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 "hearts are never broken" eliam
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Will Kaneki-BurbankAdministrateur
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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Mer 18 Juil - 23:58
Cool. Oui, certes. Ça n’était pas vraiment ce que Will s’attendait à recevoir en réponse, mais c’était probablement mieux que rien. Au moins Elias ne semblait pas vouloir l’accuser de l’avoir trompé ou une connerie de ce genre. Il n’aurait pas naturellement qualifié sa rencontre avec Lazare de cool, mais Elias ne pouvait pas le deviner non plus. Il ne répondit rien, cela dit et ça ne devait pas être très grave, puisqu’il se retrouva rapidement seul. Pas très longtemps, mais suffisamment pour qu’il ait le temps de se traiter de crétin et s’insulter encore un peu d’être aussi ridicule. Il aurait peut-être dû préparer ce qu’il comptait dire avant de rentrer, au lieu de perdre du temps à se convaincre qu’il ne ferait pas autre chose que rentrer. Comme s’il avait réellement hésité à un moment. Il était devenu idiot à ce point-là, au point de croire qu’il s’était posé la question une seule seconde… Mais il allait y arriver. Il essaya de s’en convaincre un peu plus quand Elias revint avec le repas et qu’il le servit. Quand il regarda son assiette fixement comme s’il hésitait par où commencer. Pourtant, ça n’était pas un immense festin, juste ce qu’ils mangeaient habituellement. Il abandonna sa contemplation stupéfaite de son assiette quand Elias se décida à reprendre la parole et ce fut finalement lui qu’il regarda sans défaillir. S’expliquer, se justifier. “Je sais.” affirma-t-il. Bien sûr qu’il savait. Qu’il savait, du moins, que l’homme ne cherchait pas à l’ennuyer ou à l’espionner. Qu’il était seulement inquiet. Ça se sentait, à vrai dire. Et il comprenait, c’était normal, évident. Ce qui restait plus obscur à ses yeux, c’était surtout de ne pas se faire passer un savon pour être parti sans prévenir, sans faire autre chose que de laisser un mot et de ne pas avoir donné signe de vie une journée entière. Il aurait dû se faire engueuler pour ça, non ? Ou au moins avoir droit au silence réprobateur et accusateur qu’il méritait pour avoir inquiété son mec toute une journée, si tôt après avoir frôlé la mort. Il aurait mérité qu’Elias agisse comme son petit-ami et lui fasse la gueule, qu’ils se comportent ensemble comme s’ils étaient un couple, même pour les mauvais côtés et pas juste… ça.

La culpabilité, difficilement oubliable, refit surface rapidement à la suite. Il commençait à se rendre compte qu’il n’aurait jamais eu le cran de partir sans un mot, mais… ça l’inquiétait un peu qu’Elias ait deviné ça aussi. Et qu’il le dise de cette façon. Timide, hésitante. Alors qu’il avait vraiment de quoi être inquiet, en colère aussi. “Je ne voulais pas t’inquiéter.” souffla Will en détournant le regard et en prenant enfin sa fourchette. “Désolé.” Il se força à manger un peu. C’était encore un peu difficile d’avaler des portions complètes, mais s’il voulait tenir debout toute une journée et s’activer comme il le faisait, il n’avait pas le choix. Et ce soir, il n’arrivait pas trop à s’empêcher de repenser aux mots de Lazare, aux siens aussi. À combien il était maigre et peut-être au point de dégoûter Elias. Il voulait arranger ça aussi, alors il se forçait. Il ne prenait pas beaucoup de poids avec toute l’énergie qu’il dépensait et un seul repas ne ferait pas de miracles, mais c’était un bon début, pas vrai ?

Malheureusement, il eut terminé plus vite que prévu. Et regarder son assiette vide le mettait un peu trop mal à l’aise alors il se leva après quelques secondes à la regarder avec les même yeux vides. “Je vais m'entraîner encore un peu avant d’aller au lit. Je te rejoins tout à l’heure, d’accord ?” lança-t-il en se tournant vers Elias. Il ne prenait pas la fuite cette fois, ou du moins essayait-il de s’en convaincre. Il lui fallait seulement un peu de temps pour mettre ses idées au clair, accorder les pensées et les mots qu’il voulait si désespérément partager avec l’homme. Et peut-être, aussi, que l’idée de lui parler maintenant, sous la lumière presque éblouissante des ampoules l’angoissait un peu. Il fit quelques pas pour rejoindre la cuisine après avoir ramassé son assiette et ses couverts, mais décida rapidement de faire demi-tour pour regarder encore Elias. “Je n’ai pas vraiment eu l’occasion de prendre ce que je voulais à mon appartement et ce n’était pas dans les affaires que tu as ramenées.” lâcha-t-il avec précautions. “Je me disais qu’on pourrait peut-être y aller ensemble un de ces jours. Si tu penses que c’est possible.” Il ne voulait pas pousser sa chance, mais il pensait encore à ce qu’il voulait faire ce jour-là et l’idée avortée continuait de le hanter un peu trop souvent. Il osa s’approcher un peu plus et poussa même jusqu’à se pencher sur Elias pour embrasser sa tempe. “Je monte dans moins d’une heure. C’est promis.” souffla-t-il près de son oreille. Il disparut sur cette promesse et il comptait la tenir, celle-là.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Jeu 19 Juil - 9:54
Il aurait pu être parfaitement sage et à sa place que mon inquiétude aurait quand même reprit le dessus, mais il était vrai que découvrir un simple mot n’avait pas été pour me rassurer, mais il était rentrer et le plus important était là. Ça et le fait qu’il mange de bon coeur. Répondant simplement par un sourire, je n’avais pas spécialement faim, l’angoisse m’ayant quelque peut retourner l’estomac et le voir se lever avec son assiette n’arrangea rien. Il ne faisait que s’entrainer, tirant encore et toujours au même endroit, démontrant qu’il savait tirer, mais continuant comme si sa vie en dépendait. Et qu’avais-je à dire à ça ? Rien. J’avais fait plus d’une fois la même chose et ça n’avait mené à rien. Aujourd’hui, je ne savais même plus tenir une arme ou tiré dans quoi que ce soit, mes tremblements se faisant trop violent pour que je n’arrive à quoi que ce soit. Au moins restait-il ici, à la maison en quelque sorte. « Ok. » et alors que je m’attendais à ce qu’il disparaisse, il revint, expliquant qu’il n’avait pas vraiment trouvé ce qu’il avait été cherché à son appartement ici. J’avais visiblement loupé un truc important et il voulait y retourner avec moi si possible. Un angoisse me prit un peu plus, souvenir des fois ou j’avais été là-bas, souvenir de cette fois ou j’étais rentré chez lui et que j’avis découvert ses affaires sur le sol sans personne d’autres.

Malgré la peur, je relevais les yeux, retenant de dire que je connaissais le chemin par coeur avant de souffler, « On pourra y aller quand tu voudras. », en espérant simplement que je n’ai pas à utiliser une arme, que je n’ai pas à tenir quoi que ce soit dans mes mains. Fermant les yeux en sentant ses lèvres sur ma tempe, je le regardais disparaitre avant de me lever et aller ranger tout ça. Je le regardais un instant par la fenêtre avant de monter dans la salle de bain pour une douche glacé. Je me retiens d’aller le surveiller, me contentant de passer un jogging et un t-shirt, je retrouvais le lit. J’y restais un long moment sans rien faire avant de me pencher pour prendre un livre.

J’avais lu en diagonale, ne faisant pas vraiment attention au propos mais me concentrant sur les bruits. Lorsque la porte claqua, je me redressais déjà sur moi-même, entendant les marches grincer avant de le voir dépasser la porte pour rejoindre le lit. J’étais censé dire quoi à cet instant ? J’étais complètement perdu, sans arme. Je posais simplement le livre sur la table basse, croisant les jambes alors que j’aurais sans doute du m’allonger pour dormir. Mais je pouvais pas, je pouvais pas continuer comme ça, je ne pouvais pas perdre autant le contrôle de notre couple. « Will… », soufflais-je pour attirer son attention et me donner un peu plus de courage. J’étais en grande partie responsable de ce chaos, de cet échec, mais je ne pouvais pas nous regarder, nous voir sombrer comme ça sans rien faire. « Y’aura sans doute aucun moment pour ça, mais j’aimerais vraiment qu’on parle, que j’arrive à faire quelque chose pour nous. », que j’arrive à être là, à faire quelque chose d’utile, je ne voulais plus le regarder fuir en continue dans le jardin alors que sans doute il y avait quelque chose à faire.    

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Jeu 19 Juil - 12:33
L’air frais - glacial - de l’extérieur lui donna immédiatement l’impression de pouvoir respirer de nouveau. Il alla se placer au même endroit qu’il le faisait chaque fois : le plus loin possible de l’arbre, contre la clôture qui délimitait leur terrain et donnait sur la rue et quoiqu’il eût effectivement son arc entre les mains, Will ne tira aucune flèche. À la place, il ferma les yeux et inspira lentement, expira plus lentement encore et recommença deux ou trois fois jusqu’à ce que ses mains ne tremblent plus du tout sur son arc. Il allait y arriver. Pas à respirer ou à viser juste, mais à parler à Elias. Ce serait facile, il entrerait dans cette chambre dès qu’il ne verrait plus la lumière briller à la fenêtre, il s’allongerait à côté de l’homme et profiterait de l’obscurité pour lui dire tout ce qu’il avait sur le coeur et que la lumière du jour l’empêchait d’admettre. Et après ça… après ça, Elias et lui retrouveraient leur petite vie à eux et tout irait bien. Mais malgré ses bonnes intentions, le jeune homme passa plus de temps à surveiller la fenêtre qu’à préparer son discours. La lumière ne s’éteignait pas, alors que les minutes passaient et que l’heure qu’il avait promis de ne pas excéder approchait trop rapidement à son goût. Il comprit, avec une certaine horreur, qu’Elias l’attendait et que cette lampe ne serait pas éteinte tant qu’il n’aurait pas mis le pied dans la chambre. Ses plans continuaient de tomber à l’eau les uns après les autres et l’homme de l’obliger à assumer plutôt qu’à agir comme le lâche qu’il était réellement.

Cette façon de faire lui semblait plus qu’insurmontable, mais il avait promis alors quand le moment fut venu, Will rejoignit l’homme dans leur chambre. Il se débarrassa de ses chaussures et de son pantalon avant d’aller s’allonger à sa place et de poser son regard sur le plafond. Il sentait Elias à côté de lui et il sentait surtout que ses rêves de pouvoir parler sans affronter son regard volaient définitivement en éclats. Par réflexe plus qu’autre chose, il tourna le regard vers Elias quand ce dernier prononça son nom et sentit son coeur se serrer quand l’homme réclama la conversation qu’ils devaient vraiment avoir. D’un hochement de tête, Will donna son accord et se redressa, s’asseyant à son tour pour lui faire face. Sa gorge se noua aussitôt. Il ne savait plus par où commencer, quoi dire pour tout réparer et il se surprit à fermer de nouveau les yeux pour ne plus avoir à supporter le regard d’Elias.

“J’ai peur.” souffla-t-il après un moment à compter les battements de son coeur dans l’espoir de se calmer. Il laissa une seconde s’étirer, puis deux et trois avant d’oser continuer. “De tout, tout le temps.” Jusque là, ça ne ressemblait certainement pas à ce qu’Elias attendait de cette discussion, mais au moins il parlait et c’était là les mots les plus sincères qu’il ait prononcé depuis son retour. Ça l’effrayait un peu. Il avala sa salive en même temps que l’envie pressante d’en rester là. C’était sa chance, la dernière peut-être, de sauver son couple et de pouvoir respirer à nouveau. Il ne la laisserait pas lui filer entre les doigts juste parce qu’il avait peur. “J’ai peur de sortir d’ici et de me faire encore attraper ou que quelqu’un vienne nous attaquer directement chez nous. J’ai peur de mourir ou de disparaître et de te laisser souffrir seul. J’ai peur que tu veuilles me sauver au point de risquer ta propre vie. J’ai peur de t’avoir tout donné, tout ce que j’étais, tout ce que j’ai jamais été et qu’il ne me reste plus rien le jour où tu réaliseras que je n’en vaux pas le coup parce que je suis trop brisé pour toi.” Sans ouvrir les yeux, il tendit une main tremblante vers Elias et emprisonna celle de l’homme dans la sienne. Sa gorge se nouait jusqu’à rendre chaque mot douloureux à expulser. Ses doigts se crispèrent plus fortement sur les doigts d’Elias et il lutta pour les dire quand même, en ignorant les larmes qu’il sentait déjà se former derrière ses yeux.

“J’ai voulu partir aujourd’hui, pour de bon, te laisser ici et ne plus jamais revenir. Et ça n’était pas la première fois que ça me traversait l’esprit depuis que je suis rentré. Mais même ça, je n’ai pas réussi à le faire. Je suis tellement égoïste que je préfère que tu sois malheureux avec moi plutôt qu’heureux sans.” Un sanglot menaça de lui échapper et le força à faire une pause, mais il le ravala aussi et fit de son mieux pour se calmer rapidement, une main tendue devant lui pour demander à Elias de ne pas l'interrompre. Il fallait qu’il dise tout ce qu’il avait sur le coeur avant qu’il n’en soit définitivement plus capable. “Quand j’étais avec Maryse…” osa-t-il. “Aiden était là. Tout le temps. Il me parlait, il me rappelait comment il est mort pour moi, pour me sauver et comment ça finirait par t’arriver aussi. L’entendre sans arrêt, c’était pire que tout le reste. Je sais qu’il n’était pas vraiment là. Et je sais que ce n’était probablement rien d’autre que mon propre cerveau qui me jouait des tours, qui m’aidait à supporter les tortures et expulser un peu de la culpabilité que je ressens depuis si longtemps, parce que je n’ai jamais pris le temps de vraiment faire mon deuil après sa mort. J’ai pris la fuite, je me suis renfermé, caché pour ne plus jamais avoir à souffrir comme j’ai souffert quand je l’ai perdu… Jusqu’à ce que tu arrives. Et j’ai tellement, tellement peur de te perdre comme je l’ai perdu.”

Les larmes débordaient déjà de ses yeux, alors il les rouvrit et pour la première fois depuis qu’il avait commencé à parler, osa croiser le regard d’Elias. Il se sentait pathétique, plus que jamais et commençait à craindre que l’homme soit dégoûté au point de le jeter dehors pour de bon. Mais il y était presque. “Je ne veux pas imaginer ce que serait ma vie sans toi, ou seulement avec ton fantôme derrière mon épaule, mais depuis je suis rentré, je n’arrive pas à penser à autre chose. Je sais que ça a été difficile pour toi aussi… Mais je ne veux plus que tu me regardes et que tu me traites comme une victime. Même si je sais que tu réagis comme ça parce que tu m’aimes, ça me rend fou.”

De sa main libre, il essuya les larmes qui l’empêchaient de voir l’homme correctement. Les mots qu’il retenait depuis si longtemps imposaient déjà leur saveur étrange dans sa bouche, il savait qui les dirait enfin et il voulait, juste pour ceux-là, pouvoir regarder Elias dans les yeux. “Je t’aime, Elias. J’aurais dû te le dire depuis l’instant même où tu m’as retrouvé. Chaque jour, chaque seconde que j’ai passé là-bas, même quand je te croyais mort, c’est grâce à toi que j’ai tenu bon. Et je n’ai jamais aimé quelqu’un comme je t’aime, ni Aiden, ni personne d’autre avant lui. Ça me fait tellement peur de ressentir ça dans un monde comme le nôtre, où tout peut s’écrouler d’une seconde à l’autre, juste parce que les gens sont devenus des monstres pour survivre. Et je me dis parfois que ce serait plus simple de fermer les yeux et de fuir plutôt que de prendre le risque de devoir continuer à exister sans toi.” Ses yeux se fermèrent tous seuls, sans qu’il ne cherche à lutter pour les garder ouverts. Son souffle traversait difficilement sa gorge. Il s’accrocha encore un peu plus fort à Elias.

“Mais tu es en vie et tu es venu pour moi et je t’aime, tu m’aimes et ça ne durera peut-être pas. Alors j’ai vraiment besoin qu’on tourne cette page ensemble. Sans prendre la fuite, même si je ne sais pas comment faire autrement, qu’il n’y a qu’avec toi que j’ai jamais eu envie d’essayer, que c’est la réponse qui me vient immédiatement chaque fois que j’ai un problème. J’ai besoin que tu me regardes comme tu le faisais il y a deux mois, que tu me touches comme tu le faisais il y a deux mois, que tu me hurles dessus quand je fais n’importe quoi et que tu me fasses la gueule quand je dépasse les limites, qu’on puisse se parler et rire et se disputer. J’ai besoin qu’on continue de construire notre vie ensemble, comme un couple normal, tant qu’on le peut encore. Parce que sans ça, sans toi, sans nous, je ne suis pas sûr de me souvenir à quoi ça sert de continuer à supporter toute cette merde. ” Il releva enfin ses yeux noyés vers l’homme, ne cherchant même plus à cacher son air désespéré et suppliant. Il l’avait fait. Il n’arrivait presque plus à respirer du tout, mais il avait suivi les conseils de Lazare et peut-être que c’était un bon conseil, finalement.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Jeu 19 Juil - 15:45
Il acceptait de parler, du moins ce fut ce que j’avais compris. Et avant que je n’ai eu le temps de parler, il ferma les yeux pour le faire. Il avait peur, peur de tout, peur à chaque instant, il avait peur de sortir, peur de se faire capturer à nouveau, peur qu’on vienne s’en prendre à nous ici. Il avait peur de mourir, peur de me laisser seul, peur que je meurs en voulant le sauver, peur de n’être plus être légitime, peur que je ne veuille plus de lui. Avançant légèrement ma main pour saisir la sienne, j’avais senti ma gorge se nouer avant même que je n’y prenne garde. Serrant ses doigts, un couteau commença à traverser mon coeur à mesure que les secondes passés. J’aurais dû dire quelque chose, sans doute, mais ma gorge me faisait bien trop mal pour ne serait-ce qu’essayer. Et puis, alors que j’avais trouvé un peu de courage, il m’assassina. Il avait voulu partir aujourd’hui, il avait voulu partir et ne plus jamais revenir. Et ce n’était pas la première fois que cela était arrivé. Mais il était encore ici, car il se jugeait égoïste au point de me préférer malheureux qu’heureux. Secouant légèrement la tête, je pris une inspiration pour le détromper, et ce malgré la douleur et la peur de savoir la vérité. De savoir qu’il aurait pu partir, m’abandonner. Je n’aurais pas été plus heureux sans lui, au contraire. Mais encore une fois, avant d’avoir eu le temps de prononcer le moindre mot, je fus couper dans mon élan. Une main tendue m’intima de ne rien dire, de garder le silence avant qu’il ne parle de cette femme. Avant qu’il ne s’engage dans quelque chose qui allait me mettre à terre.

Il avait imaginé Aiden avec lui, à chaque instant. Il avait pensé à l’homme qu’il avait aimé, à la façon dont il était mort pour lui, et il n’avait jamais cessé de l’entendre. Il n’avait jamais fait son deuil, il avait toujours pleuré sa mort, son départ, et il n’avait pas chercher à dépasser cela. Il avait souffert en silence jusqu’à ce que j’entre dans sa vie et aujourd’hui, il avait prit peur, peur que je meurs comme Aiden, peur de souffrir à nouveau. Je n’étais qu’une préoccupation de plus pour lui, qu’une angoisse supplémentaire qu’il n’avait pas su régler. Et c’était visiblement de trop au vu des larmes qui s’échappèrent de ses yeux. Il pleurait et il me regardait droit dans les yeux. Si mon coeur avait pu se serrer encore, sans doute aurait-il explosé, sans doute l’avait-il fait. Sans doute la douleur avait dépassé toute ses limites quand il reprit et mes bonnes volontés prirent peu-à-peu feu. Si il ne voulait pas imaginer sa vie sans moi, j’avais été obligé de le faire, j’avais essayé, mais tout n’avait fait que tourner en rond. Et cette peur, si elle me quittait doucement, si elle n’était alimenté que par des angoisses ponctuelles qu’il ne parte, la sienne était visiblement constante. Et si il savait, si il devinait cette souffrance, il ne voulait plus que je le regarde, que je le traite comme une victime. Il savait pourquoi je faisais ça, mais ça le rendait fou. Aussi étrange que cela puisse t-être, je n’avais jamais reussit à sauver quiconque avant, je n’avais jamais réussit à protéger quiconque, et là, il était là, de nouveau à la maison, et je n’avais aucune idée de comment faire. Je n’avais aucune idée de comment ne pas le traiter en sachant qu’il avait vécu l’enfer.

Voulant faire un geste pour effacer ses larmes, il me devança, encore. Ma main s’arrêta dans l’espace dès l’instant où il reprit la parole. Dès l’instant ou il me dit ces mots que je n’avais plus entendu depuis des semaines. Des larmes brulèrent alors mon visage sans que je ne le comprenne vraiment. Des larmes qui ne cessèrent pas vraiment de couler et qui pourtant, fondait avec lenteur sur ma peau. Il avait tenu bon même en me croyant mort, il l’avait fait grâce à moi, grâce à l’amour qu’il me portait. Et il avait peur de m’aimer autant dans un monde où tout pouvait s’écrouler à chaque instant. Je détournais brièvement les yeux lorsqu’il fut question de ce que les gens pouvaient devenir pour survivre, mais l’entendre parler de fuir, de devoir continuer sans moi me fit relever les yeux vers lui. Il ferma les yeux, sa main se faisant plus forte sur mon bras, mon coeur se nouant encore plus.

Oui j’étais envie, et lui aussi et j’avais vraiment envie de me limiter à ça, mais j’en étais incapable, du moins je croyais. Pourtant il avait besoin de passer à autre chose, il avait besoin de le faire avec moi. Il avait besoin que je le regarde, que je le touche, que je lui hurle dessus, que je lui fasse la tête, qu’on rit, qu’on se dispute comme on le faisait avant, comme je le faisais. Il avait besoin de continuer à construire une vie ensemble, il avait envie de le faire comme un couple normal, car sans tout ça, il n’était pas sur de savoir pourquoi il continuait.


Le silence retomba comme une pierre dans une flaque. Lourd, pesant. Je fus incapable de faire quoi que ce soit avant un long moment, car j’étais incapable de faire le tri. Seul ma main s’éleva dans l’espace pour essuyer ses larmes. « Je t’aime. » soufflais-je simplement, sans m’en rendre compte. Je réalisais peu-à-peu que physiquement, je ne pourrais rien faire pour effacer tout ce qui s’était passé. Je n’étais physiquement pas capable de lui faire oublier les coup, je n’étais pas capable d’effacer l’isolement, la peur, tout ça. Je ne pourrais pas le sauver de ce qui était déjà son passé, comme je ne pourrais pas le sauver d’Aiden et de tout ce qu’il pourrait y avoir d’autre. Je ne pourrais rien faire, car le seul miracle qui était en ma possession, c’était de le sauver de la mort, le sauver de ce qui aurait été réellement irréversible. J’avais déjà fait la seule chose que je pouvais faire en fait, maintenant, je devais accepter d’être impuissant face à ça. « Et je pourrais pas plus te sauver de ça, je commence à le comprendre.. », continuais-je toujours aussi étouffé par l’angoisse, « Jamais je m'effacerais ce que tu as subit, jamais je ne pourrais arranger ça.. », je pouvais juste faire en sorte que ce ne soit plus la chose la plus importante de sa vie.

Effaçant mes propres larmes, je soufflais, « J’ai envie de t’embrasser sans m’en vouloir, j’ai envie de te toucher, j’ai envie de te faire l’amour, je te désir toujours, quoi qu’il puisse t’arriver ça ne changera pas… Mais j’ai tellement envie de te hurler dessus, j’ai tellement envie de te secouer, mais j’ose pas, parce que j’ai perdu pied devant toi, parce que je suis devenu un monstre devant toi, car j’ai transformé une femme en un être difforme par rage. J’ai pas envie que tu me crois capable de refaire ça, j’ai pas envie que si je te hurle dessus pour que tu arrêtes de te faire mal inutilement, tu es peur que je puisse te faire ça.. », fermant les yeux à mon tour, je sentais mon coeur battre douloureusement alors que toute les évidences tombaient, sous mes yeux, les unes après les autres. « La peur sera toujours là, et elle a toujours été là, au moment même ou un homme s’est relevé d’entre les mort, la peur était là. Et ce qui est arrivé à Aiden n’aurait pas pu être évité, quoi que ton cerveau ait pu te laisser croire, et ce qui t’es arrivé n’aurait pas pu être évité, quoi que mon cerveau ait pu me laisser croire. Et quoi qu’il pourrait m’arriver, on ne pourra pas l’éviter. », c’était la première fois que je le reconnaissais à haute voix, la première fois que j’admettais que je n’étais pas responsable. « Il nous arrivera sans doute d’autre choses, mais rien de ce qui s’est passé ne sera de ta faute, ni de la mienne. », je cherchais à me convaincre ? Oui, sans doute, et je n’étais pas certain que ce soit très efficace, mais cela avait le mérite d’installer l’idée.

La colère fit toutefois son chemin, car j’avais le droit ? Non, car je n’étais pas responsable, je n’aurais rien pu faire, « Et tu es complètement con de taper dans un mur, même dans un sac dans ton état, car oui tu es faible, oui ton corps est affaibli et non c’est pas un drame, et tu es con de passer des heures dehors, habillé comme ça, tu es con de te mettre en danger, à risque de tomber malade et d’attrapper un ruhme qui pourrait te tuer. Et oui je suis con de pas te dire de rentrer, de pas te dire de te couvrir, mais j’ai pas envie de te donner des ordres quand c’est du bon sens et quand tu as été emprisonné pendant un mois. », fermant les yeux, je n’étais pas sur de quoi que ce soit, « Et au lieu de passer pour un gars physique, tu pourrais utiliser ta plus grande arme, ton cerveau ! Tu pourrais régler ce problème d’eau chaude pour que je puisse faire ce que j’avais promis depuis des mois en te faisant l’amour dans cette salle de bain ! ».

Baissant la tête, la suite me fit bien plus mal, « Et moi je devrais arrêter d’agir comme si t’avoir retrouvé vivant était plus compliqué que de te savoir mort. Je devrais accepter que ces histoires que je me racontais dans mes rêves n’avait rien de si idyllique, rien de fantasque. Mais bien réel et possible. T’es vivant, moi aussi et on a ce que peu de personne ont encore aujourd’hui. », relevant les yeux vers lui, les mots m'échappent avant même que je ne réalise ce qui se passait, « On s’est rencontré il y a 208 jours, on a accepté l’idée d’être plus que des plans cul il y a 159 jours. Il y a 158 jours, j’ai dit pour la première fois je t’aime, en Japonais à quelqu’un qui partageait ma vie et il y a 149 jours, en plein milieu d’un Ikea, tu me l’as dit aussi. Je t’aime, je sais que rien ne se passera jamais comme prévu et je sais que tout peut arriver, mais tu as encore une fois raison, on a besoin d’avancer.. », prenant une grande inspiration, ce qui m’avait tant attiré dans ses songes traversa la barrière de mes lèvres, « Épouses moi Will, même si pour presque tout le monde ça n’a plus aucun sens, pour moi ça en a, car dans une vie qui m’a permit de rester en vie, tu étais mon mari, et que quoi qu’il ait pu se passer dans ce rêve, on était à deux, heureux et vivant. Alors épouses moi. ». La peur continuait de me consumer, et j’avais même commencé à trembler, car je savais que demain, si il se refaisait mal, je n’oserais pas, mais je voulais avancer, je voulais sortir de cette situation ou le moindre regard pouvait nous briser. On pouvait mourir, il pouvait le faire, je pouvais le faire. Mais on pouvait surtout vivre. Je voulais vivre, je voulais plus pleurer en le regardant, en espérant qu’il ne me quitte pas.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Jeu 19 Juil - 17:26
Parler à ce point, livrer tous ces mots et entendre ceux qu’Elias avait à lui répondre, se révélait à la fois libérateur et profondément angoissant. Plus que jamais, Will craignait d’être rejeté après s’être ouvert à ce point. Il ne le faisait presque jamais, quoiqu’Elias arrive toujours à le faire agir complètement à l’encontre de ses instincts. Il y avait plus de pessimisme dans les paroles d’Elias. Ou du moins en avait-il l’impression. Mais il était soulagé d’entendre enfin sa colère, son amour et ses peurs. D’entendre un être humain lui parler, pas toujours parfait, pas toujours juste, mais réel. Ça lui était même égal de se faire insulter et complètement égal d’être mis face à ses propres erreurs. Ça lui était même égal de ressentir de la colère lui-même - comment Elias pouvait s’imaginer un seul instant qu’il puisse avoir peur de lui ? - ou de ne pas réussir à retenir ses larmes. C’était de ça dont il avait eu besoin depuis son retour et il n’avait fallu qu’une conversation pour le retrouver. L’angoisse s’apaisa d’elle-même, quoique tout ne soit pas encore arrangé, qu’il ait encore beaucoup de travail à faire sur lui-même pour se relever complètement.

Comme Elias l’avait fait, Will le laissa parler, vider son sac, sans chercher à l’interrompre même quand il aurait voulu le faire. Il voulait attendre jusqu’à la fin, supporter les mauvais côtés et apprécier les bons. Il se sentit peut-être un peu mal de se faire dire en face combien il avait été stupide, mais ce fut vite oublié, remplacé par un sentiment tellement plus agréable quand Elias ressentit le besoin de lui faire de nouveau le décompte mis à jour de leur relation. L’espace d’un instant, Will trouva cela romantique. C’était rassurant, de se dire qu’Elias continuait de compter les jours. Toujours un peu effrayant aussi, mais pour la première fois depuis ce qui lui semblait être une éternité, il faisait de nouveau face à l’homme qu’il aimait. Même s’il s’agissait d’un vrai sociopathe capable de compter chaque jour depuis leur première rencontre. Un rire trouva son chemin au milieu des larmes et de l’angoisse, que Will essaya d’effacer de son visage d’un revers de la main. Et il se figea juste quelques secondes plus tard. Il s’était attendu à presque tout après ce petit discours, de leur part à l’un comme à l’autre. Il s’était surtout préparé au rejet, mais certainement pas à une demande en mariage. Son coeur se mit à battre si fort qu’il n’arrivait plus à respirer assez vite pour suivre le rythme. Et tout à coup, la petite plaisanterie lointaine qui consistait à compte chaque jour n’avait plus rien de plaisant ou de romantique. Elle était devenue effrayante. Ils ne se connaissaient que depuis deux cent huit jours. Ça ne faisait même pas un an. C’était beaucoup trop tôt pour envisager de prendre un tel engagement, non ?

Il ne répondit rien pour un long moment d’agonie, où il lutta contre ses propres pensées complètement contradictoires et son corps qui refusait de fonctionner convenablement et lui permettre, par exemple, de réfléchir ou de respirer. Ou de bouger. Ou de parler. Mais après tout ce qu’ils venaient de se dire et tout ce qu’ils avaient traversé, ensemble ou non… L’idée du mariage ne ressemblait plus qu’à une formalité. Il n’y avait aucune chance que Will ne trouve la force de passer cette porte un jour et qu’il tourne pour de bon le dos à cet homme. Il n’y avait aucune chance qu’il cesse un jour de l’aimer. L’engagement qu’ils avaient ensemble, ce soir déjà, allait bien au-delà et si Elias voulait mettre un mot plutôt qu’un autre dessus… “Ok.” souffla-t-il au travers de sa gorge paralysée. Ça n’était pas exactement la réponse enjouée que la question aurait mérité. Il n’arrivait pas trop à faire le tri dans ses émotions maintenant, mais il savait au moins qu’Elias et lui iraient bien. Qu’ils se retrouveraient, ce soir ou demain, ou un autre jour peut-être, mais que ça n’était pas terminé. Il essuya son visage une fois de plus, quoiqu’il doute que ce soit réellement utile, avant d’oser bouger à nouveau. La main d’Elias dans la sienne retomba sur le matelas quand il la lâcha et se redressa pour se glisser dans ses bras. C’était encore un peu étrange de les sentir à nouveau autour de lui, il vivait toujours avec cette crainte que ce ne soit pas vrai, qu’il soit devenu complètement fou au point d’avoir créé cette hallucination plus réelle que jamais. Mais ça lui était égal pour l’instant. Il passa ses bras autour du cou de l’homme et ses jambes autour de sa taille et au lieu de l’embrasser comme il aurait dû le faire dans un moment pareil, un moment qui aurait dû être heureux, il se contenta de serrer l’homme dans ses bras. “Je t’aime.” souffla-t-il à son oreille. “Je t’aime, je t’aime, je t’aime.” La bonne nouvelle, c’était qu’au moins, ça ne lui faisait plus mal de le dire. Il rattrapait chaque occasion manquée depuis son retour, chaque silence quand Elias lui offrait ces mots et qu’il n’arrivait pas à les lui rendre. Et ça lui semblait encore bien loin d’être suffisant.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Ven 20 Juil - 9:53
Le silence qui suivit fut long, semblable à une éternité. Oui, je le pensais, oui je le voulais, mais la réalité était aussi que maintenant, je me sentais à nu. Pour moi ça faisait une éternité, mais à l’échelle d’une vie, on ne se connaissait que depuis quelques mois. Je voulus plus d’une fois lui dire que c’était une blague, lui dire que je rigolais, mais j’en fus incapable. Je savais uniquement le regarder, attendre la fin presque. Attendre qu’il accepte de me donner une réponse, ou quoi que ce soit qui ne laisserait pas le moment s’éterniser plus longtemps. Mais rien ne vint, rien de significatif. Je restais là à le regarder comme si tout pouvait se jouer en un claquement de doigts et chercher à comprendre, à décrypter, à découvrir ce qu’il pensait me semblait soudainement impossible. J’avais été trop loin, j’avais franchit une limite qu’il n’aurait pas voulu nous voir franchir. Pourtant si la peur m’assassinait, je ne regrettais pas. La seule chose qui me préoccupait en cet instant c’était de savoir si je pouvais le perdre à cause de ça, si j’allais le perdre. Je ne voulais pas le perdre, je ne voulais pas qu’il m’échappe juste car j’avais rêvé de quelque chose d’extraordinaire, juste car j’avais rêvé de quelque chose qui m’avait fait vivre, qui m’avait fait renaitre. J’avais ressenti tellement de joie dans ce monde sans danger, tellement de bonheur que l’absence de mort ne pouvait-être l’unique raison. Il y avait lui, il y avait moi, c’était ce qui m’avait fait vivre.

Et puis, alors que je n’y croyais plus il y eut ses mots, je savais que j’aurais pu mal le prendre, m’offusquer d’un simple ok, mais c’était un ok. Un oui, une façon sans doute plus retenue de me dire que j’étais un crétin de penser que c’était le meilleur moment pour demander quelqu’un en mariage, mais j’étais un crétin qui voulait avancer. Alors un Ok m’irait très bien et sans réellement réaliser, je me retrouvais à sourire. Stupidement sans doute, mais pour de vrai, réellement. Et le poids de toutes ses heures passaient dans le silence commença à disparaitre. Glissant mes mains sur ses hanches, sur la chute des ses riens, je refermais mes bras autour de lui quand il vint s’asseoir sur moi, frissonnant en l’entendant me dire à nouveau qu’il m’aimait et retrouvant un peu plus ce qui m’avait manqué, atrocement manqué même. Et plus il recommença, plus je m’apaisais. J’avais fini par poser ma tête sur son torse, j’avais fini par fermer les yeux le gardant fort contre moi, le tenant comme si ma vie en dépendait encore, même si je savais que l’on pourrait s’en sortir, même si je savais qu’à présent, l’on n’était plus enchainé à la mort. Ca n’irait pas mieux en un jour, ni en une discussion et je n’arriverais fondamentalement pas à le traiter parfaitement normalement, mais nous avancerions. Nous irions de l’avant.

Redressant le visage dans son cou, j’embrassais ce dernier, acceptant l’idée que pour ce soir, il n’y aurait que Will et Elias, il n’y aurait que nous deux. Remontant jusqu’à sa mâchoire je continuais à l’embrasser, mes dents finissant simplement par se refermer avec une certaine douceur sur son oreille, en profitant pour lui murmurer, « Je t’aime. ». Le lâchant, je glissais mes mains sur visage pour l’embrasser, juste pour l’embrasser avant de le reprendre dans mes bras pour m’éviter de penser. « Demain tu veux un petit dej au lit et après on va s’occuper des lapins ? J’ai cru comprendre qu’une Lapine avait fait des petits, ce qui est quand même chaud niveau taux de survie des lapinous, non lapereaux ? Je sais plus comment on appel des petits lapins. Bref, ça. », je voulais d’une journée normal, même si je n’étais pas bien sur qu’elle puisse demeurer longtemps si normal que ça. Mais ça serait un début, et ça nous occuperait aussi. On resterait à l’abris pour l’instant et si il faisait trop froid, on pouvait toujours rentrer. Bref, je voulais vraiment y mettre du mien, lui reproposer une vie normal, même si ça devait passer par les lapins, ou je ne sais quoi d’autre de parfaitement stupide.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Ven 20 Juil - 10:44
Sans qu’il ne sache trop à quel moment, Will ferma les yeux et laissa sa tête reposer contre celle d’Elias, refusant obstinément de le lâcher. Il sentait les bras autour de son corps un peu trop frêle et la chaleur contre sa peau et c’était peut-être l’hallucination la plus réaliste qu’il ait jamais eu, mais il s’y accrochait quand même comme si sa vie en dépendait. Ça n’était même pas vraiment comme si, sa vie en dépendait réellement. Il avait besoin de ça, de cet homme et d’une raison suffisante pour avancer jusqu’au jour d’après. Derrière ses paupières closes, il n’y avait pas d’autres images qui défilaient pour le déconcentrer et ça le perturbait un peu. Mais jamais autant que l’idée qui s’installait un peu trop confortablement bien au centre de son crâne et de ses pensées. Se marier. C’était… particulier. Will n’avait jamais vraiment pensé que ça lui arriverait un jour. C’était l’une de ces choses que tout le monde vivait et avec laquelle il avait fait son deuil depuis un moment. D’autant que, dans ce monde… de quoi aurait l’air un mariage, au juste ? La voix d’Elias l’arracha à cette question pourtant importante pour attirer son attention sur quelque chose de beaucoup plus terre à terre. Un rire lui échappa, toujours pas très joyeux à cause des larmes. Elles ne coulaient plus, mais sa gorge restait serrée et des traces de sanglots persistaient vaguement. “Des lapereaux.” souffla-t-il doucement. “Ton obsession pour les lapins commence à m’inquiéter légèrement. Mais d’accord, tout ce que tu voudras.” Une journée à s’occuper des lapins du camp n’était pas exactement ce que Will aurait défini comme un bon moment à passer avec son homme, mais pourquoi pas ? Il se fichait complètement de ce qu’ils feraient, du moment qu’ils n’étaient plus plongés dans ce silence lourd et inconfortable qui était devenu leur quotidien ces derniers jours. Du moment qu’ils arrivaient à rester ensemble sans que ce ne soit douloureux. Il faudrait bien commencer quelque part alors, pourquoi pas par là ?

Doucement, le jeune homme se força quand même à se décoller un peu d’Elias pour le regarder. Son sourire se fit un peu plus franc quand son regard passa sur le visage de l’homme dont il effleura le visage du bout des doigts. Ils finirent leur course sur ses lèvres et de nouveau, le désir et le besoin se mêlèrent dans une brûlure douloureuse. Will n’essaya pas de lui résister cette fois, il se pencha sur l’homme et pour la première fois depuis trop longtemps, s’autorisa à l’embrasser sans retenir son souffle, sans craindre d’être repousser, sans violence non plus. Ce simple geste mit un peu plus de baume au coeur de l’ingénieur qui souriait de plus en plus franchement quand il s’éloigna. “Comment est-ce que tu imagines un mariage ici, exactement ?” demanda-t-il avant que tout son courage ne s’envole subitement et qu’il ne soit plus capable de parler de ça. Que ce soit profondément angoissant ou non, il n’en restait pas moins que cette question intriguait davantage Will que la vie des lapins de Fort Hope. “Est-ce que vous avez un prêtre ou quelque chose comme ça ?” Il n’avait pas assisté à un seul événement de ce genre depuis qu’il fréquentait cet endroit. La seule réunion un peu formelle et festive qui avait été organisée était le repas de Noël chez eux et on ne pouvait pas dire qu’il se soit passé très bien. Est-ce que tout le monde ferait la même tête à leur mariage aussi ? Peut-être qu’ils pouvaient se passer d’invités et de représentant quelconque. Peut-être qu’ils pouvaient juste être ensemble et ne pas mêler qui que ce soit à leur couple. Cette idée allait très bien à Will. Du moins autant que pouvait lui aller la simple idée du mariage.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Ven 20 Juil - 17:51
Ça faisait du bien d’entendre son rire, même si il était encore étouffé, ça faisait du bien, réellement. J’avais donc bon en soit, c’était des lapereaux et je n’avais aucune obsession pour les lapins, tout allait bien, simplement, pour Clary déjà, ça devenait important à défaut de lui donner autre chose à manger. Mais oui, après, j’avais eu cette idée, je devais bien l’assumer jusqu’au bout non ? Car sinon qui le ferait ? Les gars de la fermes ? Ok oui ils le faisaient, mais ça m’occupait et ça me donnait aussi quelque chose de réel à faire demain, même si ça revenait à faire la chasse aux lapereaux, ou à changer de l’eau gelé. C’était une activité, au calme, avec lui. « J’ai aucun problème de lapin mon coeur. », soufflais-je en l’embrassant sur la joue. Le surnom étant partie tout seul sans que je ne le réalise réellement et étant d’un réconfort certain. J’aimais retrouver certaines habitude, même si elles n’étaient plus exactement les mêmes, ça me donnait de l’espoir, l’espoir de continuer sur cette lancé, l’espoir de retrouver mon couple. De retrouver l’homme que j’aimais.

Il se décolla d’ailleurs de moi, ses doigts glissant sur mon visage puis mes lèvres avant de se permettre de m’embrasser, avant que mon coeur ne gagne un peu plus de gaité, avant que je ne revive encore un peu. Je lui répondis, sans chercher à me cacher, oubliant un peu plus ce qui s’était passé il y a quelques jours avant qu’il ne me rende mon souffle, avant que je ne croise son sourire. Il était magnifique, il me faisait du bien, le voir ainsi me rassurant. Il me demanda comment j’imaginais un mariage ici, et je devais avouer que je n’en avais pas la moindre idée, mais je savais déjà qui appeler, « Logan est un peu un maire ici non ? », demandais-je plus pour la forme que par réelle inquiétude, « Lui, toi et moi devant un post-it qu’on signera pour la forme… », même si le monde revenait à lui, même si le monde renaissait de ses cendre, ca ne serait jamais qu’un tas de ruine. Nous serions ce que l’on veut, l’on pourrait changer de nom ou se dire marier, mais personne ne nous poserait vraiment la question. C’était juste pour lui et moi. Juste car j’avais envie de dire qu’il était mon mari, j’avais envie que ce soit le cas, que verbalement il réponde ok quand on lui demandera si il veut m’épouser. Souriant à cette pensée, je plongeais mon regard dans le sien, « Faudra quand même te préparer à répondre autre chose que Ok pendant la cérémonie. », ne lui laissant pas vraiment le temps de répondre, j’avais fondu sur ses lèvres, l’embrassant avec tout l’amour que je pouvais avoir pour lui avant de l’approcher de moi, mes lèvres toujours sur les siennes. Me redressant légèrement, je l’allongeais sur le matelas, mon corps ne reposant pas exactement sur lui pour ne pas lui peser, pour ne pas l’affaiblir peut-être. La peur de le blesser était encore bien présente. Et puis je lui rendis l’oxygène qui devait lui manquer, embrassant son front avant de me redresser pour de vrai.

Je ne tardais pas à retirer mon t-shirt, puis -une fois debout sur le matelas- mon pantalon, pour n’être plus qu’en boxer. Je n’avais plus été comme ça devant lui depuis bien longtemps et ça remontait clairement à plus d’un moi, le retrouvant sur le lit, je l’embrassais rapidement avant de souffler à son oreille, « Je m’offre en tant que cadeau de mariage, profites en tout le monde aimerait être à ta place… », je ne voulais surtout plus qu’il croit que je ne voulais pas de lui et c’est sur que dormir avec lui avec autant de couche de vêtement qu’on pouvait en trouver sur Harvey n’était pas un signe de désir complet envers celui avec qui je dormais. Nous devions reprendre notre vie, recommencer et construire, dormir comme je dormais avant avec Will était un bon point. Me laissant tomber à côté de lui, je glissais une jambes entre ses jambes avant qu’une de mes main ne se glisse sous le tissus de son haut pour me réapproprier ce corps plus maigre encore que la première fois que je l’avais connu. Mais il commençait à reprendre, lentement, mais il ne perdrait pas plus et même si c'était le cas, son torse serait toujours mon terrain de jeu préféré, il ne devait pas en douter, jamais. Je ne voulais simplement pas qu’il ai honte de lui, ce qui me plaisait sans doute le plus chez lui était son assurance, son arrogance, et il n’avait pas à douter de ce que moi je ressentais. Mais encore une fois, j’étais fautif, car j’avais peur de trop le toucher, peur qu’il se rappelle de certaines choses. Je devais lui redonner confiance. Posant ma tête sur son épaule, je commençais à jouer du bout des bouts avec son corps. Et si j'avais envie de lui rendre confiance, j’avais peur d’aller trop loin, j’avais peur de glisser ma main sous son boxer et de franchir une limite que je ne pensais pas moi-même être en mesure de dépasser.  

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Dim 22 Juil - 12:28
S’il n’était question que d’Elias, lui et d’une personne pour témoigner de ce qu’ils faisaient, peut-être que Will pouvait éventuellement mieux accepter l’idée. Il n’était pas sûr d’avoir le courage de s’extasier devant toute une foule, mais devant Logan… Ce type ne lui donnait pas l’impression d’être le genre à surréagir, même dans un moment pareil. Il pouvait très bien s’imaginer la scène que lui racontait Elias et vivre éternellement avec l’idée que ce serait à ça que ressemblerait son mariage. Quoi que ce mot soit encore un peu difficile à envisager pour lui. Peut-être même qu’il paniquait un peu, dans le fond. Ça lui semblait tellement sérieux, solennel… Tellement loin de ce à quoi il était réellement prêt. Mais il avait accepté et il ne reviendrait pas sur cette réponse, surtout pas s’il n’était question que de signer un post-it. Ça ne changerait rien, au fond, il fallait surtout qu’il se concentre là-dessus. Il parvint même à sourire sincèrement alors qu’Elias se moquait de la façon dont il avait accepté sa demande. Il aurait rêvé de trouver une réponse parfaitement inappropriée à cette requête, mais n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche que l’homme lui coupait déjà la parole d’un baiser et juste pour ce geste, il regrettait encore un peu moins de s’être engagé sur cette voie.

Il se laissa faire sans aucun mal, quoiqu’il trembla légèrement quand Elias se retrouva au-dessus de lui et davantage encore quand il retira ses vêtements. Il avait rêvé de ça depuis trop longtemps, que l’homme accepte de le toucher, que les choses redeviennent comme elles n’auraient jamais dû cesser d’être. Et même s’il y avait encore quelques hésitations dans ces gestes, un abus de douceur visible, c’était… presque effrayant, en fait. Il s’offrit tout de même le droit de détailler le corps qui lui était présenté et senti la chaleur qui lui manquait tellement réchauffer doucement sa peau. Il se retint quand même de retirer son propre t-shirt. Elias semblait avoir souffert un peu de la faim en son absence, lui aussi, mais ça n’était vraiment rien à côté de ce que Will avait traversé et dont son corps portait encore clairement les stigmates. Il n’avait pas vraiment envie qu’Elias le voit, même s’il le savait déjà. Il était tendu, soudainement, beaucoup trop pour se permettre un rire quand l’homme affirma qu’il s’offrait comme cadeau de mariage. Trop pour profiter quand il se laissa tomber à côté de lui sur le lit et lui offrit quelques caresses encore timides. Il retint son souffle et posa ses yeux sur les doigts d’Elias qui s’activaient sous son t-shirt, essaya de se concentrer sur ce qu’il ressentait à ce geste, sans y parvenir vraiment. C’était étrange, tellement étrange. Il n’avait jamais eu honte de son corps, jamais douté de son apparence. Mais ce soir… Les gestes hésitants d’Elias, le silence complet dans lequel ils étaient plongés tout à coup…

Un soupir lui échappa doucement et il se tourna vers l’homme, prenant quelques secondes pour observer son visage avec attention. Il ne fit rien d’autre pendant un moment et se permit finalement de lever une main hésitante qu’il posa sur l’épaule d’Elias. Les premières secondes, ses propres gestes n’avaient rien de très naturels alors qu’il glissait ses doigts sur le bras puis sur le torse du soldat. Ses yeux suivirent rapidement et même s’il n’était toujours pas très assuré, il se sentait de plus en plus tranquille. Malgré tout, ses doigts comme ses yeux se figèrent lorsqu’il arriva sur la hanche du soldat. Son regard remonta précipitamment vers celui d’Elias et il se mordit la lèvre sans oser aller plus loin. “Je crois que t’as raison. N’importe quelle personne normalement constituée voudrait être à ma place dans ce lit en ce moment.” souffla-t-il dans une piètre tentative de détendre un peu l’atmosphère. Il n’eut pas l’impression d’y arriver très bien et se décida donc sur une autre technique en retrouvant les lèvres d’Elias des siennes. Il ferma les yeux aussi fort que possible avant de laisser ses doigts s’aventurer plus loin. Doucement, ses lèvres abandonnèrent celles du soldat et il eut même le courage de les laisser glisser sur son corps. Il manquait encore un peu d’aisance, mais le meilleur moyen de s’en sortir, c’était bien d’essayer jusqu’à ce que ça marche, non ?

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Mar 24 Juil - 9:32
L’hésitation, la peur sans doute aussi, semblèrent se mêler à ses gestes, à ses attentions. Il osa me toucher d’ailleurs, il osa glisser ses doigts sur mon corps jusqu’à une certaine limite, la même que je m’étais imposé, la même que nous semblions se refuser à franchir. Il tenta un peu d’humour sans grande conviction, mais je souris quand même pour ne pas replonger dans sentiment étrange. Et puis nos lèvres se retrouvèrent dans un baiser différent avant que je ne sente ses doigts glisser sous l’élastique de mon boxer, il n’y eu rien de réellement plus poussé, mais le savoir si prêt me fit perdre un peu pieds, mon corps se tendant dans un manque certain de son corps avant qu’il ne me rende ma liberté, ses lèvres glissant sur mon corps. Il n’y avait théoriquement rien de vraiment physique en cet instant et pourtant, ces premières attentions reçu depuis bien longtemps, bien que parfaitement chastes me faisait fermer les yeux. Il manquait trop à mon corps pour que cela soit parfaitement facile pour moi de ne pas faire de ses caresses des victoires, même hésitantes. Je devais sans doute le rassurer, je devais sans doute ne pas le traiter ainsi, ne pas le rendre aussi fragile, ne pas le rendre différent, mais j’avais peur d’aller trop loin, et il le sentait. J’avais peur de faire comme à mon habitude, parler et briser le moment, mais je ne voyais pas quoi faire d’autre.

Lutant contre ma fragilité face à ce qu’il n’avait pas initié depuis longtemps, je me redressais, difficilement, mes mains retrouvant son visage pour un baiser qui trahissait le manque de patience qu’il avait fait naitre par de simple attention retenu. Un baiser qui était tout sauf chaste. « Je pense que l’on voudrait aussi être à ma place… », l’embrassant à nouveau avec un peu plus de retenu, je reprenais, le plus rassurant possible, sans pour autant être vraiment convaincu de ma réussite, ni du succès que je pourrais rencontrer. « On est obligé de rien tu le sais ? », demandais-je en m’éloignant légèrement pour capter son regard. Je n’étais pas déçu, fermé ou quoi que ce soit, j’essayais de rester aussi doux que je l’étais vraiment en cet instant. « Tu me touches, ou tu m’embrasses et je suis déjà fébrile… Y’a jamais rien qui changera ça, c’est évident. », j’avais peur qu’il interprète ça mal, j’avais peur qu’après lui avoir dit que oui j’avais toujours envie de lui faire l’amour, le fait de lui dire qu’on avait tout notre temps le vexe.

Me redressant légèrement sur mes coudes, je ne détachais pas mon regard de lui, « On est pas dans une courses. Nos habitudes reviendront, et c’est pas parce que je suis absolument canon et à moitié à poil que ça veut dire qu’il faut absolument qu’on redevienne dans l’heure le couple le plus torride des USA. », soufflais-je dans un sourire pour essayer de le détendre. Je n’étais pas non plus naturel dans ma façon de le toucher, il n’était pas non plus naturel, ni à l’aise, autant ne pas forcer quand tout était toujours naturel autre nous. Autant prendre son temps. Ni lui ni moi allions mourir. « On a pas besoin de se précipiter… Je t’aurais bien dit : Hé Will rappels toi de nos débuts, mais très mauvais exemple. », ajoutais-je dans un rire léger pour souligner une évidence, nous n’avions pas été très patient dès le début, et on ne peut pas dire que nous avions prit le temps de se connaitre avant qu’il ne me fasse réellement perdre pied. Alors on pouvait le prendre maintenant. Du moins si je venais pas de tout niquer en prenant des hésitations pour autre chose. Mais si j’avais peur d’en faire de trop, je doutais d’être le seul. 

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Mer 25 Juil - 12:18
C’était quelque peu compliqué d’être totalement assuré et à l’aise dans ses gestes, mais au fur et à mesure que Will s’autorisait à redécouvrir lentement le corps d’Elias, il se détendait aussi un petit peu. Malgré toutes ses craintes, malgré la honte de son propre corps ravagé par le traitement de Maryse, il ne pouvait nier deux choses. La première : Elias lui avait manqué, il l’aimait profondément et c’était probablement le plus bel homme qu’il ait eu l’occasion de tenir dans ses bras. La seconde : quoique lui faire l’amour soit vraiment la seule chose dont il rêvait actuellement, il n’était pas sûr de pouvoir s’habituer vraiment à l’ambiance qui régnait entre eux en ce moment. Et il savait pourtant que ça venait principalement de lui, mais il n’arrivait pas à se dire qu’après tout ce temps, ils se retrouveraient si simplement que ça. Il luttait pourtant pour continuer sur cette voie et avait presque réussi à oublier une partie de ses craintes quand ses lèvres effleurèrent enfin le ventre du soldat et que ce dernier se déroba à ses baisers. Leurs lèvres se rencontrèrent brièvement, intensément, avant que l’homme ne s’éloigne pour de bon d’un Will un peu perdu. Un sourire timide étira ses lèvres aux tentatives d’Elias de le rassurer. Ils n’étaient obligés de rien, il le savait parfaitement. Et même s’il osait tout juste y croire, il ne pouvait nier qu’il voyait l’intérêt d’Elias se réveiller rapidement. Le problème ne venait pas vraiment de ça, mais il n’était pas sûr de savoir comment l’expliquer.

Il s’éloigna à son tour et s’assit près de l’homme alors que celui-ci continuait de chercher des mots pour le rassurer. Will parvint même à sourire plus franchement aux plaisanteries qui furent lancées. Mais la frustration restait bien en place. Peut-être que rien ne les obligeait à faire ça ce soir, qu’ils pouvaient aller à leur rythme et que tout rentrerait dans l’ordre tout seul, mais il ne voulait pas attendre. Il ne voulait pas continuer comme ça, laisser les doutes s’installer perfidement dans son crâne et grandir au fil des jours et des caresses timides. “Je sais tout ça.” assura-t-il doucement. “Mais je n’ai pas envie d’attendre.” Il se redressa sur ses genoux et fit un effort surhumain pour retirer son t-shirt qu’il abandonna pourtant à portée de main sur le matelas. Un frisson désagréable courut sur sa peau alors qu’il acceptait d’offrir son corps au regard d’Elias. Il n’était pas sûr de ce qui le gênait le plus entre sa silhouette famélique ou la cicatrice encore fraîche et bien marquée sur sa gorge. Dans un cas ou dans l’autre, ça restait des preuves flagrantes du mal qu’on lui avait fait et, d’après son cerveau retourné du moins, des occasions sur lesquelles Elias sauterait pour le ménager encore et le traiter comme une petite chose fragile. Il refusait que ça se passe comme ça.

Il inspira profondément et bougea pour s’imposer sur les genoux d’Elias, retrouvant immédiatement ses lèvres avant de sentir la moindre hésitation le secouer. Il en avait envie, même si ça n’était encore qu’un désir lointain, étouffé par la peur, il ne simulait rien en ce moment. Et plus que d’en avoir envie, il en avait besoin. Rien n’aurait pu l’aider plus que de sentir de nouveau normal, humain que de se sentir réellement désiré par un homme comme Elias. Il se détacha difficilement des lèvres de l’homme quand le souffle commença à lui manquer légèrement, mais ne s’éloigna certainement pas. “J’en ai envie, Elias. Vraiment.” assura-t-il contre ses lèvres. “J’ai juste un peu peur que... “ le mot resta coincé dans sa gorge un instant, l’obligeant à avaler sa salive pour faire passer l’angoisse qui bloquait le passage. Il inspira doucement pour se donner un peu de courage. “J’ai conscience que c’est difficile d’ignorer ce qui s’est passé en me regardant.” lâcha-t-il en décidant que prendre un chemin détourné serait tout aussi efficace que de buter trois heures sur des mots. “Et que ça peut être difficile pour toi dans ces conditions.” Quoi qu’Elias en dise, il n’en avait pas moins été hésitant, lui aussi. Ça n’était pas pour rien. “Mais on peut attendre, si c’est ce que tu veux. Je comprendrais” conclut-il finalement. Il s’éloigna un peu pour voir le visage du soldat et s’assurer qu’il ne raterait aucun indice, même fugace, quoiqu’il resta assis sur lui et ne détacha pas ses bras de son cou. Il se plierait aux désirs de l’homme s’il voulait s’arrêter là pour ce soir, mais il ne le ferait pas sans y être invité clairement.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Mer 25 Juil - 14:53
Il n'avait pas envie d'attendre. Il semblait sur de lui et le voir retirer son t-shirt fut étrange. C'était la deuxième fois que je le voyais comme ça, là deuxième fois que je voyais ses blessures et la culpabilité de ne pas avoir pu lui éviter ça. Une culpabilité que je n'arriverais pas à effacer si facilement et qui pourtant n'avait aucune importance à ses yeux à lui. Sentant mon coeur s'emballer un peu plus lorsqu'il s'approcha de moi, lorsqu'il se glissa sur mes genoux, je refermais mes bras sur lui, répondant à son baiser comme si ma vie en dépendait. Mes mains s'accrochèrent à lui, le gardant contre moi alors que la chaleur de nos corps se mêlé peu-à-peu. Il en avait envie, réellement, mais il avait peur que je ne sache pas ignorer ce qu'il s'était passé en le regardant, et c'était là tout le problème. Ne pas savoir ignorer qu'il venait de passer un mois compliqué. Ne pas savoir ignorer qu'il avait souffert et que chaque cicatrices portaient un souvenir douloureux et encore trop présent dans son esprit. Et je connaissais tout ça. Durant des mois j'avais involontairement touché cette blessure devenant de moins en moins douloureuse jusqu'à ce qu'elle ne disparaisse et pendant des mois je n'avais vu qu'elle, comme l’échec qu'elle était. Mais lui avait survécut, mais les tortures devait rester là, forgé dans son esprit comme une mélodie pourraient tourner en boucle jusqu'à devenir réel.

Remontant les mains dans son dos, je sentais chaque détail de sa colonne, chaque signe de l'affamement dont il avait été victime, « J'aurais toujours envie de toi Will... », commençais-je, mes doigts glissant involontairement sur des blessures fragiles, « Et oui pour le moment te voir me rappel ce que tu as du traversé, les cicatrices me détaillant avec sans doute trop de précision ce qu'il s'est passé. », et oui je ne l'oublierais pas, même si j'en avais envie, « Et j'ai peur de te rappeler de mauvais souvenir, même si l'attention n'est pas la même, mais... », détournant la tête, mon regard anxieux fut brisé par un sourire timide, mais incontrôlé. Je ne voulais pas lui faire croire que c'était drôle, ou encore que c'était nerveux, enfin si c'était tellement nerveux mais... Un rire suivit sans que je ne puisse le retenir et je sus seulement lui jeter un regard désolé avant de me reprendre, « Je suis désolé mon cœur mais… », soufflant, je savais que ce n'était pas vraiment drôle, mais je nous connaissais, « J'ai pas souvenir de ne pas pas avoir été un peu brute quand... Ce que je veux dire c'est... Quand bien même on le fait avec amour et douceur, y'a toujours un moment ou tu me fais genre vraiment perdre pied et... », c'était compliqué de parler de ça, mais je ne voulais pas ne pas lui répondre, « Et j'ai pas envie de griffer, de te mordre ou de te tenir un peu plus fort que voulu uniquement car je sais pas me contenir avec toi dans mon lit. », et ainsi lui rappeler de mauvais souvenir.

Fermant les yeux, je continuais avec toujours cette même impression de marcher sur un fil, « Et j'ai pas non plus envie de me contenir ou de penser à ma grand-mère pour pas m'emballer. », souriant doucement, j'ouvrais de nouveau les yeux, « J'ai sincèrement envie de toi, la preuve j'avais déjà du mal à ne pas m'exprimer physiquement... », mais... « Je veux pas qu'à un moment, il se passe quelque chose qui te fasse mal, peur, et que j'en sois responsable. », levant un doigt vers lui, j'essayais d'être moins dramatique, « Car même si je sais que je ne dois pas culpabiliser, que je n'y suis pour rien et qu'on doit avancer, je veux pas qu'on recule en allant trop vite. », je ne voulais pas faire le con juste pour du sexe, même si ca faisait vraiment très longtemps qu'il n'y avait pas eu de sexe. Je ne voulais pas qu'une envie, qu'un désir lui fasse oublier le reste.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Mer 25 Juil - 16:41
Tranquillement tandis qu’il inspectait le visage d’Elias à la recherche d’un signe, Will se répétait que ça allait, que ça irait toujours si le soldat décidait de le repousser pour ce soir, qu’ils finiraient par y venir bientôt et que ça n’était pas contre lui. Il essayait vraiment. Et pendant un instant, alors que les doigts d’Elias glissaient sur sa peau en lui arrachant des frissons et que ses mots résonnaient dans son crâne, il se surprit à fermer les yeux et à profiter égoïstement de ce plaisir indicible d’être de nouveau un peu plus un homme et un peu moins une chose reléguée au fond d’un trou. Juste ces quelques mots, cette affirmation simple qu’Elias le désirerait toujours suffisait à le calmer et à le réveiller en même temps. Même lorsque les mots d’Elias changèrent un peu, perdirent de cette touche positive pour le laisser admettre ses craintes, Will ne perdit pas espoir tout de suite. Il écouta chaque mot avec un manque certain d’attention, alors que ses propres doigts parcouraient tranquillement le corps de l’homme, retraçant les contours harmonieux de sa silhouette parfaite. Il s’enivra de cette caresse toute simple, même pas vraiment sexuelle, mais seulement de pouvoir agir comme il était, comme il avait été autrefois avant que des monstres n’essayent de le détruire. Il s’offrit le luxe de se souvenir de ce que ça faisait, d’être un homme normal et d’être attiré par le corps d’un autre, de sentir ses entrailles se contracter juste à avoir un homme magnifique sous les doigts et tout un éventail de possibilités devant eux.

Et puis, Elias mit fin à sa petite tirade tellement entre deux eaux que Will ne fut plus tout à fait certain de ce qu’il devait comprendre. Il abandonna l’observation de ses propres doigts parcourant si avidement le corps d’Elias pour croiser son regard et cessa même ses caresses. Ça ressemblait quand même beaucoup à un non, n’est-ce pas ? D’autant que l’homme restait lui-même très sage, n’engageait pas d’autre rapprochement. La déception trouva son chemin jusque dans le coeur de Will et il pinça les lèvres pour retenir un soupir de lui échapper. “Ok.” souffla-t-il. Décidément, ce mot lui collait à la peau, ce soir. MAis que pouvait-il dire d’autre ? Insister le tenta bien un instant, mais il savait d’avance que ça ne lui apporterait rien de bon. Elias parvenait toujours admirablement bien à se contrôler, malgré ce qu’il venait de prétendre. Quand il considérait que les arguments de Will pour coucher avec lui ne lui convenaient pas, il savait dire non et le faire bien assez fermement. La petite scène dans la salle de bain qui s’était déroulée tout juste quelques jours plus tôt lui revinrent immanquablement en mémoire et toute tentative de ne pas se sentir violemment rejeté vola en éclat. “Je comprends.” mentit-il en abandonnant finalement sa place sur les genoux du soldat. Il récupéra son t-shirt et le renfila le plus vite possible avant de s’allonger à sa place et de fermer les yeux, ses mains venant se croiser sur son ventre pour s’empêcher la moindre tentation.

“On a tout le temps pour y arriver, de toute façon, pas vrai ?” Il y avait un genre de rire qui faisait trembler sa voix, mais il n’était pas certain de sonner aussi amusé et détaché qu’il l’aurait voulu. Peut-être même que la blessure qui venait d’être faite à son ego s’entendait mieux que nécessaire. Il repoussa cette pensée et continua quand même. “Pourquoi on n’attendrait pas jusqu’à notre nuit de noces, tiens ? Plein de couples font ça, ce n’est sûrement pas pour rien. Et au moins, ça me laissera du temps pour me remettre !” Il se mordit les lèvres pour s’obliger à se taire avant de dire quelque chose d’encore plus stupide. Mais plus il y pensait, moins il trouvait cette idiote, en fait. Oh, ce serait une douleur de chaque instant, certes. Il n’était pas un animal et il pouvait clairement se passer de sexe plusieurs semaines s’il le fallait, mais son orgueil n’en resterait pas moins blessé d’avoir été rejeté. Mais au moins, plus il se donnait de temps, plus il en aurait pour regagner du poids, guérir des blessures encore visibles sur sa peau et retrouver finalement un corps qu’Elias aurait envie de regarder et de toucher.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Mer 25 Juil - 18:31
Ok, j'avais dit une connerie, car si j'avais cru crédible ce qu'il avait pu dire, sa façon de me fuir et de se cacher, de me répondre aussi. Will était... Vexé ? La première chose qui me vint en tête ne fut pas très sympa, mais une chose était sur, « Si Will Burbank se vexe c'est qu'il va mieux. », soufflais-je en réalisant que très clairement, ce n'était pas passé. Et ce n'était tellement pas ce que j'avais voulu. Je voulais simplement lui expliquer pourquoi je pouvais avoir l'air réticent, il n'y avait rien contre lui, au contraire, mais il ne semblait pas l'entendre de cette oreille, il était très clairement vexé, et il comptait de toute évidence me faire la gueule. Soupirant, je tendais la mains sur lui, me glissant rapidement dans son dos, embrassant sa nuque avant de glisser mes mains sur les siennes. Je continuais à l'embrasser sans jamais m'arrêter et soyons honnête, la position dans laquelle nous étions ne laissait que très peu de doute à l'état dans lequel se mettait mon corps dès l'instant ou je pensais à une étreinte avec lui. Je pouvais me cacher autant que je voulais, mais l'imaginer contre moi suffisait à me faire perdre un poil de contrôle sur une partie de mon anatomie. Et si je n'aimais pas ce genre de pratique, là il fallait qu'il comprenne. « Tu ne comprends pas Will. », embrassant son épaule couverte, je repris, « Je ne veux pas qu'en faisant quelque chose maintenant, ça se passe mal et que nous repoussions bien plus loin encore le moment où je pourrais t'arracher tes vêtements dès que l'envie m'en prendrait. », son corps, combien il me rappelait mes échecs, je saurais m'en remettre, après tout c'était l'homme que j’aimais.

Lachant ses mains, je le fis rouler, l'allongeant sur le dos sans vraiment lui laisser le choix alors que j'embrassais la naissance de sa machoire, « Tu sais tout ce qui n'a pas changer après tout ça et qui me rendait fou depuis le premier jour ? », caressant sa peau du bout du nez, je me mis à faire une liste bien appliqué de tout ce qui avait pu me faire craquer, « Le grain de ta peau. », embrassant la commissure de ses lèvre je continuais, « Ton éternelle barbe de trois jours... », embrassant chastement ses lèvres, je soufflais contre ses dernières, « Le gout de tes lèvres. », je glissais lentement dans son cou, « Ton regard, tes yeux, ton sourire... », mes mains glissèrent sous son t-shirt pour le remonter un peu, « Ta moue quand tu boudes, ton arrogance, ton assurance. », même si ces derniers n'étaient plus aussi flagrant, plus aussi présent qu’avant, « Et il y a ton corps, quelque soit les vêtements qui le cachent, quelque soit les marques qui s’y installent. », embrassant son ventre, je descendis jusqu’à la barrière de ses vêtement, relevant les yeux avant de refaire le chemin en sens inverse pour prendre ses lèvres en otage.

Un baiser comme un autre sans doute, mais un baiser lui prouvant qu’il n’était pas question de lui refuser quoi que ce soit sans raison. « Si tu m’assures que rien de ce que l’on pourrait faire t’éloignera de moi, alors oui, je le veux aussi, je veux me retrouver à bout de souffle et épuisé dans tes bras… », seulement si il était sur toutefois, je ne voulais pas mettre notre relation en danger pour une connerie. Je ne voulais simplement pas le perdre pour quelque chose d’aussi trivial dans le fond, quoi qu’important.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Jeu 26 Juil - 14:22
Plus il y pensait, moins l’idée lui semblait complètement idiote. Il ne se serait jamais imaginé le genre à pouvoir faire voeu d'abstinence, même pour une bonne cause, mais les choses étaient différentes maintenant, n’est-ce pas ? Et il n’avait plus vraiment la force de se sentir rejeté et écoeurant aux yeux d’Elias. Ça faisait bien trop longtemps qu’ils étaient dans cette situation, bien trop pour qu’il puisse supporter encore un non sans devoir dire adieu à son estime personnelle pour de bon. Alors, oui, se trouver une excuse valable pour ne plus tenter sa chance lui paraissait plutôt intelligent, pour le coup. Ce serait probablement un peu frustrant, mais bien plus salvateur pour son ego qui commençait à avoir vraiment besoin d’être flatté. Mais tandis que Will essayait de se convaincre qu’il pourrait survivre à une plus longue période sans sexe, Elias semblait préoccupé par bien autre chose. Le jeune homme lui jeta tout juste un regard en coin, quelque peu noir certes, lorsqu’il fit remarquer qu’il était vexé et s’empressa de lui tourner le dos dans l’espoir de mettre une fin définitive à cette conversation. Il était peut-être un peu vexé, d’accord, mais le fond du problème ne lui semblait pas être vraiment là. Il n’avait pas l’intention de répliquer, cela dit et encore moins de provoquer une dispute pour un tel sujet. Pas ce soir, pas après le mal qu’ils avaient eu à se retrouver enfin un peu.

Elias, lui, ne comptait visiblement pas en rester là. Un frisson traversa Will de haut en bas quand il sentit l’homme se presser dans son dos. Et juste comme ça, ses convictions vacillèrent un peu. Il pourrait tenir le reste de l’éternité sans plus jamais toucher Elias, évidemment, mais pas si monsieur s’acharnait à ne pas en faire de même. Son corps tout entier se tendit pour s’offrir aux quelques baisers que lui accordait le soldat et cela le désespérait un peu. Toute possibilité de rester crédible dans son refus de lui céder vola en éclat quand il sentit clairement qu’Elias ne lui mentait pas et qu’un soupir loin d’être aussi exaspéré qu’il le voulait au départ lui échappa. Il ferma les yeux et refusa de les rouvrir, même quand l’homme l’obligea à changer de position et à subir encore davantage de tortures. Il voulait croire à chaque mot qu’il entendait, vraiment. Il ne demandait rien d’autre que ça, à vrai dire. Et pour le coup, Elias savait se montrer convaincant aussi bien volontairement que par accident. Les mains de Will s’accrochèrent à ses hanches de leur propre volonté et de la même manière, pressèrent pour le sentir un peu plus contre lui. Et quoique son propre désir devienne de plus en plus difficile à nier, il s’acharna à lutter contre aussi longtemps que possible. Juste par fierté, par envie de bouder plus qu’autre chose.

Il se décida enfin à rouvrir les yeux quand Elias cessa pour de bon de parler et le fixa quelques secondes, en cherchant sincèrement la réponse à la question qui lui avait été posée. Était-il réellement prêt ? Probablement que non. Il ne se sentait pas totalement lui-même et il était encore tellement à fleur de peau que le moindre petit signe de recul lui revenait violemment en pleine face. Il aurait voulu que ce ne soit pas le cas, il aurait voulu agir avec toute l’assurance qui lui faisait cruellement défaut depuis son retour, mais c’était impossible. “Je ne vais pas m’envoler juste parce que tu te montres un peu trop passionné, Elias. Au contraire.” lâcha-t-il pourtant au milieu de sa respiration difficile. Et c’était vrai. Il ne craignait vraiment pas d’être traumatisé par une morsure ou une griffure, au contraire. N’importe quel petit signe qu’il était réellement toujours le même aux yeux de l’homme lui irait mieux que bien. “Je ne peux pas jurer que je me sentirais super bien non plus…” nuança-t-il tout de même, bien conscient que vu comme il prenait les choses en ce moment, le moindre geste de travers risquait d’être dévastateur, “mais entre attendre éternellement et aller trop vite, on doit bien pouvoir trouver un juste milieu, non ?” Il n’y avait pas que tout ou rien, après tout. Ils s’en étaient déjà sortis avec un peu plus d’équilibre au début de leur relation, pas vrai ? Il osa finalement s’accrocher un peu plus fermement aux hanches du soldat et se redressa avec la ferme intention d’inverser leur position sans se faire la moindre illusion de pouvoir y arriver. Elias avait toujours été plus consistant que lui et désormais… il aurait probablement dû se sentir heureux d’arriver encore à soulever sa fourchette tout seul. Mais comme le prouvèrent les doigts appréciateurs qu’il laissa glisser sur le bras du soldat en se penchant à son oreille, ça lui allait très bien d’avoir un homme comme ça dans son lit. “Tu pourrais commencer par me laisser faire, le temps que je reprenne mes marques et que je retrouve toute mon assurance.” souffla-t-il. “Allonge-toi et laisse-moi profiter un peu de mon cadeau de mariage.” Après tout, tant qu’il tenait les rênes, ils s’assuraient l’un comme l’autre que rien de regrettable ne viendrait choquer l’esprit fragile de Will, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Jeu 26 Juil - 15:44
Le sentir me presser contre lui m'arracha un souffle que je ne maîtrisais pas, mais qui ne m’empêcha pas de continuer, de lui prouver qu'il n'avait pas à avoir peur pour son corps, pour ce que je ressentais pour lui. J'espérais bien qu'il n'allait pas s'envoler, seulement, j'avais peur de ce qui pourrait mal se passer et de sa réaction, mais il n'était définitivement pas de cet avis. Il ne savait pas avec précision si tout se passerait bien, mais il voulait essayer, il voulait d'un juste milieu entre attendre et aller trop vite. Il avait raison, il y avait un juste milieu, mais j'avais peur de ce qu'il pourrait laisser comme gout, comme sentiment. C'était des craintes sans doutes stupide, et il avait peut-être raison, mais je ne voulais pas lui laisser la moindre chance de croire que ça n'irait pas bien, qu'il pouvait être la cause de quoi que ce soit. « Oui. », finis-je par souffler, lui concédant une certaine sagesse dont j'avais oublié l’existence. Trouver un juste milieu n'était pas vraiment sa phrase favorite.

Me redressant en même temps que lui, je fermais les yeux malgré moi en le sentant souffler à mes oreilles, en l'écoutant me dire à raison que si je le laissais faire, il saurait lui-même ou s'arrêter. Souriant doucement à ses derniers mots, j'ouvris à nouveau les yeux pour le regarder et l'embrasser, juste un peu avant de me laisser retomber sur le matelas, comme il l'avait si gentiment demandé. Cela faisait longtemps que je ne lui avais pas cédé ce genre de chose, ayant toujours l'impression, la peur de ne pas être au niveau, j'avais souvent cherché à l'aimer à lui prouver que je ne simulais rien au point de bien souvent lui empêcher de jouer avec moi. Ce qui avait eu le don de l'agacer à un moment, mais je n'avais pas toujours aimé les hommes, enfin aimé un homme comme lui. Et il était si... Will était très doué et j'avais longtemps complexé de ne pas savoir lui rendre ses attentions. J'avais du attendre d'avoir le courage d'un jour le posséder pour comprendre que je n'étais pas en dessous de tout, pour comprendre que je pouvais moi aussi lui rendre un peu de la perfection dont il me faisait grâce tout les jours.

Légèrement fébrile, la crainte et l'envie se mêlaient peu-à-peu, mes doigts se posant sur lui alors que je redécouvrais peu-à-peu sa peau. « Je suis entièrement à toi pour te laisser reprendre autant de marque que tu veux. », soufflais-je dans un léger sourire, pour continuer à ne pas lui faire peur, pour ne pas le blesser ni le vexer. Je ne voulais pas qu'il doute de lui, je voulais repartir de l'avant, même si je savais très bien que ça serait compliqué, je voulais avancer. Je voulais essayer.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Ven 27 Juil - 13:55
L’espace d’une seconde, Will eut une hésitation, alors qu’Elias acceptait de le laisser faire et se reposait à son tour contre le matelas. Il avait toutes les cartes en mains et c’était soudainement un peu trop de pression. La porte ouverte à des erreurs, à des craintes… Le fait qu’il n’ait plus douté de ses capacités dans ce domaine depuis bien longtemps et que ça lui revienne d’un coup à l’aube de la trentaine fut un coup d’autant plus difficile à encaisser et raviva faiblement l’impression qu’il avait d’être pathétique. Mais il refusait qu’Elias perçoive ses doutes et ne s’en serve contre lui pour mettre fin à leur échange avant même qu’il n’ait commencé. Il croisa donc brièvement le regard de l’homme avant de se replacer au-dessus de lui. Un instant, il ne fit rien d’autre que de regarder le corps du soldat, le temps que s’effacent les craintes plus ridicules les unes que les autres qui se pressaient dans son crâne. Il n’y avait pas à réfléchir dans cette situation. Elias l’avait aimé quand il n’était qu’un crétin avec beaucoup trop d’assurance et il voulait l’épouser maintenant qu’il n’était plus qu’un crétin un peu trop brisé. Cette pensée lui donna le courage d’agir enfin. Ses doigts glissèrent lentement sur le torse du soldat et si ses gestes semblèrent d’abord timides, il cherchait surtout à y mettre une certaine douceur. Il s’offrait le plaisir de redécouvrir un corps qu’il avait vénéré dès l’instant où ses yeux s’étaient posés dessus. Son assurance grandit au rythme hésitant de ses caresses jusqu’à prendre suffisamment de place pour qu’il permette à ses lèvres de suivre le même chemin que ses doigts.

Il eut le sentiment, probablement passager, d’être redevenu entièrement lui-même dès lors que la course de ses baisers sur le corps d’Elias fut stoppée par le sous-vêtement qu’il portait encore.Will n’hésita pas, cette fois, quand il décida de remédier à cette situation et déshabilla l’homme entièrement. Il n’hésita pas plus sur la suite, oubliant momentanément ses craintes et sa pudeur pour offrir à Elias toute son attention. Le temps qu’il prit pour que l’homme accepte de s’oublier à ses lèvres, les cinq dernières semaines avaient disparu. Il fut de nouveau Will, l’homme assuré et confiant qu’il avait toujours été avant de passer entre les griffes d’une folle. Un sourire trônait même fièrement sur ses lèvres quand il revint embrasser Elias et se colla contre lui pour une étreinte plus tranquille. S’il restait encore un indice du traumatisme subi, ce ne fut que dans cela, dans le fait qu’il ne chercha pas à initier d’autre contact et se contenta de se blottir dans les bras du soldat, satisfait d’être parvenu à faire plaisir à son homme sans exiger qu’on lui rende la politesse. Il restait peut-être l’ombre d’une crainte, celle qu’Elias ne soit pas si enclin à apprécier son corps malgré ce qu’il disait. Il se garda bien de laisser passer un mot dans ce sens, cela dit. Entretenir ce débat éternellement n’aiderait pas.

À la place, il releva le visage et embrassa Elias sur la tempe. “Je t’aime.” souffla-t-il à son oreille. Il ferma les yeux et laissa un peu de temps à son coeur pour en calmer les battements précipités. “Tu sais…” reprit-il quand il se sentit un peu plus en mesure de respirer correctement. “Juste avant de… enfin, quand j’étais avec Azia la dernière fois… elle m’a demandé quand est-ce qu’on avait l’intention de se marier, toi et moi.” Il parvint même à sourire de nouveau, ce qui n’était clairement pas gagné vu le sujet qu’il décidait d’aborder. Mais étrangement, ça lui semblait plus facile de parler de ça que de repartir encore dans un débat sur si oui ou non son corps méritait encore l’admiration de son petit-ami.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Ven 27 Juil - 16:23
Sentir son poids s’imposer à mon corps fut plus agréable que je ne l’aurais cru, tout comme le retour de ses doigts sur mon torse. J’attendis malgré tout le moindre signe, la moindre crainte. Je ne voulais pas passer à côté de quelque chose, je ne voulais pas qu’il souffre à vouloir tenir le coup sans y parvenir. Mais il n’y eut rien, son visage se dérobant pour suivre ses mains jusqu’à mon boxer, jusqu’à ce je ne soulève légèrement mon bassin pour l’aider à retirer mon dernier vêtement. Et puis le temps sembla s’arrêter. Mon corps se retrouvant rapidement ravagé par les attentions qu’il me portait, je me retrouvais épuisé, vidé de toute énergie alors que ma tête retrouvait de nouveau l’oreiller que j’avais quitté sans même m’en rendre compte. Essoufflé, le coeur battant, je refermais mes bras sur son corps quand il revient se lover contre moi. Quoi qu’il puisse penser et avec toute la bonne foi du monde, je pouvais affirmer qu’il n’avait rien perdu, réellement rien. Glissant une main dans son dos, je glissais mes doigts entre son pantalon et son boxer, caressant sans réellement m’en rendre compte, la chute de ses reins, le gardant contre moi, contre mon corps. Fermant les yeux en sentant ses lèvres glisser sur ma peau, je souris malgré moi à ses mots. « Je t’aime aussi. ». Sans doute étais-je encore trop loin de toute chose, sans doute étais-je loin de nous, mais lorsqu’il parla à nouveau, je repris le dessus un peu trop brutalement.

J’avais cru que le sujet se serait brutalement alourdit, mais à la place, il parla d’Azia, de la demande stupide qu’elle avait pu faire à l’époque. Souriant malgré moi, je repensais à cette femme qui avait du accuser le coup un peu trop violemment alors que quelques heures plutôt, elle avait parlé de mariage, d’avenir, « Tu a du lui dire qu’elle était folle ou quelque chose comme ça non ? », car très clairement, sans l’électrochoc que je venais de prendre, sans la peur de le perdre et l’envie d’avancer malgré la fin du monde, je n’aurais certainement pas fait la moindre demande. À quoi bon au final, il n’y avait rien qui me poussait à l’aimer plus que je l’aimais à cette époque, car j’avais cru l’aimer de tout mon coeur et de tout mon corps. Mais la réalité était qu’il y avait encore tant de chose à aimé en lui, pour lui. J’avais été loin de vérité et aujourd’hui je le réalisais.

Alors oui, ça pouvait sembler stupide, mais pour moi, en cet instant, c’était ce que j’avais souhaité. Resserrant légèrement ma prise autour de lui, je repris, « Après ça m’étonne pas qu’elle ait demandé. », elle était beaucoup, beaucoup plus optimiste, « Et si on lui dit pas, elle va nous engueuler de pas l’avoir invité, puis elle nous imaginera avec trente enfants et sera tellement enthousiaste qu’elle nous proposera sans doute de nous tatouer des alliance avant de nous faire un câlin de l’enfer… », soufflais-je légèrement amusé à l’idée de penser à combien la jeune femme serait enthousiaste voir beaucoup trop pour nos patience respectives. L’embrassant dans son cou, je caressais sa mâchoire du bout du nez, les yeux à nouveau fermé. Quelqu’un serait enthousiaste, quelqu’un verrait peut-être ça du même oeil que nous.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Mer 1 Aoû - 9:05
Un instant encore, le sourire de Will s’éternisa et le poids qu’il sentait constamment sur ses épaules ces derniers jours avait disparu totalement. Tandis qu’ils parlaient, ses doigts couraient lentement sur la peau d’Elias et sa concentration s’endormait peu à peu, apaisé pour la première fois depuis trop longtemps. Même de repenser aux derniers moments passés avec Azia ne parvenaient pas vraiment à le replonger dans la tristesse. Pourtant, c’était aussi d’avoir discuté avec la jeune femme qui l’avait convaincu, ce jour-là, de commettre l’une des pires erreurs de toute sa vie. Mais pour ce soir, il s’offrait d’y penser comme d’un souvenir heureux, ce qu’elle avait été un instant. “Je lui ai surtout dit que je ne me marierai jamais…” admit-il en souriant encore davantage. “Mais je suis presque sûr qu’elle ne me croyait pas.” Et visiblement, elle avait eu raison. Cette idée l’amusa un instant, alors qu’il prenait la pleine mesure de cette décision qui serait un virage complet dans sa vie. Peut-être y avait-il de bonnes raisons pour qu’il accepte aujourd’hui de faire quelque chose qu’il refusait encore en bloc un mois et demi plus tôt. Tout le monde méritait le droit de changer d’avis, après tout. Malgré tout, Will sentit l’angoisse remonter très lentement alors qu’il permettait à cette idée de s’installer confortablement dans son crâne. N’était-ce pas un peu ridicule que de faire quelque chose d’aussi définitif seulement parce qu’ils venaient de traverser un moment difficile ? De loin, ça ressemblait à une décision précipitée, désespérée. Et un peu inquiétante, à vrai dire. Au point même que les doigts de Will se crispèrent sur le corps du soldat lorsque celui-ci eut le malheur de faire une plaisanterie douteuse sur Azia les imaginant avec trente gosses et une preuve gravée à l’encre indélébile du lien qui les unirait un jour.

Il se sentit un peu ridicule en réalisant qu’il s’inquiétait réellement de tout ça. Sa peau portait déjà depuis des mois un autre tatouage le liant à Elias pour le reste de sa vie et s’il y avait bien une chose dont il ne doutait pas à l’heure actuelle, c’était de son désir de rester avec cet homme pour le reste de sa vie. Mais il y avait une différence à la fois très nette et complètement inexplicable entre vouloir quelque chose et le promettre de vive-voix, n’est-ce pas ? Will était du genre à s’ennuyer rapidement et à regarder ailleurs, il l’avait toujours fait. Et s’il changeait d’avis ? Pas aujourd’hui, mais dans deux, cinq, dix ans ? “Ça ne t’angoisse pas un peu ?” demanda-t-il à voix basse, quelque peu désespéré de se débarrasser rapidement de cette angoisse de plus en plus pesante. “Pas pour Azia,” se sentit-il obligé de préciser, comme si Elias pouvait réellement paniquer à cause de la colère imaginaire de la jeune femme. Peut-être essayait-il surtout de gagner du temps pour réussir à respirer de nouveau convenablement. “Mais toi et moi, jusqu’à ce que la mort nous sépare et compagnie… C’est… tôt ?” Et pourtant, Will était le grand romantique des deux, non ? Mais là, il n’arrivait certainement pas à prendre cette idée avec la guimauve qui pouvait le caractériser parfois. “Ce n’est pas que je ne veux pas, mais… C’est un peu… effrayant, non ?” continua-t-il avant de se taire assez soudainement.

Un soupir lui échappa brusquement et il ferma les yeux en se flagellant silencieusement quelques secondes. Il ne connaissait pas grand chose à ce genre d’engagement, mais il savait avec certitude qu’il aurait probablement dû être en train de flotter sur un petit nuage en ce moment, à l’idée de lier sa vie à celle de l’homme qu’il aimait. Que ce moment aurait dû être excitant et joyeux et pas aussi angoissant qu’il l’était maintenant. Et qu’à force d’agir comme ça, il prenait le risque de blesser Elias pour de bon. “Je suis désolé.” souffla-t-il, plus mesuré. “J’en ai envie, vraiment. C’est juste que j’ai un peu de mal à croire que ce soit possible me connaissant.” Sa justification ne lui semblait guère mieux. Il ferma les yeux et soupira de nouveau. “Ok, je me tais maintenant.”


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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Lun 6 Aoû - 2:13
Je n’étais pas vraiment étonné par la réponse qu’il avait pu fournir à Azia, moi-même, je n’aurais pas été bien certain de pouvoir dire quoi que ce soit. Du moins ça aurait été le cas maintenant et maintenant je m’imaginais toute une ribambelle de chose que la femme pourrait nous dire. Chose que je n’aurais visiblement pas du faire à en croire la tension que je sentais à présent dans ses doigts. Et presque aussi tôt je me mis à penser aux enfants, à ce que j’avais pu dire et au fait que dans une partie de mon esprit, avoir des enfants avec lui était un signe de bonheur, de joie. Quelque part dans mon esprit, je voyais ça comme quelque chose de positif. Mais lui était angoissé visiblement, et sa question me le confirma alors qu’il précisait, qu’il argumentait. Je comprenais, j’étais le premier à fuir quand on voulait m’imposer quelque chose, et c’était très certainement trop tôt, mais ce monde partait tellement en vrille que je n’étais pas bien sur de l’importance des normes. On se connaissait suffisamment. Je savais qui il était. Je savais que je l’aimais.

Il s’excusa rapidement, affirmant qu’il en avait envie, mais il en doutait quand même. Glissant une mains dans son dos, je le gardais contre moi alors que je brisais pour la première fois le silence depuis qu’il avait commencé à paniquer. « J’ai tenu uniquement car en fermant les yeux je te voyais toi, et que dans mon esprit on était vraiment marié, qu’on avait cette vie sur laquelle j’aurais pu cracher il y a quelques mois. Tous les matins, dans mes rêves, je me réveillais, je te regardais t’habiller. Tous les matins tu me souriais en passant ta cravate autour de ta chemise, et tout les matins je retombais amoureux de toi. » et même si j’avais longtemps pensée tout ça stupide à cause des cauchemars qui pouvaient s’y mêler, j’avais rêvé d’un nous, d’un avenir. Ce n’était qu’un rêve, mais je n’avais eu que ça durant des jours et des semaines. « J’avais un peu de mal à croire que je pouvais être attiré par un mec. J’avais un peu de mal à croire que je pouvais aimer quelqu’un. J’avais un peu de mal à croire que je pouvais sortir avec quelqu’un. Mais ça c’est produit. », et il était la première personne que je n’avais pas fuit, le premier à me donner envie de vivre quelque chose. Il avait déjà repoussé mes limites, il m’avait déjà ouvert un monde que je ne croyais pas possible. Il avait déjà repoussé au loin les peurs que j’avais depuis des années.

Fermant les yeux, je repris, « Je suis angoissé, effrayé à cette idée, mais t’es mon mec, et je veux aussi que tu sois mon mari, même si ça signifie rien pour les autres et même si c’est un peu étrange à dire. », riant légèrement, j’essayais de repousser au loin les peurs, « Te voir sourire avec ton air arrogant, t’entendre soupirer, te regarder lever les yeux au ciel et t’écouter réciter tes bouquins comme si tu les connaissais tous par coeur… », murmurais-je, laissant mes mots à suspend. Pas besoin de dire que j’aimais tous, de ses défauts à ses qualités, même si j’avais parfois envie de lui crier dessus, même si je ne le comprenais pas toujours. Tout ce qui le caractérisait je l’aimais. « Et si c’est trop tôt pour toi, si ça t’angoisse on peut repousser, c’est pas quelques jours, semaines ou mois qui me feront revenir sur ça Will. Je t’aime, tu seras mon mari un jour ou l’autre. » concluais-je avec une légèreté plus franche, même si elle était teinté de vérité. Si il avait besoin de temps, il en aurait, mais rien ne changerait à mes sentiments. J’avais besoin d’avancer avec lui, mains dans la mains, mais je n’étais pas à quelques jours ou semaines près. Tant qu’il était avec moi.

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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Mer 8 Aoû - 10:39
Dès que la voix d’Elias brisa le silence pesant, Will releva les yeux vers lui et malgré l’angoisse qui continuait de monter doucement dans son ventre, un sourire lui échappa immédiatement. Ses doigts relâchèrent un peu de la tension qui les maintenait crispés sur la peau du soldat et il s’autorisa de nouveau à caresser son bras en laissant les mots que prononçait le soldat faire leur chemin dans son crâne et dessiner des images pour le moins irréelles. Il était un rêve que Will n’avait jamais fait, malgré les attentes de sa famille par le passé, malgré les relations entretenues autrefois, malgré le désespoir des dernières semaines : celui de se retrouver au lit avec un homme à parler mariage au milieu de la nuit, à imaginer une vie simple et heureuse. Et pourtant, c’était exactement ce qu’il avait répondu à Azia, plus d’un mois plus tôt, quand elle lui avait demandé ce qu’il envisageait pour son avenir. Rien d’autre que ça, une vie simple et normale, aussi pathétiquement clichée que d’être marié, avoir une famille et aucun autre problème au monde que de savoir qui emmènerait les enfants à l’école le lendemain ou qui irait les chercher. Il y avait peu de chance qu’il vive assez longtemps pour voir le monde reprendre cette route, mais le simple fait qu’il ait trouvé quelqu’un avec qui ce genre de pensées soient possibles suffisait à son bonheur pour l’instant. Ses doigts finirent leur course sur la joue d’Elias et, même s’il n’y avait toujours pas de grande secousse à s’entendre appeler le mari de quelqu’un, même s’il n’était pas encore tout à fait sûr qu’il pourrait l’être vraiment, l’angoisse s’aténua assez pour rendre son sourire plus sincère.

“Puisque je n’ai pas le choix…” souffla-t-il avec légèreté, quoique la manière dont Elias déclarait de manière si définitive qu’ils seraient un jour mariés sonnait davantage comme une menace qu’autre chose. “C’est quand tu veux.” Il se rassurait peut-être en se disant qu’il n’y aurait rien d’énorme de toute façon, aucune grande cérémonie solennelle avec des centaines d’invités comme il aurait dû s’y soumettre dans un autre monde. Il pourrait peut-être même s’arranger pour qu’il n’y ait aucun invité, que ce ne soit qu’à eux et à eux seuls. Sur cette promesse, ses lèvres retrouvèrent celles du soldat, son corps s’accrochant au sien avec plus de force qu’il n’avait su en mettre jusque là. Tout ne pouvait pas être effacé d’une simple décision, surtout une décision de ce genre-là. Un mariage ne réparait pas tout, mais avait au moins le pouvoir d’atténuer considérablement le malaise que Will ressentait à l’égard de lui-même. Malgré ce qu’il était ces temps-ci, ce à quoi il ressemblait et comment il se comportait, Elias voulait toujours de lui. Ou peut-être seulement de l’image fantasmée et lissée qu’il avait entretenue de Will en son absence, pas encore usé et abîmé par les maltraitances et la culpabilité. Pas vraiment Will, en fait. Mais le jeune homme ne voulait pas penser à cela pour l’instant, ne voulait rien d’autre qu’être l’homme qu’Elias imaginait quand il fermait les yeux, même s’il ne s’agissait que d’un mensonge pour le moment. Il aurait tout le temps pour que cela redevienne la réalité, n’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: "hearts are never broken" eliam   Mer 15 Aoû - 9:18
Il avait le choix sans doute, si il ne voulait pas m’épouser, il n’avait pas à le faire. Il pouvait aussi toujours me quitter, quelque part ça ne serait pas non plus impossible, mais j’en doutais. Non pas car il n’y avait personne d’autre dans l’univers que moi pour l’aimer, mais car je l’aimais et car je savais cela réciproque malgré les problème que nous avions rencontrer et ceux que l’on rencontrerait encore à l’avenir. C’était réciproque, et cela suffisait. Souriant quand même à ses mots, l’entendre dire que cela sera quand je voudrais me réchauffa un peu plus le coeur, me faisant oublier un court instant ce qui pourrait nous faire défaut, nous trahir ou nous poignarder. Certes je ne devais pas y penser, je devais aller de l’avant, mais il y aurait toujours ce spectre quelque part dans mon âme que je ne pourrais pas oublier, effacer entièrement avant de longues semaines, mois, voir années. Mais ce n’était pas le sujet. J’accueillis ses lèvres avec passion, son corps se faisant plus présent, cette étreinte me faisant oublier jusqu’à l’origine même de ce qui nous tournait autour. De ce qui pouvait graviter dans nos vies. Je lui répondis, comme si ma vie en dépendait sans doute, comme si toutes les preuves que j’avais pu apporter jusqu’ici n’étaient rien de plus que des mirages. J’avais besoin de lui, j’avais besoin de savoir que tout irait bien. Que rien de ce que nous étions avant ne serait oublié.

Et puis l’air finit par me manquer, mon front appuya sur le sien pour me donner le courage de m’éloigner, la force de le faire. J’avais juste besoin de respirer, de comprendre que tout cela devenait enfin réel. Il n’était plus question d’un songe, d’un fantasme rêvé pour me faire croire que la vie pouvait être vécu autrement. Il s’agissait simplement d’une réalité, d’un espoir fou de pouvoir enfin voir la vie rêvé prendre forme. « Je t’aime. », soufflais-je contre sa peau alors que mes doigts glissaient de nouveau sur sa peau, sur son corps. Des caresses presque fantomatique me faisant frissonner, réagit à son simple contact. Il m’avait manqué, chaque seconde passé avec lui me le rappelait, et chaque minute me faisait penser à combien la vie serait triste, sombre sans lui. J’avais eu un mois entier pour le réaliser et j’aurais sans doute une courte éternité pour me le rappeler. La vie ne serait jamais la même ici et pourtant je ne voulais plus continuer à croire que la mort, la souffrance, et la peur pourrait-être du programme. L’on pourrait avancer sans souffrir, on venait déjà de vivre ce qu’il y avait de pire, ça ne serait jamais pire. « On en reparlera à tête reposé alors. », ajoutais-je pour repousser à plus loin la discussion, pour ne me reconcentrer que sur ces lèvres que je retrouvais sans même me gêner. Je n’avais plus vraiment envie de parler, ni de penser, j’avais simplement envie de profiter de cet instant encore irréel. De lui, de tout ce que cela impliquait.

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