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 Please don't take my sunshine away

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MessageSujet: Please don't take my sunshine away   Dim 24 Juin - 23:04


Please don't take my sunshine away
Abel & Winter
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Février 2017 — Détroit — 09h32La question n’était même plus d’être sûr ou pas… Je l’étais. C’est certain, je n’avais plus aucune question en tête. Sauf peut-être, comment le lui dire, quand lui dire la vérité. Non je ne parle pas de la paternité de Noah mais celle du petit nouveau à venir. Personne n’était au courent pour cette enfant sauf Jay, il était la seule personne en qui je pouvais me confié en ayant l’appui de ma famille, l’aide et le soutien que j’avais besoin. Je pouvais compter sur mon grand frère pour gérer Noah le temps que je sois sûr, et dans les moments où je ne me sentais pas bien pour gérer mon fils. Pourquoi je ne lui ai rien dis ? La panique. Il a tellement de chose à gérer, la prison, unifier tout ce monde, nous trouver à manger. Ce n’était vraiment pas le moment pour avoir un enfant, on mourrait tous de faim, on rationnait la nourriture comme à la guerre. Je n’ai pas le droit de rajouter un poids supplémentaire à Abel, c’est injuste.

Alors j’essaye de garder ça pour moi pour le moment, juste l’histoire de quelque mois, en espérant que la situation s’améliore. Je passe le plus clair de mon temps avec Jayden et les enfants. Comme si je m’éloignais d’Abel pour former le clan Davidson. Une manière de nous protéger. Jay couvre mes malaises ou mes vomissements par la mal nutrition. Histoire que ça soit noyé dans un climat du quotidien. Pas assez à manger me rend malade… fatigue, malaise… histoire de ne pas éveiller de soupçon et éviter que les autres s’inquiètent. Mais même si c’est un paramètre à prendre en compte le peu que je mange arrive à me donner la nausée. J’étais exactement pareille les deux premiers mois de la grossesse de Noah… Ça m’avait vite passé mais deux mois et quelque c’est vraiment long. Surtout en ce moment.

Je me suis levé très tôt ce matin, la nausée. Je sors dans l’enceinte de la prison pour prendre un peu l’air frais. Mon dos contre le mur de bloc, je prends l’air… j’ai chaud et j’ai envie de vomir mais vomir quoi ? Bonne question. C’est Anton qui vient me rejoindre, il m’a entendu me levé. Je prétest un cauchemar bouleversant, à base de mort autour de moi, le genre de truc qui réveil un peu de mauvaise humeur. On entre pour prendre le petit déjeuner tous ensemble. Je ne touche à pas grand-chose en réalité, le minimum pour tenir jusqu’à ce que je puisse aller plus loin.

C’est Abel qui me récupère au passage avant que je ne parte pour l’infirmerie pour continuer de mettre de l’ordre et que tout soit opérationnel avec ce que l’on a ramené avec Jay. Il veut que l’on aille dehors tous les deux. Je ne peux pas reculer et quelque part j’ai aussi envie d’être avec lui. « Bien sûr, je vais chercher mes affaires. » C’est peut-être le moment de tous lui dire. Ça m’enlèverait un point. Je croise du regard mon frère qui me fait comprendre d’y aller. Je me sentirais certainement mieux. Je me torture beaucoup trop l’esprit pour ça. Je devrais être heureuse et je le suis.

Je prépare mon sac à dos pour une excursion dehors, mon arme, de l’eau, un reste de mon petit déjeuner si je tourne de l’œil. Instinctivement en m’habillant je regarde mon ventre… très légèrement bombé, chose qui ne se verrait pas si je mangeais à ma faim, on voit mes côtes… Mais en entendant Abel arrivé dans la cellule où nous dormions je baisse rapidement mon débardeur pour continuer de m’habiller chaudement. « Je suis prête chéri. » Je porte mon sac sur mon dos. « Qu’est-ce qu’on va faire ? »



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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Dim 1 Juil - 19:25
Le matin se lève enfin. Je l’attendais. J’ai déserté le lit il y a un moment pour échauffer mon corps dans cette neige. Quelques tours le long des grilles. Allier l’utile à l’agréable en m’assurant qu’aucune faille n’est apparue durant la nuit tout en entretenant ma condition physique, c’est un bon plan. Lorsque j’estime avoir assez couru, je m’arrête dans un endroit abrité et dépourvu de neige pour faire des pompes, des abdos et m’étirer. Me vider la tête me permet de faire face aux tensions avec Clarice, mais aussi au comportement bizarre de Winter. Ces derniers temps, elle semble me fuir.

Je rejoins les douches. Elles ne sont pas encore fonctionnelles, mais c’est tout de même le seul endroit où l’on puisse se laver sans tout salir. Avec moi, un seau d’eau. Je me passe de l’eau sur le corps, savonne et me rince comme je peux, pour ensuite enfiler mes vêtements. Le froid obligeant, je passe mon sweat à capuche par-dessus mon t-shirt. Je garde ma veste en cuir en main. Il doit être l’heure du petit déjeuner. J’arrive dans la pièce lorsque je vois Winter en partir. Je la rattrape. « Pas si vite… J’ai besoin d’aller… Je dois vérifier un truc à l’extérieur. » Elle s’en va chercher son sac après avoir accepté et revient vers moi. Entre temps, j’avais enfilé ma veste pour prendre mon épée. Quelques pièces de mon armure suffissent sur mes jambes. Le cuir me protège mon buste et mes bras. Mon épée à ma ceinture, le couteau solidement accroché après ma cuisse, je troque mon pistolet pour ma hachette. Je la rejoins dans notre cellule. Elle sait que je suis là et me dit qu’elle est prête avant de demander ce que l’on va faire. « Je t’ai dit. J’ai besoin de vérifier un truc. Et j’ai envie de passer du temps avec toi. » Et surtout de comprendre ce qui cloche.

J’attrape sa main et la tire vers moi pour me coller à elle et déposer mes lèvres sur son front. Je ne l’ai pas vu de la journée et déjà je lui demande de venir avec moi mystérieusement. Un bonjour comme il se doit passe par ce genre d’attention. « Je suis désolé si j’ai fait quelque chose qui ne t’as pas plu… » Je soupçonne que c’est le cas, vu son comportement. Je ne lui laisse pas le temps de me dire quoique ce soit que je me recule en relâchant sa main et ressort de la cellule.

Je traverse les couloirs jusqu’à être dehors. Je m’approche du véhicule que l’on a récupéré au laboratoire et grimpe au volant, attendant qu’elle monte à son tour pour nous diriger vers les grilles. Le chauffage à fond peine à nous réchauffer. Je me penche vers l’arrière et attrape un plaid pour le déposer sur ses genoux. « Mets ça sur toi, si tu as froid. L’hiver est rude… » Lorsque l’on est face aux grilles, Jack les ouvre et les referme derrière nous. Je nous engage sur la route.

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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Lun 2 Juil - 16:39


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Ça me tue à petit feu lorsqu’il est désolé. Il n’a pas à être désolé et je m’en veux un peu plus. Il n’y est pour rien dans toute cette histoire enfin un peu mais pas de mes réactions. Je me mords la lèvre en le regardant partir, j’ai le cœur serré alors qu’il prétexte une sortie juste pour être avec moi. Il est malheureux j’en suis sûr et c’est de ma faute. Tout est de ma faute, je n’aurais qu’à lui dire la vérité est tout serait terminé, résolu. Mais lui mettre se poids supplémentaire… je croise les doigts pour qu’une solution vienne rapidement avant que mon ventre ne se voit trop. Il est temps d’être honnête avec l’homme de ma vie je pense. Je redresse mon sac sur mon dos avant de suivre Abel dans la prison jusqu’à l’extérieur.

Noah court vers moi et je lui explique que je vais dehors avec oncle Abel, il peut rester avec son once Jay et le reste de la famille. Je lui promets que je rentre bientôt et qu’il ne doit pas s’en faire. J’embrasse son front avant de rejoindre Abel à la voiture. Je dépose mon sac à dos à mes pieds dans la voiture récupéré au laboratoire. Installé, je frotte mes mains pour les réchauffer un peu devant les bouches de chauffage de la voiture. Peine perdu. Mais mon conjoint me dépose sur les genoux un plaid récupéré sur les sièges arrière. Je tourne les yeux vers lui, un petit sourire aux coins des lèvres. « Merci. » Je déplie celui-ci pour m’enrouler dedans.

Jack ouvre les grilles et nous partons enfin sur la route. Je prends une inspiration, une fine fumée s’échappe de mes lèvres. Ca y est on est à l’extérieur… Mais au près d’Abel, je n’ai pas peur. Je prends la parole pour lui demander dans le silence. « Qu’as-tu besoin de vérifier ? » Après tout s’était le sujet premier de notre expédition à l’extérieur de la prison et je me doute que ça ne doit pas être d’une grande dangerosité sinon il n’aurait pas voulu que je vienne. Il y a de grande chance aussi qu’il m’est mené en bateau et est inventé cette histoire pour que l’on discute.

La route est tranquille, passé quelques rôdeurs, il n’y a rien d’extraordinaire à voir, j’ai le coude sur le côté de la portière, ma tête tenu sur la main… les secousses de la voiture me donnent envie de vomir. Je concentre mes yeux sur la route, histoire de me concentrer mais arriver un moment, je sens que je vais vraiment vomir mon maigre petit déjeuner, j’ai chaud, j’ai besoin de sortir. « Arrête-toi… Arrête-toi ! Maintenant ! » J’ai le dos de la main sur la bouche, redresser dans la voiture. Dès qu’il arrête le véhicule je sors de celui-ci en trompe pour me pencher et je ne parviens pas à vomir. Je tousse, ma main posé sur la voiture pour me retenir de tomber en avant. Je prends un grande gorgé d’air frais pour ne pas vomir… je me penche en avant pour prendre de la neige dans ma main et la manger, histoire d’avoir un peu d’eau et quelque chose de froid pour couper la nausée. « Ca va… ça va… je me suis senti pas bien mais ça va. » dis-je pour le rassurer en me redressant en poussant mes cheveux en arrière.




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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Lun 2 Juil - 18:12
Une nouvelle fois elle me demande ce que je veux vérifier. Mais ne sait-elle pas attendre ? Je crois bien que non. J’ai déjà besoin de vérifier où nous en sommes dans tout ça, car je dois pouvoir compter sur elle. Mais qu’elle me fuit régulièrement de la sorte et semble me cacher certaines choses, ça me dépasse. Son regard en dit long, par moment. Je vois une tristesse dans le fond de ses yeux. Comme si quelque chose lui brûle les lèvres mais qu’elle garde tout pour elle. « J’ai déjà besoin de passer du temps avec toi. Ensuite c’est… C’est une surprise, ok ? Je veux juste… Je veux essayer de reconstruire quelque chose. Et je ne parle pas seulement d’un groupe, ou d’une prison. Je parle de nous deux… Et d’une partie de mon humanité. J’ai besoin de cette sortie. »

Mais son comportement est une nouvelle fois étrange lorsqu’elle me somme aussitôt de m’arrêter. Son air est bizarre. Comme si je lui inspire du dégoût. Alors voilà ? Sa promesse s’arrête là ? Vraiment ? Je m’exécute, la fuyant du regard. Lorsque je la vois se précipiter dehors et se pencher comme pour vomir, je comprends bien vite que je n’y suis pas. Elle ne va pas bien. Je descends en quatrième vitesse et la rejoint. Elle peut sentir ma question et sa réponse arrive par anticipation : elle s’est sentie pas bien mais ça va. « Comment ça? C’était quoi, ça Winter? Tu… Tu es… Malade ? Pourquoi tu ne me dis plus rien ? » Oui, ma haine envers moi-même s’est mutée en inquiétude envers elle.

Est-elle malade ? Pire ? Mon regard scrute les parties visibles qu’elle m’offre à voir, cherchant une éventuelle morsure. Non. Pas elle. Ce n’est pas possible. Je me tiens prés d’elle tout en gardant mes distances. Je suis assez prêt pour lui apporter de l’équilibre en posant une main sur son bras, prêt à la serrer contre moi au moindre début de chute. « Je t’en pries, Winter… J’ai besoin de toi… Tu ne peux pas être aussi mal et ne rien me dire… Que se passe-t-il à la fin ? » Rouvrir le dialogue en posant cette question sur un léger ton de reproche servant à masquer une grande inquiétude. Quoiqu’il en soit, j’ai besoin qu’elle me parle et qu’elle me dise la vérité.

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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Lun 2 Juil - 19:06


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 Il est loin de tout se douter il en est même loin… il pense que s’est sa faute ! Que l’on s’éloigne et que l’on a besoin de se retrouver. Quelque part ça me touche de voir que si un jour ça ne va pas entre nous il se battra pour sauver notre couple mais dans ce cas-ci je suis la seule et unique responsable du malaise entre nous. Je réalise que je lui fais du mal, beaucoup de mal et ça je m’en veux ! Oui, ça me fait chier… Je me fatigue et j’en soupire discrètement parce que j’ai envie de me coller les beignes d’être aussi stupide à toujours vouloir préserver mon entourage. Il est enfin temps que la vérité éclate. Je ne dis rien cependant. J’attends d’arriver à l‘endroit où il veut m’emmener. Pour en discuter calmement, et pas comme ça dans une voiture. Lui annoncé que j’attends un enfant de lui et que Noah est son fils ce ne sont pas des choses à dire à la légère à Abel.

Malheureusement notre route s’arrête bien assez tôt lorsque je lui fais arrêter le véhicule pour reprendre mes esprits après une faute nausée. Je reprends mon souffle, le froid de la neige me fait du bien pour calmer ma nausée matinal, ma bouffé de chaleur et le stress. L’entendant détaler pour me retrouver je lui assure que je vais bien, je l’accorde à voir comme ça… ça n’en donne pas l’air. Et quand je tourne ma tête vers Abel, il n’a pas l’air de cet avis. Il me pose plein de question et je le comprends, je le sens distant comme si j’avais été mordu. Réaction cependant logique mais je soupire en posant mes mains sur mes hanches. « Non… je ne suis pas malade… » Soupirais-je.

Je retourne m’assoir sur le bord du siège dans la voiture simplement pour être assise, ça m’évitera de tourner de l’œil au cas où, face à Abel. Je le sens vraiment mal de le voir comme ça, il est inquiet, j’ai peur de lui dire la vérité deux réactions sont attendus et je suis incapable de savoir laquelle il va naturellement choisir en ce moment. « Entre les tensions avec Clarice, former le groupe, sécurisé la prison et qu’on a plus rien à manger… La culpabilité du passé et du présent me ronge… ça doit être le karma. Je n’avais vraiment pas envie de te mettre une charge et un souci supplémentaire sur le dos à cette époque. Je pensais à tort que je pouvais le cacher et que ça irait mieux avec le temps mais j’avais tort. Ce ne fut que pire par la suite pour toi comme pour moi. Tu es le père de Noah et je n’aurais pas dû te cacher toutes ces choses… je suis désolé, je suis vraiment désolé Abel » J’ai besoin de vider mon sac, de lui parler de tout lui dire. On est là pour ça non ? Pour se retrouver, pour parler… Pour tout se dire.

« J’ai privé mon fils d’un bon père, de son vrai père, celui qu’il aurait dû avoir et je m’en veux, terriblement. Il n’y a pas un jour sans que j’y pense, sans que je regrette ce que j’ai fait. Je pensais vous protéger tous les deux mais je n’ai été qu’une mauvaise mère et une mauvaise amie. Je te demande pardon Abel, si ton cœur trouve la force de me pardonner… je ne veux pas commettre la même erreur une deuxième fois… » L’une de mes mains vient se poser sur mon ventre, tout en regardant Abel, les yeux rougis par les larmes de culpabilité, en demande de pardon.  




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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Lun 2 Juil - 22:46
Je m’arrête lorsqu’elle parle pour rompre ce silence, m’affirmant qu’elle n’est pas malade. Son soupir ne semble que confirmer qu’elle ne me supporte plus. Elle s’assied. Je reste à ma place, m’éloignant la voyant s’éloigner de moi. Je baisse le regard. Suis-je au moins encore à ma place dans cette prison ? Je soupire à mon tour. Plus de désespoir envers ma cause. Je suis une âme perdue et les seules lueurs qui me guident dans cette obscurité s’éteignent peu à peu.

Soudain, elle recommence un laïus. Elle me dit qu’elle n’a pas voulu rajouter une charge et un souci supplémentaire sur le dos. A mesure que tombent ses exemples, je revois nos vies défilées devant mes yeux. Pendant que je gérais mon frère, elle gérait l’éducation de son fils et son mari violent. C’est plutôt moi qui lui ait ajouté une charge en couchant avec elle, non ?... Non ?... Je suis… Quoi ? Elle a bien dit ce que j’ai cru entendre ? C’est comme si je viens de me prendre un coup sur la tête. Je me recule. Pourquoi ? Comment ? De quelle façon ? Toutes ces questions qui se bousculent dans mon crâne. Mes yeux s’emplissent de larme et je me laisse tomber en arrière pour me retrouver assis sur un tas de neige, scrutant mon empreinte de pas. Je ne peux pas réagir. Pas pour le moment. Noah… Je revois ce bébé que je tenais contre moi il y a si longtemps. Au moins trois vies de cela. La chair de ma chair. Mon sang. Mon fils. Et je l’ai vu grandir en tant qu’ami de sa mère.

Elle reprend son discours. Soudainement, sa désolation me revient. Et elle, dans tout ça ? Comment a-t-elle pu vivre cette aventure ? Elle s’en veut atrocement. Elle vit dans le regret perpétuel. Elle s’est une fois de plus sacrifié pour le mieux. Enfin c’est ce qu’elle en pensait. Et… Une deuxième fois ? Comment ça ? Elle pose sa main sur son ventre. Je fais les gros yeux et vient chercher son regard du mien aussitôt après. J’ai besoin d’aide là, non ? Une chaleur s’empare de mon corps suivi d’une sueur froide. Je vois pleins de petites étoiles partout. Et son regard s’emplit encore plus de remords. S’il y a bien une chose pour me ramener à la réalité, c’est ce regard. Je m’avance vers elle, me retrouvant à genoux. Je prends son visage entre mes mains « Winter… Tu veux dire que… Je vais… je suis … Je… » Je vais devenir père mais je viens d’apprendre que je le suis déjà. Et je l’ai toujours été aux yeux de Clarice… « Tu vas avoir un tas de questions auxquelles tu vas devoir répondre… Mais pour le moment, arrête de t’en vouloir. Arrête de te rendre coupable. Avec ton ex… Tu as cherché à faire au mieux… » Je guide son visage sur mon buste pour qu’elle y sèche ses larmes, calant mon menton sur le sommet de son crâne. « Je suis là, maintenant pour… Pour notre futur enfant mais aussi Clarice et Noah… »

Je ne peux empêcher une larme de dévaler sur ma joue droite.

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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Mar 3 Juil - 16:16


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Je sais, je viens de lui lâcher une véritable bombe entre les mains. Il a le droit d’être en colère contre moi et je m’attendais déjà à ce genre de réaction, de la colère, de la haine et même du mépris de l’avoir privé ainsi de son fils pendant 8 ans. De n’avoir était que le tonton dans sa vie, l’ami de sa mère à défaut de pouvoir être son père. Il s’effondre dans la neige et mon cœur se serre. De voir ses yeux se remplir de larme je ne peux que l’imiter… je suis comme un vase débordant d’eau et elle s’appelle culpabilité. Pourtant il trouve le courage de se redresser vers moi, prenant mon visage entre ses mains. Je viens les saisir entre mes doigts pour m’accrocher à lui comme à une bouée. Il a perdu ces mots mais je l’aide en confirmant ce qu’il a compris. « Je suis enceinte … » Il dépose mon visage sur son buste en me demandant de ne plus m’en vouloir pour ce que j’ai fait. Quelque part j’ai un poids en mois, un poids qui dure depuis 8 ans. Je n’ai plus aucun secret pour lui. Mes mains viennent faire le tour de sa taille pour le serrer pus fort contre moi. « Je suis tellement désolé… ». Je laisse passer quelque secondes le temps de calmer mes larmes, de reprendre mon souffle.

Relevant la tête, je vois la fine larme coulant sur la joue de mon conjoint. Je pose ma main sur sa joue droite, l’essuyant avec mon pouce. « Tu as toujours été là, tu as toujours été présent. J’espère désormais pouvoir t’offrir la vraie famille que tu as toujours rêvée d’avoir. Je te l’ai promis… » Je me lève du siège pour être un peu plus grande et ainsi prendre Abel par la taille me mettant contre lui. « Je répondrais à toute les questions que tu voudras, je ferai tout ce que tu veux. Je t’aime, je t’ai toujours aimé, tu le sais. Et je sais, j’ai tout bouleversé mais … tu as le droit de m’en vouloir, ne blâme pas Noah, il t’aime, il t’aime plus que Jackson… tu te souviens… quand il était petit, qu’il préférait rester avec toi plutôt avec lui, il voulait être comme toi. Il est comme moi, il t’a toujours préféré. Quand j’ai demandé le divorce Il a même dit à Jay qu’il aurait voulu que tu sois son père, je comptais t’en parler… plusieurs fois mais j’ai jamais trouvé le courage de le faire et puis la dernière fois c’est Noah qui est arrivé… » Je le serre un peu plus fort contre moi. Je ne cherche pas à me faire pardonner simplement à lui expliquer mes choix et qu’il trouve une place pour Noah dans son cœur. Même si je sais, il en a déjà une.

J’essaye de lui faire un sourire, un peu raté entre quelque larme. « On s’est dit pour le meilleur et pour le pire je crois… » J’essaye quelque part de lui faire retrouver son humeur, simplement parce que je l’aime et que je suis responsable de tout ça. Un bruit de pas dans la neige se fait entendre derrière Abel, je penche la tête. Un rôdeur au loin arrive vers nous, seul. « Chéri… » Dis-je en me décollant de lui, en lui faisant signe de la tête. On ferait mieux de reprendre la route… « On sera plus en sécurité dans la voiture jusqu’au prochain point d’arrêt. » On va pour remonter dans la voiture, mais je fais demi-tour en récupérant ma machette laissé sur le sol de la voiture. Je m’approche du rôdeur et lui donne un grand coup de machette dans la tête. Il tombe au sol et je continue de lui donner de grand coup dans son corps décomposé. Je me redresse, laisse échapper une grande inspiration et fait demis tour vers la voiture. « Ça va mieux. On peut y aller. » Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, j’en avais juste besoin. Me défouler sur une de ces merdes ambulantes !  




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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Mar 3 Juil - 20:17
Elle ne fait que confirmer ce que j’avais compris en disant ces trois petits mots. Mais les entendre ne me le fait que plus réaliser. Je ne peux plus rien dire d’autre. Je suis juste en état de choc. Comment a-t-elle fait pour m’offrir mon plus grand rêve dans le plus grand des silences et ce, il y a déjà huit années ? Alors j’avais une chance de vivre une vie normale ? D’être quelqu’un d’autre ? Mais comment ça se serait passé, cette apocalypse ? Je n’ai pas eu besoin de prendre sur moi pour affronter ce désespoir. Comment l’aurai-je vécu si au contraire j’avais tout à perdre ? Maintenant je gagne tout. Je rafle la mise. Jackpot. Je suis père de famille. Je suis déjà le père de Clarice, et je ne peux la rejeter, mais c’est nos mésaventures qui nous ont réunis. Et de ce côté-ci, je vais devoir expliquer à Noah que je suis son père, mais que Clarice reste ma fille. Qu’ils sont à égalité à mes yeux. En revanche… Ce bébé… Je dépose ma main sur son ventre et l’observe longuement. Comment mon cœur a-t-il pu se remplir aussi vite de personnes aussi importantes pour moi ?

Et ses paroles ne sont que l’échos de ma pensée : elle m’offre une famille. « Je l’avais déjà sans le savoir. Noah, Clarice et toi… Vous êtes ma famille. C’est juste… Qu’on n’est pas vraiment normal. Mais est-ce vraiment un mal ? » Je lui souris en coin malgré la larme qui dévalait ma joue peu avant. Elle se relève et je l’imite. Elle reprend un discours d’amour, me faisant réaliser que je suis le père que Noah a toujours voulu. Je détourne le regard « J’aimerai être l’homme que j’ai été, Winter. Mais si ce n’est plus le cas ? » Je ne me reconnais plus moi-même. Que pourrai-je apporter de bien à Noah, mon… Fils. Il me faut du temps pour me faire à cette idée.

Oui, on s’est dit pour le meilleur et pour le pire. Je tente s’essuyer ses larmes. Autant faire en sorte que ça soit pour le meilleur, pas vrai ? Mais elle me ramène à la dure réalité en me nommant par ce surnom que j’affectionne. Je me retourne en voyant son regard. Un mort. Elle me demande qu’on remonte et je m’écarte, prêt à remonter dans le véhicule. On a largement le temps. Mais lorsque je n’entends pas la portière se fermer, je me retourne et la voit tuer le mort pour revenir comme si de rien n’était. Je reprends ma place au volant, et elle me rejoint. Elle me dit que ça va mieux. Je ne peux m’empêcher de sourire en coin, fier d’elle en quelque sorte. « Je crois que l’endroit où je compte t’amener va prendre tout son sens… » Je mets le contact et recommence à rouler. Le silence est de plomb jusqu’à ce que je décide de le déchirer.

« Je crois que je l’ai toujours su… Pour Noah, je veux dire… Je n’ai jamais été doué avec les enfants en dehors de Clarice… Et de Noah. C’est juste… C’était plus facile d’aller dans ce sens, Winter. J’étais pris dans des histoires familiales et ma vie égoïste vous a même impacté. Winter, tu n’es pas coupable de ce qui est arrivé. J’en suis l’unique responsable. Mais maintenant j’ai une raison de revenir entier de… De ce que je compte faire avec Ryan. Je dois rattraper le temps perdu avec mon fils et me réconcilier avec ma fille tout en élevant notre futur enfant. Et on le fera ensemble. Je te le promets. » Ma main vient rejoindre la sienne, et un regard en coin je lui accorde un nouveau sourire. Bien plus lourd de sens.

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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Mer 4 Juil - 16:00


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C’est là qu’on voit l’amour. Malgré les peines, les difficultés, on n’arrive pas à s’en vouloir, à se détester ou se faire du mal volontairement. Alors qu’il pourrait m’en vouloir, me reprocher de lui avoir caché son fils, d’avoir pu changer sa vie d’avant il prend la faute sur lui. Il relativise. Il fait avec pour finalement chercher à me rassurer. Et le voilà qu’il pense être une bonne personne. Je ne peux échapper un sourire en regardant quelque seconde le ciel, avant de reposer mes yeux sur lui. « Tu es l’homme le plus courageux, le plus fort. Tu ne peux qu’apporter de bonne chose à ton fils comme à ta fille. Regarde, rien n’est normal autour de nous. Et tu cherches à rendre notre vie meilleur, à nous protéger, tu apprends aux enfants à se protéger, se débrouiller dans ce monde chaotique. Quand Noah s’est perdu tu n’as pas hésité une seule seconde pour aller le chercher. Tu n’es plus l’homme que tu as été, tu es devenu encore meilleur. Plus sage et plus adulte. On a une famille, ensemble. » Ma main vient prendre son visage pour qu’il me regarde. « Tu es la meilleure chose qu’il me soit arrivé dans ma vie avec mon fils, d’accord ! Alors, enlève-moi ces questions stupides de ton esprit, pour toujours. » Je revois dans ma tête tous ces moments entre Abel et Noah, dès sa naissance il a toujours été bienveillant avec lui, il n’a été que tendresse et amour avec lui. Comme si ce lien filial était instinctif entre eux. Et même aujourd’hui, si Noah cherche un homme dans sa vie il balance toujours entre son oncle Jay et son oncle Abel. Ce n’est pas anodin.

S’il a des questions à se poser il ne se pose pas les bonnes en tout cas. Après avoir défoulé mes émotions sur ce pauvre squelette embuant, je reviens vers la voiture pour m’y installer, déposant ma machette sur le sol de la voiture près de mon sac à dos. Il a se petit regard fier en me regardant, un sourire aux lèvres. Je souris également, arquant un sourcil. « Tout son sens ? … Si tu m’amènes dans un champ de mort, ils sont dans le pétrin face à une femme dont les hormones sont chamboulées… Ils ne savent pas que j’ai un bon professeur avec moi. » Je me doute qu’Abel ne m’amène pas dans ce genre d’endroit… enfin j’espère. Puis le silence s’installe. J’attends de voir où il m’emmène. Je reconnais la route, tout ce coin m’est familier, me rappelant une vie antérieure.

Puis Abel reprend la parole, je tourne la tête vers lui pour l’écouter. Il prend ma main, je la rapproche du centre de la voiture, serrant mes doigts contre les siens. Je lui offre un sourire en coin. Comment un homme qui assume ces responsabilités, ces conneries d’antan peut-il être un homme mauvais ? Abel tu réponds toi-même à tes propres interrogations. Il a beau me dire de ne pas m’en vouloir et même d’endosser la responsabilité… nous avons été deux pour faire Noah. « Non chéri … on est tous les deux responsables. » J’assume ma part de responsabilité, j’aurais pu tout dire, foutre le bordel dans sa vie de biker et lui demander d’assumer son fils, divorcé de Jackson et vivre avec Abel. Aux lieux de ça j’ai suivi une autre route. D’ailleurs j’arque un sourcil en le regardant. « Maintenant tu as une raison ? Parce qu’avant non ?! » Je lâche sa main pour le frapper sur l’épaule sans grande méchanceté ! Juste pour réalise ses bêtises. « On est une famille, tu l’as ton rêve maintenant, il est là devant toi ! Tout, absolument tout on le fera ensemble, qu’importe les épreuves, plus de mensonge, plus de cachotterie et pour m’a part je n’ai plus rien à te cacher… Alors l’affaire Ryan on la règlera tous ensemble. Tu n’es pas seul. » Je reprends sa main et la serre. Qu’il comprenne que ces choix, ce sont aussi les miens, c’est Clarice, c’est Noah, c’est notre enfant, c’est tout aussi Jay, Anton, Kala. On est une grande famille tous ensembles et il n’est plus question qu’Abel se sente seul, et soit accablé du monde sur ses épaules. Même avec un bébé en route, la vie doit continuer. On ne peut qu’aller de l’avant, j’avance sa main sur mon ventre. « C’est une nouvelle aventure pour toi, pour nous. Profite-en Abel. » Le destin à décider de lui accorder ce qu’il rêve même si le cadre n’est pas génial. A lui de profiter de cette nouvelle grossesse pour être le père qu’il a toujours voulu être, le voir grandir, l’aider à devenir une bonne personne, lui apprendre tout un tas de chose. « C’est ton tour d’être heureux chéri, tourne pas le dos à ce que le ciel t’offre. »

Je sens que l’on ralenti, je tourne la tête pour voir l’endroit où il se gare… J’entre ouvre la bouche, reconnaissant cet endroit. La salle des fêtes où l’on a conçu Noah, le départ à la retraite du vieux O’hara… Je me mets à sourire avant de tourner ma tête vers Abel. « Ça prend tout son sens… » Il est simplement merveilleux, même dans les pires moments, quand il pensait que je ne l'aimais plus, il cherche à me remonter le moral, à me montrer cet endroit où l’on s’est aimé pour la première fois. Histoire que je me souvienne pourquoi je l’aimais si jamais j’avais oublié.



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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Jeu 5 Juil - 18:35
Un savon passé pour le doute et la culpabilité que je ressens ne me remets pas les idées en place. Je les garde juste terrer au fond de mon esprit. Être aussi important pour autant de gens alors que j’étais convaincu n’être qu’Abel, le petit frère de Ryan, le maton, et le type sans réel impact. Juste de passage dans leurs vies… Finalement je me rends compte que je suis lié à bien plus de monde que je ne le pense. Mais je ne peux m’empêcher de ressentir toute cette noirceur. Je la garde juste pour plus tard. On remonte en voiture. Je lui signifie que l’endroit où l’on va va prendre tout son sens. Comment peut-elle croire que je vais la mener dans un champ rempli de morts ? Sincèrement, je préfèrerai les affronter seul… Ce serait un bon moyen de se défouler… Mais admettre que je suis un bon professeur, c’est bon à savoir… Enfin… Si elle parle de moi, bien sûr.

Je reprends la parole pour tenter de la rassurer sur ma nouvelle fonction, mais elle ne relève que l’auto-flagellation que je m’inflige. Et le fait que j’ai une raison de revenir en un seul morceau maintenant. Elle ne comprend pas vraiment ce dont je veux parler. Elle n’a pas conscience de ce que je vais risquer en affrontant Ryan. Je préfère mille fois me sacrifier plutôt qu’il n’apprenne leurs existences. « Winter, je ne peux pas vous impliquer là-dedans ! Tu veux protéger No… Nos enfants ? Eh bien soit ! Laisse-moi faire ce que j’ai à faire seul. C’est… Ils vont avoir besoin de toi. Et je vais tout faire pour être là, et revenir. Mais si je ne fais rien, vous êtes en danger aussi. Il veut me détruire et me faire souffrir. Et ça je ne te l’ai jamais caché. Ce n’est pas une histoire d’honneur ou je ne sais quelle merde du genre. Je parle simplement de vie et de mort ! » Je ne dois pas m’énerver. Pas après elle. Mais cette hargne me brûle de l’intérieur. Je me consume petit à petit à mesure que mon frère vit.

Elle prend ma main et me dit que c’est une nouvelle vie, que je dois en profiter. Être heureux. « Je ne tourne pas le dos à ça, Winter. Je ne peux juste pas non ignorer le danger et… ça me rend dingue. Ça me détruit petit à petit… Quand je vous vois, tous, je suis si heureux et fier… Puis… Je me souviens que je dois vous protéger de lui. Il pourrait très bien nous observer depuis des semaines sans que je ne le sache… S’il vous arrive quoique ce soit… » Rien que d’y penser, j’ai une boule à la gorge.

Je ravale mes larmes et continue de rester vigilant de ma conduite sur ces routes détruites. On arrive à proximité de la salle des fêtes. Ce grand terrain s’offre à nous. Winter me dit qu’effectivement ça prend tout son sens. « Je me suis souvenu qu’il y avait une pompe à eau pour le puit… Et… Je suis me suis dit que tant qu’à faire, autant y aller avec toi. C’est… C’est notre endroit ici… Et c’est le seul où nous avons pu… Enfin tu vois… Noah… Je ne suis pas sûr qu’il soit fidèle à nos souvenirs mais autant y jeter un œil. » Je lui tente un sourire, servant encore à masquer mes larmes de rages et tristesses. Je ne dois pas laisser Ryan me hanter perpétuellement. Pourtant le mal est fait. Il a laissé son empreinte dans mon esprit. L’apocalypse ne m’a pas plongé dans la folie. Mon frère y parvient peu à peu juste par son existence.

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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Sam 7 Juil - 16:58


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« Je comprends … mais je n’ai pas envie de te perdre, une seconde fois… » Je peux comprendre que Ryan est un danger, qu’il pourrait faire du mal aux enfants, à moi, ma famille et surtout Abel. Mais je ne pourrai me résoudre à perdre Abel une fois encore. Être séparé tant de temps de lui pendant cette apocalypse m’a suffi. Maintenant que je l’ai retrouvé et que l’on mène une vie comme on aurait dû là vivre par le passé je ne veux pas le perdre, pas maintenant. Mais seul il aura bien moins de chance qu’à plusieurs… « Je n’imagine pas ma vie sans toi, Abel. » Et je ne pourrai jamais lui pardonner de partir sans revenir. On a besoin de lui, on a tous besoin de lui. Je lui ai promis de toujours le soutenir dans cette aventure avec Ryan et je le ferai, il m’a demandé d’être son encre et je le serai, sa raison de revenir à la raison. Et c’est ce que je fais, il a une famille qui compte sur lui, un bébé à venir, un groupe à souder. Je le vois bien que ça le ronge, que ça lui fait du mal et il s’empêche de vivre. « Alors on doit le tuer… » Je ne dis que ça, tout en regardant devant moi, comme si de rien était avant de me tourner vers Abel.

« S’il n’y a pas d’autre solution pour que tu sois heureux et que tu arrêtes de te faire du mal, alors il faut le trouver et y mettre fin. » J’espère simplement qu’en tuant son fantôme du passé il pourra vivre dans le présent voir dans l’avenir sereinement et paisiblement. Je n’aurais jamais d’accord avec ce genre de chose par le passé mais… ce monde nous change, et avoir tué Jackson m’a libéré d’un poids que même l’enfer ne peut soutenir. Nous arrivons rapidement à ce lieu qui nous importe beaucoup. A tous les deux. Les mots maladroits d’Abel me font sourire. Je le regarde du coin des yeux, lâchant sa main délicatement. « On y va ? » J’ouvre la portière pour descendre du véhicule, mon sac sur mon dos et mon arme à la main.

Je regarde cet endroit, lui aussi a pris un coup, la nature a repris ses droits sur le bâtiment qui n’a presque plus de toiture… les vitres explosés, j’ai l’impression malgré tout de revenir en arrière. Je m’en souviens comme si s’était hier, de nos danses, de ses regards, de la fête… une soirée que je n’oublierai certainement jamais de ma vie. « Ca à l’air calme … » Je regarde autour de nous, pas de bruit pour le moment, sauf le bruit de nos pas dans la neige. Ma respiration fait de la fumée dans l’air, je suis Abel à côté de lui. J’espère qu’on va trouver cette pompe et surtout qu’elle fonctionne, ça serait un plus pour la prison. On fait le tour du bâtiment pour aller directement derrière où se trouve le puit. Pendant qu’Abel regarde, je surveille les alentours. « Il y a peut-être encore le transformateur à l’intérieur, il faudra aller jeter un œil. » Sait-on jamais. Je me souviens qu’il y avait ce genre d’appareille pour animé les soirées et donner de l’électricité pour les tentes et autres à l’extérieur.



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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Dim 8 Juil - 17:04
Le poids d’une vie à deux, des responsabilités et une nécessité à sauver ma carcasse pour les retrouver. Voici ce qu’elle me fait ressentir. D’autant plus que nous avons nos enfants. Clarice a toujours su comment est son père. Son véritable père. Elle ne m’a jamais lâché pour cette raison. Mais j’étais prêt à l’abandonner pour la mettre en sécurité et qu’elle puisse vivre sa vie. Maintenant, il en est hors de question. Ce changement d’avis, je le dois à Winter et Noah. Même si elle a du mal à s’y faire, Clarice a une famille en ces personnes. Et pour eux, je dois revenir entier et sain d’esprit. Un esprit déjà pas mal effrité. Pourtant, lorsque les mots de Winter tombent, autant de douceur suivie d’autant de violence dans ses propos, je ne peux que m’en vouloir. « Winter… Je sais que tu faire au mieux pour nos proches en disant ce genre de choses mais… S’il te plaît, j’ai besoin de toi. Je n’ai pas besoin d’altérer ton esprit comme le mien l’est. Je sais bien que c’est la seule solution, et je veux tout faire pour que ça arrive vite pour que l’on puisse vivre notre vie, ensemble, avec… Nos enfants. Mais je dois le faire seul. Tu m’aideras beaucoup plus en étant en arrière, à maintenir cette famille unie. Si t’es à mes côtés lorsque je me tiendrais face à lui, s’il t’arrive malheur… Jamais je ne me le pardonnerai. » Mon discours est aussi brouillon que mon esprit, mais l’idée est passée, je pense. Je ne dis pas qu’elle doit rester en retrait, s’occuper des enfants et devenir une femme au foyer. Je veux juste la protéger de tout ça elle aussi. Et j’en viens à cette pensée : c’est mon combat.

On finit par arriver à notre destination. Je vois son visage s’illuminer. Un large sourire fend mes lèvres. C’est de ça dont j’ai besoin : pouvoir voir son visage s’illuminer avec un rien. Elle me demande si l’on y va en descendant de la voiture. Je l’imite, refermant ma veste au contact du froid. J’attrape mon épée sur la banquette arrière, tandis qu’elle observe les alentours et fait le même constat que moi : c’est calme. Et c’est mieux ainsi. « Avec l’épidémie, je ne pense pas que beaucoup de gens aient eu l’idée de faire des fêtes… Heureusement pour nous, d’ailleurs. » Je contourne le bâtiment et arrive prés du puit. Je vois le coffrage en béton à côté du trou béant. Je m’en approche et soulève la plaque métallique le renfermant. L’odeur est épouvantable. L’eau a finit par stagner. Heureusement que nous sommes en hiver, grâce à gel, c’est un peu plus respirable. J’espère juste que le froid ne l’a pas trop endommagé.

Winter annonce qu’elle va faire un tour à l’intérieur. Je relève mes yeux vers elle. « Sois prudente. Je n’ai pas eu le temps de voir si quelque chose traîne dans le coin. » Je touche le tuyau du bout de la main. Je ne la laisse pas longtemps, sentant la morsure du froid sur mes doigts. Génial. C’est gelé à mort. J’enfile mes gants et à l’aide de ma hachette, je casse le tuyau qui tombe dans le puit dans un bruit de glace que l’on pète. Je repère la prise alimentant l’appareil électriquement. Je la débranche. Je pourrais sans doute faire un système de dynamo en attendant. Après tout, il suffit de la mettre en routes quelques minutes pour remplir un stock d’eau suffisant pour une douche ou autre. Je retire l’attache qui le maintien au sol. Je parviens à la soulever pour la hisser hors du coffrage. Elle fait son poids. Mais je constate que l’hiver a eu son effet sur elle. Une des parois est complétement éventrée. Le gel l’a pété. Je peux toujours la prendre comme pièce détachée. Ou pas. J’entends des bruits de moteurs s’approchant. Au moins deux. Trois peut-être. Ils doivent regarder notre voiture en ce moment même. Je dois prévenir Winter. Je me colle dos au mur, à l’opposé d’eux par rapport à la grande salle des fêtes. Le seul moyen d’entrer dans la salle est de passer par la porte des cuisines. Je me fais discret, longeant le mur et rentre dans la pièce. « Winter! Si tu m’entends, planque toi! » dis-je dans un murmure assez fort pour que cela s’entende dans la pièce principale, mais trop bas pour qu’ils le captent depuis l’extérieur.

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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Sam 4 Aoû - 16:17


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Je lui souris, frottant mes mains. Pendant qu’il regarde la pompe à eau, je regarde les alentours. Une odeur nauséabondes envahie mes narines dès lors qu’il ouvre la trappe. Je gémie, me bouclant le nez me reculant de quelque pas. J’ai déjà la nausée en temps normal alors là c’est pire. Je propose ainsi d’aller à l’intérieur chercher un potentiel générateur et faire le tour. Sait-on jamais je pourrais trouver quelque d’intéressant… de la nourriture, des objets utiles. « T’inquiète pas pour moi, je suis une grande fille ! » Dis-je en sortant ma machette.

L’oreille à l’affut du moindre bruit… grognement, respiration… odeur de mort également. Il ne semble avoir personne. Je passe par la porte de la cuisine, la laissant ouverte pour avoir plus de lumières. Je fais du bruit volontairement, comme ça si un monstre doit sortir il le fera maintenant ! J’attends quelque seconde… rien. Très bien ! Je pénètre dans le bâtiment, sur mes gardes. J’ouvre tous les placards, un par un mais ils sont tous vides. Il n’y a rien, d’autre personnes ont dû très certainement passer avant nous c’est certain.

Continuant mon petit chemin, de pièce en pièce. Je trouve des tissus pour les soirées, il y a de quoi peut-être faire des vêtements ou des draps pour dormir. Ça sera utile. Je trouve enfin le générateur dans la grande salle principal du bâtiment. Malheureusement celui-ci n’est plus du tout en fonction. Fait chier ! Il manque la moitié des câbles, une bonne partie du moteur. Au lieu de prendre le tout, ils ont préférés prendre seulement ce qui manquer. Pas bête mais j’ai un faux espoir... C’est dommage pour nous.

En faisant du bruit pour déplacer le générateur, je me redresse en entendant un éco, venant de plus loin. Impossible de comprendre ce qu’Abel à dit. « Quoi ?! J’ai pas co… » Pendant que je marchais en direction de l’arrière pour le rejoindre je sens un bras m’entourer la gorge par l‘arrière. Il me couple la respiration, j’essaye de débattre mes jambes pour le frapper, mes mains l’agrippes par le bras pour essayer de l’écarter et chercher de l’air. Il me souffle dans l’oreille que si j’hurle il me tue. Doucement il décesse son étreinte autour de ma gorge pour que je puisse respirer de nouveau.

« ABEL … !! Sort de ta cachette … ou c’est ta petite copine qui va prendre pour toi… Comme la dernière fois ! Tu te souviens Abel ! » Je comprends assez vite qui sont les hommes ici. Je ne peux en voir que deux, un qui me tiens et l’autre qui se trouve maintenant en face de moi. Il me nargue et prend mon visage dans sa main. « Comment tu t’appelles beauté ? Qu’est-ce qu’une aussi belle fille comme toi fait avec un raté comme lui ? » Je fronce le nez, mon regard est noir. « Allez crevez en enfer... » Je continue d’essayer de me débattre mais c’est peine perdu.



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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Lun 6 Aoû - 0:44


Mon sang se glace lorsque Winter tente de me parler. Encore plus en entendant cette voix s’élever. Bradley Wantlo. Le boucher. Ce type qui m’a tabassé pendant des heures voire des jours. Ce type qui a torturé Samara. Mon visage change et la haine peut se lire dessus. Je ferme les yeux, réfléchissant à un plan. Je ne peux pas me laisser aller à cette haine. Il en va de la vie de Winter. Je dois faire vite. Ils savent où je suis. Sauf si… Je n’y suis plus ? Je vois une vieille casserole trouée traîner. Je la balance à l’extérieur. Elle fait un bruit sourd. Ils vont croire que j’ai fuis.

Pendant ce temps, je rentre dans une grande armoire et ne la laisse que très peu entrouverte. Si je peux en éliminer un, ça sera déjà ça de fait. Et le piège prend. Un type rentre dans les cuisines, me tournant le dos pour regarder par la porte. Je fais vite, sortant de ma planque pour glisser la lame sous sa gorge et lui trancher le cou. D’un geste aussi rapide, avant même que je le dépose au sol, ma lame revient se planter sans son crâne pour qu’il ne se relève pas. Malheureusement, ce n’est qu’un des pions de Bradley. J’attrape son arme et referme la porte assez rapidement pour que l’obscurité règne dans la pièce. Je suis si mauvais au tir. Je ne peux pas compter sur ça. J’attrape un morceau de verre et le glisse doucement par la porte menant à la salle principale. Je peux distinguer la situation. Je réalise que je peux largement ramper à l’abri du bar.

Je m’exécute dans le plus grand silence et le boucher fait savoir qu’il s’impatiente une fois de plus. J’avise une nouvelle fois la situation et il se tourne vers la porte de la cuisine, m’attendant à me voir debout. Ça m’arrache. Ce bar me permet d’être dans son dos. Je m’avance doucement jusque derrrière lui et le force à relâcher Winter. J’hurle « Cours! Je te… » Pas le temps de finir que Bradley se retourne et me donne un coup de boule dans le nez, ce qui en fait couler du sang. Je tente de tirer mon épée de son fourreau mais il me plaque au sol et me maîtrise. « Abel, voyons… Tu ne veux pas qu’elle voit ça, n’est-ce-pas ? Tu ne veux pas qu’elle me voit te tuer pas vrai ? » Je crache un mélange de sang et de salive sur son visage ce qui le fait marrer. Vu le boucan, j’estime qu’ils ne sont que deux, pas plus. Ou ils l’étaient, vu que l’un d’entre eux gît dans ces cuisines.



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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Dim 2 Sep - 22:20


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Il me pousse violement en arrière en direction du sol. Je roule sur mon épaule, tapant ma tempe sur le sol. Le temps de quelque seconde je suis sonné. Je pousse sur mes jambes pour me retourner sur le dos avec difficulté. J’ai une douleur terrible qui raisonne dans mon crâne et j’ai comme l’impression d’être dans un autre monde. Avant de reprendre petit à petit mes esprits. La salle des fêtes… Abel … Danger… Je me redresse, Abel est au sol, il a du sang sur son visage. Je me relève, m’aidant de mes mains, en titubant un peu. J’ai encore du mal à reprendre totalement mes esprits, mon équilibre et ma dextérité. Il y a des chaises justes derrière moi. J’empoigne l’une d’elle et frappe le plus fort possible que je suis capable le dos de notre ennemie commun. « … Faudra d’abord me passer sur le corps connard ! » La chaise en plastique explose en mile morceau. Et je suis incapable de savoir si je lui ai réellement fais mal ou si je l’ai simplement surpris.

Il ne reste dans ma main que l’un des pieds en plastique qui s’est sectionné. Il m’attrape par la gorge avec ces deux mains, en me plaquant contre le mur. « Je vais devoir la jouer autrement… Tu mourras en premier ma beauté. C’est dommage on aurait pu faire pas mal de chose toi et moi. » Son sourire me donne envie de vomir. Il serre si fort ma gorge que je ne peux plus respirer. Je secoue mes jambes, cherchant un point d’appuis mais je n’ai rien pour m’aider. Mais j’ai toujours mon pied de chaise dans la main, que je serre le plus fort possible. Je le plante dans son cou. J’essaye de le planter le plus loin qu’il m’est encore possible de faire. On est tous les deux dans une danse infernale. Cherchant à se faire mal, à se faire souffrir. Plus il serre, plus je bouge l’objet tranchant en lui, cherchant chacun à faire lâcher l’autre.

Mais il sera le premier à lâcher rapidement. J’ai dû toucher sa jugulaire, du sang en abondance coule de son cou, et moi je tombe au sol retrouvant ma respiration. Je m’éloigne de lui restant assise sur le sol. Ma respiration est sifflante, j’ai besoin de ma ventoline. Mes yeux sont rivés sur le corps de cet homme, convulsant, du sang sort de sa bouche, de sa plaie à chacune de ces contractions. C’est moi qui ai fait ça… Non pas que je m’en veuille d’avoir retiré une vie mais j’ai tué quelqu’un, tué quelqu’un de vivant… Je suis sous le choc. L’une de mes mains se porte sur ma poitrine. « Abel… » Je n’arrive pas à tourner mon visage de Wantlo… « Mon sac … ma ventoline. » L’air me manque encore dans mes poumons, elle refuse d’entrée.

Abel intervient rapidement. Une fois sur pieds, grâce à son aide, ma ventoline en main et une bouffée dans les poumons. Je récupère son sac à dos, ma machette. On doit partir d’ici, rapidement. Je suis Abel sans vraiment poser de questions, encore sous le choc de ce qu’il vient de se passer. Je ne pose pas de question, je ne cherche pas à savoir qui il est car dans le fond je le sais déjà. J’ai le cœur qui s’accélère et s’arrête de plus belle. Une boucle qui n’arrive à se calmer. Je prends sa main alors qu’il m’entraine à l’extérieur. « Je l’ai tué… » J’ai enfin réussi à le dire. J’ai tué quelqu’un. Et c’est terrifiant. Je suis morte de trouille d’avoir du tuer quelqu’un. J’étais dans le même état quand j’ai réalisé que j’avais tué Jackson… même si s’était un accident… je n’ai jamais eu aussi peur et en même temps aussi vivante de ma vie.

Une voiture passe sur le chemin enneigé et s’arrête près de notre voiture. Nous ne sommes qu’à quelque mètre mais on s’arrête, par mesure de sécurité. On ignore qui arrive. Je me place légèrement en arrière, tout prêt de mon homme. Ce sont des hommes en uniformes militaire. Mais sont-ils de vrai militaire ? Et pas des mecs qui se font passé pour des militaires ? Rien ne dit que ce sont des bonnes personnes…



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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Mar 4 Sep - 0:53


Sonné par cette maîtrise, je mets un instant à réaliser ce qu’il se passe. Je me sens libérer de mon entrave lorsque j’entends Winter parler. Je me redresse, n’étant comme plus en phase avec la réalité. Rien n’a l’air vrai autour de nous. Et pourtant… Je vois le dos de ce type, empoignant ma Winter qui lui plante un truc dans le cou. Une giclée de sang émane de ce dernier. Il se recule, relâchant Winter et pose sa main sur son cou, choqué. Il se tourne vers mois. J’attrape mon épée et lui donne le coup de grâce, lui tranchant la tête ainsi que les phalanges dont il se servait pour faire pression sur sa plaie. La tête roule, lorsque j’entends la vois de Winter m’appeler.

Les traits d’abord déformés par la haine, je la vois, les mains sur la poitrine, suffocante. Elle me réclame sa Ventoline. L’inquiétude me gagne et je me précipite sur son sac, fouillant pour en tirer le médicament. Je reviens vers elle aussi vite, lui tendant, l’aidant même à l’utiliser pour qu’elle inspire. Lorsque le choc est passé, nous nous levons et commençons à sortir. Elle me dit qu’elle l’a tué. Je me tourne vers la tête. Dans un murmure, je souffle « Tu ne l’as que blessé. Je l’ai tué. Mais tu l’as fait pour te défendre. C’était lui ou toi. » Je plante mon regard sur le sien. Je la serre contre moi. « Tu t’es défendu. Tu nous as défendu. C’était lui ou nous. » Je me recule et avise son état. « Je crois qu’il est temps pour nous de rentrer… »

On allait le faire. Il n’y avait qu’une dizaine de pas à faire pour être chez nous. Mais une autre voiture débarque. Du genre gros tout-terrain blindé, recouvert de treillis. Mes yeux s’écarquillent. Merde ! Des militaires ! « Merde… » Je me fige. Des hommes sortent et s’approchent de nous. « Winter… Tu te sens capable de courir ? Parce qu’on va devoir le faire… » Je la relâche et souffle « … Maintenant ! » Je fais demi-tour toute et attrape sa main pour commencer ce sprint. Je les devine sur nos talons. Mince… Avec leur véhicule ils vont vite nous rattraper si on reste sur la route.

Un fois la salle des fêtes passés, je vois le bois sur le côté. Ce dernier est petit mais assez dense pour qu’ils n’aient pas le choix que de continuer à pied. « T’arrête pas, Win’! » Je nous fais prendre la direction du bois à toute vitesse, tandis que les gars hurlent qu’ils doivent continuer à pied. Ils vont être ralentis par leur bardage, mais ils sont entraînés pour ça.

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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Sam 27 Oct - 1:40


Please don't take my sunshine away
Abel & Winter
« You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away »
Il m’aide à me remettre sur mes jambes, sac à dos rapidement en position sur les épaules. Nous sortons rapidement de la salle des fêtes, les mains vides mais un cadavre derrière nous. Je me sens sous le choc, j’ai tué quelqu’un et j’en suis encore tremblante. Je crois l’avoir tué et je n’arrive pas à réaliser ce qu’il vient de se passer, c’est comme si j’étais sorti de mon corps, l’adrénaline nous faire des choses tellement surprenante, des choses qu’on n’aurait jamais imaginer être capable de faire pour sauver sa vie ou celle de la personne que l’on aime.

Mais Abel est présent et me prend entre quatre yeux pour me rassurer, me disant que je ne l’ai que blessé. C’est lui qu’il l’a tué. Vérité ou non je fais oui de la tête, fuyant son regard cherchant la réalité avant de le regarder de nouveau quand il m’assure que s’était lui ou nous. Qu’importe qu’il me dise la vérité pour me protéger ou non, je préfère rester dans le déni pout le moment, c’est très bien comme ça. « Ouais… » Il est temps de rentré, c’est certain.

Mais encore une mauvaise aventure nous attend. Des hommes entourent notre véhicule, regardant, scrutant avant de nous voir. Nous n’avons pas d’autre choix que de fuir, la réaction d’Abel me semble d’une logique sans faille mais pas évidente à réaliser. « Non … Mais ok. » Au top départ plus le choix, je pars en courant. Ma main dans la sienne, il m’entraine à courir toujours plus vite.

Je manque de tombé dans la neige mais grâce à Abel je reprends vite le contrôle. On sort de la route pour s’enfoncer dans le bois. Il m’encourage à ne pas m’arrêter… Plus facile à dire qu’à faire. Malgré un point de côté, je me concentre sur ma respiration pour ne pas tomber dans les pommes. Me laissant guider par Abel, serrant sa main fort sans même m’en rendre compte par l’adrénaline.

J’ai les poumons qui me brûle, et encore heureux que l’air est frais et pure ! Je ne vais pas pouvoir continuer très longtemps sur ce rythme. « J’peux plus … » Dis-je essoufflé ralentissant le pas. Je ne peux plus continué comme ça. On doit trouver un endroit où se cacher quelques minutes. Le temps que les militaires perdent notre trace.  



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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Lun 5 Nov - 23:45


Je tiens fermement la main de Winter dans la mienne alors que nous sortons. Je me promets de ne jamais en reparler. Ce qui s’est passé ici restera ici, ternissant l’image d’un lieu au souvenir agréable et le couvrant de sang. Alors c’est tout ce que laisse notre apocalypse ? Détruire tout ce qui nous aidait à tenir ? Saper le moral de Winter en l’obligeant à s’attaquer une nouvelle fois à un homme ? Je ne peux m’empêcher de me sentir responsable de ce sang qu’elle pense avoir sur les mains.

Sauf qu’une nouvelle fois, on se retrouve face au danger : des militaires débarquent à toutes vitesses. Je sais que nous n’avons le choix que de courir, mais en est-elle seulement capable ? Elle m’assure que non, mais nous n’avons pas le choix, il y va de notre survie. Je me sens également coupable de ce qui nous arrive en ce moment même. Je garde sa main dans la mienne et on se met à courir, l’entraînant à cette vitesse. Je la rattrape lorsqu’elle manque de courir entendant les pas des militaires derrière nous.

Il a fallu qu’on se retrouve dans un petit bois pour qu’elle me dise qu’elle ne peut plus. Je m’arrête et cherche vite une solution. Celle-ci semble évidente. Un trou dans la terre nous permettant de nous y planquer me semble être l’unique solution. Silencieusement je lui montre et souffle « On s’y cache et on retourne à la voiture… » lui dis-je tout en reprenant ma respiration. Je nous précipite dedans en tenant Winter contre moi comme afin de l’assister mais surtout pour encaisser les balles à sa place si elles se mettent à voler.

On se retrouve couché sur le sol boueux. J’entends les pas lourds qui s’approchent mais également des… Chiens ? Je fais les gros yeux en entendant les aboiements et dans la précipitation, je prends deux poignées de boues pour recouvrir les vêtements de Winter ainsi que son visage et ses cheveux. Je fais de même avec moi et murmure à son oreille « Garde ton sang-froid et attend qu’ils passent… » Je la serre contre moi, plaçant ma main derrière sa tête pour la caler sur mon épaule.

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MessageSujet: Re: Please don't take my sunshine away   Dim 9 Déc - 16:01


Please don't take my sunshine away
Abel & Winter
« You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are gray. You'll never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away »
On plonge dans le trou qu’Abel a trouvé, sous une sorte de souche d’arbre. J’y entre en premier en hâte, me collant bien au fond pour qu’Abel puisse y entrer et se cacher avec moi. Je suis en hyper ventilation, un mélange de panique, de stresse, de peur et d’asthme. Il me tient contre lui, fermement. Je me repose un peu sur lui, cachant mon visage, fermant les yeux très fort pour ne rien voir. J’essaye de faire le vide mais impossible. C’est comme ça que tout va finir ? On va mourir comme ça ?! Alors qu’il vient juste d’apprendre qu’il est papa et qu’il allait l’être de nouveau. Mourir sans voir mon fils une dernière fois ?! Toutes ces pensées parasites mon esprit.

Soudain on entend des chiens. Mon cœur ne fait que s’emballer d’avantage. Je redresse ma tête me cognant par la même occasion. C’est la fin. J’ai les mains qui tremblent et j’ai envie de crier. Non … non … non !!! J’ai envie de pleurer, de fondre en l’arme. Mais Abel nous recouvre de boue et me tient fermement en me demandant de rester calme et de garder mon sang froid. Je souffle, prenant de grandes inspirations mais pas trop forte pour ne pas faire siffler mes poumons. Techniques de relaxation apprise pour les crises d’asthmes ou les accouchements d’ailleurs.

Il me serre, j’arrête de bouger, tout mon corps se serre alors que l’on entend des bruits des pattes marcher au-dessus de nous. Des aboiements… J’ai l’impression que je vais mourir d’une crise cardiaque tout compte fait. Des bruits de pieds, des hommes parlent et marche au-dessus de notre tête. « On a perdu leurs traces … Chef - Un homme et une femme ne peuvent pas disparaitre comme ça. Ils doivent bien être quelque part. – Continuez de chercher ! . »

Ils se dispersent pour partir dans plusieurs directions. Les chiens suivent leurs maitres, tous à nos trousses. On attend peut-être 1 ou 2 minutes, qui me paraissent une éternité. Histoire de ne plus entendre le moindre bruit, la moindre personne et le moindre chien. Juste nos respirations. Mes yeux se relèvent vers Abel, chuchotant. « J’entends plus rien … »  



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Please don't take my sunshine away
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