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 When the lion met the lamb...

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MessageSujet: When the lion met the lamb...   Dim 24 Juin - 20:19
23 janvier 2017
Quand Jake avait une idée en tête, rien ni personne, ou presque, ne pouvait le faire renoncer. L'arène avait un petit côté confort et sécurisant dont Jake et sa fille n'avaient pas bénéficié depuis longtemps.
Malgré tout, Jake trouvait qu'il lui manquait quelque chose. Sans doute que de se retrouver ainsi à nouveau propulsé à une certaine position avait fait renaître en lui son désir de pouvoir. Et, allant de paire avec, son irrésistible goût pour le jeu avait refait surface.
Bien sur, il y avait les combats mais c'était surtout un défouloir. Non, ce que Jake désirait par dessus tout, c'était retrouver la sensation d'une partie endiablée de poker. Il ignorait s'il trouverait dans l'arène des adversaires à sa mesure, mais ce serait là l'occasion d'apprendre à sa fille comment duper son monde.
Mais pour cela, il lui fallait d'abord trouver de quoi jouer. L'arène n'était pas le moins du monde équipée pour cela et Jake avait donc quitté le confort de son nouveau logis pour se rendre au Greektown casino qui se trouvait à seulement quelques rues de l'arène.
Il préféra laisser Elie tranquille, considérant qu'elle en avait déjà assez bavé comme ça. S'il devait encore lui arriver malheur, il se débrouillerait très bien tout seul, voir même beaucoup mieux que s'il avait à s'inquiéter pour elle.
Il partit donc seul, sans vraiment expliquer à quiconque la véritable raison de cette sortie, puis se dirigea le long des rues désertes, son sac de sport sur son épaule droite, la gauche étant à peine remise de la flèche qui s'y était fichée le mois précédant.
Il prit part beaubien Street en véritable ligne droite pendant une quinzaine de minute à un rythme assez calme. C'était un accès presque direct au casino qui s'offrit à lui une fois qu'il eu tourné dans E. Lafayette Street et parcouru quelques mètres. Il n'avait croisé aucun revenant mais il savait très bien que les choses pouvait déraper en un quart de seconde. Il suffisait d'un instant d’inattention pour que tout dégénère.
Il resta donc sur le qui vive, son regard se perdant quelques instant sur les hautes fenêtres du bâtiment. Il pénétra sous la voûte que formait deux gros piliers de maintien et se retrouva sous une sorte de galerie où les voitures se présentaient pour ensuite accéder à l'entrée du casino. Un large sourire de requin sur les lèvres, Jake se retrouva devant les grandes portes vitrées qui étaient encore intactes. Le son résonnait bien ici. Si un revenant se pointait, il entendrait ses grognements assez rapidement. Mais pour l'heure, ils devaient dîner ailleurs car il n'y avait pas l'ombre d'un cadavre.

Les portes à double battant s'ouvrirent sans mal, le tenancier n'ayant sans doute même pas pris la peine de fermer les lieux avant de fuir. Et comme cet endroit n'était pas un lieu idéal où établir un camp, ses portes vitrées ne donnant aucune possibilité de se barricader, personne n'avait eu l'idée de s'y enfermer.
Jake entra donc comme s'il était chez lui et, après avoir fait un peu de bruit en martelant le comptoir de la réception avec un presse papier qui se trouvait là, il fut surprit de n'entendre qu'une faible série de gémissements lointains dans l'étage supérieur. Il monta les escaliers afin d'aller les localiser, pas vraiment tenté par l'idée de piller les lieux avec un mort ou plus, prêts à lui sauter dessus à tout instant. Et puis de toute façon, les tables de jeux et le bar se trouvaient à cet étage donc, d'une pierre deux coups.
Il régla son compte à un premier cadavre avant d'empaler un second avec ce qui lui tombait sous la main, en l’occurrence, le pied d'un tabouret de bar. Le cadavre tendait vainement les bras en avant sous les rires discrets de Jake qui lui enfonça le long manche en argent d'une cuillère à cocktail au fond de son orbite vide. C'était le seul endroit où aucun os ne risquait de venir entraver l'avancée de l'objet et bientôt, le cerveau transpercé, le mort s'effondra.
Plus rien ici ne risquait de lui sauter dessus pour le dévorer, Jake entama donc ses emplêtes.
Il fourra dans son sac deux mallettes de jetons et plusieurs jeux de cartes. Il aurait là de quoi faire pas mal de parties.
Puis, alors qu'il se demandait de quoi il pourrait encore avoir besoin, il songea qu'il pourrait carrément ouvrir un casino dans l'arène. Ce n'était pas une mauvaise idée après tout ! C'était un lieu ouvert aux jeux, quels qu'ils soient, alors un casino était tout désigné pour y avoir sa place.
Son sourire s'étendant plus encore sur son visage, Jake se demanda s'il trouverait ici tout ce dont il aurait besoin. Mais d'un autre côté, si Sam lui refusait la mise en œuvre de cette belle idée, il se retrouverait bien bête s'il emportait avec lui un jeu de roulette encombrante. Pour l'heure, il se contenterait du nécessaire.
Il ajouta quand même deux autres mallettes contenant des jetons dans son sac de sport ainsi que plusieurs dés et gobelets qui serviraient pour des parties de craps.
Il s'apprétait à reprendre les escaliers pour quitter les lieux lorsqu'un bruit inquiétant le fit se rapprocher d'une fenêtre pour regarder à l'extérieur.
Ce n'était sans doute pas le moment idéal pour repartir. Un véritable horde se dirigeait avec empressement dans la rue qu'il avait emprunté juste avant. Pour marcher aussi vite, ils devaient être à la poursuite de quelque chose, ou de quelqu'un.
Résigné, il pesta et se dirigea vers le bar où il avait empalé un mort quelques instants plus tôt, se disant que, quitte à patienter que l'orage passe, autant se mettre à l'aise. Il posa son sac non loin du comptoir et se servit une bouteille de tequila. Elle était tiède mais c'était toujours mieux que rien. Il la bu directement au goulot, se vautrant dans l'un des fauteuils moelleux destinés à mettre les clients le plus à l'aise possible. En face de lui, le mort dont la cuillère était toujours fichée dans l'orbite semblait se vider d'un liquide noirâtre par ce même orifice. Mais il en fallait plus pour dégoûter Jake qui tendit même sa bouteille vers le mort.
« À la tienne mon vieux. »
Puis soudain, un bruit de verre brisé le fit se lever d'un bond. Les portes de l'entrée venaient d'éclater sous la pressions des dizaines de mains avides qui s'y étaient opposées. Les portes de l'étage étaient heureusement plus solide mais, si les morts avaient décidé d'investir les lieux, cela ne pouvait signifier qu'une chose. Ils y avaient suivi quelqu'un qui s'y était réfugié.
Jake sortit aussitôt son Mateba, prêt à accueillir le ou les opportuns qui ne manqueraient pas de venir se réfugier à l'étage où il se trouvait, le rez-de-chaussée n'offrant aucun abris potable.
Il se positionna contre le mur, juste à côté de la porte qui, de toute façon s'ouvrirait vers le côté extérieur de la pièce, puis il attendit patiemment, captant des pas précipités qui montaient les marches. Il ne semblait y avoir qu'une seule personne. Jake arma le chien de son pistolet, le gardant relevé près de son visage en attendant que l’intrus passe la porte.
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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Lun 25 Juin - 15:28
La pluie. Elle est finalement là, abattue soudainement avec l’arrivée de nuages bien menaçants. Me voilà bien arrangée et surtout mille fois embêtée… Moi qui souhaitais éviter tout ça, rentrer avant la nuit et sans embarra, je suis finalement coincée sous le déluge qui ne semble pas près d’arrêter son œuvre. Rentrer au QG semble affaire compromise et plus encore, trouver un coin tranquille semble être encore plus compliqué. Beaucoup de bâtiments, ne possèdent plus de portes. Et d’autres qui en possèdent, semblent verrouillés ou carrément infréquentable. On ne peut pas dire que je sois dans la capacité de faire la difficile, mais je préfère me réfugier vraiment, plutôt que de me rendre compte trop vite que l’endroit n’est pas sûr. Moi qui suis d’habitude discrète, je n’ai cette fois-ci pas du tout géré la chose. Les premières gouttes ont rendues le sol glissant et comme une débutante, je me suis égratignée le genou en faisant le plus de bruit possible, après m’être lamentablement vautrée… C’est comme ça que depuis 10 minutes, j’ai cinq morts vivants qui marchent à ma suite. Je trottine, marche d’un pas actif, veillant à laisser une bonne dizaine de mètre si ce n’est plus entre ce groupe morbide et moi. Je commence à fatiguer, je me vois mal courir alors que la pluie est devenue encore plus intense, c’est un coup à tomber dans un piège ou à courir à la catastrophe, sans jeu de mot de mauvais goût… Aussi, mon choix le plus logique est de rapidement trouver un abri, qui tienne la route.

La silhouette imposante d’un casino, se dessine soudainement sous la pluie. Sans y réfléchir davantage, je m’empresse de rentrer dans ce dernier. Le bas, est évidemment l’endroit le moins sûr du monde, mais les bureaux à l’étage, je suis sûr qu’ils sont en bon état ! Nous ne sommes pas dans une région vraiment touchée par les bombardements et le casino, n’est pas un endroit qu’on vient piller. Je suis sûr que les pièces sont encore en bon état, qu’il y a un bureau encore sûr et une porte bien massive et résistance à ce dernier. Portée par cet espoir, je me dis qu’entrer est ma meilleure option. Comme même si je ne trouve pas ce que je cherche, ça va obliger les affreux à se ranger à la file indienne pour m’avoir et j’aurais surement la chance de pouvoir leur ouvrir le crâne à ce moment-là. Je déboule dans le casino, les affreux me suivant de quelques minutes tout au plus, alors que je renverse quelques tables pour leur compliquer la poursuite. Au pas de course, mais toujours sans sprinter, je grimpe à l’étage. Je m’engouffre dans une pièce et échappe un soudain cri.

- Tirez pas je suis en vie moi !

L’homme qui se tient là, m’a vraiment foutu la trouille. Je ne me pose pas la question, de s’il est méchant ou pas.

- Y a cinq morts qui me suivent, ils m’ont pas touché c’est promis, mais s’il vous plait aidez-moi à les tuer !

Doucement, je sors ma machette, reculant un peu, pour lui montrer que je ne cherche pas à l’attaquer, ni rien de ce genre. Je veux simplement me débarrasser des trucs qui me poursuivent...

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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Lun 25 Juin - 18:04
Jake avait mis en joue la demoiselle aussitôt après son entrée précipitée, le doigt déjà à moitié enfoncé sur sa gâchette. Une petite pression supplémentaire et s'en était fini de l'intruse. Cette dernière poussa un cri et le supplia de ne pas la tuer. Elle annonça ensuite la couleur. Il y avait cinq revenants. Seulement cinq ? Il aurait juré en voir plus dans la rue. Elle le supplia de lui venir en aide.
Sérieusement ? Il y avait encore des gens qui croyaient au père noël ? La seule façon dont Jake aidait les gens, c'était en les achevant pour abréger leur lente agonie.
Sans baisser son Mateba, relâchant toutefois la pression de son index, il observa la jeune femme dégainer une grande machette. Elle n'avait pas l'air d'être le genre de minette à tailler le bout de gras avec les morts, mais si elle voulait en découdre, après tout pourquoi pas.
Il n'eut cependant pas le temps de pousser plus loin sa réflexion car déjà les morts s'étaient agglutinés aux battant de la double porte. Par chance, comme la porte s'ouvrait dans l'autre sens, ils en bloquaient l'ouverture. Grâce à cela, ils pourraient les tirer un à un dans la grande salle de jeu où ils se trouvaient afin de se les faire à la queue leu leu.
Jake rengaina son Mateba et fit un signe de tête à la brunette pour qu'elle recule d'un pas.
« Je vais pousser la porte et en tirer un premier dans la pièce. J'espère que tu sais te servir de ce machin. » ajouta-t-il en désignant la machette.
Il fit ensuite pression sur l'épaisse porte. Les cinq morts agglutinés dessus ne lui rendaient pas la tâche facile mais très vite, un bras apparu dans l'embrasure ainsi créée. Il ne lui en fallut pas plus. Jake attrapa le bras du mort et l'attira à lui pour ensuite le projeter vers l'intruse à la machette. Déséquilibré, le cadavre se vautra sur le sol couvert d'une moquette aux motifs alambiqués et aux couleurs chaudes.
Une fois le premier mort négocié, Jake renouvela l'opération avec le deuxième, laissant à la jeune femme le soin de jouer de la machette.
Mais arrivé au troisième, un des morts avait agrippé le battant de la porte et, par chance ou dû à un vague souvenir de sa vie d'avant, il tira dessus et la porte s'ouvrit en grand, laissant passer les trois abominations d'un seul coup.
Surprit, Jake fit un pas en arrière et trébucha, se retrouvant dos au sol, un des morts s'étant déjà rué sur lui la bouche grande ouverte en faisant claquer sa mâchoire. Jake rampa sur les coudes pour tenter de se défaire du cadavre mais celui-ci mordit à quelques centimètres à peine de son avant bras.
Furieux, Jake l'attrapa par le cou pour essayer de le repousser mais un deuxième se présenta à lui, le troisième préférant la compagnie de la jeune demoiselle.
'Ah c'est comme ça hein...' songea Jake, sentant monter en lui une colère qui n'augurait jamais rien de bon. De sa main droite, il retenait la gorge du premier cadavre, de son autre main, il tentait de repousser les assauts du deuxième. La situation était en train de lui échapper.
Jake tourna la tête en tout sens, cherchant quelque chose qui pourrait lui servir d'arme. Non loin de lui, le cadavre qu'il avait auparavant empalé avec le pied d'un tabouret lui apparut comme le sain sauveur.
Il releva un peu les genoux et s'appuya sur ses talons pour se propulser un peu en arrière et se rapprocher du mort empalé. Une fois assez proche, il lâcha le cou du mordeur, lui assénant un violent coup de coude au passage puis agrippa le pied brisé du tabouret, l'extraya du corps mou en sans vie et le planta dans la tempe de son assaillant en poussant un cri de rage.
Le deuxième mordeur n'avait pas renoncé à le harceler et avait enroulé ses doigts en décomposition autour du cou de Jake, sa gueule à l'haleine fétide commençant à être dangereusement proche de son visage.
Une expression démente dans le regard, Jake repoussa le mort qu'il venait d’empaler et envoya une rafale de coups de poing violents sur le crâne du mordeur. Encore et encore il frappa, sentant à peine la douleur dans ses phalanges. Et même lorsque le mort cessa de bouger, son crâne ayant fini par se briser sous les assauts répétés, Jake continua de lui administrer ses coups les plus violents.
Finalement, à bout de souffle, la main douloureuse, il se releva, s'assurant que le dernier cadavre n'était plus un problème. Mais la jeune femme s'en était occupée.
Un instant, il cru voir de la peur passer dans son regard. Lorsque Jake était prit de ce genre de crise de violence, mieux valait ne pas se trouver sur sa trajectoire. Et en règle générale, personne qui soit sain d'esprit n'aurait eu l'idée saugrenue de l'interrompre ou même d’émettre le moindre commentaire.
Jake attrapa un torchon sur le bar et entreprit de s'essuyer la main. Elle était rouge et commençait à gonfler un peu mais il n'était pas écorché. Et au vu de la douleur, il ne semblait pas s'être fracturé quoi que ce soit. Il plia et déplia ses doigts plusieurs fois, se les massant de sa main épargnée puis il se tourna vers l'intruse, la fusillant du regard.
Pendant un instant il ne dit rien, se contentant de la regarder en silence tout en la détaillant. Inconsciemment, il étudiait les potentielles forces et faiblesses de la demoiselle. Elle semblait savoir se servir d'une machette mais n'avait néanmoins pas l'air très à l'aise avec le fait de tuer des revenants. Il était peu probable qu'elle ait survécu seule depuis le début de l'apocalypse, elle devait donc faire partie d'un groupe plus grand. Avait-elle été séparée d'un groupe en explorations ? Risquait-il de les voir débouler dans l'instant ? Et dans le cas contraire, quel serait le mieux à faire ? La tuer ou la laisser repartir ? Elle ne semblait pas avoir grand chose d'intéressant sur elle qui vaille la peine de la tuer et elle ne semblait pas avoir été mordue.
Finalement, Jake lâcha un juron, attrapa une nouvelle bouteille de tequila et se vautra dans le fauteuil qu'il aurait aimé ne pas avoir eu à quitter.
Il prit le temps de décapsuler sa bouteille et de s'enfiler une grosse gorgée tiède avant d'annoncer :
« On dirait bien que tu me dois un service. »
En disant cela, il avait renoncé à la fusiller du regard et avait même ponctué sa phrase d'un petit sourire charmeur. C'était plus fort que lui, face à une belle femme.
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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Mer 27 Juin - 23:29
Une journée comme ça, c’est ce que l’on peut qualifier d’une mauvaise journée. Tout semble s’organiser, se mettre en branle pour me coller le plus de stresse possible. Moi qui suis toujours avec un grand sourire bienveillant collé aux lèvres, je suis pour l’instant assez fermée. Je n’aime pas me mettre en danger inutilement mais cette sortie était importante. Avec la disparition de Will et Elias sur sa trace, je dois me ravitailler à la bonne vieille méthode de l’expédition hasardeuse. On peut le dire, l’homme qui est actuellement à mes côtés, me fait peur. Il a continué de pointer son flingue vers moi, même si je n’étais visiblement pas armée et bien vivante. Il me fait peur, me ramenant en un sordide écho, vers mon passé et cette nuit sanglante dans la grande où l’on s’est fait attaquer de sang-froid et tout ça pour un peu de matériel. J’ai cru voir cette étincelle de je m'en foutisme dans son regard, cette étincelle qui veut dire ; je suis un survivant et je n’hésite pas à tuer les autres pour continuer à survivre. Pourtant, je me rassure et cette impression, ne s’en va que très légèrement lorsque son attention se reporte vers les morts qui viennent lentement et de leur pas traînant vers nous. C’est avec une légère grimace que j’écoute son plan, mais avec docilité que je lui obéis. Je me place vers le fond de la pièce, prête à intervenir quand il me le demande. Les deux premiers, passent au compte-gouttes, à la file indienne et assez lentement pour que l’inconnu puisse s’en charger sans mon aide. Mais soudain et sans que je n’ai vraiment pu voir comment, surement parce que je fixais leurs yeux et surement pas leurs mains, la porte s’ouvre et les trois derniers entrent. Les deux premiers se ruent sur l’inconnu et le dernier, vers moi. Il ne m’en faut pas plus pour comprendre. Rapidement, je m’avance, je lance mon bras en arrière et dans un léger grognement dû à l’effort, j’abats ma machette sur le crâne de l’affreux, qui dans un bruit gluant et sinistre, voit le contenant noirâtre de sa cervelle tomber au sol, avant que son corps de l’accompagne. Juste à temps pour me retourner et voir qu’en effet, l’homme c’était bien accommodé des deux derniers. Je déglutis néanmoins, en remarquant comment il les a tués. Un frisson glisse le long de ma colonne vertébrale, alors que je me convaincs mentalement. Il n’avait pas le choix d’être aussi violent, on devient tous violents et dangereux pour sa survie. Il n’est pas fou, il n’est pas fou…

Finalement, il récupère un torchon pour commencer à s’occuper de sa main meurtrie. C’est selon moi un exploit que ses os n’aient pas cédés sous des assauts si violents, sans maintien dans la main. L’instant qui suit, est pour moi lourd. Moi qui hésite entre la peur et la fuite, son regard assassin ne m’aide pas. Moi qui suis d’habitude si bienveillante avec les autres, je ne comprends pas bien pourquoi je suis dans cet état. En même temps, je suis trempée, je sors d’une petite course contre des morts et lui, a été obligé de m’aider et a failli y laisser sa vie. Non, il n’est pas fou. Je lui en dois une. Comme s’il lisait dans mes pensées, voilà qu’il prononce l’écho de ces dernières. Aussitôt, je sursaute un peu.

- Ecoutez… J’étais sortie de mon petit repère pour trouver à manger. On ne peut pas dire que la chasse a été très bonne. Mais j’ai trouvé une boite de fruits en sirop. On peut la partager si vous le souhaitez ?

Doucement, je retire mon sac. Je viens m’asseoir près de lui, mais pas trop, on ne sait jamais. Je m’assois sur une caisse qui traîne là, visiblement vide vu le léger son sourd qui résonne lorsque je m’assois. Je m’emploie à sortir la dite boîte, maigre magot de la journée, avant de grimacer. Je me suis égratignée le genou et déchirée le jean. Ce n’est pas très grave et heureusement pour ma vie, on voit clairement que c’est le résultat d’une chute un peu maladroite et non une morsure. Mon regard se pose rapidement sur la bouteille de téquila de l’homme.

- Vous m’autorisez ? Juré, je n’en utiliserai même pas une gorgée, vous pouvez me faire confiance.

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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Jeu 5 Juil - 15:20
La jeune femme semblait nerveuse. Après ce qu'il venait de se produire, et après le coup de sang de Jake, il n'y avait rien d'étonnant à cela. Elle lui proposa bien volontiers de partager le peu de nourriture qu'elle possédait. Était-ce une façon d’apaiser les esprit ou bien était-elle d'un naturel avenant ? Dans un cas comme dans l'autre, Jake n'était pas du genre à refuser ce genre de proposition, surtout qu'il ne pourrait sans doute pas retourner à l'arène dans l'immédiat. La pluie s'était mise à tomber à verse et de nombreux échos de grognements, à l'extérieur, indiquaient que les rues étaient devenues fréquentées. Les revenants ne faisaient sans doute que passer mais le temps qu'ils déguerpissent, la nuit serait tombée.
Mais après tout, l'endroit était douillet et la compagnie charmante. Que demander de plus. Avec un grand sourire des plus chaleureux, il acquiesça.
« Avec plaisir. »
Jake avait vu juste. Elle était nerveuse. Plutôt que de prendre place sur l'un des confortables fauteuils qui jouxtaient celui où Jake s'était vautré, elle préféra se mettre face à lui, à une distance respectable, sur une vulgaire caisse qui traînait. Ce petit détail l'amusa et fit naître un rictus au coin de ses lèvres.
La jeune femme sortit la fameuse conserve et Jake remarqua son genou écorché. Son regard s'attarda dessus mais il sembla évident que ce n'était ni une griffure ni une morsure. Elle avait sans doute dû tomber.
La voix de la jeune femme le tira de sa réflexion et il quitta son genou du regard. Sans un mot, il la toisa un moment avant de lui tendre la bouteille. Sans le vouloir, il lui frôla les doigts en la lui passant et un étrange sentiment commença à poindre en lui. Était-ce dû à la quiétude du moment qui suivait une intense poussée d'adrénaline ? La pluie au dehors masquait presque tous les autres bruits et l'obscurité commençait à les entourer doucement tel un cocon bienveillant. Il n'avait pas quitté la demoiselle du regard et il avait parfaitement conscience du malaise que celle-ci semblait ressentir à son égard.
D'ordinaire, lorsqu'il était en pareille compagnie, il sortait le grand jeu, il faisait son séducteur et mettait tout en œuvre pour paraître le plus charmant possible. En contre partie, sa proie du moment se laissait charmer, papillonnait des paupières telle une biche enamourée et après quelques habilles échanges, la conclusion ne se faisait pas attendre. Mais sans doute que la fin du monde avait quelque peu bouleversé ses habitudes. Depuis combien de temps ne s'était-il plus prêté à ce jeu ? Depuis combien de temps n'avait-il plus ressenti cette fièvre de la chasse ?
Mais ce qu'il ressentait en cet instant n'avait rien à voir avec tout ce qu'il avait pu éprouver autrefois. Non, cette fois-ci, tout était bien différent. Le contexte, l'ambiance, la proie... Il se sentait tel un loup affamé face à une brebis sans défense. Et cette sensation grisante de supériorité fit naître une étrange expression sur son visage.
Il ne la quitta pas du regard lorsqu'elle se désinfecta rapidement le genou avec l'alcool et s'arrangea pour lui frôler les doigts à nouveau lorsqu'elle lui rendit la bouteille. Sans savoir pourquoi, il s'amusa de voir son expression. Était-elle apeurée ? Troublée ? Ou juste très mal à l'aise ?
Il se décida néanmoins à briser le silence.
« Tu as eu de la chance que je me sois trouvé là. Un peu plus et tu finissais en apéritif. »
Par réflexe et sans s'en rendre compte, il massa les phalanges de ses doigts meurtris qui tenaient la bouteille de tequila avant d'en boire une petite gorgée.
« Je m'appelle Jake. » conclut-il, un sourire de requin accompagnant l'information.
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MessageSujet: Re: When the lion met the lamb...   Mer 11 Juil - 23:54
L’homme, sembla plutôt heureux de ma proposition. Il acquiesça, avec un regard et une voix qui me rassuraient déjà au moins un peu, par rapport à ce qu’il avait usé comme ton juste avant. Je suis un peu secouée en cet instant, ce qui doit m’empêcher d’être aussi que je peux l’être en conditions plus anodines. Mais je me dis qu’après avoir fuit des rôdeurs, avoir déchiré l’un de mes seuls jeans plus ou moins neuf que j’avais sous la main et après avoir reçu un regard noir lancé comme celui qu’il, m’a offert, je pense que j’ai le droit d’être un brin heurtée mentalement. Il faut cependant vite que je me ressaisisse, surtout après l’avoir entraîné dans un affrontement où il a failli perdre un bras. La mort avait ses crocs tendus vers l’avant à quelques centimètres de son cuir et je me serais sentie mille fois coupable si j’avais causé la perte d’un membre ou pire, la perte de sa vie. Le temps semble s’écouler très lentement, comme si chaque seconde en coûtait cinq. Je pense que le blond en ma présence m’intimide, surement à cause de la rage que j’ai lu dans ses yeux quand il était pris de sa frénésie meurtrière contre les morts ambulants. J’ai beau me rassurer et me dire qu’on doit tous avoir cette lueur de folie dans les yeux, cette rage de vivre et de pouvoir continuer à respirer, il m’a quand même filé un frisson assez intense dans le dos.

- Enchanté Jake, moi c’est Azia. Je suis désolée pour tout ça et merci de m’avoir secouru. On peut dire que j’ai eu de la chance qu’il y ait quelqu’un dans ce casino.

J’arrive étrangement à lui proposer un charmant sourire, simple mais finalement honnête. Oui, malgré la première impression un peu brutale, il me paraît finalement sympathique et à bien y réfléchir en réalité, il m’a même sauvé d’un mauvais pas sans y être obligé. Il aurait pu me tuer immédiatement puis s’occuper des autres bestioles ou pire, m’enfermer dans le couloir avec eux pour leur offrir une distraction assez appétissante pour fuir, mais il n’en a rien fait. Finalement, j’ouvre la boîte de fruits que je lui avais sagement proposés, avant de me saisir d’un petit fruit. Je souris finement et lui tends la conserve ouverte avec bienveillance. Je suis assez triste de ne plus avoir le privilège de manger une bonne poire juteuse. Maintenant, il faut trouver attendre la vraie saison, prier pour qu’il n’y ait pas d’intempéries et avoir la chance de trouver l’arbre fruitier qui pourra ravir nos papilles. Au moins, même si le goût n’est pas le même, on peut dire que les conserves abandonnées sont toujours très plaisantes à dénicher.

- Tenez, servez-vous sans crainte.

Je croque et mâche mon petit encas, avant de l’observer avec un peu plus d’attention. Un casino est un curieux endroit pour s’arrêter. Les choses qu’on y trouve ne sont pas vitales et relèvent souvent du divertissement. Peut-être que cet homme fait partie d’un groupe ? Aux dernières nouvelles, je crois qu’il existe plusieurs groupes, dont un dans la prison, un dans une arène et Fort Hope, d’après les gens de passages, les survivants avec qui j’avais pu converser. J’ai surement raté d’autres groupes car après tout, beaucoup d’alliances doivent naître un peu partout dans le coin. Mais de toute manière, si cet homme est ici pour jeux de cartes et autres distractions, c’est qu’il doit appartenir à un groupe ! Ou alors a-t-il fait comme moi et il est venu ici, pour s’abriter de la pluie ?

- Vous aimez les jeux du casino ou la pluie vous a poussé à trouver vite refuge dans un bâtiment quelconque ?

J’annonce ça en souriant, cherchant à me montrer plus calme, détendre l’atmosphère et à réorienter notre sujet de discussion sur quelque chose de moins sanglant.

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When the lion met the lamb...
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