tendancieux. Je suis d’ailleurs même sûr que ça l’est en réalité. Un nouveau frisson d’appréhension parcourt mon dos. Je sais, que je suis en présence d’un homme joueur et ça m’inquiète, puisqu’il est armé. Je me détends légèrement, quand il me propose un jeu, mais l'apaisement ne reste pas très longtemps. Je me dis que la bataille ne sera pas le jeu qui peut l’intéresser vu sa liste, aussi, je me risque à demander un jeu issu de sa liste.

- Un poker ? C’est simple et toujours sympa…

Je me dis que jouer de simples jetons de plastiques ne sera pas une avance trop risquée. Nous aurons l'attrait d’une petite partie amicale, chose que je faisais bien volontiers avec des amis au bon vieux temps. Le salon de tatouage avec pas mal de jeux en tous genres et il y avait une belle mallette avec un set de poker complet dedans. Bien loin d’être une experte, je suis une joueuse dynamique qui cache assez bien son jeu malgré tout. Puis de toute manière, je me dis que ça sera toujours plus sympa pour faire redescendre les tensions qui électrisent l’air. Un peu de jeu avec un grand sourire et une maximum de fair-play, pourquoi pas le laisser gagner et le tour sera jouer.

- T’as récupéré les jetons en plus des cartes ou on se fiche et on joue sans ?

Mon regard se balade déjà sur les alentours. S’il ne les a pas récupérer et qu’il les veut, je pense de toute manière qu’on n’aura pas à chercher très loin. C’est ça, le but d’un casino après tout ; l’abondance des jeux.

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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Jeu 26 Juil - 12:07
Contre toute attente, ce fut elle qui proposa un poker. Sans cesser de la fixer et tout en continuant de battre les cartes, Jake réflechit à ses différentes options. La jeune femme n'avait pas l'air du genre à se laisser prendre au jeu du strip poker et Jake se surprit à imaginer la jeune femme sans ses vêtements. Depuis combien de temps n'avait-il pas eu l'occasion de s'amuser un peu en compagnie d'une belle créature ? Bien trop longtemps à son goût.
« On joue avec. » répondit simplement Jake à la question d'Azia tout en s'emparant d'une boite de jeton tirée de son sac de sport.
Il termina de battre le paquet et scruta les alentours. Il repéra une table basse non loin d'autres fauteuils destinés à accueillir les joueurs qui désiraient faire une pause tout en se délectant d'une des boissons du bar. Il se leva et la tira entre lui et Azia et disposa le paquet de carte dessus.
« Je ferai le donneur pour le premier tour. On joue en classique simple si ça te va ? »
De toute façon, il doutait fortement qu'Azia connaisse les différentes variantes de ce jeu et dans la mesure où ils n’étaient que deux, les possibilités étaient grandement réduites. La partie se cantonnerait donc à un duel de regards et de bluff. Et à ce jeu là, Jake était un véritable requin.
« Trois manches gagnantes, celui qui fini avec le plus de jetons gagne. »
Sans même attendre la réponse d'Azia, Jake commença à distribuer des jetons puis,  face cachée, les deux cartes réglementaires à chacun en alternant, une à elle, une à lui.
Il reposa le tas et s'empara de ses cartes. Jouer à deux ne l’intéressait qu'à moitié, les enjeux n'étaient pas assez élevés, aussi, au lieu d'être concentré sur le jeu, son esprit vagabonda hors des sentiers battus. Ce qu'il aurait vraiment voulu, en cet instant, c'était retirer ses vêtements à la jeune femme qui lui faisait face. Jamais, de toute sa vie, il n'avait violenté une femme. Celles qui se refusaient à lui, car il y en avait eu, n'avaient jamais eu à souffrir de sa rancœur. En général, il se défoulait d'une autre manière et d'autres prenaient à leur place.
Mais en cet instant, alors qu'il sentait monter en lui un désir irrépressible, il se demanda ce qui pourrait bien l'empêcher de prendre ce qu'il convoitait. Autrefois, il respectait une forme de bienséance et de code d'honneur envers la gente féminine. Mais aujourd'hui... Les choses étaient différentes. Ici et maintenant, alors qu'ils étaient seuls et que le monde entier s'écroulait, qui aurait bien pu être témoin de ses actions ? Absolument personne...
Pourtant, il quitta la jeune femme du regard et se plongea dans son jeu de carte, un léger pincement de culpabilité le retenant encore. Ce qu'il désirait était mal, il le savait, et une petite voix au fond de lui lui soufflait que s'il s'engageait sur ce chemin là, jamais il n'en reviendrait.
Il avait une carte de faible valeur, le six de trèfle, et une tête, la reine de cœur. Instinctivement, il étudia les différentes possibilités qui s'offraient à lui. Mais, sans rien contrôler de ses pensées, il s'imagina alors plaquer Azia contre le bar et lui mordre le cou tout en faisant remonter ses mains le long de ses cuisses.
Le visage totalement insondable malgré les pensées abjectes qui tourbillonnaient dans son esprit, il effectua une première mise d'une valeur de 100 dollars tout en fixant Azia dans les yeux. D'ordinaire, lorsqu'il procédait à la mise, il essayait de sonder l'état d'esprit de ses adversaires. Mais cette fois, il n'y parvint pas, ne pensant plus qu'à la façon dont il voulait parvenir à ses fins, et ceux-ci n'étaient pas de gagner au poker pour une fois.
Il regarda Azia miser puis il révéla devant eux trois cartes de la pioche qui constituaient le flop. Il avait tiré un trois de carreau, un roi de cœur et un sept de trèfle.
Le roi était intéressant pour lui ainsi que le sept de trèfle. La partie s'annonçait bien, pourtant, il s'en moquait royalement.
Après la pose du flop, il devaient miser une nouvelle fois ou se coucher, puis Jake révélerait une quatrième carte, le turn, une nouvelle session d'enchère aurait lieu puis Jake dévoilerait la river après quoi le meilleur jeu l'emporterait.
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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Jeu 9 Aoû - 0:06
On peut le dire, mais l’ambiance qui pèse ici, est de pire en pire. Assez silencieuse, solennelle, j’irais même jusqu’à dire étouffante. Ma joie habituelle et mon entrain, ma passion débordante, toutes mes qualités de joviale joyeuse drille, envolés en un battement d’ail, précédant la chute d’une simple plume. J’aurais dû simplement refuser le jeu et lui filer entre les pattes, comme toute personne sensée aurait surement pu le faire. Mais sans savoir pourquoi ni comment, on peut dire que cet homme a une aura assez négative, pour ne pas dire imposante, ou même effrayante. C’est précisément le genre d’homme qui peut nous faire sursauter en pleine nuit si on ne l’avait pas entendu approcher en face de nous. La lueur dans son regard pouvant suffire à nous faire peur. Mon stresse grimpe doucement, comme un ascenseur dont la destination nous fait peur. Il n’y a surement rien à faire, à mesure que les cartes défilent sous mes yeux, mon cœur s’emballe un peu plus pour chaque minute. Il sort une mallette de jetons et c’est là, que je me mets à paniquer sincèrement. Mon esprit est ailleurs, loin de la partie. Même si les jetons sont en place, que les cartes de bases sièges entre mes fins doigts, je ne regarde pas vraiment mon jeu. J’ai des flashs un peu flippant, un peu sanglants qui me montent à la tête. Pourtant, je le sais. Je le sais, de par mes expériences et mes interactions avec les victimes dont j’étais l’avocate, qu’agir en victime, fait automatiquement de nous la victime. Mais rien y fait, son regard m’écrase. Il est le lion, dont je suis la gazelle qui servira de repas.

La situation m’échappe totalement, jouant sans être sincèrement attentive, misant sans vraiment compter. Il doit me prendre pour la plus douée des bluffeuses, avec un visage si impassible, si neutre… pourtant, il ne s’agit là que d’un voile de stress intense, surement visible par ma jambe qui sautille que très légèrement, et s’il pouvait l’entendre, par mon cœur complètement emballé et désynchronisé. Finalement, je me redresse et reprend une petite inspiration, comme lorsqu’on sort de sa nuit de sommeil. Je souris doucement, l’air assez naturel et me relève, abandonnant les cartes sur notre table de jeu. Je ramasse mon sac avant de hausser les épaules, toujours ce sourire simple aux lèvres.

- J’entends que la pluie s’est arrêtée, que les morts s’en sont allé. La partie est belle mais vu mon jeu, c’est certain que tu m’as battu. Je vais profiter de l’accalmi pour rejoindre mon petit refuge paisible. Au plaisir de te revoir ! J’aimerais faire une vraie partie avec toi un de ces jours.

Ma voix est étonnement calme. Reprenant mes réflexes de défenseuses des droits de l’Homme, toujours prête à riposter, je lui tourne le dos. J’essaye de lui montrer de par mes signaux corporels, que je n’ai pas peur, que je suis zen. Quelqu’un d’inquiet, n’aurait pas tourné le dos à quelque chose qu’il juge dangereux. Comme le zèbre guettant les avancées des lionnes dans les hautes herbes, la proie en alerte serait restée prudente. Pourtant, c’est d’un pas décidé que je me dirige vers la sortie, n’ayant avancé que de quelques pas, en moins de quelques secondes, je me permets de lancer une nouvelle réplique, priant pour le couper dans ses élans pour me retenir. La partie n’est pas finie, mais pour moi, il doit prendre ça pour un ‘’je me couche’’.

- Je comprends pourquoi t’es venu ici, t’es un joueur de casino passionné ça se voit !

Dernière phrase, alors que j’approche de la porte. Encore quelques pas, et j’aurais rejoint le couloir. Un escalier et quelques mètres et je serai tirée d’affaire...

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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Jeu 9 Aoû - 22:41

La partie s'acheva brutalement. Jake avait remarqué la nervosité grandissante chez la jeune femme, notamment par l'agitation irrépressible de sa jambe, mais il avait attribué ça à la partie. Cependant il semblait que sa nervosité venait de tout autre chose. Bien qu'il soit parvenu à garder un visage de marbre, il fallait croire que les femmes avaient un sixième sens infaillible en cas de danger.
Mais plutôt que de se lever aussi soudainement et abattre ainsi ses cartes, Azia aurait mieux fait de jouer le jeu et de bluffer. Elle aurait dû lui faire croire que tout allait pour le mieux et qu'elle menait la danse. Car à prendre ainsi la tangente, elle venait, bien malgré elle, de faire s'effondrer les derniers remparts de Jake qui, face à l'urgence du moment, oublia tout sens commun.
Tel un lion en chasse qui voit sa proie commencer à fuir, signe évident qu'elle l'avait repéré, sa seule solution à présent était de lui courir après. La jeune femme, croyant maîtriser la situation, alla même jusqu'à lui tourner le dos. Quelle terrible erreur.
Lentement, Jake posa ses cartes à son tour sans quitter le dos d'Azia des yeux. Non, elle n'allait pas s'en aller comme ça. C'était inconcevable.
Tout aussi lentement, il se leva de son siège et rattrapa la jeune femme en quelques grandes enjambées sans pour autant s'être pressé. Arrivant à la porte au même moment qu'elle, il saisi la poignée et la claqua violemment. Peut-être un peu plus violemment que ce qu'il aurait voulu d'ailleurs mais il était comme en transe. Il venait de s'engager sur une voie sans retour et l’adrénaline qui parcourait maintenant ses veines décuplait sa force déjà bien suffisante.
« C'est très impoli de quitter une partie en cours. »
Sa voix sonnait faux dans sa bouche. Il ne se reconnaissait plus. Était-il bien sur que c'était là ce qu'il voulait ? Ce qu'il projetait de faire, les images qui inondaient son esprit, la sensation grandissante à son entrejambe... c'était mal.
Mais qui aujourd'hui pouvait encore décider de ce qui était bien ou mal ? Combien de fois avait-il tué pour obtenir des ressources pour lui et sa fille ? Combien de fois s'était-il amusé de voir un survivant, qu'il aurait pu aider, se faire dévorer sous ses yeux pour ensuite aller récupérer ses biens ? En quoi était-ce mieux ? Il avait un démon en lui. Autant lui lâcher la bride jusqu'au bout pour une fois.
Dans son regard, Azia pouvait désormais lire que nul échappatoire ne s'offrirait plus à elle. Il avait fait son choix et les choses ne se termineraient pas bien pour au moins l'un d'entre eux. Et au vu des rapports de force, il était peu probable que ce soit elle qui en sorte vainqueur.
Comme mue par une soudaine envie de vivre, Azia fit volte face et se rua vers les tables de jeu.
Jake, quant à lui, prit tout son temps pour la rejoindre, laissant monter en lui des vagues de désir d'une intensité accrue par la sensation de chasse. Jamais encore il n'avait éprouvé un tel désir sexuel et l'idée d'enfreindre un interdit en toute impunité ne faisait qu’accroître son envie.
Acculée de l'autre côté du billard, l'unique porte se trouvant dans le dos de Jake, Azia s’empara de l'une des queues posée sur la table de jeu recouverte de la traditionnelle moquette verte. Elle la brandie devant elle à la manière d'une lance, prête à empaler quiconque tenterait de trop approcher.
Jake se mit à rire entre ses lèvres celées, un rictus les déformant. Cette tentative désespérée de la part de la jeune femme lui donna envie de se prêter au jeu.
« Il fallait le dire si tu voulais changer de jeu. »
Jake commença à contourner la table, lentement, très lentement. Azia, sans doute peu encline à se laisser rattraper, fit de même, de telle sorte que la table reste toujours entre eux.
Cependant, préférant rester entre la porte et la jeune femme pour éviter qu'elle ne parvienne à s'enfuir, il revint sur ses pas, retournant à son point de départ.
« Alors quoi ? On se le fait se billard ? Non ? Dernière chance. »
Le regard affolé d'Azia amusait Jake à un point vraiment malsain. Soudain, sans prévenir, il s'élança et se retrouva debout sur le billard. En deux grandes enjambées il se retrouva assez proche de sa victime pour que celle-ci tente de lui assener un coup de son arme improvisée. Mais il s'y était attendu et il s'écarta juste à temps, saisissant la queue et tirant de telle sorte qu'elle échappa des mains de la pauvre Azia qui se retrouva démunie.
Jake brisa alors la queue de billard sur sa cuisse et jeta les morceaux de chaque côté de la table, trop loin pour servir à Azia. Puis il sauta à terre juste devant sa proie acculée qui n'avait plus aucune chance de lui échapper.
Il était à présent tout contre elle et il s'appuya d'une main au mur dans le dos d'Azia. Elle pouvait très certainement sentir la bosse qui s'était formée au niveau de l'entre-jambe de Jake, sombre prédiction de ce qui l'attendait.
« J'ai un nouveau jeu à te proposer. » lui souffla-t-il alors, son regard fou plongé dans le sien.

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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Dim 12 Aoû - 18:33
/!\ ATTENTION : les postes qui vont suivre, commencent à décrire un acte sexuel non-consenti à caractère violent. Ni Jake ni moi ne soutenons ça. Il s'agit, comme le forum, d'une oeuvre fictive mettant en scène des personnages. Si vous êtes sensibles, nous vous déconseillons de poursuivre votre lecture et d'aller plutôt regarder des jolies gifs de chats. /!\

Mon monde s’effondre d’un seul coup. La pression monte en flèche, mon cœur bat à cent à l’heure, j’aurais aussitôt couru si mes jambes n’avaient pas eu soudain le poids de deux sacs de sable débordants. La terreur me clou au sol, consciente que c’est déjà trop tard et que Jake, est plus fort que moi en tous points. Jake me rejoint à grandes enjambées et claque la porte de sortie d’une main de fer. Mon regard papillonne quelques instants alors que je recule de deux pas. Il ne me faut pas plus de temps pour saisir ce qu’il a en tête, son regard de fauve parlant de lui-même. Aussitôt je fais demi-tour, dans un élan si brutal que mon sac en tombe, mais je n’ai pas le droit à l’hésitation, pas le droit de regarder derrière moi car la moindre seconde peut me coûter très cher. Avec un frisson de peur, je galope vers la table de billard et passe par-dessus avec agilité. Aussitôt, je me mets face à lui, en alerte. Je ne parle pas, je ne réponds pas à ses piques et n’entends plus ses rires, je me contente de réagir à l’instinct. La queue du billard est posée en évidence et c’est la première idée qui me vient, je m’en saisis. Une main en haut, une main en bas, je suis prête à tenter de l'empaler avec, ou à tenter de le frapper à la tête. Mon esprit est entièrement vide, je ne réfléchis plus à aucun plan. Chacun de mes mouvements est induit par ce que lui fait, pour tenter de lui échapper, d’accéder à la porte peut-être. Il part à droite pour me rejoindre de l’autre côté, je le suis en miroir. Hors de question de me retrouver du même côté que lui. Hors de question de le laisser s’approcher. Tandis que mes mouvements sont rapides, concentrée à lui échapper, ses mouvements à lui sont lents, traduisant la chasse qui fait partie de son être.

Mais subitement, Jake fait un mouvement qui aurait dû être prévisible mais qui, dans mon état de stress et de panique intense, ne m’avait même pas traversé l’esprit. Le lion est debout sur la table de billard et me guette de son regard affamé. Il s’approche et immédiatement, je tente de lui planter la queue dans le sternum, espérant le faire chuter de haut et avoir le temps de fuir le temps qu’il se relève, mais évidemment mon coup fût prévisible. Il s’écarte et saisit ma canne, tirant dessus avec brutalité en me l’arrachant des mains, manquant de me faire perdre l’équilibre. Je recule aussitôt, mais il ne faut à Jake que quelques secondes pour briser mon arme provisoire et sauter devant moi.

- A-arrêtes tu… ne fais pas ça c’est cruel, tout mais pas ça…


Mes jambes tremblent, mes yeux s’écarquillent en grand à l’instant où il me colle contre lui, me coinçant contre le mur. Je sens une bosse qui m’écœure, se coller contre ma cuisse, tenu loin de ma vue et de mon contact par quelques bouts de tissus et c’est tout… La terreur se lit dans mon regard, mon cœur bat fort et mes yeux trahissent toute mon angoisse. L’une de mes mains se pose sur son ventre, l’autre sur son torse, alors que je me colle au mur avec la force du désespoir, comme si je priais pour disparaître contre lui. Je le tiens à distance, du moins j’essaye avec mes mains. Mais mon corps reste paralysé, incapable de répliquer face à toute cette mésaventure, qui me paraître trop réaliste pour me débattre… Azia, bouge. Réveille-toi...

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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Dim 12 Aoû - 20:47
Première supplique. D'ordinaire, ce genre de propos lui était servi lorsqu'il était en train de tabasser quelqu'un et qu'il était dans un état d’ébullition, les poings serrés et la rage au ventre. Mais cette fois-ci, c'était une toute autre sensation qui parcourait son ventre. Ou plus précisément son bas-ventre. Et d'ordinaire, lorsqu'il ressentait ça, il avait un joli brin de fille entre les bras, lui roucoulant des choses agréables et lui faisant les yeux doux pour obtenir ses faveurs.
Le mélange de ces deux univers avait quelque chose de très excitant, un peu comme de découvrir un nouveau plat alliant sucré et salé mais sans que rien ne détonne. Un mariage parfait de saveurs.
Son regard plongé dans celui de sa future victime, Jake sentit les mains de la belle se plaquer contre lui dans une veine tentative de le repousser. Mais le rapport de force était à ce point inégal que tout ce qu'elle parvenait à faire, c'était à se coincer les bras. Ce contact n'étant pas pour lui déplaire, Jake laissa flotter un léger sourire lubrique sur ses lèvres. De son côté, il s'appuya plus fort contre elle, lui bloquant complètement les mains entre eux de sorte qu'elle ne put pas l'empêcher de faire glisser sa main gauche sous ses vêtements pendant que la droite lui enserrait le cou.
Avec une lenteur exagérée, il fit remonter ses doigts le long du flan de la jeune femme, lui provoquant un frisson, certainement plus de dégoût que de plaisir, puis les laissa redescendre jusqu'à son pantalon avant de les y faire glisser jusque sur sa hanche, la main bien à plat sous le tissu. À peine avait-il commencé à la caresser ainsi, avec bien plus de douceur que ses intentions à venir ne pouvait suggérer, Azia avait essayé de se débattre et avait ouvert la bouche, certainement pour s’époumoner dans l'espoir qu'une âme charitable vienne la sortir de ce guêpier. Mais les seuls qui risquaient d'être ameutés, c'étaient les morts. Il avait aussitôt lâché son cou et plaqué sa main droite bien à plat contre sa bouche de telle sorte que ses cris furent étouffés.
« Ce n'est pas très malin de hurler comme ça tu sais. Les morts pourraient se joindre à la fête. » lui souffla-t-il au creux de l'oreille, sa main gauche toujours plaquée sur sa hanche, sous son pantalon.
Alors qu'elle continuait de se débattre, elle parvint à se libérer un bras et s'employa à retirer la main que son agresseur avait glissé tout contre sa peau. En réponse, Jake la retira... et lui envoya en pleine figure avec une force telle que la jeune femme s'écroula au sol. Sans perdre un instant, celle-ci se mit à ramper en direction du billard et commença à passer dessous.
Comprenant ce qu'elle tentait de faire, Jake se mit à rire d'un rire froid et lugubre. Il se pencha et attrapa ses deux chevilles d'une seule main. Il tira alors, faisant ressortir la demoiselle de sous la table. Azia ruait comme un cheval endiablé au point qu'un de ses pieds se libéra et il se le prit en pleine figure. Le coup n'avait pas été assez fort pour le faire saigner mais la pulsation qui suivit le coup fit monter sa colère.
« Ok. Comme tu voudras. »
Il empoigna la cheville libre de son autre main et termina de faire sortir la jeune femme de sous la table. Celle-ci avait les mains accrochées à l'un des pieds et il tira plus fort sur ses chevilles. La table se déplaça en même temps qu'Azia qui refusait de lâcher sa bouée de sauvetage.
Conscient qu'il ne lui ferait pas lâcher prise comme ça, il vit là une opportunité assez interessante. Il fit remonter ses mains jusque sur le pantalon de la demoiselle au niveau de ses chevilles et tira dessus au lieu de tirer directement sur ses jambes. Le pantalon commença à lui descendre le long des hanches. Si elle lachait prise, son pantalon cesserait de descendre. Mais si elle s'entêtait, elle finirait en petite culotte plus tôt que prévu.
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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Mar 14 Aoû - 22:26
Tout s’enchaîne à une vitesse folle, sans que je ne puisse prévoir quoi que ce soit. J’ai beau forcer, j’ai beau le pousser du plat de mes mains, je ne fais pas le poids physiquement, surtout en état de choc, je ne parviens pas à le repousser. Malgré l’adrénaline qui pulse dans ma tête et dans mon corps, il m’est impossible malgré tous mes efforts de l’éloigner. Je panique, c’est évident. Mais tous mes espoirs de le repousser, de le voir s’arrêter à un moment, épris de remords, fanent subitement, lorsque ses doigts entrent en contact avec ma peau. Un long frisson de dégoût glisse le long de mon échine, pour se muer en un crie, alors que j’appelle à l’aide. Mais aussitôt, la main qui enserrait ma gorge se détache, pour venir se plaquer contre ma bouche, étouffant mes plaintes. Il glisse à mon attention, quelques mots à glacer le sang, qui ont pour cause de sommet en moi, l’effet d’un électrochoc. L’une de mes mains cesse de le pousser, alors que je tente de saisir sa main, pour l’empêcher désespérément de toucher ma peau. Il la retire alors, pour m’adresser une gifle à réveiller les morts, une troisième fois. Je chute lamentablement à terre, secouée et véritablement sonnée. Mais immédiatement, cette chute sonne comme l’occasion en or. Sous le billard, j’entrevoie la porte de l’autre côté. L’espace est restreint, mais pas pour quelqu’un de ma stature. Aussitôt, je donne toute la force de mon désespoir pour me glisser dessous, mais pas le temps d’atteindre l’autre côté, que le fou me saisit les jambes. Il me tire vers lui, mais immédiatement, mes mains se ferment sur l’un des pieds de la table. Comme une forcenée, je me débats, lui donnant des coups de pieds violents, me ruant comme un cheval sauvage à qui on essaye de mettre le mors.  

Mais Jake ne se laisse pas déséquilibré. Même si je sens sous mes talons, que mes frappes le touchent, il ne lâche pas sa prise. Il me tire soudain, encore plus fort ce qui a pour effet de faire glisser la lourde table avec moi, que je refuse toujours de lâcher. Il semble comprendre que je ne lâcherais pas si facilement, mais malheureusement et malgré ce que je pouvais espérer, il n’est pas stupide. Il attrape mon jean et le fait glisser avec des gestes secs, vers le bas de mes jambes. Aussitôt, je lâche une main, essayant de rattraper mon bac, mais rien n’y fait. Je lâche ma deuxième main, et me redresse comme je peux, lui assénant une gifle raisonnante, alors que je me tortille pour espérer remonter mes vêtements. En guise de réponse, sa grande main saisit les miennes et les plaque au-dessus de ma tête. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il s’écrase de tout son long au-dessus de moi, bloquant mes jambes ouvertes pour lui laisser place. Un violent tremblement me saisit, alors que mes forces combatives m’abandonnent peu à peu.

- Arrête !! Je t’en prie arrête ! Tu peux faire ça avec d’autres filles qui seront d’accord, lâches moi !!

Mon plaidoyer ne sert à rien, mais je ne comprends ni pourquoi ni comment. Comment j’en suis arrivée là, pourquoi il m’inflige ça… Je n’ai pas le temps de réfléchir à tout ça, je ne comprends pas pourquoi je subis toutes ces choses et je ne comprends pas pourquoi sa colère se retourne vers moi, alors que je ne lui ai clairement rien fait de mal… Mon corps tremble, secoué de spasmes de terreur, alors qu’une unique larme coule le long de ma joue.

- Pitié…


Ma voix se brise en une supplication sincère et sinistre, alors que d’une main il immobilise les mains, il me remonte lentement mon haut, avec un appétit terrifiant, qui malgré mes plaintes ne tarira pas...

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Happyness
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When the lion met the lamb...
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